de Pierre Assouline

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La guerre d’une seule contre un gène tueur en série

La guerre d’une seule contre un gène tueur en série

Mais de quoi hérite-t-on au juste quand on hérite ? Une maison, des objets, des titres, de l’argent ou presque rien, c’est selon. Sans oublier l’essentiel : une émeute de traces mnésiques. Le poète T. S. Eliot l’évoquait dans La Terre vaine :
 « Nous avons existé par cela, cela seul/ Qui n’est point consigné dans nos nécrologies/ (…) Ni sous les sceaux que brise le notaire chafouin. »
Difficile de ne pas garder ces vers à l’esprit en lisant le récit poignant de Nathalie Rheims Les Reins et les cœurs (205 pages, Léo Scheer). Ainsi énoncé, ces quatre derniers mots au coude à coude sur la même ligne, on lirait le titre de manière subliminale comme « Les Rheims et les cœurs ». Une illusion d’optique qui fait écho à la pulsation souterraine, intime, longtemps secrète de la phobie généalogique de l’auteure. Pas de « Je est un autre », pas d’autofiction, pas d’entourloupette littéraire : pour son vingtième livre, elle a choisi de dire les choses en face parce que c’est de face qu’elle a affronté le mal. Une saleté dont les femmes de sa famille héritent de génération en génération. Quand le réel s’y met, il est implacable. Un gène-tueur-en-série.
Une célébrité dans la dynastie. Mais la puissance du déni est telle qu’on fait comme si la police de la généalogie l’avait mis sous les verrous, alors que non, il rôde encore et nul ne peut anticiper sa prochaine attaque. Nom de code : insuffisance rénale aiguë. Le genre de choses qui atteint toutes les fonctions vitales. De quoi se déshydrater à mort. On la prend à temps, on la remplit de sérum physiologique, on l’emmène au service de réanimation. Dans ce cloître technologique de solitude et de silence, des prénoms féminins viennent l’envahir, ceux des femmes de la lignée qui l’ont précédée dans cette voie. La dialyse, monstre d’acier et araignée métallique, avec ses machines et ses tuyaux : une usine à essorage. Sa mère y a été enchaînée pendant vingt-cinq ans. S’y brancher pendant des mois n’est qu’une bataille à remporter malgré les souffrances pour éviter une guerre de cent ans : s’y brancher jusqu’à la fin de ses jours.
Cette histoire s’ancre dans la mémoire archaïque même si pour Nathalie Rheims elle a commencé à l’été 2017 pour s’achever un an après. Douze mois d’un combat incessant ponctué de comas, de dialyse, au cours duquel elle était devenue un enfer pour elle-même. Dans ces moments-là, on peut rêver d’être déshéritée, d’y échapper pour de bon, de briser la fatalité génétique. Elle veut croire, à sa manière, sans opportunisme religieux mais sans rien renier de ce qu’elle est. Ce n’est pas un hasard si le récit doit son titre au Livre de l’Apocalypse :
« Je ferai mourir de mort ses enfants, et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je traiterai chacun de vous à la mesure de ses œuvres. » (II, 23)
Ne reste plus qu’une solution pour la sauver : la greffe d’un rein, seul organe qui peut faire l’objet d’un don par une personne vivante. Il faut des conditions, un contexte, un donneur compatible, cela peut prendre du temps, ce serait fatal. Un homme se présente aussitôt, un danseur qui se trouve être à ses côtés depuis des années, Flavien, ami de cœur devenu ange gardien. La greffe est possible, elle prend. Il faut qu’elle tienne, combattre l’hydre d’œdème pulmonaire, supporter la culpabilité d’avoir pris une partie de lui-même à un être cher, vivre avec l’intrus en soi quitte à devenir étranger à soi-même, laisser son corps affronter sa conscience. Pendant les six semaines d’hospitalisation, une nouvelle famille surgit, d’un dévouement et d’une bienveillance qui aident à revivre, celle des soignants et de leurs aides.
Les Reins et les cœurs s’inscrit d’ores et déjà aux côtés de L’Intrus dans lequel le philosophe Jean-Luc Nancy racontait sa greffe du cœur. Même pudeur, même sensibilité, même absence de pathos. Même trace puissante dans la mémoire du lecteur.
(Dessins de Pierre Le-Tan)
Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

903 Réponses pour La guerre d’une seule contre un gène tueur en série

Sarah dit: à

« renato n’est pas une moitié »

Je l’ai déjà dit, c’est un idiot complet! 😉

( Ce blog est d’un inextinguible éclat de rire!)

rose dit: à

(Je ne vous parle pas du reste!)
Donc pas aigri pour un sou comme voudrait le faire croire le narcissique des liens à lui-même.;)

Alors, soyez gentil, cordial, sympathique. C’est pas trop difficile. Nous sommes gens de bonne volonté.

et alii dit: à

Last week, in the hours before dawn, six masked thieves crept into the private quarters of the lavish 17th-century chateau Vaux-le-Vicomte.

There, the robbers tied up 90-year-old Patrice de Vogüé and his 78-year-old wife, Cristina, with neckties, according to local police. The couple were otherwise uninjured—chateau management told artnet News that they are now “doing fine”—but the thieves made off with €2 million ($2.2 million) worth of loot.

Sarah dit: à

je vous trouve fantastiquement offensif,

Une certaine bêtise me hérisse…
Mais souvent je me retiens, la plupart du temps d’ailleurs et intervient peu, mais là, notre semi héritier de collection complète d’images panini parlant à propos de Bacon, je n’ai pu me retenir.
C’est d’ailleurs lui accorder trop d’importance je le concède bien volontiers.

Si vous avez le temps, passez au musée Zadkine aux Arques dimanche en début d’après-midi, j’y tiendrai une présentation conférence à la demande d’un groupe de collectionneurs et amateurs sur la relation de sa sculpture à la colonne grecque ainsi que leur connivence plastique et architecturale avec le paysage du Quercy, là où il travaillait beaucoup, après son atelier parisien.
😉
Le mois prochain, présentation et conférence sur l’art brut et exhibition du monumental ouvrage paru chez Citadelle et Mazenod, avec présentation de quatre artistes historiques de ce mouvement catapulté juste après la seconde guerre avec quelle verve et énergie par Jean Dubuffet à travers le monde.
La venue d’un des préfaciers est en discussion.
(Je ne vous parle pas du reste!)
Donc pas aigri pour un sou comme voudrait le faire croire le narcissique des liens à lui-même.;)

et alii dit: à

Sarah, avez vous été mordu par un animal à dents ^
sarah est un homme?
C’est un prénom féminin ;je ne comprenais plus rien mais je trouve idiot d’enquiquiner renato à la manière de Delaporte; renato n’est pas une moitié

rose dit: à

Plus encore, le fait que 250 longs-métrages sortent chaque année prouve la bonne santé de l’industrie, selon Yvan Attal

Pablo 75 à 9h09

Oui. Comme les pâtes, 1500 sortes et on.mange toujours farfalle ou spaghettis.

Renato
Vous nous avez deja montré l’architecture contemporaine de l’internat pour enfants difficiles.
Pourquoi le prélat a -t- il été si peu attentif ? Le cardinal en violet. Le pape en rouge. Bacon lui met le pape en violet avec des traits jaunes verticaux. Et le cri noir.

renato dit: à

« Georges Chiche »,

Et que le principe de précaution aille se faire voir ailleurs !

rose dit: à

renato (sainte rose, bénissez môa)
Vous avez dit, vous, ne pas avoir ete enthousiasmé par l’expo.
Vous nous diriez pourquoi si vous en aviez l’envie ? Le désir ? La nécessité ?

Bloom dit: à

Fantastique rebondissement de l’autre côté du Channel: la suspension du Parlement est déclarée illégale/inconstitutionnelle par la Cour suprême dans sa fonction de contrôle de constitutionnalité. BJ a donc menti à la Reine en lui soumettant la raison de la suspension. Il a menti sur un point de politique nationale et devrait faire ‘the done thing’, cad démissionner.
Au débotté, je ne me souviens pas que cela soit déjà arrivé dans l’histoire « récente » de la GB, disons depuis la restauration de 1660.
Jusqu’à présent, Lord North était considéré par les Brits, et surtout les Anglais, comme le plus mauvais premier ministre de leur histoire (il avait « perdu » les 13 colonies d’Amérique). BJ est en passe de lui ravir le titre.
On appréciera tout de même le fonctionnement implacable des institutions britanniques, qui donne à notre monarchie élective du bon grain à moudre.
Épisodes suivants: BJ va-t-il démissionner? Rien n’est moinss sûr. Que va décider le Parlement une fois réuni de nouveau: la tenue d’un nouveau référendum? L’annulation du Brexit?

rose dit: à

Georges Chiche.
Pas chiche, pas cap.

Ce serait appelé Georges Foncezydanlelart, s »aurait abouti.

Bérénice dit: à

Sarah, avez vous été mordu par un animal à dents et enragé, je vous trouve fantastiquement offensif, est ce sérieux ou c’est juste pour vous défouler? Passer le temps à faire suer Renato qui s’en moque, vous perdez votre temps et votre motivation du coup, il s’en fout, ouh, ouh!

renato dit: à

de bonne manière > de bonneS manièreS.

renato dit: à

« Ce type est vraiment un idiot au sens grec du terme! »

Possible. Pour ce qui est de « renvoie quasiment tous les liens » ; évidemment, puisque pas tout le monde suit le fil, rappeler la chose dont on parle n’est qu’une question de bonne manière.

