de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le jour où Samuel Beckett a mangé une orange

Le jour où Samuel Beckett a mangé une orange

Le plus souvent, le courrier que Samuel Beckett recevait finissait comme les manuscrits reçus : au vide-ordures. Avant de procéder à cette épuration de sa table de travail, il mettait un point d’honneur à répondre à ses correspondants quels qu’ils fussent par retour de courrier, si besoin est par un simple accusé de réception quand une vraie lettre ne s’imposait pas ; cette marque d’urbanité, de générosité et de savoir-vivre est générationnelle si j’en juge par ma propre expérience de l’étude approfondie de la correspondance de personnages auxquels j’ai consacré des biographies : Gaston Gallimard, Hergé, Daniel Kahnweiler, Georges Simenon… Tous passaient leurs matinées à répondre. Quelque que fut leur origine sociale, leur éducation leur interdisait de ne pas répondre. Disons que cela s’est perdu puisque de nos jours, même les courriels souvent restent sans écho alors qu’ils ont été lus.

D’où l’intérêt de Lettres IV 1966-1989 (The Letters of Samuel Beckett, traduit de l’anglais par Gérard Kahn,  Gallimard). Ce quatrième volume couvre les vingt-cinq dernières années de sa vie et partant de son œuvre. Alors que dans le précédent volume les éditeurs ont dû accomplir des exploits en raison de sa graphie parfois indéchiffrable, la tâche leur fut paradoxalement moins ardue pour cet ultime volume. L’écrivain, qui souffrait d’une cataracte aux deux yeux et de la maladie du Dupuytren (une forme de fibromatose), dont il disait qu’elle avait pour effet de métamorphoser ses doigts en autant de griffes, s’accommodait sur la fin de sa raideur arthritique ; tant et si bien que son écriture en était curieusement améliorée. Que d’épreuves pour les transcripteurs avant de se résigner, la mort dans l’âme, à passer leur tour en signalant entre crochets « (illisible) ». Cela dit, l’édition est impeccable, les notes instructives, révélant une profonde et ancienne familiarité avec l’homme et l’œuvre, même si on ne peut s’empêcher de sourire lorsque « Telefunken » et « Grundig » renvoient à des notes précisant «marque de poste de radio à transistors de S.B. » alors que c’est peut-être « transistor » qui est aujourd’hui inconnu des lecteurs de moins de 40 ans… J’aurais, quant à moi, préféré une explication de la dilection de Beckett pour l’esperluette en lieu et place de « et »;

827879-par10123jpgIl donne l’impression de ne jamais être aussi heureux, apaisé, réconcilié que dans le silence, ce luxe suprême. Nulle part pieux que dans sa petite maison d’Ussy (Seine-et-Marne) il n’a de chance d’y accéder durablement. A un ami il confie qu’il ne connaît de plus grande félicité que dans les moments en solitaire où le silence n’est disputé que par le discret crépitement né de l’incinération des feuilles mortes. Il a fallu qu’il soit menacé d’un Nobel de littérature pour qu’on le voie, certes longtemps après, s’exprimer sur ses rapports à l’argent et à la célébrité.

« Il est difficile de la considérer comme un honneur, même à supposer une soif d’honneur, quant à l’argent, j’en ai assez pour mes besoins décroissants » (1966)

On ne l’apprendra que bien plus tard, à mots couverts par des indiscrétions, mais le gros chèque de la fondation Nobel lui permettra le plus souvent d’aider des amis, des proches ou de vagues connaissances en difficulté, certains le sollicitant, notamment le dramaturge Arthur Adamov ou l’écrivaine Djuna Barnes. Cela dit, on s’en doute, s’il n’a rien fait pour se gagner les bonnes grâces du comité Nobel, il n’a rien fait non plus après, refusant le voyage à Stockholm et la promotion de son œuvre qui devaient s’ensuivre.

Il affectionne les expressions étrangères comme autant de mots de passe et de codes entre initiés comme le sont souvent les correspondants les plus familiers : « segrete cose ». Chaque fois qu’il est question de traduction sous sa plume, le mot de « perte » ne tarde pas à suivre. Ce qui se perd dans la traduction : son obsession. Avec Cioran, il a passé des soirées à essayer de trouver un équivalent français à lessness, tournant des heures autour des variantes de « sans » et « moindre », allant voir du côté du latin sine, créant le néologisme « sinéité », y renonçant finalement pour convenir ensemble qu’il n’y a rien d’assez honorable dans la langue française pour exprimer ce mélange de privation et d’infini, l’absence en soi, l’absence à l’état pur « et qu’il fallait se résigner à la misère métaphysique d’une préposition » comme le dira Cioran dans ses Exercices d’admiration. Peut-être l’Irlandais a-t-il trouvé la solution dans le génie des lieux à Wannsee où son ami roumain, le sachant à Berlin, l’a pressé de se rendre afin de fouler la terre où le poète Kleist et son amie Henriette se sont suicidés.

Il est beaucoup question de travail tout au long de cette correspondance. Du travail en pratique comme de la notion même de travail considérée comme la plus grande des vertus, en quoi l’éducation protestante de Beckett refait surface. A James Knowlson, son meilleur biographe et l’un des experts les plus éclairés de son œuvre, qui le questionne sur les idées enfouies sous ses mots, il répond :

« Je ne sais tout simplement rien ou presque mon travail vu ainsi, aussi peu qu’un plombier sur l’histoire de l’hydraulique »

Non qu’il fuit car, malgré son hostilité à tout projet de biographie le concernant (« Si seulement il y avait un copyright sur la vie »), il tient Knowlson en grande estime –c’est d’ailleurs lui qui lancera avec un succès le fonds Beckett de l’université de Reading (Berkshire) ; Beckett, qui jugeait sa vie ne valait pas la peine d’être écrite, aurait pu faire sien le mot de Cioran pour lequel il était incroyable que la perspective d’avoir un biographe n’ait jamais fait renoncer personne à avoir une vie. D’ailleurs, les deux hommes firent connaissance et se rapprochèrent, Beckett lui avouant que la lecture de ses livres lui donnait un fort « contentement », et que cette « voix fraternelle »lui allait droit.Avec d’autres, écrivains, plus jeunes et pétris d’admiration, il s’incline devant la grande détresse que leurs poèmes expriment et conseille « éloignez-vous et de mon travail et de vous-même » (à Charles Juliet en 1969)

Son père espérait la voir travailler chez Guinness. « Comme je regrette souvent de ne pas l’avoir fait » écrit-il, et ce n’est pas le leveur de coude en lui qui parle là, mais en aura-t-on connus et lus de grands artistes et de grands créateurs exprimer un pareil regret au soir de leur vie. Moins une posture qu’un accès de mélancolie. Aussi sincère que Beckett écrivant à Robert Pinget (1966) :

« On n’est pas des gensdelettres. Si on se donne tout ce mal fou ce n’est pas pour le résultat mais parce que c’est le seul moyen de tenir le coup sur cette foutue planète »

Il n’en continue pas moins à écrire jusqu’à la fin. Non parce que bon qu’à ça, comme il le répondit au fameux questionnaire de Libération « Pourquoi écrivez-vous », mais « avec quelque chose de l’ancien besoin & du vieil enthousiasme » (1980). Il ne s’apitoie guère sur ses souffrances dues à l’âge mais enrage des maladies qui rongent ses amis :

 « La nature est une enfoirée ».

Le théâtre y apparaît comme sa passion première et dernière, dû-t-il considérer cette échappatoire comme une « distraction » comme une prison puisqu’il avoue être incapable de s’en « évader ». Le théâtre ne le lâche pas. Son éditeur Jérôme Lindon, qui agissait aussi comme son agent pour la gestion mondiale de ses droits, m’avait dit dans les années 80 qu’il ne se passait pas un seul jour dans l’année sans qu’une pièce de Beckett soit jouée quelque part dans le monde, En attendant Godot et Oh les beaux jours étant les plus demandées. Jusqu’à la fin, malgré le spectre du rabâchage qui le hantait, Beckett aura travaillé pour le théâtre –et opposé le plus souvent des refus aux adaptateurs qui voulaient transporter la scène à la radio ou à la télévision. Il lui arrivait de céder mais le plus souvent il fit preuve de ce qui peut passer pour de l’intransigeance mais qui n’est en fait qu’une attitude de principe d’une cohérence absolue. Les didascalies de ces pièces sont à ce propos d’une netteté sans mélange et aux éditions de Minuit, Irène Lindon dans le même esprit que son père, on se fait fort de les faire respecter. Ce qui n’a jamais découragé les adaptateurs du vivant même de Beckett de tenter vainement de lui forcer la main en faisant interpréter En attendant Godot par des femmes.

Pour savoir ce qu’on peut faire d’une pièce, il a besoin devoirle théâtre dans laquelle elle sera jouée. Cette visualisation lui paraît le seul moyen d’adapter l’une à l’autre pour trouver la meilleure résonnance, et il ne s’agit pas que d’acoustique. Il faut aussi parfois adapter la pièce à la spécificité des interprètes mais nul autre que lui ne doit s’en charger.

« La scène mentale sur laquelle on se meut en écrivant et la salle mentale d’où on la regarde sont des substituts très inadéquats à la chose elle-même. Et cependant, sans elles, il est impossible d’écrire pour le théâtre. Mon expérience est que la vision mentale et les indications scéniques qui en découlent sont valables dans l’ensemble mais doivent souvent être rectifiées, voire modifiées (…) L’idéal serait de travailler en connaissant à l’avance ces conditions réelles. Je rêve de pénétrer dans un théâtre sans texte, ou presque, et de me réunir avec toutes les personnes concernées avant de me mettre vraiment à écrire. Autrement dit, d’une situation où l’auteur n’aurait pas de statut privilégié, comme c’est le cas lorsqu’il arrive avec un texte déjà établi, mais oeuvrerait simplement comme un spécialiste qui n’aurait ni plus ni moins d’importance que les autres spécialistes concernés » (1966)

On apprend ainsi au détour d’une carte qu’il est « très amateur » des livres d’Emmanuel Bove, qu’il conseille à une amie la lecture de Contre tout espoir de Nadedja Mandelstam car « c’est un livre qui donne courage , qu’il admire Céline pour son œuvre bien que son antisémitisme le révulse ou que sa pièce Quoi où doit beaucoup au Voyage d’hiver de Schubert. Parfois, on se croit vraiment dans du Beckett, comme lorsqu’il écrit à son meilleur ami le peintre Avigdor Arikha :

« Rien ne va plus dans ma vieille tête. La carcasse se traîne entre monts et vaux. Un œil mi-clos la suit de loin ».

