de Pierre Assouline

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La République des livres
La poésie méditerranéenne dans la rumeur des langues
  

La poésie méditerranéenne dans la rumeur des langues
  

Pessoa l’avait écrit, ne me demandez pas où, je n’ai retenu que les mots dans cet ordre :

 « La poésie est la preuve que la vie ne suffit pas ».

Un livre à lire, à savourer et à relire « en stéréo » avec Le Goût de la Méditerranée (qui réunit des textes d’écrivains, de romanciers, parfois de poètes choisis et présentés par Jacques Barozzi, 112 pages,, 8 euros, Le Petit Mercure/ Mercure de France) suffirait à emporter l’adhésion des plus sceptiques. Il est vrai qu’il en contient d’autres puisque Les Poètes de la Méditerranée (955 pages, 12 euros, Poésie/Gallimard/ Culturesfrance) est aussi une anthologie. On dira qu’elle n’est pas la seule. Sauf que celle-ci, parue il y a quelques années, est bilingue et dans toutes les langues originales : à ce prix-là et en format de poche, réunissant sous la couverture staëlissime de La plage à Agrigente dorée comme jamais, on n’en connaît qu’une, surtout de cette qualité et de cette variété.

Cette réunion, son éditrice Eglal Errera l’a conçue comme un périple d’Athènes à la Macédoine en passant par la Turquie, le monde arabe, Israël, la péninsule ibérique, la France, l’Italie. Vingt-quatre pays chantés par leurs villes mythiques davantage qu’à travers l’idée de nation. Des pays qui ont tous façade sur mare nostrum comme on a pignon sur rue. Des cités, des ports, des villages parcourus par ce frémissement qu’André Velter appelle« la rumeur des langues ». Ce recueil en compte dix-sept dans sept alphabets. Le monde méditerranéen est un creuset dont l’or est fait de toutes ces langues. 

On y croise cent un poètes sur quatre générations, Kiki Dimoula, Gulten Akin, Issa Makhlouf, Avrom Sutzkever, Ghassan Zaqtan, Tahar Bekri, Antonio Ramos Rosa, Tahar Ben Jelloun, Andrée Chedid, Jacques Roubaud, Milo de Angelis, Antonio Colinas, Blanca Andreu, Andrea Zanzotto,  Miodrag Pavlovic, Ana Ristovic, Damir Sodan, Immanuel Mifsud….

C’est peu dire que l’on y fait des découvertes car certains ont été publiés en français de manière si confidentielle, lorsqu’ils l’ont été, que seul ce genre de complot permet enfin de porter leur voix. Et, malgré l’aide efficace du réseau de Culturesfrance, on comprend que la réalisation du projet tienne de l’exploit lorsqu’on sait les problèmes de droits que cela a engendré auprès d’auteurs, de traducteurs et d’éditeurs dispersés. Voilà pour les chiffres. Pour le reste, des mots bruissant des voyages et des exils qui n’ont cessé de se nouer depuis des siècles autour de la mer du milieu et que la poésie n’a cessé de refléter.

Il va de soi qu’un tel livre ne se lit pas en continu. Encore qu’il y a sûrement des lecteurs pour lire une anthologie dans l’ordre, et pourquoi pas. Sauf que celle-ci est d’une telle richesse qu’elle ne laisse pas vaincre avant des jours et des nuits, qu’il faut y revenir, déposer les armes et se laisser surprendre au bonheur du feuilletage, pour tomber sans qu’il crie gare sur un vers de Nuno Judice transporté dans notre langue par Michel Chandeigne évoquant « un baptême d’écumes saoules se fracassant dans le tumulte des morts ». C’est avec de tels recueils près de soi que la notion de livre de chevet revêt tout son sens. Dans sa préface célébrant dès l’entame un Dante habitué aux échanges entre haute mer et rivages, Yves Bonnefoy rappelle que toute la Méditerranée se rassemblerait autour de « l’idée grecque de l’évidence », un mot de même étymologie que « lumière », étant entendu que l’évidence concerne la rencontre entre la mer et la poésie. Dénonçant le désastre aux conséquences sans fin que furent à ses yeux les Croisades, il déplore une situation qui ressemble fort à un constat d’échec :

 « La Méditerranée est un grand chiffre clair, mais qui n’a pu traverser d’assez de rayons le politique ou le religieux ».

N’empêche qu’à la fin, ivre de cette lecture nomade, on comprend mieux celui qui disait que la lumière méditerranéenne est invisible car elle est la lumière même. Une réflexion jetée au bas d’une lettre, qui n’était pas d’un poète mais d’un peintre, Nicolas de Staël.
 Un pour la route. Lisons-le comme un salut à l’Egypte. Une poignée de vers seulement extraits du poème intitulé « Tatouage du fleuve sur la géographie du corps » de l’égyptien Mohammed Afifi Matar (1935-2010), traduit par la poétesse libanaise Vénus Khoury-Gata également présente quelques pages plus loin dans ce recueil :

 « (…) et sur l’autre rive les soldats du roi cruel aiguisaient leurs lances/ Entre nous le fleuve de la maternité/ le sevrage, entre nous la terre des humiliés, le temps des monarchies, les mamelouks du sang/ unifié, le pain de cuivre/ et l’histoire des prisons/ Et moi ! Ah de la haine –je lance un pont pour qu’ils me tuent/ pour que le fleuve de sang rejette les poissons de tous ces meurtres/ je me retiens j’attaque/ lance un pont pour qu’ils me tuent/ afin de laver mon visage/ et d’apprendre la violence de la nage dans le fleuve de mon sang (…)  La tête coupée par l’épée je la prendrai et m’en irai/ loin du royaume de la peur/ des terres des mamelouks du sang unifié/ dans les cavités de ma tête je plierai le tapis de la terre/ construirai, habiterai/ une patrie, dévoilerai les trésors de ses gravures sanglantes/ chasserai le monde, effacerai la chronique de la voix, l’argile de la mort, les épines de l’alphabet (…) »


(« Agrigente » huile sur toile 73 x 100 cm de Nicolas Staël, « peint en Provence » en 1953, est-il précisé au dos du tableau, Kunsthaus de Zurich. Plus de détails dans Le Prince foudroyé, la biographie que Laurent Greilsamer consacra au peintre chez Fayard)


Cette entrée a été publiée dans Poésie.

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commentaires

1 635 Réponses pour La poésie méditerranéenne dans la rumeur des langues
  

Ed dit: à

oui pour les juifs, et alii. Jazzi a dû mal comprendre.

Paul Edel dit: à

CLOPINE Court se défend très bien tout seul ..et ce que raconte PABLO l hercule â la massue sur Nietzsche -et-l argent prouve qu’ il n a pas lu les 3 volumes de Janz cette merveille de bio.

Ed dit: à

@Clopine

Vous parlez comme une provinciale trop gâtée par la nature (hehe) ! C’est du même niveau que les « roh lala un minuscule deux-pièces pour une personne, mais comment tu fais ?? », alors que c’est un palace pour les normes parisiennes. Bref, quand on vit à Paris, on est bien content de les avoir les Buttes-Chaumont, croyez-moi. Ce parc est juste magique, et très bien fréquenté.

et alii dit: à

dit: 17 juillet 2019 à 14 h 12 min
vous êtes un pauvre type inculte et grossier;les juifs ne se cachent pas puisqu’ils vont au parc aux heures d’ouverture, vêtus en tenue de fête on les remarque sans qu’ils le cherchent:on ne peut pas en dire autant de vous et de votre ignorance :mai_s citer Aragon, ça vous ferait mal aux gencives!

Pablo75 dit: à

Et les asiatiques viennent de plus en plus nombreux s’y faire photographier en tenues de marié(e)s…
Jazzi dit: 17 juillet 2019 à 14 h 12 min

Les asiatiques, les antillais, les turcs, les slaves, les africains, les magrébins, les européens, les parisiens avec tous les arrière-arrières-grands-pères français chers à D., les juifs, les catholiques, les orthodoxes, les athées… Tout le monde y passe.

Lavande dit: à

Clopine vous êtes une émule d’ Alphonse Allais qui disait :
 » On devrait construire les villes à la campagne car l’air y est plus pur ! « 

pado dit: à

pablito 14h15

Penser une con.erie, écrire une con.erie, s’obstiner dans la con.erie,
la marque des chefs d’escadrille.

renato dit: à

« votre naissance > « À votre naissance

et alii dit: à

17 juillet 2019 à 14 h 16 min
je n’ai pas besoin de vos clics sur ce quartier notamment;c’est à l’hosto rothschild qu’on me fit mes premières lunettes
La Fondation Adolphe de Rothschild, Reconnue d’Utilité Publique, est un Etablissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif.
Elle se situe au 29 rue Manin – 75019 Paris- France / Tel. 01.48.03.65.65
la rue manin est ou était considérée comme l’une des plus longues de Paris;
Daniele Manin, est un homme politique italien, né à Venise le 13 mai 1804 et est mort à Paris le 22 septembre 1857. Il est un des acteurs du Risorgimento, en devenant le chef de l’éphémère République de Saint-Marc

Ed dit: à

« Le parc des buttes chaumont est le personnage principal des 3 Vernon Subutex »

Pas du 1, du 2 oui, du 3 peut-être (pas encore lu). Mais désormais, quand je lis « Buttes-Chaumont », je pense à Vernon ! Despentes rend vraiment hommage au plus beau parc de Paris intra-muros.

@jazzi
Je vous assure que je le dis avec bienveillance, mais JJJ a tellement raison. Vous en faîtes trop et n’avez pas (plus ?) besoin de ca.

Jazzi dit: à

Merci du conseil, JJJ. Je vais y réfléchir !

renato dit: à

« votre naissance, ils vous donnent un ticket indéchiffrable dans lequel est écrit tout votre avenir. Maladies, succès, échecs, réunions importantes, tout y est écrit. Même le jour et l’heure de votre mort. »

Andrea Camilleri

Janssen J-J dit: à

Ce serait une erreur de se corriger de ses fautes de (cristian) clavier; comme disait l’autre. A la relecture, elles sont toujours amusantes à détecter. Les gens les rectifient d’eux-mêmes, en général, depuis que chacun a pu observer pour lui-même qu’il était impossible d’en être exempt. D’autant que, lorsqu’on prétend se corriger, on en rajoute une couche supplémentaire. Tel le syndrome du diploducus moyen.

Pablo75 dit: à

Blabla-Widerganger-pado dit: 17 juillet 2019 à 14 h 02 min

« …les nouveaux cracheurs-insulteurs… »

Encore un troll atteint d’alzheimer…

vedo dit: à

et alii dit: 16 juillet 2019 à 19 h 30 min

Certes Cézanne, mais il n’a jamais réussi à rendre la St Victoire comme comme je la connais depuis si longtemps.

Janssen J-J dit: à

Le parc des buttes chaumont est le personnage principal des 3 Vernon Subutex. C’est là que crèche le héros et risque un temps de s’y clochardiser. Despentes a, ce faisant, rendu un fier service à ce parc : elle en a fait un personnage nuancé, à la fois attachant et repoussant, par bien des aspects. Elle en a surtout pertinemment actualisé la peinture un peu trop datée des jardins parisiens de notre flâneur primesautier.
Un conseil, par parenthèse : il serait peut-être temps de cesser de recycler « vos goûts » sur la rdL. Remarquez, moi cela ne me gêne pas + que cela, car je zappe le plus souvent. Mais ça prend pas mal de place, et surtout, ceal vous dessert en contribuant à vous étalager, alros qu’en général, vous êtes assez pudique sur votre privée professionnelle passée et actuellement privée. Mais maintenant que la rdl vous a enfin concélébré, il n’est peut-être pas utile d’en rajouter désormais un brin dans l’autoconcélégration permenente. Je vous dis juste cela en passant pour ménager le suspense du ‘goût de la paresse’ automnale à venir. Bien amicalement, Jean-Jacques.

Jazzi dit: à

« j’ai arpenté ce quartier et ces rues avant vous ! »

Certainement ma vieille mais vous racontez n’importe quoi sur l’histoire du parc des Buttes-Chaumont. Les homos ne s’y cachent pas plus que les Juifs. Et les asiatiques viennent de plus en plus nombreux s’y faire photographier en tenues de marié(e)s…

et alii dit: à

Le Tachlikh est généralement effectué le premier jour de Roch Hachana. Si celui-ci tombe un Chabbat, le Tachlikh est alors fait le second jour de Roch Hachana. Il peut être réalisé jusqu’à Hochaana Rabba (le dernier jour de Souccot) – c’est d’ailleurs la coutume de certaines communautés –, excepté le Chabbat.

Nous commémorons l’abnégation d’Abraham en nous rendant au bord d’une rivière
Une série de versets est récitée à côté d’un plan d’eau tel que la mer, une rivière, un ruisseau, un lac ou un étang, de préférence où se trouvent des poissons (même si, en l’absence d’un tel plan d’eau, certains rabbins avaient l’habitude de faire Tachlikh près d’un puits, même d’un puits asséché, ou à côté d’un seau d’eau). Après la lecture des versets, on secoue les coins de ses vêtements ; chez les hommes, cela se fait généralement avec les coins du talith katane (l’habit comportant les tsitsit).

Bien que le Tachlikh ne soit pas mentionné dans le Talmud, la plus ancienne référence qui y soit faite semble se trouver dans le livre du prophète Néhémie (8,1), où il est écrit : « Tout les Juifs se réunirent, comme un seul homme, sur la place qui s’étend devant la porte de l’eau. » Ce rassemblement est connu pour avoir eu lieu le jour de Roch Hachana.
https://fr.chabad.org/library/article_cdo/aid/2318830/jewish/Quest-ce-que-le-Tachlikh.htm

Jazzi dit: à

Jamais entendu parler de ce film documentaire, JJJ. Il est sorti quand et vous l’avez-vu où ?

et alii dit: à

it: 17 juillet 2019 à 14 h 02 mininutile de vous fatiguer, j’ai arpenté ce quartier et ces rues avant vous!ce que j’ ai vu aussi, ce ne sont pas les homos qui viennent cacher leurs amours dans le parc, mais les juifs traditionnels qui à la fête de TACHLIKH viennent jeter leurs péchés dans le lac

pado dit: à

13h24
Mon chaloux et pablito, Bouvard et Pécuchet, le petit-bourgeois de banlieue et le bobo du XXème, les nouveaux cracheurs-insulteurs des blogs.

