de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Heidegger contre les notaires du passé

Heidegger contre les notaires du passé

Voilà un billet qui ne risque pas d’atteindre le fameux « point Godwin » au centième commentaire car il y sera dès le premier, et pour cause ! Le point Godwin ? Juste un constat établi au début des années 1990 sur le réseau Usenet par l’avocat américain Mike Godwin (1956), lequel, restons simple, préfère parler de « loi de Godwin ». Il tient en ceci : plus une discussion en ligne dure, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler se rapproche de 1. Il désigne donc le cap d’un échange d’arguments dans lequel l’une des parties invoque une référence à la seconde guerre mondiale, à l’Allemagne nazie, à la solution finale, ce qui a pour effet de clore le débat. Ainsi le point Godwin marquerait un point de non-retour au-delà duquel la conversation devient pourrie…

Il y a un peu plus de cinq ans, un important Dictionnaire Martin Heidegger paraissait en France qui nous invitait à « penser à neuf »avec le philosophe. Un travail remarquable mais conçu avant la divulgation de ses fameux Cahiers noirs. En France, à l’évocation de son seul nom, chaque camp fourbit ses armes. Les pro et les anti y sont encore plus virulents que les chapelles freudo-lacaniennes. D’un côté, ceux qui estiment que la recherche critique sur l’œuvre de Heidegger jusque dans ses rapports avec le nazisme doit tout s’autoriser (Victor Farias, Emmanuel Faye,  Georges-Arthur Goldschmidt, François Rastier, Stéphane Domeracki…). De l’autre, tout autant d’intellectuels, de philosophes, de germanistes et de traducteurs qui ne supportent pas qu’on établisse un lien entre l’attitude politique et professionnelle du penseur et sa pensée même, celle-ci étant considérée comme le pilier de la philosophie au XXème siècle (François Fédier, Pascal David, Stéphane Zagdanski …). Ces derniers estiment qu’il a commis « une erreur d’appréciation » sur la nature du régime instauré en Allemagne fin janvier 1933, qu’il ne s’est jamais rallié s à son idéologie et l’a même combattue, acceptant d’être recteur de l’université de Fribourg en mai 1933 comme d’être inscrit, sous certaines conditions, au NSDAP à l’égal d’ « une simple formalité administrative » et nullement comme l’acte militant d’une adhésion..

Il n’en est pas moins impossible de faire comme si sa face noire ne le défigurait pas d’une certaine manière. Si le penseur en question était mineur ou de second ordre, on le passerait par profits et pertes, dans une colonne comptable de l’histoire des idées déjà pleine d’imposteurs à plume et d’intellectuels fourvoyés. Mais Martin Heidegger (1889-1976) est le plus grand philosophe du XXème siècle, le maître à penser de générations de philosophes occidentaux. On n’a donc pas fini de se demander : que faire du « nazisme » de Heidegger et, partant, de la pensée de Heidegger ?

La fascination, l’influence, l’empire même exercés par lui sur la pensée française, de même que l’admiration de nombre de nos écrivains pour l’œuvre d’Ernst Jünger, demeurent un mystère inentamé depuis la fin de la guerre, surtout aux yeux des Allemands, lesquels sont loin de partager cette ferveur. Aussi la récente publication par Gallimard des deux premiers volumes des fameux Cahiers noirs (comme la couleur de leur reliure in Réflexions II-VI, 544 pages, 45 euros) rédigés entre 1931 et le milieu des années 70 par le penseur était-elle très attendue ; et ce d’autant plus qu’elle était précédée par sa légende noire et le scandale de sa révélation lors de sa parution en allemand dès 2014.

En principe, ces notes rédigées sur sa table de chevet pendant ses nuits d’insomnies, remises au Deutsches Literaturarchiv de Marbach vers le milieu des années 70, n’auraient pas dû paraître avant la date prévue de la fin de l’édition intégrale de son œuvre (une centaine de volumes) à Francfort par la maison Klostermann ; le philosophe avait expressément stipulé que nul n’avait même le droit de les consulter avant ; mais ses ayants droit en ont décidé autrement en estimant que cela ne porterait pas préjudice à l’œuvre. Un pari risqué. Il s’agit de recueils de plusieurs de ses 34 carnets de travail de l’époque qui court de l’automne 1931 à fin août 1939. Cela couvre donc notamment la période critique pendant laquelle il fut recteur de l’université de Fribourgen- Brisgau (21 avril 1933-28 avril 1934).

Ce que ça n’est pas ? Des aphorismes délivrant des leçons de vie, des notes en vue de l’élaboration d’un système, un testament philosophique. Ce que ça veut être ? Des réflexions, un chemin, des tentatives pour parvenir simplement à nommer, un journal de pensée, une tentative pour arriver à simplement nommer. Leur lecture n’en est pas moins fascinante car elle permet d’entrer dans l’atelier du créateur, dans une pensée en train de s’élaborer, non après coup avec toutes les réécritures que cela suppose mais en son temps (et quel temps !) au saut du lit.Image-1

On s’en doute, Heidegger s’y tient en surplomb des évènements, ce qui ne l’empêche pas, il s’en faut, d’exprimer ses convictions en faveur d’un national-socialisme spirituel en ce qu’il est gouverné par une métapolitique. Ou de reprocher au judaïsme de faire profit de tout, de n’avoir pas d’ancrage, d’être habile « à calculer, à jouer des coudes et à faire des entourloupes » et autres stéréotypes habituels, sujet qui n’occupe d’ailleurs que peu de place. Il est bien plus intéressant dans ce qu’il dit de l’Histoire, qui est, avec philosophie le mot-clé qui compte le plus d’occurrences dans l’index établi par lui-même. Il ne cesse de naviguer entre « vraie histoire » et « histoire vraie », dans les deux cas l’opposé de la « blafarde traque d’événements absorbés en eux-mêmes ». Heidegger reproche à la connaissance historisante, faite selon lui d’anecdotes, de légendaire, de propagande, de stériliser les Allemands, de les rendre superficiels :

 « C’est toute une tâche : que dans la vraie histoire — non pas simplement au passé — de nouveaux soleils soient amenés à briller. »

Méditant sur la fin de l’Histoire, prenant acte qu’elle va à sa ruine, il en dénonce le caractère histrionique dès lors qu’y règnent le spectacle et le vacarme ; il se désole de penser que ce n’est qu’à ce prix, en satisfaisant ce critère-là, qu’elle restera digne de « mémoire » historialement » – historial s’entendant comme une histoire de l’être. Nul doute à ses yeux qu’en s’obsédant de l’évolution, en s’en tenant à analyser la suite des événements en un décompte historique focalisé sur la continuité entre l’antérieur et l’ultérieur, éclairés par l’accumulation de connaissances sur des faits avérés (et par lui méprisés), les historiens s’avèrent incapables de prendre la mesure de « la grandeur historiale » et passent à côté de l’essentiel : la dimension métaphysique de l’Histoire qui est son essence même.

« Les historiens pensent la plupart du temps anhistorialement — à supposer même qu’ils pensent (…) Et pourquoi l’histoire vraie demeure-t‑elle lettre morte pour l’historien ? Parce qu’il n’est pas un créateur, mais seulement un notaire du passé ».

C’est peu dire que sa conception s’oppose au fameux « Comment ça s’est vraiment passé » que l’historien allemand Leopold von Ranke (1795‑1886) définissait justement comme l’objet de l’histoire. Phénomène rare, la traduction même de ces Cahiers noirs sera contestée car elle est l’œuvre de François Fédier, qui déplore que la lecture de Heidegger souffre d’une « attitude soupçonneuse », et de Pascal David, qui renvoie dos à dos le Heidegger antisémite et ses critiques contemporains accusés d’instrumentaliser ses réflexions douteuses. Tous deux également auteurs, l’un d’un avant-propos, l’autre d’un avertissement, exceptionnellement engagés pour des traducteurs. Leurs textes en liminaire visent clairement à dédouaner Heidegger de griefs nés de « falsifications » et de« contrevérités » s’agissant du soutien du philosophe au régime et à l’idéologie nazie. Ces Cahiers noirs sont d’une richesse et d’une densité incontestables. Toute la question est de savoir si leurs aspects les plus critiquables sont une clé pour la lecture de ces carnets de travail et si cela invalide la pensée de Heidegger sur l’histoire de l’être.

(Photos et illustration D.R.)

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commentaires

1 612 Réponses pour Heidegger contre les notaires du passé

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 22 h 55 min

« Toute la question est de savoir si leurs aspects les plus critiquables sont une clé pour la lecture de ces carnets de travail et si cela invalide la pensée de Heidegger sur l’histoire de l’être. »

C’est pas de l’ironie ça.
C’est du premier degré.
Comme si « l’hisoire de l’etre » de Heidegger ne pouvait pas être démolie, pour ce qu’elle est. Une imposture intellectuelle.

Delaporte dit: 10 février 2019 à 22 h 48 min

« Edwige est un prenom de rien du tout. »

Les prénoms féminins français ne valent rien, j’en avais déjà parlé. « Ed » forment deux lettres insignifiantes. Cela commence à devenir sérieux avec le nom de famille, comme en Russie.

hamlet dit: 10 février 2019 à 22 h 45 min

Clopine dit: 10 février 2019 à 22 h 11 min

pourquoi ces insultes et tout ce drame ?

il arrive souvent que nos enfants sont ce qu’ils sont non pas « à cause » de nous, mais « grace à nous », et c’est plutôt sympa pour un parent, lorsqu’un de ses enfants réussit, de se le dire, non ?

désolé si vous l’avez mal pris pour Zidane, vous auriez préféré Yannick Noah.

