de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le paradoxe de l’interviewer

Le paradoxe de l’interviewer

Le problème avec les interviews d’écrivains, ce n’est pas tant la réponse que la question. Le phénomène est flagrant lorsque paraît un bouquet de ces entretiens, le genre de fleurs idéal à offrir à celles et ceux qui aiment la littérature et qui ont parfois envie de se reposer en allant fureter dans les arrière-cuisines- même si l’on sait d’expérience que l’on n’a plus tellement envie de goûter les plats quand on a vu comment ils étaient préparés. On ne se lasse pas de (re)lire l’anthologie d’interviews d’écrivains sur « l’art de la fiction » paru sous le titre Paris Review. Les entretiens (Paris Review Interview Anthology, traduit de l’anglais par Anne Wicke, 553 et 580 pages, 23 et 24 euros, Christian Bourgois). Deux volumes parce qu’il y a du monde et du beau : James Baldwin, William Burroughs, Susan Sontag, Jim Harrison, Jack Kerouac, John Le Carré, William Faulkner, J.L. Borges, Vladimir Nabokov,  Thomas McGuane, Marguerite Yourcenar, Mary McCarthy, Truman Capote, Beryl Bainbridge, Martin Amis et d’autres encore (et on y a même glissé un peu de Billy Wilder sur l’art du scénario).lawrence-durrell-interview

Leur point commun est d’avoir été un jour choisis (on a failli écrire «  »élus » ») par la rédaction de la légendaire Paris Review fondée à Paris en 1953 par Harold L. Humes, Peter Matthiessen et George Plimpton, ce dernier assurant dans la durée la notoriété internationale de la revue bien au-delà du premier cercle d’amateurs. On entre dans ces deux volumes enchanteurs comme dans un moulin (mais qui nous racontera jamais comment au juste on entrait dans un moulin ?). En picorant, on (ré)apprend et on (re)découvre un tas de choses sur des romans qui nous sont familières et dont on croyait avoir épuisé le mystère. Sur ce plan là, rien à redire. Mais là où le bât blesse, c’est dans la question. Plus exactement la grille de questions. Car quel que soit le journaliste, on a le sentiment que la Paris Review’s touch a imposé tacitement au fil des années un questionnaire type autour d’une certaine curiosité sur le fameux « processus créatif ».

La rencontre se veut une conversation, mais on n’y est pas vraiment; d’ailleurs, le code typographique et la mise en page, où les questions sont si isolées qu’elles empêchent tout liant, le montrent bien (c’est le cas dans le livre comme dans la revue, dont le site est particulièrement généreux; c’est vérifiable ici sur de récentes interviews ou encore là sur de plus anciennes). Jugez-en sur ce florilège de questions piquées dans ces pages, en sachant qu’elles ne varient guère quel que soit l’interlocuteur de 1965 à la fin du siècle. On dira que c’et très américain dans la démarche ; mais à l’examen, celle-ci ne varie guère d’un pays à l’autre. Il y a bien sûr des variantes relatives au nouveau roman de l’interviewé et à ses dernières prises de position publiques ; ou d’autres qui concernent soit une situation particulière (Pourquoi avez-vous choisi la France ?) ou portent l’empreinte de l’air du temps (Etes-vous d’accord avec Alberto Moravia lorsqu’il dit qu’on ne devrait écrire qu’à la première personne, parce que la troisième personne projette un point de vue bourgeois ?) ; mais généralement, les mêmes reviennent.

Eudora Welty , author.  Nov. 15, 1970.   Eudora Welty, who has written many short stories in addition to her novels, has held professorships at Smith College, Bryn Mawr and Millsaps. Blue checkered house dress and flat canvas shoes are her typical attire.     HOUCHRON CAPTION (11/15/1970):  Eudora Welty . . .  in Jackson, Mississippi.     HOUCHRON CAPTION (05/04/1984):  Author Eudora Welty reflects on her career.     HOUCHRON CAPTION (07/24/2001):  Famed Mississippi writer Eudora Welty, shown in 1970, won both the Pulitzer Prize (for ``The Optimist's Daughter'') and the National Book Award (for ``Losing Battles'').     HOUCHRON CAPTION (07/27/2001)(07/29/2001):  Welty.     HOUCHRON CAPTION (08/05/2003): Eudora Welty, author of ``A Curtain of Green'' and ``The Robber Bridegroom,'' served as photographer for the Mississippi guide.

 » L’écriture a-t-elle été une sorte de salut ? Y a-t-il eu un moment où vous avez su que vous alliez écrire, que vous alliez être écrivain, plutôt qu’autre chose ? Vous avez un lecteur en tête lorsque vous écrivez ? Y avait-il quelqu’un pour vous guider ? Quel a été le processus qui vous a rendu capable d’écrire ? Etes-vous ou demeurez-vous très proche de vos personnages ? Y a-t-il un grand changement de braquet entre l’écriture de fiction et l’écriture de textes non-romanesques ? (Admirez au passage l’audace de la métaphore cycliste !) Combien de pages écrivez-vous par jour ? A quoi ressemblent les premières moutures de vos textes ? Serait-il possible que votre mère se tienne derrière vous lorsque vous écrivez ; est-il possible qu’elle se trouve derrière nombre de vos personnages ? Avez-vous fait une analyse ? Pouvez-vous discerner le talent chez les autres ? Vous ne vous occupez pas du tout de la critique ? Vous découvrez vos personnages en cours de route ? Vous préparez-vous pour un livre avant de l’écrire – ou plongez-vous directement ? Que faites-vous quand vous ne pouvez pas écrire ? La période de gestation est-elle un processus conscient ? Y a-t-il des critiques universitaires dont vous admirez le style ? Avez-vous un public en tête lorsque vous vous mettez à écrire ? Vous arrive-t-il d’écrire sous l’empire de la colère ou d’une autre émotion ? Vous arrive-t-il de relire vos œuvres ? Qu’y a-t-il chez les écrivains qui les pousse à se tenir en dehors du courant de la vie ? Que peut-on enseigner de l’écriture ? La voix de l’écrivain, c’est son style ? Quelle est la part, dans votre fiction, qui vient du réel ? Vous avez quelqu’un pour vous aider dans vos recherches ? Votre renommée a-t-elle des inconvénients ? Quel est votre grand regret dans votre carrière ? Si vous deviez choisir le seul, l’unique livre par lequel vous aimeriez que l’on se souvienne de vous ? etc. » »burroughs

Toujours les mêmes questions… A tous les écrivains qui ont la faiblesse d’ouvrir leur porte à un interviewer (oublions ceux qui les réclament, les Truman Capote, Gore Vidal -dont la vie va être bientôt portée à l’cran avec Kevin Spacey dans le rôle-titre, et consorts), on a envie de crier : fermez-là ! Dès la première interview du recueil, celle de James Baldwin dans les années soixante, le questionnaire, implicite et inconscient, est déjà en place et ne bougera guère au cours du demi-siècle qui suivra. Le pire étant l’interviewer qui commence par : « Permettez-moi de vous poser une quarantaine de questions ». On entend ça et on a envie de fuir. Nabokov est resté. N’empêche : on lit ce florilège et on n’a plus envie de poser la moindre question à un écrivain. Non que les réponses ne nous intéressent pas, au contraire, et la lecture passionnée de ce double recueil publié chez Bourgois en témoigne. Sur la drogue et la technique du cut up, Burroughs est hallucinant ; de même, Ginsberg touche à l’essentiel lorsqu’il expose ce que sa poésie doit à Cézanne et à la reconstitution des petites sensations ; ou encore Borges lorsqu’il s’étend sur sa manière de nommer des personnages ; pour ne rien dire d’Imre Kertesz dont la seule consultation de l’index donne un aperçu de la richesse des archives de la revue.

Mais lorsqu’on est du bâtiment, que l’on sait à peu près ce qui gouverne l’invention d’un roman, la somme de doutes, d’angoisses, de difficultés et de joies qui y préside, que l’on est déjà passé par là, qu’en art la question de la technique est si secondaire qu’elle peut se liquider en trois phrases, que l’on sait en vérité qu’on n’en sait rien car tout cette affaire n’est qu’instinct, incertitude et intranquillité, qu’on maudit le journaliste qui nous force à formuler l’informulable et qui doit le rester, on est confronté à ce paradoxe : malgré notre curiosité de savoir comment ils font, de quelle manière ils s’y sont pris, dans quelles circonstances et avec quels instruments, on a juste envie de leur poser une question qui d’ailleurs n’en est pas une, se réduit à deux mots empruntés à l’une des plus belles chansons de Billie Holiday, et devrait être de nature à clore aussitôt tout entretien avant même qu’il n’ait commencé : Don’t explain…

(« Joan Didion, Lawrence Durrell, Eudora Welty, William Burroughs » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

830 Réponses pour Le paradoxe de l’interviewer

Jacques Chesnel dit: 27 juillet 2017 à 19 h 39 min

Non, Jazzi, pas de tout, maic c’est avec lui que j’ai compris l’expression : artiste « habité », intarissable, fallait suivre…

rose dit: 27 juillet 2017 à 19 h 33 min

jazzi 19h31

je pense que c’est à cause de la semence masculine et de la lignée

choses totalement obsolètes

il ne fallait pas mélanger et surtout savoir qui était le père

une femme qui couchait était une pute, un homme qui couchait était un séducteur…

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 19 h 32 min

J’oubliais, toutes les pièces sur le thème d’Electre, d’Eschyle, Euripide et Sophocle, à la Cartoucherie. Grand souvenir aussi.

