de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
Goûteux traité de miettaphysique

Goûteux traité de miettaphysique

Au fond, à y bien réfléchir, on pourrait le dire ainsi sans risque d’être contredit : l’humanité se divise entre ceux qui font des miettes et ceux qui les ramassent. La miette, tout le monde connaît. Inutile d’aller consulter le Littré : « Petite partie qui tombe du pain quand on le mange ou qu’on le coupe ». Mais une fois qu’on a dit cela, on n’a encore rien dit. Un monde s’ouvre. Car tout est une question d’échelle : « La miette du colosse est le quignon du nain ». Ceci étant, il faut savoir qu’on peut aborder la question de la miette soit sur le mode de l’angoisse (que faire ?) soit dans un esprit pratique (qu’en faire ?). Le dilemme est au cœur de Métaphysique de la miette (148 pages, 19 euros, Argol). L’auteur, Allen S. Weiss, ne nous est pas inconnu, et l’on se dit que ses étudiants de New York University ne doivent pas s’ennuyer avec lui ; mais son dernier livre, écrit directement en français, c’est dire à quelles extrémités le pousse sa francophilie, est assez différent par sa facture de son admirable Miroirs de l’infini. Le jardin à la française et la métaphysique au XVIIème siècle (Seuil, 1992).

Etrangement, Georges Perec est resté muet sur la miette dans sa Tentative d’épuisement d’un lieu parisien (Bourgois, 1975) alors que je puis assurer d’expérience que le pain des sandouiches s’émiette considérablement sur les tables du café de la Mairie, place Saint-Sulpice (VIème) où l’oulipien passa trois jours. Comment l’interpréter : indifférence ? rejet ? snobisme ? mépris ? On attend la thèse d’urbanistique sur l’absence de la miette dans la ville perecienne. D’autant que l’on a autrefois servi des crumbles dans cet ancien quartier général de Sempé, que le dessinateur déserta du jour où il constata que les chaises étaient enchainées les unes aux autres afin que nul ne trouble leur alignement. Notez que le crumble n’est pas cité avec désinvolture : c’est l’une des très rares recettes à la miette puisque, comme chacun sait, celle-ci sert surtout à farcir, encroûter, paner surtout : « Le véritable art de la miette, c’est le plat pané, ou la miette existe dans toute sa gloire » écrit M. Weiss pour mieux nous convaincre, croûte que croûte, que le panage est la seule manière d’apprivoiser ces petits riens ; on observera d’ailleurs comment le professeur parvient à élever la mystique de la panitude à des sommets insoupçonnés. On voit par là que la miette n’a pas d’existence gastronomique autonome, ce qui doit être dur à vivre en ces temps de revendication identitaire. On en a eu un témoignage il y a quelques mois lorsque des agriculteurs retraités ont envoyé quelque cinq cents lettres de doléances pleines de miettes de pain à l’Elysée pour faire savoir au président Hollande qu’ils en avaient assez de n’avoir que les épluchures des restes du gâteau.

Chemin faisant, il raconte des fragments de sa vie, des miettes si vous préférez, ses voyages à travers le monde, ses mésaventures, ses lectures, ses rencontres, ses visites d’expositions, bref, son allègre curiosité, mais en passant, jamais cuistre, avec l’air de ne pas y toucher, sans jamais se départir de cette légèreté qui est le sel de ce savoureux petit livre. Mais n’allez pas croire qu’il s’est contenté d’inscrire « miette » dans le moteur de recherche. Bien sûr, inévitablement, on a droit aux plus célèbres miettes de la littérature contemporaine, celle de la madeleine de Tom Proust :

 « Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, j’ai porté à mes lèvres une cuillerée de thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée de miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi » (Du côté de chez Swann, 1913)

Même si même si l’auteur a réussi à dénicher un site américain où Proust est dénoncé comme un faussaire, car aucune madeleine ne s’est jamais émietté après avoir été trempé dans du thé (ce qui est vrai, cela aurait plutôt l’effet contraire, sauf à croire, comme il nous le suggère, que la cuisinière n’avait pas mis assez de beurre dans la pâte), il a surtout puisé dans ses propres réminiscences littéraires et artistiques. Outre Artaud et quelques autres, il fait grand cas de poèmes que je n ‘ai jamais lus d’un auteur dont j’ignore tout : Connoisseurs of Chaos (1942) de Wallace Stevens. Il donne envie d’y aller voir, encore que la citation d’un vers particulièrement énigmatique doit émietter le cortex de celui qui s’acharnerait à le comprendre :

« Les faits grouillants dépassent l’esprit squameux ».

Mais il n’y a pas que les écrivains ; les philosophes aussi, mais rien sur les miettes de Kierkegaard ; et les peintres. Dubuffet pour ses matériologies ; plus récemment le plasticien Daniel Spoerri pour la mise en valeur des miettes dans sa fameuse Topographie anecdotée du hasard, précise description des objets se trouvant sur sa table ; et surtout le Chardin dont Les Apprêts d’un déjeuner l’aide comme aucune autre œuvre à pénétrer la miette dans sa profondeur ; mais pas les psychanalystes, bizarrement, malgré que le Maître y ait consacré deux pages dans sa Psychopathologie de la vie quotidienne (1901). La compagne de sa vie, qui tient une certaine place dans ce récit, qu’il l’appelle affectueusement la Lectrice, la Pulvériseuse, la Logographe, la Plumitive, l’Emietteuse, la Zizaniste, la Femme de Lettres, la Lectrice, ou la Dérangeuse, en est naturellement la dédicataire mais sous l’identité la plus inattendue qui soit : « A ma mie… »

On peut lire l’essai de M. Weiss comme un traité du chaos ambiant étant donné que le destin de toute miette de pain bien née est de se répandre en diaspora. C’est le cru du cœur d’un gastrolâtre qui sait ce que manger veut dire, et qui doit passer la moitié de son temps à faire le marché, et l’autre à cuisiner. Le tout est de ne pas se tromper de portes, ces innombrables portes qui jalonnent tant de rêves et dont l’auteur nous certifie qu’elles révèlent chez l’homme sa quête éperdue des toilettes.

On dira que tout ceci pèse de poids en regard des grands problèmes de l’heure, même s’il apparaît au fil des pages que la miette est bien la désolation du reste. Nous connaissons même un intellectuel qui, face aux problématiques soulevées par le délicieux opus de M. Weiss, lui répondrait droit dans les yeux : « Vous vous foutez de ma gueule ? ». C’est ignorer que, comme le disait déjà Bachelard, la conquête du superflu est spirituellement bien plus excitante que celle du nécessaire. Notre homme, je veux parler de l’auteur bien sûr, attention, pas frapper ! pas frapper ! est bien évidemment un maniaque. Il le faut pour établir une équation dédiée aux miettes ((surface x densité/temps), chercher le nombre d’or de la table de la salle à manger quand on s’apprête à dîner et haïr au-delà du raisonnable les couverts en plastique blanc. Weiss se défend en établissant comme un axiome que tout bon écrivain est au fond un maniaque. Ce qui n’est pas entièrement faux. Celui-là, qui passerait volontiers pour bordélique, tient que son désordre relève d’un certain ordre. Il est vrai qu’il appartient à l’école japonaise (culte de la dissymétrie) et non à l’école grecque (culte de la symétrie) de sa névrose obsessionnelle. Dans un cas comme dans l’autre, chaque chose doit être à sa place. N’allez pas imaginer pour autant que notre homme ne se nourrirait que de miettes à force de s’y identifier ; en fait, son emblème gastrobiographique est un chou, mais c’est une autre histoire, déjà racontée dans un autre livre où il apparaissait finalement comme quelqu’un d’assez chou.

On aura compris que la réussite de cet essai tient, non pas à son érudition, son humour, son absence de sérieux, son esprit décalé, son intelligence des hommes et des choses, ses rapprochements linguistiques (ah, volupté de la synonymie…) mais à tout cela lié par une écriture qui dégage un son des plus agréables. Il est si savoureux que l’on s’en voudrait d’en perdre, comment dire, une miette. En fait, si l’humanité se divise entre ceux qui rangent et ceux qui dérangent, cette méditation sur le destin de ces petites importantes nous invite, avec enthousiasme en ce qui me concerne, à rejoindre le camp des seconds, les dérangés.

(« Topographie anecdotée du hasard » , 1961, diagramme de Daniel Spoerri ; « Les apprêts d’un déjeuner » dit aussi « Le Gobelet d’argent », vers 1730, huile de Jean-Batiste Chardin, Palais des Beaux-Arts, Lille ;

Cette entrée a été publiée dans Philosophie.

902

commentaires

902 Réponses pour Goûteux traité de miettaphysique

La mauvaise langue dit: à

Dans un monde qui bouge perpétuellement il n’y a pas de philosophie possible. Toute philosophie cherche à produire un système stable. Or dans un monde instable par nature, pas de philosophie stable. En revanche, un penseur comme Pascal, comme Nietzsche avec son éternel retour du même, son libéralisme du sens, sont des penseurs adaptés à ce monde en marche incessamment. Mais cela demande de la pazrt du commun des mortels une très haute conscience tout à fait impossible avec la masse de nos sociétés. Ce qui triomphe aujourd’hui, c’est le postmodernisme à tendance fasciste, pas du tout le libéralisme de l’invention perpétuelle de Dieu.

Samu Social Club dit: à

Tant qu’on trouve de la place pour poster son petit commentaire.

La mauvaise langue dit: à

Polder, vous pouvez dire n’importe quoi sur les gens, sur ce blog. Mais ce n’est pas pour autant que vous dites ce qui est vrai. Vous avez votre vision des choses qui ne correspond qu’à vos fantasmes petis bourgeois figé dans sa morale rigide de grincheux perpétuel, de mec qui ne sait pas jouir de la vie qui s’offre à vous. Vous est ridicule, c’est tout. Maintenant pensez ce que vous voulez, montez en chaire avec votre défroque tant que vous voulez. Vous êtes de ces gens-là. Pas moi. Et j’ai toujours emmerdé les rabats-joie de votre espèce.

hamlet dit: à

la question n’est pas de donner du sens ou de na pas donner du sens dans la mesure où ne pas lui en donner c’est encore lui en donner un.

regardez donc le monde autour de vous : aucune philosophie ne convient à ce monde.
la seule que nous pouvons encore tenter de faire est de mesurer la proportion de désir et de croyance qui détermine les causes qui se disent « rationnelle » de toutes nos actions.

il est évident que même si les dirigeants de ce monde vivaient avec en permanence un dictionnaire sous le bras ce monde ne serait pas meilleur, parce que les définitions de chaque mots que nous employons ne nous disent rien de la signification que nous conférons.

le langage humain, cette grande richesse de notre espèce, est comme un marteau où pour enfoncer un clou chacun frappe à sa façon à côté, si bien que le clou reste là, à nous narguer, comme pour nous dire : à quoi ton sert ton beau marteau si c’est pour toujours taper à côté du clou ?

Jacques Barozzi dit: à

ML, que vous fassiez la roue pour dire combien vous aimez votre travail et le faites consciencieusement, ne me choque pas, au contraire. Je trouve cela très bien.
En revanche, ça, qui est navrant, j’aime moins :

« Autrefois, le sens nous était donné par les grandes religions (j’exclus l’islam qui n’est pas une religion mais un remake de la Bible, un simple copié/collé mortifère, rigide et meurtrier qui n’a rien à faire avec les religions). »

La mauvaise langue dit: à

Le Judaïsme connaît aussi le carnaval de Pourrim. Mais ce n’est pas le carnaval mortifère de Gombrowicz.

beiniette dit: à

choisir !
ce ‘est pas parce que e ne complais pas à ressasser les mots de Talleyrand que je prends le monde pour un bas de soie

La mauvaise langue dit: à

Et on voit bien au Proche-Orient ce que ça produit à très long terme le Judaïsme : Israël, la seule démocratie de la région, le pays le plus performant en toutes sortes de domaines sur le plan international, quand au contraire l’islam n’a su produire que misère physique, intellectuelle et spirituelle, quand ce n’est pas tout simplement la guerre, le crime, le meurtre gratuit, le néant. Le Judaïsme est porteur de vie quand l’islam est porteur de mort. Ça ne se discute pas. L’islam est à l’agonie d’ailleurs. Mais il mettra longtemps à mourir et la bête à l’agonie peut devenir très dangereuse.

polder dit: à

« excessif »… « insignifiant »… Que vous le vouliez ou non, vous êtes un petit personnage emblématique de cette post-modernité que vous décriez. Vous vous y êtes jetés à pieds joints, on n’aura pas le cruauté de faire des flashbacks et de troubler votre « coolitude ». Enjoy the sea, the sun and the sex !

beiniette dit: à

et tout ce qui est excessif est insignifiant.
c’est peut-être une des devises de la toile : mais comme miette elle me reste en en travers de la gorge . je n’enverrai donc pas une autre phrase entre épluchures et chat- pelure , il faut choisr .

