de Pierre Assouline

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La République des livres
La fabrique de l’imaginaire de Bacon&Eggs

La fabrique de l’imaginaire de Bacon&Eggs

Etrangement, en quittant l’exposition « Bacon en toutes lettres » du Centre Pompidou à Paris (jusqu’au 20 janvier 2020), et en se replongeant dans les livres et albums à lui récemment consacrés à cette occasion, on a envie de l’appeler comme ses amis avaient l’habitude le faire « Bacon & Eggs ». Une familiarité qui s’impose face à la religiosité et la dévotion qui semblent désormais nimber un artiste et une œuvre comptant certes parmi ceux qui ont dominé leur temps, mais envers qui un brin d’irrespect ne ferait pas de mal. Eux comme d’autres.

Le réflexe m’en est venu à la vue de la mise en scène (le « dispositif » murmuront les scoliastes de l’art qui, comme les critiques littéraires, n’ont plus que ce mot à la bouche) qui préside à la présentation des six livres de chevet de Francis Bacon. Ceux qui l’ont le plus inspiré : L’Expérience intérieure de Georges Bataille, L’Âge d’homme de Michel Leiris, Humain, trop humain de Nietzche (« le Cassandre du XIXème siècle ! »), Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad, l’Orestie d’Eschyle, les poèmes de T.S. Eliot (les deux premiers livres, en français dans le texte). Non des exemplaires choisis au hasard mais les siens propres extraits de son abondante bibliothèque (1300 livres aujourd’hui conservés au Trinity College de Dublin, sa ville natale). Ainsi isolés et encagés, comme c’est parfois le cas de personnages dans certaines de ses toiles, tout abîmés d’avoir été tant manipulés, les voilà sanctuarisés dans l’expo. Rarement on aura autant fait de livres des objets sacrés. Du fétichisme en l’espèce. D’autant plus regrettable que ce qui interroge le regard dans ce beau projet de la mise en relation d’un grand créateur particulièrement littéraire avec ce qui l’a tant inspiré dans la littérature, ce n’est pas l’objet livre mais ce qu’il contient : le texte.

« La réalité abandonne ses fantômes »

L’accent est donc mis sur ses références extrapicturales.  Comme une tentative de mesurer leur influence sur son acte créateur – même si l’on sait bien la vanité de prendre la mesure de quoi que ce soit dans ce domaine. Or s’il y a bien un artiste qui se soustrait à ce genre d’exercice c’est bien lui. N’empêche qu’on aimerait bien lire quelque part une réflexion sur la qualité étrangement a-littéraire des titres de ses tableaux. Reste à s’en remettre à la biographie pour comprendre l’œuvre au risque de saintebeuviser. Passer l’ineffable, l’indicible, l’insaisissable à la moulinette du positivisme : un comble pour celui qui fuyait l’anecdote, la narration, l’histoire. Ca tue la peinture et revient à un aveu d’impuissance. Bacon aurait pu faire sien le titre (et le contenu) de la chanson de Billie Holiday : « Don’t explain ». Un cri ne s’explique pas : il se ressent. Il n’a cessé de répéter à ses interviewers :

« Si l’on peut tout expliquer, à quoi bon peindre ? »

Gageons qu’il n’a pas dû détester cette perle hautement philosophique de Margaret Thatcher à son sujet : » Quoi ? Cet homme affreux qui peint des cauchemars ? ». Des sources, à n’en pas douter, mais encore ? Les poètes ? des détonateurs d’images, des stimulants, et leurs poèmes des concentrés pour ouvrir les portes de l’imaginaire. Les écrivains ? Des aiguillons. Lecteur compulsif des deux, il plaçait Saint-Simon au-dessus de Proust. Son panthéon est vaste : Yeats, Rimbaud, Poe, Pound, Baudelaire, John Donne, William Blake. Les références sont toujours discrètes et qu’importe si nombre de visiteurs de l’exposition passent à côté de la citation quasi subliminale pour n’avoir lu l’explication accrochée : ici un bout d’un poème de T.S. Eliot dans le portrait en en tryptique son amant George Dyer. Ou, du même, « Sweeney Agonistes » à l’origine d’un autre tableau. Ou encore ailleurs les six journées et nuits de guerre de l’Iliade qu’il relit ad nauseam.

C’est du Bacon des derniers temps qu’il s’agit, généralement sous-évalué et sous-estimé. Mais le rapport entre ces tableaux d’après 1971 et leur inspiration poétique et littéraires demeure problématique au visiteur. Peut-être doit-il acquérir le catalogue du commissaire Didier Ottinger pour y voir plus clair. Il paraît que l’absence de cartel en dérange certains. Ravages et tyrannie de l’identification, ce fléau des expos, alors qu’il s’agit d’abord et avant tout de regarder et de se laisser envahir. Tout invite à dissiper les malentendus. Jamais un tableau n’illustre un livre. Maudits soient ceux qui usent de l’œuvre de Bacon comme d’une décoration pour leur appartement.

Quel étalement de viande, de corps suppliciés, de carcasses d’hommes, mais quelle force vitale exprimée sous cette provocation à l’effroi ! Il y a du boucher en lui :

« L’odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux. »

Bien vu. Ce vers d’Eschyle la hante. Les corps de ses tableaux sont d’autant plus tordus qu’ils se détachent sur un fond d’une rigueur clinique. Où d’autres voilent salles de torture et lieux d’équarissage, on est invités à entendre le hurlement de la vie et les contorsions du vivant. La violence est bien là mais pour dire l’humain.Le personnage central, tordu, enchevêtré, noué, distordu, douloureux accroche d’autant mieux notre regard qu’autour de lui le décor est toujours raide, ascétique, glacé, inerte, clinique. Un environnement d’un dépouillement strict et absolu, aux antipodes de l’indescriptible chaos de papier, de chiffons, de matières, de produits, d’objets et de poussière (très utile) de l’atelier de Reece Mews (à South Kensington, Londres), d’anciennes écuries orientées est-ouest où il a été conçu. Ses formats s’expliquent d’ailleurs par le fait que, au maximum, il pouvait sortir des tableaux de 147,5 cm x 198 cm de biais.

« C’est une bête d’atelier » (Michel Leiris)

Difficile de se soustraire au face à face avec la mort auquel ce grand viveur nous invite. On comprend mieux cette obsession lorsqu’on se souvient que la vision du Massacre des innocents de Poussin n’a cessé de le hanter depuis une lointaine visite au musée Condé. Le cri toujours mais en tenant compte de la désarticulation du visage, de la bouche distordue, des dents carnassières, du rictus, de l’abject sourire d’où il surgit. Autant d’autoportraits de l’homme à la tête de batracien. Nul besoin de souligner, aucune nécessité de solliciter en nous l’émotion face à la détresse. Il lui suffit de nous angoisser en nous entrainant dans le huis clos du tableau, chambre ou boîte. Alors tout naturellement Innocent X donne l’impression d’être assis non sur le trône papal mais sur une chaise électrique. Un tel art, tout à sa fascination de l’extrême, ne s’adresse pas à notre intelligence ou notre connaissance, mais bien à notre système nerveux sans ces filtres-là. On songe à l’excipit du Nadja de Breton : « La beauté sera convulsive ou ne sera pas »

On peut dire qu’il a créé son poncif sans que ce soit un reproche tant le résultat est fort. Chaque toile apparaît comme une scène de crime. Il n’y manque pas une flèche. Une œuvre de dramaturge. Pour qui n’a jamais vu autant d’œuvres de Bacon réunies, la vue d’ensemble est saisissante. Des tableaux accrochés à 40 cm du sol, soit le double de la distance souhaitée par l’artiste, loin du ras du sol exigé par Rothko afin que le spectateur entrât dans le tableau en l’enjambant. Au Centre Pompidou, on y entre sans mal. Quand on en ressort, on s’interroge moins sur ce qui l’a formé que sur ce qui l’a déformé. Là git une partie de son exacte vérité. Yves Peyré commente à propose du portrait de Michel Leiris (1976) : « Comble de la déformation, sommet de la justesse ». Ca veut tout dire. La technique, tôt acquise et maitrisée, est oubliée pour s’en remettre entièrement à la surprise, l’inattendu et, partant, à l’intuition. De quoi s’isoler du monde dans un nuage de sensations. Inutile de préciser que nul ne l’a vu peindre tant la solitude est consubstantielle à sa création.

« Ca ne marche jamais comme je veux. Je rêvasse, une image me vient, les choses vous tombent dessus. Ou pas » (à Frank Maubert)

Le voilà face à une toile. Il attend que ça vienne. Il sait ce qu’il veut, comme toujours ou presque : représenter l’instantané de la mort. Mais il ne sait pas comment. Un poème de Federico Garcia Lorca revient l’attraper, l’envelopper, l’envahir. Celui que le poète écrivit en hommage au torero Ignacio Sanchez Mejias. Le dernier quatrain s’inscrit en lui et ne lâche pas. Après, on ne saura jamais s’il y a peinture ou pas… Le secret, c’est l’imprégnation et non l’inspiration. On sait juste que l’intuition permet la grâce qui rend l’effort invisible, graal de tout artiste, à commencer par ceux qu’il influenca comme Rebeyrolle et Jean Rustin.

Bacon&Eggs, l’homme et l’œuvre, ont suscité un grand nombre d’études, de biographies, de livres d’entretiens, d’analyses, de commentaires. Ceux de Harrison sur le travail du peintre (Actes sud, 2008) et de John Deakin sont souvent cités. De même que Francis Bacon ou la vérité criante (Fata Morgana , 1974) de Michel Leiris (qui lui a par la suite consacré deux autres ouvrages), Logique de la sensation (La Différence de 1981) de Gilles Deleuze qui lui aura apporté le prestige de la philosophie, ainsi que les fameux entretiens de David Sylvester et les textes de Michaël Peppiatt. Dans Francis Bacon ou la mesure de l’excès (336 pages, Gallimard), Yves Peyré, qui l’a longtemps fréquenté, mêle l’analyse au témoignage ; et passant en revue tous ses prédécesseurs en baconologie, il se demande si au fond, nul n’a mieux compris l’artiste qu’un romancier, Mario Vargas Llosa dans Eloge de la marâtre (1988, merveilleusement traduit par Albert Bensoussan) qui donne sa voix à Triptyque 1 (1948). Sous la plume d’Yves Peyré, comme sous celle du journaliste d’art Frank Maubert dans son précieux Avec Bacon (139 pages, 9,50 euros, Gallimard), compte-rendu de leurs rencontres parisiennes et londoniennes, on découvre un artiste timide, raffiné, urbain, courtois, prévenant, chaleureux, généreux du moins avec les intellectuels parisiens, mais cruel avec ses compagnons nocturnes de Soho. Bacon est bien vivant et il habite en ce moment au Centre Pompidou avec ses amis poètes et écrivains. C’est là qu’on est le mieux pour lire ses tableaux.

(« Three figures in a room, 1964 » Centre Pompidou ; « Bacon par Cartier-Bresson, 1952 » ; « Portrait de Michel Leiris, 1976 » Centre Pompidou , « Portrait d’Innocent X d’après Velasquez », 1953, Des Moines photos D.R.)

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commentaires

1 272 Réponses pour La fabrique de l’imaginaire de Bacon&Eggs

et alii dit: à

Laughter: A Scientific Investigation par Robert Provine
Éditeur: Viking Books
Date de parution: 2000

renato dit: à

« … vos valeurs vous portent à préférer le droit du sang, alors que les miennes sont toujours orientée vers le jus soli… »

Et où avez-vous lu ça ? ai écrit : « écrire avec le sang peut se prêter à un malentendu — voir le jus sanguinis, p. ex. — » ; évidemment, si avoir fait un paquet d’études ne vous sert qu’à faire de jeux de bistrot, il faudrait fréquenter les bistrots plutôt qu’un blog littéraire…

et alii dit: à

ans la réalité aussi, le rire et l’humour n’ont que peu de liens. Le rire est le fruit des relations entre les individus et non la réaction à une blague, souligne Robert Provine dans Laughter : A Scientific Investigation. Ce professeur de psychologie a, avec son équipe, traqué les rires à sa portée. Dans la rue, au centre commercial, dès qu’ils entendaient un rire ses assistants prenaient des notes sur la situation. Dans moins de 20% des cas, l’hilarité avait été déclenchée par une parole humoristique. La plupart du temps, les mots prononcés juste avant qu’une personne pouffe de rire étaient on ne peut plus banals, comme « À bientôt, les gars ! » ou « Je vois ce que tu veux dire ». Et 99,9% de ces rires ne venaient pas interrompre la phrase, mais la ponctuer. Ils s’inséraient dans la conversation à un moment de pause.

