de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Mais malgré tout, ce monde était beau

Mais malgré tout, ce monde était beau

Sur 14-18, voyez Barbusse et Giono, voyez Dorgelès et Genevoix ! Ce conseil sous forme d’injonction, des générations de collégiens et de lycéens français l’ont entendu dans la bouche de leurs professeurs chaque fois qu’ils ont eu à plancher sur ladite Grande Guerre. Il est vrai que Le Feu, et Le Grand troupeau, Les Croix-de-bois et Ceux de 14 sont des livres puissants, des témoignages si incontestablement frappés du sceau de l’authenticité –et pour cause ! qu’on n’ose rappeler qu’ils se présentent comme des romans. Seuls les élèves les plus curieux osaient aller voir aussi ailleurs, du côté de La Comédie de Charleroi de Drieu la Rochelle, d’Orages d’acier d’Ernst Jünger, du Voyage au bout de la nuit de Céline. Et à ceux d’aujourd’hui, on ne saurait trop suggérer de lire le roman de David Diop Frère d’âme, coulée poétique d’une langue magnifique qui dit comme nul autre ne l’a fait avant lui dans une telle qualité d’écriture, la geste de deux tirailleurs sénégalais dans les tranchées. Trois autres, qui nous viennent également d’écrivains et non d’historiens, paraissent ces jours-ci, qui permettent d’approfondir notre vision de la première guerre mondiale au-delà des clichés sur la « grande boucherie », « la barbarie », « l’enfer ».

Refus d’obéissance (2 euros, 118 pages, Folio) permet de revenir à Jean Giono par un bref texte paru pour la première fois en 1934 dans la revue Europe ; on devine sans peine qu’il figurera dansEcrits pacifistes et qu’il doit certainement cette réédition, sous cette forme et à bas prix, à la commémoration du centenaire de l’armistice. C’est le cri d’un jeune Français qui a été à la guerre avec la ferme détermination de ne pas la faire. Soldat de deuxième classe dans l’infanterie de régiments de montagnards, il y est resté quatre ans, ce qui est exceptionnellement long, surtout pour un réfractaire. Il aura « fait » les Eparges, Verdun-Vaux, Noyon-Saint-Quentin, le Chemin des Dames, l’attaque de Pinon, Chevrillon, Le Kemmel… Sa compagnie n’a cessé de se vider et de se remplir. C’est peu dire qu’il en est l’un des rares survivants. Jamais blessé hormis les paupières brûlées par les gaz. Jamais décoré. Mieux même, du moins dans son esprit : en quatre ans, il a réussi à ne tuer personne, participant aux attaques avec un fusil rendu exprès inutilisable.

Il ne se reconnaît qu’un seul tort : s’être résigné à partir à la guerre. A 20 ans, c’est difficile d’oser dire non, d’avoir le cran de déserter, de défendre l’idée que c’était un acte de courage là où tous voyaient un signe de lâcheté. Il en veut aux responsables de l’Etat, aux chefs militaires, aux hommes politiques, aux écrivains et journalistes bellicistes :

« Ceux-là ont retardé mon humanité ».

Giono ne leur pardonnera jamais d’avoir exigé de sa génération qu’elle se fasse massacrer à la guerre pour la guerre, phénomène qu’il évoque comme aussi « inutile » qu’ « imbécile ». A ses yeux, il ne fait guère de doute que les soldats n’étaient que « les ustensiles de la société capitaliste », que celle-ci avait besoin de la guerre pour produire du capital. Lui aurait tant voulu tuer la guerre une fois pour toutes. En attendant, il se contente de faire guerre à la guerre. Dans des chapitre inédits du Grand troupeau joints à la suite de ce Refus d’obéissance, après l’évocation de maisons éventrées qui perdent leurs tripes de matelas et l’os brisé des meubles, il se souvient d’un camarade abattu alors qu’il avait bondi hors de la tranchée pour ramener des cartouches :

« Il y a un beau silence épais comme la fin du monde. On entend les vers qui mangent dans la poitrine du coureur mort ».

Comment revient-on de tout ça quand on a vu l’ennemi tirer sur des morts quand ils bougent ? A un moment, le narrateur du Grand troupeau dit à un camarade qu’il va l’aider à s’en tirer qu’il va le faire passer du bon côté du monde ; puis, le voyant s’enfoncer dans la terre, il ajoute :

« C’est pas pour ça qu’on a été créés »

La guerre, c’est ce que n’oublient jamais pour ceux qui l’ont faite. Celui qui y est entré n’en est jamais sorti car on n’est jamais lavé de la guerre. Cela se sent, se voit, s’entend. La marque ne s’efface pas avec le temps. Comment n’en sortirait-on pas pacifiste surtout quand, comme lui, on y est entré pacifiste ? Au-delà même de la portée des appels d’Alain et de Romain Rolland, tous les engagements postérieurs des écrivains et des intellectuels de la génération qui eut 20 ans pendant la première guerre mondiale, tout ce que les Giono, les Céline, les Berl et les autres ont dit et écrit pendant la montée des périls, au moment des accords de Munich, à la déclaration de guerre, tout est gouverné par un « plus jamais ça » exclusif de toute autre réalité, quitte à ce que leur appréhension du danger hitlérien en fut gravement faussée. En écrivant en 1938 dans les Cahiers du Contadour  « Pour ma part, j’aime mieux être Allemand vivant que Français mort », Jean Giono posait un choix que depuis toute guerre réactualise dans la conscience de chacun. Passée l’hécatombe de part et d’autre, le seul vrai vainqueur, c’est la guerre.

D’une moindre ambition, Derrière l’abattoir (170 pages, 13 euros, Editions de l’Arbre vengeur) est un roman animé d’une colère contenue, d’une grande intensité et d’une précision accablante, qui a valeur de témoignage sur un « détail » de 14-18 que peu de gens connaissent, et pour cause, il ne fut guère glorieux : les récupérés. Entendez : ces conscrits que le conseil de révision avait refusés, exemptés et réformés eu égard à leur état ou leur situation. Au mitan de la guerre, quand 27% de la classe d’âge des 18-27 ans avait déjà été engloutie à jamais dans les combats, on se tourna vers ceux que l’opinion publique désignait comme des planqués ou des embusqués- jugement d’une ironie amère lorsqu’on sait qu’il venait de l’arrière. Mais on n’alla pas quérir les frères ainés d’orphelins, les fils uniques de veuves ou de père aveugle de 70 ans et plus, les frères de soldats morts ou blessés en service ni le plus âgé de deux frères d’un même tirage, les profs, les soutiens de famille… En février 1917, on convoqua à nouveau surtout les gazés, tuberculeux, cardiaques et autres pour les récupérer en les affectant soit à des unités combattantes soit dans les services auxiliaires.