Delaporte dit: 10 février 2019 à 22 h 44 min

Si Ed s’y connaît autant en économie qu’en littérature – et même en cinéma (voir ce qu’elle dit de Hisroshima mon amour), alors cela vaut zéro. Après ce pauvre Calaferte, à qui le tour sur son blog ?

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 22 h 43 min

Vasseur, peut être n’ai je pas saisi mais il me semble que Pierre Assouline se livre à un exercice aussi nuancé dans l’ironie qu’ironique dans l’aménagement d’une contre publicité.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 22 h 42 min

« évident parce que chez Heidegger l’être allemand, comme l’être juif (et son antisémitisme), n’ont pas besoin d’un recours à la science, c’est une évidence métaphysique. »
Ta betise, elle, n’a rien de factice.
Relis quelques passages de « etre et temps », et on comprend pourquoi il est plus facile pour certains de se vautrer et se complaire dans le non-traduisible.

Jean Langoncet dit: 10 février 2019 à 22 h 32 min

@évident parce que chez Heidegger l’être allemand, comme l’être juif (et son antisémitisme), n’ont pas besoin d’un recours à la science, c’est une évidence métaphysique.

Merci. Par analogie, je comprends mieux la distinction que certains font entre l’impôt sur le revenu et celui sur le patrimoine.
Comme le disait Leone : « heureux les pauvres en esprit (…) »

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 22 h 28 min

Merci omlette, je ne fais pas partie des « croyants ». Tu sais oas lire ?
Un gourou qui te refait l’histoire de monde et de l’etre, avec des cataplasmes a-historiques et fumeux, je larche pas.
Je m’adressai à ceux qui veulent acheter cette  » version » Gallimard, et dont il edt fait ici reclame avec démesure.

hamlet dit: 10 février 2019 à 22 h 24 min

« Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 22 h 21 min
Heidegger, une pensée fondamentalement hostile à la science. »

évident parce que chez Heidegger l’être allemand, comme l’être juif (et son antisémitisme), n’ont pas besoin d’un recours à la science, c’est une évidence métaphysique.

hamlet dit: 10 février 2019 à 22 h 21 min

« Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 22 h 07 min
Pour comprendre Heidegger, une seule solution: il faut le croire. »

mais non ! certainement pas ! vous n’avez encore rien compris, il ne s’agit pas partager une croyance.

vous êtes vraiment nulle, on va reprendre du début, cette fois prenez un crayon et essayez de suivre :

vous êtes dans l’Allemagne des années 20, le contexte politique, économique et social.

d’un côté vous avez un type qui va spéculer sur l’existence d’un être authentique allemand, c’est un truc non partageable, comme les opéras de Wagner, il n’y a qu’un allemand qui peut le comprendre.

de l’autre vous avez un processus politique qui va éveiller à sa façon, différente de celle de Heidegger, cette notion d’existence d’un être allemand, une élection que le fait échapper aux vicissitudes et aux difficultés de la vie à l’époque.

il ne s’agit pas que l’un partage la croyance de l’autre ou pas.

il s’agit juste de comprendre que ces deux mouvements vont émerger exactement au même moment, chacun va porter l’autre, l’allemand va donner à l’ontologie heideggerienne sa substance, et de l’autre cette ontologie va construire le discours métaphysique qui va accompagner cette réalité substantielle.

vous comprenez ? vous prenez tous les grands philosophes, leurs livres ils auraient pu les écrire un siècle avant ou un siècle après cela ne change rien à leur lecture, ce n’est pas le cas de Heidegger, si on le sort de ce contexte sa prose ne veut plus rien dire.

cette convergence ne se résout que dans le politique, c’est une ontologie purement politique.

exactement comme pour Schmitt avec le droit.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 22 h 21 min

Heidegger, une pensée fondamentalement hostile à la science.

Bis aussi pour M. Rastier. Pas publié chez Gallimard.

« Non réservé aux philosophes, l’ouvrage s’ouvre sur la situation volontairement paradoxale de la lecture de ces textes (pp. 1-49). Comment les interpréter « alors même que l’auteur le refuse et selon quel principe ? » (p. 3). La récente publication en allemand par Peter Trawny (à la demande des ayants droit) des quatre premiers tomes (1 800 pages) des Cahiers noirs (Schwartzen Hefte, journal de pensée de Martin Heidegger tenu à partir de 1930), qui ont tranché la question naguère controversée de l’antisémitisme du Maître, conduit François Rastier à étudier ces écrits à la lumière de ceux des idéologues allemands de la période nazie. Cette confrontation met en lumière le projet politique heideggérien dans son programme sacrificiel, conduit dans les mêmes termes que les thèses d’Hitler ou les écrits d’Alfred Rosenberg ou de Carl Schmitt. Il ne s’agit donc pas ici de s’intéresser au membre du parti nazi qu’il fût depuis 1933 et jusqu’en 1945, mais bien à celui qui voulait devenir le führer du führer, selon les propos de Karl Jaspers (Richard Wolin, « Heidegger l’antisémitisme en toute lettres », Books, 58, 2014, pp. 23-25). Toujours si difficile à établir, le discours prophétique s’inscrit dans une temporalité à l’échelle du millénaire tout comme celle promise pour le Reich par Hitler. De ce point de vue, la défaite de l’Allemagne nazie peut être relativisée au regard de la portée apocalyptique du message. »

https://journals.openedition.org/questionsdecommunication/10665

vedo dit: 10 février 2019 à 22 h 20 min

Bérénice, 21h44.
Mais non, vous faites exprès de ne pas comprendre. On tombe dans un des pièges de l’internet, bien inférieur à la conversation face à face. Dommage, vraiment. Bon, j’ai encore six heures devant moi pour être productif. Passons.

Clopine dit: 10 février 2019 à 22 h 11 min

Hamlet, votre langue bifide et venimeuse ne saurait me troubler. C’est bien peu m’avoir lu que de m’attribuer un quelconque amour pour Onfray, voyons : j’ai tant de fois pesté contre lui, tout en reconnaissant son incomparable talent de vulgarisateur…

Ensuite, vous insinuez que Clopinou est ce qu’il est « à cause de moi ». Oseriez-vous le lui dire en face ?

Enfin, Hamlet, ah, Hamlet. Si seulement vous mettiez un peu de simplicité à être ce que vous êtes, on pourrait sans doute vous aimer, sans vous craindre. Hélas. Votre goût pour le travestissement a atteint, et gangrené, votre pensée. N’y pensez-vous donc jamais ?

closer dit: 10 février 2019 à 22 h 08 min

« Cette question de l’IVG est une conviction personnelle que j’assume. Mais je comprends qu’elle ne soit pas partagée, et vous ne trouverez de ma part aucune parole offensante ni aucun jugement. »… FXBellamy cité par les 3J.

Il confirme que ce n’est pas l’objet de sa campagne publique et il a dit maintes fois qu’il n’était pas question de revenir sur la loi Veil qui, elle aussi, était contre l’IVG. D’ailleurs qui peut être pour une intervention chirurgicale sous anesthésie locale ou générale qui interrompt la vie d’un embryon humain, alors que, en dehors du viol, la contraception est disponible pour tous ?

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 22 h 07 min

Pour comprendre Heidegger, une seule solution: il faut le croire. Un gourou te causes ouzbek sous-titré en finnois, en glissant deux ou trois énormités, et ca passe.

hamlet dit: 10 février 2019 à 22 h 06 min

avec Heidegger non seulement la pensée française s’est ridiculisée, mais en plus elle s’est totalement décrédibilisée.

si on parle à un universitaire allemand du livre de Faye le type il vous sourit d’un air de dire « ah mon pauvre vous êtes encore là ».

hamlet dit: 10 février 2019 à 22 h 02 min

là où Pascal David se trompe c’est que Heidegger n’a rien falsifié, le flou de ses incantations n’avaient de flou pour un allemand dans les années.

Toutes les incantations heideggeriennes relèvent de l’allusion, du « certains d’entre vous me comprendront », sous entendu ceux qui sont visé par ces incantions sont seuls supceptibles de les comprendre.

et là où David se plante aussi c’est de ne pas voir que ces incantations sont toujours spéculatives et relèvent de l’auto suggestion : l’être authentique allemand n’apparait que lorsqu’on y croit, et donc il faut commencer par adopter cette croyance pour adhérer à l’incantation.

en ce sens cela ne relève pas du discours religieux contrairement à ce que dit David mais uniquement d’une communion temporelle, d’être arriver à un moment de l’histoire où cette révélation peut advenir.

et c’est bien pour ça que plus personne ne l’étudie en Allemagne, parce que pour un allemand c’est évident !!!

il n’y a que pour les français qu’il faudra encore la publication de trois douzaines de livres pour excpliquer ce processus pour que ça leur arrive au cerveau.

et pendant ce temps il nous reste Finkielkrault et quelques adeptes de Levinas pour nous bassiner avec l’éthique existentialiste ou la critique de la technique chez Heidegger…

ce philosophe n’est plus la honte de l’Allemagne, il est devenu la honte de la France.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 21 h 58 min

« Aussi la récente publication par Gallimard des deux premiers volumes des fameux Cahiers noirs (comme la couleur de leur reliure in Réflexions II-VI, 544 pages, 45 euros) rédigés entre 1931 et le milieu des années 70 par le penseur était-elle très attendue ; et ce d’autant plus qu’elle était précédée par sa légende noire et le scandale de sa révélation lors de sa parution en allemand dès 2014.
Sur qu’avec des cadors comme Fedier l’akademie française est capable de moucher les universitaires allemands…

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 51 min

d’ailleurs la parution des « cahiers noirs » visent plus à enfoncer la France et les intellectuels français que l’Allemagne et Heidegger.

on peut parcourir l’Allemagne en large et en travers, on ne trouvera pas la moitié du quart d’un seul heideggerien.

comment a-t-on pu en arriver à une situation aussi débile ?

la France est un pays à la con où règne la pire corruption intellectuelle, que ce soit pour la littérature comme pour la philosophie, ce pays est habité par une indigence abyssale.

