de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Claudio Magris : « Qu’est-ce qu’on perd en écrivant ? »

Claudio Magris : « Qu’est-ce qu’on perd en écrivant ? »

Des rapports entre la littérature et la biographie, l’Histoire, l’invention, l’exactitude, la vérité, la traduction, le chat Murr, Danube et aussi la matière de Secrets, pamphlet contre la tyrannie de la transparence qui vient de paraître chez Bibliothèque Rivages (77 pages, 12 euros) à l’occasion d’une récente rencontre avec Claudio Magris en marge d’un débat à la Maison de l’Amérique latine.

La République des livres : Vous parvenez, vous, à faire la part de l’invention dans vos livres ?

Claudio Magris : On n’explore pas assez les liens entre littérature et journalisme. Cela fait quarante-huit ans que j’écris pour le Corriere della Serra. Pour l’écrivain, c’est une tentative de se confronter avec la réalité, sa poussière parfois sanglante. Comme en littérature, cela exige précision d’un côté et imagination de l’autre. La question des rapports entre la biographie et le roman revient à se demander s’il faut raconter, reconstruire ou inventer une vie. Un dicton grec assure que les écrivains racontent beaucoup de mensonges. Donc qu’ils inventent. Mais l’étymologie nous apprend que dans inventio/invenire, il y a aussi « trouver ». Une histoire, un personnage, un détail. Toute invention se nourrit d’événements qui se sont réellement passés, de gens qui ont vraiment existé ; elle se nourrit plus ou moins de cette vérité. Les écrivains n’ont cessé de le reconnaître : Mark Twain la disait plus bizarre, plus étrange et plus fantastique que toute fiction ; Italo Svevo pensait que la vie originale ne peut arriver sans crier gare ; Thomas Mann revendiquait le droit de prendre où et de qui bon lui semble, étant entendu, dans tous ses cas, qu’une fois que les écrivains s’en sont emparés, ces événements et ces personnes n’ont plus rien à voir avec ceux qui les ont inspirés.

Vous aimez citer les autres. Mais et vous ?

C’est le cas dans mon prochain livre. Cela dit, le procédé peut être également problématique, douloureux, coupable même. La littérature comme pitié nous aide, par le processus d’identification aux personnages, à comprendre nos liens avec l’Autre et ses passions. Dans un roman de l’espagnol Ricardo Menendez Salmon, un enfant meurt ; la mère dit à son mari, un écrivain : « Un jour, tu écriras là-dessus et je te haïrai ». Rappelez-vous le jugement de Milosz selon lequel les poètes ont souvent le cœur froid, et c’est un poète qui le dit ! S’ils écrivent un poème sur la souffrance d’un enfant, ils sont parfois plus émus par la musique de leurs vers que par la souffrance de l’enfant.

 Mais vous n’avez jamais écrit de biographie ?

Sans être biographe, j’ai toujours raconté les vicissitudes de personnages qui ont réellement existé et dont j’avais essayé de reconstruire les traces. Danube bouillonne d’existences marginales, obscures ; elles sont repêchées dans l’oubli ; je les ai retrouvées accrochées sur les berges du fleuve. Dans Une autre mer, j’ai raconté l’histoire d’un ami du philosophe Carlo Michelstaedter, auteur de La Persuasion et la Rhétorique, qui s’est suicidé à 23 ans, un personnage qui a réellement existé, ou plutôt qui a décidé d’exister un peu moins, de se réduire jusqu’à disparaître. Mon roman est aussi l’histoire de la confrontation d’un homme avec sa tentative de ne pas avoir de biographie.

 Mais même les grands personnages de l’Histoire jouent un certain rôle dans l’invention des personnages romanesques

J’essaie de les comprendre pour mieux les inventer dans un court-circuit indissoluble. J’ai un sentiment très aigu du caractère fragmentaire, incomplet de l’existence et donc de la biographie. Je ne crois pas être capable d’écrire une biographie selon les règles canoniques, du début à la fin, selon ce bel ordre chronologique dont déjà E.T. Hoffmann, le grand écrivain de l’Allemagne romantique, disait qu’il ne l’avait plus « à sa disposition ». Dans Le chat Murr, au début du chapitre où l’écrivain imagine que la biographie fragmentaire d’un musicien et maître de chapelle Johannes Kreisler se superpose à l’autobiographie d’un chat poète qui a appris à écrire, l’auteur confesse qu’il aurait bien aimé raconter la vie de son héros dans l’ordre où elle s’est déroulée ; or cela lui est impossible car il ne dispose pas de tous les éléments de cette vie mais uniquement de lambeaux de son existence ; ils lui parviennent par petites bouchées, dans le désordre, la maturité avant l’enfance, si bien que les fils du temps s’enchevêtrent ; si bien qu’au lieu d’accroître notre connaissance de cette existence, ils ne font qu’augmenter notre confusion de ce qui la constituait. A mesure que progresse le récit, la compréhension de ses actions s’altère dans la dissolution de toute continuité.

On retrouve cela dans les littératures moderne et contemporaine.

Voyez Musil, Canetti et tant d’autres romanciers de la Mitteleuropa. Ils ont soumis la littérature à une critique radicale de la notion du Moi. Dans l’Homme sans qualités, on découvre même un souverain qui a perdu la capacité d’émettre des actes de gouvernement. Cette grande littérature a découvert le caractère multiple du moi individuel. Sa remise en question du rapport à soi a contribué à rendre problématique le genre biographique dans son acception traditionnelle. La vie engendre l’écriture mais il arrive que celle-ci modifie en retour la vie qui l’a engendré. Dans l’un des derniers récits de Svevo, le vieillard qu’est Zeno, le protagoniste de La Conscience de Zeno qui continue à vivre après avoir écrit son autobiographie, remarque qu’il n’est plus celui qui a vécu sa vie mais celui qui l’a écrite ; certains éléments de son existence ont pris de l’importance dès lors qu’il les a couchés sur le papier. On voit là l’écriture rebondir sur la vie qui l’a modelée ; elle la modèle à son tour et la récrée dans un processus ambigu, tantôt positif, tantôt négatif. Daniel del Giudice, l’un de nos très bons écrivains, hélas malade depuis quelques années, a remarqué que ce n’est pas Italo Svevo qui a crée le personnage de Zeno Cosini mais l’inverse. En effet, après avoir écrit son roman et après avoir assisté dans la surprise, l’ironie et l’incrédulité à son succès, il a construit son personnage d’auteur plus ou moins consciemment. Svevo était un commerçant triestin partagé entre la vie et la littérature, qui s’est mis à épouser l’image que les critiques littéraires se faisaient de lui à travers l’interprétation son roman ; ils l’ont ainsi poussé à se métamorphoser.

Mais Danube n’est-il pas aussi une mosaïque de biographies minuscules ?

Ce sont de véritables existences croisées au hasard. Je les ai reconstruites en luttant contre la violence de l’Histoire qui visait à les détruire, contre la vase de l’oubli qui les entraînait au loin. Le voyageur de Danube voue une exactitude, une passion quasi maniaque, une attention philologique tant aux grands moments de l’Histoire qu’aux moindres des existences connues. Il s’arrête sur le pantalon qu’un meunier du XIXème siècle avait vendu au profit des travaux de restauration de la cathédrale de sa ville. La précision avec laquelle il fait des recherches pour savoir combien cet individu a obtenu de la vente de son pantalon indique que cet inconnu a le même droit au respect, à l’attention, à la philologie, mot qui renferme dans son étymologie le sentiment amoureux, que les personnages illustres de l’histoire universelle. On a parfois l’impression que le Moi se forme par réduction et par soustraction en renonçant à la vie de soi-même.big_345021_3444_Magris_6_web1

 N’est-ce pas le grand sujet de la littérature moderne ?