On aura compris que ce volume ne recueille que les lettres de Beckett, pas celles de ses correspondants. Chez d’autres écrivains, l’absence d’aller et retours fait souvent défaut et ne permet pas d’apprécier l’échange dans sa réalité. Etrangement, chez lui ça ne manque pas. Sa parole se suffit à elle-même. Les éditeurs en conviennent qui ne cherchent pas trop à combler les doutes supposés du lecteur sur la teneur de la conversation épistolaire. Une seule fois, ils s’autorisent à reproduire en note la lettre d’un correspondant à qui il répond : celle du dramaturge tchèque Vàclav Havel qui lui avait écrit six semaines après sa sortie de  prison pour lui exprimer sa gratitude. Deux fois plutôt qu’une : merci d’avoir éclairé la noirceur de ma vie d’adolescent quand j’ai découvert Godot, merci de m’avoir soustrait à la bassesse et la crasse de la détention en exprimant publiquement votre solidarité avec moi au festival d’Avignon avec votre pièce Catastrophe… (17 avril 1983). A quoi Beckett, qui admire son œuvre, répond : « C’est moi qui vous suis redevable »

Qu’on n’attende pas de lui qu’il commente ses commentateurs. Quant à ceux qui attendaient de connaître enfin son point de vue sur Mai 68, qu’ils renoncent même à le connaître à l’occasion du centenaire ; bien qu’il ait vécu à deux pas du théâtre des opérations, rien, pas une trace, ni le moindre reflet des « évènements ». Il est vrai qu’il ne dit à peu près rien, non seulement dans ce quatrième volume mais aussi dans tous les précédents, d’un moment autrement plus important : l’Occupation. A peine la caractérise-t-il au détour d’une carte : « un temps honni… « , « des temps infernaux »… Il l’a pourtant personnellement vécue et n’a pas à rougir de ses engagements dans la Résistance à Paris dès les premiers temps, dans le maquis du côté de Roussillon (Vaucluse) au plus fort de la guerre, dans une unité de la Croix-Rouge à la Libération en Normandie. Mais son silence s’explique cette fois par la pudeur, la sainte horreur de ceux qui réclament un retour sur investissement à leurs actions quand leur conscience seule devrait les dicter. Pour tout commentaire, il concède un mot cher à Francis Bacon :

 « de nobis ipsis silemus » (de nous-même, nous ne disons rien)

Le retrait, toujours. Et la discrétion exigée des proches. Enfin, une exigence à la Beckett sur un ton de douce supplique. A l’ami anglais qui lui demande des précisions biographiques, il concède une chronologie de sa vie sans son œuvre, lâche une poignée de dates mais à propos de son analyse à Londres de 1934 à 1936, demande gentiment : « N’insiste pas trop là-dessus ».  Dernières lettres jusqu’au dernier souffle. Il est anéanti par la masse du courrier à affronter.

« Même pour regarder dans le vide je n’ai plus d’entrain. C’est un spectre que je serai bientôt. Pas moins que tous nos chers disparus. Sans leurs avantages ».

La maladie le ronge. Juste la force de se laisser mourir. Au réalisateur d’un projet d’adaptation de Murphy pour la télévision irlandaise, il lâche un dernier mot avant de tourner la page :

« Faites donc sans moi »

Les inconditionnels de Samuel Beckett, dont je suis, seront comblés par ce volume. Aux autres, on révèlera que derrière le discret génie, tout d’intelligence, de finesse, d’humilité et d’humour, il y avait bien un homme de chair et de sang. Presque un écrivain parmi d’autres qui jugeait sa vie sans intérêt et ne parvenait pas à surmonter l’horreur que lui inspirait l’écoute de sa propre voix enregistrée. Un homme comme un autre. La preuve : le 2 février 1975, dans une lettre à sa plus proche amie Barbara Bray, au milieu de considérations techniques sur ses textes, il écrit : « Mangé une orange ». C’est la seule fois dans l’ensemble de ce volume qu’il s’abandonne à une allusion aussi personnelle et anodine, mais ces trois mots, dans cet ordre-là avec les phrases qui les précèdent et celles qui les suivent, c’est aussi et déjà du Beckett.

Post Scriptum En 1986, dans le cadre d’un grand portrait de lui que je devais écrire à l’occasion de ses 80 ans pour le magazine Lire, je me suis adressé à Samuel Beckett pour lui demander non une interview mais une partie d’échecs car, entre joueurs, il n’est pas de meilleur moyen de connaître l’autre. Il me répondit par retour de courrier (voir sa carte en haut de ce billet) et me fit savoir par son éditeur que, hélas, l’état de ses yeux ne lui permettait plus de jouer autrement que mentalement…

(Photos Passou, D.R., Greg Lancaster et John Minihan)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

1 781 Réponses pour Le jour où Samuel Beckett a mangé une orange

Janssen J-J dit: 7 juin 2018 à 19 h 25 min

J’avoue être un actionnaire confortable des cimenteries Lafarge et avoir profité des dividentes de notre entreprise, tous les ans. Et maintenant, on voudrait nous punir pour n’avoir pas été assez vigilants sur la gestion du patron. Mais on nous prend pour des citrons ou quoi ? Que pensez-vous de cette injustice, les erdl, vous qui avez toujours eu du bon sens pour améliorer le fonctionnement du capitalisme financier dérégulé ? Merci pour votre soutien à notre légitime protestation.
https://theconversation.com/financement-du-terrorisme-quelles-responsabilites-pour-les-actionnaires-de-lafarge-97702

Janssen J-J dit: 7 juin 2018 à 17 h 37 min

ah oui au fait, j’ai oublié de vous préciser que le jour à samuel a butlé une orange, pour ma part, j’ai avalé une banane. Et figurez-vous que ça ne m’a pas valu un seul commentaire sur les 1756 possibles. Autant rajouter le mien tout seul, non…, pendant qu’il est encore temps ?

Jazzi dit: 5 juin 2018 à 10 h 27 min

C’est moi qui ait mis en lien la modeste maison de campagne de Beckett, Bérénice, si c’est de cela dont il s’agit ?

Bérénice dit: 5 juin 2018 à 9 h 18 min

Renato à moins que je me trompe d’expéditeur, au début du fil, une photo de la maison avec une pelouse très entretenue accompagnée de l’historique de ce gazon. Mais peu importe qu’elle ait été donnée en lien par vous ou un autre.

Bloom dit: 5 juin 2018 à 9 h 10 min

Je traduirais bien les poèmes obscures et cérébraux de l’australien Patrick White, prix Nobel de littérature 1973, mais son oeuvre ne tombera dans le domaine public qu’en 2060…vu le peu de lecteurs de poésie en France, aucun éditeur ne prendra le risque de le publier…

renato dit: 5 juin 2018 à 8 h 11 min

« The justification of art is the internal combustion it ignites in the hearts of men and not its shallow, externalized, public manifestations. The purpose of art is not the release of a momentary ejection of adrenaline but is, rather, the gradual, lifelong construction of a state of wonder and serenity. »
Glenn Gould

renato dit: 5 juin 2018 à 8 h 07 min

Fritz Zorn, de son vrai nom Angst, habitait du bon côté de la Limmat, si on peut parler d’un mauvais côté de ce fleuve, Clopine.

Bérénice dit: 5 juin 2018 à 0 h 51 min

Gisèle, je suis presque toujours prise par la représentation. Bien, contente pour vous. Bien que le théâtre se raréfie dans ma vie j’éprouve le besoin de recul, d’y penser et encore comme une critique pour accorder mon esprit, ma compréhension de la démarche , des choix de mises en scene, et bien que mon attention soit instantanément retenue par la scene. Puis pour les livres, je n’ai pas besoin de l’entièreté de l’oeuvre, auriez vous lu tout Balzac tout Zola, tout d’Hugo ? Les livres doivent pouvoir se suffire indépendamment les uns des autres . Sinon pour ces deux citations de SB, je ne l’ai pas fait exprès mais la figure de style identique est amusante, comme s’il traçait un cercle. Hasard des pioches littéraires, je choisis mes lectures en observant ce même procédé.

christiane dit: 4 juin 2018 à 23 h 17 min

« Les Joyciens sont souvent plus marrants que les Beckettiens, plus délirants… »
C’est vrai mais j’aime assez le côté sombre de Beckett.

christiane dit: 4 juin 2018 à 23 h 14 min

Rose,
quelle belle surprise. J’avais écouté Montserrat Caballé à l’Opéra dans la Force du destin (avec José Carreras). C’était la première représentation que je découvrais à l’Opéra. J’étais éblouie.
Je ne m’attendais pas à la retrouver ce soir dans le duo de chats de Rossini. Elles sont incroyables toutes les deux ! merci.
Pour Beckett, je n’ai pu expliquer à Jazzi pour quelles raisons, il me fascinait, surtout dans ses livres, mais me restait obscur, voire parfois, incompréhensible. J’ai parfois trouvé le temps long au théâtre… Mais je crois que c’est ce qu’il voulait… C’est un homme qui avait une présence incroyable, fascinante un visage et une silhouette inoubliables.
Gisèle, juste après vous, dit quelque chose de passionnant.
Bonne soirée.

rose dit: 4 juin 2018 à 22 h 59 min

Pas pour Hans Hartung non plus. Dès qu’ il est revenu de la guerre, une jambe en moins et a repris la vie avec Ana Eva Bergman il a peint sur d’ immenses toiles.

la vie dans les bois dit: 4 juin 2018 à 21 h 16 min

@@Les Joyciens sont souvent plus marrants que les Beckettiens, plus délirants,

« la part des anges »
Je l’ai dit au hasard et pourtant , il doit y avoir un truc special about it.

Guiness vs sky

« Le whiskey des poètes, un pot still racé, vert et frais, dont Samuel Beckett ne pouvait se passer. « 

la vie dans les bois dit: 4 juin 2018 à 20 h 30 min

@Les Joyciens sont souvent plus marrants que les Beckettiens, plus délirants,

Ah yes, remonter le trottoir du hall of fame, bien bourré,sans meme la poesie de « la part des anges » (stop, reference!) le falzar en deroute, et hardeur pour bobos; pas le genre des beckettiens.

Drole d’en arriver à combien de billets sur Beckett ? et d’entrevoir la possibilité de lire ses poemes…

gisèle dit: 4 juin 2018 à 20 h 19 min

Bérénice 16h10. Ni creux, ni bas-fonds. Pour ma part, je suis persuadée que, pour comprendre un écrivain, ou un peintre( un musicien, sûrement aussi) il faut connaître l’ensemble de son oeuvre, càd la plus grande partie.Sortir une citation du contexte est souvent trompeur;de la même façon, se fonder sur une seule oeuvre est insuffisant. Parfois c’est une oeuvre postérieure qui donne la clef de celle(s) d’avant. Cela n’empêche nullement de prendre du plaisir ou de l’intérêt à la lecture ou la représentation d’une seule oeuvre. Problème: quand une oeuvre plaît et que toutes celles qui suivent déçoivent, on est comme pris au piège. C’est moi qui suis mauvais « lecteur » ou c’est ,lui, qui n’a plus rien à « dire » ?
Pour les pièces de théâtre, je suis presque toujours prise par la représentation,surtout s’il s’agit d’un auteur que je ne connais pas.

rose dit: 4 juin 2018 à 20 h 11 min

sinon, en hommage
https://www.youtube.com/watch?v=sjrpDhfhH2I

>christiane

résumé :

ne connaIs pas Pirandello ; aime bcp et Beckett et Ionesco, je ne les classe pas. L’incommunicabilité qu’ils décrivent me parle.

L’art -, ne peux guère en parler. C’est une grande découverte d’il y a quinze à dix huit ans ; pas avant. J’ai été emmenée au musée autre que celui de la Marine de l’Homme, de la porte Dorée – qui n’existe plus- et des Grandes Découvertes où m’emmenaient mes parents.

Ne procède que par tâtonnements ; ne m’amuserai pas à entrer dans le sujet. Si ce n’est que le peintre, le sculpteur, ce qu’ils expriment n’est pas forcémement ce que l’on ressent, nous les admirateurs. Pas là encore de doctrine qui vaille commune mesure. Indpendance requise.

Soleil vert dit: 4 juin 2018 à 19 h 03 min

« On dit souvent d’ailleurs à juste titre qu’un peintre peint ses plus grandes toiles sur ses vieux jours. »

On pourrait dire la même chose sur les musiciens.
En 1822 Beethoven compose la sonate 32 opus 111 qui ne compte plus que deux mouvements. Il meurt 5 ans après
La flute enchantée de Mozart est représentée l’année de sa mort (1791)
Ces artistes disparaissent en ouvrant des portes qu’emprunteront leurs successeurs

Bérénice dit: 4 juin 2018 à 17 h 11 min

DHH , je ne suis pas experte en cette matière néanmoins il me semble qu’il existe un courant de pensée en psychiatrie qui accorde une responsabilité dans la survenue de certaines pathologies à l’histoire personnelle des patients quand elle est jalonnée de traumatismes . Ppur la dépression, il y a je crois il crois des terrains prédisposés auxquels il faut ajouter ceux qui ont subi une ou des atteintes qui cumulées ne sont pas métabolismes, pour ainsi dire digérées surtout quand elles occasionnent un manque, une perte réelle et tangible comme c’est le cas pour la perte d’un travail, des dettes, la perte d’un ou plusieurs proches.

