de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La poésie méditerranéenne dans la rumeur des langues
  

La poésie méditerranéenne dans la rumeur des langues
  

Pessoa l’avait écrit, ne me demandez pas où, je n’ai retenu que les mots dans cet ordre :

 « La poésie est la preuve que la vie ne suffit pas ».

Un livre à lire, à savourer et à relire « en stéréo » avec Le Goût de la Méditerranée (qui réunit des textes d’écrivains, de romanciers, parfois de poètes choisis et présentés par Jacques Barozzi, 112 pages,, 8 euros, Le Petit Mercure/ Mercure de France) suffirait à emporter l’adhésion des plus sceptiques. Il est vrai qu’il en contient d’autres puisque Les Poètes de la Méditerranée (955 pages, 12 euros, Poésie/Gallimard/ Culturesfrance) est aussi une anthologie. On dira qu’elle n’est pas la seule. Sauf que celle-ci, parue il y a quelques années, est bilingue et dans toutes les langues originales : à ce prix-là et en format de poche, réunissant sous la couverture staëlissime de La plage à Agrigente dorée comme jamais, on n’en connaît qu’une, surtout de cette qualité et de cette variété.

Cette réunion, son éditrice Eglal Errera l’a conçue comme un périple d’Athènes à la Macédoine en passant par la Turquie, le monde arabe, Israël, la péninsule ibérique, la France, l’Italie. Vingt-quatre pays chantés par leurs villes mythiques davantage qu’à travers l’idée de nation. Des pays qui ont tous façade sur mare nostrum comme on a pignon sur rue. Des cités, des ports, des villages parcourus par ce frémissement qu’André Velter appelle« la rumeur des langues ». Ce recueil en compte dix-sept dans sept alphabets. Le monde méditerranéen est un creuset dont l’or est fait de toutes ces langues. 

On y croise cent un poètes sur quatre générations, Kiki Dimoula, Gulten Akin, Issa Makhlouf, Avrom Sutzkever, Ghassan Zaqtan, Tahar Bekri, Antonio Ramos Rosa, Tahar Ben Jelloun, Andrée Chedid, Jacques Roubaud, Milo de Angelis, Antonio Colinas, Blanca Andreu, Andrea Zanzotto,  Miodrag Pavlovic, Ana Ristovic, Damir Sodan, Immanuel Mifsud….

C’est peu dire que l’on y fait des découvertes car certains ont été publiés en français de manière si confidentielle, lorsqu’ils l’ont été, que seul ce genre de complot permet enfin de porter leur voix. Et, malgré l’aide efficace du réseau de Culturesfrance, on comprend que la réalisation du projet tienne de l’exploit lorsqu’on sait les problèmes de droits que cela a engendré auprès d’auteurs, de traducteurs et d’éditeurs dispersés. Voilà pour les chiffres. Pour le reste, des mots bruissant des voyages et des exils qui n’ont cessé de se nouer depuis des siècles autour de la mer du milieu et que la poésie n’a cessé de refléter.

Il va de soi qu’un tel livre ne se lit pas en continu. Encore qu’il y a sûrement des lecteurs pour lire une anthologie dans l’ordre, et pourquoi pas. Sauf que celle-ci est d’une telle richesse qu’elle ne laisse pas vaincre avant des jours et des nuits, qu’il faut y revenir, déposer les armes et se laisser surprendre au bonheur du feuilletage, pour tomber sans qu’il crie gare sur un vers de Nuno Judice transporté dans notre langue par Michel Chandeigne évoquant « un baptême d’écumes saoules se fracassant dans le tumulte des morts ». C’est avec de tels recueils près de soi que la notion de livre de chevet revêt tout son sens. Dans sa préface célébrant dès l’entame un Dante habitué aux échanges entre haute mer et rivages, Yves Bonnefoy rappelle que toute la Méditerranée se rassemblerait autour de « l’idée grecque de l’évidence », un mot de même étymologie que « lumière », étant entendu que l’évidence concerne la rencontre entre la mer et la poésie. Dénonçant le désastre aux conséquences sans fin que furent à ses yeux les Croisades, il déplore une situation qui ressemble fort à un constat d’échec :

 « La Méditerranée est un grand chiffre clair, mais qui n’a pu traverser d’assez de rayons le politique ou le religieux ».