Provine a également demandé à ses étudiants de noter dans quelles circonstances eux-mêmes riaient. L’analyse de leurs « journaux de rire » montre qu’ils étaient 30 fois plus susceptibles de s’esclaffer en présence d’autres personnes que seuls, et que presque tous ces rires solitaires étaient liés à une lecture, à un film, une émission de télé…, bref une proto-situation sociale.

Provine en déduit que le rire est intrinsèquement social, qu’il est une forme de communication. D’ailleurs ces émissions de voyelles « ha-ha », « ho-ho », « hi-hi » font parti d’un vocabulaire partagé par toutes les cultures. Un langage inné que tous les humains « parlent » dès la prime enfance (vers 4 ou 5 mois). Le rôle de cette vocalisation inconsciente pourrait être de créer du lien entre les membres d’un groupe, soutient Provine. Un lien positif à travers une communication ludique, mais aussi négatif quand il s’agit de rire de quelqu’un et donc d’unir l’assemblée contre lui ou de le forcer à se conformer au groupe.
lettre de BOOKS
on m’agressa dans la rue un soir à la sortie du métro:je hurlai
peu après l’agression, un homme vint vers moi , et me dit qu’il avait cru que je riais aux éclats

D. dit: à

Pouis-je savoir pourquoi vous ne cessez de parler de Modiano qui a priori est totalement hors-sujet ?

Phil dit: à

le Bacon est cuit, passez le Modiano. Tout le monde l’a lu, comment y échapper, même Simone casque d’or l’a rêvé en fils. Delaporte, mouillez-vous la chemise, dites-nous que Modiano ne récrit pas le même livre depuis trente ans.

Janssen J-J dit: à

Ce jour, samedi 12 octobre.
Cela fait 31 ans déjà que tu es parti, mon frère.
Je ne t’oublie pas. Je t’ai presque survécu le double de ton temps. Qui aurait pu l’imaginer ? Je sais que ça commence à te sembler un peu longuet, mais ne t’inquiète pas, tu n’as rien perdu au change, et tu le sais, je vais bientôt aller te rejoindre. Et puis après, on pourra tout recommencer à zéro. Rendors-toi en m’attendant, mon frère, ma bataille.

Janssen J-J dit: à

@ J’ai filé cinq euros à Wikipédia.

et moi, dix à une mendiante. Pas de quoi en faire un plat. Cela dit, les abeilles vont nous sauver, j’en suis certain, et ça, la rdl le met à votre crédit.

Janssen J-J dit: à

seuls les Nobelles peuvent « consacrer » Barbara C. (à moins qu’elle ne soit plus de ce monde rose, il faudrait vérifier). Et le « pauvre » Handke n’y peut pas grand chose. Il semble d’ailleurs dit qu’il n’ait jamais connue cette collègue, je ne trouve du moins aucune trace de sa présence dans ses propres écrits. Sauf erreur, car il est sûr que je n’ai pas tout llu. Me disais bien qu’un jour, éclaterait la triste vérité entre nous : vos valeurs vous portent à préférer le droit du sang, alors que les miennes sont toujours orientées vers le jus soli… Mais comme il n’existe plus aucun lieu enclos pour naître citoyen du monde, y compris dans les éprouvettes voyageuses dans le temps et dans l’espace, la littérature appartient à tout le monde, ainsi que le prix Nobel, CQFD. Ne seriez-vous point OK pour me suivre sur cette piste ? Tchin !

de nota dit: à

renato dit: à
2011-2019 : passer entre les gouttes 8 années durant c’est un exploit

Karim Ouali est lui aussi en cavale depuis huit ans, il vient d’être repéré à Hong Kong, mais il n’est toujours pas arrêté…

renato dit: à

Les détestations font partie du folklore du Zoo, c’est une espèce de patrimoine culturel (Kulturbesitz), inutile d’y prêter attention.

renato dit: à

Qui a tiré sur l’horloge de la RdL ?

Delaporte dit: à

J’ai lu ces derniers temps quelques articles sur Modiano : impossible d’y échapper. Je constate que la critique se plante, et ennuie. La réaction de Popaul, qui consiste à ne pas lire (oui, vous avez bien lu !) et à dire qu’il en a marre de cette littérature pour Studio Harcourt est encore ce qu’il y a de plus direct et de plus outrancier. On n’en attendait pas moins d’un ex du POINT, avec son lectorat puant qui ne doit pas, lui non plus, faire ses délices de Modiano. La situation est aberrante, surtout pour la critique actuelle, qui ne sert plus à rien. C’est bien ça qui l’embête. Le POINT, sur quarante ans de critiques littéraires rouleau compresseur, a aplani le paysage, le rendant invisible. Plus rien ne dépasse. Alors, on s’appelle PaulEdel, on a quarante ans de POINT au compteur, et on raconte qu’on ne va pas lire, pour des motifs littéralement calamiteux, frauduleux, ignobles. Ce n’est même pas digne d’un Normalien. Mais où va-ton ? En attendant Nadeau s’y met, lui aussi. Lundi, la revue en ligne va assassiner, achever plutôt, Modiano, sous couvert d’en dire du bien. J’aimais bien EaN, je lis souvent ses critiques, ça foisonne de toutes parts. Ce n’est jamais vraiment convaincant, mais il y a de l’idée. Au moins, ils n’essaient pas de ressembler au POINT, et, contrairement à Popaul, ils ont lu Modiano. Du moins faut-il l’espérer…

Delaporte dit: à

Modiano fera la une lundi de En attendant Nadeau. Je veux bien. C’est bien gentil ces articles sur Modiano, ces interviews foireuses ; mais l’essentiel est de lire le roman de Modiano. Tout ce qui est autour ne vaut rien. On va encore se livrer longtemps à ces exercices de masturbation intellectuelle ? Maintenat, et dès lundi, EaN en remet une couche, pour le plaisir. Sans moi !

« L’actualité le réclamait : on aurait pu placer ce nouveau numéro sous l’autorité de Patrick Modiano, des vies enfouies qu’il fait revenir, des blancs qu’il inscrit et des béances qu’il ouvre. Encre sympathique, enquête, énigme, synthèse hypnotique d’une œuvre fascinante, sera à la Une lundi prochain. » EaN

renato dit: à

autre, jus sanguinis > autre, DE jus sanguinis

renato dit: à

« Depuis le temps que j’attire son attention sur cette merveilleuse romancière, »

Vous attirez l’attention de qui sur cette merveilleuse romancière, celle du comité Nobel ou celle de Handke ?

Bien, en remontant le fil vous trouverez deux ‘motifs’ de réflexion sur lesquels vous pencher — tant pour ne pas oublier dans quel monde nous vivons — c’est là où il est question, entre autre, jus sanguinis ; enfin, juste avant —.

D. dit: à

Perquisition à Limay…j’attends avec impatience le résultat. Car je perçois là-bas des ondes extrêmement négatives.

Jean Langoncet dit: à

Devo’s Q: Are We Not Men? A: We Are Devo! in 4 Minutes
Vingt trois heures quarante huit vendredi onze octobre de l’an mille neuf cent soixante dix huit

Janssen J-J dit: à

Raymond Prunier ?… le taiseux poète du blog blacklisté ?

Janssen J-J dit: à

un lectorat oui un autre non ?

meuh, c’est insensé ça ! quand même pas moi qu’ait introduit le distingo, faut pas pousser non pu’. Comme le jury Nobel, j’aime autant P. Handke que les romans d’Harlequin, or je pleure plus souvent au premier, voyhons donc et ne lui interdis pas de consacrer Barbara Cartland. Depuis le temps que j’attire son attention sur cette merveilleuse romancière, hein, il serait temps d’y songer plutôt que toujours des bob nylon !
Est-ce assez clair, gin-fizz au courvoisier ? 😉

Janssen J-J dit: à

@ On n’est pas là pour copiner.

ah Bon ?… mais pour s’entretuer, oui ?

(NB/ Dupont-Moretti s’est envolé pour Glasgow. On aurait retrouvé Ligonnès, l’assassin de Sophie Toscan du Plantier. Du pain sur la planche à venir et de nombreux voyages à venir pour SMS, entre Irlande – Ecosse)… Romanesques @ Harlequinades dans le nouveau La Croix magazine. On rigole pas !

Jazzi dit: à

« 2011-2019 »

Comment a-t-il pu se procurer de l’argent ?

renato dit: à

2011-2019 : passer entre les gouttes 8 années durant c’est un exploit.

Marie Sasseur dit: à

21h48, Passou si vous pouviez faire remettre la datation des commentaires, ce serait vraiment fair play, de votre part.

Marie Sasseur dit: à

Il y a un truc, qui coince encore.
Que fait la police ?
Parti de Roissy, tranquille, Dupont de Ligonnes est arrêté en Ecosse.

Delaporte dit: à

En rechanche, dans le La Croix journal quotidien, il y a des articles intéressants, et catholiques. C’est le moins qu’on puisse demander. Aujourd’hui, j’ai lu deux ou trois articles. Ce n’est pas rien. Mais ils ne racontaient rien d’intéressant sur le synode, c’est dommage !

D. dit: à

Xavier Dupont de Ligonnès arrêté en Écosse.
De quoi s’occuper tout le week-end dans les rédactions !

Delaporte dit: à

Jacuzzi, merde ! Je ne vais pas m’incorporer à cette revue postmoderne débile, qui est faite pour un lectorat certes moins puant que celui du Point, mais quand même. Cela devrait plaire à Ed, je crois, c’est son niveau. Ahurissant ! Epoustouflant ! Votre chronique cinéma, Jacuzzi, vous devriez leur proposer : ils n’ont personne. Cela vous ferait un peu d’argent. Mais vous avez un poil dans la main, qui pousse encore.

Marie Sasseur dit: à

@l’essentiel est de conchier l’ensemble afin d’exfiltrer sa pureté singularisante du darkweb, 

On n’est pas là pour copiner.

En outre relis bien. Au vu des extraits proposés ça et là, à vouloir être entre deux, mais mon pauvre, d’un point de vue linguistique, richesse de la langue, mais c’est à pleurer!

D. dit: à

Je suis d’accord, Delaporte, La Croix est tombé bien bas. Le catholique doit être brûlant et La Croix est d’une tiédeur effrayante. Ça sent le modem, le macronisme, bref, ça sent rien.

D. dit: à

Mais enfin, renato, il n’y a pas d’algues dans le Cantal !

Marie Sasseur dit: à

Handke traducteur de Modiano. Ça vous étonne ?
Finalement, pas vraiment.

Janssen J-J dit: à

@ on ne dira merci à personne.

l’essentiel est de conchier l’ensemble afin d’exfiltrer sa pureté singularisante du darkweb, dafnaée. wouarfl ! vous vous sentez mieux, là ?

poussière dit: à

Oh moi c’est le programme indiqué dans mon post qui m’a sincèrement impresssionné. Mais il est vrai que le rapport avec la littérature ne me paraît pas évident !

Marie Sasseur dit: à

Eh bien sur un blog dit de litterature, on ne dira merci à personne.
Entre le pauvre poussière qui bâve, l’autre qui lit Handke pour, tenez-vous bien , se consoler!, l’autre parce qu’Handke cause teuton, traduit du french en schleuh, mais, coquette, se faire traduire de l’autrichien en germano-pratin, l’autre qui gravit la montagne en douze stations, l’autre avec des manières d’effarouchée dans le tablier de son papa, brandit le spectte de Céline ( ce dernier, c’est avéré avait depuis le début, des velléités de totalitarisme sanitaire, comme la cyborg de Hambourg qui aboie comme un pitbull)
Eh bien pas bravo, les littheatreux!
Give me a raison to read a nationalist, negationniste nostalgique d’un pays perdu qu’il n’a jamais abordé, sauf à le conchier.

http://www.lecture-ecriture.com/evenement.php?evt=80

Jazzi dit: à

« J’ai lu le nouveau magazine de La Croix. C’est inintéressant au possible, c’est un désastre. Les éditos sont de la merde. Le niveau est bas. »

Propose leur une chronique politique ou culturelle, Delaporte !

renato dit: à

Tiens ! je m’étais fait l’idée que pour le Courvoisier l’important c’était un verre qui tient bien dans la main.

Janssen J-J dit: à

Il nous cause tellement des khons de ce blog, le pauvre Marcel, qu’on en rigole à chaque page. Par exemple (et suivez bien mon regard et mon intention, Ch.) 🙂 :

« Pour un Guermantes (fût-il bête), être intelligent, c’était avoir la dent dure, être capable de dire des méchancetés, d’emporter le morceau, c’était aussi pouvoir vous tenir tête aussi bien sur la peinture, sur la musique, sur l’architecture, parler anglais. Les Courvoisier se faisaient de l’intelligence une idée moins favorable et, pour peu qu’on ne fût pas de leur monde, être intelligent n’était pas loin de signifier « avoir probablement assassiné père et mère ».

