de Pierre Assouline

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La République des livres
Faut-il encore se battre pour notre langue ?

Faut-il encore se battre pour notre langue ?

Dans un essai, le meilleur se trouve souvent la fin. Forcément, c’est là que la thèse est condensée. La synthèse se fait parfois pour le pire (une réduction), parfois pour le meilleur (une augmentation). Il faut entendre cette dernière comme la manière qu’a l’auteur de nous engager in fine à explorer de nouvelles pistes qu’il s’est attaché à développer, documenter, argumenter durant quelques centaines de pages. Quel avenir pour la cavalerie ? (210 pages, 20 euros, Buchet Chastel) en est la parfaite illustration. Jacques Réda s’y emploie à échafauder une histoire naturelle du vers. Parfaitement : du vers français et non de la poésie ni du sentiment poétique. Drôle d’idée surtout sous un tel titre, aussi déconcertant que séduisant. Mais lorsqu’on s’est déjà frotté à son œuvre poétique et que l’on a eu maintes fois l’occasion de savourer les sommaires de la Nouvelle Revue Française du temps qu’il en était le maitre d’œuvre (1987-1996), on a hâte d’y aller voir.

L’éditeur annonce en quatrième de couverture qu’il s’agit là en quelque sorte d’une « Lettre à un jeune poète ». Sauf que Réda n’est pas Rilke, et que cela n’a rien d’un échange épistolaire. Y est retracée rien moins que l’histoire de notre prosodie en quelques deux cents pages, son évolution bien sûr au gré de ses adaptations à l’usage, ses métamorphoses et ses métissages, ses grandeurs et sa décadence, étant entendu que le vers français est « le corps d’élite de la langue » et que la poésie, un peu comme la géographie selon Yves Lacoste, si elle ne sert pas d’abord à faire la guerre, elle est elle-même une guerre. Une guerre de mille ans dont les combattants sont aujourd’hui exténués, découragés, résignés sans un Roland de Roncevaux à sa tête pour lui donner un élan héroïque susceptible de leur faire tailler une brèche dans les falaises de l’ignorance.

Alors sans pédanterie ni cuistrerie, il nous fait partager son intime commerce avec les aventures du vers français, reproduit nombre de poèmes intégralement ou en extraits, parfois juste un alexandrin pourvu qu’il fut mémorable (« …d’un cœur calomnié dans la détresse obscure » Jean Follain) sans pour autant verser dans l’anthologie mais avec l’air de ne pas y toucher, à sauts et gambades quoique dans le respect de la chronologie. Ses choix ne sont pas des phares de l’art poétique mais des repères, lesquels font penser à ce passage d’une lettre adressée par René Char à un ami en 1941 dans laquelle il disait être alors « dans l’inconcevable mais avec des repères éblouissants ». Lumineux mais pas aveuglant.

Le récit est riche, ménage d’heureuses surprises (ainsi de la réhabilitation de la poésie de Cocteau, trop facilement méprisée), assez peu technique au fond bien que Réda y jongle en permanence avec des notions telles que le mouvement, le rythme, la cadence, la vibration, la scansion ; des pratiques telles que l’abus de l’allitération dans la recherche de la beauté ;  mais aussi, plus rarement il est vrai, en ingénieur du poème, avec la métrique latine,  l’heptasyllabe, l’hexamètre ïambique, l’anapeste, le diamètre ïambique acatalectique et toute la bande.

Plus d’une fois, Réda renvoie à Mallarmé ce dont on ne saurait se plaindre. Le Mallarmé qui  assigne à la poésie la mission de reprendre son bien à la musique, en l’espèce : le rythme. Le Mallarmé pour qui tout est vers. Outre ses mots même, ce qu’en dit Jacques Réda m’a renvoyé au dernier essai de Jean-Claude Milner Profils perdus de Stéphane Mallarmé (135 pages, 15 euros, Verdier). Une analyse féconde d’une œuvre qu’aucun commentaire ne saurait épuiser. On y trouve ceci extrait de Crise de vers (1897) :

« … vers il y a sitôt que s’accentue la diction, rythme dès que style »

Encore que là Mallarmé expose là les positions de Victor Hugo (c’est jamais simple avec lui !) qu’il loue en se tenant à distance, et pour cause : il lui reproche d’avoir attiré vers la poésie tout ce qui s’énonce, d’avoir rabattu vers le vers toutes les formes de prose…

Il n’y a pas que Mallarmé dans le livre de Jacques Réda. Ils sont tous là ou presque de la Genèse revisitée (au commencement était le rythme…)  à Jean-Paul de Dadelsen, mais aussi Hugo, Régnier, Apollinaire, Aragon, Audiberti, Cendrars ou Jean Genet à propos duquel il relève que c’était « un « irrégulier » de la société, mais presque exemplairement régulier dans sa pratique du vers ». Et puis quoi : pour virtuose qu’il parût, le vers de Victor Hugo n’en avait pas moins une régularité « ancien régime », autrement dit sans défaut. Classiques, vous avez dit classiques ? Rien de plus suspect. Aujourd’hui, tout auteur aux humanités bien ancrées aurait peur, sinon honte, de versifier sa prose à la Racine sous peine d’être taxé de ringardise.

Tout cela pour en venir aux pages conclusives de cet essai sur le déclin de la langue. Le combat n’est pas vain car le délabrement de la langue annonce celui du langage. Comment la poésie ne serait-elle pas sclérosée après un bon millier d’années d’exercice ? Le français, à la fois la langue et son locuteur, se décomposent. Ce qui les menace ? Un certain terrorisme linguistique dont la question des genres est devenu le redoutable porte-flingue (Cingria, plutôt qu’user du mot « jazz » pour désigner indistinctement certaines musiques, employait l’expression « syncopé anglonègre » -en 1919, rassurez-vous, aujourd’hui cela vaudrait tir sans sommation sur les réseaux sociaux). L’ennemi est plus largement identifié comme « le volapük du Robot ».

A en croire Jacques Réda, le français tel qu’on le parlera et qu’on l’écrira dans un avenir plus ou moins lointain sera une compote, ce qui est après tout normal eu égard à la déconfiture du vers français vécue comme une fatalité historique (après tout, aucune langue n’échappe à l’épuisement de la combinatoire de ses éléments) ; mais une compote genrée faite de fruits africains et proche-orientaux, de français anglicisé et de langage informatique. Quand on hésite entre les Barbares et les Robots, on en vient à se demander si la solution, ce ne serait pas les Barbares. Et dire qu’on en est là… Encore faut-il les définir. Ceux de Jacques Réda, les plus proches de lui, étaient le Breton polyglotte Armand Robin et l’arménien Armen Lubin – et tous les poètes qu’ils contenaient et à travers eux tous des centaines de milliers de lecteurs :

« Une langue est toujours l’œuvre d’une foule, non celle d’un seul qui, au mieux, y imprime un mouvement plus intense que la houle de l’ensemble absorbe, propage et réintègre dans le sien ».

(Photos de Elliott Erwitt, Fan Ho et Robert Frank)

Cette entrée a été publiée dans Poésie.

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commentaires

939 Réponses pour Faut-il encore se battre pour notre langue ?

Chaloux dit: à

Renato, une des meilleures biographes de Léonard (j’ai lu pas mal sur lui à une époque lointaine) réfute également la possibilité qu’il ait été homosexuel. Silvia Alberti de Mazzeri, paru en français chez Payot en 1984.

Janssen J-J dit: à

Merci pour votre attention, SV, cela me touche. Mais, voyez, je ne donne jamais mon e-mail à qui que ce soit.
« Les chroniques maritales » de Jouhandeau… on peut les relire désormais comme des choses plus étranges encore que les petits bonshommes de Bradbury (hélas, Marcel n’avait pas lu Ray et inversement).
https://www.youtube.com/watch?v=aVx1dOj8Oyw

Soleil vert dit: à

Janssen J-J dit: à
(JEX, 24.12.19, 11.37)
@ SV, susceptibilité ?… mais c parce que je vous suis très attentif et admiratif, SV, vous le comprenez bien. Joyeux noël

Joyeux Noël JJJ. Vous voir fâché m’ a peiné. Puis je vous envoyer « Les chroniques martiennes » pour m’excuser ? E mail : jlmapeyre at Wanadoo.fr

rose dit: à

Oui.
Mais cela a l’avantage d’être léger et gai.
Ce qui change du super poids lourd douze tonnes que je suis d’ordinaire.

