Duras en son dur désir de durer - La République Des Livres par Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Duras en son dur désir de durer

On n’a pas fini d’écouter Marguerite Duras, ses mots autant que ses silences. Il n’y pas que ses livres. Ses entretiens pourraient être inclus dans ses Œuvres complètes tant ils la prolongent. Sa voix la précédait et l’annonçait jusqu’à l’identifier puissamment, à l’écrit comme à l’oral. Nul besoin d’être l’un de ses nombreux captifs pour guetter un inédit. Celui-ci vaut le détour car il la ressuscite dans toutes ses dimensions. Il a une histoire qui ressemble déjà à du Duras.

En 1987, la journaliste italienne Leopoldina Pallotta della Torre rencontre l’écrivain chez elle à Paris pour le compte de La Stampa, à l’occasion de l’édition italienne des Yeux bleus, cheveux noirs. Quelque chose passa entre les deux femmes qui les encouragea à se retrouver à plusieurs reprises pour prolonger la conversation. Un livre d’entretiens, inspiré par les entretiens que Marguerite Yourcenar accorda à Matthieu Galey (Les yeux ouverts, 1980) naquit de cette rencontre ; il parut deux ans plus tard en italien sous le titre La Passione sospesa aux éditions de la Tartaruga. Duras le lut, l’apprécia, le cautionna. Quelques temps après, la maison d’édition disparut et la journaliste aussi, du moins ès-qualités ; malheureusement, les bandes magnétiques également. Cette triple absence explique probablement que ce livre n’ait jamais été publié en France. Il a fallu toute la curiosité et la pugnacité du traducteur, écrivain et éditeur René de Ceccatty pour parvenir à mettre la main sur cette rareté et pour retrouver la journaliste à l’issue d’une longue enquête.

C’est donc à lui que nous devons de lire en version française La Passion suspendue (188 pages, 17 euros, éditions du Seuil), malgré l’appréhension que l’on peut ressentir à lire des paroles de Duras par elle prononcées en français, traduites en italien puis retraduites en français, quand on sait à quel point le choix de chacun ses mots et la respiration de chacune de ses phrases portaient déjà son empreinte, dût-on en être parfois exaspéré ; Ceccatty s’est voulu fidèle à son ton si particulier, épuré jusqu’à l’os, et il y est parvenu en évitant afféterie et pastiche, ce qui est la seule façon de rendre justice à la créatrice d’un univers romanesque, théâtral, cinématographique – et donc d’une poétique sans pareil en son temps.

Il serait absurde de prétendre y découvrir ou y révéler une femme et un écrivain sur lesquels on a beaucoup écrit, à commencer par elle-même. On sait son admiration absolue pour Baudelaire, l’art du dialogue chez Hemingway et l’analyse amoureuse de Mme de La Fayette, ou sur la fonction de représentation de l’interdit qu’elle assignait à la littérature. Mais dites autrement, certaines vérités prennent une autre résonance. Sur l’enfance tout d’abord. Son attachement sauvage et animal à la vie. Sur l’écriture ensuite. Son impérieuse nécessité d’écrire dès l’âge de 12 ans pour « faire parler ce silence » sous lequel sa famille l’avait écrasée. Sur le plus voyou de ses frères, personnage cynique, autoritaire et amoral qu’elle identifia par la suite au Mitchum de La Nuit du chasseur et lui-même à tous les hommes. Sur sa mère bien sûr, ses talents de conteuse, sa folie qu’elle crut longtemps avoir reçu en héritage, son pessimisme radical, sa crainte des intellectuels : « Je ne me rappelle pas l’avoir vue une seule fois avec un livre à la main ». Cette mère qui lui a fait quitter l’Indochine. Pas de pathos, pas son genre. Une phrase suffit mais si forte qu’elle vaut tout un livre sur le sujet : « Est-ce qu’on ne fuit pas tous sa maison parce que la seule aventure possible est celle que notre mère a déjà prévue ? ». On l’attend au tournant sur la politique, l’ancienne secrétaire de section du Parti demeurée une communiste sans jamais plus se reconnaître dans le communisme, elle qui a fini par verbaliser sa haine du Parti dans un texte peu connu Abahn, Sabana, David (1970) ; elle ne biaise pas, revendique son attachement à 1917, à Salvador Allende et au Che, aux idéaux du printemps de Prague et ceux des débuts de l’expérience cubaine ; mais on n’en saura pas davantage ; ou plutôt si : on saura ce qui importe vraiment pour l’écrivain qu’elle est en toutes choses, à savoir que dans son œuvre, il ne faut chercher de politique que dans Un Barrage contre le Pacifique (les soliloques de la mère dénonçant l’exploitation et la corruption coloniales et leur responsabilité dans sa propre misère). Certaines pages sont d’une belle lucidité, notamment quand elle juge ses propres livres, les premiers toujours « trop pleins, où tout, trop est dit » rien ou si peu n’étant laissé à l’imagination du lecteur. Dégraisser, toujours dégraisser. On n’épure jamais assez. Rien à voir avec l’assèchement en fin de parcours, ou la panne. Voir les derniers textes de Beckett, émouvants à force d’être lapidaires.

Duras avait le génie de parler et d’écrire sans passer par le filtre de la connaissance, en allant droit au nerf, sans détours  jusqu’à l’essentiel. Sur l’affaire Vuillemin et son « forcément sublime » qui ne passe pas, sur son identification à la femme de Moderato Cantabile et à celle de Hiroshima, mon amour, sur La Douleur dans lequel elle n’a pas menti car on ne peut pas mentir sur la substance même de la douleur, sur ses changements d’éditeur (« Je suis toujours contente quand on me paye davantage »), elle s’explique sans jamais chercher à se justifier car ce n’était pas son genre.

C’est un entretien hors normes. Rien à voir avec certains de ses grands numéros, tel l’irrésistible duo avec François Mitterrand sur leur guerre (Le Bureau de poste de la rue Dupin, Folio). Face à cette italienne qu’elle connaît à peine, mais dont les questions sont si pertinentes qu’elles lui sont un aiguillon, elle ne provoque pas ; l’ancienne alcoolique à qui la Faculté promettait que le verre de trop lui serait fatal s’accroche à la vie et au « dur de désir de durer » cher à Eluard, durer pour elle et pour son oeuvre neuf ans avant sa mort. On dirait qu’elle ne joue plus. Elle devait être dans ses bons jours. Ceux où elle ne se prenait pas pour Duras. Alors seulement, elle pouvait reconnaître naturellement qu’une seule chose avait jamais compté pour elle : l’amour bien sûr, mais qu’alliez-vous croire ?

(« Marguerite Duras » photo Jacques Haillot ; « Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur » photo D.R.)

 

 

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature de langue française.

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615 Réponses pour Duras en son dur désir de durer

Jacques Barozzi dit: 20 janvier 2013 à 22 h 12 min

« son attachement à 1917, à Salvador Allende et au Che »

1971, sans doute !
Voilà comment on peut aimer Rambaud, qui n’est pas Rimbaud, et Duras : c’est tout Passou !

Philippe Régniez dit: 20 janvier 2013 à 23 h 08 min

Noel, Noel ! Après la crapule stalinienne, la batracienne du Mékong. Espérons que Caroline Fourest, qui vient d’être honorée d’une médaille nationale, écrive un opus, une dizaine de pages suffiront, pour compléter cette liste de l’excellence française.

D. dit: 20 janvier 2013 à 23 h 22 min

Monsieur Régniez, repentez-vous. Dénudez-vous, couchez vous sur les cailloux et fouettez-vous avec des orties. C’est le conseil que je vous donne, et je suis toujours de bon conseil. Je dis cela pour votre salut.

Jacques Barozzi dit: 20 janvier 2013 à 23 h 38 min

Aragon n’a jamais postulé pour entrer à l’Académie française et Duras a refusé la Légion d’Honneur, rien à voir avec Caroline Fourest, Philippe Régniez, pas d’amalgame, svp !

Captain Cock dit: 20 janvier 2013 à 23 h 49 min

En tout cas la présence sur cette photo est très intense et y’aurait pas à me forcer beau coup.
Par contre, LOVE, je l’aurais bien vu plutôt sur la main gauche.
Prenez-en de la graine, D.

alec dit: 21 janvier 2013 à 0 h 15 min

ce que j’aime chez Duras c’est cet aveu tranquille (c’est bon de croiser de temps en temps un écrivain qui ne fait pas dans la dentelle du concept d’intranquillité, qui ne se fait pas la couturière d’une « modestie » qui n’est-là que pour cacher le vertigineux décolleté d’une indécente vanité) qu’elle fait à la journaliste forcément sublimement italienne d’avoir écrit certains de ses livres armée de la plus pure des « froideurs ».
j’aime la froideur durassienne. elle ne nous laisse pas sur le bas-côté, elle nous engage vraiment (pour moi, en littérature, c’est le seul engagement qui compte). le froid descriptif de ses différentes Bovary à elles, la femme de Moderato cantabile, la japonaise de Hiroshima (fortement proches de l’abîme), tout cela nous est conté dans la glace d’une banquise la plus mouvante-émouvante.
avec elle la passion suspendue n’est pas une veine expression ; l’épée de Damoclès au dessus de sa tête possède une lame de soie, du même fil que le cordon qui enserre la taille du déshabillé de la personne qu’on aime. un seul geste de notre part et voilà que l’on met à nu la vérité, celle de la littérature, celle de la vie tout court, celle de l’être. et le ciel peut bien essayer de nous tomber sur la cafetière, nous saurons faire face, sans la perdre, à la chinoise.
la Marguerite (je parle comme un Italien) n’avait pas peur de cette froideur. c’est ce que j’aime chez elle, le « kalt », cette chose qui n’en fera jamais un auteur bêtement « kult » (je parle comme parlerait l’Ezra Pound du guide to Kulchur).
il fait trop chaud dans la littérature actuelle. l’homme-écrivain perd beaucoup trop des spermatozoïdes qui forment son style. la femme-écrivain perd de vue les oeufs qui nagent dans le sien mais, paradoxe, elle n’en perd pas les eaux non plus.
ps : Cecatty traduisant du français passé par l’italien pourrait continuer sur sa lancée et proposer une version en japonais (il en est capable, il l’a prouvé déjà), qu’il transformera en vietnamien ensuite. la boucle de l’oral sortant de la bouche de Dura sera alors bouclée. mais pas bouché. ainsi Marguerite poursuivra le dialogue. on ne boucle pas comme ça une telle bouche d’une si belle clarté si froide.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 0 h 34 min

Je ne crois pas du tout que le thème essentiel de Duras soit l’amour. L’amour n’est qu’un prétexte.

Le thème essentiel c’est l’attente comme chez de très nombreux écrivains de sa génération (Beckett, Gracq, etc.) Et l’attente au fond, qu’est-ce que c’est ? C’est le vide d’un monde sans Dieu, promis à sa destruction.

Si je comprends bien, ce libvre c’est une sorte de surgelé, refroidi deux fois. Il paraît que c’est très mauvais pour la santé.

épistémoniaque dit: 21 janvier 2013 à 1 h 16 min

je comprends très bien qu’auteurs, critiques et lecteurs désirent parler de Duras ,( donc P.Assouline , forcément c’est son métier,et il le dit et on dira qu’il aura dit) et de nouvelles publications aussi , bien sûr, mais je suis exactement la personne qui n’accepte ps qu’on veuille lui en parler , et qui ne désire ni parler,ni même encore en entendre parler : non pas que je l’aie particulièrement idéalisée parmi les auteurs : c’est néanmoins l »un des rares auteurs à propos desquels je dirais:non merci, pas à moi, « ce coup-là » .

épistémoniaque dit: 21 janvier 2013 à 1 h 36 min

si l’on en croit le billet , et il n’y a aucune raison de ne pas accepter que P.Assouline en rende compte avec scrupule et loyauté, ce serait Duras elle-même qui aurait « reconnu » qu’une seule chose..  »
Peut-être cet entretien êut-il susciter des interprétations , il n’empêche que c’est cela qu’en tire P.Assouline .
Je désirais déjà le lire . Le billet me convainc qu’il est à lire puisque  » Mais dites autrement, certaines vérités prennent une autre résonance. »

épistémoniaque dit: 21 janvier 2013 à 1 h 48 min

je ne sais si l’on a parlé d’une » génération Duras », mais il me semble qu’il y a une « génération Duras »,

Bloom dit: 21 janvier 2013 à 3 h 51 min

Duras a durablement influencé toute une génération d’intellectuels et d’écrivains asiatiques contemporains.
Se mettre une bonne fois pour toutes dans le crâne que les idoles vermoulues des esprits fafesques ne fascinent que des cercles confidentiels à l’intérieur des étroites frontières de l’Hexagone.
En dehors, dans le vaste monde, c’est Derrida, Barthes, Foucault, Sartre, Camus, Duras, Beckett, Irrigaray, Kriteva, Duras, Badiou, Lyotard, qui portent les couleurs du pays.
Céline, personne ne connait, les traductions de ses dégobillis font pfft!pfft!

En 2003, le Barbican Centre a présenté une exposition des photos de Salgado sur les migrants accompagnées de poèmes des auteurs représentant certaines des diasporas vivant à Londres. Kaiser Haq, poète bangladais de langue anglaise, a trouvé son inspiration dans le périple de l’exilée cambodgienne aphasique, personnage du Vice-Consul de Duras dans un poème qui s’intitule Battambang. En voici le début:

« Out of this tangle of texts and things and beings
she spings up like a weed
uprooted, cast
to the winds, propelled
by hunger through flat spaces, across fetid swamps,
rivers porridge-thick after the rains,
towards the straight line of sky
and earth meeting edge to edge,
towards hills and valleys with romantic names,
eating young rice shoots, begging for bones
stealing salted fish
(secreted between scraggy breasts),
always where she halts
someone turns up to shoo her away
(…) »

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 6 h 27 min

Courage, Passou, courage !
Dans l’humidité chaude du cloaque des commentaires, la batracienne du Mékong reconnaitra les siens ! J’en vois, de beaux crapauds crapuleux et beaux coasseurs, qui nous font déjà les gros yeux. En avant vers le Nord ! On a gagné. Comme en Indochine…

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 7 h 22 min

Une pensée émue pour le 220ème anniversaire de la disparition d’un brave gars de haute taille, 1,93 m, guillotiné place de la révolution par une bande de voyous républicains ayant fomenté et réussi leur coup d’Etat.
Ce bon Roy mourra bravement, à peine âgé de 38 ans, le 21 janvier 1793. Il aimait profondément son pays, aussi mal géré économiquement à l’époque qu’aujourd’hui.
D’autres despotes monarchiques lui succédèrent en France, beaucoup plus adulés de nos jours que ce brave raccourci : De Gaulle le Résistant, Mitterrand le Rusé, Chirac l’Immobile, Sarkozy la Fouine Agitée et notre cher Foutre de Guerre 1er, que le monde entier nous envie.
Repose en paix, Louis Capet !

jean-marc dit: 21 janvier 2013 à 7 h 25 min

Bloom
sur cet espace de liberté qu’est la rdl, les téniez, tweetie.jc (tweetie= jc =camarade cassandra etc etc ) jubilent et se lâchent
même si tégniez fait des efforts pour camoufler ses pulsions meurtrières sous son masque gluant et jc son mortel ennui per vers sous ses ricanements soi disant potaches- relever leurs croassements

Magnus Pym dit: 21 janvier 2013 à 8 h 07 min

La Duras aura au moins inspiré à Rinaldi quelques envolées immémoriales dans la critique vénéneuse. Entre autres : « Marguerite Duras réussit le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité. » Plutôt bien vu, non ?:)

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 8 h 17 min

Pour des âmes simples comme la mienne, Duras, Sarraute, Proust, sont des bonnes femmes qui écrivent vraiment chillant. Terminer un écrit d’icelles, c’est duraille.

Ce point de vue idiot est difficile à emettre dans un salon, mais dans un diner d’affaires, au stade, pendant une sieste crapuleuse, ou ici, dans ce havre du bon goût littéraire, ça passe bien !

Bloom dit: 21 janvier 2013 à 8 h 23 min

Il a raison Toui(pi)ti: que n’a-t-on raccourci ce traître à la Nation qui avait passé accord avec les ennemis de la France et de son peuple? Précurseur des Pétain et Laval, il est à sa place au panthéon des félons.
Le 21 janvier devrait être Jour de Fête.

Alexia Neuhoff dit: 21 janvier 2013 à 8 h 36 min

On savait que Torquemada avait beaucoup sévi en Aragon mais on apprend que sa juridiction se serait étendue jusqu’aux rives du Mékong pour y exterminer les grenouilles à l’étroit dans les bénitiers. A propos de kongs (« crocodiles » en langue thaï, Caroline F. est immunisée contre leurs morsures.

Alexia Neuhoff dit: 21 janvier 2013 à 8 h 45 min

tweetie 21 janvier 2013 à 8 h 17 min
Ce point de vue idiot … au stade
« Au stade » ? Ah mais c’est bien sûr : le stade anal et sadique anal. Entre 1 et 3 ans. L’arriération est aussi mentale.

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 8 h 54 min

« Je ne crois pas du tout que le thème essentiel de Duras soit l’amour. L’amour n’est qu’un prétexte. » (rédigé par la Mauvaise langue)

Apparemment que la Mauvaise Langue n’a pas lu « le Ravissement de Lol V. Stein »

de nota dit: 21 janvier 2013 à 8 h 58 min

« Claude Burgelin livre une analyse surprenante de la relation que certains auteurs entretiennent avec leur nom propre. Si tant d’écrivains sont à l’aise avec leur patronyme, d’autres, souvent célèbres, se sentent « mal nommés » : ils sont sous l’emprise d’un trouble mal dicible, un tourment, un ressentiment, une inquiétude autour d’un nom devenu question.

Qui se cache sous les noms de Labrunie, Kostrowitsky, Destouches, Grindel, Bobovnikoff, de Crayencour, Donnadieu, Kacew, Joyaux, Thomas ou Alexis Mital etc. ? On reconnaît plus aisément : Nerval, Apollinaire, Céline, Éluard, Bove, Yourcenar, Duras, Gary, Sollers, Houellebecq ou Camille de Toledo… La renaissance « par le nom » peut coïncider avec l’instant premier de la création littéraire au risque d’une affirmation de soi comme « pseudo » ? ce qui n’est parfois pas sans danger.

Par l’invention d’un pseudonyme, acte d’une création de soi comme auteur, c’est aussi le nom du père qui se trouve mis à distance.

Analysant la relation entre le nom propre de l’écrivain et ses écrits, Claude Burgelin formule une hypothèse rarement explorée : la relation complexe au père, aux aïeux, aux « siens », l’angoisse qui peut en résulter, ont été pour certains auteurs un des ressorts secrets de leur oeuvre. »

« Les mal nommés »,Editions du Seuil.2012

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 9 h 01 min

« j’aime la froideur durassienne. » (rédigé par Alec)

De la froideur, chez cette lyrique ? Nous n’avons pas dû lire la même Duras. Relisons « l’Après-midi de Monsieur Andesmas » pour nous convaincre que, s’il y a quelqu’un d’étranger à toute froideur, c’est bien cette artiste de l’empathie qu’est Duras.

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 9 h 03 min

« Par l’invention d’un pseudonyme, acte d’une création de soi comme auteur, c’est aussi le nom du père qui se trouve mis à distance. » (rédigé par de nota)

C’est tout aussi bien le nom de la mère. Ne serait-ce pas le cas de Duras ?

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 9 h 13 min

Alexia Neuhoff dit: 8 décembre 2012 à 8 h 00
« Pour résumer : fistule lacrymale (à l’oeil / sic) d’un côté Vs fistule anale (à l’…) de l’autre. »

Alexia, une passionnée, de tout temps, par l’anal logique.

Passementier dit: 21 janvier 2013 à 9 h 28 min

Pour ce LOVE ,la main et le beau visage de Laure Manaudou avant la victoire ou après nous aurait sorti de l’archive littéraire.Duras maintenant en matière première pour universitaires désoeuvrés, discours à l’infini

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 9 h 37 min

« La Duras aura au moins inspiré à Rinaldi quelques envolées immémoriales dans la critique vénéneuse. Entre autres : « Marguerite Duras réussit le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité. » Plutôt bien vu, non ?:) » (rédigé par Magnus Pym)

 » La Duras »… Le qualificatif fleure un peu beaucoup sa misogynie, plutôt qu’il n’exprime de l’admiration pour cette diva des lettres que fut Duras.

Quant à Rinaldi, on pourrait trouver aussi — et on aurait raison — que ces attendus à l’emporte-pièce dévoilent les limites de son discernement critique. Mais on n’a sans doute pas étudié d’assez près les phénomènes d’allergies littéraires. Il y a des oreilles qui seront toujours insensibles à certaines musiques ; question de conformation individuelle. Rinaldi me fait penser à ce critique musical connu des années soixante, qui,dans l’encyclopédie Larousse de la musique, écrivait que la musique de Mahler, musique par trop germanique pour ses oreilles, serait à jamais insupportable à une oreille française. En l’occurrence, l’oreille française se réduisait à la sienne.

Passementier dit: 21 janvier 2013 à 9 h 41 min

A lire vite fait,(je sais ça ne se fait pas et chaque chose être évènement publication incident épisode paragraphe historique littéraire philosophique scientifique astronomique technique historique gastronomique … mérite attention)me traverse sans fulgurance ,et si le passé servait à écrire au présent sans lui paraître d’aucune utilité ?

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 9 h 41 min

« Marguerite Duras réussit le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité. »

A la réflexion, ces lignes de Rinaldi sont plutôt élogieuses.

Passementier dit: 21 janvier 2013 à 9 h 56 min

« La Duras » comme on dit « la Dessay » ;comme vous JB alors que je ne connaissais dans ma grande ignorance cette façon de souligner la valeur d’une artiste,j’y lus un manque de respect.

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 9 h 56 min

‘core une copine a depardieu et a jicé..que chte foutrais tout c’monde là en sibérie moi..ça trainerait pas

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 9 h 58 min

épuré jusqu’à l’os

continue a dire du mal du gras du cul lassouline..et viens pas pleurer si ça te retombe sur le nez

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 10 h 04 min

qu’elle identifia par la suite au Mitchum de La Nuit du chasseur

ha ça elle dira pas à mon beauf de cabu ou dupont la joie..snob jusqu’à l’os

Passementier dit: 21 janvier 2013 à 10 h 04 min

Bouguereau horoscope universel:Bougon ce matin ,songez à abandonner le marc du café,vos amis pensent à vous ,ne laissez pas en plan vos projets.

Bloom dit: 21 janvier 2013 à 10 h 06 min

No worries, Jean-Marc, gracefully doing my bit for them basturds to go AWOL. On the house, all in a day’s work!

Dans India Song, le film, même Maison-Lafitte a des allures de bled noyé dans les moiteurs de la Mousson. Et puis cette ritournelle au piano…Très très fort…Rrrraaaahhhh, ces premiers émois d’Asie, au milieu des années 80, sur et hors l’écran de l’auditorium de l’Alliance française en la Cité des Anges…Aloï maï!
Duras for ever.

Passementier dit: 21 janvier 2013 à 10 h 12 min

Bloom une insistance à nous arroser d’anglaises sentence que tout un chacun ne possède pas dans sa totale entièreté n’ayant pas connu la chance de se voir gracieusement convié à un parcours formatif et validant délivrant le français de l’usage exclusif et obligé de sa langue natal,merci.

