de Pierre Assouline

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La République des livres
La fabrique de l’imaginaire de Bacon&Eggs

La fabrique de l’imaginaire de Bacon&Eggs

Etrangement, en quittant l’exposition « Bacon en toutes lettres » du Centre Pompidou à Paris (jusqu’au 20 janvier 2020), et en se replongeant dans les livres et albums à lui récemment consacrés à cette occasion, on a envie de l’appeler comme ses amis avaient l’habitude le faire « Bacon & Eggs ». Une familiarité qui s’impose face à la religiosité et la dévotion qui semblent désormais nimber un artiste et une œuvre comptant certes parmi ceux qui ont dominé leur temps, mais envers qui un brin d’irrespect ne ferait pas de mal. Eux comme d’autres.

Le réflexe m’en est venu à la vue de la mise en scène (le « dispositif » murmuront les scoliastes de l’art qui, comme les critiques littéraires, n’ont plus que ce mot à la bouche) qui préside à la présentation des six livres de chevet de Francis Bacon. Ceux qui l’ont le plus inspiré : L’Expérience intérieure de Georges Bataille, L’Âge d’homme de Michel Leiris, Humain, trop humain de Nietzche (« le Cassandre du XIXème siècle ! »), Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad, l’Orestie d’Eschyle, les poèmes de T.S. Eliot (les deux premiers livres, en français dans le texte). Non des exemplaires choisis au hasard mais les siens propres extraits de son abondante bibliothèque (1300 livres aujourd’hui conservés au Trinity College de Dublin, sa ville natale). Ainsi isolés et encagés, comme c’est parfois le cas de personnages dans certaines de ses toiles, tout abîmés d’avoir été tant manipulés, les voilà sanctuarisés dans l’expo. Rarement on aura autant fait de livres des objets sacrés. Du fétichisme en l’espèce. D’autant plus regrettable que ce qui interroge le regard dans ce beau projet de la mise en relation d’un grand créateur particulièrement littéraire avec ce qui l’a tant inspiré dans la littérature, ce n’est pas l’objet livre mais ce qu’il contient : le texte.

« La réalité abandonne ses fantômes »

L’accent est donc mis sur ses références extrapicturales.  Comme une tentative de mesurer leur influence sur son acte créateur – même si l’on sait bien la vanité de prendre la mesure de quoi que ce soit dans ce domaine. Or s’il y a bien un artiste qui se soustrait à ce genre d’exercice c’est bien lui. N’empêche qu’on aimerait bien lire quelque part une réflexion sur la qualité étrangement a-littéraire des titres de ses tableaux. Reste à s’en remettre à la biographie pour comprendre l’œuvre au risque de saintebeuviser. Passer l’ineffable, l’indicible, l’insaisissable à la moulinette du positivisme : un comble pour celui qui fuyait l’anecdote, la narration, l’histoire. Ca tue la peinture et revient à un aveu d’impuissance. Bacon aurait pu faire sien le titre (et le contenu) de la chanson de Billie Holiday : « Don’t explain ». Un cri ne s’explique pas : il se ressent. Il n’a cessé de répéter à ses interviewers :

« Si l’on peut tout expliquer, à quoi bon peindre ? »

Gageons qu’il n’a pas dû détester cette perle hautement philosophique de Margaret Thatcher à son sujet : » Quoi ? Cet homme affreux qui peint des cauchemars ? ». Des sources, à n’en pas douter, mais encore ? Les poètes ? des détonateurs d’images, des stimulants, et leurs poèmes des concentrés pour ouvrir les portes de l’imaginaire. Les écrivains ? Des aiguillons. Lecteur compulsif des deux, il plaçait Saint-Simon au-dessus de Proust. Son panthéon est vaste : Yeats, Rimbaud, Poe, Pound, Baudelaire, John Donne, William Blake. Les références sont toujours discrètes et qu’importe si nombre de visiteurs de l’exposition passent à côté de la citation quasi subliminale pour n’avoir lu l’explication accrochée : ici un bout d’un poème de T.S. Eliot dans le portrait en en tryptique son amant George Dyer. Ou, du même, « Sweeney Agonistes » à l’origine d’un autre tableau. Ou encore ailleurs les six journées et nuits de guerre de l’Iliade qu’il relit ad nauseam.

C’est du Bacon des derniers temps qu’il s’agit, généralement sous-évalué et sous-estimé. Mais le rapport entre ces tableaux d’après 1971 et leur inspiration poétique et littéraires demeure problématique au visiteur. Peut-être doit-il acquérir le catalogue du commissaire Didier Ottinger pour y voir plus clair. Il paraît que l’absence de cartel en dérange certains. Ravages et tyrannie de l’identification, ce fléau des expos, alors qu’il s’agit d’abord et avant tout de regarder et de se laisser envahir. Tout invite à dissiper les malentendus. Jamais un tableau n’illustre un livre. Maudits soient ceux qui usent de l’œuvre de Bacon comme d’une décoration pour leur appartement.

Quel étalement de viande, de corps suppliciés, de carcasses d’hommes, mais quelle force vitale exprimée sous cette provocation à l’effroi ! Il y a du boucher en lui :

« L’odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux. »

Bien vu. Ce vers d’Eschyle la hante. Les corps de ses tableaux sont d’autant plus tordus qu’ils se détachent sur un fond d’une rigueur clinique. Où d’autres voilent salles de torture et lieux d’équarissage, on est invités à entendre le hurlement de la vie et les contorsions du vivant. La violence est bien là mais pour dire l’humain.Le personnage central, tordu, enchevêtré, noué, distordu, douloureux accroche d’autant mieux notre regard qu’autour de lui le décor est toujours raide, ascétique, glacé, inerte, clinique. Un environnement d’un dépouillement strict et absolu, aux antipodes de l’indescriptible chaos de papier, de chiffons, de matières, de produits, d’objets et de poussière (très utile) de l’atelier de Reece Mews (à South Kensington, Londres), d’anciennes écuries orientées est-ouest où il a été conçu. Ses formats s’expliquent d’ailleurs par le fait que, au maximum, il pouvait sortir des tableaux de 147,5 cm x 198 cm de biais.

« C’est une bête d’atelier » (Michel Leiris)

Difficile de se soustraire au face à face avec la mort auquel ce grand viveur nous invite. On comprend mieux cette obsession lorsqu’on se souvient que la vision du Massacre des innocents de Poussin n’a cessé de le hanter depuis une lointaine visite au musée Condé. Le cri toujours mais en tenant compte de la désarticulation du visage, de la bouche distordue, des dents carnassières, du rictus, de l’abject sourire d’où il surgit. Autant d’autoportraits de l’homme à la tête de batracien. Nul besoin de souligner, aucune nécessité de solliciter en nous l’émotion face à la détresse. Il lui suffit de nous angoisser en nous entrainant dans le huis clos du tableau, chambre ou boîte. Alors tout naturellement Innocent X donne l’impression d’être assis non sur le trône papal mais sur une chaise électrique. Un tel art, tout à sa fascination de l’extrême, ne s’adresse pas à notre intelligence ou notre connaissance, mais bien à notre système nerveux sans ces filtres-là. On songe à l’excipit du Nadja de Breton : « La beauté sera convulsive ou ne sera pas »

On peut dire qu’il a créé son poncif sans que ce soit un reproche tant le résultat est fort. Chaque toile apparaît comme une scène de crime. Il n’y manque pas une flèche. Une œuvre de dramaturge. Pour qui n’a jamais vu autant d’œuvres de Bacon réunies, la vue d’ensemble est saisissante. Des tableaux accrochés à 40 cm du sol, soit le double de la distance souhaitée par l’artiste, loin du ras du sol exigé par Rothko afin que le spectateur entrât dans le tableau en l’enjambant. Au Centre Pompidou, on y entre sans mal. Quand on en ressort, on s’interroge moins sur ce qui l’a formé que sur ce qui l’a déformé. Là git une partie de son exacte vérité. Yves Peyré commente à propose du portrait de Michel Leiris (1976) : « Comble de la déformation, sommet de la justesse ». Ca veut tout dire. La technique, tôt acquise et maitrisée, est oubliée pour s’en remettre entièrement à la surprise, l’inattendu et, partant, à l’intuition. De quoi s’isoler du monde dans un nuage de sensations. Inutile de préciser que nul ne l’a vu peindre tant la solitude est consubstantielle à sa création.

« Ca ne marche jamais comme je veux. Je rêvasse, une image me vient, les choses vous tombent dessus. Ou pas » (à Frank Maubert)

Le voilà face à une toile. Il attend que ça vienne. Il sait ce qu’il veut, comme toujours ou presque : représenter l’instantané de la mort. Mais il ne sait pas comment. Un poème de Federico Garcia Lorca revient l’attraper, l’envelopper, l’envahir. Celui que le poète écrivit en hommage au torero Ignacio Sanchez Mejias. Le dernier quatrain s’inscrit en lui et ne lâche pas. Après, on ne saura jamais s’il y a peinture ou pas… Le secret, c’est l’imprégnation et non l’inspiration. On sait juste que l’intuition permet la grâce qui rend l’effort invisible, graal de tout artiste, à commencer par ceux qu’il influenca comme Rebeyrolle et Jean Rustin.

