de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Le triomphe du roman sans fiction

Le triomphe du roman sans fiction

Je n’est pas toujours un autre. Il arrive qu’il s’affirme clairement comme étant l’auteur et nul autre. Ainsi le pacte de lecture est-il clairement établi qui nous dispense de chercher à retirer les masques superposées sur le visage de celui qui signe de son propre nom en haut de la couverture. Le genre n’est pas nouveau. Les Américains l’ont brillamment illustré du Truman Capote de De Sang-froid (1966)   ) au William T. Vollman de La Famille royale , en passant par le Norman Mailer du Chant du bourreau (1979)

Qu’il s’agisse de comprendre le passage à l’acte existentiel de meurtriers, la prostitution, la misère et la violence sociale ou l’angoisse du condamné à mort   ,ils réinventent la réalité, s’autorisent à créer des histoires en ajoutant au réel l’invérifiable et l’imaginaire. Le vrai y côtoie l’invraisemblable jusqu’à susciter de sérieux doutes chez le lecteur ; mais c’est fait avec une telle habileté, à seule fin de produire une vérité romanesque tellement plus troublante pour nos consciences que l’exactitude, qu’il ne se demande même pas si c’est du lard ou du cochon. Le suédois Per Olov Enquist avait poussé l’expérience jusqu’à son paroxysme documentaire en truffant L’Extradition des Baltes (1985) de rapports d’instruction, ce qui ne manqua pas de déstabiliser le lecteur incapable de démêler le vrai du faux, le but recherché.

Les Espagnols s’en sont récemment emparé au point de lui donner ses lettres de noblesse. Il est vrai qu’ils prennent leur élan de loin puisque Don Quichotte demeure un absolu de la catégorie. Javier Cercas en est le meilleur représentant, des Soldats de Salamine à L’Imposteur (2015) en passant par Anatomie d’un instant. Trois grands romans en prise avec l’histoire immédiate de son pays plombée par le spectre de la guerre civile. Ils ont en commun de participer d’un genre qui convoque, cannibalise et absorbe à son profit le meilleur des autres genres : le roman traditionnel, le récit littéraire, la chronique au cœur de l’essai, l’enquête historique, les techniques du scénario, l’art du portrait, l’interview et l’investigation journalistiques…IMG_8528

Un vrai pot-au-feu littéraire que ce néo-réalisme historique. Mais l’originalité tient à ce que l’auteur en est au fond le personnage principal. Foin d’autofiction ! Il ne s’agit pas d’un vain et complaisant « racontage de mézigue » mais d’un impératif romanesque gouverné par un changement de focale : si l’auteur et le narrateur se confondent à ce point, c’est que l’économie du récit, le point de vue, le parti pris l’exigent afin de rendre un son différent et de provoquer d’autres émotions chez le lecteur. Tel un peintre plantant son chevalet en plein dans le paysage qu’il s’apprête à restituer à sa manière, l’écrivain se retrouve de plain-pied dans le motif. Pas sûr pour autant qu’il reprenne l’avertissement de Jean-Philippe Toussaint dans son dernier livre Made in China, sur ses aventures chinoises avec son éditeur local devenu un ami : 

« Même si c’est le réel que je romance, il est indéniable que je romance »

En France, Emmanuel Carrère, Laurent Binet et Yannick Haenel ont témoigné par leurs livres d’un tel engagement personnel. L’accueil critique et public fut à la hauteur des ambitions du Royaume, de HHHhH et de Jan Karski. Mais depuis quelques années, deux autres auteurs, que l’on retrouve en cette rentrée 2017, creusent à nouveau ce même sillon prometteur, chacun développant sa manière de laisser la fiction s’épanouir dans les zones d’ombre de l’Histoire, mais dans un même esprit.

Le premier s’appelle Philippe Jaennada. On commence à le connaître : il s’empare d’un grand fait divers, entre dans un profond processus d’imprégnation (archives, rencontres, repérages in situ) et en émerge en un peu plus de 600 pages alertes, colorées, vivantes qui nous entrainent à sa suite partout où ça s’est passé. A noter sa marque de fabrique : le culte de la digression entre parenthèses, plusieurs par pages, le plus souvent des apartés d’un humour irrésistible car il y commente personnellement la situation. Et dire que ce monomanique du détail ose affirmer page 270 :

« Je ne vais pas entrer dans les détails, sinon je suis foutu, mais il a réussi à détourner 239 millions de francs » !