La grosse JJ-Françoise du blog ne s’en lasse pas !…

renato dit: à

« Une seule page qui arrache des larmes de tristesse et de joie à des millions de lecteurs de par le monde, est-ce que cela ne vaut pas un prix nobel ? »

Si le critère est la tristesse et la joie à des millions de lecteurs pourquoi pas un Nobel aux Harlequins et similaires de par le monde ?

Delaporte dit: à

J’ai lu le nouveau magazine de La Croix. C’est inintéressant au possible, c’est un désastre. Les éditos sont de la merde. Le niveau est bas.

Delaporte dit: à

« Mon Cher Delaporte, je vais manger ce soir des patates avec peau pour prouver à tous ces gens qui commentent à tort et à travers que la patate n’est pas un danger pour l’Homme. »

Moi, je suis un gastronome délicat : j’épluche mes patates chaudes (après cuisson, Robuchon disait qu’il fallait les cuire avec la peau, ce que je fais toujours), de même que je ne mange pas la croûte des fromages, sauf du camembert. ce soir, je vais manger d’ailleurs un bon camembert, que je suis en train de faire chambrer. J’avais du vin rouge, aussi. J’ai demandé au vendeur du vin qui ne soit pas pétillant. Or, ce vin l’était. Je suis obligé de l’agiter pour évacuer le gaz, mais il est très bon. Agiter du vin rouge n’est pas recommendé, ça le casse, ça loe vrise. mais parfois ça le fait chambrer agréablement, et le résultat est très bon. Ce soir, je mange du saumon aussi. C’est vendredi.

Janssen J-J dit: à

@ Alain qui ?!… Emile Charette, voyhons donc !

Janssen J-J dit: à

MOIJ !… ai distribué tous mes Lagardes et Michards à mes petits élèves. Qui dit mieux ? (19. 05)

Janssen J-J dit: à

@ Mais entre Bernhard et Handke, ce n’était pas cela du tout….

… il y avait surtout Elfriede Jelinek entre eux, ne l’oubliez pas, qui compta à leurs quatre yeux plus que Kurt Waldheim à la tête de l’ONU !…

@Peut-on haïr la littérature de Handke au motif de ses prétendus errements pro-serbes ? Si tel n’est pas le cas, de quoi parle-t-on ? du manque de lucidité des Nobel ? … Ah mais, c’est une autre histoire, alhors !…

Moi, je m’en tiendrai à ce que j’en connais : ses premiers romans… furent beaucoup une révélation…, sans doute plus que les chansons de bobdylan… et puis ses errances ultérieures dans des genres inégaux et variés, certes, mais quoi… Nul mieux que lui, dans la baie de Personne, la dérive de ses paysages mentaux, immobiles et tremblés. Une seule page qui arrache des larmes de tristesse et de joie à des millions de lecteurs de par le monde, est-ce que cela ne vaut pas un prix nobel ?
(je sais, je sais, c’est une réflexion de l’intelligence des Courvoisier, pas des Guermantes… bref, on fait ce qu’on peut).

11.10.19 – Chez Gibert J. et V. ce matin, « le mystérieux correspondant et autres nouvelles » s’arrachait comme des petits pains. Un pestacle fascinant !

renato dit: à

Un bout — 2, voir 3, cm — d’algue kombu dans l’eau de cuisson élimine effets secondaire des fayots.

D. dit: à

Excusez moi, mais Alain qui ?!

D. dit: à

Quand tout ceci sera au point, j’inviterai Greta et sa moman, je leur ferai du thon aux fayots.

Patrice Charoulet dit: à

ALAIN

Je lis une passionnante biographie d’Alain, écrite par Thierry Dominique Leterre. Je croyais bien connaître Alain, mes deux Pléiade « Propos » ont une reliure bien fatiguée. J’ai appris mille choses.
La chose la plus incroyable que j’ai apprise est celle-ci : lors de son dernier cours dans la khägne
d’Henri-IV , Alain distribua à chacun de ses élèves un livre. Un des siens ? Pas du tout  Un livre de Platon, Descartes, Spinoza… ? Nullement. Il distribua les écrits de Jules Lagneau. Pour qui ne le saurait pas, Jules Lagneau , mort à 42 ans, fut son professeur de philosophie, qu’il avait particulièrment admiré.
Quel professeur de philosophie a fait cela dans toute l’histoire de l’enseignement français ?

D. dit: à

Pour information j’ai mangé des fayots à midi en accompagnement de mon haddock et qu’est-ce que je pète, c’est incroyable, je ne sais pas si j’ai déjà pété comme ça dans ma vie depuis que je suis né. Mon chat me regarde avec un air de reproche, mais moi je lui rappelle qu’il pète souvent aussi. Non mais.
Tout ce méthane perdu qui va concourir au réchauffement climatique, cela m’ennuie.
Je vais réfléchir à un système de stockage dans un reservoir aux normes avec une valve de sécurité, à brancher sur la cuisinière.
Le but est de faire du 100 pour cent durable recyclé : fayot —> gaz —> cuisinière à gaz de fayot —> cuisson du fayot.

Patrice Chaeroulet dit: à

ALAIN

Je lis une passionnante biographie d’Alain, écrite par Thierry Dominique Leterre. Je croyais bien connaître Alain, mes deux Pléiade « Propos » ont une reliure bien fatiguée. J’ai appris mille choses.
La chose la plus incroyable que j’ai apprise est celle-ci : lors de son dernier cours dans la khägne
d’Henri-IV , Alain distribua à chacun de ses élèves un livre. Un des siens ? Pas du tout  Un livre de Platon, Descartes, Spinoza… ? Nullement. Il distribua les écrits de Jules Lagneau. Pour qui ne le saurait pas, Jules Lagneau , mort à 42 ans, fut son professeur de philosophie, qu’il avait particulièrment admiré.
Quel professeur de philosophie a fait cela dans toute l’histoire de l’enseignement français ?

D. dit: à

Mon Cher Delaporte, je vais manger ce soir des patates avec peau pour prouver à tous ces gens qui commentent à tort et à travers que la patate n’est pas un danger pour l’Homme.

Clopine dit: à

Je ne suis jamais bien sûre d’être « de mon temps », et peut-être même ne suis-je pas tout-à-fait ma propre contemporaine, m’enfin, là…

Comme j’ai toujours regretté de ne pas avoir participé à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, et donc de n’avoir pas pu ajouter la faible lueur de ma loupiote aux Lumières Révolutionnaires (ça avait une sacrée gueule, pas vrai ?), eh bien, eh bien…

J’ai filé cinq euros à Wikipédia.

Quand je vous le disais, que je commence à adhérer à mon époque…

D. dit: à

Bien évidement les pommes de terre commercialisées sont exemptes de solanine en quantité problèmatique, même dans la peau.
Par contre il faudrait se méfier des variétés non certifiées d’Amérique du Sud. Ou du résultat du croisement de plants certifiés (risque d’expression des gènes récessifs codant une production importante de solanine).
Enfin il faut savoir que la pomme de terre crue est non seulement immangeable mais toxique. Pourtant certains animaux la consomment crue sans grand souci, notamment le cochon.

et alii dit: à

’on risque de mourir en ingérant la peau des patates : « la solanine, qui sert à la pomme de terre à se défendre contre les insectes et qui peut se concentrer dans sa peau quand elles sont stockées à la lumière, est un véritable poison pour l’être humain. Consommée en trop grande quantité, elle peut être mortelle ». Après ça, on ne regardera plus jamais de la même façon les restos de burgers qui servent les frites avec la peau…

et alii dit: à

oeuf avec horloge!
Doré et bleu Œuf de Fabergé Boîte à bijoux avec horloge à l’intérieur
de Keren Kopal
https://www.amazon.fr/Faberg%C3%A9-Bo%C3%AEte-bijoux-horloge-lint%C3%A9rieur/dp/B01LPVPARA/ref=asc_df_B01LPVPARA/?tag=googshopfr-21&linkCode=df0&hvadid=351534512087&hvpos=2o3&hvnetw=g&hvrand=13036983800566612972&hvpone=&hvptwo=&hvqmt=&hvdev=c&hvdvcmdl=&hvlocint=&hvlocphy=&hvtargid=pla-746525959341&psc=1&tag=&ref=&adgrpid=68302199022&hvpone=&hvptwo=&hvadid=351534512087&hvpos=2o3&hvnetw=g&hvrand=13036983800566612972&hvqmt=&hvdev=c&hvdvcmdl=&hvlocint=&hvlocphy=&hvtargid=pla-746525959341

renato dit: à

Oups !

on peut travaillant > on peut, EN travaillant,

renato dit: à

Deux questions auxquelles réfléchir :

— Le Comité d’un prix prestigieux refuse de soutenir, déjà seulement par la parole, un écrivain persécuté.

— Un écrivain dont la parole publique comptait s’aligne sur une insoutenable position génocidaire.

Cela dit, écrire avec le sang peut se prêter à un malentendu — voir le jus sanguinis, p. ex. —. Et puis, déjà on écrit avec l’encre ou, c’est mon cas, avec le graphite, ou avec des machines. Évidemment, on peut travaillant laisser des traces de larmes, de sueur, de salive, de vomissures, d’urine, mais ce sont des ingrédients involontaires. Par exemple, écrire avec les tripes ça revient à quoi ? à plonger la plume dans une assiette de tripes à la milanaise, à la provençale, à la mode de Caen ?

Phil dit: à

Il faut lire les analyses de Pauledel qui donnent la goût de Handke. Peut-être comprendra-t-on si le parti pris serbe est simplement une pause d’un écrivain qui eut une mère slovène, comme celle de Tito, maître d’oeuvre d’une fédération aux forces centrifuges serbes.

Jazzi dit: à

ça tourne à la fabrique de l’imaginaire de Bacon&Handke !

Le débat risque d’être sanglant…

renato dit: à

Je ne préconise pas l’ostracisme contre qui que ce soit, Paul — en ce cas contre PH : écrire se son métier et il serait inhumain lui empêcher de le pratiquer —. Je suis de l’opinion que le Comité Nobel a commis une erreur. Ce n’est pas la première ce ne sera pas la dernière, il faudrait toutefois convenir qu’après l’échec du débat au sujet de la fatwa condamnant Salman Rushdie à mort, il auraient dû prêter attention à ce « certain moment de sa » vie où PH il fit usage de sa voix pour saper la vérité historique.

renato dit: à

Il ne s’agit pas de faire le même coup qu’avec Céline, Jacques. Je ne préconise pas que l’on pratique une quelque forme d’ostracisme contre PH. Pour ce qui est de ses lecteurs, j’ai bien dit que « je ne lancerai pas une pierre, même pas un tout petit caillou, contre ses lecteurs », ou pas ?

Paul Edel dit: à

Renato, vous avez tout à fait le droit de dire ce que vous pensez de l’homme « politique » Handke à un certain moment de sa vie… mais hélas,on ne peut jamais réduire un écrivain (ou un peintre) à un homme-sandwich d’opinions politiques comme vous le faites. Alors si je vous suis,, impossible de regarder Picasso et sa colombe stalinienne, impossible de lire Aragon communiste . etc. impossible de lire Gide pédophile, etc. etc..ça s’arrête où?

Jazzi dit: à

Plaidoirie impeccable, Renato.
Chapeau bas.
Rien à redire.
Mais ne refaisons pas le même coup qu’avec Céline !

Le Nobel, via les livres de poches, va rajeunir le lectorat d’Handke…

renato dit: à

Bon, attaque au couteau à Manchester.

D. dit: à

Les infusions de science de renato ont cela de spécial qu’elles se font sans eau. Il suffit de faire semblant de boire.

renato dit: à

Quelle science infuse, Jacques ?
Je dis que je suis en accord avec Pen America — ce qui est un droit — là où il disent : « Nous sommes abasourdis par le choix d’un écrivain qui a utilisé sa voix publique pour saper la vérité historique et offrir une assistance publique aux auteurs de génocide, comme l’ancien président serbe Slobodan Milosevic et le dirigeant serbe de Bosnie Radovan Karadzic. »
Je rappelle que déjà Thomas Bernhard ne s’était pas fait une bonne opinion du personnage.
Et, in fine, que nonobstant la pause d’une année, le Comité Nobel (littérature) n’a pas corrige la faute morale qui fut le refus de suivre Gyllensten* lors de la persécution de Salman Rushdie. Ce sont des faits et rien d’autre.

Pour ce qui est de mes goûts, nous ne sommes plus dans les années où quelques inqualifiables intellectuels procommunistes faisaient la loi, si je n’aime pas un auteur je le dis — ce qui est encore un droit, d’autant plus que le rapport aux arts est subjectif.