Jazzi dit: à

L’emplacement exact du gibet de Montfaucon, et alii.

« La butte de Montfaucon se situait au nord-est de Paris. Elle se dressait entre des champs où a été tracé le canal Saint-Martin et ce qui est devenu, quand a été élevée l’enceinte des Fermiers généraux, la barrière de Combat, aujourd’hui place du Colonel-Fabien. Elle mourait au niveau de l’actuel 53 rue de la Grange-aux-Belles, où ont été retrouvées des traces archéologiques et un ossement humain. La butte relevait de la censive de Saint-Martin-des-Champs, puis d’une fraction de celle-ci, le faubourg Saint-Laurent. Les deux, originellement autonomes et chef du Sanctum Martyrum, étaient propriété de l’abbaye royale de Saint-Denis, tout comme leurs voisins, le faubourg Saint-Ladre, le hameau de La Chapelle de Saint-Denis et celui de La Villette de Saint-Denis.
Le gibet lui-même était dressé au sommet de la butte, soit ce qui est aujourd’hui le square Amadou-Hampate Ba au sud de la place Robert-Desnos. C’est à partir d’un tronçon de la rue de Meaux aujourd’hui intégré à celle de la Grange-aux-Belles, que menait un chemin au bas de la butte du côté sud ouest. De là un sentier sinueux conduisait au supplice.
Étude archéologique du site en 1821.
Le gibet reconstruit après 1760 se situait au-delà de la barrière de Combat, dans le périmètre compris entre la rue de Meaux, l’avenue Secrétan et la rue Sadi-Lecointe. »

Janssen J-J dit: à

jzmn / ALR ou alter, je me demande bien ce que vous aviez pensé de ce film documentaire dont je découvre la bande annonce.
https://www.dailymotion.com/video/x3azte8
Ecrit à 85 ans, le dernier chapitre de « comment je suis devenu moi-même » (l’apprenti vieillard) constitue un modèle de lucidité.

Jazzi dit: à

« On sait que le parc des Buttes-Chaumont occupe l’emplacement du gibet légendaire de Montfaucon »

Totalement faux, et alii !

Jazzi dit: à

PARC DE BELLEVILLE 1988
20° arr., rue des Couronnes, rue Julien-Lacroix, rue Jouye- Rouve, rue Piat, M° Couronnes ou Pyrénées

Le territoire de Belleville, qui faisait partie du domaine royal des Mérovingiens, aurait connu un peuplement plus ancien – un menhir a été retrouvé au pied de la colline en 1782 – dont on ne sait cependant rien. Le lieu s’appelait Savies, un nom dérivé du terme celtique “savart” désignant des terres pauvres et il fut donné par Hughes Capet à l’abbaye de Saint-Magloire peu avant l’an mil. Au XII° siècle, l’abbaye de Saint-Martin des Champs en devient propriétaire et entreprend de capter et de canaliser les eaux des nombreuses sources qui parcourent la colline pour alimenter son abbaye, dont le Conservatoire des Arts et Métiers occupe aujourd’hui l’emplacement.
Au XIII° siècle, Savies devient Pointronville, sans que l’origine du nom soit connue mais au XVI° Pointronville disparaît à son tour au profit de Belleville, dont l’étymologie reste également inexpliquée.
Belleville vit essentiellement de la culture et de la vigne et les courtilles – en vieux français verger ou potager –, où l’on sert depuis toujours le vin clairet, se transforment en guinguettes qui se multiplient dès le XVI° siècle. A la population des vignerons et des cultivateurs viennent s’ajouter les ouvriers des carrières de gypse, dont l’exploitation sur la colline se fait à ciel ouvert depuis le XIII° siècle, et ceux de petits ateliers qui commencent à s’installer. Après la construction du mur des Fermiers généraux, en 1785, les guinguettes connurent un véritable succès et l’on venait s’encanailler à la barrière de Belleville, mais de l’autre côté du mur afin de ne pas payer les taxes. La descente de la Courtille, dans la nuit de mardi-gras, était connue dans tout Paris pour son atmosphère haute en couleurs.
Jusqu’à la fin du XVIII° siècle, Belleville reste essentiellement agricole. Cependant, au début du XIX°, un afflux de population et la naissance de la petite industrie vont transformer le paysage. Au moment de l’annexion à Paris, en 1860, qui partage Belleville entre les 19è et 20è arrondissements, au grand mécontentement de la population, les vignes ont disparu et il ne reste guère d’espace cultivé. Les carrières, qui avaient connu une intense activité tout au long du XVIII° siècle où l’exploitation était devenue souterraine, s’épuisent. Au fur et à mesure de leur fermeture, la dernière en 1878, la colline voyait s’élever des constructions pour accueillir les habitants du centre de Paris, chassés en masse par les travaux d’Haussmann.
Le parc de Belleville, dont les travaux ont été menés de 1983 à 1988, s’est inscrit dans la plus vaste opération de rénovation de la ZAC de Belleville. Il a remplacé des îlots vétustes à l’habitat très dégradé et des terrains qui étaient restés vagues. Sa conception a été confiée à l’architecte François Debulois et au paysagiste Paul Richet.
Implanté sur 4,5 hectares à flanc de colline, sur une dénivellation d’environ 25 mètres, il offre en son point le plus élevé, aménagé en belvédère en bordure de la rue Piat, un magnifique panorama sur Paris. Du belvédère part un circuit d’eau, évocation des sources anciennes, qui parcourt la colline en alternant bassins et cascades pour s’achever en bassin aquatique. Les deux principaux cheminements verticaux suivent le tracé de deux anciennes voies du quartier, le passage Julien-Lacroix dont on a conservé l’escalier et la rue Vilin avec ses pavés, tandis que des parcours étagés ont été aménagés transversalement. Une vigne de pinot meunier et de chardonnay a été plantée pour rappeler la vocation vigneronne de Belleville.
(op. cité)

Pablo75 dit: à

…d’excellents produits…

Pablo75 dit: à

Une règle d’or ici : ne jamais répondre aux provocations de dédé sur les villes (ou quartiers en l’occurence). C’est systématiquement n’importe quoi. Il confond Hambourg et Francfort, pour vous donner un exemple du niveau… Malgré tout, j’apprécie ce Monsieur.
Ed dit: 17 juillet 2019 à 13 h 02 min

T’inquiètes pas: je connais « la bête » – depuis longtemps. Étant double, je préfère son côté D. (son humour « à froid », anglo-saxon et son côté diétetico-ésotérique) à son côté Delaporte (qui est le D. hystérique, si on peut dire).

et alii dit: à

souvenez vous d’Aragon
Les Buttes Chaumont vues par Aragon
dans Le Paysan de Paris

Le Paysan de Paris est un chef d’œuvre de la littérature surréaliste. Parmi quatre proses de taille inégale, Le sentiment de la nature aux Buttes Chaumont renouvelle le sentiment de la ville et la langue littéraire en France. Marchons, la nuit, dans le parc, en quête de ce frisson métaphysique.

Jazzi dit: à

PARC DES BUTTES-CHAUMONT 1867
19° arr., rue Manin, rue de Crimée, rue Botzaris, M° Buttes- Chaumont ou Botzaris

Entre Belleville et La Villette, la butte de Chaumont, du latin calvus mons ou mont chauve, est de tout temps une colline aride et dénudée dont le sol calcaire interdit toute agriculture. Des moulins apparaissent dès le XVI° siècle sur les hauteurs de Belleville et de La Villette et on en dénombre six à la fin du XVII° sur la butte de Chaumont.
A partir du XVIII° siècle, le gypse du sous-sol est exploité
pour fournir de la pierre à plâtre destinée à la construction. Cette extraction, qui se fait en souterrain, entraîne des affaissements du terrain et, à la suite d’effondrements meurtriers, l’exploitation souterraine est interdite en 1779. Les carrières à plâtre sont détruites et comblées par éboulement mais l’exploitation va se poursuivre à ciel ouvert, de plus en plus intensive dans le premier tiers du XIX° siècle. En 1851, la carrière dite de l’Amérique, l’une des plus importantes, quasiment épuisée, est fermée.
Le site offre à cette époque un aspect véritablement désolé. Aux pieds de la butte, du côté de La Villette, se trouve depuis la fin du XVIII° siècle le plus grand dépotoir d’ordures de la capitale, qui sert aussi pour l’équarrissage des chevaux. La nuit, les anciennes carrières sont le refuge des clochards et des rôdeurs.
En 1860, les communes de Belleville et de La Villette sont annexées et intégrées dans le nouveau périmètre de la capitale. La butte de Chaumont, dont le sous-sol est truffé de cavités et d’anciennes galeries d’exploitation, est inconstructible.
En 1862, l’Etat achète 25 hectares à la Société des Carrières. Le baron Haussmann, préfet de la Seine, a en effet décidé d’implanter là un parc public destiné aux habitants du centre surpeuplé de Paris.
L’ingénieur Jean-Charles Adolphe Alphand dirige le projet, à la tête d’une équipe constituée par le paysagiste Edouard André, l’horticulteur Jean-Pierre Barillet-Deschamps et l’architecte Gabriel Davioud.

____________ (encadré sur Edouard André)
Édouard André (1840-1911)
Né à Bourges dans une famille d’horticulteurs, il étudia la botanique au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris et entra en 1860 dans le service dirigé par Alphand en tant que jardinier. Jusqu’en 1868, il participa à de nombreuses réalisations dans les parcs et jardins publics de la ville, particulièrement aux Buttes-Chaumont où il assura les plantations et inventa la formule de la corbeille de fleurs. A partir de 1869 il travailla essentiellement à l’étranger et acquit une réputation internationale de paysagiste avec la création de Sefton Park, près de Liverpool, qu’il acheva en 1872. D’abord attiré par le style paysager, qu’il épure davantage qu’un Barillet-Deschamps, il évolua ensuite vers un retour aux règles du jardin classique. Auteur en 1879 de L’Art des Jardins. Traité général de la composition des parcs et jardins, il définit sa nouvelle conception du parc, associant jardin régulier aux abords du bâtiment, et jardin irrégulier où le paysage reprend progressivement son aspect naturel au fur et à mesure de l’éloignement, base du futur style dit composite ou mixte.
____________________ (fin de l’encadré)

Quatre ans de travaux (1863 à 1867) vont être nécessaires. Il faut d’abord condamner les anciennes carrières, modeler et consolider le relief par des terrassements de meulière et de ciment, couvrir toute la surface de terre afin de pouvoir effectuer des plantations, amener l’eau au moyen d’une machine à vapeur qui pompe l’eau de l’Ourcq dans le bassin de La Villette, créer les routes, planter enfin et installer le mobilier du parc. Tout au long du chantier, la nature du sous-sol entraîne de nouvelles et continuelles consolidations. Mais ce site exceptionnel va permettre, par une utilisation habile des accidents du terrain et des différences d’altitude, la création d’un morceau de nature, avec pièce d’eau, cascade, ruisseaux, enrochements et jeux de niveaux, sans équivalent dans Paris.
Le parc des Buttes-Chaumont, l’une des réalisations les plus spectaculaires du Second Empire, est inauguré par l’empereur Napoléon III en même temps que s’ouvre l’Exposition universelle de 1867.
Le lac de 2 hectares est dominé par la masse rocheuse, mi-naturelle mi-reconstruite, de l’île, qui imite le paysage d’Etretat avec pic et arche. Un embarcadère permet la traversée du lac pour gagner l’île où un escalier, dit le “chemin des Aiguilles”, creusé dans le rocher, conduit au sommet. Là, le Belvédère construit par Davioud, reproduction du temple de la Sibylle à Tivoli, près de Rome, culmine à 32 mètres, offrant de toutes parts un vaste panorama.
L’île est reliée au parc par un pont en maçonnerie, surnommé le “pont des Suicidés” car nombreux furent ceux qui se jetèrent du haut de son parapet, ainsi que par une passerelle métallique suspendue à 23 mètres au-dessus de l’eau.
Une grotte monumentale, haute de 20 mètres et large de 14, au plafond décoré de fausses stalactites, marque l’emplacement d’une ancienne entrée de carrière. Une cascade dévalant depuis les hauteurs de la rue Botzaris s’y jette de manière spectaculaire, avant de se transformer en paisible ruisseau qui s’écoule vers le lac.
Le parc est vallonné de collines plantées dont le sommet offre autant de points de vue différents. Les plantations associent grands arbres, futaies et arbustes, disposés de manière à augmenter les effets de perspective ou à mettre en valeur un élément pittoresque du parc : le Belvédère, un pont, un pavillon. Edouard André invente aux Buttes-Chaumont les corbeilles de fleurs, ovales et légèrement exhaussées qui,
placées en bordure des pelouses, créent de la même manière le départ de perspectives sur les surfaces engazonnées.
A chacune des six entrées principales du parc, Davioud élève un pavillon de garde dont l’architecture, inspirée des cottages anglais, associe la brique, le bois, la tuile. Le parc est doté de trois chalets restaurants – au bord du lac ; au-dessus du tunnel du chemin de fer de ceinture, qui traverse le jardin en biais dans sa partie est ; sur le versant de la butte Puebla, à l’ouest. Davioud crée le mobilier : grilles de clôture et portes d’entrée en ferronnerie ouvragée, réverbères aux motifs végétaux, bancs à pieds de fonte imitant des branches de bois, corbeilles de forme “tulipe”.
Le parc des Buttes-Chaumont n’a pas connu de véritable transformation depuis sa création et seules les barrières en ciment armé imitant le bois ont été installées à la fin du XIX° siècle pour assurer la sécurité du public. Le Belvédère de l’île a été restauré en 1967 et la grotte en 1986. Un kiosque à musique, construit à l’origine sur le lac puis installé sur la terre ferme après un incendie en 1870, a été déposé, en attente de reconstruction à l’identique.
https://livre.fnac.com/a13310878/Jacques-Barozzi-Histoire-des-jardins-de-Paris

Pablo75 dit: à

pado dit: 17 juillet 2019 à 13 h 22 min

Blabla-Widerganger, je vais jamais au marché de la Place des Fêtes, ni le dimanche, ni le mardi, ni le vendredi. Je fais mes courses dans les trois boutiques bio qui se trouvent entre le nº 305 de la rue des Pyrénées et le nº 2 de la rue Jourdain (La Vie Claire, Bio c’est bon et Naturalia). Par contre je traverse la place pour aller au rayon bio du Lidl de la rue Compans, où on trouve des excellents produits.

