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La République Des Livres par Pierre Assouline
Milad Doueihi : l’humaniste d’aujourd’hui est un geek éclairé

Milad Doueihi : l’humaniste d’aujourd’hui est un geek éclairé

Auteur notamment de La grande conversion numérique ( Seuil, 2011) et de Qu’est-ce que le numérique ? (Hermann, 2013), Milad Doueihi, chercheur américain d’origine libanaise, se distingue facilement dans le désert conceptuel, du moins en français, au sein duquel s’inscrit la réflexion sur l’internet (plus sociologique que philosophique, elle est le plus souvent orientée vers des questions du type « L’internet est-il une chance ou une menace pour la démocratie ? »).  L’auteur, qui n’est pas un numéricien, reconnait avoir d’abord fait l’apprentissage de l’amitié et de la convivialité en découvrant le réseau. Puis il s’est mis à réfléchir aux analogies et aux équivalences entre le monde d’où il venait (la civilisation du livre) et celui qui l’attirait insensiblement vers l’écran de l’ordinateur. Il lui est apparu que cette conversion, contrairement aux autres, n’impliquait aucun reniement ; même s’il l’ignore, le monde numérique est selon lui foncièrement lettré ; ses équivalences ne sont donc pas imposées de l’extérieur. Milad Doueihi réfléchit de manière aiguë au savoir-lire numérique (digital literacy), à l’archivage de l’avenir, à ce que la technologie collective change à nos vies, en quoi elle modifie le lien social. Il est de ceux qui font vraiment avancer la réflexion sur le sujet, par des essais stimulants appelant notamment à un « humanisme numérique ».

La République des livres : Vous qui êtes à la fois historien des religions et titulaire de la chaire d’humanisme numérique à la Sorbonne, donc à mi-chemin entre les deux mondes, êtes-vous sensible aux assauts que subissent les humanités gréco-latines ?

Milad Doueihi : Bien sûr ! Dans mon travail et ma réflexion, les langues anciennes m’ont toujours été extrêmement utiles, même si, à une époque de ma vie, je ne l’aurais jamais cru. Un exemple parmi d’autres : on parle beaucoup de l’univers du jeu, de ses implications dans le numérique et les mondes virtuels. Dans un très beau texte étrangement peu cité, le linguiste Emile Benveniste rappelle que le français a parlé du sens ludique de « jouer » qui vient du latin ludo, ludus : à l’origine, il contient la dimension du divertissement et celle de l’apprentissage, puisqu’il évoque autant le jeu que l’école. Or dans l’informatique et le numérique, on a besoin de revenir à cette notion d’apprentissage quitte repasser par la philologie si on veut mieux comprendre les phénomènes dans la longue durée.

Que ce soit nécessaire au chercheur, nul n’en disconviendra. Mais au citoyen ?

Pareillement car nos réflexions sont ancrées dans des réflexions, distantes ou proches, avec le monde ancien. A commencer par le modèle démocratique qui renvoie à Athènes, et le modèle républicain qui renvoie à Rome. Si on n’a pas notion de ce qu’est la polis, si on ignore les conceptions grecque et romaine de la citoyenneté, on passe à côté de ce qui façonne notre propre rapport au politique et au lien social. C’est une erreur de remplacer ces heures d’apprentissage des langues anciennes par l’enseignement du codage par exemple car ce serait sacrifier des formes d’apprentissage qui nous accompagnent profondément. On parle de sauver tout cela alors qu’en principe, on ne devrait même pas être en situation de le défendre ! Ce qu’ont transmis au monde de grands esprits tels que Jean-Pierre Vernant, Marcel Détienne, Jean Bollack sur la Grèce est considérable, il ne faudrait pas que cela relève d’un âge d’or révolu de la pensée française.

Mais quel sens cela peut-il encore avoir d’être un humaniste au XXIème siècle ?

Il faut commencer par se détacher d’une conception traditionnelle de l’humanisme, trop associée à une période et à une idéologie qui peuvent être nostalgiques sinon conservatrices. Tant Husserl que Lévi-Strauss nous invitent à réfléchir à l’actualité, aux écarts qui peuvent exister entre les sciences pures, celles de la mesure et de la précision d’un côté, et de l’autre les sciences de l’esprit. Cet humanisme doit prendre en compte les nouvelles donnes, les nouvelles réalités technologiques, informatiques et numériques.Milad-Doueihi_0_1400_699

Mais s’il vous fallait définir l’humaniste aujourd’hui, il ressemblerait à qui ?

Au geek éclairé. Quelqu’un comme l’américain Donald Knuth, un grand informaticien qui enseigne à l’université de Stanford et qui a été distingué par le prix Turing en 1974. Il a écrit un très beau livre dans lequel il expliquait que le code informatique est une pratique lettrée. Sans jamais se détacher des réalités algorithmiques, il a conscience que l’informatique participe à une culture humaniste qui a évolué. Il a en commun avec l’humanisme traditionnel une certaine éthique de la transmission ; il lui est inenvisageable de la séparer de la production de l’informatique. A ses yeux, celle-ci n’est pas détachée de la tradition humaniste classique, même si elle la complexifie. Ainsi il a tout un discours sur l’objet, l’annotation, le commentaire, la qualité littéraire, la typographie au sein du code lui-même. Il estime que celui-ci a des pratiques littéraires qui ont participé à la naissance de l’humanisme classique. Pour que le code se transmettre, il y a des responsabilités à assumer dans telle ou telle manière de programmer. C’est le seul moyen pour que nos successeurs comprennent ce qui a guidé nos choix et en fonction de quelles contraintes. Dommage que le Codage lettré ne soit pas traduit en français car Donald Knuth est tout de même à l’origine du concept de programmation lettrée ! Un autre grand informaticien Dries van Damme a toujours dit que des pratiques lettrées étaient nécessaires. Et tout en étant très différents l’un de l’autre, ils sont considérés comme des purs et durs dans leur métier.

Et les philosophes ? Et les historiens ?