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 10 h 12 min

..en tout cas les aminches depuis qu’elle est froide la tragédie grecque a cru de tout partout dans le monde moderne..c’est bien la preuve que dracul et jean marron ont faux : on est a une époque classique comme ça devrait pas ête permis..c’est pas compliqué : ils s’appellent tous sofocle..pour ça que jicé regarde plus belle la vie..jicé m’fait penser a mitchoum..vous savez dans la nuit du chasseur..clopine en est raide dingue..c’est cornélien

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 10 h 21 min

..le monde va trembler

..et moi personne pour dire que je ressemble a nioumane dans luc la main froide..vous me décevez tous

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 10 h 23 min

@ Bloom: Céline est bien présent dans les librairies asiatiques, du moins dans les villes comme Singapore ou Taipei. Pour Taipei, j’ai le souvenir d’une grande librairie où, tous les livres traduits des langues européennes avaient une quatrième de couverture originale et étaient présentés ainsi dans les étalages. La littérature française y semblait tenir une place prépondérante. Dans les pièces de théâtre de Malaisie ou Singapore, les personnages de nantis bourgeois intellos connaissent aussi bien les philosophes français, que le même milieu socio-culturel ici en Europe. Sauf qu’en Europe, peut-être/sûrement, la culture n’a rien à voir avec le statut économique. L.F. Céline non traduit en chinois ou pakistanais ? Là je ne saurais vous répondre ou vous contredire, à moins d’avoir une photographie de l’auteur en couverture, comment saurais-je, je ne lis ni le chinois, ni le pakistanais. Lors de mon dernier voyage à Beijing, en 2012, une librairie internationale venait de fermer ses portes, la rue voit ses immeubles rasés pour faire place à des condominiums de luxe.
Céline est un Auteur-Majeur, Marguerite Duras est un grand écrivain, avec une langue exceptionnelle de simplicité et de préciosité (sic). Un œuf de Fabergé non tape-à-l’œil, à lire à haute voix.
C’est une grande-dame et une grande voix couchée sur le papier. Pour ce qui est du personnage réel, difficile de le (ou la) trouver sympathique. Quoique, elle avait compris le génie de Gérard Depardieu. Merci Marguerite Duras !
Refuser la Légion d’Honneur, bof, elle est tellement distribuée…
J’ai même lu dans un caveau du cimetière Montparnasse, sur un cher défunt, qui avait ce genre de gadgets, or, cet homme n’avait jamais rien fait de sa vie.
J’imagine les commentaires qui vont être écrit, descendant en vrille, une Marguerite Duras, qui pourtant dans la vraie vie a reçu une ration suffisante de mauvais traitements, de mauvaises critiques, de jugements malveillants per se.

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 10 h 28 min

@ Philippe Reigniez: L’enfer, s’il existe, est peuplé de joyeux lurons, ce serait une horreur d’y croiser D. Envoyez le sur un nuage noir de saleté, avec des anges adultes, no sex, no fun…

merci bernard! dit: 21 janvier 2013 à 10 h 29 min

@salamalec 0 h 15 min
la Marguerite (je parle comme un Italien) n’avait pas peur de cette froideur. c’est ce que j’aime chez elle, le « kalt », cette chose qui n’en fera jamais un auteur bêtement « kult » (je parle comme parlerait l’Ezra Pound du guide to Kulchur).

faut vous ressaissir mon vieux, vous etes en pleine régression,essayez meetic

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 10 h 31 min

être écrits
Je corrige, des fois que les crétins me refassent le coup de ma faute de frappe, arte posera au lieu d’arte povera.
Je viens de m’apercevoir que le système informatique corrige automatiquement povera en posera. C’est fatiguant.

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 10 h 38 min

« Le thème essentiel c’est l’attente comme chez de très nombreux écrivains de sa génération (Beckett, Gracq, etc.) Et l’attente au fond, qu’est-ce que c’est ? C’est le vide d’un monde sans Dieu, promis à sa destruction. » (rédigé par la Mauvaise Langue)

Voilà bien de mes esprits confits en dévotion toujours prêts à vous rameuter Dieu là où il n’a que faire. Métaphysiciens à la mords-moi-le-noeud. Je veux bien qu’un certain désespoir métaphysique ait quelque chose à voir avec l’oeuvre de Beckett, mais avec Duras ? avec Gracq ? Foutaises. La Mauvaise Langue voit Dieu partout, des Juifs partout, comme d’autres voient partout des petits hommes verts.

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 10 h 42 min

Passementier rédige le21 janvier 2013 à 10 h 12:
Bof, votre français est un peu difficile à lire.
Et puis les gens qui ne lisent pas l’anglais de manière courante et naturelle, sont d’un autre siècle.
Même les marchandes du marché de Valbonne, font la conversation en anglais, avec les clients étrangers.

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 10 h 46 min

« Le thème essentiel c’est l’attente comme chez de très nombreux écrivains de sa génération (Beckett, Gracq, etc.) Et l’attente au fond, qu’est-ce que c’est ? C’est le vide d’un monde sans Dieu, promis à sa destruction. » (rédigé par la Mauvaise Langue)

C’est comme si je disais que quand j’attends Josette à la porte de la dame pipi, je me morfonds dans l’attente de Dieu. Y a vraiment des coups de pied au culte qui se perdent.

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 10 h 53 min

 » Duras en son dur désir de durer » : détestable jeu de mots dérivé d’un non moins détestable jeu de mots. Eluard après Aragon ? Assouline a décidément résolu de nous (pluriel de majesté) mettre au supplice en rappelant à la vie les plus abominables zombies (je ne parle pas de Duras) de la littérature du siècle dernier. Eluard : encore un de ces monuments littéraires de chiottes qui, parmi d’autres nains de jardin, encombrent les plates-bandes pelées de Paul Edel. Paul, réagis, s’il te plaît.

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 11 h 05 min

Duras en son dur désir de durer

..lassouline n’est pas si sur de bander pour elle..faut savoir lire entre les lignes jean marron

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 11 h 08 min

quand j’attends Josette à la porte de la dame pipi, je me morfonds dans l’attente de Dieu

« josette est parti faire pipi t’as attendu attendu et elle est jamais revenue..zaï zaï » ..sifflote dracul..et il croit que c’est heidegger qui lui souffle au cul..c’est cornélien épicétou

Passementeries dit: 21 janvier 2013 à 11 h 11 min

Pour illustrer sécheresse,falbala dans la nudité télégramme du rien :  » La lutte du vice-consul est une lutte à la fois naïve et révolutionnaire.

C’est ça l’injustice majeure du temps: et si on ne pleure pas là-dessus une seule fois dans sa vie on ne pleure sur rien.Et pleurer jamais ce n’est vivre.

Pleurer,il faut que ça ait lieu aussi.

Si c’est inutile de pleurer,je crois qu’il faut quand même pleurer.Parce que le désespoir c’est tangible. Ça reste .Le souvenir du désespoir,ça reste.Quelquefois ça tue.

Ecrire.

Je ne peux pas. » Ecrire MD .

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 11 h 14 min

Le souvenir du désespoir,ça reste.Quelquefois ça tue.

..si qu’elle avait rajouté « poil au cul » ça aurait pas été à l’os..tu comprends jean marron ?

Passementeries dit: 21 janvier 2013 à 11 h 18 min

« Outre qu’elle croyait que c’était pour elle le moment de vieillir et qu’elle eut préféré que cela se passât ailleurs,loin de Jacques__car Sara en était quand même encore là,à croire que l’amour ,lui,ne pouvait vieillir__elle désirait ardemment ne plus importuner personne avec son caractère difficile.A l’hôtel,elle n’en aurait fait souffrir personne.Et les caractères difficiles s’y épanouissent mieux qu’ailleurs en raison de cela même .Jacques était entièrement absorbé par la lancée des filets.  » au hasard des petits chevaux de Tarquinia ,pour dessiner un soleil s’il manquait.

Commandant Over dit: 21 janvier 2013 à 11 h 19 min

« .et moi personne pour dire que je ressemble a nioumane dans luc la main froide »

boh…on te verrait plutôt en charles lautomne dans le « spartacus » de Kubrick.
dis-moi, petit, tu aimes les films de gladiateur ?

Passementeries dit: 21 janvier 2013 à 11 h 24 min

L’Eden cinéma
Voix de Suzanne

 » Joseph avait couché avec toutes les femmes blanches qui étaient passées au Réam. Avec beaucoup des indigènes de la plaine.
Quand il avait ce cheval il couchait avec ses clientes dans la carriole.Il disait : Je crois que je pourrais coucher avec toutes les femmes du monde. « 

Phil dit: 21 janvier 2013 à 11 h 37 min

Avec un petit verre ambiance moite, la Duras est lisible. Après son « barrage », of course, mal écrit. La colocation avec Fernandez-père ne lui pas été profitable. Son double pléiade s’est d’ailleurs mal vendu. signe d’étang, comme on dit dans les médias subventionnés.

Jacques Barozzi dit: 21 janvier 2013 à 12 h 01 min

C’est comme d’imaginer Duras Académicienne ou jouée à la Comédie française : ça ne lui va pas ! Duras, elle est toujours ailleurs. En dehors des clous. Sur sa tombe à Montparnasse, certains déposent des petits cailloux. Duras, par certains côtés, se sentait juive…

ueda dit: 21 janvier 2013 à 12 h 05 min

» La Duras »… Le qualificatif fleure un peu beaucoup sa misogynie, plutôt qu’il n’exprime de l’admiration pour cette diva des lettres que fut Duras. (J. Brown)

En effet, l’article peut avoir ces deux sens complètement opposés.
Dans l’admiration, vient-il du monde de la scène, via l’Italie?
La Duras, comme la Tebaldi, c’est très bien, c’était en effet avant tout une voix.
Côté masculin, on dirait que l’article n’est que dépréciatif
(« Le Sartre, si tu savais ce que j’en fais »…)

Tout Celine ou presque est traduit au Japon, TKT, ce qui n’est pas surprenant (deux traductions de sa thèse sur Sommelweis…)
Beaucoup moins en Chine, mais quand même deux traductions du Voyage, ce n’est pas rien.

Duras, presque tous dans les deux langues
(chez Dangdang, qui un peu l’Amazon chinois, presque toujours 5 étoiles dans les appréciations des lecteurs)

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 12 h 05 min

« Et puis les gens qui ne lisent pas l’anglais de manière courante et naturelle, sont d’un autre siècle. »

Il est fou, ce Thierry, il est fou !

Jacques Barozzi dit: 21 janvier 2013 à 12 h 06 min

Un jour, je lui ai téléphoné pour l’interviewer à propos d’un de ses livres : La Maladie de la mort, pour le Gay Pied. Elle a refusé, au prétexte qu’elle ne parlerait que du dernier publié. Vers la fin, Duras voulait gagner de plus en plus de sous…

alec dit: 21 janvier 2013 à 12 h 11 min

putaingue l’article de légende que nous aurait valu les réflexions de Duras sur l’un des sportifs les plus en vue aujourd’hui dans notre pays. son nom commence par un grand Z (comme dans « Zero doubt ») et finit par un petit ‘vic’ qui rappelle le ‘vik’ norrois des Vikings, cofondateurs de la Normandie moderne. elle adorait repérer les têtes de gondoles médiatiques et aimait les analyser pour faire un pied de nez à tous les angelots farceurs, amateurs comme professionnels, qui rivalisent de causticité rinaldique sous cape. je pense qu’elle éprouvait un intense plaisir coupable (forcément sublimé) à couper l’herbe sous le panard des spécialistes du ringardisme.
se penchant sur les passions du peuple, elle les étudiait avec sensibilité. les ricaneurs, elle en prenait son parti, leur faisait leur affaire, leur ménageait un petit passement de jambe et les mettait dans le vent (une façon de les remettre au centre du jeu, là où les choses se passent), le nez face aux rafales de la réalité. Z., lui aurait beaucoup plu, c’est un homme, un vrai, tellement éloigné des professeurs de français en retraite, dézingueurs armés de leur chalumeau en guimauve, qui plombent de leur sourire carié bien des blogs littéraires, et qui l’aurait fait bien rire si elle avait pu les lire.
le petit aber (autre mot pour ‘vik’) de Trouville était la base idéale pour fesser tous les petits amers de la blogosphère. dommage qu’on ait pas pu voir ça.
j’ai souvent pensé que Dumas aurait pu s’appeler Alexandrine de son prénom, et mérité d’être une femme. tout comme chez Duras on sentait l’Adam caché, et le Kadmon mystérieux presqu’affleurer quelquefois sous le petit pull-chaussette à col roulé, de mode pratiquement unisexe.
les deux styles des deux écrivains sont proches, si, si, permettez-moi d’insister, l’un pourrait même être le nègre de l’autre dans la blancheur d’une écriture qu’écume le sel d’une belle aventure intérieure. Dumas, alors qu’il était au Havre, s’était décidé pour un séjour dans le petit port normand durassien, bien qu’il pût (explique-t-il dans un gloussement auto-ironique et gourmand typiques) plus facilement encore, depuis ce port, rejoindre Rio de Janeiro ou Sydney.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 12 h 18 min

ueda, admirable de finesse, a vu juste… ce qui est fréquent chez lui.
Le/la, on est dans l’inverse d’un gars/une garce.
La Crayencour, la Tebaldi, la Callas, la Dati, la Salope, c’est une nomination respectueuse, admirative, quasi amoureuse !
Le Robespierre, le Judas, le Mohammad, le Sarko, le Hollande, c’est irrespectueux, malveillant, voire déplacé …

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 12 h 20 min

« Avec un petit verre ambiance moite, la Duras est lisible. » (rédigé par Phil)

Elle l’est même sans petit verre, à mon avis. Cependant, la lecture (ou même la relecture) de Duras présente aujourd’hui des difficultés qui sont du même ordre que celles qu’on rencontrera en abordant Sarraute, Simon, Butor, Pinget, Beckett. Ce n’est pas une question de distance historique. C’est une question d’écritures. Duras fait partie de ces héritiers de Proust et de Céline qui considèrent qu’il ne vaut pas la peine d’écrire si on n’invente pas une écriture suffisamment neuve et personnelle par rapport à toutes celles qui l’ont précédée, chargée de traduire une vision singulière. Proust a théorisé ce projet d’écriture. Cette façon de concevoir la littérature prévaut dans le roman mais aussi au théâtre entre 1950 et 1980, dates rondes (comme aurait dit Chaunu). Beckett disparaît en 1989, la même année que Koltès, Duras en 1996, Pinget en 1997. Nous sommes loin, aujourd’hui, de cet âge d’or. Le roman contemporain voit fleurir de multiples écritures plus ou moins standard. La question de l’originalité radicale de l’écriture n’est plus à l’ordre du jour. Relire Duras avec profit, cela suppose qu’on relise en même temps Beckett, Pinget, Sarraute ou Butor, parmi d’autres, cela exige qu’on se replonge dans l’ambiance littéraire de cette époque. Mesure-ton à quel point elle fut exceptionnelle, à quel point les tentatives actuelles sont modestes, comparées aux éclatantes réussites de ces années-là ?

Bloom dit: 21 janvier 2013 à 12 h 24 min

L.F. Céline non traduit en chinois ou pakistanais ?

TKT, il n’y a pas de langue pakistanaise: la langue officielle du Pakistan est l’ourdou, théoriquement parlé par une population qui dans la réalité lui préfère les langues vernaculaires: penjabi, sindhi, balouch, pushtu, voire siraïki, kalash ou persan, ou carrément l’anglais (voir les grands écrivains pakistanais contemporains, pétris de talent).
Le toubib Destouches a deux grands romans à son actif, les premiers fdu genre, même si son pseudo-argot d’atrabilaire ranci a bien mal vieilli. Evidemment il est traduit en chinois, mais vu le traitment type question par supension qu’il fait subir à la langue, on imagine la punition pour le traducteur. Ralph Manheim, le plus récent en date en anglais a écrit des choses importantes la-dessus, je vous retrouverai les références à l’occasion.
Le Voyage / Journey To The End of Night est dans presque toutes les bonnes librairies (bien que je ne me rappelle pas l’avoir vu chez l’excellent Kinokunya de BKK), Mort a crédit,/ Death On the Instalment Plan, traduit par John H. P. Marks en 38 et retraduit par R.Manheim, est plus rare.
Kwakilenfu, Céline en hindi oui en bengali, langues qui ne comptent que des centaines de millions de locuteurs, j’ai pas lu, mais ça doit valoir son pesant de mashki dhal, et être aussi indigeste que le thé kashmiri.
En anglais, malgré le brio de RM, ça ne passe franchement pas très bien…C’est un objet pour sin nobile.
A propos de la traduction de Céline, Passou avait rédigé en juillet ’08 un post intéressant:
Extrait:
La Société d’études céliniennes qui l’organisait y était l’invitée du Centre culturel français dirigé par l’écrivain Christian Combaz. L’avocat François Gibault, biographe et gestionnaire de l’oeuvre de l’écrivain, qui préside également la Société, en est revenu comblé ainsi qu’il me l’a exposé :

« C’était passionnant, cette confrontation entre des spécialistes venus de partout et animés par une même admiration. On a focalisé les travaux sur le Voyage au bout de la nuit. Très vite, il est apparu que nombre d’éléments du lexique célinien ne correspondent à rien dans d’autres langues. En grec notamment où la traductrice a exposé ses difficultés car s’il y a bien des expressions populaires, il n’y a pas à proprement parler d’argot au sens titi parisien du terme. Le problème, c’est que cela a provoqué d’innombrables contre-sens. Ainsi dans la traduction de John Hugo Marks qui a fait autorité pendant 50 ans en Angleterre, « viol » est devenu « vol ». Dans la traduction chinoise, lorsque le gouverneur est « affecté » d’avoir été traité de cocu, il devient « infecté »; et quand il dit qu’il « se tape Vichy pour soigner son foie », c’est traduit non comme s’il allait en cure mais comme s’il s’envoyait des caisses de bouteilles d’eau gazeuse ! Ces traductions sont refaites aujourd’hui mais les éditeurs hésitent car c’est cher. Mais on a appris par exemple qu’en Tchéquie, par admiration pour Céline qui y est publié chez le même éditeur que lui, Milan Kundera a renoncé à ses droits d’auteur afin que cela serve à financer une nouvelle traduction du Voyage au bout de la nuit… »

ueda dit: 21 janvier 2013 à 12 h 27 min

Z., lui aurait beaucoup plu, c’est un homme, un vrai, tellement éloigné des professeurs de français en retraite, dézingueurs armés de leur chalumeau en guimauve, qui plombent de leur sourire carié bien des blogs littéraires

Salut alec
Vous écrivez comme Thelonious Monk!
C’est la touche « plombage » qui produit l’écho « carie dentaire ».

Sur le terrain, Z-ic dégage une impression de puissance physique absolument phénoménale.
Vous croyez que la majorité des femmes lui préfèrent les idoles au regard vide comme Bekham?

acab dit: 21 janvier 2013 à 12 h 32 min

Mesure-ton à quel point elle fut exceptionnelle, à quel point les tentatives actuelles sont modestes, comparées aux éclatantes réussites de ces années-là ? (Jambrun)

On le mesure, on le mesure, mais ne mettez pas Beckett à tout bout de champ. Beckett, c’est deux classes au-dessus.

acab dit: 21 janvier 2013 à 12 h 34 min

Z-ic dégage une impression de puissance physique absolument phénoménale.

A côté de Jonah Lomu, il fait tout de même un peu freluquet.

Materazzi dit: 21 janvier 2013 à 12 h 36 min

Z-ic dégage une impression de puissance physique absolument phénoménale.

Arrête, il m’a même pas fait mal. J’en ai rajouté pour le chiqué.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 12 h 37 min

(voir les grands écrivains pakistanais contemporains, pétris de talent) (Bloom)

C’est curieux, cette expression a toujours évoqué chez moi la bonne bouille de Raimu, dans la Femme du boulanger.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 12 h 37 min

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 9 h 45
@ †wtee†y: Marcel Proust n’est pas une femme, mais un homme qui aimait, charnellement, les hommes. Vous comprenez la nuance ?

Bon, on chipote là : une personne qui aime un homme, c’est une femme, non ?!

ueda dit: 21 janvier 2013 à 12 h 40 min

A côté de Jonah Lomu, il fait tout de même un peu freluquet. (acab)

Entre le foot et le rugby, « ya une nuance, bon dieu ».

Le rugby, c’est comme Celine: 2 crans au dessus.

acab dit: 21 janvier 2013 à 12 h 41 min

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 12 h 37 min
une personne qui aime un homme, c’est une femme, non ?!

T’as pas dû être beaucoup aimé par ton papa, toi.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 12 h 48 min

« Le Tasse, Le Dante, Le Titien, Le Tintoret, c’est pas irrespecteux du tout, petit tweetie. »

Qui c’est ces types ? des rugbymen ? rien que des bagnards australs…

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 12 h 53 min

« Le toubib Destouches a deux grands romans à son actif, les premiers fdu genre, même si son pseudo-argot d’atrabilaire ranci a bien mal vieilli. » (rédigé par Bloom)

C’est vraiment n’importe quoi. Il faut être bardé de préventions extra-littéraires pour écrire de pareilles énormités. Bon, es prévention anti-aragoniques ne sont pas moins bétonnées, mais ce n’est pas la même chose.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 13 h 12 min

Dans le pays en question, « MD est aimée des universitaires (ils font semblant) et des jeunes filles (elles adorent, depuis l’Amant). »
J’allais écrire ça.
Après quoi m’est venue une impulsion atroce, le temps d’une seconde, celle d’ajouter « naturellement, les jeunes filles peuvent aussi être des érudites », avant de me dégager par un « qu’elles aillent se faire foutre ».

C’est avec un sentiment de honte que je constate chez moi la pénétration sournoise du politiquement correct.
J’y résiste assez bien, merci, mais ça commence à me détricoter le moral.
On me voit déjà le nombril, et ce n’est rien encore.

Passouline dit: 21 janvier 2013 à 13 h 21 min

Bloom, le Voyage au bout de la nuit à été récemment un best seller en Grèce.

Mauvaise langue, pourquoi ne pas en faire crédit à Duras puisqu’elle même le dit dans l’entretien : rien n’a autant compté que l’amour

Jacques Barozzi dit: 21 janvier 2013 à 13 h 32 min

« On me voit déjà le nombril, et ce n’est rien encore. »

Prétentieux, plus bas c’est pas grand chose !

JC, un homme qui aime un homme qui aime les hommes, c’est deux gouines alors ?

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 13 h 32 min

certains déposent des petits cailloux. Duras, par certains côtés, se sentait juive…

sur que phil va pas laisser sa canette de kro…sergio il a un flash, c’est consigné.les fleuriss sfont rare alors on donne dans le jardin zen baroz

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 13 h 34 min

JC, un homme qui aime un homme qui aime les hommes, c’est deux gouines alors ?

les hétéro y sont toujours intrigué de savoir qui fait la femme..c’est humain mêêêrde

Jacques Barozzi dit: 21 janvier 2013 à 13 h 43 min

les hétéro y sont toujours intrigué de savoir qui fait la femme..

C’est pour cela que quand ils y goûtent, généralement ils sont les premiers à se retourner…

ueda dit: 21 janvier 2013 à 13 h 44 min

« On l’attend au tournant sur la politique, l’ancienne secrétaire de section du Parti demeurée une communiste sans jamais plus se reconnaître dans le communisme, elle qui a fini par verbaliser sa haine du Parti dans un texte peu connu Abahn, Sabana, David (1970) » (PA)

Il est quand même réconfortant qu’on puisse se procurer facilement la traduction chinoise d’un tel texte (2010).
(Prix: 2 euros sur les amazons locaux)

Jacques Barozzi dit: 21 janvier 2013 à 13 h 48 min

« pourquoi ne pas en faire crédit à Duras puisqu’elle même le dit »

Il suffit simplement de la lire pour le comprendre : celui qui semble dans l’attente (la tante), c’est ML. Au fait, vous en êtes où de votre roman, Michel A. ?

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 13 h 52 min

JB, c’est elle-même qu’il le dit dans son entretien avec Godard ! Mais vous ne connaissez pas.

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 13 h 55 min

généralement ils sont les premiers à se retourner…

..ils le pressentent..faut pas chercher plus loin baroz..et le pourquoi des femmes qui pactisent avec les homos..comme dirait zouzou y’a un peu la pénétration sournoise du popo du politiquement correck qu’est pas forcément celle qu’on croit..voilà, t’es une espèce de cheval de troyes baroz..en forme d’andouillette

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 13 h 57 min

Oui, Passou, mais vous savez comme femme varie. Dans son entretien avec Godard, elle parle plutôt de l’absence de Dieu. Est-ce vraiment original que l’amour compte pour une femme, en plus écrivain ? C’est banal. Or, dans son entretien avec Godard, elle lâche cet aveu au milieu d’un silence qui le garde un instant. Il m’a toujours semblé depuis cet entretien qu’elle disait là ce qui la hantait au-delà de l’amour. Et même dans Lol V. Stein, il est question d’attente. Et l’Après-midi de Monsieur Andesmas, exemplaire à cet égard. Même dans l’Amant.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 14 h 02 min

« JC, un homme qui aime un homme qui aime les hommes, c’est deux gouines alors ? »

Je ne voudrais pas répondre à la place d’un disparu, terriblement regretté, mais il me semble qu’il serait temps de marier tous ces joyeux fornicoeurs ! ne serait-ce que pour apporter un semblant de normalité à ce foutoir !

