de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Le « voyage » de Ferdinand Balmer

Cela ne pouvait décemment pas commencer autrement que par « Ca a commencé comme ça… ». L’incipit du Voyage au bout de la nuit n’est peut-être pas aussi connu que celui de la Princesse de Clèves, de la Recherche ou de l’Etranger, mais tout de même. On en use souvent comme d’un clin d’œil ou un d’un signe de reconnaissance. Le comédien Jean-François Balmer est depuis quelques jours Ferdinand Bardamu sur la scène du Théâtre de l’Oeuvre à Paris, à une encablure de la place de Clichy, détail qui n’est pas superflu s’agissant du bonhomme Céline. Le spectateur se sent d’emblée dans le motif. Une fois mise à distance toute vaine polémique sur le polémiste, comment rendre en une heure et trente sept minutes « la symphonie agitée de la nuit pour rien » ?

Il a fallu couper bien sûr dans le monstre de Céline sinon, on y serait encore. Quatre parties, autant de moments : la guerre, l’Afrique, l’Amérique, la banlieue. Les morceaux d’anthologie sont là : « L’amour, c’est l’infini à la portée des caniches…  Il faut choisir : mourir ou mentir… Le voyage, c’est la recherche de ce petit vertige pour couillons… New York, une ville debout…». Mais le vrai choix de l’adaptateur Nicolas Massadau est ailleurs. Il est dans la sonorité générale que rend son découpage. Evacuées la misanthropie et la misogynie –et pourquoi pas ? Mais il n’a pu retirer le noir de ce texte enténébré où les rares éclairs de lumière ne sont que des faire-valoir de l’ombre, et où les injonctions surgissent dans du jus de fumée. De la musique pour faire danser la vie. Son personnage, le comédien le voit comme un homme naïf et ahuri, jamais remis d’avoir survécu au grand abattoir. L’essentiel est sauvegardé, transcendé, magnifié par l’extraordinaire métier de Jean-François Balmer : la pièce rend justice au génie comique de Céline. A sa faculté de s’épanouir dans le clownesque. Ce n’est pas Luchini qui fait du Luchini, ce n’est pas même Balmer qui fait du Céline : c’est Bardamu qui vous parle en personne.

Hier soir, dans le morceau sur l’Amérique, il y eut comme des blancs, des hésitations, des silences suivis d’une baisse de rythme. La sonnerie d’un portable venait de le déstabiliser, lui qui n’a rien d’un hypermnésique, lui qui exerce sa mémoire comme un muscle. Du travail et encore du travail. Celui qui s’appliquera autant que lui fera aussi bien : air connu, de Bach à Céline (le bandeau de Mort à crédit). Et voilà que cette saloperie impromptue venait lui casser la baraque alors que tout le monde buvait ses paroles. Une musique de sonar audible dans tout le théâtre, interminable, insistante, infernale, qui insultait la musique de l’écrivain. Un condensé de toute la grossièreté de l’époque, la nôtre. Après ce mauvais moment qui menaçait de laisser des traces, il fallut retrouver le fil et remonter la pente. On comprendrait qu’un jour, brusquement, un comédien tire le rideau comme on claque la porte. Mais où qu’il aille en lui ou hors de lui, on comprend bien que le spectre de la guerre le hante. La guerre, clé du livre et de l’homme ; son pacifisme a des résonances voltairiennes, car Candide n’est jamais loin de ceux qui la dénoncent. Il faut toute la puissance du jeu de Balmer, tour à tour chuchotant ou vociférant, lâchant parfois la bride à son accent légèrement trainant sur la fin, du canton de Neuchâtel, pour nous le faire ressentir sans jamais en rajouter. Rarement celui qui donne à entendre aura ainsi donner à (re)lire.

Lorsqu’il a salué, on sentait qu’il s’en voulait alors qu’il n’y était pour rien, et qu’il maudissait secrètement tous les Sfr, les Bouygues, les Orange de la création. Les derniers mots que son personnage venait de prononcer lui allait bien : « … et qu’on n’en parle plus ». Grand comédien, grand texte, grande soirée.

 (Photos Dunnara Meas)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française, Théâtre.

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commentaires

271 Réponses pour Le « voyage » de Ferdinand Balmer

JC dit: 14 décembre 2012 à 15 h 40 min

J’ai énormément de respect pour votre niveau scientifique, amidé : le nombre de gens qui n’arrivent pas à se faire à l’idée que la Terre est plate.

JC dit: 14 décembre 2012 à 15 h 37 min

Non, je n’ai pas fait d’études sérieuses … j’ai des difficultés de lecture. Pourquoi, c’est important, les études ?

D. dit: 14 décembre 2012 à 15 h 33 min

Belzébuth n’a rien à voir dans tout ça, JC, désolé de vous le dire. Par ailleurs vous m’avez toujours été sympathique, même si vous êtes suffisant, vous restez pondéré et vos interventions bien réparties dans le temps. Ce qui n’est pas le cas de renato, par exemple.

D. dit: 14 décembre 2012 à 15 h 30 min

Si vous avez fait des études genre littéraire, psycho, socio, histoire, sciences diverses, tout ça quoi, le PS peut vous convenir.
Si vous avez fait commerce, banque, finance, tout ça, vous êtes mieux à l’UMP. C’est pas compliqué vous voyez.

bouguereau dit: 14 décembre 2012 à 15 h 09 min

« Ça a commencé ».

ça aurait été plus assoulinien de dire « c’est comme ça que ça a démarré »..par exemple, c’est pasqu’on voit que dédé il a pas pris assez de pied au cul tout petit qu’il a pas bien démarré dans la vie..rater un roman c’est pas si grave au finish

axistas dit: 14 décembre 2012 à 15 h 04 min

comme je ne peux pas mettre l’accent tégu en rouge comme « annuler la réponse », j’annule et ce n’est pas pour recommencer autrement .

Eric Symak dit: 14 décembre 2012 à 15 h 01 min

Si je ne craignais pas d’être pris pour un imposteur de D., je dirais que le compte rendu bien anodin de cette représentation ouvre sur pas mal d’interrogations entre les 2 versions. Et voilà que n’en connaissant hier aucune, je suis presque plus attiré aujourd’hui par le peu que je trouve du manuscrit dans ces extraits et sur le web un jpeg de la page 1. Le jeu des rôles, la passivité même pas prononcée du narrateur, tout me plaît plus dans l’extrait du manuscrit. Alors c’est comme toujours ? Rien de tel que d’aller voir par soi-même ? Je connais. Et surtout merci, hein. . .

axistas dit: 14 décembre 2012 à 14 h 59 min

est-ce que je dois donné mon avis : i y en a sur ce blog spécialistes en bon  » debout » alor je préfère « comment 7 » , qui est d’ailleurs le nom d’un blog plutôt « littéraire » 7 1 histoire belge
en toute zyrkonspection , à tous bonne journée !

DHH dit: 14 décembre 2012 à 14 h 48 min

je suis completement perdue avec cette nouvelle logique des commentaires.
et le pire c’est que mes commentaires j’exprime mon desarroi et ma nostalgie du confort de la vielle RDL, mes post sont sucrés par une moderation qui doit considerer cela comme un crime de lese-majesté.
je m’etais fabriqué un nouveau pseudo pour inaugurer cette etre nouvelle ,mais je crois qu’il ne servira pas beaucoup

D. dit: 14 décembre 2012 à 14 h 47 min

Vous avez raison, Sergio, comme toujours. « Ça a débuté » est infiniment plus beau que « Ça a commencé ». Heureusement que Céline a changé d’avis. « Ça a commencé » aurait complètement gâché le roman.

axistas dit: 14 décembre 2012 à 14 h 19 min

ça a peut-être commencé , mais ça se poursuitrivialiterdL , .
je retourne donc à mon Triglav !
Maurice Herzog est donc mort .

Eric Symak dit: 14 décembre 2012 à 14 h 01 min

> « Ça débuté comme ça. » > « Ça a débuté comme ça. »

Mes excuses. Si en plus il faut lire avant de copier. . .

w dit: 14 décembre 2012 à 13 h 40 min

D les hommes quelque soit l’époque ont toujours ,me semble-t-il ,eu cette vision de leur temps,au notre s’ajoute un souci écologique comme en supplément ,aucun moyen ne freinera la grande machinerie lancée que nous ayons ou pas la volonté de le faire et quoique nous souhaitions y échapper ce qui nous sert de paysage agit incidemment sur notre fonctionnement.A quoi bon ,n’est ce pas promouvoir ce qui serait Bien quand tout est voué à la Fin ,le monde se déglingue et ses occupants aussi.