Pour la France Heidegger est à la philo ce que Houellebecq est au roman : une somme de manque de discernement !

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 21 h 51 min

Yes on peut se demander ce qu’a fécondé la « philo » Heidegger autre que des debats abscons.

On aurait bien aimé avoir un développement sur cette consideration « incontestable « , sans aucune distance critique :
Ces cahiers noirs sont d’une richesse et d’une consistance incontestables.

Vous vous payez de mots ?

En voilà de l’imposture intellectuelle, de quoi occuper des légions d’universitaires payés à rien faire:

75. L’historialité du Dasein et l’histoire du monde.
De prime abord et le plus souvent, le Dasein se comprend à partir de ce qui lui fait
encontre dans le monde ambiant et dont il se préoccupe circon-spectivement. Ce comprendre
n’est pas une simple prise de connaissance de lui-même, qui se bornerait à accompagner tous
les comportements du Dasein. Comprendre signifie se-projeter vers ce qui est à chaque fois la
possibilité de l’être-au-monde, autrement dit exister en tant que cette possibilité. Ainsi, le
comprendre comme entente constitue-t-il également l’existence inauthentique du On. Ce qui
fait encontre à la préoccupation quotidienne dans l’être-l’un-avec-l’autre public, ce ne sont
pas seulement l’outil et l’ouvrage, mais aussi ce qui en « résulte » : les « affaires », les
entreprises, les incidents et les accidents. Le « monde » en est à la fois le sol et le théàtre, et,
comme tel, il appartient conjointement aux faits et gestes quotidiens. Dans l’être-l’un-avec￾l’autre public, les autres ne nous font encontre que dans une affaire où « l’on est soi-même
plongé ». Et cette affaire, on la connaît, on la commente, on la promeut, on la combat, on la
préserve et on l’oublie – mais toujours en n’ayant primairement d’yeux que pour ce qui se
poursuit ainsi et ce qui en « sort a. Le progrès, la stagnation, le changement, le « bilan » du
Dasein singulier, nous ne les évaluons de prime abord qu’à partir du cours, de l’état, du
changement et de la disponibilité de l’étant offert à la préoccupation. Si trivial que puisse être
ce renvoi à la compréhension du Dasein qui caractérise l’entendement quotidien, il se trouve
que, du point de vue ontologique, elle est rien moins que transparente. Car pourquoi, dans ces
conditions, l’« enchaînement » du Dasein ne serait-il pas lui aussi déterminé à partir de ce
dont on se préoccupe, de ce que l’on « vit » ? L’outil, l’ouvrage, et tout ce auprès de quoi le
Dasein se tient, tout cela ne co-appartient-il pas à son « histoire » ? Le provenir de l’histoire,
dès lors, ne serait-il que le déroulement – considéré isolément – de « flux de vécus » dans les
sujets singuliers ?
En fait, l’histoire n’est ni le complexe dynamique des modifications des objets, ni la
séquence arbitraire des vécus des « sujets ». Le provenir de l’histoire concerne-t-il donc alors
l’« enchaînement » du sujet et de l’objet ? Mais voudrait-on rapporter ce provenir à la
relation sujet-objet qu’il n’en faudrait pas moins s’enquérir du mode d’être de cet
enchaînement comme tel, si c’est bien lui qui fondamentalement « provient a. La thèse de
l’historialité du Dasein ne dit pas que c’est le sujet sans-monde qui est historial, mais bien
l’étant qui existe comme être-au-monde. Le provenir de l’histoire est provenir de l’Être-au￾monde. L’historialité du Dasein est essentiellement historialité du monde qui, sur la base de la
temporalité ekstatico-horizontale, appartient à la temporalisation de celle-ci Pour autant que le
Dasein existe facticement, de l’étant intramondain découvert lui fait aussi et déjà encontre.
Avec l’existence de l’être-au-monde historial, de l’à-portée-de-la-main et du sous-la-main est
à chaque fois déjà inclus dans l’histoire du monde. L’outil et l’ouvrage, des livres par
exemple, ont leurs « destins », des monuments et des institutions ont leur histoire. Mais la
nature elle aussi est historiale. Certes, elle ne l’est précisément pas lorsque nous parlons d’«
histoire naturelle »1
, mais elle l’est bel et bien en tant que paysage, que domaine d’installation
et d’exploitation, comme champ de bataille ou comme lieu de culte. Cet étant intramondain
est comme tel historial, et son histoire ne représente pas un cadre « extérieur » qui
accompagnerait purement et simplement l’histoire « intérieure » de l’« âme ». Nous
nommons cet étant le mondo-historial. Cependant, il faut ici prendre garde à l’équivoque de
cette expression que nous venons de choisir, en lui donnant ici un sens ontologique « histoire
du monde ». Elle signifie d’une part le provenir du monde en son unité essentielle, existante
avec le Dasein. Mais d’autre part, dans la mesure où avec le monde existant facticement del’étant intramondain est à chaque fois découvert, elle désigne le « provenir » intramondain de
l’à-portée-de-la-main et du sous-la-main. Le monde historial n’est facticement que comme
monde de l’étant intramondain. Ce qui « provient » avec l’outil et l’ouvrage comme tel a un
caractère propre de mobilité, qui jusqu’à maintenant est resté dans une obscurité totale. Un
anneau, par exemple, qui est transmis et porté, ne subit pas simplement, dans un tel être, des
changements de lieu. La mobilité du provenir où quelque chose « advient de lui » ne saurait
être saisie à partir du mouvement comme transport local. Et autant vaut de tous les «
processus » et événements mondo-historaux, mais aussi, en un sens, de « catastrophes
naturelles ». Cependant, indépendamment même des limites de notre thème, nous pouvons
d’autant moins poursuivre ici ce problème de la structure ontologique du provenir mondo￾historial que l’intention de notre exposé est précisément de conduire devant l’énigme
ontologique de la mobilité du provenir en général.
Tout ce qui nous incombe ici est de délimiter l’orbe de phénomènes qui, lorsqu’on parle
de l’historialité du Dasein, est nécessairement co-visé ontologiquement. Sur la hase de la
transcendance, temporellement fondée, du monde, du mondo-historial est à chaque fois déjà «
objectivement » là dans le provenir de l’être-au-monde existant, sans être saisi
historiquement. Et comme le Dasein factice s’identifie de manière échéante à sa
préoccupation. il comprend de prime abord son histoire mondo-historialement. Et comme de
surcroît la compréhension vulgaire de l’être comprend indifféremment l’« être » comme être￾sous-la-main, l’être du mondo-historial est expérimenté et explicité au sens d’un sous-la-main
qui arrive, est présent et disparaît. Et comme, enfin, le sens de l’être vaut en général pour ce
qu’il y a de plus « évident », la question du mode d’être du mondo-historial et de la mobilité du provenir en général passe « quand même et à parler vrai » pour la sophistication stérile d’un verbalisme creux. »

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 21 h 48 min

Hamlet, c’est une vocation pour ce pays d’héberger de pauvres dictateurs sans abris, c’est dommage. Les suisses eux ont définitivement opté pour les fonds.

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 45 min

« être et temps » ne pouvait être écrit que dans l’Allemagne d’après 1918, une Allemagne humiliée et déboussolée, une Allemagne prête à suivre les incantations débiles sur l’authenticité de l’être du premier gourou débile venu !

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 21 h 44 min

Quant à moi, j’évite quand je peux de donner mon opinion. Je préfère les opinions des autres qui la font évoluer. Mais elle est parfois implicite, notamment par allusions.-

Ce doit être inconfortablement mouvant. Du moment que vous ne vous transformiez pas en cameleon vous vous tenez à bonne distance du je retourne ma veste ou du demagogue. L’honneur est sauf du moins la noblesse.

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 42 min

la France est le pays d’accueil des réfugiés politiques ?
pour Heidegger elle est devenue le pays d’accueil du métaphysicien du nazisme, excusez du peu !
même en Amérique du Sud ils n’auraient pas voulu de Heidegger, c’est ce qu’on appelle l’exception culturelle française, France pays de l’intelligence et de la pensée profonde !

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 38 min

d’ailleurs les allemands n’ont eu besoin d’attendre la parution des cahiers noirs pour arrêter d’étudier Heidegger dans les universités, c’est juste un truc pour les français.

suffit de voir la liste à passou : Victor Farias, Emmanuel Faye, Georges-Arthur Goldschmidt, François Rastier, Stéphane Domerack :

pas un seul allemand : 1 chilien et les autres que des français.

Heidegger est devenu un problème franco français qui fait bien rigoler les universitaires outre Rhin…

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 33 min

pour comprendre Heidegger il faut se repalcer dans le contexte de l’époque : l’après première guerre en Allemagne, l’ontologie de Heidegger concerne spécifiquement les allemands.

tout comme la notion d’authenticité, d’être authentique, et à travers cela la question de la critique de la vérité et de la raison, parce que sa démonstration ne relève ne de l’une ni de l’autre mais seulement d’une question d’élection, d’appartenance.

et si on se remet dans le contexte de l’époque ces incantations heidegerriennes non seulement tombent pile poil au bon moment mais constituent le socle de toute l’idéologie nazie.

vedo dit: 10 février 2019 à 21 h 30 min

Bon, j’arrête sur H. Ceux qui veulent comprendre, surtout ce que ne n’ai pas dit, comprendront. Et ni veto ni velo.