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 14 h 07 min

ne serait-ce que pour apporter un semblant de normalité à ce foutoir !

ha..tu vois que t’as besoin d’être rassuré jicé..vdqs

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 14 h 08 min

Au fond depuis Proust, la matière romanesque n’est pas le Temps. L’attente, c’est le Temps. Le Temps c’est la problématique de Sein und Zeit, le rapport du Temps avec l’Être. Le Temps comme horizon de l’Être. C’est ça l’attente, le vide de l’attente, du Temps pur. Toute la seconde moitié du XXè siècle est en quelque sorte, pour la matière romanesque, un prolongement de Proust, une exploration plus ou moins douloureuse du Temps pur. Dura, pour sa part, réussit à réduire la matière romanesque jusqu’à n’en conserver que l’attente elle-même, le noyau qui n’est que du Temps pur, le mystère de l’Être. C’est pour ça que nous aimons Duras, au-delà de l’amour, me semble-t-il. Elle donne à sentir ce mystère du Temps qui est le mystère d’être là.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 14 h 09 min

Sans parler de la descendance de ces couples d’écrivains, JC.
On laisse faire de plus en plus la procréation éditorialement assistée, sans que Mme Boutin vienne y mettre le nez.

Gare au backlash!
Pour tout livre, nous exigeons de connaître le « papa » et la « maman ».

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 14 h 12 min

sans que Mme Boutin vienne y mettre le nez

..pourtant ça frait bander jean marron chuis sur..et c’est son droit!..ça se commande pas ces choses là

ueda dit: 21 janvier 2013 à 14 h 12 min

Dura, pour sa part, réussit à réduire la matière romanesque jusqu’à n’en conserver que l’attente elle-même, le noyau qui n’est que du Temps pur, le mystère de l’Être. (ML)

Dura, comme la durée? C’est trop beau.
Vous aviez été l’auteur d’un post mémorable disant que la grande découverte de la « modernité », c’était l’espace!

Avec votre accord, on renverse tous les dominos, et on recommence.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 14 h 15 min

L’Amour est sans doute ce qui permet chez Duras d’articuler Être et Temps. C’est en cela qu’elle est un écrivain femme. Un homme ne penserait pas les choses de cette manière.

balou dit: 21 janvier 2013 à 14 h 18 min

Un homme ne penserait pas les choses de cette manière.

Au contraire. Cinq minutes, douche comprise, montre en main.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 14 h 19 min

C’est en cela en effet que Duras appartient encore au XXè siècle. Elle est dans la problématique du Temps, comme tant d’autres écrivains à commencer par Proust, Beckett qui a écrit justement un essai sur Proust où il voudrait montrer qu’on s’y enlise dans le Temps, thème plus beckettien que proustien, et En attendant Godot bien sûr ; Gracq avec Un Balcon en forêt mais aussi avec tant d’autres nouvelles ; Duras.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 14 h 19 min

« C’est en cela qu’elle est un écrivain femme. Un homme ne penserait pas les choses de cette manière. » (ML)

Vous remarquerez qu’il n’y a pas une femme ici pour commenter, alors qu’il n’est question que d’elles.
C’est curieux, les intervenants aujourd’hui sont pourtant courtois et propres sur eux.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 14 h 22 min

Aujourd’hui, on est dans la problématique de l’Espace. Exemplaire à cet égard : La traversée de la France à la nage, qui explore l’Espace, on aura des œuvre qui essaieront de cerner le pur Espace dans l’avenir.

Germaine dit: 21 janvier 2013 à 14 h 24 min

Justement, ueda, je suis une femme mais, n’étant ni courtoise ni propre sur moi, je m’abstiens d’intervenir. Vous frémiriez.

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 14 h 27 min

Toute ma vie, j’ai rêvé d’être moins con un jour. Je n’y suis jamais parvenu

dit plutot « j’aime à couper l’herbe sous le pied des autres »

lavorama dit: 21 janvier 2013 à 14 h 27 min

J’aime énormément les coms de la mauvaise langue. Ils n’ont aucun sens et le non-sens m’a toujours captivé.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 14 h 28 min

« on aura des œuvre qui essaieront de cerner le pur Espace dans l’avenir. » (ML)

Ce n’est pas ce que les lycéens appellent une auto-contradiction performative? (putain qu’ils sont bons).

Le pur espace abolit jusqu’au futur.

Alexia Neuhoff dit: 21 janvier 2013 à 14 h 28 min

c’est elle-même qu’il le dit dans son entretien avec Godard !
Mais évidemment qu’elle l’a dit ! Et alors, qu’est-ce que ça prouve ? S’il se trouve, au moment de l’entretien, elle sortait d’une nuit blanche, à picoler, à souffrir, de l’absence de l’homme qu’elle aimait et qui était allé une fois de plus draguer des mecs. Dans ces circonstances, qu’aurait-elle pu dire de l’amour si ce n’est que c’est une maladie, une saloperie, etc. ? C’est précisément en ses contradictions qu’elle est ce qu’elle est, Duras, comme d’ailleurs dans ses obscurités.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 14 h 29 min

« Vous remarquerez qu’il n’y a pas une femme ici pour commenter, alors qu’il n’est question que d’elles. »

Et moi ? je ne suis pas propre sur moi, peut-être ?

Flamberge dit: 21 janvier 2013 à 14 h 30 min

Ceux qui pensent que ML est bébête sur les bords ont raison de ne pas le dire. Ça ferait mauvais effet et ça le vexerait sans doute, ce qui n’est jamais bien.

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 14 h 31 min

Et moi ? je ne suis pas propre sur moi, peut-être ?

t’as toujours mal compris l’eau fraiche de l’amour jicé..c’est pas pour se laver le cul

Flamberge dit: 21 janvier 2013 à 14 h 34 min

Puisqu’on te dit que le temps et l’espace, c’est pareil, zouzou. Même un post-kantien te dirait que ces deux a priori de la perception s’annulent par assimilation. Ne fais pas semblant.

Flamberge dit: 21 janvier 2013 à 14 h 39 min

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 14 h 29 min
Et moi ? je ne suis pas propre sur moi, peut-être ?

C’est sous toi que t’es pas propre, vérifie.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 14 h 42 min

Il me semble aussi que les technologies de l’écriture (sur ordinateur) qui induisent ou induiront une manière d’écrire liée davantage à la place des mots et des paragraphes et des chapitres, etc, sur la page, pousent la littérature vers l’Espace et une problématique nouvelle de l’Espace dans la littérature romanesque. Merci pour le lien qui d’emblée cite bien l’article de G. Genette sur l’Espace dans la littérature.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 14 h 45 min

Ouf, alexia, ça faisait vestiaire de rugbymen.

(mais c’est sympa, les vestiaire de rugbymen.
On travaille les fondamentaux)

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 14 h 48 min

tweetie dit:21 janvier 2013 à 12 h 05 min :« Et puis les gens qui ne lisent pas l’anglais de manière courante et naturelle, sont d’un autre siècle. »
Il est fou, ce Thierry, il est fou !:
J’aime bien les petites provocations, mais en effet, ne pas savoir parler et lire l’anglais, c’est un peu comme ne pas savoir nager.
Suis-je fou ? Moins que les gens qui rêvent que le français redevienne la langue des élites, et la langue internationale d’un monde globalisé. J’aime bien être un peu fou, rien de plus chillant que les gens toujours sérieux.
C’est quoi être normal ? Est-ce être dans les normes, sans fantaisie ni recule sur soi-même ?
Tweetie, essayez de créer un néologisme francophone pour parler de tweet ?
By the way, si je parle l’anglais depuis ma onzième année, c’est bien parce que mon père et son épouse, voulaient se débarrasser en été, des enfants pendant les trois mois de vacances scolaires. Nous passions donc l’été, en Angleterre et le couple que formait mon père et sa femme, allait sur la Côte d’Azur. Mon père pensait aussi, comme ses propres parents (sa mère était américaine), que l’anglais était une bonne arme dans la vie, ou un minimum d’éducation.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 14 h 53 min

« les technologies de l’écriture (sur ordinateur) pousent la littérature vers l’Espace » (ML)

Poussent?
Attention à ne pas vous faire rattraper par la Petite Poucette du père Serres, le Disney de la pensée, l’art d’être grand-père en philosophie.

Bon, j’arrête ce badminton et vous salue, ML.
Tschüss!

alec dit: 21 janvier 2013 à 14 h 56 min

il me semble que beaucoup des durassiens qui s’expriment ici sur l’Être et Temps (plutôt pas mal vu d’ailleurs), le Sein-Sehnsucht und le Dasein-du-Zeit-da-wartet-hier-dans-l’ombre-en-se-tournant-les-pouces, tirent leur réflexion d’un commerce assidu entretenu jadis auprès de Beauffret, par l’entremise efficace et l’intercession inaugurale de Juquin (celui du billet précédent). une façon comme une autre de ne jamais prononcer le nom qui fait tache, celui du voleur du feu de Husserl. on préfère le néantiser, l’embaumer dans le visqueux cher à Sartre. cela me rappelle la façon qu’avait de procéder « la fille du coupeur de tête et d’herbe sous le pied », une fille rendue célèbre par une chanson d’Hubert-Félix T., et que bouguereau connaît par coeur, il l’a tant chantée lorsqu’il était scout, le soir à la veillée, sur sa Takamine.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 15 h 03 min

Mais justement, Thierry, a contrario de ce que vous dites, J. Attali prévoit en effet que le Français, grâce à la Francophonie, sera, dans un avenir assez proche, la langue la plus parlée dans le monde à défaut d’être la langue internationale. La démographie galopante en Afrique de langue française nous conduira à cette réalité linguistique. Vous devriez en prendre de la graine pour vendre votre pinard aux Africains et faire un max de blé.

D. dit: 21 janvier 2013 à 15 h 08 min

J’ai sans doute forniqué beaucoup plus que toi dans ma vie, mon petit Suisse, mais toujours sans concupiscence. C’est en ce sens que je suis vierge. Voilà ce qui nous différencie.

Il faut sauver le soldat Thierry dit: 21 janvier 2013 à 15 h 17 min

Sans D. le pauvre TKTT est perdu.
Si Qui-vous-savez tue son pseudo dédéesque notre bien-aimé zürichois ne sera plus qu’une petite chose errante.
Il faut que D. survive pour sauvegarder le peu de raison Thierry

tweetie, en hommage à Albert dit: 21 janvier 2013 à 15 h 27 min

L’espace ? ce n’est que du temps qui est en retard et qui matériellement, ne sais plus où se mettre…

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 15 h 42 min

« J’ai sans doute forniqué beaucoup plus que toi dans ma vie » (D. à Tkt)

Que de Temps perdu, D., au lieu de lire la Duras…!

Les entretiens de Duras faussent toujours un peu la donne, parce qu’elle se raconte à elle-même à son sujet le roman qu’elle se fait de sa vie. Elle est toujours sincère. Ce faisant, on passe, à mon sens, à côté de ce qui fait la particularité des écrivains tout de même depuis Montaigne. C’est le contraire de ce que Max Frisch met dans la bouche de l’un de ses narrateurs : « Ein Mann hat eine Erfahrung gemacht, jetzt sucht er die Geschichte seiner Erfahrung… » (Un homme a fait une expérience, à présent il cherche l’histoire correspondant à son expérience… »)

Pour Duras comme déjà ce l’était pour Montaigne, il ne s’agit pas de transparence en littérature. Le récit ne correspond pas à une expérience qu’il/elle aurait faite par ailleurs et qu’il s’agirait de transposer dans l’espace romanesque. Il s’agit bien plus sûrement de créer par les mots l’expérience à laquelle il/elle aspire. Même dans l’Amant, Duras ne nous raconte pas ce qu’elle a vécu dans son adolescence mais une expérience métaphysique de l’Amour qui n’existe pas en dehors des mots qu’elle emploie, une expérience profondément littéraire. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ce soit une expérience frelatée, artificielle (tout cela n’est que littérature, tout cela n’est que du vent, etc.). C’est au contraire une véritable expérience humaine profonde et réelle mais dans la littérature qui produit de la vie et ne se contente pas de la transposer. On vit ainsi dans les mots une expérience transcendantale effective qui produit de l’Être, qui l’articule au Temps de la création, et dont le texte garde la trace secrète qu’il s’agit d’explorer par la lecture. La vie réelle de Marguerite Duras n’en est qu’une pâle copie, dont elle parle dans les entretiens, quels qu’ils soient. Ce qui compte d’abord, ce sont les mots et l’expérience spirituelle qu’ils impliquent.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 16 h 09 min

« J’ai sans doute forniqué beaucoup plus que toi dans ma vie » (D. à Tkt)

J’ai sans doute été contraint de jouer au jolicoeur fornicoeur beaucoup plus que vous deux réunis, mes chers amis : une vocation profane, quoi ! une disposition naturelle à ne pas contrarier son désir, un souci des autres, un goût de la séduction, un imaginaire lamentable, une empathie lubrique qui aurait pété les freins, un amour de la vie inimaginable, un appétit sexuel d’alpiniste…

ueda dit: 21 janvier 2013 à 16 h 16 min

« A partir de cette carte, reconstruisez en imagination ce paysage alpestre…
Ces puissantes échines, ces gorges profondes, ces mamelons neigeux, et ces croupes de part et d’autre de la vallée, mollement empâtées dans la molasse…  »

(Souvenir des propos d’un prof de géographie)

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 16 h 19 min

La mauvaise langue dit:21 janvier 2013 à 15 h 03 min
« J. Attali prévoit en effet que le français, grâce à la francophonie, sera, dans un avenir assez proche, la langue la plus parlée dans le monde à défaut d’être la langue internationale. La démographie galopante en Afrique de langue française nous conduira à cette réalité linguistique. »: Les langues parlées en Afrique, sont le français, l’anglais, le portugais et l’afrikaans. J.Attali pense donc que les Africains francophones font plus d’enfants que les anglophones, plus les deux autres langues citées par moi plus haut ?
Cette supposition, sur la langue française, ne tient pas trop debout, c’est oublier le Brésil et tous les peuples qui parlent chinois.
Comme je tiens Jacques Attali pour un homme intelligent, je me demande si vous avez bien lu la publication dont vous nous parlez ?
Pour le marché du vin, il faudrait déjà enlever les musulmans d’une clientèle africaine francophone.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 16 h 27 min

Mais oui, Tkt, J. Attali est un pauvre imbécile qui ne sait pas de quoi il parle, c’est bien connu. Seul Tkt, lui, le sait…

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 16 h 33 min

Enfin, pour en revenir à l’anglais, je ne parle que très mal l’anglais et je n’en sais pas moins nager…! J’ai toujours eu des réticences à apprendre l’anglais.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 16 h 34 min

Je préfère apprendre le russe, l’hébreu. Je m’y sens mieux, dans ces langues. Avec l’anglais j’ai toujours l’impression que je n’y arriverai jamais.

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 16 h 41 min

Dans le monde, il ne faut pas négliger non plus l’espagnol.
Plus les deux nations qui parlent le bahasa: La Malaisie et l’Indonésie. Sans oublier Les Philippines.
Bien entendu, le français est une langue pour l’élite, le fin du fin après l’anglais et le chinois, la pratique du français, vrai luxe pour les enfants de milliardaires Russes ou asiatiques.
D’autre part, quand un pays voit son PIB augmenter, et les classes moyennes participer aux bénéfices économiques, les gens font moins d’enfants. C’est donc une vision assez pessimiste sur l’avenir économique de l’Afrique.
En ce début de siècle, les Italiens ne font pas plus d’enfants que les Européens situés plus au nord.
Vous avez oublié aussi l’Inde, plus peuplée que l’Afrique.
Vous voyez que cette théorie est fantaisiste, non ?
PS: Je veux bien croire que les Africains qui écoutent le Pape, fassent des enfants en masse, et que là les maladies abaissent la démographie, chez les pauvres…

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 16 h 44 min

ML,
Le printemps arabe, c’est une vision occidentale bisounours, faisant fi des réalités ! Localement, on maintient au maghreb et au machrek les procédures médiévales : luttes de clans, avec un peu de facebook pour faire jeune.
la seule démocratie au moyen orient, c’est Israel.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 16 h 44 min

Oui, mais l’espagnol, le portugais, l’italien, c’est tellement proche du français que la question de l’apprentissage ne se pose même pas, sinon une question de temps.

Mais justement à l’avenir le Français dépassera l’Espagnol dans le monde grâce à la Francophonie. Et pas seulement grâce à l’Afrique francophone.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 16 h 46 min

Blanc sec
(en claquant une langue, pas si mauvaise)

Sous la main:
Ich habe mich schon oft gefragt, was die Leute eigentlich meinen, wenn sie von Erlebnis reden. Ich bin Techniker und gewohnt, die Dinge zu sehen, wie sie sind. Ich sehe alles, wovon sie sie reden, sehr genau; ich bin ja nicht blind…
(Homo Faber)

C’est le rôle que le camarade JC fait semblant de jouer.
Il est en réalité un personnage durassien.
Il est pudique, c’est tout.

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 16 h 47 min

Je ne vois pas trop ce que vient faire le printemps arabe, dans cette discussion autour du français dans le monde.

Pour le reste de votre commentaire, ML, sur l’anglais, le russe et l’hébreux, vous êtes un excentrique.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 16 h 49 min

Tweetie, j’avoue qu’à ma grande surprise les choses sont réellement en train de changer en Egypte. Des Palestiniens se font arrêter maintenant en Egypte, ceux qui veulent foutre une merde du diable dans le Sinaï. Il faut le saluer comme un progrès manifeste et une vraie volonté des autorités égyptiennes de maintenir la paix dans la région. Moubarak n’en faisait pas autant.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 16 h 51 min

Laissez tomber Tkt, vous êtes trop bête pour qu’on puisse discuter sereinement de ces choses avec un olibrius de votre acabit. Surtout habitant Zürich, une catégorie toute particulière d’olibrius.

Il n'est pas nécessaire de sauver le soldat Thierry dit: 21 janvier 2013 à 16 h 57 min

« Les langues parlées en Afrique, sont le français, l’anglais, le portugais et l’afrikaans. »
TKT 16h19

Mais quelle burne…………creuse

modulateur anthropologique dit: 21 janvier 2013 à 17 h 00 min

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 16 h 57 min
Il y a même plusieurs manières de moduler les cons.

C’est exact.

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 17 h 00 min

Habiter Zürich, où est le problème ?
J’ai oublié de préciser que je parlais des langues européennes parlées en Afrique. Il y a des d.biles, il faut tout leur préciser.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 17 h 01 min

Exact, TKT

Sur les cinq heures, au comptoir, le populo parisien parle le Khosa.
C’est jamais les bons qu’on envoie là-bas.

Deuxième blanc sec.

modulateur anthropologique dit: 21 janvier 2013 à 17 h 04 min

ueda dit: 21 janvier 2013 à 17 h 01 min
Exact, TKT
C’est jamais les bons qu’on

Question de modulation, là encore.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 17 h 08 min

Enfin Thierry, on peut très bien vivre sans Agreg ou sans Doctorat! C’est sympa, mais pas indispensable… !
Vous l’avez, vous, l’agreg de fachidiot ?

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 17 h 10 min

Je n’ai jamais pu la rater étant donné que je n’ai jamais pu la passer…!
Troisième blanc sec.

Jean-Luc Lefort dit: 21 janvier 2013 à 17 h 13 min

Habiter Zürich, où est le problème ?

Ça fait province, le drapeau est en Berne. Mais c’est toujours mieux que ce trou de Bâle.

Mais que pouvons-nous faire de lui dit: 21 janvier 2013 à 17 h 14 min

« Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 17 h 04 min
Mauvaise Langue, vous êtes un « Fachidiot », dommage que vous ratez l’agrégation depuis des décennies. »

Toujours aussi élégant le pinardier.
La bassesse lui va comme un gant.

abdelkader dit: 21 janvier 2013 à 17 h 15 min

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 16 h 44 min
‘…Mais justement à l’avenir le Français dépassera l’Espagnol dans le monde grâce à la Francophonie. Et pas seulement grâce à l’Afrique francophone…’
tain, c’est a Sciences Po que vous devriez enseigner, pas au lycée de Mantes-la-Jolie…je suis très déçu que la France et la RATP continuent a vous refuser l’agrégation…quelle perspicacité ! quel talent a pouvoir ainsi aller ainsi au fonds du problème et isoler le signal du bruit de fonds…z’etes trop !

ueda dit: 21 janvier 2013 à 17 h 16 min

Erlebnis, comme dit l’autre.

J’espère, ML, que vous avez jeté ça derrière vous, comme Hallier jetait les livres par dessus son épaule après avoir fait semblant d’en parler.

Troisième.

Robert Frapier, concessionnaire Peugeot dit: 21 janvier 2013 à 17 h 23 min

Je n’ai jamais pu la rater étant donné que je n’ai jamais pu la passer…!

Idem pour moi.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 17 h 26 min

« Mais que pouvons-nous faire de lui ? »

Il faut protéger l’enfant Thierry des pervers des fourbes des vicelards des incultes des brutes des pédophiles haineux du blog ! Autant dire l’empêcher de communiquer avec quiconque. Y en a pas un pour sauver l’autre. Faudrait rajouter un ciel passoulinien à l’Enfer du rital

de nota dit: 21 janvier 2013 à 17 h 45 min

Quelles sont vos lectures?
Réponse de Duras:
J’ai retrouvé La Princesse de Clèves,toujours lu trop vite.C’est un livre très beau,que je voudrais avoir écrit.Son extraordinaire modernité tient justement dans le jeu paroxystique des regards qui se croisent sans jamais se rencontrer,de ces paroles qu’ils s’échangent sans jamais les prononcer vraiment,et de ces silences interminables où,en réalité,se dissimule la profondeur indicible de la vérité,comme dans tout amour.Et puis,bien sûr,il y a les livres qui m’accompagnent toujours:Moby Dick,
L’homme sans qualités,La Bible.Je suis en train de relire les Confessions de Rousseau,et le journal de Jules Renard… »

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 17 h 46 min

@ Tweety: Fachidiot est un nom composé allemand. C’est quelqu’un qui en dehors de sa spécialité, ou il excelle, ne comprend rien. Curieusement, ML enseigne l’histoire-géo, pourquoi insiste-t-il pour se faire passer pour une sommité de la Littérature ?

W dit: 21 janvier 2013 à 17 h 51 min

J’interprétais mes souffrances physique comme un présage funèbre:je m’étais résolu à me laisser mourir.Abandonnant mon âme au sommet des arpèges,comme un corps sur la vague quand la vague redescend,j’attendais que la musique me facilitât cette retombée prochaine vers le gouffre et l’oubli.Je jouais avec accablement.Je me disais que ma vie était à refaire et que rien ne guérit,pas même la guérison.Je me sentais trop las pour cette succession de rechutes et d’efforts,également épuisants,et cependant je jouissais déjà dans la musique,de ma faiblesse et de mon abandon.Je n’étais plus capable ,comme autrefois,d’éprouver du mépris pour la vie passionnée,dont pourtant j’avais peur.
écrit en Marguerite

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 17 h 51 min

J’ai aussi publié des articles dans des revues, y compris dans la revue des enseignants de lettres un cours (sous le patronage du professeur de Nanterre Abramovici, un dix-huitiémiste spécialiste de la littérature libertine du XVIIIè siècle) où j’utilise le chinois que j’avais mis en œuvre quand j’enseignais à Drancy, et des poèmes dans la revue bien connue Action poétique.

auxiliaire être dit: 21 janvier 2013 à 17 h 54 min

W dit: 21 janvier 2013 à 17 h 51 min
je m’étais résolu … écrit Marguerite.

Impossible. On peut lui reprocher ce qu’on veut, mais pas l’orthographe.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 17 h 58 min

Je suis aussi traducteur. J’ai traduit un récit d’un auteur allemand publié dans une maison d’édition du sud de la France.

DHH dit: 21 janvier 2013 à 18 h 00 min

La RDL evolue,change d’hebergeur,mais son abces de fixation sur la sacro-sainte agregation demeure.
pourquoi ceux qui aiment tant en parler mythifient-ils ainsi cette peau d’âne?en quoi sa detention serait-elle un label credible d’intelligence ou de culture.Au mieux comme d’autres labels du même genre ENA ou X , ils creent une presomption ,mais aucune certitude sur leurs capacités intellectuelles, et si ce sont des femmes on peut considerer sans se tromper qu’elles ne sont pas representatives des menageres de moins de cinquante ans

D. dit: 21 janvier 2013 à 18 h 01 min

« un auteur allemand publié dans une maison d’édition du sud de la France. »

Je l’ai lu. Fort bien traduit.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 18 h 02 min

DHH, oui, vous avez tout à fait raison. Mais vous remarquerez qui y revient sans cesse : Tkt et Abdelkader. Ils s’en servent pour croire me déboulonner avec cette scie ! Ils ne montrent en fait que leur misère intellectuelle et spirituelle. Surtout Tkt, qui n’est pas la moindre idée de ce que peut être un concours de l’enseignement lui qui n’a jamais vendu dans sa vie que du pinard et fréquenté les banquiers (il précise toujours banquiers privés, ce qui est assez drôle…)

D. dit: 21 janvier 2013 à 18 h 05 min

Mais Thierry aurait pu facilement réussir l’agrégation d’allemand, s’il avait voulu. Il a le don des langues.

