de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Légère considération de Robert Walser pour ses traducteurs

Légère considération de Robert Walser pour ses traducteurs

Quel écrivain n’a pas rêvé de faire face l’ensemble de ses traducteurs réunis pour décortiquer son œuvre dans de multiples langues ? C’est sûrement une épreuve, mais si enrichissante, et probablement édifiante, qu’elle vaut l’épuisant marathon que l’exercice suppose. Car il s’agit bien d’un échange intense sur l’art et la manière de déporter des mots et une pensée d’une langue d’origine à une langue d’accueil. Rien à voir avec ce que vivent depuis deux mois les onze traducteurs venus de onze pays enfermés dans un bunker près de Milan : chargés de traduire de l’anglais, dans le plus grand secret et dans des conditions de sécurité draconiennes, le prochain roman de Dan Brown Inferno, ils vivent un enfer digne de Dante, ce qui tombe bien car c’est le sujet. En 2007 Günter Grass avait réuni tous ses traducteurs à Lübeck, comme il le fait à chaque fois, pour discuter des problèmes posés par le manuscrit de ses Mémoires qui devaient paraître sous le titre Pelures d’oignon, et leur permettre de confronter les obstacles auxquels ils faisaient face. Encore faut-il être un écrivain tel que Grass pour disposer d’autant de “surface”. Le plus souvent, cela se passe à titre posthume sous forme d’un colloque.

Le cas cette semaine en Suisse où dix-sept traducteurs de Robert Walser étaient réunis pour une journée à l’initiative du Centre de traduction littéraire, de l’université de Lausanne, et de son meilleur specialiste Peter Utz, autour de l’oeuvre de ce marginal, inquiet, solitaire et contemplatif. Ils ont tous eu à plancher non sur Le Brigand, Les Enfants Tanner, l’Institut Benjamenta, ou sur l’un des piliers de ses Oeuvres complètes (vingt volumes déjà parus chez Suhrkamp, et ce n’est pas fini) mais sur un petit texte de l’inégalé scribe miniature des Microfictions, paru le 12 novembre 1927 dans l’édition du soir du Berliner Tageblatt. Juste une chronique bien dans sa manière, douce et fragile, polie et gaie, toute de pudeur ironique, intitulée Die leichte Hochachtung (La légère considération). Désolé, pas de lien possible, hélas, il faut être abonné au Temps. Mais ce texte commence ainsi :

« Ich schreibe hier ein Prosastück, worin ich jeden Satz mit einem selbstbewußten Ich anfangen will.

Ich mache hierzu ein sehr ernstes Gesicht.

Ich bilde mir ein, ich hätte vielleicht Anlaß, mir bezüglich des Gedeihens des Buchgeschäftes insofern einen Vorwurf zu machen, als ich durch eifriges Schreiben in die täglich erscheinenden Blätter, von denen man sagt, sie bedeuteten die Welt, dazu beitrage, daß das Interesse von der gehefteten und gebundenen Literatur abgelenkt und auf die gleichsam einzeln umherfliegende hindirigiert wird.

Ich behellige aber anderseits die Herren Bücherherausgeber oder Verleger in keiner Weise mit Anfragen, ob sie geneigt seien, spesenverursachende Editionen zu riskieren, indem ich Inhaber eines Nachrichtenetablissements bin, das mich mein Auskommen finden läßt…. »

L’une de celles, nombreuses sous sa plume, qui ont le rare pouvoir d’envelopper ceux qui les lisent d’un certain bonheur. En retour, un tel phénomène a la vertu, non moins exceptionnelle, de susciter chez eux non seulement de la gratitude envers cet écrivain, populaire ici ou confidentiel là, mais une sorte d’affection. Ils sont tous persuadés que Robert Walser ne s’adressent qu’à eux personnellement tant son écriture leur est immédiatement familière. Il est d’ailleurs remarquable de voir comment depuis des années, cet écrivain mort en 1956  se débarrasse de son encombrante réputation de sous-Kafka grâce au crédit que lui apporte l’admiration d’auteurs tels que Sebald, Sontag ou Vila-Matas, avec une ferveur égale à celle que lui vouait de son vivant Hesse, Musil ou Benjamin.

Toute une littérature de l’effacement, de l’ennui, du silence, et pourtant, il ne fait pas sombre à l’intérieur. Un fou peut-être, mais un fou de la digression, ainsi que l’on nomme les bavards de génie. Ses armes : un humour et une ironie au service de la plus légère acuité littéraire, celle qui se reconnaît à son absence totale de cuistrerie. Ses proses minuscules disent presque rien sur presque tout, et réciproquement, mais nul ne sait les dire comme lui. Son style tient tellement bien par sa seule force interne qu’il n’a pas besoin de s’appuyer sur des objets, des sujets, voire, horresco referens, des idées. Infatigable marcheur, il est mort sur scène à 78 ans, en marchant dans la neige, sur laquelle il s’est écroulé en chemin, le jour de Noël.

Alors, en quelles langues ses traducteurs se sont-ils confrontés ? Chinois, japonais, russe, polonais, hongrois, tchèque, slovène, hébreu, espagnol (castillan et catalan), anglais d’Amérique, portugais du Brésil, italien, grec, turc, et, naturellement, français avec Marion Graf, auteur de treize traductions de livres de Robert Walser sur les dix-neuf inscrits au catalogue des éditions Zoé grâce à l’opiniâtreté de Maryse Pietri. L’envoyée du Temps, Isabelle Rüf, qui a suivi les travaux, a pu constater que, dès le titre de la chronique, les problèmes fusaient. Que faire de cette «légère considération» ? En italien, all’acqua di rosa ; en anglais, mild ou faint mais pas light ; en hébreu leicht, hoch ou achtung, au choix ; en japonais, il faut trouver quelque chose qui évoque la brise dans le zen…

 “L’exact tombé de la phrase, l’allitération, le rythme des incises, la polysémie, les sous-entendus, l’ironie et la tendresse de la prose walsérienne, tout cela est pesé et discuté dans un allemand parfait que colore la musique des accents.”

Mais le terrain est miné dès l’entame de la chronique. En effet, comment rendre le fameux “Je” walsérien qui commence ses phrases ? Cela tient quasiment de la contrainte oulipienne.  Il faut parfois recourir à des périphrases pour s’en sortir honorablement. Dans un récent recueil de chroniques littéraires (De la lecture à l’écriture, Seuil, 2012), J.M. Coetzee dit son admiration pour Walser, l’homme des formes brèves davantage que le romancier, en proposant, à la suite de l’auteur lui-même, de lire toute sa prose comme “un livre du moi (Ich-Buch) éclaté ou disjoint” ; et comme pour s’interdire la solennité qui le ferait considérer comme un grand écrivain, lui à qui la notion meme de grandeur était si étrangère, il cite ce poème :

“Je ne souhaiterais à personne d’être moi,

Moi seul suis capable de me supporter.

Savoir tant de choses, avoir vu tant de choses, et

Ne rien dire sur rien.”

Cela a l’air si facile à traduire, et pourtant… Puis les organisateurs ont emmené ces traducteurs venus de partout du côté de Herisau (canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures) pour un Walser Tour. Et là, entre les murs de l’hopital psychiatrique où l’écrivain passa ses vingt-cinq dernières années (délire de persécution, gaieté douloureuse, mélancolie profonde), tous ces germanophones saisis par l’émotion se sont retrouvés autour d’une même langue qui n’était ni le Hochdeutsch, ni le Schwytzerdütsch, mais le silence.

(« Train de traducteurs » photo David Plowden ; « Robert Walser » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

632

commentaires

632 Réponses pour Légère considération de Robert Walser pour ses traducteurs

marcel dit: 14 mai 2013 à 11 h 00 min

Bloom dit: 14 mai 2013 à 10 h 25 min
« Le procès de agrégés »

c’est que les ravages de cinq ans de médiocratie n’ont rien arrangé, les nabots et avortons en redemandent

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 10 h 53 min

Passou est en plein spleen, ou dépression: après Robert Walser, Philippe Jaccottet !

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 10 h 38 min

Mais il est vrai qu’entre les CRS et les loulous métissés, mes yeux avaient de quoi se réjouir…

Michu pachu dit: 14 mai 2013 à 10 h 38 min

david dit: 14 mai 2013 à 7 h 14 minplutot la fin du debut pour ceux qui prennent leurs desirs pour la realite

Vivement la fin pour ceux qui prennent leur science des désirs des autres pour une vérité……

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 10 h 35 min

Entre la tête et les pieds il y a place pour toutes les autres parties du corps, Bloom…

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 10 h 33 min

Hier, sur l’une des façades du musée de l’homme j’ai vu un bas relief dans le style années 30 où, entre un girafe et un éléphant, on voyait une femme entièrement voilée à côté d’une négresse nue aux seins pointus. Tournant la tête, j’ai vu arriver une femme voilée avec son mari et leur enfant dans une poussette. Ils se rendaient visiblement au rassemblement du Trocadéro. J’ai failli dire à la femme voilée, tiens vous êtes sculptées dans la pierre sur ce mur, mais je me suis abstenu…

Troc à Déraud dit: 14 mai 2013 à 10 h 31 min

JC 6h45

Ces supposés supporters du PSG ne sont que des adeptes outranciers des théories chères au mariniste varois.
Individualisme forcené mais culte du chef, racisme affiché, homophobie revendiquée, absence de respect pour « l’autre ».
Le voileux de la baie de Toulon serait un digne représentant du kop de Boulogne.

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 10 h 25 min

… car les pensées du flâneur passent par sa tête mais sont toujours conduites par ses pieds…

Bloom dit: 14 mai 2013 à 10 h 25 min

Le procès de agrégés a des petits relents d’URSS des années 30, ou de Riom 1940.
La France serait-elle mûre pour le facisme? Heureusement, les supporteurs du PSG veillent.