Par contre, toi, vu ton état mental, tu dois te faire livrer à domicile de la pâté pour chats et des croquettes pour chiens, non?

et alii dit: à

17 juillet 2019 à 13 h 20 min
non, clopine, j’ai été tous les jours de mon enfance aux buttes chaumont sans m’en lasser, et plus tard ,j’y retournai m’y promener en fin de journée ;c’était délectable; c’est un trésor de souvenirs pour moi, jusqu’au fond des grottes, les jeux des enfants aux manèges, guignolet leurs rires leurs cris ,ça vaut bien tous vos prés et vos pommes, les beaux arbres, et quand les enfants risquaient un pied sur la pelouse, le coup de sifflet du gardien;
quand on m’opéra du nez, avec plein de mèches , et que je ne pouvais plus respirern je voulais qu’on m’offre un sifflet

renato dit: à

À Hamburg, la première adresse qui me vient à l’esprit, le Fischereihafen, bonne cuisine — poisson —, mention extra pour la pâtisserie.

Pablo75 dit: à

Paul Edel ! on vient de traiter M. Court, ici, de « personnage d’universitaire français pédant et borné, fourvoyé très loin de l’Essentiel, dont il ne comprend absolument rien» . Evidemment, vous allez pourfendre l’auteur de ces lignes, lui exprimer votre indignation, bref, le prendre à partie…
Clopine dit: 17 juillet 2019 à 13 h 08 min

Tu rigoles? Il osera pas. Il préfère s’attaquer à toi qu’à moi, aux femmes qu’aux mecs. (Maintenant il est obligé de répondre).

Clopine dit: à

… Mais on peut préférer l’art et les jardins publics à la nature et à la vie, bien sûr.

Ca nous tue juste un petit peu au passage. Et pas que nous.

Mais il semblerait que nous ne puissions faire autrement…

pado dit: à

« Va le dimanche matin au marché de Place des Fêtes »

La place la plus laide de Paris, m’étonne pas que pablito soit aussi acariâtre, il se fond dans son environnement.

Clopine dit: à

…Parce que, oui, pour marteler un peu : l’art est la vie ce qu’un jardin public est à la nature…

Jazzi dit: à

« et le mauvais Belleville »

Il y aurait un bon Belleville, D. ?

Clopine dit: à

Je connais un peu les Buttes-Chaumont, ai eu la chance de les visiter avec Jazzi, qui est un guide respectueux et attentionné. Le truc, c’est que c’est quand même à la nature ce que l’art est à la vie. (ceci n’est pas un jugement esthétique, c’est une sorte d’évidence…). Un artefact, très précisément.

Et on en crève, des artefacts…

et alii dit: à

toujours diététique et Nitzche
le registre gastroentérologique, est au centre de ses préoccupations, tout à la fois quotidiennes, comme en témoigne sa correspondance, mais surtout philosophique, comme son œuvre en fait foi. C’est la thèse défendue par le petit livre extrêmement vif – et même très enjoué – d’Arnaud Sorosina* que viennent de publier les éditions Manucius.

En effet, la notion de diététique, chez Nietzsche, et les préceptes qui en découlent, lui ont servi de moyen pour parler métaphoriquement de choses qui l’intéressaient beaucoup plus. Les flux alimentaires selon leur nature et rapidité d’assimilation renvoient aux processus de digestion culturelle, aux préférences et aux valeurs qui président à nos affinités électives. Si bien que la nutrition, symptôme de la vitalité de l’individu, est aussi un enjeu civilisationnel pour évaluer la physiologie d’un peuple ou d’une époque.
Comment quelque chose d’apparemment aussi anodin et superficiel que l’alimentation peut-il en venir à constituer une question philosophique essentielle pour diagnostiquer, et éventuellement guérir, la santé morale et intellectuelle de l’humanité dans son ensemble? C’est toute la question qui traverse la réflexion d’Arnaud Sorosina.
« Chez Nietzsche, nous dit-il, la nourriture, ou du moins la nutrition, plus encore qu’un système de communication, devient un paradigme d’interprétation, voire la matrice de tout devenir. En effet, elle renvoie à l’appétence de la volonté de puissance, qui la prédispose à s’engloutir elle-même en se hiérarchisant, lorsque les parties d’un organisme se phagocytent les unes les autres pour établir des hiérarchies organologiques, ou lorsque différents foyers de vitalité s’entredévorent ou se nourrissent mutuellement. » Nutrition, digestion, excrétion : le mouvement du
https://www.patrickcorneau.fr/2019/04/du-regime-philosophique-nietzsche-dieteticien/

Lavande dit: à

J’ai visité la maison de Nietzsche à Sils Maria.
Dans mon souvenir c’était pas si mal que ça.

Pablo75 dit: à

Toute la partie Nord-Est du parc est cernée de HLM. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.
D. dit: 17 juillet 2019 à 12 h 53 min

Mais tu as vu le prix des appartements dans le coin?

Pablo75 dit: à

Jazzi dit: 17 juillet 2019 à 12 h 38 min

« Il vivait modiquement d’une petite pension, de congé ou de retraite, de trois mille francs. Du reste, il ne lui fallait rien qu’une modeste table d’hôte et un piano. »
(Émile Faguet. La Vie de Nietzsche)

« Dès que la maladie dont il souffrait (une syphilis contractée dans un bordel allemand alors qu’il était étudiant) lui a permis d’être pensionné et relevé de toute charge académique, il fuit l’Allemagne et mena une vie errante, de petits hôtels en pensions de famille, entre Nice et Turin, entre Sils-Maria et la Toscane. »
(Marc Halevy)

Nietzsche, le « résident des pensions de famille suisses »
(Henri Lefebvre. Nietzsche)

« Située au cour du village, la maison dans laquelle Nietzsche vécut huit étés de sa vie se visite. Objets, manuscrits, photographies occupent seize vitrines du rez-de-chaussée. Au premier étage se trouve sa chambre, modestement meublée. »
(À Sils-Maria, dans les pas de Nietzsche. Le Figaro)

« Les dernières années de Nietzsche apparaissent vraiment extraordinaires. Tout se passe en cinq ans, 1883-1888 […] Il marche quatre, cinq heures par jour, se nourrit frugalement, habite dans une petite pension de famille, il est obligé d’écouter tous les jours les conneries de ses voisins, donc il se retire dans sa chambre. Il écrit tout le temps. »
(Philippe Sollers. Le Monde)

Etc, etc.

Lavande dit: à

Pauvre, pauvre D. !
Vous me faites pitié avec vos oeillères !

Clopine dit: à

Paul Edel !

on vient de traiter M. Court, ici, de « personnage d’universitaire français pédant et borné, fourvoyé très loin de l’Essentiel, dont il ne comprend absolument rien »

Evidemment, vous allez pourfendre l’auteur de ces lignes, lui exprimer votre indignation, bref, le prendre à partie, car vos réactions sont toujours légitimes, égalitaires, et causées non par ce que vous ressentez des auteurs des pensées qui vous froissent, mais par votre sens inné du tact et de la justice.

Me voici rassurée.

D. dit: à

Mais moi aussi je t’adore, Ed.

Delaporte dit: à

Ed, vous mangez bien à Hambourg ? Vous ne grossissez pas trop ? La diététique, aujourd’hui, là-bas, est-elle possible ?

Delaporte dit: à

Onfray parle de ce que Nietzsche mangeait dans Le Ventre des philosophes. Intéressant chapitre. En fait de diététique, Nietzsche mangeait la grosse charcuterie allemande que sa soeur lui expédiait. Ce n’était pas léger. La nourriture allemande en règle générale fait grossir et est extrêmement peu diététique – Ed pourrait peut-être nous le confirmer. Les philosophes mangent mal, en général, comme le montrait Onfray dans cet intéressant livre, sans aller jusqu’aux infamies nutritionnelles de Sartre !

Ed dit: à

@Pablito

Une règle d’or ici : ne jamais répondre aux provocations de dédé sur les villes (ou quartiers en l’occurence). C’est systématiquement n’importe quoi. Il confond Hambourg et Francfort, pour vous donner un exemple du niveau…Malgré tout, j’apprécie ce Monsieur.

Delaporte dit: à

« Ce soir je mange du coq au vin. »

Mais c’est bon, tout ça !

Delaporte dit: à

« Si j’écrivais un roman et j’avais besoin d’un personnage d’universitaire français pédant et borné, fourvoyé très loin de l’Essentiel, dont il ne comprend absolument rien, je le ferais. »

C’est exactement MCourt, ça !
Quant à Nietzsche, il ne roulait pas sur l’or, évidemment. Il était en congé de l’université, et touchait une petite pension, qui lui permettait néanmoins de survivre d’un lieu à l’autre, en une errance fascinante, à la recherche du bon climat. Je suis touché par ces personnages qui ont cette obsession du climat. Un bon climat, c’est essentiel, comme la nourriture qu’on déguste ou qu’on dégueule. Nietzsche faisait très attention à la diététique, du moins il le prétend. On ne pense bien que si on mange bien. De même pour jouer du piano : Horowitz se plaignait toujours de mal manger, même quand il venait à Paris. Des êtres tout en délicatesse, comme moi, Delaporte !

D. dit: à

Toute la partie Nord-Est du parc est cernée de HLM. Il faut être aveugle pour ne pas le voir.

renato dit: à

« Heureux qui comme Ulysse a un bon moteur. »

D. dit: à

L’esprit Jean Villar en 1947 est tellement loin de tout ça.

Pablo75 dit: à

« Je n’aime pas du tout ce quartier des Buttes-Chaumont. Le parc est extraordinairement mal fréquenté, coincé entre des milliers de HLM »
D. dit: 17 juillet 2019 à 12 h 29 min

Tu dis vraiment n’importe quoi. Les Buttes-Chaumont mal fréquenté? Moi qui le fréquente depuis plus de 30 ans et qui ai baladé mes gosses quand ils étaient petits très longuement, je n’ai jamais eu un seul problème ou vu un seul incident. Je crois que tu confonds avec
l’époque (avant 1860) où il y avait de carrières et la nuit il servait de refuge à tous les SDF de l’époque.

Et où il y a « des milliers de HLM » dans le coin? Moi quand je vais au parc j’en vois aucun. Par contre, ce que je vois c’est que tout ce côté de Paris devient de plus en plus cher, parce que de plus en plus bobo. Il suffit de voir la quantité de boutiques bio qu’il y a pour se rendre compte de qui l’habite. Va le dimanche matin au marché de Place des Fêtes et tu verras des bobos partout.

Sérieusement, cela fait combien de temps que tu ne visites pas ce quartier? 40-50 ans?

D. dit: à

Je suis allé une seule fois à Avignon, par curiosité. C’est épouvantable. Une véritable marée de gens qui jouent des coudes à travers les rues, tout ça dans une chaleur accablante. Des saltimbanques, des paumés qui viennent là pour gagner trois sous. Et cette espèce de « culturation » insupportable. On a l’impression qu’ils veulent nous repeindre de « culture » d’une façon ou d’une autre. Tu n’en partiras pas tant que je ne t’aurai pas « culturé » un bon coup.
Ces échoppes, ces pseudo-théâtres, ces boursouflures cultureuses qui poussent partout comme des boutons et au dessus plane un courant astral extraordinairement délétère.

Jazzi dit: à

Peu importe l’humanité à renato, D.
Pour lui les gens normalement constitués se réduit aux personnes cosmopolites, bien éduquées, cultivées et avec compte en Suisse de préférence…
Tout le reste n’est que racaille !

D. dit: à

renato a mal réfléchi, j’y suis habitué depuis le temps.
C’est exactement le contraire qui réside en l’esprit humain : le besoin de sécurité, donc de sédentarité. Une bonne caverne est une caverne qu’on ne quitte plus, un bon fief se tient pendant des siècles. Seuls des événements graves obligent à bouger.
De nos jours, les événements graves ne se produisant plus dans une grande partie du monde et notamment occidental, la tenue de fief apparait moins importante et les gens se promènent pour leur agrément seul ce qui témoigne d’un certain égoïsme une fois qu’on a pris conscience des nuisances des déplacements et activités touristiques.
Bref, ce raisonnement assez élémentaire, renato est incapable de le tenir.
et il vient nous donner des leçons à tout bout de champ sur tout et sur tout alors qu’il ne possède pas une once de bon sens en lui.
Il m’était étrangement sympathique il y a quelques années mais là je n’en peux plus avec lui. C’est monsieur je sais tout sur tout alors que absolument pas, la preuve.

Jazzi dit: à

Il avait les moyens de vivre de villégiature en villégiature, Pablo75. Le Beau Rivage, sans être un palace, était un hôtel de bonne catégorie et remarquablement situé.

renato dit: à

Camilleri. Quelques bons souvenirs, trattorie romane le soir ; son émotions lors du décès de Sciascia ; conflit relatif à la recette des bucatini alle sarde ; son souvenir de Gadda : Norme per la redazione di un testo radiofonico.

Pablo75 dit: à

« Nietzsche était un nomade, comme tous les gens normalement constitués, d’ailleurs. »
Et passablement friqués, renato !
Jazzi dit: 17 juillet 2019 à 12 h 20 min

Nietzsche n’était pas friqué du tout. Il avait une retraite (je crois que même pas complète) de prof. Et ses livres lui coutaient de l’argent, puisqu’il les publiait à compte d’auteur. Dans ses « errances » il n’allait pas dans des hôtels de luxe. D’où tu sors qu’il avait du fric?