D. dit: 21 janvier 2013 à 18 h 08 min

le don des langues ne suffit pas pour être agrégé même d’allemand.

Oh, je sais bien, il faut coucher, mais Thierry peut aussi.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 18 h 14 min

On y pense, Baroz, on y pense… Pour l’instant je cherche à publier les poèmes que j’avais écrits pour Marusa avec ses encres comme illustration. Je vais essayer chez Arfuen. Mais je n’ai pas le temps de m’en occuper pour l’instant. Et puis je cherche un contrat comme traducteur d’un roman de Max Frisch que je suis en train de traduire pour arrondir mes fins de mois… Et la traduc aussi de Döblin que je poursuis sans Màc qui m’a laissé tomber comme une vieille chaussette, je ne sais même pas ce qu’il devient depuis plus d’un an maintenant.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 18 h 14 min

Un grand diplôme en France, c’est un manteau sectaire avec dorures. On cache dessous, très souvent, une nullité crasse, qui permet de ne rien branler pendant des decennies, et de passer pour une personne intelligente auprès des cons impressionnables.
Ailleurs, on fait appel à la personne, on la teste, on reconnait sa valeur propre …

W dit: 21 janvier 2013 à 18 h 15 min

17h54
Puisque nous flirtons en mariage gay je proposai quelques phrases écrites d’une autre Marguerite à plume qui elle aussi comme la fameuse agrégation revient à propos sur le tapis,Alexis ou le Traité du Vain Combat .

pourenrevenirausujet dit: 21 janvier 2013 à 18 h 18 min

Sara revint sur la plage et se mit sous un parasol pour ne pas perdre la fraîcheur du bain. Et pendant qu’elle était là, à surveiller le petit, l’homme passa au loin dans son bateau. Tout le monde le suivit des yeux. Il décrivit un très grand cercle sur lui-même. Cela dura dix minutes. Un si grand cercle que lorsqu’il atteignit l’horizon il devint un point sur la mer. Puis il revint, grossit progressivement, éteignit son moteur et s’avança lentement et silencieusement au milieu des baigneurs. Il ancra son bateau à une centaine de mètres de la plage et sauta dans la mer

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 18 h 19 min

Je ne voudrais pas insister mais enfin y’en a tellement marre des Tkt et de ses conneries.

Gracq était agrégé de géographie. Selon Tkt, il n’aurait aucune autorité à parler de littérature…! La couche de sottise de Tkt est incommensurable. Mais c’est ça qui prétend vous donner des leçons à longueur de commentaire !

abdelkader dit: 21 janvier 2013 à 18 h 20 min

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 18 h 02 min
‘…Ils s’en servent pour croire me déboulonner avec cette scie !’
euh…pas vraiment…perso, j’utilise jamais une scie pour déboulonner quoi que ce soit…une clef anglaise, peut-être mais une scie? remarquez, les boulons peuvent être un peu bizarres parfois…sont fait comment les vôtres? quelle dimension vous dites? 65mm de part et d’autre de votre crane? ah…je pense connaitre la solution a vos problèmes de boulonitude…vous faut une clef a molettes…rayon bricolage a Conforama…demandez après Marcel…pas agrégé mais un vrai génie des boulons…

un traducteur dit: 21 janvier 2013 à 18 h 20 min

je cherche un contrat comme traducteur d’un roman de Max Frisch que je suis en train de traduire (ML)

Si les droits sont libres, essayez Autrement. Ils adorent les traductions qu’on leur apporte sur un plateau, sans à-valoir. Ils ont déjà fait le coup avec Conrad.

aimerduras dit: 21 janvier 2013 à 18 h 20 min

Une maison au milieu d’une cour d’école. Elle est complètement ouverte. On dirait une fête. On entend des valses de Strauss et de Franz Lehar, et aussi Ramona et Nuits de Chine qui sortent des fenêtres et des portes. L’eau ruisselle partout, dedans, dehors.

On lave la maison à grande eau. On la baigne ainsi deux ou trois fois par an. Des boys amis et des enfants de voisins sont venus voir. À grands jets d’eau ils aident, ils lavent, les carrelages, les murs, les tables. Tout en lavant ils dansent sur la musique européenne. Ils rient. Ils chantent.

C’est une fête vive, heureuse.

La musique, c’est la mère, une Madame française, qui joue du piano dans la pièce attenante.

Parmi ceux qui dansent il y a un très jeune homme, français, beau, qui danse avec une très jeune fille, française elle aussi. Ils se ressemblent.

Elle, c’est celle qui n’a de nom dans le premier livre ni dans celui qui l’avait précédé ni dans celui-ci.

Lui, c’est Paulo, le petit frère adoré par cette jeune sœur, celle-là qui n’est pas nommée.

Un autre jeune homme arrive à la fête: c’est Pierre. Le frère aîné.

Il se poste à quelques mètres de la fête et il la regarde.

Longtemps il regarde la fête.

Et puis il le fait: il écarte les petits boys qui se sauvent épouvantés. Il avance. Il atteint le couple du petit frère et de la sœur.

Et puis il le fait: il prend le petit frère par les épaules, il le pousse jusqu’à la fenêtre ouverte de l’entresol. Et, comme s’il y était tenu par un devoir cruel, il le jette dehors comme il ferait d’un chien.

Le jeune frère se relève et se sauve droit devant lui, il crie sans mot aucun.

La jeune sœur le suit: elle saute de la fenêtre et elle le rejoint. Il s’est couché contre la haie de la cour, il pleure, il tremble, il dit qu’il aime mieux mourir que ça … ça quoi?… Il ne sait plus, il a déjà oublié, il n’a pas dit que c’était le grand frère.

La mère a recommencé à jouer du piano. Mais les enfants du voisinage n’étaient pas revenus. Et les boys à leur tour avaient abandonné la maison désertée par les enfants.

La nuit est venue. C’est le même décor.

La mère est encore là où était la «fête» de l’après-midi.

Les lieux ont été remis en ordre. Les meubles sont à leur place.

La mère n’attend rien. Elle est au centre de son royaume: cette famille-là, ici entrevue.

La mère n’empêche plus rien. Elle n’empêchera plus rien.

Elle laissera se faire ce qui doit arriver.

Cela tout au long de l’histoire ici racontée.

C’est une mère découragée.

C’est le frère aîné qui regarde la mère. Il lui sourit. La mère ne le voit pas.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 18 h 22 min

W,
Simplifions à propos de mariage gay : les pédés et les gouines commencent à faire chiller la planète !
Si on s’occupait plutôt d’économie et d’emploi ? On va au désastre, là ! Et on fait joujou avec ces couillonades…

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 18 h 23 min

Faut que je retourne à ma tradale, et ensuite corriger les copies de mes élèves sur Mondo de Le Clézio. Un pensum…!

ueda dit: 21 janvier 2013 à 18 h 25 min

« Et la traduc aussi de Döblin que je poursuis sans Màc qui m’a laissé tomber comme une vieille chaussette, je ne sais même pas ce qu’il devient »

La Rdl a rectifié d’elle-même, cher ML:

« Et la chaussette aussi de Döblin que je poursuis sans Màc qui m’a laissé tomber comme un vieux trouduc, je ne sais même pas ce qu’il devient  »

Trouduc, c’est malgré tout un peu sévère, même si on ne peut nier que le sujet ne le laisse pas indifférent.

Le blanc, ça suffit passé 6:30.
Ouvert Pomerol.

l'amant dit: 21 janvier 2013 à 18 h 25 min

Un jour, j’étais âgée déjà, dans le hall d’un lieu public, un homme est venu vers moi. Il s’est fait connaître et il m’a dit : « Je vous connais depuis toujours. Tout le monde dit que vous étiez belle lorsque vous étiez jeune, je suis venu pour vous dire que pour moi je vous trouve plus belle maintenant que lorsque vous étiez jeune, j’aimais moins votre visage de jeune femme que celui que vous avez maintenant, dévasté. »

Je pense souvent à cette image que je suis seule à voir encore et dont je n’ai jamais parlé. Elle est toujours là dans le même silence, émerveillante. C’est entre toutes celle qui me plaît de moi-même, celle où je me reconnais, où je m’enchante.

Très vite dans ma vie il a été trop tard. À dix-huit ans il était déjà trop tard. Entre dix-huit et vingt-cinq ans mon visage est parti dans une direction imprévue. À dix-huit ans j’ai vieilli. Je ne sais pas si c’est tout le monde, je n’ai jamais demandé. Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe quelquefois alors qu’on traverse les âges les plus jeunes, les plus célébrés de la vie. Ce vieillissement a été brutal. Je l’ai vu gagner un à un mes traits, changer le rapport qu’il y avait entre eux, faire les yeux plus grands, le regard plus triste, la bouche plus définitive, marquer le front de cassures profondes. Au contraire d’en être effrayée j’ai vu s’opérer ce vieillissement de mon visage avec l’intérêt que j’aurais pris par exemple au déroulement d’une lecture. Je savais aussi que je ne me trompais pas, qu’un jour il se ralentirait et qu’il prendrait son cours normal. Les gens qui m’avaient connue à dix-sept ans lors de mon voyage en France ont été impressionnés quand ils m’ont revue, deux ans après, à dix-neuf ans. Ce visage-là, nouveau, je l’ai gardé. Il a été mon visage. Il a vieilli encore bien sûr, mais relativement moins qu’il n’aurait dû. J’ai un visage lacéré de rides sèches et profondes, à la peau cassée. Il ne s’est pas affaissé comme certains visages à traits fins, il a gardé les mêmes contours mais sa matière est détruite. J’ai un visage détruit.

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 18 h 30 min

Oui, ML, je n’avais pas la moindre idée des concours de l’enseignement. Sauf que depuis quelques années, le thème est récurrent ici sur la RdL et, vous en êtes la cause. Je n’ai jamais vendu du pinard, vous devez confondre avec une grande surface bas de gamme. Quant aux gens qui travaillent dans les banques privées, difficile d’habiter ici à Zürich, sans les côtoyer. Je précise la banque privée, oui, mais ce n’est pas drôle, je n’ai jamais connu quelqu’un travaillant à la Banque Nationale.
C’était assez idiot et facile de ma part, de parler de vos échecs à l’agrég, mais vous ne vous gênez pas vous-même, pour traiter de crétin les gens qui ne sont pas de votre avis. Bref, argument débile de ma part, je n’ai pas le monopole des arguments creux. Au moins, je suis capable de l’avouer et si cela vous convient, de m’excuser. Je m’excuse moi-même, que vous acceptiez ou pas mes excuses, franchement peu m’importe.
Pour Abdelkader, vous utilisez comme scie le rappel de ses origines et de sa religion. Donc, ne venez pas pleurnicher pour des retour de balles.
PS: Si j’habitais Bâle, je connaitrais aussi des gens travaillant dans la chimie. C’est assez facile à comprendre. Votre mépris est assez ludique.

oligoglosse dit: 21 janvier 2013 à 18 h 31 min

par pitié , Mauvaise langue,ne découragez pas davantage, par votre infatigable désir/ énergie ,de ce blog, en alimentant ses sarcasmes par vos réponses.

t.d. dit: 21 janvier 2013 à 18 h 33 min

Si j’habitais Bâle, je connaitrais aussi des gens travaillant dans la chimie.

J’habite Le Creusot et je connais aussi des cocottes en fonte, c’est vrai.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 18 h 44 min

« Et on fait joujou avec ces couillonades… »

Je crois vous comprendre sur le fond, JC.
Même si aujourd’hui je préfère ne pas vous serrer la pogne, et vous saluer à l’orientale.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 18 h 46 min

Une sacrée couche, hein, le Tkt. Y’a que sur la Rdl qu’on peut trouver une spécimen de cette dimension…

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 18 h 49 min

Pauvre Tkt, il est plus à plaindre qu’à blâmer. Une sacrée couche… Heureusement qu’y vend plus du pinard.

Rirette dit: 21 janvier 2013 à 18 h 49 min

On rappellera qu’en matière de pastiche de John Brown, la référence reste « La Grande Colette sur son pliant » d’Onésiphore de Prébois, par Flacschmutt et Troucoulet.

Archétypique dit: 21 janvier 2013 à 18 h 49 min

Je me souviens d’un musicien cher oligo qui rêvait de musicalité,il en manquait,sacré problème pour un musicien penserez vous ,ne pensez vous pas en fait que nous verbalisions autours de ce qui nous est le plus cher et qui nous manque?Vous par exemple n’enviez pas les perruches, moi non plus d’ailleurs car ces oiseaux sont bruyants ne cessent jamais ;savez vous qu’il en existe des ondulées?qui en rien ne diffèrent des autres,elles ne s’éteignent qu’à la nuit après administration de théralène.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 18 h 52 min

Et merde, il est bouchonné.

Et c’est idiot de vouloir oxygéner un vin plutôt vieux, il perd de sa charpente.

Cinquante ans plus tard, le Nouveau roman peut se redéguster sans apprêts, et Brown a eu raison de le noter.

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 18 h 54 min

c’est Popotin qui va être content

lui c’est lcoup d’pompe dans ltrain son trip..ça défigure moins faut reconnaitre

Captain Jean-Luc Fuck dit: 21 janvier 2013 à 18 h 55 min

Le président égyptien Mohamed Morsi s’est déclaré opposé à l’intervention militaire de la France au Mali, lors d’un discours à l’ouverture d’un sommet économique arabe à Ryad.
« Nous n’acceptons en aucun cas l’intervention militaire au Mali (…) qui est de nature à alimenter le conflit dans la région », a déclaré le chef de l’Etat devant ses pairs arabes.

Grotesque, le Pharaon !
Foutre de Guerre 1er est chez lui au Mali ….

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 18 h 57 min

enfin un islamamiste y retrouverait pas ses chapelets.

ses 36 calbuts!..ha t’es bien nul en théologie tien..heureusement que chuis là

DHH dit: 21 janvier 2013 à 18 h 58 min

@tweetie 18 h 40
vous avez raison.il n’y a qu’en France q’un concours qu’on a eu la chance de réussir avant 25 ans devienne une etiquette qui vous positionne pour toute la vie .

si j’etais DRH ,afin d’echapper au prejugé qui s’y attache,je demanderais à ceux qui me soumettent leur CV qu’ils ne renseignent que les dix dernieres annéees et soient muets sur ce qui precede.
S’ils nont rien fait d’utile pendant cette periode ,à quoi bon se referer à des diplomes dont ils n’ont tiré aucun parti?et dans le cas contraire qu’importent les diplomes qu’ils ont ou n’ont pas.

Passementeries dit: 21 janvier 2013 à 19 h 02 min

« Mais lorsqu’elle se réveilla,le temps ,encore une fois,s’était levé.La sempiternelle petite brise s’était remise à souffler,comme chaque jour,depuis qu’ils étaient arrivés.
Elle se leva,titubante,et elle alla dans le jardin.Et la brise était là qui comme toujours à cette heure-là,courbait les rives vertes et douces du fleuve.En passant dans le vestibule,elle vit,par la porte de la chambre,que Jacques n’était plus là.Elle avança dans le jardin jusqu’à la porte face au fleuve.La brise était molle et régulière,elle sentait le feu. »…
Chapitre IV Les petits chevaux de Tarquinia

Giovanni Sant'Angelo dit: 21 janvier 2013 à 19 h 03 min


… » ami entend tu le vol noir des corbeaux sur la plaine « ,…

…putain,…l’épouvantail à ses imposteurs,…j’ai la mémoire qui flanche,…à l’eau vive,…mon corps chavire,…en concorde d’outre-rhum,…

…souvenir,…souvenir,…Salut les Copains d’abord,…les tires aux flancs,…à la muselière en bande,…pour l’€ros à pointe,…
…etc,…mes figurants,…mes hoplites à dégraisser,…à l’union des épouvantails la moisson ne craindra que le givre,…l’aval engorger des eaux de pluie,…et du froid de canard,…cette foie qui nous unis, gaver d’oignons à la rose,…
…etc,…pas trop de vernis de culture,…

Rirette dit: 21 janvier 2013 à 19 h 03 min

je demanderais à ceux qui me soumettent leur CV qu’ils ne renseignent que les dix dernieres annéees

Ça m’aurait bien arrangée. C’est toujours celles d’avant qui les font tiquer. Le casier, c’est pas ce qu’y a de moins vierge chez moi.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 19 h 08 min

DHH,
Je n’ai jamais recruté quelqu’un sur ses diplômes mais toujours sur sa gueule, ses regards, ses envies, sa dynamique, ses qualités, sa force, ses défauts positifs, éventuellement !
On a parfois des surprises quand on enlève son diplôme à un diplômé : on devrait ignorer les CV et faire passer des entretiens à des candidat(e)s tout nu !

Rirette dit: 21 janvier 2013 à 19 h 11 min

faire passer des entretiens à des candidat(e)s tout nu !

Tout nu, le DRH ? Tu dis ça parce que t’es vieux et moche, t’espères les faire fuir. Cossard !

ueda dit: 21 janvier 2013 à 19 h 12 min

on devrait ignorer les CV et faire passer des entretiens à des candidat(e)s tout nu !

Comme nos pères, JC, devant l’adjudant, c’est ça?
Je préfère Daaphnée (c’est une métaphore, bien sûr).

Rirette dit: 21 janvier 2013 à 19 h 15 min

Je préfère Daaphnée (c’est une métaphore, bien sûr).

Je vois pas où est la métaphore. Tu m’as l’air d’un drôle de vicelard, toi.

ueda dit: 21 janvier 2013 à 19 h 17 min

Passementeries dit: 21 janvier 2013 à 19 h 02 min

Il y a un art de la citation, et je dois reconnaître que le vôtre est assez vachard.
Si c’est pour suggérer que Marguerite est aussi l’héritière de Nelly, c’est réussi.

Mais vous remarquerez que le charme de la citation de l’Amant un peu plus haut, qui est bien connue, opère encore.
Enfin, sur moi (et ce n’est pas le Pomerol, je l’ai foutu dans l’évier, le bouchon c’est une question de dignité).

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 19 h 23 min

le Pomerol, je l’ai foutu dans l’évier

tu as tort, on peut en faire un bon vainaigre, oncques n’a bu de vinaigre bouchonné, et dans une marinade on ne sent que le pomerol itou

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 19 h 25 min

au 18eme on en aurait fait un honnête lavement..et jean marron en aurait tiré un vernis mou..quel gachis

jicé twity dit: 21 janvier 2013 à 19 h 35 min

Je n’ai jamais recruté quelqu’un sur ses diplômes mais toujours sur son compte en banque, ses relations et son engagement fafs

le crémier à JC dit: 21 janvier 2013 à 19 h 45 min

« Le printemps arabe, c’est une vision occidentale bisounours, faisant fi des réalités ! Localement, on maintient au maghreb et au machrek les procédures médiévales : luttes de clans, avec un peu de facebook pour faire jeune. »

Pauvre JC Tweetie, quel expert en c.nn erie!

« la seule démocratie au moyen orient, c’est Israel »
Pauvre JC tweetie, qui situe le Maghreb au Moyen-Orient!

Scène de ménage dit: 21 janvier 2013 à 19 h 55 min

« tweetie dit: 21 janvier 2013 à 18 h 14 min
Un grand diplôme en France, c’est un manteau sectaire avec dorures. On cache dessous, très souvent, une nullité crasse, qui permet de ne rien branler pendant des decennies, et de passer pour une personne intelligente auprès des cons impressionnables. »

Un peu comme monsieur JC et sa femme polytechnicienne ?

Un qui l'a échappée, bêle! dit: 21 janvier 2013 à 19 h 55 min

au 18eme on en aurait fait un honnête lavement

au XX°, on s’en sert pour enlever la calamine du pot des échappements.

Daaphnée dit: 21 janvier 2013 à 20 h 08 min

Ueda, mettons les choses au point:
je sais bien que je vous fais un effet que je ne saurais nier, bien que ce soit t o t a l e m e n t involontaire de ma part …. mais associer JC, même de loin par métaphore, à nos amours. Non.
Non et non !
Non.

Ce Pomerol, Les Bordeaux … pfff !

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 20 h 23 min

« jicé twity dit: 21 janvier 2013 à 19 h 35
Je n’ai jamais recruté quelqu’un sur ses diplômes mais toujours sur son compte en banque, ses relations et son engagement fafs »: Vadiou, vous dirigez le recrutement des membres d’un club de golf ?

Quelle taupe! dit: 21 janvier 2013 à 20 h 26 min

qu’ils ne renseignent que les dix dernieres annéees et soient muets sur ce qui precede.

Pôv’DHcheucheu, t’en avalerais ton dentier!

abdelkader dit: 21 janvier 2013 à 20 h 28 min

@Traube, chez nous on dit de quelqu’un qui a perdu le nord, qu’il lui manque un boulon…les anglais disent ‘a screw loose’, mais tous les symptômes semblent indiquer que soit les boulons sont trop/pas assez serrés soit qu’il lui en manque au moins un…dans les 2 cas, une visite a une bonne quincaillerie est conseillée…

Daaphnée dit: 21 janvier 2013 à 20 h 28 min

vous dirigez le recrutement des membres d’un club de golf ?

Peut-être joue-t-il au nain jaune dans un tripot …

ueda dit: 21 janvier 2013 à 20 h 32 min

Euh, Daaphnée, j’ai décidé de picoler en l’honneur de Marguerite jusqu’au prochain billet.

Que pensez-vous des Côtes de Duras?

Ceci m’a quand même fait un peu mal au coeur (Henri dira ce qu’il en pense).
Je cite:

« Cuvée Marguerite Duras 2008 AOC Côtes de Duras

Pour un coup d’essai avec le millésime 2003, ce fut en réalité un coup de maître pour cette première cuvée unique au monde par son concept.
Grâce à l’accord exclusif donné à Berticot par Jean Mascolo, fils de Marguerite Duras il a été alors possible de tout mettre en œuvre à partir de ces terres du Pays de Duras et d’en extraire l’essence même qui imprégna l’enfance de Marguerite Donnadieu dite Marguerite Duras. Pour en savoir plus, visitez le site : http://www.margueriteduras.org/ »

Troppo, hein.

Notez qu’il a quand même « une jolie robe d’un rouge sombre » (ça peut être seyant, une robe rouge sombre). Et qu’il « s’affirme en bouche grâce à la chair et au volume. »

Je vous assure que je n’invente rien!

bouguereau dit: 21 janvier 2013 à 20 h 48 min

s’affirme en bouche grâce à la chair et au volume

hum..bref il est pas à l’os, c’est du « cote de duras poil au bras »..note zouzou, j’en dirais que du bien du cote de duras vu que j’en ai bus des caisses, c’est un gros cul trés trés honnête, jamais déçu..poil à jésus !

Lavande dit: 21 janvier 2013 à 21 h 20 min

Je viens d’écouter sur France Inter la très bonne émission de Kathlen Evin « l’humeur vagabonde » qui parlait de Marguerite Duras et avait invité Leopoldina Pallotta della Torre et René de Ceccatty. J’ai particulièrement apprécié le fait que l’on pouvait écouter Leopoldina en Italien intégralement avant que le traducteur ne donne la version en Français: un vrai plaisir, alors que souvent les deux sont superposés et du coup difficile à bien entendre l’un comme l’autre. Je pense que même s’il s’agissait d’une langue inconnue pour moi, je préfèrerais cette dissociation. Pour l’Italien j’ai eu un plaisir immense à écouter la belle langue et la belle voix de Leopoldina.
A vos podcasts!

ueda dit: 21 janvier 2013 à 21 h 27 min

bien que ce soit t o t a l e m e n t involontaire de ma part

Je vous sais incapable de mauvaise foi, Daaphnée.

Sur la forme, j’aime beaucoup cette manière allemande de mettre l’accent, par espacement des lettres.
On ne la trouve jamais dans les livres français.