Ce renoncement concerne surtout la construction positive de sa personnalité et son rôle social. I would prefer not to/ Je ne préférerais pas répond invariablement le scribe à toute demande dans Bartleby, l’immortel récit de Melville. Il pourrait dire comme ce pauvre personnage d’un roman autrichien au narrateur qui veut raconter l’histoire de sa vie : « Mais je n’ai aucune histoire … ». Il y a eu des réactions différentes et opposées aux avancées produites par les Carnets du sous-sol de Dostoïevski et la révolution conceptuelle de Nietzsche. Dans L’Homme sans qualités, Moosbruger, l’assassin d’une prostituée, de Clarisse, à la limite de la vie, ne peuvent avoir aucune biographie parce qu’ils n’ont pas moi, ils ne sont aucun moi; la folie apparaît comme une modalité du sujet de l’esprit contraint dans la camisole de force d’une identité unique. La littérature a justement pour vocation de se mettre à la recherche de ces moi tout en conscience de sa difficulté et de sa nécessité.

Question de morale ?

De morale autant que de langage. J’avais commencé à écrire A l’aveugle sous la forme d’un roman linéaire, traditionnel mais cela n’a pas marché, cela ne pouvait pas marcher parce que dans une narration, l’écriture doit correspondre à l’histoire, elle doit d’identifier à son sens ou à son absence. On ne peut pas écrire de manière rationnelle et organisée l’histoire d’un délire et d’un éclatement des sens. Si le désordre et la tragédie sont dans les choses, alors ils sont aussi dans les mots. J’ai été entraîné dans le tourbillon de cette grande mer conradienne qu’est le roman contemporain ; or sa structure s’est souvent construite en se désagrégeant et en alternant la révélation de la signification et le rapport fondamental avec le temps et avec l’Histoire avec une grande hache. En écrivant A l’aveugle, je me suis débattu dans la scission entre une forme de la vérité selon laquelle le roman ne peut atteindre l’authenticité qu’à travers la distorsion, et une autre forme de la vérité plus éthico-politique qui ne peut atteindre son but qu’en s’en remettant à cette rationalité que l’épique semble avoir conduit au naufrage.

 C’était différent au XIXème siècle ?

L’action de l’individu était enserrée dans l’Histoire ; l’écrivain pouvait alors y exprimer les mêmes idées et sentiments que dans ses écrits historiques ou politiques ; la langue pouvait même être analogue ; au fond, l’écriture de Victor Hugo dans Les Misérables n’est pas si éloignée de celle, nettement polémique, de Napoléon le petit. Au XXème siècle, ca change. Un Franz Kafka ou un Juan Rulfo n’auraient pu écrire une message de solidarité aux victimes de l’exploitation avec le même langage que celui de La Métamorphose ou de Pedro Paramo. Ces écrivains, et d’autres de leur temps, ont dû assumer cette impossibilité dans les structures même de leur œuvre ; ils ont dû intégrer non seulement le désordre du monde mais la difficulté à le comprendre.

Mais Danube n’est-il pas aussi la biographie d’un fleuve ?

Votre idée me plaît. Mais comme vous le savez, on ne peut rien dire des pensées du personnage dont on écrit la biographie. D’où la nécessité de changer de style. Au fond, dans ce livre, je parle beaucoup des gens mais je ne dis rien presque rien du fleuve lui-même. C’est pleine de petits romans. Je me souviens de ce que m’avait dit Edouard Glissant au cours d’une conversation amicale : « Tu as écrit l’inconscient du Danube ». Je le fais jaillir d’une gouttière ou d’un robinet, mais je reste aux marches car au fond, on n’en sait rien. C’est pareil pour un homme.

La biographie comme terrain de l’exactitude, et le roman comme terrain de la vérité, ce partage vous va ?

A condition de ne pas oublier que le romancier se soucie aussi de l’exactitude, mais celle du langage, du choix précis des mots. Il doit être fidèle fut-ce dans la distorsion s’il est dans le registre du grotesque par exemple. Il est animé par une logique artistique, poétique, musicale qui a sa nécessité. L’exactitude du biographe n’est que factuelle. L’un invente, mais il est sans modèle extérieur ; l’autre ne peut pas inventer. Ils ont en commun la rigueur de l’œuvre. Dans les Mémoires d’Hadrien, dont je rappelle que c’est un roman, aucun détail n’est inventé, Marguerite Yourcenar n’a inventé aucun détail, même les promenades ; tout correspond. Même Dante et Shakespeare n’auraient pu se considérer tout-puissants et tout-sachant. Eux aussi ont dû respecter cette marge de silence et de mystère, l’espace blanc qu’il y a dans chaque vie.

magris-a-ossero424-copia.thumbnailVous avez traduit Kleist, Schnitzler en italien. Qu’est-ce que cela a apporté à l’écrivain que vous êtes principalement ?

Cela m’a révélé à moi-même des choses que je n’avais pas conscience d’avoir écrites. Traduire, c’est à la fois une forme de critique et une forme de création. Vous voyez cette édition italienne de mon dernier livre, c’est moi qui l’ai écrite ; mais sa traduction française, c’est nous qui l’avons écrite. D’avoir traduit Kleist ne m’a pas influencé ; mais en revanche, d’avoir traduit Woyzeck de Büchner, alors là oui ! Ca a modifié mon écriture. Je n’aurais pas écrit certaines pages de A l’aveugle ou de L’Exposition si je n’avais pas traduit Woyzeck, ce langage semblable à la lame d’un couteau, ce mélange de pitié et de cruauté.

Et d’avoir traduit Ibsen ?

Ca a été très important pour moi car il a joué un grand rôle de ma vie. J’ai collaboré à nombre de mises en scène de ses pièces en Italie. C’était un homme très ordonné et organisé. A une époque où il vivait avec sa femme et son fils au Tyrol, il a fait connaissance d’une jeune fille de 18 ans. Pour la première fois, il était prêt à changer sa vie. Ils se contentaient de petites promenades, sous le regard attentif de sa femme et de son fils. La jeune fille était très flattée de l’intérêt que lui manifestait le grand écrivain mais ne cherchait pas à le traduire en amitié amoureuse. Et un jour,  au moment où fatalement Ibsen envisage l’éventualité de détruire sa vie, il reçoit par la poste sa biographie par Henrik Jaeger. La vie qu’il voulait changer était là, dans ce volume ! Alors à trois heures du matin, il s’enfuit. Huit ans après, il enverra à la jeune fille un télégramme lui avouant que ce jour-là avait été le plus intense de sa vie. Ceci pour vous dire que lire et traduire, c’est tout un…

A-t-on perdu le sens de la valeur littéraire de la traduction ?

Sans aucun doute, hélas. Si Vincenzo Monti occupe une grande place dans les lettres italiennes, c’est moins pour sa poésie que pour sa traduction de L’Illiade qui a influencé toute la langue littéraire. Songez que le poète John Dryden estimait que sa propre traduction de l’Eneide était son chef d’œuvre poétique ! Pour l’un comme pour l’autre, il s’agissait de partir à la rencontre d’une réalité et de la réinventer.

 Quand on se met en retrait pour écrire, ressent-on une certaine culpabilité vis à vis de la vie ?

Pas seulement de la culpabilité : on éprouve une sorte de mélancolie à se mettre à distance de la vie, à rester en dehors. Thomas Mann y a réfléchi avec beaucoup d’intensité. Je me souviens d’une question formidable que m’avait posée une étudiante chinoise : « Qu’est-ce qu’on perd en écrivant ? ». Elle m’avait mis en difficulté car la réponse ne pouvait qu’être longue. Même quand on a beaucoup de respect et d’admiration pour les personnages réels, même quand est tout à fait libre d’exprimer des sentiments négatifs, le fait d’avoir à les affronter dans leur vérité est dur par définition, presque malsain. C’est pour cela qu’il est si difficile pour un romancier de raconter les relations entre parents et enfants parce que la vérité y est une exigence absolue. On se sent coupable d’avoir volé quelque chose de très intime.

(Photos D.R., Alessandro Paderni et Danilo de Marco)

 

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Cette entrée a été publiée dans Histoire, Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

368 Réponses pour Claudio Magris : « Qu’est-ce qu’on perd en écrivant ? »

Prof héros dit: 18 décembre 2015 à 14 h 34 min

Bloom dit: 18 décembre 2015 à 13 h 56 min
Vous allez certainement reconnaitre, malin & culturé comme vous l’êtes:

Hélène Cixous, Rouen la Trentième Nuit de mai’31

bérénice dit: 18 décembre 2015 à 14 h 17 min

Partez-vous pour de vrai destination  » Kerala »? Il paraît que même cette région a souffert, de mes amis y ont séjourné années 80, un paradis alors. Les voyageurs partaient 6 mois au moins, c’était chose courante avant l’essor des séjours touristiques tels qu’ils existent maintenant.