* Lars Gyllensten, membre de l’Académie suédoise, « il quitte l’Académie suédoise en 1989 qu’il critique de ne pas avoir soutenu Salman Rushdie à l’issue du débat au sujet de la fatwa le condamnant à mort. Toutefois, selon les règles de l’Académie, il en est resté un membre passif jusqu’à sa mort. »

et alii dit: à

la conversation souligne wiki
:L’œuf d’oie1 qui pend au plafond (et qui pointe vers le nombril de Jésus), est le symbole de la perfection ou de la naissance dans la tradition alchimique, des quatre éléments du Monde ou de la Création2. Il est accroché à la conque (Coquille Saint-Jacques) signifiant la fécondité.

et alii dit: à

sa science infuse, infuse
la science de renato n’est pas infuse:il a travaillé pour parvenir à ce qu’il conçoit , et ce qu’il fait;

et alii dit: à

eggs ?
un oeuf dans
La Conversation sacrée (Sacra conversazione con la Madonna col Bambino, sei santi, quattro angeli e il donatore Federico da Montefeltro) est une œuvre de Piero della Francesca qu’il réalisa pour l’église San Donato degli Osservanti en 1472.

C’est une peinture à l’huile sur bois de 248 × 150 cm. Elle est conservée à la Pinacothèque de Brera à Milan.

Delaporte dit: à

« D’ailleurs, déjà Thomas Bernhard vomissait ce personnage — Handke —. »

« Vomir » est un mot trop fort. Ils se connaissaient et s’appréciaient. Mais il y avait une rivalité d’écrivain. Disons qu’ils étaient agacés l’un par l’autre, mais ils étaient du même bord, du moins en Autriche. Il y a beaucoup de témoignages, pour ceux qui connaissent, de l’un sur l’autre. Bernhard « vomissait » beaucoup de gens, dont par exemple les énergumènes comme renato. Idem pour Handke. Mais entre Bernhard et Handke, ce n’était pas cela du tout.

Jazzi dit: à

Merci, et alii, d’avoir rétabli l’équilibre des plateaux de la balance des anti Handke !
Lui écrit avec son sang, un sang d’encre, tandis que renato nous parle depuis les hauteurs de sa science infuse, infuse et forcément juste…

renato dit: à

Nonobstant qu’il ait purgé sa peine pour violation de la caution qui lui avait été imposée en 2012, Julian Assange reste en prison dans l’attente du verdict concernant la demande d’extradition aux États-Unis.

renato dit: à

« Évidemment tout le monde se précipite muni de ses rudiments de pensée unique en poussant des cris d’orfraie. Il fallait s’en douter. »

Il suffit qu’une fasciste commette une action irresponsable pour que ce Monsieur, évidemment, applaudisse.

D. dit: à

Très heureux que gros-tas-de-thon n’ait pas eu le Nobel de la Paix. Ouf !

et alii dit: à

Raconte ! ” était une de ces exigences du monde, alors il se sentait poussé à s’y soustraire, et pas par le biais du silence par exemple, mais justement de l’écriture. Lui, alors, dans la Nuit Morave, ne faisait plus que parler et parler, il avait recherché l’écriture voilà des décennies pour éviter cette maudite oralité. Maudite ? »
Maudit(e), un mot qui revient avec d’autres qui lui ressemblent. Comme une rengaine. Quelques pages plus haut, il y a eu la « maudite inaccessibilité des Balkans modernes, ce repli sur soi, celle laideur ».

Le mot « war » au fond des gorges
La Save qui sépare le nouveau de l’ancien Belgrade se jette à deux pas de la ville dans le Danube. Ailleurs la Morava s’y jette aussi. Dans « La nuit Morave », une femme, « L’étrangère », se jette dans cette histoire d’hommes. Mystérieuse, insaisissable. Il lui arrive de déléguer son rôle à une petite fille.

Entre d’un
Entrée d’un « restaurant » (en lettres cyrilliques) de Belgrade – J-P.T.
Compagne, complice de « l’ancien écrivain » ? Désormais ennemie ? Figure multiple, présente, absente, une héroïne en creux dont on ne saura rien d’autre que la myriade de ses apparitions et disparitions. Ainsi va la nuit.

Chaque jour dans un café, un restaurant, je retrouvais un groupe de travail (j’étais là pour ça) auquel appartenait deux jeunes femmes de Belgrade, 30-35 ans. Elles parlaient de leur pays, la Serbie, mot que Peter Handke n’écrit pas dans « La Nuit Morave » bien qu’il n’ait de cesse de tourner autour.

Elles étaient enfants au moment de la guerre qui déchira l’ex-Yougoslavie. On buvait du vin des Balkans en parlant de choses et d’autres, souvent le mot « war » (guerre) revenait entre leurs lèvres, sonnant étrangement dans les gorges de leurs voix graves. Il y avait avant et après « the war ».

Le chant d’une plaie qui suinte
« La nuit Morave » dit l’avant dans l’ailleurs : le village où l’on revient (écrire, ne plus écrire, mourir), Handke l’appelle « Samarkand ». Il convoque au parloir Melchior et ses deux potes « métamorphosés en adversaires ». L’après se dit dans la plaie de l’avant, le chant d’une plaie qui suinte. Lamento pour des cimetières disparus. Ode à la Voie Ancienne. Page 293 :

« La nuit sur la Voie Ancienne était claire, aussi grâce à l’empierrement toujours blanc, peut-être pâli. Même lorsque celui-ci par endroits était enfoncé dans le sol, avait été recouvert par les revêtements de l’après-guerre, il avait toujours, dans l’invisible, cette fermeté incomparable, celle de la Voie Ancienne, qui vous permettait de ne pas dévier du chemin, pas même sur ces tronçons où parfois il faisait presque nuit noire, chaque fois qu’on traversait une forêt –en règle générale des sapinières touffues. »
Handke a soutenu Milosevic, est allé à son enterrement. Plusieurs personnages croisés dans « La nuit Morave » font écho au pays perdu. « Nous avons perdu les noms, perdu cette patrie, perdu ce village-là. Notre vie est vide maintenant » dit Juan Lagunas. Mieux que cela, ce livre est l’un des plus beaux récits jamais écrit sur les Balkans. A chacun les siens. A chacun son pays perdu.

Le muse historique de Belgrade
Le musée historique de Belgrade – J-P.T.
Vers la fin, le récit fait halte « à la gare routière de la Ville blanche ». Soit Belgrade, ville plutôt grise. Une place routière où les cafés sont « nombreux ». Comme partout au centre de Belgrade. Café ? Café. Turc ou italien ? Turc. Avec ou sans sucre ? Il n’y pas que dans « La nuit Morave » que l’on avance à coups de questions. C’est aux terrasses de ces cafés que j’ai lu ce récit, accompagné du babil des voix étrangères.

Dans quelle ville ? Quel livre ?
En relevant la tête à la fin d’une partie (il y en a treize), j’avais l’impression non de découvrir Belgrade mais d’y revenir. Ces statues trop lourdes de dignitaires, ces bâtiments administratifs tristes, lépreux et imposants, ces rails de tramways un peu tordus, ces boutiques fourre-tout dans les passages souterrains, ces étals chargés de prunes, de raisins où où le prix est affiché sur un morceau carton vite gribouillé, ces pâtisseries couleur crème en forme de parallélépipède. Toutes ces choses, je les avais déjà vues. Mais où ? Dans quelle ville ? Quel livre ?

Petite musique balkanique ? Vent d’est ? Un jour, je photographiais la façade du musée historique (en travaux) faisant l’angle entre deux rues. Ce bâtiment, lui aussi je l’avais déjà vu. Dans quelle vie ? Au fil de« La Nuit Morave », le narrateur n’en finit pas de dire ce qui a déjà été dit et de raconter ce qu’on lui a raconté.

Une fois le livre achevé, j’empruntais la longue rue piétonnière qui mène vers la forteresse. A main gauche, plusieurs rues en pente mènent jusqu’aux quais de la Save. Des péniches étaient amarrées de l’autre côté. L’une d’elle semblait plus ancienne, un peu oubliée, décatie. La Nuit Morave ? Non. Peut-être que oui, dirait Handke. Un jour, remise en état, repeinte, ayant changé, sait-on jamais, de pavillon, retrouvera-t-elle son nom ?
https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-theatre-et-balagan/20120930.RUE2806/a-belgrade-dans-la-nuit-morave-de-peter-handke.html

renato dit: à

Revenon > RevenonS… naturellement !

Phil dit: à

Dear Delaporte, merci du passage de Casanova au pays des bougres en 1746. peut-être a-t-il fréquenté ces mêmes lieux que Flaubert visitera un siècle plus tard.
La critique de Lacroix livre enfin une analyse digne du journal de Green où saint Luc le dispute aux virades sexuelles, approche inaccessible à l’athèemaçonneux Frédéric Martel.

Paul Edel dit: à

Très beau papier de Philippe Lancon sur Handke dans le Libe de ce matin.

D. dit: à

La situation à la frontière turqui-syrienne est très difficile à comprendre.
Évidemment tout le monde se précipite muni de ses rudiments de pensée unique en poussant des cris d’orfraie. Il fallait s’en douter.
La Turquie joue simplement un coup très fin qui, s’il peut présenter quelques inconvénients immédiats, est destiné à garantir à long terme une paix durable dans le secteur.

Chaloux dit: à

Je dirais qu’on sent à la lecture que Peter Handke a trop longtemps vécu dans des meubles en teck.

renato dit: à

À propos du Nobel 2019, on ne peut qu’être d’accord avec ça :

https://pen.org/press-release/statement-nobel-prize-for-literature-2019/?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=social-pug

D’ailleurs, déjà Thomas Bernhard vomissait ce personnage — Handke —. De mon côté, un triste personnage de plus ou de moins ne change pas grand chose au panorama contemporain, et par-dessus le marché il est ennuyeux, aussi. Nonobstant, je ne lancerai pas une pierre, même pas un tout petit caillou, contre ses lecteurs.

Cela dit, une année de pause n’aura servi à rien, car après le cas Salman Rushdie les membres du Comité Nobel (littérature) — minables intellectuels sociaux-démocratiques prisonniers de quelques ineptes instances dogmatiques, qui de ce fait ne savent se tenir à ce qui réellement advient — pauvres d’expériences communicables refusèrent de suivre Gyllensten — qui était sensible au sort de Rushdie —, et ils ne s’exprimèrent pas contre cette aberration archaïque, les induisant à commettre une faute morale qui les a marqués définitivement.

Janssen J-J dit: à

infra, les représentations mentales supposées spirituelles de la langue d’un autruchien moyen en exil érémitique, d’un parusien pur sucre au-dessus de l’emmélée vers le collège de france. Bonne journée er-hurk-tives à lui aussite. Y’a droit.

Janssen J-J dit: à

11.10.19, 8.50 h – les mots du jour
(l’Etat) dit : « faudra qu’on m’explique »
(une citoyenne) dite : « la confiance d’abord, pour la compétence, verrons plus tard ».

Bon courage aux collègues de Chaville et de Rouen !

Chaloux dit: à

Il parait que Handke demande souvent en allemand à la boulangère interdite :

– Mais bourguoi ce cros cig fiend-il gherjher zon bain à guatreu bâttes?

Ce « cros cig », c’est la Gigi, bien entendu.

rose dit: à

Christiane
Les uns ont remplacé les autres.
Non, pas d’amusement, du dégoût, y compris de m’investir dans ce blog.
Le résultat, délai pour lire le document des lycéens.
C’est comme une castration.
L’autre jouit dans son vomi.

Chaloux dit: à

@Delaporte. Merci pour l’article de « La Croix » dont le style fait faire un bond de plusieurs décennies en arrière. Je continue ma lecture du Green tout en lisant d’autres livres, assez indifférent aux passages sexuels, finalement assez innocents dans leur genre. On voit bien que Mme Francine de Martinoir n’a pas effectué son temps de régiment.

Pour le reste, je vous remercie d’avoir parlé du Voleur de Georges Darien, sublime manuel d’anarchie par l’exemple.

christiane dit: à

L’un a remplacé l’autre. Même moteur du rythme, même arrangement des syllabes, plus ou moins voulu, instinctif, ou machinal. Les sons existent avant la musique. Même effet d’emphase. L’un se tape dessus, l’autre se vomit dessus. le guignol’s band de la RDL multiplie ses avatars avec sa succession ininterrompue de péripéties cruelles et cocasses. Les marionnettistes remplacent une marionnette par une autre. On y rencontre toutes sortes de personnages haut-en-couleurs que le public de la rdl affectionne. Concessions et arguments alternent dans une même intonation indépendante du contenu volontairement répétitif.
On s’amuse ou se lasse devant ce répertoire traditionnel où la violence et l’invectives sont omniprésentes. Venez donc vous bambaner en lisant ces proses nocturnes ! le castelet n’est pas avare. Gnafron, ami de guignol s’en est donné à cœur-joie ! Un trio mythique… Madelon, la fenotte est rentrée au bercail, méditant. Flageolet guette, un bâton à la main. Canezou veille, un peu, de loin. Monsieur le bailli baille. Les canuts impertinents et fougueux observent.

