de Pierre Assouline

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La République des livres
John le Carré : retour à la guerre froide

John le Carré : retour à la guerre froide

Lorsque le mur de Berlin, « mur de la honte » vu de l’Ouest et « mur de protection antifasciste » vu de l’Est, s’écroula en 1989, nombre de lecteurs à travers le monde eurent une pensée émue pour John le Carré soudain réduit au chômage technique. Qu’allait devenir leur écrivain de chevet si le symbole même de la guerre froide disparaissait ? C’est dire s’il passait pour son chroniqueur le plus attentif. A défaut de se recycler, il s’adapta. Fidèle à ses fantômes sans cesser de se colleter au contemporain, il creusa son vieux sillon de l’antiaméricanisme et de l’insupportable inféodation politique du Foreign Office à Washington. Que faire de la trahison sinon la réactualiser ? D’autant que cet éternel tourment le poursuit depuis l’enfance. Une mère qui l’abandonna jeune ; un père joueur, séducteur, escroc, criminel, manipulateur, griveleur, mythomane. Son enfance a baigné dans l’esquive, le secret et la tromperie. Il est vrai qu’il était à bonne école.

C’est la clef, il n’y en a pas d’autres.  N’empêche : qu’il fustigea les grandes banques, les hommes de lois, les laboratoires pharmaceutiques, les multinationales ou les fauteurs de guerre en Irak, c’est toujours l’Oncle Sam qu’il désignait du doigt. Un exclusivisme que l’on a dit naïf, ingénu, à sens unique. A quoi il répondait invariablement dans ses livres que ce sont les financiers qui mènent le monde et que sont-ils sinon américains ? Le conflit israélo-palestinien, la politique des Etats-Unis en Amérique latine, l’effondrement soviétique, la montée de l’ultralibéralisme, la question des migrations : rien de tel que cette œuvre de fiction pour déciller tous les bernés, les pigés, les illusionnés de la géopolitique.

Mais tout semblait le ramener à la guerre froide. David Cornwell n’avait-il pas fait de John le Carré son nom de plume en l’inscrivant en tête de deux polars qui passèrent inaperçus, puis du manuscrit très berlinois de L’Espion qui venait du froid (1963) qui le fit connaît partout dans le monde ? A ses yeux, « l’ours russe » n’a jamais désarmé, son orgueil est intact et son appétit d’empire inentamé. Lui a tout de suite senti que la fin du communisme n’entraînerait pas la fin de la menace russe. Il n’avait pourtant effectué que deux séjours en Russie (1987 et 1993) mais cela lui fut suffisant pour voir juste. Dans Le Tunnel aux pigeons (2016) considéré comme ses mémoires, il n’esquivait plus la question de son activité réelle au sein du SIS (Secret Intelligence Service ou MI6), entre 1956 et 1964 lorsqu’il travaillait comme jeune diplomate en poste à Hambourg. Tout au plus un garçon de courses du renseignement britannique qui rendit de menus services, suggérait-t-il avec un sens consommé de la litote :

« Un microbe dans la hiérarchie du monde secret ».annie leibowitz

Voire ! Toujours est-il que son nouveau roman L’héritage des espions (A Legacy of Spies, traduit de l’anglais par Isabelle Perrin, 304 pages, 22 euros, Seuil) témoigne de sa maitrise de son art à 86 ans. Comme un défi éblouissant lancé à l’idée reçue selon laquelle lorsqu’il pénètre dans le troisième âge, un romancier voit son imagination s’assécher, ses personnages devenir trop lourds à porter. Le narrateur, un retraité des services, y fait le récit de son rôle dans « Windfall », une opération de désinformation britannique montée contre la Stasi, le service de renseignement est-allemand, fin des années 1950 /début des années 1960. Une mission tordue signée George Smiley, la légendaire figure du « Cirque », qui coûta la vie à un espion de Sa Majesté et à sa compagne. Un demi-siècle après, à l’heure où l’exigence de transparence fait des ravages et où la recherche de responsabilités historiques fait rage, au moment où dans la lutte pour la paix il en est déterminés à « ne pas laisser une pierre debout, comme disaient nos amis russes », les enfants du couple d’espions sacrifiés à la cause réclament des comptes et remettent en cause la légitimité de cette lutte à mort entre le monde libre et le bloc soviétique. Comme le dit le personnage de Tabitha

« L’ennui avec vous, les espions, et ceci n’a rien de personnel, c’est que vous êtes infoutus de reconnaitre la vérité même quand vous l’avez sous le nez. Ce qui rend très difficile la tâche de vous défendre. « 

C’est son roman le plus nostalgique, et la récurrence des flashbacks et les visites aux anciens n’y sont pour rien. Ses héros ne sont pas fatigués, juste mélancoliques. Ils dressent le bilan sur une tonalité un rien désenchantée. L’affaire telle que John le Carré la déroule a des relents testamentaires. Ce rappel du passé des uns et des autres est une manière de revisiter une bonne partie de l’oeuvre. A croire que l’auteur a jugé l’heure venue de faire ses adieux à sa comédie humaine de l’espionnage. Mais que reste-t-il de ces gens une fois que l’Histoire est passée et que le musée de la Stasi à Berlin, où John le Carré a fait faire des recherches pour se documenter, a livré ses secrets ? En se retournant sur la jeunesse de ses personnages, il nous révèle quelque chose de la genèse de son monde intérieur ; et on n’imagine pas qu’un historien puisse jamais explorer l’affrontement Est-Ouest de ces années-là sans commencer par s’y plonger. Il y trouvera la conviction européenne chevillée au corps de l’auteur à travers les convictions du narrateur en épilogue au roman. Il est vrai que David Cornwell, alias le Carré, un écoeuré du Brexit, ne voit pas seulement en l’Europe notre chance mais notre dernière chance :

« Donc tout ça, c’était pour l’Angleterre, alors ? Fût un temps, bien sûr. Mais l’Angleterre de qui ? L’Angleterre de quoi ? L’Angleterre isolée, citoyenne de nulle part ? Je suis un Européen, Peter. Si j’ai une mission, si j’ai jamais été conscient d’une mission en dehors de nos affaires avec l’ennemi, c’était envers l’Europe. Si j’ai été sans coeur, je l’ai été pour l’Europe. Si j’ai eu un idéal hors d’atteinte, c’était de sortir l’Europe des ténèbres dans lesquelles elle se trouvait pour l’emmener vers un nouvel âge de raison. Et je l’ai toujours ».

En vérité, sa grande affaire, ce fut le mensonge. Ce qui fait de lui non pas seulement un romancier d’espionnage, catégorie littéraire dans laquelle il s’est laissé enfermer en haussant les épaules parce qu’il la jugeait « genre par excellence de la guerre froide », mais un grand écrivain tout court, à l’égal de ses maîtres Joseph Conrad et Graham Greene. Et qu’y a-t-il de plus universel que le mensonge ? Reconnaissons-lui le génie de l’avoir transcendé en le déployant sur le terrain de la loyauté, de la duplicité, de la trahison.

(« Photo extraite du film L’Espion qui venait du froid » D.R. ; « John le Carré dans les Cornouailles » photo Annie Leibowitz)

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commentaires

1 526 Réponses pour John le Carré : retour à la guerre froide

Bérénice dit: à

Si j’étais vous Renato, je ne me prendrais pas le chou, savez vous que les scorpions sont une des espèces qui résistent aux radiations?

renato dit: à

Dit par une qui ne maitrise pas les concept c’est comique.

Bérénice dit: à

Lv et Gisèle, l’avers et le revers d’une même monnaie? Je me pose encore la question
Lv, puisque entre autres éléments qui peuplent votre existence vous paraissez posséder l’anglais à la perfection ce qui n’est pas la moindre de vos innombrables qualités, pour quelles raisons ne vous lancez vous pas en aparté ou en suplley à une traduction des extraits que vous joignez à vos interventions, cela vous révélerait un peu plus mais sans trop vous compromettre si ce n’est qu’à donner à lire votre choix de traduction qui lèverait le voile sur ce qu’on peut imaginer allié de votre indubitable sensibilité embrassant la littérature, l’esprit des auteurs en une juste compréhension qu’agrementerait votre sens poétique.

renato dit: à

Voilà qu’elle s’attaque à l’identité, la cafonaggine gauchiste dans le meilleur de sa forme.

la vie dans les bois dit: à

Fait un peu pitié aussi, renata, avec son français jamais assimilé depuis des lustres qu’il habite à côté de ses « pompes ».

renato dit: à

Vous savez bien JC que je ne fréquenterais jamais votre paroisse…

la vie dans les bois dit: à

renata quand il va au musée d’histoire naturelle en revient toujours avec des cauchemars, pov’ chochotte, va.

renato dit: à

« de préjugés… »

Merci.