N’empêche qu’à la fin, ivre de cette lecture nomade, on comprend mieux celui qui disait que la lumière méditerranéenne est invisible car elle est la lumière même. Une réflexion jetée au bas d’une lettre, qui n’était pas d’un poète mais d’un peintre, Nicolas de Staël.
 Un pour la route. Lisons-le comme un salut à l’Egypte. Une poignée de vers seulement extraits du poème intitulé « Tatouage du fleuve sur la géographie du corps » de l’égyptien Mohammed Afifi Matar (1935-2010), traduit par la poétesse libanaise Vénus Khoury-Gata également présente quelques pages plus loin dans ce recueil :

 « (…) et sur l’autre rive les soldats du roi cruel aiguisaient leurs lances/ Entre nous le fleuve de la maternité/ le sevrage, entre nous la terre des humiliés, le temps des monarchies, les mamelouks du sang/ unifié, le pain de cuivre/ et l’histoire des prisons/ Et moi ! Ah de la haine –je lance un pont pour qu’ils me tuent/ pour que le fleuve de sang rejette les poissons de tous ces meurtres/ je me retiens j’attaque/ lance un pont pour qu’ils me tuent/ afin de laver mon visage/ et d’apprendre la violence de la nage dans le fleuve de mon sang (…)  La tête coupée par l’épée je la prendrai et m’en irai/ loin du royaume de la peur/ des terres des mamelouks du sang unifié/ dans les cavités de ma tête je plierai le tapis de la terre/ construirai, habiterai/ une patrie, dévoilerai les trésors de ses gravures sanglantes/ chasserai le monde, effacerai la chronique de la voix, l’argile de la mort, les épines de l’alphabet (…) »


(« Agrigente » huile sur toile 73 x 100 cm de Nicolas Staël, « peint en Provence » en 1953, est-il précisé au dos du tableau, Kunsthaus de Zurich. Plus de détails dans Le Prince foudroyé, la biographie que Laurent Greilsamer consacra au peintre chez Fayard)


Cette entrée a été publiée dans Poésie.

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commentaires

1 247 Réponses pour La poésie méditerranéenne dans la rumeur des langues
  

MC dit: 17 juillet 2019 à 4 h 14 min

je suis désolé, mais c’est vous qui mélangez tout. En quoi l’argument « Newton a cherché pendant des années » correspond-t-il à « il y a des livres ésotériques dans la Bible ». si on veut faire dire qu’il y a dans ce Livre plusieurs genres littéraires, ou plus sérieusement qu’il existe une kabbale chrétienne à prétentions parfois prophétiques, avec Newton prédisant la chute de la Papauté, pour reprendre votre exemple,je ne vois pas ce qu’il y a de nouveau depuis les travaux de François Secret, de Frances Yates, et de Betty Dodds. Ou alors on croit avoir inventé l’eau chaude?
MC

vedo dit: 17 juillet 2019 à 3 h 14 min

x 16h21
 » dans l’espoir, bien naïf, d’une véritable discussion »
Même si vous, ou d’autres, n’avez pas de réponse, certains commentaires sont fort intéressants. Ces trois lignes de Q., quelques soient les discussions, on peut se dire, ah oui, c’est exactement cela, et la mémoire le fixe encore mieux qu’un tableau.

Bérénice dit: 17 juillet 2019 à 2 h 17 min

Grignotée. C’est un emploi du temps espagnol, tout est décalé, je n’ai pas encore casé le sexe dans ma journée, je vais voir ce que je peux faire. En Grèce, c’est pareil, comment vivre dans un four entre 14h et 20h ?

Bérénice dit: 17 juillet 2019 à 1 h 55 min

Mâle femelle juif, ce Drieu donne envie pour la nouveauté des principes. Chaloux déteste Aragon, vous aussi, vous filez le doux amour.