Philippe Régniez dit: 14 décembre 2012 à 13 h 35 min

A LA RESCOUSSE

Les premières phrases du roman publié en 1932

«Ça débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. C’est Arthur Ganate qui m’a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy.»

Les premières phrases du manuscrit vendu à la BnF en 2001

«Ça a commencé comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. C’est Bardamu qui m’a fait parler, c’était un médecin lui aussi, un confrère. Il me rencontre place Clichy.»

W dit: 14 décembre 2012 à 12 h 31 min

Quels autres morts célèbres aujourd’hui? chaque jour nous rapproche du cimetière sans nous reprocher untel qui disparaît et dont on se souvient ,il avait disons l’age d’agir quand nous jouions aux billes ,ce qui ne change en rien l’inéluctable destination.C’est con.

axistas dit: 14 décembre 2012 à 12 h 12 min

W est une assez bonne lettre mais je me demande s’il ne faut pas inventer une lettre pour SZ en une seule lettre . designers et typographes , à vous de ramer

axistas dit: 14 décembre 2012 à 12 h 08 min

Plus Céline que Céline, c’est beaucoup moins drôle lorsque c’est hâché dans des cases sur le blog d’un écrivain qui s’est attelé à ces questions, humour compris et n’ y a pas perdu de la farce littéraire

Captain Jean-Luc Fuck dit: 14 décembre 2012 à 11 h 27 min

Louis-Ferdinand ! le bon Docteur Destouches ! Céline ! J’adore son parcours effaré. J’apprécie sa logique impayable, ses éructations saines et malsaines, ses errements le long de ses chemins volontairement égarés, perdus d’avance, soigneusement choisis pour leur état putride, en pleine décomposition. Quel nectar, ce type ! Quel purin ! Drolatique !
Immonde fruit pourri, le monde où il tenta de vivre, consciemment malade.
Profondément dérangeant, le bonhomme…
A-Normal, quoi !

OZYMANDIAS dit: 14 décembre 2012 à 11 h 24 min

Comme disait Henry de Monfreid: « L’aventure est au coin de la rue ».
Pour le paraphraser, je dirais, pour ma part,: »Le voyage est au coin de la mémoire ».

Je me voyage.
Tu te voyages.
Il se voyage.
Nous nous voyageons.
Vous vous voyagez.
Ils se voyagent.

OZYMANDIAS dit: 14 décembre 2012 à 11 h 17 min

Comme disait Henry de Monfreid:  » L’aventure est au coin de la rue ».
Pour le paraphraser, je dirais, pour ma part,: »Le voyage est au coin de la mémoire ».

Je me voyage.
Tu te voyages.
Il se voyage.
Nous nous voyageons.
Vous vous voyagez.
Ils se voyagent.

Eric Symak dit: 14 décembre 2012 à 11 h 17 min

Bonjour
Je pense qu’il est temps qu’un ignorant vienne envisager le problème comme il se doit. J’apprends du Nouvel Obs que le manuscrit donne « Ça a commencé comme ça. » et la publication « Ça débuté comme ça. ». Peut-on affirmer que c’est l’auteur qui a apporté cette modification ? Si ce n’est pas le cas, cela remet-il pour autant vraiment en cause la validité et même la « qualité » (si cette notion est maintenue) du texte tel que publié ? Enfin la force de la première phrase réside-t-elle dans le choix entre deux synonymes ici de même construction et, j’ose à peine le souligner maintenant, de même métrique ? Ou au contraire plutôt dans la répétition du « ça », la prosodie brève qui assène l’incipit comme un « no trespassing » ? « commencer » aurait, phonétiquement, ma préférence pour l ‘allitération en cé/ça.

OZYMANDIAS dit: 14 décembre 2012 à 11 h 15 min

Comme disait Henry de Monfreid : » L’aventure est au coin de la rue ».
Pour le paraphraser, je dirais, pour ma part,: » Le voyage est au coin de la mémoire ».

Je me voyage.
Tu te voyages.
Il se voyage.
Nous nous voyageons.
Vous vous voyagez.
Ils se voyagent.

John Brown dit: 14 décembre 2012 à 10 h 29 min

A propos d’égarement, la bouille égarée de Balmer sur la photo nous rappelle que l’effarement est la marque distinctive du génie célinien. Du « Voyage » à « Rigodon », l’effarement est le point commun de ses textes les plus forts. Il est vrai que, comme dirait Quignard, quand on regarde sans préjugés la condition humaine,il y a de quoi être désarçonné. A signaler justement, dans « Les désarçonnés », des pages effarées, directement inspirées des visions hallucinées de Mélanie Klein, et qui auraient certainement plu à Céline.

JC dit: 14 décembre 2012 à 10 h 19 min

Maître Passou,
Vous qui êtes l’âme de ce blog, pourriez vous demander à votre bras informatisé de changer « REPONDRE » par « EGARER » ?
Ce sera plus franc !

bébert dit: 14 décembre 2012 à 10 h 13 min

si céline a corrigé ‘ça a commencé comme ça’ par « ça a débuté comme ça » c’est qu’il estimait que la deuxième version était la meilleure à ses yeux. se vouloir plus céline que céline c’est déjà très drôle mais quand on a écrit la vie de gaston gallimard c’est franchement hilarant!

John Brown dit: 14 décembre 2012 à 9 h 44 min

« La supériorité pratique des grandes religions chrétiennes, c’ est qu’ elles doraient pas la pilule. Elles essayaient pas d’étourdir, elles cherchaient pas l’électeur, elles sentaient pas le besoin de plaire, elles tortillaient pas du panier. Elles saisissaient l’Homme au berceau et lui cassaient le morceau d’autor. Elles le rencardaient sans ambages : » Toi petit putricule informe, tu seras jamais qu’une ordure…(Mea Culpa)

Très juste, mais on n’a jamais eu besoin des religions chrétiennes pour éviter les humanistes tortillages de panier façon Camus. Il est vrai qu’à l’époque de « Mea culpa », Cioran n’avait pas encore décidé d’écrire en français.

John Brown dit: 14 décembre 2012 à 9 h 39 min

Il semble que, sans doute pour faire des économies, Assouline ait à nouveau fait appel aux bras cassés de wordpress. Trop heureuse de pouvoir étaler à nouveau son incompétence, cette incomparable équipe de branquignols est à nouveau à l’oeuvre.

D. dit: 14 décembre 2012 à 9 h 38 min

C’est toujours plaisant à lire, voire drôle.
Mais ça montre bien qu’il n’avait rien compris à l’Amour de Dieu et à ce qui en découle naturellement : son épouse la Sainte Église Catholique.

Camarade Cassandra dit: 14 décembre 2012 à 8 h 21 min

Nous avons reçu en exclusivité la question posée demain par referendum aux descendants de l’antique peuplade du Machriq pyramidal:

« Préférez vous être soumis à un Pharaon
-islamiste
-internaute
-militaire
Répondez par oui ou par non. »

Bien entendu, en cas de réponse insatisfaisante, les Frères continueront à expédier les affaires courantes…

W. dit: 14 décembre 2012 à 6 h 51 min

D je vous ai répondu,il vous faut remonter par l’échelle de secours ,que voyez vous en bas que cette agitation ,ne tombez pas surtout vous y laisseriez tout,vos mots,vos espoirs,votre élégance votre humour et vous oublieriez d’avoir à changer.

W. dit: 14 décembre 2012 à 6 h 44 min

D je vous ai répondu,il vous faut remonter ,le dernier envoi fut censuré ,sans raison ,cela va de soi plus c’est con plus c’est bon ,à vérifier ,ce n’est en aucun cas une de mes maximes préférées __ plus c’est gros plus ça passe c’est pas mal non plus qu’en pensez-vous?

W. dit: 14 décembre 2012 à 6 h 36 min

D vous trouverez dans le respect de l’ordre nouveau qui régit la nouvelle formule du Blog une réponse après 1h26(fantaisie ou hasard,défaut ou détermination? lâcheté de l’ingénierie à l’oeuvre ou aléa du système?…;) si après avoir fait usage de la numérologie vous en tirez d’heureuses conclusions ou déductions comme un oracle n’hésitez pas partout répandez sur le champ de pan! et pas d’age la bonne nouvelle!souriez nous sommes en république !