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 19 h 31 min

« au masculin, c’est le donjuanisme. »

C’est bien ce que je pensais, mais pourquoi nymphomane est péjoratif et donjuan gratifiant ? Peggy était une ardente militante féministe…

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 19 h 25 min

Oui Rose, à quatorze ans. Je n’étais pas prévu mais un adulte n’a pas voulu y aller au dernier moment. J’ai dit : »j’y vais ». Et je ne l’ai pas regretté.
Peu de spectacles m’ont fait le même effet, mais tout de même Le Cid du Rond-Point dans la mise en scène d’Huster, Avec Jean-Louis Barrault, Jean Marais, et la génialissime Martine Chevallier dans le rôle de l’infante. Féérique. J’y serais allé tous les soirs.
Plus quelques scènes de Richard III sur le parvis de l’église Saint-Mathieu de Salers, il y a plus de trente ans, qui m’ont ouvert un monde.
Et bien d’autres, Olivier Py, Serrault génial dans Knock. Pour Serrault, génial la première fois, car j’y suis retourné à la fin des représentations, et c’était visiblement devenu la guerre entre lui et la comédienne qui jouait la femme du docteur. Il était devenu intenable, faisait tout ce qui lui passait par la tête, alors que la première fois il était d’une rigueur impressionnante. Curieuse expérience de spectateur.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 19 h 23 min

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 19 h 05 min
Je n’ai vu Madeleine Renaud que dans Savannah Bay.
___________
Oouuuhhhh, le pauvre chéri…

Ah, bah moi, je l’ai vue dans Oh les beaux jours, nananère… !

christiane dit: 27 juillet 2017 à 19 h 16 min

Rose,
pour le principe taoïste, je pensais aux éléments antagonistes et complémentaires du yin(nature féminine – ombre – humide – impair) et du yang (nature masculine – sec -chaleur – pair) pour qu’ils circulent harmonieusement dans le geste du calligraphe, ce phénomène qui règle les énergies des êtres, des choses, du cosmos ainsi que les éléments artistiques perceptibles dans la calligraphie et la peinture chinoise.
L’immense artiste Fabienne Verdier, dans un entretien avec Charles Juliet (Albin Michel) approche cet art de la calligraphie avec subtilité. Elle est restée plusieurs années au Sichan, une région proche du Tibet, pour apprendre à se concentrer, à respirer, à tenir et mouvoir un pinceau puis, le plus difficile à une certaine souplesse, un oubli de soi, un état de disponibilité, de non-vouloir, un abandon pour atteindre la plénitude active quand elle peint d’un seul mouvement ces formes, ces signes qu’elle fait apparaître sur d’immenses toiles. Toujours dans l’inachevé, sans début ni fin. Elle lui dit qu’elle reste émerveillée devant la grande unité du monde qu’elle s’attache à peindre. Chaloux en a parlé magnifiquement, il y a quelques années.
Je retrouve cet esprit dans les œuvres méditatives de Zao Wou-Ki, Chu Teh Chun, Ishigooka(Japon).
J’ai besoin de passer par Rembrandt et ces artistes pour parler de littérature et approcher l’écriture des livres que j’aime explorer. Cela me fait même langue pour traduire le monde.
Par exemple l’écriture de Proust.

rose dit: 27 juillet 2017 à 19 h 14 min

Delphine Seyrig était très aimée, estimée, appréciée par Marguerite Duras. C’est elle qui joue la femme du vice consul.

rose dit: 27 juillet 2017 à 19 h 11 min

C’était en 2001, avec Tsilla Chelton à Gordes, dans le théâtre de plein air. Je l’avais déjà vu, avant. Je le comprends aujourd’hui.

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 19 h 09 min

Et bien j’en ai appris de bien belles sur Peggy Guggenheim ! Christiane vous fera le compte-rendu plus tard. Elle avouait elle-même qu’elle était un peu nymphomane (comment dit-on au masculin ?). Pratiquement toute l’avant-garde de la peinture moderne y est passée et jusqu’à très tard dans sa vie. Elle a même réussi à se faire sauter par des artistes homos ! Elle avait pour elle d’être riche et croyait à la culture. Elle a réuni une des plus belles collections du XXe siècle et lui a donné comme écrin un palais vénitien qu’elle a entièrement rénové et ouvert au public. Bravo, Peggy la cochone ! A côté, Pinault et Arnault peuvent aller se rhabiller !

Jacques Chesnel dit: 27 juillet 2017 à 19 h 08 min

Le cavalier sur le lac de Constance de Peter Handke avec Jeanne Moreau, Delphine Seyrig, Michaël Lonsdala, Samy Frey et Gérard Depardieu

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 19 h 03 min

Un des (…) moments magiques que j’ai éprouvé au théâtre…

La bête dans la jungle, avec Delphine Seyrig et Samy Frey. J’avais quatorze ans.

rose dit: 27 juillet 2017 à 19 h 01 min

je l’ai vue aussi. bien jouée. bien mise en scène. je comprends pleinement ce titre depuis cinq minutes.
et j’ai vu willie grimper sur le monticule pourtant, en rampant.
Et winnie se remémorer.

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 51 min

Oui, mais si le Chinois peut les vendre c’est qu’avant l’Occidental l’a enculté. Sans encultage, pas de commerce, pas de positivité dans le monde.

sujet à débattre.
c’est vrai pour la verroterie les armes à feu et l’eau de feu.
c’est à explorer.
la soie, les porcelaines exquises, les nacres gravées.
Qu’était la marchandise troquée envoyée vers la nouvelle Espagne ?

Les épices, Stephan en parle dans son Magellan, étaient fort côtées.
Pas tant pour leurs qualités gustatives ai-je cru comprendre que pour leur valeur monétaire.

S’il y a échange y a’t’il forcément arnaque ?

je reprends mon cours, toute meurtrie, le feu chez moi, les arbres n’ont même plus de sève pour pleurer.
ai raté les deux premières étapes : le trempage. Le bouillon à partir d’eau froide. j’ai mis de l’eau bouillante. vais éplucher. Presser.

Faudra des années.
cela reverdira.

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 18 h 50 min

« Oh, les beaux jours…
( tiens, voilà ti pas que je comprends ce titre. jusque là abscons). »

Il suffisait de voir ou de lire la pièce, pour comprendre pleinement le titre, rose. Moi qui l’ai vue avec Madeleine Renaud, elle le répète à de multiples fois, toujours dans un long soupir ou le soulagement se mêle à la tristesse.
Un des rares moments magiques que j’ai éprouvé au théâtre…

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 18 h 41 min

Blabla me rappelle ce type qui appuyait ses cheveux gras contre les tentures du grenier d’Auteuil et qu’Edmond de Goncourt interpellait sèchement:
-X (j’ai oublié son nom), vous salissez!

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 34 min

en méditerranée, nous avons du riz aussi.
Camargue
ancre de sèche et arroz negro
riz rond ( paella)

et tous les risottos de la plaine du Pô.

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 29 min

me demande in petto si Voltaire lui-même n’était pas à sa manière lui aussi un joueur de bastringue.
Jusqu’à Ferney.
Où il s’est retranché en ses appartements.

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 27 min

la philosophie taoïste.
mon neveu m’a fait un cours.
il y a trois jours.
c’est en trois points.
j’ai retenu le dernier.
n’attends rien en retour.
après, tu as le choix, pensé-je.
ou tu ne donnes rien ou tu donnes tout ou tu ne donnes pas grand chose ou tu ne t’occupes que de toi.
et puis, tu n’attends rien en retour.

je n’ai pas été convaincue par le taoïsme, c’est vrai.

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 23 min

privatiser cdg.
pauvre colombey…
les boutiques de cdg appartiennent à 95 % (à vérifier) à Lagardère fils qui fait un max dz pognon dessus.

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 18 h 22 min

Blabla : »Le joueur de bastringue pinaillENT (Hurkhurkhurk!) sur des détails tellement il est incompétent  »

Blabla, il semble que tes immenses compétences en tout domaine peinent toujours à te rendre familière la conjugaison d’un verbe du premier groupe au présent de l’indicatif. Pour le reste, il resterait à prouver que tes perpétuelles déje_ctions de discutailleur sur tout et rien, ta course au copier-coller déguisé -car maintenant tu déguises mais ça ne change pas grand-chose- aient quelque rapport même lointain avec une quelconque compétence, hormis celle de déshonorer tout savoir. Encore faut-il sans doute te pardonner : tu n’aurais rien su faire d’autre que des sal_etés.

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 19 min

privatiser à 100%. Les chantiers de Saint Nazaire.
Par son frère, comme Sarko avec les autoroutes ?

20% de benef alors que le livret A est à 0, 75. cui de l’écureuil, avec Natixis sa noisette pourrie pour les petits porteurs. Pas pojr les gros.

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 13 min

c vrai : les cachés dans l’ombre sont très discrets et très manipulateurs.
aujourd’hui nombre de gens décortiquent. c’est passionnant.
Persifler c’est se moquer.
C’est similaire à une tête de veau à qui on fout du persil dans les naseaux. C’est pour oublier qu’il ne tète plus sous sa mère.
Ah, les temps heureux…
Oh, les beaux jours…

( tiens, voilà ti pas que je comprends ce titre. jusque là abscons).

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 18 h 07 min

Le joueur de bastringue pinaillent sur des détails tellement il est incompétent pour le reste. L’art typique du trollage. La médiocrité qui se la joue dans son miroir aux alouettes. C’est chaloux, Delaporte, Pat Victoria et tutti frutti comme dit Bloom… Des fruits toujours amers, qui ruminent leur amertume rance à longueur de commentaire. Triste humanité de petis vieux au cœur plein d’ordures, comme dit Pascal.

rose dit: 27 juillet 2017 à 18 h 02 min

je suis immensément d’accord avec « séparés » accordé au pluriel. « ce » représentant des entités pkurielles.
C’est un accord de principe.

rose dit: 27 juillet 2017 à 17 h 53 min

y’a aussi le sale du demeuré. pas réservé aux porte-flingues. les routiers de 36 t. en sont. on peut être demeuré et rouler.
les cas de figures sont de + en + variés.