Bacon&Eggs, l’homme et l’œuvre, ont suscité un grand nombre d’études, de biographies, de livres d’entretiens, d’analyses, de commentaires. Ceux de Harrison sur le travail du peintre (Actes sud, 2008) et de John Deakin sont souvent cités. De même que Francis Bacon ou la vérité criante (Fata Morgana , 1974) de Michel Leiris (qui lui a par la suite consacré deux autres ouvrages), Logique de la sensation (La Différence de 1981) de Gilles Deleuze qui lui aura apporté le prestige de la philosophie, ainsi que les fameux entretiens de David Sylvester et les textes de Michaël Peppiatt. Dans Francis Bacon ou la mesure de l’excès (336 pages, Gallimard), Yves Peyré, qui l’a longtemps fréquenté, mêle l’analyse au témoignage ; et passant en revue tous ses prédécesseurs en baconologie, il se demande si au fond, nul n’a mieux compris l’artiste qu’un romancier, Mario Vargas Llosa dans Eloge de la marâtre (1988, merveilleusement traduit par Albert Bensoussan) qui donne sa voix à Triptyque 1 (1948). Sous la plume d’Yves Peyré, comme sous celle du journaliste d’art Frank Maubert dans son précieux Avec Bacon (139 pages, 9,50 euros, Gallimard), compte-rendu de leurs rencontres parisiennes et londoniennes, on découvre un artiste timide, raffiné, urbain, courtois, prévenant, chaleureux, généreux du moins avec les intellectuels parisiens, mais cruel avec ses compagnons nocturnes de Soho. Bacon est bien vivant et il habite en ce moment au Centre Pompidou avec ses amis poètes et écrivains. C’est là qu’on est le mieux pour lire ses tableaux.

(« Three figures in a room, 1964 » Centre Pompidou ; « Bacon par Cartier-Bresson, 1952 » ; « Portrait de Michel Leiris, 1976 » Centre Pompidou , « Portrait d’Innocent X d’après Velasquez », 1953, Des Moines photos D.R.)

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commentaires

1 272 Réponses pour La fabrique de l’imaginaire de Bacon&Eggs

D. dit: à

L’avenir n’est pas aux batteries-Lithium.
Le graphite s’avèrera bien plus performant.
Nobel : toujours 3 trains de retard. Si ce n’est plus.

et alii dit: à

Le prix Nobel de chimie a récompensé, mercredi 9 octobre, l’Américain John Goodenough, le Britannique Stanley Whittingham et le Japonais Akira Yoshino, pour l’invention des batteries au lithium, aujourd’hui présentes dans de nombreuses technologies du quotidien.

« Ce type de batterie légère, rechargeable et puissante est maintenant utilisée partout, dans les téléphones et ordinateurs et les véhicules électriques. Elle peut également conserver des quantités significatives d’énergie solaire et éolienne, ouvrant la voie à une société libérée des énergies fossiles », a expliqué l’Académie suédoise royale des sciences, qui décerne le prix.

D. dit: à

Des morts à l’instant en Allemagne. Probablement une attaque terroriste contre des juifs. On en saura plus bientôt.

et alii dit: à

Trois petit Bacon qui vous observent à la dérobée ; un portrait de Botero surveillant le bureau du maître ; une grosse dame de Niki de Saint-Phalle virevoltant sur la cheminée… Nous sommes chez Mario Vargas Llosa, à Paris, dans un salon auquel un grand balcon intérieur donne des faux airs de théâtre à l’italienne.

Justement, le maître des lieux fait son entrée et il faut se dépêcher de le saisir, car Dieu sait où il sera demain, Mario Vargas Llosa. A Paris, Madrid, Londres ou Lima ? A 72 ans, il a « des ailes aux talons » et partage son temps entre ces quatre villes : « Je suis dans un mouvement perpétuel, dit-il. Le changement de lieu m’apporte le renouvellement dont j’ai besoin. C’est ma manière à moi de combattre la vision provinciale de la vie et de la culture… »
https://www.lemonde.fr/livres/article/2008/06/19/mario-vargas-llosa-je-n-accepte-pas-que-la-litterature-soit-un-amusement_1060200_3260.html

D. dit: à

Le ministre de l’Intérieur doit à mon sens démissionner après ce cafouillage mais tant qu’il est en poste je le soutiens à 100 % dans cette interdiction de manifester et espère que tout récalcitrant sera appréhendé et sévèrement puni, dans le cadre judiciaire actuel, certes très inadapté à la gravité de la menace terroriste.

Jazzi dit: à

« Assouline et ses collègues doivent affiner leur choix. Me suis toujours demandé si tout le monde lisait TOUS les romans ? naïveté probable ? »

Probablement les 15 titres de la première sélection, Dubruel, guère au-delà et certainement pas les centaines de livres publiés dans l’année !

rose dit: à

Ne trouve pas que Mingarelli éclipse Dubois. Sont tellement différents !

rose dit: à

rose
13h05

rise dit: à

Je ne trouve pas que Minģarelli éclipse Dubois. Il est vrai que j’attends christiane, si elle a envie d’en parler et vous aussi, JJJ.

Dubruel dit: à

Difficile de dire à qui on s’adresse vu le souci de pendule. Je lis plus bas :
‘Luc Lang, par comparaison, c’est le viandard qui arrive avec ses bottes pleines de boue, son tablier sanglant, sa mine décoiffée, etc. Il faut vraiment avoir été journaliste au Point durant quarante ans pour aimer ça. Beurk !’

ha parce que le jugement sur le bouquin de Lang dépend de l’obédience ?
J’en déduis que l’auteur du post est macroniste à fond, vu la haine vouée au ‘Point’ ? Le livre de S.Coignard sur Benalla n’arrangeait pas le portrait présidentiel. Cqfd.
Et si au lieu de colporter des ragots, on parlait de l’écriture ? L’endroit ou jamais. Assouline et ses collègues doivent affiner leur choix. Me suis toujours demandé si tout le monde lisait TOUS les romans ? naïveté probable ? Le boss de la RDL n’a pas l’air de chômer.
Le livre de Luc Lang se tient, alors que je ne suis pas lecteur du ‘Point’. Mingarelli, meilleur de la liste. J’en retire Natacha Appanah, pas lue. Les autres oui. Des D.Barbéris ne tiennent pas la route. Pas parce qu’on essaie de faire croire aux lycéens qu’il s’agit de ‘littérature’,les pauvres le goupillon de la faculté impressionne, qu’il faut entretenir la confusion normalienne, écrivaine. Ils ne sont pas dupes, au fond, et le trouble s’épaissit. Miano et Dubois parmi les bons, lui rétrogradé depuis la lecture de Mingarelli.
Hélas ce sera Amirogena, summum de littérature spongieuse, pour le sacre. Pas pour sa ‘littérature’ à lui, pour légion d’honneur sur personne interposée, médaille au Soldat Otchakovsky-Laurens. C’est mérité là-dessus, difficile de reprocher…
Pour le ‘roman étranger’, un seul titre ‘SOLÉNOÏDE’.

Janssen J-J dit: à

Merci renato, il vous semble bien : j’ai retrouvé le texte où vous le dites. Bonne journée !

Delaporte dit: à

Cette manifestation en faveur de l’auteur de la tuerie est vraiment une abomination, dans une démocratie. C’est là qu’on voit que quelque chose est déréglé dans notre société. On ne sait plus ou est le bien et le mal, il n’y a plus de repères moraux et ceux qui, comme moi, en appellent à le religion, se font traiter de tous les noms. Apologie publique d’un crime : non, ce n’est pas cela, la liberté, mais plutôt le repos public, la paix, que le Christ est venu nous apporter. Et donc, il apparaît que nous en sommes bien loin.

rose dit: à

Vivre avec Houellebecq ?
C’est la dernière punition en date le 9/10_2019 à 12h34 ?

Delaporte dit: à

Je suis un nouveau martyr, ici. Jacuzzi, d’abord, qui me dit que toute l’équipe des gros bras du Point me cherche pour me casser la figure ; D, ensuite, qui me menace d’expulsion parce que je parle d’Ulrike Meinhof. Expulsion ? Où pourrais-je aller pour être tranquille ? Certainement dans un endroit où il n’y ait pas de branchement Internet. Ce serait pour moi le grand silence. Je me retrouverais seul face à Dieu. Un monastère, où il y aurait Houellebecq, qui se serait fait enfin moine ? Pourquoi pas ?

Delaporte dit: à

« Juste un petit mot pour remercier Delayourte (c’est pas l’original qui m’aurait aidée) grâce à qui j’ai trouvé le replay de LGL spéciale Modiano. »

Ma chère Ed, vous allez vous perdre dans le « replay de LGL » qui ne vous apportera rien, mais rien de rien. Modiano, il faut le lire, vous ai-je dit, et c’était le conseil le plus amical que je pouvais vous donner. Et que vous n’allez pas suivre, ou si mal. Après, étonnez-vous de votre niveau catastrophique.

D. dit: à

Moi Bérénice, je préconise l’action et le diagnostic précis après.
Par simple décence et respect pour les victimes.

Delaporte dit: à

« …et méfiez-vous, Delaporte, parce qu’avec votre Ulrike Meinhof vous risqueriez le même sort. La loi s’appliquerait à tous de la même façon. On saisirait vos patates et on vous expulserait chez les palestiniens. »

Ulrike meinhof, et pourquoi pas le pape François !? Vous délirez, mon cher D. Ce que vous racontez est épouvantable. Je ne peux cautionnez cette dérive fasciste, et même nazie. C’est vous qu’on va expulser un jour, quand la démocratie sera affermie.

et alii dit: à

une femme sur arttips
Années 1780. Une certaine Marie-Guillemine Leroulx de la Ville n’a qu’un rêve : faire carrière comme peintre. Mais son chemin est semé d’embûches !

Les ennuis commencent en 1785 : l’atelier dans lequel elle étudie ferme pour rénovation. Heureusement, le célèbre peintre David accepte d’être son maître en attendant. Quelle chance !