Bloom dit: 18 décembre 2015 à 13 h 56 min

Il parait qu’un jour, Bloom représentant de la culture française en Asie a lu le livre d’un auteur français

Ah, cet esprit railleur caractéristique des faubourgs du vaste monde…!

Tenez, Jo-le-dèb, l’extrait d’un ouvrage de 2001 qui fut mis en voix et en musique et dont je viens de me délecter en vue d’une discussion prochaine avec son auteur. Vous allez certainement reconnaitre, malin & culturé comme vous l’êtes:

« Je dis toute chose en français mais je la pense en anglais
Car la langue française est empêchement pour la pensée
Let us think
Ergo elle est vierge dans la chair
Mais son psychisme est totalement pollué
Vison hallucinatoire ‘cum angelo fornicationes’ (…/…) »

bérénice dit: 18 décembre 2015 à 13 h 53 min

ces khmers verts sont des crapules pas marrantes JC

Auriez-vous opté pour une diversification des objets dédiés à votre rage d’impuissant? Pauvre Gary qui ne connut pas cette chance comme vous de vivre un peu plus longtemps grâce aux progrès scientifique, les choses sont décidément injustes de plus vous n’en faites rien de votre machin et allez causer dommages à d’éventuelles embarcations humanitaires en navigant sous spi par force 8 le nuit, vous vous prenez pour Joyon, ma parole!

http://www.lequipe.fr/Voile/Actualites/Trophee-jules-verne-francis-joyon-et-yann-guichard-vers-un-record/610270

les observateurs dit: 18 décembre 2015 à 13 h 25 min

« livres qui ne sont que pierres tombales pour nécrophiles impuissants… »(12h23)

l’adolf de pec û a une pulsion: se répandre sur les blogs littéraireS pour essayer sans relâche de se rassurer en voulant montrer que la littérature est vide comme lui et qu’il n’y a qu’une façon d’être la sienne

gontrand dit: 18 décembre 2015 à 13 h 06 min

« Il parait qu’un jour, Bloom représentant de la culture française en Asie a lu le livre d’un auteur français. »

vous êtes dur…il fallait ajouter « en français ». Bloom doit bien lire de temps en temps des auteurs français en anglais (à condition que le traducteur soit irlandais ou pakistanais of course…)

JC..... dit: 18 décembre 2015 à 12 h 23 min

Quittons nous définitivement sur une remarque tout à fait justifiée :

« Il est bien plus riche de lever régulièrement de la ferraille en salle, de naviguer sous spi la nuit par force 8, de baiser des caissières douées comme un Casanova de supermarché, que de lire des livres qui ne sont que pierres tombales pour nécrophiles impuissants…  »

Bon week-end, mes petits choux !

Sant'Angelo dit: 18 décembre 2015 à 12 h 21 min


…une odeur macabre,!…

…vivre, entre tout les commerçants – criminels,!…des valeurs en connivences,!…

…les amis, les partis, les corporations,!…les bordels, ces grandes ou petites écoles,!…

…sacré Charlemagne,!…le bon droit, suivant, les ordres au pas,!…

…fonds de panier,!…les cités en Stalag 13,…les filières comme du tabac à pipes,!…

…négociants  » Cinéma « ,!…d’autres cultes aux dieux,!…
…etc,!…Ah,!Ah,!…

…il n’y à rien,!…ni autorité, ni ordres, ni sentiments,!… l’€urope entre conciliations en paradis fiscaux,!…aux emplois pré-sélectionnés pour absoudre les méfaits,!…
…les républiques du n’importe quoi, en  » salo « ,…sous couches aux abois,!…
…Ah,!Ah,!…
…en adresse aussi, des vendeurs-arnaques,!…entre , commerçants, eBay-PayPal,!…du délire,…pour rétentions d’objets ( collections de monnaies ),!…
…esclandres sans fin, pour pauvres débiles âgées ou plus très jeunes, mis en échecs perpétuels,!…
…genres rois-picadors,!…sur trônes débiles,  » inspecteurs Gadgets « ,!…etc,!…
…bananes sociales,!…encore un effort,!…
…etc,!…plus de grenats démantoïde a vendre,!…un monopole hisse aux vents,!…
…l’art du capitalisme,!…
…faire saigner aux larmes, les riches avec leurs violences bien  » écrasées moulues,!…
…alors ce café,!…pas mieux,!…
…taper les plus riches, les plus durs, au centre,!…avec doigtées,!…les actionnaires aux Bourses,!…entre l’enclume et le marteau,!…des restes de lèches-culs,!…
…qui gigotent encore,!…comme des têtes de coqs coupés,!…européens ou de sources sûres français, de bon alois,!…
…toujours plus,!…sanguinaire littéraire,!…éliminer toute les religions,!…
…c’était l’année contre l’obscurantisme,!…un combat de toutes les secondes,!…etc,!…
…reprise des cultures, d’avant les deux tours de N.Y.,…
…stratégies pour dévier, les histoires économiques et sociales,!…pour la violence de riches, la pègre des intellos,!…
…par les justes sanguinaires aux paradis angéliques sanglants,!…suivant, sur l’échafaud,!…pour les Dieux,!…
…allonger le cou,!…au marteau ou la faucille, pour  » très riches « , et alter-égo  » lèches-culs,!…
…dominations sur soi-même,!…
…les commerçants criminels,!…
…voir l’ennemi, dans chaque ami,!…tous mortels,!…un coup de pieds au culs,!…
…à moi,!…à mes châteaux, usurpés,!…etc,…
…diversions gratuites, en icebergs,!…
…Go,!…

JC..... dit: 18 décembre 2015 à 11 h 50 min

TRAGIQUE

« Le chef étoilé Marc Veyrat a été condamné aujourd’hui à Annecy à 100.000 euros d’amende pour des infractions au code de l’environnement et au code forestier sur le site de son restaurant à Manigod (Haute-Savoie).

Le cuisinier de la COP 21 a été reconnu coupable d’avoir défriché 7000 m2 de bois et de forêt sans autorisation et d’avoir porté atteinte à des zones humides sur une surface de plus de 10.000 m2. »

QUELLE HORREUR ! MAIS QUELLE HORREUR ! ….

Pauvre gars qui coupait un peu de bois : ces khmers verts sont des crapules pas marrantes … il ne cuisinait pas dans l’esprit de COP21 !

JE SUIS VEYRAT

Prof héros dit: 18 décembre 2015 à 11 h 41 min

Bloom dit: 18 décembre 2015 à 11 h 23 min

Il parait qu’un jour, Bloom représentant de la culture française en Asie a lu le livre d’un auteur français.
La légende est belle mais il est permis d’en douter.

pseudo pseudo dit: 18 décembre 2015 à 11 h 04 min

Un peu las dit: 18 décembre 2015 à 10 h 35 min
« J. Ch. dit Pseudo Multiple s’imagine que le comique de répétition n’est jamais lassant. »

Et il ne vient pas à l’esprit de baroz dit la Ritournelle, qu’ il peut se tromper et que son obsession de J.CH tourne à la fixette

JC..... dit: 18 décembre 2015 à 10 h 55 min

J’essaie de me persuader que les profs sont les héros de notre temps, comme dit Bloom …

J’essaie ! ….

Pour en connaître quelques uns, ‘héros’ n’est pas le terme que j’emploierai, j’userai plutôt de ‘victime’, de ‘bouc émissaire’, voire de ‘cible’.

Bloom dit: 18 décembre 2015 à 10 h 44 min

Sans oublier les cocottes
——
Caricature.
Comme si le Kérala était un bordel à ciel ouvert. Etat communiste: 100% d’alphabétisation + synagogue état neuf.
Ça déforme grave, Carl Schmitt.