Victoria dit: 27 juillet 2017 à 17 h 51 min

En plongeant à des profondeurs relativement importantes sous les contreforts marins des Canaries, accompagnées d’initiés, j’ai pu moi-même observer des vestiges de l’Atlantide. C’est extrêmement émouvant et impressionnant. Émouvant parce que l’on comprend immédiatement, avec une intime conviction, que presque toute notre civilisation vient de là (une autre partie vient du continent Mû; je traiterai de ce sujet plus tard), impressionnant parce que les blocs sont réellement cyclopéens, parfaitement lisses et plats en dépit des quelques concrétions marines qui s’y sont installés, de plusieurs dizaines de mètres d’un seul tenant pour certains. J’ai vu également des arches immenses réalisées dans un seul bloc, remarquablement ornementées de motifs ondulants dont la grâce est impressionnante.

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 17 h 37 min

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 16 h 01 min
« Le propre du génie c’est qu’il met en rapport ce que les autres voient séparés. »

Méfiance, Blabla. Cette manie de mettre en rapport ce que les autres voient séparés peut aussi bien être le propre du demeuré, comme nous le constatons ici tous les jours.

(Est-ce que je trolle, raille ou persifle? Je ne le sais pas moi-même…)

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 17 h 25 min

Blabla : « L’art de la conversation, édité par Fumaroli ».

Non. Ce n’est point troller que de constater que tu ne sais pas même lire une couverture.

Delaporte dit: 27 juillet 2017 à 17 h 23 min

« Avec quelle précaution il est permis de railler. »

Wgg, ce n’est pas une précaution qui vous étouffe, vous qui vous mettez en colère, insultez et éructez à toute occasion ! Quel faux-cul !!!

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 17 h 22 min

« Mais de ce risque de la démocratie naît une meilleure vie. » (Delaporte)

Euh …. beaucoup de choses séparent les réalistes des utopistes qui croient que la Démocratie EXISTE vraiment !

Ce qui est parfaitement illusoire pour quiconque vit les yeux ouverts et connaît le milieu… !!!

Victoria dit: 27 juillet 2017 à 17 h 17 min

keupu dit: 27 juillet 2017 à 17 h 12 min

c’est ça, barre-toi, qu’on reste entre gens bien et toi dehors, ouste !

____________________

ho-là, hé, doucement keupu avec mon ami JC.

Delaporte dit: 27 juillet 2017 à 17 h 16 min

Par exemple, « le gout du travail conduisant à la réussite », comme vous dites si bien, sera un jour aboli en Occident. Les gens ne travailleront plus, et se contenteront de rechercher le Bien et le Juste par des voies parallèles.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 17 h 14 min

Dans L’art de la conversation, édité par Fumaroli, il faut lire L’art de plaire dans la conversation (1688), qui commence par une conversation entre Dorante et Bélise sur le thème suivant, qui concerne de près les affidés de la Rdl : « Avec quelle précaution il est permis de railler. » La métaphore culinaire sert à faire comprendre, selon Dorante, « que l’on ne peut souffrir une viande trop salée, et qu’une raillerie trop piquante est encore plus insupportable. » Bélise lui répond que les ragoûts ruinent la santé mais que « le ravage qu’ils font dans nos corps est moins nuisible, que la raillerie cause dans la société. Elle y met la division. » Et, lui réplique Bélise, même « ceux qui semblnt prendre tout en bonne part, et entendre raillerie, ne laissent pas de conserver un secret ressentiment contre les railleurs. »

Ce terme de raillerie/railleur est intéressant, parce que ce mot disparaît au XVIIIè siècle au profit du mot « persifflage » et « persiffleurs ». Aujourd’hui on les appelle des « trolls ».

Delaporte dit: 27 juillet 2017 à 17 h 13 min

« Il y a des choses admirables chez nos frères chinois : le gout du travail conduisant à la réussite, le respect des ascendants, l’amour des enfants, le désintérêt des idéologies utopiques…. »

Ce n’est pas si admirable que ça quand on se rend compte que cette manière de pensée produit un repli sur soi et une négation de la liberté de tout l’individu. Dans une démocratie, le citoyen a vocation a être plus ouvert, et à trouver son bonheur dans son accomplissement complet. Il y a là en effet une grosse différence, qui n’est pas sans risque pour les occidentaux. Mais de ce risque de la démocratie naît une meilleure vie.

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 17 h 04 min

« Migrants : approuvez-vous la création en Libye de centres d’examen pour les candidats à l’asile ?  » (Le Figaro)

Quittons nous sur cette bonne idée. On pourrait en faire autant, à Paris, pour les candidats à l’asile, commentateurs de la République des Livres …..

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 17 h 00 min

Surtout qu’ils sont là pour faire joli dans le décor, pour nous donner l’illusion qu’ils exerce le pouvoir. Alors que ceux qui ont réellement le pouvoir sur nos vie restent cachés dans l’ombre : les grandes assurances, les grandes banques, etc.

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 16 h 55 min

« Si la Chine pouvait nous acheter Macron et Philippe et les emmener là-bas. On leur ferait un prix d’amis. » (Victoria DD)

Même pour un Cirque de campagne subventionné par UNESCO, je ne vois pas ce qu’ils pourraient en faire ! Comme dit une copine indigène : « on les tue, et on en fait d’excellents raviolis ! »

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 16 h 48 min

Il y a des choses admirables chez nos frères chinois : le gout du travail conduisant à la réussite, le respect des ascendants, l’amour des enfants, le désintérêt des idéologies utopiques….

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 16 h 42 min

Je ne traite pas de raclure tout le monde, mon keupu que j’aime ! Seuls sont racluré les meilleurs des pires.

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 16 h 38 min

« Quant à JC, le voilà prêt à trahir sa Méditerranée originelle pour un bol de riz ! »

Je n’hésite pas :

– la Méditerranée ne m’offre que des migrants, sauvages, infidèles, bons à rien, chez eux et chez nous !
– le bol de riz vaut son pesant d’or. Pas pour le riz. Pour le bol antique … !

Les affaires sont les affaires. Intéressons nous à celles qui rapportent, pas à celles qui coutent.

keupu dit: 27 juillet 2017 à 16 h 36 min

depuis le temps qu’il traite tout le monde de raclures, JC s’aperçoit que personne peut le blairer… trop tard pour devenir « ami »… du mépris épicétou

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 16 h 01 min

Le propre du génie c’est qu’il met en rapport ce que les autres voient séparés. Mais avant que la nunuche Pat à tarte/tête à claque intègre ça à sa vision du monde…!

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 15 h 58 min

Alors, Victoria, quand est-c que vous irez rejoindre les Atalnates pour une grande virée interstellaire qu’on ne vous voie plus ici… Emmenez donc LP avec vous, ça nous soulagera d’autant…!

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 15 h 57 min

Mais il veut privatiser Aéroport cdg er Orly. C’est l’homme du juste milieu entre trop et pas assez…

Victoria dit: 27 juillet 2017 à 15 h 48 min

Nationalisation à 100 % des chantiers navals de Saint-Nazaire.
Puis ils les laisseront couler avant de les faire privatiser à 100 % « seul moyen de les sauver ».

Rendez-vous dans moins de 5 ans pour voir si j’ai pas raison.

Salut les gogos. Vous allez comprendre maintenant pour qui il ne fallait surtout pas voter.

Pat V dit: 27 juillet 2017 à 15 h 17 min

 » les tentatives de relativisation de la culture occidentale (CLS avec ses Indiens, les Surréalistes avec le Pacifique Sud wgg  »

Mais quel salmigondis de pseudo-pensée, relire ou lire Philippe Descola avec ses indiens, justement et encore.
Il y a trop à relever de l’ agrégé au blog.
Bonne fin de journée.

Victoria dit: 27 juillet 2017 à 14 h 59 min

Si la Chine pouvait nous acheter Macron et Philippe et les emmener là-bas. On leur ferait un prix d’amis.

christiane dit: 27 juillet 2017 à 14 h 36 min

Closer,
oui, j’ai recherché votre commentaire dans le labyrinthe des commentaires des jours anciens, comme je lis, ce jour, avec attention l’échange de Bloom et W. sur la philosophie chinoise.
C’est, avec un certain écart, réfléchir à ce billet de Passou. Que cherche-t-on quand on écoute une émission de P.Desgraupes, A.Veinstein, B.Pivot où est invité un écrivain ?
O.Rolin confiait à J-B. Harang (à propos de son roman « Veracruz »), dans le 564 du MagLitt :  » Ce serait avoir une idée bien simpliste de la littérature que de penser qu’elle reflète sans détour, sans malice, la personnalité de l’écrivain (…) il semble que chaque phrase puisse et doive avoir un sens caché, que les mots sont susceptibles de basculer comme des dalles donnant accès à des passages secrets.
Nous voulons que les livres aient un plan, une signification cachée, l’histoire une fin. Nous sommes assoiffés d’ordre, fanatiques de logique. Mais pourquoi les choses devraient-elles être ordonnées, emboîtées, pourquoi le temps ne pourrait-il pas rebrousser son cours comme le fleuve Alphée des Anciens, ou divaguer, pourquoi ce qui vient après ne serait-il pas la cause de ce qui précède ? »
Pour tenter de répondre à ces questions, peut-être, j’ai souvent allumer le poste dans la nuit ou lu des entretiens menés par des critiques littéraires. Mais parfois les questionneurs ou les questionnés font un rapt de la parole. Le micro éloigne alors de l’auditeur cet écrivain, ce livre. Seul le silence leur redonnait une présence… L’écriture c’est parfois comme un feu follet et l’écrivain comme un passe-muraille. (P.Edel est habile pour pister les feux follets !)
Parfois ces entretiens sont de trop, ils font écran entre l’auditeur et le livre, entre le livre et son auteur. Et puis, que d’inconnu… Le critique ou le journaliste ne sait pas comment l’auteur va se comporter. Y aura-t-il vraiment naissance d’une parole ?
Ces espaces vides de la pensée taoïste ( calligraphies, dessins, peintures chinoises) communiquent à l’œuvre une immense tension, un appel d’air, un contre-équilibre aux parties écrites ou encrées. Ils ont cette qualité de « repos » de « calme ». Ainsi en est-il du livre et de ses silences.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 14 h 04 min

