de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Lucette Destouches, nez Céline

Lucette Destouches, nez Céline

Faut-il que le nom même de Céline fasse encore trembler pour que l’on consacre des biographies non plus à sa personne mais à celle de sa femme… D’autres ont déjà eu ce privilège, à supposer que cela en soit un. Non que leur œuvre personnelle l’eut justifié, mais parce que l’exploration de leur personnalité autoriserait une meilleure compréhension de celui de leur complice. C’est bien le mot. Il permet de s’intéresser autant à Mme Zola qu’à Juliette Drouet, Vera Nabokov ou Nora Joyce, avec des variantes : Lucia, la fille schizophrène du couple Joyce, la fille et la petite amie de J.D. Salinger etc.

Lucette Destouches n’aime pas qu’on lui donne du « Madame Céline ». Il faut l’écrire au présent car elle aura 106 ans l’été prochain, si toutefois. Ce qui n’a pas empêché son nouveau biographe d’intituler son livre Madame Céline(428 pages, 20,90 euros, Tallandier). Il aurait pu l’intituler « Lucette », comme le fit Marc-Edouard Nabe pour le portrait qu’il lui consacra, comme s’il n’y en avait qu’une dans la récente histoire littéraire, à l’égal de Gaston dans celle de l’édition. David Alliot, à qui rien de ce qui touche l’auteur de Mort à crédit n’est étranger (scrupuleux archiviste et documentaliste de la célinologie, il est notamment l’auteur d’un indispensable dictionnaire D’un Céline l’autre chez Bouquins) ne l’a rencontrée qu’à quelques reprises ; mais eut-il été de longue date l’un de ses familiers que cela n’eut rien changé tant la mémoire est trompeuse et l’héroïne, discrète.

Qui oserait parler de muse en cette femme toute de fantaisie, d’élégance, de grâce, plus éloquente de silences que de paroles ? Pourtant, il y a de cela et on ne peut s’empêcher de repérer l’ombre portée de sa sensibilité et de ses intuitions sur Céline. Elle hume pour lui les événements et les catastrophes à venir quand il est tout à sa transe. Quelque chose comme sa sagesse. Du moins tel est le sentiment qui suinte des témoignages ici recueillis. La critique Gabrielle Rolin l’avait joliment croquée en 1969 e femme qui n’est dupe de rien et que rien n’étonne dans la comédie humaine, sans cesser de paraître sylphide :

« Elle tient de la poupée javanaise, de l’hirondelle des faubourgs, de Mimi Pinson et de Peter Pan. Tout en elle respire la fragilité. Ses mains et ses pieds minuscules semblent plus légers que l’air, son visage frémit à la moindre émotion. Danseuse, elle ne cesse de danser. Un pas de galop jusqu’à la porte, une pirouette pour traverser la pièce et quand, par miracle, elle consent à s’asseoir, on le devine comme chatouillée d’entrechats ».celine_lucette1935

Comment écrire la biographie de l’épouse sans faire celle du mari d’autant qu’ils étaient inséparables ? Lucette Almanzor, la jeune danseuse de l’Opéra-Comique a rencontré l’écrivain-médecin en 1936. Bien que son nom évoqua Al-Mansour/ « le Victorieux », vizir de Cordoue du temps d’Al-Andalus, sa famille s’enracine à Mortagne-au-Perche. La passion de la danse les réunit : elle ne vit que pour ça, il hante les studios de répétition. Il vient d’achever son deuxième roman Mort à crédit et s’apprête à écrire son premier pamphlet, Mea culpa.