Bérénice dit: à

D, à propos de François Surreau, je ne suis pas tout à fait convaincue qu’il soutienne E Macron, il est vraisemblablement autorisé à lui faire part de ses vues, avis, conseils et sans connaitre beaucoup cet homme qu’en ayant lu un article qui lui était consacré et montrait son action auprès des migrants, on pourrait dire qu’il est engagé par ses actions et pas seulement un discours

https://www.google.com/amp/s/www.lesechos.fr/amp/1020408

Sarah dit: à

Le 24 septembre 2019 à 14 h 18 min
Ce type est vraiment un idiot au sens grec du terme!
Il renvoie quasiment tous les liens qu’il pose à lui-même!
C’est zéro plus zéro égale…
Il faut pratiquer ce blog formidable pour voir ça!

renato dit: à

Animal ? évidemment, Homo, ordre des primates.

Sarah dit: à

« Je n’ai jamais prétendu être mieux que Harrison. »

Encore heureux, mini animal minimal, on le sait très bien que tu ne dis rien d’intéressant!
Vraiment,il y a des types incomparables sur ce blog! 😉

et alii dit: à

et si vous croyez, christiane que c’est agréable d’ avoir dans la bouche des doigts, des instruments , des pates qui ont un drôle de gout, si c’est un plaisir pour vous, inscrivez ça dans les jouissances spéciales en prévenant la corporation (vous pouvez faire le tour du salon qu’ils auront en novembre je crois à Paris)

renato dit: à

Je n’ai jamais prétendu être mieux que Harrison. Aigri, le pauvre Sarah, aigri, et ça se comprend.

et alii dit: à

le point:
Mediator. C’était en 1999. Il en avait alors immédiatement alerté le centre régional de pharmacovigilance de Marseille. Son dossier avait été transmis à Paris, avant d’être classé sans suite. Vingt ans plus tard, le cardiologue Georges Chiche, 67 ans aujourd’hui, ne décolère pas de ne pas avoir été entendu. « Combien de vies auraient pu être sauvées si l’on avait tenu compte de mon alerte ? Je ne le saurai jamais », rumine-t-il.

Sarah dit: à

 » À propos de Bacon, pour un approfondissement, éventuellement. »
 » lorsque je trouverai le temps je le ferai. » renateau

Abstiens-toi, Martin Harrison chez Actes Sud 2006, explique le processus créateur chez Bacon bien mieux que ta confuse expression et avec des centaines de convaincantes images qui concernent très précisément son propos! 😉

Le demi-collectionneur des œuvres à papa, le demi-ramasseur de chiens écrasés, le semi copieur de photographies, le vrai dilettante!
(© delaporte)

et alii dit: à

vous posez christiane de drôles de questions: »pourquoi a-t-on peur des dentistes »?
les dentistes eux-mêmes disent que le plus stressant de leur métier, c’est de travailler avec la douleur;
mais peut-être ne l’avez-vous jamais ressentie?
il arrive qu’elle se déclare d’une grande violence dans tout le visage après les soins ;on ne sait jamais les suites, malgré toute l’expérience d’un praticien;
il y a des douleurs où on se mord la langue aussi , bref, ce n’est pas « simple »

et alii dit: à

christiane dit: 24 septembre 2019 à 13 h 05 min
j’ai surtout pensé à ce » qu’il disait de ses dents à lui dans la vidéo ,avec un geste ; et pour qui il peignait;
par ailleurs je connais un peu le métier de dentiste,de stomato;
-étudiants,ils allaient dans les cimetières chercher des dents,etc.

renato dit: à

« … sans même avoir lu la chambre noire de Martin Harrison? »

Tiens ! L’aigri revient à la charge. Mais qui lui a dit que je n’ai pas lu In Camera ?

Pourtant le post du 23 septembre 2019 à 14 h 16 min
À propos de Bacon, pour un approfondissement, éventuellement :
— John Deakin, The Salvage of a Photographer, Victoria and Albert Museum, 1984, catalogue (JD était un ami de beuverie de FB) ;
— Martin Harrison, Incunabula (MH est aussi l’auteur de The Francis Bacon Catalogue Raisonné).
Et l’intitulé est on ne peut plus esplicite :
À propos de Bacon, pour un approfondissement, éventuellement

Cela dit, le 22 septembre 2019 à 22 h 14 min
« christiane et rose, méthode de travail — voir la photo qui accompagne Bacon à l’atelier — : il (FB) choisit une photographie qu’il défigure et soumet à un rituel symbolique de consommation anthropophage ; avec une violence qui préfigure, dans la feuille écorchée et froissée, le développement du tracé pictural qui s’agglutine et créé une masse qui échappe à la forme ou se brise par des coupures ou des lacérations. Le sens est très clair : perte du sens, effondrement du surnaturel, panique et horreur de l’existence ; mais, en même temps, nostalgie et haine envers un âge où l’homme était au centre du cercle vitruve. »

Rappel :

https://blogfigures.blogspot.com/2010/11/francis-bacon-studio_2.html

Et le 22 septembre 2019 à 22 h 33 min
« Puis il y a une deuxième phase, plus technique — photodynamisme, etc. —, mais il faudrait lui dédier beaucoup de temps ; ce qui, malheureusement, me manque. »

Il faudrait commencer par le photodynamisme où FB récupère la thecnique futuriste et passer par toutes ses sources — Toulouse-Lautrec, Lurçat, Léger — et parler des particularités thecnique que FB a récupéré de ces artistes. C’est un travail et puisque je ne vis pas en fonction du blog, lorsque je trouverai le temps je le ferai.

Bon, je comprends que l’aigri cherche noise, le pauvre.

rose dit: à

Oui.
Et comme nous ne sommes pas sages, ni soumis, paf dans le pif, va te faire voir Germaine.
Qq bribes encore sur Bacon, après c’est bon

Chaloux dit: à

Quel criminel ridicule.

christiane dit: à

@et alii dit: 24 septembre 2019 à 11 h 17 min
Je n’avais jamais pensé à cela.
Quant aux dentistes, pourquoi en a-t-on peur ?
Dans les toiles de Bacon que de visages crispés par un cri. Violence expressive de ces cris.
Il a été frappé par une toile de Poussin (musée de Chantilly) : « Le massacre des innocents ». Personnage de la mère. Cri de la mère.
La bouche revient souvent dans les représentations de Bacon. Avec des dents la parole est possible, articulée. Édentée, c’est le bredouillement.
Les dents c’est aussi la morsure (« Le silence des agneaux » – Dracula – les rangées de dents du chat de Cheshire…)
Deleuze écrit :
« Plus encore le sourire goguenard, presque intenable, insupportable, du Pape de 1954 : on sent qu’il doit survivre à l’effacement du corps.[…] Comment nommer pareille chose? Bacon suggère que ce sourire est hystérique. Abominable sourire, abjection du sourire. » (cité par David Sylvester, « Entretiens avec Francis Bacon »).
Ses toiles sont une succession d’apparitions et de disparitions. Ses portraits sont des miroirs brisés où les visages se dérobent.
Je pense au chat de Schrödinger, cher à Sergio, à la fois mort et vivant…

Chaloux dit: à

RT @AcadGoncourt: La Grèce a désormais, elle aussi, son Choix Goncourt !

A la Grèce on a presque tout volé, mais elle a son « choix Goncourt ».

Tu parles si elle s’en fout.

Quelle époque, mon dieu. Quel ridicule surtout.

Sarah dit: à

Ce n’est pas tant le fait de n’avoir pas lu ce livre, ni même de le citer mais plutôt de n’être pas capable ( ou alors de refuser avec un certain mépris et une certaine suffisance prétentieuse ) d’expliciter le phénomène créatif chez Bacon de façon claire et précise qui pose problème.

Sarah dit: à

renato dit: 23 septembre 2019 à 10 h 04 min

Pourquoi ce « pourtant », christiane ?

Pourtant hier à 22 h 33 min : « Puis il y a une deuxième phase, plus technique — photodynamisme, etc. —, mais il faudrait lui dédier beaucoup de temps ; ce qui, malheureusement, me manque. »

Ben tiens mon colon,on consacre 40 années de sa vie après avoir touché par hasard à neuf ans la toile du pape en peinture à défaut du pourpre cardinalice milanais sans même avoir lu la chambre noire de Martin Harrison?
Ce blog est vraiment plein de surprises formidables!
Ce n’est pas tant le fait de n’avoir pas lu ce livre, ni même de le citer mais plutôt de n’être pas capable ( ou alors de refuser avec un certain mépris et une certaine suffisance prétentieuse ) d’expliciter le phénomène créatif chez Bacon de façon claire et précise.
D’autres ici ( la majorité) n’explicitent pas forcément leurs propos mais donnent des liens et même si parfois cela part dans tous les sens on peut aller y voir ou pas!
Mais là, avec notre demi-collectionneur, demi fils à papa, notre demi-critique, notre semi-artiste minimal minimaliste, (merci Delaporte! 😉 ) on a droit éventuellement à une image ( la plupart du temps à côté du sujet) mais si seulement on est sage!

Mais qu’est-ce que l’on vit des moments intellectuels formidables sur ce blog!

Janssen J-J dit: à

Je file, je suis en retard.
Je reste, je suis en avance (grève sur le RER).

Marie Sasseur dit: à

Excellente cette approche odontologique proposée par Et. Al.
Ph Lançon lui, pour d’autres raisons, fait un parallèle avec Alien, le film. Et le pape fantasmé de Bacon a carrément la tronche et les dents d’un alien, manque la bave. Mais ici, c’est remédié…lol

Janssen J-J dit: à

le Bruckner prétentieux ne vaut rien, le Finkie agaçant de sa 1ère persone vaut quelque chose. Lire le 2e plutôt que de voir leur cinoche chez un busnel de plus en plus à l’aise, lui, donc insupportab’, oui… Ses itw chez les novelists américains et autres anglo saxons sont pas inintéressantes, valent le détour quand il y en a.

Marie Sasseur dit: à

Dubruel, je suis sur le bouquin de Binet, que j’avais lâché pour cette virée fumeuse au japon avec C. Atlan.
Étonnamment divertissante, cette Civilization.
Busnel va recevoir bientôt Finkie et Bruckner. Deux bonnes raisons de pas rester devant l’écran.
Je file, je suis en retard.