Clopine dit: à

Lavande, si, bien sûr. Une rencontre avec Laurence Grenier, femme aimable. Nous avons en commun la conviction que Proust est abordable par tous, et la pulsion d’écrire. C’est beaucoup, et ça compense tout le reste, à savoir que nous sommes en réalité si éloignées l’une de l’autre qu’on pourrait croire que nous ne vivons pas sur la même planète, et pourtant, à chaque fois que nous nous voyons, on devient un peu pom’pom girls, agitant nos lectures comme autant de mouchoirs…

Elle anime le blog « Proustpourtous », a une énergie d’enfer et un solide épicurisme, doublé curieusement d’une sorte de fatalisme désabusé devant les problèmes qui nous attendent. Parisienne presqu’autant que Jazzi ou DHH, c’est dire, mais un peu moins toutefois, sans doute à cause de longues années passées aux USA.

Simplissime d’accès, aucune pédanterie, et douée de bon sens.

Voilà Laurence, qui me donne rendez-vous au métro Charonne (c’est déjà un plaisir, pour moi, d’avoir un rendez-vous à une station de métro !!!) et s’assied aux terrasses parisiennes en m’antraînant, aussi simplement que, bibi, je vais donner à manger à mes poules et arrose mes plantes. Elle ne sait pas que, ce faisant, elle me plonge dans un exotisme auquel j’ai si peu accès, d’habitude…

Autant dire qu’elle m’a distraite et réveillée du brouhaha continu des rues de Paris. Je l’en remercie !!!

D. dit: à

Je n’aime pas du tout ce quartier des Buttes-Chaumont. Le parc est extraordinairement mal fréquenté, coincé entre des milliers de HLM et le mauvais Belleville. Pour rien au monde je n’habiterais là-bas. Par contre il faut reconnaitre qu’il existe quelques commerces alimentaires de valeur sur une petite portion de la rue des Pyrénées.

Pablo75 dit: à

Nietzsche était un nomade, comme tous les gens normalement constitués, d’ailleurs.
renato dit: 17 juillet 2019 à 12 h 12 min

Ah, bon? Et comment ça se fait qu’il y ait des milliards de personnes qui habitent dans des maisons et des appartements? On est tous des gens anormalement constitués?

Pablo75 dit: à

Clopine dit: 17 juillet 2019 à 12 h 07 min

[À Paris] « l’absolu oubli du monde sensible et vert »

Moi qui habite à 5min des Buttes-Chaumont je peux te dire que tu dis n’importe quoi.

Avant ton prochain voyage dans la capitale, regarde cette carte et cette liste:

Liste des espaces verts de Paris
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_espaces_verts_de_Paris

« sur les trottoirs parisiens exempts d’herbe »

Parce que dans les trottoirs de ton bled pousse de l’herbe? Tiens, j’aimerais voir ça… Tu n’as pas des photos?

D. dit: à

Ce soir je mange du coq au vin.

Jazzi dit: à

« Nietzsche était un nomade, comme tous les gens normalement constitués, d’ailleurs. »

Et passablement friqués, renato !

D. dit: à

comment appréhender le chaos qui vient quand on a un fils de vingt-cinq ans, et qu’on voit dans ses yeux, déjà, la lassitude devant l’inéluctable et la sourde irritation contre sa propre espèce ?

fort judicieuse remarque mais il fallait y penser avant de le faire, ce fils.
D’autant plus que 2030 est le point d’écroulement assuré. Nous en sommes très proche. Les enfant qui ont le malheur de naitre cette année n’ont que 10 ans à vivre en gros.

Jazzi dit: à

« Bref : je recommence à écrire. »

C’était ça ou la dépression, Clopine. Merci qui ? Merci Paris !

Lavande dit: à

Rien de positif dans ces deux journées à Paris, Clopine ?
Vous auriez mieux fait de venir voir du théâtre à Avignon 😉.

Jazzi dit: à

Non, Lavande, il y a tant d’auteurs siciliens et j’ai dû faire des choix drastiques à chaque étapes méditerranéennes ! Pour la Sicile, j’ai retenu Lampedusa.

renato dit: à

Nietzsche était un nomade, comme tous les gens normalement constitués, d’ailleurs.

Pablo75 dit: à

Petit Rappel dit: 17 juillet 2019 à 11 h 54 min

Je ne trouve aucun intérêt à discuter avec toi. Si j’écrivais un roman et j’avais besoin d’un personnage d’universitaire français pédant et borné, fourvoyé très loin de l’Essentiel, dont il ne comprend absolument rien, je le ferais. Mais ce n’est pas le cas.

Delaporte dit: à

Ce gouvernement Macron a donc décidé de remiser l’écologie. Il s’est rendu compte qu’il n’avait pas la volonté politique de réformer, mais au contraire de suivre la modernisation ultra-libérale dans ses pires retranchements, au détriment des Français. Cet abandon de l’écologie intervient à un moment où les citoyens se tournent plus que jamais vers elle. Ce faisant, le gouvernement Macron va à sa perte, décidant d’emblée de n’être plus en phase avec les électeurs, et s’en foutre. Tragique erreur ! LREM va perdre tout son potentiel électoral, et EELV se retrouver dans une position de favori, sinon d’outsider. C’est pourquoi, aux municipales, il faut voter pour les écologistes, pour donner une impulsion nouvelle à la politique, et ouvrir la voie à une révolution dans les esprits. C’est ce que les Français attendent, et Macron les a déçus et bernés. Cela va être un combat passionnant, qui se terminera selon moi par la mort politique de Macron et de tous ses soutiens.

Lavande dit: à

Au fait, Jazzi, et le génial Camilleri ? Il figure dans votre « Goût » (je viens de la commander) ?
Plus méditerranéen que lui, y a pas : son commissaire Montalbano habite sur la plage, à Vigata, et entre deux virées sur les lieux du crime il contemple longuement les flux et les reflux de la mer qui vient lécher les escaliers de sa véranda les jours de tempête.
Et en plus il écrit en italo/sicilien !

Clopine dit: à

Deux journées à Paris.

Deux journées à Paris et me voici rentrée « embrouillée », de peu de patience, indisponible en un mot.

D’accord, il y a l’abasourdissement consécutif au métro, au bruit, à la fourmilière, et à l’indifférence accrue par la chaleur, dont il faut que je me remette, comme à chaque fois : je rentre épuisée.

D’accord, il y a la certitude que « tout ceci », à savoir la multitude et l’absolu oubli du monde sensible et vert, et tout ce qu’on ressent sur les trottoirs parisiens exempts d’herbe et de fraîcheur, et la folie du béton surchauffé, et le contraste avec tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une beauté « naturelle »… « Tout ceci », donc, ne va durer encore bien longtemps. Ne peut durer encore bien longtemps. Je rentre accablée, donc.

D’accord, comment appréhender le chaos qui vient quand on a un fils de vingt-cinq ans, et qu’on voit dans ses yeux, déjà, la lassitude devant l’inéluctable et la sourde irritation contre sa propre espèce ? Je rentre préoccupée, et impuissante en plus.

D’accord, il y a tout ça, mais aussi… Comment dire ? Paris ou pas, je me sens lourde. Pleine de pensées qui peinent à être interrompues. Je tourne, me retourne, me « ratourne »; Commence ceci. Cela. Répond aux questions, à peine, et en grommelant. Je veux qu’on me laisse suivre le fil de mes pensées. Aussi aimable qu’une chatte qui s’occupe de cacher ses petits. Je laisse le téléphone sonner sans répondre. Comme si l’on m’attendait ailleurs…

J’ai déjà vécu ça, cette soif de silence et de solitude, cette plongée dans moi-même, cette descente et cette expectative. Je sais d’où elles viennent…

Cela ressemble un peu, mais de loin, à l ‘état de grossissement du ventre habité, quand on attend neuf mois. De loin, parce qu’il n’y a ni spéculation, ni appréhension, ni quoi que ce soit d’autre à partager qu’avec soi-même…

Mais un peu, parce qu’on sent que c’est là, et que cela va sortir…

Bref : je recommence à écrire.

Pablo75 dit: à

Delaporte dit: 17 juillet 2019 à 11 h 43 min

Je ne fais pas de « mauvaise querelle à Aragon ». Je dis uniquement qu’écrire que la différence entre l’homme et la fourmi, c’est que l’homme a eu l’idée du roman, c’est débile. C’est tout.

Quant à ton opinion sur Aragon ou sur Cioran, cela ne m’intéresse absolument pas. J’ai lu les deux et la mienne me suffit.

Ed dit: à

« Cela ne vous rappelle rien, Ed. ? »

Non.

renato dit: à

Lieux à revisiter, 07, Matera :

https://pin.it/p64jomchzoqdjr

Pour le reste, les livres ce ne sont que des traces, pas obligés de toutes les suivre, d’autant plus que certaines vont droit dans l’ mur.

Petit Rappel dit: à

je veux bien passer pour profondément académique à vos yeux, Pablo, meme si aucun des chercheurs cités ne l’est! madame Yates est passée par le Wartburg, les conditions de recrutement de François Secret seraient impossibles aujourd’hui, etc.
si c’est académique que de tenir compte de l’Histoire, d’avoir une méthode pour appréhender les interactions littéraires, d’aller chercher des auteurs peu connus, non parce qu’ils le sont, mais parce qu’ils sont représentatifs d’une époque, alors oui, j’accepte le mot. Si c’est de tremper dans une soupe New age ou tout se vaut, de s’ébrouer sans méthode et sans contextualisation, très peu pour moi. Chemin faisant, je constate que vous n’avez pas produit un seul argument, mais c’est un autre problème. Vous n’êtes pas forcé de penser. Quant à votre sens de l’humour et des nuances, tout le monde ici a pu l’apprécier.
Bonne continuation.
MC

et alii dit: à

Eze
Après la Guerre, Blanchot devient un membre éminent de la scène littéraire française. Il est membre du jury du prix des Critiques en 1945, puis collabore dès 1946 à diverses revues importantes : L’Arche, les premiers numéros des Temps modernes, la nouvelle revue Critique ou il rencontre Jean Piel. À la fin de l’année 1946, il décide de quitter Paris et s’installe à Èze-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes.

Janssen J-J dit: à

-> De toute façon, ce qui nous terrifie dans la mort ce n’est pas seulement d’être privé de futur, c’est aussi de ne plus avoir de passé (IDY).

-> Elle n’a pas vu l’éclipse de lune car elle dormait déjà. Et, il y 50 ans, quand ils marchaient sur elle, elle ignorait qu’une lune existât. Que de rendez-vous manqués avec la lune !…

-> Comment peut-on l’imaginer en espionne, alors qu’on a tout juste affaire à une sainte sacrificielle ?

La haine, le mépris et le sarcasme comme seule « politique littéraire »… existent, hélas, il faut bien le constater. Hormis leurs rerpésentants systématiques patentés, les autres ne nous font pas perdre notre temps. Non, point du tout.

-> C’est le texte qu’il prit le plus de plaisir à écrire (LMDCH). Y raconte qu’Ernest Lash essayait de soigner Merges, un méchant chat de langue allemande dans sa neuvième et dernière vie. Merges, le grand voyageur avait, dans une vie précédente, épousé Xanthippe, une chatte vivant chez Heidegger ; il poursuivait désormais sans merci Artemis, le maîtresse d’Ernest Lash.
IDY explique que ce conte était une farce ayant vocation à réduire sa terreur de la mort (324). Cela ne vous rappelle rien, Ed. ?

Delaporte dit: à

« Les fourmis survivront aux humains, Delaporte. »

La beauté éphémère qu’a créé l’homme. Mais le Royaume, pour ceux qui croient en l’au-delà ! Les fourmis ne croient à rien ! Elles travaillent. Elles croient au travail. L’homme n’est pas fait pour agir comme une fourmi, pour travailler, mais pour rêver, poétiser, se reposer, prier Dieu et le remercier humblement de l’avoir créé. Voilà tout.

Jazzi dit: à

Nietzsche Méditerranéen ?
Un extrait du Goût de Nice…

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FRIEDRICH NIETZSCHE

Le génie de la victoire

Entre 1883 et 1888, Friedrich Nietzsche (1844-1900) vint régulièrement passer l’hiver et une partie du printemps à Nice. Ville dont le climat lui convenait parfaitement. Au point que, plus stoïque que jamais, le philosophe allemand put surmonter son hypersensibilité nerveuse et mener à bien, dans l’ancienne Nikaïa (la victoire, en grec), l’essentiel de la rédaction des œuvres de sa maturité. Au point aussi que, même un tremblement de terre, ne parviendra pas à lui faire perdre sa sérénité retrouvée ! En témoignent, les lettres enthousiastes envoyées alors à son ami, le compositeur Peter Gast.