Enfin, la situation politique s’apaise. Sa carrière se porte désormais à merveille. Les louanges, les récompenses et les commandes prestigieuses affluent. Après toutes ces difficultés, tout va pour le mieux !

Mais là encore, cela ne dure pas. Son mari devient Conseiller d’État en 1814, et celle qui désormais s’appelle Marie-Guillemine Benoist est ravie pour lui.

Sauf que cela s’accompagne d’une bien déchirante nouvelle : la femme d’un si haut fonctionnaire ne peut faire partie des artistes qui exposent publiquement leurs œuvres. Sa position ne lui permet pas de risquer des critiques !

christiane dit: à

remplacer « de leur en France » (?) par « de leur famille »

christiane dit: à

Merci Et Alii pour ces belles références mises en lien.
Cette nuit sur la 2 un documentaire passionnant : Gosses de France. Cinq ados qui parlent avec tant de lucidité et de courage de la précarité dans laquelle ils vivent, de leur en France, de leur adolescence, de leur rapport au langage, à la formation, à l’habillement, à l’amitié…
https://www.france.tv/france-2/infrarouge/1074925-gosses-de-france.ht
Voilà qui écrase maint bavardages stériles dans ces colonnes…
Bien aimé ceux de Mimi Pinson.

renato dit: à

Janssen J-J, Proust, in Le Côté de Guermantes, il me semble.

Bérénice dit: à

D, c’était aussi un mari violent, trop tard pour établir un diagnostic , pas de quoi manifester pour réhabilitation. Je suis comme beaucoup à craindre les consequences du retrait des USA , pour les kurdes en premier lieu avec des consequences que nous ne pouvons envisager. Des agités plus des guerriers assassins, une addition dangereuse.

Janssen J-J dit: à

@ La loi française devrait être modifiée au plus vite pour faire face dignement à cela :

Rétablissons dignement la peine de mort pour ces gens-là, ça prendra bien moins de temps ! Et continuons à nous restaurer confortablement tous les soirs.

Janssen J-J dit: à

1 – Me souvient pas qui a dit ceci : « la louange la plus haute de Dieu est dans la négation de l’Athée qui trouve la Création assez parfaite pour se passer d’un Créateur »… MC/PR (?.) ou qui d’autre (Ch. ? Jzmn. ?), pourrait-il me rafraichir la source, j’en ai besoin pour la citer, merci –

2 – Ne pas ire du mal de Modiano : un seul de ses romans sublimes aura pu sauver tous les autres du naufrage de leur prétendue médiocrité. N’est-ce pas d’ailleurs en cela qu’un écrivain mérite d’accéder au rang de la célébrité universelle ?

@ FMLP etc. : « Guérir les lesbiennes » ? => Quelle drôle d’idée !… Qui rappelle pourtant cet insoutenable roman d’Yves Navarre « le jardin d’acclimatation ». Mais enfin, « Dieu est amour », parait-il…, et tant que nous aurons des erdéliens pour y croire, hein, on n’est pas prêts de sortir de l’emprise ravageuse de la pédophilia sodomitique vaticanesque !

4 – Je crois qu’il serait également (Jean) bon d’en finir avec Francis Bacon. De passer à autre chose de plus intéressant, non ?

D. dit: à

Vous vous sentez bien, Bérénice ?!
Ou vous faites du second degré de très mauvais goût ce qui ne vous est guère coutumier ?

Bérénice dit: à

D,J’ai lu ça hier. Ce n’était pas un terroriste, un grand hasard à déplacé les quatre fonctionnaires sous son couteau et laisse des veuves, veuf, orphelins. Mauvaise foi de A à Z.

D. dit: à

…et méfiez-vous, Delaporte, parce qu’avec votre Ulrike Meinhof vous risqueriez le même sort. La loi s’appliquerait à tous de la même façon. On saisirait vos patates et on vous expulserait chez les palestiniens.

et alii dit: à

scènes de crime

Exposition Crime et Châtiment
André Rauch
Dans Sociétés & Représentations 2010/2 (n° 30), pages 237 à 241

D. dit: à

Certaines personnes auraient l’affront de manifester prochainement en faveur du terroriste Harpon, islamiste extrémiste meurtrier de quatre poluciers.
On croit rêver. Non nous ne rêvons pas.
La loi française devrait être modifiée au plus vite pour faire face dignement à cela :

– constatation du fait de manifestation pour une cause terroriste par officier de police judiciaire.
– interpellation immédiate et en usant si besoin de la force et des armes (s’agissant d’une menace imminente et grave contre les intérêts de la nation)
– incarcération en isolement total
– jugement sous une semaine
– déchéance de la nationalité française le cas échéant.
– saisie des biens afin de couvrir les frais judiciaires et d’expulsion.
– expulsion vers un pays d’accueil.

D. dit: à

Les raies n’ont pas d’oreilles, Bérénice.

Ed dit: à

Grâce auquel

Ed dit: à

Juste un petit mot pour remercier Delayourte (c’est pas l’original qui m’aurait aidée) grâce à qui j’ai trouvé le replay de LGL spéciale Modiano.

et alii dit: à

cA INTeRESSE SUREMENT LES ERDéLIENS
THÉRAPIES DE CONVERSION
« Dieu est amour » : plongée avec ceux qui veulent « guérir » les homosexuels
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/dieu-est-amour-plongee-avec-ceux-qui-veulent-guerir-les-homosexuels_2101361.html?utm_source=ocari&utm_medium=email&utm_campaign=20191009090101_41_nl_nl_lexpress_quotidienne_5d9d85754c964deb3d8b4567&xtor=EPR-181-%5B20191009090101_41_nl_nl_lexpress_quotidienne_5d9d85754c964deb3d8b4567_002HO2%5D-20191009-%5B_00599W7%5D-%5BRB2D106H0014IHUC%5D-20191009070300#EMID=c9d208096a0cf9890af148e732b7f0569a768fe1b915dacd51f2d2d7cda0cdd7

rose dit: à

8h45
P220.
J’ai fini. C beau. J’ai pleuré.
J’l’acais déjà lu, y a des années. J’le garde.
Allez courage, rose.
8h45.
Metcredi 9/10/19.

renato dit: à

Il y a des gens qui parlent d’un fait réel sans en connaître les tenants ni les aboutissants : « Extinction Rebellion » n’est pas un mouvement violent.

rose dit: à

perdu dans ses pensées sombres

rose dit: à

Comme c’est la vie, une chose étrange quand même, emplie de surprises.
Page 91
« Fanfan travailla encore un moment, sans entrain, petwu dzns ses oensées sombres, insoucieux du soleil qui à présent étincelait, ayant écarté les dernières guenilles de la brume. »
Merci renato

rose dit: à

Ai lu 86 pages hier, le fils d’Yvonne de Suzanne de Arriba. Le sujet est le Rhône.

rose dit: à

6h23, metcredi 9 octobre 2019

rose dit: à

Oui, mais à quelle vitesse lisez-vous Delaporte ?

Delaporte dit: à

J’ai lu une première fois le Modiano. Comme c’est quasiment de la littérature zen, je vais le relire une seconde fois attentivement. Le lecteur, devant un tel livre, subit lui-même une expérience existentielle première. Les événements se redéroulent dans le présent du moment où il les lit. L’expérience humaine est intacte. C’est aussi ça, Modiano : une littérature non frelatée. Ce n’est pas étonnant que l’équipe du Point me cherche pour me casser la figure. C’est me faire trop d’honneur symbolique. Ils sont comme ça, dans la presse putride, plus habitués à un lectorat puant, mais tranquille, qu’à une critique radicale et révolutionnaire, qui s’inscris sous les hauspices d’Ulrike Meinhof.

Bérénice dit: à

J’oubliais la grande librairie et je n’ai pas écouté regardé l’émission en replay, ne puis savoir quels sujets sont abordés, j’ai arrêté assez rapidement après le debut quand ils observent la façade d’un immeuble parisien, pas d’avis donc sur cet échange.Bonne lecture, MS.

Marie Sasseur dit: à

Bref, c’était un message codé.
Sinon, y’a la variété…
“With Patrick,” said Courson, “everything is camouflage.”

https://youtu.be/WA0bIqnKW18

22h52
Bonne nuit, j’ai à lire.

Bérénice dit: à

Marie, je n’ai lu pour ne pas le comprendre Modiano que dans place de l’étoile. Son sourire n’est pas type top? j’ai du mal à lire dans vos marcs de café , est-ce un message codé ou faut il reconsidérer votre volonté d’écrire une langue novatrice? Bref, je ne comprends pas.

Marie Sasseur dit: à

Si j’ai du mal à lire Modiano, et je remercie Delaporte, d’entrainer sur d’autres chemins, c’est à cause du GPS de Modiano, qui déconne grave sur les rives du lac d’Annecy, avec un personnage « peu recommandable « , comme Modiano élude chez Ultrabright, qui ne moufte pas.
Et ça, bloom, vous pouvez vous le carrer où je pense.

Marie Sasseur dit: à

Il est 22h10.

Marie Sasseur dit: à

Dites yoyo, c’est quoi le poème que vous avez traduit dans ce journal, au fait ?

Marie Sasseur dit: à

« Au seuil de ce livre, il faut se taire maintenant, écouter la voix d’Hélène et marcher à ses côtés. Une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre vie. »

Incompréhensible que la préface de ce journal d’Hélène Berr ait été confiée à Modiano.
Je conseille (aux femmes…) de le lire en zappant cet accès de nombrilisme modianesque qui lui vole littéralement son récit en le phagocitant. On taira, par pudeur, cette colère qui ressort.
Alors que je viens juste de commencer sa poursuite de Noëlle Lefebvre.