Janssen J-J dit: à

des mises en Abymes dans les listes Busnel ? J’avions point remarqué…

Janssen J-J dit: à

DHH, ai remarqué qu’on confondait de plus en plus souvent opportun et opportuniste sur les blogs (genre : ‘discours opportun’ pour dire ‘locuteur opportuniste’). Quid ?

Dubruel dit: à

Marie sasseur 21H30, merci du tuyau ‘Patrick’. Veille à garder mon slip chez le kiné, surtout s’il s’agit d’une femme. Vous me confortez dans la tendance.
Je vois que nous partageons la tentative de lire ‘la’ liste pour tester avant l’attribution ce qu’elle a dans le ventre. Beaucoup d’aérophagie. J’imagine mal Assouline tomber dans les panneaux. Il doit passer de sales 1/4d’H, si entouré de trop de nuls dans le ‘collège’. Ils devraient s’apercevoir à propos que les gens en ont marre des nullités com,que ce soit en collège ou lycée… Amélie Nothomb, lu jusqu’à la fin. J’aurais dû faire comme vous, au lieu d’accorder encore du crédit à Pivot. ses émissions ont été bien. J’attribue ma faiblesse à la mise en abyme avec busnel .A côté de lui tout est supportable. Dites vos pistes, please.

Janssen J-J dit: à

@ 11.35 « Il n’est pas possible, il n’est pas possible… » Tout est possible en ce bas monde, quand on dissocie les fonctions et les affects, voyhons donc. Pas ex. vous vous félicitez comme moi du retour de 22.04, car les arcana de sa pensée sont limpides et sympathiques comme du Miror. Elles démontrent qu’il suit tjs bien le commentarium des erderiens, et entend bien revenir y jouer sa partoche => Velasquez-<F.Bacon-<Reader'digeste-<InnocentIII-<Sun magazine-<Boris Jonhson-BokoArhamAlahAkbar-<MylèneFramer. Qui diable y résisterait ?
Bienvenue aul'boug !

Marie Sasseur dit: à

On peut aussi le lire partiellement, pour un maximum de bénéfices.
Dieu sur ça fait du bien.

« Avant de mettre un point final à sa plaidoirie, afin que tout le monde comprenne ce que lui inspire cette nouvelle génération de politiques qui peuplent les bancs de l’Assemblée nationale depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, il tance : « S’il y a un monde nouveau, il faudrait s’inquiéter que ses habitants, en politique du moins, ressemblent au Rex Mottram du Retour à Brideshead », « minuscule fragment d’humain qui se faisait passer pour un homme complet ».  »

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/francois-sureau-sa-charge-contre-le-nouveau-monde-liberticide_2099091.html

D. dit: à

J’ai partiellement écouté F.Sureau dont le discours m’a semblé à la fois très opportun et paradoxalement incompatible avec sa proximité de Macron.
Par exemple il n’est pas possible de craindre la disparition de la politique (au sens notamment de la diversité, de la liberté de militer, de l’implication du citoyen) et soutenir ceux qui l’orchestrent au quotidien.

Janssen J-J dit: à

… ce matin sur France inter, une remarquable itw de François Sureau, proche de Macron (mais que ce dernier n’écoute pas vraiment). Explique pourquoi la haine est l’expression d’une liberté fondamentale à préserver dans une vraie démocratie car la « liberté n’existe pas sans les inconvénients de la liberté ». Je crois que la rdl navigue avec cette juste et difficile conviction …
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-24-septembre-2019

et alii dit: à

les dents sont « un organe » intéressant parce que c’est « ce qui reste » -voir en paléontologie pour l’identification d’un squelette »
les « sujets » de Bacon sont très « dentus » dans leur cri, comme prêts à mordre (crucifixion) c’est fascinant , ces cris qui transpercent de leur morsure;

Chaloux dit: à

Si Assouline était un bon biographe, ça se saurait. Pas assez d’esprit ni d’indépendance. Trop dépendant, donc. Pourquoi ne pas faire plutôt allusion à Tadié. La Boldoclopine ne l’a pas lu?… Ah bon… Pourtant… ce livre sur Proust…

Hurkhurkhurk!

Clopine dit: à

Bah, il y a de ça chez les biographes : des employés des pompes funèbres, très certainement, mais oui.

Et on en a tous bien besoin…

et alii dit: à

les dests :pour Bacon,une question autobiographique, d’après l’entretien

et alii dit: à

achetât

et alii dit: à

frappant que F.B.achtât des livres de médecine avec des planches (voir les maladies de la bouche pour les dents)

renato dit: à

Pourquoi donc « retourner les pierres tombales » : Edgar Lee Masters, Spoon River Anthology.

renato dit: à

Bacon fut persécuté par l’asthme, ce n’est donc pas par caprice si dans son travail la question de la douleur sert de « fil d’Ariane » — pour les italophones voir : FB ou du malaise du corps :

http://www.leparoleelecose.it/?p=7475

Marie Sasseur dit: à

aucun perlât.
Peu importe, renato. Je vais aller à Paris dans peu de temps, et voir une expo d’un artiste plus raccord avec mes intimes convictions.

Chaloux dit: à

Retourner les pierres tombales. La pauvre Clopine est complètement barrée. Elle prend Assouline pour un employé des pompes funèbres.
J’espère que la prestation du « comédien » sera filmée…

Hurkhurkhurk!

Clopine dit: à

Je suis plongée en ce moment dans un exercice difficile, et nouveau pour moi.

Et il existe une réelle coïncidence entre ce que je suis censée faire et… Le travail de notre hôte…

En résumé, je dois écrire un texte sur un personnage ayant réellement existé, mort depuis une dizaine d’années. Texte qui a pour destin d’être lu par un comédien.

J’ai commencé à me poser des tas de questions : de « comment faire le portrait de quelqu’un que l’on n’a jamais connu, rencontré, et donc les seuls éléments concrets vous sont fournis par autrui ? », pour en arriver tout bonnement à « comment fait-on parler un mort ? »

J’en étais là de mes réflexions et doutes, je devais me secouer sans arrêt pour éviter de repenser à l' »homme qui plantait les arbres » (ce n’est pas parce que les japonais croient qu’Elzéard Bouffier a réellement existé qu’il faut oublier que ce n’est qu’une construction, de toutes pièces, de Giono), et en plus, Philippe Noiret est mort, bref, j’étais dans la panade, quand j’ai pensé à notre hôte.

Parce que, de toutes ses activités, je crois bien que c’est dans la biographie qu’il excelle.

Pierre Assouline s’y entend, à faire parler les morts…

C’est une pensée consolante. Mon ingrat travail, pour différent dans le but poursuivi, devra s’en inspirer. Ne pas trahir une mémoire, mais cependant retourner les pierres tombales, pour voir ce qu’il y a dessous…

christiane dit: à

àet alii dit: 24 septembre 2019 à 9 h 56 min
C’est vrai qu’il parait tel dans le film et vis à vis de David Sylvester et vis à vis de son ami venu les rejoindre. Un être qui pouvait être doux, attentif, paisible et réfléchi.

Chaloux dit: à

Alors, boumou, encore un p’tit vers?

Hurkhurkhurk!

christiane dit: à

Bérénice,
Dans l’expo actuelle de F.Bacon, le conservateur a glissé intentionnellement douze toiles qui ne sont pas de lui.
Dans votre mémoire (1998) vous évoquez un tableau et dites ne pas savoir qui l’a peint. Peut-être Bacon… peut-être pas.
Je ne connais aucune toile ou dessin de Bacon représentant « un chien esseulé dans le soleil ». Vote description me fait penser à ce chien de Goya. Essayez de le trouver sur internet.
Peut-être ce tableau a-t-il été prêté pour l’expo Bacon de 1998 ?
Mais ce n’est pas certain. Une suggestion tout juste…
Avez-vous regardé l’entretien filmé mis en ligne par Et Alii et remis par Rose, ce matin ? David Sylvester son ami sait le mettre en confiance, l’écoute, intervient à peine et d’une façon remarquable à la fin de la deuxième partie pour lui dire que le « chaos » de son atelier ne l’étonne pas car pour lui, l’artiste sort de ce chaos une œuvre construite.
Sylvester a réalisé une série d’entretiens entre 1962 et 1974 pour le compte de la BBC. Certains sont rassemblés dans un livre traduit en français par Michel Leiris que j’ai feuilleté à la librairie.
J’aime beaucoup la façon dont vous décryptez la remarque de Renato à propos de Bacon. « Humaniser » introduit effectivement ce qu’il a mis dans ce visage, cette posture, ces couleurs. Il cherche l’autre et c’est la peinture qu’il trouve. Vélasquez n’aurait pu, trois siècles avant, exprimer cette liberté de touche, cette souplesse. Le geste de Bacon dépasse les frontières du visage de ce pape Innocent X et cherche à capter une douleur, une détresse. L’épaisseur du temps, la personnalité de Bacon, son histoire, font de ce face à face avec le portrait peint par Vélasquez un endroit de fragilité sur ses toiles. L’œuvre magistrale de Vélasquez est un travail de portraitiste, celle de Bacon une lutte, une confrontation d’où naîtra une série : des papes de douleur, impuissants… des autoportraits de solitude ? Il a certainement cherché en lui quelque chose de plus profond. La série s’engage sur le portrait et va au-delà dans… l’humain. Dans un silence percé d’un cri. La mort est en train de passer.
Et puis il y a cette dune que l’on voit dans le film. Un de ses derniers tableaux avec l’étude de taureau. Tout est dit.

renato dit: à

« Alors votre mensonge, par omission et vagues allusions, c’est juste pathétique. »

Bof, dit par cette petite dame c’est juste un compliment.