« L’amour remontre le bout de son museau, mais c’est la guerre. Et la nausée revient aussi… On a beau essayer d’aller jusqu’au bout de la grotte obscure sur laquelle s’agitent des ombres bien vaines de pantins bien vains, la nausée revient toujours, elle ne diminue jamais…
La sottise…L’égoïsme… De minables Narcisses qui dansent sur du jazz… De haine ou de peur, comme dans un tableau de Bosh, Jerôme. La débâcle… Il y en a qui vont pouvoir enfin se rattraper du temps perdu… »

poussière dit: à

“dispel all hatreds and to champion the ideal of one humanity living in peace and equality.”

avec des saintes comme la Sasseur c’est pas gagné hein…

Delaporte dit: à

« Indignation en Bosnie et au Kosovo après l’attribution du Nobel de littérature à Peter Handke » Le Monde

Handke est, paraît-il, interloqué qu’on lui ait décerné ce prix. Désormais, ses livres vont tous faire l’objet de tirages supplémentaires. Chez les libraires, il y aura un large choix. Il paraît qu’un Nobel, ça multiplie le lectorat. même celui, puant, du Point pourra s’y mettre. PaulEdel pourra racheter des exemplaires neufs, et continuer à faire semblant de lire Handke. Pour ma part, j’aurai la joie de trouver ceux que je n’ai pas encore lus, et qui seront en poche pour l’occasion. A côté de Handke, du nom sur la couverture, sera indioqué : prix Nobel. Tout le monde va se ruer sur Handke. Il va être fort à la mode durant plusieurs saisons. Les Serbes vont jubiler. Les Bosniaques vont faire grise mine. A Saint-Germain-des-Prés, un seul nom : Peter Handke. Quand il ira au Flore, des étudiants lui demanderont un autographe. De quoi s’en dégoûter, du Nobel…

Delaporte dit: à

Mon cher D, vous pouvez préparer votre quintal de patates à 2,50 € le kilo, comme promis. Ce que j’ai lu dans la presse aujourd’hui confirme mes évaluations de prospective sur la Turquie, le Kurdes et le Kurdistant. Je vais faire une indigestion de patates, même si j’en donne un peu aux pauvres. J’en revendrai quelques-unes à ma maraîchères et m’achèterai avec ce que j’en aurai retiré le dernier livre de notre cher PaulEdel, qui en a lui-même gros sur la patate. Tout baigne !

Delaporte dit: à

Sinon, encore dans le Figaro, l’article ambiguë et baclé, en tout cas illisible de Zemmour, sur un professeur d’humanités. Zemmour n’est pas à son aise. Il lui faut le ruisseau, et là seulement il est content. Lorsqu’il tape trop haut, il est foutu. Son article est raté. Pourtant le bouquin m’avait l’air passionnant. Zemmour est quelqu’un qui gâche, à commencer par lui-même. Bientôt, comme Soral, ce sera la prison ferme. Et là, plus de Figaro !

Delaporte dit: à

Phil, j’ai retrouvé le passage où Casanova se trouve en Turquie, vers 1745, et où il a une relation homosexuelle (une vraie sodomie réciproque) avec un Turc devant un spectacle de jeunes naïades qui se baignent dans une piscine privée, et se mettent dans des positions indécentes pour s’essuyer, ce qui enflamme notre héros. Je pourrais vous citer le passage, mais pas ce soir, j’ai la flemme.

Delaporte dit: à

@ Chaloux : lisez donc cet article sur Green dans La Croix. Au moins un que vous allez aimer. Et au fait, vous acheter le volume (plus de trente euros, une fortune !) ? On croit acheter un livre de spiritualité qui va vous faire accéder à la métaphysique, et on se retrouve avec un crasseux volume de pornographie et de sodomie. C’est la vie.

Delaporte dit: à

L’interview intéressante de Gueniffey, l’historien, dans le Figaro littéraire. Il prône une histoire traditionnelle, et traite de falsificateurs les Boucheron et cie. Et si c’était au milieu qu’il fallait viser ? Il y a toujours eu des controverses dans l’historiographie, mais je m’étonne de ce qu’un Gueniffey raconte aujourd’hui de sa discipline. Eh non ! L’histoire est toujours aimée, même celle à laquelle Gueniffey est fidèle et redevable. Les librairies sont pleines de livres historiques qu’elles vendent à qui mieux mieux. Les bénéfices sont énormes. Qu’ils ne viennent pas se plaindre, même si le monde universitaire périclite : c’est bien fait pour lui !

Delaporte dit: à

PaulEdel souffre beaucoup lorsque je me moque de lui. Cela le tétanise, il ne sait comment s’en dépétrer. Je vais faire un petit effort, en l’achevant – ou au contraire en devenant gentil avec lui. Mais il ne faut plus qu’il la ramène avec Handke. Tu promets, Popaul ?

Delaporte dit: à

Le journal La Croix m’a gratifié ces jours-ci d’un abonnement gratuit, pour me séduire… pour que je m’abonne. C’était intéressé ? On est chrétien, on n’en est pas moins avide d’argent ! C’est léger, La Croix, sauf aujourd’hui où le journal s’intéresse à la littérature, avec notamment, à ce que j’ai compris, un supplément littéraire. Oh, ils ne rivalisent pas avec le Monde des livres ou le Figaro littéraire, mais quand même ! Je lis par exemple, au milmieu de beaucoup de recensions consacrés à des livres religieux (souvent intéressants), un article incroyable sur le Journal intégral de Julien Green, qui vient de sortir en Bouquins, et dont nous avons déjà parlé. La journaliste semble en être restée à l’ancienne version, expurgée du stupre. Elle n’a pas relu la nouvelle mouture scandaleuse, ou alors quelle sainte ! Francine de Martinoir termine son papier trompeur par cette phrase, qui vous donnera une bonne idée de l’ensemble : « Des pages qui à elles seules ont fait du Journal un grand texte métaphysique. » Non, sérieusement ? A la croix, les journalistes ne s’abaissent pas à lire les livres dont ils parlent. Quand même ! Et puis alors, en couverture, avec deux pages au début, une enquête ou un dossier sur le Nobel qui allait être attribué dans la journée. Optimiste, La Croix titre : « Les nouveaux habits du Nobel ». Les turpitudes passées sont évoquées, mais oubliées. On repart avec un sang neuf. Bref, je vous recommande La Croix, qui a récemment changé de formules (c’est aussi la raison pour laquelle ils me font ce cadeau d’un abonnement limité) et qui essaie de faire peau neuve. Mais c’est toujours le bon vieux La Croix des familles, rassurez-vous. Avec ses grosses gaffes, comme d’aller conseiller un pornographe (J. Green) à à ses ouailles en quête de vertu métaphysique ! Incorrigible !

Marie Sasseur dit: à

« Ai récemment diné en solidaire à St Lambert des Bois, juste à côté. Te recommande cette excellente maison si tu la connais pas encore… »
Non, mais rien ne me fait vraiment envie. Trop sophistiqué. On dirait du Veyrat…
Je prendrai donc la salade d’endives et direct, comme Amélie, champagne gourmand (+10 euros)

Bloom dit: à

JJJ, plusieurs profs de Nanterre (jadis-appelée- la-rouge) et le responsable du Dpt de lettres modernes de la Catho, dans les années 90. Plus d’une demi-douzaine, de quoi faire une équipe de basket, sans les remplaçants. Pas encore une tendance lourde, mais les prémices d’un début d’une éventuelle possibilité de tendance.
Comment peut-on s’ennuyer en banlieue parisienne, avec Paris à un jet de grenade lacrymo? Que les Parisiens, blasés parmi les blasés, se fassent iech comme des ramaures en leur bonne ville, soit, mais des banlieusards en leur Chaville, c’est tout simplement abracadabra…etc. Non?

Giovanni Sant'Angelo dit: à


…enfin, écrire deux mots, dans le temps de la solitude spatiale, quelle  » état d’âme « ,…
…trouver un club, pour  » gens « , dans une situation similaire  » isolé « , comme la mienne,…etc,…
…je continue de vous lire, rien à dire de spécial,…c.q.f.d.

Janssen J-J dit: à

@ Des êtres se sentent à l’étroit, ont envie de fuite, de s’effacer…

… de rigoler aussi, non ? (Lubrizole)

Jean Langoncet dit: à

@ »(…),le poids du sac à dos sur les épaules, j’ai pu , dans la marche, me dire alors : »Je suis là ! » ; (…)

Enfin un Nobel qui a fait un stage commando à Mont-Louis

Janssen J-J dit: à

@ on aura déjà séché le truc.

mais non mais non tu vas tjs trop vite avec ton 6e sens, attend qu’il relance les débacs… T’es tjs trop impatiente dans la vie, c’es pkoi les gars arrivent pas à se crocheter à tes branches. Du coup, dépitée, t’agresses les poufes ! C pas malin comme tactic à la sortie du darkweb, hein

Delaporte dit: à

Mon cher PaulEdel, finalement, vous êtes arrivé au bout du Dantzig ? Vous ne nous en parlez plus. Prudemment, vous avez plié casaque. Quelle déconfiture littéraire !!!

Delaporte dit: à

Handke parle beaucoup de Chaville dans « Mon année… ». Il y habite toujours ? Quel trou perdu ! C’est pire que l’Autriche, ma parole. A l’époque, il avait un voisin qui appartenait à une association de faiseurs de bruit avec les tondeuses à gazon. C’était l’enfer pour lui. Je ne sais pas comment il a fait pour autant écrire, avec un tel environnement.

Delaporte dit: à

Le Figaro littéraire de ce jour : deux grandes pages sur l’histoire. L’histoire intéresse les vieux lecteurs. Un grand article pour Popaul, en dernière page, sur l’infâme Dantzig, avec des citations pas piquées des hannetons. Un article vraiment ridicule, digne du Point. Mais qui va lire Dantzig ? Enfin, j’arrête là, sinon lui aussi va vouloir me casser la figure, le nain ! Et vous, PaulEdel, vous aimeriez me casser la gueule ? Malgré votre intimité avec le Point et ses fiers-à-bras, j’imagine que ce n’est pas votre cup of tea? Je respire enfin ! Mais nous allons nous réconcilier un jour !

christiane dit: à

@et alii dit: « Picasso ne ratait pas les dents » (lien bien trouvé. là, Francis Bacon a dû être influencé (Pape hurlant )

@Bloom : « « avatar », à savoir incarnation. ». Tout à fait d’accord !

@Janssen J-J dit: « Aujourd’hui, PH ne pourrait plus écrire la femme gauchère. » Ah, pour quelles raisons. Il y a beaucoup de séparations brutales, imprévues. Des êtres se sentent à l’étroit, ont envie de fuite, de s’effacer…

La leçon de la Sainte-Victoire par Peter Handke
http://phartbeauresens.canalblog.com/archives/2002/04/21/4386137.html
Excellent lien.

@vedo dit: « Nous avons déjà débattu ici de la montagne Ste-Victoire, notamment avec la remarque de Christiane sur Renoir. »
Oui, je me souviens…

Janssen J-J dit: à

@ MS-Dafnaée, si tu crois nous la faire avec tes Jansénistes, hein ! Je t’y vois pas très souvent à Port Royal des Champs, faut dire que c’est bin calme en ce moment. Ai récemment diné en solidaire à St Lambert des Bois, juste à côté. Te recommande cette excellente maison si tu la connais pas encore… Serviteur.
https://www.laterrassedesauvegrain.com/

Janssen J-J dit: à

@ Pourvu, s’émeut-ton, que cette créature n’exige pas du pacifique autruchien qu’il lui fasse un enfant entre deux biscottes!

Des deux autruches de la rdl… Ne croyez pas si bien dire, Hurk-meuh-CDBF : a déjà essayé et failli réussir, le bougr’.
Heureux de vous faire sortir du bois, nous nous disions à la rdl qu’il n’y avait guère que votre Serviteur (touchap’ti, exkiousez la mitaine) ui y parvenait. Passoul me prie de vous demander où en est l’avancement de votre enquête au CF ? Les Soeurs de Boucheron m’ont dit également s’impatienter un brin. A vous lire bintôt avec pablita : vierges de verges, vous nous manquiez.

Marie Sasseur dit: à

Oui, enfin, Chaville, c’est quand même pas Magny les Hameaux. Pour les Solitaires, tu repasseras…

Marie Sasseur dit: à

Ce qui est pénible, c’est que Passou va faire un billet, et nous gros jean comme devant, on aura déjà séché le truc.
De Nota, pensez à conserver votre message. Il va resservir.

Marie Sasseur dit: à

Catastrophique. C’est peu dire.