Janssen J-J dit: à

Mais ces perruches vertes sont un vrai fléau, elles sont d’une fécondité exotique à tte épreuve et mettent à mal note vieille civilisation urbaine. Elles s’attaquent à tous les autres passereaux de nos villes et font place nette. Personne ne sait comment les enrayer, ou ne le veut, à cause de la cause. Encore un signe du grand chambardement sous estimé par Renaud Camus, l’ex perroquet tricks-hard.

rose dit: à

Zut. Ça fait deux fois que j’écris pas homosexuel pas gay.
Rezut

Pas ado.

rose dit: à

Le mec de Francis Bacon n’était pas gay.

Ed dit: à

La vie d’Adèle JJJ.
(Je suis la personne la plus facile à distraire c’est une horreur).

Ed dit: à

Jazzi franchement qu’est-ce que vous voulez que ça me f.oute ce truc ahah

Bon plus sérieusement cette discussion part un peu dans tous les sens. Je reprends ma traduction (oui le mot vacances est relatif parfois).

Janssen J-J dit: à

Ai connu beaucoup de lesbiennes dont les couples n’ont pas tenu à cause d’une différence d’appartenance de classe (même imperceptible) entre elles. J’ai souvent remarqué que c’était un déterminant bien plus fort de querelle que leur orientation sexuelle commune. Les taux de divortialité parmi ces couples sont les mêmes que dans les autres occurrences de cuisson.
Quel était donc ce film qui en avait bien introduit la pblmatique ? (avec ce cinéaste qui avait prétendument harcelé l’une des deux actrices – il y avait dans ce film une scène d’amour explicite de plus de 7 minutes, une première dans le cinéma mondial. Et c’était magnifique). On en eut le souffle coupé, ma copine, mon copain et moi.

Jazzi dit: à

Depuis quelques années des perruches vertes fluo viennent régulièrement nicher dans un superbe arbre du lycée Paul Valéry, juste sous mes fenêtres. Hier, j’en ai compté six. Elles ont prospéré et se sont développées, atteignant désormais la taille de petits perroquets !
https://www.bing.com/images/search?view=detailV2&id=DC9105C9AFC2CC05F0FF001E6AC296FEDDA620A1&thid=OIP.fmu5F1Cq2ZnbQHwphVkGqgHaFk&mediaurl=http%3A%2F%2Fwww.lesoiseauxdeparis.com%2Fimages%2Fp%2Fper%2Fperruche-a-collier-Paris-parc-de-sceaux-IMG_8451.jpg&exph=417&expw=555&q=Perruche+verte+paris&selectedindex=1&ajaxhist=0&vt=0&eim=0,1,3,4,6,8,10

renato dit: à

Je sais, Chaloux, je trouve toutefois plutôt amusant que Benn, poète allemand, le présente comme seul hétéro — une question d’honneur nationale ?

Cela dit, je me souviens avoir lu dans une bio de Leonardo par un auteur français des insultes inacceptables à l’encontre de Michelangelo — traité d’horrible homo, en oubliant Colonna —.

et alii dit: à

pas seulement chez les ados ,le suicide gay;ma_s les gays ont-ils composé un dico de la langue de leur communauté?

Jazzi dit: à

Chez les ados, et alii.

et alii dit: à

. En 2014, l’épidémiologiste Travis Salway – qui tente de combler cet écart – a constaté que le suicide est désormais la cause principale de mortalité chez les hommes homosexuels et bisexuels canadiens.
sur le huff

Janssen J-J dit: à

(JEX, 24.12.19, 11.37)

@ SV, susceptibilité ?… mais c parce que je vous suis très attentif et admiratif, SV, vous le comprenez bien. Joyeux noel

@ CT, oui il est des jeunes femmes avec lesquelles on se sent tout de suite en affinité, pourquoi ne pas le dire… ? Je comprends très bien cela. En revanche, la dérive sur le prétendu spoil system municipal à Paris était peut-être hors sujet, et pas tout à fait sympathique pour notre jzmn, le Saint du blog qu’il faut préserver.

@ Il va se passer maints pb identitaires sur cette chaine si tout le monde est bisexuel. Comment va-t-on se faire remarquer si on ne peut même plus parler de son cul ? Remarquez quo’n n’a pas encore de témoignages de Tiresias… Etalii, pourrait peut-être nous faire part de son expérience mamelue.
@ r. Le meilleur est toujours pour la faim.
Joyeuse nativité. il y a plein de soleil ce matin, les deux poules et leur coq sont toujours aussi voraces. Croient que le printemps est de retour. ont peut-être raison.

rose dit: à

Jazzi
Chacun fait ce qu’il veut veut veut.

Philippe Katerine
Son pt’it doigt euh… Il s’en serait servi pour se gratter l’oreille, il n’aurait pas tant de problèmes d’identité.

Bah.
Reste douze pour cent.
Virginie Despentes insiste sur « c’est plus facile ». Or, le mot employé couramment aujourd’hui est « c’est compliqué ».

Ahahah.

et alii dit: à

mais les taux de suicide ne sont-ils pas plus élevés chez les homosexuels?

Jazzi dit: à

Et à Bangkok, rose, on peut se faire intégralement masser !

rose dit: à

Grâce à Jazzi, on se farcit un trou du q en gros plan le jour de Noël sur la rdl, à Bangkok, où réside Ed en villégiature.

Chaloux dit: à

Ed, je pense que la Terre est en guerre contre l’homme.

rose dit: à

on ne couche pas avec eux (on ne couche plus avec eux) on veut/peut rester en relation de manière massive et ne pas aller les chercher avec une pince à épiler. Non, non, pas avec une pince à épiler, non, non,non.

rose dit: à

Merci Ed, Chaloux, Jazzi, JJJ, et alii, renato.
On peut voir les tendances et s’intéresser à ce que disent les gens.
Autour de moi, hétérosexuelles, comme moi (quoique).
Une hier :
Mais quel narcissisme être lesbienne !
Dans les couples, gay, lesbien, un reproduit « la femme », l’autre, « l’homme » jusqu’à la caricature.
Être lesbienne ou gay c’est refuser l’altérité, et la différence.

Une autre aujourd’hui, être lesbienne, non. On aime les hommes.

Virginie Despentes, même si on ne couche pas avec eux (on ne couche plus avec eux) on beut rester en relatoon de manière massive et pas aller les.chercher avec une pince à épiler.

La difficulté est dans la relation dominant/dominé. Dans la prise de parole. Dans l’espace de liberté. Évidemment les déséquilibres sont reproduits dans les couples gays et les lesbiens, la violence, la jalousie, de même manière que dans les couples hétérosexuels.

Bah, dans vingt ans, y aura liberté de choix.
Et respect des choix.

Ed dit: à

Rose,

Merci Despentes surtout ! Je suis à Bangkok.

Jazzi,
La réponse est dans les paroles : « à vue de nez ».
Et entièrement d’accord, la sexualité des gens n’a rien à voir avec l’extinction de l’espèce puisque les homos veulent autant se reproduire que les hétéros. Quant à leur augmentation, elle est sans doute réelle au grand jour mais je pense que Chaloux en est conscient. Il disait ça pour faire un bon mot (et parce qu’il est con ahah).

rose dit: à

Cette conversation est ‘achement intéressante.
Merci Ed, Chaloux, Jazzi, JJJ.
Ça swingue grave.
Ed,
Sous quel fuseau horaire ?

Chaloux dit: à

Thackeray, c’est génial. Vanity Fair tout le monde devrait l’avoir lu. Un sens de la chronique extraordinaire.

renato dit: à

Disons plutôt que les mœurs évoluant, personne ne devra ou voudra plus se cacher.

Chaloux dit: à

Renato, Goethe était bisexuel, il l’a dit lui-même, ruine de la statistique.

renato dit: à

Correction :

Je ne me souviens pas si c’est dans Roman du phénotype ou dans Le Ptolémaïque que Benn parle de Goethe, cité avec Michelangelo et Shakespeare, comme seul hétéro exclusif : 1 sur 3 donc.

Jazzi dit: à

L’homo serait-il l’avenir de l’homme ?