Nice, 24 novembre 1885

[…] Ces jours-ci, j’ai été revigoré d’apprendre que le nom de cette ville que je ne peux quitter ni troquer contre une autre, évoque la victoire. Et si vous saviez comment s’appelle la place sur laquelle donne ma fenêtre (des arbres magnifiques, au loin de grands édifices rougeâtres, la mer et la baie des Anges à la courbe harmonieuse), c’est-à-dire : « Square des Phocéens [En français dans le texte] », vous ririez peut-être comme moi de l’extraordinaire cosmopolitisme que comporte cette alliance de mots. Des Phocéens ont réellement jadis établi ici un comptoir – mais quelque chose de victorieux et d’extra-européen s’en dégage, quelque chose de très réconfortant qui me dit : « Ici tu es à ta place ».
En effet, entre temps, j’ai essayé de Munich, Florence, Gênes – mais rien ne convient à ma vieille tête sinon Nice, sans compter quelques mois à Sils-Maria : bien que l’été soit ici, dit-on, plus revigorant encore qu’en n’importe quel lieu à l’intérieur de l’Allemagne (le soir, fraîche brise marine, les nuits un peu froides), l’air est d’une qualité incomparable, la force stimulante ne se retrouve pas ailleurs (non plus que la luminosité du ciel). J’ajoute enfin qu’on peut vivre ici à bon marché, très bon marché, et que l’endroit est assez vaste pour permettre de mener une vie cachée, érémitique, à n’importe quel degré. On a à soi tout ce que la nature offre de plus exquis, tels les sentiers sylvestres de la proche montagne, ou la presqu’île de Saint-Jean. De même la magnifique Promenade, libre d’accès, au bord de la mer écumante (environ trois quarts d’heure de parcours) et qui n’est fréquentée que quelques heures par jour. Pardonnez-moi si votre sort préoccupe souvent ma pensée et s’il n’est pas rare que j’arrive à cette conclusion : vous devriez tâter une fois de ce Nice et laisser l’Allemagne à l’Allemagne. […]

Nice, 6 décembre 1885

[…] Je jette un coup d’œil à ma gauche : mer bleue, plus haut une chaîne de montagnes et, tout près, de puissants eucalyptus. Ciel lumineux.
Examinez bien le beau symbole de Nice (ce nom est d’origine grecque et fait allusion à une victoire) – c’est « Cosmopolis » s’il en fut jamais en Europe ! On est plus près de l’esprit français raffiné (un nouveau volume de Psychologie Contemporaine de Bourget, est à portée de ma main). Mais point trop près non plus : ma rue avec le grand théâtre italien est le type de la rue selon le schéma italien – et les gens qui s’y trouvent, d’authentiques Rivierains. Par ciel très clair, on voit la Corse, même de ma fenêtre. Un Allemand dirigera à présent l’orchestre de Monte-Carlo. Le 23 janvier, la Lucca chante ici Carmen. Il y a également des trattorie, où vous mangez aussi bien qu’à la Panada, ou plutôt beaucoup mieux et à meilleur compte (excellent vin régional !) Pour peu que vous vouliez donner des leçons, vous aurez l’embarras du choix entre des Russes et des Polonais de distinction (cette espèce foisonne ici). […]

Nice, 24 février 1887

Cher ami, peut-être la nouvelle de notre tremblement de terre vous a-t-elle inquiété ? Voici un mot qui vous dira du moins ce qu’il en est de moi. La ville regorge de gens dont le système nerveux est ébranlé, la panique dans les hôtels est à peine concevable. Cette nuit, vers deux ou trois heures, j’ai fait un tour et visité quelques personnes amies, qui en plein air, sur des bancs ou dans des fiacres, croyaient se préserver du péril. Pour moi, je vais bien. Absence complète de frayeur – et même pas mal d’ironie ! […]
(« Lettres à Peter Gast », traduction par Louise Servicen, Christian Bourgois éditeur, 1981)


On pouvait voir encore sur la façade de l’hôtel Beau-Rivage (évoqué dans les deux premiers extraits), avant qu’ il ne soit restauré, une plaque commémorative disant : « Ici a résidé Nietzsche et son génie tourmenté ». A moins que ce ne fut « torturé » ? Depuis, elle n’a pas été replacée ! Seules demeurent, du côté mer de la résidence (107, quai des Etats-Unis), celles mentionnant les séjours qu’Anton Tchekhov et Henri Matisse y firent, respectivement en 1891 et 1918. Venant de Gênes et après un court séjour à Villefranche, Nietzsche s’installa le 2 décembre 1883 au 38bis de la rue Ségurane. Il y resta jusqu’en janvier ou février 1884 et y acheva Ainsi parlait Zarathoustra. Fin novembre 1884-avril 1885, retour à Nice, à la pension de Genève, puis Petite rue Saint-Etienne, et rédaction du livre V du Gai Savoir. Le 11 novembre 1885, Nietzsche revint à la pension de Genève, puis emménagea au 26bis, rue Saint-François-de-Paule, au deuxième étage de l’actuel hôtel Beau-Rivages, voisin de l’Opéra. Cet hiver-là, il écrivit Par-delà le bien et le mal et Prélude à une philosophie de l’avenir. Le 20 octobre 1886, retour à la pension de Genève, puis installation, le 3 janvier 1887, au 29, rue des Ponchettes. Là, il assiste au tremblement de terre qui, le 24 février, ébranla toute la Riviera : il n’a pas eu peur, mais il signale dans une autre lettre adressée à Peter Gast que les maisons de la rue Ségurane, où il écrivit Ainsi parlait Zarathoustra, ont été détruites. Du 23 octobre 1887 au 2 avril 1888, dernier séjour de Nietzsche à Nice. Sentait-il venir la folie ? Le tremblement de terre l’avait-il finalement ébranlé ? Cette ville, qu’il jugeait si propice à ses nerfs, où il nourrissait l’idée de constituer autour de lui un cercle d’ « hommes supérieurs » unis par la foi en la gaya scienza (le gai savoir), et où il théorisa son concept de « l’éternel retour du même » ne lui convenait plus. Il décida de passer l’hiver suivant à Turin : « C’est vraiment la ville dont j’ai besoin à présent… » Fatale erreur : le 3 janvier 1889, voyant un cocher maltraiter une vieille rosse dans une rue de la capitale piémontaise, il se jeta en pleurs au cou de la bête, à laquelle il s’identifia ! Quelques jours plus tard, il fut rapatrié à Bâle où l’on diagnostiqua une « paralysie progressive, sans espoir de guérison. »

Delaporte dit: à

Pablo75 dit: 17 juillet 2019 à 11 h 35 min

Pablito, vous faites une mauvaise querelle à Aragon. L’histoire de l’homme et des fourmis, et du roman, est simple, compréhensible, même pas surréaliste à la limite, et vrai. Aragon n’a jamais été gâteux. Ses trois derniers romans sont des chefs-d’oeuvre. Sur Aragon, c’est bien sûr Drieu qui avait raison. On doit admirer Aragon, grand écrivain génial, romancier et poète surhumain, communiste d’opérette. Si au lieu du communisme il avait choisi la religion, c’eût été parfait ! Pablito, tu crois que Cioran est un grand écrivain : pas du tout ! Eh bien, compare avec Aragon (donc, lis Aragon !) et tu verras l’évidence qui crève les yeux. Cioran, lui, était une fourmi… La fourmi Cioran ! Le pseudo-écrivain raté ! Le faiseur d’aphorismes, qui n’a pas inventé l’eau chaude ! Le détestable Cioran, qui ne croyait à rien ! Et qui n’avait pas plus d’épaisseur d’âme qu’en effet une fourmi !

et alii dit: à

« L’hiver suivant, sous le ciel alcyonien de Nice qui, pour la première fois rayonna alors dans ma vie, j’ai trouvé le troisième Zarathoustra – et j’avais ainsi terminé. (…) Cette partie décisive qui porte le titre : « Des vieilles et des nouvelles Tables » fut composée pendant une montée des plus pénibles de la gare au merveilleux village maure Eza, bâti au milieu des rochers3. »Nietzche
un jour que j’allais à Menton voir des parents, j’ai bien cru m’y perdre

Jazzi dit: à

Les fourmis survivront aux humains, Delaporte.
Mais exit le roman !
A moins qu’une fourmi anthologiste…

et alii dit: à

Eze sur mer:notez lepalindrome
il y a un chemin de NIETZCHE a Eze
Le chemin de Nietzsche est un sentier qui relie le village d’Èze au sommet de sa colline à 400 mètres d’altitude environ jusqu’à Èze-sur-Mer sur la Méditerranée, dans les Alpes-Maritimes.

Delaporte dit: à

La nomination de Borne à l’écologie annonce la fin de l’écologie :

« Sur notre antenne, François-Michel Lambert, député union des démocrates et des écologistes (UDE), estimait par exemple que cette annonce marque la fin de « l’écologie au gouvernement ». » BFM

Pablo75 dit: à

« le problème principal, pour l’égalité de l’homme et de la fourmi, demeurera de savoir si celle-ci est ou non munie du concept « roman », si elle est capable de créer des fourmis imaginaires » (Aragon)
Jazzi dit: 17 juillet 2019 à 11 h 23 min

Si j’avais eu cette idée débile, j’aurais eu honte de l’avoir eu. Et surtout je ne l’aurais jamais écrite. Mais si dans un moment de faiblesse, je l’avais fait, à la première relecture je l’aurais foutu à la poubelle. Aragon, lui, la publie !! Et il a 68 ans quand il le fait.

Et l’andouille de Brochier (dont tout le monde savait qu’il n’était vraiment pas une lumière) s’extasie devant la trouvaille:

« – Ce que vous écriviez dans La Mise à mort : la différence entre l’homme et la fourmi, c’est que l’homme a l’idée du roman. »

Putain, quel niveau !!

Bérénice dit: à

un type sans aucun intérêt.

Nous ne revendiquons pas tous d’être des des produits à fort taux de rendement. Le vôtre , celui qui nous pète au visage, parait résider dans une volonté d’être le meilleur , sans aucune hesitation vous crachez, négativez, pour tenter de vous hisser sur le dessus du panier. Quelle gymnastique et quelle intolerance. Vous êtes du genre exalté, fanatique, bélier fou.

Ed dit: à

« Je me demande si Rose n’est pas une espionne travaillant pour un pays lointain qui utilise ce blog pour envoyer tous les soirs des messages codés à ses patrons. »

+1
Rien compris

Denon dit: à

De Rugy : Homard m’a tuer « 

Delaporte dit: à

« Surréaliste, non ? »

Epoustouflant de chez époustouflé, mon cher Jacuzzi !

et alii dit: à

: « Qui donc sait en dehors de moi, qui est Ariane !  » ).
Nietzche

x dit: à

vedo dit: 17 juillet 2019 à 3 h 14 min

Vous avez raison, si en plus de perdre mon temps ici je le fais perdre aux autres, autant faire autre chose.

Jazzi dit: à

« Un étonnant entretien-fleuve dans lequel Aragon racontait son siècle à Jean-Jacques Brochier, il y a 25 ans. » (Passou).

J.-J. Brochier :
– Ce que vous écriviez dans La Mise à mort : la différence entre l’homme et la fourmi, c’est que l’homme a l’idée du roman.

Aragon :
-A peu près1. J’ai dû dire que l’homme a inventé le roman… mais, prose ou vers, je ne sais pas ce que j’écris par cœur ! 
 
1 Le texte exact, comme on peut le retrouver dans La Mise à mort (p. 122) est : « …le problème principal, pour l’égalité de l’homme et de la fourmi, demeurera de savoir si celle-ci est ou non munie du concept « roman », si elle est capable de créer des fourmis imaginaires. » 

Surréaliste, non ?

Pablo75 dit: à

MC dit: 17 juillet 2019 à 4 h 14 min

Mine de rien, tu es beaucoup plus bête que ta fausse érudition le laisse voir. Derrière ta pédanterie il y a un manque de lucidité qui laisse pantois. C’est souvent le cas avec les esprits profondément académiques comme le tien. On sent que l’érudition universitaire est là pour cacher une absence d’idées personnelles, de vision du monde. Quand on te lit on voit bien que chez toi la bibliographie remplace la biographie.

Tu es comme x, un type sans aucun intérêt.

Pablo75 dit: à

« Tu ferais mieux de lui dire à lui, eh crétine.
Que ça fait mal sa ventouse. »
rose dit: 17 juillet 2019 à 6 h 27 min

Je me demande si Rose n’est pas une espionne travaillant pour un pays lointain qui utilise ce blog pour envoyer tous les soirs des messages codés à ses patrons.

Pablo75 dit: à

hamlet dit: 17 juillet 2019 à 8 h 12 min

Le Pétomane s’étrangle de jalousie parce qu’on parle ici de deux livres dont il n’a jamais entendu parler. Étant analphabète, il supporte mal que le gens lisent ; étant sourd, il supporte mal que les gens écoutent de la musique ; étant handicapé de la cervelle, il supporte mal que les gens pensent.

Alors, le Pétomane, comme les gosses jaloux, il pique ici, publiquement, des colères de cour d’école dont n’importe quel adulte normal aurait honte. Mais lui,il ne se rend même pas compte du ridicule de ses agissements puérils de vieux gâteux.

La clé tu Pétomane est l’envie. C’est elle l’épicentre de son cerveau déconfit. Tout tourne autour d’elle dans sa tête de taré.

Une envie du Con Définitif.

Jazzi dit: à

Merci Chantal, tu es trop bonne !

« Eldorado » de Laurent Gaudé est le seul roman que j’ai trouvé traitant du problème actuel des migrants. J’en ai donc présenté un extrait, sous le titre « Amère Méditerranée » avec le texte d’introduction suivant :

« Laurent Gaudé, Prix Goncourt en 2004 pour Le soleil des Scorta, publia ensuite Eldorado. Un roman humanitariste, qui s’attaque frontalement au dramatique problème de l’immigration clandestine. Deux ans après les faits, une survivante raconte, dans un italien empreint d’un fort accent turc, son histoire. Elle s’adresse au commandant du navire qui la sauvée et qu’elle vient juste de rencontrer sur la marché de Catane. Après avoir évacué tous les survivants du navire en dérive, ce dernier la découvrit recroquevillée dans un coin, accrochée à une rambarde. Au départ, ils étaient plus de 500 à embarquer sur le Vittoria, à Beyrouth, à l’été 2004. Destination Lampedusa. Il y avait des Irakiens, des Afghans, des Iraniens, des Kurdes et des Somaliens. Chacun avait dû payer 3000 dollars la place. Pour son petit garçon de onze mois, elle avait eut droit à un demi tarif. Après deux jours de navigation, l’équipage monta de nuit dans l’unique canot de sauvetage, et les abandonna sans nourriture ni réserve d’eau à leur propre destin. Quand le bateau, laissé à la dérive, fut arraisonné au large des Pouilles, il ne restait plus que 386 survivants. »

Janssen J-J dit: à

Andrea CAMILLERI, sorry…

Janssen J-J dit: à

@MS, porteuse de mauvaises nouvelles. Vous aimiez Camillieri, tout comme moi. Merci pour l’hoimmage à Montalbano, je vous concède le téléphone.

Marie Sasseur dit: à

merci Chantal, pas lu.

Chantal dit: à

Eldorado, Marie Sasseur.

Et comme finir ne s’arrête pas là, après l’amère méditarranée, une tranche napolitaine d’Elena Ferrante 🙂

et alii dit: à

Thessalonique (en grec Θεσσαλονίκη / [θesaloˈnici], en langues slaves Солун / [solun], en judéo-espagnol סלוניקה [Salonika], en aroumain Sãruna, en turc Selanik ) ou Salonique (Σαλονίκη / [saloˈnici]) est une ville de Grèce, chef-lieu du district régional du même nom, située au fond du golfe Thermaïque. Elle est l’actuelle capitale de la périphérie de Macédoine centrale en Macédoine grecque3 et celle du diocèse décentralisé de Macédoine-Thrace4. Son titre d’honneur signifie (en grec Συμπρωτεύουσα / [prononciation : sibroˈtevusɑ])5 la « cocapitale » avec une référence à un statut historique (en grec Συμβασιλεύουσα / [prononciation : simvɑsiˈlevusɑ]) qui signifie littéralement « la ville qui règne aussi sur l’Empire byzantin avec Constantinople »6.