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 10 h 21 min

Il se passe toujours quelque chose à Paris, mais le flâneur ne s’intéresse qu’aux détails selon un mouvement oscillatoire qui va du ciel à ses pieds et inversement…

duclajoie dit: 14 mai 2013 à 10 h 16 min

« l’agregation n’est pas un indicateur fiable .il y a des agreges remarquables ,d’autres moyens et certain nuls; »

voyons DHH vous savez bien que pour avoir l’agreg il faut être nul

I.ri dit: 14 mai 2013 à 10 h 16 min

il me semble que dans l’enseignement comme partout dans la vie, on exerce avec sa « personnalité » son « caractère » : de même dans la recherche scientifique , « les sciences » pour revenir sur l’entretien de Steiner . il est reconnu aujourd’hui que les chiens ont du flair pour dépister les cancers : au départ: ce serait une remarque d’une femme à son médecin sur le comportement de son chien , une remarque que bien des « médecins » que j’ai entendus auraient tenue comme une remarque d’une folle, ou d’une « psychopathe » : mais voilà , ce médecin n’avait pas de tels préjugés… sur les femmes notamment et n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd comme on dit .ce fut le début de recherches « sérieuses »pour lesquelles la qualité indispensable était une certaine forme d’attention et d’ouverture

Sant'Angelo Giovanni dit: 14 mai 2013 à 10 h 15 min


…je constate que beaucoup de commentaires sont liés a des éducations nationalistes primaires,…

…en cela,…à l’obédience d’état,…aux ordres de la raison d’états  » forts « ,…( genre un pour tous, et tous pour un ),…

…écrivains à l’orthographe pointilleuse extrême,…pour en être  » obnubiler « ,…et rester un domestique  » lèche-cul « , d’état,…

…des militaires sado-maso, travestis en moines d’éruditions Rapetout,…comme des pyramides d’insectes,…sur les états européens,…et  » toc « ,…tic-tac,…tic-tac,…

…la complicité de rechercher toujours le bon côté à rien foutre,…dans l’état,…en se créant des places  » indispensables d’exclusivités à bourrer les peuples « ,…

…etc,… » collabo’s écrivains « ,…la nouvelle église du pouvoir à abrutir les foules,…des nazis en puissance, des gangsters aux pouvoir  » aux cols blancs « ,…
…etc,…Ah,…Ah,…envoyez,…

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 10 h 11 min

Hier, je me promenais dans les beaux quartiers quand je suis arrivé sur la place du Trocadéro vers 18 heures. C’était le début du rassemblement et je ne m’y suis pas attardé…

u. dit: 14 mai 2013 à 10 h 07 min

« En Angleterre à Londres, les préposés (gabardine rouge, casquette noire) des bus Leyland étaient un peu comme ça aussi, même registre humoristique, même tchatche » (alec)

Comme c’est vrai.
Remarquez qu’il suffit de passer la frontière en train pour constater la différence entre les agents français de la sncf, souvent maussades, et leurs collègues suisses ou belges qui gardent une forme de jovialité : la meilleure des politesses…

u. dit: 14 mai 2013 à 10 h 00 min

Il faut remettre les choses en perspective, JC.
Ces artistes étaient quand même venus en bus à impériale, retrouvant ainsi la tendresse et la bonhomie, le côté nett und artig de l’atmosphère populaire du vieux Paris.

Finalement, tout s’est bien passé.

« C’est dommage qu’il y ait eu une poignée de perturbateurs, les débordements ont été contenus, la fête n’a pas été gâchée », a estimé le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Delanoë aurait pu être le boute-en-train du Titanic!

DHH dit: 14 mai 2013 à 10 h 00 min

@renato
vous dites la même chose que moi :l’agregation n’est pas un indicateur fiable .il y a des agreges remarquables ,d’autres moyens et certain nuls;tout cela se repartit selon une courbe en cloche comme pour n’importe categorie de la population ,qu’il s’agisse de plombiers ,des enarques ou des femmes au foyer.
par ailleurs il y a des profs qui travaillent et d’autres qui en font le minimum qu’ils enseignent au college ,au lycée ,ou en prepa ,qu’ils soient agreges ou pas.
c’est la qualité du travail des profs qui fait la valeur de leur enseignement et non la peau d’ane qu’ils ont ou n’ont pas decroché entre 20 et 25 ans

drastic dit: 14 mai 2013 à 9 h 59 min

Exaspérés par le nabot de PQ, un cas de débilité profonde accentuée par son passage chez les scouts puis à l’armée, les habitants de l’île se sont réunis pour étudier les moyens les moins polluants de s’en débarrasser

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 9 h 54 min

xlew.m, en règle générale, les chauffeurs de bus de la RATP sont plutôt courtois : la plupart d’entre eux (ou elles) vous ouvrent la porte en dehors de l’arrêt du bus : le problème c’est quand on atteint les trois poussettes dans la partie centrale…

I.ri dit: 14 mai 2013 à 9 h 45 min

enfin Bloom, ces histoires
deviennen torridantesques , bientôt incesueusemen torridantesques !(c’est assez littéraire là ?)

Bloom dit: 14 mai 2013 à 9 h 44 min

Et on en remet une couche, contre les persifleurs:

Usurpation par l’ignorant(e) de service: l’agrèg (moi c’est en anglais) n’est pas un diplôme, mais un titre, aucun parchemin, juste un arrêté de nomination et de promotion. L’abc du métier.
L’affaire Bernheim le confirme, le kapital zymbolique du titre prestigieux continue à fonctionner à plein.
Et on peut enseigner en fac avec seulement l’agrèg si l’on accepte de se faire exploiter comme PRAG. Sans parler des intermittents que sont les chargés de TD, cours, vacataires, sans lequel le système s’effondrerait.
En revanche, pour les CPGE, impossible sans agrèg, car tout le monde est égal, mais certains sont plus égaux que d’autres parce qu’ils ont fait leurs preuves.
Il suffit d’un ordinateur et d’un provider pour que les médiocres se sentent des ailes. Dieu reconnaitra les siens, au final.

Bloom dit: 14 mai 2013 à 9 h 34 min

un exhibitionniste qui m’a montré son diplôme d’Etat !
__

Usurpation par l’ignorant(e) de service: l’agrèg (moi c’est en anglais) n’est pas un diplôme, mais un titre, aucun parchemin, juste un arrêté de nomination et de promotion. L’abc du métier.

L’affaire Bernheim le confirme, le kapital zymbolique du titre prestigieux continue à fonctionner à plein.

Et on peut enseigner en fac avec seulement l’agrèg si l’on accepte de se faire exploiter comme PRAG. Sans parler des intermittents que sont les chargés de TD, cours, vacataires, sans lequel le système s’effondrerait.

En revance, pour les CPGE, impossible sans agrèg, car tout le monde est égal, mais certains sont plus égaux que d’autres parce qu’ils ont fait leurs preuves.

Il suffit d’un oridnateur et d’un provider pour que les médiocres se sentent des ailes. Dieu reconnaitre les siens, au final.

I.ri dit: 14 mai 2013 à 9 h 31 min

Surtout quand des membres de leur famille sont morts à Auschwitz » (rédigé par LML)
eh bien,des arguments m’ont été servis pour ne pas mettre en otage sur ce blog nos aïeux , a fortiori morts en ou de la déportation quand nous en avons la certitude puisque le dispositif d’internet ne permet pas de faire apparaître des preuves comme nous avons pu les acquérir et précédant parfois en cela des travaux d’historiens .

xlew.m dit: 14 mai 2013 à 9 h 25 min

Je salue la Nettigkeit, l’Artigkeit, la Nett-und-Artigkeit du ton de la voix du préposé berlinois qui signale aux resquilleurs comme aux simples pirates qu’il vaudrait mieux pour eux reconsidérer leur tentative d’abordage de l’omnibus lorsqu’il est plein. Ce ton nous renseigne beaucoup sur les parades choisies par les gens employés dans le secteur des services de l’époque, la courtoisie, la délicatesse, l’humour sous-jacent, qui se passent très bien de se laisser teinter-tenter par l’ironie, désarment la moindre étincelle de violence et se donnent la chance de préserver la trame d’un joli ruban (blanc ou rouge, la politesse ne fait pas de politique), garant d’un lien social qui se voudrait harmonieux entre les citoyens. En Angleterre à Londres, les préposés (gabardine rouge, casquette noire) des bus Leyland étaient un peu comme ça aussi, même registre humoristique, même tchatche (jusque tard dans les années `70-`80). En France s’il on en croit certains témoignages littéraires (surréalistes et celui de Raymond Queneau), les contrôleurs des régies d’autobus hypomobiles ou à moteurs étaient un peu plus goguenards, voire cassants, avec leur clientèle parisienne. Beaucoup de finesse dans la description par Walser de cette scène berlinoise, ML l’a bien vu, on se demande comment tout cet art dans la communication a pu s’écrouler ou se vitrifier d’un seul coup lorsque le nazisme s’est décidé à policer jusqu’à la militarisation toutes les relations de la vie quotidienne des allemands à partir de 1933 (tout le monde aura sa petite idée comme j’ai la mienne.)

Bloom dit: 14 mai 2013 à 9 h 24 min

Contre la médiocratie,
le Winter Journal de Paul Auster, histoire des relations compliquées entre corps et esprit. Savoureux passage sur son année provençale.

Chaloux dit: 14 mai 2013 à 9 h 09 min

Walser, j’en ai lu très peu mais il est sur ma liste d’été, avec relecture du merveilleux petit livre « Avec Robert Walser ».

Mais ce n’est pas pour ça que je passe. J’aurais besoin de références d’ouvrages portant sur pouvoir et psychanalyse. A vot’bon coeur…

renato dit: 14 mai 2013 à 8 h 58 min

« l’avoir n’est qu’un pietre indicateur de valeur intellectuelle et de culture »

À trop généraliser on tombe dans le grotesque. Je connais quelques agrégés et agrégées et il me semble que c’est un segment de la société qui n’est pas différents des autres : il y a les bons, les moins bons et les mauvais…

Une jeune professeure fessue.... dit: 14 mai 2013 à 8 h 57 min

J’ai été la victime d’un agrégé en salle de profs : un exhibitionniste qui m’a montré son diplôme d’Etat ! Ils le sont tous, exhibitionnistes, les vilains petits maîtres !

Faut les voir parader en se tripotant l’agreg mutuellement ! Ignoble ….