Pablo75 dit: 17 juillet 2019 à 1 h 45 min

Autre chose remarquable dans le Journal de Drieu ce sont les portraits, souvent féroces, d’autres écrivains:

« Aragon: quelque chose m’a toujours répugné en lui, quelque chose de la femelle insatisfaite, perverse, traîtresse. C’est la seule méchante femelle que j’ai rencontrée. À part ça, il a quelque chose de fin, de délicat au fond de lui même, mais il a suivi la sotte méthode barrèsienne: jouer les méchants. Les méchants ne sont pas les forts. Je l’ai admiré, je l’admire encore, mais ce qu’il est à travers ce qu’il écrit me répugne profondément: cette chose femelle. J’aime autrement un Juif mâle que lui. Quand même, quel charmant artiste et secrètement quel coeur délicat d’amoureux. Je lui pardonne tout, parce que c’est un vrai amoureux. »

Pablo75 dit: 17 juillet 2019 à 1 h 31 min

Chaloux dit: 17 juillet 2019 à 0 h 49 min

Je croyais que Passou avait fait l’éloge du Journal de Drieu. J’ai du mal à croire qu’il n’a pas trouvé cela remarquable. Si on admire Céline
ou Rebatet en tant qu’écrivains, malgré leurs délires antisémites, on doit admirer ce livre.

Totalement d’accord avec ta phrase: « Il faut en tout cas une âme sévèrement trempée pour se mettre sur la table à ce point et d’une manière si lapidaire et ardente. »

Drieu était un type extrêmement intelligent et complexe. Pas cynique du tout. Un type sincère qui s’est fourvoyé et qui assume sa défaite
jusqu’au bout. Il aurait pu s’enfuir (avec la complicité de ses amis Aragon et Malraux) en Amérique du Sud, où il avait de bons amis (à lire aussi la Correspondance avec Victoria Ocampo). Mais il a préféré la mort, avec un ratage pathétique pour sa première tentative de suicide. Son Journal est un document fascinant sur le Mal, l’Histoire, les idéologies et l’âme humaine (comme on disait avant).

Bérénice dit: 17 juillet 2019 à 1 h 30 min

Son culte de la femme ressemble à une sexualité de substitution très pensée. –

Phénomène de sublimation.

Bérénice dit: 17 juillet 2019 à 1 h 29 min

Pablo, Claro s’explique et s’exprime souvent à propos de ce travail de traduction. C’est important, mauvaise et vous ne lirez pas le livre. Hamlet vous cherche et vous trouve.

Pablo75 dit: 17 juillet 2019 à 1 h 07 min

hamlet dit: 17 juillet 2019 à 0 h 19 min

Non, Pétomane, ça l’a été à une époque de ma vie. Qui m’a marqué fortement, parce qu’étant très jeune, j’ai connu un très grand écrivain dont j’ai traduit 6 ou 7 livres. Ces livres je les ai révisés phrase après phrase avec lui (qui, parlant plusieurs langues et lisant quelques autres, avait compris l’importance capitale des traductions). Il rêvait de faire cela avec tous ces traducteurs, mais aucun autre habitait Paris. J´ai regardé aussi de près avec lui le reste de ses livres traduits en espagnol, plein d’erreurs énormes mais qu’il n’a pas voulu retraduire parce qu’il ne voulait pas se fâcher avec les traducteurs, qui étaient des amis à lui.

Du coup, j’ai appris beaucoup de choses sur ce problème, dont très peu de gens (y compris dans le milieu littéraire – et même entre les écrivains) sont conscients. Cet auteur m’a dit la deuxième fois que je l’ai vu, que de bien traduire était plus difficile que de bien écrire. Je ne l’ai pas cru, croyant qu’il exagérait. Mais quelque temps après j’ai compris qu’il avait raison.

De cette époque j’ai gardé la pratique de ne jamais lire un auteur étranger en traduction espagnole.