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 21 h 28 min

TroisJ, vous avez avalé un verre de vinaigre à la place du porto ou quoi? Je tentais à voix haute d’énumérer les cas où l’IVG me paraissait utile. Brillant est catholique je crois, il s’ajoute à ce courant neo conservateur liberal.

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 21 h 24 min

Vélo, comment pouvez vous affirmer après avoir confirmé que vous ne connaissiez que peu Heidegger alors que SD lui a consacré du temps, de l’étude et l’on peut supposer qu’engageant sa reputation il n’a pas produit un livre à la légère. Il faudrait le lire. Il n’est pas le seul à revenir sur l’ambiguïté de l’ a pensée et de la position du pilier.
Pour le pseudo, constellation ou Aragon, c’est avantageux, n’est ce pas?

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 22 min

Clopine dit: 10 février 2019 à 21 h 07 min

mazette quel magnifique résumé de clopinou ! vous pouvez être sacrément fière de lui.
clopinou n’est-il pas le plus pur produit de votre amour non pas pour Clopin mais pour Onfray ?
Nul doute que si vous aviez eu autant d’admiration pour Zidane que pour le philosophe normand, à l’heure qu’il est, clopinou serait surement titulaire dans l’équipe de France de football… n’est-il pas ?

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 17 min

oupss IVG c’est les initiales de ce président dont j’oublie le nom, celui qui sautait Deneuve en jouant de l’accordéon ?

hamlet dit: 10 février 2019 à 21 h 14 min

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 19 h 08 min

dans la région où j’habite il y a eu aussi pas de protestations contre l’IVG et la plupart croyez-moi n’étaient pas infondées, vente presque à perte de certaines terres agricoles, enlaidissement du paysage avec des ponts et tunnels à l’en veux-tu en voilà.
Comme le disait Heidegger la technique c’est l’oubli de l’être, donner la possibilité d’aller de Paris à Lyon en deux heures grâce à l’IVG, certains le voient peut-être comme un progrès mais pas moi, sur ce coup je suivrai Clopine et moi aussi personnellement je me sentirais assez proche de Heidegger.

vedo dit: 10 février 2019 à 21 h 12 min

Bérénice (c’est quand même un très bon pseudo, Racine, Aragon),
bien d’accord que les autres journaux ont leur idéologie, et l’H n’a pas que des défauts, au moins de nos jours. Je ne suis pas philosophe et ma remarque sur SD ne le visait pas directement. Cependant, dans le court extrait du lien qui est disponible gratuitement, je relève que celui qui critique, à juste raison, la traduction “socialisme-national” (qui montre en effet un biais—c’est évidemment national-socialisme qu’il faut employer, mais c’est quand même un peu puéril), n’hésite pas à écrire à propos de H. “l’auteur nazi”, ce qui est encore plus faux. “Tuer le messager” n’a pas besoin d’explication. Quant à moi, j’évite quand je peux de donner mon opinion. Je préfère les opinions des autres qui la font évoluer. Mais elle est parfois implicite, notamment par allusions.

Rose, je savais que “Jägerstätter” allait vous toucher. “Terriblement magnifique”. Vous avez compris. Merci pour ce lien de youtube à Salzburg; je ne le connaissais pas.

Clopine dit: 10 février 2019 à 21 h 07 min

Paul Edel, le Clopinou a répondu à la question que je lui ai transmise. Bon, ben ça n’est pas forcément plus clair, hein. Et je me rends compte, en lisant sa réponse, de l’influence que j’ai pu exercer sur lui, notamment dans la, comment dire ? sauce autour du rôti. M’enfin il aura quand même fait l’effort de répondre, et rien que pour ça, je lui en suis reconnaissante, à mon fiston.

Voici donc ce qu’il m’a écrit (sans décryptage aucun…)

« En quelques phrases forcément réductrices, de ce que j’en ai compris, dans Etre et temps, l’ontologie (= l’étude de l’être et ontique = qui se renvoie à l’étant) heideggerienne se propose d’étudier l’être de tous les « étants » en partant de l’étant qui est transparent à son être et par là à l’être de tous les autres « étants », c’est à dire le Dasein. Le Dasein se définit non uniquement de manière ontique mais ontologiquement, et c’est dans la connaissance « moyenne », quotidienne de l’être du Dasein qu’on peut saisir l’être en tant que tel. Le Dasein est « ouvertude », être-au-monde (et pas simplement étant dans le monde, comme un objet, et pas non plus un sujet extérieur au monde comme le cogito de Descartes). Et la manière pré-philosophique dont le Dasein saisit le sens de l’être se fait dans l’horizon du temps, par sa propre temporalité. En gros son ontologie est originale car elle lie de manière fondamentale (ontologique haha) le mode d’existence du Dasein et l’être tout cour : il cherche à « dépoussiérer » la philosophie des concepts post-socratiques, pour retrouver une conception plus originaire de la temporalité et de l’être. Mais à résumer c’est forcément un peu gloubi boulga tout ça… Ce qui est intéressant c’est sa méthode et dans le détail, où on voit comment sa perspective décalée sur l’être / le monde / la conscience permet de relier des phénomènes qui avaient été séparés (devenus « inauthentiques ») notamment par la tradition dualiste de l’être (sujet vs objet)….
Voiloux je pense que ce n’est pas très clair mais il doit y avoir des bons résumés de « être et temps » par des gens qui l’on ach’ment plus travaillé que moi bien sûr !
Bisoux !!!

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 21 h 03 min

@19.57, mais de quoi me parlez vous, sylvie ? De la rationalité de la position de bellamy non concerné par l’ivg pour sa compagne ? Cessez de faire votre institutrice pour les demeurés que nous serions et ui ne comprendrions rien à rien, voyhons donc !

rose dit: 10 février 2019 à 20 h 16 min

vedo

cela semble terriblement magnifique ; ai trouvé un trailer
https://www.youtube.com/watch?v=_kudu6FWWaw

et puis papa freud
et puis, le palais impérial (ou le palet : ai trouvé cela, vedo :

Quoi visiter ?
Que visiter à Vienne?
Les quartiers de Vienne
Voir les alentours de Vienne
Les billets coupe file ?
Le Pass de Vienne
Un opéra, un balais, un spectacle?

restons calme, gloussement garanti).

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 20 h 13 min

Vedo, les exemples cités apparaissent comme une goutte d’encre qui comme vous l’avez observé trouble definitivement le contenu transparent. Cela donne tout de même une idée de l’orientation impulsée à la transcription. A moins d’être anti communiste primaire, pourquoi écarter la réflexion de ce jeune philosophe ?

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 20 h 04 min

SD , si c’est de lui qu’il s’agit, expliquebplutot clairement dans l’article publié par l’Humanité en quoi et pourquoi il ne parvient pas à se satisfaire du dernier travail de traduction des cahiers noirs.

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 19 h 57 min

JJJ, Bellamy a confirmé ne pas avoir pour projet de revenir sur la loi Veil tout en affirmant y être personnellement opposé. Ce jeune homme est sérieux et ne court aucun risque. Si l’on ne batiffole pas sans préservatif ou contraception et même en cas d’adultère il n’y a aucune raison d’y avoir recours. Reste le viol, l’immaturité ou l’ignorance des couples jeunes ou moins jeunes, les convictions religieuses qui pourraient ne pas convenir aux femmes qui sans avoir besoin de l’autorisation de leur compagnon légitime ou non peuvent bénéficier de ce secours en cas de grossesses non désirées, de précarité sociale.

vedo dit: 10 février 2019 à 19 h 56 min

Bousquet, certes, une faute de frappe va me faire glisser vers Bouquet, acteur de FM dans le « Promeneur du Champ de Mars », et aussi, autre grand moment de théâtre, dans « Le Roi se Meurt ».

vedo dit: 10 février 2019 à 19 h 52 min

Chère Bérénice, je suis totalement incapable de faire un résumé de la pensée de MH sur l’histoire. Je ne la connais pas. Mais je passe une partie de mon temps sur « l’histoire » et je crois bien « sentir » sa façon de voir, et j’en trouve le billet de PA très intéressant et stimulant. (Je connais un tout petit mieux les analyses de MH sur Hölderlin, mais c’est un autre sujet). En tout cas, il ne me paraît pas nécessaire de tuer le messager à chaque fois en donnant avec insistance une prééminence oblitérante à certaines positions et écrits qui sont connus. (L’expression de « veto », déjà utilisée par quelqu’un d’autre ici, est assez opposée à ma nature).

Rose, oui Vienne, les cafés, les valses qui ne sont jouées nulle part comme là, les grands hôtels où on vient encore humer l’air qu’ont respiré tant de figures. Mais aussi ceci, qui fut l’une de mes coincidences à Vienne, à deux pas de l’hôtel où je logeais pour un voyage professionnel:
https://www.youtube.com/watch?v=B0JHn3bwzfw (Jägerstätter par Felix Mitterer–mon moment de théâtre le plus marqué dans ma mémoire).

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 19 h 31 min

Tout ce qu’il m’en reste, c’est que le portrait m’a rappelé F Mitterand et son ami Bousquet. Ce n’est pas fameux.

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 19 h 26 min

Pierre. Non , vous vous trompez. J’insiste sur ce point car j’ai lu récemment un article a la fois elogieux et goguenard vous concernant. Comme vous le savez si je ne prends pas note, j’oublie les noms et ne retiens,que l’idée, le principe. Mon prénom, Sylvie. Je ne vous livre pas adresse et telephone.

Passou dit: 10 février 2019 à 19 h 21 min

Pardonnez-moi chère Bérénice mais êtes-vous bien consciente de me prêter des amitiés ou des relations « douteuses » sans être capable de dire en quoi elles le sont ni même de citer un seul nom à l’appui ? Pour le coup, le procédé (sous pseudo)de l’insinuation visant à la calomnie, me parait plus que douteux.