Jazzi dit: à

« Sans doute une ruse de la nature pour résorber le trop-plein de population humaine. »

Pas sûr, Chaloux, les homos désormais veulent se marier et avoir des enfants !

renato dit: à

Je ne me souviens pas si c’est dans Roman du phénotype ou dans Le Ptolémaïque que Benn parle de Goethe, cité avec Michelangelo et Shakespeare, comme seul hétéro exclusif : 1 sur 3 donc.

Ed dit: à

T’es con Chaloux 😀

renato dit: à

« Il est impossible dans l’état de notre société de ne pas être parfois snob. »

William Makepeace Thackeray — nous lui devons Mémoires de Barry Lyndon et Vanity Fair.

 

Petit Rappel dit: à

C’est un autre imaginaire lointainement issu du roman de Chevalerie et de Tolkien que les français n’ont pas trouvé, Clopine. Mais la SF ne se réduit pas à la Fantasy , qui, je l’avoue, m ‘énerve un peu.
Je ne suis pas non plus arrivé Soleil Vert, à la fin de cette Horde qui m’a paru très Rosny. En revanche, coté SF, j’ai dévoré -deux tomes sur trois – la trilogie de Liu Ci Xin qui marque avec éclat l’imperium chinois dans la SF.
Tout à fait d’accord Vedo pour votre rectificatif Synagogal.
Joyeux Noel à tous.
MC

Chaloux dit: à

Paul Veyne dit depuis longtemps qu’il y a 10% d’hétéros, 10% d’homos et 80% de bisexuels. Rien de nouveau sous le soleil.

Ed dit: à

Ah oui, ce que je voulais dire pour atténuer mon propos m’est revenu.
En ce moment, je lis le dernier Booker : Girl, woman, other de Bernadine Evaristo. Une femme = un chapitre. Dominique, l’un des personnages, est lesbienne et se fait complètement manipuler par une perverses narcissique. J’y crois tout à fait et ne pense pas que l’homosexualité protège du rapport de force et des taré(e)s dans le couple.

Ed dit: à

Le célibat explose et la durée des unions se réduit à vitesse grand V. Quand j’habitais à Paris, un mariage sur deux se terminait en divorce. Aujourd’hui on en est à deux tiers. Il faut bien se rendre à l’évidence : le couple hétéro est voué à sa perte. Les femmes s’émancipent, n’acceptent plus ce qu’elles acceptaient, et les hommes ne veulent pas lâcher leur pouvoir sur elles (à part ceux qu’il faut vraiment chercher « à la pince à epiler »). Non franchement je ne suis pas attirée par les femmes, mais je conçois très bien que c’est « plus facile » comme elle le dit.

Autre chose, la chanson « 88% » de Philippe Katerine cartonne en ce moment. Et les paroles y sont pour quelque chose. Bon sang mais regardez comment se comportent les hommes hétéros avec leurs potes après quelques bières.

Et sinon rose je suis sur un autre fuseau horaire, faut suivre un peu !

Chaloux dit: à

Clopine dit: à
Ben moi, je l’aime

Voie de concours… Un post particulièrement inepte parmi tant d’autres de la même provenance.

et alii dit: à

Kristeva dans philomag
bonne journée

et alii dit: à

Pas d’accord avec Despentes lorsqu’elle dit que dans 20 ans, nous serons toutes lesbiennes et les hommes tous gays.
mais il ne s’agit pas d’être d’accord:c’est un constat sur une tendance;Kristeva dit à psycho mag que le problème maintenant, c’est l’hétérosexualité

renato dit: à

« En remémorant aujourd’hui les Noëls de mon enfance, je pense qu’il y avait alors une idée du bonheur universel, c’est-à-dire que les gens pouvaient imaginer le bonheur, alors qu’aujourd’hui le bonheur est devenu inimaginable. »
Natalia Ginzburg

[Traduit de mémoire]

rose dit: à

Contente de la savoir heureuse à la place où elle est, satisfaite, généreuse dans le désir qu’elle éprouve, femme vivante.

Bon noël à vous
Bises

rose dit: à

Ce n’est pas ce matin, c’est encore la nuit noire.
Pas d’accord avec Despentes lorsqu’elle dit que dans 20 ans, nous serons toutes lesbiennes et les hommes tous gays.
Pas d’accord non plus avec sa conception de la vieillesse.
Contente de la savoir heureuse à la place où elle est satisfaite, généreuse dans le désir qu’elle éprouve, femme vivante.
Puissant ne veut pas dire dominateur.

Elles ont pris la parole. Despentes parle des hommes avec grande tendresse, femme attachante, intelligente, lucide.
Merci Ed.
(Contente pour vous et votre colon).

Ed dit: à

Bonjour à tous, j’ai le plaisir de vous annoncer que ce matin, au réveil, j’ai iech comme il se doit. Joyeux Noël.

Soleil vert dit: à

>JJJ Et à l’exception d’un Frank Ferric et deux Barry Hughart, j’achète tous les livres que je chronique (environ 300) -soit 99%.Donc rassurez vous je paye je paye

Soleil vert dit: à

JJJ quelle susceptibilité …ce n’est pas parce que je n’ai pas fini La horde du contrevent que c’est un mauvais livre. Ou je me suis mal exprimé …
La horde du contrevent est une réussite de la SF française. En revanche Les furtifs ne fait pas l’unanimité

https://justaword.fr/les-furtifs-b768b049afb8

Clopine dit: à

Ben moi, je l’aime, la Clémentine que tu honnis, Jazzi. A chaque fois qu’elle parle, je tombe d’accord avec ce qu’elle dit. En plus, je la trouve fine, calme, assurée. Fine, surtout. Qu’elle ne te plaise pas, bon. Qu’elle soit surtout synonyme d’un moment où, à la Mairie de Paris, tes anciens employeurs ont dû « passer la main », et où les nouveaux arrivés, hélas, comme toujours en ces cas-là, ont regardé les agents en place non plus en fonction de leurs compétences mais en fonction de qui les avait recrutés, c’est dommage mais… Je veux dire que si les recrutements en question avaient été fait dans la déontologie, je veux dire en respectant le système des concours (qui ne garantissent pas la compétence, certes, mais au moins le niveau d’études requis…), les personnels en question n’auraient pas eu à subir les regards des nouveaux arrivants, ni leurs ukases. Ils auraient été, droits dans leurs postes, en droit d’afficher clairement la neutralité requise à tout agent public, non ? (ce qui, à mon avis, n’était pas vraiment ton cas, je me trompe ?)

Jean Langoncet dit: à

« (…)Sa langue fait voir ce qu’on a sous les yeux et que pourtant on ne regarde jamais, le très banal devient source de nouveauté. Sa « démarche », comme celle de Rimbaud, vise à rendre sens au « langage de la tribu». Ce qu’il écrit est pour tout le monde, l’œuvre de Peter Handke s’inscrit dans les grands bouleversements de la fin du XXe siècle, marquée par l’écroulement des vérités générales et des idéologies.(…) »

Un bon GAG dont on n’est pas sûr qu’il résiste à la restauration des « vérités générales et des idéologies », si modeste soit le masque sous lequel elles se présentent
http://larepubliquedeslivres.com/traduire-peter-handke/

Jazzi dit: à

Clémentine Autain, la plus cinglée des adjoints au Maire, que j’ai vu arriver en 2000 à l’Hôtel de Ville de Paris !
Communiste, sans carte, elle était la chouchou de Delanoë.
Ses collaboratrices, toutes aussi foldingues qu’elle, passablement psychorigides, défilaient dans mon bureau pour faire éditer tout un tas de brochures ou dépliants concernant leur délégation (je ne me souviens même plus laquelle)…

Jean Langoncet dit: à

Un pied lave l’autre

rose dit: à

Le songe de Joseph, charpentier, et l’ange
Georges de La Tour.