Joyeuse fêtes à Rose & à tous les profs, les vrai héros de notre temps (avec les toubibs)!

Un peu las dit: 18 décembre 2015 à 10 h 35 min

J. Ch. dit Pseudo Multiple s’imagine que le comique de répétition n’est jamais lassant.
C’est possible, mais en l’absence de comique, seule la répétition s’impose ce qui met en évidence la stupidité de l’auteur.

William Legrand dit: 18 décembre 2015 à 9 h 49 min

Le sourire matinal de Madame Verniglia : Quel hourvari rue Fournier hier soir quand JC est sorti de chez lui en braillant : « je vais m’les faire toutes ces mémères de chez Passou, la Rose, la Cri-Cri, la vieille Vernimachin, la Bérénice, je vais m’les faire, toutes » qu’il hurlait comme un malade en courant dans tous les sens; les gens s’interrogeaient affolés.

bérénice dit: 18 décembre 2015 à 9 h 28 min

JC [ J’ajoute que les portes et fenêtres ne sécurisaient aucunement l’endroit, il m’arrivait souvent de sursauter au comble de l’angoisse quand un bruit sourd se faisait entendre en pleine nuit, il est même arrivé que des véhicules lancés à toute allure sur le boulevard stoppent en se percutant à moins d’un mètre du salon.]

JC..... dit: 18 décembre 2015 à 9 h 13 min

Différence essentielle entre nous, Bérénice, vous faites évader par la fenêtre du rez de chaussée … en ce qui me concerne, ça dépend de l’argent versé pour éviter les étages supérieurs.

bérénice dit: 18 décembre 2015 à 8 h 58 min

renato nous conservons le droit au suicide excepté si ce dernier peut provoquer:
_ 1 dégât des eaux pour d’éventuels voisins si vous optez pour la noyade dans votre spa.( les veines tranchées)
_ 2 explosion consécutive à la fuite de gaz que vous aurez par négligence occasionnée
_ 3 incendie comme dans -la loi du désir- où vous brûlerez les posters de toutes vos idoles y compris religieuses.
_ 4 effluves toxiques si vous distribuez en passant et sans conscience un vieux stock de gaz moutarde emballés dans un boîte munie d’un étiquetage à tête de mort.

bérénice dit: 18 décembre 2015 à 8 h 48 min

puis de François… à Omar

rencontrés 3 de ces nombreux: un peintre algérien exposé au rectorat d’une académie en 1988, un étudiant en médecine aussi noir que vous et moi qui aimait la quiche lorraine en 1987, un étudiant déserteur à sciences po en 1998 aussi arabe que lui, celui que vous n’aimez pas et que je fis évader par la fenêtre pour qu’on ne le remarquât point ou moins.

Sima Grey dit: 18 décembre 2015 à 7 h 52 min

J’aurais aimé mettre mon commentaire chez paul où je suis interdite

Il va nous falloir croire que Paul Edel privilégie les « vraies femmes », les femmes femmes, Rose soignez votre image de marque et peut-être si vous sacrifiiez à l’achat de nouveaux accessoires ( les scandinaves frais et confortables) conditionneriez-vous le bonheur de pouvoir contempler en face vos projections d’alphabet scintillantes comme autant de traces dans la neige d’une toile blanche à jamais disponible à l’actualité d’impressions émotions sentiments trouvailles travaux et singulière pensée se dérobant à la communauté pour mieux briller la nuit venue perdus mais néanmoins visibles parsemant les myriades de cet infini-écran qui nous tient lieu de ciel. Ici la Terre et ses sommets.

JC..... dit: 18 décembre 2015 à 6 h 31 min

A ceux qui s’étonneraient des messages de 5:45 et 5:55, fort peu liés au sujet Magris, et qui se poseraient la question pertinente :
« Pourquoi ce crétin de JC, vient-il sur un blog littéraire prestigieux et passoulinien nous parler politique, religion et sexe ménager ?! »,

…je répondrai ceci avec un ton d’une extrême douceur, entaché d’une pointe de commisération :
« Pour apporter la magie du réel sordide en ces lieux éthérés pouvant devenir rapidement hors sol et ennuyeux ! »

Une autre remarque surgirait illico du gosier de ces contradicteurs, pleine de bon sens en apparence :
« Pourquoi ce taré n’ouvre t il pas un blog à lui ?! »

« Eh !!! pour que des malades viennent y parler politique, religion et sexe ? vous êtes fous, ou quoi ?!!! »

JC..... dit: 18 décembre 2015 à 5 h 55 min

rose,
Vous détestez vous coucher sous les tables avec vos élèves … Soit !

Accepteriez vous de coucher ‘sur’ la table avec l’un de vos admirateurs, dévoué, fidèle, entreprenant, féministe, en parfait état, lubrique certes, mais de bon goût ? Envoyer photo, Poste restante Porquerolles …

A bientôt !

JC..... dit: 18 décembre 2015 à 5 h 45 min

SAINT-DENIS Priez pour nous !

Un meeting, le 11 courant, a réuni dans le 93 la fine fleur de la religion d’amour, de tolérance et de paix, sous la haute responsabilité morale du sieur Tariq Ramadan, un spécialiste.

Le meeting, d’après Libé, s’est terminé par : « L’ancien candidat du NPA aux élections européennes Omar Slaouti a pour finir enflammé la salle avec un discours synthétisant l’ensemble des arguments de la soirée. «Omar président, Omar président», a scandé le public pour finir. »

Vous voyez bien que le risque décrit par le Comte Michel de la Soumission existe ! On va passer de Jacques à Nicolas, puis de Nicolas à François, puis de François… à Omar ! Pas belle la vie ?

rose dit: 18 décembre 2015 à 5 h 37 min

bisous bloom

(nota : je retourne me coucher je suis en vacances ; aujourd’hui à 11h25, je n’aurais pas à me coucher sous les tables avec mes élèves. Ma limite est trouvée : je refuse d’aller sous les tables avec mes élèves). (Du coup, ma mère a peur parce que l’on parle de cet exercice confinement à la télévision). (Enfin, les gens vont peut-être comprendre le métier difficile que nous exerçons -même si incroyablement gratifiant, difficile !);

Bonne journée Bloomy

rose dit: 18 décembre 2015 à 5 h 32 min

J’aurais aimé mettre mon commentaire chez paul où je suis interdite. Si encore je savais pourquoi. Mais non, je ne le sais pas.

Enfin, Lucy, Lola ont, elles, tout l’espace requis pendant que christiane et moi sommes deux exilées tremblotantes sous le fanal.

Toutefois, je me suis fadé tous les commentaires sur Moretti avant de coller le mien ici (où la pub rapporte à tout le moins, bref) et il y en a tant sur Beckett que je n’ai pas vu le lien entre Beckett et Moretti. Si quelqu’un peut éclairer ma lanterne ? L’européanité pacifique des impétrants ?

rose dit: 18 décembre 2015 à 5 h 27 min

je pleure en silence, n’ennuie pas mes voisins dès lors.

C’est encore éminemment auto-centrée mais il est capable avec l’âge de nous dire ses références : stanley kubrick ; rosselini.
Il en réfère à l’essentiel, sa soeur, sa mère.

Il est profondément solitaire, j’aime ça;
Il est profondément actuel dans la mélancolie et j’aime ça aussi Leonard Cohen au tout début quand Marguerita remonte la file des spectateurs qui vont au cinéma;

Il est autocritique -je le préfère de quand il est autosatisfait- nous engueule mais lui aussi et finalement nous range sur le même plan de l’humanité et son désarroi.

Et puis il y a la jeune adolescente magnifique, celle qui prend le relai, enfile négligemment la robe de chambre de sa grand-mère parce qu’elle était pendue à la patère de la salle de bains. La robe de chambre.

Et puis au delà du latin qui n’est que prétexte, il y a cet amour sensible, inaltérable pour sa mère avec lui bien plus lucide que sa soeur qui elle, est dans l’impossibilité absolue d’imaginer que sa mère mourra.