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 19 h 17 min

Pour corriger le parti pris du journal L humanité oú SD exprime réserves et critiques, il n’est pas trop difficile de l’identifier comme auteur indépendant autant qu’il nous est possible de rester dégagés d’influences politiques ou sociales, sociologiques.Comme si Libe ,le Figaro ,Le Monde étaient indemnes d’ideologie. La presse dans son ensemble est vecteur, il faut en être conscient tout en ne refusant pas en dépassant le préjugé d’en retenir ce que bon nous semble.

https://www.connaissances-savoirs.com/heidegger-et-sa-solution-finale-stephane-domeracki.html/

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 19 h 08 min

@16.55 Bellamy ne tient aucun propos contre l’IVG dans sa campagne des européennes, ni jamais d’ailleurs dans sa vie publique, ni jamais dans ses deux livres, remarquables, que j’ai lus. Les 3J confond l’IVG avec le droit à l’IVG ouvert par la loi Veil que ni Bellamy, ni personne de sérieux, ne songe à remettre en cause
______
J’ai du rêver sur cette fake new, sans doute.
https://www.lejdd.fr/Politique/francois-xavier-bellamy-oppose-a-livg-une-conviction-personnelle-que-jassume-3842081

Toutes mes excuses pour vous avoir blessé dans vos propres convictions, chère closer,

rose dit: 10 février 2019 à 18 h 55 min

Bérénice à 18h43

non, n’y ai pas goûté, ce qui ne m’empêche d’en rêver. Ultérieurement, sûrement. Avec les valses, un, deux, trois, un deux trois.

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 18 h 51 min

Pierre Assouline, pardonnez moi mais j’ai lu de vous un portrait enlevé où était mentionnées des relations avec des personnalités plutôt historiquement douteuses, vous devez vous doutez que je n’ai pas en mémoire le ou les noms de ces individus. C’est aussi ce qui motive l’incompréhension que j’exprime dans un precedent post. Je me demandais si vous cherchiez à travers ces ou ce lien à comprendre ce qui peut pousser un homme fréquentable, intelligent, sensible , cultivé à rallier des idées pour le moins contestables

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 18 h 43 min

Rose, auriez vous connu l’opportunité d’y gouter ces chocolats mousseux qui peut être favorisent une réflexion sur l’histoire , le vraie, la fausse, l’imaginaire et ses ramifications quand ils n’appesantissent pas trop le corps?

Bėrėnice dit: 10 février 2019 à 18 h 37 min

Vedo, puisqu’à l’évidence, vous en êtes instruit, quels sont les principaux thèmes abordés par le penseur MH. Pardonnez mon ignorance, je sais juste que l’être y compte et comme vous paraissez tres bon pédagogue et possédant son oeuvre je vous vois en capacité de m’éclairer de façon rudimentaire si toutefois la générosité et l’esprit de partage vous animent à l’égard de tous y compris des plus culturellement démunis. ( à une lettre près et nous tombons sur un véto , qui je l’espere ne sera pas votre réponse).

D. dit: 10 février 2019 à 18 h 17 min

Il faut être un peu neuneu pour ne pas saisir la notion de fortune et la comparer à l’infortune. Puisque de là nait la notion de solidarité.
Il faut être un peu neuneu pour ne pas comprendre que la fortune examinée sur l’aspect des moyens financiers doit être évaluée tant sur les possessions que sur les revenus qui viennent ou non accroitre de façon importante ces possessions.
En appeler à des notions d’économie peut relever de la mauvaise foi.

D. dit: 10 février 2019 à 18 h 10 min

S’agissant d’Ed, je ne sais si elles travaille à l’étranger pour une entreprise française ou non. Dans ce dernier cas elle ne devrait tout simplement pas avoir le droit de s’exprimer sur des affaires françaises qui ne la regardent manifestement plus, et bien sûr demander la nationalité allemande.

D. dit: 10 février 2019 à 18 h 08 min

3/ L’avancement de l’âge de la retraite par le gouvernement italien est une autre imbécillité. Il y a une loi d’airain: le ratio actifs/inactifs qui commande la politique des retraites. Si on l’ignore, il faut soit augmenter les cotisations des actifs, soit baisser les pensions des retraités, deux mesures absurdes, les deux étant au taquet…

Closer, il est tout-à-fait possible qu’un état subventionne une caisse, c’est une question de philosophie sociale. Le principal étant de prendre l’argent là où il est. Je pense entre autre choses à l’imposition des grosses sociétés faisant des profits en France. Ce n’est qu’un exemple parmi cent autres.

vedo dit: 10 février 2019 à 17 h 27 min

Rose, 17h16:
Excellent, je n’aurai pas du écrire un peu isolés–aucun moyen de vérifier–mais merci pour les indications à Vienne, la prochaine fois que j’y retournerai, lieu d’incidents magiques pour moi dans le passé.

rose dit: 10 février 2019 à 17 h 13 min

vedo

pas forcément si isolés que cela. C’est que le lieu est beau, la compagnie charmante et le chocolat bon : nous aimons à nous y retrouver.

vedo dit: 10 février 2019 à 16 h 57 min

Stéphane Domeracki,
Que “ 80% des commentaires parlent d’autre chose”, c’est parce que ce blog est la plupart du temps, un Kaffeeklatsch où ne viennent que ceux qui ont à la fois beaucoup de temps libre et, il semble, sont un peu isolés.
Le billet d’Assouline ne s’adresse pas aux philosophes mais aux historiens, et, par ses citations, il pose de très bonnes questions, qui ne sont pas nouvelles cependant. Pas la peine d’avoir lu Sein und Zeit. Est-ce que la réflexion philosophique, (ici celle de Heidegger), apporte un éclairage sur la façon de regarder et de comprendre l’histoire? La même question a été posée à propos des écrivains, avec une réponse, par exemple, dans les choix en faveur des “Bienveillantes” et de “l’Ordre du jour”, (choix que je trouve pour le moins déplacés, mais qui n’invalident pas l’effort de répondre à la question). L’histoire est présente dans toute l’oeuvre d’Assouline, et notamment celle de cette période. (A propos de Heidegger, on peut aussi poser la question de son éclairage sur la poésie ou sur la civilisation grecque–pour les deux à la fois, Hölderlin–mais là c’est un tout autre morceau qui requiert des connaissances sur la réflexion en Allemagne depuis la fin du 18e siècle).
On peut aussi se poser la question si réfléchir sur l’histoire en allemand ou en français se fait de la même manière.
A propos du regard des écrivains sur l’histoire, j’avais mis un lien vers des pages de Fontane, “Aus den Tagen der Occupation”, sur son passage à Strasbourg en 71 où il décrit un incident comme un fétu de paille (Strohhalm), en soi de peu, mais grâce auquel on peut reconnaître comment va le vent (traduction littérale- wie der Wind geht). Parmi d’autres, les trois chapitres, “Strasbourg, Depuis la cathédrale, Dans la cathédrale”, montrent son génie de la description, même si on peut diverger de son point de vue—mais cela est une autre histoire.
Une introduction de Fontane en français: https://books.openedition.org/psn/5896?lang=en
Pour en revenir à votre intervention, vous donnez pour “une lecture probe, rigoureuse, distanciée, et critique”, un lien vers un journal qui n’est pas forcément réputé pour satisfaire ces critères. Mais au moins vous écrivez à visage découvert, ce que j’apprécie.

closer dit: 10 février 2019 à 16 h 55 min

Trois absurdités lues ici en peu de commentaires:

1/ Le propre de l’impôt sur le patrimoine est justement d’imposer le patrimoine et non pas le revenu. C’est pour cela que c’est un impôt parfaitement imbécile. Le petit vieux qui a vu la valeur de l’appartement où il a toujours vécu exploser à cause de la hausse de l’immobilier peut devenir tout à coup assujetti à l’ISF alors qu’il n’a pas un centime de revenu supplémentaire pour payer plus d’impôt, au contraire. On ne devrait imposer que le revenu, quel qu’il soit, puisque lui seul permet de payer l’impôt.

2/ Bellamy ne tient aucun propos contre l’IVG dans sa campagne des européennes, ni jamais d’ailleurs dans sa vie publique, ni jamais dans ses deux livres, remarquables, que j’ai lus. Les 3J confond l’IVG avec le droit à l’IVG ouvert par la loi Veil que ni Bellamy, ni personne de sérieux, ne songe à remettre en cause. D’ailleurs Simone Veil était contre l’IVG en soi, si l’on en croit ses propres mots: « « C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. »

3/ L’avancement de l’âge de la retraite par le gouvernement italien est une autre imbécillité. Il y a une loi d’airain: le ratio actifs/inactifs qui commande la politique des retraites. Si on l’ignore, il faut soit augmenter les cotisations des actifs, soit baisser les pensions des retraités, deux mesures absurdes, les deux étant au taquet…

D. dit: 10 février 2019 à 16 h 22 min

Autrefois le seuil était de 1,3 millions d’€ et non corrélé aux revenus. Ça posait de sérieux problèmes à des gens plutôt modestes dont la seule solution était souvent de se débarrasser de leur patrimoine. Je trouve ça ignoble.

Ed dit: 10 février 2019 à 16 h 22 min

J’ai quelques notions d’économie, ce qui m’empêche de tout mélanger (comme parler de salaires pour évoquer un impôt sur le patrimoine). Quant aux retraités moyens qui possèdent un gros patrimoine et n’en sont pas riches pour autant puisque leurs possessions ne leur rapportent rien, je vois très – très – bien.