Janssen J-J dit: à

Clémentine Autain a fait oublier Hubertine Auclert. Quant à Léonie Rouzade, hormis MC, plus guère pour s’en souvenir, hein. Pourtant, à Meudon, elle est aussi connue que Rodin.
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onie_Rouzade
« Ne me libérez pas, je m’en charge », me too

Janssen J-J dit: à

et le goudron … Fuite de Maupassant, pourquoi pas le bonheur des femmes, Lubri-Zola ? Quand c’est encartonné, on retrouve jamais,… Une fois le gosse né, y’en eut plus que pour lui, le NT ne reparla plus jamais de Joseph le partant-chier, et d’ailleurs était-il encore en vie quand le fils de marie et gaby monta en croix pour racheter tous les cachés du monde ? On n’en sait trop rien.

et alii dit: à

CLÉMENTINE. C’est une des décrétales , insérées dans le recueil composé par ordre du pape Clément V. Ce recueil est appelé le Recueil des Clémentines ; il …

rose dit: à

C’est un collectif. Une somme de travail.

rose dit: à

Janssen JJ
Je l’ai et pas lu et en carton. Aïe aïe aïe..
La cendre, les plumes.

rose dit: à

En Algérie ou en Tunisie, si ce n’est au Maroc.

rose dit: à

Zut, hein. Pourtant, j’ai mes lunettes sur le nez.
Guy de Maupassant.

Clopine
Le prénom Clémentine n’a rien à voir avec Clémence.
Un père missionnaire a croisé heureusement la mandarine avec l’orange. Il s’appelait Clément.
Sa création fut baptisée Clémentine en son honneur.
Le fruit est sans pépins.

rose dit: à

Au bonheurbdes dames de Zola.
Le bonheur de Fuy de Maupassant
— C’est lui.

Et je compris qu’elle l’aimait toujours, qu’elle le voyait encore avec ses yeux séduits.

Je demandai :

— Avez-vous été heureuse au moins ?

Elle répondit, avec une voix qui venait du cœur :

— Oh ! oui, très heureuse. Il m’a rendue très heureuse. Je n’ai jamais rien regretté.

Comme ma maman, avec mon père.
Pourtant, l’était pas terrible.
Ah, les mystères de l’amour.

rose dit: à

écouté la fin ; racheté King kong théorie en deux exemplaires, et Jablonka. Les hommes justes. Je vais bien voir.

Demain, je vais au tribunal et manger à la cantine. J’aime beaucoup découvrir des métiers.
Une audience le matin. L’aprem. je ne sais pas encore.

et alii dit: à

d’où 1883 peau d’âne ici familier «diplôme» (Zola, Bonh. dames, page 450)

rose dit: à

Ed

merci pour l’interview de Virginie Despentes mise en ligne ce matin ; couté la fin et fort instructive, bcp de rire aussi. Elle trouve les jurés du Goncourt débonnaires, ouverts et accueillants ; que du bonheur.

et alii dit: à

le « genre erdélien » en sa langue, c’est » peau de balle et variété  » ;

Janssen J-J dit: à

C’est drole, SV, car le jour où nous avions parlé des Furtifs de ce Damasio, vous m’aviez conseillé de plutôt commencer par La Horde du Contrevent. Et finalement j’ai opté pour La zone du dehors, et dieu sait que j’en ai bavé à ne pas croire qu’ils allaient pouvoir s’en sortir de l’athanor nucélaire… mais je suis pourtant allé jusqu’au bout, alors que moi et la SF, en général ça faisait deux (sauf pour La route de Cormac McCarthy, et quelques illustres P K Dick…). Je vous avais fait confiance, car j’aimais bien votre pseudo et vos renvois sur les blogs utiles… Et maintenant nous nous dites que vous n’avez pas achevé LHDC ni même lu les Furtifs. C’était bien la peine de vous avoir fait confiance… Encore une amertume, j’ai toujours pensé que les conseilleurs n’étaient pas les payeurs, et que bcp d’internautes icite nous faisaient le plus souvent accroire. Qu’est-ce que je me sens naïf bon dieu, bluffé par tous ces gens prétendument cultivés dans leur domaine de spécialité. M’enfin, si l’on puit dire (Soleil Noir)

et alii dit: à

et après le pied, le contre pied:
pandue :
2. Les déterminations foudroyantes auxquelles procède son œil vont parfois jusqu’au défi, en prenant le contre-pied de notre attente. Huyghe, Dialogue avec le visible,1955, p. 197.

Janssen J-J dit: à

@ FMLP, je croyais m’être désintoxiquée quand j’avaus trouvé un nom parfait pour le « genre » erdélien (sic)

nous en sommes tous un peu passés par là, mais ce fut bien agréable pour nous autres les toxiqués, cette semaine de repos en votre absence. Hélas, ce temps n’est plus, il reviendra peut-être en attendant Cinna, qu’est-ce qui fait que l’on retombe dans les mêmes ergastules, au juste ? Bonne chance pour la suite… Sous le pseudo de Portman, remarquez, c’était pas mal non plus… ce soir, c’est le 23 décembre. Donc l’accouchement n’a pas encore eu lieu. Il vatu mieux attednre jusqu’à demain pour fêter la nativité.
J’ai rencntré Antoinette Rouvroy en 2013 à l’HEC de l’U Montreal. J’étais heureux car en dépit du fait qu’elle m’impressionnait terriblement, j’ai réussis à la faire rire aux éclats. Finalement elle a su rester très simple, cette fille. Elle préfère s’expliquer directement en anglais plutôt qu’en wallon, c’est dommage, du moins dans sa production scientifique.

et alii dit: à

Pied élémentaire : arrangement d’au moins deux syllabes, une lourde, le macron (M) et une légère le micron (m). L’iambe, le trochée, le dactyle, le spondée, etc., en font partie.

vedo dit: à

Phil,
Bien deviné, les lumières du sapin, entre la cheminée et le Steinway, sont toutes blanches.
C’est bien le portail sud à côté du Lycée Fustel de Coulanges, que j’ai bien connu. En franchissant ce portail on accède à l’horloge astronomique qui attire l’attention de tous, alors qu’une des parties les plus belles de la cathédrale est le pilier des anges, témoignage de l’influence française tandis que la cathédrale est d’influence germanique. (Je me demande qui a eu l’idée géniale de la double façade–contraste avec ND de Paris qui est une sorte de jardin à la française, vertical). Le gothique français et le gothique germanique ne sont pas les mêmes. On pourrait aussi souligner la différence entre les représentations de Marie dans les deux cultures, différence qui touche à beaucoup plus que ces représentations.

Soleil vert dit: à

ce recul de la littérature devant la « fantasy » où se retrouvent désormais les jeunes générations.

Tout à fait (enfin au moins ILS lisent)

Phil dit: à

Merci Vedo pour vos précisions. Votre sapin de Noël doit être bien équilibré, orné de guirlandes lumineuses à deux couleurs maximum. il me semble que les deux statues se situent sur la droite de la cathédrale, côté palais des Rohan.

vedo dit: à

Je proteste (et en viens à regretter mon intervention). Laissons la cathédrale en dehors de tout cela. La Zehner Glocke a pris une tradition en elle-même et il est bon de l’entendre le soir. Les juifs en Alsace, c’est compliqué, et en général, les religions en Alsace, ce n’est pas la même situation que dans les autres provinces françaises, et ce depuis Louis XIV. Quand Lacordaire a prêché à la cathédrale, figuraient au premier rang, le préfet, le chef de l’Eglise Réformée et le Grand Rabbin.
La Synagogue et l’Eglise, statues archi-célèbres, ne sont certainement pas « au-dessus du portail principal »… Et ces deux statues sont très différentes, et il faut souligner cette différence. Celle de l’Eglise est très banale, c’est la statue de l' »establishment ». Celle de la Synagogue est une des plus belles statues du Moyen-Age, toute de délicatesse, à en tomber amoureux.

renato dit: à

Dictionnaire des langues imaginaires : Aga, magéra, difúra

et alii dit: à

strasbourg:
. Dans le beffroi, le grand bourdon, la cloche la plus impressionnante, est vieux de près de six siècles. À ses côtés, la Zehnerglock, la cloche de dix heures, annonce l’heure du couvre-feu depuis 1786.

8- Les stigmates de l’hostilité aux Juifs
Pour beaucoup de Strasbourgeois, la cloche de dix heures reste aujourd’hui « la cloche des Juifs » qui rappelle l’époque où les Juifs étaient chassés de la ville à la fin de la journée. Dans les faits, cette cloche aurait sonné la fermeture des portes jusqu’à la Révolution, puis annoncé à 22h le couvre-feu, le moment où les habitants devait éteindre leurs foyers pour prémunir la cité des incendies. Mais du Moyen-Âge à la Révolution, la plate-forme de la cathédrale a bien eu un usage strictement antisémite : les autorités locales y soufflaient la corne des juifs, pour intimer aux Israélites, bannis de Strasbourg, l’ordre de quitter la Ville à la fermeture des portes. À l’origine, l’instrument en question était un shofar, une corne du jubilé, dérobé dans une synagogue lors du pogrom de 1349.