Oui la partie sociale est ce qu’elle est, avec la lutte syndicale dans l’entreprise. Le film dans le film, la mise en abime.
Néanmoins, elle est image réelle du jeu de dupes où les ouvriers sont floués et où au fond les patrons s’en foutent du moment qu’ils se font du pognon (100 euros de publicité par jour fois 365 jours c’est pas mal non ? Qui est floué là, les contributeurs ?).

Il est distant là Moretti; Il filme mais il n’en est pas des ouvriers.

Et au fond, la part de vie qui lui manque, outre l’amour depuis que sa femme l’a quitté parce qu’il filmait et trouvait cela plus essentiel que l’amour, ne serait-ce pas celle-là de la solidarité ouvrière, où pauvres on se serre les coudes ?

Supputation imbécile : être pauvre, c’est tellement générateur d’angoisse qu’il vaut mieux ne pas l’être.

Moretti se bonifie en vieillissant. Il devient moins égoïste en vieillissant, plus tourné vers autrui. Moins bête aussi.

Bloom dit: 18 décembre 2015 à 5 h 24 min

J’espère que la traduction française de « Danube » est meilleure que l’anglaise, dont je viens de lire quelques pages parfaitement indigestes.
Comme elle n’existe pas en Kindle, il va falloir utiliser la hotte du Père Noël.
Allez, encore 3 belles journées de science & de théâtre & à défaut de neige, ce sera les cocotiers!

rose dit: 18 décembre 2015 à 5 h 15 min

Qu’est ce qu’on perd en filmant ?
Sa femme et puis sa mère.
Je sors de Mia madre.
Enfin, il y a quelques heures.
J’ai aimé +++
Moretti jeune m’emmerdait royalement : son autocentrisme débordant, son « moi je suis le nouveau réalisateur italien » filmant son quotidien banal me désintéressait totalement.
C’est le jour où j’ai vu le barman dans Palombella rossa s’enfuir au final de Docteur Jivago que j’ai commencé à m’intéresser à Moretti. Et aussi dans La chambre du fils ; il a commencé alors à perdre toute superficialité à mes yeux à s’occuper de l’essentiel, la vie, l’amour, la mort.

Après avoir commencé à sommeiller sur quelques répliques (je me suis alors vivement admonestée, ça suffit rose, tu as un lit chez toi, plusieurs même), j’ai pleuré, puis ri, ri aux larmes ensuite, hurlé de rire (pauvres voisins de cinoche rose, tu as) puis pleuré, pleuré pleuré pleuré, suis sortie en pleurant encore.

Et j’aime ça pleurer au cinéma et rire aussi encore plus.

Sima Grey dit: 17 décembre 2015 à 23 h 35 min

figurez-vous cher D que tous sont entrain d’emballer des cadeaux ou leur voisine de wagon SNCF pour les plus démunis, les autres font semblant d’être captivés enivrés par cette nouvelle fragrance. Les plus vieux feuillettent des catalogues pour former le projet d’une fête under the snow dont ils ressortiront victorieux, requinqués, vivifiés et sans doute indemnes après promenades virevoltantes de flocons en traîneaux à clochettes tirés par des rennes lapons.

http://underthesnow.ca/fr/programmation

Sergio dit: 17 décembre 2015 à 18 h 20 min

Marion Nette dit: 17 décembre 2015 à 10 h 52 min
le salon/refuge des refusés et des boudeuses ?

Boh la première fois que j’ai eu une croûte accrochée aux Indépendants, j’étais vraiment fier comme un vrai bar-tabac ! Mais pas « La civette », non, un supermarché des bars-tabacs… Un Mauboussin des bars-tabacs !

Il y a eu un « Salon des refusés », mais je ne sais pas si cela a duré très longtemps…

valentino dit: 17 décembre 2015 à 18 h 01 min

« Barack l’indécis, le pleutre mou  »

parce qu’il le veau bien l’adolf de pq se désole de ce que tous ne soient pas valdimir p

christiane dit: 17 décembre 2015 à 17 h 36 min

@JC….. dit: 17 décembre 2015 à 17 h 21 min
Oui, je sais je suis foutraque. Mais je ne « classe » rien « selon mes désirs ». Ça va, ça vient. J’oublie tel ou tel et il suffit que l’on dise du mal d’un de ceux qui m’importent pour que je monte au créneau. Je suis de passage, JC, toujours de passage et tout cela n’a en fin de compte pas grande importance. Bonne soirée.

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 17 h 36 min

Comment ne pas adorer Putin !

Il estime que Sepp Blatter mérite le Noble de la Paix ! Comme Barack l’indécis, le pleutre mou ….

Génial, non, d’un point de vue humoristique !?

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 17 h 23 min

« mes dessous ? loupé ! je n’en porte jamais » (17:14)

Diable ! Par quel miracle arrivez vous à faire tenir vos couches … ?

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 17 h 21 min

Vous dites que je mélange tout, Christiane !

Soit !

Je vous répondrai que vous aussi vous classez selon vos désirs et que cela est votre droit le plus respectable …

Pourquoi parler de mélange ? un mot aussi vulgaire…

christiane dit: 17 décembre 2015 à 17 h 14 min

@JC….. dit: 17 décembre 2015 à 17 h 12 min
Justice / injustice
Vous mélangez tout !
Justice ? La loi etc etc etc
injustice : le cœur qui déraille… une faute de goût.
Je ne vous habille pas d’hermine mais de piquants !

christiane dit: 17 décembre 2015 à 17 h 12 min

suite
vraiment épineux. Savez-vous ce que vous êtes ? Un cactus qui fleurit parfois d’une façon inattendue mais dont la parure habituelle est faite d’épines !

christiane dit: 17 décembre 2015 à 17 h 10 min

@JC….. dit: 17 décembre 2015 à 16 h 30 min
Mais, JC, qui parle de justice. Mme Taubira vous poursuit à ce point ? Vis_à-vis de vous aussi je fais preuve d’une fidélité invraisemblable !Mais je préfère quand vous vous en prenez à la terre entière plutôt qu’à un être qui a un visage, un nom, une écriture (si non le connaitriez-vous ?).
J’ai le don d’éprouver de l’amitié pour des êtres vra

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 17 h 06 min

Je m’attendais à ce que mon prosélytisme intérieur sente le nauséabond et nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Je ne m’attendais pas à ce qu’il en soit de même pour vos dessous…

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 16 h 51 min

C’est peut être court, Wgg, mais c’est comme ça pour moi…. Aucune inquiétude à avoir : j’ai le prosélytisme intérieur.

D. dit: 17 décembre 2015 à 16 h 46 min

Je vais vous expliquer, Michel : un roman, ça peut se faire n’importe comment. Il n’y a aucune règle particulière à respecter. Le roman est sans loi aucune alors que La Science en est plein

Widergänger dit: 17 décembre 2015 à 16 h 35 min

Pour JC, il y aurait d’un côté le sérieux (la science), de l’autre la frivolité (la littérature et les littéraires).

C’est un peu court, jeune homme !

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 16 h 30 min

Christiane, remettez votre « justice » dans votre sac, vous avez la votre, et j’ai la mienne … la justice est un concept à géométrie variable.

christiane dit: 17 décembre 2015 à 16 h 28 min

@la fille qu’on appelle madame dit: 17 décembre 2015 à 14 h 55 min
Non, la fille. Il est infréquentable comme tous les écrivains. Je le lis fidèlement et ne pose plus aucun commentaire sur son blog. Je le respecte et l’estime. Je n’aime pas qu’on l’éreinte injustement. Maintenant que j’ai écrit ce que j’avais à dire, passons à autre chose….

la fille qu'on appelle madame dit: 17 décembre 2015 à 14 h 55 min

Elle en sait des choses sur Paul Edel, la Christiane, elle le fréquente toujours aussi assidûment ?

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 17 décembre 2015 à 14 h 21 min

« Dame ! lui dire que la secte des littéraires fait rigoler les scientifiques et les gens simples…. c’est INSUPPORTABLE »

JC a reçu le prix Nobel de physique des mains de Poutine.

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 12 h 36 min

Il y a, comme disait l’autre, des commentateurs plus égaux que d’autres et les lecteurs ne seront jamais traités comme des Goncourt retraités, toujours mieux servis par la machinerie.