Chaloux dit: à

Handke m’a toujours profondément ennuyé, et il m’ennuierait encore davantage s’il me prenait l’idée saugrenue de reprendre un de ses livres. L.V. Stein retirait son béret, lui retire son bonnet, pour se prouver qu’il est là, incontestablement. dans les deux cas, ébauche d’un strip-tease métaphysique qui ne me parle pas beaucoup.
Cependant, coup de théâtre, un détail tragique dispose en sa faveur : apprend-t-on pas dans le cours du fil que Handke achète son pain chez le même boulanger que la Gigi. Pourvu, s’émeut-ton, que cette créature n’exige pas du pacifique autruchien qu’il lui fasse un enfant entre deux biscottes!

Marie Sasseur dit: à

Bloom, prenez le temps.
Passou s’est aussi fendu d’un tweet .
N’oubliez jamais.
C’est un truc qui démarre , mon vieux, comme une chanson de Guy Marvel.
Mais non on n’oubliera jamais, jamais , Passou. Cette phrase carastrophique:
« Je suis une poule de luxe de la traduction »

Même les nicheens de base, font la gueule.

Janssen J-J dit: à

@ qui vit à Chaville (comme bon nombre de profs de fac).

Suis surpris, léopold… une source documentée peut-être ? Ce n’est pas parce que nous y avons longtemps vécu que… Des fonctionnaires de l’EN moyens plutôt, mais pas des enseignants supérieurs, ça non.
MH, lors de son dernier passage, s’y est mortellement ennuyé, par ailleurs.

Marie Sasseur dit: à

Merci Vedo. Cette montagne , je comprends, est un peu la vôtre. Et beaucoup de choses encore.
Je n’y suis allée qu’une seule fois, la rdl en porte quelque part le souvenir, et l’itinéraire avait fait l’objet d’arbitrage. On avait choisi l’itinéraire le plus panoramique.

Avec le temps, je garde assez peu d’émerveillement pour Cézanne. Peur-etre car Zola m’est plus sincère. Zola dont le père a travaillé sur un barrage proche, mais je ne vous apprends rien.

J’ai trouvé cela rigolo et stimulant:
D’où Cezanne et Renoir avaient-ils pu peindre cette montagne.
Et c’est surprenant.
http://www.societe-cezanne.fr/2014/12/03/les-montagne-sainte-victoire-du-plateau-de-valcros-et-les-collines-de-lest-daix-en-provence-iii-r631/

renato dit: à

De Tokarczuk lu — en it. Guida il tuo carro sulle ossa dei mortiConduisez votre charrue à travers les os des morts. Édité par deux femmes avec un destin dans le nom et une inévitable passion : Ginevra Bompiani et Roberta Einaudi.

Bloom dit: à

Pas encore eu le temps de lire les commentaires mais il est peut-être utile de souligner que Handke est un exilé, qui vit à Chaville (comme bon nombre de profs de fac).
Quand j’entends Handke, je pense GAG qui l’a donné à lire au public francophone, dans de magistrales traductions. Un traducteur n’est pas un réécrivain, terme par trop péjoratif; c’est un passeur, un recréateur qui offre à lire un avatar de l’original, au sens hindou du terme « avatar », à savoir incarnation.

de nota dit: à

En récompensant le grand écrivain autrichien, l’Académie suédoise risque de réveiller une vieille polémique.
Par Elisabeth Philippe

Publié le 10 octobre 2019 à 15h52
Faire oublier le scandale grâce à une nouvelle polémique ? C’est une stratégie risquée, mais possible. Et c’est, semble-t-il, celle pour laquelle ont opté les jurés du Nobel. Entachée par une affaire mêlant viols et conflits d’intérêts, l’Académie suédoise se devait de frapper un grand coup afin de faire – un peu – oublier ses turpitudes et de se racheter une conduite.

On s’attendait donc a priori – mais on se trompe toujours quand on attend quelque chose du Nobel – à deux lauréats au profil plutôt consensuel. Après tout, les académiciens suédois ne sont pas franchement des punks et leur acte de rébellion le plus significatif à ce jour reste l’attribution du prix à Bob Dylan.

Prix Nobel de littérature : les lauréats sont… Olga Tokarczuk et Peter Handke
Mais en décernant le Nobel de littérature 2019 à l’écrivain et auteur dramatique Peter Handke (celui de 2018, annoncé en même temps, ce jeudi 10 octobre, revient à la Polonaise Olga Tokarczuk), l’Académie Nobel risque bien de créer une nouvelle controverse. Handke n’est pas seulement un gentil monsieur qui aime cueillir des champignons, ni une personnalité lisse et sans aspérités. En soi, c’est loin d’être une mauvaise chose. Le problème, ce sont ses prises de position pro-serbes pendant la guerre en ex-Yougoslavie.

« Justice pour la Serbie »
Lassé de lire partout que les Serbes incarnaient le mal absolu, Peter Handke a décidé de se rendre sur le terrain en 1995, quelques mois après le massacre de Srebrenica. De ce séjour en Serbie, il a rapporté un livre intitulé « Voyage hivernal vers le Danube, la Save, la Morava et la Drina » qui demandait « justice pour la Serbie ». Il y explique notamment que les Serbes n’ont fait que répondre à une provocation. Beaucoup reprochent alors à Handke de réécrire l’Histoire, d’être animé par un « délire de Blut und Boden » (sang et sol), rappelant ceux de l’Allemagne hitlérienne.

De part et d’autre, le point Godwin est rapidement atteint, Handke n’hésitant pas à comparer les Serbes aux Juifs pendant le IIIe Reich et, en 1999, à voir dans Belgrade frappé par l’OTAN un « nouvel Auschwitz ». Dans le monde des lettres et de la culture, Peter Handke devient l’ennemi public numéro un. Salman Rushdie le propose pour le titre de « Connard international de l’année », tandis que l’essayiste américaine Susan Sontag, très engagée auprès des habitants de Sarajevo, déclare qu’elle ne lira plus un seul livre de l’Autrichien.

L’écrivain aggrave encore son cas le 20 mars 2006 en se rendant aux obsèques de l’ancien président serbe Slobodan Milosevic, accusé de crimes contre l’humanité et de génocide. Où il dit :

« Je sais ce que je ne sais pas. Je ne sais pas la vérité. Mais je regarde. J’écoute. Je ressens. Je me souviens. Pour cela je suis aujourd’hui présent, près de la Yougoslavie, près de la Serbie, près de Slobodan Milosevic. »
Peter Handke, le prix Nobel pour qui « donner le Nobel à des écrivains est une farce grotesque »
La semaine suivante, dans l’hebdomadaire allemand « Focus », il se justifie sur sa présence à Pozarevac :

« Non, Slobodan Milosevic n’était pas un ‘‘dictateur’’ […] Non, Slobodan Milosevic ne peut être qualifié de ‘‘bourreau de Belgrade’’ […] Le motif principal de mon voyage, c’était d’être témoin. Témoin ni dans le sens de l’accusation ni dans celui de la défense.
Levée de boucliers. Sous la direction de Marcel Bozonnet, la Comédie française déprogramme une pièce de Handke. Certains estiment que l’affaire lui coûte le prix Nobel que son oeuvre mérite. Alain Finkielkraut qualifie Handke de « monstre idéologique » et Jonathan Littell a en 2008 des propos très fermes, que cite la « London Review of Books » :

« Quand une famille se trouve chez elle à Foca et que soudain un homme fait irruption dans la maison avec une mitrailleuse, qu’il enchaîne la fille au radiateur et la viole sous les yeux de ses proches, ce n’est pas un sujet de plaisanterie. Ok, vous pouvez dire que le monde est comme ça. Mais rien ne vous oblige à aller vers ces criminels et à leur serrer la main. C’est obscène et c’est précisément ce que Peter Handke a fait. Il est peut-être un fantastique artiste, mais comme être humain, il est mon ennemi. (…) OK, Peter Handke n’a tué personne. Mais c’est un trou du cul. »
Quand Peter Handke, prix Nobel 2019, réglait son compte à l’Autriche, « pays aussi petit que méchant »
Politiquement correct ?
Un trou du cul peut-être, mais un trou du cul fait citoyen d’honneur de la ville de Belgrade en 2015. Et couronné aujourd’hui du Prix Nobel de littérature. Alors, bien sûr, il faut « séparer l’oeuvre de l’artiste ». Et il y a de quoi se réjouir que l’Académie Nobel récompense un grand écrivain unanimement salué pour la valeur littéraire de son oeuvre. Une façon, après tout, de se débarrasser de l’étiquette plus ou moins « politiquement correcte » qui lui colle aux basques, parce qu’elle a, c’est vrai, souvent cherché à récompenser des auteurs qui se trouvent dans le camp du « bien », du côté de ceux qui s’opposent aux totalitarismes de tout poil. Souvenons-nous de Soljenitsyne, de Pablo Neruda, de la Sud-Africaine Nadine Gordimer, de Gao Xingjian, ou même de J.M.G. Le Clézio.

Sauf que c’est un peu plus compliqué. Ne serait-ce que parce que, chez Handke, la frontière entre l’oeuvre et la vie est très ténue. Avec lui, les académiciens suédois mettent un orteil du côté obscur de la force et pénètrent dans une étrange zone grise, qu’ils ont peu l’habitude de fréquenter. Quel signal envoie un tel prix ? Que dit-il de la nouvelle Académie, qui promettait d’être exemplaire et surtout de la valeur du Nobel de littérature aujourd’hui ? Faut-il l’interpréter comme un changement de cap ? Dans une interview au « Monde », son nouveau secrétaire perpétuel, Mats Malm déclarait récemment :

« L’attribution du prix Nobel de littérature suscite toujours des commentaires et des critiques. C’est une de ses fonctions de contribuer à une discussion internationale sur la littérature. »
Le prix Nobel sauvé par Olga Tokarczuk
Des discussions, le prix remis à Peter Handke promet d’en susciter. Mais il n’est pas certain qu’elles tournent autour de la littérature. En attendant, l’écrivain semble être le premier surpris. Réagissant quelques heures après l’annonce de son Nobel, il s’est dit « étonné » et a salué une « décision courageuse.

et alii dit: à

merci renato pour EVE
je remonte juste
bonsoir

vedo dit: à

Imoucha, de magnifiques vues, c’est vrai, mais par le sentier rouge on est plus enveloppé par la montagne avant l’illumination de la crête.

Janssen J-J dit: à

Merci Didier.
Le bon Didier Jacob Franck nous dit d’icelle :

« Avec Tokarczuk, les Nobel n’ont pas seulement choisi une femme écrivain. Ils ont choisi une femme du siècle. Loin d’être peu connue, elle a été lauréate de nombreux prix internationaux et elle est une star dans son pays. Avec son livre « les Pérégrins », qui prolongeait admirablement la réflexion sur la frontière et sur l’Europe d’un Sebald, elle a même conquis les Etats-Unis. Elle aussi a travaillé pour le cinéma avec « Sur les ossements des morts », sorte de roman policier où elle racontait comment, dans une petite communauté, des meurtres inexpliqués pouvaient donner lieu à de terrifiantes conséquences. Le chef-d’œuvre d’Olga Tokarczuk, prix Nobel 2018, raconte Jakob Frank, le prophète juif converti à l’islam. Olga Tokarczuk va marquer son temps avec une fresque de mille pages, « Les Livres de Jakób », consacrée à la vie d’un faux messie dans l’Europe du XVIIIe siècle et inspirée de celle de Jakób Frank (1726-1791). Avec une poésie et une force narrative inoubliables, Olga raconte, dans le livre, la vie des juifs dans la Pologne arriérée de l’époque et les violences dont ils étaient victimes. Roman historique habité par des visions qui semblent sorties du film de Tarkovski « Andrei Roublev », le livre de Tokarczuk est un chef-d’œuvre.

vedo dit: à

Nous avons déjà débattu ici de la montagne Ste-Victoire, notamment avec la remarque de Christiane sur Renoir. Chacun son parcours. Aucune envie de lire les impressions d’un autre comme Handke. Seul compte la marque faite sur un enfant de 9 ans qui y allait à pied depuis Aix, libre dans la campagne de l’époque ouverte à tous.

Marie Sasseur dit: à

Il manque des lettres, mais je poste, genre, inconfortable.
18h53

Marie Sasseur dit: à

Et cher Patrick du Bruel, quand on commence par « avec le peu de conscience professionnelle qu’il me reste », ça ne peut que mal finir.
La preuve, au bout de quelques posts, vous êtes déjà poil, à nous faire part de vos préférences. Les toquards, c’est pas possible, je dois avoir un sixième sens our les détecter.
Pourvu que la masseuse ait encore envie, la prochaine fois!

Mimi Pinson dit: à

A écrivain à moitié contesté, une moitié de Nobel.
Littérature et diplomatie, bonsoir!