Bérénice dit: 4 juin 2018 à 16 h 10 min

Gisèle, votre post scriptum veut il signifier qu’à lire un seul texte son sens échapperait ? Auriez vous l’aimable obligeance de combler l’espace vide à moins que ce ne soit un creux, une dépression du sens que pose votre affirmation, l’oeuvre de SB ne prend son sens qu’avec tout ce qu’il a publié ???

Bérénice dit: 4 juin 2018 à 15 h 56 min

Voilà donc reculé le jour convoité, objet toujours de leurs vœux languissants, d’à peu près dix sept ans au moins, c’est à dire loin au delà des horizons de l’espérance et même de l’espoir. Car le vieux Tom, par exemple, baissait à vue d’oeil et un jour se laissa surprendre en train de s’exclamer, Me faucher mes trois gars d’un seul coup merde et me laisser là avec mes putains de douleurs, sous entendant par là qu’à son avis on aurait mieux fait de le faucher lui avec ses douleurs et de laisser là ses gars avec les leurs dont les pires réunies n’arrivaient pas au coude du vautour qui sans répit lui dévorait le caecum. Et baissaient aussi à vue d’œil d’autre membres de la famille, au point d’enlever tout espoir de voir se prolonger leurs souffrances…WATT. SB.

Bérénice dit: 4 juin 2018 à 15 h 38 min

Cailloux blanchâtres chaque année plus nombreux. Autant dire chaque instant. Bien partis pour peu qu’ils continuent pour tout ensevelir. Zone première plutôt plus étendue déjà qu’à première vue mal vue et chaque année un peu plus. Spectacle saisissant sous la lune que ces millions de minuscules sépulcres chacun unique. Mais guère de quoi consoler d’elle. À quitter donc à la fin pour l’autre mal nommée champagne. Chlorotique pâture parsemée de plaques blanchâtres où l’herbe s’est retirée du sol crayeux. À contempler le calcaire qui affleure l’oeil se remet de sa peine. Partout la pierre gagné. La blancheur. Chaque année un peu plus. Autant dire chaque instant. Partout à chaque instant la blancheur gagné. Samuel Beckett , Mal vu Mal dit.

Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 15 h 12 min

Peut-être votre hypothèse est-elle la bonne, DHH, mais le projet littéraire de Zorn ressemble cependant, à mes yeux, à celui de Louis. Même si vous avez raison, et que le profil psychologique de Louis est celui d’un « déclassé vers le haut » (comme Annie Ernaux), le projet de son livre « en finir avec Eddy Bellegueule » est quand même, à mes yeux, une sorte de radiographie de son milieu social d’origine comme tentative d’explication de ce qu’il annonce d’emblée « je n’ai aucun souvenir heureux de mon enfance ». Cela résonne comme le « je suis né dans la meilleure famille possible, et évidemment j’ai le cancer », de Zorn. Relier son malheur ressenti à son statut social – ici le lumpenprolétariat, là la bourgeoisie riche des bords du Léman. Mais psychologiquement, vous avez raison, sans doute : Zorn ne ressemble en rien à Louis (qui n’est pas dépressif, n’a pas le cancer et aime beaucoup les compliments !)

Bloom dit: 4 juin 2018 à 14 h 21 min

Les Joyciens sont souvent plus marrants que les Beckettiens, plus délirants, aussi. Je pense en particulier au Sénateur David Norris, le plus extraordinaire des spécialistes de Joyce et l’homme qui mena, presque seul la campagne pour le referendum sur le mariage pour tous en Irlande.
http://jamesjoyce.ie/tag/david-norris/

Bloom dit: 4 juin 2018 à 14 h 03 min

Tu nous ne a pas vraiment dit ce que tu penses de Beckett, contrairement à Joyce, Bloom !

Deux faces d’un même génie, le plein & le vide, le yin du yang etc etc. Leurs portraits sont dans ma bibliothèque nomade, trouvés dans une brocante du fin fond du Tamil Nadu…

Pat V dit: 4 juin 2018 à 13 h 42 min

christiane dit: 4 juin 2018 à 13 h 05 min

Mais quelle puérilité pour une maîtresse d’ école qui veut à tout prix que je choisisse mes camarades et veut me rendre jaloux de son favori qu’ elle dorlote et materne… 😉
Cela me rappelle la maternelle.

Bloom dit: 4 juin 2018 à 13 h 39 min

Beckett échappe à la touristification qui s’est emparée de Joyce, de Shaw et de Wilde. Tant mieux. Beckett a vécu à Dublin plus longtemps que Joyce (26 ans pour SB, 22 pour JJ)

En revanche, il est sur tous les posters, les dessous de verre de bière, le modèle classique étant le suivant:
ligne du haut : Brendan Behan, JM Synge, GB Shaw
ligne du milieu: J Joyce, S. Beckett, Patrick Kavanagh
ligne du bas: O Wilde, Flann O’Brien, WB Yeats

Et surtout dans les coeurs, pas peu fiers de leurs 4 prix Nobel en littérature (Shaw, Yeats, Beckett, Heaney). Three prods, one Taig…

la vie dans les bois dit: 4 juin 2018 à 13 h 31 min

Dublin en suivant Beckett
LE MONDE | 22.09.2006 à 16h47 • Mis à jour le 08.07.2010 à 12h54

Par Florence Noiville – Dublin, envoyée spéciale

« Commencer par Foxrock est le plus logique. C’est dans cette banlieue huppée – une sorte de Neuilly dublinois avec haies proprettes et arbres centenaires – qu’est né l’auteur d’ Oh les beaux jours. Chercher Tullow, la petite église de pierre au clocher mince et pointu comme un parapluie : le jeune Samuel Barclay Beckett y fut baptisé un vendredi saint, le 10 juin 1906 – son acte de baptême, conservé à la Church Body Library de Dublin, indique que son père, William Franck Beckett, était ingénieur. A l’église, le sacristain renseigne le curieux avec un accent à couper au couteau. La maison natale de l’écrivain ? Elle est là, à un jet de pierre. Elle s’appelle « Cooldrinagh », mais la plaque ne fait aucunement mention de Beckett. »

gisèle dit: 4 juin 2018 à 13 h 27 min

Pour en revenir à Beckett. Le manuscrit dactylographié de « Murphy », mis en vente en 2013,chez Sotheby’s à Londres,a été acquis par l’Université de Reading pour 962.500£. S’y trouvent griffonnés des portraits de Joyce, Ch.Chaplin, et de lui..
–les essais que j’avais lus,après avoir vu jouer EAG, entre autres, datent des années 60. Ludovic Janvier(pour Beckett) Olga Bernal (titre ?).SB était joué dans de petites salles, et l’accueil était mitigé,à Paris.Baillements ou recueillement.Je ne m’y retrouvais pas vraiment, mes copains non plus. Donc lire le texte me semblait indispensable.Là, ma réaction fut immédiate, fou-rire total. Les échanges me semblèrent hilarants,ces 2 types,incapables de bouger et qui discutent des plombes pour attraper les lacets de leurs godasses ou se hisser sur une chaise et qui attendent désespérément qu’un deus ex machina sorte de la coulisse pour les tirer de là…La dernière fois où j’ai vu EAG, cétait il y a 5 ou 6 ans dans une grande salle, un centre dramatique; dès le début, fou rire dans le public; pourtant ni le décor, ni les costumes ni la mise en scène n’avaient changé, les didascalies font autorité! Ce qu’a dit WGG de la « triangulation » me semble juste;EAG se colore de philo ou d’humour, en fonction de l’accord entre la scène, le personnage, l’acteur, le public.J’ai vu jouer, depuis, toutes les pièces de SB, y compris « la dernière bande »,un homme assis , et la dérision est la même; le(s) souvenir(s)récurrents de la femme aimée sont attendrissants et amusants: qu’en reste-t-il, sur la bande et dans sa mémoire ? ? les femmes sont d’ailleurs présentes, en filigrane, dans toutes les pièces. Finalement, j’ai construit une image chaplinesque du théâtre; Charlot a un melon,des vêtements en loques, mais il se cure les ongles avec soin; il n’attend pas, il bouge, court, trouve des solutions, catastrophiques souvent; les clochards de SB sont incapables de bouger et les actions qu’ils envisagent les laissent cloués sur place. On est loin de Labiche ou de Courteline.
ps, j’ai lu ,où, que SB avait émis le voeu que son journal ne soit pas publié … Vrai ?
ps * il me semble évident que l’oeuvre de Beckett ne prend son sens qu’avec tout ce qu’il a publié.

la vie dans les bois dit: 4 juin 2018 à 13 h 25 min

Dublin en suivant Beckett
LE MONDE | 22.09.2006 à 16h47 • Mis à jour le 08.07.2010 à 12h54

Par Florence Noiville – Dublin, envoyée spéciale

« (…)Conséquence, on commémore souvent en Irlande. Deux ans après les festivités autour de James Joyce – ou plus exactement autour de l’anniversaire du Bloomsday, le 16 juin 1904 –, c’est au tour de Samuel Beckett d’être fêté à Dublin. Né en 1906, l’auteur de Murphy (1938), de Molloy (1951) ou d’En attendant Godot (1953) aurait eu 100 ans cette année. Mais, contrairement à Joyce ou à Shaw, les traces de son existence dublinoise sont discrètes. Il faut les deviner, voire les exhumer au terme d’une enquête de quasi-détective – ce qui n’aurait pas été pour déplaire à cet homme qui haïssait la publicité, fuyait les apparitions publiques et snoba même jusqu’à la cérémonie de son propre Nobel, en 1969.(…) »