On appelle ça, le Pacte Littéraire Républicain : je te protège, tu me protèges…. amusant, mes cocos !

sapore di mare dit: 17 décembre 2015 à 12 h 21 min

« louvoyant entre les hanches des belles italiennes, » Christiane

Ce n’ est plus guère de son âge…

« la concentration que je lis là-bas. » encore Christiane

Du concentré de tomate…à l’ italienne?

Marion Nette dit: 17 décembre 2015 à 12 h 14 min

Avec son commentaire venimeux; JC me fait penser à la fin de la pièces de Sartre, « Les mains sales » :
NON RÉCUPÉRABLE

christiane dit: 17 décembre 2015 à 11 h 44 min

@JC….. dit: 17 décembre 2015 à 9 h 42 min
Vous êtes injuste, JC, comme toujours et blessant, ce qui est rare. Laissez Paul Edel tranquille. Plus que la censure c’est la concentration que je lis là-bas. C’est un homme au fond de sa coquille qui rumine la littérature qu’il aime, l’explore, s’en éloigne, y revient dans de somptueux billets où les lettres sont abattues comme des quilles par la boule de l’émotion. On y passe, y laisse ou non quelque commentaire pour ne pas déranger sa méditation car il revient dans ses billets, les commentaires , ajoutant une photo, un paragraphe, un billet. Ce n’est plus un critique littéraire devant compter ses mots. Il a pris le large sur son blog. Il est en haute mer. Bougon comme un capitaine Haddock qui aurait éclusé quelques bonnes bouteilles de grappa. Alors, là, il jette tout le monde par dessus bord avec une bordée d’injures. Puis, il revient, dandy louvoyant entre les hanches des belles italiennes, sa mélancolie et ses livres et cherche ses amis qui pataugent dans la grande bleue. Il y a peu de commentaires mais ce n’est pas le but de son blog. Il se sait lu. Il sait que… nous savons qu’il ne faut pas jouer les pique-assiettes et mettre les pieds sur la table, s’installer sans vergogne chez lui, bruyamment. Ne vous inquiétez pas pour lui. Il lit. Il écrit. Il vadrouille le nez au vent. Il est heureux.

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 11 h 31 min

De même que la marque américaine Frigidaire est étroitement liée à réfrigérateur, l’immense ex-PM Raffarin a su créer un mot pour qualifier une idée politique drôle, à défaut d’être géniale : la raffarinade…

Il vient d’en sortir une qui envoie valser toutes les autres …

Bloom dit: 17 décembre 2015 à 11 h 17 min

Fascinante, cette entreprise historienne qui consiste à restituer le passé sonore de Paris, sa musique intérieure.

Certes. Mais n’est-ce pas ce qu’on (déjà) fait d’innombrables cinéastes et metteurs en onde de « feuilletons » / « dramatiques »?

D. dit: 17 décembre 2015 à 11 h 05 min

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Après plus de 72 heures d’intenses réflexions, et sur la base de faits tangibles, je vous informe qu’il existe un problème autre que l’économie, l’invasion migratoire, le climat, le terrorisme, les mafias, et qu’il va falloir traiter au niveau international avec une célérité certaine : il s’agit du fonctionnement d’Internet.
Comme vous le savez déjà, ce réseau où personne n’est vraiment responsable de rien, n’est guidé depuis son origine du debut des années 1980 par aucun autre schéma directeur que celui de l’empirisme.
Aujourd’hui l’ordinateur quantique est une réalité ayant atteint le stade du prototype extrêmement onéreux dont les applications sont certes limitées, mais, manque de chance, limitées au décodage ultrarapide des données cryptées.
On peut donc prévoir d’ici 10 à 15 ans ces outils dans les mains des organisations criminelles ce qui serait une catastrophe sans précédent, vous l’imaginez bien.
Dés lors il existe deux solutions : la surenchère du cryptage, qui est une guère perdue d’avance dans la mesure où les moyens mis à la disposition du décryptage seront toujours supérieurs à ceux permettant le cryptage chez le particulier lambda.
La deuxième solution serait de contrôler physiquement les réseaux, ce qui impliquerait une refonte totale de l’architecture Internet : là où aujourd’hui le paquet de données transite par le chemin le plus « accesible » du point au point B, le paquet devra transiter uniquement par des réseaux contrôlés et surveilles physiquement. Exactement comme le paquet qu’on donne a la Poste et qui a priori ne se balade jamais en dehors du reseau de transporteurs et srs entrepots surveillés par des gardes. Ce qui impliquera d’une part une explosion du coût de l’accès Internet, d’autre part une méfiance accrue de l’utilisateur qui sera tenté de limiter son usage. L’avenir du billet de banque n’est donc nullement menacé.

bérénice dit: 17 décembre 2015 à 10 h 50 min

car que feriez vous dans les conditions décrites ((rendre=vomir) quand vous tendez une coupe une soucoupe au détour d’un scoop.

dans la fraîcheur matinale dit: 17 décembre 2015 à 9 h 48 min

et baroz, aux multiples pseudos, d’affirmer que le troll de pq n’est critiqué que par une seule et même personne

William Legrand dit: 17 décembre 2015 à 9 h 43 min

Un nouveau sourire de Madame Verniglia : Hier, on a aperçu JC avec une nouvelle pancarte devant la permanence du LR-FN à côté du Camp à Nella au bout de la rue Fournier : « Bienvenue au numéro deux de notre parti, c’est le veau qui y est »; les gens rigolent.

l'équipe soignante dit: 17 décembre 2015 à 9 h 42 min

Bérénice vous avez vexé JC la rage écumante il cogne sur le clavier de ses petits poings musclés

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 9 h 42 min

Paul Edel, né Anastasie, censure autour de lui tout ce qui ne correspond pas à sa doxa fatiguée, de près ou de loin !

Le monde qui l’entoure est agressif à son égard ! Intolérable… Dame ! lui dire que la secte des littéraires fait rigoler les scientifiques et les gens simples…. c’est INSUPPORTABLE ! Castrons l’impudent propos …

Par bonheur, le ridicule révèle l’âge canonique, mais ne tue pas.

Le petit monde du Petit Paulo : Roma, les filles, la grappa, les souvenirs de lectures, de belles phrases à l’orthographe recherchée, la paire de ciseaux … Beurk

Antoine Sergent dit: 17 décembre 2015 à 9 h 10 min

bérénice blablabla
Ainsi la RdL est-elle aussi l’adyton d’un temple où trône une pythie inspirée. M’est avis qu’elle a forcé sur le laurier.

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 9 h 05 min

« Argumentaire » !

le mode d’emploi indispensable pour les sclérosés du bulbe à la recherche d’une logique qui cautionne leur choix … le paravent idéal des peureux.

bérénice dit: 17 décembre 2015 à 8 h 11 min

JC agite le même chiffon rouge depuis des lustres, savoir où cela s’enracine… le plaisir préside à tous nos comportements JC acculé à l’andropause doit trouver un ersatz à cette agitation haineuse qui de plus manque d’argumentaire. « zouzou » en dépit de ses craintes semble s’être fixé centre droit.

remi dit: 17 décembre 2015 à 7 h 51 min

JC….. dit: 17 décembre 2015 à 5 h 27 min
« la gauche de gouvernement, c’est à dire la gauche droitière, extrêmement droitière, urgemment droitière, »

Pas assez à droite pour les beaufs de pq et zuzu

bérénice dit: 17 décembre 2015 à 7 h 51 min

7h45 je lui ai dit le bien que je pense toujours de lui, certains défauts se transforment en qualités: gagner du terrain sur un espace de liberté qui va rapetissant.

daaf + dit: 17 décembre 2015 à 7 h 45 min

Bloom dit: 17 décembre 2015 à 5 h 17 min
« Il aime bien les attaques ad hominem, ueda. Son idée à lui de la noblesse d’âme. »

C gentil. Merci pour lui! Le pauvre ueda n’a pas souvent l’occasion d’être complimenté !!