JC dit: 14 mai 2013 à 8 h 48 min

Je ne voudrais pas paraître trivial, mais les agrégés, à ce qu’on dit, en auraient une plus grande ! Pour les agrégées, je ne sais pas…

ben voyons dit: 14 mai 2013 à 8 h 40 min

l’avoir n’est qu’un pietre indicateur de valeur intellectuelle et de culture

si c’était le cas, tout le monde aurait l’agreg

thomas dit: 14 mai 2013 à 8 h 38 min

DHH
vous avez beau dénigrer, ça n’est pas une généralité- et, sauf si vous n’avez jamais enseigné que dans le secondaire, vous savez bien que la prépération des cours de fac prend beaucoup plus de temps

DHH dit: 14 mai 2013 à 8 h 16 min

@ML
que diriez vous d’une traduction de nett und artig par » bien comme il faut » qui suggere à la fois l’exactitude et une attitude polie?.
pour l’agregation ,vous avez raison ,c’est un truc qui permet de travailler moins et de gagner plus et l’avoir n’est qu’un pietre indicateur de valeur intellectuelle et de culture .
il suffit d’avoir un peu traîné dans les salles de profs pour en etre persuadé

points sur les i dit: 14 mai 2013 à 7 h 08 min

« ils travaillent trois heures de moins et gagnent plus, »
« Nous savions que sa seule raison de passer l’agreg c’était 500 euros par mois, »

Sauf que, préparer des cours de fac prend plus de temps et est plus intéressant

I.ri dit: 14 mai 2013 à 7 h 08 min

cette évocation de l’idiot et du temps était une manière de renvoyer à ce syndrome d’anniversaire si particulier indexé aux fêtes puisque le billet précise :
il est mort sur scène à 78 ans, en marchant dans la neige, sur laquelle il s’est écroulé en chemin, le jour de Noël.

I.ri dit: 14 mai 2013 à 6 h 53 min

il m’a été impossible de ne pas associer les questions de billet au thème de l’idiot dans son acceptio philosophique telle qu’elle est développée dans lette page dont voici quelues ligne en écho aux échanges de la rdL en général et à ce billet en particulier :
 » Au moment où l’être ressent une intuition, il n’évolue plus dans le même temps que ses congénères, il ne se meut plus dans un temps social, usuel et pratique – temps des horloges et du calendrier – mais dans sa propre durée ; de manière plus précise, cela signifie que lors d’une intuition, chaque être retrouve ce qui constitue sa substance dynamique c’est-à-dire « la continuité indivisible, et par là substantielle, du flux de la vie intérieure » (p. 1273). Ce flux de durée est fait d’une pure succession de changements qualitatifs, qui se fondent, qui se pénètrent sans contours précis, sans aucune tendance à s’extérioriser les uns par rapport aux autres, sans que ces changements puissent être dénombrés, comptabilisés en différents instants dont chacun aurait un début et une fin. Considéré selon le point de vue des autres, l’idiot souffre alors, selon l’expression de Pierre Senges, d’une « infirmité temporelle : il délaisse l’instant présent »
http://www.rhuthmos.eu/spip.php?article206
c’est donc le moment que je vous remercie de votre patience et des cours que vous dispensez sur votre monde

JC dit: 14 mai 2013 à 6 h 45 min

Qui traduira en langage intelligible, une Péessegiade versifiée, l’immense joie que l’on a ressenti à admirer cette équipe multicolore de PARIS, venant fêter sa victoire au Trocadéro, entourée de ses supporters bons enfants venus de tous les coins et recoins que l’Ile de France ?

Qui traduira ce sentiment de fierté sportive que les propriétaires qatari ont su influer chez ces footbaleurs professionnels, un exemple de réussite pour leurs admirateurs éclairés ?

Il n’y a plus de mots pour traduire ce beau spectacle offert aux provinciaux, malheureux clampins en manque de jolies fêtes … ils ont été incendiés.

renato dit: 14 mai 2013 à 6 h 34 min

Parfois je me demande qui conçoit certaines pubs… Qu’est-ce qu’ils ont à la place du cerveau… Celle récente des parfums Yves Saint Laurent, par exemple… Non, mais qu’est-ce qu’ils ont à la place du cerveau ?

I.ri dit: 14 mai 2013 à 4 h 28 min

e sous- titre du livre de Sloterdijk , traduit par son traducteur bien connu, O.Mannoni est «  »de l’anthropotechnique » : il n’est pas sur la couverture

I.ri dit: 14 mai 2013 à 3 h 49 min

toutes ces scènes à et avec Mauvaise Langue m’en ont rappelé dont j’ai été témoin, jusque dans le détail, des « langues » en jeu, et des mot avec lesquels elles résonnaient pour moi, scènes entre des germanistes et des psychanalystes et philosophes professionnels aguerris si bien que ce soir, j’ai pensé , en les suivan à des pages de Sloterdijk sur Kafka dans « tu dois changer ta vie » et à Janusz Korczak dont j’ai rencontré un traducteur en français .
voici une considération assez légère pour résumer
http://www.newyorker.com/images/2013/05/13/g290/130513_cartoon-newsletter_g290.jpg

abdelkader dit: 14 mai 2013 à 1 h 57 min

suis tombé sur cette lettre envoyée par Einstein, Arendt et al au New York Times en 1948…plus ca change hein…cette semaine, Stephen Hawking a décidé de boycotter une conférence a Jérusalem, après en avoir discuté avec des palestiniens…le début de la fin? j’espère bien…

Polémikoeur. dit: 14 mai 2013 à 1 h 52 min

L’humanité a des fers aux pieds.
Si elle n’était pas seule dans l’Univers,
il n’y aurait pas une poignée de fondus
cramponnés au comptoir de la Rdl
ou alors elle ne serait composée
que de vieux marins retraités de l’espace,
nostalgiques de leurs virées célestes.
Le festin de leurs odyssées croisées
y serait permanent mais sans public
car leurs aventures auraient été filmées
en direct, intégralement et répliquées à bord
de tous les vaisseaux en activité.
Et une tournée générale :
à la santé d’Orion
et de la Croix du Sud !
Encalesèchement.

Polémikoeur. dit: 14 mai 2013 à 1 h 33 min

Des extra-terrestres ?
Drôles de problèmes de traduction en perspective !
Pas sûr que la probabilité de rencontre
soit favorable à un tel événement.
L’exception de vie ailleurs ? Soit !
En concomitance ? Soit !
Mêmes barrières au voyage pour les visiteurs
que pour nous si nous arrivons à décoller
du système de notre petite étoile marginale…
L’addition du tout est décourageante.
Il vaut mieux entretenir le fantasme
la nuit dans le désert, le nez dans les étoiles,
au moins le spectacle y est-il sans égal
et la liberté de penser sans borne.
Vertiginébuleusement.

Zénon bézé dit: 14 mai 2013 à 1 h 30 min

dans vot’cul ?

Ben oui parce que bien sûr lui il n’aurait pas subi la contraction des distances, p’tite tête ?

abdelkader dit: 14 mai 2013 à 1 h 26 min

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 29 min
Le grand problème en physique, depuis Einstein d’ailleurs, c’est de réussir à fonder la théorie unitaire des champs, qui unifierait la Relativité générale et la théorie des quanta. On n’y est pas encore. C’est même de là que part la grande crise actuelle de la physique, d’où émergera sans doute un jour une nouvelle théorie qui permettra la grande synthèse capable d’expliquer notamment la forme des galaxies, ce qu’on n’est pas capable de faire aujourd’hui.
Savez-vous que si on éliminait l’espace entre les atomes, on pourrait loger toutes les galaxies dans notre univers dans vot’cul ? comment ? si si…il est amplement gros…sinon, y a toujours le vide entre vos oreilles…tain…assez d’espace pour un univers parallele…ou un trou noir, tiens…

Zénon bézé dit: 14 mai 2013 à 1 h 22 min

@ Zénon zélé

Je pense comme vous qu’un langage, puisqu’il est un support relationnel, est nécessairement conventionnel et donc commun. Il ne peut se fonder ni sur l’exclusion ni sur l’implicite, qui l’exclueraient de fait de la catégorie du langage. Pas de négociation là-dessus chez moi. T’as qu’à croire.

abdelkader dit: 14 mai 2013 à 1 h 16 min

‘Il est timbré ET il boit. C’est aussi fort et aussi prometteur que le mariage de la mécanique quantique avec la théorie de la relativité !’
je dirai même plus, John Brown…le mariage de la mécanique quantique avec la plomberie…

abdelkader dit: 14 mai 2013 à 1 h 08 min

DHH dit: 13 mai 2013 à 10 h 00 min
@AbdelKader 0 H 44
en quoi votre post est-il une reponse à ce que j’ecrivais et qui ne comportait aucun jugement sur les conditions de la conquête.
c’était une question subsidiaire, madame…et aussi une objection a votre usage du mot ‘conquête’…c’était une invasion, un massacre et un vol a main armée…vous ne decriveriez pas autrement la ‘conquête’ de la France par l’Allemagne, j’espère…

Zénon zélé dit: 14 mai 2013 à 1 h 08 min

« notre langage courant »

Un jour, un prof de langue m’a dit « tu as de la chance, petit veinard, je vais t’apprendre un langage que tu seras seul à connaître ». Et ce soir, quand une jolie fille que je voyais passer a lancé « minable » en ma direction, je me suis dit que c’est beau l’amour.

l’éternel revient par la fenêtre dit: 14 mai 2013 à 0 h 57 min

« Mimi le Moisi », une réalisation RdL produite et dirigé par LML, avec LML dans le rôle de Mimi le Moisi.

Bang & Room dit: 14 mai 2013 à 0 h 49 min

la philosophie nietzschéenne de l’éternel retour du même

J’y réfléchis et je reviens vers vous.

Charentaises et robe de chambre dit: 14 mai 2013 à 0 h 30 min

A 25 ans on passe l’agrégation pour enseigner à plus de 50 uniquement pour ne rien foutre.
Mimi moisi.

Sant'Angelo Giovanni dit: 14 mai 2013 à 0 h 22 min


…en tout cas,…l’union européenne on pourra se la mettre dans le cul,…et,…Ah,…Ah,…

La mauvaise langue dit: 14 mai 2013 à 0 h 21 min

Mais non ! Pourquoi les quitter ? Agrégé, je ne les quitte nullement. Seulement au lieu d’avoir quatre classes et 120 élèves, je n’ai plus que trois classes et 90 élèves ! Et une journée de repos en plus par la même occasion !

T’avais pas pensé à ça, hein, mon pauv’ con ?

La mauvaise langue dit: 14 mai 2013 à 0 h 14 min

Ben non, c’est le contraire même d’être moisi, ça ! C’est au contraire la vigueur même. Le contraire du sarkozisme, une formule pleinemlent de gauche, que vous devriez applaudir des deux mains. Mais comme vous êtes un petit merdeux haineux, vous en perdez votre gauche…

Trois heures par ci, trois heures par là dit: 14 mai 2013 à 0 h 13 min

La mauvaise langue dit: 14 mai 2013 à 0 h 06 min

Il nous bassine chaque jour avec son bonheur d’enseigner des cinquièmes et sa seule volonté c’est de les quitter.
Moisi le Mimi.