Jean-Marie dit: à

On y est…..

En un seul jour… Made in Germany :

Francfort un camion (avec un syrien pour le piloter tout de même) fonce dans la foule
Düsseldorf, attaques (oui S, ils étaient plusieurs!) à la hache à la gare
Hamburg, attatatakque au couteau = 1 mort

Il y a peu, Le Point titrait en couverture
« Incroyable Madame Merkel ! »
avec pour photo, la conne criminelle qui riait

Bérénice dit: à

Je n’atteindrai pas cet âge et sans avoir rien créé , quel drame pour finir! Je remarque qu’O Rolin figure dans les neufs. Il y a aussi un geopolitique fiction.

Bloom dit: à

Le texte de Modiano qui précède – “An die Sache selbst”.

Bloom dit: à

Patrick Modiano, préface au Journal d’Hélène Berr, (Tallandier 2008)

Une jeune fille marche dans le Paris de 1942. Et comme elle éprouvait dès le printemps de cette année-là une inquiétude et un pressentiment, elle a commencé d’écrire un journal en avril. Plus d’un demi-siècle s’est écoulé depuis, mais nous sommes, à chaque page, avec elle, au présent. Elle qui se sentait parfois si seule dans le Paris de l’Occupation, nous l’accompagnons jour après jour. Sa voix est si proche, dans le silence de ce Paris-là…

Le premier jour, mardi 7 avril 1942, l’après-midi, elle va chercher au 40 de la rue de Villejust, chez la concierge de Paul Valéry, un livre qu’elle a eu l’audace de demander au vieux poète de lui dédicacer. Elle sonne et un fox-terrier se jette sur elle en aboyant. «Est-ce que monsieur Valéry n’a pas laissé un petit paquet pour moi?» Sur la page de garde, Valéry a écrit: «Exemplaire de mademoiselle Hélène Berr», et au-dessous: «Au réveil, si douce la lumière, et si beau ce bleu vivant.»

Pendant tout ce mois d’avril et ce mois de mai, il semble, à la lecture du «Journal» d’Hélène Berr, que Paris, autour d’elle, soit en harmonie avec la phrase de Valéry. Hélène fréquente la Sorbonne où elle prépare un diplôme d’anglais. Elle accompagne un «garçon aux yeux gris» dont elle vient de faire la connaissance à la Maison des Lettres, rue Soufflot, où ils écoutent un quintette de Bach, un concerto pour clarinette et orchestre de Mozart…

Elle marche avec ce garçon et d’autres camarades à travers le quartier Latin. «Le boulevard Saint-Michel est inondé de soleil, plein de monde, écrit-elle. A partir de la rue Soufflot, jusqu’au boulevard Saint-Germain, je suis en territoire enchanté.» Parfois elle passe une journée aux environs de Paris dans une maison de campagne à Aubergenville. «Cette journée s’est déroulée dans sa perfection, depuis le lever du soleil plein de fraîcheur et de promesse, jusqu’à cette soirée si douce et si calme, si tendre, qui m’a baignée tout à l’heure lorsque j’ai fermé les volets.»

On sent, chez cette fille de 20 ans, le goût du bonheur, l’envie de se laisser glisser sur la douce surface des choses, un tempérament à la fois artiste et – pour employer le mot d’une chanson de l’époque – fleur bleue. Elle est imprégnée par la poésie et la littérature anglaises et elle serait sans doute de­venue un écrivain de la délicatesse de Katherine Mansfield. On oublierait presque, à la lecture des cinquante premières pages de son Journal, l’époque atroce où elle se trouve.

Et pourtant, un jeudi de ce mois d’avril, après un cours à la Sorbonne, elle se promène dans le jardin du Luxembourg avec un camarade. Ils se sont arrêtés au bord du bassin. Elle est fascinée par les reflets et le clapotis de l’eau sous le soleil, les voiliers d’enfants et le ciel bleu – celui qu’évoquait Paul Valéry dans sa dédicace. «Les Allemands vont gagner la guerre», lui dit son camarade.

«Qu’est-ce que nous deviendrons si les Allemands gagnent?» «Bah… rien ne changera. Il y aura toujours le soleil et l’eau…» «Je me suis forcée à dire: “Mais ils ne laissent pas tout le monde jouir de la lumière et de l’eau.” Heureusement, cette phrase me sauvait, je ne voulais pas être lâche…»

C’est la première fois qu’elle fait allusion aux temps sombres où elle vit, à l’angoisse qui est la sienne, mais de manière si naturelle et si pudique que l’on devine sa solitude au milieu de cette ville ensoleillée et indifférente. En cette fin du printemps 1942, elle marche toujours dans Paris, mais le contraste entre l’ombre et la lumière se fait plus brutal, l’ombre gagne peu à peu du terrain.

Le mois de juin 1942 est pour elle le début des épreuves. Ce lundi 8, elle doit, pour la première fois, porter l’étoile jaune. Elle sent l’incompatibilité entre son goût du bonheur et de l’harmonie et la noirceur et l’horrible dissonance du présent. Elle écrit: «Il fait un temps radieux, très frais – un matin comme celui de Paul Valéry. Le premier jour aussi où je vais porter l’étoile jaune. Ce sont les deux aspects de la vie actuelle: la fraîcheur, la beauté, la jeunesse de la vie, incarnée par cette matinée limpide – la barbarie et le mal représentés par cette étoile jaune.» Sèvres-Babylone-quartier Latin. Cour de la Sorbonne. Bibliothèque… Les mêmes trajets que d’habitude. Elle guette les réactions de ses camarades. «J’ai senti leur peine et leur stupeur à tous.»

A la station de métro Ecole militaire, le contrôleur lui ordonne: «dernière voiture», celle où doivent obligatoirement monter les porteurs d’étoile jaune. Elle nous dit les sentiments qu’elle a éprouvés concernant cette étoile: «J’étais décidée à ne pas la porter. Je considérais cela comme une infamie et une preuve d’obéissance aux lois allemandes… Ce soir, tout a changé: je trouve que c’est une lâcheté de ne pas le faire – vis-à-vis de ceux qui le feront.» Et le lendemain, dans sa solitude, elle imagine que quelqu’un lui pose la question: «Pourquoi portez-vous cette étoile?» Elle répond: «C’est parce que je veux éprouver mon courage.»

Puis, à la date du 24 juin, sans élever le ton, elle rend compte de l’épreuve qu’elle vient d’affronter et qui sera déterminante pour elle. «Je me force à l’écrire, parce que je veux me souvenir de tout.» Il s’agit de l’arrestation de son père, livré par la police française des Questions juives à la Gestapo, puis transféré à la Préfecture de Police avant d’être interné à Drancy. Motif: son étoile jaune n’était pas cousue à sa veste. Il s’était contenté de la fixer à l’aide d’agrafes et de pressions, afin de pouvoir la mettre plus facilement sur tous ses costumes.

Il semble qu’à la Préfecture de Police on ne fasse guère de différence entre les juifs «français» et les juifs «étrangers». Raymond Berr, le père d’Hélène, ingénieur des Mines, ancien directeur des établissements Kuhlmann, décoré de la croix de guerre et de la Légion d’honneur à titre militaire et en faisant partie des huit personnes de sa «race» à bénéficier de l’article 8 de la loi du 3 octobre 1940 («Par décret individuel pris en Conseil d’Etat et dûment motivé, les juifs qui dans les domaines littéraire, scientifique et artistique ont rendu des services exceptionnels à l’Etat français sont relevés des “interdictions”») se trouve sur un banc de bois, surveillé par des policiers. Hélène et sa mère ont obtenu l’autorisation de le voir. On lui a enlevé sa cravate, ses bretelles et ses lacets. «L’agent nous expliquait pour nous rassurer que c’était un ordre car hier un détenu avait essayé de se pendre.»

Une cassure s’est alors produite dans l’esprit d’Hélène Berr entre la vie tranquille d’étudiante qu’elle menait jusque-là et la vision de son père surveillé comme un cri­minel dans une officine crasseuse de la Préfecture de Police. «Un abîme infranchissable», écrit-elle. Mais le ton du Journal reste le même, sans aucun fléchissement, aucun pathos. Les phrases toujours aussi brèves nous révèlent de quelle trempe est cette jeune fille. L’internement de son père à Drancy lui fait prendre conscience de tout ce qui obscurcit et empoisonne le Paris de l’été 1942 et demeure pourtant invisible à ceux qui sont absorbés par leurs soucis quo­­tidiens ou ceux qui ont choisi de fermer les yeux. Hélène, elle, les garde grands ouverts.

Une jeune fille aussi artiste, aussi délicate aurait pu détourner son regard dans un réflexe de sauvegarde ou un geste d’épouvante ou même se réfugier en zone libre. Elle, au contraire, ne se dérobe pas et, d’un mouvement spontané, elle se sent solidaire de la souffrance et du malheur. Le 6 juillet 1942, elle se présente au siège de l’Ugif [Union générale des Israélites de France] pour être recrutée comme assistante sociale bénévole aux services des internés du camp de Drancy et de ceux du Loiret.

Chaque jour, elle sera en contact avec les familles démembrées par les arrestations et le témoin direct de toute l’horreur quotidienne, celle du Vel’ d’Hiv, de Drancy et des départs à l’aube dans les trains de marchandises à la gare de Bobigny. L’un des responsables de l’Ugif lui a dit: «Vous n’avez rien à faire ici! Si j’ai un conseil à vous donner, partez.» Mais elle reste. Elle a franchi la ligne dans un élan irréversible. Son courage, sa droiture, la limpidité de son cœur m’évoquent le vers de Rimbaud: «Par délicatesse/J’ai perdu ma vie.»