Dans son roman naturaliste paru pour la première fois en 1923, Albert-Jean (1892-1975) fait grand cas des épileptiques, des pleurétiques et des malades mentaux. Ici des silhouettes squelettiques à l’épaule déjà sciée par la bretelle de leur fusil. Là un grand gaillard tâtonnant menacé à tout instant au moindre choc par un décollement de la rétine. L’évocation des gueules cassées et pas encore soignées le ramène à la galerie de monstres de l’Ile du docteur Moreau de H.G. Wells. Sauf que les personnages de Derrière l’abattoir, chronique des plus noires qui se déroule surtout à Villefranche-sur-Yonne, ne relèvent pas, eux, de la science-fiction. Le préfacier Eric Dussert rappelle que dans sa critique du livre, Lucien Descaves exalta la saine colère vengeresse de l’auteur et confia que sa lecture l’avait autant frappé que Souvenirs de la maison des morts.

Sans pour autant élever le talent d’Albert-Jean à la hauteur du génie de Dostoïevski, il faut avouer que la peinture du quotidien de ces bataillons de malades et d’éclopés a quelque chose de surréel qui renverrait plutôt aux morts-vivants qui hantent le terrible J’accuse d’Abel Gance. C’est aussi que la charge d’Albert-Jean se veut moins politique qu’humaine. Ces récupérés n’en avaient pas fini avec les humiliations. Une fois au front, on ne les traitait plus de planqués mais de fond de tiroirs. Un jour qu’ils étaient de piquets d’enterrements, requis pour rendre les honneurs à un camarade qui avait lâché la rampe, les hommes s’entreregardèrent en entendant le mot « honneur »… :

« Et alors, malgré la présence de l’adjudant, ils se mirent tous à rire, de bon cœur, mais sans éclat, avec ce petit frémissement d’épaules qu’on ceux qui pleurent ».

Outre les grands romans cités en tête de ce billet, on retrouve généralement une telle émotion en Angleterre dans la poésie de guerre, un genre en soi brillamment illustré notamment par Siegfried Sassoon, Wilfred Owen, Rupert Brooke, Isaac Rosenberg. Tous des poètes combattants. Comme le fut Robert Graves auteur d’une inoubliable autobiographie Goodbye to All That (Adieu à tout cela, traduit de l’anglais par Robert M. Pépin, en poche chez Libretto). Ou encore Richard Aldington qui publia en 1929 le cinglant Death of a Hero. Pourtant le livre d’Edmund Blunden (en librairie le 9 novembre), se distingue du flot de ceux qui paraissent pour la commémoration. La Grande guerre en demi-teintes (Undertones of War, traduit de l’anglais par Francis Grembert , 25 euros, Editions Maurice Nadeau) a été écrit en 1924 quand l’auteur devenu prof était en poste à l’université de Tokyo. Hormis un carnet de bord personnel et deux cartes d’état-major, il ne pouvait s’en remettre qu’à sa mémoire. Ce qui n’est pas plus mal car la bibliographie sur le sujet a vite été saturée de compte rendus militaires. Paru la première fois à Londres en 1928, ce livre a été constamment réédité en anglais depuis mais demeuré inédit en français.

Edmund Blunden se battit sur le front en Artois, dans la Somme et à Ypres de 1916 à 1918. La guerre, il y était entré à 19 ans et au soir de sa vie en 1974, il devait reconnaître qu’elle lui collait encore à la peau. C’est bien en poète et non en officier qu’il veut se souvenir. Il l’assure même dans le sous-titre du livre. Pourtant, j’aurais du mal à y voir un long poème en prose. Plutôt un témoignage, plus littéraire que les autres dans sa facture et ses références, privilégiant dès l’incipit (« Je n’étais pas impatient d’y aller ») la figure de rhétorique de la litote que ne déteste pas l’esprit anglais (ce qui est déjà un understatement…). D’ailleurs, lorsqu’il se surprend à faire passer dans son texte du Hamlet en contrebande et qu’il s’égare dans des descriptions un peu trop imagées, il se reprend aussitôt : « Mais assez de cette futile poésie !… »

 « Munis de marteaux, hachettes, scies et clous, les hommes partaient chaque jour aux tranchées comme tout ouvrier britannique s’en allant à l’usine dans la lumière du petit matin (…) La zone entière était un cadavre, et la boue elle-même était mortifère »

On retrouve chez lui comme chez Genevoix, Barbusse et les autres tous talents confondus, le même lyrisme sobre, les mêmes métaphores, avec ses gerbes de balles, ses volées de schrappnels, ses fantômes errants dans le labyrinthe des tranchées, la danse furieuse des explosifs brisants, la lumière cendreuse du petit matin, l’odeur de poudre et de sang. Il cite Keats et Byron, ici une expression tout droit sortie du Roi Jean, l’une des pièces les moins connues et les moins jouées de Shakespeare, mais aussi Henri V ou le Roi Lear quand la situation s’y prête, là les Grenouilles d’Aristophane, un poème de Lewis Carroll et même le Paradis perdu de Milton ce qui surprend dans ce paysage infernal ; Tristram Shandy lui est mieux qu’un personnage de roman, un compagnon familier. Il ne s’en attache pas moins « aux petites choses » du quotidien guerrier, s’en excuse presque et se justifie en assurant qu’à un certain moment, ces contingences de la vie militaire ne sont plus petites ou grandes, et qu’elles le séduisirent autrement plus que « les hautes exaltations des dynastes ou le mouchoir incarnat de Desdémone pour lequel je n’oublie cependant jamais de remercier le ciel ». En témoignent les quelques 31 poèmes composés au front qui suivent son récit.