La mauvaise langue dit: 14 mai 2013 à 0 h 13 min

J’ai traduit « bondé jusqu’à la gueule » pour « bis zum Ersticken voll » parce que l’idée d’étouffement (ersticken) avec le mot « bondé » m’a paru d’un style plat : « bondé jusqu’à l’étouffement »/bondé jusqu’à étouffer, c’est plat. Et le rythme de la phrase n’y est pas non plus dans ce cas. Tandis que « bondé jusqu’à la gueule », ça vous a une autre allure.

Jacques Barozzi dit: 14 mai 2013 à 0 h 09 min

Avec ML, il y a toujours un moment ou la velléité dialectique retombe dans la « monolectique », hélas, trois fois hélas !

La mauvaise langue dit: 14 mai 2013 à 0 h 06 min

Si vous aviez des élèves de collège, vous comprendriez très vite que ça ne fait pas du tout petit joueur, pauvre naze… Y sont cons ces Romains.

La mauvaise langue dit: 14 mai 2013 à 0 h 05 min

Oui, « nett und artig herunter », j’ai fait exprès de le traduire de cette façon. C’est peut-être excessif. Au concours, je me serais jamais permis de le faire comme ça. Mais ici oui. C’est une solution que je trouve dans l’esprit du texte. Si je le proposais à une publication, je le réviserais, mais comme ça elle m’agrée pour ma part.

« nett und artig » est une expression idiomatique qui peut s’opposer à « kritisch » en allemand. Mais pas ici. C’est pourquoi je ne l’ai pas traduit de manière idiomatique avec une expression idiomatique équivalente en français. Voilà pourquoi ça peut paraître « alambiqué ». Mais ça passe très bien compte tenu de l’esprit du texte.

T'as pas cent balles dit: 14 mai 2013 à 0 h 04 min

« Si vous me payez la traduction, je veux bien faire un effort. Mais pas autrement… »

Nous savions que sa seule raison de passer l’agreg c’était 500 euros par mois, mais là il fait vraiment petit joueur.
Moisi on vous dit.

Sant'Angelo Giovanni dit: 14 mai 2013 à 0 h 00 min


…l’humour,…renvoyer quand même la chose,…je vous veux au sommet,…

…toujours des extrêmes sado-maso,…
…c’est pas des fréquentations pour rester cool,…
…je souhaite jamais vous rencontrer Mr. u ,…etc,…Ah,…Ah,…un peu les invités de ce blog,…etc,…un zoo du paradis,…

La mauvaise langue dit: 14 mai 2013 à 0 h 00 min

Je n’ai jamais eu ni horreur ni pas horreur d’être agrégatif. Vous êtes tous vraiment cons avec cette histoire ici. Il s’agissait simplement de passer un concours ! Je n’ai aucune admiration particulière ni mépris pour les gens agrégés. Simplement ils travaillent trois heures de moins et gagnent plus, ce qui est une raison largement suffisante pour passer un concours, c’est tout.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 57 min

Si vous me payez la traduction, je veux bien faire un effort. Mais pas autrement…

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 56 min

Non, c’est pas vrai. Votre bienveillance ne se traduit pas par des mots. or, sur un blog, ce sont les mots qui compte, pas l’intention.

« leicht » n’est en tout cas pas adjectif dans la phrase. Le traiter dans la traduction comme tel est ce qu’il est convenu d’appeler un faux sens. Sévèrement sanctionner au concours (-2 pts)…

Vous avez quel âge pour me parler comme ça ? (je vous veux au sommet)… N’importe quoi, vraiment. Je ne suis pas votre fils ni votre élève.

u. dit: 13 mai 2013 à 23 h 54 min

« Mais j’ai fait finalement le choix qui est celui proposé. Ce n’est pas à prendre ou à laisser, bien sûr. Je conçois bien qu’on puisse l’amender mais c’est une autre atmosphère qui s’en dégage. Il faut savoir assumer ses choix de traduction. Et c’est ce que je fais. Je préfère la poésie à l’exactitude méticuleuse.  »

Mais bien sûr, mon ami.
Simplement dans ce registre, je suis sûr que vous pouvez aller encore plus loin.
En avant!

Pêche à la ligne (du RER) dit: 13 mai 2013 à 23 h 52 min

« Ce n’est pas possible, vous vous déguisez soudain en agrégatif, alors que vous avez horreur de ça. »
Zou

Euh, là c’est pousser le bouchon de l’ironie un peu loin.
Il aurait tant aimé.

u. dit: 13 mai 2013 à 23 h 50 min

« Le mot « leicht » est ici employé comme adverbe de « trampelden ». C’est le fait de trottiner qui est léger. Il s’agit donc bien d’une impression. »

Si vous voulez, tout est vu par par RW, hein.
Bonne remarque, donc.
Revoyez quand même la chose, je vous veux au sommet!

u. dit: 13 mai 2013 à 23 h 47 min

Mais non, ne croyez pas cela.

Ma bienveillance est entière.
Le germaniste, c’est vous.
(Je m’entraîne sur d’autres langues).

Je me contente de vous relancer, parce que vous pouvez mieux.
Une seule expression est vraiment grave, et un plus savant que moi l’a noté:
le « « nett und artig herunter » = était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance ».

Non, non et non.
Ce n’est pas possible, vous vous déguisez soudain en agrégatif, alors que vous avez horreur de ça.

L’ironie subtile, cette sorte d’honnête componction qu’il donne à son contrôleur… a good-humoured butler, en quelque sorte: un être attachée, avec bonhomie, aux devoirs de sa charge…

Le lourdaud, il ne faut pas que ce soit vous, vous êtes capable, quand vous êtes inspiré, d’une réelle légèreté (je ne plaisante pas).

Reprenez votre ouvrage, et renvoyez-le nous demain matin.

Buona notte!

vit cul couille queue bite fion foutre dit: 13 mai 2013 à 23 h 47 min

(le santon a l’air tellement mal lotti qu’il lui faut un godemichet pour se branler….)

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 45 min

Encore une remarque.

Vous dites que c’est l’équipage lui-même qui est léger. Ce n’est pas exact. Le mot « leicht » est ici employé comme adverbe de « trampelden ». C’est le fait de trottiner qui est léger. Il s’agit donc bien d’une impression. Et puis, il est bien évident que l’équipage, en soi, n’a vraiment rien de léger…

Sant'Angelo Giovanni dit: 13 mai 2013 à 23 h 42 min


…on tombe vraiment d’un excès à l’autre,…

…une fois, c’est lèche-moi les chaussures,…

…et, puis, la fois suivante la langue évolue ( façon de parler avec R.W. ),…

…et, çà devient, laisse moi, léché ton cul,…
…rien à faire, l’extrême sado-maso,…du terroir d’outre-Rhin,…incorrigibles des pannes de voiture,…la crise en panne et les réservoir plein,…d’outre-vin,…boire encore notre vin,…Ah,…Ah,…à l’€uro,…Commandatuur,…etc,…à Rapetout,…

curiouse dit: 13 mai 2013 à 23 h 42 min

Jacques Barozzi dit: 13 mai 2013 à 23 h 18 min

C’est du lard sans art !

Mais du gai lard baroz ?

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 39 min

L’idée de pléonasme n’est pas un argument, parce qu’on trouve chez maints auteurs ce genre de formulation (qui est souvent la règle d’ailleurs en allemand). Chez Chrétien de Troyes, ça me vient comme ça à l’esprit.

Toutes vos réflexions, croyez bien que je me les suis faite (vous partez de l’idée que je ne me les serais pas faites, c’est ça qui est très arrogant chez vous ! mais vous n’êtes pas capable de le comprendre tellement l’arrogance semble chez vous une seconde nature). Mais j’ai fait finalement le choix qui est celui proposé. Ce n’est pas à prendre ou à laisser, bien sûr. Je conçois bien qu’on puisse l’amender mais c’est une autre atmosphère qui s’en dégage. Il faut savoir assumer ses choix de traduction. Et c’est ce que je fais. Moi, je préférerais toujours la traduction de Roger Caillois à celle de Dominique Grandmont pour le poème de Neruda, Hauteur de Machu Pichu. Je préfère la poésie à l’exactitude méticuleuse. Mais je sais faire aussi, pour les concours on est bien obligé. Mais justement ici, on n’est pas au concours. J’opte donc pour la poésie tant qu’elle ne contredit pas le sens et l’esprit du texte.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 30 min

Oui, je sais tout cela. Vous ne vous figurez tout de même pas que je ne sais pas lire l’allemand ! L’exactitude littérale étant impossible, il faut avoir l’art de savoir transposer. Donc, vos remarques ne me semblent pas utiles. En revanche, si vous avez de meilleures solutions, proposez-les, mais ne faites pas celui (comme d’habitude chez vous…!) qui a ce ton de condescendance qui ne vous sert pas mais donne de vous une image extrêmement désagréable pour ne pas dire carrément insupportable et puante tout à fait contradictoire avec le vœu d’échanger que vous formulez mais qui dans votre bouche est plus une formule qu’une réalité sociale.

u. dit: 13 mai 2013 à 23 h 23 min

« Tout ce que je peux faire pour vous, c’est vous assurer de ma parfaite compassion d’être aussi dénué d’humanité que vous semblez l’être. »

Cette modestie nouvelle nous honore, Mauvaise langue.

Notre ami JB est un affreux, on était ensemble à la communale.
Je vous dis pas.

Restez « serin », comme disait un jour le président Bouteflika (mais il était trahi par l’inculture de ses scribes).

Vous avez raison d’être content de votre traduction, parce qu’elle est exacte.
Mais certains ont fait allusion à des maîtres (Lortholary, Goldschmidt). Certes, nous savons être en deçà, mais quoi, chacun peut atteindre à l’excellence républicaine, nom de dieu.

Vous l’avez compris, il ne s’agit pas de pinailler, mais d’échanger, à partir d’un amour partagé pour un auteur et sa langue.

Votre traduction est bonne et restitue le « charme » (comme vous dîtes, à juste titre) des impressions de RW.

Juste quelques remarques.

– « schwerfällig und doch leicht dahintrampelnden Pferde-Omnibus » : cette impression légère de trotte-menu, dites-vous. C’est une trouvaille, mais il faut reprendre, ce n’est pas l’impression qui est légère mais l’équipage lui-même, qui est à la fois lourdaud et légèrement …, euh, pataud ? (vous allez trouver).