W dit: 21 janvier 2013 à 21 h 47 min

D c’est parce que vous n’aviez pas revu votre grand-mère depuis ces lointaines vacances passées à Taormina ,souvenez-vous de cette longue robe united colors of benetton fuschia que vous m’aviez offert ,de ces resto à l’ombre de la treille où nous la déposâmes avant de gagner d’autres ombres plus fraîches encore!Je prends note de votre émotion,je la garde contre mon coeur petit comme tout l’est en moi.

les voisins à jc dit: 21 janvier 2013 à 21 h 49 min

(Le boulanger dit: 21 janvier 2013 à 19 h 52 Vadiou! si le crémier situe Israël au maghreb, l’a pas de leçon à donner au garde-champètre!)

le malheureux jc est trop c.n , avait mal construit sa phrase, il peut toujours jouer aux finots qui c. nc.hient les concours et diplômes , n’est qu’un râté typique ce faf qui chiale après les colonies

Chaloux dit: 21 janvier 2013 à 22 h 01 min

Lecture d’une Marguerite par l’autre.

« Les Mémoires d’Hadrien sont un grand livre : le reste, à partir des Archives du Nord, me semble illisible».

Le point de vue se discute, mais avouons que c’est mieux vu que le légendaire « Hiroshima mon amour ? Pourquoi pas Auschwitz mon chou?… »

Les quelques articles que j’ai lus éludent volontiers le jugement sur Hadrien pour ne conserver que le dernier mot de la phrase. (Cf Marianne).
Amis de la critique littéraire, bonsoir.

W dit: 21 janvier 2013 à 22 h 03 min

D cela s’explique par une espèce d’auto-installation,de supposition,d’extrapolations,de fantasmes entretenus qui font qu’à l’approche de la célébrité on défaille ,ça me le fait aussi fort heureusement je ne rencontre jamais les êtres adorés promus à l’état de célébrité et hissés en haut de l’Acropole ,ce qui me simplifie les choses.

W dit: 21 janvier 2013 à 22 h 17 min

Chaloux non seulement les mots mais aussi les gens sont pipés,pipe-line unlimited…Et si vous ne l’êtes pas assez il faut vous préparer à passer pour un abruti,un inadapté,un élément suspect. A moins d’opter pour un saut à l’élastique sans élastique Qui pourrait abréger votre souffrance au pays des humains puisque je ne peux pas d’un coup de baguette vous transformer en cloporte et réciproquement?Ravie cependant.

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 22 h 22 min

« Je viens d’écouter sur France Inter la très bonne émission de Kathlen Evin « l’humeur vagabonde » qui parlait de Marguerite Duras et avait invité Leopoldina Pallotta della Torre et René de Ceccatty. » (rédigé par Lavande)

Mais quelles sont les conditions précises de cette restitution des propos de Marguerite Duras, puisqu’apparemment les bandes enregistrées ont disparu ? Si René de Ceccaty a retraduit en français des propos traduits en italien, c’est qu’on n’a pas affaire à une restitution précise mais à une reconstitution.

Thierry Kron dit: 21 janvier 2013 à 22 h 36 min

@ Abdelkader: On peut dire aussi en français « il lui manque une vis »
Les Allemands disent « Er hat nicht alle Tassen in Schrank », ce qui se traduit par « Il n’a pas toutes les tasses dans l’armoire ».

Passou dit: 21 janvier 2013 à 23 h 14 min

Duras se fâche beaucoup avec les gens. Dominique Noguez dit d’elle : Quand je l’ai fréquentée, j’ai parfois été effaré par des moments de vanité qui me glaçaient. J’ai fini par me dire qu’elle en avait besoin, comme d’une carapace pour affronter tous ces milieux hostiles qui l’entouraient. J’ai fait un abécédaire des phrases contre elle v: elles ne sont généralement pas à l’honneur de leurs auteurs. Elle avait peut-être, à côté de doutes sans lesquels elle n’aurait jamais cessé d’évoluer -et elle n’a cessé d’évoluer- une haute estime d’elle-même. Mais en gros, elle n’avait pas tort.

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En juin 1965, après avoir lu Le ravissement de Lol V. Stein, Jacques Lacan donne rendez-vous à Marguerite Duras, à minuit, dans un bar. Il l’interroge pendant deux heures sur le cas de Lol V. Stein, sur la folie et la mystique qui s’en dégagent. Dans Écrire, Duras reviendra sur l’article de Lacan [...] citant cependant une phrase qui n’y figure pas :  » A Lol V. Stein je n’y pense plus. Personne ne peut la connaître, L.V.S. ni vous ni moi. Et même ce que Lacan en a dit, je ne l’ai jamais tout à fait compris. J’étais abasourdie par Lacan. Et cette phrase de lui : « Elle ne doit pas savoir qu’elle écrit ce qu’elle écrit, parce qu’elle se perdrait. Et ça serait la catastrophe ». C’est devenu pour moi, cette phrase, comme une sorte d’identité de principe, d’un « droit de dire » totalement ignoré des femmes. »

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>Michel j’aime bien ce que vous dites : au début je n’ai pas bien compris parce que oui l’amour est le fil chez Duras. Puis, avec ce que vous avez expliqué ensuite, le Temps oui : il y a un défilement du temps qui s’apparente/s’allie à une musicalité aigrelette et à un défilement que rien ne peut interrompre. Dans ses films, c’est prégnant, répétitif et avec impossibilité d’y échapper. J’en ressens chez elle une douleur vivace enfantine, tenace, que seule l’écriture a eu moyen d’amadouer. Sans cela, elle n’aurait pu vivre.
Trouville c’est drôle le choix, les Roches Noires, c’est le lieu de Proust aussi. La plage, la mer. La Cochinchine.

SIGNé : ROSE

John Brown dit: 21 janvier 2013 à 23 h 20 min

« Alors seulement, elle pouvait reconnaître naturellement qu’une seule chose avait jamais compté pour elle : l’amour bien sûr, mais qu’alliez-vous croire ? »

C’est la profession de foi de Tatiana Karl, dans « le Ravissement de Lol V. Stein »

Lavande dit: 21 janvier 2013 à 23 h 21 min

John Brown (22h22) il s’agit bien d’une traduction en Français (par Ceccatty) du livre en Italien qu’avait fait L. Pallotta della Torre à partir des interviews en Français de Marguerite Duras (dont les bandes originelles ont disparu).
Le problème des 2 traductions successives a bien sûr été évoqué mais Ceccatty est un grand connaisseur de Marguerite Duras et les transcriptions/traductions de L. Pallotta della Torre collaient de près au texte français, ces deux caractéristiques limitant les dégâts.
C’est vrai que le petit jeu consistant à faire un aller-retour, avec un logiciel de traduction automatique, donne souvent des résultats drôles voire délirants. Mais dans ce cas particulier il semble qu’on ait affaire à deux très bons traducteurs.

La mauvaise langue dit: 21 janvier 2013 à 23 h 30 min

Je connais un autre cas d’une retranscription d’un texte traduit vers l’original perdu. C’est un texte d’Adamov par mon ancien prof d’allemand qui était le traducteur d’Adamov en allemand. Je ne me souviens plus de quel texte il s’agit. Cet ami, Pierre A. était l’ami et le traducteur d’Adamov. Il me racontait des scènes mémorables de conférences à Berlin avec Adamov chaque fois il m’invitait dans sa belle maison de Normandie où je faisais du vélo sur les petites routes et sur les berges de l’Iton ; c’était dans les années 80.

D. dit: 22 janvier 2013 à 0 h 12 min

Peut-être n’aurais-je jamais dû venir ixi.
C’est en lisant Le Monde, un jour, sur Internet. Le destin, implacable. Toujours. On ne choisit pas, on a beau lutter, quelqu’un pousse. Vous savez bien que c’est vrai. Vous le savez, tous. Sinon vous ne seriez pas là, retournant du pied ma dépouille virtuelle et découvrant l’affreux rictus du vaincu qui semble vous regarder encore, vous jetant sa malédiction séculaire

Philippe Régniez dit: 22 janvier 2013 à 0 h 16 min

L’ « oeuvre » de Marguerite Duras offre le même intérêt que les Zones Industrielles qui jouxtent nos cité de province, elle est d’ailleurs contemporaine de leur création. Parasite d’un coeur palpitant de traditions, elle le remplace bientôt par le vide de sa commodité, l’habitude faisant le reste, on en oublie rapidement l’original dont cette froide copie est sortie.

ueda dit: 22 janvier 2013 à 0 h 25 min

Singulier moment quand même que celui où confronté au Ravissement de Lol V Stein, le psychanalyste avoue la double possibilité de sa goujaterie et de sa sottise.

« Ce n’est pas là un madrigal, mais une borne de méthode, que j’entends ici affirmer dans sa valeur positive et négative. Un sujet est terme de science, comme parfaitement calculable, et le rappel de son statut devrait mettre un terme à ce qu’il faut bien désigner par son nom : la goujaterie, disons le pédantisme d’une certaine psychanalyse.

Cette face de ses ébats, d’être sensible, on l’espère, à ceux qui s’y jettent, devrait servir à leur signaler qu’ils glissent en quelque sottise : celle par exemple d’attribuer la technique avouée d’un auteur à quelque névrose : goujaterie, et de le démontrer comme l’adoption explicite des mécanismes qui en font l’édifice inconscient : sottise. »

(car il doit « se rappeler avec Freud qu’en sa matière, l’artiste toujours le précède et qu’il n’a donc pas à faire le psychologue là où l’artiste lui fraie la voie. »)

John Brown dit: 22 janvier 2013 à 0 h 27 min

« Lol V. Stein » , la scène du bal, au casino de S. Tahla. C’était là.
C’est pour moi un texte très difficile, toujours aussi difficile, à chaque relecture. A cause de son évidence même, de son dépouillement, de sa nudité. Il faut, pour y entrer, faire appel à des qualités contradictoires : un abandon naïf, une concentration extrême. Respiration apaisée, la juste distance du regard au livre, attention flottante entre deux eaux. Pouvoir d’envoûtement, comme de certains rêves. Tempo ralenti. Cela tient beaucoup à la brièveté dense des phrases , à la ponctuation : « Ils s’étaient silencieusement contemplés, longuement, ne sachant que faire, comment sortir de la nuit  » . Complètement énigmatique,ce « comment sortir de la nuit »… simple et énigmatique. Quelque chose d’involontairement hiératique et de ritualisé dans les mouvements, les gestes, les regards ; on danse, mais dans la musique du silence. Scène primitive, emblématique de ce qu’il est convenu d’appeler le « coup de foudre », mais dépouillée jusqu’à l’os de toute trace de sentimentalité ; l’exposition lente, hypnotique, de la fatalité. le lecteur fasciné tourne autour du sens, l’entrevoit, le perd, reste en arrêt devant l’énigme : « Michael Richardson se passa la main sur le front, chercha dans la salle quelque signe d’éternité. Le sourire de Lol V. Stein, alors,en était un, mais il ne le vit pas « .

C’est « Phèdre » : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue » . La description des symptômes est la même que chez Racine,mais, chez Duras, la condamnation janséniste de la passion se renverse en son apologie. Tatiana Karl :  » — J’ai des amants, dit Tatiana. Mes amants occupent mon temps libre complètement. Je désire que ce soit ainsi. « 

ueda dit: 22 janvier 2013 à 0 h 27 min

Allons, D.

Vous êtes un être profondément lacanien, je m’en rends compte.

« Adieu tous les objets de mes fantasmes que d’habitude j’écris avec ph comme éléphant mais ce soir je suis bouleversé et j’y mets l’esse. »

S comme quoi?

ueda dit: 22 janvier 2013 à 0 h 48 min

Brown me remet en mémoire un événement:
« Quelque chose d’involontairement hiératique et de ritualisé dans les mouvements, les gestes, les regards ; on danse, mais dans la musique du silence. Scène primitive, emblématique de ce qu’il est convenu d’appeler le « coup de foudre », mais dépouillée jusqu’à l’os de toute trace de sentimentalité ; l’exposition lente, hypnotique, de la fatalité ».

Régniez, lui, croit pouvoir indiquer son inscription véritable:
« les Zones Industrielles qui jouxtent nos cité de province, elle est d’ailleurs contemporaine de leur création. Parasite d’un coeur palpitant de traditions, elle le remplace bientôt par le vide de sa commodité »

Ils ont tous les deux raison.
J’ai vécu ce bal, cette rencontre.
C’était au Géant Casino de Castel (Castelnaudary) où nos deux caddies s’étaient heurté doucement, le temps de tendre deux bras parallèles vers un identique magret de canard.
Nous nous étions silencieusement contemplés, longuement, ne sachant que faire, comment sortir de cette trop grande clarté.
Il y aurait toujours, désormais, la valse hésitation de nos deux chariots, ridiculement vides et encombrants, avec le léger cliquement de cette petite queue métallique qui se rappelle à nous quand on met la pièce.
Nos deux pièces.
Nous nous étions retournés l’un vers l’autre, elle parvenue aux congelés et moi aux nourritures pour chiens.
Nous nous étions efforcés d’y trouver, chacun, un signe d’éternité.

Philippe Régniez dit: 22 janvier 2013 à 1 h 00 min

Le citadin de jadis allait faire ses emplettes dans de petites boutiques charmantes ou au marché, aujourd’hui il va dans « les grandes surfaces » de la zone industrielle sans autre pensée. Il en est de même pour la littérature, l’aficionado d’aujourd’hui se rend dans « Durasfour » sans autre pensée.

On sait pour les Zones Industrielles qu’il n’y a point de salut sans un bon GPS. Il en est de même pour les « oeuvres » des Duras et autres auteurs du même cabas ; d’où toutes ces pseudo-études qui permettent de donner une direction et un sens, sans parler d’une crédibilité, à du vide.

abdelkader dit: 22 janvier 2013 à 1 h 08 min

@Traube, dans tous les cas, l’histoire de ML se réduit, non pas a un cas de psychothérapie grave et complexe comme je le craignais, un cas pour Herr Doktor Freud lui-même, mais a une vulgaire affaire de vaisselle, de tasse de café délinquante, ou pire encore, de quincaillerie bancale…son épitaphe dira: ici-repose la victime innocente d’un errant boulon de 65mm et d’une sous-tasse volante…

Philippe Régniez dit: 22 janvier 2013 à 1 h 10 min

Duras, c’est de la Gavalda avec prétentions et idéologie, n’oublions pas que la Gavalda est traduite et vendue à l’étranger, c’est le directeur anarchiste de droite et gourmet de bonne littérature du Dilettante, s’il est toujours son éditeur, qui doit être content.

abdelkader dit: 22 janvier 2013 à 1 h 33 min

euh…pas vraiment, M. l’abee…ma tribu vient du nord de l’Algerie, rien a voir avec ces gangsters…la vigne et les melons en ete, les olives en automne, et pas grand chose en hiver…et vous, Vot’Imminence? j’apprends que vous avez ecoule un autre examplaire de Celine a un representant en commerce allemand…ca se celebre, Vot’Grace…tournee generale de Schnapps! C’est l’Opus Dei qui offre..

Bloom dit: 22 janvier 2013 à 2 h 53 min

Bloom, le Voyage au bout de la nuit à été récemment un best seller en Grèce.
———
Et pour cause Passou: dans l’épreuve du dépassement des colonnes d’Hercule et du jet de société dans les ténèbres extérieures, les Hellènes sont champions olympiques toutes catégorie…On leur souhaite de redécouvrir presto Ulysses pour que tout rentre dans l’ordre. Peut-être retrouveront-ils un jour la gnak qu’ils ont perdu depuis Alexandre le Grand?

A Camus dit: 22 janvier 2013 à 2 h 58 min

tout ce que les Français avaient construit en Afrique du nord.

J’ai consacré plusieurs articles à ce sujet dans mes Chroniques alégriennes. Il y est question, entre autres, de la pauvreté qui affecte très sévèrement la population kabyle. Mais peut-être ne lisez-vous pas.

Bloom dit: 22 janvier 2013 à 5 h 14 min

« Behind a disguised offshore company structure, the church’s international portfolio has been built up over the years, using cash originally handed over by Mussolini in return for papal recognition of the Italian fascist regime in 1929. » The Guardian, 22/1/13

Tégniez et le Baveux du Var sont bien dans la ligne du Parti.

W dit: 22 janvier 2013 à 5 h 42 min

Lavandes il est vrai qu’une traduction s’éloigne toujours un peu du texte original,une bataille d’expert n’y pourrait rien changer ,pour commencer le traducteur dois je crois faire preuve d’humilité et s’engageant dans cette démarche active de restitution du sens ,de la poésie laisser son égo sur-dimensionné parfois de coté et ne pas en maladresses étouffer le texte de sa main emplumée, pour notre grand plaisir .

tweetie dit: 22 janvier 2013 à 5 h 47 min

Toute l’Algérie moderne est sortie d’un territoire de barbaresques pratiquant le pillage, et de paysans crevant de faim sous un régime ottoman crapuleux. Le territoire devint un pays grâce à sa mise en valeur par les investissements du colonisateur et le travail des colonisés ! Le reconnaitre est la moindre des choses. De même reconnaitre que la population aujourd’hui a changé de maîtres … sans changer d’avenir : la colonisation sous d’autres formes, intérieure, ou l’exil de l’autre côté, chez ces salopards de colonisateurs.
PS : Calme toi, Bloom ! tu te fais du mal … soigne tes nerfs.

KD dit: 22 janvier 2013 à 6 h 22 min

Ueda, comme vous j’ai connu cet instant d’éternité lors d’un accrochage de caddies au Leclerc du village. Elle m’a souri. Puis, s’est penchée dans sa robe décolletée pour ramasser ses pizzas qui s’étaient envolées. Je ne l’ai jamais oubliée. Jamais revue. Où va se nicher le bonheur fugace d’une improbable rencontre ? dans une étreinte de ferraille, n’est ce pas merveilleux ? En souvenir d’elle, je n’achète plus que les pizzas du Dr Oetker. Elles sont excellentes.

KD dit: 22 janvier 2013 à 8 h 05 min

MILAN – Avril 1945

-Claretta ?
-Oui, Benito …
-Tu les connais ceux qui sont pendus aux esses, à côté de nous ?
-Non, Benito ! Des fascistes, probablement…

John Brown dit: 22 janvier 2013 à 8 h 48 min

« Duras, c’est de la Gavalda » (rédigé par Philippe Régniez)

A ce compte-là, Racine aussi. Toute la question est de savoir si la peinture que fait Duras de l’amour et de la passion est d ‘une autre tenue que celle que fait Gavalda (que je confesse n’avoir pas lue). Il n’est pas si facile de trancher. Il est clair que, dans « le Ravissement de Lol V. Stein », celle de Duras est inséparable d’une réflexion sur l’expérience du temps (comme le titre du livre le suggère). Les fantaisies parodiques de Ueda et de KD, les réflexions de Philippe Régniez renvoient à la difficulté de séparer, s’agissant de l’amour, la littérature authentique du roman-photo. Dépouillée de la magie des vers, la substance de « Phèdre », c’est du roman-photo, et du gros. Il est clair que, pour eux, les romans de Duras ne sont que du roman-photo prétentieux.

KD dit: 22 janvier 2013 à 8 h 58 min

Mais non ! JB, Duras ne fait pas du roman-photo prétentieux ! C’est une grande romancière. Un monument national, quoi ! A mettre avec les autres… vite, mes sels, je me meurs.

John Brown dit: 22 janvier 2013 à 9 h 14 min

Faut-il conclure, comme les interventions de Philippe Régniez, de Ueda et de KD suggèrent de le faire, que Lacan donnant rendez-vous à Duras, toutes affaires cessantes, sur le coup de minuit, pour discuter du « Ravissement de Lol V. Stein », ce n’est pas autre chose, avec le recul du temps, que la rencontre de deux burlesques échangeant sur un sujet burlesque ? Chacun ne peut s’appuyer, en définitive, pour trancher en cette affaire, que sur ses fragiles certitudes de lecteur. attention à la réponse, car, au-delà du cas de Duras, il s’agit de savoir si la littérature, qui compte tout de même beaucoup (beaucoup trop ?) dans nos vies, est chose sérieuse ou pas.

joël dit: 22 janvier 2013 à 9 h 35 min

« la misère ici n’est pas une formule ni un thème de méditation. Elle est. Elle crie et elle désespère. Encore une fois, qu’avons-nous fait pour elle et avons-nous le droit de nous détourner d’elle » Albert Camus, Misère de la Kabylie, in L’Alger républicain, 1939

KD dit: 22 janvier 2013 à 9 h 39 min

Jambrun,
Si la littérature était chose sérieuse, ça se saurait, depuis le temps … elle ne nourrit même pas son homme !

KD dit: 22 janvier 2013 à 9 h 43 min

Joel,
C’est pitié de ressortir Albert Camus, fustigeant l’incurie coloniale des gouvernements Blum, Chautemps, et Daladier entre 36 et 39…

Olivier dit: 22 janvier 2013 à 9 h 44 min

JCTweetie l’insulaire faf est décidément incapable de comprendre que personne ne le prend au sérieux, pis, ses postillons n’intéressent personne

John Brown dit: 22 janvier 2013 à 9 h 53 min

Le pastiche,tel que le célèbre « Virginie Q » de Marguerite Duraille, alias Rambaud et Burnier, dévoile que, quelque part, le roi (la reine en l’occurrence) est nu(e). Mais en même temps il est un hommage rendu à sa royauté.Ainsi le pasticheur occupe-t-il sensiblement la position du bouffon de cour.

B16 dit: 22 janvier 2013 à 10 h 01 min

« C’est pitié de ressortir Albert Camus, fustigeant l’incurie coloniale des gouvernements Blum, Chautemps, et Daladier entre 36 et 39″

Sans ces gouvernements , sans la gauche, la cause de vos malheurs, cher JC -la lumière, l’Algérie vous appartiendrait encore c’est certain ! Et dire que vous leur avez tant donné, aux indigènes, et qu’ils ne vous ont même pas remercié de les avoir sauvés !!!

D. dit: 22 janvier 2013 à 10 h 13 min

JC n’a que la bave à la bouche. Je ne comprends pas ce qui séduit tant ueda chez lui. Mais il est vrai que ueda m’a beaucoup déçu, je l’ai déjà dit (je suis bien aise que Daaphnée l’ait remis à sa p l a c e).

D. dit: 22 janvier 2013 à 10 h 19 min

Au fait, Le Ravissement de Lol V. Stein est un livre magnifique, et India Song un des plus beaux films français de la fin du vingtième siècle. Je déconseille l’un et l’autre à TK, il ne les comprendrait pas, comme dit la mauvaise langue.

D. dit: 22 janvier 2013 à 10 h 23 min

Il faut dire que j’ai lu Duras pendant un voyage vers Krypton. J’étais donc dans un état particulier. Le vide sidéral exacerbe l’affect et prédispose à la réception émotive.

ueda dit: 22 janvier 2013 à 10 h 25 min

« veda, vous serez bien aimable d’écrire M. Régniez ou Philippe Régniez, je sais, c’est moins républicain »

Ecoutez, Régniez, j’avais cru faire preuve à votre égard de pédagogie, et m’en voilà récompensé.

Il vous a été dit plusieurs fois sur ce blog que demander de se faire appeler « Monsieur X » est la revendication d’un plouc, et je n’aime pas faire rire à vos dépends.
Si vous voulez, ce sera PhR, et n’en parlons plus.

veda, c’est très bien.
(Mais pas de Monsieur Veda, ou de Roger Veda, de grâce, je ne suis pas un marchant de pastilles).

D. dit: 22 janvier 2013 à 10 h 41 min

Monsieur Veda (ou dois-je vous appeler Roger ?), vendre des pastilles est une profession honorable. C’est la mienne. Mais apprenez que m a r c h a n d s’écrit avec un d (comme moi).

KD dit: 22 janvier 2013 à 10 h 42 min

Tous les fascistes bavent, c’est bien connu ! « JC est horrible quand il bave » m’a dit un ancien compagnon de cellule de ce monstre. Un type courageux pourtant, qui avait fait la casbah dans les paras.
Dites moi, ueda, il y aurait du vrai dans cette romance durassienne avec la Daaphnée ? Quel jaloux, ce Dédé…!

Monsieur X dit: 22 janvier 2013 à 10 h 46 min

ueda dit: 22 janvier 2013 à 10 h 25 min
se faire appeler « Monsieur X » est la revendication d’un plouc

Eh, oh, un peu de respect, je vous prie.

D. dit: 22 janvier 2013 à 10 h 49 min

KD dit: 22 janvier 2013 à 10 h 42 min
Dites moi, ueda, il y aurait du vrai dans cette romance durassienne avec la Daaphnée ?