W. dit: 14 décembre 2012 à 6 h 24 min

D le post de 6h06 répond à vos post beurré de 16h49 à ceci j’ajoute que nul n’est besoin de me croire ,je n’affirme rien ne possédant aucune sciences ni savoirs sans être pour autant analphabète (d’une autre génération que celle spontanée issue de ce siècle nouveau sur-équipé et sous-efficace)quant à votre confiance sans aucun doute j’en serai digne ,je répugne même à écraser les fourmis ,j’inscris malgré tout quelques entités au répertoire de l’abjection ou des déjections mais de toute évidence agissantes certains de ces éléments s’avèrent nécessaires à forclore les principes qui nous attachaient aux
institutions rivées là où nous les y avons propulsées . Quel dommage que vous soyez gravement égaré en leur compagnie par le passé ,mon service en porcelaine de Sèvres ne s’en remettra pas .

W. dit: 14 décembre 2012 à 6 h 06 min

D. si vous apparteniez à ce corps de police qui nous encadre par mille rues et avanies ,mes fautes d’orthographe récalcitrantes sans relevé d’empreintes digitales roses comme la plante du même nom vous donneraient sans qu’il soit besoin de me cuisiner mon identité passé,or je passe à la clandestinité et indétectable comme il se doit dans ce cas de figure de patinage artistique je ne dispose plus d’aucun droit si ce n’est celui du constat consternant ,il y en existe plusieurs vous possédez comme moi l’embarras du choix quoiqu’à occuper une position différente de la mienne je doute que vous soyez touché de la même façon ,il s’agit ,pour approvisionner votre question d’une réponse de « contre-jour » quoiqu’à le soupeser je doute également de son absolue nécessite dans ces jours qui immanquablement vont s’étaler là devant comme une foule d’amateurs un jour de solde chez Darty.

Simon dit: 14 décembre 2012 à 1 h 26 min

tu seras jamais qu’une ordure…

sans vouloir en rajouter dans la médisance, voilà bien le genre de compliment qui, exprimé par une autorité faisant référence (ou l’inverse), peut flatter les plus bas instincts

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 décembre 2012 à 1 h 23 min


…la culture avec des icônes de vernis,…des iFaûnes de vertus,…et des iPâtes de foie,…
…bon et alors ce Graal,…c’est pour demain,…etc,…la religion pour les W.C,…

renato dit: 13 décembre 2012 à 23 h 57 min

Déjà, ici une partie des intervenants n’arrive pas à se faire une idée de l’arborescence qui se forme (il suffirait de se demander « à qui je répond »). Puis, le webmaster n’a pas prévu l’action de la modération. Ainsi, nous voilà obligés à patauger dans un système vieillot. Enfin, ainsi va le monde chez les vieux.

D'Arlatan Dimitri dit: 13 décembre 2012 à 23 h 44 min

Si Pierre Assouline ne supprime pas la fonction Répondre, c’est qu’il a décidé de vous faire tous souffrir. Je le comprends. Et le soutiens.

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 23 h 33 min

(Cette fonction « répondre », de l’embouteillage!)

Comme j’observe que certains sont un peu court et géné sur Celine, je donne un petit extrait d’un autre texte.

Il y a une force vitale chez lui. Admirable. Surtout si l’on ne peut que convenir qu’en son cas, c’est une adversité on ne peut plus louable qui l’a condamné:

« La supériorité pratique des grandes religions chrétiennes, c’ est qu’ elles doraient pas la pilule. Elles essayaient pas d’étourdir, elles cherchaient pas l’électeur, elles sentaient pas le besoin de plaire, elles tortillaient pas du panier. Elles saisissaient l’Homme au berceau et lui cassaient le morceau d’autor. Elles le rencardaient sans ambages : » Toi petit putricule informe, tu seras jamais qu’une ordure…(Mea Culpa)

à méditer …

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 23 h 30 min

Comme j’observe que certains sont un peu court et géné sur Celine, je donne un petit extrait d’un autre texte.

Il y a une force vitale chez lui. Admirable. Surtout si l’on ne peut que convenir qu’en son cas, c’est une adversité on ne peut plus louable qui l’a condamné:

« La supériorité pratique des grandes religions chrétiennes, c’ est qu’ elles doraient pas la pilule. Elles essayaient pas d’étourdir, elles cherchaient pas l’électeur, elles sentaient pas le besoin de plaire, elles tortillaient pas du panier. Elles saisissaient l’Homme au berceau et lui cassaient le morceau d’autor. Elles le rencardaient sans ambages :  » Toi petit putricule informe, tu seras jamais qu’une ordure…(Mea Culpa)

à méditer …

scoop en loucede dit: 13 décembre 2012 à 22 h 44 min

y paraît que clopine avait un jambon dans la malle mais que des rebeu lui ont piqué un jour qu’elle partait pour la journée à la capitale, pour s’en caler une tranche dans leur pain au chocolat.

Simon dit: 13 décembre 2012 à 22 h 44 min

Probablement plus un problème d’immersion jusqu’à la noyade que d’endoctrinement, mais le plaisir peut en être gâché, c’est vrai. Beaucoup de monomaniaques qui en parlent comme de leur rock star ont l’air d’adorer particulièrement cela chez lui, pourtant son « qu’ils étaient lourds » aurait de quoi calmer leurs ardeurs !

scoop en loucede dit: 13 décembre 2012 à 22 h 43 min

y paraît que clopine avait un jambon dans la malle mais que des rebeuhh lui ont piqué un jour qu’elle partait pour la journée à la capitale, pour s’en caler une tranche dans leur pain au chocolat.

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 décembre 2012 à 22 h 42 min


…@,…Oblomov,…….à,…18 h 11 min,…

…<< l'Amour, c'est l'infini à la portée des caniches <<,…

…vous avez trouvé cela tout seul,…ou bien êtes vous passer par Paris,…
…y en a qui préfère les lapins,…surtout au prix des carottes,…rien ne se perd,…
…etc,…

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 22 h 38 min

pas forcément. Voyons, nourris de mots et de beauté, on oublie son estomac …. Puis, si dans votre boite à gants, il y a de quoi prolonger la soirée …

aux pieds de daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 22 h 24 min

quoique, nous sommes loin d’une Nana interprétant Venus dans le plus simple appareil …

La tête posée sur la fourrure
Une main dans mes cheveux

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 22 h 06 min

(en plus, j’ai bien une collection de vieux Bic-lace-boulettes mais c’est le buvard, le must, que l’on ne trouve plus. Pour faire les boulettes. Pauvre époque.)

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 22 h 03 min

(Dites, le Boug’, savez-vous que parfois vous dites à voix haute ce que d’autres pensent à voix basse ?
Non, c’est vrai, cette histoire d’eau tiède … il est vrai qu’elle reste à inventer pour certains … (je ne dis pas cela pour D. pour autant, encore moins pour vous)

Bon,
mais votre:
« alors pour balmer et son imper dafnoz pairait la peau des couilles..dailleurs un flasheur subreptice et inchoatif façon dédé déclamant du céline ça serait une riche idée..avec philippe battant le pavé à l’entrée avec panneaux « pour outrage à céline »..avec zouzou..avec panneau de son choix, il a notre confiance..moi a la sarbacane caché derrière dafnoz.. »

1) n’allez pas croire que je trouve la culture accéssible en terme de prix, dans l’absolu je m’en fiche, des prix. En revanche, je trouve anormal que le quidam qui travaille ne puisse pas avoir les moyens d’aller 2-3 fois au spectacle par semaine.
C’est du côté du porte-monnaie et du pouvoir d’achat qu’il faudrait entreprendre une politique culturelle ..