JC..... dit: à

Il manque à notre cher renato le port de la soutane noire à bavoir rectangulaire blanc : il serait alors un personnage parfait !

JC..... dit: à

de préjugés…

la vie dans les bois dit: à

faut bien que renato se fasse des « idées », lol.

renato dit: à

La cafoncella se fait des idées sur la vie des autres. C’est probablement un vice communiste ou plus banalement gauchiste ; un vice des gens qui se nourrissent de préjudices.

Bérénice dit: à

À propos de Pessoa dont j’ai découvert le livre de l’intranquillité l’hiver dernier, un lien hier donnait à comprendre qu’un homme, un auteur? Aurait voulu avoir l’avis d’un psy concernant ce texte qui à ma sensibilité de lectrice peu avertie de cueille comme un des fruits d’une mélancolie, lv soulignait je ne sais plus quand que Pessoa était un ivrogne, s’il fallait recenser tous les alcooliques littéraires et productifs, ils formeraient au moins un bataillon.

la vie dans les bois dit: à

renato, par exemple, c’est le vieux qui se lève de plus en plus salement. Se casse la gueule du lit chaque matin, et arrive un peu ahuri, avec son décalage horaire, ses images panini.

__________________________________

A la pêche avec Thoreau, Yes I can…

« In the night I dreamed of trout-fishing; and, when at length I awoke, it seemed a fable that this painted fish swam there so near my couch, and rose to our hooks the last evening, and I doubted if I had not dreamed it all. So I arose before dawn to test its truth,
while my companions were still sleeping. There stood Ktaadn with distinct and cloudless outline in the moonlight ; and the rippling of the rapids was the only sound to break the stillness. Standing on the shore, I
once more cast my line into the stream, and found the dream to be real and the fable true. The speckled trout and silvery roach, like flying-fish, sped swiftly through the moonlight air, describing bright arcs on the dark side of Ktaadn, until moonlight, now fading into day-light, brought satiety to my mind, and the minds of my companions, who had joined me. »

JC..... dit: à

Dans la mesure où nous constatons que les « Républiques de la Culture » connaissent des sorts bien différents et pour certaines, une perspective de disparition
– Jazz mort, Architecture effondrée, Art soliloque onaniste-
pouvons nous espérer la création d’une nouvelle république, la « République de l’Insulte » ?

Je vois quelques animateurs de bon niveau capables de lui donner du souffle !

renato dit: à

Là, maintenant, amusé par le spectacle offert par un mufle qui ne respecte pas les traités, mais il accuse les autres de malhonnêteté… Est-ce seulement un problème d’éducation ?

la vie dans les bois dit: à

M’enfin, sortir avec Pessoa comme témoin, ça n’est pas très  » naturel ».

renato dit: à

«… en.cu.ler les mouches » ?

Toujours classe la cafoncella.

la vie dans les bois dit: à

Il n’y aura plus que des sortants, pour l’instant.

la vie dans les bois dit: à

« Mais est-ce que les nouveaux entrants dans la boutique à Passou »

qui ça ?

la vie dans les bois dit: à

« Historiquement, l’Est a toujours été un moteur pour le vote extrême. Die Linke, formation politique de gauche, a longtemps prospéré sur ces terres. Timo Lochoki, chercheur aux German Marshall Fund, assure : « A l’Est, les gens ne croient pas aux élites. Auparavant, ce discours anti-élites était mis en avant par l’extrême-gauche et notamment Die Linke. Il est maintenant repris par l’AfD. »

https://checkpointcharlie.cfjlab.fr/2017/02/18/lex-rda-reservoir-de-voix-de-lextreme-droite-allemande/

Bérénice dit: à

3h10 autrement dit , ne pas perdre son temps à l’insignifiance.En français ça le fait aussi ou serait ce de  » la citation » , si oui de qui cette objective observation,?

la vie dans les bois dit: à

@ »Les Ailes du désir ont porté une génération de jeunes gens à Berlin venus d’autres pays que d’Allemagne. aujourd’hui la plupart sont repartis, certains sont restés pour finir dilués dans cette ville engloutissante. »

ouh a, Phil, ça enfume sévère…

« Andreas Baader, l’âme de la bande, était d’un bien moindre acabit. Un physique avantageux qui faisait rêver les femmes, beaucoup de bagout, et pas grand-chose dans la tête. Il aimait le fric, les voitures rapides et surtout lui-même. «Un type comme moi a besoin de son after-shave», déclara-t-il en prison, gardant d’ailleurs dans sa cellule deux manteaux de fourrure et des lunettes de soleil. C’est un gosse perdu de l’après-guerre, grandi à Munich avec sa mère et sa grand-mère, sans jamais avoir connu son père disparu sur le front russe. Mauvais élève renvoyé de toutes les écoles, il plonge une première fois, à 18 ans, pour vol de voiture. Puis suivent d’autres condamnations pour faux et usage de faux et d’autres vols. En 1963, il part pour Berlin, commence à collaborer à divers journaux de gauche et devient une figure de l’opposition extraparlementaire naissante. »
http://www.liberation.fr/planete/2011/08/06/mortelles-derives_753482

JC..... dit: à

L’inestimable Passou, maître des Lieux, comptable de nos efforts, inspirateur de nos palabres, m’accorde, hier vers 16h57, quelques 7548 commentaires en dix ans.

Dix ans déjà !

C’est incroyable, impensable, inimaginable de persévérer dans cette addiction qui nous soustrait à la légitime affection de nos adorables concubines …

Demain, j’arrête ! Promis, juré, craché !

Jazzi dit: à

« Que les vieux claquent un jour où l’autre c’est bien naturel ! »

Mais est-ce que les nouveaux entrants dans la boutique à Passou compensent les pertes des vieux clients ?

tristan dit: à

Pas de mélancolie, pas de neurasthénie pour le regretté A.O. Il a fait la nique aux Parques en décidant seul de partir, ce qui est plus louable que de remettre son destin entre les mains de Dieux alanguis devant un ouzo on the rocks sous un portique dans leur affreux bazar olympien.

Jazzi dit: à

Ce faux JC ressemble de plus en plus au vrai !

Jazzi dit: à

Un Demorpion s’est introduit dans l’intimité de Salinger, c’est moite !

la vie dans les bois dit: à

Pas vu le twweet
D Demorpion goncourt de la bio.

« Denis Demonpion n’a pas réussi à approcher l’écrivain.  »

…Mais dix années de paparazzade et de jeu de piste, ainsi que l’épluchage de lettres inédites, lui permettent néanmoins de brosser en creux un portrait très vivant du célèbre reclus de Cornish (New Hampshire), à l’insu de son plein gré.

JC..... dit: à

Berlin coupé en deux, c’était magique ! Tellement simple ! Tellement propre. Tellement évident ! Les bons d’un côté et …les bons de l’autre ! Ou l’inverse.

La bonne guerre froide ! Quel régal !

Ne soyons pas inquiet : l’ennemi est toujours là. Autrement vêtu. Le logiciel est un peu plus pourri, c’est tout.

JC..... dit: à

Reposez en paix, camarades disparus… et à bientôt nos retrouvailles en enfer !

JC..... dit: à

Que les vieux claquent un jour où l’autre c’est bien naturel !

Cela éclaircit l’organigramme, ça redistribue les richesses entre cohéritiers, ça ravive les rancunes endormies, ça rappelle qu’on est sur cette Terre pour prendre du bon temps, sans trop réfléchir à la façon de bien le perdre !

JC..... dit: à

Que les vieux crèvent un jour où l’autre c’est bien naturel !

Ca éclaircit l’organigramme, ça redistribue les richesses entre cohéritiers, ça ravive les rancunes endormies, ça rappelle qu’on est sur cette Terre pour prendre du bon temps sans trop réfléchir à la façon de bien le perdre !

La vie est bien trop courte pour la passer en disputes stériles, en funestes rancœurs ou en projet grandioses… par la verge pharaonique de Ramsès !!!

Reposez en paix, camarades disparus… et à bientôt nos retrouvailles en enfer !