Sainte Vierge ! Bien sûr que non. C’est purement sexuel.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 10 h 49 min


…à des variables dans l’histoire des civilisations,…
…le mieux,…c’est de choisir la plus opportune au moment des faits à inscrire dans l’histoire,…
…la réputation d’une méthode pour résoudre un ensemble d’évènements ne doit pas rester une contrainte nationaliste de  » made of « ,…suivis d’une école de management,…
…mais plutôt s’improviser pour les cas particuliers suivant ses forces disponibles,…et les orientations environnementales des sécurités économiques pour stabilisés les fonctionnements des stratifications à un style provisoire de maturité dans la gestion de l’état, en gros.
…la liberté créatives des artistes de tous poils est vitales,…pour simulés des méthodes adaptées au pour cas,…
…encore faut-il avoir un minimum de « parasites » volontaires avec château,…pour les uns à faire diversions,…pour les autres à s’adapter au rendements spéculatifs des inversions lucratives,…
…de l’économie sociale,…pas spécialement,…plutôt,…garder une harmonie souveraine très souple des liés & déliés,…pour en illustrer les civilisations vierges de notre avenir,…aux contour noir de nos passés,…la tolérance en nos états pour rester flexible aux changements de nos conforts modernes improvisés,…
…puisque au bout du compte la mort tyrannique nous attend,…pour nous redonner une virginité temporelle des remous de nos natures réduit à des éléments chimiques à globaliser,…
…toujours est-il,…que l’action de l’armée de l’Algérie,…de ces jours,…est éclatante d’efficacité,…
…se re-positionner en roseau en cas de cyclone,…n’est pas une mince « affaire »,…avec l’habitude de mes Dieux à poils des voies de la soie,…du colombier,..
…etc,…qu’on prenne Dédale,…la rose en main,…

Roger Dugommeau dit: 22 janvier 2013 à 11 h 01 min

Giovanni Sant’Angelo dit: 22 janvier 2013 à 10 h 49 min

les orientations environnementales des sécurités économiques pour stabilisés les fonctionnements des stratifications à un style provisoire de maturité dans la gestion de l’état, en gros.
…pour simulés des méthodes adaptées au pour cas,…
garder une harmonie souveraine très souple des liés & déliés,…pour en illustrer les civilisations vierges de notre avenir,…

Tout cela est très clair. Je cautionne.

D. dit: 22 janvier 2013 à 11 h 08 min

Je vois que Renato n’est toujours pas rentré de son week-end à Maubeuge. Il profite de la vie, c’est un jouisseur, on le savait. Il a bien raison.

KD, les insinuations, ce n’est pas mon genre.

paniss dit: 22 janvier 2013 à 11 h 15 min

J. Barozzi et Ph. Régniez à 23H48: Caroline Fourest est quelqu’un de bien, c’est une femme courageuse, un peu brouillon parfois. Et que Mr Régniez veuille l’envoyer en enfer, ça c’est quand même un plus!!!

KD dit: 22 janvier 2013 à 11 h 18 min

Les nouvelles de Maubeuge sont alarmantes : il aurait rejoint une donzelle chez elle. Les voisins se plaindrait de vibrations dangereuses dans tout l’immeuble !…
La sécurité civile est alertée, le Préfet a interrompu ses vacances à Mourmansk, une cellule de soutien psychologique est en place sous les ordre de Mademoiselle Duras, neurologue bien connue.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 11 h 21 min


…faut pas pousser une explication,…à des reflets déviants de l’adaptation d’un texte,…aux préoccupations égoïstes et personnelles de chacun,…à ses impostures,…
…comme,…prendre des lanternes pour des vessies,…
…etc,…

La mauvaise langue dit: 22 janvier 2013 à 11 h 26 min

Cette tarte à la crème : L’artiste précéderait toujours le psychanalyste…

Non.

La science est analyse consciente, dûment vérifiée par les pairs. L’artiste n’est qu’intuition. L’intuition est utile, voire nécessaire mais ne constitue en aucune façon une science, même molle.

Faut arrêter un peu les clichés.

KD dit: 22 janvier 2013 à 11 h 32 min

Vous connaissez tous et toutes la photo de Simone de Beauvoir devant un lavabo, prise par un admirateur imagier, Art Spray, en territoire anglo-saxon.
Nous avons retrouvé quelque chose de semblable : la Duras devant un lavabo. Le lavabo est très bien.

D. dit: 22 janvier 2013 à 11 h 43 min

KD, êtes-vous sûr de ne pas confondre avec la fameuse photo de JC, prise le jour où il testait sa perruque tweetie ? Sachant que JC est intégralement épilé — c’est lui qui l’a dit — la méprise est possible.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 11 h 50 min


…y en a,…qui on tout faux d’endoctriné,…et qui persévèrent,…
…comme si l’adaptation de la psychanalyse,…n’est pas qu’une simple et réelle  » inquisition » de remplacement aux Dieux,…pour se faire valoir du gains de ses escroqueries,…( les secrets de la médecine)

…sauf les cas préparés en amont pour des déductions en aval,…pour encore nourrir son sophiste imposteur à gaver les oies blanches au biberon de Babylone – gay – parade de diversion des libertés de penser,…
…et Toc,…pour les profs de mes deux experts de parasites témoins des paradis fiscaux lobbying du clan aux pouvoirs des connivences altruistes du terroir à mettre en esclavage à crédit,…
…el cond’or del passa,…l’europe à crédit,…a cols blancs des prestidigitateurs à l’€uro,…l’école de la domination aux €ros à pointes,…
…etc,…go,…

KD dit: 22 janvier 2013 à 11 h 50 min

D.
j’enquête sur votre suggestion intéressante, par l’intermédiaire d’amis sûrs et compétents.
Pour l’épilation totale, il me semble que c’était TTKK, mais je peux me tromper.
Je ne puis enquêter moi-même, hélas, des voyous, certainement venus d’ailleurs, m’ayant piqué les pneus de mon fauteuil roulant pendant mon sommeil.

Camarade Cassandra dit: 22 janvier 2013 à 11 h 53 min

Giovanni, votre crainte est partagée : l’Europe est morte, célébrée par deux agonisants qui se détestent.

Roger Dugommeau dit: 22 janvier 2013 à 11 h 56 min

…sauf les cas préparés en amont pour des déductions en aval,…pour encore nourrir son sophiste imposteur à gaver les oies blanches au biberon de Babylone – gay – parade de diversion des libertés de penser,…

Ça m’a l’air frappé au coin du bon sens.

Roger D. dit: 22 janvier 2013 à 11 h 59 min

On m’a signalé qu’il était question de moi ici.
Je mets les choses au point.

Les Gommeau étaient de noblesse de robe ardennaise (sans particule, comme les Molé, etc.), bien qu’on trouve un de mes ancêtres dans le Tableau histotique de la Noblessse militaire de Waroquier de Méricourt parce qu’il était Garde du roi (1775).

Une branche de cette famille, dont je descends, a cru bon en 1743 de s’adjoindre une particule dont elle n’avait nul besoin.
Après la révolution ma famille a toujours résisté au snobisme nobiliaire, et du Gommeau s’écrit désormais Dugommeau.

Dans les années 1960, un oncle lointain prénommé Roger comme moi, a ouvert à Montparnasse une entreprise prospère, et comme nos origines ardennaises ont été confondues avec la Belgique, il a rendu assez glorieux son surnom amical de « La Frite ».

Roger tout court ne me dérange pas, je suis radical de gauche.

KD dit: 22 janvier 2013 à 12 h 01 min

Soyons amis, D. !
Deux durassiens* ne peuvent que s’apprécier !
(* les fous de Duras ne peut qu’en recommander la lecture, sans l’avoir lue, préférant l’Equipe)

Roger La Frite dit: 22 janvier 2013 à 12 h 04 min

Non content d’avoir tenté de remplacer mon établissement par un fast-food asiatique, vous venez encore me narguer, ueda ? Vous n’avez pas supporté que ce soit un marchand de hamburgers qui ait remporté la mise, avouez !

bouguereau dit: 22 janvier 2013 à 12 h 06 min

Parce que vous rangez la psychanalyse parmi les sciences, ML !

..c’est la noblesse de plug danl’cul baroz..avec bonton on off pour la diode électroluminescente..quand le bouton est sur on c’est scientifique, ça se voit bien

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 12 h 07 min


…je ne vais me mettre à faire de la politique,…
…puisque de toute façon aucun partis est libre et franc-tireur,…
…tout des opinions à se partager un bout de tarte au paradis du fisc à l’expresso – pizza – peuple d’enchois en boîte de l’âme-soeur bien rôdée pour arrondir ses fin de mois,…aux salaires mixtes des cornes de Belzébuth,…Goal,…un de plus,…
…etc,…

Roger Dugommeau dit: 22 janvier 2013 à 12 h 11 min

se partager un bout de tarte au paradis du fisc à l’expresso – pizza – peuple d’enchois en boîte de l’âme-soeur bien rôdée pour arrondir ses fin de mois,…aux salaires mixtes des cornes de Belzébuth,…

Là, pour une fois, j’ai du mal à vous suivre.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 12 h 27 min


…simplement en être  » collabo  » du profit ,…et se taire,…la maturité du dévergondage en cercles privés,…les rouas- âges sociaux,…de l’éternel prestige d’être précis et à l’€uro du discernement,…
…merci,…de revernir mon pinceau,…au tire aux flancs réversibles stoïques à jour,…
…etc,…j’ai autre chose à faire,…au revoir,…
…etc,…

lucas dit: 22 janvier 2013 à 12 h 34 min

Popotin a dû être éconduit par bouguereau dans une backroom, je ne vois pas d’autre explication à cet acharnement.

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 13 h 09 min

Avant d’écrire que la littérature ne nourrit pas ses auteurs, il faudrait définir:
1/ la Littérature avec un L majuscule
2/la littérature avec un petit l
3/Les best-sellers: Cela peut rendre milliardaire, voir la fortune de la mère des Harry Potter, Dame Rowling, plus riche que les Windsor-Mountbatten (se lit Beatenberg, en allemand): Bref en à peine un peu plus de dix ans, une plus grosse fortune que plusieurs siècles de labeurs pénibles pour faire de la petite Angleterre (1066) ce qu’elle fut, disons avant 1948, année de la disparition des Indes, de l’Empire Britannique.

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 13 h 15 min

@ KD: Vous devriez signer avec un P au milieu.
Pour ce qui est de l’épilation totale, vous devez confondre avec quelqu’un d’autre: un nageur olympique, un body-builder ?

Jacques Barozzi dit: 22 janvier 2013 à 13 h 19 min

lucas, si Popotin a été éconduit par bouguereau, qui n’est pas non plus un perdreau de l’année, dans une backroom, où l’on ne voit strictement rien, c’est qu’il doit être particulièrement vilain et mal foutu !

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 13 h 26 min

Franchement, Maubeuge, c’est horrible comme ville, et la population au chômage-discontinu boit trop d’alcool. Je suis passé une fois par Maubeuge, rejoignant l’aéroport de Bruxelles à Pont-sur-Sambre. La région serait moins moche, si les habitants nantis n’étaient pas partis s’établir en Belgique. Il faut dire que l’industrie locale est mal en point. En passant la frontière, on passe de maisons (de maîtres) en parfait état, à ce qui ressemble aux quartiers non encore rénovés de Budapest.

KD dit: 22 janvier 2013 à 13 h 52 min

@ KD: Vous devriez signer avec un P au milieu.

Bonjour monsieur Kron ! Pourriez-vous me dire pour quelle raison devrais-je signer KPD ?
Une astuce zürichoise , un épisode que j’aurais manqué …? Merci.

John Brown dit: 22 janvier 2013 à 13 h 59 min

Relu, une fois de plus, le début du « Ravissement de Lol V. Stein » . La scène de la nuit au Casino de T. Beach, nuit de la rencontre de Michael Richardson et d’Anne-Marie Stretter, nuit de l’abandon de Lol par son fiancé Michael Richardson. C’est pour moi un texte difficile, toujours aussi difficile, à chaque relecture. Il est pourtant d’une grande simplicité narrative. Mais justement la difficulté tient à son évidence même, à son dépouillement, à sa nudité. Il s’agit d’y entrer , ce à quoi, d’une manière très mystérieuse au fond, le texte vous invite. Entendons-nous : la lecture est généralement une opération banale qui consiste à parcourir un texte imprimé. Or il ne s’agit pas ici de se contenter de parcourir. Il s’agit d’entrer, de la même manière qu’on entre dans la poésie. Très facile de rater son coup, de rester à la surface, à l’extérieur. Pour entrer vraiment dans le texte de Duras, il me faut faire appel à des qualités contradictoires : un abandon naïf, une concentration extrême. respiration apaisée, la juste distance du regard au livre, attention flottante, entre deux eaux. Pouvoir d’envoûtement, comme de certains rêves. Tempo ralenti. Cela tient beaucoup à la brièveté dense des phrases, à la ponctuation : « Ils s’étaient silencieusement contemplés, longuement, ne sachant que faire, comment sortir de la nuit « . Très énigmatique à première lecture, ce « comment sortir de la nuit  » ; le sens et l’importance de de cette notation échappent d’abord, invitant, avec d’autres indices du même genre, à une relecture. La scène a quelque chose d’involontairement (de la part des personnages) hiératique, ritualisé dans les mouvements, les gestes, les regards ; on y danse, mais dans la musique du silence . Scène primitive, fondatrice dans l’histoire de Lol V. Stein, emblématique de ce qu’il est convenu d’appeler le « coup de foudre », mais dépouillée jusqu’à l’os de toute sentimentalité, première forme de mise à distance du roman d’amour et de ses recettes rabâchées . Exposition lente, hypnotique (pour les personnages, pour le lecteur), de l’engrenage de la fatalité, que le regard du lecteur, presque confondu avec celui de Lol, est invité à suivre en temps réel , d’où l’emploi du présent de narration, en un déroulement cinématographique (il faudrait décomposer la scène en termes de story board) au ralenti . L’expérience décrite ici est une expérience du temps. L’écoulement inexorable du temps entraîne insensiblement le couple des amants dans leur histoire et les éloigne de Lol. La rencontre d’Anne-Marie Stretter provoque dans la vie de Michael Richardson un changement qui devra  » maintenant être vécu jusqu’au bout « . Les notations quelque peu énigmatiques à première lecture sont en rapport avec cette expérience du temps et s’éclairent par elle. Expérience ambiguë : leur fascination réciproque fait entrer les deux amants dans une expérience de temps arrêté ( ils ne savent pas comment sortir de la nuit ) mais parallèlement l’élan passionnel déclenche un enchaînement temporel irréversible : « Michael Richardson se passa la main sur le front, chercha dans la salle quelque signe d’éternité. Le sourire de Lol V. Stein, alors, en était un, mais il ne le vit pas  » . Ce temps se vit au ralenti mais c’est en réalité un temps accéléré : « Aux toutes premières clartés de l’aube, la nuit finie, Tatiana avait vu comme ils avaient vieilli « . Le temps de Lol est, lui aussi, un temps arrêté, celui de la contemplation fascinée, mais solitaire. La « maladie » de Lol, c’est cela, c’est son « ravissement ». L’intervention de la mère, à la fin de la scène, arrache Lol à sa contemplation hébétée et réintroduit l’écoulement du temps sous la forme d’un rituel caricatural. Un fil conducteur nous est donné dans cette première scène, celle de la contemplation ravie. Le temps tumultueux de l’aventure amoureuse n’est pas, pour le moment, le temps de Lol.

Contemplation fascinée. La scène nous introduit à un leitmotiv essentiel du récit à venir : celui du voyeurisme. Jeu des regards emboîtés. Les amants unis par le regard sont regardés par Lol, qui est regardée par Tatiana. L’ensemble de la scène est regardée par le narrateur. La position de la romancière elle-même peut elle aussi se définir en termes de voyeurisme. Le ravissement de Lol est au fond, à un degré plus élevé, aussi celui de Duras. Autre forme de mise à distance de la perspective du roman d’amour banal : la contemplation ouvre à la méditation.

Racine : Junie et Britannicus sont épiés par Néron, épié par Narcisse, sous le regard souverain du dramaturge. Mais au regard jaloux de Néron s’oppose le regard bienveillant de Lol. Racine encore, mais à l’envers : c’est Phèdre : « Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue  » . Mais la condamnation racinienne de la passion fait place à son apologie. C’est le choix de Tatiana Karl, l’amie d’enfance de Lol et son antithèse :  » — J’ai des amants, dit Tatiana. Mes amants occupent mon temps libre complètement. Je désire que ce soit ainsi. » Le désordre amoureux est une paradoxale mise en ordre de la vie.

Anne-Marie Stretter et Michael Richardson vivront jusqu’au bout leur histoire d’amour, après quoi ils se quitteront. Chez Marguerite Duras, les histoires d’amour ne finissent pas bien, elle se vivent un point c’est tout. Il est bon qu’il en soit ainsi .

Telle est la leçon de vie proposée par une romancière chez qui la leçon de Racine est corrigée par celle d’ André Breton.

Peut-on dégager de la lecture du « Ravissement de Lol V. Stein une leçon de sagesse » ? Sagesse paradoxale, déjà présente, sans doute, dans l’image initiale des deux petites filles unies dans la danse. Une sagesse ? En somme, le consentement de Tatiana au désordre amoureux couronné par le sourire compatissant et distancié de Lol…

Alexia Neuhoff dit: 22 janvier 2013 à 14 h 19 min

« Duras, c’est de la Gavalda… » dit-il. Pas besoin de s’user les oeillères jusqu’à la fin de la première page : Duras est une FEMME, ce qui revient selon lui à dire « bonne pour la poubelle ! » Quant à penser qu’elle ait pu avoir des « idées » et les exprimer -de même que Caroline Fourest-, là le mec s’étrangle. Que, de surcroît, ces « idées » soient progressistes et dénoncent sans relâche sa morale moyenâgeuse, il suffoque, il écume, et sa rage fait ici ces dérisoires éjaculations de linge sale.

lucas dit: 22 janvier 2013 à 14 h 20 min

« jeu des regards emboîtés ».

Un bon ophtalmo devrait pouvoir vous arranger ça, John Brown. On opère très bien le strabisme, de nos jours.

XVZ dit: 22 janvier 2013 à 14 h 27 min

KPD, DDR, DRH, TKT, DHH, toujours des acronymes à trois lettres. Alors je pose la question : pourquoi pas quatre, comme dans ππKK ?

lucas dit: 22 janvier 2013 à 14 h 31 min

Félix Popotin dit: 22 janvier 2013 à 14 h 27 min
on me trouve très séduisant

Votre pseudo l’indiquait déjà. Felix Popotin = Heureux Postérieur, une façon élégante de dire Gros Cul, et il y a des amateurs, en effet.

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 14 h 45 min

@ “XVZ dit 22 janvier 2013 à 14 h 27: Pour DDR et KPD, CDU, SPD, CSU, ZAR, UBS, SVP, SBB, c’est ainsi. CON n’est pas un acronyme, mais cela vous irez assez bien.
À quatre lettres: DSWA/GSWA, COOP, CNIP, si vous voulez je pourrais en ajouter.
Et pourquoi HR ? Human Ressources ? ou Homme en Réduction ?

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 14 h 47 min

cela vous irait assez bien.
Je corrige certains crétins font leur miel des fautes de frappe des petits camarades de Blog.
Tenez, justement BLOG est un acronyme à 4 lettres anglophone.

XVZ dit: 22 janvier 2013 à 15 h 04 min

Ça dépend, TKT. Si vous prononcez còn, côn, cơn, cọn, cỏn, cốn, cớn, cồn, cờn, cộn, cỡn ou cợn, ce n’est pas un acronyme. Mais C.O.N. est l’acronyme de la Congrégation des Œuvres de Noël, à laquelle j’appartiens.

John Brown dit: 22 janvier 2013 à 15 h 07 min

« Duras, c’est de la Gavalda… » dit-il (rédigé par Alexia Neuhoff)

La seule façon de triompher de ce réductionnisme aussi vide de sens que malveillant, c’est de tenter de montrer que Duras, c’est bien autre chose que de la Gavalda. Et la seule façon qui me paraisse décisive, et que d’ailleurs, je connaisse, c’est d’entrer dans le détail des textes. Je me suis fait agresser l’autre jour sur un autre fil par un Paul Edel furibard pour avoir exprimer plus que des réticences à l’égard de l’oeuvre d’Aragon. J’ai sans doute poussé le bouchon aussi loin que je pouvais, dans mes ardeurs iconoclastes et provocatrices. Mais tout ce que Paul Edel a trouvé à m’opposer, ce sont des incantations du genre : qui n’apprécie pas Aragon ne comprendra jamais rien ni à Charles d’Orléans ni à Péguy. Attendrissante profession de foi malheureusement assortie d’une absence totale de démonstration. Il n’y a pas à tortiller : en matière de goûts littéraires, la pierre de touche, c’est le texte, et rien que lui. Evidemment, on peut faire dire à un texte des tas de choses, et nous voilà bientôt confrontés aux apories de la critique littéraire…

bouguereau dit: 22 janvier 2013 à 15 h 32 min

..tout ce long baratin pour nous assurer que tu nous préfères une bande d’apories à notre charles d’orléan jean marron..c’est du joli

bouguereau dit: 22 janvier 2013 à 15 h 37 min

Chez Marguerite Duras, les histoires d’amour ne finissent pas bien

..est ce que tu veux dire qu’elles finissent mal en général ?

keupu dit: 22 janvier 2013 à 15 h 54 min

C’est vrai, bougereau, je me la flatte à donf, mais comment tu le sais ?
Au fait, je voulais te demander : t’es chti, toi, non ? Y a plein d’expressions chtis dans tes posts, comme ce « à c’t’ heure », par exemple.

lucas dit: 22 janvier 2013 à 16 h 03 min

ben, bien sûr qu’y est deu chnord, li z’aut’. Teul verrau dein sein opel kadette avec sa cornet eud frites, vingt noms.

le crémier de JC dit: 22 janvier 2013 à 16 h 56 min

Pour qui me prenez vous ? Je ne suis qu’un simple commerçant ! Qui peut faire attention à un minus comme moi ? Ceci dit, j’ai une belle clientèle, sauf que l’autre est introuvable !? Parti en voyage, pour sûr.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 16 h 58 min


…d’ou le dicton,…en musique,…

… » tout çà ne vaut pas, un clair de lune à Maubeuge « ,…un soleil de Tourcoing et faire du sport au kremlin,…vraiment là n’importe quoi,…

…pour dire,…que l’on s’en fout,…à l’inverse des  » collabo’s et nobles royalties  » en partage et miettes des systèmes d’état,…à en pâtir du mou-ton à l’anglaise,…

…l’europe féodale,…
…le retour moderne à la  » Harry Potter » des jeunes enfarinés à  » Métropolis »,…costumes , cravates,…des valeurs pour s’asseoir dessus,…
…les valeurs à gaver les oies blanches du pigeonnier à la saumure,…
…etc,…la rétroprojection du tir renverser lobbying au but,…les yeux fermés,…Goal,…aux classes dirigeantes à poils de porc,…des poncifs à la gomme,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 17 h 09 min


…chevaliers de la table ronde goûtons voir si le de vin est bon,…
…goûtons voir Si, Si, Si,…
…si le moût de raisin est bien écraser,…etc,…

Mimi Moustiquette dit: 22 janvier 2013 à 17 h 19 min

Popotin a dû être éconduit par bouguereau dans une backroom, je ne vois pas d’autre explication à cet acharnement.

OU
l’a trop tiré sur l’élastique et le Boug’ lui a tapé sur la tête.

bouguereau dit: 22 janvier 2013 à 17 h 25 min

Baroz découvre le fil à couper le beurre. Un progrès…!

y’a l’épilation au sucre candy si t’en as raz le bol de retrouver tes poils de cul dans la motte dracul

D. dit: 22 janvier 2013 à 17 h 29 min

Je plaisante, bien sûr. Si je n’étais pas là, il n’y aurait ni lucas, ni Alexia Neuhof, ni bouguereau, ni Mimi Moustiquette, ni XVZ, ni Marlon, ni keupu, ni la mauvaise langue, ni le crémier de JC, ni John Brown : tous ces pseudos, c’est moi. je suis obligé de varier pour ne pas lasser.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 17 h 36 min


…pour des pinceaux à peindre,…y a le choix,…à poils de martre,…& du blaireau à peindre en glacis, c’est de l’improvisation,…
…les pinceaux au poils de porc,…c’est très courant en peinture conceptuel,…de plus à l’acrylique,…le lobbying au synthétique,…c’est la classe,…
…comme qui dirais il faut pas y voir malice,…en tournoi littéraire du bouchon,…of course,…
…etc,…

D. dit: 22 janvier 2013 à 17 h 42 min

…en tournoi littéraire du bouchon,

..ma mère.. y’a ldécapsuleur a ventouze si tu veut éternuer par le cul.. vdqs

KD dit: 22 janvier 2013 à 17 h 45 min

D., vous qui avez du bon sens : Mimi Moustiquette, la nouvelle, ce n’est pas quelqu’un de la famille Duraille qui viendrait mettre de l’ordre, hein ?
L’ordre durassik park, on n’en a pas besoin, ici !