2) si vous vous cachez derrière moi pour lancer des boulettes, je ne suis sûre que l’on ne vous voie pas …. il vaudrait peut-être faire le contraire: vous en bouclier et moi … mais cette proximité pourrait être troublante, non ? )))]]]

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 22 h 03 min

(Dites, le Boug’, savez-vous que parfois vous dites à voix haute ce que d’autres pensent à voix basse ?
Non, c’est vrai, cette histoire d’eau tiède … il est vrai qu’elle reste à inventer pour certains … (je ne dis pas cela pour D. pour autant, encore moins pour vous)

Bon,
mais votre:
« alors pour balmer et son imper dafnoz pairait la peau des couilles..dailleurs un flasheur subreptice et inchoatif façon dédé déclamant du céline ça serait une riche idée..avec philippe battant le pavé à l’entrée avec panneaux « pour outrage à céline »..avec zouzou..avec panneau de son choix, il a notre confiance..moi a la sarbacane caché derrière dafnoz.. »

1) n’allez pas croire que je trouve la culture accéssible en terme de prix, dans l’absolu je m’en fiche, des prix. En revanche, je trouve anormal que le quidam qui travaille ne puisse pas avoir les moyens d’aller 2-3 fois au spectacle par semaine.
C’est du côté du porte-monnaie et du pouvoir d’achat qu’il faudrait entreprendre une politique culturelle ..

2) si vous vous cachez derrière moi pour lancer des boulettes, je ne suis sûre que l’on ne vous voie pas …. il vaudrait peut-être faire le contraire: vous en bouclier et moi … mais cette proximité pourrait être troublante, non ? )))]]]

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 21 h 49 min

D., vous vous méfiez des actrices ?
Vous n’avez peut-être pas tort …. quoique, nous sommes loin d’une Nana interprétant Venus dans le plus simple appareil …
Enfin, votre vision de ce noble métier, pas celui, le premier, de Nana, mais celui bien différent d’actrice …

Bref.

Daaphnée dit: 13 décembre 2012 à 21 h 49 min

D., vous vous méfiez des actrices ?
Vous n’avez peut-être pas tort …. quoique, nous sommes loin d’une Nana interprétant Venus dans le plus simple appareil …
Enfin, votre vision de ce noble métier, pas celui, le premier, de Nana, mais celui bien différent d’actrice …

Bref.

Simon dit: 13 décembre 2012 à 21 h 28 min

« […] lorsqu’une société ne parvient pas à résoudre ses problèmes économiques, elle peut basculer dans l’irrationnel c’est-à-dire dans la recherche de boucs-émissaires. Les arabes, les roms ou l’Islam pourraient tenir ce rôle. Dans une société où l’individualisme règne en roi et où l’Etat perd de l’influence, le risque de « ghettoïsation » et de repli sur soi peut-être grand avec un affrontement entre les différents camps. Emmanuel Todd donne peu de probabilité à ce scénario de se réaliser car les boucs-émissaires potentiels occupent une place beaucoup trop basse dans la société pour faire émerger une véritable jalousie à la base de toute haine féroce. »

à revoir, car aller chercher trop loin ça commence toujours à côté…

——
(http://lespoir.jimdo.com/2012/10/04/après-la-démocratie-emmanuel-todd/)

Captain Cock dit: 13 décembre 2012 à 20 h 30 min

> céline ne fait plus recette, en blog au moins

Pour avoir infléchi ma réflexion, je pense maintenant que ce qu’il aurait fallu c’est Faire revenir et sauter l’appareil.

Oblomov dit: 13 décembre 2012 à 18 h 11 min

« ..L’amour, c’est l’infini à la portée des caniches… »

quand je lis Céline je pense toujours à la mère de Georges Perec.

bouguereau dit: 13 décembre 2012 à 17 h 10 min

Sous la douche, je me lave, soigneusement d’ailleurs

faute !..ça doit être rapide.l’eau chaude te ramollit le cervelet et te coule dans la raie des fesses au finish..tu devrais garder ton imper.
30cm t’es pas maboul ? nomade ! ça doit étre léger, slim et peu calorique..bref ça doit se loger facile sur une table de kfc

D. dit: 13 décembre 2012 à 17 h 08 min

Allez, je vous en ai assez dit pour aujourd’hui. Si je continue, on va me dire des choses méchantes et m’effacer, sou le prétexte que je serais un perturbateur -ou je ne sais quel autre qualificatif désobligeant, que mon adresse de contact n’est pas conforme dans sa structure à un modèle prédéfini ou encore que mon pseudonyme est étrangement court et comporte un point.

D. dit: 13 décembre 2012 à 17 h 04 min

L’hypothèse du zoo existe. Elle fait toujours rire, et pourtant en terme de probabilité d’occurrence, on doit la placer presque en tête.

JC dit: 13 décembre 2012 à 16 h 56 min

Je dois vous avouer que, criblé de dettes, j’attend la fin du monde avec délice. remise àzéro des compteurs.
Le sympathique D. m’a assuré que je pourrais finir mes jours dans un zoo martien, cage 7, section « diplômé d’études supérieures », la cage juste à côté de celle accueillant les « jeunes filles scandinaves aimant la littérature » et les veillées au coin de la freebox…

D. dit: 13 décembre 2012 à 16 h 49 min

Bon. Mais vous n’en donnez pas le titre. J’ai par ailleurs du mal à suivre les conseils d’inconnus. Je ne sais même pas qui vous êtes, W. Vous déboulez comme ça avec votre lettre et il faudrait vous croire. Cependant quelque chose me dit que dans votre cas j’ai intérêt à vous faire confiance. J’ai un côté extralucide, je l’ai déjà dit ici, mais vous l’ignorez sans doute si vous êtes nouveau ou nouvelle ici. Bref, je sens des ondes positives émaner de votre W. C’est quoi, votre livre, donc ?

W dit: 13 décembre 2012 à 16 h 49 min

D , je choisis momentanément la lettre qui précède XY en attendant Zorro,parce que c’est bientôt Noel et que tous attendent un tramway .

D. dit: 13 décembre 2012 à 16 h 43 min

Le téléphone portable est devenu une véritable nuisance, je ne peux qu’abonder dans votre sens. Et l’utilisation des brouilleurs est strictement interdite. Avec le téléphone portable, on a créé un faux besoin. Il y a 20 ans, il n’y en avait pas ou très peu, réservés à quelques professionnels ou hommes d’affaires et ça se passait aussi bien que maintenant, et sans doute même mieux. Ne parlons pas des champs électromagnétiques, on a une véritable bombe à retardement sanitaire. Les gens pensent qu’on peut téléphoner sans arrêt parce qu’ils ne ressentent rien de particulier, mais pourtant ils encaissent bien des micro-ondes pulsées qui ont une action sur le biochimie cellulaire, ça peu de gens le savent mais moi je le sais et je vous le dis. C’est pareil pour la wifi. Les box ne sont pas trop dangereuses parce qu’on s’en tient assez éloignées, mais il faut savoir que le PC lui-même émet, évidemment, et forcément quant on l’utilise on en est très près. Il faut à chaque fois que possible utiliser un câble Ethernet pour se connecter, et utiliser la Wifi exceptionnellement. Ne parlons pas des smartphones qui cumulent tous les inconvénients, avec bientôt la 4G qui sera encore plus nocive que la 3G sur le fonctionnement de la machinerie cellulaire.

W dit: 13 décembre 2012 à 16 h 37 min

bonjour D j’ai élu domicile entre deux feuillets corrompus,l’un corné et l’autre privé d’encre à cause d’une inconséquence,mon livre du moins celui que je suis entrain de lire a pris la pluie ,qu’importe d’ailleurs c’est un roman fleuve,un affluent ou deux manquants n’en changeront pas pour autant le dénouement .Je vous le conseille si les plaisirs de la convivialité trop souvent s’absente de votre existence il vous sera d’une précieuse compagnie ,prévoyez un sac il ne tient que difficilement dans une main.

D. dit: 13 décembre 2012 à 16 h 27 min

Je vais changer de PC portable, je vais prendre un notebook et j’ai peur que trente centimètres de diagonale ce soit peu pour afficher la RdL. Je n’ai pas besoin que le matériel soit étanche, je ne commente jamais sous la douche. Sous la douche, je me lave, soigneusement d’ailleurs.