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…un petit, cadeau, pour la modération,…

…café, et croissants chauds,…etc,…

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…brefs, les concisions maths de génies,…
…à vols d’oiseaux,…

…après, la  » révolution « , après  » Waterloo « . d’autres traitrises, de nos états – majors,… » ad hoc « ,…

…les héritages, des banques, en nostalgiques ,  » maisons de sociétés « ,…
…la société, en système, carcéral-social,!…
…on y voie, plus clair, bordel de merde,!…

…allez-y, sans moi, avec toutes ses maladies, sur listes,…
…et, puis, des enfants de putes, avec portables ou pas,…
…l’heure, des leurres du mois de juin,…
…de l’Ô, sous les ponts, à faire, son ménage,…
…le Carré, à espionné, son cul,…affranchis,…etc,…réserve naturelle,…zoo des morues,…

…le nouveau, souffle de la renaissance,…
…Pierre Terrail de Bayard sur Marignan,…
…etc, pour faire court,…

Bloom dit: à

Une journaliste anglaise raconte sa nuit dans un sex club de Berlin en compagnie de Lady Gaga, dans son presque plus simple appareil, revêtue d’une cape à 25000 livres (sic/sick). A leur arrivée, un barman nu qui pendait enchainé du plafond met la main à la pâte starisé après avoir lancé à la cantonade « What does everybody want to drink. Put your drink orders in! Je vous fais grâce de la séquence des « klo ».
Trash inimitable de la débauche teutonne…
https://www.bbc.co.uk/programmes/b0b3vv2q
(à 53:52)

Bloom dit: à

Une pensée émue pour Oursivi, parti rejoindre MaC et Odradek.

gisèle dit: à

Ce que j’ai lu sur le blog ,cet après midi; le flot des commentaires que je viens d’y lire.
« small issues can totally absorb us,until really big problem, big news come along. Then,our entire world view shifts. How can we have spent so long on something so irrelevantt ? »

Widergänger dit: à

Phil, vous n’aimeriez pas vivre à Berlin ? Berlin est baucoup plus sympathique que Paris. Et on peut se balader en vélo sans risque d’accident comme à Paris.

Phil dit: à

oui dear Baroz, Oursivi n’était pas Di Brazza, il signait AO et joutait volontiers. Epoque TKT, comme on parle aujourd’hui de celle d’avant la chute du mur de Berlin, des premiers films de Wenders effectivement meilleurs que la suite. Les Ailes du désir ont porté une génération de jeunes gens à Berlin venus d’autres pays que d’Allemagne. aujourd’hui la plupart sont repartis, certains sont restés pour finir dilués dans cette ville engloutissante.

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…comme çà, en passant, avant de m’endormir,…

…je rallume, le P.C.,…

…il, reste, dans, l’histoire,…cet,état, des lieux,  » immonde « ,!…

…comment, être maréchal, y commandé, la cavalerie, française, à Waterloo,…
…et, en avoir, autant, de haine, pour ces cavaliers, que de l’exterminer, sur place, sur ce terrain,…
…sur les carrés écossais,…

…et, avec, tout, les autres événements, les plans « traîtres « , les jours précédents,…

…l’artillerie, présente, et supérieure en nombre,…qui attend de tirer, quand,çà,!…

…pourquoi, ce souvenir, entre, des batailles,!…

…si, on à des responsabilités, au niveau national,…vous n’êtes pas, la, pour des vengeances, personnelle,…
…vous êtes-la, 24 h, sur 24,…pour votre nation, et, pas, pour des parti-pris, d’intérêts personnels, ou de clans,…

…c’est, quand, même, incroyable,…tout se la ramené, à soi,…
…qu’est ce que, c’est que çà, comme maréchal,d’armée,…

…et, il y aurait, en France, des gens, qui vende les leurs, pour leurs intérêts personnels,…
…et, ailleurs, quels états des lieux,…
…à la recherche des Guillaume Tell,!…

…of course,…aux Brexit,…un pied, pour satisfaire,son opinion national conservateur,…
…un autre, pieds, pour la réalité économique,…des affaires, avec le continent, of course,…

…simple, inventer, le café-thé,…
…avec, la même, bouilloire,…d’un côté,le café-volcan, et de l’autre, le thé,…

…un couple-mixte,…à l’heure, des siestes,…sur un même, réchaud,…
…le génie, çà ne s’invente, pas,…
…tu l’a, ou tu l’a pas,!…
…etc,…Bip,!Bip,!…Go,!…

Jean Langoncet dit: à

Rimbaud le fils acheté à la volée : »les puissances de l’air sont ce peu de vent à travers les feuillages »… On verra bien
https://vimeo.com/153649750

Jean Langoncet dit: à

on est juste un peu gêné pour eux ?

Jazzi dit: à

Je crois que je confonds Oursivi avec Di Brazza, Phil. Ce sont des commentateurs de la première heure, bien avant mon arrivée, mais vous en étiez déjà…

Delaporte dit: à

« C’est le discours angélique du Berlin de Wim Wenders qui est bobo »

Pourtant, si je me souviens bien, le scénario était signé Peter Handke, ce qui est une preuve de qualité.

Chaloux dit: à

ne t’en

Chaloux dit: à

Blabla, quand on voit de quelle noble façon tu traites* des livres qui ont le mérite d’exister (comme le dernier bouquin d’Assouline), je m’étonne que tu t’émeuves qu’on moque aussi quelque peu le tien qui n’a même pas ce mérite.

*On peut t’en fournir un florilège, si tu t’en souviens pas.

Phil dit: à

quelle triste nouvelle, la disparition d’Oursivi. Ses commentaires soignés et ironiques comme la moustache et le jeu de Menjou, c’est « L’opinion publique » qui fera souvenir ici.

Widergänger dit: à

D’abord, t’en sais strictement rien, comme toutes tes affirmations gratuites; ensuite t’as la diarrhée si je suis constipé, ça fait un bon équilibre… Et je préfère être à ma place qu’à la tienne. Si j’étais toi, mais je me flinguerais, aussi nul, aussi médiocre, aussi méchant et pourri !

Chaloux dit: à

Tout de même pas de ma faute si tu es littérairement c.onsti.pé à ce point-là.

Widergänger dit: à

Toujours aussi pervers, mon pauvre chéri. Et tu ne te lasses jamais, un ressort doué du mouvement perpétuel, en somme ; l’amour de la haine, comme disent les psychanalystes. Un profil de nazi.

Chaloux dit: à

Un tel livre… ton sujet est rebattu, Blabla. Blabla, comme tu n’as aucun talent, tes brouillons postés ici l’ont prouvé (je me souviens d’une séance avec le regretté Ueda) il n’apporterait rien. S’il fallait t’encourager à quelque chose, ce serait plutôt à continuer de ne pas l’écrire. Ce en quoi d’ailleurs tu manifestes une sorte de génie peu commun.

Hurkhurkhurk!

Jean Langoncet dit: à

Le point de vue d’un éditeur convenable :
« A la fin d’un dîner entre un banquier et l’un de ses amis, ce dernier s’interroge sur la manière dont ce «gros commerçant et accapareur notable» peut concilier l’exercice de sa profession avec de prétendues convictions anarchistes. Par le biais du dialogue socratique, ce pamphlet fustige les sophismes éhontés d’une bonne société «intellectuelle» qui se pique d’esprit révolutionnaire : la critique évoque irrésistiblement celle de la «gauche caviar».

Publié pour la premmière fois en 1922, Le banquier anarchiste est le seul récit au sens strict dont Pessoa soit venu à bout. Il tenait à ce texte au point de le signer de son nom véritable et d’en prévoir la traduction anglaise en espérant pour lui une «carrière» européenne. »
http://www.fatamorgana.fr/livres/le-banquier-anarchiste

Jean Langoncet dit: à

On recommande Le banquier anarchiste ?

Bérénice dit: à

Refusés.

Bérénice dit: à

Jazzi, en ce domaine on ne peut malheureusement pas forcer le désir à moins d’être vénale ou sa.ope et je ne le suis pas. Je ne devrais mon infortune qu’à ces caractères intégrés. Plutôt crever que de me laisser envahir par un vieux pervers bavant et fortuné.

Jean Langoncet dit: à

@C’est ce que l’on appelle la lutte des classes, bien comprises…

Allons bon ; la reprise individuelle se confond en excuse de classe et les voyous se cherchent des prétextes politiques surannés
https://fr.wikipedia.org/wiki/Reprise_individuelle

Widergänger dit: à

L’autre jour, j’ai appris que le mot « ave » en latin est d’origine carthaginoise ! Incroyable mais vrai.

Widergänger dit: à

Mais je suis toujours très calme pour répondre à ce trouduc, qui n’espère d’ailleurs que ça. Dès que je ne réplique, pas, il sombre dans sa névrose… Il me rappelle mes deux frères, avec les mêmes haines, les mêmes sottises, les mêmes perversions, c’est frappant, et c’est très curieux, comme si je produisais toujours le même type de réactions chez les cons.

