de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Giacometti, le frère

Giacometti, le frère

Au fond, l’histoire de cette fratrie magnifique pourrait tout aussi bien s’écrire sans qu’il fut jamais fait mention de leur qualité d’artiste. Car la vérité de leur lien, et c’est aussi ce qui fait sa beauté, s’inscrit dans un au-delà de l’art, quelque part dans l’humain à son meilleur. Henri Cartier-Bresson, qui fut leur proche et qui aimait autant qu’il admirait Alberto (1901-1966) comme Diego (1902-1985), avait eu le privilège d’être admis dans le cercle de famille à Stampa, commune du val Bregaglia dans le canton des Grisons (Suisse) ; en les observant pendant des jours avant de les photographier, à les écouter d’entreparler dans leur dialecte où se bousculaient l’italien, le romanche et le français, tous soudés autour de la rayonnante figure maternelle, il put prendre la mesure précise de l’alliage secret qui les cimentait. Un atelier fut leur berceau commun puisque leur père était peintre. Une pensée de Sénèque était gravée à l’entrée :

«  Ducunt volentem fata, nolentem trahunt/ Les destins conduisent qui leur obéit ; ils entrainent qui leur résiste ».74077e8a7f006f78df48ecf21038e942

Une fois n’est pas coutume, c’est à la personne et à l’œuvre du moins connu des deux frères qu’un remarquable beau-livre de Daniel Marchesseau rend hommage Diego Giacometti sculpteur de meubles (222 pages, 49 euros, éditions du Regard), mieux encore qu’il ne l’avait fait dans la monographie qu’il lui avait déjà consacrée (Hermann, 1986). On l’appelait « l’as des patines », surnom gagné , après avoir été apprenti chez un tailleur de pierre en Lombardie, dès qu’il commença à travailler dans une fonderie où il excella très tôt à donner à une pièce ébarbée sa ciselure définitive et la bonne nuance chromatique. C’était un taiseux tout en retenue, d’une grande simplicité et d’une vraie gentillesse, discret et effacé à l’extrême jusqu’à se fondre dans le paysage. Jean Genet disait qu’il avait fini par prendre la couleur de la poussière ; on aurait pu ajouter qu’il avait pris la forme de la roche tant l’alpiniste en lui ne se désolidarisait guère de l’artisan.

Complices depuis leur enfance, artistes liés par une admiration mutuelle, les deux frères ne se sont plus quittés une fois parvenus à l’âge adulte et ce jusqu’à la mort de l’aîné, dès lors que Diego eut rejoint Alberto à Paris pour partager l’atelier de la rue Hippolyte-Maindron, derrière Montparnasse (XIVème). Le gris était la couleur d’Alberto, le blanc celle de Diego. L’aîné disait du cadet qu’il était son autre paire de mains, le cadet disait de l’aîné qu’il est sa chance. Nul n’aura autant posé que Diego pour Alberto au point que sa tête est devenu l’archétype de ses têtes d’hommes. Diego était l’autre Giacometti et jamais il n’en prit ombrage. Il goûtait le travail du plâtre à pleines mains, le lissage de l’œuvre qui en respecte les aspérités ; il  la pétrissait de ses mains de paysan et de ses intuitions d’artisan dans lesquelles toute l’expérience du père et du grand-père semblaient s’être réfugiées comme un dépôt d’héritage ; celui-ci s’était mêlé à sa propre technique et à sa culture artistique acquises lors de brefs passages dans des académies et surtout lors de la visite à 20 ans du musée du Caire ; cette révélation (notamment celle du mobilier funéraire antique) laissa une forte empreinte sur sa sensibilité et son imaginaire – Alberto, qui le savait mieux que quiconque, baptisa même l’un de ses innombrables portraits de lui en buste Diego-Amenophis !

GIACOMETTI. Chat matre d-hotel vue face 20x27 300dpiSa signature est désormais partout connue, reconnue, consacrée par le monde l’art : tables basses, guéridons, fauteuils, consoles, tabourets, auxquels il suffit d’accorder un coup d’œil, fut-il bref et lointain, pour deviner qu’ils sont sortis des mains de « Diego » puisque c’est ainsi qu’il s’était résolu à signer cinq ans après la mort de son frère ; jusque là, il ne signait pas car à ses yeux, un Giacometti, si ce n’était une sculpture de son frère, c’était un tableau de son père ou de son oncle ; jusque là, il s’était contenté d’authentifier son travail par un paraphe soit calligraphié dans le plâtre, soit incisé en monogramme ou frappé au marteau dans le bronze. Le livre de Daniel Marchesseau, abondamment illustré et subtilement commenté avec un attachement bienvenu aux détails, leur rend justice ainsi qu’à la part la moins remarquée de l’œuvre : chandeliers, lustres, lutrins, bibliothèques, rampes d’escalier, chenets, lampes, appliques…

A l’occasion, Diego Giacometti n’hésitait pas revisiter des classiques telle la Victoire de Samothrace. Mais son tropisme le portait plus naturellement vers un bestiaire au sein duquel cohabitaient hiboux, moineaux, lézards, crapauds, chiens, chats, loups, colombes, dragons, rainettes, souriceaux, travaillés et fondus à la cire perdue… Ses collectionneurs étaient aussi ses amis parmi lesquels on relève les noms du couturier Hubert de Givenchy (qui mit tout en œuvre pour que ce livre existe), le décorateur Henri Samuel, Marguerite et Aimé Maeght, le marchand de tableaux Pierre Matisse, le romancier Romain Gary, le peintre Christian Bérard, la ministre Simone Veil, le chirurgien Jean-Paul Binet,  le photographe Cecil Beaton, le décorateur Jean-Michel Frank sans oublier la famille Zumsteg qui « giacommettisa » son fameux restaurant Kronenhalle à Zurich… Nombre d’œuvres reproduites dans ce livre figurent d’ailleurs dans leurs collections.

 

A 80 ans, il accepta un travail d’envergure qu’il ne pouvait refuser : la création du mobilier central et des salons d’apparat de l’hôtel Salé dans le Marais, choisi pour abriter la dation successorale de Picasso : lanterne, torchères, lustres, plafonniers visuellement unis par leur ornement végétal, cette fois non en bronze peint malgré son élasticité mais en résine, matériau privilégié pour son indispensable légèreté. On avait beau louer le génie discret du sculpteur de meubles, lui, insensible au lyrisme de la mondanité de ce milieu, n’en continuait pas moins à se dire artisan meublier. Alors il revenait aux poètes de ses amis de préciser que par son art, habité par une élégance et une finesse qui lui conféraient sa grâce, il était aussi l’un des leurs. Son fonds d’atelier (quelques 500 pièces) a fait l’objet d’une donation à l’Union des arts décoratifs de la part de ses héritiers.

Sur la tombe d’Alberto, Diego posa un buste du photographe Eli Lotar, auquel son frère travaillait quand la mort le surprit et qu’il acheva à sa place avant de le fondre, près de la plaque funéraire qu’il avait façonnée pour lui et d’un de ses propres oiseaux en bronze. Les deux frères reposent tous deux dans le cimetière de leur village, à proximité du lac de Sils, théâtre de leurs jeux d’enfants, là où, au début de l’autre siècle, leur père les immortalisa en incisant leurs silhouettes adolescentes dans le bois, ensemble.

(« Alberto Giacometti, Diego Giacometti et Annette Arm vers 1950 », photo Alexander Liberman ; « Chat maitre d’hôtel » sculpture en bronze de Diego Giacometti ; « Diego » par Alberto Giacometti, Tate Gallery, Londres 1959)

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587 Réponses pour Giacometti, le frère

Phil dit: 27 décembre 2018 à 14 h 33 min

Houellebecq qui retrouve ses dents et la grand-mère « Ida Pfeiffer » de Renato, les confiseurs gâtent le bon peuple

Paul Edel dit: 27 décembre 2018 à 14 h 28 min

papier si insincere dans le Monde à propos de Sérotonine je préfère Passou quand il n aime pas Houellebecq au moins c est clair!

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 14 h 16 min

renato aurait pu oser le subjonctif imparfait, qui aurait donné une dimension plus intemporelle et littéraire à ses singulières « Mémoires » à portée universelle ?

« À l’ouverture de la chasse, il arrivait que l’on s’arrêtât en rase campagne, qu’il sortît du coffre de la voiture son fusil à double canon, qu’il lâchât le braque et qu’il abattît quelques bécasses. »

Leur publication en ligne permettrait de surcroît, comme il l’a fait avec le lien sur Schubert, d’enrichir son récit de précieux éléments d’intertextualité : musique, photo, peinture, sculpture, mais aussi documents privés : lettres, documents privés, détails culinaires informations géographiques et historiques familiales…

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 13 h 52 min

Ed, on ne supporte pas ses propres défauts chez les autres !
Je crois que c’est le problème de Clopine avec Christiane ?

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 13 h 49 min

Oui, D. La lecture de cet extrait mériterait bien une explication de texte.
1) Le narrateur préfère-t-il la liberté que lui procure le voyage en train, ravivé par la vitesse et le déroulement du paysage, ou les avantages du voyage en voiture avec son père ?
2) De quelle nature est le lien qui unit le père à sa belle-mère ?

Ed dit: 27 décembre 2018 à 13 h 47 min

Rose, vous vous rendez compte que vous racontez votre vie et vos problèmes en permanence ici ? Ensuite vous reprochez à d’autres de faire de même. C’est costaud.