La mauvaise langue dit: à

Que Pascal, l’immense Pascal, soit réduit à rien par le minus Badiou, cela n’a rien d’étonnant ! Badiou est un minus habens, qui ne peut que penser petit face à l’immense penseur que constitue Pascal.

Signe et sens dit: à

> Faites nous signe …

…………………./¯/)
. …………….. /¯../
. ……………./… ./
. ………/;¯/;…;/; ¯`•;
. ……./;/…/…./……./;¯\
. …..(….;….;…. . ~/;…..;)
. …….\. …………. .;……(
. ……..\……… ……. _.•;
. ……….\ …………….(
. ………….\… ………..\

Jacques Barozzi dit: à

« adroitement récupérée par moi du bout des dents. »

Avec la langue, ce serait mieux, JB !

Dès qu’il pose le pied (façon de parler) en Espagne, ML en est tout exité : je crains le pire…

La mauvaise langue dit: à

Jean Bessière, Qu’est-il arrivé aux écrivains français ? D’Alain Robbe-Grillet à Jonathan Littell, Loverval, Éditions Labor, 2006.

La mauvaise langue dit: à

Hamlet, lisez un petit opuscule de Jean Bessière qui consacre tout un chapitre à Houellebecq, la littérature et le carnaval.

La mauvaise langue dit: à

Mais il ne faut pas confondre les sectaueurs de Yavhé, JB, avec ce que le Judaïsme a de profond et d’essentiel. Vous voulez réduire le Judaïsme à sa frange de fanatiques. Toute religion authentique a ses fanatiques. Mais ils ne constituent pas une objection majeure contre elle. Le Judaïsme est une interrogation sans fin sur D.ieu et l’Homme. C’est une dynamique pas une secte figée. Mais vous n’en êtes pas encore là dans votre parcours initiatique intérieur. Il faut vous souhaitez que ça vous vienne. Votre angoisse d’Auschwitz en est le repère, la pierre de touche la plus sûre. C’est d’ailleurs mon parcours intérieur personnel aussi. Vous y viendrez comme les autres. Bon courage à vous ! Et bienvenu au club !

hamlet dit: à

– non, Gombrowicz est tout le contraire d’un Welbec, Welbec s’inscrit dans la tradition littéraire française classique toujours écartelée entre ses modernes et ses anti modernes, c’est une rhétorique terriblement ennuyeuse qui ne nous dit rien de notre monde, les gens y découvrent ce qu’ils savent déjà, rien de nouveau sous le soleil.

– non Gombrowizc n’est pas un auteur de l’absurde, dans la mesure où l’absurde est un système parfaitement construit à l’usage de ceux qui supportent mal les réalités du monde.

– non, Nietzsche n’est pas un anti philosophe et non Nietzsche ne déconstruit rien du tout : il laisse croire à ceux qui en ont fait leur maitre et leur Dieu qu’il va les aider à déconstruire : il suffit d’observer de près la vie d’un de ces nietzschéen pour se rendre que non seulement ils n’ont jamais rien déconstruit mais ils sont bien plus « conventionnels » que les non nietzschéens.
Etre nietzschéen aujourd’hui c’est apprendre à rentrer dans le rang en vivant comme les autres.

Il suffit de lire le livre de Badiou sur les anti philosophes : Badiou ne reproche rien à Nietzsche, par contre Pascal et Wittgenstein s’en prennent plein les gencives.
Pourquoi ? parce que Nietzsche est fidèle à une idée de la Vérité, Badiou adore les gens qui croient à la Vérité.
par contre Badiou n’aime pas Wittgenstein, parce que pour Wittgenstein l’idée même de vérité est stupide.

La mauvaise langue dit: à

Claude Blum nous faisait des cours absolument passionnants sur le II 12 de Montaigne. On bandait… presque…

La mauvaise langue dit: à

Ben si, quand même, JB, il y a une différence de portée (si je puis dire…) entre les nichons de Lola et Moïse. Lola ne concerne que Lola et JB, tandis que Moïse apprend à jouir de l’univers entier.

La mauvaise langue dit: à

qui défait et défie le sens… (chez Montaigne). Il avait lui aussi, avant la lettre, tiré toutes les conséquences de la problématique de Dieu existe ou pas. C’est le fameux II, 12 des Essais. Grand texte pascalien avant la lettre.

John Brown dit: à

 » Moïse vaut largement les nichons de votre Josette !  » (rédigé par LML)

Absolument. Ni plus ni moins. La croyance dans l’existence de Yahvé, la valeur accordée à ses commandements, sont des certitudes aussi subjectives et aussi fragiles que ma certitude de l’indépassable merveille du téton gauche de Josette. Je pourrais écraser de mon mépris, pour un tas d’excellents raisons qu’il serait fastidieux d’énumérer, l’innombrable foule des sectateurs de Yahvé, de Dieu le père et d’Allah, mais je ne le fais pas, dans la conviction que toutes les certitudes se valent, ou plutôt qu’aucune n’a plus de fondement qu’aucune autre. L’ affirmation : « le téton gauche de Josette est la chose la plus belle du monde » équilibre absolument les textes sacrés de toutes les religions et tous les systèmes philosophiques. Il n’y a pas de Vérité. Il n’y a que des vérités, toutes relatives, toutes transitoires, et les vérités collectives sont toutes réductibles à la fragile, dérisoire certitude d’un seul individu.

La mauvaise langue dit: à

La vraie question en fait qui se pose à propos de Gombrowicz, c’est la question de la compatibilité de l’écriture carnavalesque et du carnaval. C’est une contradiction dans les termes en réalité parce que l’écriture ne peut que figer la fête, donc tuer le sens. L’écriture carnavalesque est forcément mortifère, morbide, suicidaire pour soi et pour le monde.

C’est bien pourquoi Montigne, qui se posait déjà ce genre de question, a inventé une écriture qui défit le sens, une écriture plus prche de la aprole de Socrate. Claude Blum a écrit à ce sujet quelques articles savants qui rendent compte de cet enjeu de l’écriture chez Montaigne. Gombrowicz qui aime à citer ou à évoquer lui aussi Montaigne, n’est pas à cette hauteur de vue. Sa machinerie a beau grincer de toute part, elle se fige dans le grincement morbide.

JC dit: à

« rien n’est plus beau, rien ne m’importe autant que les lolos de ma Josette –, eh bien je produis du sens, je pose des valeurs. Cela m’apaise, et même me rend meilleur. »

Compte tenu du chemin restant à parcourir pour devenir meilleur, ne faudrait il pas envisager une polygamie raisonnable ? Josette, Claudette, Ginette, Paulette, Mariette ?

JC dit: à

« Vous avez simplement un balai dans le cul, vous êtes un peu rigide. »

N’ayant rien lu de Gombrowicz, nous nous rabattons sur ce qui est à notre portée : soulager autrui, à peu de frais.

Polder, pour une centaine d’euros, nous vous débarrassons de cette gêne inconvenante en 24 heures ! Faites nous signe …
(bien entendu, le balai reste votre propriété)

La mauvaise langue dit: à

Au reste, on sait aujourd’hui que les bêtes construisent aussi du sens, qu’elles ont une sociabilité. Mais tout cela reste divin pour elles. Elles ne connaissent pas le carnaval, qui est le propre des humains, le renversement du sens, le renversement très dangereux du sens parce que toujours menacé de resté figé dans la mort du sens. C’est bien ce qui menace constamment Gombrowicz et son carnaval. Comme Houellebecq.

Lol 95 D dit: à

Bonjour c’est D’. Ça va mieux.

La mauvaise langue dit: à

Là où vous voyez des certitudes, JB, il faut voir au contraire des interrogations. Vous vous trompez sur toute la ligne. Moïse vaut largement les nichons de votre Josette ! Il est aussi performant qu’eux pour nous plonger dans des abîmes d’extase. Moi, j’aime bien pratiquer les deux formes d’extase. Vous êtes simplement un petit jouisseur, JB. Voyez plus grand que les nichons de Lola…

La mauvaise langue dit: à

Mais dire des bêtes comme Rilke qu’elles vivent dans le divin précisément parce qu’elles n’ont pas besoin de construire du sens, ce n’est certainement pas mépriser les bêtes ! C’est tout le contraire. Et c’est comprendre aussi, par réciprocité, ce que c’est qu’être homme, c’est construire du sens pour pouvoir vivre dans le divin comme une bête qui n’en aurait plus besoin. Quels rares moments comme ce matin sous le soleil de Vilanova i la Geltru.

La mauvaise langue dit: à

Vous savez ce que dit Nietzsche, Qu’on n’écrit que pour cacher quelque chose. On ne montre que sur un écran : aux deux sens du terme, écran fait pour montrer écran qui cache. Tel est la vie du sens. Tel est ce qui rend la littérature absolument infinie, d’une profondeur vraiment abyssale. C’est NOTRE abîme, celui qui fait de nous des hommes, c’est notre identité. Être juif, c’est ça. Vivre dans cet abîme.

John Brown dit: à

Les êtres humains se définissent précisément par leur quête de sens. Il n’y a que les bêtes qui peuvent se passer de sens (rédigé par LML)

Absolument. Sauf, évidemment, en ce qui concerne les bêtes, qu’il convient de ne pas sous-estimer sans savoir. Si je dis par exemple : les lolos de ma Josette sont d’une rondeur exquise, leur parfum m’envoûte, les téter me transporte, rien n’est plus beau, rien ne m’importe autant que les lolos de ma Josette –, eh bien je produis du sens, je pose des valeurs. Cela m’apaise, et même me rend meilleur. Trente siècles (au moins) de spéculations philosophiques et d’extases mystiques comptent infiniment moins pour moi que ces fragiles certitudes subjectives. Qui a dit (à peu près) : toutes ses certitudes ne valaient pas un cheveu de femme ? Je dirais pour ma part : ne valaient pas une miette de quatre-quarts tombée dans son décolleté et adroitement récupérée par moi du bout des dents.

La mauvaise langue dit: à

Nietzsche déconstruit la tradition. Ce n’est pas du tout un philosophe au sens où il n’y a presque pas de positivité chez Nietzsche, c’est un penseur, comme Pascal. Nietzsche est d’ailleurs un très grand lecteur de Pascal. La seule positivité, dit Clément Rosset, chez Nietzsche, c’est l’idée de l’éternel retour. Mais ce n’est pas du tout ce que les gens croient que c’est. C’est, à mon sens, Clément Rosset, qui l’a le mieux analysé. L’éternel retour, c’est une hypothèse de vie, c’est l’imaginaire nécessaire pour bien vivre : vivre comme si on avait à revivre exactement ce qu’on vit en ce moment précis. C’est une sorte de métaphysique de l’instant présent et de la présence. Par exemple, ce matin, j’aimerais revivre éternellement ce que je suis en train de vivre sur ma terrasse de l’hôtel de Vilanova i la Geltru. Je me dispute avec Barozzi, avec polder, avec CP. C’est la joie ! Je vois les palmiers de Vilanova, la mer de Vilanova, les gens de vilanova, la piscine de l’hôtel, j’entends le doux frou frou de l’eau, c’est la joie. La joie tragique. C’est ça l’éternel retour. Je pourrais me mettre à prier pour que cet instant de ma vie revienne éternbellement, je suis prêt à dire absolument oui à cet instant miraculeux où je me fais enculer par Barozzi, par polder et CP, où j’encule Barozzi, polder et CP, et où je jouis de la vie, du bonheur infini d’être sur terre. Tel est l’éternel retour du même ! Il manque juste la vulgarité crispée de JB pour que l’extase soit à son must…

Jacques Barozzi dit: à

Ce que l’on dit de soi, Miroir, mon beau miroir, nous sert à comprendre ce que l’on tait…
Elle n’est pas belle ma queue ainsi déployée ?
Tu préfères celle de ML !

rienato dit: à

Ah c’était pas un artifice narratif postmoderniste ?