La Serpe (633 pages, Julliard), titre du dernier, est l’arme du crime atroce perpétré en 1943 sur le père, la tante et la domestique. Un mobile et pas d’alibi, le fils Henri Girard est le coupable tout désigné. Un bouc-émissaire idéal emprisonné durant les dix-neuf mois d’enquête avant d’être acquitté. Un sacré tempérament que ce personnage : il se retrouvera à nouveau en justice des années après pour son soutien à la cause algérienne. Georges Arnaud fut aussi, et ce n’est pas secondaire, un écrivain à succès très goûté des cinéastes, auteur chez Julliard notamment du Salaire de la peur, du Voyage du mauvais larron, de Prisons 53, des Aveux les plus doux (à ne pas confondre avec Georges J. Arnaud, le romancier de science-fiction, non mais !). Le temps a passé et l’on n’a jamais retrouvé les coupables ni les documents volés ; il est vrai que la piste la plus sérieuse remonte aux services secrets de Vichy. Philippe Jaennada avait au départ l’ambition d’écrire « un roman policier, un truc sanglant, de résoudre une énigme ». Il a échoué sur ce plan là mais en a ramené une sorte de livre, épatant comme l’étaient ceux qu’il avait consacrés à Bruno Sulak et Pauline Dubuisson, des cas eux aussi, comme l’auteur, qui ne dépare pas dans l’étrange galerie de personnages de La Serpe.

IMG_8702Avec Taba-Taba (429 pages, 20 euros, Seuil), Patrick Deville se place lui aussi au centre de l’action et les lecteurs de Pura Vida, Equatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra, Viva ne s’en plaindront pas. Car c’est bien lui qu’ils viennent d’abord retrouver, ce nonchalant au long cours à la cigarette blasée, épris de voyages et de rencontres, de petits hôtels et de bars à la lumière faiblarde. Lui aussi dit Je, mais lui non plus sans se pousser du col, sans la ramener, ménageant des effets de réel pour mieux raconter la vie des gens. Sa quête, âpre, touffue, d’une richesse parfois étourdissante, est truffée d’histoires, de lettres, de souvenirs de lecture, de paysages, d’adresses, de maisons, de rues, de villes, surtout de villes, car il les aime et de toutes tailles. Ce qui donne une forte densité urbaine à son récit et l’inscrit dès l’entame dans l’épaisseur de l’Histoire, en bordure de Loire, dans les années 60.

Il part d’un Lazaret et de chez les fous, près de l’embarcadère de Mindin pour Saint-Nazaire, pour dérouler un ruban qui nous amènera à peu près partout, de Saint-Brévin-l’Océan à Managua, au cœur de l’Afrique sur les traces de l’infernal colonne Voulet-Chanoine et au bar de l’hôtel Lutetia à Paris, accoudé à la camionnette de la Friterie Jacqueline du côté de Sedan et dans la zone de Longuyon parmi une famille qui en est à sa troisième génération de chômeurs, parfois pour des retrouvailles avec ses héros des livres d’avant, comme quoi on ne se débarrasse jamais de ses fantômes (pareil pour Jeanada). Il recherche quelqu’un mais c’est lui qu’il finit pas trouver, et jamais loin de lui une présence amoureuse évoquée par une infinie délicatesse.

Comme Javier Cercas et Antonio Munoz Molina dans Comme l’ombre qui s’en va (2016), Jaenada et Deville donnent à voir la texture du réel en nous embarquant dans leur enquête, dans l’atelier de l’artiste, au cœur de son incertain bricolage. On se laisse faire car, à les suivre de livre en livre, on se sent désormais membre de leurs familles de papier au titre de simple lecteur. Ce qui crée une forme d’intimité. En éclatant les formes traditionnelles du récit par la fragmentation des genres et leur hybridation, ils accordent la vieille naïveté de la narration romanesque à la forme labyrinthique de toute enquête, ainsi que le suggérait Robert Musil. Mais comment l’appeler désormais ce genre que le quotidien madrilène El Pais consacre comme un mouvement de « la transparence littéraire » ?