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 17 h 49 min


…un art qui se perd la conversion à coucher ses couleurs,…d’azur semé de fleurs d’Ulysse,…attendre que çà sèche pour hisser pavillon aux armes de mon joie s’en dénie,…
…encore,…d’or et de gueule,…entremêlés,…du picad’or,…Ollé,…
…etc,…

Bloom dit: 22 janvier 2013 à 17 h 54 min

1948, année de la disparition des Indes, de l’Empire Britannique.

Pas pour pinailler, TKT, juste pour l’exactitude des faits: la disparition du Joyau de la Couronne, c’est 1947, le 14 août pour le Pakistan, le 15 pour l’Inde (évidemment…). Certes, 1948, c’est l’indépendance de la Birmanie, partie intégrante de l’Empire des Indes, mais aussi et surtout la fin du mandat sur la Palestine, la création de l’Etat d’Israel, et le premier conflit israélo-arabe.
Sur les espoirs suscités par le passage de l’Inde à l’Indépendance, à 00h le 15/8/47, Salman Rushdie a écrit le texte le plus éloquent, l’introit des Enfants de minuit.
FH qui se rend à Delhi avec 6 de ses ministres et une délégation de patrons le jour de la saint Valentin sera à même d’évaluer le contenu exacte de ce ‘tryst with destiny’ dont parlait le pandit Nehru, qui écrivait ses mervelleux discours lui-même. Pas étonnant qu’il ait tapé dans l’oeil de Lady Mountbatten.

KD dit: 22 janvier 2013 à 18 h 00 min

J’ai entendu dire que le bandit de Pandit avait tapé plus bas. C’est vrai que les gens sont méchants et rumeurophile.

D. dit: 22 janvier 2013 à 18 h 08 min

D’après JC que je viens d’avoir au téléphone (il articule toujours aussi mal), Mimi Moustiquette serait l’un des multiples pseudos de Thierry Kron sur toile Traube. Personnellement, j’en doute.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 18 h 10 min


…encore fraîche,…honnit soit qui mal y pense,…
…mieux ne pas commenter avec ses tenants,…tout un savoir faire qui se perd,…
…des chinoiseries de tournoi d’esprit à se les chauffer en temps de glace,…vanille,…
…etc,…

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 18 h 29 min

@ Bloom: Oui 1947, ce n’est pas pinailler, c’est mettre les horloges à l’heure. Un peu plus tard, il y eut l’indépendance de la Malaisie, puis Singapore se retire de cette nation formée de plusieurs états. Lee Kuan-Yew dans ses mémoires, raconte que le PM de Malaisie mit les Singaporeans dehors.Les Malaisiens racontent, que LKY claqua la porte. Avec la République de Singapore, LKY se mit à l’œuvre, le PAP au pouvoir (exclusif): en faire une sorte de Suisse asiatique avec comme valeur ajoutée, le plus grand port de transfert entre l’Asie et le reste du monde.
PS: Pour Lady Mountbatten, fille d’un banquier juif-allemand émigré, en effet Nehru fut son amant, pendant que Lord Mountbatten vivait avec sa maitresse française. Cela s’appelle un arrangement, cela évite les divorces gouteux, les scandales bourgeois, tout le monde est content.

drapalong dit: 22 janvier 2013 à 18 h 30 min

La liaison entre Edwina Mountbatten et Nehru a été révélée publiquement par Janet Morgan dans A life of Her Own (1991). Avant ça, elle n’était connue que de quelques rares proches, dont Bloom, qui fut le dernier boy de Lord Mountbatten dans les années 70.

KD dit: 22 janvier 2013 à 18 h 33 min

Je sors d’un réunion où nous parlions des dangers de conflits dégénératifs en 2013. Le consultant stratégiste en voyait deux d’égale gravité : Israel/Palestine et TKTK/ D. Il n’avait pas encore intégré Mimi Moustiquette dans ces modèles.

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 18 h 38 min

Drapalong, les proches dans ce genre de milieu, c’est un nombre important de familles. Les Mountbatten ont une descendante, leur fille, elle porte le titre (je crois) de SAR la princesse de Burma. Une vieille dame minuscule, au teint ashkénaze et couverte de diamants, mais d’une manière humble, le parle des diamants. Elle est souvent interviewée lors de reportages sur la famille Windsor.

observateur neutre dit: 22 janvier 2013 à 18 h 43 min

« couverte de diamants, mais d’une manière humble »

A part TKT, on ne voit pas qui pourrait écrire ça.

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 18 h 46 min

Divorces couteux, bien sûr, mais qui sait il y a peut-être aussi à écrire « Le goût des Divorces ». Aujourd’hui il n’y a rien de plus démocratisé que les divorces, je dirais même, les prolos divorcent eux aussi. Pourtant certains veulent le mariage pour tous et organisé/orchestré par un Président jamais marié.
En République d’Afrique du Sud ZAR, le Président a 8 épouses, et son pays est un des états les plus libéraux du monde, en matière de gaytitude.

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 18 h 51 min

@ observateur neutre dit: 22 janvier 2013 à 18 h 43 min
« couverte de diamants, mais d’une manière humble »
A part TKT, on ne voit pas qui pourrait écrire ça.:
Bingo !
Vous êtes un fin observateur, moi aussi, c’est la raison pour laquelle je sais relativiser le port des diamants, des perles etc…

DHH dit: 22 janvier 2013 à 18 h 52 min

@la liaison entre Edwina et Nehru etait connue et pas seulement d’une poignée d’initiés bien avant 1991.
elle avait même fait l’objet d’une tentative romanesque sirupeuse sous la plume de catherine clement,qui, toute talentueuse érudite et intelligente qu’elle soit, n’a pas repugné à y mettre sa facilité d’ecriture au service d’une oeuvre qui pourrait faire bonne figure dans la collection Harlequin; ce qu elle avait deja fait en racontant le couple Arendt Heidegger comme un roman-photo

KD dit: 22 janvier 2013 à 18 h 54 min

8 femmes ? huit fois cocu !
Ce que nous pensons du mariage ? Acte irresponsable !
Ce que nous pensons du mariage « pour tous » ? Une saloperie totalitaire isolant les célibataires, blessés, stigmatisés, insultés dans leur choix …

bouguereau dit: 22 janvier 2013 à 18 h 55 min

rien n’est vrai qui ne puisse être copié dédé..on a dit ça de 1000 façons..il y en a un qui est allé jusqu’à un « c’est le vrai qui ressemble au faux » tellement que ça a un caractère de nécessité..depuis la nuit des temps, la notre, jusqu’à cette extraordinaire phrase en english « même pas faux » d’un nobel pour mépriser un collègue..ça en boucherait un coin a dracul..avec toi la tête la première beurrée et bien profond

D. dit: 22 janvier 2013 à 19 h 03 min

avec toi la tête la première beurrée et bien profond

Alors ça, monsieur Bouguereau, permettez-moi de vous dire que c’est une méchanceté gratuite.

Thierry Kron dit: 22 janvier 2013 à 19 h 07 min

je rectifie: comtesse de Burma, fille du premier Earl of Burma SAR le prince Beatenberg Lord Mountbatten.
@ D.: Le teint ashkénaze ? Donnez moi une adresse e-mail valable, je vous envoie des Jpeg de ma famille, sur 4 générations.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2013 à 19 h 08 min


…Windsor,…
…l’élimination du sang Plantagenêt sous les Tudors,…
…des Tudors on passe aux Stuarts,…
…enfin la maison de Hanovre,…de Windsor,…
…putain ou est passée la maison d’Anjou,…de souche sûre de l’aurore boréal,…un coup de Belzébuth au royalties de pinceau à glacis,…abonner absent du terroir,…etc,…

drapalong dit: 22 janvier 2013 à 19 h 12 min

DHH, la « tentative romanesque sirupeuse » de Catherine Clément, Pour l’amour de l’Inde, a été publiée en 1993, soit 2 ans après la bio de Janet Morgan.

drapalong dit: 22 janvier 2013 à 19 h 20 min

J’ajoute que jamais la presse à scandale n’en a fait état en Grande-Bretagne. Alors, vous étiez peut-être au courant, mais je vous assure que, dans ce cas, vous étiez l’une des rares à le savoir, en dehors de la famille royale et des quelques personnes bien informées (médias, milieux politiques) qui ont observé un silence radio total sur la question.

qlkjr dit: 22 janvier 2013 à 19 h 22 min

Le teint ash qu’est nase (parfois écrit ashkénase) est un teint cendré qui a perdu de son éclat (ce qui est d’ailleurs le propre du teint cendré).

bouguereau dit: 22 janvier 2013 à 19 h 25 min

Je me demande parfois si Boug a une âme

« even not wrong »..tu l’as déja dit 10 fois keupu..honteusement caché sous différents pseudo….sapré keupu..vu que tant ta benoite connerie est dure a falsifier

D. dit: 22 janvier 2013 à 19 h 27 min

KD, vous pensez donc que les femmes ont une âme, et vous avez raison. Car vous savez, j’espère, que Philou est aujourd’hui une femme.

DHH dit: 22 janvier 2013 à 19 h 28 min

@drapalong
la premiere fois que j »en ai entendu parler c’etait vers 1975 de la bouche d’une homme politique français qui ne considerait pas cela comme un scoop mais s’y referait comme à un fait connu dans lequel lui voyait une explication du baclage final de l’independance et de la partition par un Mount batten que sa situation mettait mal à l’aise et qui voulait en finir avec cette affaire indienne

D. le vrai dit: 22 janvier 2013 à 19 h 30 min

Thierry, j’ai souvent contemplé vos photographies. Il se trouve que j’ai quasiment le même teint que vous. Pensez-vous que je puisse avoir des ancêtres ashkénazes (ce que j’ai toujours désiré), par exemple du côté de papy Wladimir en Russie, qui ne nous a peut-être jamais tout dit ?

Chaloux dit: 22 janvier 2013 à 19 h 37 min

En feuilletant les commentaires depuis le début, et notamment celui de Mauvaise Langue, tout en haut, je me dis que le vrai thème de Duras n’est ni l’attente ni l’amour, mais la substitution. La passion n’est qu’un masque derrière lequel se dissimule l’indicible véritable. Duras savait très bien que la passion n’est que la petite et bien souvent fausse monnaie de la vie et que l’essentiel n’est pas là.

keukeupu dit: 22 janvier 2013 à 19 h 42 min

Cherche plus loin, l’œil. Je dis pas que le chinetoque est hors jeu pour une carambole ou deux, mais il a pas le doigté pour. Il renaude devant l’oxer, sa bougresse est rencardée là-dessus, demande-lui d’où viennent ses pfff.

keukeupu dit: 22 janvier 2013 à 19 h 45 min

Tu mets de l’effet dans tes coms, chaloux, ça pulse. Ça veut rien dire, mais te bile pas, on en a vu d’autres.

D. le vrai dit: 22 janvier 2013 à 19 h 48 min

Est-ce que quelqu’un sait combien mesurait Duras (je veux dire : exactement, pas une approximation, du genre « de petite taille » etc..) ? J’ai cherché sur Internet et je n’ai rien trouvé d’assez précis.

D. dit: 22 janvier 2013 à 19 h 50 min

Vous êtes intelligent, Chaloux, vous m’avez compris à demi-mot. Continuez à commenter. Ce que vous dites ne m’intéresse pas du tout, mais c’est bien pour la vie du blog. Si vous commentiez davantage, cela me laisserait un peu de temps libre. Je suis possédé, vous dis-je. Soulagez-moi, ne m’obligez à faire tout le travail.
Ce n’est pas si facile d’écrire des commentaires qui n’ont aucun sens. A part bouguereau et moi, vous êtes un des meilleurs dans le genre.

bouguereau dit: 22 janvier 2013 à 20 h 15 min

Duras savait très bien que la passion n’est que la petite et bien souvent fausse monnaie de la vie et que l’essentiel n’est pas là

moi je dis que cheuloux tente de nous dire que le siège couchette de sa volvo est coincé..il n’y connais rien..il est sûr que jean marron doit toucher sa bile en mécanique vu que le créateur a du trouver ça pour pallier à ses manques..il lui demanderait bien..mais le pire ! le pire..c’est qu’il est sur et certain que jean marron est echangiste

Chaloux dit: 22 janvier 2013 à 20 h 34 min

eukeupu dit: 22 janvier 2013 à 19 h 45 min

Pour toi, ça veut rien dire, parce que tu connais pas. Un jour, peut-être, tu connaîtras. Faut pas désespérer. Imagine-toi (impossible de t’écrire : « sache ») qu’il en va de même pour tout ce qu’on ignore, que rien n’a de sens tant qu’on ne sait rien. Sans compter que plus on en sait, plus le sens devient ambigu, mais je t’expliquerai ça une autre fois. Pas tout le même jour…

Chaloux dit: 22 janvier 2013 à 20 h 42 min

D. vous êtes toujours aussi amusant. Le point sur lequel vous me surprenez, c’est qu’à vous lire, il me semblait que l’absence totale de sens était pour vous une qualité première ! Pour le reste, je ne pas pensionné comme vous, et j’ai un travail monstre. Pas le temps…

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 22 h 17 min

C’est calme… Avec un peu de chance ça va le rester…
On ne sait jamais avec les excités du soir…
Même en se tenant à carreau on peut prendre des horions

Il y en a une chez nous qui s’appelle Marguerite, elle n’a jamais fait d’histoire
Le dur désir de durer c’est nous
Pas tous ces excités…

Bihoreau de Bellerente dit: 22 janvier 2013 à 22 h 20 min

Puisqu’on a parlé plus haut de la comtesse de Birmanie (Burma), fille de ce lord Mountbatten qui était un fieffé arriviste, cherchant à ce que le nom de Mountbatten remplace celui des Windsor comme nom de la famille régnante, car la princesse Élisabeth avait épousé un certain Philippe, dont la mère était une Mountbatten, c’est à dire une Battenberg, j’ajouterai ceci: le titre de comte de Birmanie, crée par Georges VI pour récompenser son cousin Louis qui avait joué un rôle important en Asie lors de la Deuxième guerre mondiale, pouvait passer à sa fille aînée car ledit Louis n’avait pas de fils.

On cherche à généraliser ça outre-Manche ces jours-ci. Fini la discrimination sexuée!

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 22 h 24 min

Plus qu’une heure et demi avant minuit…
C’est jouable.

Pour ou contre, ils ont dit ce qu’ils avaient à dire…
Ils ont un génie pour trouver à se disputer, on a du mal à comprendre
Ils aiment ça.

Ils n’imagineraient jamais que nous aussi on pourrait avoir un avis sur la Duras…
Sur La Douleur…
On ne connaît que ça.

C’est tout les jours, quand s’ouvre la porte de l’étable, qu’on a peur de le voir, Mitchum.
Mais c’est pas nous qu’ils vont interroger, ces excités.

Plus qu’une heure et demi, à un poil près.
Jouable.

Bihoreau de Bellerente dit: 22 janvier 2013 à 22 h 29 min

Ah oui, la Duras… Rien de mieux que ce que Rinaldi a sur elle écrit:

«Mme Duras avait réussi le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité.»

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 22 h 36 min

Ca a l’air foutu…

Ca bavarde à nouveau…
Des moqueries, des critiques, bientôt des incivités.

Des histoire de pedigree, de comices…
Comme si au 21ème siècle les vrais aristocrates n’étaient pas reconnaissables avec la puce qu’on leur a foutu à l’oreille.
Le numérique pour tous, c’est une forme de morale.

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 22 h 39 min

Ils sont tellement excités qu’on n’y comprend rien…

On ne sait pas très bien si c’est Louis, Georges ou Philippe qui a baisé Elisabeth…
C’est un truc pour initiés.

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 22 h 41 min

En plus, ils s’écoutent pas…
Ca fait trois fois qu’on la relit, la connerie de Ronaldo sur Duras…

Ca a l’air de se tasser, plus qu’une heure, à deux poils près…

Jacques Barozzi dit: 22 janvier 2013 à 22 h 49 min

boeuf placide de la rdl a inventé le dialogue en solitaire, rien à voir avec le monologue à plusieurs !

TKT dit: 22 janvier 2013 à 22 h 59 min

Bihorneau de Bellerente, quelque soit le nom de famille ponctuel de la famille royale britaniqjue, ils restent une familie allemande.

Bihoreau de Bellerente dit: 22 janvier 2013 à 23 h 03 min

De moins en moins grâce à lady Élisabeth Bowes-Lyon, à lady Diana Spencer et à la duchesse de Campbridge, née Catherine Middleton. L’enfant Cambridge aurait d’intéressants quartiers roturisants.

pado dit: 22 janvier 2013 à 23 h 14 min

Clément Rosset sur la 3
De plus en plus de ressemblance avec ML.
Enfin qui ressemble à qui ?
La question se pose.
Michel vous avez une idée ?

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 23 h 24 min

Ca repart sur les airs de famille…
Au moins « Rosset », ça pourrait être le nom de l’un d’entre nous…
Mais ML c’est un aristocrate polonais, qu’il dit.

C’est des fous de la génétique…
Saillies, couilles au cul, transfusions…
Le tout noyé dans l’alcool.

S’excitant mutuellement, avant de s’effondrer d’un coup, comme des brutes…

pado dit: 22 janvier 2013 à 23 h 26 min

Une diction assez proche de l’écriture de ML.
Pas toujours évidente.
Un poil de génie, une foule de soupe.
Le potage endort manifestement l’environnement.
Pire, Guaino, le bouillon sans le génie

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 23 h 27 min

Plus ils s’excitent, plus ils picolent, plus ils sont confus.

C’est une une « familie britaniqjue », dit l’un.
Où ça, demande l’autre, à Campbridge?

Ca titube, ça s’aide vers la sortie…
Ca passe ses nerfs sur une pauvre bête.

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 23 h 31 min

Soupe, bouillon, potage…

Et on passe sous silence le carré de boeuf qu’on a foutu dedans…

Des taches sur la nappe…
L’armée du gros rouge.

Bihoreau de Bellerente dit: 22 janvier 2013 à 23 h 36 min

Ce boeuf placide est un beauf à l’acide…

S’il fouillait, il trouverait du sang bleu chez ses ancêtres. Comme tout le monde.

primerose dit: 22 janvier 2013 à 23 h 39 min

Le boeuf irascible est à la clarté ce que baroz est à la réflexion politique.
Une affaire de cimetières.

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 23 h 42 min

On ne peut plus les arrêter, c’est trop tard.

Le sang bleu, qu’il dit.
Ca fait des siècles qu’on utilise cette astuce.
« Son sang est peut-être bleu?
- Coupons lui la tête, juste pour être sûr. »

Et l’abattage continue…
La Schlachthaus a toujours un bistro…
Il y vont après pour le boire, leur gros rouge.

Bihoreau de Bellerente dit: 22 janvier 2013 à 23 h 44 min

Clément Rosset a beau dire, on n’échappe pas à sa personnalité, à son tempérament, à son caractère. L’un boit son vin de Bordeaux en bonne compagnie et s’en trouve réjoui, l’autre pleurniche dans son eau tiède, esseulé comme toujours. Pourtant, l’un et l’autre ont raison…

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 23 h 44 min

Après, quand ils voient que c’est mort, que c’est mort pour de bons, ils regrettent, ils deviennent un peu humides, ils s’écrasent les yeux de leurs énormes poings….

Ils sont comme ça.

D. le vrai dit: 22 janvier 2013 à 23 h 47 min

On est de plus en plus grand de nos jours et c’est parfaitement inutile.
Tout est plus cher, les chaussures, les vêtements, les repas, la nuit les pieds dépassent réellement du lit, on se cogne dans le métro, on est ridiculement penché à table, on a mal aux jambes dans les transports.
Les extraterrestres qui on des dizaines de millénaires d’avance sur nous ont presque tous évolué vers la petite taille, environ 1 m 20 soit un peu moins que Duras. C’est pas pour rien.

boeuf placide de la rdl dit: 22 janvier 2013 à 23 h 49 min

Il achètent de l’eau tiède, ils restent silencieux devant un brave homme…
Une demi-heure a passé…
Ils disent: ce soir, j’ai fait de la philosophie.

Ca ouvre l’esprit…
Et c’est pas aussi difficile qu’on le raconte…
Enfin un, le Rosset, qui ne prétend pas à la profondeur.

Et ils se retournent dans leur lit, tellement qu’ils ont hâte de retourner picoler au bistro philo…
Le goût du sang.

D. dit: 22 janvier 2013 à 23 h 53 min

Si vous rencontrez un grand demain, faites-moi le plaisir de lui dire qu’il va dans le sens contraire de l’évolution positive. Que ça le fasse réfléchir deux minutes, lui qui se croira plus intelligent parce qu’il est plus grand. Les grands ont trop d’assurance, il faut les remettre à leur juste place, celle d’une branche vouée à l’extinction.

Bihoreau de Bellerente dit: 23 janvier 2013 à 0 h 15 min

La sainteté est une des élucubrations les plus sottes de ce qu’il est convenu de nommer l’Église du Christ! Il n’y a de saint que ***

Bloom dit: 23 janvier 2013 à 3 h 25 min

(Bloom) le dernier boy de Lord Mountbatten

M’enfin ,tout le monde sait que le dernier boy de Lord Montbatten of Burma est parti en fumée avec lui sur un yacht au large de Sligo en septembre 79… Initiative de l’IRA provisoire, qui déclarait que ses cibles militaires étaient en priorité les membres de la famille royale et les hommes politiques. La famille royale s’en est bien tiré (quand les paparazzi leur lachaient la grappe), les politiques aussi, malgré l’attentat de Brighton en 84, qui échoua à rejetter TINA l’affameuse dans les ténèbres extérieures. Another story altogether.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 7 h 39 min

Brighton 1984 ? 5 morts, 34 blessés et Margaret Thatcher indemne, échappant à l’attentat de l’IRA.
Le Premier Ministre admirable dans sa lutte contre la corruption syndicale anglaise est saine et sauve ! Elle va continuer son travail que seuls des esprits rétrogrades n’apprécieront pas à sa juste valeur…
Les talibans irlandais ont raté leur coup et le Royaume Uni se redressera économiquement pour plusieurs décennies.

william dit: 23 janvier 2013 à 7 h 52 min

En effet,depuis maggie (trop humaine et admirable, selon les fafs), qui a privatisé un max, ruiné l’Angleterre, et laissé crever les grévistes irlandais de la faim, précarité institutionnalisée et paupérisation sont de retour

Jacques Barozzi dit: 23 janvier 2013 à 7 h 58 min

Une affaire de cimetières.

Les cimetières sont pleins d’anciens vivants que viennent visiter de futurs morts, primerose. Un à venir offert à tous…

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 8 h 31 min

Je suis désolé de vous avoir traité d’esprit « rétrograde », william ! Vos pleurs, vos mains qui se tordent de douleur derrière votre écran, toute cette comédie vous rend si sympathique. Etes-vous affilié à ce voyou de Scargill, révolutionnaire marxiste qui déclenchait des grèves de mineurs contre l’avis de la majorité d’entre eux ? Quel échec d’être jusqu’au boutiste ! Il l’a payé cher et les mines qui devaient être fermées l’ont été. On n’échappe pas aux réalités économiques.