Et pour mettre les choses dans leur ordre : aucun perlât m’a fait souffrir car je n’étais pas l’agressé, mais le dénonciateur — suite au suicide d’un garçon abusé — ; le cardinal s’est excusé, car il croyait que mon exclusion de l’internat religieux et mon séjour dans un institut pour « garçons difficiles » m’avait blessés, ce qui ne fut pas les cas, car ce séjour fut pour moi l’occasion de découvrir la vie dans un édifice contemporain :

https://blogfigures.blogspot.com/2012/06/vittoriano-vigano-istituto-marchiondi_30.html

D. dit: à

Au delà de l’aspect horrible de la mise à mort d’un homme que l’on ne combat pas -ou plus, j’ai toujours, trouvé invraisemblable qu’une nation aussi évoluée scientifiquement et technologiquement cafouille lamentablement avec des seringues et des ampoules.
…quand n’importe quel médecin sait qu’une injection d’une petite dose de potassium provoque instantanément et definitivement l’arrêt du coeur, y compris chez un éléphant.

Chaloux dit: à

Pour moi si, D., cette révélation soudaine qu’il vit, alors que je le croyais déjà aux trois quarts bouffé par les vers, quelle tristesse. Mais il ne faut jamais perdre espoir. Tant qu’il y a de la vie, il y a une chance pour qu’elle s’éteigne!

Hurkhurkhurk!

et alii dit: à

le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 2012. L’économiste américain, professeur à Stanford, a au contraire bâti sa réputation sur son recours à la théorie économique pour tenter de résoudre des problèmes très concrets.

Alvin Roth a ainsi beaucoup travaillé sur les transactions effectuées au sein des marchés dits « répugnants ». On parle de transactions répugnantes lorsque « certaines personnes aimeraient les réaliser alors que d’autres, qui ne sont pas directement concernées par ces transactions, pensent qu’elles ne devraient pas y être autorisées ». Les exemples sont nombreux : viande de cheval, drogues, etc.

Cet éminent spécialiste de l’économie expérimentale a, entre autres, étudié le facteur de répugnance qui freine la rencontre entre l’offre et la demande en matière de transplantations d’organes, dont la vente est jugée répugnante partout (ou presque) dans le monde. Pour contourner ce facteur, Alvin Roth a mis au point un modèle qui permet un meilleur appariement entre donneurs et receveurs de reins. Au bilan, ses travaux ont permis d’augmenter le nombre de transplantations de reins et donc de sauver des vies.
https://theconversation.com/quand-la-science-economique-sauve-des-vies-conversation-avec-alvin-roth-prix-nobel-deconomie-2012-123461?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2024%20septembre%202019%20-%201416513374&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2024%20septembre%202019%20-%201416513374+CID_f267aed57a0301334b3a7a06af173fa7&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Quand%20la%20science%20conomique%20sauve%20des%20vies%20conversation%20avec%20Alvin%20Roth%20prix%20Nobel%20dconomie%202012

D. dit: à

Chaloux dit: 24 septembre 2019 à 9 h 50 min

D. dit: 23 septembre 2019 à 23 h 20 min
Je te croyais mort, Bouguereau, c’est marrant !

Quelle déconvenue, hein!

Franchement non, Chaloux.

et alii dit: à

christiane dit: 24 septembre 2019 à 9 h 32 minà un vernissage de Serge,j’ai bavardé avec un peintre qui avait bavardé avec Bacon et a confirmé qu’il était charmant dans sa vie sociale;il n’ya pas eu de castagne:juste une surdose d’alcool

Bérénice dit: à

Parcours sinueux, comment est on du billet passé par C Dantzig pour séjourner chez F Bacon, c’est étonnant.

Chaloux dit: à

D. dit: 23 septembre 2019 à 23 h 20 min
Je te croyais mort, Bouguereau, c’est marrant !

Quelle déconvenue, hein!

Bérénice dit: à

Marie, 9h35, excusez moi mais j’éprouve des difficultés à suivre votre raisonnement à moins de se contenter de l’intention toujours louable? N’hésitez pas à étaler votre connaissance du domaine. C’est toujours d’un rapport enrichissant.

Marie Sasseur dit: à

Son calme est sidérant. Manquerait plus qu’il soit agressif…

Bérénice dit: à

27, si c’est pour moi, j’en suis à 4 ou 5 / jour, blondes light. Problème de santé. Je ne supporte pas les atmosphères de bar tabac pmu pas plus que les odeurs qui ne sont des parfums agréables.

christiane dit: à

@et alii dit: 23 septembre 2019 à 17 h 45 min

« Bacon la vérité au delà du réel »
Je viens de regarder les deux parties de cette vidéo. Bacon y parle en peintre et en amateur des grands peintres. Son calme est sidérant. La profondeur de sa pensée aussi.
Je ne regarde les vidéos que sur le grand écran de mon ordinateur fixe (d’où mon retard pour vous remercier). J’ai besoin de la dimension de l’écran, du son de qualité de l’ordinateur pour mieux observer, écouter.
Au passage, j’ai remarqué un détail que ne révélait pas la photo que j’avais. Dans sa cuisine, les lignes ne sont pas des fils où il suspend ses reproductions en photo mais les séparations de plaques métalliques assurant le revêtement du mur et les documents tiennent avec des aimants.
Il explique bien aussi comment il utilise la poussière de l’atelier mêlée à des pastels pour obtenir ces effets poudrés.
C’est lui qui mène l’entretien, le centrant sur sa quête visuelle, sa façon de peindre de traduire ses émotions. Les nombreux documents qu’il nous offre montre son rapport aux œuvres des autres artistes ou à des photos.
Émouvante la présence de son ami et ce qu’il dit.
Je n’avais jamais entendu Bacon s’exprimer sur son métier. C’est passionnant. Merci.

Bérénice dit: à

Sasseur, pour sûr, vous devez être du genre détendue, détendre,/distendre , la tentation serait trop facile …Nous voici rendus au pays des bisenounours, les tendres.

Marie Sasseur dit: à

C’est ça, vieille dingue, rêvez donc. Avec vos trois paquets de gauloises par jour, pour enfumer.

Marie Sasseur dit: à

Cette expo Bacon et ses livres , Ph Lançon en a extrait le principal, Bataille pour les nuls. J’y ai ajouté les aventures du Dr Lecter, lol, pour décrisper les tordus.

Bérénice dit: à

Mensonge par omission, on croit rêver. Ce n’est plus médecins sans frontières mais prévarication unlimited.

Bérénice dit: à

L’injection létale n’est pas type top, je me souviens d’un état américain il y a quelques étés qui ne disposait plus que de produit périmé et par conséquent prolongeait l’agonie du condamné. En France, la condition des condamnés compte tenu de l’état des prisons n’est pas non plus un modèle pouvant s’ouvrir sur une transformation positive de l’individu sanctionné .

Bérénice dit: à

Qui relève plus de pulsions sexuelles masochistes.

Humaniser dans le sens désacraliser, soumettre à la condition du simple pécheur et peut être si ma vision des tableaux, ce dont je doute, pouvait être juste ou justifiée, le confronter à l’humanité de la justice temporelle? Si Renato est maso la justice est sadique et sans qu’on puisse y lire les pulsions malsaines ou déviances des magistrats quand il y en a , évitons d’inventorier la charia.

Pablo75 dit: à

L’Innocent X fut pour FB une véritable obsession, il pensait qu’il est l’un des plus beaux portraits jamais réalisés […] Curieusement lors de ses séjours romains il ne visitera pas à la Galerie Doria-Pamphilj — il n’a donc jamais vu la toile de Velasquez —.
renato dit: 23 septembre 2019 à 19 h 47 min

J’ai du mal à croire ça. Surtout si c’est lui qui l’a dit. Il faut être vraiment très naïf pour le croire.

Pablo75 dit: à

« Tout ce qui nourrissait l’enfance des peuples est insuffisant et affadi. Théologies, philosophies, arts et littératures sont convaincus d’impuissance et d’insipidité. La vieille silique de l’espérance croupit dans les rince-pieds rationaliste et le délectable fruit nourricier refuse absolument d’apparaître.

Les dépendeurs d’andouilles du progrès indéfini et les rouflaquiers de la politique ne semblent pas faits pour prodiguer la consolation et leurs ressemelés boniments ne peuvent avoir sur l’homme rare non atteint de jobardisme, qu’une action purement détersive. Aucune illusion n’est plus tenable, il faut goinfrer comme des bestiaux ou contempler la face de Dieu.
[…]
Jamais, en effet, les théories humaines n’avaient sonné aussi creux; jamais les formules d’art n’avaient été plus exaspérées et plus vaines; jamais le sentiment religieux n’avait subi un si prodigieux déchet; jamais le riche n’avait été plus egoïste, plus naïvement cruel, et le pauvre plus férocement impatient; jamais, enfin, il ne s’était préparé par la guerre ou par le sordide trafic de toutes les facultés de l’être pensant, une terre moins tenable et une humanité plus démoniaque. »

Cherchant sur le Net la date de ce texte de Léon Bloy sur Huysmans, je tombe sur cette interview de Juan Asensio, où il parle de la très grande influence que Bloy a eu sur lui (en plus de Hello et Bernanos).

https://philitt.fr/2019/05/14/juan-asensio-si-jai-reussi-a-transmettre-une-parcelle-de-beaute-et-dinquietude-recue-des-grands-ecrivains-je-peux-mourir-demain/

Un extrait:

« …la petite littérature à la française, le sous-pongisme d’Éric Chevillard pour mémère hypokhâgneuse et son chihuahua professoral, le fourre-tout a-verbal d’un Mathias Énard, probable futur prix Nobel de littérature, à moins qu’il ne se fasse damner le pion par l’ignoble créature de Philippe Sollers qu’est Yannick Haenel, qui mérite le nom d’écrivain comme moi celui de maître en élevage de grenouilles ! »

Marie Sasseur dit: à

Entarté par une grande folle.