On s’attend à des révélations sur la vie intime du couple. Les intéressés ont été très discrets à ce sujet. On savait la capacité de séduction de Louis-Ferdinand Destouches dit Céline, médecin et écrivain, sur les femmes. Grand, mince, le regard clair et enveloppant, un charme éprouvé, des conquêtes successives. Jusqu’à la rencontre avec Lucette où manifestement tout s’arrête. On imagine que David Alliot a bien pesé ses mots en parlant d’ « impuissance sexuelle » car il se doutait bien que certains chroniqueurs en feraient leur choux gras : soudain, tout s’explique ! La haine, la violence, les décharges dans les points d’exclamation et en avant ! Prudent, il se base sur une lettre inédite de Céline à sa première femme :

« Moi le coup de 39 m’a noué l’aiguillette, cloué dans la frigidité, absolue… »

Ce qui correspond également à des confidences de Lucette à son ami Serge Perrault, lui avouant que les névralgies et les migraines sévères étaient devenues si intenses à son mari pendant l’amour qu’il abandonnait avant de parvenir à l’orgasme et se cantonnait à un rôle de spectateur. Le fait que cela lui ait pris sensiblement à l’époque de la débâcle sera également commenté. N’empêche que cette évolution intime se traduit par une métamorphose de son aspect physique. Dès lors, le dandy séduisant et soucieux de sa mise, se néglige, s’abandonne, se clochardise,se vêt de bric et de broc, renonce à la propreté et à toute séduction. En 1941, lorsqu’ils s’installent rue Girardon peu avant de régulariser leur compagnonnage, il a 47 ans et elle, 27.

107409955Avare, odieux, geignard, ingrat sauf avec Arletty (étrange comme, sur les photos, on la confond avec Lucette, surtout lorsque les cheveux de celle-ci sont enturbannés) et Marcel Aymé, mais aussi désespéré, pessimiste, intense dans la tristesse. D’une admiration sans borne pour lui, elle, si peu littéraire, le suit partout en toutes circonstances. Elle supporte tout et que par-dessus le marché, il lui reproche continuellement d’être trop dépensière lorsqu’elle fait les courses pour le ménage. Il la couvait, s’occupait de tout, la jugeant incapable de s’occuper du moindre détail administratif et financier. Après sa mort en 1961, les amis (notamment Serge Perrault et l’avocat François Gibault) veilleront au grain, tandis que Gallimard ne cessera de l’entretenir (à part le Voyage au bout de la nuit en Folio, régulièrement prescrit dans l’enseignement secondaire, et un peu Mort à crédit, les livres de Céline ne se vendent plus depuis longtemps). Elle n’en demeure pas moins la gardienne du temple depuis un demi-siècle, sans en ressentir la vocation, ne fût-ce qu’en sa qualité d’ayant-droit. Elle fit ainsi respecter la volonté de l’écrivain de ne pas laisser rééditer les pamphlets antisémites « qui nous ont déjà valu assez de malheurs comme ça » ; mais récemment, se sentant tout de même sur le départ, elle se laissa infléchir et autorisa par écrit Gallimard à mettre cette réédition en projet afin que l’œuvre enfin complète de Céline soit normalement disponible en librairie.

D’une fidélité absolue à l’homme comme à l’écrivain, Lucette a toujours encouragé les études céliniennes, libéré les inédits, soutenu les projets, ce qui se traduit par le très grand nombre de thèses universitaires consacrées à l’œuvre. Elle s’est longtemps activée autour de l’œuvre posthume, travaillant par exemple au décryptage du manuscrit de Rigodon. Ou autorisant ou non les innombrables projets de films autour de l’œuvre. Incroyable ce que le Voyage et Bardamu ont pu susciter de fantasmes chez les producteurs et les réalisateurs : Abel Gance, Julien Duvivier, Pierre Chenal, Claude Autant-Lara, Michel Audiard (avec Belmondo dans le personnage principal et derrière la caméra, Fellini puis Sergio Leone !), Claude Berri, André Téchiné, Alain Corneau, Jean-Luc Godard, Louis Malle, Milos Forman, René Clément, Jean-Pierre Mocky, Yann Moix s’y sont cassé les dents. Maurice Pialat voulut adapter Mort à crédit, et Maurice Ronet voulut même en faire autant avec sa thèse de médecine sur l’hygiéniste Semmelweiss, et Christophe Malavoy avec Nord ! David Alliot a des pages très fournies et éclairantes sur ces tentatives avortées et sur leur résonance chez ces céliniens de la pellicule.