Rien ne ressemble plus à des mémoires de guerre que d’autres. Un poète aux armées demeure avant tout un soldat et sa mémoire, celle d’un ancien combattant semblable à tout autre ; seuls le distinguent les mots pour le dire. Son vécu lui avait appris la guerre mais avec le recul, il se jugea trop jeune pour en sonder la cruelle ironie dans toute sa profondeur. Blunden aura participé aux batailles de la Somme, il aura été à Ypres, il aura passé deux ans au front sans être blessé hormis par les gaz, ce qu’il attribuera à sa taille « trop petit pour constituer une cible ». Il n’évoque même pas sa Military Cross décernée au lendemain de la bataille de Passchendaele. N’empêche que c’est lui qui ose écrire dans la chute d’un chapitre :« Mais malgré tout, ce monde était beau » ; et cette pensée d’un survivant des combats de Beaumont-Hamel, d’un rescapé du piège de la Redoute des Souabes, d’un revenant de l’enfer de Thiepval, seul un poète pouvait oser l’écrire.

(« Des soldats de la 55e division britannique, aveuglés par une attaque au gaz, marchent les uns derriere les autres en se tenant l’epaule, 10 avril 1918 » ; « Jean Giono, à droite, pendant la guerre avec son ami russe ; « Après la bataille » ; « Edmund Blunden pendant la guerre » photos D.R.)

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commentaires

738 Réponses pour Mais malgré tout, ce monde était beau

rose dit: 9 novembre 2018 à 0 h 50 min

cours pierre puget c’est anciennement cors Bonaparte. Un joli cours dans Marseille.
Un jardin, Binaparte à l’origine, à l’une de ses extrémités, avec anciennement le chalet des trois Léo, modernisé en Sepia depuis, que je ne connais pas.
Aux trois Leo, avions fêté il y a quatre ans les 64 ans de mariage de mes parents. Autour de carrés d’agneau, pièce montée et autres joyeusetés. Noces de diamant, je crois bien.
Le long du cours Pierre Puget, l’INPI, le palais de justice, la Préfecture, l’Opéra un peu plus bas, de grdes banques et même trottoir (côté Vieux Port) que Le chaperon rouge le café restaurant de La Banque, qui doit être délicieux pck archi-complet à 12h30. Il eût fallu patienter 30 mn.
Je vous donne qq adresses pour et alii et autres lorsque vous viendrez à Marseille.

Trois bonnes adresses sur le cours Pierre Puget. Ne connaissons que celle du milieu.

rose dit: 9 novembre 2018 à 0 h 40 min

DHH
merci pour cet implacable rappel qui dénie toute mollesse mémorielle.
Ma mère, elle- même, peu féru de politique, une âme simple, a été scandalisée, lorsque je lui ai fait lire Delaporte, de la bienveillance accordée par le président, à Pétain. Elle a soutenu mordicus le point de vue de Delaporte et son refus d’ attribuer de la bienveillance à un traître et un assassin.
Et puis, me semble pouvoir dire, plussoyer, l’ importance de la totalité de l’ être jusqu’ à sa manière d’ affronter sa mort.

rose dit: 9 novembre 2018 à 0 h 29 min

On mange bien.
On dort mal.
Enfin, ce soir, nous nous sommes détendues grâce à une poëlée de rire à se pisser dessus plus un bon polar. Elle s’ est endormie.
Elle aime toujours mon papa.
Ce grand crétin.
Qui ne connaît pas sa chance.

l’ombelle des talus dit: 8 novembre 2018 à 16 h 33 min

Le « tribunal de l’histoire » coïncide hélas souvent avec ce que l’air du temps a de pire et les historiens n’y sont jamais convoqués.

MC dit: 8 novembre 2018 à 16 h 29 min

« pas de meilleure analyse possible »
« Passe-moi la casse, je te passerai le séné. »
Bel exemple de lucidité à posteriori, oui!
Parce que nous, nous connaissons la fin, mais ce n’était pas le cas en 1917. Dans cet optique, le général P n’a fait alors que son boulot, et il ne l’a pas trop mal fait.
« La vieillesse est un naufrage » est un emprunt à Chateaubriand,de la part de Charles de Gaulle.
Phil a raison.va-t-on devoir repeindre l’Histoire aux couleurs du politiquement correct, et regretter qu’un Général Chaban Delmas n’ait pas combattu à Verdun?
On en est là.
Dernier point.
L’Histoire ne connait pas de crimes imprescriptibles. C’est peut-être dommage, pour certains qui s’emploient à fournir à Israel une « massue morale », via l’holocauste, Nollte dixit, et veulent repeindre l’Histoire de France aux couleurs de leurs communautés.
MC

Delaporte dit: 8 novembre 2018 à 14 h 49 min

Chirac avait présenté les excuses de la France pour la rafle du Vel d’hiv. Macron fait le chemin inverse. Il détricote la culpabilité française, comme si on pouvait faire passer ce crime par pertes et profits, et surtout profits.

Delaporte dit: 8 novembre 2018 à 14 h 45 min

Le chef de l’Etat qui s’agenouille devant un criminel, un assassin, un ami des nazis, un condamné à la relégation nationale… Pourquoi ne pas réhabiliter Pétain, et même Hitler, ce bon soldat de 14-18, pendant qu’on y est ?

Delaporte dit: 8 novembre 2018 à 14 h 42 min

En lisant la presse putride, on constate que, devant le tollé, il n’est plus question de rendre hommage à Pétain. Même le porte-parole du gouvernement a le front de prétendre qu’en réalité cet hommage n’était pas prévu. Il ment. Ils essaient de réparer la grosse boulette. Cette maladresse restera dans les annales, et Macron aura du mal à s’en défaire. Macron, le président qui voulait rendre hommage à Pétain…