Tout cela pour te dire, Pétomane, que tu devrais la fermer sur ce thème, comme sur tant d’autres (pour ne pas dire tous).

Chaloux dit: 17 juillet 2019 à 0 h 49 min

Je viens de commencer Le Drieu et je trouve que mises à part les réserves habituelles c’est bourré de choses remarquables. (Assouline qualifie ce journal « d’infâme », il me semble, et s’il est rarement conseillé de lire les livres dont il fait l’éloge, il est toujours intéressant, tout au contraire, de se plonger dans ceux dont il essaie de détourner le lecteur. C’est une règle). Il faut en tout cas une âme sévèrement trempée pour se mettre sur la table à ce point et d’une manière si lapidaire et ardente. Montherlant à côté fait petit joueur.

Le Michelet, oui, mais pas encore en entier, plutôt de longues périodes. Les années de veuvage qui précèdent son remariage avec Athénaïs sont très intéressantes (à doubler avec l’essai de José Cabanis). Athénaïs était empêchée le plus souvent, mais la frustration à la pénétration vient aussi certainement de Michelet lui-même,- ils se répartissaient les rôles. Son culte de la femme ressemble à une sexualité de substitution très pensée. – Et les dernière années.

Bérénice dit: 17 juillet 2019 à 0 h 47 min

Sinon, grosses vagues ce soir mieux qu’un jacuzzi avec une lune pleine à peine grignoté vers 21h, c’est ça l’éclipse ou c’était juste le debut?

Bérénice dit: 17 juillet 2019 à 0 h 34 min

Pablo, quant à votre trajectoire,, votre puissance atteint vraisemblablement Uranus. Vous devriez étudier cela avec des scientifiques, convoquer le cnrs,

Bérénice dit: 17 juillet 2019 à 0 h 28 min

0h01 fort heureusement pour moi, aucune société. Je ne vois pas par où s’il s’en trouvait une je pourrais briller.Luire non plus, le mieux serait de tout éteindre et ne rien dire. Bon j’admets qu’à plus de deux cela tournerait à la partouze et ce n’est pas non plus mon style, alors quelle solution imaginez vous adaptée à mon logiciel?

Pablo75 dit: 17 juillet 2019 à 0 h 26 min

« qu’importe la traduction : les problématiques restent les mêmes ! et le fait de pinailler sur les traductions est devenu aujourd’hui le meilleur moyen pour ne pas se coltiner les questions de fond. que Dieu existe ou pas, on s’en tape, qu’importe si Marcion ait dit ou pas « l’homme n’est pas de ce monde », s’il ne l’a pas dit Heidegger l’aura dit à sa place.
hamlet dit: 17 juillet 2019 à 0 h 01 min

L’essentiel c’est que le Pétomane pète plus haut que son cul plusieurs fois par jour.

Pablo75 dit: 17 juillet 2019 à 0 h 21 min

@ Chaloux

« As-tu lu le Journal 1939-1945 de Drieu La Rochelle? »

Oui, il y a quelques années. L’un des Journaux les plus terribles que j’ai jamais lu. Avec un final très impressionnant. C’était un type vraiment contradictoire, antisémite qui avait été marié avec une juive, philo-nazi pour des raisons politiques mais aussi presque mystiques (il avait l’air très influencé par l’ésotérisme de l’Inde).
Si tu ne l’as pas lu, fais-le, ça vaut vraiment le coup.

« Où en es-tu du Journal de Michelet? »

Dans celui-la, beaucoup plus « soft » que celui de Drieu (un peu trop, même), je suis à 1849. Il vient de se marier avec sa 2eme femme, Athénaïs, 22 ans, alors que lui il a 50. Et cela fait quelques douzaines de pages qu’il me gonfle sérieusement avec son état d’amoureux transi, avec ses tartines d’amour fou pour sa femme, qu’on dirait écrites par un puceau. Tout cela mélangé (heureusement) de réflexions lucides sur plein de thèmes. Parfois il me fait rire parce qu’il a du mal à dissimuler qu’il veut « consommer » son mariage, mais sa femme est soi-disant malade ou a tout simplement mal aux dents, ou les règles, cela dépend des jours (à mon avis, elle n’avait aucune envie de lui – et vue sa tête ce la ne m’étonne pas). Lui a une envie folle d’elle (ce qu’il déguise en folles envies romantiques de fusion totale), mais il est obligé d’attendre, tout en essayant sournoisement de la « choper » enfin, ce qui finit par être comique.