Les disciplines des sciences humaines ont soit accueilli le numérique comme un simple outil destiné à fabriquer des textes et des éditions, en tout cas pas comme un objet noble digne d’engager la réflexion ; soit comme l’ont fait des préhistoriens, des philosophes, des théologiens, les Leroi-Gourhan, Ellul, Simondon.

Comment définissez-vous les humanités numériques ?

C’est la manière dont les disciplines lettrées de l’humanisme classique ont reçu et sont en partie façonnées par le numérique, tant dans leur manière de produire le savoir, que dans leur aptitude à le partager et le transmettre. Cela concerne l’histoire, la philosophie etc auxquelles d’autres ajouteront la sémantique, la linguistique computationnelle et stylistique. Une histoire canonique des humanités numériques nous renvoie vers un jésuite, le père Buzat, qui s’intéressait beaucoup à Thomas d’Aquin ; dans les années 50, il est allé voir les gens d’IBM pour leur demander l’autorisation d’utiliser leurs ordinateurs afin de produire un schéma sémantique conceptuel de son œuvre. Mais le premier humaniste numérique n’est autre qu’Allen Turing. Quand on lit son texte fondateur de 1950 La machine Turing, on est tout de suite frappé par l’importance accordée aux sciences humaines. Il tente d’y répondre à toutes les objections littéraires, philosophiques, artistiques, esthétiques, éthiques que l’on peut adresser à cette machine soi-disant intelligente.

 Comment expliquez-vous que les roboticiens d’aujourd’hui en soient encore à concevoir leurs machines comme des humanoïdes ?

La robotique occidentale est obsédée par la question anthropomorphique depuis le Golem, démarche on ne peut plus humaniste. Il y a là tout le poids de la Bible qui façonne notre imaginaire, nous perturbe, notamment avec ce que la littérature en a fait ; mais dès que l’on sort de notre culture monothéiste et que l’on se rend au Japon ou en Corée, c’est beaucoup plus décomplexé. Cela dit, il y a également une autre explication avancée par certaines écoles de pensée : le robot, c’est le mouvement et le déplacement dans l’espace plutôt que la représentation de l’humain. A la fin du XVIIème siècle, Leibniz disait qu’il pouvait imaginer une machine qui irait en ville, tournerait dans les rues, descendrait peut-être les escaliers… Le robot humanoïde nourrit notre imaginaire au-delà de ce que l’on pourrait croire : dans un grand hôtel de Las Vegas, l’un d’eux a été mis en place pour livrer des choses aux clients dans leur chambre ; or ceux-ci lui ont ouvert la porte, lui ont donné un pourboire… Yves Vaudoyer de l’Inria a mis au point un robot curieux qui fonctionne comme un cabinet de curiosité informatique : il apprend de son environnement au fur et à mesure et il s’adapte. Nous vivons en partie avec un imaginaire façonné par Hollywood dans lequel le robot suit une trajectoire très classique : on le crée, il nous imite pour être notre semblable, il se perfectionne, enfin il essaie de nous éliminer.

Mais n’être-vous pas troublé par la volonté de certains de doter les robots d’une conscience ?

Là oui ! Pendant longtemps, on a essayé de reproduire en informatique ce qu’est la conscience. Le piège  car c’est insaisissable ! Ils se sont alors dirigés vers quelque chose de plus philosophique, un modèle inspiré des Lumières qui est celui de l’autonomie. En donnant une certaine autonomie au robot, il lui permet de faire jouer sa capacité à s’adapter et à décider lui-même comment réagir : quand il se cogne quatre fois de suite à un pilier, il décide lui-même d’emprunter un autre chemin. Mais on n’est pas là dans l’éthique !

Pourquoi ce sujet est- devenu si important depuis peu ?

La crainte de produire des choses qui nous échappent. Certains veulent en rester aux lois de la robotique édictées en science-fiction par Isaac Asimov ; d’autres disent plutôt que le robot apprend, comme l’humain apprend. Le robot nous échappera lorsqu’il autoproduira son code. On n’en est pas très loin et je ne parle que du code qui génère du code ; mais on ignore où l’on va avec les apprentissages non-supervisés. La créature peut échapper à son créateur sans que nous ayons les moyens de prévoir ni de prédire dans quelle direction et avec quelles réactions. Excitant, non ? Mais cela pose des questions. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de précédent dans notre histoire au code algorithmique. On a rarement vu une telle convergence entre quelque chose qui a la faculté de s’autogénérer et de faire monde, ce qui peut légitimement inquiéter.

Justement, les perspectives ouvertes par les transhumanistes et les posthumanistes vous inquiètent-elles ?

Certains reprennent des thèses philosophiques des Lumières que nous connaissons bien, mais ils essaient de leur donner un statut autonome, celui du logiciel, du robot, de l’homme augmenté. Il y a différentes écoles parmi eux, des plus doux (les Français) aux plus radicaux (les Américains). Ce qui m’intéresse chez eux, c’est qu’ils nous incitent à réfléchir autrement que par le passé aux liens entre l’automatisation et l’autonomie, qu’il s’agisse d’être humains ou d’êtres informatiques.

Enhancement, maître-mot de ce milieu-là, vous le traduisez comment : « augmentation » ou « amélioration », car en anglais, c’est les deux ?