DHH dit: 8 novembre 2018 à 14 h 33 min

Ce qu’on oublie souvent lorsqu’on parle de Petain c’est que son vrai procès n’a jamais eu lieu, le procès au cours duquel aurait eu à répondre , non pas seulement de la trahison representée par son adhésion quasi enthousiaste à la collaboration, mais surtout du crime inouï et monstrueux dont il a eté le maître d’œuvre inexcusable ,la déportation administrée des juifs qu’il a sciemment livrés à l’extermination. A l’aune de cette monstruosité l’accusation de trahison qui a fondé le verdict apparaît dérisoire et marginale .
Cette surprenante cécité de la justice qui n’a retenu que la haute trahison dans les motifs de sa condamnation s’explique par une raison simple, à savoir que le grief de crime contre l’humanité n’était pas encore juridiquement articulé et ne pouvait dès lors donner lieu à incrimination pénale des personnes qui auraient à un titre ou un autre participé à la politique juive de Vichy ,et notamment de celles qui en auraient décidé ou organisé la mise en œuvre
Aussi se référer au procès et invoquer la trahison et l’indignité nationale ,comme certains l’ont fait, pour s’insurger contre l’hommage qu’on voulait rendre à Pétain au même titre qu’aux autres maréchaux de la grande guerre ,ce n’est pas je pense un angle d’attaque approprié ; sur cette base d’aucuns peuvent se sentir fondés à contester la sévérité du verdict qui l’a frappé ; après tout comme le dit Talleyrand la trahison est une affaire de calendrier
Mais ce qui qui voue pour toujours Pétain aux gémonies c’est l’autre crime ,celui pour lequel il n’a pas pu être jugé par la justice d’alors et qui relevé désormais du tribunal de l’histoire ; ce crime est infâme ,imprescriptible sans marge d’interprétation , sans possibilité de circonstances atténuantes ; il est le mal absolu et il stigmatise à jamais et sans appel son auteur, annihilant de sa monstruosité de manière irréversible tout ce qu’il pourrait y avoir d’estimable dans le passé du personnage et exclut à l’égard de sa mémoire toute manifestation autre que de détestation .

Delaporte dit: 8 novembre 2018 à 14 h 20 min

« Delaporte le nouveau Torquemada »

Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre… Tout ça, parce que je condamne Pétain, l’assassin de Juifs, l’ami des nazis, qui voulait une France soumise. Qu’auriez-vous fait, apathique Bahia, à même époque ? Votre paresse congénitale ne vous aurait-elle pas conduit à adhérer à la politique défaitiste du Maréchal ? A Laval ? Toute l’infamie française d’une époque !

rose dit: 8 novembre 2018 à 14 h 00 min

Nous le menu a été :

une dorade grillée, petits légumes grillés aussi et salade verte, et carré de porc grillé à la figue confite et sauce au cassis, purée fraîche maison.
Tarte fine aux pommes sur lit de frangipane, crème chantilly maison,
café, rosé de Provence

c’est au 16 cours pierre puget
Le chaperon rouge.
Cuisine familiale et de saison. Produits frais.

N'IMPORTEQUOI dit: 8 novembre 2018 à 13 h 11 min

CLAUDIO, l’erreur de Pétain parait claire et évidente aux yeux de tous ou presque. Là n’est pas la question, votre – selon lui -concernant ce s’exprime delaporte me semble mal posé. Je comprends sa révolte .

Phil dit: 8 novembre 2018 à 13 h 03 min

Daïnah la métisse » a été restauré, dear Paul Edel. Magnifique, lumières et modernité du son et de l’histoire..aujourd’hui, verboten !

Paul Edel dit: 8 novembre 2018 à 12 h 35 min

Soleil vert , réponse à ta question.
Au programme, des huîtres gillardeau, une fine gelée de tourteau, homard et oursin et des saint-jacques en entrée, suivi d’un filet de sole « DROUANT » ainsi que d’un chevreuil noisette et foie gras poêlé. Pour finir en beauté, les jurys ont pu déguster un brie de meaux aux truffes et une poire Belle-Hélène en dessert. Le tout, bien sûr, accompagné de plusieurs grands crus entre Côtes du Rhône, Bourgogne et Haut-Médoc.
j’ajoute que le jour où je fus invité à cette table le sommelier a commis une fabuleuse bêtise en ouvrant un merveilleux Bordeaux à peine dix minutes avant de le verser dans les verres. un crime. il ne l’a même pas laissé en carafe une heure ou deux.

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 12 h 33 min

« c’est de l’autofiction ? de l’autobiographie ? des « mémoires » ? du roman ? »

Tout cela à la fois, Paul. Un extrait de l’histoire de ma vie…

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 12 h 30 min

Oui, Ed, mais avant d’être, ou plutôt de redevenir fusionnelle, elle fut longtemps conflictuelle !

Pour mon « Goût de la beauté », j’avais sélectionné un très beau extrait de « Un amour impossible », que j’avais titré « la beauté de la mère », où la petite Christine disait combien elle trouvait sa mère belle. Mais miss Angot n’a pas voulu donner son autorisation…

Paul Edel dit: 8 novembre 2018 à 12 h 29 min

Jazzi ,ton poste de 11h50, c’est de l’autofiction? de l’autobiographie? des « mémoires »? du roman?

Paul Edel dit: 8 novembre 2018 à 12 h 26 min

Phil, bien d’accord avec vous.Il serait plus intéressant de proposer une rétrospective Jean Grémillon.. lui aussi a filmé, compris, montré cette france d’avant -guerre et de pendant la guerre, avec ce chef-d’oeuvre culminant, si peu visible sur la petite bourgeoisie : « le ciel est à vous » Il a tout de même offert:
Gueule d’amour
1938 : L’Étrange Monsieur Victor
1941 : Remorques
1942 : Lumière d’été
1943 : Le ciel est à vous
1949 : Pattes blanches Prix spécial pour la mise en scène au festival international du film de Locarno.
1951 : L’Étrange Madame X
1953 : L’Amour d’une femme, film si subtil sur le milieu des marins bretons et le rôle des femmes sur une île.

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 12 h 23 min

C’était un ami adorable, plein de charme, et d’une grande érudition, Phil…
J’avais acquis les mémoires, dans la pléiades, deux volumes à couverture blanche, chez un bouquiniste du boulevard du Montparnasse.

Ed dit: 8 novembre 2018 à 12 h 19 min

Un amour impossible est un très beau livre. Le seule de Angot que j’ai lu. Je suis assez d’accord avec jazzi, c’est une histoire personnelle à portée universelle. Plus sur la relation fusionnelle entre une fille et sa maman que sur la famille monoparentale je dirais.