Marie Sasseur dit: à

Dites renato,cette « humanisation » que vous prêtez à Bacon, pour ce qu’il a fait de son obsession du tableau de Velazquez, du pape Innocent X, en en ayant acquis de nombreuses reproductions, livres, etc., ne serait-ce pas votre toc à vous qui ressurgit. Vous avez un problème avec les prelats, et ce problème est d’ordre sexuel. Comme on s’en souvient avec le cardinal qui vous a tant fait souffrir. Delaporte saurait citer son nom de mémoire. Malheureusement il s’est fait encarté par une grande folle.
Alors votre mensonge, par omission et vagues allusions, c’est juste pathétique.

christiane dit: à

@rose dit: 23 septembre 2019 à 22 h 16 min
Merci, Rose d’avoir remis le lien de cette vidéo en 2 temps tout à fait remarquable (mise par Et Alii, hier). Je ne pouvais la regarder. F.Bacon est très posé, très clair dans ses explications.

renato dit: à

Toujours à 19 h 47 min :

« L’Innocent X fut pour FB une véritable obsession, il pensait qu’il est l’un des plus beaux portraits jamais réalisés : à ce titre il représentait, à double raison, une autorité qu’il veut profaner et humaniser. »

Marie Sasseur dit: à

Il y a plusieurs manières de présenter les cose, renato. En signalant simplement que Bacon n’avait jamais vu l’original du tableau de Velazquez, vous ne précisez pas, qu’il en était littéralement obsédé, autant acquis de très nombreuses reproductions… Obsèdé par un tableau, dont il a fait tout autre chose. Et certainement pas « humaniser « .
Qui relève plus de pulsions sexuelles masochistes.
Et en occultant une partie de la réalité, vous êtes finalement un menteur, renato.

renato dit: à

« He acquired endless reproductions of the Velázquez painting from books, but famously did not see the original when he visited Rome in late 1954. »

à 19 h 47 min : « Curieusement lors de ses séjours romains il ne visitera pas à la Galerie Doria-Pamphilj — il n’a donc jamais vu la toile de Velasquez —. »

« Dire « humaniser « , c’est accorder le même privilège à des nazis. »

Si vous le dites ! Toutefois :

http://www.leparoleelecose.it/?p=7475

Marie Sasseur dit: à

@ »L’Innocent X fut pour FB une véritable obsession, il pensait qu’il est l’un des plus beaux portraits jamais réalisés : à ce titre il représentait, à double raison, une autorité qu’il veut profaner et humaniser »

Bacon a été obsédé par le tableau de Velazquez.

« He acquired endless reproductions of the Velázquez painting from books, but famously did not see the original when he visited Rome in late 1954. »

Dire « humaniser « , c’est accorder le même privilège à des nazis.

rose dit: à

Françoise Dolto ds tome 2 de L’Évangile au risque de la psychanalyse explique que l’on peut partager la joie, mais pas la peur.
Pourtant, parfois, des gens d’exception accueillent, écoutent, répondent. La peur et pas seulement la joie.
Hier, me suis vue, dans ma laideur, refuser de démêler les fils et de rouler dans l’herbe avec un homme.
Puis, ai été envahie de dégoût pour le dit.
Les choses vont vite.
Le détachement est plus rapide que l’attachement.
Ensuite, viendra l’indifférence. Fin d’un cycle.
Pour tard, pas sûr, ĺa ré-estime.

Bonne journée.

rose dit: à

r Niel avait d’ailleurs proposé que les parts de Prisa soient données au Pôle d’indépendance. Mais Matthieu Pigasse a expliqué au Journal du dimanche du 22 septembre s’être endetté pour les reprendre, ce qui l’empêche d’en faire un don.

In le monde.fr

Sortez vos mouchoirs.
Endetté.

rose dit: à

Mais ce n’est même pas sûr.
Peut-etre n’est il pas ce qu’il peint.
Et peut peut-être que les écrivains ne sont oas ce qu’ils écrivent.
Qu’ils aient leur chance quand même.

rose dit: à

D’autres ont détesté l’école, les pauvres.

rose dit: à

Il n’a jamais aimé l’école (d’autres ont détesté les pauvres). Il se dit autodidacte.
Il parle encore de Shakespeare et d’Eschyle.
Il a eu sa période entretenu avant d’entretenir à son tour, i-e l’hôtel dans lequel il résidait à Berlin.
Les voies de l’autonomie n’appartiennent pas à chacun de la même façon.

rose dit: à

Il y a une partie 2 à l’interview durant laquelle il parle de l’atelier grandiose dans lequel il ne s’est pas installé.
Du surréalisme, il explique qu’on a pu en être influencé mais sans en faire partie. Que l’ on n’a pas ou passer à côté, indifférent.
Pas d’accord du tout avec ce qu’il explique sur l’apparence et ce qu’on est.
Non. Nous ne sommes pas ce à quoi nous ressemblons et encore moins aujourd’hui qu’hier.
L’on peut être très beau et barbare.
Très laid, obèse ou autre et adorable.
Lui le premier ne ressemble pas à ce qu’il peint. Je crois que ce qu’il peint (et idem pour celui qui se targue d’écrire, par exemple, je crois qu’Amélie Nothomb se prend pour le christ et là, elle déraille à bloc) est celui qu’il est.
Ce su’il dit apparence/réalité est sans doute valable du néolithique jusqu’au XIXème.
Ensuite, c’est bien plus compliqué.
Faudrait voir l’histoire du costume avec Lavande.
Un lendiant serait pauvre et un riche riche ?
Bien sûr que non.

rose dit: à

Son père, après avoir été dans l’armée devient entraîneur de chevaux de courses. Ils déménagent à Londres. Sa mère lui donne 3 livres par mous. À l’époque dit-il, on peut vivre avec 3 livres par mois.
Il évolue-ai-je cru comprendre entre Londres où ses parents se sont installés et Dublin où ol est né.
À 16 ans, il décanille, il fout le camp à Berlin.
Il y reste -il dit – peu. Un an, deux ans ?
Il est stupefait – ce sont les années 25/27- par la vie nocturne (et il dit aussi dégénérée).
Il part à Paris, voit une expo de Picasso, se dit moi aussi je veux peindre..
Nota: ds le film où il est interviewé, il dit  » saloperie ». Donc, il peut dire » merde » aussi.

et alii dit: à

@christiane
chère madame, j’ai attiré votre attention sur différents articles très précis,dont un article du monde avec des références, pour vous convaincre qu’à vos questions vous pouvez trouver des interlocuteurs qualifiés et compétents avec lesquels vous pourrez débattre sans les snobber comme de vils domestiques, à quoi vous réduisez les autres pour vous mettre en valeur, vous et l’ouverture d’esprit à laquelle vous prétendez;
je vous remercie de vous convaincre que je ne recherche ni votre « amitié » ni vos conseils, ni votre écoute, que vous pourrez prodiguer à votre aise à ceux avec lesquels vous vous plaisez à communiquer et partager,et dont vous répandez les noms; merci de ne pas me communiquer personnellement votre avis, ou vos histoires ; j’ai l’honneur de ne pas vous connaitre et de ne pas désirer vous connaitre

christiane dit: à

@bouguereau dit: 23 septembre 2019 à 22 h 04 min « qu’linnocent kiffait pas du tout son portrait..’trop humain!’ 10 fois répété. »

Il semble qu’il ait dit « troppo vero » (« trop vrai ») et que le portrait effectivement ne lui plaisait pas tout en reconnaissant le talent de Vélasquez puisqu’il le gratifia dune médaille d’or à son effigie. Vélasquez contrairement à Raphaël et à Titien pour les papes Jules II, Léon X et Paul III, ne flatte pas son sujet. Il lui fait le regard froid et autoritaire. Il ne cherche pas à le rendre sympathique. Il cherche la vérité de cet homme de pouvoir et fait un portrait audacieux qui rejoindra la galerie des portraits grandioses de papes créés depuis la Renaissance.
De quoi s’interroger sur ce qu’est un portrait…
Pour F.Bacon, la religion est une chose mauvaise et cela est compréhensible. Son père n’était pas tendre avec lui et lorsqu’il comprit que son fils adolescent était homosexuel, il le rejeta. A 16 ans, il quitte son foyer (1925) et s’installe à Londres où il vit de petits boulots. Sa mère en secret lui verse une pension.
Ne pas oublier qu’à cette époque l’homosexualité était interdite par la loi et par l’église (surtout en Irlande où elle était très présente et très stricte) et qu’elle était passible de prison. Peut-être est-ce pour cela qu’il représente ce pape (symbole d’autorité avec tant de laideur. Je pense qu’il voulait choquer ses contemporains. Il désacralise la religion et au fil de ses nombreuses études du pape le transforme en personnage angoissé (cri – bouche béante), voire en spectre même en vampire. Le majestueux siège papal devient sous le pinceau de Bacon une chaise électrique et le pape un condamné à mort, les mains crispées sur les accoudoirs ! Et un fond noir a remplace le grand rideau rouge en velours.

Bérénice dit: à

Un classique.

D. dit: à

Je viens aussi de voir le film, Bérénice.

Bérénice dit: à

La scène du procès dans L’argent des autres a-t-elle ete tournée dans l’ancienne gare d’Orsay? Un parisien le sait-il ? Si non où ?

D. dit: à

Je te regrettais, Bouguereau, attention.
Il y a 4 personnes dont l’absence m’est difficilement supportable : toi, JC, TKT et WGG.

Bérénice dit: à

D, bouguereau a ingurgité un flacon de mirror quand il était petit , voilà pourquoi il continue de briller comme une étoile.

renato dit: à

Une œuvre attribuée à Cimabue trouvée à Compiègne.

Bérénice dit: à

22h13 quelle belle place laissez vous à la jeunesse ! De toutes façons, quoi qu’elle fasse maintenant elle sera critiquée ou récupérée. On lui ménage un temps de parole aujourd’hui, au sommet, j’ai bien peur qu’elle ne fasse que de la figuration comme d’ailleurs tous ces chefs sont conviés à présenter une ambition écologique qu’on n’espère pas seulement jouée mais atteignable avec le concours de l’industrie ,de la finance , du commerce.