John Brown dit: 13 décembre 2012 à 16 h 26 min

« La sonnerie d’un portable venait de le déstabiliser »

Je pense que, dans une société évoluée, on devrait prévoir dans chaque théâtre un peloton d’exécution chargé de liquider, à la sortie du spectacle, les maniaques du portable convaincus d’avoir perturbé la représentation. D’ailleurs — l’a-t-on suffisamment remarqué ? — les utilisateurs de portables, pris en flagrant délit, que ce soit dans la rue, au volant ou au théâtre, ont un air excessivement crétin qui aggrave leur cas et vous ôte toute tentation de leur accorder des circonstances atténuantes.

bouguereau dit: 13 décembre 2012 à 15 h 28 min

jicé ne doit même pus se voir dégazer..il se demande si la vie vaut la peine au finish..parce qu’y a « c’est comme ça que ça a.. » et puis y’a au finish..entre deux c’est des conneries

Phil dit: 13 décembre 2012 à 15 h 25 min

faut répondre pour rester dans la course. dmon temps on prenait une taloche en « répondant ». L’ascenceur social, c’est quequchose.

Sergio dit: 13 décembre 2012 à 15 h 19 min

Ca doit dépendre du contexte moi j’ai le chat Bébert qui tout de suite immédiatement y a sauté sans désemparer, dans les cintres surpeuplés, mais là pour un chat c’est normal comme dirait Geluck…

Phil dit: 13 décembre 2012 à 15 h 18 min

CP, vous ai retrouvé, coincé entre deux étages. étonnant, n’est-ce-pas, cette prestation lyrique du tonitruant Céline ..qui relativise le ton vociférant de ses déclamateurs prosaïques.
le disque est cher sur la cote d’occasion. ça spécule, ça spécule..dès fois que la lucette interdise le vinyle avant de casser sa pipe

D. primé dit: 13 décembre 2012 à 15 h 18 min

Les périodes post-Fin du monde sont plus difficile à vivre que celles pré-Fin du monde parce qu’on se retrouve d’un seul coup sans but ni objectif.

vani dit: 13 décembre 2012 à 15 h 03 min

Mais uniquement sur le prochain billet ?
Pour l’instant tout est comme avant et pourtant passou a théoriquement supprimé la fonction à 10h26 (voir les cintres)

Sergio dit: 13 décembre 2012 à 14 h 55 min

Si, parce qu’en supprimant la fonction « répondre », après ça va se déduire tout seul et les choses rentreront bien vite immédiatement dans leur statu quoi ante, immémorial et impérissable…

W dit: 13 décembre 2012 à 14 h 55 min

et pourquoi pas château Margot ?d’un tanin l’autre ,ils sont l’occasion de dégustations divines et de taches quand par maladresse le verre verse sur la nappe immaculée ou alors l’ivresse rend le geste évasif ,il faut saler comme la route enneigée des hivers.Entre les deux ,une préférence ?

W dit: 13 décembre 2012 à 14 h 05 min

« L’intelligibilité » on s’en tape ,trouvez vous un lieu qui en incarne la preuve ,plus facile de photocopier l’intégralité des faits et choses mues par des acteurs de tous acabits débarrassée de cette notion aussi saugrenue que si vous ressortiez de vieilles notions comme intégrité en place de sens du commerce et diplomatie à la place qui porte le même nom ,moins c’est compréhensible dans une franche logique et plus ça fait corps à nos temps où rendre intelligible le discours n’est pas prioritaire,on nous prend pour des poissons rouges tout juste bons à gober des plombs.

D. dit: 13 décembre 2012 à 12 h 55 min

Je suis pas trop théâtre, Madame Daaphnée.
On m’a toujours dit de me méfier des actrices, qui sont des femmes volages et mondaines.

C.P. dit: 13 décembre 2012 à 12 h 44 min

Phil, j’ai été sensible à votre remarque sur les enregistrements et la discographie, en pensant au vieux 33 tours « Céline vous parle » (au verso de la pochette, quelques mots du professeur Mondor), repris ensuite dans le coffret de DVD « Chambrillon » : Michel Simon (pour le début de VOYAGE…), Pierre Brasseur (pour l’épisode « Henrouille »), Arletty (pour le certificat d’études dans MORT A CREDIT), ce n’était pas mal. Et, bien entendu, les deux chansons…

Phil dit: 13 décembre 2012 à 11 h 48 min

trois..faut compter passou, qui joue à star trik dans son salon blogué..spouk, envoyez-moi le blog à rinaldi. twouiter à gauche.. où est apssé pauledel ? gazé dans la literatrusphère ! vadiou

Phil dit: 13 décembre 2012 à 11 h 43 min

voilà, on n’est puk deux, JC. inutile de postillonner.
c’est comme la fin du mephisto de klaus mann adapaté par le hongrois. ceux qui aiment prendront pas le train mais loueront le dividi.

Phil dit: 13 décembre 2012 à 11 h 38 min

tout de même, sans le Vigan aurait-on lu « Nord » et l’autre virée germanique ? hein !
un acteur halluciné dans les ruines de l’allemagne. on n’avait pas vu ça depuis..frédéric deux.

Phil dit: 13 décembre 2012 à 11 h 27 min

rectif, JC, rectif..tout n’a pas été dit sur Céline ..: La correspondance avec Le Vigan réfugié en Argentine est encore à paraître. voyez-vous, la Cinémathèque avait jugé jusqu’en 2011 que l’acteur méritait d’être oublié. puisqu’on vous dit que c’est une affaire de générations. les « jugeurs » finissent toujours par mourir. à la cinémathèque, c’est plus long.. le noir doit conserver.

commis principal chez Henri dit: 13 décembre 2012 à 11 h 02 min

Un kilbus des Vins du Postillon acheté chez Henri (established 1855), ça aide à la déglutition.

Phil dit: 13 décembre 2012 à 10 h 44 min

oui JC. tout et sûrement trop mais l’excès de glose donne malgré lui le goût de lire l’original, un vice de forme agréable.
reste que les générations disparaissent plus vite en blog. sortes d’élèves volontaires assis au premier rang à se faire postillonner, dans une pièce qu’ils ne comprennent pas.

Phil dit: 13 décembre 2012 à 10 h 31 min

pour Se faire. ça commence bien.
perdu dans l’ascenseur, disais donc que céline ne fait plus recette, en blog au moins. après tout, les portableux interrupteurs sont de la même trempe que le trouduc de mort à crédit qui conchie ses gens, son travail et la société. mais il sait encore se lever tôt, lui.

axonge dit: 13 décembre 2012 à 10 h 28 min

webmaster ? webaucher ? et moins de master et plus de classe ?st-ce possible sans débOucher ?
Mais nous sommes tombés dans l’épigénétique par hasard, chacun de notre côté. Confronter les différences entre les deux règnes, l’animal et le végétal, est très enrichissant. » On le croit volontiers.(le monde)

Passou dit: 13 décembre 2012 à 10 h 26 min

A JC de 10.09 : C’est fait. Wait and see…

A part ça, allez faire un tour sur Bibliobs ce matin. Incroyable ce qu’on peut tartiner à partir de l’interprétation d’une virgule ou presque (Céline eût dit « un poil du cul »). Sans méchanceté ni malignité, le camarade Leménager m’y épingle pour m’être trompé comme tout le monde (je suis en bonne compagnie mais il semble que lorsqu’on est des Goncourt, on n’a pas droit à l’erreur, la bonne blague !) dans ma citation de l’incipit du « Voyage ». Il oublie juste que je citais avant tout le début de la pièce qui débute effectivement ainsi. Et ce qui n’est pas tout à fait faux puisque, Leménager nous le rappelle, il l’avait écrit ainsi sur le manuscrit ! Bref c’est ça mais c’est pas ça vraiment. Ce que c’est d’écrire loin de sa bibliothèque ! Mais à la réflexion, son papier tiré par les cheveux m’encourage à persévérer dans « l’erreur ». Car « Ca a débuté comme ça » fait ampoulé, faussement classique, gauche alors que « Ca a commencé comme ça », ça c’est du Céline ! Donc pour moi, ca commencera toujours comme ça, qu’on se le dise !
http://bit.ly/SWu8tw

Phil dit: 13 décembre 2012 à 10 h 21 min

Céline ne fait plus recette. en blog au moins. la guerre c’est loin. mais d’autres céline se lèveront parmi les générations futures, pour agonir les conditionnés daoulodeurs d’apps.

JC dit: 13 décembre 2012 à 10 h 09 min

Allez Passou ! Un bon mouvement : juste un coup de fil au gardien technique du blog :
SUPPRIMER LA FONCTION « REPONDRE »

Moi dit: 13 décembre 2012 à 10 h 02 min

Je le replace !