Les BDS me font toujours rire parce que leur ordinateur est truffé de technologie high teck israélienne…

Peggy, elle était folle amoureuse de Beckett dans les années 50. Et elle était quelque peu jalouse de Bram van Velde…C’était une sacrée bonne p…

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 13 h 37 min

Baroz,
A qui appartient le Printemps?
A qui(s) appartiennent les Chanzélisés?
Les hotels particuliers de l’ile de la Cité?
Et Disneyland Paris?
Et le golf à côté?

Les fourmis anglophones…n’importe quoi, Baroz, tu fais dans le sous-Edith Cresson maintenant, genre champignonnière fond de cuve? Tu vieillis, tu te fripes…Faut sortir du 4e. Urgent!

ML, je n’ai jamais rien dit d’autres à propos de Voltaire.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 13 h 30 min

Sur l’anacréontisme, le symposium et la poésie lyrique grecque, il faut lire le très beau livre de Florence Dupont :
L’invention de la littérature – De l’ivresse grecque au livre latin, La Découverte.

Ça permet aussi de mieux lire Rabelais.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 13 h 19 min

Anacréon, mon petit chéri, pour la poésie lyrique grecque. Rien à voir avec Homère. Mais avec le symposium. Revise tes classiques et écoute ls profs, ils sont là pour ça.

l'adjoint de l'aede dit: 27 juillet 2017 à 13 h 12 min

«Toute la poésie lyrique grecque est née du symposium»

Non non. La poésie grecque tire sa substance de l’épopée et sa forme du dithyrambe et des rites dionysiaques.

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 13 h 12 min

Bloom, recevant les éloges de JC, à sa place je m’inquiéterais…
Anglomaniaque exclusif et pro chinois, tu es doublement traite à ta patrie, d’abord, et à ta tribu ensuite. Demande aux juifs du Sentier ce qu’ils pensent des sentiers chinois à Paris, qui occupent désormais l’essentiel du marché de la confection !

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 13 h 08 min

Fonder le droit ne va pas du tout de soi. Dans le Judaïsme tout est fondé sur le Vide. Le saint des saints dans le Temple est vide. Benny Levi le rappelle dans ses entretiens avec Finkielkraut.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 13 h 06 min

Ce que vous ne comprenez pas et que vous ne comprendrez sans doute jamais, en raison de vos préjugés, c’est que si le concept de droit de l’homme a pu émerger, fondé sur le concept de Nature, c’est parce qu’avant il a existé une religion et un Dieu qui a fondé la possibilité spéculative de créer un concept de Nature pour fonder le droit. Sinon, pas de droit de l’homme !

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 13 h 03 min

Mais Voltaire a largement contribué justement à l’émergence des droits de l’homme grâce aux causes qu’il a défendues !

bob dit: 27 juillet 2017 à 13 h 02 min

petite parennthèse (yen a qui bossent) l’ancêtre des Droits de l’homme est Brit -The Bill of rights- , très pragmatique
-et les « volontés libératrices » n’ont pas besoin d’être révélées comme par une volonté supérieure démagogique condescendante qui relèverait soi disant d’une Volonté ou d’un Esprit supérieur Révélation – ya des limites au délirium!

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 12 h 59 min

Bien sûr, Bloom ! Mais les droits de l’homme n’est pas le droit positifs, c’est un idéal à atteindre, toujours en mouvement vers son but. C’est une spéculation. Mais on en voit quand meme certaines avancées. Notamment dans le droit international depuis le procès de Nuremberg qui a criminalisé les guerres d’agression. Ce qui n’empêche pas un pays d’en attaquer un autre mais le condamne juriquement par la communauté internationale, ce qui change tout malgré tout.

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 12 h 57 min

La Chine a racheté le Pirée, tout un symbole !

Le pire est à venir, comme on sait.

Baroz, quand tu rachètes, il y a un revendeur, non? C’est qui le revendeur? Anaxagore de Clasomène? Solon? Un obscur bouleute?

Les Anglais ont-ils achetés les frises du Parthénon?

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 12 h 55 min

Si les droits de l’homme avaient existé en France, Voltaire aurait-il eu besoin de défendre tant de causes? Les puritains auraient-ils brûlé tant de sorcières, fermé les théâtres? La conversation, comme art a effectivement mené petit à petit à la diffusion d’idées favorables au plus de liberté pour le plus grand nombre, mais il a fallu que cela rencontre le ras le bol du peuple, du petit peuple de Paris, en l’occurrence, comme le narre si bien E. Vuillard dans 14 juillet.
Des droits inaliénables de Th Jefferson (life, liberty & the pursuit of happiness) en 1776, il faut attendre 1789 pour qu’on voit apparaitre une déclaration des droits de l’homme (& du citoyen), et en 1791, le Bill of Rights, les dix premiers amendements de la constitution américaine. Les droits de l’homme datent d’hier…Ce n’est pas ce qui a motivé les vagues successives d’expansion militaires, coloniales. Droits pour nous, devoir pour eux.

closer dit: 27 juillet 2017 à 12 h 55 min

« Mes pauvres enfants, vous confondez ce qu’il faut entendre par système philosophique abstrait (ex : la philosophie de Hegel) et ce qu’il faut entendre par spéculation pure (la maïeutique socratique). »

La maïeutique socratique n’est absolument pas de la spéculation pure, WG!

Tu t’enfonces…

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 12 h 53 min

Les fourmis anglophones s’écrient, à la demande de retour d’affection sodomite : « Yes ! Oh, yes !… »

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 12 h 50 min

Personne ne peut nous interdire de montrer nos texticules, c’est ce que nous avons de plus précieux au monde !

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 12 h 46 min

C’est en effet un texte de Marcel Conche dans un de ses essais sur la Nature. Mais il faut se méfier des faux amis. La Nature pour un Chinois ce n’est pas la Nature pour un Occidental. Là, Marcel Conche se met un peu le doigt dans l’œil. Mais le retour à une philosophie naturaliste qu’il prône n’est que l’avatar d’une très longue tradition qui a vu de très nombreuses versions fort différentes de philosophie naturaliste, dont Clément Rosset fait le décompte dans son livre L’Anti-nature.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 12 h 40 min

Je sais bien, Bloom. Mais ici en Occident on dit Empire du Milieu. Relis Segalen. La Chine se pense comme un empire justement avec des velléités d’expansion qui ont été par le passé bien plus que des velléités. Et si le bouddhisme a fini par s’imposer en Chine, il a fait aussi l’objet d’une impitoyable répression vers le IX è siècle, après avoir été pourtant largement accepté. C’est aussi ça l’impérialisme chinois.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 12 h 36 min

Mais l’art de la convrsation a été inventé par les Occidentaux, Bloom ! Depuis les Romains jusqu’à l’âge classique en France notamment, où les traités de conversation ont fleuri. Je les relisais encore hier ou avant-hier, édités par Marc Fumaroli. Il n’y a qu’à lire les lettres de Pline le Jeune pour se rendre compte quel poids avait chez les Latins l’art de la conversation. Et le symposium grec ! Le Banquet de Platon, c’est un symposium, ne l’oublions pas. Toute la poésie lyrique grecque est née du symposium, qui est une libre conversation entre amis, comme c’est le cas dans Le Banquet pour célébrer le dieu de l’amour.

C’est le modèle d’ailleurs que reprend Rabelais dans son Prologue du Gargantua, avec le rôle éminent du vin, qui est, chez Rabelais, un moteur de la narration et pas seulement un élément de décor. Le vin a une fonction narrative qui a à voir avec l’ivresse des Muses et l’enchantement de la poésie et du monde.

D’ailleurs, Rabelais en joue : quand commence le récit de la guerre picrocholine, il débute son récit par la formule magique consacrée des contes : « En cestuy temps » (alors qu’il n’y a aucune référence temporelle précise dans le chapitre d’avant), l’équivalent du latin « in illo tempore » qui est la formule des mythes comme le rappelle par exemple Mircéa Éliade.