Agnès Delage, maitre de conférences à Aix-Marseille qui travaille sur ce phénomène, préfère parler de « roman historien ». Il y a un demi-siècle, Capote appelait cela « un roman de non-fiction » et l’on n’oubliera pas que le titre de son grand livre était complété par « récit véridique d’un meurtre multiple et de ses conséquences ». Pour Javier Cercas, il s’agit de « roman sans fiction ». Pourtant, l’enquêteur Modiano dans sa quête de Dora Bruder n’en est pas car il entretient un rapport trop onirique avec l’Histoire. Outre qu’il agit sur l’action en personnage principal, le romancier sans fiction, lui, en sus des pures jouissances littéraires qu’il nous procure, fait aussi œuvre de contre-historien, excusez du peu.

(« Kafka. Une biographie. Basé sur des faits réels » illustration D.R. ; photos Passou)

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commentaires

690 Réponses pour Le triomphe du roman sans fiction

shum vremeni dit: 8 octobre 2017 à 7 h 20 min

« Je ne vais pas entrer dans les détails, sinon je suis foutu, mais il a réussi à détourner 239 millions de francs » !
Comme ça fallait écrire : « J’vais pas te seriner avec la détaillation, mais l’a quand meme chourré 300 briques lourd! » et on aurait eu un San-Antonio potable

christiane dit: 13 septembre 2017 à 8 h 46 min

M.Court – 19h12
Vous écrivez : « On n’en revient au mot de Heine « qui donc défendra Meyerbeer après sa mort? » Et l’on se dit que les qualités de composition, d’accord des couleurs, et de dessin, ne sont peut être pas si vaines, pour être si peu prisées des nouveaux pompiers de l’Avant Garde rétrogradés de la peinture d’Histoire à celle, combien grisante, de leur petit moi. »
Pourriez-vous préciser votre pensée ? Giacomo Meyerbeer a été vivement critiqué et rejeté par les musiciens de son époque, en particulier Wagner. Son identité n’y était pas pour rien ! Mais Heinrich Heine y a aussi participé. Dans la Gazette d’Augsbourg, il l’accuse même d’être un faussaire :
« (…) À mon grand étonnement, j’appris que Meyerbeer avait acheté en Italie les compositions de quelques musiciens nécessiteux, et qu’il en avait fabriqué des opéras qui étaient tombés, parce que le fatras qu’on lui avait vendu s’était trouvé trop misérable. »
Alors que signifie votre rappel ?

renato dit: 13 septembre 2017 à 8 h 07 min

Tout objet nous parle de celui qui l’a conçu ; de ceux qui en ont fait usage, des moments glorieux ou pas de leur histoire — splendeur et décadence — ; apparitions imprévues de la mémoire, qui soient basés sur des faits réels ou pas, d’autres nécessitées anthropologiques entrent en jeu : voir et cueillir des instants thématiques. L’individuation de ces instants devrait être la seule raison d’être d’une autobiographie (Nabokov, cité de mémoire, écrit moments thématiques, mais instants me semble mieux adapté à l’environnement) ; Flaubert parle de « produire l’être » et renvoie à « une opération de soi sur soi à travers laquelle l’être tente de s’accomplir et de se posséder tout en sauvant l’incontrôlable », ce qui est cohérent avec le fait que « normalement l’on cherche dans une autre — diverse — dimension » (Propp, cité de mémoire). Naturellement, lorsque nous rentrons dans le chaos originel les objets poursuivent leur vie, indifférents — si l’on ne tient pas compte de ça on tombe dans la logique culturelle du yo-yo humain : aucune sensibilité sémiologique donc produits esthétiques ramenés au degré zéro de leur valeur de contenu — aucune voix n’arrive a se faire jour — et conséquente caducité.

renato dit: 13 septembre 2017 à 8 h 05 min

« … savez-vous qu’il y a la République des Arts où vos interventions auraient leur places »

Il y a toujours quelqu’un qui s’autorise une info-conseil !

JC..... dit: 13 septembre 2017 à 7 h 22 min

Ceux qui ont un reste de jugeote comprendront que faire la guerre est nécessaire si on vous attaque….

Les autres, ceux qui croient au Père Noel, crieront l’équivalent actuel du débile « PAIX AU VIET-NAM ! » et joueront les pacifistes charmants et complètement dépassés par les enjeux mondiaux.

Delaporte dit: 13 septembre 2017 à 6 h 47 min

« On perdait les batailles navales contre les Brits parce que nos canonniers tiraient deux salves lorsque, mieux entrainés, les fourbes insulaires tiraient trois bordées. »

C’est un argument déplorable. L’absurdité n’est-elle pas déjà de faire la guerre ? De produire des armements toujours plus compétitifs ? Compétitifs pour quoi ? Pour tuer d’autres gens ? C’est l’engrenage qu’il faut arrêter. Il faut changer de civilisation.