Amélioration, plutôt. Car le point de départ, c’est cette singularité qui est le point de convergence entre l’intelligence de la machine et l’intelligence humaine ; et comme à un certain moment l’intelligence de calcul de la machine va dépasser celle de l’humain, il fallait du coup les réunir d’une certaine façon. Cette association permettrait de nous améliorer jusque dans notre corps. Ce qui vise à créer un homme nouveau. C’est là une vieille histoire comme on le sait ! On relève des traces d’eugénisme, certes minoritaires bien présentes, dans certains réflexions transhumanistes. Cela ne fait pas pour autant du transhumanisme un système totalitaire car les tendances y sont diverses et nombreuses. Leur profession de foi est assez théologique. De toute façon, je suis convaincu qu’avec l’informatique, science dominante de nos jours, les transhumanistes ne se privent pas de raconter le récit des origines autrement. Et nous, avec nos données et nos traces, nous sommes désormais priés de nourrir la machine algorithmique, « maître vorace de l’intelligence » comme disait le logicien américain Charles Sanders Peirce. Si le transhumanisme nous pose problème, c’est qu’il nous perturbe dans certaines de nos convictions inconscientes et implicites, qu’elles soient de l’ordre du religieux ou qu’elles touchent notre conception de notre propre autonomie en tant qu’être humain. Etymologiquement, l’autonomos est celui peut se donner ses propres lois, même si l’on sait très bien qu’on ne peut pas tout décider. L’article « Autonomie » de l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert est à cet égard assez remarquable : à côté de la définition classique, il y a des exemples qui sont des réponses aux… transhumanistes ! Il y est raconté que Rome comme empire souverain a fait parfois le choix de laisser certaines cités grecques vivre selon leurs anciennes constitutions ; l’autonomie s’affirme là par un geste de délégation ; or pour cela, l’Encyclopédie précise qu’’il faut aussi s’assurer que celui qui délègue a la possibilité de retirer cette autorité. Les transhumanistes nous invitent justement à penser ce nouveau modèle délégation avec l’intelligence artificielle.

Mais que pensez-vous de ce « nouvel homme » qu’ils appellent de leurs vœux ? Ca rappelle de mauvais souvenirs…

J’ignore si c’est dangereux mais je sais que c’est problématique. C’est dans la tradition du new age mais en plus complexe. Ce qui est nouveau, c’est la convergence entre l’informatique et les sciences du vivant, ce qui change complètement la donne, d’autant qu’elle est difficile à penser car elle est toute récente. La biologie a fait d’énormes progrès depuis les années 60. Certaines puces électroniques, que l’on commence à fabriquer, sont des organismes vivants, ce qui nous fait entrer dans une ère inédite.

Mais ces gens-là considèrent-ils le posthumain comme la nouvelle transcendance ?

Ils sont à la fois antimonothéistes et polythéistes mais en regardant vers l’Asie alors que la tradition occidentale a été polythéiste elle aussi. Pourquoi regarder vers l’Inde et la Chine quand les mondes grec et romain offrent ce qu’il faut ? Ils citent les textes védiques, ceux du taoïsme. Ils sont dans une nouvelle spiritualité, une puissante quête du religieux, que l’on retrouve d’ailleurs dans l’histoire de l’informatique : pour initialiser la base de données de Linux, il faut passer par la commande bless… Pas une entreprise de technologie dans la Silicon Valley qui n’ait son « Chief Evangelist »… On néglige la puissance toujours actuelle de ce vocabulaire. Cela me paraît être d’inspiration plus protestante que catholique car dans l’histoire de l’informatique, il y a toujours eu des bifurcations génératrices de nombreuses chapelles et communautés. Quand Bossuet critiquait les églises protestantes au XVIIème siècle, il leur reprochait d’engendrer la multiplicité, les variations, et de multiplier les confessions de foi.

De toute façon, on n’a pas toujours pensé la nature humaine comme fixe et intangible ?

Non, bien sûr. Il y a toujours eu des modulations. La question de l’autonomie, de la liberté, du libre-arbitre revient sans cesse. C’est la hantise de la réflexion religieuse côté chrétien ou autre. Il suffit d’aller voir du côté d’Augustin et de la question de la grâce qui est celle du libre-arbitre. Les anthropologues nous ont appris que la volonté d’améliorer l’homme était permanente dans toutes les cultures. Dans nos sociétés, il faut compter aussi avec le culte de l’apparence, de la beauté physique, de la performance. Tout a désormais partie liée avec la mesurabilité. Evaluer, mesurer. On n’en sort pas. On mesure tout, c’est impressionnant. Comment gérer cette mesurabilité exagérée ? Un vrai problème d’aujourd’hui car cela introduit des critères de comparaison très différents. Il ne s’agit pas juste de quantitatif et de qualitatif ; cela introduit toute une série de variables, de paramètres qui au début étaient du ressort des spécialistes, médecins et autres. Ces compétences nous ont été carrément transférées grâce à des machines, des sites, des applications individuels.

 La question identitaire est-elle en train de pourrir le climat intellectuel ?

Je ne suis pas sûr qu’elle doive être péjorative ou négative. Avec la géolocalisation, on retrouve des dimensions identitaires locales qu’elles soient linguistiques ou culturelles. C’est peut-être contraignant mais cela permet un retour du local dans le monde globalisé. Le moteur de recherche prend votre adresse IP et vous donne des résultats en fonction de la géolocalisation. Mon pseudonyme pour prendre des captures d’écran, c’est « miladus ». Quand j’arrive à Baltimore, dès que je le tape c’est « my lady » qui sort et on me propose des cosmétiques ; quand je rentre à Paris et que je le tape, c’est « malade » qui sort et on me propose des médicaments !

 

ManEvolutionComputer

Vous avez une idée du visage du numérique dans les prochaines années ?

Dans l’ordre de l’apprentissage et de la supervision, la massification des données va être de plus en plus importante. En informatique pure et dure, cela va se jouer dans le domaine du quantique ; cela peut changer les règles en regard des questions de censure, de chiffrage et de surveillance. Mais pour moi, le plus intéressant s’effectuera dans la convergence avec le vivant, le corps, où la peau ne sera plus seulement le support mais l’interface avec l’informatique. J’ai vu des prototypes où, en lieu et place de la montre intelligente déjà dépassée, il y a des points de lumière à même la peau de la main. Il suffira d’appuyer dessus et non sur un objet. Là on franchira un cap.

 Et du côté de l’intelligence artificielle ?