Tu l’as lu?

hamlet dit: 17 juillet 2019 à 0 h 19 min

pablito est traducteur ? c’est son boulot ? sérieux ?

dites-moi que c’est une plaisanterie, je suis sûr que vous vous êtes mis tous d’accord entre vous pour me faire une farce !

si on donne à ce genre de bonhomme la responsabilité de traduire des textes il faut porter plainte, il exsite peut-être un truc à la chambre européenne des droits de l’homme à Bruxelles qui s’occupent de ce genre de problème.

sérieux on ne peut pas laisser à un type aussi bas de plafond une responsabilité pareille, c’est comme permettre à un type de conduire un 50 tonnes alors qu’il n’a pas son permis pour conduire une trottinette.

vous me faites juste marcher, c’est pas bien de faire marcher les gens comme vous le faites, c’est pas un comportement très éthique ça !

renato dit: 17 juillet 2019 à 0 h 16 min

Faire la fica – les fiche : serrez les poings en faisant ressortir le pouce entre l’index et le majeur, et les levers avec un geste méprisant envers ceux qui l’on veut offenser.

Dante, Inferno, XXV, 1-3
Al fine de le sue parole il ladro
le mani alzò con amendue le fiche,
gridando: « Togli, Dio, ch’a te le squadro! ».

hamlet dit: 17 juillet 2019 à 0 h 10 min

et à une question aussi simpliste et presque stupide de demander « où es-tu », les 2 réponses « je suis là » ou je suis pas là » ouvrent sur des perspectives éthiques tellement stratosphériques que la traduction en devient le dernier des soucis si vous voyez ce que je veux dire !

et pour moi la réponse est la numéro deux : à la question posée à l’homme où « es-tu », la réponse est « je ne suis pas là », et si Dieu joue le rôle du médiateur sensé accomplir cette misssion de faire en sorte que la réponse soit « je suis là » et ben c’est très loin d’être gagné.

et pour la question posée à Job cette foi au passé « où étais-tu…  » je vous donne rendez-vous au prochain épisode !

hamlet dit: 17 juillet 2019 à 0 h 01 min

qu’importe la traduction : les problématiques restent les mêmes !
et le fait de pinailler sur les traductions est devenu aujourd’hui le meilleur moyen pour ne pas se coltiner les questions de fond.
que Dieu existe ou pas, on s’en tape, qu’importe si Marcion ait dit ou pas « l’homme n’est pas de ce monde », s’il ne l’a pas dit Heidegger l’aura dit à sa place.
la Bible met l’homme face à des questionnements éthiques sur sa condition de façon bien plus sérieuse et brutales que Kant ou Pascal (cf le où étais-tu quand je créai ce monde).
cela dit j’admets que c’est plus marrant de dire que la traduction d’untel est meilleur que celle d’untel, ça fait plus « jeu de société », une façon à la fois plus divertissante et moins courageuse de briller en société.

Ed dit: 16 juillet 2019 à 23 h 59 min

Jazzi

Pas du tout. Au contraire, l’une est très maigre tandis que l’autre à un gros bide. Sachant que les deux vivent dans les mêmes conditions, leur différence est purement génétique. Quant à leur exercice, elles courent, grimpent et sautent comme des tarées. Attention aux jugements hâtifs envers les chats d’appartement. En revanche, elles ont l’estomac fragile, comme chacun a pu le constater.

Jazzi dit: 16 juillet 2019 à 23 h 50 min

La fica c’est la chatte, pas besoin de tourner autour du pot !