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 13 h 37 min

1er arrondissement

Fontaine des Innocents
Place Joachim-du-Bellay, rue des Innocents
Métro : Les Halles ou RER : Châtelet-Les Halles

La plus ancienne fontaine de Paris

La fontaine des Innocents s’élevait jadis à l’angle de la rue Saint-Denis et de l’actuelle rue Berger (ancienne rue aux Fers) en remplacement d’une fontaine datant de Philippe Auguste. Construite de 1547 à 1549 d’après les dessins de Pierre Lescot, elle n’avait alors que trois arcades qui servirent de tribunes lors de l’entrée solennelle dans Paris du roi Henri II. De style Renaissance, sa décoration, confiée à Jean Goujon, fut achevée en 155O. Lors de la démolition de l’église des Saints-Innocents en 1787, précédée un an plus tôt par la fermeture définitive de son célèbre cimetière, le marché aux herbes et aux légumes de la Ferronnerie occupa l’espace ainsi libéré. C’est alors que la fontaine fut déplacée en son centre et remaniée sous forme quadrangulaire. Elle se trouva augmentée d’une face : aux cinq figures de naïades exécutées par Goujon, Pajou en ajouta trois (celles du côté Sud, en vis-à-vis de la rue de la Ferronnerie). Plus tard, sous le Second Empire, lorsque le marché céda la place à un premier square, ancêtre du mail actuel, créé vers 1860 au moment de l’édifications des halles voisines par Baltard, la fontaine fut à nouveau démontée puis remontée quelques mètres plus loin par l’architecte Gabriel Davioud qui la suréleva par une série de bassins en escaliers. Depuis lors, elle est restée pratiquement inchangée.
https://livre.fnac.com/a2816156/Jacques-Barozzi-Paris-de-fontaine-en-fontaine

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 13 h 25 min

La fontaine d’angle de la Renaissance :
La fontaine des Innocents a été réalisée en 1548 sous le règne du roi Henri II en remplacement d’une fontaine plus ancienne, remontant probablement à l’époque de Philippe Auguste, située au centre de l’ancien cimetière des Innocents. La fontaine est l’œuvre de l’architecte Pierre Lescot. Sa décoration et ses sculptures sont de Jean Goujon. Elle devait à l’origine célébrer l’entrée du roi dans Paris.

Elle était initialement implantée sous forme de loggia ouverte sur les spectacles de la rue,

adossée à l’église des Saints-Innocents à une quarantaine de mètres de son emplacement actuel au nord-est de la place, au croisement de la rue Saint-Denis et de la rue aux Fers, actuelle rue Berger. De forme rectangulaire et non carré comme aujourd’hui, elle ne possédait donc que trois arcades de cinq naïades: deux décorant l’arcade de la rue Saint-Denis, les trois autres sculptées sur les deux arcades donnant en retour d’angle sur la rue aux Fers. Un alignement de pilastres, d’ordre corinthien, encadrant chacune des arcades supportait une frise et un attique à fronton triangulaire. L’ensemble reposait sur un soubassement d’où l’eau s’écoulait par de petits mascarons.

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 13 h 19 min

«On allait partir. (…) Des feux verts s’étaient allumés, quelques lanternes dansaient au ras du sol. Et rien autre, rien qu’une immensité noire (…). Tout avait sombré, les bruits eux-mêmes s’assourdissaient, il n’y avait plus que le tonnerre de la machine, ouvrant ses purgeurs, lâchant des flots tourbillonnants de vapeur blanche. Une nuée montait, (…) dans laquelle passaient de grandes fumées noires, venues on ne savait d’où. Le ciel en fut obscurci encore, un nuage de suie s’envolait sur le Paris nocturne, incendié de son brasier. Alors, le sous-chef de service leva sa lanterne, pour que le mécanicien demandât la voie. Il y eut deux coups de sifflet, et
là-bas, près du poste de l’aiguilleur, le feu rouge s’effaça, fut remplacé par un feu blanc. (…). Le mécanicien (…) ouvrit son régulateur, démarrant la machine. On partait. D’abord, le mouvement fut insensible, puis le train roula. Il fila sous le pont de l’Europe, s’enfonça vers le tunnel des Batignolles. On ne voyait de lui, saignant comme des blessures ouvertes, que les trois feux de l’arrière, le triangle rouge. (…) Maintenant, il fuyait, et rien ne devait plus arrêter ce train lancé à toute vapeur. Il disparut. »
Emile Zola, « La Bête humaine »
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gare_Saint-Lazare#/media/File:La_Gare_Saint-Lazare_-_Claude_Monet.jpg

Janssen J-J dit: 27 décembre 2018 à 12 h 49 min

@ On voit le résultat et c’est pas folichon. Caisse à dire ? Les 70 ans de Gérard, c pas folichon non plus, et pourtant, elle tourne. Et le blog de Martine LSP, existerait encore ?

renato dit: 27 décembre 2018 à 12 h 29 min

Oui, Jacques. D’ailleurs, je vous conseille d’abandonner la cigarette en faveur du cigare, on peut aspirer la fumée et respirer sans peine… mais c’est vrai : le meilleur conseil est celui qu’on ne donne pas.

renato dit: 27 décembre 2018 à 12 h 10 min

Puisque nous en sommes aux pères…
Je me souviens des locomotives à vapeur : le rythme obsessionnel ; le mécanicien et le chauffeur ; le wagonnet du charbon. Ah, le charbon ! quand le train était en marche, on ne pouvait pas ouvrir la fenêtre, car le panache de fumée aurait envahi le compartiment, et la peau et les vêtements en auraient souffert ; mais je ne peux cependant pas nier ma passion pour les voyages en train — la course-défilé du paysage me fascinait parce que seulement le lointain maintenait une certaine stabilité, tandis qu’à mesure qu’arbres, maisons, poteaux se rapprochaient de la fenêtre, ils sortaient plus rapidement du champ visuel — jusqu’aux plus proches desquels on ne percevait que la silhouette fugace. Ainsi lorsque les affaires empêchaient mon père de m’amener en voiture chez grand-mère, je cochais ces voyages en train parmi mes meilleurs débuts de vacances. J’avais pourtant beaucoup à perdre, car mon père aimait flâner et tout prétexte était bon pour s’arrêter en chemin : l’un de ses amis éleveurs de pur-sang — son magnifique domaine — ; un pêcheur chez qui l’on trouvait de la perche fraichement pêchée ; un pâtissier-glacier ou un fromager dont il aurait été dommage de ne pas gouter les produits ; une église romaine ou une exposition de sculptures en bois qu’il ne fallait absolument pas manquer ; nous nous arrêtions parfois chez les paysans pour acheter des primeurs. Nous arrivions ainsi tard chez grand-mère ; elle, naturellement, nous attendait pour souper et traitait notre retard avec détachement et beaucoup d’ironie : elle s’amusait de l’approche mélancolique du réel de mon père, de son rêve d’un monde perdu.

Leur relation m’intriguait. Un observateur superficiel les aurait cru habités par une profonde détestation réciproque, mais la mort de mon père affecta beaucoup grand-mère, car les deux partageaient quelques passions : relecture obsessionnelle de Manzoni — Les fiancés — et de Pline l’Ancien — cet « invraisemblable Borges de l’antiquité » ; goût immodéré pour les poires, les champignons et les framboises, le kirsch et le cigare ; ils collectionnaient les dahlias et contemplaient les cyclamens ; passionnés par les rébus, les mots croisés et la géographie, par Schubert — http://youtu.be/rMjGjavbXfI — et Verdi ; pacifistes, pourtant politiquement chien et chat : dans sa jeunesse, elle avait milité dans le syndicalisme anarchiste ; lui, il était libéral — un représentant du « survivant positivisme libéral » ; les problèmes, ils les appelaient accidents ; à un moment, ils étaient euphoriques, et à l’improviste et sans raison, les voilà sombres et tourmentés. Deux assemblages de contradictions.

À l’ouverture de la chasse, il arrivait que l’on s’arrête en rase campagne, qu’il sorte du coffre de la voiture son fusil à double canon, qu’il lâche le braque et qu’il abatte quelques bécasses. Ce n’est que lorsque j’ai découvert le mot faisandé que j’ai compris pourquoi nous ne mangions pas les proies le soir même ou le lendemain ; à l’époque je me demandais aussi pourquoi mon père, qui détestait la chasse, se pliait à cet exercice — demandé, il répondit que sa belle-mère aimait le gibier et puisque c’était la seule viande qu’elle mangeait, s’en soucier c’était faire preuve d’empathie, sans ça pas de conscience civile ni de responsabilité civique. À un moment, un ami lui demanda pourquoi renouveler le permis de chasse pour si peu qu’il aurait pu les acheter les bécasses. Il répondit que, les acheter, ça aurait été irrespectueux (se montrer irrespectueux des bonnes manières).

. rose dit: 27 décembre 2018 à 12 h 10 min

caulerpa

quand je bloggais sur LSP je ne.bloggais pas ici.
Un a remplacé l’autre.
LSP est devenu un ramassis de vieux snocks dépassés par les évènements.
Quant à ma mémoire elle est affutée, ne vous en déplaise, ex cher.

renato dit: 27 décembre 2018 à 12 h 05 min

Un jour le vétérinaire suisse de mes chien, sans raisons apparentes, me dit : « Nous ne sommes pas en Italie, on ne fait pas du salami de chat », ce qui m’étonna de la part du’un descendant d’un traducteur et commentateur de Dante en langue allemande. Je me suis assuré de tenants et aboutissants, enfin, des sources de son propo, et nonobstant qu’il fusse un lointain cousin de ma mère, j’ai changé de vétérinaire, car le Salame di Felino n’est pas un salami de viande de chat, mais un produit typique de Felino, une commune dans la Provence de Parme.

felix d dit: 27 décembre 2018 à 11 h 52 min

Un éleveur de Bretagne a vu tout son troupeau de vaches tomber malade et dépérir après qu’il leur eût servi de l’aliment destiné à des lapins (et sans doute bourré de saloperies, antibiotiques etc..) Erreur funeste de sa coopérative qu’il a un mal de chien à faire reconnaître … Mon conseil: évitez le lapin !

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 11 h 29 min

une sollicitation pour renato
L’artiste suédois Oscar Reutersvärd est le père des figures impossibles. Il fut le premier à créer de telles figures.