Marie Sasseur dit: à

Le commissaire Montalbano est orphelin.
Comment dire merci à un auteur qui nous aura donné des moments de lecture divertissants et rien d’autre, et c’est énorme par les temps qui courent.

et alii dit: à

alexandrie la divine
« Aux II-IIIe siècles de notre ère, un roman fut composé à la gloire du conquérant qui avait fondé la ville d’Alexandrie, « telle un monde divin, objet universel de désir, au centre de la terre », comme le lui avait révélé en songe Sarapis, le dieu du monde.

Alexandrie la divine, axe du monde, fut, aux époques hellénistique et romaine, durant près d’un millénaire, au cœur et au principe de la première mondialisation des savoirs et des croyances.

Ce livre d’art et de science qui en porte le titre évoque ce qu’elle fut et quels furent, grâce à elle, les échanges intellectuels, culturels et religieux qui parcoururent dans l’Antiquité, l’ensemble du monde habité, à la dimension voulue par le génie d’Alexandre et ordonnée par la puissance de l’Empire romain. Les héritages en furent immenses, dans le monde musulman comme en Europe jusqu’à l’avènement des Médicis qui firent de Florence la nouvelle Alexandrie d’une renaissance humaniste. La Fondation Martin Bodmer, la Bibliothèque Laurentienne et la Fondation Gandur pour l’Art ont conjoint leurs trésors et leurs efforts pour en restituer l’éclatante destinée.

Lavande dit: à

« L’écrivain Andrea Camilleri, père du polar italien, est mort
Il écrivait dans une langue riche, mélange d’italien et de sicilien, et avait créé le personnage de Salvo Montalbano. Il est mort mercredi à Rome à l’âge de 93 ans. »

Tristesse !

Marie Sasseur dit: à

« (le goût de) s’achève signe des temps par un extrait de Laurent Gaudé. »
Chantal, c’est quel bouquin de L. Gaudé ?

et alii dit: à

Le Prix Méditerranée 2009 a été décerné hier à Alexandre Najjar pour son roman Phénicia (éditions Plon) qui retrace l’épopée des Phéniciens et la résistance héroïque de Tyr face à l’armée d’Alexandre le Grand. Le prix lui a été décerné au premier tour par 12 voix sur 13, les autres finalistes étant Gérard de Cortanze et Richard Millet.
Créé en 1984, le Prix Méditerranée a pour ambition de valoriser l’espace culturel entre les différents pays, dont la Méditerranée est le creuset, et s’inscrit ainsi pleinement dans le cadre du lancement de l’Union pour la Méditerranée. À sa création, le jury-fondateur était constitué autour d’Hervé Bazin, président de l’Académie Goncourt, de quatre autres académiciens Goncourt : Emmanuel Roblès, François Nourissier, François Mallet-Joris et André Stil, ainsi que de cinq membres de l’Académie française : Edgar Faure, Jean d’Ormesson, Maurice Rheims, Jacqueline de Romilly et Fernand Braudel. Le jury est aujourd’hui constitué d’éditeurs, de journalistes et d’écrivains, dont certains sont d’anciens lauréats ou membres des deux académies, mais également d’autres prix tels le Femina, le Renaudot et le Médicis, comme Dominique Fernandez, Henry Bonnier, Georges-Emmanuel Clancier, Tahar ben Jelloun, Dominique Bona, Amin Maalouf, Solange Fasquelle ou Patrick Poivre d’Arvor.
Depuis sa création, le Prix Méditerranée a déjà récompensé d’importants auteurs francophones ou étrangers, comme Orhan Pamuk (Prix Méditerranée 2006 et prix Nobel de littérature 2007), Michel del Castillo, Arturo Perez-Reverte, Umberto Eco, Claudio Magris, Jean-Pierre Vernant, Robert Solé, Jean-Christophe Ruffin, Jean Daniel, Dominique Fernandez, Sandro Veronesi, Antonio Tabucchi, Ismaïl Kadaré ou Edmonde Charles-Roux

Delaporte dit: à

Bientôt, au prochain remaniement, il n’y aura même plus de ministre de l’écologie. Vous allez voir. L’écologie passe à la trappe ! Du coup, j’espère que beaucoup de Français, aux municipales, en premier lieu, vont voter écologiste. C’est ce que je ferai. Car l’écologie c’est la décroissance, l’institution du revenu universel, et finalement l’ABOLITION légale du travail ! Voilà le programme.

Delaporte dit: à

L’écologie passe à la trappe, à l’occasion de la défection de François de Rugy. On colle à ce ministère la ministre des Transports, pâle figure qui n’aura pas le titre de ministre d’Etat. Elle s’occupera de l’écologie quand elle aura le temps, après les camions et le train ! Cela les a bien fait chier, l’écologie, à Macron et à sa troupe. Il la mette en berne. Ni vu ni connu. Plus de grands projets écologiques, que de Rugy avait d’ailleurs commencé à enterrer, car pendant son exercice à la tête de l’écologie, IL N’A RIEN FAIT ! Il a fait grève, lui aussi. Ce qui montre bien que tout cela n’est que pour la façade. Ce qui compte, pour tous ces salauds, c’est de continuer la destruction du monde au profit de l’ultra-libéralisme, qui sera polluant ou ne sera pas !

Chantal dit: à

Lu avec intérêt le goût de la Méditerranée proposé par Jacques Barozzi.
La condensation d’extraits permet une illustration et une mise en question en forme d’interrogation sur le rapport que l’homme de lettres entretien avec sa propre méditerranée. Exception faite de Georges Sand et Elena Ferrante, la voix ici est essentiellement masculine, Dominique Fernandez évoquant Mamma Napoli et ses quartiers baroques aux ruelles d’ombres et de mystère, Amoz Oz, Tel Aviv by night sauterelle géante et animée, passage d’une nuit bariolée de sons à l’estompe d’un square.
Visions de cortèges funèbres, qui hantent l’extrait proposé de Salvatore Satta : Secrète Sardaigne entassement de reliques tintement d’une couronne de fer avec l’interrogation sur la possibilité d’un paradis en forme de délivrance et de mémoire. Comme un criquet le lecteur peut sauter d’une évocation à l’autre banquetant avec Socrate sous la férule de Platon, scène de jalousie d’Alcibiade, pochetron magnifique qui s’en vient déclamer sa flamme au maître, scène de lauriers un peu cacophonique mêlant l’admiration à la peur de l’attrait intellectuel. On passe sans transition de ce discours logorrhéique à l’échappée d’AÏcha sous la plume de Naguiz Mafouz de la demeure endormie de son père à celle à quelques jets de pierre de celle de son mari, nous faisant partager son attraction pour les minarets du collège de Qalawun & Barquq. Evocation en arrière fond de querelles au parler cru et cocasse. Le troisième volet consacré aux romans de mer, murmures et méditation mauvais génies et passions amoureuses s’ouvre sur le récit érotique des mille et une nuits et s’achève signe des temps par un extrait de Laurent Gaudé. Lire comme une aventure un peu secrète et initiatique bordée de splendeurs antiques, d’odeurs parfois suffocantes éclaboussées par le sel marin.

bonnes va’c’s.

et alii dit: à

Car les langues et les mots ont une mémoire. Ils sont le témoin des interactions, des conquêtes, des expéditions, des circulations. Que ce soit dans les emprunts, la sémantique, les alphabets, ou la toponymie, les traces des échanges au sein de cette mare nostrum sont nombreuses. Du voyage d’Ulysse aux migrations d’aujourd’hui, en passant par les croisades et les échelles du Levant, ces langues ont façonné et habité la Méditerranée, au rythme des événements historiques qui l’ont marquée, et qui en font le laboratoire de l’humanité depuis plus de 3 000 ans. Louis-Jean Calvet, linguiste, est l’auteur de nombreux ouvrages dont entre autres, Linguistique et colonialisme (Payot, 1974), La guerre des langues (Payot, 1987), Roland Barthes (Flammarion, 1990), La sociolinguistique (Que sais-je ?, 1993), Pour une écologie des langues du monde (Plon, 1999), Il était une fois 7 000 langues (Fayard, 2011).

et alii dit: à

La présence d’une communauté juive organisée à Césarée contribua sans doute à l’implantation du christianisme dans cette ville, qui finit par en devenir un centre important (avec Origène, Eusèbe). Césarée est souvent mentionnée dans les Actes des Apôtres. C’est là que s’établit Philippe, un des Sept (Ac 8,40; 21,8), et c’est là qu’eut lieu la conversion du centurion Corneille par Pierre (Ac 10,1s.), un récit qui est à situer dans le contexte du débat entourant l’ouverture du christianisme aux païens. C’est aussi à Césarée qu’est mort le roi Hérode Agrippa Ier, comme on peut le lire dans les Actes (Ac 12,19-23). Flavius Josèphe précise que c’est dans le théâtre que ce petit-fils d’Hérode contracta la maladie qui occasionna son décès. Agrippa avait obtenu la royauté sur la Palestine (de 41 à sa mort en 44) et avait reçu Césarée comme cadeau par l’empereur Claude. Après sa mort, la Judée (Césarée comprise) redevint une province administrée directement par Rome.

Paul a souvent dû passer par Césarée. C’est là qu’il débarque lorsqu’il vient en Judée et qu’il rembarque pour retourner à Tarse (Ac 9,30; 18,22). C’est aussi à Césarée qu’il sera fait prisonnier pendant deux ans, « dans le prétoire d’Hérode » précise Ac 23,35, c’est-à-dire dans le prétoire du palais construit par Hérode et qui devint la résidence des gouverneurs de Judée. Et c’est de là qu’il partira pour Rome après en avoir appelé à César (Ac 25,11-12).

Romains 13,13

Dans la Césarée d’époque byzantine, les fonctionnaires impériaux qui percevaient les taxes ne se gênaient visiblement pas pour instrumentaliser la citation de Paul qu’on peut lire sur une des mosaïques au sol : « Tu ne veux pas avoir à craindre l’autorité? Fais le bien. » (Rm 13,3). Une façon de dire : paye tes impôts et on te laissera tranquille! (photo : C. Boyer)

Chrystian Boyer

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http://www.interbible.org/interBible/caravane/voyage/2009/voy_090227.html
http://www.interbible.org

et alii dit: à

Israel)
Le président Reuven Rivlin a officiellement inauguré un centre touristique qui aura coûté 80 millions de shekels dans le parc national de Césarée, mercredi soir. Il a été construit sur les ruines de quatre voûtes massives qui, dans le passé, abritaient un temple païen construit par le roi Hérode au premier siècle avant l’ère commune.

« Il y a deux mille ans, le roi Hérode se tenait ici et il regardait la ville de Césarée s’étaler au-dessous de lui », a dit Rivlin en coupant le ruban. « La Césarée que nous voyons aujourd’hui a tenu sa promesse de devenir aussi magnifique que l’était son aïeule – sinon plus. »

Césarée est le parc national le plus visité du pays – plus de 900 000 personnes s’y rendent chaque année, dont une majorité d’étrangers. Le centre touristique a été construit dans le cadre d’une subvention de 150 millions de shekels versée par la fondation Edmond de Rothschild en coopération avec l’Autorité israélienne des antiquités, la Corporation du développement de Césarée et l’Autorité de la nature et des parcs.

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En plus du centre, situé sous les voûtes du roi Hérode, une nouvelle promenade est actuellement construite dans la ville voisine arabe de Jisr al Zarka et d’autres travaux de rénovation de site antiques sont actuellement en cours dans la zone, avec notamment la restauration d’une synagogue ancienne.

Césarée avait été le premier port artificiel ouvert en pleine mer dans le Moyen-Orient antique, utilisant les technologies de pointe de l’époque consistant à creuser des plateformes constituées de pierres volcaniques dans les fonds marins. Hérode avait nommé le port et la ville de Césarée en hommage à Auguste César, premier empereur de l’empire romain.

Photo aérienne du port antique de Caesarea Maritima avec une vue sur les voûtes du port (Crédit : Yaakov Shimdov/Autorité israélienne des antiquités)
Il s’agissait de la ville la plus importante de l’antique Israël, qui devait accueillir jusqu’à 100 000 habitants à son apogée. Les premières fouilles sur les ruines avaient commencé en 1873 avec le Fonds d’exploration palestinien. Les archéologues modernes travaillent en continu sur le site depuis 1992.

Les 14 voûtes massives avaient été construites à l’origine comme entrepôts pour le port. Quatre d’entre elles ont été adaptées pour accueillir le centre touristique, qui expose certaines des découvertes les plus impressionnantes réalisées sur le site – une visite combinée à des effets audiovisuels qui permettent d’illustrer l’histoire de la zone.

Les archéologues fouillent actuellement quatre autres voûtes, même si rien n’a été décidé sur ce qu’elles deviendront à l’avenir.

Au sommet des voûtes, Hérode avait construit un temple en l’honneur de César. Rien ne reste de ce temple mais les archéologues ont déterminé que les colonnes seules se trouvaient à au moins 27 mètres de hauteur – l’équivalent de trois étages – visibles à distance par les bateaux et les aidant donc à s’orienter. Les voûtes avaient été érigées en utilisant le même génie civil qu’un autre projet de Hérode : celui du mur Occidental de Jérusalem.

« Cet endroit est un reflet de la destinée humaine », a commenté la baronne Ariane de Rothschild, qui s’est exprimée au nom de la fondation. « A travers toute sa turbulente histoire, Césarée a ouvert ses portes au monde. La ville a toujours été un endroit d’où la pensée comme les marchandises partaient vers le monde. »

« C’était un port de la pensée et des arts, du commerce et du plaisir, de la réflexion et des talents », a-t-elle ajouté. « Rendre à Césarée ce qu’a toujours été sa signification n’a pas été une démarche entreprise seulement pour des raisons archéologiques, économiques ou de loisir. Césarée doit être un modèle d’inclusion pionnier pour Israël et pour toute l’humanité ».