Tout dépend ce que l’on entend par là. S’il s’agit de reproduire la manière de penser de l’humain, j’ai des doutes malgré les progrès enregistrés. Mais s’il s’agit de la capacité d’apprentissage des machines et de leur faculté à produire du savoir, on peut dire que ça arrive déjà. Quelle sera la limite ? Nous en train de passer implicitement d’un modèle de prévision ou d’aide à la décision vers un modèle de prescription, ce qui est assez grave tant sur la plan éthique, économique que politique. Les moteurs de recommandation élimineront énormément de choix au profit des nécessités du marché fussent-elles adaptées à votre profil et votre réseau social. C’est très grave car le libre-arbitre, déjà bien fragilisée, n’en sera que plus appauvri. Ca peut aller jusqu’à la prescription politique… On a longtemps vécu avec l’archive numérique dans le modèle décrit par Borges avec la bibliothèque universelle accessible, avec tous les savoirs à disposition. Or les archives peuvent devenir des lieux d’oubli : ca existe mais c’est introuvable. Or qui décide de la « trouvabilité » (pardonnez-moi ce mot inélégant) si ce n’est les moteurs de recherche et de recommandation ? Je suis effrayé par la domination de Google en la matière. C’est d’autant plus révoltant que les moteurs de recherche sont de plus en plus mauvais : ils nous noient sous les données qui ne sont pas les bonnes, en tout cas pas celles que l’on cherche et que l’on demande. Pour Google, l’enjeu est d’abord d’amasser le plus possible d’archives pour améliorer leur algorithme. Ils ont eu l’intelligence de commencer tôt et de tout stocker depuis le début.

Vous travaillez sur le sujet ?

Je fais des recherches sur l’évolution du vocabulaire du web censé désigner un espace infini. Ca avait commencé avec un lexique maritime : naviguer, safari, explorer… Le juriste Carl Schmitt expliquait en 1950 dans Le Nomos de la terre que la localisation et le droit sont associés à la terre alors que la mer est sans frontière. Or nous avons désormais de registre. Soit on est dans le domaine du métal (le chrome) soit dans le domaine musical (opéra etc). J’en viens à reprendre l’expression des anthropologues du XXème siècle : « la terre habitée ». J’essaie de savoir comment dans le numérique on est passé de la terre habitée à la terre habitable, dans ses représentations tant figuratives que techniques. Les noms de domaine sont toujours très éloquents. Vous avez selon les pays « .fr », « .uk », « .de » etc Le moins utilisé du monde, c’est… « .us ». Parce que les Américains ont décidé qu’ils étaient le net, et que « .com » et « .org » leur suffisaient. Les choses évoluent et on assiste au retour des autorités territoriales. En France, la CNIL veut gérer les données confidentielles des utilisateurs français. On revient sur terre.

De quoi traiteront vos prochains livres ?

De l’imaginaire de l’intelligence. Dans l’un, à paraître l’an prochain au Seuil, je me livre à une archéologie de l’intelligence comme mythe fondateur de l’informatique. J’y revisite les textes des pères de l’informatique (Turing, Von Neuman,…) pour essayer de comprendre comment on en est arrivé à l’actuelle survalorisation de l’intelligence. Presque tout est devenu « intelligent » ! Dans l’autre texte plus bref, à paraître en novembre chez Hermann, j’y expose sous le titre « Un sauvage chez les geeks » comment les geeks, qui étaient les sauvages de nos sociétés, en sont désormais à nous civiliser à leur civilisation tout en étant les premières victimes de ce geste civilisateur car ils sont passés du statut d’individus à celui de grands acteurs. J’y reprendrais également des textes de science-fiction tels que Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, notamment le personnage de John dit « Le sauvage » parce qu’il est hybride car il partage les deux civilisations ancienne et technique, et les livres du préhistorien André Leroi-Gourhan qui a toute sa vie pensé la triade barbare/sauvage/civilisé et le rythme des mutations technologiques.

(Photos D.R)

Cette entrée a été publiée dans Essais, La vie numérique, sciences humaines.

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commentaires

687 Réponses pour Milad Doueihi : l’humaniste d’aujourd’hui est un geek éclairé

renato dit: 17 août 2016 à 7 h 55 min

Vous auriez dû, bérénice, suivre le fil, vous auriez, peut-être compris la nature de mon post… Cela dit, si vous voulez développer vos fonctions instrumentales vous trouvez ces outils en version « moderne » à un prix raisonnable… Et non seulement sur le net…

JC..... dit: 15 août 2016 à 13 h 57 min

La réalité, c’est que plus personne ne croit en l’espoir d’une extension au genre humain tout entier de l’idéologie généreuse, ouverte, utopique de l’humanisme des Lumières. Car, le monde humain ne veut pas que l’humanisme soit atteint, les humains étant profondément inégalitaires, égoïstes, divisés.

Ainsi, les technologies nouvelles ne feront que mettre sous une lumière de plus en plus crue l’effarante veulerie moyenne de l’être humain, quelle que soit l’époque !

bérénice dit: 15 août 2016 à 9 h 59 min

Vous pourrez acquérir ce couvert pour la modique somme de 800 euros l’unité. Bien évidemment pour les tablées regroupant de nombreux convives, nous vous conseillons de n’inviter que des gens pour lesquels la question de la confiance ne se présentera pas étant entendu que ces derniers évolueront dans le même monde que le vôtre qui n’a pas à défendre ses valeurs.

http://www.waibe.fr/sites/assour/medias/images/table-et-decoration/10536_20V_2048_1_.JPG

Jean dit: 15 août 2016 à 9 h 28 min

Peut-être que E.Nolde a laissé des écrits (journal ? correspondance ?). J’aimerais les lire.
@ christiane

Il a laissé nombre d’écrits, apparemment non traduits, parmi lesquels :

– » Jahre der Kampfe (1902-1914)  » (Cologne, 1991)
-« Mein Leben » (Cologne, 1976)
– « Briefe aus den Jahren 1894-1926 » (Hambourg, 1967)

Renseignements tirés du catalogue « Emil Nolde, les images non peintes » (Musée de l’abbaye de Sainte-Croix, 2008)

renato dit: 15 août 2016 à 8 h 42 min

Le couverts à poissons sont quand même un moment culturel qui n’est pas dépourvu de sens, Phil.