D. dit: 10 février 2019 à 16 h 18 min

Ed dit: 10 février 2019 à 16 h 13 min

Tellement simple que tu t’emmeles les pinceaux et parles de salaire en même temps que d’impôt sur le patrimoine.

Écoute, Edwige, ne te ridiculise pas trop parce que je pense que tout le monde ici a très bien compris ce que j’ai expliqué, sauf toi. Tu es sans doute meilleure en lettres que dans d’autre matières, je le reconnaitrais bien volontiers.
Ou alors tu fais partie de la fraction concernée, ce qui franchement m’étonnerait, cumulant gros revenus et patrimoine >= 2 millions d’euros, que j’ai pris en exemple parlant. Ce pourrait être bien évidemment un autre seuil.

D. dit: 10 février 2019 à 16 h 14 min

Là où vous pourriez éventuellement sursauter, Edwige, c’est quand je vous parle de patrimoine de 2 millions d’euros qui ne rapporte que peu ou rien. Vous pourriez me dire que c’est impossible, que c’est mal géré. Eh bien non seulement c’est possible mais c’est également fréquent et parfois cela relève de choix personnels. Cela concerne par exemple des retraités moyens. Cela peut concerner aussi des patrimoines mobiliers qui ne produisent pas de rente.

D. dit: 10 février 2019 à 16 h 07 min

Ed dit: 10 février 2019 à 15 h 54 min

Les revenus du capital sont à différencier de ceux du travail. Le dernier est déjà suffisamment taxé.

Edwige, je viens d’expliquer exactement le contraire, à savoir que la fortune doit se mesurer sur deux critères et pas un seul.
Le possesseur d’un patrimoine de 2 millions qui n’a rapporté que peu, voire rien sur les 3 dernières années, n’a pas à être considéré comme fortuné.
Le même ayant ramassé ses 50000 euros annuels (grâce à ses très gros salaires ou ses revenus airbnb ou tutti quanti est bien à considérer comme fortuné et payer donc un impôt sur sa fortune patrimoniale.

Ça me semble très, très simple à comprendre.

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 16 h 03 min

@un bon compromis (heidegerrien).

Entre quoi et quoi, au juste, macron et les gilets moyens ?
Qu’il est bête ce prof de philo, qui demande aux gens de lire ce qu’il est incapable de lire à la première occurrence de passoul, j’en reviens pas. Et c’est ça qui enseigne la philo dans nos lycées, comme son copain bellamy nous faisant de la prose anti-avortement pour les européennes !

D. dit: 10 février 2019 à 16 h 00 min

Autre considération : l’opinion italienne en faveur de Salvini a considérablement augmenté depuis son arrivée au pouvoir, atteignant le chiffre exceptionnel de 60 % d’italiens satisfaits.
Certains y compris à l’étranger se permettent avec une incroyable arrogance de qualifier cela de « populisme » alors même que l’Europe et leur propre pays sont en échec. Cherchez l’erreur. Ces gens-là sont indécrottables, incapables d’admettre leur échec. Ce sont des dogmatique viscéraux, les mêmes qui produisent les dictateurs. L’Europe n’en est-elle pas une par ailleurs ?

Un facteur important dans ce 60 % d’opinions favorables est la baisse de l’âge de départ à la retraite, mesure éminemment sociale. Son coût certes important pouvant être aisément compensé en réduisant des dépenses qui n’ont pas à incomber aux italiens.

Voici un pouvoir juste. Et c’est cette justice que l’on critique ouvertement aujourd’hui. C’est ignoble.

D. dit: 10 février 2019 à 15 h 51 min

Le rétablissement de l’ISF me semble nécessaire.
Mais il faut le lier aux revenus car la fortune ne peut être considérée sous le seul aspect patrimonial.
Donc par exemple sujétion à l’ISF à partir de 2 millions d’euros de patrimoine et un revenu de 60000 euros/ans pour une personne seule, 100000 pour un couple sans enfants à charge, et ensuite + 1000 euros par enfant à charge (110000, 120000, 130000…).
Les revenus seraient calculés sur la moyenne des 3 dernières années.

Ce serait à mon sens un bon compromis.

renato dit: 10 février 2019 à 15 h 18 min

D’ailleurs, Stéphane Domeracki, on peut, par exemple, préférer Borges là où il dit : « Le temps est la substance dont je suis fait. Le temps est une rivière qui me traîne, mais je suis la rivière; c’est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre; c’est un feu qui me dévore, mais je suis le feu « , que se taper un Heidegger de 1924… Der Begriff der Zeit… Bon, je l’ai lu en italien, mais ce n’est quand même pas de la poésie…

G S'A dit: 10 février 2019 à 15 h 11 min


…autant, prendre la tangente, avec la cotangente,!…
…je m’en fou éperdument, du passé,!…
…passé, c’est passé simple,!…etc,!…

renato dit: 10 février 2019 à 15 h 03 min

“Je ne comprends pas pourquoi 80% des commentaires parlent d’autre chose que de ce dont il est question…”

C’est parce que vous ne prêtez pas attention.

Cela dit, vous n’imaginez pas la quantité de lectures que certains d’entre nous s’infligent et se sont infligés — Cahiers noirs inclus.

Delaporte dit: 10 février 2019 à 14 h 53 min

« Par ailleurs, la pensée du philosophe est, à plusieurs titres, difficilement pénétrable au commun des mortels. »

Pas du tout ! Qu’est-ce que c’est que cette plaisanterie ? Comme si, telle la Gnose, l’oeuvre de Heidegger ne s’adressait qu’à quelques rares privilégiés ! Au contraire, il suffit de faire un petit effort et l’on constate tout de suite que la pensée de Heidegger s’inscrit dans la révolution nationale d’extrême droite, dans ces années d’avant-guerre en Allemagne, courant de pensée qui donnera fréquemment le nazisme. Les livres de Heidegger comme Etre et Temps, qui farfouille tout ce remugle païen et raciste, illustrent ce courant de pensée, avec lequel il est en adéquation constante. Même la falsification des traductions françaises de Fédier, notamment, parviennent mal à dissimuler ce fait. Heidegger, penseur nazi, est un secret de polichinelle !

Delaporte dit: 10 février 2019 à 14 h 44 min

Paul Celan, l’un des rares esprits à avoir été lucide dès ce temps-là, et en France, sur Heidegger. Il a voulu aller à la rencontre de Heidegger, pour savoir comment une telle monstruosité était possible. Il a rencontré respectueusement le gourou dans sa « cabane », sa « Hütte » de Todtnauberg en Forêt-Noire, mais laissera sur le livre d’or une phrase qui exprimera toute l’ambiguïté de la rencontre :

« Dans le livre de la cabane, le regard sur l’étoile du puits, avec, dans le coeur, l’espoir d’un mot à venir. » Celan

Alexia Neuhoff dit: 10 février 2019 à 14 h 44 min

Stéphane Domeracki dit: 10 février 2019 à 13 h 23 min
Difficile de concevoir que P. Assouline soit un admirateur béat de Martin Hidegger, encore moins qu’il cherche à atténuer sa responsabilité vis-à-vis de son adhésion au nazisme. Par ailleurs, la pensée du philosophe est, à plusieurs titres, difficilement pénétrable au commun des mortels. D’une part, sauf à être germaniste –et un excellent germaniste étant donné ses nombreux néologismes – il n’est accessible qu’à travers des traductions, forcément approximatives voire douteuses (vous en faites une parfaite démonstration). Par ailleurs, peut-être plus que pour tout autre philosophe, on ne peut tenter de comprendre son système philosophique sans bien connaître l’époque dans laquelle il l’a développé, à savoir la République de Weimar. Cela fait beaucoup de pré-requis.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 14 h 39 min

Comme c’est petit M. Sarecki. Un proces en infamie pour une mauvaise blague. Un peu de clarté svp.
Alors ces carnets noirs ?

Ed dit: 10 février 2019 à 14 h 38 min

J’ai vu Hiroshima mon Amour récemment. Le Japonais est très excitant. Cet accent, ce sourire…Ça donne envie de manger du maki. Bon dimanche.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 14 h 28 min

Presque a genoux, comme ils ont fait leur chemin de la passion.
Je repense à Celan, en attente d’un borborygme du maître à la poetique hermétique.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 14 h 24 min

Dire qu’il y en a qui se sont traînés presqye à genoux sur le chemin qui menait à la cabane forestiere du gourou, imposteur, s’il en est.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 14 h 22 min

« Peu ici se sont infligés de lire les Cahiers noirs en allemand ainsi que les autres volumes de la même époque, sans quoi il est impossible de prendre part au débat » 

M Domeracki peut-il argumenter sur « Etre et temps »?
Dont la lecture est une punition pour l’intelligence !