Rabelais veut recréer une littérature du Banquet, du symposium, du débat, de la conversation. C’est sa poétique. Face à l’obscurantisme de la Sorbonne et de la scolastique agonisante de son époque. Mais les phases d’agonie sont les plus dangereuses, c’est là que l’ennemi devient méchant et redoutable. Rabelais a senti le vent de l’imbécilité lui frôler ls oreilles et l’envoyer sur le bûcher, s’il n’avait pas bénéficier de la protection de deux hauts prélats qu’étaient les Frères du Bellay.

l'ombelle des talus dit: 27 juillet 2017 à 12 h 35 min

Bling, bling …

 » Notre époque est celle de la prise de conscience de l’unité humaine. Dès lors, il est temps que la philosophie accomplisse sa vocation à l’universalité. Comme la nature est cela seul qui s’offre avec évidence à tous les hommes, une philosophie œcuménique ne peut être qu’une philosophie de la Nature. Or, si l’on lit le Tao-te king avec, en pensée, la philosophie naturaliste des Grecs d’avant Socrate, celle, en particulier, d’Héraclite, on se trouve en pays familier, et l’on vérifie que les mêmes évidences essentielles s’imposent à tous les humains, à tous ceux du moins capables d’appréhender la Nature dans l’Ouvert.  » M.C [un autre]

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 12 h 34 min

« Les droits de l’homme ne sont pas l’Occident, mais la France des Lumières »

Un ovni tombé tout droit de la lune, Bloom !

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 12 h 31 min

On ne touche pas aux icônes marxistes, closer ! Chacun ses saints, pour Bloom, c’est saint Politzer, qu’il révère, n’hésitant pas à passer certains détails de sa vie sous silence !

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 12 h 27 min

Empire du Milieu,

PAYS du milieu, pas empire, Zhongguo; la France se dit Faguo, les US Meiguo etc.
On ne peut pas raisonner si on ne nomme pas les choses comme elles sont.
Les droits de l »homme ne sont pas l’Occident, mais la France des Lumières; en Espagne, c’est la limpieza del sangre, quand chez nous c’est le droit divin des rois etc etc.. Attali dit parfois des choses sensées mais là il déconne.
Que la Grande Révolution ait inspiré les volontés libératrices, certes. Jusqu’en Chine d’ailleurs. Anne Cheng situe le recentrement de la Chine sous les Ming, en cessant les expéditions maritimes, au milieu du 15e s, précisément au moment où l’occident « s’ouvre » et s’en va conquerir le monde;
Les Ming auraient été moins khons, ce blog serait peut-être en chinois.
Il n’y a pas d’essentialisme dans la formation des cultures, des évolutions, involutions, et des ruptures historiques….

closer dit: 27 juillet 2017 à 12 h 26 min

Avant de partager votre admiration pour Politzer, Bloom, j’aimerais savoir ce qu’il a pensé et fait, en tant que membre du Parti Communiste, entre le pacte germano-soviétique et l’invasion de l’URSS par les nazis.

Rien sur le sujet dans sa bio (comme on disait au PC) Wikipedia.

bob dit: 27 juillet 2017 à 12 h 24 min

 » son universalisme pensée comme tel, ainsi que sa méthode, la maïeutique socratique, »

trop d’humour tue l’humour

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 12 h 22 min

« On reconnaît bien là, Bloom, ta culture anglo-saxonne… L’efficacité, l’efficacité…! Toujours l’efficacité…! Mon Dieu, quel ennui ! Non, la pensée humaine c’est tout autre chose que l’efficacité ! »

Bien d’accord avec toi, WGG. D’ailleurs, en ces temps de marcronisme triomphant, de libéralisme pragmatique, j’ai proposé, pour la suite, un « Goût de la paresse » à mon éditrice. La réponse se fait attendre !

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 12 h 20 min

Mes pauvres enfants, vous confondez ce qu’il faut entendre par système philosophique abstrait (ex : la philosophie de Hegel) et ce qu’il faut entendre par spéculation pure (la maïeutique socratique). C’est pourquoi je ne discute plus avec vous ; vous êtes trop cons et trop malveillants et haineux en plus.

Victoria dit: 27 juillet 2017 à 12 h 18 min

Le Christianisme a vocation à être universel. Et l’Occident ultime se fonde dessus. Sinon il meurt.
C’est ce que n’a pas encore compris WWG avec ses grecs…

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 12 h 13 min

On voit bien qu’il y a eu des tentatives de sortir de cet ethno-centrisme occidental, qui est plus un malentndu qu’une réalité. Car, d’une part les valeurs occidentale se sont effectivement répandues sur toute la planète, même en Chine, et d’autre part les tentatives de relativisation de la culture occidentale (CLS avec ses Indiens, les Surréalistes avec le Pacifique Sud avec Leiris et une partie des écrivains américains comme Melvile dans quasiment toute son œuvre) ont été contredits par la diffusion planétaire des valeurs occidentale, ce qui correspond à son universalisme pensée comme tel, ainsi que sa méthode, la maïeutique socratique, dès le départ de l’envolée de la culture occidentale, où Grecs et Juifs, puis les Romains, leurs héritiers, ont joué un rôle essentiel.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 12 h 08 min

Mais non ! Le monde occidental se pense comme universel. À juste titre d’ailleurs, puisque’il a inventé, avec la philosophie grecque, l’universel. Les Hébreux et les Juifs ont inventé un autre universel, l’universel singulier, l’universel qui part d’en-bas mais pour s’étendre à toutes les cultures.

J. Attali dit que les Chinois se pense comme centre du monde asiatique, Empire du Milieu, alors que l’Occident se pense comme universel (les droits de l’homme). Il a tout à fait raison.

C’est pourquoi il dit, à mon avis à juste raison aussi, que l’avenir de la planète n’est pas du tout comme on le croit en Chine et en Inde, mais en Afrique. Il y a bien eu un « transfert de la culture » de l’est vers l’ouest (translatio studii, qui a fait l’objet de toute une littérature du Moyen-Âge jusqu’à l’aubed e la Renaissance), et ensuite au XIXè siècle pour y intégrer les Etats-Unis. Mais il n’y aura jamais de translatio à rebours vers l’est. C’est Attali (une fois de plus) qui voit clair dans le marc de café. Les Chinois travaillent pour les Chinois, pas pour le monde. Les Chinois ne seront jamais les gendarmes du monde comme l’ont incarné les Etats-Unis et encore pour une part aujourd’hui encore malgré le repliement des Américains à partir d’Obama, comme l’avait prévu à nouveau J. Attali. Il faut l’écouter, c’est notre prophète.

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 11 h 16 min

Ils se pensent simplement comme le centre du monde asiatique, c’est tout.

N’est-ce pas là un penchant du monde occidental qui est allé jusqu’à faire de sa culture et de sa civilisation un universalisme imposé au reste du monde, par la séduction &/ou la réduction?
Ce n’est pas seulement l’efficacité, ML, mais l’action sur le monde. Il manque certes pour faire simple un art de la conversation que peu de peuples, même occidentaux, pratiquent – se parler pour le seul bonheur de spéculer.
Avec l’âge, la pensée qui part d’elle même pour arriver à elle-même e fatigue, c’est un « construct » comme on dit en anglais, tu passes les concours et puis à autre chose, car c’est pour une partie un snobisme de la pensée. « La pensée nait de l’action et doit retourner à l’action », disait le grand Georges Politzer, magnifique juif et résistant assassiné par les Allemands. C’est une des rares maximes qui m’accompagne tant je la trouve frappée au coin de la plus haute justesse.
On n’a jamais fini d’apprendre le boulot de vivre. .

closer dit: 27 juillet 2017 à 11 h 13 min

« Il est des spéculations pures qui mènent à des idées utopiques, totalitaires. »

Entièrement d’accord avec PatV!

La confiance en des systèmes abstraits produits par la spéculation pure détachée des réalités est l’une des voies les plus sûres vers le totalitarisme.

Ce n’est évidemment pas un hasard si le pragmatisme anglo-saxon, que je révère, n’a jamais produit une pensée ni une pratique totalitaire significative dans les contrées où il règne…

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 11 h 01 min

Je m’en vais rassuré, voyant que d’autres ont pris le relais pour contrer les hénaurmités du gros crétin. C’est une grande joie. Merci.

Pat V dit: 27 juillet 2017 à 10 h 42 min

wgg confond l’ abstraction de la pensée avec une pensée spéculative – qui peut-être erronée – donc dénuée de vérité et irrationnelle.
Spéculer c’ est encore du domaine de la doxa.
Qu’ est-ce qu’ un spéculateur, ce terme dit bien toute la croyance qui en émane.

Pat V dit: 27 juillet 2017 à 10 h 31 min

 » La spéculation pure, c’est précisément ce qui empêche le totalitarisme, l’oppression de la dosa sur la rationalité, qui est le propre de tout régime autoritaire et au bout du compte totalitaire. » wgg.

Mais quel charabia!
Il est des spéculations pures qui mènent à des idées utopiques, totalitaires.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 10 h 28 min

Non, pas aussi bonne, parce qu’elle n’est pas et ne sera universelle. Par nature. Or, la pensée qui n’est pas universelle n’est pas la pensée. C’est une positivité de plus parmi tant d’autres c’est tout.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 10 h 26 min

Oui, mais si le Chinois peut les vendre c’est qu’avant l’Occidental l’a enculté. Sans encultage, pas de commerce, pas de positivité dans le monde. Les vrais acteurs du monde ce sont ceux qui fabriquent les cadres de la pensée pour pouvoir agir. Ce sont les enculteurs de spéculation. C’est Abélard au Moyen-Âge par exemple. C’est Pétrarque dans sa fameuse lettre sur l’escalade du mont Ventoux par exemple. C’est Einstein, qui permet aujourd’hui la géolocalisation. Qu’on ne comprenne pas ça m’a toujours rendu perplexe sur l’intelligence de mes con/génères…

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 10 h 22 min

T’es trop réducteur, Wiwi ! la pensée chinoise est au moins aussi bonne que la spéculation socratique….

Ne sois pas si binaire, tu vaux mieux que ça !