DHH dit: 4 juin 2018 à 13 h 14 min

@clopine
Votre rapprochement entre Eddy Bellegueule et Fritz Zorn ne me convainc papas :,Leurs histoires n’ont pour moi rien a voir et je ne crois pas au parallélisme que vous y decelez,car .l’une est une histoire médicale, l’autre une histoire sociale
Je m’explique ,
je pense que comme Fritz Zorn lui-même et donc comme ses lecteurs, vous vous êtes méprise sur le sens qui doit être donné à la rupture que la maladie lui procure d’ avec son milieu , ;il en découlerait pour lui comme une nouvelle naissance vers une vie heureuse et équilibrée , car débarrassée des pesanteurs de son milieu, et qui s’est averéee et malheureusement trop brève puisque la mort l’a empêché d’en e profiter .
En fait ce schema, celui du livre dont l’auteur lui même a été dupe, ne correspond pas à ce qui est vraisemblablement la réalité medicale du cas Zorn.
Car Fritz Zorn est un dépressif né ; Il est de ceux qui souffrent de cette pathologie installée dans leurs gènes ( A cet egard on peut se demander si le vrai nom de Zorn « Angst »-peur angoisse- n’est pas l’indice de l’existence d’un ancetre qui aurait reçu ce nom a cause de son humeur toujours grise ). Cette maladie qui fait peser sur la vie une chape de tristesse a cette spécificité qu’on en prend le symptôme pour la cause
.La cause ; .c’est un état indifférencié de tristesse d’ordre pathologique ,le symptôme c’est le discours personnel à travers lequel on identifie dans tel ou tel aspect de sa vie l’origine et l’explication de cet etat depressif .
Pour le dépressif Zorn c’est son incapacité a supporter les pesanteurs de son milieu qui rendraient compte à ses yeux de son etat de détresse morale permanente , alors qu’en realité, au contraire, c’est son etat pathologique de detresse qui lui fait secréter contre son milieu le ressentiment douloureux que lui inspire la responsabilité qu’il lui prête dans da depression.Et t l’objet de son livre est d’accréditer cette lecture l en le montrant sortant de cette depression à l’occasion de la maladie,
Or il il est clair que c’est aux traitements divers, notamment aux psychotropes , qui lui sont appliqués autour de son cancer que sa pathologie dépressive s’allege, et, du même coup ,qu’à la faveur de ce confort pharmacologique il attribue à la maladie et à la rupture qu’elle lui aurait apportée la libération de ce qui’il considérait dans son état antérieur comme cause de sa dépression .
Mars est en fait une histoire médicale qui raconte les effets d’un traitement du cancer sur un etat depressif ..Si Zorn avait survecu à son cancer et avait cesse de prendre les medicaments correspondants , il est probable qu’il aurait de nouveau sombré dans la depression , attribuant peut-etre alors son mal être a un autre aspect de sa vie que le poids perçu comme etouffant d’une riche famille confite en respectabilité bourgeoise
Rien a voir donc avec Eddy Bellegueule ,dont l’histoire retrace l’itineraire psychologique classique de celui qui s’eloigne culturemment et socialement de son milieu d’origine avec un sentiment mélangé d’orgueil et de trahison dont la littérature nous fourni maints exemples, Albert memmi ,Elena de la tétralogie napolitaine et autres

JC..... dit: 4 juin 2018 à 13 h 09 min

« Passou peut-il confirmer la supercherie de cet individu en vérifiant son email et son adresse « IP ? »

Il peut le faire !
(Blanche F.)

christiane dit: 4 juin 2018 à 13 h 05 min

@Pat V dit: 4 juin 2018 à 10 h 11 min
Ah..; L’école… le bénitier… vous quittez le territoire de clopine pour vous initiez aux références de lvdb.
En fin de compte, ce qui vous ennuie, vous frustre, c’est que j’ai préféré les analyses de Widergänger aux vôtres. Il y eut des saisons où vous avez été brillant (c’est vrai) mais pas sur Bram van Velde, ni sur Beckett. Où est le temps fiévreux de vos échanges avec Pablo ?

Bloom dit: 4 juin 2018 à 12 h 43 min

Terme souvent utilisé pour exclure davantage que pour inclure, Baroz.
Cf. Les identités meurtrières, d’Amin Maalouf, qui sait de quoi il parle.

tristan dit: 4 juin 2018 à 12 h 32 min

Méfions-nous de l’usurpateur du pseudo de JC qui sévit lourdement aussi chez Sergio et chez Annelise. Passou peut-il confirmer la supercherie de cet individu en vérifiant son email et son adresse IP ? Un nain posteur tout au plus, qui copie/colle pour son propre compte les vieux commentaires du vrai JC.

Bloom dit: 4 juin 2018 à 12 h 28 min

identités

Je déteste ce terme, Baroz. Personnalité, particularité, sentiment d’appartenance, mais pas ce fourre-tout d’identité, dont la carte en plastique dit bien la platitude et la pauvreté…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 12 h 26 min

Le messie était homosexuel, Patrice Charoulet ?
Et après, il nous reprochera de ne pas nous en tenir au sujet de Passou !
Sur ce coup, près de 2000 commentaires pratiquement conformes…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 12 h 20 min

« Tu mélanges origine (17e s.), nationalité, patrie..quel galimatias…! »

Un galimatias qui fait nos identités, Bloom ?

gisèle dit: 4 juin 2018 à 12 h 12 min

Pour WGG,entre autres, passionnés de langues anciennes, de littérature grecque et latine ,cette info, un peu tardive. ».Les états généraux de l’Antiquité » 2018 ont lieu les 8 et 9 juin prochain, à la Sorbonne,amphi Richelieu. Il faut s’inscrire ( sur le site) se munir d’une pièce d’identité et ..ne pas apporter de valise …
Toutes les infos sont sur le site, très bien détaillé.Les savants qui y participent sont les auteurs de travaux récents, sur Sparte, par ex.
Le thème général :pourquoi transmettre l’Antiquité à l’heure de la mondialisation?
au vu des tables rondes,les sujets sont pointus, loin des généralités. Le 9, le modérateur (foin de l’anglicisme) est MAURICE Sartre ,auteur de livres passionnants sur les communications dans le monde antique.

Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 12 h 09 min

Bloom, l’Irlande était écrasée par l’Angleterre : en toute logique, Beckett aurait dû écrire en anglais, doublement ?

christiane dit: 4 juin 2018 à 12 h 05 min

x dit: 4 juin 2018 à 11 h 41 min
Très intéressant, x, mais votre réflexion me rappelle plus le livre de Passou Brèves de blog que le roman inachevé de W.. Quand W. évoquait ce work in progress il le centrait sur un travail de mémoire et d’archives ciblant le passé de sa famille.
C’est l’occasion de relire la longue introduction de Passou qui pose les mêmes questions que vous.

Bloom dit: 4 juin 2018 à 12 h 04 min

Encore plus complexe: Beckett nait britannique, comme Joyce. L’Irlande n’existera pas en tant que pays indépendant avant 1923…

Bloom dit: 4 juin 2018 à 12 h 00 min

L’origine de Beckett est beaucoup plus complexe, Bloom !

Tu mélanges origine (17e s.), nationalité, patrie..quel galimatias…!
Les Huguenots français sont aux Irlandais ce que les Oies sauvages sont aux Français (MacMahon, les bordeaux Kirwan, Clarke, Dillon, Phelan et Lynch, le gouverneur de Pondichéry Lally Tollendal – qui a sa rue dans le 19e etc.).

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 11 h 47 min

L’origine de Beckett est beaucoup plus complexe, Bloom !

« Samuel Barclay Beckett naît le 13 avril 1906, jour du Vendredi Saint, dans une famille de la bourgeoisie protestante irlandaise, issue de huguenots français réfugiés en Irlande. »

x dit: 4 juin 2018 à 11 h 41 min

Petite expérience de pensée :
il faut se projeter un peu dans l’avenir et imaginer le roman de Wgg parachevé et publié.
Je parle du roman de Wgg parce qu’il a mentionné son work in progress et évoqué notamment l’usage qu’il comptait faire de son expérience des blogs. D’autres, plus cachottiers, ont peut-être un projet semblable (du moins en ce qui concerne les blogs) en cours d’écriture.
Peu importe que le ou les projets en question entreprennent de ré-écrire les échanges d’ici ou qu’ils opèrent des prélèvements et fassent des « collages », ils seront intégrés à une composition, un nouveau tout et changeront par là de nature et de fonction.

Cela tombe bien : Wgg est l’un de ces colosses de la pensée et de l’art qui honorent ce forum de leur participation et dont christiane nous a expliqué qu’il ne fallait pas s’arrêter à leurs échanges un peu vifs, surface émergée de l’iceberg : la profondeur et la subtilité de leurs connaissances et de leurs expériences vécues valaient pour œuvre.

Mais alors quand œuvre(s) il y aura, et œuvres dans lesquelles entreront ces échanges en tant que matériau

— cela changera-t-il le statut de leurs vies-et-opinions, de ce qui est considéré actuellement par christiane comme « équivalent d’œuvre » ?

Les savoirs-et-expériences-vécues-supérieurement-digérés en seront-ils rétrogradés ?

— Ou bien au contraire faut-il considérer que ces ouvrages à venir sont parfaitement subsidiaires, accessoires, facultatifs ?

— La valeur, la « réussite » de ces ouvrages aura-t-elle ou non une incidence rétrospective sur la considération à accorder aux vies-et-opinions, aux savoirs-et-expériences-vécues-génialement-digérés ?

Bloom dit: 4 juin 2018 à 11 h 33 min

Et pour ceux qui ont une double nationalité, Bloom ?

Ce qui n’était pas le cas de Beckett (ni de Joyce). Je ne sais pas si la France et l’Irlande avaient signé un accord bilatéral à l’époque; de nombreux pays refusent la double nationalité. Et cette question de la nationalité est loin d’être anecdotique: Nemirovsky considérait la France comme sa patrie, mais elle n’était pas française de nationalité, ce qui lui aurait peut-être permis d’éviter le pire…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 11 h 21 min

« Tu confonds avec la nationalité, qui n’a rien de subjectif »

Et pour ceux qui ont une double nationalité, Bloom ?

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 11 h 18 min

S’agissant d’un écrivain « bon qu’à ça », la langue écrite de l’oeuvre, Bloom, essentiellement le français…

Bloom dit: 4 juin 2018 à 11 h 15 min

La patrie c’est la langue, Bloom.

Soit, LES langues, alors, pour Beckett (qui parlait aussi italien, comme Joyce). Tu confonds avec la nationalité, qui n’a rien de subjectif, je suis bien payé pour le savoir, crois-moi…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 11 h 08 min

Jaloux, JC ?
Heureux de te permettre un retour, sur les chapeaux de roues,… de ton scooter rose avec Christiane en amazone !

Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 11 h 06 min

A part ça, tiens, une autre question littéraire, en voulez-vous ?

Le 13 juin prochain, sort l’adaptation cinématographique d’un charmant livre : « le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de pommes de terre ». Il s’agit d’une histoire d’amour sur fond de seconde guerre mondiale, à Guernesey, c’est écrit par un curieux duo américain (une vieille tante et sa nièce), c’est à la fois léger et profond, plein de charme, mais surtout c’est un roman épistolaire.

Or les adaptations cinématographiques de romans épistolaires sont à mon avis un des exercices les plus périlleux qui soient. Songez aux illustrissimes « liaisons dangereuses » : combien s’en sont tirés ?

Est-ce le cercle aux patates va passer l’épreuve ? Certes, le livre lui-même a une ambition disons « modeste » au niveau des idées (pas comme le moraliste Laclos, tout au moins), et son charme réside surtout dans le contraste entre sa légèreté et le sombre de la période historique où il se situe. Disons qu’il permet sans doute au plus grand nombre des lecteurs de se « projeter » dans la peau de héros ordinaires, confrontés à une situation certes difficile mai éloignées de l’absolue tragédie qui se jouait au même moment sur le continent, à laquelle aucun lecteur ne peut d’habitude échapper.

Comment le cinéma va-t-il se tirer de ce clair-obscur où réside l’attrait singulier de ce joli livre ?

Tout en traduisant à l’écran le côté « épistolaire » ?

Et le tout toujours dans cette ambiguïté de toutes les adaptations cinématographiques, toujours confrontées à leur originaux littéraires ?

Bibi, ça m’intéresse fichtrement…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 11 h 02 min

« La libération de Paris » (1980), ouvrage essentiellement illustré, n’ayant jamais été réédité, et dont j’ai récupéré de fait les droits d’auteur, que j’ai abandonnés à Gallica, est devenu un livre de collection. Il m’avait été commandé par les éditions Ouest-France, qui m’avait aimablement prévenu que je ne disposerais d’aucun budget pour les photos. Je ne me sentais pas autorisé à aller en parler dans les médias. Et Rachid Arhab, qui, à la faveur des vacances d’été 1980, avait accédé à l’antenne, avait traité le sujet autour du photographe amateur qui m’avait confié, gratuitement, les photos inédites qu’il avait prises des combats depuis sa fenêtre dans le quartier de la République. J’avais donné les coordonnées dudit photographe au beau, viril et doux Rachid Arhab, auquel par ailleurs je n’aurais pas dit non…
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33279946

Pat V dit: 4 juin 2018 à 10 h 50 min

» Toute la science de l’ombre et de la lumière dans ce « Bœuf écorché » de Rembrandt. La mort dans la chair, rougeoyant comme dans la pâte picturale de Soutine ou dans les corps d’urgence, séparés de Bacon, doutant des choses du visible. »
( Tout est du cricri dans le texte)

Je n’ avais pas relevé par politesse toutes ces formules creuses concentrées dans ces deux lignes et demie, ces analogies d’ une inénarrable pauvreté généralisatrice.
Je serai moins gentil à l’ avenir..ou bien plutôt, me tairai, laissant la bêtise stagner dans sa mare tranquille.