NdlA dit: à

7 juillet 2013 à 12 h 14 min

Seule une faute de typo a fait attribuer par le système une réplique de D’ à Le philosophe du vice. Nous vérifions les autres répliques suivantes dans la base de données.

C.P. dit: à

Merci, Michel. Ce sont en effet des arguments. Cela dit, à l’entendre à la veille de sa mort, Gombrowicz n’est pas si macabre et désespérant. En tout cas pas impitoyable ni cradingue… Curieusement alors, c’est John Brown qui parle à 10h45, au-delà de la « déroute du sens », d’une tentative humaniste chez lui, de quelque manière qu’il (John) la juge.
A la vérité, je n’aime pas beaucoup « Cosmos », et le « Journal » me paraît parfois complaisant. Pas d’admiration inconditionnelle, donc. Reste que « Ferdydurke » et le théâtre déménagent. Depuis 1961, j’ai vu au moins quatre mises en scène du « Mariage », trois d' »Opérette » et trois d »Yvonne », avec toujours le même intérêt pour ces textes.

On dirait -j’espère ne pas caricaturer !- qu’admettant sa culture (vous en avez parlé), vous lui en voulez de tourner la culture en dérision pour les générations à venir.

La mauvaise langue dit: à

Tout ce que vous dites de Nietzsche, hamlet, est totalement aberrant. C’est une lecture de Nietzsche qui ne vaut rien du tout. Recalé à l’examen. Mais peut mieux faire, sans doute. Mais à force de lire toujours des contre-sens grotesque et grossier sous votre nom, on finit par désespérer, hamlet.

Le philosophe de sève & Le philosophe du vice dit: à

Tututut ! Tu t’en branles, ça te laisse le temps de voir venir.

Le philosophe du vice dit: à

D’ bon alors entre tous ces proverbes, je fais quoi moi ?

La mauvaise langue dit: à

Non, tout ce que vous dites polder, est largement excessif, et tout ce qui est excessif est insignifiant.

Je parle de moi sans entrer dans le vif du sujet.C’est une sorte de club ici, on peut parler de soi sans du tout que ce soit ce que vous décrivez.

Vous avez simplement un balai dans le cul, vous êtes un peu rigide. Soyez plus cool, vous verrez, ça ira mieux.

Le philosophe du vice dit: à

On dit aussi : remets l’ouvrage sur le métier. Comme le pain dans le pétrin quoi.

Le philosophe de sève dit: à

Mais je ne comprends pas : on dit pourtant ne remets pas à demain. . .

Le philosophe du vice dit: à

Ça dépend de la multiplicité des intervenants. S’il est est tout seul, c’est comme la mort, globalement le plus tard sera le mieux.

Le philosophe de sève dit: à

Bonjour D’. Sans faire recours à des notions psychologisantes, comment pourriez-vous définir le bon moment pour jouir ?

polder dit: à

« Peut faire mieux » dit LML à u. Soit. Tout le monde peut faire mieux, et LML, au fait…
Voyez-le qui pourfend la post-modernité… Soit. Mais n’en a-t-il pas été un personnage typique ici même, dans ce gros microcosme très visité. Il a constamment alimenté ce mélange de voyeurisme et d’obscénité qu’on rencontre dans la post-modernité internetisée, s’y jetant sans vergogne à pieds joints, se vautrant dans l’étalement drastique (et souvent ô combien « cuculisé »!) de sa vie privée. C’était devenu un show, un « freak show », un sitcom, un soap. Pas la peine de faire des rappels. Espérons simplement que cette page est tournée.

X' dit: à

Bonjour D’. Pourriez vous préciser où se trouve Temps ? C’est une bonne destination de villégiature ?

D' dit: à

J’ai bien fait de partir à temps.

hamlet dit: à

effectivement Gombrowicz s’inscrit dans une certaine « tradition » littéraire que certains n’aiment pas du tout : dit moi les écrivains que tu aimes et je te dirai qui tu es…

d’une certaine façon Gombrowicz a fait avec la Pologne ce Bernhardt a fait avec l’Autriche, sauf que le second l’a fait après coup alors que le premier l’a fait avant.

Il n’est jamais évident pour un écrivain de sortir du cadre, on le voit actuellement avec nos écrivains, aucun n’est capable de franchir, comme la pauvre poule paralysée de Kircher, cette frontière dessinée autour d’eux à la craie.

Le paradoxe de la poule de Kircher est assez amusant : on prend une poule, on dessine autour d’elle un grand rond avec une craie blanche, et on constate que la poule reste à l’intérieur de ce rond, paralysée par la peur elle n’ose pas le franchir.

par exemple Nietzsche ne l’a pas frnachi, il est resté à l’intérieur du cadre, il a défini un nouveau cadre en reprenant les élément de l’ancien.
Wittgenstein a été plus loin que Nietzsche, il a franchi les frontières, là où Nietzsche remplaçait des vérités par d’autres vérités Wittgenstein a remplacé ces vérités anciennes par des simples règles.
Là où Nietzsche restait fidèle à la tradition des grandes idées philosophiques, Wittgenstein a remplacé ces grandes idées par l’adage de Valery : entre deux mots il faut choisir le moindre.
Nietzsche appartient encore à cette tradition où chaque philosophe est censé dire à ceux qui vont le suivre comment il faut penser et agir.

Gombrowicz appartient à cette famille qui ne reste pas paralysée comme la poule de Kirchner, qui sort du cadre des grandes idées philosophiques, pour entrer dans le monde de ceux pour qui il est aussi stupide d’apprendre à un homme à sortir de la caverne,être libre, être heureux ou à mourir que d’apprendre à une poule à compter jusqu’à dix.

Chez ces auteurs qui non seulement ont eu la prétention de connaitre les chemins qui mènent à la vérité et au bonheur mais qui en plus se sont sentis dans l’obligation d’en laisser quelques enseignements utiles aux générations futures, il y a quelques chose à la fois pathétique, carnavalesque et ridicule, d’autant plus ridicule que personne ne peut fournir le moindre exemple où cet enseignement s’est avéré utile.

Gombrowizc appartient à une autre famille d’auteurs, peut appréciée par ceux qui misent sur les vertus de l’enseignement philosophique, dans cette famille où y on retrouve effectivent les Rabelais, Cervantes, Fielding, Swift, Borgès, Lichtenberg, Musil, Chesterton, Sterne… que des types qui pensaient qu’apprendre à un homme à vivre ou à mourir équivaut à apprendre à une poule de Kirchner à compter jusqu’à 10.

La mauvaise langue dit: à

Je suis en plus ce matin tranquillement installé à la terrasse de mon hôtel à Vilanova i la Geltru, l’ordi sur les genoux et les palmiers et la mer en face; juste à mes pieds en bas, une piscine avec l’eau qui coule dans un doux frou frou, c’est tout à fait merveilleux. Après ce hors d’œuvre de dispute du matin, je vais pratiquer ma leçon d’espagnol, continuer à lire Gombrowicz et lire quelques articles sur l’Andalousie. Mais l’eau qui murmure, on y est presque déjà.

Miroir, mon beau miroir dit: à

Jacques Barozzi dit: 7 juillet 2013 à 11 h 52 min
qui n’ont pas leurs pareils pour faire la roue en public en déployant leur majestueuse queue

La mauvaise langue dit: à

Ben oui, Baroz. Vous me titillez sur mon métier, je vous dis franchement ce qu’il en est. Que je vous choque me plaît bien. Je fais d’ailleurs en sorte d’en choquer ici le plus possible… C’est mon petit jeu à moi. Prenez-le avec le recul nécessaire à l’humour. La vérité n’est pas forcément drôle mais elle peut l’être aussi.

Oui, DHH, il m’est arrivé même que des parents, en cours d’année, me fassent parvenir une lettre par leur enfant pour me dire combien leur enfant appréciait les cours de français. C’est rare mais ça existe dans cet établissement. Les parents sont très exigents avec les profs dans cet établissements mais dans l’ensemble ils savent aussi être reconnaissants. Mais ils peuvent aussi être très très chiants avec certains collègues qui ont des prises de bec avec des parents. Moi, j’ai eu jusqu’à présent la chance que ça ne m’arrive pas. Pourvou qué ça doure !

DHH dit: à

@ML
c’est le veritable aspect gratifiant du metier de prof;avoir crée une relation riche et enthousiaste avec des adolescents que vous aidez à murir.
quel bonheur que la lettre qu’on reçoit pendant les vacances où l’on vous dit qu’on a aimé et compris le livre qu »‘on a conseillé et qu’on ne souhaite qu’une chose :vous retrouver comme prof l’an prochain!
mais je crois savoir que ces bonheurs se font rares pour les profs d’aujourd’hui,et votre experience indique que vous devez avoir des qualités pedagogiques remarquables pour etre des heureux elus qui les connaissent encore.
bravo !

Jacques Barozzi dit: à

J’aime beaucoup ML, tout comme les paons des jardins de Bagatelle, qui n’ont pas leurs pareils pour faire la roue en public en déployant leur majestueuse queue !

La mauvaise langue dit: à

D’une certaine manière, oui. Surtout un professeur de lettres qui a de multiples domaines de compétence à mettre en œuvre dont les deux principaux sont lire et écrire. J’ai eu la chance cette année d’avoir des élèves dont certains avaient déjà un style. Mais on a pu travailler aussi beaucoup la rédaction avec eux. Et c’est toujours très plaisants de travailler sur l’écriture, leur apprendre à décrire sans que ce soit lourd, leur apprendre à mélanger tous les ingrédients du récit pour construire du sens, et un sens qui ait de l’intérêt et du relief. C’est tout un travail presque d’artiste avec les élèves comme les ateliers d’écriture. D’ailleurs on appelle ça des ateliers d’écriture. Et j’ai la chance d’avoir des élèves très doués. Moi-même à leur âge je ne sais pas si j’en aurais été capable. Mais il faut dire qu’à mon époque les profs de français que j’ai eu n’était pas formés pour être si performants avec leurs élèves. Je n’ai jamais eu de profs de lettres qui me fassent des cours comme ceux que je prodigue à mes élèves. C’est le nec plus ultra dont ils bénéficient. Seuls leurs parents, qui ont le recul nécessaire, s’en rendent bien compte. C’est un enseignement de luxe. Mais c’est une exception.

Jacques Barozzi dit: à

 » ils apprécient que leurs enfants bénéficient d’un professeur si cultivé et qui apprennent (sic) à leurs gosses à réfléchir. »

ML serait-il pluriel ?

La mauvaise langue dit: à

Mes bons élèves m’aiment beaucoup, figurez-vous. Ils m’ont demandé à participer au voyage qu’ils devaient faire en Normandie avec leur prof de SVT. Ils étaient ravis. Ils m’ont demandé pour l’année prochaine en 4è. Mais comme les classes sont dispachées en raison des langues vivantes 2, je n’en aurais qu’une partie. Mais la meilleure part peut-être. Les parents d’élèves m’apprécient aussi beaucoup, ils apprécient que leurs enfants bénéficient d’un professeur si cultivé et qui apprennent à leurs gosses à réfléchir. Ils me le disent même de vive voie, certains. Mais je le sais par ailleurs, car tout se sait dans un établissement scolaire. Et j’ai les meilleures appréciation de mon inspecteur, qui est le seul d’ailleurs qui m’ait appris quelque chose de concret pour mieux faire encore la classe. Je suis dans un établissement où ne peuvent d’ailleurs accéder dans le turn over des mutations que les meilleurs professeurs. La sélection existe pour la bonne bourgeoisie parisienne. Les autorités de notre pays s’en occupe très sérieusement contrairement à ce que croit les grands naïfs comme Tkt (qui n’est pas seulement naïf mais fou).