Jazzi dit: à

« si l’on excepte les pouvoirs de l’argent. »

Trouvez-vous un vieux riche et faites le cracher, Bérénice ! C’est ce que l’on appelle la lutte des classes, bien comprises…

Jazzi dit: à

On se calme, WGG !

Bérénice dit: à

Jazzi lâche je ne confirai pas ma liste mais ce non lieu n’en manque pas, que de suffisance, de mechancetè, d fatuité de faux semblants, de mensonges et parades, je me demande ce que tout ceci dissimule de moins exoposable et que ces échanges enrichissants ensevelissent comme on ensevelit des forfaits, les méfaits dans une fosse recouverte par la dorure que confère la culture qui exempte du soupçon et ouvre à bien des droits que l’homme simple se verra refusé faute de pouvoir brillament s’illustrer par ces voies privilégiées entre toutes si l’on excepte les pouvoirs de l’argent.

Jazzi dit: à

« tu n’auras jamais à perdre une journée pour lire son bouquin. »

J’en ai lues quelques bonnes pages ici, Chaloux…

Widergänger dit: à

Le pauvre chaloux est tellement minable qu’il croit que dire c’est faire. Il y en a qui encouragerait un tel livre. Lui n’a de cesse de s’en moquer ; c’est dire de quel bois se chauffe ce pervers ignorant. C’est un con, tout simplement.

Widergänger dit: à

Qui pourrait s’amuser à fronder contre un imbécile ? Tu ne mérites aucune fronde, on ne fronde pas contre un pervers bonimenteur. On l’ignore. L’Emploi du temps, c’est juste l’exception qui confirme la règle de ta ringardise en matière littéraire.

Chaloux dit: à

Jazzi, plutôt du côté des bavards impénitents. Tu peux être tranquille, tu n’auras jamais à perdre une journée pour lire son bouquin.

Jean Langoncet dit: à

@la France est plus offensive…

c’est dire la merdasse (autoproclamée) qui menace de faire cavalier seul

Jazzi dit: à

Et pourtant la France est plus offensive…

Jean Langoncet dit: à

La pièce

I’m a shock trooper in a stupor
Yes I am.
I’m a Nazi schatze
Y’know I fight for fatherland
Little German boy
Being pushed around
Little German boy
In a German town
Today your love, tomorrow the world…

https://www.youtube.com/watch?v=z6Xae9jsqxU

Jazzi dit: à

Le premier qui traite l’autre de trouduc a perdu !

Bérénice dit: à

Chaloux à vous lire à 19h24 j’éprouve le sentiment d’évoluer et vivre dans un xeme sous_sol qui jamais ne recevra la lumière de ce soleil que vous figurez à merveille, c’est tout de même bien que vous serviez à étalonnage de nos niveaux respectifs qui ne sont souvent pas passibles du moindre respect. C’est justice en quelquesorte et vous en êtes le procureur. Ave Chaloux!

Jean Langoncet dit: à

Sacré Wiki ; une explication à tout
Today Your Love, Tomorrow the World
Composée par Dee Dee Ramone, la dernière chanson de l’album se réfère à son enfance passée en Allemagne et évoque les membres des jeunesses hitlériennesl 3,l 4. Seymour Stein, le président de Sire Records, estime d’ailleurs qu’elle est très offensante au regard des paroles « I’m a Nazi baby, I’m a Nazi yes I am » (« Je suis un bébé nazi, je suis un nazi, oui j’en suis un ») et « I’m a Nazi schatzi, y’know I fight for the fatherland » (« Je suis un nazi chérie, tu sais je me bats pour la mère patrie »). Étant de confession judaïque, il se dit bouleversé par celles-ci bien qu’elles soient chantées par Joey Ramone, juif lui aussi, et considère qu’elles ne peuvent être publiées sur un disquem 4. Avant de publier l’album, les Ramones changent finalement les paroles en « I’m a shock trooper in a stupor, yes I am » (« Je suis un soldat de choc hébété, oui j’en suis un »), bien qu’en clôture des concerts du groupe, les paroles originales du titre soient conservéesl 4,l 8,j 4. Legs McNeil et Dick Porter interprètent par la suite cette chanson comme une volonté du groupe de dire « nous voulons choquer » ou « nous refusons d’être gentils » en opposition au courant des années 1970m 4,p 2.

Jazzi dit: à

Chaloux, mettras-tu WGG dans ta liste des écrivains mineurs ? Dès qu’il aura écrit son chef-d’oeuvre, bien sûr !

Jazzi dit: à

Bove, bof, WGG.
Morand c’est plus marrant et Phil te recommanderait Chardonne…

Chaloux dit: à

Meuh non, pauvre Blabla. L’Emploi du temps est dans ma liste, comme un livre fascinant. Quant au nouveau roman, on peut être plus intéressé par les questions qu’il pose (je pense à Sarraute) que par le résultat d’ensemble.
Bref, tu ne sais même pas fronder intelligemment. Là non plus, pas de copier-coller.

Jazzi dit: à

à l’Est, oui, mais pas à l’Ouest, En passant.

Jazzi dit: à

Ce dont je me souviens le plus, Bérénice, c’est que la comédienne angélique du film est morte quelques années plus tard !

En passant dit: à

Potsdamerplatz, pardon. Angélique si vous voulez. J’étais à Berlin en 1987 et j’ai aussi le souvenir d’une journée passée à l’Est vraiment sinistre. Le Berlin bobo c’est maintenant.

Bérénice dit: à

Jazzi j’étais jeune quand le film est sorti et peut être n’y ai je pas compris grand chose, le souvenir qu’il m’en reste est celui ci: un troc , un échange. L’amour contre les pouvoirs , fallait il le lire comme une parabole évangélique ou politique, il me faudra le revoir

Jazzi dit: à

C’est Macron contre Trump qui se joue en direct sous nos yeux !
Faut lui flanquer sa raclée !
Ça commence mal : F O – 1 USA…

Jazzi dit: à

C’est le discours angélique du Berlin de Wim Wenders qui est bobo, En passant…

Jazzi dit: à

Il y a aussi, bien évidemment, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Aragon, Mallarmé et Jean Genet, et beaucoup de Georges Perec. Et quelques autres…

Widergänger dit: à

Activités de Mengele à Auschwitz-Birkenau :

« Injecter, mesurer, saigner; découper, assassiner, autopsier : à sa disposition, un zoo d’enfants cobayes afin de percer les secrets de la gemellité, de produire des surhommes et de rendre les Allemandes plus fécondes pour peupler un jour de paysans soldats de l’Est arrachés aux Slaves et défendre la race nordique. »
(La disparition de Josef Mengele, Olivier Guez)

On peut comprendre qu’avec un tel passé historique et un tel programme, les femmes allemandes d’aujourd’hui, même sans en être conscientes, même si le contexte historique a complètement disparu, —n’aient pas très envie de mettre des enfants au monde. De quoi vous dégouter d’enfanter pour des générations.

En passant dit: à

Berlin bobo de Wim Wenders

S’il est fait référence au film Les Ailes du Désir je ne vois pas trop en quoi le Berlin représenté était bobo, l’ambiance sinistre du mur était plutôt bien rendue avec cette Postdamerplatz déprimante.

la vie dans les bois dit: à

Il fait dans le sado-maso, choupinet.

Widergänger dit: à

Corneille mérite aussi tout notre intérêt. C’est la tragédie politique, très proche finalement des problématiques d’aujourd’hui, plus que Racine, qui est tout de même très lié à la crise de la civilisation du cœur. Mais on connaît mal les tragédies politiques de Corneille. Il a un éventail beaucoup plus large que Racine, il a écrit des comédies baroques.

Widergänger dit: à

Il faudrait réhabiliter Emmanuel Bove. Il fait la transition avec Beckett et Peter Handke, qui l’a traduit, je crois bien. Bove, de père juif russe, avait baucoup de succès avant la guerre. Il mériterait d’être relu. J’ai bien envie de faire une thèse sur lui quand je serai en retraite.

Widergänger dit: à

L’acteur : Ivan Desny.

Widergänger dit: à

À propos de liste, faudrait surtout faire la liste des auteurs que chaloux trouve mineurs… Ça, c’est une liste intéressante, la liste du Français moyen qui en est resté aux Mémoires d’Hadrien, et a zappé toute le Nouveau roman, toute l’avant-garde, sans la comprendre. Il y en a plus d’un comme lui, y compris chez les profs.