Bloom dit: 4 juin 2018 à 10 h 50 min

Né Irlandais, il est mort Français.

N’importe quoi, Baroz.
Joseph Roth n’est pas mort français (adjectif, « f » minuscule), non plus que Van Gogh, ou Walter Benjamin…
Joyce n’est pas mort suisse parce qu’il est enterré à Zurich…

Lavande dit: 4 juin 2018 à 10 h 45 min

« Il y a quand même des gens ici qui marquent leur désaccord ou interviennent pour rectifier une trajectoire qu’ils estiment fausse sans ressortir de leurs fonds de tiroir les pires insultes. »

Bien dit, Bérénice.
A inscrire au fronton de la RDL.

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 37 min

Hélas, nous ne pouvons pas concurrencer le couple flamboyant JC/Christiane, mission impossible !

Pat V dit: 4 juin 2018 à 10 h 35 min

le langage que Molière prêtait aux « Précieuses ridicules ». La « chose », commentée par vous devient l’image de l’Ouroboros :

» Toute la science de l’ombre et de la lumière dans ce « Bœuf écorché » de Rembrandt. La mort dans la chair, rougeoyant comme dans la pâte picturale de Soutine ou dans les corps d’urgence, séparés de Bacon, doutant des choses du visible. »
( Tout est du cricri dans le texte)

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 35 min

Ma phrase prêtait à confusion, Lavande. Je dis gentil Rachid Arhab, car quand il commençait dans la carrière journalistique sur France3 région, il a parlé longuement dans son journal de mon livre sur la Libération de Paris…

JC..... dit: 4 juin 2018 à 10 h 34 min

Il est clair que le couple décadent Jazzi/Clopine ne peut que nous rappeler Stan Laurel et Oliver Hardy, pauvres pitres, malheureuses caricatures, capables de déclencher un fou-rire rien qu’en paraissant, maquillés à l’ancienne…

Bérénice dit: 4 juin 2018 à 10 h 33 min

Rose 7h10 sans vouloir soutenir un ni attaquer l’autre et bien que wgg se répandent en longueur et très souvent ce n’est pas lui qui cette fois à cherché à rompre avec les règles de la courtoisie élémentaire. Pour ma part quand quelqu’un m’ennuie je passe le commentaire et qu as ne bien même on estime que l’autre écrit des inepties, des mensonges, fabule où se trompe l’art et la manière peuvent servir à exprimer une désapprobation. Cette opposition et la malveillance ainsi que les injures répétées sont plus que lassantes et si l’un de fait plaisir l’autre le rabroue mechamment sans qu’il semble possible d’éteindre ce feu et sans que j’y perçoive une nécessité, une utilité, c’est de l’ordre de l’irrationnel. Il y a quand même des gens ici qui marquent leur désaccord ou interviennent pour rectifier une trajectoire qu’ils estiment fausses sans ressortir de leurs fonds de tiroir les pires insultes.

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 31 min

Dommage que nous n’ayons pas plus développé sur « Oh les beaux jours », qui prolonge « En attendant Godot » et où la pièce, chose rare chez Beckett, est construite autour d’une femme. Ce qui est drôle c’est que les personnages au moi indécis de Beckett tiennent fermement, selon leur auteur, à conserver leur genre. Interdiction aux femmes de jouer Godot et probable interdiction à un homme de jouer le rôle tenu par Madeleine Renaud !

Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 10 h 31 min

Bérénice, j’ai bricolé une petite explication (sans doute naïve) pour les écrivains qui n’écrivent pas dans leur langue maternelle – sans qu’il y ait domination, bien entendu, parce que quand vous naissez dans un pays dominé ou post-colonial où le pouvoir et la culture s’expriment dans la langue du possédant, il devient parfaitement compréhensible de ne pouvoir s’exprimer que dans cette langue-là, ainsi Tahar Ben Jelloun et tous les autres !

Mais pourquoi choisir l’une plutôt que l’originelle, quand il s’agit de deux langues à la fois voisines et « égales » de rayonnement comme l’irlandais et le français pour Beckett ou le grec et le français pour quelqu’un comme Vassili Alexakis (qui a justement écrit un beau livre là-dessus « la langue maternelle ») ?

A mon sens c’est à cause d’une sorte de discipline d’écriture. Je veux dire que, comme les oulipiens qui se donnent des contraintes pour libérer leur imagination, certains écrivains ont besoin d’assimiler leur pratique d’écriture à une « traduction », afin de s’astreindre à l’exercice. La langue maternelle, dans ce cas, ne convient pas, car trop proche, trop prégnante. Quand on veut construire, presque mécaniquement, un texte sans pathos, le plus sûr est de rejeter le plus loin possible toute source d’interférence émotionnelle. A mon sens, hein, je déraille peut-être complètement, m’enfin j’ai toujours cru qu’il en était ainsi pour Beckett. Sinon, avec ce qu’il nous raconte, pensez ! Et en ce sens toujours, il se place donc à l’autre bout de l’échiquier dont Joyce et son Ulysse est l’un des rois…

Giovanni dit: 4 juin 2018 à 10 h 23 min


…un vrai  » artiste « ,…

…ce n’est pas, son, nom,!…qu’il faut voir,…

…mais, bien, ce qu’il fait, et qu’il peut refaire,…dans son style, à lui,!…

…l’artiste  » irrévocable « ,…sans lui, tout reste dans l’absurde obscurantiste,…

…les artistes, qui ne travaillent pas, pour des prunes, ou autres chocolats,…

…qui ne travaillent, plus,…et surtout pas, pour de simples marchands, à se faire du chiffre,…
…de vrais artistes,…pas du Andy Warhol,…à jouer, ses quadrichromies au genre lithographe,…sur des portraits, de cour,!…

…artiste, de la lèche – botte,…et Pub-média,…etc,…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 22 min

Le gentil journaliste français, d’origine algérienne, Rachid Arhab, parle, à l’heure de sa mort, de l’écrivain français d’origine irlandaise…

christiane dit: 4 juin 2018 à 10 h 22 min

Pat V dit: 3 juin 2018 à 23 h 55 min

« Bien sûr qu’ il émane une certaine souveraineté des êtres déchus chez les peintres que vous citez.
Reste la grande différence du figuratif et du non figuratif, mais cela ne fait aucunement obstacle à leur lecture. »
Cela me rappelle le langage que Molière prêtait aux « Précieuses ridicules ». La « chose », commentée par vous devient l’image de l’Ouroboros.

Bérénice dit: 4 juin 2018 à 10 h 18 min

Renato qui met en lien une photo de sa modeste résidence pourrait il me rappeler le titre du texte où il est question justement de Cailloux et d’une vieille à moins que ce soit un vieux qui pose son habit au crochet, texte dépouillé comme d’habitude et que l’annecdote à propos du terrain débarrassé de ses pierres rappelle .

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 17 min

La résidence définitive de Beckett et de sa femme est au cimetière du Montparnasse, Bérénice. Né Irlandais, il est mort Français.

christiane dit: 4 juin 2018 à 10 h 17 min

@Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 09 min
Attention à trop de miel, Jazzi… clopine va coller.

Pat V dit: 4 juin 2018 à 10 h 16 min

Là, vous enfoncez , encore une fois, une porte ouverte.

Le « encore une fois », c’ est le doigt de madame dans le bénitier? 😉

Bérénice dit: 4 juin 2018 à 10 h 13 min

Bloom , pas seulement , il a tout de même préféré s’établir en France plutôt qu’en Irlande. Y possedait il une résidence secondaire? Ses choix prouvent plus qu’une expression en langue française, un attachement? Une volonté de respirer un autre air que celui de la terre qui l’a vu naître, un désir de rupture, une envie de mettre des distances? Et si oui pour quelles raisons.

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 13 min

Lavande, les problèmes de droits d’auteurs est une dérivation à risques !
Mais il faut dire merci à Beaumarchais !

christiane dit: 4 juin 2018 à 10 h 11 min

@Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 9 h 37 min

« Bon, alors non, je ne suis pas « Pat V », je n’ai qu’un seul pseudo et ne joue pas à ça (ça = multiplications des pseudos et trollisme). »
Ce n’est pas beau de mentir, Pinocchio…

Lavande dit: 4 juin 2018 à 10 h 11 min

Personne n’a vu « Les Aveugles » de Maeterlinck dont je parle à 8h21?
C’est dur de faire diversion.

Pat V dit: 4 juin 2018 à 10 h 11 min

Ah, c’est mieux,

Gardez vos appréciations ( toutes subjectives ! ) pour vous.
Vous ne parvenez pas à échapper à vos tics d’ ancienne maîtresse d’ école.
Nous ne sommes pas vos bambins!

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 10 h 09 min

Sois sage Ô ma Clopine, Christiane s’auto détruit toute seule ! Comme ce pauvre Chaloux, qui ne sait plus à quoi se rattacher et auquel WGG devrait cesser de répondre.

Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 10 h 09 min

Lavande, la SACEM ne vaut pas mieux. Et je ne vous parle même pas des agences de musiciens : les pauvres perdent quasiment tous leurs droits au profit de leur boîte de prod;, et les contrats sont compliqués, lourds, hérissés de clauses, les droits sont si difficiles à obtenir, nom de dlà !!!

Tiens, j’en profite donc pour remercier un grand, grand monsieur : Henri Texier le jazzman, qui s’est entremis pour nous accorder le droit d’utiliser son oeuvre. Alors qu’il est sous un label connu pour sa férocité (et que je ne nommerai pas, du moins pas avant d’avoir atteint le havre protégé de la post-production !)

christiane dit: 4 juin 2018 à 10 h 09 min

@Bloom dit: 4 juin 2018 à 10 h 02 min
Oui, encore qu’il a également écrit en anglais.

Lavande dit: 4 juin 2018 à 10 h 07 min

Vous remarquerez que je fais de louables efforts de dérivation par rapport aux querelles intestines du blog.

christiane dit: 4 juin 2018 à 10 h 07 min

Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 37 min

« .. mais vous citez vous-même un L. Janvier comme un cheveu sur la soupe sans expliquer l’ apport du bilinguisme de Beckett » )
Alors vous n’avez pas lu la citation matinale de lvdb sur ce thème du bilinguisme de Beckett.

« Lorsque notre wgg local affirme qu’ il regarde des tableaux dans l’ émotion, il oublie de dire que cette émotion est forgée de sa culture et de ses (habitudes) langagières. etc…etc… »
Là, vous enfoncez , encore une fois, une porte ouverte. On fait tous ainsi, vous aussi, sauf quand vous imitez clopine. Vous devriez savoir qu’elle est inimitable et dans la beauté de la langue et dans son cloaque injurieux. Restez dans votre registre de langue. Il vous va mieux.

Lavande dit: 4 juin 2018 à 10 h 05 min

Savez vous pourquoi les comédiens se souhaitent « Merde » pour se souhaiter bonne chance?
Parce qu’autrefois les spectateurs du théâtre venaient en calèche à chevaux et plus il y avait de crottin devant le théâtre… plus la SACD aurait gagné de sous … si elle avait existé !