Sur les façades de la cathédrale, deux statuaires témoignent des siècles d’anti-judaïsme de l’Eglise catholique. Ils reprennent le thème médiéval de l’Eglise triomphante et de la Synagogue aveugle. L’allégorie est visible juste au-dessus du portail principal. Représentées sous forme de femmes, L’Eglise et la Synagogue se tiennent de part et d’autre du Christ en croix.
https://www.rue89strasbourg.com/les-huit-immanquables-de-la-cathedrale-de-strasbourg-73464

et alii dit: à

QUI DIT LANGUES IMAGINAIRES ne dit pas langues parfaites!
Les 500 auteurs cités vont d’Aristophane (405 av. J.-C.) à Harry Harrison (1988), en passant par Rabelais, Thomas More, Folengo, Jakob Böhme, Kircher, Swift, Holberg, Couturat, Leau,Tzara, Kandinsky, Joyce, Borges, Artaud, Queneau, Isou, Dario Fo..

Phil dit: à

dear Vedo, l’essentiel à Berlin est de garder son imagination. Depuis que l’Adlon a divisé par deux la taille de sa fontaine du hall pour sa reconstruction, les morts à Berlin pensent que les soirées y ont perdu leur grand style. De bonne guerre, l’ambassade de France et ses belles statues ont complétement disparu sous les bombes russes.
« La cloche des juifs » de la cathédrale de Strasbourg (à tir de boulet de la maison Kammerzell étoilée) sonne-t-elle encore ? crois me souvenir qu’une productrice de franceculture a voulu faire taire ce témoignage qu’elle ne voulait pas voir culturel.

et alii dit: à

la poésie est-elle indemne de langues imaginaires dont un dico a été établi?
Un dictionnaire des « langues imaginaires » est un étrange corpus : sans limites chronologiques ni géographiques, il s’intéresse aux langues qui, à la différence des langues dites « naturelles », ne nous sont pas apprises par nos parents.
Le phénomène des « langues imaginaires » inclut aussi bien langues sacrées (glossolalie, langages mystiques ou extatiques, langage des chamans etc.) que « profanes », les langues universelles comme l’Espéranto et le Volapük, les « pasigraphies » et « pasilalies », ou celles à finalité purement expressive : les langues enfantines, les langues des fous littéraires, les langues des médiums, les langues artistico-littéraires (poésie, théâtre, cinéma, bande dessinée), les langues fantastiques, celles de la science-fiction, les langues expérimentales (Zaum, Dada, le lettrisme)

Clopine dit: à

OUi, Damasio… J’ai offert la bd de la « horde du contrevent », en regrettant, comme d’habitude, ce recul de la littérature devant la « fantasy » où se retrouvent désormais les jeunes générations. Comme si notre monde terrestre était à la fois trop étroit pour eux, et trop bousillé pour qu’on puisse s’y projeter.

Peut-on imaginer Stendhal sur le sol de Mars ? Hugo loin des misérables ? Il semble que, dans l’héroïc fantasy, le stéréotype psychologique, primaire, basiques? cède la place à des lois physiques qui font le sel du récit. On invente une planète dominée par le sel, on y introduit une monarchie classique, avec rois, chevaliers, serfs, etc. Et on regarde ce que cela donne. Certes, le genre est illimité, et peut donner naissance à des trouvailles. Mais mon dieu, ce que cela me déçoit, et m’a toujours déçue, malgré quelques courageuses (je m’accorde cela, le courage !) tentatives !

renato dit: à

David Runciman, How Democracy Ends.

vedo dit: à

Phil,
Je n’ai été qu’une fois dans une ambassade, et il y a bien longtemps. Certes, vu l’emplacement, il y a eu de tout et du pire dans l’histoire de l’hôtel Adlon. Mais cela n’empêche pas le meilleur dans une soirée de rêve. En revanche, j’évite la maison Kammerzell à Strasbourg bien que ses propriétaires d’aujoudrd’hui n’aient probablement aucune relation avec son passé: dans une lettre à sa soeur, Gabrielle Ferrières, le surlendemain du pogrom du 9 novembre 38, Cavaillès mentionne un panneau devant la maison Kammerzell, « Hunden und Juden verboten »…

Soleil vert dit: à

et alii dit: à
SOLEIL VERT:est ce bien vous qui êtes amateur de sci-fi?
avez vous lu Damasio?

Oui je suis amateur de SF (surtout anglo-saxonne ) depuis un demi-siècle bientôt. A ma très grande honte, je connais très mal Damasio (je n’ai pas terminé la lecture de La horde du contrevent, c’est dire !) qui est la tête de proue de la SF française. Les furtifs ont l’air de cartonner sec. Je vais le lire et vous en reparlerai

D. dit: à

(c’est une image)

D. dit: à

renato dit: à

Quelle journée !

pauvre roro sans bouée-canard dans sa goutte d’eau.

et alii dit: à

Avec un peu de retard:dans ce même numéro de philomag, un entretien de f.Worms sur « la vie » et donc sur Bergsondals lequel il rapporte qu’à son époque, « le vitalisme de Bergson était encore tabou,parce qu’il n’avait pas voulu s’engager pendant l’affaire Dreyfus et avait été ultra nationaliste durant la guerre de 14 18

et alii dit: à

SOLEIL VERT:est ce bien vous qui êtes amateur de sci-fi?
avez vous lu Damasio? ARTICLES DANS LE MAG PHILO QUI M4ONT INTERESSEE
Le romancier Alain Damasio est la grande voix de la science-fiction française. Ses romans fourmillent de réflexions sur l’emprise de la technologie. Aussi quand nous lui avons proposé de dialoguer avec Antoinette Rouvroy, il a d’emblée accepté de confronter ses idées avec la chercheuse en sciences juridiques belge, dont les travaux sur la notion de “gouvernementalité algorithmique” l’ont inspiré pour son livre “Les Furtifs”. L’écrivain visionnaire et la juriste philosophe ont uni leurs forces pour imaginer des manières d’échapper au contrôle.
https://www.philomag.com/les-idees/alain-damasio-antoinette-rouvroy-passer-entre-les-mailles-40572

renato dit: à

Quelle journée !

on l’a et on ne la pas et contractée > on l’a et on ne l’a pas contractée

renato dit: à

La dette générationnelle est une partie du flux de la vie : on l’a et on ne la pas et contractée, cependant nous conditionne.

Soleil vert dit: à

rose dit: à
Éléa ♡ Païkan
Païkan ♡ Éléa

La nuit des tempsUn beau roman. Les « puristes » ont reproché à Barjavel d’avoir emprunté l’idée de l’œuf à un autre livre (voir wiki), mais on en s’en fout c’est un beau roman. Dans Le voyageur imprudent – 1944 !- Barjavel invente l’idée du paradoxe temporel. Si je tue mon grand-père, je n’existe pas, donc je ne l’ai pas tué, donc j’existe etc… A essayer le plus contemporain Le grand secret

et alii dit: à

et la dette générationnelle?

renato dit: à

je ne suis pas juif n’ai pas de dettes > je ne suis pas juif ET n’ai pas de dettes

D. dit: à

Ce soir je mange des saucisses de Francfort-purée.

renato dit: à

Et si je ne suis pas juif n’ai pas de dettes qu’est-ce que je fait je passe à la banque et en contracte une ?

Incidemment, quelles relations entretiennent les animistes avec l’idée de dette ?