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 11 h 24 min

vous etes pathétique, rose,et direque ce sont vos ami-e-s quipour se débarrasser de votre jaja vous envoient-selon vous qui l’avez raconté sur un autre blog-sur la toile en guise de thérapie de deuil(vous pouvez trouvez des liens professionnels sur le deuil, et le syndrome d’anniversaire!rose, ce n’est pas Penrose!

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 11 h 05 min

Le plus succulent, c’est le rat !

Témoignage de Mathilde Verlaine.

Certes, à cause du siège de Paris, et du terrible hiver 1870-1871, le couple, comme tous les Parisiens, dut pâtir des restrictions alimentaires et du froid. Mais l’amour de son mari et l’argent de ses parents aidant, c’est presque avec amusement que Mathilde et Paul traversent cette sombre période de notre histoire : « Pour Noël, nous fîmes un réveillon très gai avec les personnes de notre groupe habituel. Chacun avait apporté ses provisions. Je m’étais mise en quête plusieurs jours à l’avance et j’avais découvert, rue du Quatre-Septembre, une modiste qui, renonçant à vendre des chapeaux, faisait commerce de victuailles. Elle venait justement d’acheter plusieurs animaux du Jardin des Plantes qu’on avait tués, dans l’impossibilité de les nourrir. La boutique contenait un peu de tout : du singe, de la girafe, du zèbre (…) elle me montra de jolies petites terrines sur lesquelles étaient écrits ces mots suggestifs : Terrines de perdreau de Nérac. Prix quatre francs. C’était pour rien. J’en achetai tout de suite plusieurs. Le jour du réveillon les terrines obtinrent un succès ; leur contenu était vraiment très bon. Au jour de l’an, j’en portai chez ma mère ; même succès ; mais le docteur Cros trouva quelques petits os qu’il examina avec attention. Il me dit : – Ne vous y trompez pas, madame. Votre perdreau est du rat, mais ce rat est exquis ; je vous en redemanderai un peu. »

Jacques R. dit: 27 décembre 2018 à 11 h 04 min

Papa avait 93 ans quand il est parti. J’espérais égaler, pour le moins, sa performance, mais ce ne sera pas le cas. Tant pis pour moi.

. rose dit: 27 décembre 2018 à 11 h 02 min

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 10 h 31 min
perso,comme dit Clopine,je ne vous parlerai ni de mes aviateurs, ni de mes lapins, ni de mes chèvres,je vous plaque!

Bon débarras : vous m’empêchez de lire et c’est terrible. Tout ça pour lire les aventures de Jeannot Lapin qui ne sort pas de son terrier.

Quant à ma mère et ma soeur, vous êtes tenus au courant de 5% de ce qui se passe. Et le très laid, y compris avec l’accord de ma mère , je le passe sous silence.

En faits de société, c’est quelque chose d’exemplaire le sort des personnes âgées lorsqu’ils vieillissent.
Si vous voulez rester dans vos illusions et votre écrin de bisounours, cela vous regarde.

closer dit: 27 décembre 2018 à 11 h 02 min

« En fumant ma cigarette, avant la séance (un voyage d’environ deux heures, sans escales), j’ai vu arriver une femme distinguée, plus âgée que moi m’a-t-il semblé, sur un Solex, dernier modèle »

Elle ne t’a pas demandé une cigarette J2z? Ton attraction décline, semble-t-il.

Jacques R. dit: 27 décembre 2018 à 11 h 01 min

Je ne sais pas ce qui m’inspire ces fureurs matinales anti-gilets jaunes, car, après tout, ces braves gens ne m’ont rien fait, et je n’ai pas non plus de goût particulier pour le macaron. Je ne comprends pas.

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 11 h 00 min

Les Provinciaux adorent le musée Grévin et le cabaret transformiste chez « Michou », renato. Comme tous les beaufs passablement ploucs, comme dirait Ed !

. rose dit: 27 décembre 2018 à 10 h 52 min

Papa aurait eu 93 ans : aimait l’histoire du martyre des Sts Innocents, pas ma mère. La grippe espagnole en reflux, ne put prendre toutes les gueules cassées

On voit le résultat et c’est pas folichon.

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 10 h 47 min

Je n’aime pas la viande de lapin, JJJ, je la trouve un peu écoeurante à mon goût. Ma mère nous le préparait à la moutarde ou au vin et je me souviens encore de mon père tuant le lapin. En revanche, j’aime bien me promener du côté de Nogent, Joinville-le-Pont, Saint-Maur-des-Fossés et aux abords de la Marne, hiver comme été. Si tu m’invites, je suis prêt à me déplacer.
https://www.lafourchette.com/restaurant/val-de-beaute/20398

Jacques R. dit: 27 décembre 2018 à 10 h 44 min

Le comble de l’horreur, pour Delaporte, Jacques R., ce serait d’enfermer les Gilets jaunes au musée Grévin ! (jazzi)

La pauvreté de mon imagination n’a pas fini de me désoler. Je n’avais pas pensé à cet épouvantable scénario !

renato dit: 27 décembre 2018 à 10 h 44 min

« … enfermer les Gilets jaunes au musée Grévin ! »

Magic show-shop. Il se peut qu’ils apprécient plus qu’ils ont apprécié l’Arc de triomphe.

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 10 h 36 min

c’est vrai, j’ai entendu un universitaire qui disait « c’est moi qui ai introduit la psychhanalyse à sciences po;il est mort aujourd’hui(selon internet)mas il n’était pas le premier à s’en flatter;il disait aussi qu’iln’y a pas de sororité et on peut être soeur d’ un frère !il y a un psy qui parle d’a sans soeur (comme l’ascenseur!)allez explorez vous les uns les autres!

renato dit: 27 décembre 2018 à 10 h 35 min

Auto-citation
« Littérature des Certitudes vs Littérature de Recherche. Évidemment, imaginer un Voyage dans les Terres Inexplorées — là où les Anciens dessinaient les Lions — ce n’est pas le tenter ; cependant pour le tenter il faut pouvoir l’imaginer. Chez Daumal quelqu’un passe est demande aux nouveaux venus quand ils partirons — https://pin.it/6ilpr2wv3g4q6f —. »

Janssen J-J dit: 27 décembre 2018 à 10 h 32 min

Semblerait que ce resto soit pas trop mal, proche du mt valérien à surenes, qu’en pensez vous jazzm et D.,? J’ai cru comprendre que vous le connaissiez, j’aimerais y inviter ma nouvelle blonde, à la rentrée, qui me cajole avec des « mon gros pin-lapin ».
http://www.auperelapin.com/acces.html

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 10 h 31 min

perso,comme dit Clopine,je ne vous parlerai ni de mes aviateurs, ni de mes lapins, ni de mes chèvres,je vous plaque!

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 10 h 28 min

vous devriez vousrelire rose,etqui sait compter vos « je » « mon » « ma » (ma mère,ma soeur) ah ces femmes qui n’ont pas le sesns des « rapports » et des différences!

caulerpa dit: 27 décembre 2018 à 10 h 22 min

t: 27 décembre 2018 à 9 h 45 min
pour le moi, je ne crois pas que pseudo et alii en ait parlé autant que vous de votre mère pour s’entenir là;vous parlez de vous en abondance vous!
mais nulne vous l’a dit ,et alii amis des videos de gens qui témoignaient de leur « libido sciendi »a votre demande ou de l’expérience de leur corps ce qui dérangea parce que ce sont deséducateurs reconnus par leurs pairs et leurs élèves;mais j’espère que votre situation familiale vous permettra de passer agréblement le seuil de l’année:il n’y aura pas d’et alii si ça peut vousaider à vous conditionner pour la plus grande joie possible entre vous et ceux auxquels vous etes attachée ,même sur la RDL:voilà jolie rose alii,c’est fini

renato dit: 27 décembre 2018 à 10 h 22 min

PS à 26 décembre 2018 à 23 h 15 min

En 1904, après les obligations imposées par le service militaire, Robert Walser fut engagé comme commis par l’ingénieur et inventeur Dubler, à Wädenswil sur le rivage du lac de Zurigo. C’est à cette expérience que l’on doit Le Commis.

Janssen J-J dit: 27 décembre 2018 à 10 h 20 min

les autres femmes du blog ne sont pas des modèles pour elle.. Explore moins son toi qu’allii ses fondements et rien que ses fondamentaux. Depuis Calpurnia, a pris ses distances avec Walser, lui aussi (‘Le commis’ de Malamud, bien plus fort, entre nous). Le 27 décembre, jour le moins tendance de l’année. Papa aurait eu 93 ans : aimait l’histoire du martyre des Sts Innocents, pas ma mère. La grippe espagnole en reflux, ne put prendre toutes les gueules cassées de retour. Fait gris et pas fini de lire le manuscrit d’Elodie. Rester au chaud de garelle, si possib’. CNL s’impatiente du retour de l’expertise pour sa subvention, on lui a promis avant le 31, on y arrivera, c sûr, on y arrive toujours & ça lui fera un carton en mars prochain, si l’tient compte des conseils. En attendant Houellebecq, une pile de six bouquins et de 3 DVD en attente, Michel. A philippe, son père aussi lui a décahrgé toutes ses pleïades dans la rue avant leur déménagement à l’EHPAD. Sont restées longtemps là, dans un sac plastique noir, dans la petite rue des pavillons de Nogent s/Marne, du dr Emile Roux. Mais personne n’y sentant aucune nourriture, elle fut pourtant éventrée, le contenu inspecté, mais le tas de papier est resté stoïque sous les intempéries. Mon ami Philippe est devenu fou, anéanti, quand il fut alerté par l’inadvertance. Constata enfondue sa jeunesse de papier bible. N’eut plus le courage d’agonir son père. Savait pas ce qui lui avait pris, alors qu’il avait soigneusement gardé toutes les poupées de la soeur cadette. La mère, paralysée, n’avait rien vu venir. Moi, j’ai su ce qui s’était passé d’icst entre eux. Mais préféré me taire pour pas remuer toute cette boue entre eux, les pléiades qui les avait tenues en laisse durant 40 ans. Il était devenu commandant de police plutôt que de continuer prof de français après sa khâgne. L’explication, elle est dans ces parages. Je le leur dis ici, mais voudront jamais le reconnaître. Pas prêts à faire la paix. Mourront maudits l’un l’autre.