JC..... dit: 13 septembre 2017 à 6 h 39 min

On perdait les batailles navales contre les Brits parce que nos canonniers tiraient deux salves lorsque, mieux entrainés, les fourbes insulaires tiraient trois bordées.

Nous n’avons toujours pas compris que payer des fainéants à rien foultre a ses limites … le naufrage du navire !

Delaporte dit: 13 septembre 2017 à 6 h 35 min

« une incapacité à comprendre le réel »

Cette incapacité concerne plutôt Macron et son gouvernement. Ce petit monde va dans un sens contraire à l’Histoire. Il risque d’être un beau jour purement balayé comme un fétu de paille…

JC..... dit: 13 septembre 2017 à 6 h 33 min

Que marchent les cranes creux, derrière leur kapo Martinez, ça fait rigoler les gens sérieux… ! Rien ne sert de manifester dans la rue, ce n’est pas là que le combat se déroule.

JC..... dit: 13 septembre 2017 à 6 h 31 min

L’incapacité française de se penser dynamique dans un monde changeant, cette certitude aveugle que nous sommes français donc meilleurs.

Nous sommes devenus bien petits ….

Delaporte dit: 13 septembre 2017 à 6 h 27 min

Les manifestants vont remettre ça. Il faudrait qu’ils aient l’envergure d’imposer au gouvernement des revendications sine qua non. En cas de refus, ils deviendraient méchants. Le gouvernement, et cette pauvre marionnette de Macron en tête, serait obligé d’obtempérer. Voilà comment ça devrait se passer en démocratie.

JC..... dit: 13 septembre 2017 à 6 h 25 min

Comment l’avenir pourrait être compris, accompagné, organisé, par des forces de pensée passéistes à l’extrême, jusqu’au pitoyable ?

JC..... dit: 13 septembre 2017 à 6 h 21 min

La pauvreté n’est pas qu’une question d’argent, il suffit pour s’en convaincre de regarder les cortèges, animés par une incapacité à comprendre le réel … en marche, lui.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 21 h 30 min


…une surjection, pourquoi, ce portrait de pape,!…
…comme ils se disent, entre eux, vanité, tout n’est que vanité,…

…aujourd’hui,…tout le monde se fait son portrait,en photo,… à quand, la machine  » Scanner « , pour se guérir, et se lever, à son diapason,!…
…bientôt,!…chacun son propre médecin,…
…etc,…

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 21 h 19 min

petitix, je reviens vous lire demain. Vous avez raison sur un point, c’est le lieu de conservation de ce portrait.
Mais, pourquoi a-t-il été peint ?
C’est ce que petitix va nous révéler demain. S’il ne fait pas comme Pat. V. Une gueule de bois.

hamlet dit: 12 septembre 2017 à 21 h 17 min

dire : « même si c’est le réel que je romance, il est indéniable que je romance »

ça c’est plutôt une remarque onirique dans la bouche d’un type qui se fait tout seul un roman non fictionnel.

le truc bien dans la littérature c’est qu’elle devient aussi drôle qu’un sketch de Raymond Devos.

Pat V dit: 12 septembre 2017 à 21 h 16 min

C’est cela pat. V. allez cuver et fichez-moi la paix,

Mais quel discours de maritorne vraiment, alors que vous n’ arrêtez pas de me caricaturer ( ce que j’ énonce ) et bouquet final de me traiter d’ alcoolique!
Quels arguments!
Continuez de nettoyer ce blog au karcher, cela se fera sans moi désormais.
D’ autres chats à fouetter.

hamlet dit: 12 septembre 2017 à 21 h 14 min

après bien sûr se pose la question de l’onirisme.

l’anti fictionnel onirique gagne à être transparent.

alors que le roman historien non transparent est nettement moins onirique.

en tout cas s’il est très onirique il en devient moins anti historien, ce qui le rend forcément plus fictionnel.

hamlet dit: 12 septembre 2017 à 21 h 11 min

en fait là où la transparence ça marche le mieux c’est dans les romans anti historien non fictionnels.

sinon quand ils sont plus fictionnels et moins historiens il vaut qu’ils gagnent en opacité.

vous me suivez ?

hamlet dit: 12 septembre 2017 à 21 h 09 min

la transparence littéraire : ça c’est un truc qui a l’air intéressant comme concept.

en fait, perso je suis plutôt pour la transparence littéraire, mais jusqu’à un certain point, je veux dire que si la littérature devient trop transparente, au delà d’une certaine limite c’est plus trop possible.

en fait il faut aussi un minimum d’opacité, mais pas trop bien sûr, si c’est trop opaque forcement à un moment ça coince.