Jazzi dit: à

« La différence entre un musulman et un chrétien est que si le premier a 11 000 euros de dettes envers l’État, il n’a qu’une idée, arnaquer l’État. Pendant que le chrétien, s’il a 100 000 euros de dettes, n’a qu’une idée en tête, les rembourser en silence.
Et le juif me direz-vous ?
Il n’a pas de dettes. »

Quelle puissante pensée, rose !
Vous avez oublié l’agnostique ou le bouddhiste…

de nota dit: à

Le livre est à la fois cru et subtil. « À quatorze ans, on n’est pas censée être attendue par un homme de cinquante ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche à l’heure du goûter. (…) De cette anormalité, j’ai fait en quelque sorte ma nouvelle identité. À l’inverse, quand personne ne s’étonne de ma situation, j’ai tout de même l’intuition que le monde autour de moi ne tourne pas rond. » Dans Le Consentement (Grasset), Vanessa Springora raconte tout, la rencontre avec G. en 1985, à l’âge de 13 ans, la fascination, l’amour qu’elle dit avoir éprouvé, l’emprise, la séparation, la chute, avec crises d’angoisse et épisode psychotique, puis les années pour s’en remettre. Il lui aura fallu trente ans pour livrer sa version de l’histoire. Jusque-là, en littérature, elle n’était que Vanessa, une des multiples conquêtes de « l’homme à la sortie du collège », un écrivain qui a eu son heure de gloire, mais que les moins de 50 ans ne connaissent guère : Gabriel Matzneff.
Extrait d’un article du Monde sur la parution d’un livre « Le consentement » de Vanessa Spingora, le 2 janvier.

renato dit: à

« je vous le dis, tes deux mains doivent être propres et pas une sale cachée dans ton dos ; c’est très laid. »

Ne cachez pas vos mains et tout ira pour le mieux.

Jazzi dit: à

2020 ou 20/20 ?

Il faut remonter à 1010 ou attendre 3030 pour retrouver un aussi beau millésime doublée et tout rond !
Qu’est-ce que cela laisse présager pour l’année à venir ?

et alii dit: à

je croyais m’être désintoxiquée quand j’avaus trouvé un nom parfait pour le « genre » erdélien
en attendant:
. Sauf que l’un était fils d’émigré et, l’autre, était né avec une cuillère en argent dans la bouche. Et, avec cette langue sublime, vous inondait de sa malicieuse gentillesse, il vous tuait par la bonté (« Kill them with kindness », disent les Anglais, expression qu’il adorait). Il souriait en vous écoutant, il souriant en vous répondant, et parfois même souriait en vous désapprouvant.
c’est ungaro dont j’ai connu le frère er la soeur qui aurait aimé être apicultrice
donc, réponse à la question OUIsans hésitation
bonne journée
filius utriusque sexus

rose dit: à

renato dit: à
« C’est comme être au dessus du panier. »

Un-e bon-ne chrétien-ne n’aurait pas di ça ; mais peu importe : nous vivons désormais dans une société hypocrite l’armistice des vaniteux — chez la femme aussi.

on dirait mon père : « le moi est haïssable » ; « ce que fait la main droite doit être ignoré par la main gauche », et tutti quanti.
Résultat des courses : après 64 ans de patriarcat, sa main gauche a fait grand nombre de saloperies que sa main droite était très au courant mais qu’il a fait semblant d’ignorer. Normal qu’il ait très peur de l’eau, du déluge, et ne croit pas en la résurrection des corps, parce que renato, je vous le dis, tes deux mains doivent être propres et pas une sale cachée dans ton dos ; c’est très laid.

nota bene

chaque fois que je peux, j’attrape quelqu’un qui est au dessous du panier et hop, je te le colle avec moi au-dessus. Ça dure ce que ça dure, mais c’est bien (et je ne suis plus toute seule au-dessus du panier). Je te le chope par la chemise, si ce n’est, les braies, et on se brinquebale là-haut, tous les deux, trois et multitudes.

rose dit: à

>une main

au panier ???
huhuhu

rose dit: à

ED
Je rigolais en silence car ce que dit Despentes sur la féminité bourgeoise…était incarné pile devant elle !

Je n’y avions point songé, hihihi.

rose dit: à

cépamoi, cépamoi

renato

vous aussi le rock and roll ?

renato dit: à

hypocrite l’armistice > hypocrite : l’armistice

renato dit: à

« C’est comme être au dessus du panier. »

Un-e bon-ne chrétien-ne n’aurait pas di ça ; mais peu importe : nous vivons désormais dans une société hypocrite l’armistice des vaniteux — chez la femme aussi.

Patrice Charoulet dit: à

Grèves

Je n’ai jamais voté pour la famille Le Pen et ne le ferai jamais. Je ne voterai jamais pour un candidat macroniste aux municipales, aux législatives, etc. Je suis fidèle à la droite parlementaire (RPR,UMP , LR).. et lui resterai fidèle.
Cela dit, je considère les grévistes de la SNCF, de la RATP et ceux qui osent couper l’électricité comme des bandits. On nous donne souvent des chiffres d’entreprises de sondages pour nous dire combien de gens soutiennent ces grèves J’attends un coup de fil -aucun institut de sondages ne me sondant- et, en attendant, je réponds ici à la question que l’on ne me pose pas. Je ne soutiens pas ces grèves ; elles m’indignent.

Ed dit: à

Je trouve le féminisme de Despentes et surtout KKT au contraire très optimistes. Quand je l’ai lu, je me suis sentie revigorée, comme après avoir écoutée cette interview.

Rose,
Je rigolais en silence car ce que dit Despentes sur la féminité bourgeoise…était incarné pile devant elle !

une main ... dit: à

rose dit: à

Je suis contente d’être chrétienne. C’est comme être au dessus du panier.

Cela évite de froisser les fleurs! 😉

Janssen J-J dit: à

je trouve l’essai de Jablonka estimable, je ressemble à ce qu’il dit. Il essaie de dire comment changer le monde intoxiqué par la domination masculine. A propos de King Kong théorie, p. 162 [-et moi, je reste ici pour quelques-unes qui disent des choses de paix magnifiques dans la nuit biblique) il dit ceci : « Virginie Despentes, son féminisme néo-guerrier, capable de retourner contre eux-mêmes la violences des hommes, sa dénonciation du viol, sa liberté sexuelle, sa radicalité de langue, son mélange de pessimisme et d’humour brouillent les frontières, et cela aussi contribue à la force, libératrice de son œuvre ». (JEX, d’un blanc immaculé, 23.12.19, 10.45, mes bises).

Ed dit: à

Ca va un peu mieux merci. Moi aussi j’ai retenu la pince à épiler. Une image très pertinente !

Phil dit: à

D’accord Rose ! A l’hôtel Adlon aujourd’hui, des mafieux et des chinois ou les deux. Percy Adlon, d’une branche de la famille. « Vedo » devait émarger à l’ambassade de France, située en face, détruite et reconstruite.

rose dit: à

Elle n’avait pas le choix : c’était l’urbanité.

rose dit: à

Phil

Cépamoi.
C Vedo, ce matin, à pas encore l’aube.
Votre mention de Berlin sous la neige me rappelle un diner à l’hôtel Arlon où j’avais invité une jeune femme. Par la fenêtre, un grand sapin illuminait l’obscurité au milieu de la Pariser Platz tranquille, blanche, douce, ignorant les images terribles qu’avait vécues la célèbre porte et que la nuit laissait encore évoquer.

C très beau, vedo.

Phil dit: à

vous dînez à l’hôtel Adlon, dear Rose ? cinq étoiles devant la Commune de Paris, comme dans un film avec un mur en carton.

vedo dit: à

Correction: Adlon (et non Arlon)

rose dit: à

Ce qu’elle dit longuement de la femme bourgeoise : elle n’avait pas le choix. C’était le moyen d’être adoubée.
Triste époque derrière nous.

rose dit: à

Ed
Ça va mieux le colon ?

Nota : l’interview de Béatrice Dalle
« Elle a tout avalé »

Euhhhhhhh
La seconde plus intelligente que la première, elles sont copines.
Parle avec justesse de Tristane Banon.
Ne me souviens pas du viol dans King Kong théorie, livre qui m’a scotchée.
Karine Tuil a la même puissance d’écriture, ce verbe nerveux et haut, percutant.

Aurais choisi des graines, et pas de musique. Laisser planer le silence. Sa musique est agitée. L’horreur du punk. Accentué par la pop de Beyoncé : non à ces/ses choix musicaux.

rose dit: à

Ed
Trop long le matin au réveil.
Merde. (Ça va mieux, le colin ?)
Mais génial.
Me suis arrêtée à la fille de 14 ans qui suce des bites au lycée.
Ai super aimé
 » on va pas aller les chercher avec une pince à épiler. Faut que ce soit massif. »

P.S n’aime pas la petite arriviste ambitieuse, en quête de notoriété. Préfère Florence Aubenas, son regard attentif et intelligent.
PPS : Trois femmes puissantes c’est Marie N’Diayé. Ne pas l’oublier.
PPPS déteste l’objet et pire la musique choisie par Despentes.