Bloom dit: 4 juin 2018 à 10 h 02 min

deux autres essais sur l’écrivain irlandais : « Pour Samuel Beckett » (Minuit, 1966) et « Samuel Beckett par lui-même » (Seuil, 1969).

Beckett, « irlandais », OK, car il n’a jamais pris la nationalité française; on pourrait ajouter « d’expression française », comme c’est le cas pour Irène Némirovsky, romancière russe d’expression française.

Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 10 h 01 min

Jazzi tu exagères, là . J’essaie (je suis bien la seule !) de suivre tes conseils et ceux de Lavande, je pense carrément à autre chose et me donne une règle de conduite, et tu me remets carrément le nez dans le pot !

Aurais-tu donc par hasard le goût du sang ?

Il est vrai que je peux être féroce, c’est sûr, même si je n’ai que très rarement eu ce goût-là, avec sa fadeur métallique et irritante, en bouche, et n’ai de toute façon pas envie de le retrouver…

Mais ne me pousse pas, précisément quand je m’achète une conduite, quoi !!!

Bon, parlons d’autre chose, vite.

J’ai (enfin) fini Kesey : les éditeurs ont raison, c’est un grand livre.

je me suis aussi demandé pourquoi Edouard Louis me mettait tant mal à l’aise, alors qu’il ne fait, finalement, que ce que Fritz Zorn, en son temps et pour sa propre position sociale, a fait lui aussi (et puis est mort, sans autre forme de procès). Et ça m’a fait marrer d’associer ainsi le rejeton du lumpenprolétariat picard et le chic héritier suisse qui habitait du bon côté du lac Léman…

Lavande dit: 4 juin 2018 à 10 h 01 min

Connaissez vous l’origine de l’expression « le jeu n’en vaut pas la chandelle » ? Autrefois les scènes de théâtre étaient éclairées par des chandelles, fort chères, et lorsqu’il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, la recette du jeu ne remboursait pas les frais d’éclairage
…. et encore, ils n’avaient pas la SACD sur le paletot !

christiane dit: 4 juin 2018 à 10 h 00 min

@Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 37 min
Ah, c’est mieux, vous retrouvez votre élégance passée. Ludovic Janvier ? Passionnant. L’avez-vous lu ?

christiane dit: 4 juin 2018 à 9 h 57 min

@Jazzi dit: 4 juin 2018 à 9 h 39 min
Ne minimise pas les compétences de clopine dans le domaine de la lecture. Elle serait tout à fait capable de citer ces extraits de livres de critique d’art mais il est vrai que son domaine est la littérature et l’autofiction. Quant à l’injure vipérine, ou Pat V. a copié mot pour mot certains de ses commentaires fielleux où les deux ne sont qu’un.
Pour le goût « miel », ajoute « citron », l’un ne va pas sans l’autre comme toi tu n’existes plus en dehors de ton amie clopine.

Lavande dit: 4 juin 2018 à 9 h 46 min

Pour revenir sur la SACD, en fait l’auteur ne touche qu’une petite partie des droits que perçoit la SACD (une cuillerée à soupe de caviar), le reste est empoché « pour frais de fonctionnement’ (sans doute).
Quand on fait une recette conséquente (on peut toujours rêver), la SACD perçoit des droits correspondant environ à 14% de la recette. Et quand la recette est très faible? Alors c’est la taille de la salle qui compte: on lui applique un certain coefficient et on a une recette potentielle (joli concept). Et en plein air? On compte un spectateur potentiel par mètre carré. Dans un coin d’un très grand parc, comme ça nous est arrivé… c’est le gag !

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 9 h 39 min

Tu ne peux pas non plus confondre Clopine et Pat V, dont la vaste connaissance du milieu de l’art est évidente. J’ai pensé que ce Pat-là était celui de la république de l’art ?

Clopine Trouillefou dit: 4 juin 2018 à 9 h 37 min

Bon, alors non, je ne suis pas « Pat V », je n’ai qu’un seul pseudo et ne joue pas à ça (ça = multiplications des pseudos et trollisme).

Et je suis calmement les conseils de Lavande et de Jazzi, moi, au moins.

Et je souhaite un bon lundi aux erdéliens, et à moi-même, pour faire persister l’ambiance de mon week-end : il a, carrément et très concrètement, eu un goût de miel.

« le goût du miel »: Jazzi, tu devrais y penser ! Je suis sûre qu’un tel livre aurait, de nos jours où tout le monde commence enfin à savoir que les destins de l’homme et de l’abeille sont liés, le mérite d’éveiller encore un peu plus les consciences…

Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 37 min

vous préfériez les citations à une expression personnelle face à un artiste ou une toile.

Ces citations ( on a bien compris le côté péjoratif que vous attribuez à celles-ci mais vous citez vous-même un L. Janvier comme un cheveu sur la soupe sans expliquer l’ apport du bilinguisme de Beckett )ne sont qu’ un aspect du regard personnel. Lorsque notre wgg local affirme qu’ il regarde des tableaux dans l’ émotion, il oublie de dire que cette émotion est forgée de sa culture, de sa paranoïa, et de ses manies langagières. etc…etc…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 9 h 36 min

Sans parler de l’avis de Passou : « Les inconditionnels de Samuel Beckett, dont je suis ». Merci pour lui…

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 9 h 35 min

Tu ne peux pas dire que je « je n’aime pas » de Paul plie tous les « j’aime » de WGG ou de moi-même. Chacun à sa manière. Lui, en « contextualisant » le théâtre de Beckett et en donnant des explications érudites, et moi en faisant entendre la poétique musique de l’auteur avec le plus beau morceau de sa pièce maitresse et en faisant part des interrogations quelle soulève en moi. C’est de la pure démagogie !

christiane dit: 4 juin 2018 à 9 h 27 min

@Jazzi dit: 4 juin 2018 à 9 h 23 min
Oui, Jazzi. Comme toi, souvent, je ressens des impressions contradictoires qui s’opposent pour tenter d’atteindre une vérité.

christiane dit: 4 juin 2018 à 9 h 25 min

@Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 16 min
A votre avis ?
Peut-être êtes-vous clopine ? Ce qui expliquerait que vous préfériez les citations à une expression personnelle face à un artiste ou une toile.
En tout cas deux commentaires ne vous grandissent pas, ceux où vous employez un langage vulgaire faute d’arguments.

Jazzi dit: 4 juin 2018 à 9 h 23 min

Christiane, sur Beckett, tu ne peux à la fois donner raison à Paul, qui dit n’y rien comprendre, et féliciter Michel pour ses explications ?

christiane dit: 4 juin 2018 à 9 h 22 min

Bilingue..;
Ludovic Janvier écrivait ce subtil commentaire dans un de ses essais sur Beckett (« Ecrivains de toujours » – 1989) :
« Deux espaces, au lieu d’un. Deux matrices, au lieu d’une. Servant deux maîtres, se servant de deux maîtres, l’écrivain bilingue Beckett invente à neuf un corps sonore, le français. (…) qui est pour l’anglophone Beckett le parfait alibi de tout discours inventif. Et le retour à l’anglais, depuis le français qui a servi à le trahir, est pause, détente, retrouvailles. Il faut lire et comparer dans les deux langues « D’un ouvrage abandonné », ou « Bing », ou « Fin de partie », ou « Watt », ou « Oh les beaux jours ». On entendra comment, laissant presque toujours courir dans l’espace sonore où il s’installe des échos de celui qu’il vient de quitter, l’écrivain peut inventer ce tiers langage neuf, à vif, qui sert et brise à la fois, l’un par l’autre, l’anglais et le français : le beckettien. »
Ami, spécialiste et traducteur de Samuel Beckett, Ludovic Janvier a rédigé deux autres essais sur l’écrivain irlandais : « Pour Samuel Beckett » (Minuit, 1966) et « Samuel Beckett par lui-même » (Seuil, 1969).

Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 16 min

On croirait lire du « clopine ».

Est-ce un compliment ou une critique?

Sinon si avec Clopine on fait le même constat, le constat est rude et c’ est un rude constat.

Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 11 min

monsieur le spécialiste de la chose artistique.

Enfin, vous reconnaissez mes qualités! 😉
Est-ce un mea culpa? 🙂

Cela dit, la chose est bien insaisissable…

christiane dit: 4 juin 2018 à 9 h 08 min

@Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 01 min
On croirait lire du « clopine ». Ce n’est pas beau de copier monsieur le spécialiste de la chose artistique.

Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 07 min

@P. comme Paris dit: 4 juin 2018 à 1 h 31 min
« …Combien de toiles originales vous entourent ?.. »

Madame fait les galeries comme d’ autres font les galerie Lafayette…

Pat V dit: 4 juin 2018 à 9 h 01 min

Il y a longtemps que l’ on a mesuré ici l’ aspect fielleux de la dame patronnesse du blog à Passou qui pour donner des coups de bâton à l’ un lèche les fesses d’ un autre. Asséner des généralités peu agréables sur une personne ne fait pas une argumentation raisonnée ni intelligente.
On a bien compris à la lire que cette Dame va aux tableaux de peinture comme d’ autres vont à confesse, toute contrite et confite en dévotion. Et comme toute grenouille de bénitier, plus elle est fielleuse plus elle se confesse.

la vie dans les bois dit: 4 juin 2018 à 8 h 30 min

Pour les amateurs de vignettes.

« Bonjour,

j’aimerais fabriquer l’équivalent des albums Panini (vignettes autocollantes sur album).
Avez vous des expériences dans ce sens ? Logiciels pour créer et imprimer des vignettes photos couleurs par exemple…

Merci. « 

Lavande dit: 4 juin 2018 à 8 h 21 min

Il me semble que la pièce de Maeterlinck qui est le plus en relation avec Beckett est la pièce « Les aveugles ». Il s’agit d’un groupe d’aveugles perdu en forêt. Leur guide, un prêtre de l’hospice, les a emmenés en promenade et disparait. Il est mort, sans bruit, au milieu d’eux sans qu’ils s’en soient rendu compte. Dans le groupe il y a un enfant et une femme complètement folle. Les seuls repères sont les bruits, bien sûr angoissants. Déréliction complète. Cette pièce, que j’ai vu jouer plusieurs fois est très impressionnante et me parait bien préfigurer le théâtre de Beckett.
Une petite anecdote (encore!) sur les droits d’auteurs, à propos de cette pièce justement, qui a été jouée par notre troupe (oui, en général on ne donne pas dans le comique de boulevard!). Le metteur en scène n’avait pas vérifié la date de la mort de Maeterlick (1949) et la SACD nous a fondu dessus comme la misère sur le pauvre monde, comme disait ma grand-mère. On a offert quelques louches de caviar aux descendants de Maeterlinck.

la vie dans les bois dit: 4 juin 2018 à 8 h 12 min

« Dès 1937, lorsqu’il s’installe à Paris, Beckett commence à écrire des poèmes en français. Il continue dans cette langue et compose sa trilogie narrative, Molloy, Malone Meurt et L’innommable (1951-1953). Lorsqu’il traduit et publie la trilogie en anglais dans les années cinquante (1950-1957), on commence à parler d’une œuvre bilingue. De 1945 à 1989, date de sa mort, Beckett écrit tantôt en français tantôt en anglais et à partir des années soixante il traduit systématiquement ses textes quelle que soit la première langue de composition. À l’exception de quelques poèmes et de Worstward Ho que l’auteur ne traduit pas en français, l’œuvre de Beckett se décline en deux langues littéraires établissant entre elles un rapport de suppléance [2]. L’art de l’alternance se greffe alors à celui du passage et instaure une ambiguïté dans l’œuvre, sans précédent dans la littérature [3]. Le retour de Beckett à la langue anglaise et le va-et-vient consécutif entre les deux langues est devenu une des questions clés des études beckettiennes »

http://www.limitebeckett.paris-sorbonne.fr/zero/louar.html

la vie dans les bois dit: 4 juin 2018 à 8 h 07 min

VLADIMIR. − Et où étions-nous hier soir, d’après toi ?
ESTRAGON. − Je ne sais pas. Ailleurs. Dans un autre compartiment. Ce n’est pas le vide qui manque
______________________