Jacques Barozzi dit: à

« Avoir un père tailleur de pierre ce n’est pas commun »

Cela faisait partie de l’enseignement donné aux jeunes sourds et muets à Marseille :

« La glycine de la villa Apraxine

Ce n’est pas sans émotion que j’ai revu, à Nice, la vénérable glycine sous laquelle je me plais à imaginer mes parents échangeant leur premier baiser.
Cette glycine centenaire avait probablement été plantée par le peintre niçois Joseph Fricero (1807-1870). C’est autour d’elle que s’organisait le jardin de la splendide propriété qu’il avait acquise en 1852 sur les hauteurs de Saint-Philippe, grâce à la générosité du tsar Nicolas 1er dont il avait épousé la fille naturelle trois ans plus tôt.
Cet enfant pauvre, issu d’un père ligure et d’une mère provençale, modestes négociants en vin dont la maison occupait l’emplacement du café de Turin de l’actuelle place Garibaldi, se révéla très tôt doué pour le dessin : en témoigne toujours sa première œuvre conservée représentant ses parents, ses douze frères et sœurs et leur chien réunis autour de la table familiale. Placé alors dans l’atelier de Paul-Emile Barberi, l’élève dépassa très vite le maître et s’établit à tout juste vingt ans en tant que « pittore » officiel. Dès lors les commandes de portraits affluèrent, il parti se perfectionner à Florence, fit le voyage en Orient, eut pour ami Delacroix et Constable, puis à Saint-Pétersbourg, où à l’instigation du prince Gagarine il fut présenté à Nicolas 1er, il donna des cours de dessin à la jeune Youzia, qui succomba à son charme et l’épousa.
De retour à Nice avec sa jeune femme et leur premier garçon, Joseph Fricero y entraina dans son sillage la crème de l’aristocratie russe. Dans un écho daté du 28 mars 1857, le quotidien L’Avenir de Nice rend ainsi compte de l’une de ces fêtes somptueuses d’antan dont fut témoin l’odoriférante glycine : « Hier matin, l’impératrice et la cour impériale sont allées déjeuner à la villa Fricero, de Saint-Philippe. La grande-duchesse Hélène, épouse du grand-duc Michel, frère de Nicolas 1er, le prince héritier de Wurtemberg et son épouse la grande-duchesse Olga étaient de la partie. La musique de la garnison avait été appelée à embellir cette fête de ses charmantes fantaisies ».
Prématurément vieilli et passé de mode, Joseph Fricero, enterré au cimetière de Caucade et dont on peut toujours admirer les vigoureux paysages niçois qu’il nous a légués, rendit l’âme le 26 septembre 1870 en déclarant dans un dernier souffle à sa famille réunie à son chevet : « Je ne vous laisse pas d’argent, je n’en ai pas, mais vous trouverez des trésors dans mes cartons ».
Auparavant, il avait vendu sa villa au comte russe Apraxine, qui la céda lui-même à sa fille, mariée au baron prussien Mauteffel. Elle en fit officiellement don à son tour en 1905 à la congrégation de Marie-Immaculée, mais depuis 1900, la villa Apraxine hébergeait déjà 29 sœurs et enfants de l’école de sourds-muets et aveugles de Nice, fondée en 1896 par la Mère Marie Bouffier.
En 1924, les enfants aveugles et les garçons sourds quittèrent Nice pour Marseille. Seules demeurèrent en ces lieux les filles sourdes-muettes.
Mon père avait alors dix-sept ans et ma mère sept, mais ce n’est que bien plus tard, à l’occasion d’une fête organisée par l’amicale des anciens élèves de l’institution, que mes parents, qui s’y étaient jadis croisés, s’y sont finalement « rencontrés ».
Quelle dut être la surprise d’Eugène en découvrant la gamine entraperçue plus d’une vingtaine d’années auparavant, devenue une belle femme tout à la fois farouche et vive ! »

La mauvaise langue dit: à

Les êtres humains se définissent précisément par leur quête de sens. Il n’y a que les bêtes qui peuvent se passer de sens ; elles vivent dans la présence du divin. Rilke l’a si bien exprimé dans son poème « La panthère ».

Il ne s’agit pas d’une quête éperdue de sens où il y aurait un sens quelque part déjà formé à trouver comme le pirate cherche un trésor caché. Il s’agit de construire du sens. C’est ça précisément la mort de Dieu bien comprise. Car même si Dieu n’existe pas, il existe quand même. La mort de Dieu ne peut servir de prétexte à n’importe quel crime. Entre la mort de Dieu et la Shoah il y a la possibilité d’un monde qui ne soit pas immonde. Mais Gombrowicz n’en montre pas la voie ni sa génération. L’humanisme d’après la mort de Dieu est à construire. Et cette construction c’est précisément construire du sens, construire incessamment du sens, dans une quête incessante de sens. C’est précisément ça le libéralisme proposé par Nietsche et si bien analysé dans les premiers chapitre de son ouvrage sur le libéralisme par Marcel Gauchet.

Autrefois, le sens nous était donné par les grandes religions (j’exclus l’islam qui n’est pas une religion mais un remake de la Bible, un simple copié/collé mortifère, rigide et meurtrier qui n’a rien à faire avec les religions). Mais nous avons toujours besoin de fonder la justice, le droit, le bien, le mal. Nous ne pouvons nous passer d’une métaphysique. Dieu a beau être mort, il renaît sans cesse de ses cendres. Dieu existe parce qu’il n’existe pas. Tel est le paradoxe qui fait de nous des hommes.

Jacques Barozzi dit: à

« très fatiguant »

Surtout pour les enfants !
Mon père aimait une femme qui n’aimait qu’elle-même, tandis que leurs enfants les adoraient tous les deux…

rose dit: à

les solutions aux problèmes viennent peut-être quand on est à même/capable de les mettre en pratique/les appliquer. Sinon, horizon bouché.
Et lourd.

Jacques Barozzi dit: à

« les faisant grimacer, jouer les uns contre les autres dans un grand carnaval macabre. »

Pour les grimaces, vous n’êtes pas mauvais non plus !

rose dit: à

>jacques B. je vois

pas génial d’être mère courage et très fatiguant.
Avoir un père tailleur de pierre ce n’est pas commun

rose dit: à

>renato je ne désespère pas

rose dit: à

ouaip vous relis vous relis « c barbant ces familles » c vrai ; y’a déjà la sienne si en + faut s’en inventer d’autres, on sortira plus jamais de l’auberge.

Bises

Jacques Barozzi dit: à

Donnez-vous toujours des images d’épinal à vos bons élèves, ML ?

La mauvaise langue dit: à

Non, bien sûr CP. Ce qui montre en passant tout simplement que vous caricaturez ma façon de penser. Est-ce de bonne guerre ? Non, parce qu’elle affaiblit la vôtre évidemment.

Il est bien évident que l’athéisme de Gombrowicz n’est pas ma tasse de thé. Mais ce n’est pas sur le fait de croire ou pas que porte ma critique, vous le savez fort bien. C’est sur ce qu’il s’ensuit et qui porte le nom aujourd’hui de postmodernisme.

Le culte de la jeunesse s’est transformé en cuculisation des jeunes, à leur exploitation éhontée par le fric, par l’idéologie libérale qui est tout à fait dans la droite ligne de la destruction des grands récits fondamentaux opérés par la génération de Gombrowicz suite à la mort de Dieu, qui rendent possible le fascisme qu’on voit monter aujourd’hui en Europe et que Shmuel Trigano analyse dans l’un de ses derniers ouvrages. Ce sont Gombrowicz et sa famille de pensée qui ont posé lesd jalons de cette catastrophe : la « gueule » à la place du visage ; la cuculisation de la jeunesse dont on voit aujourd’hui les ravages ; le culte des « jeunes » dont on voit aussi les ravages. Ce sont les responsables de toutes ces impasses de notre monde mondialisé telle que s’opère en ce moment la mondialisation avec la déculturation si puissamment dénoncée par Richard Millet. Je suis du côté de Richard Millet et contre la génération de Gombrowicz. Je suis contre le fascisme vert et pour la défense d’Israël ; je suis contre l’islam, contre l’axe Euro-arabe qui est en train d’implanter en Europe la destruction de l’Europe et de ses fondemants dans les grands récits que le postmodernisme a détruit. On le voit à l’œuvre dans tout le discours tenu sur Israël par l’Europe, dont ici un JB est l’expression typique. Que JB soit juif ne fait que montrer la présence du loup à l’intérieur même de la bergerie et la faiblesse de nos défenses face à cette nouvelle forme de fascisme qui nous guette. Tout cela est en germe chez Gombrowicz par sa destruction grandguignolesque de nos grands récits fondamentaux qu’il tourne en dérision, les faisant grimacer, jouer les uns contre les autres dans un grand carnaval macabre. Il est l’expression même de notre effroi devant le mal qui est devant nous, mais il n’est pas notre avenir en ce sens qu’il ne montre aucun chemin pour nous sortir de cette immondice qu’il nous montre. Alors certes, ne pas croire en Dieu n’est pas vivre dans un égoût, mais le monde qu’il nous décrit est un immonde.

Jacques Barozzi dit: à

Oui, rose, pour nous cette caisse était devenue tout à fait inutile.
Non, la mort de mon père fut pour ma mère une véritable résurrection : sa folie se calma soudainement et elle s’incarna superbement dans un rôle à sa convenance : celui de mère courage !

renato dit: à

« … g pas encore compris comment »

C’est justement le problème…

Jacques Barozzi dit: à

Tu sais, JC, aujourd’hui j’ai vécu plus longtemps à Paris qu’à Cannes.
Que suis-je désormais ?
Mais il est vrai que les années d’enfance sont les plus marquantes : indélébile empreinte !

rose dit: à

ouaip à lire c joli harmoniser (renato)
mais aider l’autre à le faire sans interférer sur sa vie, g pas encore compris comment

rose dit: à

>Jacques B.
alors qu’un bon ouvrier a de bons outils.
Elle a pu nourrir ses trois petits comme ça mais combien de temps ?.
Je voudrai juste vous dire que c’est une terrible injustice pour une femme que d’avoir à élever des enfants que l’on n’a pas fait seule. Mais que je sais aussi, depuis récemment, que la réciproque est vraie et que pour un père, élever seul des enfants qu’il n’a pas choisi de faire seul c’est aussi injuste. (d’ailleurs c’est sans doute la raison qui fait qu’il ne sait pas parler sans aboyer, et que son fils ne sait pas cesser de parler : s’ils stoppent, ils s’écroulent).

Nous -ma sœur- avons récupéré la caisse à outils de mon grand-père, mais nul n’en fait rien.
Celui qui a acheté la caisse de votre père, tant il en a sculpté de bien belles choses, si ça se trouve.

renato dit: à

Harmoniser : « rapprocher les uns et les autres de leur plus haut niveau personnel »…

croire? dit: à

Hier au soir, que de miettes de pensées, l’ outil qui « forge » la pensée, allez voir la médiologie de régis Debray…
Pour la question du  » qu’est-ce que croire? », Pascal Engel est précis et précieux dans ses analyses philosophiques jusqu’à une critique implicite des postmodernismes par Julien Benda interposé – ce qui va plaire certainement à notre LML –
http://www.espacestemps.net/articles/les-intellectuels-francais-ont-ils-perdu-la-raison/

Et ici encore, Lml, un sous Benda des blogs?

Antoine Compagnon, Pascal Engel et Louis Pinto..
http://www.youtube.com/watch?v=FLRjPEqH1bY

JC dit: à

« Récupération malhonnète !!! »

Elle est bonne celle là ! Je ne vois pas pourquoi tu en aurais l’exclusivité, mauvais bougre cannois
(les Cannois, c’est comme les Crétois… en pire !)

rose dit: à

>renato bonjour
harmoniser parfois y’a pas besoin :
écrit 12, oral 12
écrit 16 oral 16
écrit 7 oral 7

Et hop.