Le président Reuven Rivlin et la baronne Ariane de Rothschild, au centre, lors de l’inauguration du centre des visiteurs construit dans les voûtes du port de Caesarea, dans le parc national de Césarée, le 29 mai 2019 (Autorisation/Yoni Rikner)
Notant que la ville avait reçu des Juifs, des païens, des Samaritains, des chrétiens, des marchands byzantins, des mamelouks, des Croisés, des politiciens ottomans, des réfugiés bosniaques et des touristes internationaux, de Rothschild a qualifié la ville d’exemple de la manière dont un seul endroit peut « accueillir toutes ses tribus », a-t-elle dit.
il s’agit de Césarée en Israel
https://fr.timesofisrael.com/cesaree-un-nouveau-centre-touristique-dans-les-voutes-reconstruites-de-herode/

Marie Sasseur dit: à

La lingua franca, ou langue franque, ou encore sabir est historiquement un pidgin utilisé comme langue véhiculaire du Moyen Âge au xixe siècle dans l’ensemble du bassin méditerranéen, principalement par les marins et les marchands, mais aussi par les bagnards, prisonniers, esclaves et populations déplacées de toutes origines. Dans son célèbre Dictionnaire universel (1690), Antoine Furetière en donne la définition suivante : « Un jargon qu’on parle sur la mer Méditerranée, composé de français, d’italien, d’espagnol et d’autres langues, qui s’entend par tous les matelots et marchands de quelque nation qu’ils soient »[1].
Wiki

Bérénice dit: à

Athenaïs souffrait de migraines, elle avait reçu une pierre sur la tete en visitant l’Acropole qui majora malheureusement ce phénomène, cette pathologie si répandue chez  » la femme » ( traduire femelle qu’a pas envie de remplir son devoir conjugal) et sert d’alibi entre autres motifs de refus du 1er janvier au 31 décembre. Il faut malgré tout recommander aux épousées mal assorties de varier la raison . Vous ne pourrez pas déclarer à votre aimé, écoute chéri si tu suivais une formation supplémentaire, un stage , enfin un supplement qui compléte tes connaissances et raffine ta grande sensibilité, je patienterai pour le prochain orgasme.

Bérénice dit: à

Et des morts, des amours imaginaires.

hamlet dit: à

Bouvard et Pecuchet ou l’art de passer de Drieu à la femme de Michelet en qq mots.

hamlet dit: à

Bouvard : Je viens de commencer Le Drieu et je trouve que mises à part les réserves habituelles c’est bourré de choses remarquables.

Pecuchet : Assouline qualifie ce journal « d’infâme »

B : Drieu était un type extrêmement intelligent et complexe.

P : Et pas cynique du tout.

B : Un type sincère qui s’est fourvoyé…

P : et qui assume sa défaite jusqu’au bout !

B :I l aurait pu s’enfuir avec la complicité de ses amis Aragon et Malraux en Amérique du Sud.

P : oui, il y avait de bons amis

B : tu as lu la Correspondance avec Victoria Ocampo ?

P : Il a préféré la mort….

B : Mais, avec un ratage pathétique pour sa première tentative de suicide !

P : Son Journal est un document fascinant !

B : sur la Mal…

P : et l’Histoire !

B : Et l’âme humaine….

P : pas que l’âme humaine, aussi l’âme des renards…

B : et aussi des écureuils !

P : ah Drieu et les écureuils….

B : L’ autre chose remarquable dans le Journal de Drieu ce sont les portraits, souvent féroces, d’autres écrivains

P : Il faut une âme sévèrement trempée pour se mettre sur la table à ce point et d’une manière si lapidaire et ardente.

B : Je suis totalement d’accord avec cette phrase !

P : oui Montherlant à côté fait petit joueur. Et Michelet ?

B : Michelet, oui, mais pas encore en entier, plutôt de longues périodes.

P : Les années de veuvage qui précèdent son remariage avec Athénaïs sont très intéressantes.

B :Athénaïs était empêchée le plus souvent

P : la frustration à la pénétration vient aussi certainement de Michelet

B : ils se répartissaient les rôles.

P : Son culte de la femme ressemble à une sexualité de substitution très pensée.

Bérénice dit: à

Une sugestion pour un ministre de l’éducation s’il souhaitait réduire la faute et son impact sur la notation.

El es scriveda como lo sona. No enfante debe pasa multe anios per studia noncoeres.

Bérénice dit: à

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lingua_franca_nova, dans le meme esprit.

Une langue composite publiée en 1998 dans une tentative de creation d’un véhicule international et simple pour les usagers des langues avec pour racines communes, latin et grec. Les exemples sont effectivement faciles à comprendre et traduire.

Marie Sasseur dit: à

« Regarder la Méditerranée comme un territoire habité par des langues et façonné par elles autant qu’il les a travaillées amène L.J. Calvet à tirer les fils d’une histoire longue, en se saisissant d’abord de quelques cas problématiques, tels que le phénicien et l’hébreu. Du punique, on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il fut entre le 9e et le 2e siècle av. J.C. la langue parlée par les colonisateurs venus de Phénicie qui ont fondé et développé Carthage et d’autres cités sur la côte du Maghreb. C’est une langue sémitique oubliée, mais dont certains pensent qu’elle est présente dans les arabes parlés au Maghreb, thèse qui tend à ennoblir ces derniers. L.J. Calvet, quant à lui, considère qu’entre les substrats berbères, les apports latins et les origines diverses des conquérants arabes, il y a suffisamment pour expliquer les différences importantes qui existent entre l’arabe maghrébin parlé et l’arabe classique écrit. L’hébreu, qualifié de « langue à éclipses », très tôt ne fut plus qu’une langue liturgique, pour renaître brillamment au seuil du 20e siècle et devenir ce qu’il n’avait jamais été : la langue d’un État. Mais on se perd aussi en conjectures : l’hébreu a-t-il connu une survie discrète à Jérusalem ou ailleurs ? Menait-il une existence cachée dans les « langues juives », comme le yiddish et le ladino ? Autant de langues, autant de destins différents, et parfois mystérieux, comme cette « lingua franca » signalée dès le bas Moyen Âge que l’on attribue aux bourlingueurs et commerçants portuaires méditerranéens. En fait, ce n’était peut-être qu’une « no man’s langue », un usage sans cesse réinventé d’un pot-pourri de langues romanes. »

https://m.scienceshumaines.com/la-mediterranee_fr_36274.html

rose dit: à

La maison de Cézanne à l’Estaque, place de l’église toute la baie de Marseille vue de trois-quarts biais. Le Frioul face.
Qq. kms au sud, Naples, même configuration.

rose dit: à

Tu ferais mieux de lui dire à lui, eh crétine.
Que ça fait mal sa ventouse.

rose dit: à

Cartagio delenda est.
Pourquoi en fait ?
Parce qu’elle fait ombre.
L’a qu’a s’éloigner.
Vendredi 26, elle dira. Puis, zelle foutra le camp.
À tire d’ailes.
Et hop.

Du sous Prévert.
Chez mon kiné
« On dit qu’on a une santé de fer. C’est pour cela (ou bien et pourtant, je relirai demain) que l’on finit par rouiller ».
Jacques Prévert

Hier m’a posé une ventouse sur la D7.
Le soir, ai cru que la tête -ma mienne- allait se détacher du corps.
Horrible.
Je l’ai dit.

Sinon
À trente ans, on n’a pas la même énergie qu’à 60.
C’est pour cela qu’à trente ans, on prend l’avion pour faire mille km. Et 9n loue une bagnole pour aller vers la Bolivie.
Et qu’à 60, on a vu l’oeuf de dinosaure à Trelew. Et les manchots de Magellan à Puerto Santa Cruz.
Grand voyageur de mes deux.
Vais essayer de le supporter. Moins horrible que sa collègue déjà. Avec qui les atomes étaient dissidents.

rose dit: à

Le doigt du milieu

Et pourtant, il est nommé le doigt d’honneur !!!

Les nèfles, le goût est plutôt bon, quoique le souvenir lié à l’enfance semble prégnant. En tout cas le noyau est énorme et magnifique et il n’y a rien à manger.
Le coup de c’est pour des nèfles, je me demande si -in fine, ce n’était pas lié à la cueillette, dans la colline, de tout ce qui poussait tout seul. Le néflier, le figuier de barbarie.
On se nourrissait de rien. On chassait les bartavelles. On ramassait les limaçons ay l’aïgue et son, les limaçons.
Un remugle du temps des cavernes -en ayant lave-linge et lave-vaisselle sitôt rentrée à la maison. Et l’électricité.

rose dit: à

Renato
Faire la fica
Chez nous, je crois bien, ce n’est pas une insulte : c’est convoquer le mauvais sort. Ce doit être accompagné de paroles, je vais demander.
Il y a autre chose, qui remonte de loin : on plie majeur plus annulaire plus le pouce. On lance vers le haut index et auriculaire en criant ouh les cornes.
Cela consiste à souligner la honte.

rose dit: à

L’éclipse c’était à partie de 23h30. L’aurait fallu ne pas dormir.

rose dit: à

Pardon, vous aviez écrit décalé.
Mon commentaire est redondant.

rose dit: à

En Grèce, c’est pareil, comment vivre dans un four entre 14h et 20h ?

Bérénice

On se décale. C’est ce qui explique les horaires des repas, en Espagne notamment. Dès l’aube, on se lève. On ouvre grand les volets pour rafraîchir la maison. On arrose le jardin et les balconnières. Puis, on s’active dedans et dehors. On travaille, si à l’extérieur, jusqu’à 14h30.
Puis à 15 heures, on mange.
Des salades, tomates, oignons blancs, feta, olives noires et du yaourt brassé avec des concombres.
Ensuite, nous faisons la sieste.
Si nous avons un amoureux, elle sera crapuleuse.
Si la nuit a été hantée, par des douleurs récurrentes, nous dormirons, rose et moi, d’un sommeil roboratif, et apaisé,
Enfin, ce sera encore la grosse chaleur. Nous alternerons ou bien les activités à l’extérieur, nager, le ciné ou encore dedans, faire le vin de noix, préparer une moussaka, ranger les papiers (b.de m., la corvée, tout foutre au feu, c’est pas la saison).
Lorsque l’on sentira la chaleur décliner, on retournera dehors vers 19h et jusqu’à une heure du matin.
Voilà, on adapte nos activités aux horaires, et on ne prend pas le soleil, ou si peu. On burinera tranquille, tout en évitant la peau de crocodile et l’été passera ainsi entre confitures et lectures.
En même temps, on emmagasinera dans notre cerveau reptilien cette chaleur torride pour se la restituer lors des hivers rigoureux qui désormais tendent vers durer sept mois de l’année.

Bonne journée,

Giovanni Sant'Angelo dit: à

…pas de diversité dans les commentaires, même cru, même école,!…
…pas de contraste littéraire, je m’en ennuie, pas de sceptre à y apporter,!…
…l’art du chasseur des sous pour Dallas-magnat,!…etc,…bluffer les populations,!…

MC dit: à

je suis désolé, mais c’est vous qui mélangez tout. En quoi l’argument « Newton a cherché pendant des années » correspond-t-il à « il y a des livres ésotériques dans la Bible ». si on veut faire dire qu’il y a dans ce Livre plusieurs genres littéraires, ou plus sérieusement qu’il existe une kabbale chrétienne à prétentions parfois prophétiques, avec Newton prédisant la chute de la Papauté, pour reprendre votre exemple,je ne vois pas ce qu’il y a de nouveau depuis les travaux de François Secret, de Frances Yates, et de Betty Dodds. Ou alors on croit avoir inventé l’eau chaude?
MC

vedo dit: à

x 16h21
 » dans l’espoir, bien naïf, d’une véritable discussion »
Même si vous, ou d’autres, n’avez pas de réponse, certains commentaires sont fort intéressants. Ces trois lignes de Q., quelques soient les discussions, on peut se dire, ah oui, c’est exactement cela, et la mémoire le fixe encore mieux qu’un tableau.

Bérénice dit: à

Grignotée. C’est un emploi du temps espagnol, tout est décalé, je n’ai pas encore casé le sexe dans ma journée, je vais voir ce que je peux faire. En Grèce, c’est pareil, comment vivre dans un four entre 14h et 20h ?

Bérénice dit: à

Mâle femelle juif, ce Drieu donne envie pour la nouveauté des principes. Chaloux déteste Aragon, vous aussi, vous filez le doux amour.

Pablo75 dit: à

Autre chose remarquable dans le Journal de Drieu ce sont les portraits, souvent féroces, d’autres écrivains:

« Aragon: quelque chose m’a toujours répugné en lui, quelque chose de la femelle insatisfaite, perverse, traîtresse. C’est la seule méchante femelle que j’ai rencontrée. À part ça, il a quelque chose de fin, de délicat au fond de lui même, mais il a suivi la sotte méthode barrèsienne: jouer les méchants. Les méchants ne sont pas les forts. Je l’ai admiré, je l’admire encore, mais ce qu’il est à travers ce qu’il écrit me répugne profondément: cette chose femelle. J’aime autrement un Juif mâle que lui. Quand même, quel charmant artiste et secrètement quel coeur délicat d’amoureux. Je lui pardonne tout, parce que c’est un vrai amoureux. »

Pablo75 dit: à

Chaloux dit: 17 juillet 2019 à 0 h 49 min

Je croyais que Passou avait fait l’éloge du Journal de Drieu. J’ai du mal à croire qu’il n’a pas trouvé cela remarquable. Si on admire Céline
ou Rebatet en tant qu’écrivains, malgré leurs délires antisémites, on doit admirer ce livre.

Totalement d’accord avec ta phrase: « Il faut en tout cas une âme sévèrement trempée pour se mettre sur la table à ce point et d’une manière si lapidaire et ardente. »

Drieu était un type extrêmement intelligent et complexe. Pas cynique du tout. Un type sincère qui s’est fourvoyé et qui assume sa défaite
jusqu’au bout. Il aurait pu s’enfuir (avec la complicité de ses amis Aragon et Malraux) en Amérique du Sud, où il avait de bons amis (à lire aussi la Correspondance avec Victoria Ocampo). Mais il a préféré la mort, avec un ratage pathétique pour sa première tentative de suicide. Son Journal est un document fascinant sur le Mal, l’Histoire, les idéologies et l’âme humaine (comme on disait avant).