Jacques R. dit: 27 décembre 2018 à 10 h 18 min

Les dix bouquins essentiels d’Antonio Munoz Molina m’ont inspiré une liste de dix récits essentiels, que des RdListes inspirés pourraient rédiger, avec force détails, et mettre en ligne à l’intention des amateurs, et dont les thèmes seraient le suivant :

— exécuter un gilet jaune d’une balle dans la nuque
— aligner une manif de gilets jaunes à la 12,7
— incendier une douzaine de gilets jaunes dans leur cahute
— écrabouiller la tronche d’un gilet jaune sous la roue d’un trente tonnes
— éventrer une femelle gilet jaune enceinte, lui arracher le foetus et le jeter aux chiens
— flageller un couple de vieux gilets jaunes à culotte baissée, jusqu’à ce que mort s’ensuive
— liquider une famille de gilets jaunes à domicile, avec tortures à la clé, de la mamie au dernier né
— crucifier un gilet jaune sur la porte de ses chiottes
— pendre cent gilets jaunes la tête en bas, les égorger, récupérer le sang dans des écuelles, avant de les découper en morceaux
— mettre en scène une Cène d’un nouveau genre, où l’on servirait lesdits gilets jaunes, le Nouveau Prophète proclamant :  » Mangez et buvez, car ceci est leur bidoche et ceci est leur sang.  »

Personnellement, et tout persuadé que je suis que, comme l’a dit le poète, le rêve est une seconde vie, je m’abstiendrai d’imaginer une de ces horreurs, car je suis un gentil petit garçon des plus papas si fiques.

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 9 h 59 min

Hier, pour voir « L’Homme fidèle », je suis retourné à l’Odéon, mon quartier de prédilection, dans le périmètre duquel j’ai longtemps habité et où je reviens périodiquement pour des raisons professionnelles. En fumant ma cigarette, avant la séance (un voyage d’environ deux heures, sans escales), j’ai vu arriver une femme distinguée, plus âgée que moi m’a-t-il semblé, sur un Solex, dernier modèle (j’ai songé aux multiples vélomoteurs de la même marque de ma jeunesse). Les mains rougies par le froid, sans gants, elle a garé son engin sur le trottoir, puis est entrée d’un pas précipité dans le hall du cinéma. Le cou entouré d’une grosse écharpe en laine blanche, assorti à sa chevelure protégée par un bonnet sombre, elle était vêtue d’un amusant et élégant manteau en deux parties distinctes : de la poitrine à mi-jambes un motif chiné en lainage blanc et gris, tandis que le haut présentait des carreaux de même ton encadré de rouge. Dans la salle, j’ai noté un public nombreux, de jeunes et de séniors conformes à la population du quartier, pour cette projection de 16h. Plutôt bon signe pour le succès commercial de ce film, d’où l’on est tous sorti avec le sourire aux lèvres.
Après un tour de la rue de Bucy, particulièrement animée à l’heure de l’apéritif, j’ai suivi la rue Dauphine, jusqu’au Pont-Neuf, que j’ai traversé en regardant la Seine, des deux côtés. Le long du quai, sur la rive droite, j’ai aperçu d’adorables petits chiens en vitrine. Puis je me suis acheminé vers l’Hôtel de Ville, où, frigorifié, je me suis engouffré dans le métro…

jazzi dit: 27 décembre 2018 à 8 h 43 min

Petit-fils de l’acteur Maurice Garrel et fils des cinéastes Philippe Garrel et Brigitte Sy, Louis Garrel est un enfant du cinéma et de la cinéphilie. Une tribu où les personnes sont avant tout des personnages de celluloïd ou du numérique. Dans la famille Nouvelle Vague, Louis semble plutôt avoir choisi l’oncle Truffaut, plus sentimental que son intello de père, mais non moins préoccupé de son propre ego d’homme qui aime les femmes. C’est ainsi, que depuis ses premières apparitions à l’écran, Louis promène sa silhouette récurrente de beau gosse plein de charme, façonné sur le modèle d’un Buster Keaton mâtiné de Jean-Pierre Léaud, toujours légèrement déjanté et ahuri face à la vie. Pour son deuxième film, « L’homme fidèle », Louis Garrel n’a pas hésité à demander l’aide du grand-oncle Jean-Claude Carrière, dont le principal mérite est d’avoir été le scénariste de Luis Buñuel, pour se faire tailler un nouveau costume à sa mesure, auquel celui-ci a apporté sa touche habituelle d’étrangeté. L’homme fidèle est un homme qui aime une seule femme à la fois, au gré de ses aventures. Plus passif qu’actif, il n’a pas de maison à soi, seulement une voiture et de gros sacs. C’est un nomade qui s’installe là où son amour le mène, au gré du vent bon ou mauvais. Ici, notre homme fidèle aime une seule femme capable, elle, d’aimer deux hommes à la fois. Tout se complique quand cette dernière, sensiblement plus bourgeoise que notre bohème homme fidèle, tombe enceinte et doit se choisir un père pour son enfant. Laetitia Casta, superbe dans sa maturité. Notre homme fidèle est cependant aimé secrètement par une autre très jeune femme, qu’il ne voit pas. Lily-Rose Deep, autre enfant de la balle cinématographique (le charme du film tient aussi en partie dans ce mélange entre le cinéma et de la vie réelle). Dans cette ultime variation sur les jeux de l’amour et du hasard, orchestrée autour du combat subtil et feutré entre ces deux femmes actives pour garder ou terrasser l’enjeu de leur désir, l’étrangeté de la comédie tient essentiellement à l’enfant du hasard (on ne sait pas vraiment duquel des deux amants de sa mère il est le fruit). Pure graine d’homme fidèle, celui-ci s’active vaillamment pour conserver l’exclusivité de la femme qu’il aime, sa mère. N’hésitant pas à recourir aux moyens les plus extrêmes. L’homme de demain semble en bonne voie d’adaptation à la femme d’aujourd’hui…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19581307&cfilm=262693.html

Delaporte dit: 27 décembre 2018 à 8 h 01 min

Vol de Pléiades, les seuls livres que les malfaiteurs ne dédaignent pas :
_____________________________
La librairie Aux belles images, à Guéret (Creuse), a été victime d’une tentative de vol dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 septembre, relate le quotidien La Montagne. Un homme de 65 ans s’est introduit par effraction en découpant une vitre. Il a été surpris par les policiers alors qu’il venait de glisser 113 « Pléiade » dans des sacs-poubelle. « Le préjudice aurait atteint 7 000 euros. »

Delaporte dit: 27 décembre 2018 à 7 h 50 min

« une certaine sympathie à mon égard. Que celle-ci repose plus sur mon minois que sur ma culture et mes capacités ibtellectuelles ne fait aucun doute »

Ed #balance son porc…

Chaloux dit: 27 décembre 2018 à 7 h 26 min

Et puis tu n’as pas choisi la facilité des modèles. Tu es donc une voix singulière. C’est le prix à payer.

Chaloux dit: 27 décembre 2018 à 7 h 19 min

@Ed. Pas si simple, mon chou. En réalité, je te trouve très laide et ça me touche (tu connais la chanson de Brassens, Cette fille est trop vilaine, il me la faut).

https://www.youtube.com/watch?v=7eu9hT3gXhs

Hurkhurkhurk!

Plus sérieusement, tu assumes ce que tu fais – et tu fais quelque chose- et tu assumes aussi ton discours, ce qui n’est pas rien.
D’autre part, rien n’est plus mystérieux que les générations qui nous suivent, leur structure, leur manière de penser, d’envisager la vie et eux-mêmes. De ce point de vue, je te trouve passionnante. (Et les filles, c’est vrai, sont souvent plus intéressantes que les garçons quand elles ne cherchent pas à faire impression mais se contentent d’être elles-mêmes).
Tu ne serais qu’une sotte blonde, il y a longtemps que je serais passé à autre chose,- j’ai déjà -abondamment- donné sur ce point.

Ed dit: 27 décembre 2018 à 5 h 49 min

Dédé, on peut déjà dire que ça dure puisque ça fait un an que je viens commenter sue ce blog. Or Chaloupe a montré dès le début une certaine sympathie à mon égard. Que celle-ci repose plus sur mon minois que sur ma culture et mes capacités ibtellectuelles ne fait aucun doute, mais on va pas chipoter.

Chaloux dit: 26 décembre 2018 à 22 h 31 min

Walser, c’est très beau, j’en lirai davantage cette année.

(Curieux que Brotin le petit ne réimprime pas le Kafka de Brod que je voulais racheter, perdu.)

A propos de Brotin le petit, s’il ne sort pas le troisième volume de la correspondance Morand-Chardonne, je lui intente un procès. Marre d’attendre, ça m’a coûté un peu moins de 100 euros, je veux maintenant la fin. Merdre, Brotin!

Chaloux dit: 26 décembre 2018 à 21 h 57 min

Et il faut un alcool pas trop fort, moins de 40°. Avec le Marie-Galante à 59, ça fonctionne beaucoup moins bien. La vodka est idéale.

Janssen J-J dit: 26 décembre 2018 à 21 h 56 min

«  » » un pris dérisoire ____
du parti prix débridé ####
Caulerpax Taxi Folia §§77,
vider le <<>>, benjamin
grogs du vietnam &&&
feodum non ascendit &&& raclette
donnadieu marguerite ~#~ aurelia steiner &&&
Calpurnia (de Jules) :.;:;!%µ
Institut Benjamenta ?,??,?