à la limite le mieux c’est les romans qui alternent entre les deux.

j’ai pas raison ?

hamlet dit: 12 septembre 2017 à 21 h 06 min

roman historien, roman contre-historien, roman anti fictionnel….

la littérature c’est comme la philo : moins il y a de trucs dans les romans plus on est obligé de trouver de nouveaux concepts, pour remplir le vide.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 21 h 04 min

petitix semblait, lui, interessé par Innocent X. Dommage qu’il n’ait pas développé sur Velazquez.
Sait-il pourquoi le Peintre a fait ce portrait ?

hamlet dit: 12 septembre 2017 à 21 h 00 min

je suis désolé Monsieur Assouline, j’ai voulu lire votre article, mais dès la première phrase j’ai bloqué, et du coup je n’ai pas pu aller plus loin.

je veux dire qu’écrire « je n’est pas un autre » c’est une super grosse faute conjugale, je veux dire que les gamins en primaire apprenne à conjuguer le verbe « être », à votre niveau c’est limite pas concevable, si vous utilisez le « je » il faut dire : je ne suis pas un autre, et si vous voulez mettre le « est » à la troisième personne il faut dire : il n’est pas un autre.

en fait la conjugaison normale ça donnerait un truc du genre :

je ne suis pas un autre
tu n’es pas un autre
il n’est pas un autre
nous ne sommes pas des ogres
vous n’être pas des huitres
ils ne sont pas des orques.

mais jamais : je n’est pas un autre.

mon Dieu quelle misère d’avoir à rappeler ces règles élémentaires.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 20 h 58 min

C’est cela pat. V. allez cuver et fichez-moi la paix, vu votre extraordinaire apport à l’art conceptuel, et pricé, cela vaut mieux.

Pat V dit: 12 septembre 2017 à 20 h 53 min

Bien, uniquement de l’ eau ferrugineuse ( je ne bois jamais en mauvaise compagnie )et vous laisse avec votre tronc à couper.
Bonsoir.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 20 h 42 min

Pat. V., non le sky me fait loucher. Plus jamais essayé.
Mais même si vous êtes ivre, cela n’explique pas tout. Un toquard,reste un toquard.

Pat V dit: 12 septembre 2017 à 20 h 11 min

Janssen J-J dit: 12 septembre 2017 à 18 h 18 min

Très intéressant le travail de Hans Haacke, JJJ.
Je pense plus particulièrement à son Framing and Being Framed 7 works 1970 – 75 paru au N.Y. University Press qui rejoint les préoccupations des différentes discussions ici (?!)Notamment l’ histoire des acquéreurs de  » Les poseuses « ( small version ) de Seurat, 1888 – 1975.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 20 h 10 min


…Jazzi,!…à 19 h 39 min,…

…Oui, il y a de cela,!…
..du management, à peu de frais,…
…etc,!…

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 20 h 00 min

Il est vraiment grave ce Lahire, à propos de N. Poussin; mais il fait partie de toute cette bande d’abrutis de sossiologues, que le mondentier ne nous envie pas.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 19 h 52 min

Pat. V. vous causez trop, et même comme dans une expo sur pas grand chose: vous bavassez pour ne rien dire.

Pat V dit: 12 septembre 2017 à 19 h 50 min

Vite fait alors Pat. V. 12 septembre 2017 à 16 h 46 min

La bucheronne taille une haie à la hussarde et ça fait du dégât?