La veuve Céline se fera professeur de son art, spécialisée dans « les danses orientales et de caractère » comme indiqué sous son nom de jeune de fille à même la plaque sur la boite aux lettres. Du monde avait défilé à Meudon du temps de Céline : Roger Nimier, William Burroughs, Christian Millau, Marcel Aymé, Antoine Blondin, Dominique de Roux, Louis Pauwels… Rien d’une visite au grand écrivain pour adoubement (Mauriac chez Barrès) mais tout d’une exploration du monstre in vivo dans sa cage même. Comme si cela valait brevet de rébellion. Tant et si bien qu’un Jean-Marie Le Pen ira jusqu’à inventer en avoir été à deux ou trois reprises. Après la disparition de Céline, les visites se poursuivront : Frédéric Vitoux, Hugues Aufray (« Dis-moi, Céline… »),Bernard Moitessier, Jean-François Stévenin, M.E. Nabe, Carla Bruni, Charles Aznavour, Patrick Modiano et nombre d’autres qui vinrent faire salon route des Gardes à Meudon par un étrange phénomène de désir d’effleurement de l’absent à travers le sourire, la légèreté et la mémoire trouée de celle qui aura vécu sous dix-sept présidents de la République.B9711839047Z.1_20170426154700_000+GR48UL27B.1-0

On regrettera les pages trop brèves sur la vie de son héroïne pendant les quelques mois passés à Sigmaringen en 1944-1945. De même que l’on aimerait en savoir plus sur ses réactions personnelles face aux écrits les plus délirants de son mari. Quelques doutes par-ci par–là. On ne voit pas comment l’avocat Pierre Courtet aurait pu être « dernier ministre de la Justice du régime de Vichy à Sigmaringen » alors que Maurice Gabolde fut le Garde des Sceaux aux côtés de Pierre Laval jusqu’à au 17 août 1944 et qu’à Sigmaringen, le gouvernement fantoche n’avait pas de ministre de la Justice. Un autre détail contestable, plus trivial, finira peut-être devant les tribunaux :  il est raconté qu’en 1996, François-Marie Banier fut amené spécialement à Meudon par le critique littéraire Angelo Rinaldi pour être présenté à Lucette à seule fin de lui acheter sa maison, la démarche étant évoquée en analogie avec les usages désormais bien connus de l’écrivain vis à vis des vieilles dames. Cela n’a pas du tout plu à Banier qui a non seulement formellement démenti mais a fait sévir son avocat, lequel réclame un modification de la page 319 ainsi que des dommages et intérêts pour diffamation. Un procès en perspective : l’auteur et l’éditeur se retranchent derrière une source connue (Lucette Destouches, épouse Céline de son amie Véronique Robert-Chovin paru chez Grasset) où l’affaire est évoquée en quelques lignes ; le plaignant, lui, produira notamment une lettre d’Angelo Rinaldi démentant lui aussi ce projet. Tout en reconnaissant avoir amené des écrivains à Meudon (F.M. Banier, Alberto Arbasino…) en un temps où il était pressenti par Lucette pour préfacer un volume de correspondances de Céline, offre qu’il finira par décliner, Rinaldi dit aujourd’hui :

« Je n’ai jamais entendu que Lucette Destouches voulait mettre sa maison en viager. Et de toute façon, jamais je ne me suis senti pousser une vocation d’agent immobilier… »

A l’aube de son centenaire, la mémoire de Lucette était régulièrement sollicitée par les biographes et les historiens de la littérature. Sauf qu’elle tendait plus naturellement vers la vérité que vers l’exactitude, fidèle à la technique de transposition de son mari. Ainsi s’est-elle crue romancière de sa propre vie.  Sûr qu’elle ne s’est pas ennuyée à vivre aux côtés de cet homme, dut-il réserver sa générosité aux chats, chiens et perroquets, à l’exclusion du genre humain. Rigodon, l’ultime roman, n’est-il pas dédié « aux animaux » ?

(1969, 1935, années 60 photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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869 Réponses pour Lucette Destouches, nez Céline

JC..... dit: 9 avril 2018 à 11 h 12 min

Renato !
Depuis le temps, en RdL tout le monde sait que ton prénom est Heinrich, et ton nom véritable, mama mia : von Ouzo und Wasser !