Claudio Bahia dit: 8 novembre 2018 à 12 h 13 min

Delaporte le nouveau Torquemada de la France, justicier approximatif, la parole venimeuse, la « piété » du dimanche matin mais sans pitié pour ceux qui selon lui sont tombés dans l’erreur; le glaive dans une main et la bible dans l’autre vous vous croyez autorisé à dire votre « vérité » qui n’est parfois que bêtise et méchanceté.
Je ne suis pas français, et ce que j’en dit… en fait je n’en sais rien, j’exprime mon raz-le-bol envers certains de vos messages haineux et intolérants, c’est tout

Phil dit: 8 novembre 2018 à 12 h 07 min

Notez tout de même que Renoir est une programmation rebattue. qui n’a pas encore vu « La règle du jeu », sans d’ailleurs bien comprendre les intentions de Renoir ? influence exagérée de Truffaut qui ne voulait retenir que la charge sociale de la Grande illusion.
La cinémathèque de France de France pourrait retrsopectiver du Delannoy, mais y’a pu de spetateurs !

renato dit: 8 novembre 2018 à 12 h 03 min

L’auto-fiction c’est le Journal de quelqu’un qui na pas su attendre, et que, généralement, ne sait pas faire la différence entre Public, Privé, Intime.

Phil dit: 8 novembre 2018 à 12 h 02 min

quel homme et quelle écriture ce Casanova qui connaissait son latin.
dans quelle édition l’avez-vous lu, baroz ? dans les années 70 est parue une édition en 9 volumes in8 cuir bleu, plutôt destinée aux vieux beaux (ce que ne devait pas être votre ami de l’époque, of course !)

Phil dit: 8 novembre 2018 à 11 h 55 min

Bien sûr dear Baroz, chez Renoir comme dans le jambon tout est à voir.
« La société est foncièrement pourrie » disait-il à la fin de sa vie. lui qui faillit perdre une jambe en quatorze aurait volontiers dédaigner ces commémorations à l histoire qui ne tient pas debout. Remettez-nous la scène de von Rauffenstein conversant avec Boëldieu dans leur geôle du Haut Koenisbourg.

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 11 h 50 min

Souvenir d’un livre qui m’a le plus ravi au sens propre du terme.
J’avais une vingtaine d’années, quand je fus consigné à cause d’une hépatite virale à garder la chambre durant trois semaines, avec ordre du médecin de n’en pas sortir. J’étais jaune et avais perdu 10 kilos. Je vivais dans le vaste atelier de Montparnasse de mon ami d’alors. Une infirmière venait quotidiennement me faire une piqure et une femme de ménage me préparait mes repas.
C’est alors que j’ouvris « Histoire de ma vie », les mémoires de Giacomo Casanova.
Quel transport ce fut ! Je me retrouvai à Venise, fils d’une femme fantasque ; plus tard, j’y séduisis une jolie nonne, fut emprisonné et m’évadai des Plombs de façon rocambolesque. Je vins à Paris, dans le sillage des comédiens italiens de Goldoni, je parvins à la cour où je rencontrai le chevalier d’Eon, persuadé que c’était une femme. Je m’enrichi en introduisant la tombola en France. Je fus un amant comblé et soucieux du plaisir de mes partenaires. Je fus un peu espion et voyageai à travers l’Europe. A l’hiver de ma vie, dans un château perdu, je devins bibliothécaire et pour passer le temps, je me souvins…

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 11 h 23 min

Phil, en novembre, une superbe rétrospective sur Jean Renoir, à la Cinémathèque française ! Viendrez-vous ?

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 11 h 22 min

Hier après-midi, dans l’une des grandes salles du Forum des Halles (bien remplie mais loin d’être pleine), comme à mon habitude, j’ai regardé attentivement le public venu voir « Une histoire impossible ». (de l’avantage de voir les films en salle, non pas en projection privée comme les critiques professionnels). une majorité de femmes mûres et solitaires, quelques séniors mâles (dont votre serviteur) et quelques jeunes hommes. Les probables lecteurs du livre !

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 11 h 15 min

« l’autofiction au sens élargi, un mélange de souvenirs et d’imaginaire. »

Celle-ci me convient bien, Paul. Mais peu importe, pour moi, roman imaginaire (d’où vient l’imagination, sinon de nous même) ou auto-fiction, seul compte à mes yeux l’ « authenticité » du récit-roman de l’auteur-narrateur ou personnage. Et le plaisir que j’y prends en tant que lecteur. Quand Chateaubriand raconte ses mémoires d’Outre-tombe, même en les arrangeant à sa sauce, n’est-il pas authentiquement tel qu’en lui-même on se l’imagine ?

Paul Edel dit: 8 novembre 2018 à 11 h 01 min

personne Jazzi n’est d’accord sur ce mot valise « l ‘auto-fiction »
c
Certains font intervenir activement la psychanalyse dans le processus d’écriture (notamlent Doubrovsky l ‘inventeur de ce mot), d’autres pas. genette grandit la notion, Lecarme la raduit.?quelle bouillie.quelle est ta défition à toi?
Voir ci dessous:
Jacques Lecarme distingue deux usages de la notion : l’autofiction au sens strict du terme (les faits sur lesquels porte le récit sont réels, mais la technique narrative et le récit s’inspirent de la fiction) et l’autofiction au sens élargi, un mélange de souvenirs et d’imaginaire.
incent Colonna définit un sens étroit – la projection de soi dans un univers fictionnel où l’on aurait pu se trouver, mais où l’on n’a pas vécu réellement – et, par extension, tout roman autobiographique (en considérant qu’il y a toujours une part de fiction dans la confession). Ces dichotomies témoignent en tout cas de l’ambiguïté de la notion.

Une définition tout à fait différente est proposée par Gérard Genette, qui la définit tout d’abord d’après le « protocole nominal » de la triple identité (l’auteur est narrateur et protagoniste). La « vraie autofiction » a, selon Genette, un contenu narratif authentiquement fictionnel (cf. certaines nouvelles de L’Aleph de Jorge Luis Borges ou la Divine comédie de Dante) ; les textes portant sur des évènements réels ne sont donc que des « fausses autofictions » qu’il qualifie d' »autobiographies honteuses ».
tu vois la complexité..

l’ombelle des talus dit: 8 novembre 2018 à 10 h 42 min

Oh Pétain (sur le ton d’Homer Simpson)

« (…)Quel courant l’entraînait et vers quelle fatale destinée, toute la carrière de cet homme d’exception avait été un long effort de refoulement. (…) La gloire militaire lui avait jadis prodigué ses caresses amères. Mais elle ne l’avait pas comblé. Et voici que, tout à coup, dans l’extrême hiver de sa vie, les événements offraient à ses dons et à son orgueil, l’occasion tant attendue de s’épanouir sans limite. A une occasion, c’est qu’il accepta le désastre comme pavois de son élévation et le décora de sa gloire. Malgré tout, je suis convaincu qu’en d’autres temps, le maréchal Pétain n’aurait pas consenti à revêtir la pourpre dans l’abandon national. Je suis sûr, en tout cas, qu’aussi longtemps qu’il fut lui-même, il eût repris la route de la guerre dès qu’il put voir qu’il s’était trompé, que la victoire demeurait possible, que la France y aurait sa part. Mais, hélas ! Les années, par-dessous l’enveloppe, avaient rongé son caractère. L’âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France. » [Tome 1, L’Appel, Mémoires de guerre. Charles de Gaulle.]