Les plus sévères harmonisent plus que les plus souples qui harmonisent en étant souples.
Hé hé, belle paresse me prend.

rose dit: à

Trommelfeuer : le jardin de son grand-père à lui (pas le leur, le sien : son grand-père)

Jacques Barozzi dit: à

Quand ma mère se retrouva soudainement veuve, avec trois petits enfants à charge, la première chose qu’elle fit fut de vendre la caisse à outils de mon père, rose…

rose dit: à

>u.
Ducasse à la bastide a un petit jardin d’herbes : à la fin du repas un t’emmène voir le thym le romarin la ciboulette le persil et l’estragon.

Ce n’est pas une galéjade.
Les estrangers regardent cela émerveillés.
Jany Gleize fait pareil (ce ne sont pas eux qui font les visites car ils sont derrière leurs casseroles) mais lui c’est le jardin d eleur grand-père. Jany Gleize cuisine les hémérocalles au vinaigre. Confites si tu préfères.

John Brown dit: à

« Cosmos » de Gommbrowicz réaffirme ce que « la Nausée » de Sartre décrivait: la déroute du sens. C’est le meilleur de l’existentialisme, son côté irrémédiable. Le rêve gombrowiczien d’une ‘église interhumaine me paraît la resucée des pénibles (pour lui et pour nous) efforts sartriens pour réconcilier l’existentialisme et l’humanisme. Cela ne m’étonne pas que les Nobel aient un instant songé à Gombrowicz. L’humanisme, même moisi (comme dirait l’autre) a plus d’un tour dans son sac.

rose dit: à

>u; Oui Hamon a épousé sa fille.

Jacques Barozzi dit: à

« Je vois que nous sommes d’accord ! »

Récupération malhonnète !!!

rose dit: à

il est beau ce portrait du père tailleur de pierre
de marbre de carrare

rose dit: à

>mais qui es-tu ? Qui ?

j’ai quitté le blog rouvert le livre rouvert le blog pour te recopier cela.

[…]Au lieu d’un professeur stipendié, c’est un guide divin de la vie que l’on se donne : la raison. Et pour ceux qui la pratiquent, c’est à dépendre d’elle que consiste la liberté, car seuls pour avoir appris à vouloir ce qu’il faut, les hommes vivent comme ils veulent. […]in Plutarque comment écouter
6 en exposant à veulent : note 6
écrite par Pierre Maréchaux qui a traduit du grec
Selon les stoïciens seule importe la raison, car elle seule peut juger de ce qui est bon pour l’individu : ce qui est bon est qu’il ne soit pas aliéné à des forces étrangères. Aux yeux de Plutarque comme de Sénèque l’essentiel est d’assurer son indépendance. Or le moyen et la source de l’autonomie, c’est la souveraineté de la conscience, le gouvernement par une conscience raisonnable. Face à un danger, face à l’appel des pulsions, l’individu n’a qu’à s’enfermer dans la forteresse de sa gouverne (
hegemonikon) ; il en sort avec un laisser-passer de sa raison pour cueillir quelques sages plaisirs.

> ci-dessus c pour toi qui es et je ne sais pas qui tu es.

JC dit: à

U,
Normal ! Brown, dans ses courses, se dope aux amphétamignonnes …

Jacques Barozzi dit: à

J’aurais dû l’écouter et apprendre le métier de mon père : tailleur de pierres.
Hélas, il était déjà mort lorsque je suis entré en 6e !

« Un jeudi, jour où nous n’avions pas école, ma mère me chargea de porter son déjeuner à mon père sur son lieu de travail. Habituellement, il l’emmenait lui-même le matin. Mais ce jour-là, elle n’avait pas pu le préparer à temps. Elle remplit la musette d’un ragoût de veau, qui finissait de mijoter sur la gazinière, la mit dans un panier en osier, y ajouta un demi pain, un litre de vin rouge et un gros morceau de parmesan. Le tout enveloppé dans une serviette à carreaux rouges et blancs.
Ainsi lesté, je partis en direction de la pinède où mon père avait son atelier, à la jonction des quartiers de la Blanchisserie et de la Ponchude, qui alors n’étaient pas lotis comme aujourd’hui.
Au bout d’un chemin, à mi colline, à l’extérieur d’un hangar en tôle, je le vis qui s’acharnait au marteau et au burin, l’air concentré, contre un énorme bloc de marbre blanc. Il était entièrement recouvert de poudre de pierre miroitante, de la tête aux pieds, et avec ses pantalons et sa chemise clairs et amples, il semblait un Pierrot lunaire.
Craintivement, je lui touchai l’avant-bras*. Il sursauta, surpris, puis me voyant, il m’offrit un large sourire, me déchargeant de mon panier.
Il partagea avec moi son repas, me régala de figues fraîches et de pignons qu’il servit avec le café.
Il me parla de son travail de tailleur de pierres marbrier, jusqu’à m’initier, massette et ciseau en mains, aux rudiments de son métier. Tandis qu’accompagnant mes gestes malhabiles, il me tenait étroitement serré, je sentis l’odeur acide de sa transpiration mêlée au parfum suave de la résine des pins parasols, qui de toutes parts nous enveloppaient.
L’après-midi passa. Quand il jugea qu’il avait fait sa journée, mon père alla se rincer et se changer. Il ressortit tout neuf du hangar, les cheveux noirs, luisants et peignés, puis il me conduisit à l’auberge que tenait son ami Apo Lazaridès, l’ancien champion cycliste.
Là, mon père commença une partie de poker avec ses amis. On me servit un panaché très blanc, avec juste un fond de bière, qui très vite m’enivra. J’étais béatement assoupi, quand je fus tiré de mes rêveries par un joueur, qui m’apostropha : « Oh ! Petit Barozzi, ton père gagne. Tu payes la tournée ? » Inquiet soudain de l’heure, je fis comprendre à mon père qu’il était temps de rentrer. »

*Il était sourd et muet.

u. dit: à

Dans la course entre Mézigue et Brown, Brown marque en général des points.

JC dit: à

« Oui, JC, vive le ghetto à l’école et même à la crêche ! »

Je vois que nous sommes d’accord ! Un individu raisonnable ne peut pas voir autrement les choses : le collège unique est une hypocrisie misérable, un assassinat républicain !

L’instruction publique doit s’adapter à l’élève. On ne peut que constater la disparité des enfants, pourquoi faire semblant et les ghettoïser, les éliminer de nuit dans les écoles-dépotoirs de banlieues où les meilleurs profs se gardent bien d’aller ?

Ne vaut il pas mieux admettre la diversité, l’inégalité, innée et acquise culturellement, en essayant de rapprocher les uns et les autres de leur plus haut niveau personnel, lequel n’est forcément pas le même !

u. dit: à

Alain Ducasse chef cuistot

En fait, ils étaient deux.
L’autre est Hamon (un breton).

Jacques Barozzi dit: à

La solution contre l’échec du collège unique ?

Elle passe par la revalorisation du travail manuel et de l’apprentissage.
Je me souviens de mon professeur de français, en 6e, à Carnot (Cannes) qui conseillait déjà à la plupart des élèves de la classe de faire de la mécanique…

John Brown dit: à

« Cosmos »,de Gombrowicz : toute imposition de sens est une opération cosmétique, dans les deux sens du terme. C’est le secret du succès des religions. C’st pourquoiaussi la littérature et l’a (rédigé par mézigue)

Merdre ! un post dont j’estions si gondand !

« Cosmos »,de Gombrowicz : toute imposition de sens est une opération cosmétique, dans les deux sens du terme. C’est le secret du succès des religions. C’st pourquoi aussi la littérature et l’art nous fascinent. »

Eh ben, voilà qui va mieux.

rose dit: à

une autre allemande mariée à un français qui pensait qu’il ne comprenait rien à l’allemand et à l’Allemagne
Kafka écrivait en allemand et ne pouvait qu’écrire en allemand, ou bien n’écrire qu’en allemand.
mystère des langues

renato dit: à

« C’est un échec. »

Évidemment,u, il aurait fallu harmoniser, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Jacques Barozzi dit: à

J’ai écrit « le dernier en date », beiniette, outre l’écriture vous semblez avoir du mal à la lecture ?

John Brown dit: à

« Cosmos »,de Gombrowicz : toute imposition de sens est une opération cosmétique, dans les deux sens du terme. C’est le secret du succès des religions. C’st pourquoiaussi la littérature et l’a

rose dit: à

>Will normal,
les cœurs simples

rose dit: à

Alain Ducasse chef cuistot
Filets de canette rôtis, sauce bigarade et pommes Maxim’s
Ingrédients :
– 4 filets de canette de 180 g chacun
– 7 oranges
– 1 étoile de badiane
– 3 cl de vinaigre de vin blanc
– 500 g de manchons de canard
– 2 échalotes
– 5 cl d’huile d’olive
– 2 oranges
– 150 g de beurre
– 8 gousses d’ail
– 15 grains de poivre noir
– 5 branches de thym
– 1,5 l de fond blanc de volaille
– 4 grosses pommes de terre agria
– 25 g de beurre clarifié
– Sel, poivre

Pour la sauce bigarade
– 50 g de sucre
– 2 oranges
– 20 g d’eau
– 1 dl de vinaigre de vin
– 20 cl de jus de canard

Préparation
1. Pelez 4 oranges à vif et prélevez les suprêmes en passant un petit couteau entre la peau et la pulpe. À l’aide d’un économe, prélevez le zeste de 1 orange, puis pressez-la pour récupérer le jus. Taillez le zeste en fine julienne. Pressez 2 oranges et récupérez leur jus pour la sauce bigarade.

2. Parez les magrets de canard pour qu’ils aient une jolie forme, ôtez l’excédent de graisse, et dénervez-les. Quadrillez la peau à l’aide d’un couteau.

3. Concassez les manchons de canard et taillez les échalotes en biseau.

4. Faites chauffer un filet d’huile d’olive dans une cocotte. Ajoutez les manchons et faites-les revenir jusqu’à ce qu’ils soient bien colorés. Ajoutez le beurre, les gousses d’ail claquées, le poivre et le thym. Baissez le feu et laissez cuire 10 min.
Dégraissez la cocotte à l’aide d’une passoire. Remettez le contenu dégraissé avec la moitié du gras égoutté. Déglacez les sucs de la cocotte avec 12 cl de fond blanc.
Faites réduire une première fois, ajoutez 25 cl de fond blanc, puis faites réduire de nouveau.Versez du fond blanc à hauteur, puis faites cuire à feu doux 1 h 30 en écumant régulièrement.

5. Au terme de la cuisson, versez le contenu de la cocotte dans une grande passoire et laissez égoutter 5 min. Passez le jus au chinois étamine. Versez le jus dans une casserole, puis laissez réduire jusqu’à obtenir une consistance sirupeuse.

6. Lavez et épluchez les pommes de terre, donnez-leur une jolie forme arrondie, puis taillez-les à la mandoline dans le sens de la longueur en lamelles de 3 mm d’épaisseur.

7. Badigeonnez une feuille de papier cuisson de beurre clarifié sur une plaque allant au four. Disposez-y les lamelles de pommes de terre en les laissant se chevaucher. Badigeonnez-les de beurre clarifié. Salez et poivrez.

8. Recouvrez-les d’une deuxième feuille de papier cuisson et placez une autre plaque par-dessus. Faites cuire 1 h à 160 °C (th. 5-6). Retirez la plaque du dessus, puis laissez dorer 30 min.

9. Faites confire le zeste pendant 1 h dans le jus de 1 orange, la badiane et le vinaigre jusqu’à réduction. Réservez.

10. La sauce bigarade. Faites un caramel blond avec l’eau et le sucre, puis déglacez avec le vinaigre et ajoutez le jus des 2 oranges. Faites réduire de moitié, puis versez-y le jus de canard. Laissez réduire jusqu’à consistance nappante.

11. Cuisson des filets de canette. Salez et déposez les filets à froid dans une poêle, côté peau. Faites fondre le gras pendant 3 min, jusqu’à ce qu’il soit doré. Montez le feu, retournez-les puis arrosez-les du gras de cuisson. Laissez cuire 5 à 8 min selon vos préférences de cuisson, puis laissez reposer sur une grille au moins 5 min. Récupérez la poêle, dégraissez et faites-y tiédir les suprêmes d’orange avec 1 c. à s. de jus de canard.