Heinrich von Ouzo und Wasser…. c’est une noblesse datant de von Münchhausen und Merkel.

JC..... dit: 8 avril 2018 à 12 h 17 min

« une vision boiteuse de l’Histoire…  »

TOUTES les visions de l'(H)histoire sont boiteuses, voire paraplégiques, voire insignifiantes ou mensongères…

la vie dans les bois dit: 8 avril 2018 à 9 h 53 min

Malhonnête en plus le maestro.
J’ ai écrit que ne pige rien à l’italo suisse allemand de Colmar.

Ni plus , ni moins.

Vais pas non plus y passer mon dimanche, hein !

renato dit: 8 avril 2018 à 9 h 48 min

“Bouhou pas tout compris…”

Pas étonnant, étant dotée d’une pseudo culture politique et une vision boiteuse de l’Histoire… Mais bon, nous sommes sur terre, entre humains !

JC..... dit: 8 avril 2018 à 9 h 13 min

J’ai un mrou de témoire !…Colmar, c’est où ? …En France ? ….Et…c’est encore habité ?….

renato dit: 8 avril 2018 à 8 h 27 min

Puisqu’on vit parmi des politiquement incultes, un rappel : le fascisme est une doctrine et une praxis politique fondée sur l’affirmation non discriminée de motifs nationalistes et impérialistes, sur leur capacité, présumée, à dépasser et harmoniser les conflits économiques, politiques et sociaux, et sur l’imposition du principe hiérarchique à tous les niveaux de la vie nationale. Cela étant donné, on ne peut ne pas observer qu’une grande partie des régimes politiques qui ne sont pas carrément fascistes en portent les germes, les partis communistes, p. ex., et certains syndicats qui semblent ignorer le concept de liberté… mais allez expliquer ça à des gens fermés dans leurs cocons de confort idéologique.

renato dit: 8 avril 2018 à 8 h 24 min

Tiens, la pauvre fille a appris quelques gros mots en it., et elle est persuadé que cela fasse son effet…

la vie dans les bois dit: 7 avril 2018 à 8 h 15 min

Rooo, renato testa di cazzo, encore tombé du lit sur la tete ce matin?
Et on n’ a pas l image panini qui va avec?
Ferez mieux pire demain, lol.

la vie dans les bois dit: 6 avril 2018 à 12 h 49 min

rôôô renato facho, heu fâché.

Personne ne vous a jamais dit que vos images panini au p’tit dej, en guise d’opinion, on s’en tape, 99.99% du temps ?
Eh bien c’est fait.

Changez d’matelas, mon vieux, vous avez des réveils pénibles.

et alii dit: 6 avril 2018 à 11 h 12 min

AU DÉBUT ÉTAIT LA COCOTTE : «  »TRAITÉ DE COCOTOLOGIE » ».MIGUEL DE UNAMUNO, TRAITE DE COCOTOLOGIE,

zerbinette dit: 6 avril 2018 à 10 h 26 min

pauvre wgg : « Exceptionnel en français, ma petite chérie (???), pas en latin, où c’est la règle…!!! »
Pourquoi donc le reste de votre com n’est-il pas en latin alors ?
Essayez « auditoriums » avec votre moteur de recherche et vous verrez comment on écrit en français lorsqu’on n’est pas obtus.

DHH dit: 6 avril 2018 à 10 h 12 min

@WGG
Zerbinette a raison
le principe en français pour les mots étrangers c’est de ne pas retenir la marque du pluriel de la langue d’origine
Ainsi c’est à tort qu’on écrit « scenarii » comme les italiens et non scenarioS.
Intéressant à cet égard le nom de Naples en français .Anciennement neapolis (ville nouvelle en grec)et devenu Napoli en italien par évolution phonetique ,ce nom a été perçu par les français comme un pluriel italien d’où l’orthographe NapleS

JC..... dit: 6 avril 2018 à 9 h 44 min

« Donc on se délecte en regardant le spectacle offert par Céline qu’en habits de vieux coq déplumé il coquerique du haut de son tas de fumier » (renato)

Tout comme nous nous délectons en regardant le spectacle offert par renato qui, en habits de vieil oiseau cacochyme, se permet du haut de son tas de fumier pour petit colibri transalpin, de juger un aigle comme Louis Ferdinand de La Ferdine !