Marie Sasseur dit: à

Cher Patrick du Bruel, que vous écumiez salons et happenings ou autres, est une indication en soi, qui peut intéresser les habitués des rallyes.
Je n’ai pas compris quel était votre intérêt dans l’enseignement de la littérature. Passeur de ragots?

Sarah dit: à

Une formation primaire qui reste donc à trouver parce qu’inconsciemment, c’est elle qui agit dans et par l’oeuvre peinte.

Eh ben, la Séverine nouvelle nous pond 30 lignes pour aboutir à cette platitude de conclusion de psychanalyse pour les nuls?!

et alii dit: à

Dantzig aurait dit
Un littérature mondiale est une littérature qui n’est pas étrangère. Je crois qu’il n’existe pas d’étranger en matière de littérature […] Les langues, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, c’est peu de chose.
(Charles Dantzig)

Dubruel dit: à

Chère Marie, moi ça n’est pas mon genre mais si un collègue en science vous a fait un plan Constante de Planck pour vous draguer quand vous étiez môme, si j’étais vous je porterais plainte. Les délais de prescription sont longs, pas assez mais suffisants quand on a la rage, légitime,d’agir.
Ou si votre mari prof de physique ne vous convient plus, il vous était loisible de réfléchir avant de vous jeter sur l’occas, deuxième, voire troisième main pour avoir l’exam.
La mère de ‘Bruel’, le vrai, travaillait au Seuil. Superbe femme en âge d’être, largement, ma mère. Les plus âgées, pas plus que les couguars ni les lolitas ne m’attirent, j’en resterai donc à des attractions qui vous échappent, avec rêverie incontrôlée quelquefois pour la fille stambouliote en sueur, se trémoussant sur ‘Gigi Amoroso’ – adorable vision ! Les yeux sont un organe propre à partir du moment où ils ne contraignent à rien.la beauté est toujours étrange !
Tesson, je l’avais croisé dans un cocktail avec la femme de son copain Rufin dont ma compagne a partagé quelques ‘aventures'(professionnelles), sans lien avec la littérature. Le gus, pas antipathique, plus horizontal que transversal. Couché sur un brancard pour arriver jusqu’à sa moto. Je doute qu’il se soit souvenu de quelque géographie que ce soit le lendemain. Carrère, rien compris à ce que vous dites. Pas grave. Je le sais inégal, qu’importe, j’ai de l’affection pour lui.

renato dit: à

Traître et lâche l’insulte oxygéné de Washington.

Et les Européens, incapables d’accueillir 3 millions et ½ de réfugiés, s’indignent et ce sera tout.

Janssen J-J dit: à

Quelle solitude saisit l’être humain, parfois… Un vide ? Une absence ? un désir de métamorphose ? une impatience ?

Oui, tout cela à la fois, Ch. Mais c’était à l’époque à la mode de « Schizophrénie et civilisation ». Aujourd’hui, PH ne pourrait plus écrire la femme gauchère. Ce fut pourtant une étape importante pour la mémoire de certains, dans la marche obscure de la littérature vers la lumière du monde.

Marie Sasseur dit: à

« une traduction d’OLivier Le Lay, traducteur remarquable de Handke. » Edel

Et traducteur de Jelinek, autre dame du Nobel.

christiane dit: à

@Janssen J-J dit: « Eh bien, voilà ce que j’ai lu de cet homme au cours de 40 dernières années de ma carrière. Et j’ai toujours apprécié de revenir vers lui. Il m’a beaucoup parlé, et souvent consolé. […]
La Femme gauchère (1976, trad. Georges-Arthur Goldschmidt […] »

Quel mystère ce roman… Pourquoi cette décision de rupture, ce choix de solitude ? Pourquoi dit-elle à la fin, en se regardant dans son miroir : « Tu ne t’es pas trahie. Et plus personne ne t’humiliera jamais. » ?
Cela m’a rappelé dans Villa Amalia de P.Quignard (Gallimard), la fugue d’Ann Hidden. Elle aussi décide de rompre radicalement, même avec son nom. Elle fait le vide, vend tout, s’en va.

Quelle solitude saisit l’être humain, parfois… Un vide ? Une absence ? un désir de métamorphose ? une impatience ?

Marie Sasseur dit: à

Pour ceux qui auraient zappé des trucs, le meilleur chemin, et le plus aerien, pour accéder au sommet de la Sainte- Victoire, c’est sans doute celui de Imoucha.

Marie Sasseur dit: à

Alors Delaporte, au piquet!

Les montagnardes sont là… ( je suis pétée de rire)

christiane dit: à

Vraiment, Delaporte, votre entêtement à dénigrer la pensée critique de Paul Edel, vous rend misérable. Rejoignez donc votre Sasseur que vous admirez tant. Basta ! vous allez bien ensemble… Vous feriez mieux de profiter de cette exploration fine et argumentée.
********************************************************
De Peter Handke, je reviens inlassablement à La leçon de la Sainte-Victoire (traduit par G-A.Goldschmidt – Gallimard).
C’est sur ces lignes que le livre s’ouvre :
« Revenu en Europe, il me fallut l’Écriture quotidienne et je lus beaucoup de choses d’un œil neuf. […]
Puis un jour, dans les couleurs, je me suis senti chez moi. […]
c’est au peintre Paul Cézanne que je dois de m’être trouvé entouré de couleurs en ce lieu dégagé entre Aix-en-Provence et le Tholonet.  »

Avec précision, il ouvre le paysage et nous y entraîne. Tout semble partir de son regard, de ses sensations. Il saisit des espaces différents et les tresse. « platanes du cours Mirabeau » le matin à Aix, la route, le ruisseau, l’odeur des arbres. Route du Tholonet. « La montagne donne l’impression d’avoir coulé d’en haut […] et de s’être épaissie en un petit massif. »
Midi. « je montai les lacets ; le ciel bleu profond. Les parois rocheuses formaient une voie continue d’un blanc éclatant jusqu’au fond de l’horizon. »
Le chemin des Lauves. Le Jas de Bouffan…
Les chemins se suivent et ne se ressemblent pas. Un peu comme Cézanne dessinant et peignant « sa » montagne.
Marchant, il s’interroge. Il écrit une « série » comme Cézanne peignait les séries de la Sainte-Victoire.
« Cézanne ne peignait nullement « d’après nature » – ses tableaux étaient bien plutôt des « constructions et des harmonies parallèles à la nature » – et je compris par la toile elle-même : les objets, pins et rochers s’étaient entrecroisés en une écriture d’images cohérente. »
Tantôt les motifs spécifiques à la montagne : lumière, forme et couleurs, pins, broussailles, présence des cigales, Tantôt liant à ces espaces des vies possibles, d’autres montagnes La montagne est transférable d’un lieu à l’autre), interrogeant le lien entre l’espace et Cézanne, entre l’espace et lui. La montagne éveille ses souvenirs, enclos en lui. Ses phrases épousent le paysage. Il marche si lentement qu’il voit les détails, les moindres variations de lumière, qu’il entend le bruit des insectes et la terre s’ébouler sous ses pas. Une exploration géologique des abords, puis l’ascension nous rendant l’effort du peintre.
Invitation pour le lecteur de faire aller son regard, de comprendre comment l’œuvre d’art a pris forme dans ce paysage alors que Peter Handke se fait de plus en plus invisible, absorbé par l’œuvre du peintre.
Les cercles autour de la montagne se font de plus en plus larges jusqu’à le transporter dans le Dakota, d’autres terres pour d’autres vagabonds… puis, dans les dernières pages, dans l’évocation d’une toile de Jacob van Ruysdael « La grande forêt ». Puis dans une autre forêt à Salzbourg… où il vagabonde dans son passé.
« Aspirer de l’air et s’éloigner de la forêt. Retour auprès des hommes d’aujourd’hui ; retour aux places et aux ponts ; retour aux quais et aux passerelles… »

Et cette note sur la dernière page (Ô surprise !) :
« écrit en hiver et au printemps 1980, à Salzbourg
C’était donc le déploiement d’une écriture-mémoire, explorant l’écart entre chose vue et chose écrite, entre les sensations perçues et celles mémorisées.
Au cœur de la question du langage, Peter Handke s’est glissé dans une écriture de l’approche et dans cette approche, de l’écart. Le livre traduit cette expérience sous la forme d’un carnet de notes qui réconcilie. Tout redécouvrir…

et alii dit: à

« Les raisons pour lesquelles nous nous opposons demeurent, ajoute M. Cantero, qui fut candidat du parti d’extrême droite de la Phalange aux élections législatives de 1993 et aux Européennes de 1994, avant de rentrer en 2002 dans la congrégation religieuse. Il n’existe pas de consentement de la part de la famille et les principes religieux et moraux qui justifient notre refus subsistent ». Le prêtre, proche de la famille Franco, estime que l’exhumation doit encore être validée par la Cour Constitutionnelle, voire la Cour européenne des droits de l’homme.

Marie Sasseur dit: à

Au fait cher Patrick du Bruel, S. Tesson a une passion. La géographie. Je ne pense pas que vous ayez accès à cet enseignement « transversal »…

Marie Sasseur dit: à

« Cet extrait de « Hier en chemin » (carnets, novembre 87-Juillet 90 ») est un texte bien dans sa manière . Intéressant de découvrir que, publié aux éditions Verdier, ce fut publié avec le concours financier du Centre National du Livre »

Ah ben dis donc, ce texte qui vaut pas tripette, deja donné en lecture sur la rdl, avec quelques quolibets bien sentis, publié sur fonds publics, pour qu’Handke se frotte le nez dans la neige, c’est pas avec ça qu’il a eu le Nobel, tout d’meme ?

Marie Sasseur dit: à

Bien cher Patrick du Bruel, merci d’avoir égayé mon aprem’. Je suis toujours bluffée, c’est sincère, par l’imagination débordante, que le peu que je laisse ici, provoque.
Dites à vos élèves, de ne pas écouter le prof de physique, un vieux vicieux, qui ne comprend leur présence en classe, que parce qu’elles cherchent à se caser.

Vous êtes new ici Dubruel. Sinon, vous vous souviendrez de la foudre tombée sur un billet de Passou, lorsqu’il s’est avéré qu’il avait mal lu E. Carrère, comme monsieur Pivot.

renato dit: à

Ce n’est pas toujours un avantage, Janssen J-J.

Janssen J-J dit: à

Pedigree (Modiano) – Voilà comment il faut écrire sa propre biographie juvénile. Un ouvrage resté inégalé. Raclé à l’os.

Janssen J-J dit: à

@ « Merci vers 10H30, Edel ou Janssen défendant Luc Lang et son chirurgien ».

Non hélas,je ne connais pas cet opus de Jack Lang et ne saurais donc en avoir parlé. Rendons à Jacques-Pierre ce qui lui appartient en propre. Le roquet-bichon derrière la porte aboie bien en vain. C’est d’ailleurs à se demander si la marquise de Villeparisis le lui aurait pas flanqué un coup de pied dans les coudougnolles putréfiées.

Dubruel dit: à

Jazzi, c’était vous le post Luc Lang que j’ai attribué à Edel ou Jansen? Flemme de remonter.
Mes compliments, sinon. J’en reste à Mingarelli.
Vous passez votre temps au cinéma ! Moi obligé de lire tard parmi X activités.
Phil a annoncé une rétro ‘vampires’tentante à Bercy avec D.Seyrig. les journées, elles, restent à 24H.

Janssen J-J dit: à

16-25 : Incroyable Renato, tel un monsieur de Norpoix au meilleur niveau de sa forme/
Et il nous a cité cela de tête, l’entame veux-je dire. De quoi ?… Un proustien italianiste de la RDTP à l’oreille absolue et totalement hypermnésique, mais comment est-ce dieu possible ?… amateur de gin-fizz, pour couronner le tout. Vraiment il en est de ces internautes étonnants. Avec un potentiel tellement sous-estimé du commun !… Oui, c’est cela même :
« N’ayant guère de place, elle ne pouvait se tourner facilemnt vers moi et, obligée de regarder plutôt devant elle que de mon côté, prenait une expression rêveuse et douce, comme dans un portrait »… (p. 669, III, pour celzéceux).

Delaporte dit: à

« Je confirme que c’est notre souhait à tous, mais pas parce que t’es catholique, juste parce que t’es co.n et dégoûtant. »

Ma chère Ed, je suis sûr que vous lisez avec extase, même quand je vous envoie des vannes. Si je me taisais, vous seriez déçue. Et puis, d’où vous sort cette idée que je suis « con » ? Venant de vous, c’est quand même l’hôpital qui se moque de la charité. Je suis tout sauf con – même si j’aime bien jouer au con. J’ai joué au con, récemment. Résultat des courses : les gros bras du Point veulent me casser la gueule (dixit Jacuzzi), ainsi que les Turcs de Paris. Je ne sais plus où me mettre !!! T’opines, Hambourg ?