Finition et dressage : réchauffez les magrets au four 2 min à 180 °C (th. 6). Tranchez-les en deux dans le sens de la longueur. Salez et poivrez. Disposez 5 segments par assiette, un petit dôme de zeste confit, puis versez avec de la sauce bigarade autour. Ajoutez un peu de jus du zeste confit. Servez les pommes Maxim’s à part.

Le conseil du chef : Faites rôtir les filets de canard très rosés juste avant de passer à table. Laissez-les reposer sur une grille sous un papier alu pour que la cuisson soit homogène et que la viande se détende.

Le conseil du sommelier : Un côtes de Bourg, rouge de Bordeaux, ou un Chaudière-Appalaches, rouge du Rhône

Merci à l’École Ducasse (Paris)
La femme perchée sur la table de travail, regarde l’homme faire.

Will dit: à

Tu poses un cliché et christiane aime beaucoup.

christiane dit: à

rose – 7 juillet 2013 à 9 h 21 min
J’aime beaucoup le passage de l’oiseau.

renato dit: à

Moi, Jacques, je suis libertarien, j’estime donc que l’État ne devrait répondre que de la défense et de la justice (et Police), et ne pas s’immiscer dans les questions d’éducation et de culture ; mais puisque « le cose stanno così », il serait opportun que le personnel de service soit à la hauteur de la situation, ou alors c’est une escroquerie.

sirius dit: à

Je note qu’aucun n’apporte le moindre argument en faveur de l’éducation unique pour tous, dont l’échec est pourtant archi démontré, ne serait-ce que par les stratégies utilisées par d’innombrables parents pour essayer d’échapper au système.

Rétablissons l’examen d’entrée en 6ième! (non je n’exagère pas).

beiniette dit: à

Le communisme, dernier avatar
avatar , c’est sur qu’on peut le dire ainsi:le dernier ? quil’a dit ? la souris … celle qui fait de la dentelle: pour Chanel? mais pas dans la dentelle ….

u. dit: à

« Le collège unique »?
Il faut laisser en parler ceux qui l’ont pratiqué après y avoir cru.

C’est un échec.

Jacques Barozzi dit: à

Oui, JC, vive le ghetto à l’école et même à la crêche !

John Brown dit: à

L’éperdue mise en mots du réel est une fuite éperdue devant l’absence absolue de mots, le silence que rien ne saurait apprivoiser. La culture est le Divertissement pascalien par excellence (ce qui nous détourne de). Mais nous de disposons plus du recours pascalien. Nous réfugier dans l’inanité du babillage religieux ne saurait constituer qu’une trompeuse sédation. Le non-sens est sans recours. (rédigé par mézigue)

Pour en revenir une fois de plus à Gombrowicz (on en revient toujours à Gombrowicz), « Cosmos » est la description poussée jusqu’à l’absurde, parodique, de cette quête éperdue, obsessionnelle du sens où la confrontation avec l’existence jette les humains. Les personnages de « Cosmos » mettent des signes et du sens partout, dans une lézarde au plafond, dans la position d’une main sur le rebord d’une table : dérisoires Hercules Poirots de l’énigme du monde.

Jacques Barozzi dit: à

« Vérification expérimentale de l’imbécillité du collège unique!!!! »

Une singulière façon d’accéder à l’universel, renato !

JC dit: à

« Et pourquoi pas le retour des premières classes dans le métro ou le tramway, Sirius ! »

Dans les aéronefs, la Mélenche révoltée elle-même voyage en Classe Affaire, alors … rien de choquant.

Et E.N. ferait bien de ne pas nier la réalité des niveaux, en diversifiant son enseignement en l’adaptant aux populations qu’elle a la charge d’instruire.

Jacques Barozzi dit: à

Le communisme, dernier avatar en date du christianisme, renato ?

renato dit: à

« Vérification expérimentale de l’imbécillité du collège unique!!!! »

Ils diraient n’importe quoi afin de cacher leur incompétence.

renato dit: à

« Le Vatican, combien de divisions ? »

La boutade est bonne, mais c’est l’U.R.S.S. qui s’est disloquée…

John Brown dit: à

JB, sans vous offenser, je ne crois pas que vous ayez compris quoi que ce soit à ce que j’ai essayé de vous expliquer de nos représentations. Tant pis. (rédigé par LML)

J’ai très bien compris mais nous ne parlions pas de la même chose. Malentendu. Me ferai-je mieux comprendre en disant que tente de penser le réel (la naissance, la mort, notre rapport au monde naturel, à notre propre corps, aux autres etc.), tenter de le mettre en mots, dans tous les discours de la culture, y compris le discours scientifique, ce n’est pas se rapprocher le moins du monde du réel, c’est au contraire s’en détourner. L’éperdue mise en mots du réel est une fuite éperdue devant l’absence absolue de mots, le silence que rien ne saurait apprivoiser. La culture est le Divertissement pascalien par excellence (ce qui nous détourne de). Mais nous de disposons plus du recours pascalien. Nous réfugier dans l’inanité du babillage religieux ne saurait constituer qu’une trompeuse sédation. Le non-sens est sans recours. A propos de sédation, pourquoi la réserver aux vieillards agonisants ? Vive la sédation néonatale ! On imagine un Montaigne contemporain se faisant réveiller au milieu de la nuit pour mieux jouir des délices du sommeil : mon dieu quelle horreur ! Vite, rendormez-moi !

Jacques Barozzi dit: à

« Vérification expérimentale de l’imbécillité du collège unique!!!! »

L’école à deux vitesses, comme la médecine ?
Et pourquoi pas le retour des premières classes dans le métro ou le tramway, Sirius !

JC dit: à

« Et une femme dans sa cuisine, sans doute ! »

A ce propos, mon cher Barozzi, vous n’ignorez pas ce slogan, digne des sublimes créations des conseillers en com., du type : « Avec X, tout est possible » ou « Le changement, c’est maintenant ! »

On a pu entendre dans le milieu maritime, cette réflexion puissante :
« Un marin sans couteau, c’est comme une femme sans con ! »

J’ai honte d’appartenir à cette confrérie située entre les vivants et les morts… alors, je travaille : je prend des cours de féminisme auprès d’une splendide scandinave à la lèvre supérieure, blonde et délicatement duveteuse.

Jacques Barozzi dit: à

300 euros la nuit, c’est donné, rose !

Jacques Barozzi dit: à

« Hier soir, j’ai essayé d’argumenter raisonnablement avec notre ami Mauvaise langue.
Soyons franc, ce n’est pas une très bonne idée. »

La caresse est la pire des violences pour le masochiste, u. serait-il pervers ?

rose dit: à

Bon dimanche

rose dit: à

> moi je suis témoin, j’ai vu j’ai lu j’ai relu que un -mais qui ?- essaie férocement de sortir de l’agression alors que ML non. Mais c’est comme si ce un était aspiré bien malgré lui par l’agression adverse qui est toujours sous la ceinture et avilissante. Style trou du cul.

Quand je lis ML et que je constate, je dis il affirme ainsi qu’il est seul. Mais aussi, rarement, mais vous le dites ML, cela recouvre une intensité de souffrance.
Et j’estime cette manière que vous avez de vouloir guérir des silences de votre père.

Vous qui essayez de ne pas être emporté dans le maelström de ML vous êtres grandement estimable. En terme de tempête, pour ne pas être emporté, ou bien il faut se terrer, ou bien il faut s’éloigner. Les dégâts collatéraux d’une tempête sont toujours énormes. Et préjudiciables.

Et puis chacun est responsable de ses actes, pas de celui de son voisin ( ni de son chien rose, même si ton cœur est en lambeaux ce jour).

J’admire beaucoup celui qui tente de s’extirper du maelström. Parce qu’il fait acte d’humanité.

Il me semble que c’est un travail.

Jacques Barozzi dit: à

Le point de vue de Sirius se situerait-il dans son pantalon ?
Beuve-Mery peut aller se rhabiller, le Monde est mort !

Jacques Barozzi dit: à

« Une branche pour un oiseau c’est comme un port pour un voilier. »

Et une femme dans sa cuisine, sans doute !

rose dit: à

je vais être là, mais sortir. Aller à Arles et Avignon. Lire.

merci sirius

je ne crois pas que la synergie passe par convaincre l’autre : JC, je ne tente pas de vous convaincre, loin de là. Je crois qu’elle consiste à allier des forces. On peut estimer quelqu’un qui ne pense pas pareil que soi et ne pas l’exclure parce qu’il ne pense pas pareil ; je vois les choses comme ça. Si les forces sont contradictoires, on arrive à une résultante. Ou à changer de direction, sans renoncer à ses idéaux. Il me semble que c’est un travail.

u. dit: à

« les arbres sont fous d’oiseaux. Le ciel est haut, tout de transparences bleues. » (christiane)

J’ai écouté, j’ai regardé.
Mais oui.

Je fais mon autocritique.

Hier soir, j’ai essayé d’argumenter raisonnablement avec notre ami Mauvaise langue.
Soyons franc, ce n’est pas une très bonne idée.

Je lirai malgré tout ses posts, car il lui arrive de réfléchir et de ressentir, dans son coin, et je reste persuadé que malgré sa propension à l’insulte (le fameux « antisémite ») il est probablement un très brave homme.

Tschüss, ML!

Jacques Barozzi dit: à

Les ghettos de la pensée.
Les murs étant tombés, ceux qui y étaient enfermés s’empressent de les relever.
L’esclavage est plus doux que la liberté, disait le poète !
En Egypte, les femmes voilées manifestent un Coran à la main.
Sur la RDL, au prétexte d’un postmodernisme foireux, on invoque Dieu, mais lequel ? Celui du père Alba ou de la mère rose ?
Dieu que la guerre est jolie !
Le Vatican, combien de divisions ?

rose dit: à

enfin c’est ridicule mais tant pis, sursum corda je crois quant à moi que ce sont les oiseaux qui sont fous des arbres. Parce qu’on dit un oiseau sur la branche.
Comme un ‘ti toiseau sur la branche.

Il se pose.
Escale.
Une branche pour un oiseau c’est comme un port pour un voilier.

beiniette dit: à

et Rose épousa J.C. qui épousa *** qui épousa une charade à résonance de mietteleuropa
et ils eurent beaucoup de rondins ( de bar)

sirius dit: à

« La moitié de la classe constituée d’excellents élèves abattait dix fois plus de travail et on approfondissait considérablement l’analyse des textes avec elle, tandis que l’autre moitié allait à la vitesse d’un escargot. Mais comme ces élèves-là n’avaient pas l’humiliation de voir que d’autres comprenaient tout alors qu’eux ne comprenaient pas grand-chose, les tensions dans la classe ont diminué, »

Vérification expérimentale de l’imbécillité du collège unique!!!! Les bons n’y peuvent exprimer leur talent et les mauvais pourissent la vie des premiers.

Le retour de Rose est la meilleure nouvelle de la journée. Chère Rose (soupir).

renato dit: à

« La foi et la raison poursuivent le même but, mais si la raison est en contradiction avec la foi, elle doit lui céder. »

Cela pouvait marcher vers la moitié du XIIIe siècle, mais aujourd’hui… enfin… faut pas rigoler… ni rêver, d’ailleurs…

rose dit: à

Hier, j’y songeais JC.
Oui.
Faudrait que nous ayions été/ fussions avoir été face à face. Cela ne fut pas.

Je pense que chez Dieu nous aurons plus de chance.
J’y crois.

beiniette dit: à

Celle là, c’est la meilleure !
et on ne se demande quel sera le pire ? c’est donc que c’est P.Assouline avec ses billets parce qu’il y a un « journal d’un dompteur de chaises « Ileana Surducan »

rose dit: à

>christiane
Arles rétrospective photographies de Sergio Larrain Etchenique (avec tilde sur le n).
Est entré à Magnum grâce à Cartier-Bresson vers 1960. Dix ans après choisit le renoncement et le désert la solitude, la méditation. Ne reçoit plus personne chez lui ou hyper rarement.
Un jour, peu de temps avant sa mort (quand t’as besoin de ranger et de demander pardon) il reçoit Rodrigo Gomez Rovira ds une seconde maison (en ville ?) :
[…] On s’est assis sur le sol de sa salle de méditation. Un oiseau est entré par la fenêtre, il a tourné deux fois au-dessus de nos têtes avant de repartir tranquillement. C’était une scène incroyable, sortie d’une page d’un roman du réalisme magique.
Télérama 3312 article écrit par Luc Desbenoit.