Heureusement le ridicule ne tue plus depuis longtemps !

renato dit: 6 avril 2018 à 8 h 00 min

Céline, son aura négative, permet au littérateur moyen et à ceux qui écrivent plutôt mal de nourrir leurs illusions, ce qui n’est pas mal pour un qui — et là je cite de mémoire — se foutait allègrement de ce que les autres disaient ou pouvaient dire, que ce que l’on peut entendre venant de la bouche d’un qui pensait, par ailleurs, que le français est une vieille langue décrépite, desséchée par les académiciens et les jésuites qui en ont fait un langage sec, mort, juridique, qui ne réussit à capter ni la réalité ni la vérité, et laissera toujours échapper les émotions et les sentiments. Et puis, il amplifie son grandiose cabotinage en accusant la maudite clarté d’avoir tout abimé, et sans remède. Enfin, on a l’habitude au terrorisme des orthodoxies et des exclusions costumières chez ces intellectuels se déplacent en meute. Donc on se délecte en regardant le spectacle offert par Céline qu’en habits de vieux coq déplumé il coquerique du haut de son tas de fumier ; qui même pas alpha, fait groupe et système d’écriture à lui tout seul, sans bande à connotation communiste — ou trotskiste, ce qui semble être une attitude plus chic — pour soutenir une prose indigente fondée sur des idées d’emprunt. Pas besoin de tout ça, Céline a décrit de manière exemplaire une réalité dégueulasse dont il appréciait la doctrine — il participe même ; il fait preuve de réalisme donc, exercice qui réussi rarement — De sang-froid p.ex., mais sans l’ignominie de la haine et de l’injure — : il y a toujours un prix à payer, car malheureusement les écrivains ne bénéficient rarement d’une personnalité à toute épreuve et d’une endurance digne du nom, et voilà qu’ils glissent sur la première peau de banane jetée sur le chemin de l’Histoire par la démence des masses, ce qui donne des résultats hilarants, mais ça, ce sera pour un futur, possible post.

https://pin.it/mxgdlx7jqyfqd2

JC..... dit: 6 avril 2018 à 5 h 39 min

Il est évident qu’il faut dire en France AUDITORIUMS, au mépris du pluriel latin auditoria. Ce n’est pas une façon, de parler à Paris comme à Roma !

Francisons le latin, bordel !

la vie dans les bois dit: 6 avril 2018 à 0 h 21 min

Il faudra offrir un dico de latin à « Passou ». La meilleure chose qu’ il puisse lui arriver.

la vie dans les bois dit: 6 avril 2018 à 0 h 15 min

« Passou » ne connait8 pas le latin. C est pas grave Zarbi. On connaît bien les déclinaisons du mot res, n est ce pas ?

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 23 h 34 min

Eh oui, un templum, des templa.

Allez, récite un peu après moi :
templum, templum, templi, templo, templo
templa, templa, templorum, templis, templis.

Et vous me le recopierez 50 fois pour le prochain cours ! Sinon, c’st deux heures de colle pour l’apprendre, et pis le soir après les cours, rien que pour vous embêter !

Ah, bah la zerbi, je l’ai à l’œil maintenant !

zerbum, zerbum, zerbi, zerbo, zerbo
zorba, zorba, zorborum, zerba la grecque…!

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 23 h 29 min

zerbinette dit: 5 avril 2018 à 22 h 18 min
Rem. Le plur. auditoria est exceptionnel, la forme usuelle est auditoriums.
_________
Comique, la zerbinette…! Elle ne connaît manifestement pas le latin. Elle croit qu’en latin, on met un -s au pluriel. En plus, elle ne sait visiblement pas lire un article de dictionnaire… Oui, ça fait beaucoup de tares pour une seule femme…

Il y a quand même de sacrés neuneus sur ce blog !

(Exceptionnel en français, ma petite chérie, pas en latin, où c’est la règle…!!!).