Phil dit: 8 novembre 2018 à 10 h 38 min

n’importequoi, il s’agit simplement d’expliquer la vérité des événements pendant la guerre de quatorze, sans faire d’uchronie en récrivant l’histoire à la lumière de la guerre suivante. faut-il un néologisme tant nos édiles actuels sont formatés par les productions d’Arte ?

N'IMPORTEQUOI dit: 8 novembre 2018 à 10 h 24 min

suivant mes recherches. Admis en 1932 par l’académie, néologisme. Que verriez vous, Phil, comme synonyme?

N'IMPORTEQUOI dit: 8 novembre 2018 à 10 h 22 min

Phil, le terme le plus proche, suivant les reche4ches, de commémorer est justement – celebrer- sans chercher se souvenir ensemble. Si on retient célébrer cela donne rendre hommage à un homme disparu, un hommage est une marque de respect voir d’admiration.

et alii dit: 8 novembre 2018 à 10 h 17 min

j’ai connu d’autres anecdotes sur Raymond et Robert mais ils étaient très pudiques tous les deux;j’aurais été incapable d’maginer ce que j’appris de sa soeur à la mort de Robert,mais je n’avais jamais ajouté foi à ce que j’avais entendu dire sur la conversion au christianisme de son fils,et des enfants de celui ci;une histoire de petits arrangements qui étaient supposés sauver la morale en « casant » une vieille maitresse chrétienne comme nounou;cette femme,je ne l’ai pas connue, juste entendu parler énigmatiquement d’elle;ils ont pu tenir tout ce temps avec leurs mensonges, parce qu’on disait aussi que c’étaient les allemands qui avaient épargné le fils en échange de sa conversion à la deuxième guerre;je crois que Robert souffrait de ces histoires;mais il ne m’a jamais rien dit;il adotrait sa soeur chez laquelle j’allais un week end de temps en temps, ce qui faisait des scandales;tout ça fut assez romanesque à mes yeux

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 10 h 15 min

Certes, rose. Mais Christine Angot, en partant d’elle et de sa mère, ne parle-t-elle pas aussi à toutes les familles monoparentales, dans « Un amour impossible » ? Et aussi de l’inceste familial subi par de nombreux enfants !

Phil dit: 8 novembre 2018 à 10 h 10 min

Bien sûr, N’importe quoi, mais commémoration n’est pas célébration. Devra-t-on un jour regretter que ce ne fût pas le général Chaban-Delmas qui chevauchait en quatorze à Verdun ?

rose dit: 8 novembre 2018 à 10 h 02 min

j’imagine que la quête identitaire de l’écrivain romanesque est plus tournée vers autrui que celle du romancier de l’auto-fiction qui est braquée sur lui-même. Edouard Louis, Christine Angot.

Mon sujet est moi-même, base de l’autobiographie, (depuis JJ Rousseau précédé par Saint Augustin) et je regarderai lucidement. Est-ce manière de comprendre, ou simplement de vivre ? D’arriver à vivre.

N'IMPORTEQUOI dit: 8 novembre 2018 à 10 h 00 min

Phil, il ne s’agit pas d’occulter la dualité des êtres ou les choix discutables voir condamnables qui furent ceux de quelques figures illustres et problématiques dans l’histoire du pays à travers l’enseignement qui en est fait mais une commémoration ne célèbre t elle pas la mémoire de ceux qu’on aime à se souvenir, Pétain mérite t il d’être inclus dans le rang des memoires à honorer. Il est tout de même responsable de l’organisation de la collaboration en 40 de façon très volontaire, devançant les ordres du reich et facilitant l’arrestation,la déportation, la fin douloureuse de milliers d’innocents.

Phil dit: 8 novembre 2018 à 9 h 53 min

Belle anecdote, et alii, comme celles que l’on pouvait lire dans la revue « Europe » dans les années 30, y compris sur le clergé, apparemment pas le vôtre, qui ne peut « étendre (qu’) une ombre ».

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 9 h 50 min

Quelle est la différence entre le rêve, l’imagination et le souvenir de Et Allii quand il songe à l’amitié de Raymond et Robert ?

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 9 h 48 min

« La fiction devient ici l’outil affiché d’une quête identitaire »

Mais pour le romancier de fiction, recourant à un outil moins affiché, la quête identitaire n’est-elle pas plus ou moins similaire que celle de l’auteur d’auto fiction, Paul ?

Paul Edel dit: 8 novembre 2018 à 9 h 34 min

selon wikipedia:
« L’autofiction est le récit d’événements de la vie de l’auteur sous une forme plus ou moins romancée (l’emploi, dans certains cas, d’une narration à la troisième personne du singulier). Les noms des personnages ou des lieux peuvent être modifiés, la factualité mise au second plan au profit de l’économie du souvenir ou des choix narratifs de l’auteur. Affranchie des « censures intérieures », l’autofiction laisse une place prépondérante à l’expression de l’inconscient dans le récit de soi. Pour Serge Doubrovsky, qui a baptisé ce genre (des textes d’autofiction existaient bien antérieurement), l’autofiction est une « fiction, d’événements et de faits strictement réels. Si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure d’un langage en liberté ». La fiction devient ici l’outil affiché d’une quête identitaire (notamment à travers l’utilisation de la psychanalyse). « 

et alii dit: 8 novembre 2018 à 9 h 24 min

je veux raconter une « anecdote »avant de me « reprendre »;robert, mon père, disons,avait fait le chemin des dames;lui, raymond tomba à je ne sais quelle bataille après laquelle robert passa sur le champ et aperçut raymond gisant;il fit venir des hommes pour le transporter à l’hôpital où on sauva raymond que Robert passa voir quelques jours après;pui ce fut leur amitié à la vie, à la mort;ils n’étaient pas ensemble pour la guerre de 39,mais le dernier à visiter robert sur son dernier lit à la clinique en75,ce fut Raymond ;il devint imprimeur;à la retraite pour se distraire,il écivit une plaquette biographique, et souvenait de cette amitié scellée dans le feu et le sang, sur laquelle le clergé chrétien dela proche famille de Raymond n’étendit aucune ombre,ni jamais les femmes;ce fut pour moi l’exemple d’amitié vivante à laquelle je rends hommage pour l’espoir qu’elle me donna dans ma jeunesse où j’entendis une fois son histoire raconter;maintenant qu’ils sont morts tous deux,ils règnent sur mon souvenir pour l’apaiser,et je les en remercie, ces hommes qui étaient tout sauf « militaires »malgré les médailles gagnées au front;