christiane dit: 14 août 2016 à 22 h 21 min

@Jean dit: 14 août 2016 à 19 h 11 min
Ne vous inquiétez pas. Le blog est difficile à atteindre sauf pour les mac et les iphones. Moi, j’ai Window. alors je tape « la république des livres » puis une des « rubriques » et je remonte de billet en billet jusqu’à celui du jour (dont j’ai copier le titre – ce qui me permet d’accéder directement au billet). J’espère ne pas rater le prochain. Passou est au courant et n’a pas pu y faire grand chose. C’est ainsi…
Bizarre, la réponse que vous avez eu pour le lieu où les constructions de l’artiste devraient être visibles. Pas mal le lien que vous faites entre fenêtre et templum. Votre légère déception ne m’effleure pas car je n’ai pas assez de connaissances pointues sur ces différents écrivains pour sentir le manque clairement. Étant plutôt autodidacte, cette balade dans ses pensées me convient bien.
De plus je lis en parallèle un roman très prenant, presque autobiographique (qui fait froid dans le dos) : « La leçon d’allemand de S.Lenz. Je suis dans le dernier quart, et, vue par l’enfant « l’obéissance servile » du père est une trahison. Il raconte tout cela, bien plus tard, alors qu’il n’est pas très à l’aise dans un lycée. Les souvenirs remontent. Il semble que c’est réellement son père qui était chargé de surveiller Émile Nolde, interdit de peindre par le IIIe Reich, devenu un paria pour les na.zi. Ça fait vraiment mal de voir, à travers l’attitude de ce bourgmestre, celle du peuple allemand à cette époque sinistre.
Quelques passages sont bouleversants au niveau de la transmission de l’acte de peindre entre le peintre et l’enfant(Siggi). Peut-être que E.Nolde a laissé des écrits (journal ? correspondance ?). J’aimerais les lire.
Bonne soirée

DHH dit: 14 août 2016 à 21 h 25 min

@Bloom 13 aout 15 h 43
vous ecrivez
Sybil & The 2 nations, roman important et écrit par un Conservateur, le 1er (et seul à ma connaissance) juif à avoir occupé les fonctions de 1er ministre britannique.
Disraeli est-il donc l’auteur de ce ce roman ?

closer dit: 14 août 2016 à 21 h 24 min

« ne crois-tu pas que c’est un peu, beaucoup, du fait des luttes sociales et en particulier des Accords Matignon de 36 et des Accords de Grenelle de 68? »

Oui, quel progrès bitenzinc que celui qui consiste à distribuer l’argent qu’on a pas et à s’endetter pour le financer! Ni 36, ni 68, ni 81, n’étaient faisables et on s’enfonce toujours plus…

Jean dit: 14 août 2016 à 19 h 17 min

Le site en anglais s’appelle « Paralleles Plesk panel », qui me dit : « You see this page because there is no Web site at this address  » . Mystère et boule de gomme.

Jean dit: 14 août 2016 à 19 h 11 min

@ Christiane

Merci pour ces informations. S’il est vrai que les textes de Starobinski ouvrent plus d’une fenêtre, l’illustration de la page de couverture me paraît bien choisie. Je continue, moi aussi, de lire ses articles (Bonnefoy, Baudelaire); j’y prends intérêt et plaisir mais regrette toujours un certain manque de rigueur, qui vient, selon moi, de la « méthode » Staro, qui consiste justement à ne pas trop en avoir, allant « glissando ».
Je peine à me connecter correctement à la RdL. Je tombe sur un site en anglais qui m’informe que le site de la RdL n’a pas d’adresse… Est-ce une fausse manoeuvre de ma part ? je n’en sais rien et me demande si d’autres ont connu la même mésaventure.

christiane dit: 14 août 2016 à 18 h 33 min

@Jean
Pouvez-vous vous reporter aux pages 1303 et suivantes, écrites en postface par M. Rueff dans le Quarto « Starobinski / La beauté du monde ». « Skyspace templum cadre ».
M.Rueff revient longuement sur la PHOTO de couverture. Ce n’est pas une peinture mais une fenêtre dans une pièce aux murs blancs ouverte sur le ciel (Skyspace de l’artiste américain James Turrel intitulé « Blue Planet Sky ». Le lien qu’il fait avec les « templum » est vraiment intéressant…
Toutefois la photo s’inspire de la toile d’E.Hopper.
Avancé dans le livre. Plusieurs essais très profonds (Baudelaire – Kafka- Michaux).
Rose,
le texte (cité) de Saint-Augustin fait référence à Dieu. (ce Dieu qu’il cherchait à l’extérieur de lui et que finalement il a découvert en lui, dans un dialogue et une méditation intérieurs.)

rose dit: 14 août 2016 à 13 h 36 min

bah, deux solutions, les hommes :
pour les oursins
huile et le piquant sort (j’ai pas encore compris si c’est dessus ou autour de l’épine d’oursin mais huile d’olive c’est sûr)
pour l’oignon le cor et autre durillon, mie de pain trempée dans du lait et pansement occlusif cela ramollit le tout

recette de berger.

berguenzinc dit: 14 août 2016 à 13 h 33 min

edmond pommier dit: 14 août 2016 à 10 h 46 min
«… nous passerons un instant dans le creuset de la nature, pour en rejaillir sous d’autres formes, … »

pitié, pas sous la forme de JC !!! mais sous celle du Concombre masqué, merci Saigneur !

rose dit: 14 août 2016 à 13 h 32 min

edmond pommier dit: 14 août 2016 à 10 h 46 min
«… nous passerons un instant dans le creuset de la nature, pour en rejaillir sous d’autres formes, … »

j’hésite longuement encore :
en chamois, jouant sur les crêtes à l’aube et au crépuscule, avec mes congénères agiles (femelle maternante en tout cas, brehaigne tardive passé les 97 ans, quand le corps s’apaise)
soliste sous la baguette de massaako Yakutimi (& se coiffer comme lui) avec le choeur qui me soutient
ou essayeuse de velours moiré chez christian Lacroix avec mes coreligionnaires (une en taffetas à pois, une en organdi, une en toile de coton bayadère, une en tartan écossais, une en perles et soie sauvage)

JC..... dit: 14 août 2016 à 13 h 30 min

Dire la vérité, c’est épuisant : pour celui qui la dit, pour celui qui l’entend.

Tiens bon Berguie !