« Soyez compréhensif : demandez au gestionnaire technique de votre blog de SUPPRIMER LA FONCTION « REPONDRE » qui n’est pas fiable ! »

Surtout pas ! C’est le seul moyen, en se plaçant après le dernier message, de ne pas voir son commentaire de partir dans les cintres !

bouguereau dit: 13 décembre 2012 à 10 h 01 min

des bouches des acteurs s’envolent des gerbes de postillons qui s’en vont arroser les premiers rangs de l’orchestre. Bonjour les virus !

jusqu’au début du xix eme les danseuses n’avaient pas de culotte..comme le portabe, on l’avait pas encore inventée. les place du premiers rangs valaient la peau du cul jean marron..alors pour balmer et son imper dafnoz pairait la peau des couilles..dailleurs un flasheur subreptice et inchoatif façon dédé déclamant du céline ça serait une riche idée..avec philippe battant le pavé à l’entrée avec panneaux « pour outrage à céline »..avec zouzou..avec panneau de son choix, il a notre confiance..moi a la sarbacane caché derrière dafnoz..clopine à la caisse aurait définitivement le sourire..on frait péter le box office

Moi dit: 13 décembre 2012 à 9 h 59 min

« Soyez compréhensif : demandez au gestionnaire technique de votre blog de SUPPRIMER LA FONCTION « REPONDRE » qui n’est pas fiable ! »

Surtout pas ! C’est le seul moyen, en se plaçant après le dernier message, de ne pas voir son commentaire de partir dans les cintres !

JC dit: 13 décembre 2012 à 9 h 46 min

Que vient faire la notion de « respect pour la chronologie » ! Il s’agit d’un minimum d’organisation pour l’intelligibilité des échanges….

W dit: 13 décembre 2012 à 9 h 24 min

pourquoi ce désir de respect pour la chronologie ? le zigzag partout est célébré quitte à reCUler ,ne l’auriez vous pas remarqué?ligne brisée ,voire l’architecture des émirats pour exemple

JC dit: 13 décembre 2012 à 8 h 24 min

Passou,
Soyez compréhensif : demandez au gestionnaire technique de votre blog de SUPPRIMER LA FONCTION « REPONDRE » qui n’est pas fiable !
La perte sera supportable, et la chronologie enfin respectée…

W dit: 13 décembre 2012 à 6 h 25 min

résoudre problème de connexion en plus approprié que plexion en flexion ni que page ,quel trouvaille que de rappeler en vous servant de l’avortement mortel du voyage ,on peut y déceler une utilité politique quand tous les bidgets à la culture connaissent sections et raccourcissements ,à imaginer une réplique métaphorique du style:venez ici trés cher que je vous rétrécisse ,qu’au plus vit nous en finissions!

W dit: 13 décembre 2012 à 6 h 12 min

Si ce profil d’individu ne peut faire preuve d’intelligence mise à part ses opinions politiques ,qu’attendre des autres catégories de la population? dont vous feriez partie?

W dit: 13 décembre 2012 à 6 h 07 min

Parce que vous voudriez, vous, nous faire croire qu’en dehors de vos sous-vêtements petits bateaux et vos Lycra ,le théâtre vous intéresse?A la recette ?dans les loges en frappant discrètement aux portes pour une performance tarifée?La question qui se pose là devant moi est la suivante:poseriez vous ces fesses qui vous tiennent lieu d’esprit et encore quand il est bon pour moins de 3000 euros après avoir consciencieusement corrigé votre quotidien et revu vos comptes en Suisse?Avec l’accord de Bercy bien évidemment…

renato dit: 13 décembre 2012 à 4 h 05 min

Voilà que je suis allé me perdre entre vasistas et John Brown… en plus de cet désassemblèrent, il y a le fait que les liens s’ouvrent dans le même onglet… il ne devrait pas être impossible de faire en sorte qu’ils s’ouvrent dans un nouveau…

renato dit: 13 décembre 2012 à 3 h 55 min
In Of Grammatology, Jacques Derrida equates the culture of The Book with logocentrism, the belief in a signifier which is both outside of structure, and hence beyond scrutiny or challenge, and at the very centre, providing it with a central point of reference that anchors meaning. God, Man, the Imagination–these are only some of the names which the west has ascribed to its need for a transcendental signified which would fix truth to some point outside of language. Logocentrism has « always assigned the origin of truth in general to the logos; history of truth, of the truth of truth, has always been […] the debasement of writing, and its repression outside full speech » (3).

However, for Derrida, the epoch of The Book and its logocentric suppression of the free-play of signification, that is of writing itself, « seems to be approaching what is really its own exhaustion » (8):

The idea of the book, which always refers to a natural totality, is profoundly alien to the sense of writing. It is the encyclopedic protection of theology and of logocentrism against the disruption of writing, against its aphoristic energy, and […] against difference in general. (18)
The End of the Book, like the Death of the Author, is the conceptual analogue of the End of the Printed Book. These historical shifts have been concomitant with, and indeed have paved the way for, the advent of electronic hypertext. They signal not simply the demise of the bookmark industry or relief from the dangers of papercuts, but a way of thinking about the way we organize, conceive and imagine the world in which we live. To think of the world not as a Book but as a hypertext is to conceive of it as a heterogeneous, mutable, interactive and open-ended space where meaning is inscribed between signs, between nodes, and between readers, not enclosed between the limits of a front and back cover, or anchored to some conceptual spine called the author.

Source : The Electronic Labyrinth

http://elab.eserver.org/hfl0248.html

vasistas dit: 13 décembre 2012 à 3 h 44 min

je ne vois pas où est la question qui suscite des réponses : le fit que P.Assouline aille au théâtre et en écrive sur son blog ne fait pas question pour moi .
Il peut même me traiter d’imbécile de ne pas comprendre le virtuel thérapeutique, ça ne fzit pas question non plus pour moi

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 décembre 2012 à 2 h 08 min


…et déjà dans les cintres,…cela augure que je n’écris plus rien ici,…
…les propos  » doivent  » se suivre,…ou c’est une  » censure  » camouflée,…
…si çà se reproduit je m’exprime ailleurs,…
…sans rancunes,…&,…fini,…pour le blog à cintres,…
…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 décembre 2012 à 1 h 52 min


…puisqu’on en parle du Céline,…il y a quelque chose que je n’aime pas chez lui,…ou d’autres écrivains,…
…c’est cette vision,…comment dire,…comme une tête de clou,…qui écrit,…qui pense,…
…mais çà reste des pensées statiques, d’un point de vue  » cloué « ,…il vois le monde comme un cube,…toujours par rapport à l’endroit fixe ou il est cloué,…presque un clou sur un mur pour y accrocher des tableaux,…
…il n’arrive pas ( Céline ),…à s’envoler de son point de vue,…par rapport aux événements qu’il explique,…il reste dans une autarcie,…figé,…répétitif,…endoctriné d’une certaine façon,…il tend à cloué le public,…à entraîner le lecteur, dans sa paranoïa de point de vue immobiliste,…

…il reste,…de voir sa façon,…il ne donne pas le choix d’une alternative de voir les contextes en relief,…en hauteur,…en 3 D,…avec le système d’époque des stratifications,…face au seul nationalisme des connivences,…et des tyrannies  » molles » d’aujourd’hui,…par exemples,…
…etc,…

spectateur de haut rang écoutant dit: 13 décembre 2012 à 1 h 18 min

Vous avez de la chance. Moi je n’entends rien à cet humour : « tire le rideau comme on claque la porte ».

vive k'épigénétique dit: 13 décembre 2012 à 0 h 23 min

envoyez votre X shibboleth d’amour à christiane qui le poétisera
«  »Contrairement aux hommes, la femme est une mosaïque » : cette phrase sibylline renverrait-elle aux capacités féminines à faire face aux défis, comme cette chaire du Collège de France ? Non : c’est une des conclusions des travaux d’Edith Heard. Depuis vingt ans, la généticienne s’intéresse aux états d’activation du chromosome X dans les cellules. Elle a contribué à montrer comment, chez les femelles de mammifères, l’un des deux chromosomes X est inactivé dans chaque cellule : tantôt la copie du X d’origine paternelle, tantôt celle d’origine maternelle.articke du monde)(
« 

aux pieds de daaphnée dit: 12 décembre 2012 à 22 h 34 min

Que notre D., avec ses douze ans dans le short, ne vienne pas nous dire que c’est trop cher ! (Daaphnée)

Dédé est le seul parmi nous à ne pas être né au 20ème siècle.
Avant, après, pas clair.