bérénice dit: 17 décembre 2015 à 7 h 17 min

Justement l’essentiel diffère selon les individus, rien jusqu’à présent n’a réussi telle une formule magique à faire en sorte qu’en chacun se cristallisent des notions essentielles qui resteraient d’ailleurs à définir. Pour certains l’essentiel se situera dans la capacité déployée à « entuber » son prochain, d’une manière ou d’une autre, c’est assez désagréable quand bien même il ne s’agira que d’une entourloupe banale, intellectuelle . N’abordons pas la vaste surface du crime et ses nombreux acteurs qui pour certains ne possèdent aucune notion du bien et du mal et qui comme vous le savez sont classés sous ce nom bien sympathique de psychopathe. J’imagine que ce diagnostic ne pourra être déposé breveté qu’après usage.

bérénice dit: 17 décembre 2015 à 6 h 56 min

JC quand on est un méchant par exemple on aura beau lire toutes les bibliothèques du monde cela ne changera pas grand chose à cette nature intrinsèque qui tel un ennemi de l’intérieur surgira pour régler son compte à l’affichage minimal qu’exige la sociabilité quelque soit le milieu où vous évoluez.

bérénice dit: 17 décembre 2015 à 6 h 50 min

JC 4h51 les deux courbes ne sont-elles pas intimement liées, secondo nous ne naissons pas tous futurs universitaires ingénieurs docteurs et la mécanisation en plus de la financiarisation gourmande des systèmes de production écartent nombre de candidats peu pas ou improprement qualifiés pour le marché du travail actuel. On ne pourrait pas même en étudier les besoins car il déménage assez facilement . J’ai lu par exemple concernant la taxe Tobin que s’exerçait une espèce de chantage, les potentiels payeurs y préférant un apport dont ils décideraient de l’importance et soulignant qu’il leur était assez facile de partir confisquant au passage quelques emplois si l’état n’était pas d’accord et bien que cette contribution pour aboutir devra en passer par le parlement Européen.

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 6 h 41 min

Compte tenu de la clarté, de l’intelligibilité, de la précision, qui suinte des dires matinaux de la merveilleuse Bérénice, il vaut mieux la voir bloguer ici, que diriger un Centre Spatial, là-bas ….

Le danger est moindre.

bérénice dit: 17 décembre 2015 à 6 h 30 min

Son idée à lui de la noblesse d’âme

Bloom, sans statuer sur les qualités et défauts du dit Ueda, ne peut-on pas conclure qu’il ne sert à rien de penser les qualités de les examiner de les explorer aux moyens des différents véhicules qui nous permettent en observateurs d’en prendre note et de mieux repérer les fonctionnements, chez les individus arrive un moment où la qualité ressortira comme un objet incongru parfois dissimulé sous un jersey par exemple?

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 5 h 27 min

La tentative, pour la gauche de gouvernement, c’est à dire la gauche droitière, extrêmement droitière, urgemment droitière, d’échapper à sa disparition est puérile.

Si la gauche socialiste espère un retour d’affection de la part de ces gros cults d’Estrosi et Bertrand, splendides bourrins autonomes, qui cacherait la désaffection populaire pour leur combinazione … elle se colle le doigt dans l’œil jusqu’à la cheville !

Les idées de gauche sont minoritaires depuis des siècles en France, et les gauchos deviendront un petit parti de contestation bien agréable pour les humanistes de la politique préférant l’opposition à la gouverne. Genre super branleurs EELV, en plus dangereux et moins rigolos…

Bloom dit: 17 décembre 2015 à 5 h 17 min

(Deux hommes gras et faux, surtout le premier)

Il aime bien les attaques ad hominem, ueda. Son idée à lui de la noblesse d’âme.

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 4 h 51 min

Il faudra, pour que les choses s’arrangent en profondeur, inverser non seulement « la courbe du chômage », mais aussi inverser « la courbe de l’assistanat » qui est le cadeau empoisonné de notre société fonctionnarisée, permettant une mise à l’écart d’une fraction de la population qui finit par la haïr faute d’y participer ….

Bien entendu, pour assécher ce vivier terroriste des laissés pour compte, une génération n’y suffira pas. Préparons nous à une course d’endurance !

JC..... dit: 17 décembre 2015 à 4 h 39 min

Pourquoi le FN n’a pas à s’implanter dans l’île de Corsica ?

On peut émettre l’hypothèse suivante, le caractère viril, clanique, familial, de la société corsicaine invite à une justice autonome et parallèle, bien plus efficace que la lente et laxiste soldatesque de caserne de la grosse !

Manquer de respect gravement se paie de représailles immédiates, pas de mots.

masud al-bukhari dit: 17 décembre 2015 à 3 h 42 min

C’est d’autant plus drolatique qu’à Tourcoing, M. Estrosi > C’est d’autant plus drolatique qu’à Tourcoing, M. Bertrand

(Deux hommes gras et faux, surtout le premier)

masud al-bukhari dit: 17 décembre 2015 à 3 h 37 min

bérénice dit: 16 décembre 2015 à 22 h 27 min
Pour finir, je quitte ensuite, j’ai trouvé drôlatique Xavier Bertrand arrêtant le FN à Calais y voyant en parallèle l’arrêt de l’invasion des Maures à Poitiers en 732.

C’est d’autant plus drolatique qu’à Tourcoing, M. Estrosi a été élu grâce à un électorat musulman.

C’est un modèle qui se structure dans plusieurs régions de France mais n’intéresse pas encore les commentateurs.

masud al-bukhari dit: 17 décembre 2015 à 3 h 33 min

Vivre et lire signifie penser cette « histoire de l’âme humaine » de tous les temps et de tous les pays que Herder voulait retracer à partir des péripéties de la littérature mondiale, sans sacrifier l’idée d’une éternelle universalité de cette âme, mais sans sacrifier non plus à un modèle unique aucune des formes, si variées et diverses, qui l’ont incarnée (cité par WGG)

C’est une conception d’esthète ou d’entomologue ami des peuples, à la Clezio.
Elle est belle mais philosophiquement inconséquente (son argument dernier devant la coexistence impossible de ces individualités-collectives contradictoires ou incommensurable, c’est en réalité la force).
Mais il est léger et brillant, Herder, il nous change agréablement du pondéreux Hegel.

Devant les problèmes historico-culturels de 2015, ces deux grands ne nous servent pas à grand chose.

Sergio dit: 17 décembre 2015 à 0 h 13 min

D. dit: 16 décembre 2015 à 23 h 55 min
140 kg les doigts dans le nez.

Ha ben non : simplement, c’est plus courant qu’on ne pense. Dans la salle que je fréquente, qui doit compter dans les cinq cents à mille adhérents, on doit bien en recenser au moins une dizaine, et effectivement presque les doigts dans le nez, car c’est toujours le même schéma : grosse cage thoracique et bras courts, en sorte que le développé soit précisément le plus facile possible.

Perso j’ai fait cent douze cinq, mais c’était pitoyable ! Un bras après l’autre, pas question qu’un truc pareil puisse être homologué. La vraie différence est à cent : quatre-vingts-dix, quinze, c’est encore humain ; le cent faut déjà s’y mettre ; après…

Bon je rentre à la base…

Widergänger dit: 16 décembre 2015 à 23 h 37 min

Personne sans doute n’a suffisamment de culture et de réflexion personnelle pour débattre des propos de Magris ici ou là, qui posent plus de questions qu’il ne semble dire.

Magris semble bien dans l’air du temps et gommer pour se rendre accessible au plus grand nombre toutes les nuances qu’il faudrait apporter à ses écrits pour cerner les problèmes qu’il pose.

Par exemple, dans Danube, il fait l’éloge de Herder et du relativisme des civilisations mais ce faisant il écrase la pensée de Herder qui est tout de même plus complexe que ce qu’il affiche, qui semble bien dans l’air du temps du relativisme des cultures.