– « auf bescheidene und drollige Art ausgesprochen » : poussé d’une voix modeste sur un ton d’une drôlerie cocasse
Non, la drôlerie cocasse est une sorte de pléonasme, c’est exprimé d’une manière à la fois modeste et cocasse (vous allez trouver).

– « weil das auf Rädern rollende Lustgemach bereits beinahe bis zum Ersticken voll war » : cette nacelle des plaisirs posée sur des roues était bondée jusqu’à la gorge.
Ouais, gorge est bizarre. Bondée jusqu’à étouffer, jusqu’à l’étouffement ?

– « nett und artig herunter » : était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance
Ça, c’est le point noir, on vous l’a dit et vous avez fait la sourde oreille.
Vous devez conserver le caractère parfaitement « naturel » de l’expression, loin de toute amphigourie.
Vous n’aimez pas « gentil » ?
Dites quelque chose comme : « aimablement posée », etc., c’est suffisant, me semble-t-il.

Bon, tout ceci sans pédantisme, par « affection » (JB) pour Robert W., hein.

Miroir mon beau miroir dit: 13 mai 2013 à 23 h 19 min

Pardonnez-lui, mon Dieu, il ne sait pas ce qu’il fait, c’est la France moisie.

Sant'Angelo Giovanni dit: 13 mai 2013 à 23 h 16 min


…les cordes de noeuds à boules d’horloges suisse,…
…pour remonter le temps, tirer la boule du haut vers le bas,…pour qu’elle puisse remonter par contrepoids de l’autre ( boule ),…

…un exemple de deux boules à rien foutre pour le temps à couvrir à la seconde près,…( les en forme de pomme de pain ),…
…peut-être l’arbre du milieu,…du paradis,…tu ne mangeras pas de graines de sapin ( sapienza ),…connaissance,…

…peut-être la graine de merde des homme-vert-bio-extra-terrestres,…
…question de ne pas perdre la feuille de son vit de joie,…Ah,…Ah,…

…des graines, des graines, Oui,…mais avec des Pazanni,…of course,…au beurre et à l’ail,…et des oignons,…encore,…etc,…Ah,…Ah,…

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 15 min

Elle est géniale, hein, ma traduction ! J’espère que vous appréciez. Après tout, comme disait Trimalcion à ses invités : ce n’est pas de la confiture pour les cochons !

Jacques Barozzi dit: 13 mai 2013 à 23 h 15 min

Les wagons déportés par ML sont de plus en plus plombés et ne traversent plus le paysage
Indigestement

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 09 min

Je ne sais pas si j’insulte et crache, mais en tout cas, vous, mon brave, vous vous y entendez à merveille à ce petit jeu…

Pardonnez-lui, mon Dieu, il ne sait pas ce qu’il fait, c’est la France moisie.

Jacques Barozzi dit: 13 mai 2013 à 23 h 07 min

La traduction, c’est un métier, pas un passe temps, comme la broderie, quoiqu’elle aussi obeit à ses propres règles de l’art !
Quantique ou relative, la mathésie rejoindrait-elle la philosophie nietzschéenne de l’éternel retour du même ?

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 07 min

La nouvelle de Robert Walser est un joli morceau de prose. Je comprends qu’il ait pu séduire Kafka. C’est écrit sur un ton à la fois enlevé et moqueur, et c’est très finement observé.

Les belles histoires de Mimi dit: 13 mai 2013 à 23 h 06 min

Il n’est timbré, il ne boit.
Il est seulement le digne représentant de cette France moisie qu’il espère chez les autres.
N’osant se regarder en face il tente jour après jour de généraliser son incapacité à vivre en insultant et en crachant sur toute personne qui lui tend ce miroir qui lui fait si peur.
Pauvre petit homme.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 04 min

S’il y en a un qui boit ici, ça doit être vous, à lire vos dernières élucubrations. Pour ma part, je ne bois que du lait !

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 23 h 02 min

Tiens, comme je sais que vous appréciez mes traductions au point de leur apporter les critiques bienveillantes pour en améliorer la substance, je vous ai concocté la suite, une suite incomplète s’entend ; j’espère que vous apprécierez l’art et l’effort et que vous le récompenserez comme il le mérite :

Que de fois, alors que je parcourais les rues de Berlin et sa vie trépidante en omnibus à impériale qui, bien que d’allure archaïque et un peu engourdie, donnait cette impression légère de trotte-menu, ce qui avait toujours le don, tout en m’amusant, de me ragaillardir, n’ai-je pas entendu, poussé d’une voix modeste sur un ton d’une drôlerie cocasse par le chauffeur aux apparences bonhommes et un peu surannées, ce mot de rien du tout, insignifiant et pourtant sur le moment non sans une certaine importance, qui d’ailleurs, pour des raisons autant d’ordre public que d’exactitude, était également inscrit sur un panneau qu’on pouvait à loisir rendre visible ou invisible. Si l’inscription

« COMPLET »

était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance, les gens savaient que pour un certain laps de temps plus personne n’était autorisé à monter ni à grimper à l’impériale parce que cette gondole ou plus exactement cette nacelle des plaisirs posée sur des roues était bondée jusqu’à la gueule, un état regrettable que le panneau chargé de les avertir indiquait avec suffisamment de clarté, l’air de dire : « Stop ! Vous avez beau faire, vous n’irez pas plus loin ! » Parfois pourtant malgré le panneau auquel était attaché un pouvoir de refus et de répulsion, la presse battait son plein parmi la foule remuante qui demandait à monter. Alors il arrivait au préposé de service à cette chambre de dire d’une voix polie : « C’est complet, messieurs dames « , ou il disait : « S’il vous plaît, ne poussez pas. C’est inutile », ou il lui venait peut-être à l’esprit de tenir tout un petit discours : « C’est avec le plus grand plaisir, mesdames et messieurs, que je voudrais vous inviter à monter et à prendre place, mais c’est le rude devoir qui me revient de vous faire remarquer que la voiture est au complet, occupée jusque dans ses moindres recoins par les passagers entassés les uns sur les autres. Veuillez bien m’excuser si je suis obligé de vous en refuser l’accès ». Tandis que d’un côté la foule s’empressait avec rage de d’arraisonner le bateau et que de l’autre on la rejetait avec force gestes de refus, il poursuivait sa route au milieu de toute la circulation de la grande ville, semblable à une mer démontée, avec une allure calme et sereine. Mais à peine un voyageur impétueux voulait-il malgré tout s’élancer à corps perdu pour sauter sur le marche-pied que retentissait aux oreilles de l’audacieux un imperturbable « Complet » qui l’obligeait à retirer son pied avec diligence.

Sergio dit: 13 mai 2013 à 22 h 51 min

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 20 h 58 min
Des civilisations extraterrestres, s’il est bien vrai qu’elles existent, ont très probablement une mathesis bien différente de la nôtre

Déjà ils n’ont aucune raison d’être en base dix etc. Le problème dans cette affaire, c’est que tout dépend de notre conformation physique, de nos sensations, si tant est en plus que l’on puisse avoir une vague idée de à quoi rime la matière.

John Brown dit: 13 mai 2013 à 22 h 41 min

« Non, je ne m’aime pas plus que ça. Je suis assez indifférent à moi-même. Je ne suis pas du tout BHL… Mais l’objectivité n’est pas une notion qui m’est étrangère, contrairement à vous, qui vivez de votre rancœur, de votre misérable petite personne qui souffre de n’être que ce qu’elle est… » (rédigé par LML)

Il est timbré ET il boit. C’est aussi fort et aussi prometteur que le mariage de la mécanique quantique avec la théorie de la relativité !

John Brown dit: 13 mai 2013 à 22 h 30 min

« Non, je ne m’aime pas plus que ça. Je suis assez indifférent à moi-même. Je ne suis pas du tout BHL… Mais l’objectivité n’est pas une notion qui m’est étrangère, contrairement à vous, qui vivez de votre rancœur, de votre misérable petite personne qui souffre de n’être que ce qu’elle est… » (rédigé par LML)

Est-ce qu’il est timbré ? ou bien est-ce qu’il boit ? ou bien les deux ?

John Brown dit: 13 mai 2013 à 22 h 20 min

« Non, je ne m’aime pas plus que ça. Je suis assez indifférent à moi-même. Je ne suis pas du tout BHL… Mais l’objectivité n’est pas une notion qui m’est étrangère, contrairement à vous, qui vivez de votre rancœur, de votre misérable petite personne qui souffre de n’être que ce qu’elle est… » (rédigé par LML)

« Ici, renato, on n’est jamais sûr d’être bien compris… » (rédigé par LML)

Eh bien, moi, depuis que j’ai retrouvé la foie, je comprends infiniment mieux frère LML et par conséquent, j’ai beaucoup plus d’indulgence pour lui. Certes, il lui arrive encore de céder à ses pulsions fascisantes et n’est pas non plus tout-à-fait guéri de son sionisme tendance Goebbels, mais que celui qui n’a jamais crié Sieg Heil…. Et puis enfin, a-t-on clairement pris la mesure d’une révolution intellectuelle aussi audacieuse que le dépassement de la vision newtonienne par le grand Albert ? Voici dépassé le grand Salvador Dali : LML a inventé la méthode paranoïaque non-critique ! Alleluia !

John Brown dit: 13 mai 2013 à 22 h 14 min

« Non, je ne m’aime pas plus que ça. Je suis assez indifférent à moi-même. Je ne suis pas du tout BHL… Mais l’objectivité n’est pas une notion qui m’est étrangère, contrairement à vous, qui vivez de votre rancœur, de votre misérable petite personne qui souffre de n’être que ce qu’elle est… » (rédigé par LML)

« Ici, renato, on n’est jamais sûr d’être bien compris…  » (rédigé par LML)

Eh bien, moi, depuis que j’ai retrouvé la foie, je comprends infiniment mieux frère LML et par conséquent, j’ai beaucoup plus d’indulgence pour lui. Certes, il lui arrive encore de céder à ses pulsions fascisantes et n’est pa guéri de son sionisme tendance Goebbels

John Brown dit: 13 mai 2013 à 22 h 02 min

Ici, renato, je ne suis jamais sûr d’être bien compris… ( rédigé par LML )

Mais si … mais si … Quel poignant sentiment de solitude !… Enfantins traumatismes ?