D. dit: à

Je te croyais mort, Bouguereau, c’est marrant !

Bérénice dit: à

Les états du groupe Visegràd , européens mais dissidents pour ainsi dire consomment et exploitent plus le charbon que d’autres états europeens .Que faire de cette industrie , du problème humain , des milliers de gens qui en vivent . Quant à nous , français, nous avons des problèmes nucléaires au present et à prévoir.

Bérénice dit: à

Ils ont oublié la Pologne qui par arrangement européen continuera d’exploiter sans restriction son charbon jusqu’en 2021 , je crois.

renato dit: à

Tiens, bouguereau ! ça va ?

Marie Sasseur dit: à

« Cette plainte inédite, déposée par 16 jeunes âgés de 8 à 17 ans et venus de 12 pays, avec l’aide du cabinet international d’avocats Hausfeld et la bénédiction de l’Unicef, vise cinq pays pollueurs – la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie. »

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/climat-greta-thunberg-et-15-jeunes-intentent-une-action-juridique-contre-5-pays-20190923

Le cyborg de Hambourg est en train de decrocher les portraits de macron, pour les prochaines élections.

bouguereau dit: à

Curieusement lors de ses séjours romains il ne visitera pas à la Galerie Doria-Pamphilj — il n’a donc jamais vu la toile de Velasquez —.

n’importe quel clodo qui a eu un digest de l’art occidental qui lui ait soit tombé sur les pieds plutôt qu’un sandwich au concombre sait qu’linnocent kiffait pas du tout son portrait..’trop humain!’ 10 fois répété..alors himaginer ce quun pédé anglais antipapiss ruiné de dgéli.. ravagé de marmite..et qui n’a révé que sur les diptiques des pages central du sun puisse faire est même à la porté dun premier ministre blond..que tous anglophiles du monde gobent le tout avec les mouches c’est écrit par hallah..que lui qu’est grand

rose dit: à

Pour ma part, et c’est regrettable, j’ai lâché en route, en chemin disons, le dernier roman d’Amélie…

j’en ai lu rapdos les premières pages et ai été stupéfaite de voir le narrteur au « je » = le christ.
Cette familiarité !
vais le lire en entier quand même.

Marie Sasseur dit: à

« Oscar est mort parce que je l’ai regardé mourir, sans bouger. Il est mort étranglé par les cordes d’une balançoire. »
Du Bruel, encore un témoignage cristique.
Pour ma part, et c’est regrettable, j’ai lâché en route, en chemin disons, le dernier roman d’Amelie…

Votre malencontreuse assonnance homonymique, est en phase avec l’actu.

« Harcèlement sexuel : Patrick Bruel visé par de nouvelles accusationsL’enquête pour « harcèlement sexuel » à l’encontre du chanteur s’est enrichie de deux nouveaux témoignages. Ces femmes évoquent des propos mais aussi des gestes déplacés. »
Le parisien

rose dit: à

n’étiez pas si loin (lien donné à 20h07 par christiane de coline blot)
Bacon adopte quant à lui une touche expressive et brutale. Le Pape Innocent X est un condamné à mort, en posture de souffrance, sur un siège en velours métamorphosé en chaise électrique. Une impression de « flou » émane du tableau, dont l’espace obscur et sans repère laisse surgir le pape, assis de trois quart sur un « trône » jaune d’or, crispé.

rose dit: à

christiane a proposé un francisco Goya pour le chien

et alii dit: à

Greta Thunberg attaque en justice la France et quatre autres pays

Bloom dit: à

Là j’ai un peu de mal à encaisser tout ce rouge envahissant, dégoulinant, et vous ?

Personnellement, ce sont les « fantômes » au second plan des extrémités du triptyque qui me terrifient & donnent leur sens à la débauche de chairs à vif. Intérieur/extérieur. Dans le contexte de la République islamique du Pakistan, c’est une prise de position assez osée, plutôt genre coup de poing…

Bérénice dit: à

La mer aujourd’hui ressemblait à un lac argenté sans fin, eau trouble mais agréable et nageable à volonté, sans aucun mouvement. Les martinets nous ont quittés , les Pyrénées se laissent contempler tres pudiquement voilés d’un soupçon de brume entre gris et bleu.

Bérénice dit: à

J’ajoute que n’y connaissant que rien j’ai vu ses papes , pour commencer, comme des exécutés par chaise électrique. Évidemment ,j’avais tout faux.

Bérénice dit: à

Christiane, j’ai été visiteuse de l’expo en 1996 à Beaubourg, le chien en faisait partie , donc pas un Velasquez.

Bérénice dit: à

Martin Harrison, Incunabula (MH est aussi l’auteur de The Francis Bacon Catalogue Raisonné).renato.

Sarah, vous pourrez découvrir la trace du livre dans les archives du journal:

Francis Bacon Incunabula de Martin Harrisson et Rebecca Daniels
Par Ph. D.
Publié le 10 décembre 2009 à 10h25 – Mis à jour le 10 décembre 2009 à 10h25

christiane dit: à

@Bloom dit: 23 septembre 2019 à 19 h 46 min
Là j’ai un peu de mal à encaisser tout ce rouge envahissant, dégoulinant, et vous ?

christiane dit: à

@et alii dit: 23 septembre 2019 à 19 h 34 min
Ah oui, je me souviens de notre échange sur la transmission de l’identité religieuse par la mère. L’information que vous donnez est intéressante. Les habitudes de pensée s’assouplissent. Tant mieux.

christiane dit: à

@renato dit: 23 septembre 2019 à 19 h 47 min
Merci Renato. Auriez-vous le portrait fait par Velasquez et celui de Bacon fait en 1958 ?

et alii dit: à

aux rencontres de Langres pour renato
Poème symphonique
pour 100 métronomes
dernière œuvre créée en 1963 par György Ligeti en
relation avec Fluxus. Elle requiérait 100 métronomes et
H[pFXWDQWV
Du 4 octobre 17h30 au 6 octobre 17h
Poème symphonique pour 100 métronomes Du 4 octobre 17h30 au 6 octobre 17h Parvis de la Cathédrale

renato dit: à

L’Innocent X fut pour FB une véritable obsession, il pensait qu’il est l’un des plus beaux portraits jamais réalisés : à ce titre il représentait, à double raison, une autorité qu’il veut profaner et humaniser. Curieusement lors de ses séjours romains il ne visitera pas à la Galerie Doria-Pamphilj — il n’a donc jamais vu la toile de Velasquez —.

Bloom dit: à

Ejaz Malik, peintre français d’origine pakistanaise très fortement influencé par Bacon
https://www.dawn.com/news/1302726

Le maitre peut être satisfait de sa postérité.

et alii dit: à

@ christiane sur le monde
La mouvance libérale apporte aussi des réponses plus souples que le judaïsme orthodoxe aux défis posés par les mariages mixtes et par la transmission de la judaïté aux enfants dont seul le père est juif. « Nous sommes prêts à accueillir tous les enfants de couples mixtes », assure M. Bensahel. « Quelle que soit votre structure familiale, vous êtes les bienvenus », ajoute Gad Weil, président du MJLF. La charte commune parle de « facilitation de la reconnaissance des enfants issus de couples exogamiques ».

« Nous sommes de plus en plus souvent interpellés par nombre de familles ne se reconnaissant pas dans les communautés existantes, notamment en dehors de Paris, témoigne Jean-François Bensahel. On a en face de nous un public important qui est en dehors de tout le système. »

christiane dit: à

@Bérénice et Rose
En 1649 Vélasquez arriva à Gênes, puis il séjourna à Venise, Modène, Bologne, Florence. Il ne résida pas toujours chez les diplomates espagnols ainsi à Rome, il loua pour plusieurs mois un appartement proche de la Piazza Navonna. Hors sa mission : acheter des Titien, des Véronèse, des Tintoret pour la folie de collectionneur de Philippe IV (qui coûtait très cher à l’Espagne), il tenait à montrer aux italiens ce qu’il savait faire. Il rendit visite au pape Innocent X (Giovanni Battista Pamphilj) et lui proposa de faire son portrait. Le pape accorda au peintre le privilège de poser pour lui. La séance eut lieu le 13 août 1650. Innocent X, âgé de soixante-seize ans, est assis dans une pose solennelle sur le siège papal, comme Jules II ou Paul III l’ont été avant lui face à Raphaël. Ce portrait suscita une admiration générale et nombre de répliques et d’études en furent faites dont celles réalisées par Francis Bacon. en 1953, 1962, 1971… Pourquoi Bacon lui a-t-il donné un visage d’épouvante, hurlant ? Bacon déclara au critique anglais David Sylvester : « ce pape me hante et m’ouvre à toutes sortes d’impressions et même de domaines de l’imagination. » Il ne connaît ce portrait d’Innocent X que par des reproductions photographiques. Pendant les années où Bacon peint ces variantes, il dira n’avoir jamais vu le tableau de Vélasquez. Pourquoi cette obsession si tenace ? Mystère…
Alors que le portrait réalisé par Vélasquez montre un homme vigoureux, intransigeant, d’une autorité naturelle mais qui ne crie pas !

Bloom dit: à

la littérature homosexuelle (Auden et Genet)

Poème homosexuel ou poème écrit par un homosexuel?

The trial of heretics among the columns of stone;
Yesterday the theological feuds in the taverns
And the miraculous cure at the fountain;
Yesterday the Sabbath of witches; but to-day the struggle

WH Auden, Spain

renato dit: à

« Ich liebe dich Greta » :

« This is all wrong…You all come to us young people for hope. How dare you! You have stolen my dreams and my childhood with your empty words—and yet, I’m one of the lucky ones. »

renato dit: à

L’accord :

La relocalisation des migrants qui arrivent sur le sol européen doit avoir lieu très rapidement, nécessairement dans un délai de quatre semaines.