« Depuis quelques années, un nombre croissant d’études a pris en compte la dimension bilingue de l’œuvre de Samuel Beckett. L’un des premiers à avoir insisté sur la nécessité de cette approche est le critique Raymond Federman, dans Beckett Translating / Translating Beckett, [1] paru en 1987. L’un des premiers ouvrages notables sur la question est Beckett and Babel [2] par Brian Fitch, en 1988 qui s’interroge sur le statut de cette œuvre bilingue. Quelques thèses récentes de Michael Oustinoff, Pascale Sardin-Damestoy et Linda Collinge envisagent également l’œuvre depuis cette question [3]. La réflexion tourne autour de la notion d’une œuvre bilingue, du bilinguisme d’écriture ou d’une pratique d’auto-traduction, ou traduction auctoriale »

http://dela.univ-paris8.fr/etranger/pages/5/bousquet1.html

christiane dit: 4 juin 2018 à 8 h 04 min

@P. comme Paris dit: 4 juin 2018 à 1 h 31 min
« …Combien de toiles originales vous entourent ?.. »
st-ce la bonne question ? On peut préférer les contempler dans un musée, une fondation, un livre… Posséder ? vraiment vain sauf, par exemple, pour un homme de l’envergure d’un Kahnweiler qui a su aider les artistes et les mettre en valeur.

renato dit: 4 juin 2018 à 7 h 56 min

Dans les traditions monothéistes, tout passe par un Interprétant — fonction engendrée par l’affligeante figure du prêtre — Roland Barthes, dit quelque chose à ce propos dans Fragment d’un discours amoureux — ; de ce fait, l’interprétation n’est que l’expression d’approches proto-fascistes de la réalité de l’œuvre et on peut s’en passer — seulement une chronologie bien conduite présente un intérêt certain.

Peu importe l’éducation du spectateur, s’il fait preuve d’une attention soutenue — ce qui est souvent le cas —, l’entremise d’un Interprétant ne sera point utile. D’ailleurs, si une éducation spécifique était nécessaire pour savourer une œuvre, peu de gens sauraient apprécier Mozart, pour ne faire qu’un exemple.

Anecdotes

Lors d’un vernissage de l’un de mes amis quelqu’un lui demanda à de lui parler de sa démarche, il répondit en imitant la démarche et le cri du canard : ka-ka.

Dans la riche collection d’anecdotes recueillies par Cage on en trouve un très instructif : concert de musique contemporaine dans l’auditorium d’une université américaine ; un prof se plaint car la pièce jouée lui semble dépourvue de signification ; une élève lui dit : « Taisez-vous et écoutez ».

Pour ne dire que des évidences.

Idéalement, l’acte créatif devrait donner forme à une foule de perceptions, nonobstant il reste, pour sa nature, un labyrinthe inachevé, un moment où des impressions opposées représentent leurs conflits. La meilleure manière de s’en sortir ? Faire preuve d’une grande subjectivité ; reconnaître les sources et les modèles ; ne pas confondre les énoncés culturels avec les affirmations artistiques et mettre en évidence les conclusions sans mélanger les structures expressives et les problèmes relatifs à leur origine, à leur valeur et à leur portée ; exclure les idéologies aliénantes propres à n’importe quel segment de la société, jeter, éventuellement, un coup d’œil à tout ce qu’on a refoulé ou mis à l’abandon pour répondre aux attentes de la société — la jungienne part d’ombre —, trace futile d’un système mystifiant ; puis ignorer les difficultés que tout cela génère, s’inscrire à l’extérieur du système et commettre l’acte —. Après, pourvu que l’on n’altère pas !’Image, on peut comparer le processus aux relations que nous entretenons avec un corps féminin séduisant plutôt qu’à la pêche à la truite — j’ai entendu l’un et l’autre — ou même se prendre pour Petit poucet qui ramasse ses cailloux, c’est selon les goûts de chacun, et importe peu. Céline dirait que la présence d’un mécanicien dans la sale des machines est une évidence qu’il n’est pas nécessaire de rappeler, car pour le touriste qui se relaxe en chaise longue sur le pont elle ne présente aucun intérêt.

« Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l’abandonna à cause d’affaires urgentes et l’ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l’intrigue et le caractère des personnages. Ce soir là, après avoir écrit une lettre à son fondé de pouvoir et discuté avec l’intendant une question de métayage, il reprit sa lecture dans la tranquillité du studio, d’où la vue s’étendait sur le parc planté de chênes. Installé dans son fauteuil favori, le dos à la porte pour ne pas être gêné par une irritante possibilité de dérangements divers, il laissait sa main gauche caresser de temps en temps le velours vert. Il se mit à lire les derniers chapitres. Sa mémoire retenait sans effort les noms et l’apparence des héros. L’illusion romanesque le prit presque aussitôt. Il jouissait du plaisir presque pervers de s’éloigner petit à petit, ligne après ligne, de ce qui l’entourait, tout en demeurant conscient que sa tête reposait commodément sur le velours du dossier élevé, que les cigarettes restaient à portée de sa main et qu’au delà des grandes fenêtres le souffle du crépuscule semblait danser sous les chênes.

Phrase après phrase, absorbé par la sordide alternative où se débattaient les protagonistes… »

christiane dit: 4 juin 2018 à 7 h 31 min

Bérénice dit: 3 juin 2018 à 23 h 28 min
Merci, Bérénice pour votre commentaire. Vous écrivez : « …je crois que DHH situe l’exigence de la mère sans ignorer que ses efforts ne sont pas toujours fructueux mais au moins du point de vue de la mère décrite par DHH elle aura fait tout ce qui était en son pouvoir pour les mener à bon port. »
Hélas, le port de chacun est la mort ! et avant de l’atteindre bien des périls guettent le navigateur… Disons que l’amour de sa mère sera son ultime boussole en cas de malheur. Dans les tranchées, beaucoup de soldats mouraient en murmurant un nom : « Maman ».

christiane dit: 4 juin 2018 à 7 h 25 min

@rose dit: 4 juin 2018 à 7 h 10 min
Soyez équitable. Les injures , il en reçoit aussi…
Elles sont lassantes et de son côté et de celui de ceux qui tentent de minimiser ses réflexions intéressantes sur B.van Velde et Beckett.
Entre nous, Rose, le commentaire le plus proche de mes interrogations, est celui de P.Edel à 23h11. L’avez-vous lu ? Irrésistible, ce petit soupir : « je ne comprends pas Beckett.Mais alors rien ». Venant de ce critique littéraire et lecteur peu commun, ces mots ont le pouvoir de mettre les spécialistes d’ici… au tapis !

christiane dit: 4 juin 2018 à 7 h 12 min

Bonjour W.
Je parcours les échanges de la nuit. C’est vos commentaires qui sont les plus profonds (ceci dit malgré les ricanements du professeur Cosinus qui intervient tout en citations et en idées fumeuses. Beckett, G.Duthuit, A.du Bouchet, J.Dupin, C.Juliet, R.M. Mason, J.Putman, Starobinski… et bien d’autres, on les retrouve dans l’excellent ouvrage édité par le Centre G.Pompidou lors de la grande exposition de 1989 de Bram van Velde et dans bien d’autres essais. Il suffit de s’y reporter. Mais votre exploration de cet artiste, des peintres de l’empêchement (comme les nommait Beckett) et de Beckett se poursuit depuis des années, ici, et c’est vraiment convainquant.
Si seulement cette agressivité vis à vis de Chaloux vous quittait. C’est un homme sensible et mélomane qui est agréable, sauf avec vous. Ensemble vous faites un couple infernal !
Ah, un dernier vœu : pourriez-vous modifier positivement vos atroces commentaires sur le rapport intime des femmes et des hommes. Là, vous êtes vraiment insupportable.
Bonne journée.

rose dit: 4 juin 2018 à 7 h 10 min

Quand on va aux p….et que l’on se sent très bas, c une suite logique.

widergänger
Vous semblez incapable de sortir de l’injure même lorsque personne ne vous agresse. Désolant.

ai pensé à la masturbation intellectuelle, qui se pratique de bout et est doublement réfléchie.

Il se pourrait que j’ai retrouvé mon sommeil.

bon lundi à tous

Bloom dit: 4 juin 2018 à 6 h 08 min

Retour à Roth. En relisant Portnoy’s Complaint, j’y trouve des éléments préfigurant Le Complot contre l’Amérique. Grande cohérence de l’oeuvre.

P. comme Paris dit: 4 juin 2018 à 1 h 31 min

WGG, une question à vous qui nous parlez de façon si magistrale de peinture et de peintre.
Combien de toiles originales vous entourent ?.
Levez les yeux de votre écran, regardez et répondez.

Nib de nib, n’est-ce pas.
Un 120 Figure, cela prend de la place dans un deux pièces cuisine…

Widergänger dit: 4 juin 2018 à 1 h 15 min

Cette crise du langage est présente chez Beckett bien avant EAG, dès 1937, où il écrit dans une lettre : étant donné que nous ne pouvons éliminer le langage d’un seul coup, nous devons au moins ne rien négliger de ce qui peut contribuer à son discrédit. » (Cité par Deleuze dans L’Épuisé)

Widergänger dit: 4 juin 2018 à 1 h 05 min

De Vitrac, on pourrait citer une pièc de 28 comme Victor ou les enfanst au pouvoir, qui rmt déjà radicalment en cause la notion d’intrigue, d psychologie des personnages, d’espace scénique et de temps, tout en empruntant les formes du vaudeville. Anouilh qui monte la pièce en 1962 parle d’un très bon Fydeau écrit en collaboration avc Strindberg. Avec sa prmière pièce (publiée en 1995), Eleutheria (liberté en grec), Beckett n’est pas très éloigné d’ailleurs de Vitrac.

Widergänger dit: 4 juin 2018 à 0 h 56 min

Voilà encore ce qu’écrit Sartre dans Un Théâtre de situations à propos du théâtre de Ionesco et de Beckett : « Le théâtre perd son anthropomorphisme, il mt en œuvre ce qu’on appelle aujourd’hui dans une certaine littérature en France (il pense évidemment à Michel Foucault et à la fin des Mots et les choses) : le décentremnt du sujet.

Ce n’st d’aillurs au seul Mætrlinck que Beckett est redevable mais à un certaine tradition du théâtre symboliste qui va de Jarry à Vitrac mais aussi à Mallarmé avc sa critique du théâtre naturaliste, qui rêve d’un théâtre idéal, d’un théâtr mental, qu réalise à bien des égards l théâtre de Beckett.

Le dépouillement du décor dans EAG doit aussi pas mal à Artaud et au théâtre Nô japonais. Le décor est toujours abstrait, autonome, comme la campagne dans OhLBJ.

Widergänger dit: 4 juin 2018 à 0 h 45 min

Bram Van Velde peint les grandes pulsions inconscientes de l’être et trouve un langage. Ses toiles sont de ce fait même reconnaissables entre mille.

Widergänger dit: 4 juin 2018 à 0 h 42 min

C’est toi, mon pauvr ami, qui rlâch ts sphincters pour nous pondre un commentaire aussi vulgaire !

C’est à peu de choses près d’ailleurs, ce qu’écrit Charles Julit à propos de Bram Van Vlde, pauvre ignare prétentieux !