Il écrit en une sorte de discours aux allures prophétiques :
« On nous a appris à voir l’Esprit du Monde dans les gros bataillons, et nous devrions (en réalité ici, « et » veut dire « mais ») apprendre de Herder à le saisir aussi là où il est — ou semble — assoupi, ou à peine dans son enfance ; peut-être ne serons-nous vraiment sauvés que lorsque nous aurons appris à sentir, concrètement et presque physiquement, que chaque nation est destinée à avoir son heure et qu’il n’y a pas, à l’absolu, de civilisations majeures ou mineures, mais bien plutôt une succession de saison et de floraisons. Vivre et lire signifie penser cette « histoire de l’âme humaine » de tous les temps et de tous les pays que Herder voulait retracer à partir des péripéties de la littérature mondiale, sans sacrifier l’idée d’une éternelle universalité de cette âme, mais sans sacrifier non plus à un modèle unique aucune des formes, si variées et diverses, qui l’ont incarnée ; son amour pour la perfection du modèle hellénique ne l’induisait pas à déprécier les chants populaires lettons. »

Certes ! Mais c’est éviter de problématiser le rapport de l’universel et du singulier, et cet autre problème crucial, qui jouera un si grand rôle dans le nazisme, du légendaire et de la vérité. Mallarmé, lui, posera le problème et en donnera une réponse démocratique.

Magris semble parler des choses comme s’il ne se situait pas, par la force des choses et de l’histoire littéraire, dans une lignée où tout ce dont il parle a fait l’objet d’âpres débats tout au long du XIXème siècle. Cette attitude de sa part est profondément agaçante.

bérénice dit: 16 décembre 2015 à 22 h 47 min

si vous avez des chouettes effraie sur votre terrain, c’est que le diable n’est pas loin. D .

J’aime les entendre, il y en avait encore quelques unes dans le secteur, elles ont disparu, je dois pour leur compagnie attendre ces deux semaines que beaucoup ne peuvent pas s’offrir pour gagner une région où elles continuent de nicher et d’effrayer , c’est comme l’orage qui divise en deux catégories : ceux qui ont la trouille et ceux qui adorent parce qu’il procure souvent en plus des effets visuels un détente après une longue période trop chaude, cette pluie chargée de senteurs, la terre mouillée, ce déluge, quel plaisir des sens.

bérénice dit: 16 décembre 2015 à 22 h 27 min

Pour finir, je quitte ensuite, j’ai trouvé drôlatique Xavier Bertrand arrêtant le FN à Calais y voyant en parallèle l’arrêt de l’invasion des Maures à Poitiers en 732.

rose dit: 16 décembre 2015 à 22 h 06 min

>bérénice

lorsque des années après St Ex revint à cap Juby tous les chefs maures faisaient des kilomètres à dos de chameau à pieds etc. pour venir le voir. Il fut très aimé. Dans Terre des hommes certains des pilotes ont été massacrés par des hommes du désert. La gangrène de l’un est raconté et sa fin épouvantable. La plupart ont été échangés contre monnaies sonnantes et trébuchantes.
C’était effrayant pour eux ces hommes qui volaient dans le ciel.
Ils étaient pilotes si je puis me permettre.
Il ne faut pas s’en étonner car cela était la vie d’alors.

bérénice dit: 16 décembre 2015 à 22 h 04 min

Vraisemblablement une coïncidence puisqu’on ne pourra pas mettre votre remarque sur le compte de la télépathie et on imagine assez mal Claro petit-déjeuner en votre compagnie.

rose dit: 16 décembre 2015 à 22 h 02 min

je pactise et je trinquerai à votre santé bérénice (parce que vous donnez des miettes aux oiseaux sans les passer à la casserole).

bérénice dit: 16 décembre 2015 à 22 h 02 min

21h57 c’est étrange ce que vous rapportez là je faisais part ce matin à Claro de mon trouble à la lecture de « Terre des hommes » concernant la cruauté des hommes du désert et me réjouissait de la coalition initiée par les saoudiens pour remède/ hypothèse au terrorisme islamique, ceci en remarquant qu’on ne pourrait accuser St Ex de prosélytisme douteux.

bérénice dit: 16 décembre 2015 à 21 h 52 min

Rose, ma jolie Rose si vous souhaitez pactiser avec moi en faveur de la paix et de tout ce qui s’assortit dans la gamme, courons vite courons vite!
le maire est dans le pré.

la demande et la réponse dit: 16 décembre 2015 à 21 h 47 min

C’est une singulière histoire que celle de la Risiera di San Sabba.

C’est complètement con isnt’it?

rose dit: 16 décembre 2015 à 21 h 45 min

Je crois bien que Trieste est sur le chemin de Rome lorsque Zénobie part de Palmyre pour aller conquérir Rome (elle passe donc par Trieste) ; Rome qu’elle ne va pas conquérir car Aurélien va s’y opposer. Au siècle deux de notre ère, trois aussi bref tous les détails des conquêtes successives de Palmyre.

N’empêche que de tous ces gens aucun n’avait détruit les lieux.

la vie dans les bois dit: 16 décembre 2015 à 21 h 23 min

Pas lieu de poursuivre.

C’est une singulière histoire que celle de la Risiera di San Sabba.

Pour rebondir sur  » que sont-ils devenus »

« Au procès pour les crimes de la Rizerie de San Sabba, le banc des accusés est resté vide: plusieurs d’entre eux avaient été exécutés par les résistants, d’autres étaient morts de mort naturelle. August Dietrich Allers est mort en mars 1975; Joseph Oberhauser a continué à vendre de la bière à Munich ( encore quelques années, note de moi) »
même lien

JC..... dit: 16 décembre 2015 à 19 h 42 min

Quittons nous sur une idée style Papa Noël :
« Valls et Raffarin pour «un pacte républicain» contre le chômage »

Ces deux là ne sauveront leur peau politique que si se crée un « pacte républicain » pour sauver les glandus mous du cervelet… !

Dormez bien, mes petits choux ! la fée Blondine, aidée de la petite Blondinette s’occupe de votre avenir !

Zoon dit: 16 décembre 2015 à 18 h 54 min

Des historiens dénoncent l’instrumentalisation de Marc Bloch, et de sa plus célèbre citation, par le Front national

Allons, allons. Marc Bloch a bel et bien vibré au souvenir du sacre de Reims et au récit de la fête de la Fédération. Marion Maréchal-Le Pen ne fait que reprendre ses propos, en les arrangeant un peu, mais le sens est le même. Pour elle comme pour l’historien, l’identité française passe par de telles émotions. Parler d’instrumentalisation me paraît très abusif.

Sergio dit: 16 décembre 2015 à 17 h 41 min

« il reçoit par la poste sa biographie par Henrik Jaeger. La vie qu’il voulait changer était là, dans ce volume ! »

Justement ! On met les filles dans le bouquin avant ; on rajoute six Porsche à tout hasard… C’est pesé !

JC..... dit: 16 décembre 2015 à 17 h 32 min

D. dit: 16 décembre 2015 à 14 h 26 min
« A Porquerolles, je dirai que vous êtes mon oncle. »

Je n’avais qu’une peur, c’est qu’il dise « ma tante » …. ce qui de facto entrainait baiser de mort, baignade dans la rade les pieds dans un bloc de ciment coquet, ou la variante barbecue dans le coffre de l’automobile volée incendiée …

Sergio dit: 16 décembre 2015 à 17 h 02 min

D. dit: 16 décembre 2015 à 14 h 26 min
je dirai que vous êtes mon oncle.

Il y a un Modiano là-dessus ; finalement il y a des Modiano sur pas mal de trucs…

Fatma, belle-sœur de JC..... dit: 16 décembre 2015 à 16 h 12 min

D. dit: 16 décembre 2015 à 13 h 23 min
Chouette effraie, ça ne prend pas d’esse.

Le contraire est vrai aussi.

Bloom dit: 16 décembre 2015 à 16 h 08 min

Le journal et la correspondance feraient-ils plutôt partie des gains que des pertes? À lire les « Notes du Caucase » de Jünger, il ne fait aucun doute qu’il gagne en humanité à écrire ce qu’il perd chaque jour d’humain dans la vallée de la Pchich.

zouzou de daafdaaf dit: 16 décembre 2015 à 15 h 37 min

« cette année, il fait anormalement doux, »

encore un coup de l’idéologie
(nora bene: ‘idéologie socialiste’= pléonasme)

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