Ed, la vôtre, de chatte, devait se sentir indisposée et aura voulu s’isoler. J’ai l’impression qu’elle a des problèmes digestif et gastrique. Vos chattes ne sont-elles pas un peu grasses et ne manquent-elles pas d’exercice ?

Ed dit: 16 juillet 2019 à 23 h 38 min

Sur Johnny Clegg, voir la parodie des Inconnus.

Message de la plus haute importance : tout est rentré dans l’ordre avec ma chattoune

renato dit: 16 juillet 2019 à 23 h 15 min

« Ceterum censeo Carthaginem esse delendam », dit Caton et il tira de sa tunique un panier de figues de Carthage, voulant ainsi montrer que si le figue pouvait supporter le trajet de Carthage. Carthage était trop proche de Rome et devait donc être détruite.

et alii dit: 16 juillet 2019 à 23 h 12 min

Le mot fica, figue, n’y désigne-t-il pas une tout autre chose qu’un fruit ? Et Rabelais ne semble-t-il pas avoir voulu indiquer ce qu’il faut entendre par ce mot, lorsqu’il a donné à la mule le nom hébreu de Tacor, signifiant un fic qui s’engendre au fondement ?

Tout porte à croire qu’il s’agit d’une allusion obscène que saisiront facilement ceux qui savent l’extension de sens de fica dans les écrits licencieux de l’Arétin. Ce qui ajoute encore à la probabilité de la conjecture, c’est qu’en Italie il y a aussi l’expression Far la castagna (faire la châtaigne), tout à fait synonyme de Far la fica. Or le terme de castagna, comme celui de fica, prend très fréquemment une acception déshonnête dans le langage de ce pays, ainsi que dans nos patois méridionaux.

Les Latins disaient : Ostendere medium unguem. Mais cette locution employée par Juvénal (sat. X, v. 53) n’exprimait pas la même chose que la nôtre. Millin s’est étrangement trompé lorsqu’il l’a traduite par montrer la moitié de l’ongle ou le bout du pouce entre deux doigts ; elle signifiait : montrer le doigt du milieu, la partie y étant prise pour le tout, et elle était la même que cette autre : Digitum porrigere medium. Il n’y avait pas, chez les anciens, de plus forte marque de mépris que de narguer quelqu’un avec le doigt du milieu, nommé verpus, à verrendo podice, suivant l’abbé Tuet. Perse appelle ce doigt infâme, et Martial impudique

Bérénice dit: 16 juillet 2019 à 23 h 06 min

La situation est je croisctoujours critique en réalité pour les n ou es en Afrique du Sud même si leur Droit à évolué. Est ce que comme ici grace à des hommes comme J Clegg, Nelson Mandela, ils naissent libres et égaux en droit?

Janssen J-J dit: 16 juillet 2019 à 23 h 05 min

@ D.D.
mais c’était qui ?!
un zoulou blanc ?
votre génial appareil ?
un appareil génital ?
(je rentre… à charenton le pont. BN !)

D. dit: 16 juillet 2019 à 22 h 55 min

Bérénice dit: 16 juillet 2019 à 22 h 47 min

Violences pour commencement, mon appareil convertit bizarrement les mots.

…votre génial appareil ?

Bérénice dit: 16 juillet 2019 à 22 h 46 min

Et alii, c’est surprenant tous ces abus et commencements les femmes. Des trentenaires masculins me confirmaient leur deception devant la légèreté des jeunes femmes actuelles. Ces types qui ne savent pas y faire ou peut être se vengent ils d’une liberté acquise sont des gros nuls, des beaufs, des sales mecs.

et alii dit: 16 juillet 2019 à 22 h 31 min

Les Françaises ont de longue date la réputation d’écrire plus facilement sur la sexualité. Cette tradition n’est en fait pas si ancienne – à peine deux siècles. L’affaire Strauss-Kahn et plus récemment la vague #Metoo ont mis à mal l’image d’une culture française qui a fait de la séduction une valeur centrale. Texte publié dans le quotidien autrichien Der Standard.
mediapart

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