Passou dit: 10 février 2019 à 14 h 13 min

« évoquer le point Godwin est ici une infâmie, puisque l’auteur a été véritablement nazi »
c’este que je me suis efforcé de dire dès les premières lignes de ce billet…

Stéphane Domeracki dit: 10 février 2019 à 13 h 23 min

Je ne comprends pas pourquoi 80% des commentaires parlent d’autre chose que de ce dont il est question; mais passons. Peu ici se sont infligés de lire les Cahiers noirs en allemand ainsi que les autres volumes de la même époque, sans quoi il est impossible de prendre part au débat convenablement : est-ce le cas de Pierre Assouline? L’argument le plus éculé de la fachosphère est asséné (évoquer le point Godwin est ici une infâmie, puisque l’auteur a été véritablement nazi) à tous ceux qui souhaitent une lecture probe, rigoureuse, distanciée, et critique. https://www.humanite.fr/neologismes-et-manipulations-blanchir-heidegger-par-des-traductions-dilatoires-des-cahiers-noirs

renato dit: 10 février 2019 à 12 h 41 min

Il est vilain, il n’ira pas au paradis, celui qui décède sans avoir réglé tour ses comtes. »
Almanach des Bons-Enfants cité par Céline

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 12 h 33 min

Le cinéma vous perdra, vous grossissez la réalité en sortant des salles obscures. Quant au goût du printemps, on attend l’état des ventes, vous aviez mis tellement de cœur à l’ouvrage, mais peut-être est-il prématuré.
Ce que je vois de ma fenêtre peut paraître assez banal, j’y ai pourtant découvert de singulières beautés, ajoutait Emmanuelle Riva, mon amour.

jazzi dit: 10 février 2019 à 12 h 26 min

« Rien vu d’anormal, pl. félix éboué. »

ça me rappelle le film d’Alain Resnais et la phrase insistante du Japonais s’adressant à Emmanuelle Riva : « tu n’as rien vu à Hiroshima » !

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 12 h 17 min

vous avez bien fait de mettre un point, surtout si le risque était d’attraper la gale.
Oedipe sur la route.

renato dit: 10 février 2019 à 12 h 12 min

Puisqu’il valait mieux mettre un point, Jacques, j’ai mis un point, car poursuivre sur un chemin stérile il me semble inutile.

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 12 h 08 min

@ Peu de manifestants mais beaucoup de dégâts à Paris, hier.

Allons dhonc ! encore une intox de bfm-news. Rien vu d’anormal, pl. félix éboué.

jazzi dit: 10 février 2019 à 12 h 07 min

Dans votre lien, renato, la définition de la carrière académique se limite exclusivement à la carrière universitaire.
Ne peut-on pas élargir cette notion ?

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 12 h 06 min

les notaires du passé,
les notoires du poisseux
les nageoires du poisson
les natations du pané
les notations du passant
les notifications du présent
les nostalgies du brisant
les nosferatu vampirisants

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 11 h 56 min

… ce me semble qu’on s’échappe du point godwin, va bintôt falloir retourner à l’asymptote. Or d’honc, Heidegger aurait été un grand philosophe académique, à l’époque du petit Victor Klemperer ?

renato dit: 10 février 2019 à 11 h 39 min

Enfin Jacques ! l’académisme est une chose, la carrière académique une autre ! il ne faudrait pas mêler les chose car la gale est contagieuse. Il vaut mieux mettre un point.

jazzi dit: 10 février 2019 à 11 h 32 min

« Tendance chez un artiste, en particulier du XVIIe au XIXe s. »

Disons que la notion a sensiblement évoluée au XXe et au XXIe siècle !
N’y aurait-il pas un certain académisme dans l’oeuvre de Michel Houellebecq, dans la forme et dans le fond ?
(Ecriture blanche wikipédesque et influence de Lovecraft ou de J-K Huysmans…)

renato dit: 10 février 2019 à 11 h 22 min

Voyonsvoir :

Académisme :

Tendance chez un artiste, en particulier du XVIIe au XIXe s., à observer les enseignements formels des académies, à mouler sa production dans des cadres esthétiques traditionnels ; caractère des œuvres qui en résultent.

Caractère de ce qui est gagné par l’immobilisme et la sclérose, du fait d’un respect excessif des formes et des conventions ; absence d’originalité.

Pour carrière académique voir plutôt :

http://www.unige.ch/presse/archives/unes/2006/20060116_carriere_aca.php

jazzi dit: 10 février 2019 à 10 h 58 min

l’académisme est universel, renato.

Personnellement, je pense que Céline aurait dû s’en tenir à sa première impression. « Ça a commencé comme ça » est meilleur que « ‘‘Ça a débuté comme ça »…

jazzi dit: 10 février 2019 à 10 h 41 min

Oui aux deux questions, renato. D’ailleurs on nous annonce l’entrée de Houellebecq à l’Académie Française et sa prochaine conversion monastique…

renato dit: 10 février 2019 à 10 h 38 min

Il y a-t-il une question de la carrière académique de Houellebecq ? Est-il — Houellebecq — un romantique tardif pathologique irrémédiablement en conflit avec un catholique caché ?

jazzi dit: 10 février 2019 à 10 h 29 min

Mais de quel MH parle-t-on ?
Martin Heidegger ou Michel Houellebecq ?
C’est valable pour les deux, mon capitaine !

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 10 h 28 min

je crois qu’une confusion grave est en train de s’insinuer à la RDL à propos des MH. Martin H ne saurait en aucun cas être confondu avec Michel H., voyons dhonc !

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 10 h 24 min

As a Usenet discussion grows longer, the probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches 1.

Ce n’est ni une loi, ni une règle, ni une norme extraterritoriales. Seulement une intuition proférée et tombée (au bon moment de l’histoire de la toile, il y a 20 ans) sous des yeux et des doigts qui la relayèrent sur les réseaux sociaux, sans se douter de sa fortune.
Mike Godwin n’est pas l’auteur de la loi qui porte son nom. Quant à son savoir théorique en matière de calculs de probabilités, passoul n’a pas eu grand mal à en pourfendre l’inanité. Et par suite, à nous libérer de cet assommant et énième débat franco-franchouillard, sur son ridicule accoutrement épinglé par Thomas Bernhard, la réception de sa pensée fuligineuse en france qui n’a jamais intéressé personne, mais dont tout le monde feint de croire en la profondeur indicible, pas plus qu’hitler ou hannah arendt qui savaient bien à quel gogo ils avaient affaire, à la « grande époque » du carnage forestier.

renato dit: 10 février 2019 à 10 h 19 min

La question de la carrière académique de MH : le catholique caché irrémédiablement en conflit avec le romantique tardif pathologique.

jazzi dit: 10 février 2019 à 10 h 15 min

Mais Passou a des circonstances atténuantes :

« Ainsi la fameuse première phrase de ‘‘Voyage au bout de la nuit’’, ‘‘Ça a débuté comme ça’’ apparaît-elle dans le manuscrit sous la forme ‘‘Ça a commencé comme ça’’; et c’est seulement sur la dactylographie que Céline a rayé le mot ‘‘commencé’’ pour le remplacer par ‘‘débuté’’, premier exemple d’un travail qui a fait d’une phrase qui aurait pu rester assez banale l’un des plus célèbres débuts de roman du XXe siècle.»

jazzi dit: 10 février 2019 à 10 h 08 min

Tout le monde est influencé par l’imaginaire de Céline, JJJ.
Même s’il nous arrive de nous tromper. Tel Passou :

« L’incipit du « Voyage au bout de la nuit » n’est peut-être pas aussi connu que celui de « la Princesse de Clèves », de la « Recherche » ou de « l’Etranger », mais tout de même. On en use souvent comme d’un clin d’œil ou un d’un signe de reconnaissance.»

On ne saurait mieux dire. Mais le patron de la République des Livres était-il trop pressé d’applaudir Jean-François Balmer, qui joue Bardamu sur la scène du Théâtre de l’Oeuvre à Paris? Voilà qu’Assouline rate son clin d’œil, comme un bleu :

Cela ne pouvait décemment pas commencer autrement que par ‘‘Ça a commencé comme ça…’’»
Pas de bol. Les premiers mots de «Voyage au bout de la nuit» sont en réalité les suivants :

Ça a débuté comme ça.»
(Grégoire Le ménager in BIBLIOBS)

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 9 h 57 min

Godwin ? Dieu gagne… à tous les coups, dans cette affaire. C’est bien c’que j’pensions : le diable se cache toujours dans les détails de l’Histoire et avec l’martin, l’est point prêt d’en sortir.

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 9 h 50 min

@ mais sur l’imaginaire, oui…

Pas sur le mien en tout cas. Quant au vôtre, jzzm je n’en vois pas de traces dans toute l’étendue de votre œuvre écrite, dans vos goûts, veux-je dire.

jazzi dit: 10 février 2019 à 9 h 42 min

Nous ne sommes ni historiens ni philosophes, JJJ. Et Céline n’a exercé aucune influence sur la pensée française mais sur l’imaginaire, oui…

Si la réalité ne peut être saisie, de quelle vérité est faite la fiction ?

Janssen J-J dit: 10 février 2019 à 9 h 26 min

-Pendant qq secondes, cru que le point Godwin s’appliquait in fine à l’évocation de michel houellebecq. Mais non.

-« les historiens s’avèrent incapables de prendre la mesure de « la grandeur historiale » et passent à côté de l’essentiel : la dimension métaphysique de l’Histoire qui est son essence même. »
Tant pis pour eux, mais nous qui ne sommes pas historiens, pas plus que passoul, on comprend tout tout de suite à la grandeur historiale de la rdl.

Transposons cette phrase en remplaçant Heidegger par Céline et nous aurons là un des grands mystères du maître de la rdl, sans doute reparti à l’assaut de la préface aux oeuvres maudites :

« La fascination, l’influence, l’empire même exercés par lui sur la pensée française, (…), demeurent un mystère inentamé depuis la fin de la guerre, surtout aux yeux des Allemands, lesquels sont loin de partager cette ferveur »…, etc

Mazarine Pingeot fait encore des siennes avec HA et MH. On ne sache pas qu’elle fut une grande panseuse.
http://theconversation.com/pour-mieux-saisir-la-post-verite-relire-hannah-arendt-71518?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20du%20DIMANCHE%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201231711343utm_content=La%20lettre%20du%20DIMANCHE%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201231711343+CID_9addc24ecf6a5b02e83705a9015653af&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Pour%20mieux%20saisir%20la%20post-vrit%20relire%20Hannah%20Arendt

jazzi dit: 10 février 2019 à 9 h 20 min

« Voilà un billet qui ne risque pas d’atteindre le fameux « point Godwin » au centième commentaire car il y sera dès le premier, et pour cause ! »

Ceci est le 53e commentaire et le point Godwin n’est toujours pas atteint…

jazzi dit: 10 février 2019 à 9 h 14 min

Pour Heidegger, Sartre était bien un philosophe.