Sant'Angelo Giovanni dit: 5 avril 2018 à 22 h 28 min


…la vie dans les bois,…Oui,…tout est possible,…
…mais, la création, pomme la publicité, a des approches  » chocs « ,…pour les auditoires,…

…au fond, je pense de trop, et, peut, mieux à illustrer, n’importe quoi, a mon niveau, c’est , renversant,…
…j’ai, toujours, dix ans,…Ah,!Ah,!…
…etc,…

Sant'Angelo Giovanni dit: 5 avril 2018 à 22 h 13 min


…dans la routine, de création, au environ, de 1985, j’avais peint, une toile, en divers coloris bleu,…un peu, à la Picasso,  » portrait d’une jeune fille au godemichet,… »,…

…c’était, une forme de peindre, la réalité, des gens, dans leurs réalités quotidienne,…
…etc,…

Sant'Angelo Giovanni dit: 5 avril 2018 à 22 h 00 min


…pas, plus tôt,…trop de travail en tête,…

…savoir, compléter, abréger, renforcer, les voies de ma culture prolifique,…

…succin et bref,en plus, de la vitesse de décision,…il y a des jours, ou il faut, s’accorder, avec les improvisations de ses créations en 3D,…

…à une récente époque, je finalisait, un tableau à l’huile, en quelques heures,…
…le problème, c’est de l’entreposer, pour qu’il sèche,…

…bien, sur, il y a, une méthode, qui vient, par l’habitude,…
…écrire, pour s’amuser, un peu, plus,…
…etc,…

Ed dit: 5 avril 2018 à 21 h 55 min

Oula…J’ai ma réponse. Je ne surenchérirai pas, mais confirme que je ne vous lirai plus car vous avez perdu toute crédibilité à mes yeux.

Ed dit: 5 avril 2018 à 21 h 49 min

« Il t’a mal baisé monsieur Ed ? »

T’es sérieux ou c’est une tentative d’imitation de WGG ? Si tu penches pour la première option, fin de la discussion présente et aucune future en vue.

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 21 h 35 min

Tous le bassin méditerranéen, c’est un beau morceau du territoire ! Il t’a mal baisé monsieur Ed ?

Ed dit: 5 avril 2018 à 21 h 21 min

« Pas chez moi »

C’est quoi cette réponse de neuneu ? On s’en fout de « chez vous », on parle du territoire pris dans son ensemble. Faut aller au lit, pas très en forme là.

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 21 h 09 min

« C’est le cas de la majorité du territoire français je pense »

Pas chez moi, sur la Côte d’Azur, Ed !

Ed dit: 5 avril 2018 à 21 h 06 min

(plus de vaches que d’habitants)

C’est le cas de la majorité du territoire français je pense.

Région parisienne = des millions de débiles humains agglutinés sur un petit bout de terre. On se croirait au Japon, la sécurité en moins.

la vie dans les bois dit: 5 avril 2018 à 21 h 06 min

« le courage de Céline en toute occasion »

s’te plait r2d2 demande à tes maîtres de te reprogrammer en Pascal…

et lâche-moi la grappe.

Truompeu dit: 5 avril 2018 à 21 h 04 min

Et LA grenouille du BOis qui tutoiee comme un/e (?) Beurre

Voyez même LF céline comme un « lâche »…!


Louis Destouches s’est engagé à 18 ans en 1912
dans les Dragons cuirassiers !…

=lors de la guerre de 1870 avec l’invention de la mitrailleuse, 6 d’entre elles qu’expérimentait l’armée française près de Sedan tuèrent plusieurs centaines de cavaliers allemands en qqls minutes… (l’empreur germanique fut Katastoo & LA chose qui fit son effet sur le moral des troupes… La chose se savait près d’un demi siècle + tard évidemment. Continuer à s’engager dans cette arme, demandait donc un sacré courage et relevait même du sacrifice !)