Paul Edel dit: à

Séjournant à Mont-Louis, dans les Pyrénées Orientales, en 1988, Peter Handke, grand marcheur,( Der Wanderer dans la grande tradition germanique, écrivait ceci :
« Hier : les premières scintillations de neige par la fenêtre de l‘hôtel à Mont-Louis, au loin sur l’étendue vaste des hauts plateaux ;le jaune lumineux de l’herbe morte sur le chemin enfin silencieux, sans voitures ; j’ôte mon bonnet pour sentir la neige sur mon front, me faire une tête de neige bien froide, ferme, toute offerte au dehors, et sur ce chemin silencieux ,le poids du sac à dos sur les épaules, j’ai pu , dans la marche, me dire alors : »Je suis là ! » ; puis la percée dans la foret avec le râtelier d’affouragement du gibier , des laissées si imposantes à côté que j’ai pensé à quelque mauvais ours ; sur le chemin rendu au bruit, vers Eyne, ensuite ces maudites autos, et plus tard seulement, grâce aux flocons qui volent au profond de l’oreille, me rafraichissent, me vivifient, la patience, la sérénité : » et pour quelque temps je pourrai désormais avec l’aide de la neige, tout supporter » . »
Cet extrait de « Hier en chemin » (carnets, novembre 87-Juillet 90 ») est un texte bien dans sa manière . Intéressant de découvrir que, publié aux éditions Verdier, ce fut publié avec le concours financier du Centre National du Livre, dans une traduction d’OLivier Le Lay, traducteur remarquable de Handke.

Dubruel dit: à

Handke, contentement du turfiste qui l’avait mis sur la liste. Tant pis pour le gain, dérisoire étant donné la cote… Mérité ! Depuis le temps qu’on l’attendait. Merci vers 10H30, Edel ou Janssen défendant Luc Lang et son chirurgien.
@’Dubruel, l’homonyme à élèves à 500 euros le brush’, Marie Sasseur.
Précisément. Le brushing, ou la ‘mise en place’, je ne sais pas comment vous appelez ça entre femmes. Des jeunes filles, des presque femmes qui vont chez Nollet pour les ‘occasions’. ça leur réussit, regardez quand vous tortillez, arrivée low coast Istanbul pour danser sur Dalida dans un attrape-nigaud pour touristes. Ce sont elles qui se marrent autour du dancefloor. Vous voient-elles? Elles rient, fraîches, reposées en sirotant leurs mojitos. Elles connaissent toutes les paroles.Elles vous souffleront, si besoin. Pas méchantes, une ou deux brillantes, à part ça.
Je suis voileux, j’ai été invité aux ‘Voiles’ de Saint-Tropez. Je tombe sur une de mes étudiantes, très jolie fille, en famille. Je la savais déjà à tu et à toi avec les Gallimard ‘Antoine’, les grandes filles d’Azeb Rufin, le petit frère copain des fils d’Emmanuel Carrère, Jean-Baptiste et Gabriel, tout cela très ‘littéraire’.
Visiblement elle m’aime bien. Par chance, aucune attirance pour les lolitas, ce qui n’empêche de remarquer qu’elle a un joli corps, longues jambes, pas économe en sourires. Bonne élève, mignonne, pas du genre à douter. Je lui demande ce qu’elle veut faire plus tard? – « Dans cinq ans je serai la directrice éditoriale de… » (nom d’une maison connue). J’en suis resté sans voix. Prêt à parier qu’elle y arrivera !
Une gentille,jolie jeune fille sportive, cultivée. Mal partie pour chercher midi à quatorze heures. elle mènera cela comme elle est, une bonne élève, une fille qui en veut, bien élevée, sans génie.J’ai eu une très bonne étudiante venue de Montreuil. Aucun risque, à diplôme égal, qu’elle dirige une collection ! Et vous ? Pas compris dans quoi vous étiez ? Prof aussi? professeure des écoles, prof de collège, de lycée? Beau métier,quelquefois méritoire.
Un des pires souvenirs de ma carrière,toujours pas très vieille, quand j’ai dû aider il y a quelques années une copine libraire à ‘auditionner’ la fille cadette de Mesguich pour des vers de mirliton; le fils, William, quatre ans de plus que moi, metteur en scène. J’étais sous le charme de sa soeur, une beauté aux boucles brunes couvée par le père énamouré… qu’est-ce que vous voulez dire ? Sa poésie par contre, un désastre. Je ne sais si ça n’a pas fini au festival de Lagrasse, sur les planches. Sylvain Tesson même tonneau. Sympa inconsistant à casaque multicolore . Si vous misez pedigree préférez Carrère, aussi sympa, plus talentueux (Emmanuel, pas Marina).

Ed dit: à

 » voudrait que, parce que je suis catholique, je ferme ma gueule, »

Je confirme que c’est notre souhait à tous, mais pas parce que t’es catholique, juste parce que t’es co.n et dégoûtant.

Delaporte dit: à

Je suis parfois un lecteur qui aime les choses faciles. En ce moment, je suis en train de lire « Au revoir et merci ». Il y aurait beaucoup à dire sur cet écrivain paresseux, et qui encombrait pourtant la librairie. Enfin, parfois c’est amusant – mais jamais époustouflant, et tellement attendu !

Jazzi dit: à

10 octobre 2019 à 15 h 16 min
« Chambre 212 » de Christophe Honoré.
Maria, la quarantaine bien tassée, prof de droit à la fac, un peu lassée de sa vie de couple avec un mari qui se laisse aller, s’envoie régulièrement en l’air avec de jeunes hommes recrutés pour la plupart parmi ses élèves.
« Maria c’est moi », pourrait dire Christophe Honoré !
Un personnage de fiction sur laquelle il transfère ses goûts pour les garçons et sa crainte de vieillir.
La comédie tourne à la fable féerique lorsque Maria s’installe à l’hôtel, en face de son appartement de la rue Delambre à Montparnasse, où retrouvant son mari à vingt ans (Vincent Lacoste), elle observe son vieux mari (Benjamin Biolay) de l’autre côté de la rue : ce qu’il fut, ce qu’il est devenu, par sa faute !
Vieille rengaine, prétexte à un vaudeville, sur le thème de tout passe, tout lasse, tout casse…
Hélas, malgré quelques bonnes idées de départ, dont le fait de réunir sur l’écran un couple qui fut bien réel à la ville, celles-ci ne suffisent pas à aboutir à un bon film !
Chiara Mastroianni, les traits du visage un peu forts mais la chevelure flamboyante et le corps toujours svelte, incarne non sans conviction une Maria peu convaincante.
Carole Bouquet, qui fait une apparition dans ce film consacré au ravage du temps, nous présente un visage si bien lifté qu’elle en a les yeux bridés !
Moralité : il ne sert à rien de vouloir rester jeune à tout prix…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19584398&cfilm=270751.html

Janssen J-J dit: à

Eh bien, voilà ce que j’ai lu de cet homme au cours de 40 dernières années de ma carrière. Et j’ai toujours apprécié de revenir vers lui. Il m’a beaucoup parlé, et souvent consolé. Je crois qu’il a bien mérité de la peine qu’il s’est donnée, et du plaisir qu’il m’a donné.
Je me suis senti en terre étrange de campagnonage de marche, notamment avec l’avant dernier et l’antépénultième. Le dernier m’a également pas mal intrigué dans sa sctructure coalescente, totalement dérouté, même. En vérité, j’ai bien aimé l’être, ma foi, dérouté.
____

L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty (1970)

La Courte Lettre pour un long adieu (1972, trad. Georges-Arthur Goldschmidt)

Le Malheur indifférent (1972)

La Femme gauchère (1976, trad. Georges-Arthur Goldschmidt),

///Ah ! la sublime Angélika Winkler dans le rôle !!!///

L’Histoire du crayon, carnet (1982, trad. Georges-Arthur Goldschmidt)

L’Après-midi d’un écrivain (1987, trad. Georges-Arthur Goldschmidt)

Essai sur la fatigue (1989)

Mon année dans la baie de personne (1994)

Par une nuit obscure je sortis de ma maison tranquille (1997, trad. Georges-Arthur Goldschmidt)

Essai sur le fou de champignons (2013, 2017 en français, trad. Pierre Deshusses)

… Et merci encore à GAG de lui être resté fidèle si longtemps, le papa de MàC…

renato dit: à

N’ayant guère de place, elle ne pouvait se tourner facilement vers moi et, obligée de regarder plutôt devant elle que de mon côté, prenait une expression rêveuse et douce, comme dans un portrait.

Delaporte dit: à

Popaul voudrait que, parce que je suis catholique, je ferme ma gueule, que je m’écrase comme une merde. Eh bien, non ! Ce serait trop facile. Je suis là pour rectifier les erreurs du prétendu critique et l’amender. Parfois, on a besoin d’une mouche du coche intelligente. Telle est mon ambition quand je parle de Popaul, dont je me délecte à l’occasion.

Delaporte dit: à

Certes, il faut être juste, et j’admets que Popaul a parfois de bonnes idées. Il a bien parlé de Scott Fitzgerald, de Drieu, et de quelques autres. Quand il veut, on le lit avec plaisir, et parfois je vais sur son blog où je passe un bon moment. Hélas, pour certains écrivains, il se plante. Cela ne fonctionne pas. Pour Peter Handke, Popaul est complètement à côté de la plaque. C’en est même dramatique. Je ne m’explique pas cela. Des relents de Point putride, peut-être ?

Delaporte dit: à

Saint Vincent de Paule affirmait que dans la polémique un vrai chrétien pouvait se montrer virulent, et donner ses arguments. Popaul voudrait me faire taire, parce que je déboulonne sa statue de pseudo-critique du Point, magazine putride au lectorat puant, dans lequel il a passé toute sa carrière ratée. Alors oui, j’ai le droit de me défendre contre les invectives gratuites d’un mannequin de cire qui sera bientôt enterré et oublié.

Delaporte dit: à

« Mon pauvre a Delaporte. Non seulement j’ai lu tout Handke,avec des lvrs que j’aime et d’autres moins, mais je l’ai interviewé avec grand plaisir car il est précis, honnête et très aigu et souvent autocritique dans ses réponses.Mais vous écrivez vraiment n’importe quoi sur moi, en boucle, pour le plaisir de calomnier.que sale boulot.et ça se dit catholique pathétique vous êtes.. . »

Mon cher PaulEdel, on a quand même le droit d’être en désaccord avec vous ? Vous n’aimez pas qu’on déboulonne votre statue ! Et pourtant, chaque fois que vous parlez de Handke, que je connais bien, sinon mieux que vous, il me vient des envies d’envahir la Pologne, comme disait Woody. PaulEdel et Peter Handke, ça fait deux. Le premier n’a jamais rien compris au deuxième, même s’il l’a croisé, même si Handke a parlé devant lui de Pascal. Handke est généreux, lui ! Le Handke de PaulEdel est rabougri, émacié, non conforme à ce qu’est Handke en réalité. Comment un soi-disant critique, certes ex du Point, peut-il se tromper aussi outrageusement, et me calomnier, moi Delaporte, alors que j’essaie de remettre les choses à l’endroit, avec je le pense beaucoup d’honnêteté. PaulEdel se trompera toujours sur Handke, qu’il l’ait effectivement lu ou non. Mais l’a-t-il compris ?

Janssen J-J dit: à

Plus grande que moi et accrue encore de tout le volume de sa robe, j’étais presque effleuré par son admirable bras nu autour duquel un duvet imperceptible et innombrable faisait fumer perpétuellement comme une vapeur dorée, et par la torsade blonde de ses cheveux qui m’envoyaient leur odeur.

Mais à qui donc appartient ce bras ?… @ CT ? @ FMLP ? @ Ed, ou bien encore @ MS ?

Marie Sasseur dit: à

Neuhoff, honni soit qui mal y pense, a rédigé un petit portrait de groupe,  » nos amies les lettres ». C’est amusant ces règlements de comptes. Un peu de persiflage mondain, qui a toute sa place dans ces colonnes, tellement il est prisé des proustiens. 🙂
On y retrouve Edel et Handke. Lumineux.

Janssen J-J dit: à

Cessons de dire qu’il habite à Chaville. Nous autres, les riverains, allons être pas mal emm… avec ça, pendant quelque temps, maintenant !

D. dit: à

Au Parlement Européen beaucoup ne comprennent pas pourquoi ce qui lui empêche d’être ministre en France ne l’empêche pas d’être commissaire à Bruxelles.

Génial. Ça en dit long sur la qualité du parlement européen.

Marie Sasseur dit: à

Mais bien sûr jazzey, je s’enorgueillis de ne pas faire partie de votre petit cercle très très toxique, lol.

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