Ed dit: 26 décembre 2018 à 21 h 45 min

Chaloupe,

Je la connais ta méthode. C’est celle de mon pépé vosgienne (remplacer l’alcool de riz par la mirabelle et le gingembre par un susucre). Ça marche dans la tête. Et encore.
Nan mais franchement ! 😀

Chaloux dit: 26 décembre 2018 à 21 h 30 min

Suis en train de terminer L’été en enfer, Napoléon III dans la Débacle de Nicolas Chaudun, Actes-Sud Babel. J’avais déjà lu Le Brasier. Vraiment intéressants, attachants l’un et l’autre, pas le genre de livre qu’on lâche au beau milieu. De ceux qu’on garde. Du coup, j’ai acheté une tonne de bouquins sur le Second-Empire, la bio de Pierre Milza, et surtout un livre qui me semble de haut vol, Le coup d’état du 2 décembre 1851 de Patrick Lagoueyte, CNRS. Et je vais lire le dernier paru de N. Chaudun, sur Alexis L’Hotte.

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 21 h 21 min

Ce serait un honneur si, en tant que designers, nous avons contribué à faire passer un peu de conscience écologique aux générations suivantes », concède humblement Fernando Campana. « Petit, mon frère Humberto rêvait de vivre dans une cabane, en haut d’un arbre géant de la forêt amazonienne ! »

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 21 h 19 min

« Mon frère et moi, nous sommes complémentaires : moi, en tant qu’architecte, j’aime faire avancer les projets en faisant des dessins, confie Fernando Campana. Humberto est plus manuel. Il essaie, comme moi, de dire des choses dans un langage brésilien, en parlant la langue de ceux qui ne sont pas les plus riches, de ceux qui tirent de la pauvreté le maximum avec le minimum.
https://www.lemonde.fr/m-design-deco/article/2016/04/20/le-design-povera-des-freres-campana_4905401_4497702.html»

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 21 h 17 min

encore des frères brésiliens cette fois qui vont attirer ici »notre » bésilien
Le « design povera » des frères Campana
Les maîtres du recyclage ont longtemps détonné dans le monde du design. Aujourd’hui reconnus mondialement, ils exposent à Paris leurs dernières fantaisies.

Chaloux dit: 26 décembre 2018 à 21 h 10 min

D’après Michel Onfray dont je viens de lire un article, tous les opposants à Macron, même le plus infime, le plus microscopique (c’est à dire moi), sont pégasés (du logiciel Pégase, qui viole l’intimité des citoyens, en farfouillant sans relâche dans leurs ordinateurs). La question est : qu’est-ce que ça changera à l’Histoire?
Probablement pas grand-chose.

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 19 h 59 min

Mais d’où vient le grog et qui a bien pu lui donner un nom pareil ?

Pour le savoir, il faut remonter à la création de cette boisson ancestrale, au 18ème siècle. Sachez qu’au départ, elle est loin d’avoir été créée pour les raisons thérapeutiques que nous connaissons aujourd’hui !

Le grog a été inventé par un amiral anglais répondant au nom d’Edward Vernon. À la base, il ne contenait que trois de ses ingrédients : de l’eau chaude parfumée à la cannelle et du rhum. À l’époque, le rhum était une boisson très appréciée des marins… Et un peu trop de son équipage, au goût de l’amiral.

Pour des raisons d’économies et pour éviter que ses marins soient saouls à longueur de journée, il a décidé de mélanger le rhum à de l’eau chaude, à hauteur de quatre doses d’eau pour une de rhum. De cette façon, ils pouvaient continuer à profiter du goût du rhum, sans pour autant oublier comment mener à bien leurs tâches journalières !

Ce n’est que plus tard que l’on a commencé à y rajouter du jus de citron, pour lutter contre les carences en vitamine C.

Mais alors, pourquoi ce nom ? Il vient simplement du surnom de l’amiral, que ses marins appelaient “le vieux grog” en référence à ses vêtements fabriqués dans un tissu nommé “grogram” en anglais.

Un mélange d’ingrédients aux divers pouvoirs pour de nombreux bienfaits
Le grog est la boisson idéale pour nous requinquer et nous réchauffer en toutes circonstances. Il est très bon pour soulager la toux, les maux de gorge et de tête ou encore le rhume, ainsi que pour contrer les coups de froid et éviter la fièvre et la grippe.

Utilisé en début de maladie, il peut être très efficace pour venir à bout des symptômes. Cependant, notez que si ceux-ci subsistent, il vous faudra aller voir un médecin.

Le grog est aussi très bon quand on se sent en pleine forme car il agit également comme un préventif, en renforçant nos défenses naturelles. C’est donc la boisson parfaite pour tenir tout l’hiver sans devoir rendre visite au docteur !

Chaloux dit: 26 décembre 2018 à 19 h 55 min

Ed, le meilleur remède à ton mal, c’est un tout petit verre d’alcool fort (j’utilise la vodka mais tu dois pouvoir trouver autre chose là où tu es, alcool de riz ou autre) puis, l’essentiel, quelques morceaux de gingembre confit. Le tout bu et mâché lentement.C’est souverain.

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 19 h 29 min

« Et si cet enfant était « comme lui » ? Et si elle lui avait transmis le « gène », « le sous-gène », dixit l’oncle ? », s’interroge-t-elle, bouleversée par les mots laissés par son parent. Peut-elle rendre sa voix à Manuel-Anaël, lui qui croit avoir vécu « pour rien », sans se brûler les ailes au feu de cette hérédité ? Dans un premier roman qui bouleverse par sa sincérité, l’écrivaine Sol Elias donne sa réponse à cette double question. « Tête de tambour » par Sol Elias, éditions Rivages, 18 euros.

renato dit: 26 décembre 2018 à 19 h 26 min

Une anecdote que j’ai toujours aimé.
Un collectionneur demanda à Annette Giacometti l’authentification pour une œuvre qu’il avait acheté lorsque le sculpteur « n’avait pas encore un marché ».
Elle accepta en échange d’une rondelette somme, car en profitant de l’état de besoin d’Alberto, « il avait acheté l’œuvre à un pris dérisoire.
Bien fait Madame.

Clopine dit: 26 décembre 2018 à 19 h 23 min

J’ai encore cassé une des coupes à champagne « de Mamy », une de celles qui ont passé leur vie, sans aucune anicroche, dans l’armoire de la maison de Forges. Et il suffit, maintenant que Mamy est décédée et que nous avons hérité d’elle ces quelques objets, que les coupes à champagne passent la porte de chez nous pour qu’elles soient en danger. Qu’elles se fendent, se brisent, éclatent…

Bien.

Je pourrais avoir des remords (ce sont de très jolis verres gravés) mais…

Qu’est-ce qui vaut mieux ?

Mener une vie paisible, dans la plus entière sécurité, mais n’avoir jamais servi à rien, et surtout pas à ce pourquoi vous étiez fait (ici, contenir des breuvages qui s’apparentent à l’idée de « fête »,ce qui n’entrait certainement pas dans l’univers, mental et physique, de ma belle-mère…) ?

Ou bien risquer sa peau, voire la perdre, mais en accomplissant sa destinée et en la vivant intensément ?

(je crois que j’ai choisi. Demain, allez hop, je sors le service à fondue.)

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 19 h 19 min

« Un magasin de vêtements ? Ah ça non alors ! Comme dirait DHH il y en a bien assez comme ça. Je verrais bien un centre de méditation transcendantale. »

Oui, Lavande, tout plutôt que le musée Grévin tel qu’il est actuellement. Va pour un centre de méditation transcendantale – et pourquoi pas un centre religieux ? Mais il faudrait tout désinfecter avant, et changer le nom, bien sûr. Le mieux serait carrément de raser le tout, et de reconstruire. Et on ne parlerait plus jamais du musée Grévin, ce serait terminé ! Quel soulagement !!!

. rose dit: 26 décembre 2018 à 18 h 30 min

Ed
déconnectez et reposez-vous, n’hésitez pas. Et n’attendez pas que l’on s’intéresse à vous : autobichonnage.
Bisous.

Phil dit: 26 décembre 2018 à 18 h 25 min

La cigarette à Baroz, beau témoignage qui devrait paraître dans le Journal de Camus. devriez approcher le reclus de Plieux, dear Baroz. Vend sa tour, ristourne possible aux affiliés.
Ed a pris la déclichette dans le Mékong, un seul remède immodium dans le nesquick et retour en teutonie.

renato dit: 26 décembre 2018 à 17 h 46 min

Dommage pour vos vacances, Ed, malheureusement la maladie on ne peut pas la traiter par le mépris, comme on ferait avec n’importe quelle autre emmerde.

Ed dit: 26 décembre 2018 à 17 h 39 min

Merci closer
Tisane check
Chaleur check (c’est pas ce qui manque ici hein)
Lit check

Problème : le long voyage retour dans des avions et aéroports glaciaux. Escale de 10h a Hong Kong dans un aéroport surclimatise. Sont fous !!!!

linguiste amateur dit: 26 décembre 2018 à 17 h 33 min

 » j’imagine que les deux langues restent proches dans leur simplicité et leur syntaxe. »

Le khmer et le vietnamien appartiennent à la même famille linguistique, mais le premier a subi beaucoup d’influences du sanscrit et du pali (via l’hindouisme et le bouddhisme), tandis que le second, en raison de siècles d’occupation chinoise a été très marqué par le chinois, dont il avait adopté les caractères avant l’alphabétisation au 17ième siècle. Le vietnamien possède aussi des tons comme le chinois, le khmer, non. Les deux langues doivent donc être in fine très différentes.