Elle a pressenti le caractère fatal de sa démarche. Elle écrit: «Nous vivons heure par heure – non plus semaine par semaine.» Elle écrit aussi: «J’avais un désir d’expiation, je ne sais pourquoi.» On pense à la philosophe Simone Weil, et certaines pages du Journal d’Hélène – ce Journal qu’elle considère comme une lettre adressée à son ami Jean, le garçon aux «yeux gris» du quartier Latin, et dont elle ne sait même pas s’il la lira un jour – évoquent parfois les lettres poignantes de Simone Weil à Antonio Atarés, à la même époque.

Oui, Simone Weil aurait pu écrire cete phrase d’Hélène: «Les amitiés qui se sont nouées ici, cette année, seront empreintes d’une sincérité, d’une profondeur et d’une espèce de tendresse grave que personne ne pourra jamais connaître. C’est un pacte secret, scellé dans la lutte et les épreuves.» Mais à la différence de Simone Weil, Hélène Berr est sensible au bonheur, aux matinées ra­­dieuses, aux avenues ensoleillées de Paris où l’on marche avec celui qu’on aime, et la liste qu’elle dresse de ses livres de chevet ne comporte aucun philosophe, mais des poètes et des romanciers.

Son Journal s’interrompt pendant neuf mois. Elle le reprend définitivement en novembre 1943. Sa belle écriture déliée, telle qu’elle apparaît dans le manuscrit, est devenue aiguë, saccadée. Rien de plus suggestif que ce bloc de silence de neuf mois qui nous fait comprendre l’extrême gravité de ce qu’elle a vu et ressenti. Elle note: «Toutes mes amies du bureau sont arrêtées». Un leitmotiv revient sous sa plume: «Les autres ne savent pas…»; «L’incompréhension des autres…»; «Je ne peux pas parler, parce qu’on ne me croirait pas…»; «Il y a trop de choses dont on ne peut pas parler…» Et cette brusque confidence: «Personne ne saura jamais l’expérience dévastatrice par laquelle j’ai passé cet été.»

Et aussi: «En ce moment, nous vivons l’histoire. Ceux qui la réduiront en paroles pourront bien faire les fiers. Sauront-ils ce qu’une ligne de leur exposé recouvre de souffrances individuelles?» Après ce long silence, sa voix est toujours aussi claire mais elle nous parle désormais de plus loin, de presque aussi loin qu’Etty Hillesum dans ses «Lettres de Westerbork». Elle n’a pas encore franchi le dernier cercle de l’enfer.

Dans cette ville où elle marche, elle est toujours émue par des signes amicaux et rassurants: la petite porte des Tuileries, les feuilles sur l’eau, toute la beauté lumineuse de Paris… Elle va à la librairie Galignani acheter «Lord Jim» et «le Voyage sentimental». Mais de plus en plus souvent, par de brèves indications qu’elle donne, on comprend aussi qu’elle est happée dans les trous noirs de la ville, les zones maudites dont les noms de rue reviennent dans son Journal.

Rue de la Bienfaisance. C’est là, dans leurs bureaux, que seront arrêtées les assistantes sociales comme elle, et son amie Françoise Bernheim. Hélène Berr échappera par hasard à cette rafle. Rue Claude-Bernard. Un patronage d’enfants et d’adolescents où les sinistres policiers des Questions juives fouilleront et pilleront les bagages qu’ils ont confisqués à ceux qui partaient en déportation. Rue Vauquelin. Un foyer de jeunes filles qui seront raflées et déportées juste avant la Libération de Paris. Le centre de la rue Edouard-Nortier, à Neuilly. Hélène s’y rend souvent pour s’occuper des enfants, les emmener en promenade et, quand ils sont souffrants, aux Enfants-Malades rue de Sèvres, ou à l’hôpital Rothschild rue de Santerre. Parmi eux, «le petit Doudou Wogryb, au sourire radieux», la petite Odette, «le petit André Kahn que je tenais par la main, un de mes petits de Neuilly que j’adore», et celui, de 4 ans, dont on ne savait même pas le nom… La plupart seront déportés le 31 juillet 1944.

J’ai voulu, un après-midi, suivre ces mêmes rues pour mieux me rendre compte de ce qu’avait pu être la solitude d’Hélène Berr. La rue Claude-Bernard et la rue Vauquelin ne sont pas loin du Luxembourg et à la lisière de ce qu’un poète appelait «le continent Contrescarpe», une sorte d’oasis dans Paris, et l’on a de la peine à imaginer que le mal s’infiltrait jusque-là. La rue Edouard-Nortier est proche du bois de Boulogne.

Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et l’Occupation semblaient lointaines et irréelles dans ces rues. Sauf pour une jeune fille du nom d’Hélène Berr, qui savait qu’elle était au plus profond du malheur et de la barbarie: mais impossible de le dire aux passants aimables et indifférents. Alors, elle écrivait un Journal. Avait-elle le pressentiment que très loin dans l’avenir, on le lirait? Ou craignait-elle que sa voix soit étouffée comme celle des millions de personnes massacrées sans laisser de traces? Au seuil de ce livre, il faut se taire maintenant, écouter la voix d’Hélène et marcher à ses côtés. Une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre vie.
Patrick Modiano

Jean-Marie dit: à

des Heures après…

Je répète :  » … grillades ¨qui dérapent¨… »
Car tout est dans le phrasé et la mélodie.

Incontestablement Modiano a la petite musique dans son écriture. Reste que ses nouvelles -car il ne s’agit que de cela, hélas- sont très inégales qui + est. ¨Place de l’étoile¨, presque rien. ¨Rue des boutiques obscure¨, tout est dans le titre. ¨Dans le café de la jeunesse perdue¨ sauve la mise, etc… Mais tout cela ne fait vraiment pas une oeuvre. De plus le personnage ne m’est pas vraiment « sympathique ».

Je dis cela parce L-Antunes a lui aussi un vrai style (BH Lévy est souvent abominable, mais ce n’est pas une raison pour dénigrer le moindre de ses propos). Tandis que Moix écrit très mal, affreusement même (il a voulu rejouer « Mort à crédit » -c’est tout- et sa copine Angot est stéréotypiquement dans la phrase courte-bidon comme Sollers)

Oui, je dis cela, pour ne pas oublier le Goncourt Nouveau et la rocambolesque histoire: « quel talent »… »prodigieux »… « inouï »…et puis Couic

Bérénice dit: à

Bourgeois?

Bérénice dit: à

Et bien imaginez qu’on vous coupe les oreilles, qu’on jette le reste après vous avoir ôté la vie simplement parce que des consommateurs sont parfois tentés par ce met pêché par tonnes pour réjouir les papilles des plus chanceux alors que les autres crèvent de faim .

Bérénice dit: à

Mimi Pinson, Louise B ? C’est qui? Brooks?

D. dit: à

Je suis cruel parce que je mange de la raie maitenant, on aura tout vu.

Mimi Pinson dit: à

Ce soir, on a pas les habituelles tartines de et alii, c’est court et primesautier, même le renato se fade d’une courte phrase sans lien par le derrière.
D peut souper tranquille et Delaporte poser ses bombes cultuelles!
Paris-Astafford (je vous évite le lien Cabrel.) 21 h00.

renato dit: à

Non, rose, insoucieux de in- + soucieux ; du latin sollicitare, « remuer fortement ».

Mimi Pinson dit: à

J’ai oublié de noter Paris-Rouen, mais c’est la routine.
20 h50.

Mimi Pinson dit: à

ce soir, à la télé

Voici tout le drame de Rouen en résumé.

rose dit: à

Renato

Vouliez-vous dire insouciant ?

Mimi Pinson dit: à

Tubercules! Vous plaisantez?!

Vous ne comprenez rien Béret nice, ( je préfère de loin celui de Louise B.); Baudelaire, le radis noir, vous la tubercule!
Paris au diable Vauvert 20 h 45.

Bérénice dit: à

D, j’écrivais cela à cause des raies . That’s all. Je n’achète plus presque plus jamais de poisson parce que je suis persuadée qu’ils en jettent en plus au moins la moitie de ce qui est à l’étalage. Poissons sauvages.

Delaporte dit: à

Sublime Sasseur, notre reine à tous : laissez-vous aller à cette lecture de Modiano. Vous allez craquer, petit à petit, comme moi. Modiano, c’est une addiction superpuissante, inouïe. Vous allez vous régaler, ma reine !

Bérénice dit: à

J’aime bien son – J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans… Tubercules! Vous plaisantez?!

Clopine dit: à

Ahaha, ce soir, à la télé, il y a le film le plus nul, le plus crétin, le plus dangereux aussi pour ce qu’il trimballe sournoisement, le plus mal fait et le plus médiocrement interprété que j’ai jamais vu. Ca s’appelle « les yeux jaunes des crocodiles », et je me demande encore par quel triste hasard j’ai été mise en contact avec ce navet (en fait, je sais, une amie dépressive…) et comment j’ai fait pour le regarder jusqu’au bout.

mais du coup, vu ce que je viens de dire, je le recommande bien entendu chaudement à Delaporte (entre autres !): il devrait kiffer un max.

(bon d’accord, je sors).