Pat V dit: 4 juin 2018 à 0 h 26 min

En cherchant dans ma bibliothèque un bouquin de la collection  » Le Musée de poche « , je ne me suis pas séparé du Henri Michaux par Alain Jouffroy 1961 avec un essai de chronologie par Geneviève Bonnefoi, amie disparue récemment et ancienne critique d’ art à la Quinzaine Littéraire.
Magnifique collection que ce Musée de poche éditée par Georges Fall, éditeur par ailleurs de la revue d’ art Opus International dont je me suis séparé de la collection complète. Un monument de la critique d’ art vivante française avec la collaboration de nombreux écrivains.
Désormais nous avons affaire à des critiques attachés de presse…

P. comme Paris dit: 4 juin 2018 à 0 h 12 min

« sinon c’est un verbe transitif comme les autres, qui peut être réfléchi ou pas ce qui élargit la palette des activités qu’il propose. »

Merci, DHH,
dés que je m’allonge,
je tacherai d’y penser.
Sans tache ?, is’t it.
mais surtout sans le prendre comme une tâche.

Pat V dit: 4 juin 2018 à 0 h 04 min

« spécialistes » wgg.

Lorsque l’ on veut être un fin analyste on ne relâche pas les sphincters de la pensée, wg l’ aventouse et votre  » vérité de l’ être  » sent le relâché à dix kilomètres!

Et ce n’ est pas avec les vieux pots de peinture que l’ on fait obligatoirement les beaux tableaux! 😉

P. comme Paris dit: 4 juin 2018 à 0 h 03 min

« Jean dit: 3 juin 2018 à 16 h 14 min »,

C’est la force des sans Dieux,
ainsi donc « Dies iræ ».

Le vrai problème Jean,
c’était de les tondre et de les faire mettre à poil avant de les passer à la casserole.

Pour ce qui est de la suite,
quelle importance,
des coreligionnaires.

Chaloux dit: 4 juin 2018 à 0 h 00 min

Bref, Blabla, on ne saura pas où tu as parlé sur ce fil de Maeterlinck et des symbolistes. Tu es vraiment un indé.crot.table mytho.

Bonne fin de soirée,

Widergänger dit: 3 juin 2018 à 23 h 56 min

Oui, Beckett aussi vivait muré, et Proust, entre autres. t il est clair qu je ne vis pas emmuré.

Pat V dit: 3 juin 2018 à 23 h 18 min
Il est clair que c’est Duthuit qui n’y comprend rien. La crise dont parle Beckett n’a strictement rien à voir avec une dépression nerveuse, enfin ! Se sentir au plus bas, être moralement vide n’ont rien à voir avec ce dont nous parle la peinture de Bram Van Velde, qui peut être tout à fait lumineuse comme le matin d’un nouveau monde ! Faut arrêter de fumer la moquette et de se prendre pour le grand manitou !

C’est Sartre qui a compris le mieux ce nouvau théâtre quand il est apparu : « Il y a encore des personnages, des personnages imaginaires, mais volontairement falots, car ils ne sont rien que ce qui se dit à travers eux et par eux. » (Un Théâtre de situations).

Pat V dit: 3 juin 2018 à 23 h 55 min

@Chaloux.

Bien sûr qu’ il émane une certaine souveraineté des êtres déchus chez les peintres que vous citez.
Reste la grande différence du figuratif et du non figuratif, mais cela ne fait aucunement obstacle à leur lecture.
Duthuit nomme les arts dits primitifs ainsi que les formes apparemment élaborées.
( Je redécouvre ce catalogue Maeght avec un très vif plaisir. Putman précise qu’ il est le préfacier en 1958 de l’ ouvrage consacré à BvV dans la collection  » Le Musée de poche  »
Il précise encore que ni Beckett, ni Duthuit ne tinrent à la réédition de leur dialogue.
Beckett s’ interrogeant si on était pas, du fait d’ insister sur la misère matérielle de l’ artiste et en l’ assimilant sur des fait très extérieurs à Van Gogh et Artaud, en train de construire une  » pathetic fallacy ».

P. comme Paris dit: 3 juin 2018 à 23 h 52 min

« Sinon l’érudition ne sert qu’à devnir idiot. »…
Merci WGG.
Vous avez un problème avec votre « e ».

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 48 min

« j’ai été adoré par ma mère »

Et pourtant tu vis emmuré. Il y a aussi des amours criminelles.

Widergänger dit: 3 juin 2018 à 23 h 45 min

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 31 min
Tous les enfants qui ont été aimés par leur mère ont une chance d’être heureux (autant qu’un homme peut l’être). Les autres ont toutes les chances de croupir dans leur deux-pièces cuisine jusqu’à ce que mort s’ensuive. A moins d’une volonté de fer.
_____________
Voilà un point où on sera d’accord; j’ai été adoré par ma mère, qui m’attendait comme le messie. Mes deux frères en ont conçu une haine œdipienne inconsolable. Je ne voudrais pas être à leur place.

Widergänger dit: 3 juin 2018 à 23 h 43 min

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 39 min
Prouve-le mon pauvre chéri, au lieu de faire des affirmations gratuites dont tu es un grand spécialiste ici, qui ne prouvent rien, à part ta bêtise.

Widergänger dit: 3 juin 2018 à 23 h 41 min

Pat V dit: 3 juin 2018 à 23 h 18 min
On dit souvent d’ailleurs à juste titre qu’un peintre peint ses plus grandes toiles sur ses vieux jours.

Devant les toiles de Bram Van Velde, on a le sentiment d’être devant la vérité de l’être.

Bon, pas une lapalissade mais deux!
__________
Je ne vois vraiment pas en quoi…! Bouche en cul de poule qui joue aux « spécialistes »..; C’est un peu n’importe quoi, mon pauvre ami !

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 39 min

Toutes ces généralisations blablatesques ne mènent pas très loin. On pourrait en dire autant d’Euripide et de tant d’autres. Du vent avec de grands noms, ou plutôt des vents…

Bérénice dit: 3 juin 2018 à 23 h 38 min

Chaloux et que dire des amours silencieuses, frustres, qui ne savent pas s’exprimer ou qui contrariés par la charge d’une vie trop dure ne trouvent pas de lit où s’écouler , ou de celles qui ne sont pas perçues par des preuves mal reçues. Encore un problème d’expression, de réception, de communication/?

Pat V dit: 3 juin 2018 à 23 h 35 min

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 22 min

Pat V, est-ce que vous en diriez autant…

A quoi pensez-vous exactement?
( J’ ai beaucoup  » dit  » et un de mes texte a sauté par mon inadvertance…)

Widergänger dit: 3 juin 2018 à 23 h 34 min

Le qualificatif d’absurde pour rendre compte de ce théâtre me semble passer à côté de l’essentiel. Il n’y a rien d’absurde dans le théâtre de Beckett. La thèse défendue par Martin Esslin dans son livre de 1977 est à la source d’un malentendu durable.

C’est un théâtre qui nous parle de la crise des langages au XXè siècle, où après la mort de Dieu vers 1880, c’est la mort du langage qui commence vers 1902 et dont Hugo von Hoffmansthal dresse le diagnostic, et qui n’ira que s’approfondissant au cours du siècle. Toute la crise du roman des années 50 et 60 en découle, comme la crise de la critique, comme plus généralmnt la crise de la culture pour parler le langage de Hannah Arendt.

Beckett n’a strictement rien à voir avec la philosophie de l’absurde de Camus. Sartre l’a d’ailleurs très bien compris. Les nouveaux dramaturges instaure la scène du langage et l’invention d’un nouvau rapport avec le langage, en cela conséquence de la grande crise qu’inaugure en peinture Cézanne aux yeux de Heidegger et que Hidegger résume pour sa part d’une manière très voisine à celle de Beckett : « L’homme se comporte comme s’il était le créateur et le maître du langage, alors que c’est le langage, au contraire, qui est et qui demure son souverain. » Chez Beckett ou chez Ionesco, ce n’est plus le personnage qui utilise ls ressources du langage pour s’exprimer, pour faire entendre ou sous-entendre ce qu’il sent ou ce qu’il pense ; c’est lui qui est agi par le langage, ça parle comme dirait Lacan qui fait la théorie de l’inconscient « structuré comme un langage » précisément et qui parle à travers ce qu’on dit quoi qu’on dise. C’est cet inconscient que montre le théâtre de Beckett, ce fonctionnement inconscient du langage. C’est ce qui donne au théâtre de Beckett cet aspect somnambulique qui est si prenant, si caractéristique de son théâtre où souvent les personnages ne savent plus eux-mêmes s’ils rêvent ou s’ils vivent dans la réalité, et même en invoquant le ciel qui est vu par Lucky comme un immense rêve nocturne.

P. comme Paris dit: 3 juin 2018 à 23 h 34 min

« Bloom dit: 3 juin 2018 à 13 h 34 min » :

Au Japon, « Tales » se traduirait par « Monogatari », ce qui en français donnerait, de « Conte à Histoire » une assez bonne traduction.
Disons que c’est une relation écrite d’un fait du passé (Imaginaire, réel ou semi réel).

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 31 min

Tous les enfants qui ont été aimés par leur mère ont une chance d’être heureux (autant qu’un homme peut l’être). Les autres ont toutes les chances de croupir dans leur deux-pièces cuisine jusqu’à ce que mort s’ensuive. A moins d’une volonté de fer.

Bérénice dit: 3 juin 2018 à 23 h 28 min

Meut. Christiane,je crois que DHH situe l’exigence de la mère sans ignorer que ses efforts ne sont pas toujours fructueux mais au moins du point de vue de la mère décrite par DHH elle aura fait tout ce qui était en son pouvoir pour les mener à bon port . Chacune disposant de moyens différents , leur ressemblance transparait dans le souci de l’enfant avant le souci de soi. Était citée récemment la mère de Romain Gary.

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 22 min

Pat V, est-ce que vous en diriez autant de certains de la Tour (les vielleux, Marie-Madeleine) ou de certains Bosch comme le prétendu fils prodigue?

Bérénice dit: 3 juin 2018 à 23 h 19 min

Écoutez wgg, sans trop connaître c’est à dire peu la littérature n’importe qui peut s’apercevoir que tout a déjà été écrit, inventorié peut être pas puisque nous sommes incapables d’arrêter le monde mais de l’homme , des sentiments, de ce qui le motive et le meur,ne saurions nous pas, n’est ce pas qu’une question de forme, de style avec de temps à autre une brisure après un grand sinistre d’où l’homme repart sans repère avant de les retrouver. Des sentiments nous n’ignorons rien et nous n’inventons rien alors n’est ce pas l’ambition d’approcher l’indescriptible ou dans l’interstice virtuel une tentative pour toucher au vide ou a l’épure de chaque existence sans tous ses apparats et qui situerait SB aux antipodes de Proust.

Pat V dit: 3 juin 2018 à 23 h 18 min

On dit souvent d’ailleurs à juste titre qu’un peintre peint ses plus grandes toiles sur ses vieux jours.

Devant les toiles de Bram Van Velde, on a le sentiment d’être devant la vérité de l’être.

Bon, pas une lapalissade mais deux!

Ce qui est remarquable dans cette histoire entre l’ écrivain et le peintre, c’ est de constater cette dramatisation,( cette mise en tension dramatique ) ce tirage à soi d’ un évènement pictural qui sera interprété tout différemment par Duthuit dans le sens d’ une particulière Souveraineté provenant du dénuement physique, du vide moral ou bien encore du fait de se sentir très bas.

Chaloux dit: 3 juin 2018 à 23 h 17 min

Je rejoins Paimpopol sur Pirandello. Pour ma part surtout du côté des Nouvelles pour une année. Immortel.

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