Phil dit: 8 novembre 2018 à 8 h 24 min

Pétain rayé des commémorations comme Céline en son temps biffé par la ministresse culturelle démissionnaire. Quelle drôle d’histoire apprennent les petites têtes blondes de France.

Jazzi dit: 8 novembre 2018 à 8 h 24 min

L’autofiction n’est pas moins ancré dans le monde réel que la fiction romanesque, Paul, plutôt plus même. Sous « Un amour impossible » on retrouve l’éternel problème de la lutte des classes, via les sexes, plus dans la lignée de Duras que de Zola. Contrairement à Nicolas Mathieu, que je connais pas encore.

renato dit: 8 novembre 2018 à 8 h 17 min

La guerre et ceux qui tombent ; l’après-guerre et les blessures que l’on voit et les blessures que l’on ne voit pas — quelque segments à ce propos dans La connaissance de la douleur de Gadda.

P. comme Paris dit: 8 novembre 2018 à 5 h 04 min

Le travail de sape existe depuis l’antiquité.
Pour 14/18,un des exemples les plus frappants est celui de Messines Ridge, sur le front belge, sous laquelle 450 tonnes d’explosifs ont été placées dans vingt-et-une galeries, creusées en deux ans de travail. Environ 10 000 soldats allemands ont été tués par l’explosion de dix-neuf des mines. Une autre galerie a explosé des années plus tard ; la vingt-et-unième n’a jamais explosé. (Wiki).

rose dit: 8 novembre 2018 à 3 h 33 min

c’est le mois du documentaire, novembre. Peu de programmation de Le.grand bal.
Un docu intitulé Don’t explain, don’t complain.
Y rajoute
Don’t bargain.

rose dit: 8 novembre 2018 à 3 h 30 min

j’ en ai vu des cratères en entonnoir.
les allemands avaient une aitre technique : ils creusaient un tunnel qui allaient sous l’ ennemi. Avançaient, posaient des charges explosives, reculaient, faisaient sauter.
À l’extérieur, il y avait des rouleaux de fer barbelés développés sur des croisillons de bois pour que l’ennemi n’avance pas en rampant pour attaquer les tranchées.

rose dit: 8 novembre 2018 à 3 h 22 min

DHH
chez nous la frita c’est la base de votre préparation. Puis, il y a une pâte, je ne saurais trop dire. Un cercle est coupé, individuel. On le farcit sur une moitié de la préparation tomate+ poivron+ oignon, on replie la pâte en deux et on ourle en fermant avec le pouce. On fait cuire au four. En Espagne, c’est appelé la frita.

gisèle dit: 8 novembre 2018 à 2 h 40 min

DHH 13h53 le 07/11. Je viens de lire votre post, et à cette heure de la nuit,je ne dérangerai personne.
Je connais le texte de Gadda,superbe.Et je suis tt à fait d’accord avec vous sur ce point.
Je n’ai guère l’habitude de cirer les pompes et si j’ai trouvé juste , l’image de la minuscule silhouette de l’album de Babar, c’est parce qu’ainsi je vous IMAGINE; mystérieuse,car un jour, vs aviez osé dire que « le deuxième sexe » vs avait fait rater votre vie ( c’est ce que j’avais compris..) Etonnant pour une femme qui semble avoir parfaitement réussi! La discussion, ici, ns prendrait beaucoup trop de temps. Et puis vs semblez avoir un assez grand bon sens pour ne pas imposer ttes les circonvolutions de réflexions pédantes. La petite dame de Babar calme et rassure.
Ceci dit,qui n’est pas pour vous dorer une auréole, parlons cuisine.Pour moi, la cuisine est un art qui exige du travail, de multiples talents et requiert des qualités innées.Aussi, peut-être et sûrement, avoir eu une mère, une grd’mère qui savaient et aimaient cuisiner. Ce n’est pas mon cas! j’ai vécu ds des jardins dont j’ai pris conscience un peu tard qu’ils étaient un véritable Eden. Je lisais en mangeant des fraises ou des petits pois crus, des tomates, des artichauts etc…Donc, la Cuisine est un art étrange et qui m’est quasi inconnu.Les livres que j’ai achetés m’ont-ils améliorée? pas vraiment! Pour combler cette lacune, j’achetais des moules de ttes formes, poisson, poule,fleurs, moules de cuisson qui donnaient aux cakes une forme amusante, et laissaient croire à mes enfants , peut-être ! que je savais réussir des gâteaux.L’une de mes amies,par chance, m’a fait découvrir de multiples saveurs. Et l’art de la découpe, comme le pratiquent les chefs japonais, m’éblouit. J’ai des panoplies de couteaux…
Hier soir, je m’étais amusée et j’avais pris du plaisir à tous ces échanges gastronomiques.
J’ai découvert le « 2° sexe trop tard…aucune influence sur moi. Je lisais Jack London, perchée dans le cognassier,avec les branches du figuier toutes proches, figues blanches, et des groseilles à maquereaux,le long des allées garnies de pivoines rouge foncé. C’était en France, il y a un certain temps. Mon père travaillait les allées au rateau, très japonais! avec des pierres sèches.
Et je ne sais toujours pas faire la cuisine, c’est désespéré.
Je lis en ce moment Mandelstam et Kafka, donc trop décalé pour en parler. Sans m’excuser d’avoir été trop longue…. la nuit commence…

Delaporte dit: 8 novembre 2018 à 0 h 18 min

Macron n’assistera pas à la cérémonie, je l’ai bien compris. Le problème est qu’il défend la mémoire de Pétain, sa vie, son oeuvre. Un historien pourrait nous dire exactement combien de morts Juifs, de déportations, Pétain a eu sur la conscience. Et maintenant Macron vient nous dire, la bouche en fleur, que c’était un « grand soldat » ! Pétain était un criminel, une ordure et une salope, c’est tout. L’histoire le reconnaît désormais comme tel, et le sens commun, et la morale. Mais dans quel monde vit-on ???