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 19 h 38 min

Il me semble que qq’un sur ce blog avait l’adresse de Giovanni.
Si vous me lisez, merci de l’alerter.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 19 h 33 min


…le mauvais goût, c’est déjà très bien,…

…Oui,!…j’avais, un prof, d’art, qui disait, cela aussi,!…

…j’ai, exposé, en 75′, à Art pour tous,…même, avec ma médaille d’or,…
…l’essentiel, c’était, vouloir racheter, les œuvres, pour rien,…
…ce que, je n’ai pas fait,!…et est continuer, tout seul, mon chemin,…

…la question essentielle, que je voyait revenir,…vus, le travail de l’artiste,!…
…se faire acheter, pour rien,…
…jamais,ni pour du chocolat,!…autant, reposer, la main et son esprit, gaver vous  » du mauvais goût, c’est déjà bien « ,!…Ah,!Ah,!…
…etc,…

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 19 h 20 min

« A t-on remarqué qu’on parle plus, en sabir artistique d’adhésion à la « démarche » que d’adhésion au tableau? »

Suffit de lire Pat. V. et tous les amateurs d’art conceptuel, qui ont fait une OPA sur l’art contemporain.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 19 h 18 min

18h58, 19h10

C’est comme en matière d’art, j’imagine que les faussaires sont légion.
Donc non, je ne me ferai pas complice d’un usurpateur de pseudo. Sauf que là il s’agit d’une identité réelle. C’est un délit.

Petit Rappel dit: 12 septembre 2017 à 19 h 12 min

« primum est delectare ». L’artiste contemporain médiatique se fiche éperdument de cette dimension là.Il a tort. au nom d’un terrorisme nihiliste dont la Fiac offre la consternante image, on veut trendre sérieux voire métaphysique la première calembredaine venue. C’est qu’il en va du sérieux de l’artiste a jouer son role. A t-on remarqué qu’on parle plus, en sabir artistique d’adhésion à la « démarche » que d’adhésion au tableau?
Sauf qu’un artiste qui joue à en etre un pour mieux faire passer le néant de sa production est un imposteur, et il le paie cher.
On n’en revient au mot de Heine « qui donc défendra Meyerbeer après sa mort? » Et l’on se dit que les qualités de composition, d’accord des couleurs, et de dessin, ne sont peut etre pas si vaines, pour etre si peu prisées des nouveaux pompiers de l’Avant Garde rétrogradés de la peinture d’Histoire à celle, combien grisante, de leur petit moi.
Et on aurait tendance, devant tant d’éphémères héros du jour, de prêtresses du patchwork et de marionnettes de loterie foraine, à donner raison à Stravinski: « Le mauvais gout, c’est déjà très bien! »

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 19 h 10 min

…la vie dans les bois,…

…à propos du cadeau à chefs d’œuvre au musée,…
…il est déjà, refait,…en un petit rien, plus sobre,…même format,!…le cadeau, ne me manque, pas,!…

…l’essentiel, c’est de retrouver, son essence créatrice première, intacte,…
…au dessus, de 40 ans de politique, et de fourvoiement social,!..
…avec, les générations sacrifiées,!…c’est peu, dire,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 18 h 58 min


…@, la vie dans les bois,!…tient, toujours,!…

…c’est, un concours de contextes,!…il en est , de simplement, mieux se poser, d’avec les moments passés, pour recréer, tels ou tels, œuvres,!…

…mais, la question de la  » licorne « ,…est un rien, spéciale,…puisque, sur la diapositive, de l’œuvre originale, elle a (  » la licorne « ,en plus, 2 paires de cornes,!…

…et , est chevauchée, par un  » voile « , en forme de genre  » chef indien d’Amérique « , et ce cavalier, tient dans sa main, droite,…un témoin, en forme de fleur de lys,!…

…conclusion, une  » extravagance gratuite « , d’avant les années 80′,…une parenthèse, avec,  » le film, l’homme cheval « ,!…ou quelque chose, de similaire,!…
…Oui, je peux refaire,,…pas de promesses fermes,..je vais voir,!…c’est tout,!…
…j’ai d’autres restaurations, de cadeaux, à refaire, vivre dans son décor, son trésor d’esprits, à jours,!…etc,…
…mais, le chocolat, vous pouvez le garder,!…
…de toute façon, il est à livrer par la Poste, ou çà,!…etc,…
…et, les autres, d’écrire, et moi, et moi,!…