L’évaluation des demandes d’asile sera effectuée directement par les pays qui prendront en charge les migrants et non plus par ceux du premier débarquement.

Une rotation des ports sécurisés est prévue sur une base volontaire pour débarquer les migrants sur des bateaux ou des radeaux.

L’idée des ministres de l’intérieur réunis à La Valette est de mettre en place un projet pilote à surveiller dans le temps et, s’il fonctionne, à le rendre définitif.

L’autre objectif est d’étendre l’accord au plus grand nombre de pays possible.

P. comme Paris dit: à

Ich liebe dich Greta :

Pour le retour, un voyage avec Boko à rame…

Bilan carbone imprévisible.

renato dit: à

Premier accord UE (Allemagne, France, Italie, Malte) pour la redistribution des migrants, et peut-être un premier pas vers une politique une politique commune européenne — relative aux migrants.

Dubruel dit: à

Terminé ‘La Chaleur’, Victor Jestin, Flammarion. L’écriture est jeune, pas ‘consolidée’ et s’effondrera peut-être passé le premier roman; à ce stade, plaisante !
Pour être sûr, reprise d’Anne Pauly où je n’avais pas accroché et c’est pire. Fausse simplicité. Pompe intellectuelle. Amigorena idem. Catastrophique auteur qui s’y croit à force d’être déclaré y étant. Qui s’y collera pour le dire?La sélection Renaudot compréhensible pour soutenir la maison P.O.L décapitée. Par amour de la littérature, alors là, la crédibilité quatre fers en l’air dans la barrière .

D. dit: à

Thunberg vient de péter un plomb à l’ONU.
Elle en tient une grosse couche la petite hystérique. Elle a très largement dépassé les limites de la correction la plus élémentaire.
Qu’est-ce que j’aurais honte d’avoir une fille comme ça, non pas qu’elle soit autiste, je n’aurais pas la moindre honte d’avoir un enfant autiste, non pas, j’aurais honte d’avoir mis au monde une parfaite petite connasse hystérique.

Marie Sasseur dit: à

@Mais je m’en fout, ici tout le monde le sait, vous défoncez des portes ouvertes, moi çà m’amuse sur ce foutu blog.

Des portes ouvertes ? des backdoors, plutôt …
Vous avez l’euphorie versatile. Gaffe, chez les vioques, ça devient vite un symptôme.

Patrice Charoulet dit: à

INSOUMIS

Je lis avec délices, en ce moment, « Verbatim », d’Attali. Trois gros volumes contenant des milliers de conversations entre dirigeants politiques français et étrangers. Une mine !
Un mot qui m’intéresse me fait ouvrir le TLF .
Je tombe sur ces mots : « Je cherche à devenir dans la mesure de mes forces le porte-voix et le porte-drapeau des insoumis. » (Jules Vallès, « J. Vingtras », 1881, p.348)

Mélenchon, lecteur de Vallès ?

Sarah dit: à

Marie Sasseur dit: 23 septembre 2019 à 17 h 33 min

Mais je m’en fout, ici tout le monde le sait, vous défoncez des portes ouvertes, moi çà m’amuse sur ce foutu blog.
On est vraiment, mais vraiment sur un blog formidable!
Regardez renato, la dame pipi du blog,qui attend sa pièce à la sortie des cabinets.

renato dit: à

J’ai cité Incunabula en connaissance de cause, mais apparement l’aigri n’est pas content… Enfin, laissons-le pisser ses opinions.

Marie Sasseur dit: à

Non, pat V
Pas du tout intéressée par Bacon, une forfaiture artistique de plus.
Mais il a peut-être des morceaux de bras en stock dans la chambre froide qui peuvent vous intéresser, parmi les écorchés.
Dites, à chaque fois je vous démasque, il faut croire que vos travestissements, fiametta, sarah et cie, ne peuvent rien à l’affaire, lol.

Sarah dit: à

Marie Sasseur dit: 23 septembre 2019 à 17 h 15 min

Vous n’êtes pas intéressée par une affiche lithographiée vintage de l’exposition de 1966 chez Maeght de Francis Bacon?
En parfait état, elle est en vente!
It’s a bargain!

Marie Sasseur dit: à

Oui et nous on a lu la chronique de Ph. Lançon détective. Tres utile.

Sarah dit: à

Bien sûr, cet admirable livre joue sur toutes les acceptions du terme  » camera « , la chambre de l’appareil photo et la « chambre » atelier de l’artiste, la chambre comme réclusion, etc.
L’iconographie est exceptionnelle et je la contemple sous mes yeux.
Ai trouvé, plié dans mon exemplaire, l’article du Monde 2de sept. 2008 à propos de bacon.
Et la passionnante évolution de la critique( au Monde, en l’occurrence ), celle de Michel Conil-Lacoste du 2 déc. 1966, celle de Jacques Michel du 3 nov. 1971, le propos recueillis par Hervé Guibert du 3 déc. 1981 et enfin celle de PH. Dagen du 24 sept. 1987.
Une note intitulée : « le goût de Bacon  » p.59,par david Sylvester nous indique qu’il détestait la littérature homosexuelle (Auden et Genet) et détestait la tauromachie!

Marie Sasseur dit: à

Sarah, c’est Pat V. On la reconnaît juste au temps qu’elle perd à faire monter les auctions…:-)

Sarah dit: à

— Martin Harrison, Incunabula (MH est aussi l’auteur de The Francis Bacon Catalogue Raisonné).renato.

Sauf que notre inénarrable spécialiste de blog se trompe de livre, car le livre qu’il n’a pas lu s’intitule : « In camera : Francis bacon. Photography, Film and the Practise of painting TYhames and Udson, London 2005.

renato dit: à

Probablement la plus belle exposition de Bacon : Francis Bacon and the Tradition of Art, 2004, Fondation Beyeler, Bâle.

renato dit: à

« le livre indispensable, incontournable, de Martin Harrison», pas besoin de traduction de sorte :

D’ailleurs, repetita iuvant, à 14 h 16 min
À propos de Bacon, pour un approfondissement, éventuellement :
— John Deakin, The Salvage of a Photographer, Victoria and Albert Museum, 1984, catalogue (JD était un ami de beuverie de FB) ;
— Martin Harrison, Incunabula (MH est aussi l’auteur de The Francis Bacon Catalogue Raisonné).

christiane dit: à

Merci, Rose, pour ce bel échange sur Bacon.
Aujourd’hui : lecture. Toujours le roman de sa vie par Yaël Pachet Le peuple de mon père (fayard).
Des petites séquences brèves de quelques pages où elle laisse sa mémoire aviver un souvenir. son père, sa mère qui prenait le RER pour aller du centre de Paris à L’École Normale d’Anthony. Son père préparant le repas de midi et elle se souvient : « J’engouffrais purée, steak haché et yaourt comme si je me mangeais moi-même. ».
Le père la regarde manger, puis il va dans son bureau…
Des petites notes simples comme celle-ci et soudain, d’une promenade, lui revient : « Les mots, les nuages et le sable ne formaient qu’une seule et même matière. Parler ensemble, marcher, se retrouver au creux l’un de l’autre, c’était, dans le ciel indistinct, une seule façon d’aimer, la seule valable, celle que j’apprenais à ses côtés sans réaliser encore que cet amour devrait se prolonger sans lui, un jour. Et que c’était même, cette façon d’être avec moi et de m’en faire ressentir l’éternité, une façon de nous préparer à nous quitter. »
J’aime ce livre. Il se lit tranquillement. Je fais des haltes. j’y reviens.

Marie Sasseur dit: à

Il a trop lu le Dr Lecter, et puis c’est tout. S’ils avaient cité ce bestseller, le silence des agneaux, sûr que cette expo aurait inspiré autrement, hein, Passou.

Sarah dit: à

Décidément, quelle vie passionnante, ce blog!

Sarah dit: à

Quelle vie passionnante vous avez eue, Renato… Toujours près de l’art.

Toucher du doigt à neuf ans un tableau de Bacon, vous fait-il oublier de citer le livre indispensable, incontournable, de Martin Harrison traduit chez Actes Sud en 2008 ( parution en langue anglaise en 2005) intitulé Francis bacon/ la chambre noire et sous-titré : La photographie, le film et le travail du peintre. Tout y est dans ce fabuleux livre mais notre spécialiste manque de temps…

Janssen J-J dit: à

… tout cela rappelle furieusement le 1er roman d’alina reyes, le boucher, qui avait fait quelque bruit en son temps. http://www.buzz-litteraire.com/20080717838-alina-reyes-le-boucher/ Aujourd’hui passerait plus la rampe d’aucun éditeur, à cause du lobbysme violent des antispécistes véganes, etc. Me demande ce que donnerait une deuxième lecture, 30 ans + tard.

Sarah dit: à

D. dit: 23 septembre 2019 à 15 h 38 min

Bacon c’est bon avec les oeufs aux plats. Au risque de me répéter.