John Brown dit: 23 janvier 2013 à 8 h 49 min

«Mme Duras avait réussi le tour de force d’être emphatique dans le laconisme, sentimentale dans la sécheresse et précieuse dans le rien, inventant le bavardage dans le télégramme et le falbala dans la nudité.» ( Angelo Rinaldi cité par Bihoreau de Bellerente)

Il me semble que Yann Moix a pointé depuis longtemps les insuffisances du talent de critique et de romancier de Rinaldi, auquel il faut savoir gré, cependant, de sa détestation de Sollers.

willi am dit: 23 janvier 2013 à 8 h 59 min

JC qui passez vos journées à ricaner de haine et bave sur la rdl,attention à ne pas définitivement délirer (ceci dit par égard pour ceux et ceux qui ont le malheur de vous croiser dans la réalité)et finir à l’asile – quant aux exploits de votre idéal de « gestion « , vous n’avez que lieu de vous réjouir puisque pour des gens de votre triste sorte, la paupérisation et l’accroissement du chomage et des inégalités relèvent pour vous du miracle -

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 9 h 24 min

transfert réussi, le psy avait quelques morpions, il y a eu transfert de leur adn itou voilà tout..
c’est benêt de tourner la science en ridicule jicé

John Brown dit: 23 janvier 2013 à 9 h 28 min

« Clément Rosset sur la 3
De plus en plus de ressemblance avec ML. » (rédigé par pado)

Ressemblance exclusivement physique sans doute. L’envergure intellectuelle n’est pas exactement la même. Quoique, ces derniers temps, Rosset se montre fort inégal. Au passionnant « Récit d’un noyé » succède le fort médiocre « L’Invisible ».

jean-marc dit: 23 janvier 2013 à 9 h 45 min

lutte contre les syndicats et de privatisation des entreprises publiques-
le coût du travail diminue, la productivité s’accroît, mais aussi la précarité. Du reste, l’industrie britannique poursuit son déclin et si l’économie reprend des couleurs, c’est à la City de Londres et à la finance qu’elle le doit pour l’essentiel-
Margaret Thatcher va jusqu’à confier à l’épargne privée le financement du tunnel sous la Manche. Il en résultera un fiasco boursier qui ruinera les petits épargnants mais fera les choux gras des banques, lesquelles rafleront les actions à vil prix.
http://www.herodote.net/Margaret_Thatcher_1925_-synthese-502.php

Bloom dit: 23 janvier 2013 à 9 h 48 min

Les talibans irlandais

Sunnites ou Chi’ites, Pagal?

IRA = catholiques pratiquants fidèle au Pape depuis bien avant la Réforme henricienne. Le chapelet dans une main, l’Armalite dans l’autre.

UVF, UFF, Red Hand Commando = protestants, surtout presbytériens d’ascendance écossaise, puritains à la kalach facile.

Tribu: classe ouvrière européenne 100% pure laine blanche.

M ton prochain dit: 23 janvier 2013 à 9 h 53 min

Dérives et des routes, des piles et des faces. « Duras cell ou l’américain en son dur désir de durer. » Tu comprends mister Disneyland ? Pas la peine de parler des fanatiques d’armes aux USA, alors que plus personne ne veut votre petite minorité d’extrême droite, qui n’est plus rien. Ce n’est pas une question d’argents, c’est une question de temps. C’est de la physique.

http://www.youtube.com/watch?v=zk3A6WgifJo

ttp://www.youtube.com/watch?v=OegtCq4wDn8

ttp://fr.news.yahoo.com/video/manifestations-contre-le-contr%C3%B4le-des-144812089.html

ttp://www.bing.com/videos/search?q=kuh+loebs&view=detail&mid=D34D5B740DF546A28AD0D34D5B740DF546A28AD0&first=0

ttp://finance.blog.lemonde.fr/2012/12/27/les-etats-unis-otages-dune-extreme-droite-minoritaire/

ttp://www.youtube.com/watch?v=Zt512-wjfAw&feature=relmfu

John Brown dit: 23 janvier 2013 à 9 h 54 min

« Tribu: classe ouvrière européenne 100% pure laine blanche. » (rédigé par Bloom)

Notation délicatement raciste, pour autant qu’on puisse parler de délicatesse, s’agissant de racisme.

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 10 h 03 min

ils ont pas le teint ashkénaze du tribut d’israel à netanyaou jean marron..le whiskey et le whisky donne comme le soleil la même couleur au gens : rougeot

Bloom dit: 23 janvier 2013 à 10 h 07 min

délicatement raciste.

Oxymore improbable. Vous voulez certainement faire référence au roman de Roddy Doyle adapté à l’écran par Alan Parker, The Commitments, ou sur le quai du Dart à Dalkey, le protagoniste dit à son pote sceptique: « And why shouldn’t we play rhytm’n blues? We Irish are the Blacks of Europe!’
Zavez des lettres (calligraphie celtique et entrelacs)

Thierry Kron dit: 23 janvier 2013 à 10 h 12 min

Voyons, John Brown, Bloom ne peut être taxé de racisme. C’et de faire partie d’une éthnie et de la croire supérieure aux autres, voir la seule digne de vie, qui est raciste. Ceci dit, pas mal de Juifs émigrés en Écosse, prirent le patronyme de Harris. Harris n’est donc pas automatiquement une preuve de laine blanche. Et puis, Bloom me semble utiliser son sens de l’humour, plus qu’autre chose.
Comme d.bile, vous confondez « noter qu’il y a des ethnies physiquement différentes et croire qu’il y aurait des races supérieurs. » Vu hier sur des plateaux de TV, Suisse et F3, des Maliennes, au port magnifique, avec des visages à couper le souffle de beauté: Est-ce du racisme d’observer la beauté des Africains ?
100% pure laine blanche, c’est comme mon « couverte de diamants d’une manière humble »: Une sorte d’humour.

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 10 h 16 min

il y a quelquefois moins de coup de vice à se rendre a l’ennemi kabloom que d’avoir à accepter des offres de service de vontraube

John Brown dit: 23 janvier 2013 à 10 h 45 min

« 100% pure laine blanche, c’est comme mon « couverte de diamants d’une manière humble »: Une sorte d’humour. » (rédigé par Thierry Kron)

Dans notre extrême (et peut-être coupable) mansuétude, nous consentirons à l’admettre.

Bloom dit: 23 janvier 2013 à 10 h 46 min

TKT, merci du coup de mains.

Il semble que JB ait oublié le contexte de ma remarque, mais il ne faut pas trop demander à un blog, c’est la loi du genre.

JC sous un de ses avatars parle de ‘talibans irlandais’; or le racisme anti-immgré du dévôt varois est proverbial.
D’un puissant revers, je lui renvoie la religion et la catégorie socio-ethnique de la population à laquelle appartiennnent les ‘talibans irlandais’, pour bien souligner que les bons chretiens européens sont capables des pires cruautés.
L’autre me tombe dessus comme une tonne de briques, trop content d’y trouver l’occasion de défendre en creux le White Power…
Pas de quoi en faire un ictère. Raciste anti JC/JB? Oui, et alors?

John Brown dit: 23 janvier 2013 à 10 h 55 min

« Il semble que JB ait oublié le contexte de ma remarque, mais il ne faut pas trop demander à un blog, c’est la loi du genre. » (rédigé par Bloom)

A quelles lois singulières, en effet, obéit la lecture des commentaires d’un blog, surtout aussi fréquenté que celui d’Assouline ? On survole trop rapidement, c’est sûr, mais c’est beaucoup plus compliqué que cela. Echeveau très embrouillé. Il y aurait toute une étude à lancer là-dessus. On dira qu’il y a plus urgent. Mais, après tout, il s’agit d’une pratique sociale des plus intéressantes.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 11 h 26 min

C’est faire mauvais procès de traiter un malheureux enfermé dans son île, de raciste parce qu’il trouve que la race blanche, à laquelle j’appartiens, est d’un niveau général largement supérieur à toutes les autres tant par l’intelligence, la spiritualité bon-enfant, la sexualité épanouie, que par la beauté physique de ses membres ! Rien n’est attaquable dans cette opinion, tant qu’on ne bâtit pas l’effroyable projet d’astreindre, niakoués, négros, peaux-rouges et autre néanderthaliens stupidement exotiques, à des servitudes qu’ils n’auraient librement acceptées pour ne pas crever de faim.

Franchement, entre la première dame étatsunienne, moche comme un pou, et notre première concubine, pétillante d’intelligence dans un corps somptueux, il n’y a pas photo, n’est il pas vrai ?

Thierry Kron dit: 23 janvier 2013 à 11 h 38 min

Simplissimus, vos opinions de 11:36 sont complètement ridicules, sauf si c’est à lire au deuxième degré c’est à dire à l’envers. J’ai donc relu en inversant les données et je me suis bien amusé.
Cela me rappelle ce prolo au chômage, 24 ans, niveau d’études d’une personne ayant quitté l’école trop tôt, 3 ans après la fin de l’apartheid, à Durban. Comme il disait que les blancs sont per se intelligents et les noirs, toujours per se, inintelligents. Je lui demandais:
Vous avez 24 ans, vous n’avez jamais fait d’études, ni n’avez eu un emploi de votre vie, un niveau culturel assez bas (je ne voulais qu’il se sente insulté):
- quand vous êtes en face d’un professeur d’Université de race noire, vous croyez vous plus intelligent ?
Sa réponse:
- Je suis plus intelligent, car je suis blanc. Un prof d’université noir ne peut être intelligent car il est noir !

Thierry Kron dit: 23 janvier 2013 à 11 h 51 min

@ Bloom: je suis plongé dans la lecture l’histoire du génocide des Herero par le Kaiser WII et Lothar von Trotha, nous connaissons la suite avec la Shoah. Nous connaissons aussi les crimes contre l’Humanité des fascistes Japonais entre les années 30 et 1945. + ce qui se passe en ce moment en Afrique et ce qui se passait, il n’y a pas longtemps dans l’ancienne Yougoslavie. Ce que je veux dire: La cruauté des Humains ne connait, ni couleur de peau, ni religion, ni rien.
Les animaux tuent pour manger, se défendre et aussi quand ils ont peur. Jamais par perversité.
(enfin en principe, va savoir ?)

Sur ce Blog, les propos les plus racistes appartiennent aux deux catholiques messe en latin. L’un fait partie d’un groupe infâme qui édite sur internet (Le FN semble politiquement correct par comparaison) et l’autre, est un mélange de bêtise crasse, de perversité et de folie.
Pour John Brown, c’est un comique, il nous fait part de ses convictions mêlées d’humour noir.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 11 h 54 min

Grâce à l’entraide corporatiste des mandarins universitaires blancs, nous savons bien que les rares negroes universitaires ne sont là que pour faire joli, auprès de bailleurs de fonds hypocrites …!
Et ne me dites pas que j’ai tout faux.

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 11 h 57 min

je vois qu’on gonfle durastein aux hormones maricurique..quel film ça ferait..enfant d’putain alexia srait contente !

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 11 h 59 min

c’est la compil de toutes tes frustrations, le boug ?

souvent ce que l’on a de plus propre est le mieux partagé : mais c’est le pur et propre ravissement du cinéma populaire baroz, à l’os !

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 12 h 09 min

auprès de bailleurs de fonds hypocrites …!

mais..ta franchise d’aujourdhui n’est que l’hypocrisie d’hier jicé..accepter d’être l’hypocrite de demain c’est souvent du courage politique jicé..ton cynisme est petit

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 12 h 13 min

Sur ce Blog, les propos les plus racistes appartiennent aux deux catholiques messe en latin

t’en es trés obsédé vontraube, trop, et des messes en latins et du racisme, le reste n’est que littérature

John Brown dit: 23 janvier 2013 à 12 h 28 min

Les âneries généralement agressivement formulées déversées sur ce blog par Cacabloom et Langue Merdeuse auraient dû développer en moi un définitif racisme à l’égard des intéressés. Eh bien non. Il faut croire que j’ai un bon fond.

D. dit: 23 janvier 2013 à 12 h 32 min

TK, par pure bonté d’âme, je vous explique deux choses :
1. D. n’est pas catho messe en latin.
2. D. est actuellement, et depuis plusieurs mois, un pseudo collectif utilisé par plusieurs commentateurs réguliers. Si vous n’avez pas remarqué que son personnage a évolué, vous êtes vraiment myope.

ueda dit: 23 janvier 2013 à 12 h 33 min

Les animaux tuent pour manger, se défendre et aussi quand ils ont peur. Jamais par perversité.
(enfin en principe, va savoir ?)
(rédigé par TKT)

Les recherches éthologiques remettent en question ce cliché (qui est le produit d’un humanisme devenu anti-humaniste, en quelque sorte: le comportement animal est idéalisé pour mieux démontrer la « perversité » culturelle des humains.
Le raisonnement reste circulaire parce qu’anthropocentrique).

Les grands mammifères peuvent tuer par jeu, et l’agressivité des gentils dauphins fait partie du décor.

Evidemment la difficulté commence quend on passe d’un vocabulaire psychologique (le jeu, l’agressivité, la jouissance animale) à un vocabulaire moral (la « cruauté » du dauphin).
Pas simple.

D. dit: 23 janvier 2013 à 12 h 35 min

Pour ne rien dire de la « cruauté » du chat, qui peut tuer par jeu. Le chat domestique bien nourri ne mange pas la souris, mais s’amuse à la tuer.

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 12 h 43 min

(la « cruauté » du dauphin).
Pas simple.

..hé non, mais que le massacre soit une hygiène sociale..c’est au moins vieux comme mes robes zouzouz..on parle dans l’hygiaphone et on se cache derrière le petit doigt des etologue.. c’est tout..jle sais j’ai pas d’âme

ueda dit: 23 janvier 2013 à 12 h 58 min

Mais non, JC n’est pas un « faf », il n’est pas plus anti-démocrate que les démagogues Laurent ou Mélanchon.

Fragments de son évangile:

1) Retirez vos lunettes roses pour regarder le monde. Le monde lui vous voit clairement à poil, et c’est pas très beau.

2) Consacrez à l’économie un dixième de l’énergie que vous passez à branler du cul ou à bouffer du texte.

C’est pas criminel de dire ça.
Et pourtant, songez qu’il va le payer sur sa croix.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 13 h 11 min

Pas de souci pour J.-C. crucifié ! Il avait passé un deal avec le Paternel AAA : je meurs pour la cause, ok … si tu me ressuscites, le coup est jouable !

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 13 h 15 min

Dernier détail : si vous ouvrez les yeux, dans la nature … évidemment pas la « Nature », celle de ce con de Rousseau, hein, c’est bien plus dur que pour les « mammifères supérieurs ». On joue à mort ! Sans l’idée même de perversité, le fort joue avec le faible. Point barre.
Malheureusement, Walt Disney nous a pourri le regard…

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 13 h 33 min

Malheureusement, Walt Disney nous a pourri le regard…

avec l’idée de la perversité c’est meilleur jicé..chuis sur que clopine dirait que tu dois pas être un bon coup

bouguereau dit: 23 janvier 2013 à 13 h 35 min

… si tu me ressuscites

..on voit que t’as trop fait confiance à ton père jicé..je dis ça sans penser à mal..mais c’est pervers ces mecs là

Bloom dit: 23 janvier 2013 à 14 h 24 min

TKT, ne jamais oublier l’Angkar, les Khmers rouges, et leur liquidation d’un tiers de la population du Kampuchéa Démocratique. Au vu et au su de l’occident chrétien charitable qui avait détalé, sous ses incarnations états-uniennes et françaises, devant cette armée de très jeunes va-nu-pieds dirigée par de purs produits des universités et/ou des Grandes Ecoles parisiennes (Pol Pot =N°1=, Ieng Sary =N°3=, Kieu Samphan =N°4=).
Les KR ont innové dans le sens où leur politique génocidaire était tout sauf motivée par un quelconque racisme d’essence pseudo biologique. Le degré zéro de la socio-po: tu as des lunettes, donc tu es un intello, donc il faut t’éliminer, toi, tes proches, tes aïeux et ta descendance.
Sur le sujet, L’élimination, de Rithy Panh publié l’an dernier chez Grasset, est indispensable.

Toutes proportions gardées (car on passe de Wembley au bac à sable) c’est un peu le même anti-intellectualisme qui informe les délires des fafs de ce blog, auquel viennent s’ajouter un racisme et un sexisme qui proclament urbi et orbi leurs dispositions polymorphes, la prééminence du cerveau reptilien et le refoulement subit par leur libido infantile.
Specimens rares de l’humaine mocheté.

Thierry Kron dit: 23 janvier 2013 à 14 h 41 min

@ D. dit: 23 janvier 2013 à 12 h 32 . J’ai bien remarqué que D. était une signature utilisée par des trolls, qui ne sont pas toujours D.ledebile. Assez facile à repérer, mais extrêmement inutile, voir crétinisme. Je m’adresse donc à D., celui qui mêle la perversité et la bêtise.
Les autres, s’amusent comme ils peuvent, mais on peut-être trouvé la meilleure manière d’éradiquer le crétin de service.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 15 h 00 min

Fascisme, racisme, sexisme, philatélisme : tout ce que Bloom s’interdit, et pourtant dieu sait que c’est bon ! Ah ! le congre !

ueda dit: 23 janvier 2013 à 15 h 05 min

« cette armée de très jeunes va-nu-pieds dirigée par de purs produits des universités et/ou des Grandes Ecoles parisiennes »

Que certains soient en effet passés par des universités françaises ne signifient pas qu’il en soient le « pur produit ».

C’était au contraire des marginaux, et leur idéologie s’alimentait à d’autre sources que l’enseignement dispensé dans ces établissements.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 15 h 17 min

Etrangement, finesse et discernement sont totalement absents de la « pensée » bloomienne qui assènent les affirmations erronées tel le gorille tapant sur son coffre, par reflexe.
Ces jeunes tortionnaires sont le produit de bien autre chose que l’université française ! Encore un peu, il nous chante le grand air de La Repentance…

danacol dit: 23 janvier 2013 à 15 h 43 min

ueda, ce qui est reproché à jicé, ce n’est pas d’être « faf » (personne n’y croit) mais d’être lourdaud, un peu concon et monomaniaque.
Quant à toi, Marcel, anciennement Geliang, c’est ta fixette sur les postérieurs de la gent féminine bourgeoise en guise de recentrage politique qui te perdra.

ueda dit: 23 janvier 2013 à 15 h 56 min

Ton image me fait mal, danacol, c’est celle du tandem.

Pédaler le nez sur un postérieur, fût-il féminin, m’a toujours paru le comble de l’obscénité.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 16 h 10 min

C’est bien vu, danacol ! Le bougre m’est toujours apparu comme lourdaud, un peu concon et polymaniaque, plutôt que mono. Enfin, c’est vous qui voyez ! Bien à vous…

Bloom dit: 23 janvier 2013 à 16 h 36 min

ueda, je vous concède le ‘pur produit’. ‘Passées par’, ‘formés dans’,sont effectivement plus exacts…
De mon temps, en prépa et après, c’était très tendance d’avoir l’Huma dans la poche arrière du jeans. Et les grands maîtres n’étaient pas tous éloignés de la source de l’idéologie mortifère…

Pépé Roulier dit: 23 janvier 2013 à 16 h 50 min

Et de mon temps, Bloom, tous les khâgneux lisaient Critique (sauf les anglicistes, peut-être à cause de leur éternel complexe d’infériorité, surtout après, à l’Ecole). Mais ça remonte à… ouh, à l’époque où ueda était de gauche, ce qui ne nous rajeunit pas.

ueda dit: 23 janvier 2013 à 17 h 03 min

J’ai quitté la table, mais j’ai de fréquents renvois, et je n’en suis pas fier, je les prends comme ils viennent.

Le Critique de Jean Piel?
Là, pas de raison d’arrêter.

la critique dit: 23 janvier 2013 à 17 h 19 min

Si maintenant je vais me faire deux œufs au plat et avant d’y aller je l’écris ici, est-ce une transgression susceptible de faire sauter le sys nerveux d’un-e quelconque intervenant-e ou, et plus banalement, est-ce seulement une information qui relève, certes, de ma vie privée, mais pourrait intéresser la police politique faf que, comme tout le monde sait, s’intéresse particulièrement à la consommation d’œufs au plat à cause du potentiel révolutionnaire qu’est le leurs en ces temps de ‘Cuisine Créative’ ?

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 17 h 27 min

Ma « Cuisine Créative pour les Fafs » vient d’être réeditée, chez Fratelli Mussolini, Roma.
J’en ai vendu beaucoup aux mariniers bleus, mais aussi aux nervis du NPA, aux gâteux du PCF et Audrey m’en avait acheté un exemplaire. Pour offrir.

la critique dit: 23 janvier 2013 à 17 h 31 min

C’est moche se sentir tout de suite visé. Est-ce que cette simplicité renvoie à quelque chose de plus subtilement démangeant ?

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 17 h 55 min

Moi, je les mets à mijoter, tout doucement. Chauffés légèrement, un à deux degrés de plus que la température de la pièce. Mis le lundi, ils sont parfaits pour le mercredi.

Pépé Roulier dit: 23 janvier 2013 à 18 h 04 min

un à deux degrés de plus que la température de la pièce

Si la pièce est à 22°, température honnête, il faut attendre le mercredi de l’année suivante. Ils ne sont pas encore cuits, mais ont déjà bien verdi, c’est un régal.

Simplissimus dit: 23 janvier 2013 à 18 h 18 min

Vous êtes bien méchant ? Fait de la même étoffe ? Allons donc ! Bloom est un culturiste de la culture. Gonflette, anabolisant,l’artificiel et le factice…

des journées entières dans les arbres dit: 23 janvier 2013 à 20 h 46 min

Marguerite faisait son lit tous les matins.
Elle ne pouvait pas s’en empêcher.
Car sinon elle ne pouvait pas travailler.
Cette « ombre de vérité » définitive , elle se trouve sur le zinc d’un rosebud oublié.
En lisant Boeuf Placide, rappelant des talents disparus, des brèves de blogs comme d’autres ont le talent des brèves de comptoirs (s’cuze Marguerite, mais il est dit de toi « Doux souvenirs, mais quelle casse-pieds dans la vie quotidienne ! » dans ce livre du « nouvel âge de la conversation »)
Bref, que sont-ils devenus?
Hanna, Zorg, Dexter, Diagonal, Nancy, Bob, Laurence de sainte-lumière, Sandgirl, And So… ?
Y a-t-il un registre de condoléances ?

sandgirl dit: 23 janvier 2013 à 22 h 28 min

Mais sandgirl ne figurait pas « dans ce livre du « nouvel âge de la conversation », vous l’avez mal lu.

Highlander dit: 24 janvier 2013 à 12 h 20 min

Merci, John Brown, pour vos discussions au sujet du « Ravissement ».Un très beau roman, en effet. A la sortie, perplexe, voilà le mot, je me sentais.

des journées entières dans les arbres dit: 26 janvier 2013 à 21 h 35 min

Sandgirl, impossible que vous ayez oublié  » cette exquise Québécoise »,tabernacle !
Highlander est là aussi. Plaisir.

sandgirl dit: 27 janvier 2013 à 1 h 08 min

L’ »exquise Québécoise », comme vous dites, ne s’appelait pas sandgirl alors; et « on » a bien pris la précaution, en cours de prépa des Brèves, de s’assurer de mes pseudos. Enfin, c’est vous qui insistez alors voici: l’hôte de ce blog a pourtant dit avoir TOUT lu les commentaires pour les écumer, donc euh… Et puis lors de la parution, j’ai exprimé ici ce que présumais au sujet de l’ouvrage, et j’ajouterai aujourd’hui que c’était là prérogative de l’auteur. M’enfin, ça a bien peu compté par devers moi puisque j’ai continué à fréquenter ce blog assez longtemps après. Jusqu’à… bref, personnellement, je suis passée à un autre appel, et je pense que nous en sommes tous fort aise. BàV.

Highlander dit: 27 janvier 2013 à 21 h 04 min

Oui, « desjournées entières dans les arbres » (apparemment l’un du bon vieux temps…), je me souviens aussi de « zerbinette », je ne la vois plus depuis des années déjà. Et puis MàC nous manque.
Plaisir pour moi aussi.Bonne soirée.

des journées entières dans les arbres dit: 27 janvier 2013 à 21 h 22 min

Sandy, Cathy,
I guess You’re right. I know, You are.

Ecume, écume.
Il reste du sable.

Et Marguerite.
« Vous regarderez l’appareil comme vous regardiez la mer, comme vous regardiez la mer et les vitres et le chien et l’oiseau tragique dans le vent et les sables d’acier face aux vagues.

Bonne route, Sandgirl.

sandgirl dit: 30 janvier 2013 à 4 h 48 min

Pas que du sable.

Entre autres une Marguerite pas totalement effeuillée.

Elle, aura eu droit à un Yan Andréa sans masque. Sans biais.

La persona, une prison? Une défaite? Qu’en sais-je, dit-elle. Un brin. Un gros brin.

Ma route. Et tous ceux qui continuent à rôder autour, avec amitié ou pas, mais toujours masqués.

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