Janssen J-J dit: 12 septembre 2017 à 18 h 18 min

@13.07 non non DHH, je pensais (après vérif.) au livre « Libre-échange » (seuil 1994), où Bourdieu s’entretenait avec l’artiste conceptuel Hans Haacke, je vous joins un lien sur ce dernier un artiste scandaleux un peu oublié aujourd’hui …

http://www.artwiki.fr/wakka.php?wiki=HansHaacke

Leurs échanges m’avait vraiment botté à l’époque… Et je pense qu’il y aurait encore à en tirer quelque chose aujourd’hui, de bien plus subtil que les ouvrages de Nathalie Heinich ou de Pat V., etc. Mais enfin, OK, je peux me tromper, pas grave.
Merci pour votre vigilance (NB/ en effet le « dialogue » avec H. Böll ne valait guère triplette, c’était un clin d’œil connivent du même tonneau qu’avec celui de l’abbé Pierre, du temps de la dérive de la « Misère du monde »). [Et pourquoi n’aurait-il pas eu le droit de dériver, le pauv’malheureux ]. Serait temps de le sortir de son purgatoire germanopratin, depuis 16 ans qu’il est con.chié sans pouvoir répliquer.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 18 h 11 min

Giovanni a fait cadeau de son chef d’œuvre à L’académie royale de Belgique. Ma propo une licorne contre des chocolats, tient toujours.

Janssen J-J dit: 12 septembre 2017 à 18 h 11 min

@13.07 non non DHH, je pensais (après vérif.) au livre « Libre-échange » (seuil 1994), où PB s’entretenait avec l’artiste conceptuel Hans Haacke, je vous joins un lien sur ce dernier peut-être oublié
http://www.artwiki.fr/wakka.php?wiki=HansHaacke

et sur leur bouquin commun…
http://www.seuil.com/ouvrage/libre-echange-pierre-bourdieu/9782020213806
Ca m’avait vraiment botté à l’époque… Et je pense qu’il y aurait encore à en tirer quelque chose aujourd’hui de plus subtil que les ouvrages de Raymonde Moulin ou Nathalie Heinich ou Pat V., etc. Mais enfin, OK, je peux me tromper, pas grave. Merci pour votre vigilance
(NB/ en effet le « dialogue » avec H. Böll ne valait guère triplette, c’était un clin d’oeil connivent du même tonneau qu’avec celui de l’abbé Pierre, du temps de la dérive de la « Misère du monde »).

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 17 h 55 min


…@,…bouguereau,…
………………….tout, le monde, peut faire, ce qu’il lui, plait de faire et dire, par exemple,…

…mais, qu’elle créativité réelle,…déjà, avec, un univers d’instruments, pour faire de l’art, de toute sortes,!…

…le bon choix, le bon goût,!…mais, qui vas payez,!…
…autant, ne rien, faire, dans notre société, ou l’artiste, et l’art, sont escroqués,…quels commandes, pour quels côtes,!…
…l’art, ridiculiser, par les marchands,!…
…conclusions, autant, devenir, politicien, et dire et faire, des ranceurs pour fainéants, des lois pour les morts^vivants, en voies de trépassés, avec l’escroquerie des gouts,!…

…savamment, mis, comme des Christs en croix,…il faut, pas exagérer, la côte bidon,
…ou les artistes, vont vous faire avaler, leurs tubes de couleurs, par le bas,…dans les bidets, a tout prendre, un frottis coloré, sur le cul,!…

…la paix, en couple, …attention, peintures, fraîches,!…protection, avec Pampers,!…etc,!…

JAZZI dit: 12 septembre 2017 à 17 h 48 min

« si c’est pas me ruiner le mythe.. »

Aucun risque, le boug, le biopic met bien en valeur la beauté du dessin. Rien à voir avec les croûtes de GSA et autres !

bouguereau dit: 12 septembre 2017 à 17 h 33 min

j’irai voir baroz..mais je me demande si c’est pas me ruiner le mythe..déjà que je me suis retenu d’acheter le bouqin de 50 kilo de tashen..

bouguereau dit: 12 septembre 2017 à 17 h 25 min

Un rouleau quelconque sinon c’est pas drôle

peut être..mais il a pas pris du ripolin nico..c’est là que tu l’as dans l’dos

bouguereau dit: 12 septembre 2017 à 17 h 18 min

Gabriela Manzoni dans Comics retournés Séguier 2017

tu vois papate..c’est bien du minabe rien qu’à copier les niches ricaine lgbt des années 80..chus sur que baroz il en a des djoker hilar qui disent a des bateman ‘viens ici que je t’encule’..et des bateman qui répondent ‘non ma mère me l’hinterdit’
une ptite combine de faignasse

bouguereau dit: 12 septembre 2017 à 17 h 13 min

dgiovani il lui faut du chromo de sordos de femme nue torturée dans les caves comme lassouline..c’est une manie

bouguereau dit: 12 septembre 2017 à 17 h 08 min

Pas de quoi se pignoler

au musée t’es pas un pipcho non pus nico..prend exempe sur polo..il lui faut du homard comme gérard..pas le gros dégoutant tation..nerval..là c’est la classe