Moralité = Quand on a peut-être passé sa vie à espérer se faire monter, on devrait donc savoir ce que fut la « cavalerie lourde à cheval » et le courage de Céline en toute occasion, plutôt que de continuer à déblatérer sur la Rdllll des âneries au niveau de sa Rondelle

Clopine dit: 5 avril 2018 à 21 h 03 min

non, non, Jazzi, en fait je crois que c’est assez drôle, avec des petites anecdotes :

Ma mère qui faisait des réserves de sucre parce que :

« mes enfants,y’a eu 36, eh bien après 36 y’a eu 40. Alors, 68 d’accord, mais moi je fais des réserves ! »

(on a bouffé son sucre jusque dans les années 80, je crois qu’elle avait carrément le marché noir en tête…)

Et puis moi rentrant de l’école pour annoncer à ma mère : « Maman, y’a les grands qui font une grève de la faim, ils ne vont plus à la cantine, mais du coup, nous les petits, on doit leur apporter des sandwiches, s’te plaît, s’te plaît dis oui « …

Et ma mère (représentante de la fédération des parents d’élèves, elle estimait de son devoir de se mêler de toute l’intendance et était directement branchée sur les estomacs des grévistes…) de confectionner une pile de sandwichs, de me les donner, et de me dire « eh dis-leur bien que c’est pour leur grève de la faim, hein ». Et moi, toute naïve et n’ayant toujours pas tilté, qui allait ravitailler les grands, tous affalés dans le couloir qui menait au bureau du Directeur et qui se jetaient littéralement sur le pain, le beurre et le jambon maternels…

J’avais 11 ans… Et je n’ai absolument rien oublié d’aucune de ces journées-là, à Bernay, dans l’Eure (plus de vaches que d’habitants) !

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 20 h 55 min

Une continuité romanesque, par exemple entre le « Banquet » de Platon-Socrate et « Le diner de Trimalchion » de Pétrone,Jean Langoncet.

la vie dans les bois dit: 5 avril 2018 à 20 h 48 min

« Et on a même pu avoir un débat sur-réaliste entre eux ce matin sur Rdl autour de tintin au Congo »

et encore r2d2, je vais t’épargner la correspondance DU poète en Abyssinie…

Truompeu dit: 5 avril 2018 à 20 h 46 min

jEAN Vincent Placé et les autres…

pLACé en garde à vue…

POUR ALCOOL, sexisme et insultes Raccizzteesss !

le Bonhomme (écololes Verts) trouvait jadis qu’il y avait trop de « blancs » (et d’hommes pâles…) sur les rangs de l’Assemblée !!!
(française, pas chinoise)

(pour sa défense il dit auusi avoir été agressé par la suite par qql’un d’extrême droite » – TRès bon réflexe de survie- la dépèche AFP ne dit pas si ce dernier lisait Céline !?)

bref Tout le monde a ses faiblesses…

————
Mais si les Bruns rouges sont partout, il ne faut surtout pas oublier les Pastèques !
ça ressemble terriblement au batraciens, c’est vert dehors (brun jaune irisé cacad’oie…) et rouge dedans
Et on a même pu avoir un débat sur-réaliste entre eux ce matin sur Rdl autour de tintin au Congo

et alii dit: 5 avril 2018 à 20 h 41 min

Lucia, la fille schizophrène du couple Joyce,
le diagnostique de shizo est remis en cause aujourd’hui

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 20 h 16 min

« Depuis plus de 2000 ans les élèves lisent et étudient les mêmes histoires. Je trouve cette continuité fascinante ! »

Et aussi tous les lecteurs, un long fleuve romanesque…

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 20 h 07 min

Les Nocturnes du Plan de Rome de l’université de Cæn nous permettent de toucher du doigt presque les anciens Romains. C’est assez fascinant avec la restitution en réalité virtuelle 3D. La Nocturne sur les immeubles populaires de Rome (insulæ) nous permettent de bien mieux comprendre comment vivaient les Romains. Eh bien, c’était vraiment pas drôle ! Leur appartement c’était juste un lit pour dormir, et encore avec un bruit du diable la nuit et le jour ! Ils passaient leur temps dehors, à leur lieu de travail, le soir dans les thermes (2h par jour en moyenne) et dans les tabernæ pour manger et boire, et dans les latrines publiques en cas de besoin qui étaient collectives. La pudeur n’existait pas vraiment à l’époque, c’est un trait frappant de la vie romaine antique. Ni l’intimité.