Moi aussi, je souffre, j’ai mal ! Ma rondelle ne grille pas. Fais attention à la tienne, elle est menacée par le concombre des idées reçues … uhuhu !

berguenzinc dit: 14 août 2016 à 13 h 21 min

JC….. dit: 14 août 2016 à 12 h 36 min

t’es un peu fatiguant, JC…..même moi, je suis moins chiant, c’est dire.

Car enfin, même si je ne porte pas les comminisses et les syndicalisses communissess dans mon coeur, si tu es là, heureux comme un pape et khon comme un panier, en pleine forme malgré le grand hiver de ta vie, en train de te griller la rondelle sur une île paradisiaque, ne crois-tu pas que c’est un peu, beaucoup, du fait des luttes sociales et en particulier des Accords Matignon de 36 et des Accords de Grenelle de 68?
Tu penses peut-être que la raclure de droite aurait comme ça, hop, accordé ces fabuleux progrès sociaux qui , si la El-Khonnerie, idiote utile du libéralismen n’avait pas tout stoppé, nous eussent propulsé peu à peu vers « un dimanche de la vie »?? non?

en fait, t’es assez khon, assez sous-off ronchon….gaffe aux oursins dans l’oignon !

JC..... dit: 14 août 2016 à 12 h 24 min

Bérénice,
Dédé est le pseudo utilisé par Monseigneur 23 en RdL judéo-chrétienne… Et nous savons tous qu’entre Jean-Seb Bach, Yvette Horner ou Richard Galliano, il préfère les amuseurs du clavier à bretelles…..

boudegras dit: 14 août 2016 à 12 h 20 min

Complètement à la ramasse, JC ne sait plus faire autre chose qu’injurier et injurier encore… même Bérénice… c’est vous dire où il en est, hélas

bérénice dit: 14 août 2016 à 11 h 36 min

10h58 D:
Dieu est un idéal de l’homme un peu comme ce qu’est l’idéal du Moi ou le Moi idéal que peu atteignent ou réussissent à faire coller à leur Moi, c’est une métaphore, un concept mais que ce soit l’une de ces trois solutions il peut aider à vivre.

JC..... dit: 14 août 2016 à 11 h 25 min

….TGRWL !
(William Legrand est en fait le rideau de douche présentable de Bébert Morziloeil, un enfant de l’assistance -car abandonné par des parents lucides- dernier de sa classe maternelle, aimé des migrants car il ne prend pas cher, question prestations…)))))

jean claude dit: 14 août 2016 à 11 h 11 min

« L’anglais n’est pas une langue étrangère, tout le monde comprend plus ou moins. »
surtout quand c’est écrit par des Frenchies

« Si l’un ou l’autre de ces états était un mal, pourquoi votre Dieu le laissait-il subsister ? »
C’est pas écrit quelque part qu’il a sucré les dinosaures

Widergänger dit: 14 août 2016 à 11 h 11 min

L’expression en grec est μετὰ φρεσίν (dans leur diaphragme) qui vient du mot φρήν, φρενός (ὀ) dont le champ sémantique est relativement complexe et large :
1°) le cœur, le sentiment : ἐκ φρενός : du fond du cœur;
2°) l’esprit, surtout au pluriel : κατὰ φρένα καὶ κατὰ θυμόν : en son esprit et en son cœur ;
3°) le diaphragme ; la poitrine, l’enveloppe des organes internes.

William Legrand dit: 14 août 2016 à 11 h 06 min

Comme tous les dimanches, Madame Verniglia nous informe qu’au Camp à Nella, le JC fulmine près tout le monde, il se retrouve de plus en plus seul dans son deux pièces-cuisine, ses copains le lâchent,même les prétendues tourterelles et chattes se débinent, les gens rigolent

JC..... dit: 14 août 2016 à 11 h 02 min

Nous sommes fait non pas comme le Golem, mais plutôt comme un golem de chamallow, de guimauve, sans squelette, sans chairs, sans muscles, sans forces. Rien que de saintes cunégonderies pour que cette patée pour le clergé obtus, tienne une vie minable !
Vive le divin Marquis ! A mort Dieu !

Lucien Bergeret dit: 14 août 2016 à 11 h 00 min

Des deux phrases suivantes, laquelle est la plus stupide :

A Comment ne pas croire en Dieu quand on entend Bach?

B Comment croire en Dieu quand on a entendu parler de Hitler?

D. dit: 14 août 2016 à 10 h 58 min

Bérénice,

Ces cantates ont été écrites pour louer Dieu.
Vous ne pouvez pas les apprécier à leur juste valeur sans aimer Dieu.

edmond pommier dit: 14 août 2016 à 10 h 46 min

« Que l’espoir ou la crainte d’un monde à venir, fruit de ces premiers mensonges, ne vous inquiète donc point, Thérèse ; cessez surtout de vouloir nous en composer des freins. Faibles portions d’une matière vile et brute, à notre mort, c’est-à-dire à la réunion des éléments qui nous composent aux éléments de la masse générale, anéantis pour jamais, quelle qu’ait été notre conduite, nous passerons un instant dans le creuset de la nature, pour en rejaillir sous d’autres formes, et cela sans qu’il y ait plus de prérogatives pour celui qui follement encensa la vertu, que pour celui qui se livra aux plus honteux excès, parce qu’il n’est rien dont la nature s’offense, et que tous les hommes également sortis de son sein, n’ayant agi pendant leur vie que d’après ses impulsions, y retrouveront tous, après leur existence, et la même fin et le même sort. »