Jazzi dit: à

« Mais cela existe-t-il, une « bonne » brandade de morue ? Non. »

Mais oui, Delaporte. Dans le haut de la rue de Charenton, juste avant la porte du même nom, il y a plusieurs restaurants portugais où l’on sert, entre autres spécialités, d’excellentes brandades de morue !
Outre le cinéma, à Paris, on peut goûter à toutes les cuisines du monde…

Mimi Pinson dit: à

mais quand le ciel bas et lourd…

Effet neurologique de la syphilis, rose.
On est très, très loin n’en avoir gros sur la patate, rose, le ras le bol est aussi distant par son atonie qu’un ver de terre d’une étoile.
La renatothérapie est une loufoquerie à ce stade de blog.
Paris-Barcelone 20 h36.

renato dit: à

Il aurait fallu conseiller ça au Grand Charles, rose ; moi, l’âge aidant, je suis plutôt insoucieux.

Marie Sasseur dit: à

Delaporte, ni reine des chats, des coms, des pommes; ce pseudo fantomatique, et déjanté dans les ramblas, ne se manifeste plus. Dommage!

Donc, en un mot comme en cent, je vous le dis tout comme je le pense, inutile de céder à l’attrait de l’image de la couverture du livre, « l’île aux enfants perdus « , ceux qui ont tant soit peu, erré dans la lande de Belle Île, quelques jours hors saison, n’y retrouveraient pas leur petits…Dans ce reportage cliniquement froid, journalisme de mauvaise facture, dont un site internet viendrait à bout. Le fait est qu’il existe.

Non, Delaporte, la reine de la librairie, c’est -encore !- Amélie.
J’ai donc suivi votre conseil, et acquis le nombre five, du palmarès.
Peu partante a priori, pour un jeu de piste bien parisien, au service des personnes disparues, il se trouve qu’une virée à Rome peut peut-être changer la donne.
20h27

Mimi Pinson dit: à

Aucune patate en gros chez Baudelaire, on croit rêver d’être tombé bien bas sur ce blog à tubercules!
D,au secours!
Paris-Londres 20 h27.

rose dit: à

Renato à je ne sais pas quelle heure, mais quand le ciel bas et lourd…
Griffonia simplicifolia
Père Blaise, 13001 Marseille.
Et tisanes en face.

Delaporte dit: à

Incontestablement, notre cher Baudelaire en avait gros sur la patate. Et Mallarmé : « Victorieusement fui le suicide beau »… Le suicide est beau, au point où ils en étaient, au point où nous en sommes. J’en ai personnellement gros sur la patate, en devinant toute l’équipe du Point qui est à ma recherche pour me casser la figure. Ils n’aiment pas qu’on se désolidarisent de leur lectorat putride. Ni de leurs journalistes à la PaulEdel. Mais la liberté d’expression n’existe-t-elle pas ? Bref, au Point ils sont époustouflés, et ils déchantent…

D. dit: à

En quoi suis-je cruel, Bérénice ?
Cela me fait dela peine de lire ce genre de choses. Expliquez-moi.

Jean-Marie dit: à

à l’heure du crime !!!!!!!!!!!!!!!

D.
(ce soir) « raie normande sauce blanche (sic)… »

Sympa de vous être porté volontaire
pour tester « la Marée » rouen-naise du 26 Septembre…

Santé

renato dit: à

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Mimi Pinson dit: à

Spleen, un poil lui gratte le nombril.
De l’ail avec les carottes et du vinaigre balsamique.
19 h59.

Mimi Pinson dit: à

Sleen, fane, carotte, radis, c’est l’heure de la soupe langagière.
Allez voir ailleurs pour l’assaisonnement.
19 h 56.

Mimi Pinson dit: à

En avoir gros sur la patate est une admirable expression, que vous déshonorez, comme tout ce que vous touchez,

Toto toujours égal à ses pin it up.
Mais quel tubercule celui-là!
(Blog à part.)
19 h 50

Bérénice dit: à

Le spleen, sans raisons et sans haine, c’est different non? Un accès de depression dans le cadre d’une bipolarité.

renato dit: à

En d’autres mots, souffrir de spleen.

renato dit: à

En avoir gros sur la patate a affaire avec le spleen, Bérénice ; de même pour l’expression sicilienne cité plus haut.

Bérénice dit: à

Couleur fanee comme nous en vieillissant, rare que l’on rencontre des gens pétant la calamine passé un temps ou alors ce sont de bons acteurs. Jouons à être heureux, optimistes, sans traces ni blessures. Les animaux n’y parviennent pas alors pourquoi se forcer à la comédie? Une parade, un exercice de style?

Bérénice dit: à

Comme j’ai vécu quelques années en bordure des champs ( déjà traités, pulvérisés) je suis familière de ce mot parce qu’à l’automne, je marchais en bordure de ces champs moissonnés.

et alii dit: à

on peut dire d’une couleur d’un vêtement qu’elle est fanée lorsque la couleur n’est plus vive et a passé(au soleil par exemple)

Delaporte dit: à

« Ce soir, ce sera brandade de morue. »

C’est le seul plat que je n’aime pas. Au restaurant, j’ai toujours l’impression qu’en proposant cette infâme mixture, ils font des économies sur votre dos. Peut-être n’en ai-je jamais mangé de bonne ? Mais cela existe-t-il, une « bonne » brandade de morue ? Non.

rose dit: à

Les fanes des radis, la soupe.

rose dit: à

Comme ceci

et alii dit: à

les fanes des carottes la verdure

Bérénice dit: à

Brandade tous les jours, non, vous vous lasseriez, ce n’est pas comme les pâtes .

Bérénice dit: à

Renato, être fané évoque, pour moi, plus la fatigue, la lassitude alors qu’en avoir gros sur la patate , est assez proche du chagrin, gros sur le coeur, un écoeurement associé à une grande tristesse. Vous affirmez la similarité des états d’esprit et affectif employant l’une ou l’autre des expressions selon la langue mais si j’avais eu à décrypter en n’étant pas bilingue il n’est pas sûr du tout que je les aie associees en une même traduction . Les fanes sont aussi ce qui reste à bruler quand la moisson est terminée , ça donne toujours l’image d’un individu vidé de toute énergie mais la cause n’est pas précisée comme d’ailleurs il existe d’innombrables raisons au sentiment d’avoir été injustement et durement mené.

D. dit: à

J’aime beaucoup la brandade de morue, birn chargée en morue et en huile d’olive, avec un soupçon d’ail.
Je pourrais en manger tous les jours.

Lucien Bergeret dit: à

Ce soir, ce sera brandade de morue.

raymond prunier dit: à

@soleil vert
Xavier Forneret, poète surréaliste, proposait de modifier:
à charge de revanche
en
à verge de rechange.

Soleil vert dit: à

Delaporte dit: à
« L’ Académie Française déconseille d’employer l’expression « Par contre ».
Par contre, on peut utiliser « En revanche ». »
La démonstration n’est plus à faire que c’est une absurdité de censurer « par contre », qui dans certains cas s’impose, au risque de faire des effets comiques avec « en revanche ». Exemple : « Ma soeur a échappé à un viol de justesse ; en revanche, sa copine a été assassinée. » CQFD.

Remarquable. En effet un assassinat considéré comme une revanche sur une tentative de viol c’est … nul

Bloom dit: à

Sienkiewicz, que l’Anglais faussement ébouriffé a dû lire dans son collège d’élite.

Pas sûr, dear Phil, l’oxygéné de la touffe s’est gobergé de classiques grecs, latins et anglais. Ne jamais sous-estimer l’étroitesse d’esprit des sujets de sa gâteuse majesté…

Phil dit: à

indeed dear Bloom. Tusk a des lettres malgré lui et rappelle le grand romancier chrétien de son pays, Sienkiewicz, que l’Anglais faussement ébouriffé a dû lire dans son collège d’élite.

Soleil vert dit: à

« l’ex ministre Royale »

Que n’ai-je pensé à utiliser l’argument de l’empreinte carbone, lorsque je renâclais à me rendre à une réunion de travail …

Bloom dit: à

Jolie gazouille de Donald Tusk à l’endroit de Boris Johnson, clown triste d’un cirque privé de soleil qui ne fait plus rêver personne:
Donald Tusk, the European council president, who tweeted directly at Johnson: “What’s at stake is not winning some stupid blame game. At stake is the future of Europe and the UK as well as the security and interests of our people. You don’t want a deal, you don’t want an extension, you don’t want to revoke. Quo vadis? [Where are you going?]”
The Guardian

et alii dit: à

Hurlements en faveur de Sade est moyen métrage lettriste français ; c’est le premier film de Guy Debord réalisé en juin 1952.

et alii dit: à

rouen
Près de 130 plaintes ont par ailleurs déjà été déposées, selon le procureur de Paris : « À ce jour, 99 plaintes, principalement du chef de mise en danger de la vie d’autrui, ont été déposées en zone police et environ une trentaine en zone gendarmerie ou directement entre les mains du procureur de la République. » Yvon Robert a de son côté précisé que la métropole allait mettre en place une plateforme pour réunir associations et collectivités qui souhaiteraient mener des actions juridiques.

renato dit: à

En avoir gros sur la patate :

Les Siciliens disent : « Èssiri ammasciàtu ». C’est à dire « Être fâné ».

Mais pourquoi substituer cœur ou estomac avec patate ?

Janssen J-J dit: à

PHRASE DU JOUR ? Foutez-moi la paix, g@debord !

Delaporte dit: à

« Sers-t-en comme godemichet, Delaporte ? »

En avoir gros sur la patate est une admirable expression, que vous déshonorez, comme tout ce que vous touchez, mon pauvre Jacuzzi. Vous le quasi-esthète ! On se demande à quoi vous servez ?

Jazzi dit: à

« Jacuzzi, parlez ! »

Pas en l’absence de mon avocat, Delaporte !

Jazzi dit: à

« et j’en ai gros sur la patate ! »

Sers-t-en comme godemichet, Delaporte ?