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 16 h 45 min

Funéraire , bien sur:
car Hubert de Givenchy aime tellement ses chiens que chacune de leur tombe est surmontée d’un bronze sorti des mains de Diego.

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 15 h 46 min

Alberto Giacometti dessinait et écrivait très souvent sur des livres et des revues, copiant des oeuvres reproduites, notant les impressions suscitées par ses lectures, ou dessinant des sujets, apparamment sans lien avec le support lui-même. Sur cette couverture du numéro de juillet 1954 des Temps Modernes, revue que Giacometti lisait régulièrement, et dont de nombreux exemplaires portent ses dessins, l’artiste a représenté plusieurs portraits d’Henri Matisse.
Cette année-là, l’administration des Monnaies et Médailles avait proposé à Alberto Giacometti de créer un portrait d’Henri Matisse, à la suggestion de ce dernier qui, après avoir accepté en 1950 de réaliser lui-même sa propre médaille commémorative, désigne finalement le 20 mai 1954 Giacometti pour la dessiner. Ce choix lui fut peut-être conseillé par son gendre, Georges Duthuit, ami de Giacometti. Sans attendre la commande officielle de l’administration des Monnaies, qui n’interviendra qu’en décembre, Giacometti se rend dès la fin du mois de juin pour quelques jours auprès de Matisse à Nice. Là, puis lors d’un second séjour en septembre, il réalise une série de portrait de l’artiste, sur de grandes feuilles de papier à dessin. Ce dessin sur une simple page de journal témoigne elle-même de l’obstination avec laquelle Alberto Giacometti a repris ce sujet, la quatrième de couverture proposant même un exemple de médaillon dont on connaît le projet par un dessin au stylo bille sur papier conservé à la Fondation Giacometti.
https://www.fondation-giacometti.fr/fr/database/174066/tetes-dhenri-matisse

Ed dit: 26 décembre 2018 à 15 h 42 min

Sur Duras, merci pour l’extrait jazzi. Ceci dit, je doute que la traduction massive de Duras en vietnamien ainsi que son succès dans ce pays viennent des thèmes évoqués. Ces derniers ne me semblent pas particulièrement vietnamiens. Je pense plutôt qu’elle est lue au Vietnam car c’est comme une auteure vietnamien
Tout se passe en Indochine et son oeuvre est traversée par des valeurs communes auxquelles un lectorat vietnamien peut s’identifier (ex : haine des Chinois dans L’Amant). Par ailleurs, j’ai l’impression qu’il n’y a pas beaucoup d’écrivains vietnamiens. Depuis que je suis ici (et c’est mon 2e voyage), je n’ai encore vu personne lire.
Petite précision (étonnante) : Un Barrage contre le Pacifique se passe au Cambodge, là où elle a grandi. Parlait-elle cambodgien ? Si oui, quelle influence avait cette langue sur son écriture ? L’alphabet est différent de celui du vietnamien, mais j’imagine que les deux langues restent proches dans leur simplicité et leur syntaxe.

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 15 h 24 min

papier découpé voir Matisse!
Il faut le voir attaquer le papier coloré à la gouache de ses grands ciseaux pour comprendre son énergie ! Un film tourné par Adrien Maeght au début des années 50 révèle tout son allant dès le début de l’exposition : « Découper à vif dans la couleur me rappelle la taille directe des sculpteurs » écrivait le maître qui dessinait littéralement avec ses ciseaux et retrouvait les plaisirs en 3D de son plus jeune temps.

La Tate Modern de Londres consacre la plus grande expo à ce jour consacrée à ce mode d’expression du peintre… Ou comment transformer un handicap en une nouvelle carrière en 120 oeuvres. Ce qu’on appelle pudiquement la période tardive des artistes est rarement aussi vivace et réussie que celle de Matisse. Lui y trouve une nouvelle fraîcheur, une joie juvénile autant qu’un moyen de ne pas mettre un terme à sa création.

renato dit: 26 décembre 2018 à 15 h 19 min

Jacques R.,
à propos de l’effet tragique, je n’ai pas le temps de vous traduire ce papier, peut-être vous connaissez quelqu’un qui peut le faire — se mettre dans les mains virtuelles de l’un des traducteurs qui sévissent sur le net est aussi une possibilité :

https://www.doppiozero.com/materiali/giacometti-bacon-la-cenere-e-la-carne

Cela dit, Diego ne cherchait pas une expression mais un motif décoratif et il s’est beaucoup inspiré aux papiers découpés suisses — n’ai mis un en ligne hier 22 h 03 min.

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 15 h 09 min

les petites cuillères:on e offre une en argent à la naissancz d’un enfant;il y a des collectionneurs de petites cuillères:j’en aiconnu un:on les appelle
Microcochliarmaphile, un nom bien bizarre pour un collectionneur

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 14 h 57 min

Cela me parait bien plus essentiel que le très convenu « Les dix « romans essentiels » selon Antonio Munoz Molina »…

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 14 h 52 min

Oui, Renato, mais c’est la suite du texte de l’Infra ordinaire de Perec qui me parait le plus original. Ce que je tente de faire à ma modeste manière… :

« Ce qu’il s’agit d’interroger, c’est la brique, le béton, le verre, nos manières de table, nos ustensiles, nos outils, nos emplois du temps, nos rythmes. Interroger ce qui semble avoir cessé à jamais de nous étonner. Nous vivons, certes, nous respirons, certes ; nous marchons, nous ouvrons des portes, nous descendons des escaliers, nous nous asseyons à une table pour manger, nous nous couchons dans un lit pour dormir. Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ?
Décrivez votre rue. Décrivez-en une autre. Comparez.
Faites l’inventaire de vos poches, de votre sac. Interrogez-vous sur la provenance, l’usage et le devenir de chacun des objets que vous en retirez.
Questionnez vos petites cuillères.
Qu’y a-t-il sous votre papier peint ?
Combien de gestes faut-il pour composer un numéro de téléphone ? Pourquoi ?
Pourquoi ne trouve-t-on pas de cigarettes dans les épiceries ? Pourquoi pas ?
Il m’importe peu que ces questions soient, ici, fragmentaires, à peine indicatives d’une méthode, tout au plus d’un projet. Il m’importe beaucoup qu’elles semblent triviales et futiles : c’est précisément ce qui les rend tout aussi, sinon plus, essentielles que tant d’autres au travers desquelles nous avons vainement tenté de capter notre vérité. »

Jacques R. dit: 26 décembre 2018 à 14 h 43 min

Si on compare les figures animales du meuble de Diego à la figure animale figurant sur la photo du dessous (en-haut à droite) et qui est certainement d’Alberto, l’impression est que l’art de Diego est une version adoucie, moins radicalement brutale et donc moins expressive et moins intéressante que l’art de son frère. Bergson disait que le rire est du mécanique plaqué sur du vivant. Il me semble qu’on pourrait en dire autant de l’art d’Alberto, sauf que l’effet est plus tragique que comique (tragi-comique ?). Rudesse et dépouillement.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 14 h 43 min

Sans aucun doute, DHH à 14 h 18 min. Mais je ne me risquerais pas à poser la question à Bloom, il a décidé de me boycotter depuis quelque temps, pour une raison qui m’est inconnue…

renato dit: 26 décembre 2018 à 14 h 35 min

Le texte de Perec, par. 2, Jacques :
« Dans notre précipitation à mesurer l’historique, le significatif, le révélateur, ne laissons pas de côté l’essentiel : le véritablement intolérable, le vraiment inadmissible : le scandale, ce n’est pas le grisou, c’est le travail dans les mines. Les  » malaises sociaux  » ne sont pas  » préoccupants  » en période de grève, ils sont intolérables vingt-quatre heures sur vingt-quatre, trois cent soixante-cinq jours par an. »

renato dit: 26 décembre 2018 à 14 h 29 min

Un volcan ne peut que se comporter en volcan, Jacques, la mer de même, donc la nouvelle n’est pas 500 morts, mais le fait que le système d’alerte était hors service depuis 6 ans, il me semble.

Mort de deux enfants sous la garde d’un État qui se veut civilisé et civilisateur c’est une informations, car il s’agit, évidemment, d’infanticide.

closer dit: 26 décembre 2018 à 14 h 20 min

« besoin de prendre des forces vu mon état. »

Une jeune femme dit généralement cela quand elle est enceinte, Ed…

DHH dit: 26 décembre 2018 à 14 h 18 min

@Jazzy 14 h 05

la diplomate que vous citez à propos de Duras est surement une copine de Bloom qui fait le même métier qu’elle

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 14 h 07 min

Oui, pour Duras, Ed

« L’Indochine où elle a passé son enfance et son adolescence restait toujours la source d’inspiration qui nourrissait son imaginaire et lieu où elle revenait souvent dans son écriture. «La forêt (…) c’est l’enfance. (…) Peut-être là seulement où j’ai vécu. Peut-être que je suis en sursis depuis que je suis en France (…), là-bas, on vivait sans politesse, sans manières, sans horaires, pieds nus. Moi, je parlais la langue vietnamienne. Mes premiers jeux, c’était d’aller dans la forêt avec mes frères. Je ne sais pas, il doit rester quelque chose d’inaltérable, après» (1). Il n’est donc pas étrange qu’elle soit l’auteur du XXe siècle le plus traduit en vietnamien. Son lien avec les régions du delta du Mékong, l’influence des structures syntaxiques et de la musicalité de la langue vietnamienne sur son écriture, ses thèmes favoris comme l’amour, la douleur, la séparation expliquent pourquoi le lecteur vietnamien est sensible à son oeuvre. »

Eva Nguyên Binh/CVN
(Conseillère de coopération et d’action culturelle
de l’ambassade de France au Vietnam
et directrice de l’Institut français du Vietnam).
———-
(1) Marguerite Duras, Xavière Gauthier, Les Parleuses, 1974, Paris, Minuit.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 14 h 00 min

Les erdéliens ne s’intéresseraient-ils qu’à l’infra ordinaire, renato ? Les pauvres victimes (près de 500 morts) du volcan indonésien Krakatoa ne semblent guère les préoccuper…

D. dit: 26 décembre 2018 à 13 h 54 min

Ed dit: 26 décembre 2018 à 13 h 04 min

Quelle perspicacité. En fait tu es vraiment intelligente, je ne peux que le reconnaître. Tu m’annoncerais un QI de 155 que je ne serais pas surpris.