JC dit: à

Rose, ce serait plus intelligent de m’épouser que de croire en dieu ! C’est vous dire si …

rose dit: à

>JC bonjour
ce n’est pas prendre une décision  » je vais t’épouser » versus « je vais croire en dieu ».
Ben non.
Ce serait trop simple.
T’es pas là le matin, un jour tu te rases, tu te dis tiens aujourd’hui je vais croire en dieu. C’est pas non plus (hier une copine voulait que je change de syndicat là illico plof, j’y ai dit non) là j’ai pas de solution à ça je vais croire en dieu plop j’aurai la solution. Non.
C’est de l’ordre de l’inexplicable.
Personne n’empêche personne de ne pas croire. Ni de croire. Si on perd notre libre-arbitre, on perd tout.
Déjà se poser la question c’est bien.
Après t’as pas la réponse, c’est mieux. Comme ça tu cherches dans les bouquins.
Tu l’as toujours pas cela t’accompagne. Et tu cherches toujours.
Besoin de se pacifier cela vient pour moi avec vieillir, très clairement.

Bloom dit: à

Shitstrom, the shit has hit the fan. All spattered with the brown thing.

rose dit: à

>bonjour u.
« Mais Armand Abecassis montre aussi très bien qu’il n’y a d’universel qu’incarné dans le singulier et que tout autre forme d’universel n’est qu’un faux universel. »
On peut prendre le pain comme métaphore et le blé. On ne divise pas en descendant de l’universel au singulier mais on monte en multipliant du singulier vers l’universel ; c’est là que la doxa naît quand la juxtaposition des singuliers ne va pas vers l’universel qui serait attendu parce que nombre de choses ne sont pas prévisibles.
Parce que je crois que pour que l’universel le soit, il faut qu’il fasse nombre ; sinon c’est un singulier.

JC dit: à

« D’où vient qu’on a des certitudes ? »

Homéostasie…

JC dit: à

« ne pas croire en dieu c’est refuser l’inexplicable. »

Celle là, c’est la meilleure !

Foutrecul ! Croire en dieu ? Mais c’est apporter une mauvaise réponse, une explication sans valeur, à une légitime question …

beiniette dit: à

evitez de répondre comme mauvaise langue , à celui qui s’accroche à vous sur un blog, parce qu’il s’est défroqué et montre toute l’inanité de son Qhihihi surtout si vous pensez que sa question a été abordée :
 » genre totalitaire – expression qui entend suggérer à la fois que le totalitarisme est une catégorie à part – un genre – et qu’il gît en chacun : le genre totalitaire a été celui de toute vie quand, dans la prime enfance, cette vie que nous avons aimée pourvoyait à nos besoins et tolérait que nous hallucinions nos désirs. Comment un idéal infantile devient-il une idéologie ? D’où vient qu’on a des certitudes ?
http://penser-rever.com/

rose dit: à

enfin, croire ou ne pas croire, chacun est libre, pensé-je. Dieu merci.

rose dit: à

ne pas croire en dieu c’est refuser l’inexplicable.

Où alors, le rangez-vous, l’inexplicable ?

ne pas croire en dieu c’est aussi se croire très fort et parfois, le pire, se prendre pour dieu.

si on se sait très faible ou fragile et que l’on ne croit pas en dieu et que l’on a des explications à l’inexplicable alors, on est très fort.

je n’en suis pas : alors, je crois en dieu. Peut-être et même sans doute à cause de cette formulation incantatoire très bête le Père tout-puissant.

C’est dimanche. Lu sur les oiseaux ce matin, je recherche l’article – pas loin- pour vous christiane.

beiniette dit: à

excuse j’ai oublié les guillemets à 7 juillet 2013 à 8 h 43 min

beiniette dit: à

douteux ressassement
il y a deux façons de traiter les éclairs
les écrire au rouleau à patisserie
les écrire au rouleau compr- et- ta soeur

rose dit: à

inane : sans valeur sans intérêt vide
insane : en parlant d’une personne : qui a perdu son bon sens, fou
en parlant des idées ou des sentiments : qui est contraire au bon sens à la raison
atilf, définitions

beiniette dit: à

Freud (en 1923) a paraphrasé la déclaration de Napoléon à Goethe, « La politique, c’est le destin », en un « L’anatomie, c’est le destin ». N’est-il pas ironique, pour revenir à la loi, qu’aujourd’hui, la politique soit (presque) l’anatomie ?

JC dit: à

Passou,
Il me vient une idée. Peut-être bonne, qui sait ?!

Pourriez-vous activer deux heures par jour, sur votre blog, le logiciel « Amour, Paix et Bonté » développé par la compagnie internationale BlueSky, une start-up prometteuse ? Ce logiciel est un traducteur automatique de phrases, élaboré et bienfaisant.

Exemples.
Un blogonaute malfaisant écrit une saleté politique :
« La mère Taubira est le pire ministre de la Justice que nous ayons vu ! Hollande, un pitre ! »
Le logiciel d’Amour traduira :
« L’aimable Taubira est pleine de dévouement au service d’un Président représentatif du pays ! »

Un commentateur en attaque un autre :
« JC est un vrai con aux idées connes ! »
Traduction immédiate
« Le sympathique JC doit pouvoir améliorer ses jugements »

Un juif attaque un musulman :
« Les arabes sont tous stupides d’accorder du prix à un dieu qui parle par le truchement d’un chamelier agressif pédophile ! »
Mise au point du logiciel qui traduit :
« Allah est grand ! Muhammad est son prophète ! Son épouse est mûre pour son âge »

Tout le monde serait content de ces paroles reformulés, au moins durant une heure ou deux. Puis les échanges redeviendraient normaux, c’est à dire anormaux…

Qu’en pensez-vous ?

renato dit: à

« Lecture et écriture ralentissent le développement de démence sénile »

C’est vrai, et cela se sait depuis longtemps déjà, mais vous vous êtes prise avec beaucoup de retard… avec les conséquences que chacun peut élaborer en lisant vos commentaires… bon, c’est vrai que si on les prend comme moments comiques ils passent mieux…

beiniette dit: à

JC dit: 7 juillet 2013 à 8 h 15 min
c’est peut-être vous qui rêvez?
qui vous assure qu’il n’y a plus qu’une miette de rêve dans un t
« Et si exercer son cerveau régulièrement, avec des exercices mentaux, pouvait avoir une influence sur le déclin cognitif ? L’évidence même, pourrait-on croire, mais que la revue Neurology vient de démontrer avec la publication d’une étude de chercheurs. Selon eux, la lecture et l’écriture pratiquée durant sa vie ont effectivement une incidence sur le ramollissement de cerveau. »http://www.actualitte.com/societe/lecture-et-ecriture-ralentissent-le-developpement-de-demence-senile-43677.htm

renato dit: à

Calmez-vous beiniette ! vous n’êtes pas à la hauteur de vos espérances, certes, et cela se voit, mais les autres n’y sont pour rien…

JC dit: à

beiniette, rêver ? Vous rêvez !!!

beiniette dit: à

peser, rêver est-il inane ou in , espèce d’ânes?

christiane dit: à

Michel, Michel,
les arbres sont fous d’oiseaux. Le ciel est haut, tout de transparences bleues. Et les nuits, on voit presque les étoiles. Soyez qui vous voulez. Venez d’où vous voulez. Aimez et détestez vos livres, et les amis-ennemis, ici. Ecrivez. Mais n’oubliez pas la sérénité. Trop de batailles ça fait du noir , de la colère, de l’exaspération. Mais ce sont ces défis qui veulent cela…
Jacques a raison, vous êtes un hôte de joie , ici, même si parfois, vos « petits chéris » vous tapent sur les nerfs et l’inverse est vrai… !
Allez, une grande respiration et allez vous balader, ici ou ailleurs. On ne vit qu’une fois, profitez-en…
amitié

beiniette dit: à

rêves postprandiauX

xlew.m dit: à

La religion de l’amour du bon pain, renato. Et c’est à un américain, mister Kaplan (celui d’Hitchcock ?), que la France doit de connaître encore aujourd’hui de longues queues de fidèles piétinant devant les boulangeries, ces églises du bon goût (au sens premier), le dimanche matin. C’est grâce à lui que nous Français pensons toujours l’éloquente question du pain.

JC dit: à

Parmi les pensées « inanes », certaines sont plus inanes que d’autres …
(ne croyant ni en dieux ni en diables, je suis d’accord avec vous, mon cher Renato !)

renato dit: à

Pourriez-vous citer une pensée religieuse active aujourd’hui qui ne soit pas inane ?

JC dit: à

Ne compliquons pas les choses en injectant de la morale, de l’humanisme, de l’idéologie, dans des conflits qui sont exclusivement des luttes de pouvoir planétaires entre blocs impériaux.

Faibles en Europe car puissants, l’extermination des Juifs a failli réussir, sous le règne du charmant Hitler et de sa clique. Forts au Moyen-Orient, les Juifs essaient depuis 48 de vivre en paix au milieu de voisins qui les haïssent bêtement.

Lorsque les islamistes voudront la paix, ils l’auront … en attendant, ils se servent d’un ennemi bien pratique pour occulter l’inanité de leur pensée religieuse et politique propre.

Que le meilleur gagne ! Longue vie à Israël !

beiniette dit: à

évidemment, je ne vais pas rapporter une miette d’une conversations de Derrida de toilettes à toilettes où les conversations se continuaient aussi imprévisiblement qu’un rêve .

beiniette dit: à

cette double faute de frappe sur ce mot double faute corrigée me rappelle unE philosophe qui devant témoins avait dit qu’elle ne devait plus être… vue assise à côté de…. Derrida justement !

beiniette dit: à

Mauvaise langue n’est pas le seul à nier avoir explicitement écrit ceci ou cela sous son nom: c’est souvent le point où le jeu se révèle un piège.
parce que le commentateur perd tout « contrôle » tel un pilote : ainsi les questions d’orthographe , dans le cas de mauvaise langue .
autant je supporte mal mes fautes de frappe,même si j’ai appris à les regarder d’un autre oeil, autant il ne me semble pas fécond de les ignorer , comme le public peut ignorer les bourdes énormes de « savoir » d’un conférencier , ce que mauvaise langue à repéré.

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…ce qui reste très bien,…c’est en dépit des apparences,…les cordialités,…le strip-tease de chacun,…les mentalités,…l’absorption des commentaires contradictoires à la doxa des Show-Ah,…les épines sur  » heaume « , en plus des faux-cons délurer poivre-sel,…

…les rabat-joies de service sur la direction des vents à l’opinion concertée,…
…enfin,…
…un genre discourir dans le cercle de compas  » limité  » des connivences,…aux merveilleuses et extraordinaires des sans culottes du Fort Show-Ah,…strip – honte et virilité des papesses du net à l’Opus,…
…les échecs savants de la recette à la mayonnaise,…la précipitation,…les copies doubles à deux balles,…etc,…
…etc,…Bip,…Bip,…Ah,…Ah,…
…queue du plaisir,…
…encore Stalag 13,…en Porsche la virilité paillarde,…à deux balles,…etc,…

Jacques Barozzi dit: à

« plutôt »
et bonne nuit !

Jacques Barozzi dit: à

C’est même putôt ambitieux, et l’on n’arrive plus à suivre !

Jacques Barozzi dit: à

Les républiques (de la culture), c’est une petite entreprise culturelle nouvelle, avec des collaborateurs permanents ou tournants, Passou ?
On le découvre sans en avoir été informé au préalable, comment se fait-il ?
Rien de honteux à cela !

Jacques Barozzi dit: à

« Moi qui suis fils d’ouvrier »
Pas comme Marchais ou Brejnev, j’espère.

Pourquoi ce « j’espère », qui, moi, me gêne, u.
« J’imagine » aurait été mieux approprié !
Oui, les mots ont un sens et il n’est pas nécessaire d’en rajouter : être fils d’ouvrier est une chose, ce que l’on en fait en est une autre.