Bérénice dit: à

Son culte de la femme ressemble à une sexualité de substitution très pensée. –

Phénomène de sublimation.

Bérénice dit: à

Pablo, Claro s’explique et s’exprime souvent à propos de ce travail de traduction. C’est important, mauvaise et vous ne lirez pas le livre. Hamlet vous cherche et vous trouve.

Pablo75 dit: à

hamlet dit: 17 juillet 2019 à 0 h 19 min

Non, Pétomane, ça l’a été à une époque de ma vie. Qui m’a marqué fortement, parce qu’étant très jeune, j’ai connu un très grand écrivain dont j’ai traduit 6 ou 7 livres. Ces livres je les ai révisés phrase après phrase avec lui (qui, parlant plusieurs langues et lisant quelques autres, avait compris l’importance capitale des traductions). Il rêvait de faire cela avec tous ces traducteurs, mais aucun autre habitait Paris. J´ai regardé aussi de près avec lui le reste de ses livres traduits en espagnol, plein d’erreurs énormes mais qu’il n’a pas voulu retraduire parce qu’il ne voulait pas se fâcher avec les traducteurs, qui étaient des amis à lui.

Du coup, j’ai appris beaucoup de choses sur ce problème, dont très peu de gens (y compris dans le milieu littéraire – et même entre les écrivains) sont conscients. Cet auteur m’a dit la deuxième fois que je l’ai vu, que de bien traduire était plus difficile que de bien écrire. Je ne l’ai pas cru, croyant qu’il exagérait. Mais quelque temps après j’ai compris qu’il avait raison.

De cette époque j’ai gardé la pratique de ne jamais lire un auteur étranger en traduction espagnole.

Tout cela pour te dire, Pétomane, que tu devrais la fermer sur ce thème, comme sur tant d’autres (pour ne pas dire tous).

Chaloux dit: à

dernières

Chaloux dit: à

Je viens de commencer Le Drieu et je trouve que mises à part les réserves habituelles c’est bourré de choses remarquables. (Assouline qualifie ce journal « d’infâme », il me semble, et s’il est rarement conseillé de lire les livres dont il fait l’éloge, il est toujours intéressant, tout au contraire, de se plonger dans ceux dont il essaie de détourner le lecteur. C’est une règle). Il faut en tout cas une âme sévèrement trempée pour se mettre sur la table à ce point et d’une manière si lapidaire et ardente. Montherlant à côté fait petit joueur.

Le Michelet, oui, mais pas encore en entier, plutôt de longues périodes. Les années de veuvage qui précèdent son remariage avec Athénaïs sont très intéressantes (à doubler avec l’essai de José Cabanis). Athénaïs était empêchée le plus souvent, mais la frustration à la pénétration vient aussi certainement de Michelet lui-même,- ils se répartissaient les rôles. Son culte de la femme ressemble à une sexualité de substitution très pensée. – Et les dernière années.

Bérénice dit: à

Sinon, grosses vagues ce soir mieux qu’un jacuzzi avec une lune pleine à peine grignoté vers 21h, c’est ça l’éclipse ou c’était juste le debut?

Bérénice dit: à

Pablo, quant à votre trajectoire,, votre puissance atteint vraisemblablement Uranus. Vous devriez étudier cela avec des scientifiques, convoquer le cnrs,

Bérénice dit: à

0h01 fort heureusement pour moi, aucune société. Je ne vois pas par où s’il s’en trouvait une je pourrais briller.Luire non plus, le mieux serait de tout éteindre et ne rien dire. Bon j’admets qu’à plus de deux cela tournerait à la partouze et ce n’est pas non plus mon style, alors quelle solution imaginez vous adaptée à mon logiciel?

Pablo75 dit: à

« qu’importe la traduction : les problématiques restent les mêmes ! et le fait de pinailler sur les traductions est devenu aujourd’hui le meilleur moyen pour ne pas se coltiner les questions de fond. que Dieu existe ou pas, on s’en tape, qu’importe si Marcion ait dit ou pas « l’homme n’est pas de ce monde », s’il ne l’a pas dit Heidegger l’aura dit à sa place.
hamlet dit: 17 juillet 2019 à 0 h 01 min

L’essentiel c’est que le Pétomane pète plus haut que son cul plusieurs fois par jour.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

« As-tu lu le Journal 1939-1945 de Drieu La Rochelle? »

Oui, il y a quelques années. L’un des Journaux les plus terribles que j’ai jamais lu. Avec un final très impressionnant. C’était un type vraiment contradictoire, antisémite qui avait été marié avec une juive, philo-nazi pour des raisons politiques mais aussi presque mystiques (il avait l’air très influencé par l’ésotérisme de l’Inde).
Si tu ne l’as pas lu, fais-le, ça vaut vraiment le coup.

« Où en es-tu du Journal de Michelet? »

Dans celui-la, beaucoup plus « soft » que celui de Drieu (un peu trop, même), je suis à 1849. Il vient de se marier avec sa 2eme femme, Athénaïs, 22 ans, alors que lui il a 50. Et cela fait quelques douzaines de pages qu’il me gonfle sérieusement avec son état d’amoureux transi, avec ses tartines d’amour fou pour sa femme, qu’on dirait écrites par un puceau. Tout cela mélangé (heureusement) de réflexions lucides sur plein de thèmes. Parfois il me fait rire parce qu’il a du mal à dissimuler qu’il veut « consommer » son mariage, mais sa femme est soi-disant malade ou a tout simplement mal aux dents, ou les règles, cela dépend des jours (à mon avis, elle n’avait aucune envie de lui – et vue sa tête ce la ne m’étonne pas). Lui a une envie folle d’elle (ce qu’il déguise en folles envies romantiques de fusion totale), mais il est obligé d’attendre, tout en essayant sournoisement de la « choper » enfin, ce qui finit par être comique.

Tu l’as lu?

hamlet dit: à

pablito est traducteur ? c’est son boulot ? sérieux ?

dites-moi que c’est une plaisanterie, je suis sûr que vous vous êtes mis tous d’accord entre vous pour me faire une farce !

si on donne à ce genre de bonhomme la responsabilité de traduire des textes il faut porter plainte, il exsite peut-être un truc à la chambre européenne des droits de l’homme à Bruxelles qui s’occupent de ce genre de problème.

sérieux on ne peut pas laisser à un type aussi bas de plafond une responsabilité pareille, c’est comme permettre à un type de conduire un 50 tonnes alors qu’il n’a pas son permis pour conduire une trottinette.

vous me faites juste marcher, c’est pas bien de faire marcher les gens comme vous le faites, c’est pas un comportement très éthique ça !

renato dit: à

Faire la fica – les fiche : serrez les poings en faisant ressortir le pouce entre l’index et le majeur, et les levers avec un geste méprisant envers ceux qui l’on veut offenser.

Dante, Inferno, XXV, 1-3
Al fine de le sue parole il ladro
le mani alzò con amendue le fiche,
gridando: « Togli, Dio, ch’a te le squadro! ».

hamlet dit: à

et à une question aussi simpliste et presque stupide de demander « où es-tu », les 2 réponses « je suis là » ou je suis pas là » ouvrent sur des perspectives éthiques tellement stratosphériques que la traduction en devient le dernier des soucis si vous voyez ce que je veux dire !

et pour moi la réponse est la numéro deux : à la question posée à l’homme où « es-tu », la réponse est « je ne suis pas là », et si Dieu joue le rôle du médiateur sensé accomplir cette misssion de faire en sorte que la réponse soit « je suis là » et ben c’est très loin d’être gagné.

et pour la question posée à Job cette foi au passé « où étais-tu…  » je vous donne rendez-vous au prochain épisode !

hamlet dit: à

qu’importe la traduction : les problématiques restent les mêmes !
et le fait de pinailler sur les traductions est devenu aujourd’hui le meilleur moyen pour ne pas se coltiner les questions de fond.
que Dieu existe ou pas, on s’en tape, qu’importe si Marcion ait dit ou pas « l’homme n’est pas de ce monde », s’il ne l’a pas dit Heidegger l’aura dit à sa place.
la Bible met l’homme face à des questionnements éthiques sur sa condition de façon bien plus sérieuse et brutales que Kant ou Pascal (cf le où étais-tu quand je créai ce monde).
cela dit j’admets que c’est plus marrant de dire que la traduction d’untel est meilleur que celle d’untel, ça fait plus « jeu de société », une façon à la fois plus divertissante et moins courageuse de briller en société.

Ed dit: à

Un terme méditerranéen que j’adore, pour désigner la chatte : pacholle.

Ed dit: à

Jazzi

Pas du tout. Au contraire, l’une est très maigre tandis que l’autre à un gros bide. Sachant que les deux vivent dans les mêmes conditions, leur différence est purement génétique. Quant à leur exercice, elles courent, grimpent et sautent comme des tarées. Attention aux jugements hâtifs envers les chats d’appartement. En revanche, elles ont l’estomac fragile, comme chacun a pu le constater.

Jazzi dit: à

La fica c’est la chatte, pas besoin de tourner autour du pot !

Ed, la vôtre, de chatte, devait se sentir indisposée et aura voulu s’isoler. J’ai l’impression qu’elle a des problèmes digestif et gastrique. Vos chattes ne sont-elles pas un peu grasses et ne manquent-elles pas d’exercice ?

Chaloux dit: à

@Pablo. As-tu lu le Journal 1939-1945 de Drieu La Rochelle?

Où en es-tu du Journal de Michelet?

Ed dit: à

Sur Johnny Clegg, voir la parodie des Inconnus.

Message de la plus haute importance : tout est rentré dans l’ordre avec ma chattoune

et alii dit: à

renato, c’est une « plaisanterie lacanienne »:
Lacan J., Lettre du 10 mars 1980, adressée aux membres de l’efp, publiée dans Delenda no 1 et dans le journal Le Monde du 15 mars 1980 : « Delenda est. J’ai fait le pas de le dire, dès lors irréversible. » [ndlr : merci à Claire Piette de nous avoir aidés à trouver cette référence.]
https://www.cairn.info/revue-la-cause-freudienne-2011-3-page-225.htm

renato dit: à

Il noce, la noce — il melo, la mela — il ciliegio, la ciliegia — il fico, …

renato dit: à

« Ceterum censeo Carthaginem esse delendam », dit Caton et il tira de sa tunique un panier de figues de Carthage, voulant ainsi montrer que si le figue pouvait supporter le trajet de Carthage. Carthage était trop proche de Rome et devait donc être détruite.

et alii dit: à

Le mot fica, figue, n’y désigne-t-il pas une tout autre chose qu’un fruit ? Et Rabelais ne semble-t-il pas avoir voulu indiquer ce qu’il faut entendre par ce mot, lorsqu’il a donné à la mule le nom hébreu de Tacor, signifiant un fic qui s’engendre au fondement ?

Tout porte à croire qu’il s’agit d’une allusion obscène que saisiront facilement ceux qui savent l’extension de sens de fica dans les écrits licencieux de l’Arétin. Ce qui ajoute encore à la probabilité de la conjecture, c’est qu’en Italie il y a aussi l’expression Far la castagna (faire la châtaigne), tout à fait synonyme de Far la fica. Or le terme de castagna, comme celui de fica, prend très fréquemment une acception déshonnête dans le langage de ce pays, ainsi que dans nos patois méridionaux.

Les Latins disaient : Ostendere medium unguem. Mais cette locution employée par Juvénal (sat. X, v. 53) n’exprimait pas la même chose que la nôtre. Millin s’est étrangement trompé lorsqu’il l’a traduite par montrer la moitié de l’ongle ou le bout du pouce entre deux doigts ; elle signifiait : montrer le doigt du milieu, la partie y étant prise pour le tout, et elle était la même que cette autre : Digitum porrigere medium. Il n’y avait pas, chez les anciens, de plus forte marque de mépris que de narguer quelqu’un avec le doigt du milieu, nommé verpus, à verrendo podice, suivant l’abbé Tuet. Perse appelle ce doigt infâme, et Martial impudique

Bérénice dit: à

23h03 de toutes façons c’est pour des nèfles.

Bérénice dit: à

Pour les noirs.

Bérénice dit: à

La situation est je croisctoujours critique en réalité pour les n ou es en Afrique du Sud même si leur Droit à évolué. Est ce que comme ici grace à des hommes comme J Clegg, Nelson Mandela, ils naissent libres et égaux en droit?

Janssen J-J dit: à

@ D.D.
mais c’était qui ?!
un zoulou blanc ?
votre génial appareil ?
un appareil génital ?
(je rentre… à charenton le pont. BN !)

et alii dit: à

renato, n’attendez pas de moi que je vous fasse la figue!

D. dit: à

Johnny Clegg, excusez-moi mais c’était qui ?!

D. dit: à

Bérénice dit: 16 juillet 2019 à 22 h 47 min

Violences pour commencement, mon appareil convertit bizarrement les mots.

…votre génial appareil ?

Bérénice dit: à

Violences pour commencement, mon appareil convertit bizarrement les mots.

Soleil vert dit: à

Johnny Clegg tristesse

Bérénice dit: à

Et alii, c’est surprenant tous ces abus et commencements les femmes. Des trentenaires masculins me confirmaient leur deception devant la légèreté des jeunes femmes actuelles. Ces types qui ne savent pas y faire ou peut être se vengent ils d’une liberté acquise sont des gros nuls, des beaufs, des sales mecs.

et alii dit: à

Les Françaises ont de longue date la réputation d’écrire plus facilement sur la sexualité. Cette tradition n’est en fait pas si ancienne – à peine deux siècles. L’affaire Strauss-Kahn et plus récemment la vague #Metoo ont mis à mal l’image d’une culture française qui a fait de la séduction une valeur centrale. Texte publié dans le quotidien autrichien Der Standard.
mediapart

Janssen J-J dit: à

Adieu johnny et nelson, héros de mon panthéon africain. Johnny avait 16 ans, quand ils marchèrent sur la lune. L’arc en ciel de la gravité arriva plus tard, quand il atteint 41 ans.
https://www.youtube.com/watch?v=BGS7SpI7obY

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