Janssen J-J dit: 26 décembre 2018 à 13 h 34 min

1 le pb, c qu’on peut pas s’empêcher d’atblir des parallèles avec un roman d’aventure d’édouard louis. Et cette « précision » sur le pauvre ethnique en manque de cibiche est donnée pour cela, je pense.
2 On peut ne pas s’inquiéter du réchauffement cl., d’autant qu’il pourrait résoudre dans la foulée le pb du surpeuplement démographique. En effet, 50 cm suppl. équivaut à noyer 1,7 milliard d’êtres humains de la surface de réparation. Sauf s’ils ont le temps de venir nos embêter, à nous autres qui ne sommes pas directement touchés par la montée des eaux. On voit bien que c’est là que le bât blesse pour notre ami D. A beau mentir qui vient de loin. Rappelons qu’insinuation n’est pas causalité et encore moins corrélation.

Ed dit: 26 décembre 2018 à 13 h 17 min

L’écriture de Duras est étonnante. J’ai lu quelque part que sa simplicité pourrait s’expliquer par l’influence de la langue vietnamienne, qu’elle maîtrisait parfaitement. Cela me semble assez plausible.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 13 h 08 min

J’ai donné trois, quatre signes permettant de situer parfaitement le personnage, Ed. Il suffit de lire et d’imaginer…

Ed dit: 26 décembre 2018 à 13 h 04 min

Dédé, vous dites que vous vous en fichez du réchauffement climatique, j’en conclus (même si je le savais déjà) que vous me les brisez sur le bilan carbone dans le seul but de me les briser. Et parce qu’il faut bien e.mmerder les gens qui aiment voyager quand soi-même on déteste ça.

Ed dit: 26 décembre 2018 à 13 h 00 min

Par contre, si un type bourré dans Paris à 4h du mat vous demande une clope pour vous casser la g.ueule si vous dites non, « Arabe » serait un pléonasme.

Soleil vert dit: 26 décembre 2018 à 12 h 59 min

Pour ceux qui la connaissent (souvenir d’enfance à Arcueil) :

Eglise du Sacré-Cœur de Gentilly

Du balcon haut perché de ma cité
Je voyais quatre anges gigantesques
Prêts à s’envoler
Mais une prière
Toujours les retenait sur le campanile
Un jour peut être une voix céleste
Lassée de leur séjour terrestre
Tonnera
Et des quatre points cardinaux
Leurs mains terribles haleront le monde

Ed dit: 26 décembre 2018 à 12 h 55 min

Non jazzouille. Si je m’en tiens à vos dialogues, « arabe » ne qualifie en rien le personnage car il n’a ni un langage de wesh, ni celui d’un bledard. Bref.

Dédé fait sa jalouse. Pour mon dîner, je ne sais pas encore. D’ailleurs je ne vais pas tarder, besoin de prendre des forces vu mon etat.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 12 h 35 min

Dans un texte court, il convient de camper les personnages avec un ou deux qualificatifs appropriés, Ed, permettant ainsi au lecteur d’imaginer la scène. D’autant plus quand, comme moi, on ne fait pas dans la fiction, mais dans le récit vécu…

D. dit: 26 décembre 2018 à 12 h 32 min

Ed, ke trouve que Chaloux n’est pas très correct en t’appelant mon chou. C’est un tantinet déplacé. Jamais en ce qui me concerne je ne me serais permis une telle familiarité.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 12 h 29 min

Lavande, à propos de mensonge et flatterie, sachez que lorsque on fume dans la rue à Paris, et cela m’arrive quotidiennement, on est aussitôt assailli par une horde de quémandeurs, de tous genre, sexe et condition. Les cigarettes sont devenues un luxe et sont déjà abondamment taxées par l’Etat. Il parait que le trou de la sécu est comblé. Il convient d’être ferme et vigilants. Certains se sont pris un coup de couteau, le plus souvent mortel, pour leur refus.

D. dit: 26 décembre 2018 à 12 h 24 min

Oui c’est exactement ça, renato. Je suis rancunier mais également méchant et pervers, beaucoup de gens le savent. C’est comme ça. Je ne pense pas pouvoir mamelliorer à mon âge.
Et je sais bien que vous, vous n’êtes pas du tout comme ça, vous n’avez pas besoin de me le dire, je vous ai cerné depuis longtemps.
En effet c’est grâce à la lune.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 12 h 21 min

« Ça n’ajoute rien au récit. »

Etonnante remarque de la part de quelqu’une qui écrit, Ed !
Tout l’art de la narration est dans le détail et la précision…

Lavande dit: 26 décembre 2018 à 11 h 55 min

11h52 : réponse à 11h43 bien sûr.
Il y a un tel flux d’informations dans cette RDL qu’il faut vraiment être très précis.

Lavande dit: 26 décembre 2018 à 11 h 52 min

Mais non D. pas du tout. Comment avez-vous pu l’imaginer ?
Quand vous nous quittez (heureusement jamais plus d’une demie journée) la RDL n’est plus ce qu’elle était. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé !

D. dit: 26 décembre 2018 à 11 h 50 min

On pourrait d’ailleurs mettre le Palais des mirages au goût du jour en y décorant le haut des colonnes avec des masques animés de Macron promettant.

Lavande dit: 26 décembre 2018 à 11 h 48 min

Un magasin de vêtements ? Ah ça non alors ! Comme dirait DHH il y en a bien assez comme ça. Je verrais bien un centre de méditation transcendantale.

Lavande dit: 26 décembre 2018 à 11 h 42 min

Jazzi ! D’abord vous avez dit un mensonge et ensuite vous vous êtes laissé circonvenir par une flatterie ! Oh là là !

D. dit: 26 décembre 2018 à 11 h 41 min

Les migrants ils ne veulent plus venir, Delaporte. On est obligé d’aller les chercher pour remplir les structures d’hébergement. Vous n’êtes pas très au courant.

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 11 h 33 min

C’est à telle point que si on transformait le musée Grévin en magasin de vêtements, je serais content. On pourrait aussi en faire un hôtel, ou une HLM pour loger les migrants. Tout sauf ce qu’il est à présent.

D. dit: 26 décembre 2018 à 11 h 30 min

Non seulement je piétine le manteau des stagiaires, car j’en ai piétiné de nombreux depuis 10 ans, mais je leur donne des informations erronées qu’elles s’empressent de faire figurer dans leur rapport de stage.

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 11 h 28 min

« Vous êtes comme à l’accoutumée excessif, Delaporte. »

Avouez, D, que devant une telle monstruosité qu’est le musée Grévin, on doit prendre les mesures les plus expéditives, les plus excessives. Ce musée est une honte nationale et perturbe le repos public. Il doit être rasé !

caulerpa dit: 26 décembre 2018 à 11 h 27 min

reprise de la pêche à la baleine des japonais:si vous voulez être plus forts qu’eux,voyez vos étagères de livres
Creative Lego Constructions Bring Fantastical Moments to Life

D. dit: 26 décembre 2018 à 11 h 26 min

Pour moi, Delaporte, il n’y a aucune urgence climatique. 3 ou 5 degré de plus à la fin du siècle n’est pas un gros problème, ni la montée des eaux de 40 cm dobt j’ai vu des simulations informatiques qui montrent qu’en réalité c’est très peu grave d’un point de vue submersif.
Par contre l’accroissement démographique est très grave et c’est contre cela qu’il faut lutter en premier. Si je dois signer une pétition ce sera pour cette cause.

renato dit: 26 décembre 2018 à 11 h 25 min

Eh bien, dédé, moi j’ai survécu ; vous, vous en êtes à piétiner le manteau d’une stagiaire, c’est dire les aigreurs que votre estomac doit gérer…

Lavande dit: 26 décembre 2018 à 11 h 25 min

Il me semble que le meuble présenté est plutôt une console qu’une desserte ou un bureau. On le met dans une entrée pour poser ses clés ou quelques bricoles et c’est surtout un meuble décoratif.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 11 h 24 min

« Essayez de faire des choses plus utiles, aider les pauvres par exemple. »

Juste avant d’entrer dans le cinéma, pour voir le film sur Basquiat, j’ai pris le temps de fumer une cigarette sur le trottoir. Un arabe, de plus ou moins quarante ans, s’est approché de moi et d’un air mielleux m’a demandé si je pouvais lui en donner une. Non, désolé, je n’en ai plus, ai-je répondu d’un ton ferme. Il a sorti de la petite monnaie de sa poche et m’a dit qu’il était prêt à me l’acheter. Je lui ai indiqué qu’un tabac était ouvert, au bout de la rue. J’ai pas assez d’argent a t-il supplié. J’en ai plus ai-je répété. Il m’a alors demandé si j’étais chômeur. J’ai fait signe que oui. D’un air solidaire, il m’a dit : « C’est dur pour se nourrir, comment vous faites ? » « Je me débrouille », lui ai-je rétorqué. Et il a ajouté, hésitant (lui et moi étions convenablement habillés) : « Vous ne faites quand même pas la manche, non ? » Non. Puis, en me dévisageant, il a déclaré : « Vous deviez être beau quand vous étiez jeune. » J’ai éclaté de rire et lui ai dit : « Parce que tu me trouves vieux ! » « Non, je voulais dire à 20 ans », s’est-il défendu. « J’étais pas trop moche ». Puis j’ai sorti mon paquet de cigarettes et lui en ai offert une en disant que c’était Noël. Il m’a remercié et a ajouté : « Les hommes devaient vous draguer ? » Pas mal, lui ai-je dit, toujours en riant. Il a alors pris un air dégoûté en disant : « ça ne m’étonne pas ! » Sentant qu’il allait me dire que finalement, malgré mon âge, peut-être, que si je voulais bien…, je l’ai salué et suis entré au cinéma.
C’était ma minute de bonté, JJJ.