D' dit: à

C’était ma première année sur la RdL. Il n’y en aura pas de seconde.

beiniette dit: à

pour revenir à Gombro, en regardant tous ces cercles, je crois que dans une page d journal , l parle dunombre pi vous savez 3,14 et c’est une histoire de pie (en anglais )
bonsoir !

u. dit: à

Un détail, je n’aime pas cette phrase:

« Moi qui suis fils d’ouvrier »

Pas comme Marchais ou Brejnev, j’espère.
Si votre père était un artisan, il ne faut pas dire ouvrier, c’est un mot qui dans les années 50 avait un sens précis.

Cette leçon m’a été donnée par Maxime Rodinson, qui mérite, lui, le qualificatif de « grand islamologue » » que vous semblez affectionnez.

Soit dit-en passant, si vous pensez que votre Laure ou votre Beatrice (LAGREG) ne mérite pas de tant de considération, eh bien, étendez cette nonchalance au bac et au brevet, et cessez d’emmerder TKT.
Le ministre Pierre Beregovoy n’avait rien de tout ça, et s’était révélé remarquable. Il a été assassiné par son patron, tout le monde le sait, mais on le dit encore avec précaution.

Jacques Barozzi dit: à

« il n’y a d’universel qu’incarné dans le singulier » ou « il n’y a de singulier qu’incarné dans l’universel » ?

Là, c’est carrément du tapage nocturne, on ne s’entend plus, faut-il appeler la police ?

33000 divinités dit: à

Le décrassage prendra du temps. Se trouve-t-il dans les parages une bonne âme pour unifier tout ça ?

u. dit: à

« Nous appelons à une prochaine manifestation, blabla » (ML)

« Nous »?
« NOUS »?

Derrida vous aurait regardé dans les yeux, et vous seriez parti comme un petit garçon (non sans raison:, après tout c’est l’heure de la sieste nocturne).

C.P. dit: à

Michel, oui, je comprends « délétère »… pour un esprit religieux. Mais ne pas croire en Dieu, est-ce vivre dans un égout ? C’est aussi le sens, me semble-t-il, de la citation de Calvino que propose renato.

Il y a une difficulté là où vous parlez de la représentation nouvelle de la mort avec Montaigne ( d’après les témoignages, ses derniers moments furent chrétiens, mais c’est une autre question sans doute). A Dieu ne plaise que je trouve cette nouvelle représentation délétère !

u. dit: à

« Armand Abecassis est un philosophe juif de la philosophie juive autrement plus sérieux que vos pauvres propos, u.  »

Je le connais, ML.
Intelligent, maigré son côté unidimensionnel, mais ce n’est pas grave: je l’écoute.
Mais sur sa fille… Quelle indulgence coupable… Il aurait dû la guider dan l’écriture avec plus de fermeté.

Pas avec tout le monde dit: à

> chiottes turques

C’est vrai que si on s’était pas focalisé sur le plombier polonais, le référendum il aurait même pas fait un pli.

u. dit: à

« Cherki ne précise pas du tout où il l’a entendu ni dans quelle circonstance. » (ML)

C’est pourquoi, mon cher, vous auriez dû vous abstenir de vos approximations (« de la bouche »).

Tu parles!
Il s’agit de la confrontation de textes morts sur Muhammad et les tribus juives de son entourage. Ça n’a pas marché. C’est le passé.
Et puis: d’hypothèse messianiques sur l’avenir qui ne donnaient pas la parole, si je comprends bien, aux principaux concernés.

Alba, revenez sur terre: avez-vous une fois discuté avec des intellectuels palestiniens, libanais ou syriens, qui pourraient vous proposer une réaction concernant vos assertions?
Non?
Dommage.
(Je ne voudrais pas devenir indiscrets, mais: essayez une étudiante palestinienne, allez jusqu’au bout, vous verrez bien).

La mauvaise langue dit: à

Nous appelons à une prochaine manifestation le 21 juillet à 15 H devant le musée.

Devant l’absence de réponse de la Ministre de la culture et de la direction du Jeu de Paume, nous poursuivons la lutte contre le terrorisme et manifesterons à nouveau dimanche 7 juillet à 15 h devant le Jeu de Paume.

L’association France Israël, le Center Simon Wiesenthal et la LDJ appellent aussi à manifester et se joignent à nous.

Rappelons que le Musée du Jeu de Paume consacre une exposition photo à la mémoire des terroristes palestiniens !qu’ils osent appeler des « martyrs », reprenant ainsi la terminologie islamiste, alors qu’il ne s’agit que d’assassins ayant tué des civils, femmes, enfants israéliens au nom du fameux Jihad. Imagine-t-on une exposition glorifiant les « martyrs » islamistes ayant perpétré les attentats du 11 septembre ?

Madame le Ministre de la Culture n’a pas jugé bon faire interdire cette exposition odieuse. Dès lors il nous appartient à nous citoyen français de prendre nos responsabilités et d’agir contre cette apologie du terrorisme issue de la barbarie islamiste !

Il s’agit là d’une véritable apologie du terrorisme où des ordures de la pire espèce sont qualifiés de « Martyr mort en opération » !

Sort bydate dit: à

beiniette ? C’est toi ? Qu’est-ce que tu fous là ? Tu m’avais pas dit que t’avais trop de boulot le week end et que c’est pour ça qu’on pouvait pas sortir ?

La mauvaise langue dit: à

Bonne nuit. Vous ne m’intéressez pas avec vos propos stupides.

Armand Abecassis est un philosophe juif de la philosophie juive autrement plus sérieux que vos pauvres propos, u. C’est la misère et l’arrogance de la misère avec vous. Aucun intérêt. Tout juste bon pour les chiottes turques.

u. dit: à

« Mais Armand Abecassis montre aussi très bien qu’il n’y a d’universel qu’incarné dans le singulier et que tout autre forme d’universel n’est qu’un faux universel. »

ML, ML, ML…

Ce mantra est répété depuis 50 ans en France, par les dégrisés de l’hégélianisme (ach, Buber, Rosenszweig, Levinas, usw).
Il a d’abord été énoncé par des penseurs.
Il a été ensuite repris par des professeurs.
Les prédicateurs et les journalistes ont pris le relais.

… Et cette belle proposition se trouve aujourd’hui dans le caniveau.

Allons, essayons de la sauver de la trivialité.
Elle le mérite, me semble-t-il.
Même si elle pose des problèmes, dignes d’être débattus, bien sûr.

Allons, redressez-vous!

La mauvaise langue dit: à

Cherki ne précise pas du tout où il l’a entendu ni dans quelle circonstance.

Votre interprétation de mes propos n’a aucun sens et ne relève que de l’outrance.

Sévère solitaire dit: à

Q + phallus + criceto

C’est l’occasion de signaler à ceux qui l’ignoreraient encor (licence poétrique), mais qui peut s’en vanter, le site xhamster.com. A plus tard.

La mauvaise langue dit: à

Allez regarder à nouveau la vidéo, Cherki ne parle absolument pas de dialogues interreligieux. Il dit : un jour j’ai entendu des musulmans qui le disait. C’est tout.

Il faut avoir votre arrogance et votre mauvaise foi pour y lire autre chose. Et votre sens de la lecture qui laisse à désirer.

Vous pouvez mieux faire. Encore un effort. Vous avez dû l’avoir comme commentaire je suis sûr dans votre scolarité.

La mauvaise langue dit: à

Elle juge surtout les gen,s de votre espèce u. Assez courant en Europe et notamment en France. De la sale graine.

u. dit: à

« Oui, entendre de la bouche des musulmans ne signifie absolument pas qu’on dialogue avec eux. Il l’a entendu comme ça en passant peut-être. Il ne parle absolument pas d’un dialogue interreligieux. »

Vous rendez-vous seulement compte à quel point vous aggravez vote cas?
Et combien vous laissez vous même repousser vers le coin des fanatiques habituels (vous savez? ces dingues qui prennent la parole dans les congrès et qu’on appelle des « conference freaks »?)?

Allons, vous valez mieux que ça.

La mauvaise langue dit: à

Finalement u. c’est vous qui ne savez pas lire ce que j’avais écrit. C’est votre antisémitisme qui vous joue de sales tours… La passion l’emporte en vous sur la raison.

u. dit: à

« La nature intrinséquement juive de Jérusalem existe pour toujours. Il n’y a pas à revenir là-dessus, sauf pour les antisémites, dont vous êtes, u. »

Je pense, hélas, que cette phrase vous juge, mon bon ML.

Je vous souhaite une bonne sieste.

La mauvaise langue dit: à

Peu importe que je l’ai compris ou pas. Il ne s’agit pas de phallus dans mes propos au sens psychanalytique du terme.

La mauvaise langue dit: à

Oui, entendre de la bouche des musulmans ne signifie absolument pas qu’on dialogue avec eux. Il l’a entendu comme ça en passant peut-être. Il ne parle absolument pas d’un dialogue interreligieux.

Vous n’avez pas compris ce que j’ai écrit, vous l’avez complètement interprété de travers.

beiniette dit: à

pour le coup mauvaise langue il ne semble pas que vous ayez bien compris le concept de Phallus !

La mauvaise langue dit: à

C’était alors une usurpation d’identité. Je n’ai jamais dit ça.

La mauvaise langue dit: à

Mais il n’y a pas de contradiction à ce sujet chez Gombrowicz. Il s’inspire probablement de la théorie de l’universel singulier chez Sartre. Mais Armand Abecassis montre aussi très bien qu’il n’y a d’universel qu’incarné dans le singulier et que tout autre forme d’universel n’est qu’un faux universel.

Sur ce point, je suis au contraire tout à fait du point de vue de Gombrowicz qui me semble là être très juif dans sa pensée.

renato dit: à

« Il fatto che mi basti poco per essere felice non significa che mi accontenti delle briciole. Altrimenti sarei un criceto. »
Italo Calvino

beiniette dit: à

c’était ce qui fut proposé sous votre nom un jour : j’ai fait d’autant plus attention au nom du conseiller que la propositon me paraissait abrupte

u. dit: à

@ ML
Vous venez d’écrire ceci:
« Je n’ai jamais parlé de dialogue avec les musulamns. Citez-moi l’endroit où j’ai dit ça ». (0h22)

Il s’agit s’une intervention d’un homme (Cherki) qui a le mérite de lire les textes, et ilprésente des faits bien connus dans une optique politique mais intéressante.
Il mérite d’être écouté et critiqué avec attention.
Ce que j’ai fait.

Voici comment vous avez présenté la contribution de votre conférencier:

« Il l’a entendu de la bouche de musulmans, en plus ! » (16h58)

« Eliezer Cherki, sur la vidéo cite des musulmans qui voient le Judaïsme comme l’avenir de l’Islam ». (22h29)

De deux choses l’une.
Ou vous foutez du monde et méritez non une fessée (je ne me permettrais pas, après avoir lu GAG) mais un léger tirage d’oreille.

Ou vous êtes incapable de lire les textes autrement qu’à la plouc, comme votre maître Attali (vous avez suggéré que j’étais « antisémite », que « vous y pensiez très fort », comme maître Jacques déclarait que Max Weber était antisémite, remember?)
Et alors en ce cas, pardonnez-moi, mais c’est un coup de babouche au cul (pas douloureux, et qui vous laisse une bonne nuit!).

Buona notte.

La mauvaise langue dit: à

En plus, Jérusalem n’existe pas dans le Coran. On n’en parle jamais.

La mauvaise langue dit: à

La nature intrinséquement juive de Jérusalem existe pour toujours. Il n’y a pas à revenir là-dessus, sauf pour les antisémites, dont vous êtes, u.

beiniette dit: à

DIVA chez Mendelsohn : détachement international des vipères assassines dans « ce n’est qu’un film » !

le chapitre suivant : « les juifs attaquent » !

La mauvaise langue dit: à

Les choses n’arrivent pas comme ça. Elles ont été préparées de longue date. Gombrowicz fait parti de l’air du temps d’une époque qui a déconstruit le monde qui rendait l’Ecole possible.

La mauvaise langue dit: à

Oui, je fais de Gombrowicz son lointain tuteur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*