Pas examiné son short.

Daaphnée dit: 12 décembre 2012 à 22 h 10 min

On parle Celine, du meilleur, et du non moins excellent Balmer et on ne lit que des commentaires sur ce coup de portable !

Nom d’un cornet acoustique !

(Bon, je n’avais pas lu l’annonce de ce spectacle …. je répare sous peu cet distraction :

DÉCEMBRE 2012

VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT
du jeudi 13 décembre 2012 à 21h00
au dimanche 17 février 2013 à 16h00
Théâtre de l’Œuvre, du mardi au vendredi à 21 h, le samedi à 17 h et le dimanche à 16 h. Durée: 1 h 35. Places: 30 € et 10 € pour les moins de 25 ans. Tél.: 01 44 53 88 88. http://www.theatredeloeuvre.fr

Que notre D., avec ses douze ans dans le short, ne vienne pas nous dire que c’est trop cher ! )

PMB dit: 12 décembre 2012 à 21 h 45 min

Vous auriez pu écrire « La connerie d’un portable », et le coupable, avant même le trio de faillis FAI, est le malotru qui n’a pas été foutu capable une de mettre son excroissance en berne, deux de lui couper le sifflet.

Ce Ferdinand Malotru n’a rien inventé : penser aux petits marquis sous Louis XIV prenant la salle d’un théâtre pour un papotoir.

Oblomov dit: 12 décembre 2012 à 20 h 57 min

c’est vrai que Céline était un pacifique hanté par la guerre, c’est pareil aujourd’hui : la plupart des antisémites sont des pacifiques prêts à atomiser Israel pour avoir la paix dans le monde : les pacifiques boivent des canons et les juifs trinquent.
c’est fou le nombre de victimes que font les pacifiques.

Oblomov dit: 12 décembre 2012 à 20 h 52 min

« La sonnerie d’un portable venait de le déstabiliser »

c’est vrai que c’est gênant ces acteurs qui parlent fort sur scène pendant qu’on téléphone.
il faudrait leur demander de se taire sinon on n’entend pas la personne qu’on a au bout du fil, si c’est pour une urgence c’est ennuyeux, en plus c’est le minimum de politesse de laisser les gens parler.

c’est le gros problème du théâtre : il donne trop la parole aux acteurs et pas assez au public, alors que ce serait une bonne occasion de discuter entre eux.
et après on vient se plaindre du manque de communication entre les humains.

si Céline avait reçu un appel téléphonique d’Allemagne c’est pas un acteur qui porte un nom louche à consonance israélite qui l’aurait empêché de répondre.

Oblomov dit: 12 décembre 2012 à 20 h 44 min

dis moi Céline, les années ont passé, pourquoi n’as-tu jamais pensé à divorcer ?
de tous les écrivains qui vivaient ici tu étais le seul avec une gonzesse.
non ne rougis pas, non ne rougis pas, tu as, tu as toujours de beaux yeux, non, non, non ne rougis pas…
Hugues Aufray avait écrit une belle chanson sur cet écrivain… pas très connue mais très jolie.

gevrai chambertain dit: 12 décembre 2012 à 20 h 30 min

John brown, allons, allons, rien qu’en surfant sur le net, tu te prend des virus. Jicé est un affreux jaloux, personne ne l’invite au théâtre .. moi j’aime bien.

Valeria Elena von Bank und Rottweiler dit: 12 décembre 2012 à 20 h 27 min

Un Chevalier Blanc, même blanc cassé, a besoin d’une piétaille minable. Laissez le marseillais G. du PS faire des affaires : mon chouchou n’en paraitra que plus éclatant ! Dieux, que je l’aime …!

Philippe Régniez dit: 12 décembre 2012 à 19 h 12 min

En vérité tu vois la nature est méchante et pire : sadique. Les hommes ne sont encore qu’assez faiblement « naturels ». La chevalerie était une belle conquête. La seule possible : l’Homme – une sauvagerie réglée.

JC dit: 12 décembre 2012 à 18 h 43 min

Interdire le thêatre, c’est corrélativement interdire la politique : l’argument est non seulement hygiénique mais économique ….

christiane dit: 12 décembre 2012 à 18 h 27 min

Terrible cette histoire de portable ! (Il m’est arrivé parfois de pester intérieurement contre ces sonneries qui cassent un comédien, un musicien, un film). Oui, c’est un très beau partage de théâtre et Balmer est un grand comédien.

Passou dit: 12 décembre 2012 à 18 h 20 min

John Brown a écrit : « La phrase exacte est : « l’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches ». Elle n’est d’ailleurs pas de Céline, mais d’Alain Badiou. »

Dites John, z’êtes sérieux ou c’est du second degré ?

John Brown dit: 12 décembre 2012 à 18 h 01 min

Un peu étonnant que ce soit plutôt « Voyage au bout de la nuit » qui attire les acteurs, alors qu’à partir de « Mort à crédit », l’écriture de Céline est beaucoup plus puissamment orale.

John Brown dit: 12 décembre 2012 à 17 h 50 min

L’argument imparable qui fit défaut aux inquisiteurs du passé pour obtenir l’interdiction définitive du théâtre, notre époque le tient enfin : c’est l’argument hygiénique ! Un projecteur bien (ou mal) orienté suffit pour s’en convaincre : des bouches des acteurs s’envolent des gerbes de postillons qui s’en vont arroser les premiers rangs de l’orchestre. Bonjour les virus !

bouguereau dit: 12 décembre 2012 à 17 h 38 min

ma mère..noir c’est noir et qu’y’a pus d’espouar sur ton gueubo clopine..péte un coup ou deux..et on s’en fout si lassouline en bégaye sur son prochain papier..y’aura toujours philippe pour trouver ça excellent

félicité hoquet dit: 12 décembre 2012 à 17 h 33 min

Ces gens là, madame, ne font qu’apostropher, ben oué, ils passent comme des somnambules devant les vitres des magasins avec des paquets.

Passe pressés, bousculant, jouant des coudes dans les rues pleines de boucans et de pouet pouet, pressés pour le tiercé dans l’ordre, pressés sans voir l’ombre des bâtiments tutélaires, les noms des rues sous la drache oblique, acculés à faire la file, à pointer, les poches pleines de cartes qui servent rien qu’à encombrer ou se perdre, la vie dans le nada.

Ah , je reprend, je suis passé à Folkestone, le boyaux à l’envers, débarqué de zeelande par une mer démontée, toute la nuit j’ai flotté comme un hareng dans des houles menaçantes aux couleurs épinard, me voici au milieu de types avec leur barda qui mangent leur ration de biscuits avec les yeux du ventre. J’ai pas plus envie de faire la guerre que de faire le mur, je pourris p’têtre changer d’époque, je suis dans une goélette remplie d’orange, à mesure que le côte s’éloigne et au fil des dérives, les fruits mûrissent et l’intendant se prépare à la déconfiture.

Un coup dans le ciel qui fume, la baraque tremble de tout ses bois, dans le brouillard les feux jaune au ras de la terre grasse et gluante, aaaatchoum, novembre déjà, je n’ai vu passer qu’un cycliste de la journée, monté sur ses pédales, fendant les lignes emmitouflé dans du draps gris, un fantôme entre les barbelés, mon gruau d’avoine est gelé, j’ai presque plus de chocolats, fourte, oublié la carte à marraine louise, aaaatchoum, j’suis dans l’humide.

bouguereau dit: 12 décembre 2012 à 17 h 24 min

allons jicé toi le libéral.. ça veut dire mettre des machins en dur dans ton portabe..on pourrait pus écouter les minisses, et la libertés ? déjà que sont en train de maniper des trucs pour que tu puisses pas te servir de ton apareil photo.. »zone d’esclusion » parfaitment..les journaleux trouve ça trés bien..ça redonnerait du crédit a leur acréditation de lèche cul..bref tu sais quoi jicé, quand t’es pour le simple t’es pour la werhmart..demande a cneff tiens..ein zwei..drei que quand il va au bordel