John Brown dit: 13 mai 2013 à 21 h 58 min

Non, vous ne m’aimez pas plus que ça. Vous êtes assez indifférents à moi-même. Vous n’êtes pas du tout LML… L’objectivité est une notion qui vous est étrangère, contrairement à moi, qui vis de ma rancœur, de ma misérable petite personne qui souffre de n’être que ce qu’elle est… (rédigé par LML)

Ah ! que de détresse ! Déchirante lucidité ! Moi, à la fin, ça me fend le coeur.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 21 h 22 min

« tête d’épingle » n’est évidemment qu’une métaphore. Il n’y a pas de mot pour décrire cet état. Sinon peut-être le mot Dieu.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 21 h 18 min

Non, je ne m’aime pas plus que ça. Je suis assez indifférent à moi-même. Je ne suis pas du tout BHL… Mais l’objectivité n’est pas une notion qui m’est étrangère, contrairement à vous, qui vivez de votre rancœur, de votre misérable petite personne qui souffre de n’être que ce qu’elle est…

Tout ce que je peux faire pour vous, c’est vous assurer de ma parfaite compassion d’être aussi dénué d’humanité que vous semblez l’être.

poussière et comedon dit: 13 mai 2013 à 21 h 03 min

pour redevenir une tête d’épingle

un point noir sur la face de l’univers.

Narcisse rougissant dit: 13 mai 2013 à 20 h 59 min

Ma traduction … elle est vraiment excellente, je trouve

des fois je me trouve beau
smack smack smack
le nez sur la glace au-dessus du lavabo
gouzi gouzi mon mimi
mon moi rien qu’à moi
je m’aime

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 20 h 58 min

Ce qui serait plutôt étonnant c’est que la mathesis ne parvienne pas à rendre compte d’une manière ou d’une autre des lois observées de l’univers. C’est plutôt dans ce sens-là qu’il faut voir les choses.

La mathesis n’est qu’un modèle, une modélisation de l’univers. Mais on voit combien elle peut changer au cours des siècles puisque la mathesis de Newton n’est pas celle d’Einstein.

Des civilisations extraterrestres, s’il est bien vrai qu’elles existent, ont très probablement une mathesis bien différente de la nôtre, qu’elle doivent regarder d’un œil amusé compte tenu de ce qu’ils sont capable de faire sur terre avec les engins qui leur permettent de venir nous visiter.

Un jour, les étoiles s’éteindront, l’univers se contractera pour redevenir une tête d’épingle et nous, pauvres chiures de mouches sur un caillou perdu dans l’univers, ici ou là, nous ne sauront pas plus de quoi il était question durant tout ce temps.

Polémikoeur. dit: 13 mai 2013 à 20 h 37 min

« La Nature est écrite en langage mathématique ».
Par nous, petite moisissure pensante
aux confins d’une poussière galactique excentrée,
et ce que l’exception que nous sommes
a bien le droit de déjà considérer comme merveilleux et unique ne doit pas beaucoup
influencer l’essence même de l’Univers !
Ce dernier est ce qu’il est mais reconnaissons
qu’il y a de quoi être étonnés de parvenir
à le penser en équations plutôt fidèles.
Ce n’est pas pour autant qu’il est écrit
dans ce langage. Il lui est plaqué dessus.
Il est probable qu’il n’en a pas un début
de conscience et que ça n’empêchera pas
notre soleil de nous griller avec notre support
terrestre.
Même pas, nous l’aurons rendu invivable
bien avant la grande stérilisation définitive
et il n’y aura que nos fossiles,
s’il en reste, qui seront désintégrés.
Stardustement.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 20 h 34 min

JB est encore de ceux qui, sur les bancs de l’université, n’hésitent plus maintenant à contester la validité des théories que le professeur est en train de leur enseigner. On n’arrête pas le progrès de l’outrecuidance !

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 20 h 31 min

Dernier écriteau :

Que de fois, alors que je parcourais les rues de Berlin et sa vie trépidante en omnibus à impériale qui, bien que d’allure archaïque et un peu engourdie, donnait cette impression légère de trotte-menu, ce qui avait toujours le don, tout en m’amusant, de me ragaillardir, n’ai-je pas entendu, poussé d’une voix modeste sur un ton d’une drôlerie cocasse par le chauffeur aux apparences bonhomme et un peu surannées, ce mot de rien du tout, insignifiant et pourtant sur le moment non sans une certaine importance, qui d’ailleurs, pour des raisons autant d’ordre public que d’exactitude, était également inscrit sur une plaque qu’on pouvait à loisir rendre visible ou invisible. Si l’inscription

« COMPLET »

était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance, les gens savaient que pour un certain laps de temps plus personne n’était autorisé à monter ni à grimper à l’impériale parce que cette gondole ou plutôt cette nacelle des plaisirs posée sur des roues était bondée jusqu’à la gorge, un état regrettable que cette plaque chargée de les avertir indiquait avec suffisamment de clarté, l’air de dire : « Stop ! Vous avez beau faire, vous n’irez pas plus loin ! »

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 20 h 15 min

Les connards de services ont fait leur office, je vois, pendant que je travaillais. Bien ingrats quand d’habitude pour les artistes.

Non, nett und artig, n’est pas forcément gentiment ! On peut toujours Un texte à traduire est comme une partition musicale qu’on peut interpréter selon l’esprit du texte. La traduction par « gentiment » est simplement stupidement près du bonnet. Autrement dit nulle.

Mahnend, est une simple erreur du à la vitesse de l’exercice, qui ne mérite pas tant d’opprobre. Seul un imbécile patenté doué d’un fort sentiment d’humiliation et du désir pervers inversé de s’en prendre à l’intelligence quand on n’est qu’un crétin comme Hitler qui s’en prenait aux Juifs parce que c’est tout ce qui lui restait, peut se lancer dans une invective aussi grossière sur mon compte pour si peu de chose.

Ma traduction n’est pas une déportation, je ne suis pas un agent de la Gestapo, mais elle est vraiment excellente, je trouve, et exprime bien l’esprit du texte de Walser en lui donnant cette tournure si enchanteresse pour parler au fond de faits et gestes bien triviaux, qui fait tout le charme de tels textes. Et je dirais même qu’elle est tout à fait remarquable compte tenu du fait que l’allemand employé et les tournures de phrases ne sont pas du tout faciles à transposer d’une langue dans l’autre, en dépit parfois de la simplicité de l’allemand employé.

Mort aux cons !

S..cryme dit: 13 mai 2013 à 19 h 51 min

Ici on dirait un train de dix vaguons – au moins! – qui prennent un air fou pour traverser le temps

I.ri dit: 13 mai 2013 à 19 h 50 min

j’en profite pour revenir sur une question apparue sous différent aspects sur ce blog
j’ai évoqué la question du e prépausal non comme « la cause » mais Mauvaise langue, lui, est averti maintenant qu’il serait bien inspiré d’écrire moins vite et de se relire , et même , se faire relire par une lecteur ami-critique .
ce qui est étrange c’est que DHH qui se plaint tant des ashkénazes n’ait pas remarqué que la plupart des pages d’explication- interprétation du judaïsme sur la toile sont tenues par des sepharadim et que cette question d’orthographe du français y est cruelle, et soulignée par ce « e final » méditerranéen :mais que ne s’engage-t-elle à mettre au service de ces blogs ses goûts de correction et de correctrice et à relire de son oeil impavide les pages en français . Elle saurait surement s’introduire , et faire apprécier ses services !

John Brown dit: 13 mai 2013 à 19 h 40 min

 » trop fort là le JB  » (rédigé par le pharmacien de Taxham)

Et j’ai trouvé ça tout seul , je te signale. C’est fou ce que je carbure. Même trop, des fois. Des fois je me fais peur. Arrête, me dit ma femme, pense à ton foie. Mais je m’en fous de mon foi. Du moment que j’ai la foie. C’est vrai, aussi, l’orthographe, il faut qu’elle soit réversible. Un foi c’est masculin, donc pas de « e ». La foie, c’est féminin, donc un « e ». De la physique des particules à la grammaire transgénérationnelle, je passe comme ça. Des foies je me fais peur.

agent de voyage dit: 13 mai 2013 à 19 h 34 min

dans un train les passagers ne regardent ni devant ni derrière ou alors jamais loin, une évidence doit-elle devenir vide de sens pour s’imposer ?

John Brown dit: 13 mai 2013 à 19 h 28 min

 » La réversibilité d’un état particulaire n’a pas grand chose à voir avec « l’inversion » du temps.  » (rédigé par Polémikoeur)

Je me suis sans doute mal exprimé. Ce qui introduit de la confusion , c’est l’expression  » inversion de la flèche du temps », superflue et confuse, si l’on pose que le temps n’existe pas. Nous en avons d’ailleurs l’intuition dans notre vie, puisque nous n’avons du passé et de l’avenir qu’une appréhension intellectuelle, et, du reste, ils n’ont d’autre existence qu’intellectuelle; en réalité, nous sommes pris dans le mouvement, qui ne connaît ni passé ni avenir. Le temps est notre illusion à l’échelle macroscopique, mais au niveau du mouvement des particules, il n’existe pas. Ce qui existe en effet, c’est la réversibilité géométrique des états particulaires. La théorie einsteinienne du temps comme quatrième dimension liée à l’espace pour aboutir au concept d’espace-temps est tributaire, à mon avis, de notre approche macroscopique des phénomènes ; elle est une avancée par rapport aux conceptions newtoniennes mais elle est elle-même une étape vouée à être dépassée. Nous n’avons pas encore pris toute la mesure de la signification de l’affirmation galiléenne, reprise, je crois, par Spinoza : la Nature est écrite en langage mathématique. Nous pouvons peut-être un peu nous rapprocher de la signification de cette intuition géniale en corrigeant sur certains points notre langage courant, dès qu’il s’agit du temps; par exemple, au lieu de dire qu’il est possible de prévoir en partie l’avenir, nous pouvons dire qu’il est possible ( à un stade donné de nos connaissances) de calculer l’état x d’un ensemble de phénomènes à un point y du mouvement. Calculer, et non pas prévoir. Calculer nous introduit à une réalité purement mathématique, algébrique et géométrique, où le temps n’existe pas. De même, gouverner, ce n’est pas prévoir; gouverner, c’est calculer.

Polémikoeur. dit: 13 mai 2013 à 19 h 23 min

Les wagons les plus courts
seraient donc les wagons
les plus rapides ?
Pour le voyageur
ou le chef de gare ?
De toute façon,
il faut toujours
monter en tête
pour arriver avant !
Arriver où ? Pressés ?
Est-ce qu’il a sifflé trois fois ?
Trainballement.

buraliste intérimaire dit: 13 mai 2013 à 19 h 19 min

C’est donc encore foutu pour le billet de loterie gagnant à coup sûr !