Widergänger dit: à

Il y avait dans ce film un acteur suisse bilingue (qui se pend dans le film), qui parlait un allemand parfait et que je trouvais formidable : d’origine russe, né en Chine. Il est mort en 2002. Un excellent acteur qu’on ne voyait que rarement au devant de la scène médiatique.

Jazzi dit: à

Dans la bibliothèque idéale de Jazzi on trouve :

La Bible de Jérulamen,
L’Odysée d’Homère,
Le Banquet de Platon,
Le Satyricon et le Décaméron,
Lucrèce et Virgile,
La poésie des Troubadours,
de François Villon,
La Divine Comédie de Dante,
Montaigne, Rabelais et Pascal,
Molière et Racine,
Saint-Simon,
Les lettres de la Palatine,
celles de la Marquise de Sévigné,
Les Rêveries et les Confessions de Jean-Jacques Rousseau,
Jacques le Fataliste et Le Neveu de Rameau de Diderot,
Candide de Voltaire,
Les Mémoires de Casanova et de Chateaubriand,
Flaubert et Maupassant,
le Journal des Goncourt,
La Recherche du temps perdu de Marcel Proust,
Les oeuvres complètement complètes de Louis Ferdinant Céline,
Les Chemins de la Liberté de Sartre,
Tous les journaux de Simone de Beauvoir, La mort d’une mère, La cérémonie des Adieux,
Tchekov et Dostoïevski,
La Duras et quelques Youcenar,
quelques Modiano,
des romans de Houellebecq…

la vie dans les bois dit: à

Z’ont tous fait leurs classes dans les ffb, les vestiges d’icite.

Widergänger dit: à

Le Berlin des Ailes du désir n’est pas vraiment convaincant, en effet. Je préférais nettement le Wim Wenders des débuts et quand il travaillait avec Peter Handke. Le meilleur, je trouve, c’est Faux mouvement, que j’avais vu avec ma prof d’allmand de khâgne, Franka Trost (c’était un enseignement socratique, nous étions de grands privilégiés d’avoir une telle prof et de tels cours d’allemand, c’est fini aujourd’hui ce genre d’école) et les autres élèves de la classe. Là, dans ce film, on ressent comme dans aucun autre film l’angoisse du monde moderne avec les relents de la Shoah à travers une adaptation réussie de Gœthe. C’est un des films qui m’avaient le plus marqué.

vedo dit: à

Pour ceux qui cherchent quelques rares vestiges physiques de cette époque, le point alpha en Thuringe.

Widergänger dit: à

Balzac avait la Révolution qui venait troubler la lecture des signes du monde. Le Père Goriot en est l’exemple emblématique.

Baudelaire comme Flaubert avaient la révolution de 1848 qui venait perturber la lecture du monde. Tout chez Baudelaire en dépend.

Nous, nous avons la Shoah, la tension Est-Ouest qui bouleversent notre présent.

Jazzi dit: à

Ensuite on a eu droit au Berlin bobo de Wim Wenders.
Le Munich de Fassbinder était nettement plus nerveux !
Phil en bande encore…

Widergänger dit: à

Mais il faut bin comprendre que si on pense Berlin avec dans la tête le Kudam, c’est comme si on réduisait Paris à l’avenue Mandel et au 16ème arrondissement.

Le vrai Berlin, là où la ville de Berlin a pris naissance, c’est Berlin-Est. Ce n’est pas un hasard si c’était aussi le centre du pouvoir avec la chancellerie et les ministères. C’est là que se trouvent les ambassades. C’est là qu ce trouvait le fameux Panorama du temps des frères Lumière qu’on voit dans un de leurs films, sur la Friedrichstrasse, qui avait tant ému R. W. Fassbinder.

vedo dit: à

Pour essayer de retrouver un contexte propice à l’imagination, ancien Berlin et John Le Carré, je peux suggérer d’être devant la porte de Brandebourg, du côté ouest, en regardant vers le sud, un soir d’hiver, plutôt brumeux, tard, personne aux alentours, avec une couche de neige sur le sol. (Je l’ai fait). Ce n’est pas la vue sur la Seine depuis une fenêtre du Louvre avec Louis XIII, mais c’est une situation un peu parallèle. (On peut aussi aller diner à l’hôtel Adlon).

la vie dans les bois dit: à

1983 – Le président Reagan déclare que «l’Union soviétique est l’Empire du mal.
Osterman week-end, de Sam Peckinpah

Adapté du best-seller de Robert Ludlum, l’ultime film de Sam Peckinpah met en scène John Tanner (Rutger Hauer), présentateur d’un journal télévisé politique à succès, qui apprend que ses trois meilleurs amis travaillent pour le KGB et accepte de les piéger contre une interview exclusive du patron de la CIA Maxwell Danforth (Burt Lancaster). Le film testament de Sam Peckinpah fournit un huis clos oppressant où toute la violence latente des personnages est prête à exploser. Le thème cher au réalisateur est une fois encore analysé sous toutes ses formes dans ce thriller d’espionnage désenchanté au casting brillant composé de Craig T. Nelson, John Hurt et Dennis Hopper

http://www.lefigaro.fr/cinema/2012/02/07/03002-20120207ARTFIG00666-top-20-des-meilleurs-films-d-espionnage-en-guerre-froide.php

Widergänger dit: à

Oui, bien sûr qu’on a de la Morale. Mais ce qui est fascinant c’est qu’il est impossible de le prouver et que les pervers (mes deux frères) peuvent paraître en avoir autant que moi sinon davantage à leurs prores yeux qui me regardent comme un pervers, un menteur, un fourbe, un peu comme chaloux ici. Cette double lecture a je ne sais quoi de vertigineux ; c’est le cœur même du réel. Et tant qu’on n’a pas trouvé l moyen de rendre compte de ce vertige dans la composition d’un récit, on n’a pas atteint le cœur du rél. Pascal aborde d’ailleurs ce problème dans ses Pensées. Pressentiment de l’absence de repère absolu qui puisse nous sauver de la misère des pervers comme chaloux.

Widergänger dit: à

J’aime l’espionnage dans la mesure où il est une loupe grossissante du monde. Les retournements de situation comme dans L’espion du venait du froid ne sont pas seulement des situations qu’on peut vivre dans l’espionnage, ce sont en fait les situations ordinaires de la vie où on ne sait jamais au fond de quoi il est question quand on le vit. La vie est un perpétuel ruban de Möbius, et c’est ça qui me fascine dans le roman d’espionnage qui en grossit simplement les traits. Ils m’intéressent en tant que roman métaphysique plus que comme roman d’espionnage à proprement parler. Dans ma propre famille il y a ce genre de situation tordue.

Jazzi dit: à

Ne cherche pas, WGG ! Toi et moi, on est trop droits et directs pour apprécier l’espionnage. On a de la Morale, pas comme ces pervers de Passou et d’Edel-weiss !

Jazzi dit: à

Dans le Berlin des années folles, tu aurais eu le rôle pour tourner dans l’Ange Bleu, WGG. Soit dans le rôle du professeur Unrat, soit dans celui de La Divine. Au choix !

Widergänger dit: à

La tension Est-Ouest était très palpable à Berlin, je m’en souviens très bien. Mais on ne la sent pas dans le roman de J. Le Carré. Je me souviens fort bien du mur dvant le Brandenbourger Tor avec les soldats. On montait sur des estrades pour regarder tout ça, on sentait très bien la tension entre deux mondes irrémédiablement hostiles.

la vie dans les bois dit: à

Je me souviens tres bien de ce pseudo, oursivilisez.

Jazzi dit: à

Rassurez-moi, vous n’avez pas ma nécrologie au frigo, Passou !

la vie dans les bois dit: à

…dire tous les 15 jours qu’il etait parti depuis 5 ans.

Widergänger dit: à

Paul Edel dit: 9 juin 2018 à 19 h 24 min
Détromp-toi, Popaul, j’ai vécu plusieurs mois à Berlin-Ouest en 1981. J’y vivais de traductions d’ailleurs pour une agence de voyage. Je connais bien Berlin. Et j’étais allé à Berlin-Est du temps du Mur avec un classe du lycée Chaptal sous la conduie de Pierre Aron, qui y avait un ami prof ; nous nous éions réunis chez lui avec ses éudiants comme nous. Nous sommes restés un moment à discuter puis nous avons passé la journée à nous balader à Berlin-Est, c’était sinistre.