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 17 h 03 min


…à la limite de rester honnête avec soi-même,!…

…autant, préférer, un mur blanc, ou même, avec les briques visibles, que de voir, du Bernard Buffet,!…

…à la limite, préférer, un mauvais anachronisme de B.D.,!…d’un Tintin, qui s’encourt,!…
…il y a, toujours mieux, a partager, ses états d’âme,!…à porter de vues,…etc,!…

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 16 h 46 min

Vite fait alors Pat. V.
Pour quelqu’un capable de réduire Bernard Buffet à une signature, comme vous l’avez fait, et d’un autre côté prêter la voix de l’objectivité en art à B. Lahire à propos de N. Poussin, qui a fait des « chefs d’oeuvre », en illustrant par un essai de légitimation de tableau par des experts, ce n’est pas très cohérent.

je préfère mon expérience, avoir été attirée par un tableau parmi quantité d’autres, sur un mur, tous de la même époque. Et en approchant voir la signature de Poussin.

Au fait l’anachronisme est aussi quelque chose contre lequel Daniel Arasse s’est élevé.
Si Poussin était renommé à son époque, comme Buffet l’a été de son vivant, pourquoi dénier à l’un ce que vous  » sacralisez » chez l’autre ?

Et at last, oui, j’ai redécouvert B. Buffet, pour la première deuxième fois grâce à la RDL. Et sans le parcours académique au musée voulu par son Mécène.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 15 h 54 min

Non merci Pat. V. Je n’ai pas le temps de cliquer, à peine celui de me rappeler si j’ai lu un commentaire intéressant de votre part ici. Et voilà déjà 5minutes de perdues.

la vie dans les bois dit: 12 septembre 2017 à 14 h 58 min

Pat. V. Ses bullots, son bateau, ses chaussures, son duchamp, et fatalement son bidet. On a ici un homais de l’art plastique.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2017 à 14 h 18 min


…allons y,…pour moi, la formules, passe-partout,..de nos jours,!…Oui,!quoi encore,!…
…bande de fainéants, forcés, en sieste gourmande,!…

…l’art, chez un artiste,!…c’est quand, déjà, il peut, se délivrer de tout ses prédécesseurs, et faire, peau neuve,…

…de la, il faut, s’entendre, et respecter, un minimum de bons goûts,…
…( éviter, les empâtements, avec des crottes de merdes ), déjà,!…tout ce qui est nauséabond et trop gratuit,…ou à se remettre les conquêtes bourgeoises choisies, en cela, notre confort de vivre,…théâtres, soins médicaux,…et continuités, d’une progression homogène, de tout nos appétits à nos sens, sans poue autant, se  » dévisser « dans des horreurs de goûts, à remettre notre civilisation, comme une dégénérescence établie,!…
…de là, yl y a de la marge, avec ou sans les années  » 68′ « , de la révolte des étudiants, pour des études éclairées, et, non pas, déjà, pour des soumis voués à obsolescence programmé, du consommateur lambda,…au carbone 14,!…

…il y a du champs,!…à faire ses toiles soi-même,!…et laisser, les frais artistes tranquilles à rien , foutre pour vous,!…
…tient, voilà du boudin, a ne pas, avoir élever, les cochons ensemble,!…
…etc,!…bien, dit,…
…à nos montreurs d’ours,!…Go,!…

Nicolas dit: 12 septembre 2017 à 14 h 15 min

Il me semble que dans sa critique de Manet Bourdieu dit bien que la hiérarchie des normes est remplacé par la légitimité du peintre, bien que Manet s’il bouscule les normes ne s’en sépare pas tout à fait. Pas comme Klein.

Nicolas dit: 12 septembre 2017 à 14 h 13 min

Klein peignait au rouleau, il faisait exprès des croutes ironiques pour atteindre le mystique. Idem pour les meufs à poil, le plus beau des pinceaux pour dessiner la sensualité, ca donne des formes sans intérêts sur un mur sans intérêt. Pas de quoi se pignoler.

bouguereau dit: 12 septembre 2017 à 13 h 58 min

Trop souvent le « coup de cœur » sert à vendre de la daube. C’est bien pratique puisque ça n’a pas être justifié, par définition …

les pauvres consomment les riches investissent..envoie un mms a papate

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