Vous voulez dire la recette du bacon façon renato, rectifié à la sauce cri-cri, D?
Franchement, on est sur un blog formidable!

christiane dit: à

@renato dit: 23 septembre 2019 à 15 h 48 min
Quelle vie passionnante vous avez eue, Renato… Toujours près de l’art. Merci pour l’étude de taureau (votre dernier lien). Certains disent que F.Bacon était alors épuisé, près de la mort. Est-ce une toile symbolique ? Elle est belle et mystérieuse. Toile ultime de l’artiste.

et alii dit: à

JE M42TONNE QUE N4AIT PAS ENCORE été cité:
Francis Bacon : On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C’est vrai, j’adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n’est-ce pas ? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d’Eschyle qui hante mon esprit : « L’odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux. »
https://www.fayard.fr/sciences-humaines/lodeur-du-sang-humain-ne-me-quitte-pas-des-yeux-9782755501407

Janssen J-J dit: à

paul wittgenstein fut un drôle de non héritier… Le bel hommage de Th. Bernhard reste incrusté à la mémoire.

rose dit: à

Christiane

Pour Bérénice c’est vous qui avez raison. Elle écrit
Je ne sais pas de qui est ce tableau.

rose dit: à

Christiane à 14h53

Superbe, je vous remercie vivement.
Mais pour en revenir à Michel Leiris dont j’ai admiré le portrait (toile de 1978), il trouvait de la beauté dans les passes tauromachiques des corridas, une beauté géométrique que F.Bacon exprime dans sa dernière toile « Study of a bull » (1991), une toile quasiment vide non peinte, traversée par une courbe qui symbolise l’arène et dans le quart en haut, à gauche, trois rectangles : un noir (le toril) et deux blancs suggérant la porte qui s’ouvre et le taureau qui entre dans l’arène en pleine lumière. De ce taureau, magnifique on ne voit que les cornes et une masse sombre esquissant tête, pattes avant, dos. Très peu de couleurs. De la poussière est collée sur la toile et semble effacer le taureau.
https://www.francis-bacon.com/artworks/paintings/study-bull
Son expérience des corridas, son admiration pour Picasso et Michel Leiris l’ont conduit à de nombreuses études sur ce sujet.

Il collait de la poussière de son atelier sur ses toiles. Vais vous traduire un extrait.

rose dit: à

 Michel Leiris fut certes proche de Bacon, mais pourquoi un extrait de son livre sur la tauromachie ? »

Christiane à 14h53
C’est Lunettes rouges sur son blog qui pose cette question.

Pour la viande dont parle Bérénice, il s’agit du travail de Bacon en général.

rose dit: à

Christiane

J’ai cru cpmprendre de Bérénice que-outre ses papes (45 !!!)- c’etait un chien de Bacon.

rose dit: à

Bacon c’est bon avec les oeufs aux plats. Au risque de me répéter.
Oui pck je les avions fait l’autre matin bacon et oeufs au plat. C’est bon. Et délicieux.

Jazzi dit: à

C’est un avis expérimenté et intéressant que le votre, renato.
Pourriez-vous essayer de dire ce que vous entendez par « le choc visuel propre à FB » ?

renato dit: à

christiane, je ne sais pas comment qu’ils ont fait mais le choc visuel propre à FB manque — manca la folgorazione visiva —.

J’ai une longue habitude du travail de FB. Pour jouer cartes sur table. J’ai vu mon premier Bacon en 1956 dans la gallérie de Luca Scacchi, un ami de mon père que Picasso appelait Gracco, et qui fut le premier à exposer FB hors Grande Bretagne. Je n’étais âgé que de 9 ans et depuis je n’ai jamais manqué une expo importante de FB. Lors de mon séjour londonien, en occasion des passages de Luca, j’ai quelques fois rencontré FB qui fut en partie responsable de mon passage du Minimal art à une pratique plus traditionnelle de la sculpture ce qui me valut un bref conflit avec Merz, et un qui dure encore avec un autre vieux artiste dont je tairai le nom. Enfin, chacun son histoire.

Bacon bien à part, Luca Scacchi ce fut aussi Gustav Klimt, George Grosz, Piero Manzoni, Sutherland, Henry Moore.

D. dit: à

Bacon c’est bon avec les oeufs aux plats. Au risque de me répéter.

Marie Sasseur dit: à

Et accessoirement, « elle » vous emmerde. Allez troller ailleurs, comme les autres…

christiane dit: à

Marie Sasseur dit: 23 septembre 2019 à 15 h 03 min

« Le goût du sang. Un dracula, ce barbouilleur , pour vieilles. »
Elle n’a pas visité l’exposition, ne connaît pas grand chose à la peinture de Bacon mais se précipite ici pour insinuer sa laideur, sa férocité habituelles dans des commentaires inutiles. Quelle plaie ! Quel être malsain !

christiane dit: à

@renato dit: 23 septembre 2019 à 15 h 08 min
Vous y êtes allé ? Que n’avez-vous pas apprécié ?
Votre dernière photo mise en lien n’évoque pas Bacon qui peignait essentiellement des hommes…

christiane dit: à

@rose dit: 23 septembre 2019 à 14 h 06 min
Vous écrivez : « C’est pile-poil cela, de la viande. Une attraction pour le cadavre/la mort. »

Non, Rose, pas dans cette expo qui offre des toiles peintes après la mort de son ami en 1971. soit entre 1971 et 1992. C’est une période plus apaisée (thème – technique – couleurs) avec un choix de peindre surtout des triptyques (forme héritée des primitifs de la Renaissance) ou des formes cinématographiques (découpage et superposition de plusieurs images suggérant une rotation.)

renato dit: à

Christiane, mes indications sont pour un approfondissement du travail de FB, indépendamment de la récente expo que, incidemment, je n’ai pas apprécié.

Marie Sasseur dit: à

Le goût du sang. Un dracula, ce barbouilleur , pour vieilles.

christiane dit: à

@renato dit: 23 septembre 2019 à 14 h 45 min
Les toiles de cette époque (1950/1960) ne font pas partie de cette exposition.

christiane dit: à

@rose dit: 23 septembre 2019 à 13 h 54 min
Vous posez une question : « Michel Leiris fut certes proche de Bacon, mais pourquoi un extrait de son livre sur la tauromachie ? »
Oui, il était l’ami fidèle mais a aussi écrit de nombreux textes concernant la peinture de Bacon, a traduit en français les entretiens de F.Bacon et David Sylvester et surtout a conçu avec lui le livre Miroir de la tauromachie. il était très lié avec Picasso, Masson, Miro, Bataille.

Je ne peux expliquer ce choix de « Lunettes rouges » qui me parait dans son article réfuter le thème de l’exposition (littérature/peinture) plus que la peinture de Bacon.
A vrai dire, le thème de l’expo m’est apparu secondaire, mon plaisir étant de revoir des œuvres de F.Bacon.et surtout celles moins connues des vingt dernières années.
Mais pour en revenir à Michel Leiris dont j’ai admiré le portrait (toile de 1978), il trouvait de la beauté dans les passes tauromachiques des corridas, une beauté géométrique que F.Bacon exprime dans sa dernière toile « Study of a bull » (1991), une toile quasiment vide non peinte, traversée par une courbe qui symbolise l’arène et dans le quart en haut, à gauche, trois rectangles : un noir (le toril) et deux blancs suggérant la porte qui s’ouvre et le taureau qui entre dans l’arène en pleine lumière. De ce taureau, magnifique on ne voit que les cornes et une masse sombre esquissant tête, pattes avant, dos. Très peu de couleurs. De la poussière est collée sur la toile et semble effacer le taureau.
https://www.francis-bacon.com/artworks/paintings/study-bull
Son expérience des corridas, son admiration pour Picasso et Michel Leiris l’ont conduit à de nombreuses études sur ce sujet.

Je ne vois pas de corps démembrés dans les toiles de Bacon mais des esquisses de mouvements où certaines distorsions mettent en valeur certaines parties des corps plus que d’autres.

Marie Sasseur dit: à

cas de « desheritage »

Marie Sasseur dit: à

Dommage que cette amitié ne permette pas de développer un peu sur les intérêts qu’elle présente.
Je viens de lire que N.Rheims, si son autobiographie est vraie avait été déshéritée. Ce qui rend vraiment cocasse les démarches du fils de son dernier compagnon, C. Berri, qui subit le même sort, et qui ne n’épargnent pas.
Décidément, singulier rapport à l’hérédité ici biologique vraie ou fantasmée, dans cette famille. Mieux que le feuilleton Dallas.

Permettez Passou, que certains soient plus émus par des cas de « desherirage » que d’autres.
Ainsi le combat des enfants de Federico Gentili di Giuseppe, dont une partie du patrimoine familial a été spolié , par vente abusive en 1941. Le père de Madame Rheims a peut-être pensé: merde merde merde. Encore que ce ne soit pas dans le langage de l’académicien.

rose dit: à

Bérénice à 10h22 et avant.

Je parlais d’une terre – le sol- inculte parce que pas cultivée. Jachère oui et assolement.
Aucun lien avec la PMA.

renato dit: à

À propos de Bacon, pour un approfondissement, éventuellement :
— John Deakin, The Salvage of a Photographer, Victoria and Albert Museum, 1984, catalogue (JD était un ami de beuverie de FB) ;
— Martin Harrison, Incunabula (MH est aussi l’auteur de The Francis Bacon Catalogue Raisonné).

rose dit: à

Bérénice
Vélasquez le pape Innocent kekcoz

rose dit: à

Bérénice
C’est pile-poil cela, de la viande.
Une attraction pour le cadavre/la mort.

Oui aussi, le pape en référence à la grande toile archie connue.

rose dit: à

Janssen J-J dit: 23 septembre 2019 à 11 h 55 min

Merci de votre soutien, B

Je reste sur ma faim.
Ainsi vous êtes modéré.
Merci quand même.

Bérénice dit: à

Rose, de ce peintre je n’ai vu ou je ne me souviens que de ses papes. Je garde également une impression forte d’une toile qui au premier regard m’avait paru insignifiante, un chien esseulé errant en plein soleil au milieu de nulle part, je ne sais plus de qui est le tableau.

https://www.google.com/amp/s/angeliquemazille.wordpress.com/2016/12/29/analyse-dun-extrait-de-livre-gilles-deleuze-francis-bacon-la-logique-de-la-sensation-chapitre-4-le-corps-la-viande-et-lesprit-le-devenir-animal/amp/

Marie Sasseur dit: à

» Et puis, au dernier moment, Bacon a dû se dire « Merde, mais je ne suis pas un peintre abstrait, quand même ! » et il a ajouté la voiture en pensant « Comme ça, tous ceux, curateurs, critiques et spectateurs, qui me trouvent morbide penseront à un accident et seront contents ».
Bien vu, chocking art , comme diraient les Brits.

rose dit: à

Je suis convaincue que Bacon n’était pas le genre à se dire merde.

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