« Vous savez, l’anglais n’a jamais été une langue que j’ai pratiquée, le français beaucoup plus, du fait des séminaires auquel j’ai été invité, et des philosophes français que j’ai pu connaître ou lire, comme par exemple Sartre dès l’après-guerre. »

renato dit: 10 février 2019 à 9 h 11 min

Dans les faits, selon Cratyle, la réalité coule sans cesse et si rapidement qu’il est impossible de la connaître et de le nommer.

Marie Sasseur dit: 10 février 2019 à 8 h 58 min

Vous ecrivez:
« On n’a donc pas fini de se demander : que faire du « nazisme » de Heidegger et, partant, de la pensée de Heidegger ? »
Le « on » est un logos heideggerien développé dans « être et temps  »
Ce texte assez long est disponible on line dans une traduction française hors commerce de E. Martineau.
Ce texte de Heidegger est une construction intellectuelle fastidieuse, qui n’est pas novatrice, car n’est construite que par opposition à une tradition philosophique,grecque, avec des néologismes , dits par commodité et le plus souvent : « intraduisibles ». Un petit tour de passe-passe pour s’epargner d’aller au bout des choses aberrantes qu’enonce Heidegger sur la réalité…Ses exemples, les rares qu’il donne, pour illustrer sa pensée sont un abrutissement garanti.

Pour répondre à votre question finale, elle a ete posée au gourou himself.
C’est une plaisanterie, qui vaut le détour.

http://www.dialogus2.org/HEI/nazisme.html

G S'A dit: 10 février 2019 à 8 h 17 min


…on peut dormir, avec les deux yeux,!…
… » la mécanique démocratique est en marche,! »
…etc,…

Delaporte dit: 10 février 2019 à 1 h 39 min

Ardiçon a fait jadis une tentative de suicide (une TS), à cause d’une « nana ». Il a réussi à remonter la pente. Je ne suis pas sûr que le téléspectateur y ait gagné quelque chose :

« Aujourd’hui, Thierry Ardisson jette un regard philosophe sur ces années de perdition. »Presse people

G S'A dit: 9 février 2019 à 23 h 33 min


…il n’en reste pas moins d’un certain sectarisme, lié au  » complot de la démocratie « , dont beaucoup de gens, ne savent pas, qu’il sont enfariner,!…
…etc,…
…Hitler, ou l’absolue dictature,!…
…impensable aujourd’hui,!…Go,!…

Delaporte dit: 9 février 2019 à 23 h 30 min

« Mais Martin Heidegger (1889-1976) est le plus grand philosophe du XXème siècle, le maître à penser de générations de philosophes occidentaux. »

Heidegger n’est pas le seul philosophe du XXe siècle, loin s’en faut. Ni le plus grand. On pourrait citer Husserl, Wittgenstein, et quelques autres. Pourquoi revenir toujours au penseur obtus de la Forêt Noire ? Au plus à droite des esprits ? Au plus calamiteux, à mon avis. J’ai fait l’effort de relire récemment son texte sur Nietzsche, dans « Chemins… ». J’ai été déçu. Cette déception ira croissance parmi la génération nouvelle de philosophes (et de lecteurs), qui ne voudra plus porter aux nues un antisémite et un imposteur.

Bihoreau duc de Bellerente dit: 9 février 2019 à 23 h 11 min

Heidegger serait-il mieux considéré s’il avait dénoncé, voire au prix de sa vie, l’antisémitisme nazi ?

Bėrėnice dit: 9 février 2019 à 22 h 05 min

Levinas dans un vieux billet avait été cité et ne pensait il pas que MH justement parce qu’il était ce philosophe n’était pas pardonnable, en gros?

et alii dit: 9 février 2019 à 22 h 02 min

it: 9 février 2019 à 21 h 56 min
il avait cité déjà dans un précédent roman un philosophe contemporain :je ne sais plus quel roman mais j’en avais écarquillé les yeux!

Chantal dit: 9 février 2019 à 21 h 55 min

je déclare forfait, marre des moustachus …
trouvé en bouquinerie un Saul Bellow qui me fait bien rire, « le faiseur de pluie ».

renato dit: 9 février 2019 à 21 h 49 min

« Mais qui sont ces « notaires du passé » ? »

Probablement ceux dont Nietzsche disait qu’ils administrent la culture du peuple.

Marie Sasseur dit: 9 février 2019 à 21 h 47 min

Qui, parmi nous,est capable de comprendre et d’expliquer l’ontologie heideggerienne?

Ici ?
Pas grand monde, mais en anglais, sur le net, c’est un festival, les explications et demontage de ce neant integral.

Il faut peut-etre demander à ceux qui teutonisent?

Bėrėnice dit: 9 février 2019 à 21 h 38 min

Christiane, une facétie que votre grande culture n’aura pas réussi à déjouer? Ou bien fallait il réentendre que tout flatteur vit aux dépens de … Et aali a t elle perdu son fromage ?

Paul Edel dit: 9 février 2019 à 21 h 20 min

Clopine, pourquoi pas demander à Clopinou?Oui? Je suis sérieux. ce que j’ai lu de Heidegger à propos de Hölderlin et de Héraclite était littérairement intéressant.Pour le reste, noir total ..mais je suis toujours fasciné par les polémiques entre journalistes, écrivains, philosophes qui s’écharpent sans savoir un mot d allemand.

Phil dit: 9 février 2019 à 21 h 15 min

viens de constater que Marie Sasseur est effectivement l’ex- pseudomisée Vie dans les bois. Heidegger débouche les écoutilles comme la chouette de Hegel.

renato dit: 9 février 2019 à 21 h 15 min

Nous n’allons quand même pas nous nous em’erder avec l’exploration de ce qui est « tel qu’il est révélé », PE, déjà qu’il nous faut travailler sur ce qui s’est révélé… Il vaut mieux se tenir à un chouya de légèreté…

et alii dit: 9 février 2019 à 20 h 59 min

encore une mise au point
où nous prenions ensemble les repas. Heidegger tenait son séminaire plutôt le matin, et l’après-midi, c’était parfois de grandes promenades.

Participer à ce séminaire était pour moi une chance. Nous savions tous qu’il avait été nazi, recteur de l’université, mais nous étions chez René Char, Capitaine Alexandre dans la Résistance. Heidegger nous faisait comprendre les Grecs et l’importance de la poésie pour la pensée. Dans son allemand un peu emphatique, il décrivait le Philosophe et le Poète comme se faisant face sur deux sommets; Char les voyait en prisonniers communiquant par un petit trou dans le mur.

Même pour moi qui suis juive, son passé ne faisait pas obstacle, mais question. Pourtant, au milieu du séjour, alors que je demandais mon courrier à la poste, un homme m’a interpellée: «Vous vous appelez Cassin et vous prenez votre petit déjeuner avec un nazi!» Et il m’a craché dessus. Là, j’ai compris quelque chose, que je formule aujourd’hui grâce à Arendt : les philosophes aiment les tyrans, c’est une déformation professionnelle.

Plus tard, je suis allée à la fête de ses 80 ans en Suisse et j’ai déjeuné chez lui, à Fribourg avec sa femme Elfried, face à leur piscine d’eau froide où ils nageaient le matin. Je crois toujours que Heidegger est un très grand philosophe en même temps qu’un nazi ordinaire: la philosophie doit se débrouiller avec ça.»
https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20140919.OBS9704/barbara-cassin-nous-savions-tous-que-heidegger-avait-ete-nazi.

et alii dit: 9 février 2019 à 20 h 54 min

une mise au point de Faye
: la philosophie de Heidegger, pour laquelle j’aurais eu le plus grand respect, si l’on pouvait omettre sa furieuse «Profession de foi en Adolf Hitler», sa «Bekenntnis» de 1933, écrite et signée par lui seul, à côté de cinq autres recteurs sur dix-sept. Et qui voit en Hitler le «retour à l’essence de l’Etre». Pire encore, son «Cours» de décembre 1933 exige déjà «l’extermination totale» (la «völlige Vernichtung») de «l’Asiatique», du «Judéo-Asiatique», précisera le maréchal ultra-nazi von Reichenau. Sans oublier le «Cours» de 1940 exaltant «l’Etre-race» (le «Rassesein»), comme «question essentielle» («wesentliche Frage»)… Il est en avance sur l’Histoire, qui verra s’instituer les camps d’extermination (Vernichtungslager).

26 06 13 JeanPierreFaye NicolasBruant
JEAN-PIERRE FAYE, né en 1925, philosophe et écrivain, est l’auteur de «Langages totalitaires» (1972), de «la Déraison antisémite et son langage» (1993) et de «Qu’est-ce que la philosophie?» (1997). (©Nicolas Bruant)
Je ne donne pourtant pas des «claques» à Heidegger, qui n’était pas un philosophe enfant. Mais, en 1933, le recteur de l’université de Fribourg, et seul avec quatre autres recteurs sur dix-sept, à flatter le monstre.
https://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20130626.OBS4695/heidegger-derrida-et-moi.html

Marie Sasseur dit: 9 février 2019 à 19 h 47 min

Apres le point sommeil, le point godwin.
Même à la librairie, ils ont fait la tête de gondole avec « la gouteuse d’hitler »
Il fallait bien tout ça pour maintenir les ventes, après le « hold-up » de M. Houellebecq en ce debut d’année.

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