edmond pommier dit: 14 août 2016 à 10 h 42 min

« Non, Thérèse, non, il n’est point de Dieu : la nature se suffit à elle-même ; elle n’a nullement besoin d’un auteur ; cet auteur supposé n’est qu’une décomposition de ses propres forces, n’est que ce que nous appelons dans l’école une pétition de principes. Un Dieu suppose une création, c’est-à-dire un instant où il n’y eut rien, ou bien un instant où tout fut dans le chaos. Si l’un ou l’autre de ces états était un mal, pourquoi votre Dieu le laissait-il subsister ? Était-il un bien, pourquoi le change-t-il ? Mais si tout est bien maintenant, votre Dieu n’a plus rien à faire : or, s’il est inutile, peut-il être puissant ? et s’il n’est pas puissant, peut-il être Dieu ? Si la nature se meut elle-même enfin, à quoi sert le moteur ? Et si le moteur agit sur la matière en la mouvant, comment n’est-il pas matière lui-même ? Pouvez-vous concevoir l’effet de l’esprit sur la matière, et la matière recevant le mouvement de l’esprit qui lui-même n’a point de mouvement ? Examinez un instant, de sang-froid, toutes les qualités ridicules et contradictoires dont les fabricateurs de cette exécrable chimère sont obligés de la revêtir ; vérifiez comme elles se détruisent, comme elles s’absorbent mutuellement, et vous reconnaîtrez que ce fantôme déifique, né de la crainte des uns et de l’ignorance de tous, n’est qu’une platitude révoltante, qui ne mérite de nous ni un instant de foi, ni une minute d’examen ; une extravagance pitoyable qui répugne à l’esprit, qui révolte le caser, et qui n’a dû sortir des ténèbres que pour y rentrer à jamais. »

JC..... dit: 14 août 2016 à 10 h 41 min

…TGRB !
(B, comme Bérénice car une femme est un homme comme un autre)
Félicitations au censeur qui permet à ce blog littéraire en ruine informatique, de « paraître » décent !

comment l'esprit vient aux femmes dit: 14 août 2016 à 10 h 23 min

Widergänger dit: 14 août 2016 à 8 h 48 min
cf les servantes d’or (l’Iliade):

« … elles ont un esprit dans leur diaphragme »

diaphragme (déf)= capuchon en silicone, en forme de dôme, tendu par un anneau rigide et qui se place au fond du vagin, contre le col de l’utérus.

JC..... dit: 14 août 2016 à 10 h 16 min

Mon mou et gras, tu vas rire ! Sur ce blog en ruines, nourri de fumures informatiques, poussent de belles plantes qui contrairement à toi ne sentent pas l’urinoir

boudegras dit: 14 août 2016 à 10 h 10 min

chez serdgio, JC a écrit : « chez Passou c’est le chaos, la chienlit, la débâcle, fatal trou noir pour les commentaires »… mais il revient penaud le JC, fourbe comme d’hab’

JC..... dit: 14 août 2016 à 10 h 06 min

« Comment ne pas croire en « Dieu » quand on entend Bach ? »

En voilà une k…. qui vaut son pesant d’or !

bouguereau dit: 14 août 2016 à 10 h 02 min

Comment ne pas croire en « Dieu » quand on entend Bach?

hach la puissance..dla singrie mécanique..tic tac bac

edmond pommier dit: 14 août 2016 à 9 h 57 min

Comment ne pas croire en « Dieu » quand on entend Bach?

On peut, on peut. Même quand on l’écoute.

Bloom dit: 14 août 2016 à 9 h 50 min

Bloom, qui ne fait jamais son boulot qu’à moitié,

Allons, allons, ce n’est pas du boulot ici, c’est de la détente. Et puis, l’anglais n’est pas une langue étrangère, tout le monde comprend plus ou moins. Au surplus, ça vous donne l’occasion de vous exercer.
Quant au boulot, il est est toujours bien fait, la preuve, il reçoit les honneurs du Monde des livres & du prestigieux blog à Passou.

bouguereau dit: 14 août 2016 à 9 h 40 min

mais dès que l’on sort de notre culture monothéiste et que l’on se rend au Japon ou en Corée, c’est beaucoup plus décomplexé

relisez bien ce passage..ce meussieu trés snob dit exactement le contraire de ce qu’il veut démontrer..c’est en effet les japonais qui ont relancé a fond l’anthropomorphisme sexué de la machine..

bouguereau dit: 14 août 2016 à 9 h 35 min

les robots ça marchent pas à la crème de jéruzalème..suprème de con de golème..tu confonds tout pignouf

Widergänger dit: 14 août 2016 à 8 h 53 min

Mais saint Augustin c’est traduisible ! Ce n’est pas de poésie en vers et c’est en latin. Mais va traduire Mallarmé en latin, tiens !

Widergänger dit: 14 août 2016 à 8 h 48 min

Jibé, vous avez aussi les servantes d’or dans l’Iliade, qui servent le demi-dieu Héphaïstos :

« Des servantes s’empressaient pour soutenir le prince, toutes d’or, mais semblables à de jeunes vierges vivantes ; elles ont un esprit dans leur diaphragme ; elles ont la voix, la force, et les immortels leur ont appris à agir.
(Chant XVIII, v.417-420)

Jibé dit: 14 août 2016 à 8 h 32 min

Cette très belle traduction de Saint Augustin, claire et limpide, par Patrice de Cambronne dans la Pléiade, ne répond-t-elle pas à la précédente question de Passou : « la poésie est-elle traduisible » ?
Trois fois OUI !
(avec ou sans l’aide du geek éclairé qui m’a permis de revenir sur l’antique blog passoulinien)

Jibé dit: 14 août 2016 à 8 h 09 min

Mais au Dieu de beauté, rose, l’objet de sa passion amoureuse, son adoration, bien avant Saint Jean de La Croix !

Bien tard, je t’ai aimée,
Ô beauté si ancienne et si neuve !
Bien tard je t’ai aimée !
Tu étais au-dedans, moi j’étais au-dehors
Et là, je te cherchais :
Sur tes gracieuses créatures,
Tout disgracieux, je me ruais !
Tu étais avec moi ; je n’étais pas avec toi,
Loin de toi, elles me retenaient,
Elles qui ne seraient, si elles n’étaient en toi.
Tu appelas, crias, rompis ma surdité ;
Tu brillas, éclatante, chassant ma cécité ;
Tu embaumas, je respirai, je soupirai ;
Je t’ai goûtée, j’eus faim et soif ;
Tu m’as touché, et je pris feu pour la paix que tu donnes.
« Confessions » (Livre X, XXVII, 38.)