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 10 h 21 min

Là où l’Occidental grec, juif, autre, enculte les mouches à plaisir en y consacrant beaucoup de temps perdu, le Chinois les capture, les éduque, les vend….

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 10 h 17 min

« Bloom dit: 27 juillet 2017 à 9 h 43 min »

Très juste analyse de la différence énorme entre la pensée chinoise et la pensée occidentale. Pragmatisme opérationnel / Théorisation transendentale.

Ce sont deux mondes, deux modèles pensée/action complètement différents. Les mots doivent être définis dans les référentiels différents, sous peine de contre sens énormes …

Il n’y a pas de Lois de la nature ou de loi trancendante en Chine. Aucune recherche d’un dieu unique « personnalisé ».

Ce que dit Bloom est parfaitement vrai : cela recoupe ce que l’on sait par les contacts avec les indigènes de l’Empire du Milieu, lorsqu’on les connaît

Conclusion : dans mes bras, Bloom ! Que je vous hisse sur le piédestal du sage ! Soyons amis ! Au diable la tristesse d’avoir l’un tort et l’autre raison !

Chaloux dit: 27 juillet 2017 à 10 h 08 min

Aujourd’hui, Blabla va arriver à cloche-pied par la Chine, on conch_iera le Monde Diplomatique, qui contient pourtant souvent matière à réflexion, on discutera tout le jour des charmes de l’imposture, dans le cas d’un philosophe à linge blanc et à sombre conscience.
Sint ut sunt.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 10 h 04 min

On reconnaît bien là, Bloom, ta culture anglo-saxonne… L’efficacité, l’efficacité…! Toujours l’efficacité…! Mon Dieu, quel ennui ! Non, la pensée humaine c’est tout autre chose que l’efficacité ! La spéculation pure, ça c’est l’homme ! C’est comme ça que la pensée avance, la pensée tout court, comme la pensée mathématique. La spéculation pure, c’est précisément ce qui empêche le totalitarisme, l’oppression de la dosa sur la rationalité, qui est le propre de tout régime autoritaire et au bout du compte totalitaire. La spéculation pure, a maïeutique socratique c’est ça la Liberté, comme l’expliquait l’autre jour justement Jeanne Hersch, mise en ligne par closer, sa seule bonne action ces derniers temps…

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 9 h 54 min

Oui, je l’ai aussi le bouquin de Anne Cheng. En effet, c’est un panaroma remarquable de la pensée chinoise. J’ai sorti ces deux bouquins de mon fouilli pendant ces vacances à cause des élèves que je vais avoir l’an prochain, qui étudient la culture chinoise (du moins une partie d’entre eux) (pour que je ne paraisse pas trop ignorant…). Oui, je suis d’accord avec ce que tu dis, Bloom, sur la pensée chinoise. Les Chinois ne connaissent pas non plus cette aspiration à l’universel propre à la philosophie grecque. Il y a deux choses que les Chinois ne connaissent pas du tout, c’est un Dieu transcendant comme dans le Judaïsme et la philosophie à la manière grecque. Et ici en Occident, l’un va avec l’autre, l’un est parallèlme à l’autre, et l’un s’est même croisé avec l’autre chez Philon d’Alexandrie et à sa suite. Les Chinois n’ont pas ce goût de l’universel. Ils se pensent simplement comme le centre du monde asiatique, c’est tout.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 9 h 48 min

Ce qui est gênant (euphémisme pour répugnant) dans ce genr de presse, c’est le procédé de stigmatisation. On ne cherche pas à débattre d’idées, à faire de la saine critique, on cherche à humilier un personnage de la scène publique. C’est inacceptable. Cette presse-là se déshonore et déshonore le métier qu’elle prétend exercer. C’est tout simplement de l’inquisition. Et je suis tout à fait de l’avis de Bloom : ces prétendus journalistes de ce torchon sont tout simplement des frustrés. D’ailleurs, c’est ce que me disait mon ancien prof Pierre Aron, qui connaissait fort bien I. Ramonet, qui était un de ses anciens collègues. Ce sont des frustrés qui se vengent, c’est tout, ça ne va pas plus loin que ça ! Un peu comme ici.

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 9 h 43 min

La Chine, comme les Anglais, se méfie de l’abstraction. Si abstraction il y a, il faut qu’elle débouche sur de l’action (ou de la non-action). La philisophie chinoise, dont Anne Cheng donne un panorama fouillé époustouflant (points Seuil), est matérialiste avant tout, même si elles s’accommode fort bien de prédictions, de superstitions, de sainte trouille des fantômes, etc. C’est une philosphie de l’action, pour moi la seule qui vaille, à la Marc Aurèle, Freud ou Politzer.
La métaphysique est une perte de temps. Métaphysique le plus loin possible, merci, comme on disait en Khâgne.
Une partie de la philosophie chinoise (le confucianisme, le bouddhisme du Budai repu et replet, voire certains versants du légisme) m’évoque ce que disait ce paysan irlandais à propos des fées: évidemment que je ne crois pas aux fées, voyons. Mais je sais qu’elles sont là.

closer dit: 27 juillet 2017 à 9 h 36 min

De Cornelius Castoriadis sur BHL (à propos d’une polémique entre BHL et Vidal Naquet sur « Le Testament de Dieu »):

« Dans la réponse de l’auteur (BHL), on retrouve un bon échantillonnage des procédés de la fourberie stalinienne. Pris la main dans le sac, le voleur (BHL) crie au voleur. Ayant falsifié l’Ancien Testament, il accuse Vidal-Naquet de falsification à ce même propos, et à ce même propos il se refalsifie lui-même (prétendant qu’il n’a pas écrit ce qu’il a écrit et renvoyant à d’autres pages qui n’ont rien à voir). On retrouve aussi les mêmes procédés d’intimidation : voyez-vous, désormais, relever les erreurs et les falsifications d’un auteur relève de la «délation», du «rapport de police», du «caporalisme savant» et des tâches de «procureur». (Ainsi, Marchais engueule les journalistes : «Messieurs, vous ne savez pas ce qu’est la démocratie….etc, etc ».

On pourrait rechercher aussi les commentaires de Raymond Aron sur L’Idéologie Française et rappeler l’incroyable « affaire Jean-Baptiste Botul ». Sans compter les articles cités par le Diplo mis en lien par lvdb. Bien que torchon, le Diplo ne peut pas citer que des fakes…

On peut se tromper de temps en temps quand on travaille beaucoup sur tout et que l’on dort 4 heures par nuit. Mais devant une telle accumulation d’impostures, il est devenu impossible de prendre au sérieux quelque bouquin que ce soit de BHL puisqu’il faudrait le faire relire systématiquement par un spécialiste de la question traitée pour débusquer toutes les erreurs et falsifications qu’il contiendra nécessairement.

Widergänger dit: 27 juillet 2017 à 9 h 32 min

Pour qui s’intéresse à la Chine, chez Armand Colin il y a le gros ouvrage de Jacques Gernet : Le monde chinois. Toute l’histoire détaillée de la chine. À la suite des commentaires de JC hier, je l’ai regardé. Les chinois sont eux aussi de grands mathématiciens, mais leurs savoir est venu par la route de la Soie de l’Occident. Ensuite ils l’ont développé de manière autonome et parfois remarquable. J. Gernet indique ainsi l’emploi d’algorithmes dans la grande période de l’invention mathématiques (XIè-fin XIIIè) puis sous l’occupation mongole (fin XIIIè-XIVè s.). Les Chinois emploie le zéro au moment où il apparaît dans le monde arabe (1247). Mais même la philosophie chinois n’a rien à voir avec ce qu’on appelle ici « philosophie », qui est la recherche de la vérité, avec la méthode socratique, la « maïeutique ». L’idée qu’il y a une vérité à rechercher (qu’est-ce que le Beau, le Bien ? Qu’est-ce que l’Amour ?) est une invention proprement socratique. C’est d’ailleurs très parallèle à l’invention de la Vérité dans le Judaïsme de la révolution de l’époque du roi Josias, à la fin du VIIè siècle avant J.-C. Pour les sophistes, le concept de Vérité n’existe pas. Ce sont avant tout des Rhéteurs qui prétendent que toute vérité est démontrable ; ils recherchent avant tout les outils rhétoriques propres à persuader, à convaincre un auditoire ; ils recherchent l’efficacité. Cela n’a rien à voir avec le savoir absolu de la philosophie qui est savoir sans objet véritable, savoir de rien, savoir en tant que tel, comme l’explique fort bien Jean-Claude Milner dans Le Juif de savoir. C’est l’idée précisément que défend encore Heidegger en 1933 dans son fameux discours de Rectorat de Fribourg.

renato dit: 27 juillet 2017 à 9 h 13 min

De Svetlana Alpers voir Rembrandt’s Enterprise: The Studio and the Market, Chicago: University of Chicago Press, 1988.

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 9 h 04 min

Son acteur principal et ses très nombreux complices. »

Bizarre, acteur & complices ne semblent pas appartenir au même registre. Le délit d’opinion est déjà contenu dans la formulation – le malfrat & ses complice etc.
Le Monde diplo, comme je l’ai écrit à son rédac chef dont la réponse ne m’a pas convaincu, c’est un mentalité Vichyssoise de gauche, c’est un cercle d’indics d’une bien-pensance qui a mené des millions au massacre…
Ceux qui ont fait l’éloge de l’Ortega révolutionnaire ont étrangement oublié de s’étonner de son virage catho intégriste; les crimes du castrismes les ont à peine troublés; ceux qui voyaient dans Khomeni l’avenir de la révolution des damnés de la terre ont du bout des lèvres (I.Ramonet) critiqué la fatwa contre Rushdie.
Et tutti frutti..
C’est la mouvance mouvante qui glisse vers les abîmes d’où nous ont salis les Doriot, Déat & Bergeret.
Triste feuille de chou tout juste bonne à nourrir les appétits d’ogres frustrés.

renato dit: 27 juillet 2017 à 9 h 01 min

J’ai bien dit « comme bon lui semble » ou pas ? C’était à 8 h 39… tenir en compte l’exemple donné ne coûte rien. D’ailleurs, avant la gale nationaliste la pluralité était mieux considéré, puis, chacun etc., etc.