Mais le Berlin de l’époque n’est quasiment pas évoqué dans le roman, ni la Tchékoslovaquie communiste, très peu, très abstraitement ; c’est le défaut du roman; on n’est pas avec les personnages ; on ne vibre pas avec eux. Toute l’horreur de ce monde communiste reste invisible, aussi bien dans la description des lieux que dans les rouages de cet enfer. On ne voit pas du tout Prague notamment.

la vie dans les bois dit: à

Ousivilisez,son premier pseudo, fan de tennis, qui revenait tous les quinze jours avec son dea, dire ici qu’il était parti depuis 15 jours,… comme le temps passe et finit mal.

Jazzi dit: à

Oursivi ! Il se faisait de plus en plus rare ces derniers temps. Il me semble me souvenir qu’il prenait ma défense quand l’on m’attaquait sur mon homosexualité, déclarée, et parfois même revendiquée ?
Adressez mes condoléances à sa fille, Passou. Merci.

Jazzi dit: à

Berlin, c’était sympa, quarante ans auparavant, Paul Edel. Tu aurais mieux aimé et tu aurais pu finir en animateur de cabaret plurisexuel !

Jazzi dit: à

Les meilleurs partent, Passou, mais cette vieille carne de WGG est toujours là ! C’est mon bouclier…

Paul Edel dit: à

WGG..Il doit être assez difficile de comprendre et surtout d’aimer l’univers de Le Carré si on n’a pas vécu quelques mois à Berlin cette ambiance si étrange quand la ville était coupée par le Mur à partir d aout 1961 avec les intrusions soviétiques dans les couloirs aeriens,les éternelles notes échangées entre la RDA et la RFA d’Adenauer, entre les services américains et les soviétiques….et ces secteurs quadripartites , ces uniformes mêlés des anglais, francais, américains dans les immenses bals sous les tentes et le rock……et les rondes en jeep des MP et leurs casques et guêtres blanches…. et l’affaire de l’espion de l’Est Gunter Guillaume qui est le signe de la terrible efficacité des services de renseignements de la RDA qui noyautent, par les femmes, les ministères de Brandt. . oui, question « Atmosphère « .. c’était gratiné.. et les zones interdites (avec les canards du Wannsee qui survolaient l’espace miné.).les deux Berlin, c’était vraiment le « ciel partagé » selon Christa Wolf celui de la RDA, ses lumières pauvres, ses immeubles vides et encore criblés par les bombes, les miradors, les rondes militaires, les fouilles au corps même pour les petits francais que nous étions.. tout un Berlin- Est gardant ses décombres. les rondes des vopos et les chiens, les barbelés, le contrôle au frontière, t les gens rencontrés dans berlin est qui vous parlent un peu, en toute méfiance.. quand vous arrivez à échapper aux seuls restaurants et bars pour étrangers.. -j’ai vécu cela en tant que citoyen francais- , un monde froid de suspicion et de militarisation violente. et de frénésie de vivre l’instant..

Chaloux dit: à

Blabla, tes quatre derniers commentaires sont indéniablement exempts de tout copier-coller. C’est ton vrai niveau. Très bas. Quand tu restes toi-même, je n’ai aucun commentaire à faire.

Widergänger dit: à

Je vais me lire à présent La disparition de Josef Mengele, de Olivier Guez, le dernier Renaudot, pour voir ce que ça vaut.

Rien d’embalant dans la production contemporaine jusqu’à présent.

J’aurais lu :
Retour à Séfarad, P. Assouline : très moyen.
L’ordre du jour, Eric Vuillard : moyen.
Le Lambeau, Ph. Lançon : moyen+
The Lagacy of Spies : moyen.

Le roman d’Olivier Guez paraît un peu meilleur. On va voir.

Widergänger dit: à

Pour voir ici des usurpateurs, il faut être un gros malade comme chaloux. Il y a simplement des braves gens qui écrivent des commentaires plus ou moins intéressants, plus ou moins dingues. C’est sans doute moins romanesque, mais c’est le réel.

Widergänger dit: à

Je ne sache pas qu’il y ait jamais eu une annonc officielle de la mort d’Odradek. Je crois même me souvenir que c’est l’hypothèse que j’avais formulée mais je n’ai pas souvenir que quelqu’un l’ait annoncé pour lui.

Odradek était de ces fanatiques nerveux qui m’avait pris en grippe pour je ne sais quelle raison qu’il s’était inventée, comme chaloux. Même genre de malade mental. Il est probablement mort de son cancer. Je me souviens que l’annonce de son cancer ici avait provoqué chez moi quelques larmes. Le monde est ingrat.

JC..... dit: à

Il n’est de meilleur usurpateur de soi, que soi-même !!!

Widergänger dit: à

Terminé le dernier John Le Carré !

Les 150 dernières pages sont plus palpitantes que les 150 premières. Mais le roman ne m’a pas vraiment embalé.

Une sorte d’anti-roman d’espionnage. C’est Vingt ans après, sans être vraiment convaincant. Le portrait de la jeunesse n’est pas développé ; on imagine ce qu’aurait pu en faire un Th. Bernhard. Pas plus des nouveaux maîtres, avec leurs procédures parlementaires débiles. Quant à la défense de l’Europe, c’est très superficiel. Ça se termine en queue de poisson.

J’aurais préféré « The Legacy of Hilary Clinton »…

Lacenaire dit: à

MC, JC, des potes ? décidément, des si déments !
mes moutons sont morts de rire
from Wales
bien à vous
CM

tristan dit: à

OK Passou…ça doit venir de moi si je ne reconnais plus JC. Sans lecteur intelligent pas de texte subtil.

MC dit: à

Discret, mais toujours fermement pensé. Ce blog ne sera plus tout à fait le meme sans lui.

Chantal dit: à

Sincères blogonléances Passou, je me souviens de sa signature discrète.

Passou dit: à

Désolé Tristan mais ce JC qui vous perturbe tant a la même IP et la même adresse depuis 7548 commentaires…

tristan dit: à

Plus que par ce qu’il dit, le charlatan qui usurpe l’identité du vrai JC….. est trahi par sa diction.
Passou pourrait-il bannir cet usurpateur qui ne trompe plus personne.

Passou dit: à

Il aimait les balades dans la forêt de Fontainebleau, Prince, les films de Louis Malle, le « Maître de Ballantrae », Adolphe Menjou ; la lettre manuscrite que Maurice Nadeau lui avait adressée pour lui refuser un manuscrit l’avait touché par sa délicatesse, cette chanson de Pierre Vassiliu https://bit.ly/YlqX4C le transportait, il ne résistait pas devant un bon calembour, il s’unissait à Mac pour vouer la « Laetitia » de Jablonski aux gémonies , il se sentait plus proche de Malek Chebel que de l’islamo-gauchisme, il admirait Marcel Gauchet et Didier Lockwood… Il y a peu encore, il était à la recherche d’un psychiatre ayant publié une analyse du « Livre de l’intranquillité » de Pessoa, allez savoir pourquoi. Il est « définitivement sorti du cercle des officiants de la RDL » comme lui-même l’écrivit à l’annonce de la mort d’Odradek. Il avait choisi « Oursivi » pour pseudonyme sur la RDL dont il était l’un des fidèles lecteurs et commentateurs depuis les origines. Sa fille vient de m’annoncer qu’il s’est donné la mort il y a quelques jours à l’issue de huit mois de dépression. Pour saluer Alex Oursivi, voici à nouveau l’un de ses commentaires publié le 3 mars 2017 en marge d’une exposition Vermeer qu’il n’avait pas aimée :

« La dernière fois où ai vécu un moment magique au Louvre remonte à février 86.
Les travaux de réaménagement et autre pyramide n’étaient que des projets en devenir qui en faisant exploser la fréquentation moderniser ses espaces, allaient tuer le lieu ; ce rapport intime qu’on pouvait encore avoir avec lui, et que j’eus ce soir-là.

Il me faut déjà dire que je ne sais plus quelle actualité récente avait alors fait rediffuser Belphégor deux mois avant. Cette ressortie forcément populaire puisque diffusée en ce temps sur nos écrans cathodiques dotés de si peu de chaînes avait alors quelque chose de liturgique à être aussi universellement partagée.

Belphegor, c’était un peu la messe noir d’un certain Paris fantastique, lui réamorcé par la pompe à fantasmes que ce lieu exerçait encore, un peu noirci, nullement tendance, et poétiquement confit dans des passés multiples que l’on pouvait encore assez facilement humer seul dans des salles quasi vides (…) à condition d’y choisir son heure.