JC..... dit: 14 août 2016 à 8 h 07 min

VISITE GUIDEE

Profiter de ce week-end pour visiter les Ruines Informatiques de la RdL, un blog de prestige du siècle passé !

Votre guide, Pierre Assouline, vous attend ….

rose dit: 14 août 2016 à 3 h 32 min

Et, chaque fois qu’on voit une femme en burka, on la fusille du regard, droit dans les yeux.
Acte I.

rose dit: 14 août 2016 à 3 h 31 min

Ce n’est pas si difficile ; il suffit de se mobiliser. On loue le parc aquatique 15000 euros, juste après le burkini day et on fait une journée Tous à poil.
On fait un tabac.

rose dit: 14 août 2016 à 2 h 57 min

Pablo75 dit: 11 août 2016 à 15 h 57 min
Comment ne pas croire en « Dieu » quand on entend Bach?

merci pour la passion selon saint jean, merci,

Es ist vollbracht !
O Trost für die gekränkten Seelen ;
die Trauernacht
läßt mich die letzten Stunden zählen.
Der Held aus Juda siegt mit Macht,
und schließt den Kampf,
Es ist vollbracht !

on peut aussi ne pas croire en dieu et aimer bach, bah…

rose dit: 14 août 2016 à 2 h 45 min

>Berguenzinc

un geek est quelqu’un de doué face à son ordinateur.

s’il est un nolife, il ne voit plus la lumière du jour, ne baise plus etc. (ne regarde même plus les filles dans les yeux, cas grave).
s’il est un gamer il joue à toutes sortes de jeux y compris en compétition avec des potes sur 24 heures en bouffant des pizzas à peine décongelées pour gagner à tout prix

s’il est un freak je ne sais pas ce qu’il fait

s’il est un hipster, il se laisse pousser la barbe ; je ne sais trop pour défendre quel point de vue.

Vous lui enlevez son ordinateur, il meurt.
Il est un être sensible et fragile.

Rien à voir avec le druide, qui cueille du gui, lui. Chez les Korrigans.
GuiK. Pour les soirées festives.

rose dit: 14 août 2016 à 2 h 24 min

Venere, Venus

mais aussi le riz impérial, cultivé dans la plaine du fiume Pô ; riso venere.

Vénus de Turin couverte d’un voile transparent haut du corps jusqu’au nombril.
Celle sise à Berlin avec une expression d’une délicatesse inouïe, elle-même toute enroulée dans ses cheveux.

Employer le mot mièvre pour Botticelli !

Merci pour La naissance de Venus sortie des eaux, à vous.

Et le vénéré, parce qu’ancien, maître de calligraphie.

rose dit: 14 août 2016 à 2 h 00 min

bérénice dit: 10 août 2016 à 4 h 55 min

Quelle merveille, ce livre, bérénice !

Et, lorsqu’il croit être perdu à jamais, pour vous qui aimez l’odeur du linge propre, il se remémore les draps pliés dans l’armoire.

Non, l’armoire ne siégeait pas dans la propriété qu’ils achetèrent Consuelo et lui mais dans la demeure familiale près de Lyon régnaient ces draps pliés, souvenir intact du bonheur de l’enfance.

rose dit: 14 août 2016 à 1 h 45 min

Sur les chameaux et les dromadaires et leurs pas qui aident Erathostène à rectifier les travaux d’Aristote quant à la mesure de la circonférence d cela terre

https://www.youtube.com/watch?v=dZyeKmytFeA

Un bématiste (du grec ancien βηματιστής) est un arpenteur de la Grèce antique qui mesurait la distance entre deux points en comptant le nombre de pas (en grec βῆμα / bêta).

Là, il compte les pas du chameau : il est bématiste. C’est un métier ancien qui précédait les geek.

note : il se moque pas mal d’Aristote le geek en question ; je le vis mal mais j’assume.

rose dit: 14 août 2016 à 1 h 35 min

Mais toi, ô mon amour,

>Jibé le 9 août à 23h27

à qui s’adresse Saint Augustin là, je vous prie, dans Les Confessions ?

Jibé dit: 14 août 2016 à 0 h 17 min

Comme ça, Phil, vous êtes interdit de chez Paul Edel !
Auriez-vous la même adresse IP que JC ?
Le fim sur Zweig, primé à Locarno, aurait mérité de participer au festival de Berlin, il y aurait eu toute sa place.
On peut voir aussi en ce moment dans les salles parisiennes une sorte de biopic sur Thomas Wolfe, « Genius », moins convaincant. Trop lyrique et caricatural…

rose dit: 14 août 2016 à 0 h 13 min

Sergio dit: 8 août 2016 à 18 h 43 min
« celles de la mesure et de la précision d’un côté, et de l’autre les sciences de l’esprit. »
Cela n’a rien à voir avec l’esprit ; simplement il y a ce qui est mesurable et ce qui ne l’est pas… Pour le moment !
Quand on pourra analyser l’aura,

entendu, en fin de journée sur france culture, parler de l’aura d’Igor Stravinsky. Il avait choisi un remplaçant pour être chef d’orchestre alors qu’il était absent ; l’orchestre alors jouait faux pour deux raisons. Tout d’abord parce que le maître n’était pas là ; ensuite pour contester le fait que le remplaçant se prenait pour le maître. Lorsqu’Igor revenait, l’orchestre rejouait juste. Etait ce dû au talent d’Igor pour la baguette du chef ? a demandé un sous fifre. Non, fut-il répondu : c’était dû à l’aura d’Igor. Pas à son talent.
(je suppute que l’orchestre l’aimait (Igor)).

Pardon je n’ai pas noté le nom du remplaçant. Peut-être Guard ou un truc approchant.

Nota : rien à voir avec une véronique qui tend un linge à un visage trempé par l’effort.
Rien à voir non plus avec une qui aurait porté la croix trois jours durant, le temps qu’un se pose, se roule une clope et les mécaniques.

Salut à tous,

Widergänger dit: 13 août 2016 à 22 h 47 min

Mais y a pas que des kibboutz en Israël, mon petit chéri, y a aussi des boîtes de nuit, n’empêche…! Et pis, y a même des chameaux sur l’auto-route.

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