Delaporte dit: à

« J’y ai fait un stage à ma sortie de l’école de journalisme, Delaporte. »

J’en étais sûr, Jacuzzi, j’avais reconnu le style puant. Vous n’y êtes pas resté longtemps, j’espère ? Le temps de vous briser les neurones, sans doute. Vous étiez mieux au Gai Pied, j’imagine. Jacuzzi, parlez !

Delaporte dit: à

« On dit variétés de patates, pas espèces, Cher Delaporte. »

Ma maraîchère, qui est un peu snob, dirait : « variété de pommes de terre ». J’en viens. Elle a compris que ce n’est pas avec moi qu’elle fera fortune. Pourtant, à propos des patates, je lui demande des tas d’explications. Je la pousse à bout. J’ai faim de patates, de connaissances sur les patates, et j’en ai gros sur la patate !

et alii dit: à

PHRASE DU JOUR
“Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux” Guy Debord “La Société du spectacle”

Ed dit: à

« Ma chère Ed, il faut tout vous dire.
Tapez Pluzz la grande librairie sur Google, et vous allez trouver non des vidéos de fist fucking »

😀

Jazzi dit: à

« vous aussi, vous avez contribué au Point ? »

J’y ai fait un stage à ma sortie de l’école de journalisme, Delaporte.
J’aurais bien des choses à en dire et, avec moi, vues de l’intérieur. Mais chut ! secret professionnel…

renato dit: à

Tiens ! D. cherche à argumenter avec de l’humour de maison de paroisse.

D. dit: à

On dit variétés de patates, pas espèces, Cher Delaporte. En Botanique la nuance est d’importance.
Bizarre l’opinion de renato. J’ai toujours vu écrit pignon, comme le pignon de pin. On n’écrit pas un pinion de pin à ce que je sache.

Delaporte dit: à

Le roman de Sagan qui vient de paraître a été trafiqué par son fils, mais incomplètement. Tout le boulot d’enjolivement restait à faire. A priori, ils n’ont trouvé personne, assurés que le seul nom de Sagan était magique. Mais ce n’était que de la poudre aux yeux, sans le magicien Frank !

Delaporte dit: à

« Qu’est donc ce bobard qui circulerait dans les dîners branchés de la Capitale à l’effet que presque tous les romans de Françoise Sagan, et sûrement ses dernières oeuvres, auraient été ré-écrits par une personnalité germanopratine ? »

C’est la pure vérité, sauf qu’il s’agissait de ses premiers romans. Le nègre en était Bernard Frank, d’où la relation étroite entre les deux. Galey le sous-entend dans son Journal, dans le paragraphe très méchant qu’il consacre à Frank. Depuis qu’il est mort et qu’il n’est plus là pour la défendre, la mémoire de Frank pâlit. Dernière attaque en date, du côté de chez Jean (d’Ormesson).

Delaporte dit: à

J’achète mes patates au compte-gouttes. Je vais dans une petite boutique de maraîcher, plutôt de maraîchère. C’est une petite bonne femme un peu boulote, en tablier blanc, qui me sert. Elle a l’air d’en avoir gros sur la patate, elle aussi. Je lui demande des « patates », et elle me répond, noblement : « Ah ! Monsieur, des pommes de terre… » Elle en a de deux ou trois espèces différentes, ce qui me permet de tester. J’en ai à chaque fois pour moins de 1 €. Je suis donc satisfait : c’est bon et pas cher !

Bihoreau, duc de Bellerente et autres terres avoisinantes... dit: à

Qu’est donc ce bobard qui circulerait dans les dîners branchés de la Capitale à l’effet que presque tous les romans de Françoise Sagan, et sûrement ses dernières oeuvres, auraient été ré-écrits par une personnalité germanopratine ?

Delaporte dit: à

« Bon je sors trouver mon aileron. »

Moi aussi, c’est poisson, ce soir : du hareng-pommes à l’huile. Oui, encore des patates, parce que j’en ai gros sur la patate, aujourd’hui. Les journalistes du Point, Popaul en tête, vont venir me casser la gueule. Les salauds ! Jacuzzi, vous aussi, vous avez contribué au Point ? Non ? Rassurez-nous, vous le presque journaliste, le quasi-esthète !!!

Delaporte dit: à

La phrase correcte, selon Gide, est donc :

« Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; par contre, j’y ai perdu mes deux fils. »

En revanche, pour Peyrefitte, dans le cul la balayette !

D. dit: à

Bon je sors trouver mon aileron.

D. dit: à

On écrit opignon en Français, renato. Vous, devriez le savoir depuis le temps.

D. dit: à

Mon Dieu que c’est laid. C’est presque obscène de montrer des choses aussi laides alirs qu’il y a tant de belles choses dans l’Art pictural depuis des siècles.
Vous le faites exprès, hein ? C’est priovocatoire ? Vous avez besoin de vous faire remarquer ? Je vous comprends.

Delaporte dit: à

Peyrefitte copiait tout sur Voltaire. Son style est une mauvaise parodie de l’ermite de Ferney.
Voici l’exemple donné par Gide, pour montrer dans certains cas qu’il faut utiliser « par contre », « en revanche » étant absurde :
« Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; en revanche, j’y ai perdu mes deux fils. »
On voit bien dans cet exemple qu’il faut utiliser « en revanche », et que « en compensation » serait encore plus absurde. (Cf. le Hanse, article « Contre », § 5)

renato dit: à

Je crois bien que c’est vous qui avez vécu et vivez au milieu de beaucoup d’illusions et de mirages, mais comme vous devriez savoir : à chacun ses opinions.

Delaporte dit: à

Gide estimait qu’on pouvait utiliser « par contre ». En revanche, ou par contre, Roger Peyrefitte était contre. Les deux mon capitaine !

D. dit: à

Vous avez vécu au milieu de beaucoup d’illusions et de mirages, renato. Je comprends que vous vous y accrochez avec force et un certain désespoir sans doute.
Vous n’êtes pas seul. Chaque être humain s’entoure de ses illusions qui m’aident à vivre. C’est normal. J’en ai aussi. Mais pas les gribouillis quand même.

Delaporte dit: à

« Je je vais pas non plus lire ce livre de Modiano, suis allergique à sa musique. »

Sublime Sasseur, notre reine à tous : c’était pourtant le livre à lire en ce moment. Enfin, Modiano propose, la souveraine de nos coeurs dispose !

D. dit: à

C’est du pur gribouillis, renato.
Mon petit neveu qui a 5 ans fait mieux en dernière année de maternelle sur le thème des Pokemons. C’est vous dire…

Delaporte dit: à

« L’ Académie Française déconseille d’employer l’expression « Par contre ».
Par contre, on peut utiliser « En revanche ». »

La démonstration n’est plus à faire que c’est une absurdité de censurer « par contre », qui dans certains cas s’imposent, au risque de faire des effets comiques avec « en revanche ». Exemple : « Ma soeur a échappé à un viol de justesse ; en revanche, sa copine a été assassinée. » CQFD.

Delayourte dit: à

PaulEdel ne dit plus rien, il doit être en train de somnoler sur les remparts, au-dessus de la grande piscine, fixant les eaux saumâtres comme les pages du Point. Reprenez-vous Popaul, lisez Modiano et écrivez la chronique qui nous fera oublier les critiques putrides d’antan!

D. dit: à

Cruel, pourquoi donc ?!
Il n’y a pas moins cruel que moi bien au contraire. Expliquez-vous chère Bérénice.

Marie Sasseur dit: à

Mais je vais quand même aller à la librairie tout à l’heure. J’ai bien l’intention de voir de quoi il retourne à propos de ce film, « la fleur de l’âge  »
15h02

Marie Sasseur dit: à

Je je vais pas non plus lire ce livre de Modiano, suis allergique à sa musique.

Delayourte dit: à

Décidément mon cher D., vous mangez gras. La sauce blanche est calorique, à moins d’utiliser un produit allégé mais il faut compter dix centimes de plus : c’est donc ruineux.

Marie Sasseur dit: à

Mimi Pinson, c’est à boire qu’il vous faut ?
Il y a ici suffisamment de saoûlants. Un fake de plus ou de moins..

Bérénice dit: à

D, vous êtes cruel.

Mimi Pinson dit: à

Quelle feignasse celle-ci, aussi.

Marie s’assoie dessus, boire is nice.

A la bonne vôtre, c’est ce que vous faites ici!
(0+0)
=

D. dit: à

Ce soir je mange de la raie normande-sauce blanche.

Delayourte dit: à

Ma chère Ed, il faut tout vous dire.
Tapez Pluzz la grande librairie sur Google, et vous allez trouver non des vidéos de fist fucking, mais bien l’émission spéciale Modiano, qui comprend une visite sympathique chez Sempé. Bisou.

Bérénice dit: à

Mimi pinson, au point où nous en sommes, voyez vous encore une utilité à quoi que ce soit? Je fais comme à la télé, Je dis bonjour coucou à ma maman, c’est moi!

Bérénice dit: à

Il aurait du tourner des films zerotiques!

Bérénice dit: à

Peut etre lui manque t il ce grain de folie qu’avait Pivot quelquefois en plus de sa passion. A cote des emissions de clowns en tout genre la télé emploie des gens sages,FB trop peut être pour la matière littéraire. Né En 69.

Bérénice dit: à

Je ne regarde pas toujours l’émission mais je n’avais pas loupé sa visite chez P Roth.

Jazzi dit: à

« Quelle feignasse celle-ci, aussi. »

Pourquoi ou pour qui cet aussi, MS ?

Jazzi dit: à

Laisse tomber Le Point, Delaporte, tu vas finir par le recevoir dans la gueule !