—————–@
De demain, on peut commencer en 2020, espère la fin définitive des Ehpad, le nettoyage complet de l’océan, à commencer par les Galapagos et la participation des hommes à parité à la vie des femmes.
En vingt vingt, cinquante cinquante, sang pour sang.

rose dit: à

6h24, le 23 décembre de l’année 2019, qui se termine.

rose dit: à

Je suis contente d’être chrétienne. C’est comme être au dessus du panier.
La différence entre un chrétien et un commerçant c’est que chez les chrétiens le dessous du panier est aussi beau que le dessus.
La différence entre un musulman et un chrétien est que si le premier a 11 000 euros de dettes envers l’État, il n’a qu’une idée, arnaquer l’État. Pendant que le chrétien, s’il a 100 000 euros de dettes, n’a qu’une idée en tête, les rembourser en silence.
Et le juif me direz-vous ?
Il n’a pas de dettes.
Mais il porte en lui la crainte d’être exterminé.
Le noir d’être esclavagisé et la femme d’être violée, dans une cage d’escalier.

Qu’en ses jours troublés d’une violence extrême, la paix de la trêve de Noël jette sur nous tous, moi la première, un sentiment de notre petitesse et de la nécessité première que nous sortions de la condition de rampants pour construire un monde de paix durable.

Joyeux Noël à tous, athés et confessions réunies.

rose dit: à

Souffrir en silence c’est chrétien.

rose dit: à

D. dit: à

Rose, pourquoi faut-il dire Païkan après avoir été congelé 9000000 ans ?

Eh, D.
900 000 ans.
Merci de ne pas rajouter un zéro.

rose dit: à

Éléa ♡ Païkan
Païkan ♡ Éléa

rose dit: à

Massada
Lorsque l’on atteint le plateau, la merveille de la récupération des eaux et des citernes, on voit l’arrière et la montée qui serpente en pente douce. Côté opposé à la mer morte, par où les agresseurs avaient attaqué pour prendre la place forte.
On se demande alors pourquoi cette montée par ce côté à pic.
Comme toute élévation, cela doit avoir un sens.

DHH

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur comment était Massada avant les fouilles archéologiques ? Par exemple, avez-vous pu voir les restes du palais sur l’éperon rocheux plein nord ? Et, qu’en était-il des citernes ?

rose dit: à

D
Il n’y a rien qu’il faut.
Éléa dit.
C’est tout.
Entre le ciné et finir le livre, ai choisi finir le livre. Le relirai dans 45 ans.
Là, viens d’éprouver le bonheur fou, intact, immarcessible. La conception de l’amour.
Pour la glycérine, ne savais pas.
Néanmoins, ai appris qu’il ne fallait pas être blessé sinon, cela rend périlleux le réveil à cause des blessures qui se réveillent avec.
Nous, D., cher, n’avons pas les mêmes conceptions de l’éternité.
Dans peu de jours, où nous fêtons dans une étable la naissance de jésus lors de la fuite en Égypte, nous avons la vie éternelle par cet homme juif, qui a donné sa vie pour nous, en rémission de nos péchés, en se laissant crucifier.
Nous n’avons pas besoin de nous cryogéniser ni d’être enduit de glycérine qui nous rendrait parfaitement visqueux.
Voyez-vous, D., pour franchir le passage, il est important d’être en paix. Sinon, cela ne facilite pas la résurrection.
Mon père, qui avait peur de l’eau, qui a changé de tombeau pour cela, qui a fait mettre une grande bâche sous son cercueil par dessus les quatre autres, mon père n’arrivait pas à croire à la résurrection des corps.
Comme lui, qui se croyait juste (j’ose espérer qu’il ne se croyait pas bon de surcroît) et chrétien ne croyait pas en la résurrection des corps.
Or, je vais vous le dire, D., je ne me souvenais pas de la fin. Mon plaisir a été intact de redécouvrir la fin. Je la trouve juste. Ils auraient servi d’expérimentation, alors que l’amour était leur viatique. Je donne raison à Barjavel.
Après cela, ne sais dire si j’avais 14 ou 16 ans, ai atteint mon Nangat Parbat sans mettre en danger aucun compagnon emmené dans cette aventure. Ai refermé toute la science fiction et surtout l’incursion dans Pierre Pelot, et choisi quelques aventuriers têtes brûlées.
D.
C’est comme lorsque vous n’aimez pas le chocolat : vous tentez un brownie caramelia noix de pécan, c’est une tuerie, vous dit-elle, et le chocolat vous entre dans les papilles, tout commerce extérieur.
Ou, comme si, parce qu’il pleut des trombes d’eau et qu’il fait un froid glacial, vous sortez et vaquez, prenez conscience que hormis ours, marmottes et écureuils, vous n’êtes pas tenus de vous livrer à l’hibernation, et que soudainement l’hiver devient une période extraordinairement bénéfique de repos et d’apaisement sous un blanc manteau de neige.
D.
Le volcan. Le blanc manteau de neige. La mer, quasiment violette des Cyclades. Quel tableau !

rose dit: à

Votre mention de Berlin sous la neige me rappelle un diner à l’hôtel Arlon où j’avais invité une jeune femme. Par la fenêtre, un grand sapin illuminait l’obscurité au milieu de la Pariser Platz tranquille, blanche, douce, ignorant les images terribles qu’avait vécues la célèbre porte et que la nuit laissait encore évoquer.

Vedo
Berlin est une ville où la jeunesse et les artistes ont pris le pas démesurément sur les horreurs des dernières guerres. C’est la puissance de la vie sur la mort.
Vous souvenez-vous du menu ?

rose dit: à

Vedo
Savez-vous que l’on dit la neige dans son grand manteau blanc ?
La légèreté des flocons, le contraste avec le froid piquant.
Hier, ai mis un bulbe d’amaryllis et qq. narcisses en terre, dehors.
Ai commencé à sortir sous la pluie et dans le froid. Vivre avec, sans terreur.

rose dit: à

Oui. Il l’est. Je dors d’un oeil.

rose dit: à

Avec le nom de Sarah Halimi.

rose dit: à

Chaloux
On verra si mon post de 4h15 est édité.

rose dit: à

 par le biais de l’instrumentalisation idéologisante de l’histoire.

C’est ainsi que l’on peut, depuis nombre d’années maintenant, crier Allahouh Akbar, attraper une dame âgée, ou quiconque du peuple élu, le/la torturer,la jeter par dessus son balcon et être déclaré non coupable parce qu’inconscient de ses actes.
Sarah Halimi, Ilan, les autres, torturés et tués nous pensons à vous, en silence, savons sciemment l’injustice de cette justice.

vedo dit: à

Rose,
Encore une fois, en effet l’hiver, on va on vient, habillés, les choses et les mouvements sont sans artifice. C’est bien. Et enfin, la lumière revient graduellement. Sur la côte est des Etats-Unis, où le soleil est à la même altitude qu’à Barcelone, sur un fond bleu clair arctique, la plupart des jours, avec le froid sec et « revigorant », tout le mois de janvier est magnifique.
Votre mention de Berlin sous la neige me rappelle un diner à l’hôtel Arlon où j’avais invité une jeune femme. Par la fenêtre, un grand sapin illuminait l’obscurité au milieu de la Pariser Platz tranquille, blanche, douce, ignorant les images terribles qu’avait vécues la célèbre porte et que la nuit laissait encore évoquer.

rose dit: à

Rose, en silence signifie que vous préférez taire les raisons que vous donnez à votre souffrance. L’état des choses suffit ,

Je l’ai écrit ici et demandé à Pierre Assouline poliment s’il pouvait rétablir l’heure et la date.
C’est un bloggeur qui communique a minima avec ses commentateurs => je souffre en silence de cette absence terrible de repères. C’est ainsi. Il y a qq. personnes auxquelles je tiens qui font que je ne m’en vais pas.

vedo dit: à

« Je pars à Masada ». Camille Meyran me disait avoir arrêté de lire un livre après avoir lu cette faute de français.

D. dit: à

Rose, pourquoi faut-il dire Païkan après avoir été congelé 9000000 ans ? Par ailleurs pour être bien congelé et décongelé il faut avoir été trempé dans la glycérine. C’est important.