Phil dit: 12 décembre 2012 à 16 h 47 min

Céline sur i-rideur..ça donnerait envie à tkt de rallumer son électronique branchouille. la fumée dans les oreillettes

piqûre de rappel dit: 12 décembre 2012 à 16 h 18 min

Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. C’est Arthur Ganate qui m’a fait parler.
Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C’était
après le déjeuner. Il veut me parler. Je l’écoute. « Restons pas dehors ! qu’il me dit. Rentrons ! » Je
rentre avec lui. Voilà. « Cette terrasse, qu’il commence, c’est pour les œufs à la coque ! Viens par ici
! » Alors, on remarque encore qu’il n’y avait personne dans les rues, à cause de la chaleur ; pas de
voitures, rien. Quand il fait très froid, non plus, il n’y a personne dans les rues ; c’est lui, même que
je m’en souviens, qui m’avait dit à ce propos : « Les gens de Paris ont l’air toujours d’être occupés,
mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c’est que lorsqu’il ne fait pas bon à se
promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit plus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés-crème
et des bocks. C’est ainsi ! Siècle de vitesse ! qu’ils disent. Où ça ? Grands changements !
qu’ils racontent. Comment ça ? Rien n’est changé en vérité. Ils continuent à s’admirer et c’est tout. Et
ça n’est pas nouveau non plus. Des mots, et encore pas beaucoup, même parmi les mots qui sont
changés ! Deux ou trois par-ci, par-là, des petits… » Bien fiers alors d’avoir fait sonner ces vérités
utiles, on est demeuré là assis, ravis, à regarder les dames du café.
Louis-Ferdinand CELINE Voyage au bout de la nuit (1932)
Incipit

bouguereau dit: 12 décembre 2012 à 16 h 04 min

je me suis mal fait comprende : faire un infini pour avoir la joie de le vende au cleps c’est beaucoup en faire..et denier aux bêtes leur bout d’infini..même un lourd grossier de néanderthal n’osait pas

bouguereau dit: 12 décembre 2012 à 16 h 00 min

nous tous les deux a se retourner fastoche dans notre bauge ça nous émeut pas..mais avec ce « la notre » dont on sait pas bien à quoi il rapporte dailleurs, lassouline tente de mutaliser ses pertes..il regrette le temps où tout se réglait à la baionnette..entre gentellemènes
..bougre de rot..à causer comme vontraube t’espère te payer un carsher 3 bar piston inox ?..compte, même pour lui ça suffit pas

Phil dit: 12 décembre 2012 à 15 h 52 min

Depuis Lucchini, Bardamu déclame comme un possédé. Une prouesse théâtrale devrait être de le chuchoter. On voit bien que les disques de Céline ne passent plus sur les ondes radios depuis belle lurette.

bouguereau dit: 12 décembre 2012 à 15 h 50 min

Et pour d’autres « mobiles » que sfr, boui..

la maschinengewehr !..ça te coupait pas que la chique..mais sans vulgarité attation

P.R.O.F. dit: 12 décembre 2012 à 15 h 14 min

Je me souviens, il y a une dizaine d’années de cela (boufre, voilà que je cause comme hr maintenant, faut que je me surveille, avoir emmené une classe de 3ème PAC voir « Novecento », d’Alessandro Baricco, avec Balmer dans le rôle du pianiste circumnaviguant. Ca se passait à Aix, au Jeu de Paume, superbe théâtre à l’italienne, ça tombait bien.
Une poignée de mouflet(tes)s, désireux de vivre leur vie à l’abri du regard magistral, pensaient avoir trouvé la parade absolue en s’exilant au premier rang, déserté (la soirée était réservée aux scolaires), sur le bord de scène.
Mal leur en a pris : ce soir-là, l’excellent Suisse était en verve, visiblement résolu à ne pas épargner sa salive. Du coup, les cancres eurent droit à leur triple ration d’embruns océaniques (âmes sensibles, pardonnez-moi, ou abstenez-vous), dans une sorte d’illustration hyperréaliste et spumescente de l’hypotypose dans le texte théâtral.
Si ça se tombe, le sonar finlandais (un Nokia, sûrement) n’était rien d’autre qu’ une vengeance tardive.

Anastasistas dit: 12 décembre 2012 à 15 h 09 min

otto rinow le pudding racis te va peut-être au teint sous les projo . mais pas dans l’après, la nuit ! là, tu peux aller te rasseoir ! passou appelle ses céliniens à lui !le sien de faust en méphistomania pour son monstre .
je m’en vzis !

Anastasistas dit: 12 décembre 2012 à 14 h 56 min

mon pov ottot’ t’es peut-être métro d’Autéro , mais pour le monstre à passou , suffit pas de cracher, faut savoir cravacher : demande lui à la sortie de artites avec un étrier sur la tête pour avoir l’zir de ceeux et celles de ce blig à qui tu veuxreembler ,là tu as tout d’un pudding racis de lablogueuse normande

John Brown dit: 12 décembre 2012 à 14 h 52 min

L’exact équivalent du « Candide » de Voltaire pour les temps modernes n’est pas le début de « Voyage au bout de la nuit » mais au chapitre 13 de « 14 », de Jean Echenoz.

Otto Rinow dit: 12 décembre 2012 à 14 h 33 min

« elle me dit qu’elle avait une otospongiose »

Mon pauv’ vasistas…voilà ce que c’est que d’avoir une banane dans l’oreille.Note que ça aurait pu être bien pire : si ta bonne amie a échappé à l’ostéoporose,c’est seulement parce qu’y a pas d’os dedans.

Insipide dit: 12 décembre 2012 à 14 h 23 min

« Le plus simple serait de ne pas commencer. Mais je suis obligé de commencer. C’est-à-dire que je suis obligé de continuer. »
(Beckett, in L’Innommable)

Anastasistas dit: 12 décembre 2012 à 14 h 11 min

c’est aussi sur cette place que nous nous donnions rendez-vous avec ma rude amie traductrice et là qu’elle me dit qu’elle avait une otospongiose

Anastasistas dit: 12 décembre 2012 à 14 h 07 min

I apologis/ze j’ai essayé encore de me clesquer et trouvé

La place de Clichy, souvent nommée place Clichy, se trouve au nord-ouest de la ville de Paris. Elle occupe l’emplacement de la barrière de Clichy, une ancienne porte d’entrée de Paris située sur le Mur des Fermiers généraux.
c’et une place dse souvenirs pour moi. La fille avec je faisais les alterances pour tenir la boutique ouverte avait fait une septicémie à la suite d’un avortement sauvage ; L’un des psudos patrons ne parlait que de Saint Simon

Anastasistas dit: 12 décembre 2012 à 13 h 54 min

que passouline me pardonne : pour le « de à place de Clichy , il me semble que ce de et ext explétif et que le de explétif est une récente passion française. la place, je la connais bien, pour y avoir tenu une librairie ouverte la nuit, en face du lycée julot mon amour-l annexe de la vraie à saint germain pour les vrais écrivzins, et les vrais artites) (après la sortie des spectacles ( le public exalté et exultznt venait y chercher à ce que ça ne finisse pas comme ça , avec la copine, le pralines, la nostalgie ou la rage
prois, je ne rajouterai plus rien sinon que je crois bien qu’on dit parfois clesque,plus génraliste que caniche pour la plebs . je n’i pas vérifié sur internet ayant aujourd’hui des problèmes de nexion

de nota dit: 12 décembre 2012 à 13 h 28 min

Cela ne pouvait décemment pas commencer autrement que par « Ca a commencé comme ça… ». L’incipit du Voyage au bout de la nuit

Oups!ça ne commence pas comme ça,ça commence par:ça à débuté comme ça…

JC dit: 12 décembre 2012 à 13 h 07 min

Ce serait si simple d’isoler les salles de thêatre, du monde technique extérieur … Bien plus simple que de donner du bon sens et de la civilité à tout le monde !

John Brown dit: 12 décembre 2012 à 12 h 49 min

« Candide n’est jamais loin de ceux qui la dénoncent. »

Le début du « Voyage », c’est d’ailleurs tout-à-fait « Candide » sur la Marne. Bardamu et Candide tirent de ce qu’ils vivent la même leçon: dans un truc de fous pareil, la seule chose à faire, c’est de mettre les bouts. La désertion ou la mort !

bouguereau dit: 12 décembre 2012 à 12 h 17 min

L’amour, c’est l’infini à la portée des caniches…

j’ai toujours trouvé cette phrase de céline trés contreperformante..si c’est vu de sirius..biensûr céline dirait que sirius c’était un nom de cleb aussi répandu que médor

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