Sinon, pour Busnel, c’est bien vu. A part que l’ennui qui émane de son émission littéraire n’est guère optimisante pour moi : « C’est un magicien du néant, qui rend ennuyeux tout ce qu’il touche, mais avec optimisme, car si vous voulez recevoir une grande leçon d’optimisme, Busnel est l’homme qu’il vous faut, mais qui n’a rien à voir avec la littérature. »
C’est plutôt un chef de rayon, un bon commercial qui vante sa marchandise.

Pour Modiano, je contresigne…

Bérénice dit: à

D, démission? Je lisais sur un tout autre registre que l’ex ministre Royale demandait à ce que soient durement réprimés les remplaçants des GJ qui ne portent pas de gilets verts mais sont en passe de bloquer les ronds points. Je crois néanmoins que le mouvement ne prendra pas autant d’ampleur, il est planetaire? Quant à me Royale , ou elle utilise le creneau pour se rappeler à nous, ou elle craint un manque de sincérité et une recuperation de cette pulsion ecolo par des casseurs et fauteurs de troubles, en tout cas pas de solidarité manifeste envers ces verts non homologués et non certifiés conformes. Sinon, quel triste bazar pour ne pas dire horreur un peu partout.

Marie Sasseur dit: à

Et dans les 622 com’s, 2 sont de Mimi Pinson.
Quelle feignasse celle-ci, aussi.

Mimi Pinson dit: à

« en disant que c’était du harcèlement »

Mais quel blog à miel!
Du haut de ce Bacon, 621 commentaires nous contemplent!

D. dit: à

52 ans, c’est l’âge de Chaloux je crois ?

Delaporte dit: à

Il ne faut pas aller voir les interviews de Modiano, surtout avec ce rigolo de Busnel, qui est un lamentable histrion, un incompétent. Journaliste au Point, aussi, je crois. Quel tableau ! Busnel ne sait pas interviewer. C’est aussi simple que cela. On le paye pour quelque chose qu’il ne fait pas. C’est un magicien du néant, qui rend ennuyeux tout ce qu’il touche, mais avec optimisme, car si vous voulez recevoir une grande leçon d’optimisme, Busnel est l’homme qu’il vous faut, mais qui n’a rien à voir avec la littérature. Désolé.

Delaporte dit: à

Ed, avant celui-ci, vous avez déjà lu du Modiano ? Vous savez ce que c’est ? A quoi vous attendre ? Eh bien, vous serez malgré tout surprise, et époustouflée. Ce n’est pas pour autant qu’il faut écrire une note de lecture dessus. C’est trop tôt, vous allez encore passer à côté. Ed, donnez le temps au temps, même si, avec vous, la sécurité c’est « jamais » !

Delaporte dit: à

Luc lang, par comparaison, c’est le viandard qui arrive avec ses bottes pleines de boue, son tablier sanglant, sa mine décoiffée, etc. Il faut vraiment avoir été journaliste au Point durant quarante ans pour aimer ça. Beurk !

Delaporte dit: à

Ma chère Ed, dans les romans de Modiano il y a des jeunes filles qui vous ressemblent : perdues, errantes, abouliques… Ne sachant quelle est leur vocation, essayant de s’en sortir au mieux. Vous, vous êtes partie à Hambourg (« t’opines, Hambourg ? ») ; dans son dernier roman, l’héroïne par à Rome. Elle est translucide. C’est un personnage fallot. Et pourtant, elle possède une dimension mémorielle que tout être humain peut cultiver au fil des années, des regrets, des souvenirs… Ce n’est plus Dora Bruder. Modiano est passé à autre chose de plus circonspect. Mais c’est toujours la jeune fille mystérieuse devenue femme, qu’on identifie enfin. Même si cette identification est vouée à l’échec, comme chez Antonioni, bien que moderne, contemporaine, nous parlant profondément. Ed, vous allez vous retrouver dans ce superbe roman qui se lit d’une traite.

Delaporte dit: à

Ma chère Ed, avec Modiano dans le viseur, vous êtes sur la bonne voie. La route est assurée. Vous allez progresser. Sur Perec, vous avez trébuché. Avec Modiano, faites très attention : c’est plus complexe qu’il n’y paraît. Du reste, vous n’allez évidemment pas tout comprendre. Peut-être le milliardième, car vous êtes allergique au génie, comme vous nous l’avez montré (par exemple avec Lolita). Enfin, Modiano, ça ne va pas vous faire de mal !

Delaporte dit: à

Popaul se délecte également de Luc Lang, et sans doute de Bruno de Cessole, deux sous-auteurs que les journalistes aiment bien. PaulEdel ou comment avoir le goût détruit par toute une carrière au Point, avec son lectorat de merde !

Delaporte dit: à

Popaul, il préfère Sartre, un Sartre de 1939… Chacun ses goûts, mais c’est assez risible. Sartre n’était pas du tout un romancier. La Nausée, que c’est sinistre, flasque, flapi… Tous les romans de Sartre sont aussi gais que des portes de prison.

Delaporte dit: à

« Impossible de trouver la vidéo de LGL spéciale Modiano sur Youtube »

Modiano, ça n’a à mon avis aucun intérêt de l’entendre parler. Il faut plutôt le lire. Je vous conseille toute affaire cessante – malgré des huluberlus comme popaul ! – de lire son dernier opus, où il atteint la quintessence de son art.

et alii dit: à

: « Le jour de sa mort, le lundi 9 septembre, explique-t-il, il avait laissé une lettre en citant plusieurs personnes de sa hiérarchie, en disant que c’était du harcèlement »

et alii dit: à

Une nouvelle affaire dramatique secoue l’Éducation nationale. Un professeur de 52 ans s’est suicidé le 9 septembre. Il enseignait dans un lycée professionnel à Chamalières dans le Puy de Dôme et a dénoncé dans une lettre des pressions de sa hiérarchie. Son fils a décidé il y a quelques jours de médiatiser l’affaire.

et alii dit: à

Nobel de physique : un cosmologiste et les découvreurs de la première exoplanète primés
Le prix va pour moitié à James Peebles pour des découvertes théoriques en cosmologie physique et pour l’autre moitié conjointement à Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte d’une exoplanète en orbite autour d’une étoile de type solaire.

Phil dit: à

coup de bec de la mimi pinson. dear Passou, ne voulez-vous pas passer au « Vert » ? les islamisscauseurs(detorts) garderont leur couleur et les zintelligents retrouveront le goût de la littérature frottée à l’encaustique.

Ed dit: à

Impossible de trouver la vidéo de LGL spéciale Modiano sur Youtube. D’habitude je n’ai aucun problème.

Janssen J-J dit: à

« Moi j’ai très envie de le lire le dernier Modiano », d’ailleurs je l’ai commencé, et il m’a l’air d’être d’une très bonne cuvée.

+2

Ed dit: à

« Moi j’ai très envie de le lire le dernier Modiano »

+1

D. dit: à

Les habilitation Défense relèvent du Ministère de la Défense.
Il n’y a pas que l’Intérieur qui ait disfonctionné.
Et quand deux ministères de cette importance disfonctionnent, c’est le gouvernement entier qui disfonctionne.

Janssen J-J dit: à

@ (déniaisons la RDL) Qui a dit mieux (qu’Alexis Brézet) ? … « le catéchisme dénislamiste est écrit par une avant-garde militante islamo-gauchiste ».
___
Ah bon ?… J’avions plutôt cru à l’infection d’une certaine avant-garde de la fachosphère d’extrême droite… (mais cela revient peut-être un peu au même, après tout ?). BHL appelle au secours pour les kurdes, avec des larmes de crocus… Alexis Brezet, quant à lui, ne moufte pas un mot sur la trumpénisation de la géopolitique « réaliste ». Ben voui…, c’est qu’il faut plutôt partir en guerre « les yeux ouverts » (comme disait MY à MG). Feignons d’en être les organisateurs si ça nous dépasse ! Car contre quoi et comment partir exactement en guerre, chères Cassandres ? L’essentiel n’est-il pas d’abord de s’essuyez la mauvaise conscience comme on peut, sur le paillasson du Vatican par exemple.., plutôt que d’agir à partir du seuil personnel de notre maison (de tolérance).
Moi, voyez, je signale aux SR tous mes voisins arables que je suspecte de radicalisations vertes…, bien que je ne dispose pas souvent de preuves véritables contre iceux…, mais après tout, sait-on jamais, vu que j’habite dans un quartier sensible. Vaut donc mieux se prémunir et écouter la bourgeoisie très concernée des Alexandres, des Braises et autres Charruels avant de mettre les boeufs…, des gens « éclaircis ». Elle nous trouvera toujours des solutions viriles et expéditives pour nos racailles, hein ! Elle a toujours su ce qu’il fallait faire.
Alexis…, c’est le traité du vrai combat !

closer dit: à

« Au Venezuela, « la patrie est devenue un enfer »
Selon les chiffres de l’ONU, plus de 4,3 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015, fuyant un pays ravagé par une crise sans précédent. Le chiffre place l’exode vénézuélien au deuxième rang mondial, après celui des Syriens. »

Le Monde

Mimi Pinson dit: à

600 commentaires pour rien.
Misère de blog!
10 h 36 ce mardi.

Marie Sasseur dit: à

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Excellent, excellent, pour ceux qui ont regardé l’amour est dans le pré de Didier.

« Ça me fait marrer tous ces fachos qui ont peur qu’on parle tous arabe bientôt, alors que c’est Didier, mâle blanc de plus de 50 ans, qu’on sous-titre dans « l’Amour est dans le pré ». »
10h24

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