Ce mois de février avait été froid, c’est sous une brume un peu fantomatique que les éclairages surannés de l’époque m’attirèrent en un début de soirée où j’étais passé à proximité, probablement venu du Pont des Arts, je ne sais plus.

Ce dont je me souviens est qu’on entrait par la face intérieure de l’aile sud, celle donnant sur la Seine. Il me semble que ce dut être dans une collection de peinture italienne ou française, probablement du 17è, que je réalisais qu’étais seul dans la grande salle où tout ce qui se montrait là semblait l’être pour mon seul regard et que la perspective née de l’enfilade des espaces voisins ne me laissait même entrevoir personne, ou peut-être un gardien à demi-ensommeillé, perdu dans ses propres rêveries en un début d’années où aucune séquence de terrorisme potentiel ne travaillait encore les attentions, où l’insouciance pouvait être entière.

Les toiles étaient fort engageantes et dans quelques d’entre elles, il me semble m’être joliment absorbé, mais c’est le lieu lui-même et les perspectives que ses fenêtres offraient sur la Seine nimbée de brume qui me transportèrent réellement. C’est à l’échelle de Paris entier, que, quelques minutes, s’est vraiment offert à moi de sortir du temps, de voir le fleuve presque comme Louis XIII l’avait regardé, peut-être de cette même fenêtre, avec ce grand espace rendu totalement intemporel, comme vidé du moindre présent.

Cette impression unique est demeurée presque intacte à mon esprit, je puis la convoquer, non à loisir, elle s’en salirait, mais quand il lui plait de venir me revisiter, comme la lecture de ce ratage Vermeerien narré par le Monde vient de l’appeler à voix basse.

Les quelques fois où suis retourné au Louvre depuis ont été de telles déceptions – cette foule, ce présent partout incrusté là qu’on y sentait alors l’histoire et ses traces indicibles – et j’ai tellement conscience d’avoir vécu un instant béni cet hiver-là que je n’y mets ni n’y remettrai plus jamais les pieds.

J’y ai en une heure de déambulation solitaire fait réserve de rêveries pour le restant de ma vie.

AO »

Chaloux dit: à

Gigi, j’espérais plutôt que tu notes mes rapides progrès.

JC..... dit: à

Gigi croit, dur comme fer, qu’il est impossible de le « cataloguer »…. Ahahaha, quel orgueil ! On peut le faire en trois lettres seulement !

Chaloux dit: à

Gigi, tu n’as pas compris. Aucune importance.

JC..... dit: à

Les bons médecins, on doit les payer plus cher. Les mauvais, moins cher. Qu’ils s’occupent des pauvres, les peu-coûteux : ça fait démocratique ! La démocratie est un attrape-couillons….

Bérénice dit: à

Est ce que Ronand Garros est terminé ?

Chantal dit: à

S’il s’est déconventionné hélas je crois qu’il n’y a rien à faire à part changer de médecin traitant, moi j’ai dû le faire car j’avais vraiment besoin d’un médecin qui me fasse des papiers officiels pour mes problèmes de dos et qui connaisse les réglementations du code du travail ce que mon vieux médecin de famille rebutait à faire, beaucoup de changements dans les documents à fournir. J’ai du me faire aider par une maison médicale de quartier.

Déso pour le décalage, mais ma nouvelle, « La femme du ronfleur » achevée cette nuit à l’arrachée, je l’ai corrigée et postée par avance avec boomerang (est – ce qu’il est possible avec ce système de corriger le document word attaché sans changer le mail ? ).

Janssen J-J dit: à

l’essentiel c que tu contrôles ta propre rationalité et restes fier de l’apparence que tu te donnes quand tu joutes avec l’autre mytho. Mais je te l’ai dit, c pénib’, là tu t’enfonces grave, alors que sinon tu apparais très finaud, limite subtil même si un brin rabat-joie, quand tu passes à autre chose, genre échange de musiques avec pablo ruggieri. Là, tu te rehausses au lieu de t’avilir avec la chienlit #stochastique. Mais tu peux pas t’empêcher. Enfin je dis ça, tu fais comme tu l’sens, c comme pour la vie des bois, pas vrai ?

Janssen J-J dit: à

@Je ne sais trop si ce que fait votre médecin non conventionné est légal.

tant qu’il y aura des bolos pour accepter d’avoir affaire à ce genre de salauds, qu’on vienne pas nous parler de légalité. Moi, c’est 45 € les 10′ top chrono, mais il prend la CB. Et j’en suis pas fier, mais voilà 30 balais que je le supporte et il en sait trop sur mon compte épargne santé et sur mon compte en banque. En plus, il fait partie du conseil municipal bien à droite. Mais j’arrive pas à trouver de toubib de gauche à 25 euros les 15 minutes dans mes parages. Encore une contrad°.

Bérénice dit: à

ED je connais peu la capitale, et à s’y balader seule on se sent plus seule encore, je n’y mets plus les pieds de plus c’est assez loin et trop coûteux . Je dors dans une province qui somnole, c’est très reposant surtout quand comme moi on souffre d’une incurable maladie.

Janssen J-J dit: à

pas la peine d’essayer de me cataloguer, personne y est jamais arrivé, même avec le secours de dickens, ça m’brille pas. C’est même glacé.

Bérénice dit: à

Bloom, le nazisme n’est plus la cause , je pense que lorsque l’on est conscient de l’enjeu, des difficultés à s’insérer dans une société de plus en plus exigeante en ajoutant à cela ce sentiment de délitement , le tout n’encourage pas à se charger d’une trop grande famille à moins d’avoir les reins solides ou de ne pas trop y voir, entre les deux bofbof le désir d’enfant va s’en ressentir et rétrécir comme un lainage à la machine.

Bérénice dit: à

Jazzi, c’est la rançon de la gloire, Paris est une ville de riches. Rien que pour se loger , la sélection par l’argent. Je ne sais trop si ce que fait votre médecin non conventionné est légal.

Ed dit: à

Oui enfin bon. Vos amies, Bloom, sont sans doute très cultivées et trop empreintes de liberté pour avoir envie de s’auto-flageller avec un mouffler à perpétuité. Pas pour autant que la majorité des Allemandes sont comme cela. L’immense majorité des Allemandes pond, encore et toujours.

Ed dit: à

Aie. Tant mieux bérénice. Mes idées sont peut-être faussées par le fait que je connais surtout Paris.

Bérénice dit: à

ED le film a quelques années mais il comparaît les différents systèmes, c’est un documentaire. Les choses ont peut être évolué depuis. https://goo.gl/images/3G6KKv ki

Bérénice dit: à

Ed en grande malade que je suis et vivant en France je puis vous assurer que les nombreuses consultations , les divers examens subis du scanner a la simple prise de sang ainsi que la consultation d’eminents spécialistes conventionnés et facilement joignables en province ne m’ont pas coûté plus que quelques euros, ni d’ailleurs les frais d’hospitalisation et gestes invasifs en consultation ne m’ont délesté de plus que mes vêtements.Comme quoi les idées fausses ne connaissent pas dans l’espace Schengen de frontières. À Paris ou dans les très grandes villes il existe des problèmes mais ceux ci ne se rencontrent pas sur tout le territoire.

Chantal dit: à

De plus en plus on devra payer des suppléments, en Belgique c’est déjà comme çà, mais comme on a pas mal de cliniques universitaires au m2 même si c’est long on trouve des rdv dans le service public avec un ticket modérateur faible. je me fais opérer bientôt donc désolée de ne pas cotiser j’ai mes frais impossible de prévoir.

Passou est peut – être en goguette chez de nota …une chouette maison du livre à Rodez.

Bloom dit: à

Bérénice, je crois me souvenir qu’il fut un temps où en Allemagne de l’ouest il était presque impensable pour une femme d’avoir des enfants & de travailler, en vertu de la triade Kinder, Küche, Kirche/enfants, cuisine, église); en revanche, à l’est beaucoup de femmes participaient à « l’effort collectif » (où faisaient elles aussi semblant de…).
Aucune de mes amies allemandes n’a eu d’enfants, toutes très axées sur le développement personnel.
L’explication par le nazisme? Le taux de fertilité était plus élevé dans les années 60 qu’aujourd’hui…
De ma modeste expérience, j’ai le sentiment qu’il y a 3 Allemagnes, l’ancienne RFA, l’ancienne RDA, et Berlin, ville où il semble possible de réaliser ses rêves.
En tous cas, bosser avec le Goethe Institut, c’est top – excellents souvenirs de projets en danse contemporaine, mode…A Sydney, avec mon collègue souabe Rolland (qui habitait une somptueuse villa dominant la Baie) nous avons monté un des tous premiers projets culturels franco-allemands, avec deux hip-hoppers de grand talent – es hat sehr viel Spass gemacht!