JAZZI dit: 27 juillet 2017 à 8 h 58 min

« lui disant en substance qu’elle était trop tout, trop occupée, trop exigeante et surtout trop mariée… »

Et surtout trop c.onne, Bloom !

closer dit: 27 juillet 2017 à 8 h 53 min

Merci Christaine.
Je profite de l’occasion pour signaler ma déception à propos d’un film retraçant la vie de Rembrandt à partir de son arrivée à Amsterdam, « Rembrandt fecit » une reprise de 1977. Très peu de chose sur sa vie de créateur. Il n’est pratiquement question que de sa vie domestique et sentimentale avec sa femme et ses deux « servantes maîtresses » successives. Certes des belles images (des clair obscurs à foison évidemment), mais un ennui écrasant pendant tout le film. Le spectateur qui ne connaîtrait pas Rembrandt se demanderait pourquoi on parle encore de lui des siècles après sa mort, tellement sa dimension de peintre de génie est peu évoquée!

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 8 h 50 min

Voir les choses autrement est beaucoup plus sain que de croire qu’il y a une façon unique de voir les choses.

Je ne vois pas où est l’aberration de croire à la pluralité de ce qui est, c’est à dire n’est pas vraiment.

renato dit: 27 juillet 2017 à 8 h 39 min

Voyons, X mère Suisse, père Syrien, parents adoptifs Californiens de confession luthérienne ; voir les choses autrement n’est qu’une aberration, après chacun voit le monde comme bon lui semble.

Je suppose que tout le monde sait qui est X !

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 8 h 33 min

Chez nos frères Ricains, il vaut tout de même mieux être blanc, discours de Martin Luther King ou pas ….

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 8 h 11 min

« Ce n’est que avec l’aberration des nationalismes que les gens ont perdu le sens des choses, etc. »

Ils n’ont pas perdu le sens des choses, eux ou d’autres, ils voient les choses autrement…

renato dit: 27 juillet 2017 à 8 h 00 min

On trouve les premier exemples de pâtes chez les Chinois, ou néolithique ; puis dans les rues de Rome ; mais il s’agit d’un produit qui vieillit rapidement — 1 jours, parfois 2, pas plus. À un moment les Chinois trouvent un procédé pour donner aux pâtes un plus longue vie, 4 semaines ; ce sont celle que, via les marchands Arabes, arrivèrent en Sicile où grâce au blé dur virent le jour les pâtes modernes. Ce n’est que avec l’aberration des nationalismes que les gens ont perdu le sens des choses, etc.

la vie dans les bois dit: 27 juillet 2017 à 7 h 42 min

« Par conséquent, plutôt que de s’obliger à commenter chaque année cet invraisemblable tintamarre qui a pour mérite involontaire de rappeler à intervalle régulier le caractère mafieux de la critique « littéraire » en France, « Le Monde diplomatique » a préparé un dossier… en construction. Davantage que sur un personnage relativement accessoire, il espère informer ainsi sur un épiphénomène significatif de la vie intellectuelle. Son acteur principal et ses très nombreux complices. »
http://www.monde-diplomatique.fr/dossier/BHL

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 7 h 42 min

… si on peut plus rigoler entre amis de blog ! … alors, la vie devient triste !…. on déprime…on souffre… on picole… on hait au lieu d’aimer… on s’expatrie à Porquerolles ….l’enfer !

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 6 h 48 min

Tiens, j’ai vu un hyène en liberté pour la première fois il y a quelques jours: portrait craché de Kampa Nella. Craché au sens propre tant la g.eule de la bête dégouline de salive comme lui de coms qui tachent.
Arielle comme pierre Dombasle, « a consummation devoutly to be wished », Vi-C(i)é (= vieux khon de jissé, en quechua).

JC..... dit: 27 juillet 2017 à 6 h 24 min

Bloom a raison ! BHL le Chemisier Blanc fait un effet terrible sur les femmes et les hommes.

A cause de lui, j’ai baptisé mon cochon rose, Botul, ma femme de ménage, une portugaise sombre de peau, bien poilue et bien courte, Arielle.
Ma hyène, elle, répond au joli nom de Bloomie…

Petit Rappel dit: 27 juillet 2017 à 3 h 26 min

Je ne sais pourquoi, un souvenir de Pierre Boutang lors d’une soutenance de thèse platonicienne ou le Banquet était fort mal traité:

« Votre Platon, Monsieur, est un Platon de Carnaval! »

Merci, W, de raviver mes souvenirs.
MC

Bloom dit: 27 juillet 2017 à 2 h 19 min

Baroz, je me souviens de BHL au téléphone avec une personne située à des milliers de kms de là (on était à Dacca), lui disant en substance qu’elle était trop tout, trop occupée, trop exigeante et surtout trop mariée… Tu n’as pas idée de l’effet qu’il produit encore sur les femmes et hommes, ici et ailleurs.

Kloser Barbie, j’aurais pu préciser que BHL ne dort que 3/4h par nuit. Et que ceux qui bossent avec lui sur une longue période doivent tenir le rythme. Les « savants » savent ça, bien sûr.

Giovanni Sant'Angelo dit: 27 juillet 2017 à 0 h 55 min


…ce blog, est trop, un Water-closet,!…à mon avis,!…

…et, je ne suis pas,!…un détergent, our autre Mr Propre,…

…çà tourne, comme avec des questions-réponses  » préparées d’avance,!…
…avec des lignes de conduites, qui parachèvent, toutes les connivences d’états et de commerces & d’esprit,…

…afin, d’aboutir à une  » doxa ‘, de déterminismes de simple endoctrinements, pour faire  » barrages à toutes les vérités, à abstruées, et dormir, tranquille, …avec toutes les misères sous les tapis,!…
…en ce sens, ne pas, faire son contraire, ou son contrepassant de haute-ligne,!…

…les commentaires,!…^pour se faire débaucher, par les représentants, de tout les loobbyins en cours, et ses tenants  » moreaux,…lignes en continuations, à juxtaposer, des perpétuelles développements de schismes, contre la liberté des peuples à vivre d’eux-même,!…
…des mafias occultes d’intellos des Cinéma,!…of course,!…
…Bip,!Bip,!…suivants,…

christiane dit: 27 juillet 2017 à 0 h 20 min

Closer,
le 18/07 à 10h49, vous citiez Jeanne Hersch, sur Saint-Augustin, explorant cette part de néant, ce vide entre le réel et ce que l’on cherche, entre le bien et le mal, entre l’homme et Dieu. Vous aviez évoqué cela également pour l’écriture de Borges, je crois. J’ai contemplé ces jours-ci des panneaux de Rembrandt. Tout se passe comme si une force intérieure faisait craquer les contours, presque un vide sombre et mystérieux, quelque chose en suspens entre ce qui est représenté et ce qui ne l’est pas encore ou ne le sera pas dans un clair-obscur et un rayonnement si intenses. Une peinture apparemment inachevée. C’est la même approche que pour certaines écritures. Cet écart entre ce qui est écrit et ce qui sourd entre les lignes, indicible. On entre là par effraction pour affronter l’inconnu, l’invisible, l’infini.

et alii dit: 26 juillet 2017 à 22 h 25 min

un colloque
Méditerraner
Lundi 18 septembre 2017 | Pensée | Appel à contribution
Comment pouvons-nous incorporer son legs pour construire une relation au monde actuel. Plutôt que d’en faire un concept ou une marque, que la langue en fasse un verbe.

closer dit: 26 juillet 2017 à 21 h 38 min

Le mont Sinaï en méditerranée, WG?

Révise ta géographie!

« Le mont Sinaï est situé au Nord-Est de l’Égypte, dans le gouvernorat du Sinaï Sud, au niveau de la pointe sud de la presqu’île du Sinaï, à 50 kilomètres des côtes de la mer Rouge »

Victoria dit: 26 juillet 2017 à 21 h 36 min

Deux suspects sont accusés d’avoir battu à mort un homme de 25 ans, à qui ils reprochaient de faire trop de bruit lors d’une fête dans son appartement.

Mort car il faisait trop de bruit. Deux individus sont soupçonnés d’avoir mis à mort un homme de 25 ans à Saint-Laurent-de-la-Salanque (Pyrénées-Orientales), à qui ils reprochaient d’être trop bruyant, rapporte Le Parisien.

La scène remonte au 8 juillet dernier. La victime avait organisé une soirée dans son appartement. Au programme: musique, jets de pétards et disputes alcoolisées. Excédés par le bruit, deux hommes sont entrés de force dans l’appartement avant de frapper la victime, laissée au sol. Selon Le Parisien, un ami de la victime a également subi des violences et a été menacé de représailles.
Hémorragie cérébrale

Ce proche a finalement appelé les secours cinq heures plus tard. « Les pompiers ne pourront que constater le décès de la victime à leur arrivée », glisse au quotidien une source proche de l’affaire. Une autopsie a révélé que le jeune homme a succombé à une hémorragie cérébrale.