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 19 h 57 min

Les anciens lisaient avec le volumen en main, un rouleau dans chaque main, assis, mais jamais avec les rouleaux sur une table comme nous qui posons un livre sur une table pour le lire. À l’école il n’y a jamais de table ni pour lire ni pour écrire, de l’école primaire à l’université. Les élèves écrivent sur leur tablette sans autre support. Aujourd’hui nous avons des tablettes électroniques, mais autrement sommes-nous si différents d’eux ? Les élèves de niveau collège devaient étudier avec leur grammatici le Phormion de Térence exactement comme les nôtres étudient Les Fourberies de Scapin. Depuis plus de 2000 ans les élèves lisent et étudient les mêmes histoires. Je trouve cette continuité fascinante !

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 19 h 48 min

« Augustin y a été étudiant et a posé son cul divin sur les bancs de pierre de ces auditoria. »

T’as viré ta cutie, WGG ?

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 19 h 45 min

« c’est en 1968 que j’ai pris conscience, pour la première fois de ma vie, de ce qu’était le printemps, et qu’on me le volait… »

C’est dans le style des mémoires d’une jeune fille rangée, Clopine ?

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 19 h 45 min

Les trois auditoria retrouvés de l’université antique Athenæum de Rome se trouvent un peu à droite de l’actuelle Piazza Venezia. Ils sont sous terre, mais on doit pouvoir les visiter (ils sont indiqué sur Google Maps). Autrefois ils donnaient sur la place du temple de Trajan qui se trouvait juste derrière le forum de Trajan, avec ses deux bibliothèques et la colonne trajane au milieu, encore visible. Deux pentes en gradins se faisaient face dans chaque auditorium et le professeur (rhetor) était perché sur sa cathedra à l’extrémité au milieu du troisième côté de la aula, d’où l’expression, faire un cours ex cathedra.

Il est fort probable qu’il doit en exister trois autres symétriquement situés par rapport à l’axe du temple du Trajan de l’autre côté de la place, c’est-à-dire du côté de l’église qu’on voit à droite du forum de Trajan, sous l’église peut-être, ou pas loin.

Ces trois auditoria ont été découverts en 2010 lors de travaux souterrains pour le métro romain. Mais on ne va quand même pas abattre l’église pour voir si les trois autres se trouvent symétriquement sous terre…

Cette université est née sur le tard puisque ni Virgile ni Horace n’en ont bénéficié. Mais il est probable qu’Augustin y a été étudiant et a posé son cul divin sur les bancs de pierre de ces auditoria.

Jazzi dit: 5 avril 2018 à 19 h 41 min

« Robert Merle, Derrière la vitre »

Je ne manquerai pas d’y aller voir, j’aime bien son ton enlevé et léger, mais néanmoins érudit, Bloom.

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 19 h 11 min

Un misogyne se recueillait sur la tombe de sa femme disparue. Qualqu’un lui demandant « Qui repose ? » il répondit « Moi, vu qu’elle n’est plus là ! »

Widergänger dit: 5 avril 2018 à 18 h 52 min

J’ai été l prmir à vous parler du Journal berlinois de Max Frisch, l’année dernière. Avec la traduction d’un passage, je crois me souvenir. La Rdl c’est l’avant-garde, mes petits chéris ! Et grâce à Bibi, mes petits chéris !

Bloom dit: 5 avril 2018 à 18 h 01 min

Comme je l’ai dit tout-à-l’heure, je ne m’intéresse qu’à ce qui me concerne directement. je ne suis pas Juif, donc rien de ce qui concerne les Juifs ne me concerne, notamment l’antisémitisme. Tout ça est très loin de moi.

Quelque chose me dit que John Brownnose (le fayot a le nez marron en anglais) ne va pas y rester bien longtemps, très loin. Le coup de pied de l’âne est une des spécialités de la maison.
Heureusement qu’il existe des défenseurs des Palestiniens plus crédibles que ce meschugge.

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