D. dit: à

Que les librairies de Vierzon soient carrées ou triangulaires m’importe peu.

D. dit: à

Le seul défaut que je trouve à Vierzon est d’abriter trop de communistes. Sinon les promenades le long du Cher mériteraient *** voire **** dans le guide Michelin. Et elles sont gratuites.

D. dit: à

et pour le

pour le quoi, Patrice ?
Par ailleurs votre histoire est triste, vous êtes arrivé à prendre sur vous ?

Bérénice dit: à

Rose, en silence signifie que vous préférez taire les raisons que vous donnez à votre souffrance. L’état des choses suffit , ensuite de mon côté je crains devoir finir mon chemin sans plus aimer. Une perspective qui couplée aux paramètres qui orientent , dirigent, gouvernent ma vie parce que je ne suis pas apte à en imprimer d’autres dont je déciderais seule ne m’enchante pas. Une tiédeur monochrome sans surprise, sans haut sans bas sans graduation, une uniformité des jours et des nuits interchangeables , moi qui aimais tant je n’aime plus.

hamlet dit: à

« un fantasme qui repose sur une ignorance historique. »

oui c’est évident ! cela vient du trop grand nombre d’historiens, avec en plus tous ces écrivains qui en rajoute une couche.

ce que n’a pas l’air de comprendre Gauchet c’est que pour en arriver à une ignorance de l’histoire avec ces bataillons d’historiens il faut rechercher l’origine du problème.

autrement dit se demander comment les historiens en arrivent à fabriquer de l’ignorance par le biais de l’instrumentalisation idéologisante de l’histoire.

à ce titre je recommande d’écouter l’émission d’hier de Finkielkrault.

Patrice Charoulet dit: à

Marcel Gauchet

Je suis inconnu, et je vais le rester Vers 1967, j’ai rencontré Marcel Gauchet, à l’Université de Caen. Il était étudiant en sociologie et suivait les cours du célèbre Claude Lefort. Moi , j’étais en lettres et suivais, en plus et pour le , les cours du philosophe Alexis Philonenko. Nous devisions assez souvent en buvant des bières le soir au café « La Lorraine » . Je ne l’ai pas revu. Je suis devenu simple prof dans le secondaire. Il a écrit plusieurs essais de bon niveau, et il dirige depuis des lustres la prestigieuse revue « Le Débat ».

Ce soir, par hasard, je l’entends parler sur LCI à François Lenglet. Tout ce que dit Gauchet me semble juste. Je ne résumerai pas tout ce qu’il a dit. Je veux simplement approuver l’une de ses idées, qui est de contester complètement ceux qui évoquent les années trente pour parler de certains événements actuels. Que dit Gauchet ? « C’est un fantasme qui repose sur une ignorance historique. » Ce qui les caractérisait, dit-il, c’était dans divers pays « la militarisation » de divers partis. De nos jours, rien de toute cela. « On est aux antipodes ». On est plutôt dans « l’ingouvernabilié, la décomposition. » Je partage son analyse.

rose dit: à

Oui enfin. Le déluge aussi dans La nuit des temps.
Et la terre qui change d’axe.

rose dit: à

Nous souffrons terriblement et en silence.

renato dit: à

L’apparences sans S

renato dit: à

L’apparences des événements change ; leur nature est toujours la même.

rose dit: à

Bérénice
Nous n’avons plus l’heure. Le savez-vous ?
Ni le jour.
Ni la date.
Nous souffrons.

rose dit: à

Je ne lis guère, vous savez.
Quatre livres au réveil.
Deux le midi avec mon poulet basquaise.
Six l’après midi.
Douze le soir en rentrant chez moi.
Quatre la nuit.

Moi non plus, je ke lis guère savez-vous.
Je me vautre depuis qq. jours dans La nuit des temps. Ai lu la première moitié comme une affamée qui a sous la dent un pata negra d’Estramadura. Depuis, je fais durer.
Parfois, je lis une ligne. Parfois, un mot.
Païkan.
C mon kif à moi.
Tu te réveilles après 900 000 ans congelée dans la glace, tu ouvres les yeux, tu dis Païkan. Décidée de m’habituer à l’hiver. 900 000 ans c’est pas deux jours. Faut tenir dans la durée. Sans mouvement. Ne croyez pas que ce soit simple.

Bérénice dit: à

Merci D pour ces indicateurs musicaux. Le blog est en panne .

rose dit: à

Chaloux
On a droit à faire une pause ; même vous. S’appelle la trêve des confiseurs. C’est pour faire les calissons d’Aix. De Paix, Louxor.

rose dit: à

vedo
ad-mi-ra-tion.
Merci de me comprendre lorsque je parle de l’hiver, c’est très revigorant. Me demande si les jours n’ont pas commencé à rallonger 🙂

D
love n’a jamais été cacophonie.
what is love :
https://images.app.goo.gl/XXFYkZkNbyUtTMGk7
en Suisse, au sortir de l’hiver.

PS : Assouline, gros bosseur, je plussoie ; sur le reste moins.

D. dit: à

Non, Chaloux. Je ne lis guère vous savez.

DHH dit: à

@portmann
bon voyage et bonne découverte de Masada
moi j’ai vu Masada non encore dégagée par les fouilles qu’elle a connues ces dernières années
Mais ce fut un moment de découverte extraordinaire bien mérité , au bout d’une ascension épuisante,à pied au mois d’aout 1960 ;je n’ai pas revu ce lieu depuis qu’il est devenu une destination touristique

Chaloux dit: à

D, vous avez connu la librairie Carré à Vierzon?

vedo dit: à

Rose,

J’avais pris le sentier raide qui monte directement. On pouvait aller au sommet, assez petit, d’où on assistait au spectacle des bouches à feux juste au-dessous, comme à l’opéra. Toutes les quelques minutes une explosion projetait un feu d’artifice d’incandescences qui montait bien au-dessus de nous. J’y étais allé seul et avait trouvé un petit groupe sur le chemin de la montée. Les grondements de la montagne, la nuit, la lumière des feux, puis le lever du soleil. La deuxième fois ce fut en voilier mais nous n’avons pas pu débarquer parce que, au milieu d’une belle journée, un fort vent s’est levé soudainement alors que nous approchions de l’île. (il n’y a pas de port abrité et nous ne pouvions pas laisser le bateau à l’ancre sans surveillance, de plus le vent venait du mauvais côté). C’est là que j’ai compris–et j’en ai été intimement persuadé– que Vulcain, Neptune et Eole s’étaient ligués contre nous personnellement. Les jours suivants, le vent n’est pas tombé et pour arriver à un rendez-vous, j’ai du quitter Panarea par hélicoptère. Je comprends très bien ce que vous écrivez sur l’hiver. A Berlin, je recommande de prendre un vin chaud au marché de Noël du Gendarmenmarkt. Un autre de mes souvenirs précieux.

D. dit: à

Vierzon c’est très bien. Je ne comprends guère votre appréciation, Chaloux.

Jazzi dit: à

Je vous avais prévenu, Bérénice, une comédie bobo… amusante surtout pour les Parisiens, tête de chien !

Ramoz dit: à

Massada..
c’est pour l’arbre de Noël (Weihnachtsbaum°
ou pour poursuivre secrètement le lobbying Eurofilles ?

J’y comprends plus rien
é me suis perdu…

Bérénice dit: à

Portman est un bien joli pseudo, envie de lui demander à la suite du doute émis par Chaloux et comme au ciné concernant sa fonction supérieure de fonctionnaire europeen qu’elle illustre d’un discours creux inspiré langue de bois: Prove it. Natalie Portman quant à elle ressemble beaucoup à Raquel Welsch.
Jazzi, déçue par Notre Dame. J’aurais du préférer le thriller avec Craig .

Chaloux dit: à

Clopine, vous êtes tellement bête que ça vaut toujours la peine de s’intéresser à vous.

Chaloux dit: à

G-lapine, alors n’en parlez plus jamais. Mais moi je vous en parlerai encore.

Clopine dit: à

Chaloux, j’ai déjà trop perdu de temps avec vous : vous n’en valez pas la peine.

Chaloux dit: à

Evidemment, si cette Portmann avait écrit « je pars à l’instant pour Vierzon », ça, ferait moins bien. Ce n’est pas l’invitation au voyage, c’est l’exhibition du voyage. Pauvre chose.

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