Interpellés la semaine dernière, deux suspects auraient reconnu les faits et expliqué ce déchaînement de violence par le tapage nocturne. Ils ont été mis en examen pour meurtre, tandis que deux autres personnes arrêtées ont été libérées, dans l’attente d’une convocation judiciaire. (L’EXPRESS)

Triste fait divers, symptomatique de notre époque où le citoyen lambda, poussé à bout par les incivilités, l’inadaptation des lois et l’insuffisance des effectifs de police, commet l’irréparable en se faisant justice lui-même.
Jusques à quand ignorera-t-on autant l’une des sources les plus fréquente de stress et de dépression : le bruit, et notamment celui causé par l’incivilité ?

JAZZI dit: 26 juillet 2017 à 21 h 14 min

« BHL est quand même agrégé de philo et ancien élève de Normale Sup »

Certes, WGG, mais on est bien loin de ce vilain satyre de Socrate, qui avait tous les plus beaux garçons d’Athènes à ses basques !

Widergänger dit: 26 juillet 2017 à 21 h 04 min

Je ne l’ai pas encore dit, mais j’aurais pu le dire, parce que le mont Sinaï où c’est sinon en méditarrannée, gros malin ? Ah mais on a à faire à de sacrés oiseaux ici. BHL est quand même agrégé de philo et ancien élève de Normale Sup, au cas où vous l’auriez oublié. Mais je sais bien qu’avec des oiseaux dans votre genre — la revanche des nuls — plus rien n’a de sens…

la vie dans les bois dit: 26 juillet 2017 à 20 h 47 min

pendant ce temps-là…

« La police asperge presque quotidiennement les migrants, ainsi que leur nourriture, l’eau ou encore les couvertures et les vêtements, a alerté Human Rights Watch (HRW) mercredi dans un rapport. « Cet usage répété et abusif de sprays au poivre (…) ne semble avoir d’autre objectif que de harceler les migrants », ajoute le rapport. /Photo prise le 1er juin 2017/ »
https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN1AB0F6-OFRTP

la vie dans les bois dit: 26 juillet 2017 à 20 h 31 min

« La science n’est pas pour moi, et bien d’autres, réductible à la seule abstraction mathématique géométrique qui, à cet égard, « avantage » les Occidentaux. »

On ne sait pas trop ce qu’il y a derrière ce mot « science ». Largement tributaire de nos jours, de l’informatique.
Il est illusoire de faire des anachronismes géographiques, autant qu’historiques. Sans cette « science », toute notre sois-disant civilisation s’effondrerait, comme le pensent certains.

la vie dans les bois dit: 26 juillet 2017 à 20 h 18 min

Il ne s’agit pas tant de comprendre que bhl est un charlatan sur le plan de ses idées, délirantes, comme avait essayé de le démontré P. Vidal-Naquet, il y a bientôt 40 ans, et d’autres après lui, remember Botul ? que de comprendre comment ce charlatan a pu surfé sur la vague médiatique, de ses mises en scènes télévisées sur scènes de guerre, jusqu’aux officines présidentielles, en passant par des salles de rédaction, comme celle de l’Obsolète.

Bloom dit: 26 juillet 2017 à 19 h 46 min

des gens infiniment plus savants que moi…
=
L’emploi de l’adjectif « savant » laisse rêveur…mais que savent-ils au juste?
Beaucoup de semi-ratés chez ces « savants » au petit pied et à l’invective facile. Quand il auront pris quelques risques hors de leur bureaux feutrés, faites-nous le savoir.

JC..... dit: 26 juillet 2017 à 18 h 40 min

Quittons nous sur un rappel nécessaire !

Le déterré ADN à moustaches intactes, peintre en maniement, nous l’a dit : le Centre du Monde, c’est la gare de Perpignan.

bob dit: 26 juillet 2017 à 18 h 23 min

WG n’a pas encore dit que la méditerranée a été choisie (par dieu) comme centre du monde et de toutes les inventions importantes

Widergänger dit: 26 juillet 2017 à 18 h 10 min

La science est fondé sur l’abstraction mathématique. Mais elle est loin d’y être réductible bien évidemment. Un simple malentendu sans doute, JC.

bob dit: 26 juillet 2017 à 18 h 02 min

JC….. dit: 26 juillet 2017 à 17 h 53 min
oui mais wg a besoin de croire qu’il a raison sur tout
Le laisser dire
(pas de temps à perdre)

JC..... dit: 26 juillet 2017 à 17 h 53 min

La science n’est pas pour moi, et bien d’autres, réductible à la seule abstraction mathématique géométrique qui, à cet égard, « avantage » les Occidentaux.

Ce qui autorise ces derniers à gonfler les biceps et ainsi mettre les Chinois et les Hindous au second plan.

Ce qui est bien pratique !

Lucienne dit: 26 juillet 2017 à 17 h 46 min

au secours ! quelqu’un peut il faire quelque chose: mon patron Nella le Nullard fait une crise de délirium très gros, vite svp

closer dit: 26 juillet 2017 à 17 h 46 min

Je ne raconte aucune fadaise sur BHL, Bloume.

Comme d’autre, je ne fais que citer des faits établis par des gens infiniment plus savants que moi…Quant à mon hypothèse sur son « processus de création », vous en faites ce que vous voulez.

l'ombelle des talus dit: 26 juillet 2017 à 16 h 40 min

Germanic … Pour remettre deux thunes dans le bastringue :

Martin Heidegger’s 1934–1935 lectures on Friedrich Hölderlin’s hymns « Germania » and « The Rhine » are considered the most significant among Heidegger’s lectures on Hölderlin. Coming at a crucial time in his career, the text illustrates Heidegger’s turn toward language, art, and poetry while reflecting his despair at his failure to revolutionize the German university and his hope for a more profound revolution through the German language, guided by Hölderlin’s poetry….

Delaporte dit: 26 juillet 2017 à 16 h 22 min

Le discours de Mgr Lebrun, évêque de Rouen, n’était pas mal non plus, avec cette envolée lyrique, message éternel de l’Eglise :

« Jésus vient restaurer la fraternité, véritable dignité des êtres humains. Il l’a fait au prix de son sang qui crie plus fort que le sang d’Abel pour appeler à la fraternité. Le sang du Père Jacques Hamel est de la même composition que le sang de Jésus ; il crie avec tous les martyrs. Il appelle à la fraternité, sans exclusion, comme en témoigne le rassemblement de ce matin. »

Widergänger dit: 26 juillet 2017 à 16 h 17 min

Ce n’est parce que les Chinois ont inventé la poudre qu’ils auraient inventé la science. Il y a des techniques en Chine, comme en Angleterre à l’âge du bronze. Cela n’en constitue pas pour autant la science qu’implique Platon quand il dit : nul n’entre ici s’il n’est géomètre. La philosophie est l’abstraction même. Pas de philosophie en Chine non plus. L’abstraction philosophique est le propre de la Grèce. Elle présuppose la notion de vérité. On la doit à Socrate.

Widergänger dit: 26 juillet 2017 à 16 h 13 min

Non, aucune science en Chine à l’époque de Thalès. Par science il faut entendre l’abstraction d’ordre mathématique. C’est ici qu’elle est née.

JC..... dit: 26 juillet 2017 à 16 h 11 min

N’hésitons pas à conseiller aux lecteurs amoureux de ces connaissances utiles qui permettent de briller au camping des Flots Bleus, l’ouvrage ancien de Joseph Needham « La science chinoise et l’Occident » chez Seuil/Points/Sciences.

JC..... dit: 26 juillet 2017 à 16 h 00 min

Même du temps de Voltaire, on pouvait penser comme lui que Inde et Chine sont les lieux du monde où naquirent des segments entiers de ce que l’on nomme les sciences.

C’est un peut trop ethno-centré de dire que la science fut « inventée » en Méditerranée : on est pas loin de la propaganda des petits hommes rieurs de la mer partagée….

Widergänger dit: 26 juillet 2017 à 16 h 00 min

Le commerce était déjà européen à l’âge de bronze : métaux, tissus. Une véritable industrie textile européenne dès l’âge de bronze. Des milliers de vêtements ont ainsi été vendu fabriqué en Angleterre à travers toute l’Europe. L’Europe n’est pas une idée neuve !

Chaloux dit: 26 juillet 2017 à 15 h 54 min

« La science »… Il parle de ça comme les pages enfants de la veillée des chaumières… Mais quel godichon, ce Blabla…

Widergänger dit: 26 juillet 2017 à 15 h 50 min

J’ai relu justement Le Banquet de Platon la nuit dernière. Et y relire l’éloge de Socrate à la fin, qu’imite Rabelais dans son prologue de Gargantua. Quel texte magnifique, Le Banquet, quand même ! Toute la partie sur l’immortalité l’est aussi. Il évoque même l’idée de créer une loi interdisant la pédophilie, c’est très moderne en plus.

Il y a un autre beau texte sur l’amour, c’est le texte de Marcel Conche dans son essai sur L’amour et autres essais.

Widergänger dit: 26 juillet 2017 à 15 h 45 min

Comm d’habitude, vous lisez mes commentaires à peine ou très superficiellement.

Je n’ai pas parlé de la civilisation, c’est parlé de la naissance de l’homme et de la science.

La science n’est certainement pas née ni en Chine ni en Inde, que je sache !

La civilisation est une très ancienne civilisation. Mais elle n’a pas inventé l’abstraction mathématique. C’est un fait grec, méditerranéen. Mais même s’il avait été un fait africain ou asiatique, il aurait eu lieu dans le bassin méditerranéen, l’endroit où tout est né sur la terre. C’est un fait incontournable, objectif. Et CLS peut aller se rhabiller avec ses indiens d’Amazonie, si passionnants soient-ils. Ils n’inventeront jamais le théorême de Thalès.

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