Chaloux dit: à

Jimmy est un génie comme les autres. Mais je me ravise. Finalement, tes notes, c’est plus amusant que je ne croyais. C’est C.onc.on, comme souvent tes initiatives, mais c’est drôle. (En fait, c’est complètement naze, mais assez dickensien).

Jazzi dit: à

Le mien de médecin, il ne prend pas non plus ni la carte vitale ni CB ! Il faut payer cash, en liquide ou par chèque, 50 euros la visite !

Ed dit: à

FAUX. Les pauvres en France se privent de soins car ils ne peuvent se payer les dépassements d’honoraires que l’immense majorité des médecins appliquent. Ca n’existe pas ici et les médecins allemands étaient choqués après avoir découvert ces pratiques outre-Rhin. Je vais essayer de retrouver l’article.

Bérénice dit: à

Coûtent rien.

Bérénice dit: à

Closer, vous trouverez dans le journal les échos un constat similaire qu’un coût de la vie moindre ne peut pas tout à fait corriger. En outre les dépenses de santé ne courent rien a ceux qui ici bénéficient du système CMU, si vous travaillez et êtes en mesure de vous offrir une bonne mutuelle votre santé vous coûtera peu, reste la classe intermédiaire qui travaille et ne dispose cependant pas d’une mutuelle couvrante, la loi oblige depuis peu les employeurs à proposer des mutuelles avec des tarifs avantageux.

Janssen J-J dit: à

Je suis contre la maltraitance animale, mais j’aime le foie gras des oies gavées de force. Si tu as « le goût » de résoudre mes contradictions, te prive surtout pas, hein ! Le bonheur optimal est dans le pré.

Janssen J-J dit: à

exact, envoyez-moi directo vos dons, j’en ai besoin, le prix de journée des ehpad est de plus en plus cher, même en france approfondie. Et passou à st germain desprez l’est pas encore concerné. merci jazzman et jicé pour votre collecte.
Les fractales : c’était pas plutôt l’affaire de sergio, Chantal, tu mouffes pas, hein?

Chantal dit: à

Le dictaphone c’est la fête mon prochain roman sera 🔭

JC..... dit: à

Si tu te tais, JiBé, il y a 5% pour toi ….

Jazzi dit: à

« Envoyez vos dons à Passou qui fera suivre …. »

Pas question, Passou, ça va direct dans sa poche !

JC..... dit: à

Nous organisons une collecte pour aider, en soins intensifs, l’ami très cher JJJ notre andouille de luxe !
Envoyez vos dons à Passou qui fera suivre ….

Chantal dit: à

Moue à à à à ⛩⛩⛩⛩⛩⛩🏥

Ed dit: à

JJJ

On s’en tamponne grave de tes notes. Chaloux a raison, tu sais où tu te peux te les carrer.

Non, mais elle a craqué, elle. Après c’est moi qui me vante…

JC..... dit: à

Jean Michel Ribes : 0 – Lichtenberg : 3
Jean Michel Ribes : 0 – Scutenaire :1

Jean Michel Ribes : 0 – Micron : 0

Jazzi dit: à

« un nouveau gout du bonheur optimisé »

Le bonheur se suffit à lui-même. Le bonheur optimisé, au mieux c’est un pléonasme, au pire c’est du gavage d’oie pour en obtenir du foie gras !
JJJ, double zéro pointé !

closer dit: à

Béré, le revenu moyen en Allemagne est de 8% supérieur à celui de la France. Comme l’indice de pauvreté mesure en réalité la pauvreté relative, un nombre important de pauvres en Allemagne ne le seraient pas en France…dans les statistiques en tout cas. Ajoutez à cela ce qui dit Ed sur le coût de la vie (pour le logement, c’est évident et c’est très important), vous verrez que la comparaison n’est pas forcément en faveur de la France.

Chaloux dit: à

Gigi, as-tu une petite idée de l’huis de ton auguste personne où tu pourrais ranger tes notes?
Sinon, je te fais une suggestion.

Janssen J-J dit: à

J’aime aussi beaucoup le retour de JC….. + 3 (pour le meilleur con croisé à jérusalem à la recherche du mouton carnivore)

Bérénice dit: à

Phil, n’avez vous jamais songè à écrire, immense lecteur que vous êtes. Tous les écrivains sont de grands lecteurs, qu’est_ce qui selon vous fait que l’inverse ne fonctionnerait pas toujours?

Janssen J-J dit: à

bérène + 1 (pour l’hyper/khâgne communisss)
chachal – 2 (pour la rechute anti/shlass #gwg)
jazzman – 1 (j’évoquais un nouveau gout du bonheur optimisé => rien à voir avec l’autre poussiéreux, cuvée 2013)
brise-gamell’ + 1 (pour l’avoir fermée jusqu’à présent)
Ed +- 0 fractales rudiamantaires

Ed dit: à

Tortille pas du clavier, la pensée est droite.

Ed dit: à

« entortillante »
C’est le mot. Ben j’aime pô.

JC..... dit: à

Ce JJJ est le meilleur con que j’ai croisé depuis longtemps :
(croisé … parce que que, mouton, il suit le troupeau vers la falaise mortelle )

Ed dit: à

« Et ne nous répétez pas une troisième ou une quatrième fois que vous avez suivi un enseignement en khâgne et hypokhâgne »

1) C’est dans l’autre sens. Pour info.
2) Je l’ai répété ce matin car c’était vraiment à propos. On me parlait de traduction littéraire et je disais que malgré ce bagage littéraire, je traduis d’autres types de texte. Ni plus ni moins. Je n’ai pas à me vanter.

Phil dit: à

dear Ed, la prose entortillante de Bérénice a son charme en blog, comme ce foulard d’Isodora Duncan qui n’aurait pas trouvé son cabriolet pour lui couper le souffle

Bérénice dit: à

Et ne nous répétez pas une troisième ou une quatrième fois que vous avez suivi un enseignement en khâgne et hypokhâgne, cela n’ajoute ni ne retire à votre agréable présence.

Chaloux dit: à

Ajoutons que 99% de ces or.dures ne sont pas de lui. Mais quand le véritable niveau affleure, on comprend l’étendue du problème…

Bérénice dit: à

Fin du corrigé. : Votre sens de l’humour connait des limites dont le mien ne souffre pas. Il ne fallait pas vous sentir visée, j’ajoute que vous ne réussissez toujours pas à constituer le centre cde mes préoccupations. Est ce plus clair comme ça?

Chaloux dit: à

Des œuvres étudiées en profondeur par un lecteur supposé, qui ne donnent que des tonnes d’inepties, dont ledit ne sait quoi faire sinon les déverser ici, à la sauvage? Merci, je préfère ma petite fabrique artisanale.

Bérénice dit: à

Use.

Bérénice dit: à

Ed, aviez vous remarqué que chacun pour étayer ses perceptions usent de liens qu’il est utile de parcourir. Cela dit, je ne vous cherchais pas d’ennui ni ne souhaitais vous couvrir de ridicule. Ce nunuche ne vous était pas destiné mais faisait suite à un vieux clip publicitaire tupperware à propos duquel j’ironisais en déplorant que la condition féminine ait si peu progressé.

Ed dit: à

jazzi,

Je n’étais même pas au courant de ce machin, et ne compte pas y mettre les pieds. J’aime le rock hein.

Ed dit: à

Admettons, mais il manquait surtout de mots. Je crois que c’est surtout un sacré bordel dans votre tête pour que vous ayez autant de mal à construire des phrases sensées.

Bérénice dit: à

Une adepte de la trique, pourvu que le gourou n’en ait pas trop semées.

Bérénice dit: à

Ed je tape sur un portable et le correcteur est d’un chia.t , je puis vous rassurer cependant je fais la différence mais je suis souvent distraite. Je corrige souvent consciente de ces fautes à la relecture mais il y en a tant qu’il m’arrive d’y renoncer. Sur le précédent les accent superfétatoires sont occasionnés par l’appareil , je vous prie de les oter et d’en excuser mon Arcos.

Ed dit: à

Bérénice,

Quoi que vous ayez tenté de me dire, un conseil : apprenez les conjugaisons francaises. La différence entre un participe passé et un infinitif. Ca peut aider.

Widergänger dit: à

Chantal dit: 9 juin 2018 à 12 h 57 min
Précision très utile en effet. Mais il ne faut pas traduire Thoreau en langage de police des règlements.

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