S’il est semblable à des milliers t’as plus grand chose à gagner !!! !! !

Polémikoeur. dit: 13 mai 2013 à 19 h 07 min

Le passé, ayant existé, il n’est pas toujours facile
de dire lequel.
Le futur, n’existant pas encore (« pas encore », comme cite Steiner
dans l’entretien ;> ), il n’est pas plus facile
de dire lequel.
Les conjuguer au présent relève à l’évidence
de l’abus de langage.
Quant à les associer dans la même phrase à ce même temps, c’est encore plus gonflé.
La réponse est non.
Logiclement.

Sergio dit: 13 mai 2013 à 19 h 02 min

renato dit: 13 mai 2013 à 18 h 38 min
Il y a des trains de fret qui prennent un temps fou pour traverser le paysage…

Je suis en train de me demander si ça serait pas une expérience sur la relativité comme dans le Leprince-Ringuet, parce qu’il y a des wagons qui n’ont pas la même taille…

Polémikoeur. dit: 13 mai 2013 à 18 h 58 min

C’est donc encore foutu pour le billet de loterie gagnant à coup sûr !
Et ce maudit train ne reculera pas à sa gare de départ !
Mèche courte, et qu’il valdingue dans le décor !
Dynamitement.

J.Ch. dit: 13 mai 2013 à 18 h 50 min

remonter le temps, trouver la faille temporelle, comme Jack Eping pour empêcher l’assassinat de JF Kennedy dans le dernier et formidable Stephen King : « 22/11/63 »

Polémikoeur. dit: 13 mai 2013 à 18 h 48 min

Les espaces multivers parallèles sont une fumisterie de modélisateurs en mal de notoriété,
jusqu’à preuve du contraire, bien sûr !
La réversibilité d’un état particulaire n’a pas grand chose à voir avec « l’inversion » du temps.
Dans repasser par un état en tout point identique à un précédent, le « re » n’a pas la même valeur que dans retourner en arrière, remonter dans le temps où l’état antérieur ne coïncide pas avec le « repassage ». Petit effort de chronologie ? Ca y est ? Est-ce que se « retrouver » en arrière aurait de l’intérêt si le fait même d’être « en arrière » signifiait ne pas avoir été avant plus en avant (suivez toujours ?), ne pas en avoir le souvenir ? Le simple fait de se souvenir de l’avant détruit la possibilité d’y être revenu, clair, ok ? Ou alors, bonjour la boucle, la boucle, la boucle, la boucle…
Tant pis, même avec le retour en grâce du vinyl, les K7, CD et autres fichiers audios sont passés par-là depuis !
Maintenant, si la Sncf est mouillée dans le commerce triangulaire, alors oui, il doit y avoir une cou…, une banane, dans la flèche du temps ! Tout ne se répare pas non plus à coup de chèques même s’il n’est pas si incongru d’essayer d’obtenir ce genre de réparations dans une société où (presque) tout se monnaye.
Tiroircaissement.

I.ri dit: 13 mai 2013 à 18 h 46 min

pour ceux qui n’auraient pas le courage d’ouvrir le lien voici la question qu’il se propose
Le passé et le futur existent-ils ?

I.ri dit: 13 mai 2013 à 18 h 35 min

les dernières pages -entre autres- du dernier livre d’Atlan sont consacrées au temps et annoncent un prochain livre .
On peut toujours revenir au billet.
(je sors)

Le pharmacien de Taxham dit: 13 mai 2013 à 18 h 14 min

Jeanbrun, t’es trop fort là.. s’il te plait,essplique nous l’Immaculée Conception et l’Annonciation et l’Incarnation et l’Assomption et l’Ascension avec tes super données scientifiques.. trop fort là le JB

JC dit: 13 mai 2013 à 18 h 10 min

On n’ira pas loin dans ce problème du temps, des temps, sans décrire soigneusement les conditions de l’expérience auquel le temps participe. Suivant le niveau de complexité matière, la définition même du temps n’a plus rien à voir avec ce que nous appellon Temps à notre échelle macroscopique humaine. En fait il y a plein de temps, autonomes, intriqués, qui n’ont aucun rapport entre eux … je crois qu’il en est de même pour les espaces multi-univers « paralleles ». On cherche…! Bonsoir les petits chéris !

Mit mahnen und Maus untergegangen dit: 13 mai 2013 à 18 h 09 min

« Stop ! Vous avez beau faire… ! »

On ne saurait mieux dire, mon petit chéri…Quand même !Traduire « nett und artig », une de ces Zwillingsformeln chères à la langue allemande, par un amphigourique « avec toute la grâce que requiert l’obligeance », là où un simple « gentiment » faisait l’affaire et la rue Michel, c’est faire l’aveu déchirant qu’on n’entrave que pouic à la langue de Walser !
Et que dire de ce fautif « plaque mentionnée » censé rendre un « mahnende Tafel », que n’importe quel élève de 5ème A allemand LV1 traduirait justement par « écriteau en forme d’avertissement », oder so ähnlich. Mahnen, ce n’est pas erwähnen, du blöde Kuh !
Vaut mieux arrêteztout ! tant qu’il est encore temps.

John Brown dit: 13 mai 2013 à 17 h 58 min

L’inversion du temps est incompatible avec les données actuelles de la physique » (rédigé par LML)

Pour aborder le problème d’une autre façon, on peut considérer le dogme chrétien de la résurrection des corps comme une expérience de pensée décrivant le renversement de la flèche du temps. Si la flèche du temps est irréversible, rien de moins scientifique que ce dogme, qui ne peut dès lors s’admettre que comme la manifestation de la toute-puissance de Dieu supérieure aux lois de la Nature. Si au contraire la réversibilité du temps est scientifiquement concevable et démontrable (comme l’expérience que décrit l’article publié dans « Pour la science » semble le montrer), alors ce dogme (le moins accepté des dogmes du Christianisme par les Chrétiens eux-mêmes) serait le plus compatible avec les données scientifiques. Or ce problème de la réversibilité du temps, en physique des particules, est un problème statistique. L’expérience décrite par l’article de « Pour la science » (numéro de novembre 2010)consiste à maîtriser le processus d’inversion de la flèche du temps en contraignant le parcours d’un nombre réduit de particules ; cette expérience a trouvé une application dans la technique de l’I.R.M. Si, à l’échelle macroscopique, le temps semble irréversible, c’est parce que la probabilité qu’un nombre immense de particules accomplissent le parcours inverse de celui qu’elles ont parcouru est infime ; elle est infime, mais elle existe.

Michel, où t'as mis le "s" ? Ca une certaine importance dit: 13 mai 2013 à 17 h 38 min

Dernière correction avant d’emballer

T’emballe pas, pépère…rilaxe.
Les apparences sont certes trompeuses, disait Bernhard, mais quand elles sont bonhommes, pourquoi s’escrimer à les priver de ce « s » qui est « non sans une certaine importance » (ziemlich wichtig) ?

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 31 min

Si, en physique quantique aussi ! Pas de théorie pour l’instant qui contredise le second principe de la thermodynamique. Faut arrêter de nous les battre menu !

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 29 min

Le grand problème en physique, depuis Einstein d’ailleurs, c’est de réussir à fonder la théorie unitaire des champs, qui unifierait la Relativité générale et la théorie des quanta. On n’y est pas encore. C’est même de là que part la grande crise actuelle de la physique, d’où émergera sans doute un jour une nouvelle théorie qui permettra la grande synthèse capable d’expliquer notamment la forme des galaxies, ce qu’on n’est pas capable de faire aujourd’hui.

John Brown dit: 13 mai 2013 à 17 h 27 min

« L’inversion du temps est incompatible avec les données actuelles de la physique » (rédigé par LML)

De la physique einsteinienne, oui; de la physique quantique, non.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 25 min

Dernière correction avant d’emballer :

Que de fois, alors que je parcourais les rues de Berlin et sa vie trépidante en omnibus à impériale qui, bien que d’allure archaïque et un peu engourdie, donnait cette impression légère de trotte-menu, ce qui avait toujours le don, tout en m’amusant, de me ragaillardir, n’ai-je pas entendu, poussé d’une voix modeste sur un ton d’une drôlerie cocasse par le chauffeur aux apparences bonhomme et un peu surannées, ce mot de rien du tout, insignifiant et pourtant sur le moment non sans une certaine importance, qui d’ailleurs, pour des raisons autant d’ordre public que d’exactitude, était également inscrit sur une plaque qu’on pouvait à loisir rendre visible ou invisible. Si l’inscription

« COMPLET »

était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance, les gens savaient que pour un certain laps de temps plus personne n’était autorisé à monter ni à grimper à l’impériale parce que cette gondole ou plutôt cette nacelle des plaisirs posée sur des roues était bondée jusqu’à la gorge, un état regrettable que la plaque mentionnée indiquait avec suffisamment de clarté, l’air de dire : « Stop ! Vous avez beau faire, vous n’irez pas plus loin ! »

JC dit: 13 mai 2013 à 17 h 24 min

Parmi l’ensemble des difficultés dans la compréhension scientifique du monde, un certain nombre de faits inexplicables ou de théories limitées à des domaines propres fait que l’on peut formuler des hypothèses concernant le temps, une variable parmi d’autres, pour essayer des chemins de recherche nouveaux.