D. dit: 26 décembre 2018 à 11 h 21 min

Vous êtes comme à l’accoutumée excessif, Delaporte. Il y a le Palais des mirages au Musée Grévin. C’est classé, on ne peut pas y toucher.

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 11 h 21 min

Avez-vous, comme je l’ai fait, signé la fameuse pétition écologique qui voudrait attaquer l’Etat français ? Je vous y engage :

« La Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace France, Notre affaire à tous et Oxfam France ont pourtant décidé d’assigner l’Etat français devant le tribunal administratif de Paris pour « inaction face aux changements climatiques ». » Le Monde

Lavande dit: 26 décembre 2018 à 11 h 20 min

Jazzi vous aviez dit avoir un abonnement cinéma de 20 € par mois : mais ça ne vous permet quand même pas d’aller voir tous les films que vous voulez dans n’importe quelle salle ?

D. dit: 26 décembre 2018 à 11 h 18 min

Le 17 janvier est une date remarquable du point de vue cosmologique mais je ne vous dirai pas pourquoi, cherchez vous même.
Et il n’est certainement pas un hasard que plusieurs ermites célèbres soient nés ce jour, dont :

– Achille de Scété (ve siècle), ermite au désert de Scété en Égypte.

– Antoine le Grand († 356), ermite en Égypte.

C’est aussi là date d’entrée au Ciel de Saint-Sulpice le Pieux († 644), 31e archevêque de Bourges, qui a donné son nom à l’église parisienne.

C’est encore la date d’une importante apparition mariale : celle de la Vierge de Pontmain en 1871.

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 11 h 07 min

Réformer le musée Grévin – c’est-à-dire le supprimer, le raser, le brûler – devrait être une des priorités de Anne Hidalgo !

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 11 h 05 min

C’est vrai que faire une croix sur le musée Grévin, et le remplacer par quoi que ce soit, ce serait par définition un plus. On pourrait même en faire un musée des urinoirs ou des chiotards, il y aurait déjà du mieux. Et même un musée de la merde – ce qu’il est déjà, de toute façon !

Janssen J-J dit: 26 décembre 2018 à 11 h 04 min

Cette année, j’espère pouvoir mieux me rapprocher du pape François-Jeanval par lequel souffle l’esprit divin nous enjoignant de ne pas travailler pour nous consacrer à Lui. Je vais en outre m’efforcer d’aimer toutes les internautes pour qui je n’ai jamais eu grands atomes jusqu’à présent : clopine et ed, notamment, peut-être deviendront-elles moins imbues. Et pardonner aussi aux fascistes de la rdl qui ont sans doute un bon fond, comme un coeur simple jusqu’à présent indétecté.

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 11 h 01 min

On pourrait par exemple vider le musée Grévin de ses cires hideuses, repeindre les murs en blanc ou en bleu clair, et en faire un musée Basquiat ! Car Basquiat est un peintre authentiquement révolutionnaire. Ce serait New York à Paris. Chaque fois qu’on aurait un coup de déprime, on ferait un tour dans ce nouveau musée Basquiat, ci-devant Grévin, et on irait mieux. Pas besoin de prendre l’avion pour New York !

renato dit: 26 décembre 2018 à 10 h 58 min

« Ce qu’on oublie presque toujours à propos de cette histoire de surconsommation de Noël, c’est que cette fête en masque une autre, dont elle est l’habile récupération. »

Déjà dans les lontains années de mon enfance, ce fut une fête de sous-consommation : je suis né le 24, donc ma fête d’anniversaire était subordonnée à la Noël de mes frères ; et par-dessus le marché, un seul cadeau, mais j’ai survécu…

Delaporte dit: 26 décembre 2018 à 10 h 58 min

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 10 h 36 min

J’ai eu moi-même l’occasion de voir ce film très intéressant il y a quelque temps. Basquiat exerce une fascination indiscutable, par son oeuvre, par sa vie. Le biopic réalisé par Julian Schnabel n’était pas mal non plus. L’avez-vous ? Quand on tombe, aujourd’hui encore, sur une toile de Basquiat, dans une exposition, il est difficile de ne pas être sensible à la force expressionniste de cette oeuvre, nourrie au Boléro de Ravel ou au free jazz. Basquiat sur grand écran, c’est le summum.

Janssen J-J dit: 26 décembre 2018 à 10 h 56 min

Bonjour GS’A, j’ai oublié de vous souhaiter des bonnes choses hier, au milieu des reliefs de la desserte à Giacobine. Bon anniversaire. Marchons.

Janssen J-J dit: 26 décembre 2018 à 10 h 53 min

J’en arrive à me demander si vous ne vous forcez pas à aller 2 ou 3 fois au cinéma par jour pour édifier la rdl de pareil exploit, alors qu’au fond, vous préféreriez faire autre chose pour remplir le vide existentiel. C’est une remarque amicale, jzzm, car m’attriste cette obstinée compulsion à vouloir convaincre pour ainsi dire de vous suivre des bibliophiles non cinéphiles totalement dépourvus de cinémas alentour. Essayez de faire des choses plus utiles, aider les pauvres par exemple. Merci pour eux, jazzie.

D. dit: 26 décembre 2018 à 10 h 52 min

Eh… Pourtant, Jack Haïr, dont j’apprécie toujours autant les remarquables commentaires qui nous sortent du ronron erdélien, pourtant s’annonce une fête bien plus importante le 17 janvier.

jazzi dit: 26 décembre 2018 à 10 h 36 min

(suite et fin)

Il faisait déjà nuit quand je suis sorti de la projection de « Maya » avec un goût trop sucré dans la bouche. J’ai marché d’un pas rapide à travers la ville illuminée. J’ai traversé le Marais, poussé la promenade jusqu’aux Halles, puis ai effectué un mouvement de repli vers Beaubourg, à la recherche d’une boulangerie ouverte où acheter du pain avant de m’en retourner chez moi. Parvenu devant le MK2 Beaubourg, j’ai vu qu’un film allait juste commencer, susceptible, lui, de m’intéresser beaucoup plus que le précédent. Je n’ai pas hésité à entrer dans le cinéma. En effet, « Jean-Michel Basquiat : The radiant child », est le premier documentaire sur cet ovni singulier. Réalisé par Tamra Davis, une amie de Basquiat, qui l’a suivi et filmé dès cette époque, on découvre cet enfant des rues de 16 ans, venu de nulle part, plongé au coeur du New York de la fin des années 1970. Le Downtown ruiné, apocalyptique, déserté par la population blanche, où l’on entend au début la voix off de Gérald Ford déclarer qu’il empêcherait d’Etat Fédéral de payer les dettes de la ville. Un terreau idéal, qui vit l’émergence d’un mouvement artistique sans précédent (certain l’on comparé au futurisme italien de la Grande Guerre), influencé néanmoins par William Burroughs ou Andy Warhol : musique industrielle et esthétique punk, danse, tag, graphisme sauvage, lieux alternatifs, boîtes de nuits et DJ, squatts improvisés, sexe et drogue. Parmi les artistes de cette époque, et ainsi qu’en témoignent aujourd’hui, Julian Schnabel ou Jim Jarmusch, entre autres, Basquiat était incontestablement pour tous le diamant noir, brut de brut, qui très tôt déclarait qu’il serait célèbre. Intelligent, curieux, stratégique à souhait, l’enfant sauvage, mort à 28 ans, ne cessait d’interroger ses semblables, se nourrissant de leur travail, un peu à la manière du Picasso de la Bohème parisienne. Produisant, en se renouvelant constamment, à toute vitesse grand V, ses oeuvres, pressentant que son temps lui serait compté. Passionnant !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19143562&cfilm=171988.html

Jacques R. dit: 26 décembre 2018 à 10 h 35 min

Ce qu’on oublie presque toujours à propos de cette histoire de surconsommation de Noël, c’est que cette fête en masque une autre, dont elle est l’habile récupération. Perso, l’hypothétique naissance du pitit djisousse, je m’en tamponne le coquillard avec un tibia de langouste, mais la grande fête païenne du solstice d’hiver, je la célèbre joyeusement ! Aux alentours du 25 décembre, nous renaissons avec le soleil !

Janssen J-J dit: 26 décembre 2018 à 10 h 28 min

J’ai remarqué hier toute la journée à quel point mon beau-frère Laurent était un type formidable, un homme simple, généreux et heureux.

D. dit: 26 décembre 2018 à 10 h 27 min

Jean-Marie Drot, que j’aimais beaucoup, avait réalisé un beau documentaire sur Giacometti dont j’apprécie l’oeuvre d’une façon générale.

renato dit: 26 décembre 2018 à 10 h 16 min

« C’est plutôt une déserte qu’un bureau […] ! »

En tous cas, Jacques, cet objet a été vendu en 2013 comme table. Évaluation 400.000 à 600.000 $, adjugé à 1,76 millions $. Titre : Chevreuil, Biche et Bambi.

renato dit: 26 décembre 2018 à 10 h 04 min

« … mais alors à quoi bon cette décoration, placée où elle est ? »

Si on se tiens à la définition de Loos de l’ornement — Ornement et Crime —, JR, on peut se poser la question.
Cela dit, je suppose que DG a décoré la traverse pour donner quelques choses à voir lorsque le bureau est inutilisé.

closer dit: 26 décembre 2018 à 10 h 02 min

« Desserte », pas déserte, J2z!

Pourquoi s’acharner à voir des films nuls par beau temps? (les 9/10ième sont nuls, surtout les français).

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