A ma connaissance, les théories de la relativité, restreinte et générale, du Grand Albert tiennent toujours le coup sans pouvoir tout couvrir, c’est à dire devenir unitaire des composants de la matière au cosmos …

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 18 min

Sans faute :
Que de fois, alors que je parcourais les rues de Berlin et sa vie trépidante en omnibus à impériale qui, bien que d’allure archaïque et un peu engourdie, donnait cette impression légère de trotte-menu, ce qui avait toujours le don, tout en m’amusant, de me ragaillardir, n’ai-je pas entendu, poussé d’une voix modeste sur un ton d’une drôlerie cocasse par le chauffeur aux apparences bonhomme et un peu surannées, ce mot de rien du tout, insignifiant et pourtant sur le moment non sans une certaine importance, qui d’ailleurs, pour des raisons autant d’ordre public que d’exactitude, était également inscrit sur un plaque qu’on pouvait à loisir rendre visible ou invisible. Si l’inscription

« COMPLET »

était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance, les gens savaient que pour un certain laps de temps plus personne n’était autorisé à monter ni à grimper à l’impériale parce que cette gondole ou plutôt cette nacelle des plaisirs posée sur des roues était bondée jusqu’à la gorge, un état regrettable que la plaque mentionnée indiquait avec suffisamment de clarté, l’air de dire : « Stop ! Vous avez beau faire, vous n’irez pas plus loin ! »

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 17 min

Nouvelle traduction, meilleure :

Que de fois, alors que je parcourais les rues de Berlin et sa vie trépidante en omnibus à impériale qui, bien que d’allure archaïque et un peu engourdie, donnait cette impression légère de trotte-menu, ce qui avait toujours le don, tout en m’amusant, de me ragaillardir, n’ai pas entendu, poussé d’une voix modeste sur un ton d’une drôlerie cocasse par le chauffeur aux apparences bonhomme et un peu surannées, ce mot de rien du tout, insignifiant et pourtant sur le moment non sans une certaine importance, qui d’ailleurs, pour des raisons autant d’ordre public que d’exactitude, était également inscrit sur un plaque qu’on pouvait à loisir rendre visible ou invisible. Si l’inscription

« COMPLET »

était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance, les gens savaient que pour un certain laps de temps plus personne n’était autorisé à monter ni à grimper à l’impériale parce que cette gondole ou plutôt cette nacelle des plaisirs posée sur des roues était bondée jusqu’à la gorge, un état regrettable que la plaque mentionnée indiquait avec suffisamment de clarté, l’air de dire : « Stop ! Vous avez beau faire, vous n’irez pas plus loin ! »

I.ri dit: 13 mai 2013 à 17 h 15 min

ragaillardire
j’ai oublié comme on appelle ce « e »non justifié à l’écrit mais prononcé par certaines personnes et dans certaines régions (midi) notamment des femmes !
pour mauvaise langue c’est du hétérouistiti de
gaillard de blog?

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 15 min

C’est pas parce qu’on inverse le temps qu’il n’existe pas ! Quand cette expérience d’inversion du temps serait réelle, ce qui n’est nullement le cas. L’inversion du temps est incompatible avec les données actuelles de la physique. Nulle théorie ne contredit pour l’instant la Relativité restreinte ni le second principe de la thermodynamique. Arrêtons de raconter n’importe quoi !

Maintenant celui qui me dit : Je crois aux extraterrestres, je serais d’accord avec lui.

John Brown dit: 13 mai 2013 à 17 h 08 min

« Le temps n’existe pas ? Vous plaisantez ! » (rédigé par LML)

Sur la question, la revue « Pour la science » a publié un numéro spécial intitulé : « le Temps est-il une illusion ? ». On y trouve notamment la description d’une expérience d’inversion de la flèche du temps, aboutissant à son annulation (elle a au moins une application dans la technique médicale de l’I.R.M.). C’est sans doute un des points de divergence entre les résultats de la physique quantique et les équations de la relativité d’Einstein.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 08 min

La CRAN ira se faire voir ! C’est Hollande qu’il l’a dit. On n’a pas à mettre le couteau sous la gorge des citoyens d’aujourd’hui qui ne sont enrien responsables de l’esclavage d’hier.

Déjà, il était légitime de refuser le procès à la SNCF pour ses responsabilités lors de la Shoah, ce n’est pas pour l’accepter pour l’esclavage.

Dégroupage total dit: 13 mai 2013 à 17 h 07 min

le don, tout en m’amusant, de me ragaillardire…
le chauffeur aux apparences bonhomme

Il est vrai que ML, sous ses airs bonhommes, possède mieux que quiconque l’art de nous réconfortir, de nous ravigotir, de nous ravire…bref, de nous faire nous senter mieux.
Euh, c’est quand ta prochaine inspection, Michel ? Parce que, pour ce qui est du passage au grand choix, tu peux toujours te l’arronder…

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 17 h 04 min

Le début est meilleur comme ça :

« Que de fois, alors que je… (…), j’ai entendu… »

Sinon, on confond le « Wie » avec un cum latin temporalo-causal, alors qu’il est exclamatif.

JC dit: 13 mai 2013 à 16 h 59 min

Le CRAN ?
Une officine de négriers !

« Le Cran a remis son assignation à comparaitre à la CDC, aujourd’hui… L’association réclame 10 millions d’euros à la Caisse des dépôts pour abonder un fonds de dotation destiné à financer des recherches autour des dommages créés par l’esclavage. »

Ceci n’est pas une blague. Rions quand même !

Sant'Angelo Giovanni dit: 13 mai 2013 à 16 h 52 min


…mes seigneurs, on se la tasse l’esprit moulu,…l’expresso et ses biscuits,…etc,…
…etc,…tant qu’a faire,…la chasse,…aux idées,…

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 16 h 38 min

Une proposition de traduction du début de la nouvelle berlinoise de Robert Walser :

Comme souvent, chaque fois que je parcourais les rues de Berlin et sa vie trépidante en omnibus à impériale qui, bien que d’allure archaïque et un peu engourdie, donnait cette impression légère de trotte-menu, ce qui avait toujours le don, tout en m’amusant, de me ragaillardire, j’entendais, poussé d’une voix modeste sur un ton d’une drôlerie cocasse par le chauffeur aux apparences bonhomme et un peu surannées, ce mot de rien du tout, insignifiant et pourtant sur le moment non sans une certaine importance, qui d’ailleurs, pour des raisons autant d’ordre public que d’exactitude, était également inscrit sur un plaque qu’on pouvait à loisir rendre visible ou invisible. Si l’inscription

« COMPLET »

était descendue avec toute la grâce que requiert l’obligeance, les gens savaient que pour un certain laps de temps plus personne n’était autorisé à monter ni à grimper à l’impériale parce que cette gondole ou plutôt cette nacelle des plaisirs posée sur des roues était bondée jusqu’à la gorge, un état regrettable que la plaque mentionnée indiquait avec suffisamment de clarté, l’air de dire : « Stop ! Vous avez beau faire, vous n’irez pas plus loin ! »

deux poids deux mesures dit: 13 mai 2013 à 16 h 20 min

renato 13 mai 2013 à 14 h 12 min
rappeler l’existence de traitement de l’info est atroce..

J.Ch. dit: 13 mai 2013 à 15 h 36 min

Peter Handke : ne pas oublier l’homme de théâtre, surtout « La chevauchée sur le lac de Constance » et « Préparatifs d’immortalité »

I.ri dit: 13 mai 2013 à 15 h 29 min

promenade est un mot de la langue française qui, m’angoisse presqu’autant que déporter . je ne l’aime pas . certains disent on va faire un tour, d’autres on sort .,
on dit aussi envoyer promener, mais jamais s’envoyer promener, alors qu’ on dit s’envoyer en l’air , ce qui n’est pas un signe de légèreté .
je crois que ça remonte à ma jeunesse cette perception biaisée des « promenades » , et des traductions tardives

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 15 h 24 min

Les omnibus à impériale :

À gauche, un autobus à impériale Brillié-Schneider P2, et au centre, un omnibus à impériale type 1889
C’est à Paris, en 1853, que fut inventé le premier bus à deux étages,

l’omnibus à impériale :

La compagnie générale des omnibus (CGO), ancêtre de la régie autonome des transports parisiens (RATP), met en service ces véhicules sur son réseau en 1855 dont l’accès à l’impériale, particulièrement malaisé, se fait par des échelons. En 1878, de lourdes voitures de 40 places à plate-forme arrière et dotées d’un escalier hélicoïdal pour accéder à l’impériale, sont mis en circulation mais leur poids nécessitait la présence de trois chevaux. En 1889, la CGO met en service un type de voiture moins lourd, offrant 30 places, également à impériale et tiré par deux chevaux. Les derniers omnibus à chevaux de la CGO circulèrent en janvier 1913.
Les autobus à impériale de 1906:
Au tournant du xxe siècle, les omnibus étaient de plus en plus démodés et le coût de la cavalerie nécessaire pour les tracter firent étudier à la CGO des solutions de remplacement moins onéreuses que la création de lignes de tramways avec leurs coûteuses voies ferrées. L’autobus utilisé, sans impériale, dès 1895 à Berlin et 1900 à Londres, apparaissait donc comme une solution prometteuse.
La CGO définit donc un cahier des charges et lança un appel d’offre aux constructeurs automobiles pour la réalisation de prototypes de châssis-moteur de ce qu’on appelait alors les omnibus automobiles, afin que la CGO y installe une caisse d’omnibus à chevaux à impériale de type 18891.
Neuf véhicules sont expérimentés sur une ligne spéciale de desserte du salon de l’automobile de 1905. (wikiki)

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 15 h 19 min

Adalbert Stifter a aussi inventé son Tournesol, une poursuite amoureuse dans les rues de Vienne dans la nouvelle Le Cachet (Der alte Siegel). Après avoir osé abordé la dame en question, Hugo, le héros de la nouvelle, retourne dans sa chambre :
« Hugo rentra chez lui, et dès qu’il fut assis dans sa chambre, il lui sembla que ce jour-là il lui avait été donné de connaître la quintessence de toutes choses, et qu’il était en droit de nourrir les plus grandes espérances. » (traduit par Sybille Muller)

C’est presque du André Breton. Je me demande si Breton parle de Stifter quelque part. Mais comme ça à vue de nez, j’ai pas le souvenir qu’il le mentionne quelque part. La nouvelle date de 1844. On a déjà une vraie errance amoureuse dans la ville.

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 15 h 12 min

Le temps n’existe pas ? Vous plaisantez ! C’est la quatrième dimension dans les équations imaginaires de la Relativité restreinte. Et comme dit Peter Hanke, Que faire du temps de toute une journée ?

I.ri dit: 13 mai 2013 à 15 h 09 min

Mais puisque n’importe qui avec une teinture de théories à la mode peut vous prouver qu’on ne sait jamais de quoi, ni de qui on parle,je ne vois pas pourquoi « il faudrait le savoir », ni que quelqu’un le sache….dans une langue ou une autre .

La mauvaise langue dit: 13 mai 2013 à 15 h 08 min

Non, c’est ce qu’on appelait une « impériale », comme le titre d’un roman d’Aragon.

u. dit: 13 mai 2013 à 14 h 56 min

Merci, Donnadieu

Il faut croire que le Pferde-Omnibus m’avait quand même interpelé
(et toc).

J’ai pensé aux chevaux mis en pièces dans la rue dans le poème de Bertold B…. (wie heisst dieses Gedicht?)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*