Delaporte dit: 8 novembre 2018 à 0 h 00 min

J’espère que le fantôme de tous les Juifs déportés de France, et qui sont morts en Allemagne ou en Pologne dans un camp, vont venir hanter Macron définitivement, jusqu’à la fin de ses jours. Jusqu’à la fin des temps !

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 23 h 58 min

Quand Macron, pendant la cérémonie, va rendre hommage au maréchal Pétain, on va voir tous les Juifs français partis en fumée à Auschwitz se lever d’un seul bloc et crier leur révolte !

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 23 h 56 min

Avec Pétain, on reste sur une note négative. Le rachat n’est possible à aucune condition. Allez demander aux Juifs qui ont été raflés au Vel d’Hiv ce qu’ils en pensent !!!

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2018 à 23 h 54 min


…nous, ne sommes pas ici, pour juger un homme dans son métier,!…
…la France à suvécue, alors, quoi demander de plus,!…
…des entourloupettes, pour faire avaler, l’envahisseur, et puis  » basta « , il a fait son métier, sans penser, à l’opinion publique de 2018,!…etc,…

…conservateur et plus,!…merci,!…

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 23 h 54 min

Pétain n’a rien fait pour se faire pardonner : à sa place, j’aurais commencé par être un traître (comme en 39-45) pour finir par me racheter (comme en 14-18). Il a fait l’inverse, comme Napoléon qui a gagné à Austerlitz, mais perdu à Waterloo. Ah ! si l’on pouvait changer la chronologie, l’inverser !

rose dit: 7 novembre 2018 à 23 h 43 min

C’est un sujet d’ importance qui concerne, au delà du politique, de la littérature, l’ individu
Pétain a servi la patrie en 14 et l’a trahie en 40 », a précisé Benjamin Griveaux. in Le Monde.fr

Lequel l’emporte ?
Le parfait salaud ou l’homme admirable ?
L’homme qui se dit juste ou celui qui torture en s’en foutant royalement ?

Un fossé se creuse.
Infranchissable.

rose dit: 7 novembre 2018 à 23 h 20 min

16h06

elle est belle votre chronique chantal. chai pas du coup si c vous ou Jjj qui a un mistral gagnant, mais cela faisait un bail qu’le Goncourt me tentait point, ce qui s’inverse soudain.

rose dit: 7 novembre 2018 à 23 h 06 min

Réhabiliter Pétain c’est pareil que réhabiliter le français torturé pendant la guerre d’Algérie. Il ne cesse. De nous mépriser nous. De se mettre au-dessus, lui et de pratiquer la repentance mémorielle. Qu’il aille se faire empapaouter par un kanak.
Oui, suis de mauvais poil. Mon chat le sait, qui ronronne affectueusement.

Janssen J-J dit: 7 novembre 2018 à 23 h 05 min

« Donc, très actuel, et roman rare dans sa puissance d’observation sociale ».
Oui, PE.
Une bonne journée, en somme.

rose dit: 7 novembre 2018 à 22 h 58 min

Delaporte 18h34 et 18h38

à 40 ans qu’est ce qu’on est beau c.n.

ĺ’usurpateur de la reine Élisabeth, qui fut décapité il y a qq soirs le soulignait fort bien : c’est en affrontant la mort que l’on démontre son courage.

Ou pas.
D’accord pour englober la vie jusqu’à l’instant final et non s’arrêter deux ans, six mois, quinze jours avant et un spécial dédicace pour le final. Non. L’ensemble dit de l’individu. Et le final dit tout : c’est une tragédie, la manière dont, notamment, il peut balayer tout ce qui précède. Pour ne pas écrire renier.
Une biologiste disait ce soir à la GL qu’il n’y a pas de hasard et que tout choix a un grand sens.

Je pense à ce qui m’a été dit sur le pélerinage à la Mecque. tu peux faire n’importe quoi avant, tu es blanchi de tout après. Un pur délire.

Paul Edel dit: 7 novembre 2018 à 22 h 54 min

Jazzi, non, on ne peut pas jouer sur les mots et confondre le grand romanesque et l’autofiction.il existe une énorme différence entre les romanciers du « monde réel » pour reprendre la terminologie d’Aragon, et » l’autofiction », qui multiplie des variations à l’infini des jeux de miroir à partir de l’autobiographie.
Nicolas Mathieu travaille sur des très jeunes personnages, des ados qui refusent les schémas anciens et cherchent une échappatoire aux déterminations sociales. vrai diagnostic d’ une société en crise, avec ados en dérive ,refus, révoltes, combines, initiations sexuelles, rebondissements des situations, un vrai roman d’apprentissage et de formation ; la truculence si remarquable de certains dialogues, l’habileté du tissage des itinéraires des personnages, c’est la marque d’un vrai grand romancier. le plus étonnant de ce tout nouveau Goncourt , sa grande originalité , c’ est l’acuité du regard de l’auteur sur toutes les discriminations sociales que nous avons chaque jour sous les yeux,,l’auteur, à la tv ce soir a eu raison d’insister sur le cloisonnement de plus en plus violent entre les classes sociales.là, ces différences sociales jouent à pllein entre les ados.. Donc, très actuel, et roman rare dans sa puissance d’observation sociale.

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 22 h 46 min

Réaction comme toujours magistrale de Benoît Hamon :

« L’itinérance mémorielle d’Emmanuel Macron est en réalité une incroyable errance éthique et morale », a renchéri Benoît Hamon.

C’est un peu comme si Macron se faisait tatouer un portrait de Hitler sur l’épaule, ou s’il manifestait dans la rue avec un drapeau nazi.

N'IMPORTEQUOI dit: 7 novembre 2018 à 22 h 37 min

Moi qui ne connait pas chaloux je me demande s’il ne ressemblerait pas physiquement à Yourcenar même après avoir ôté sa robe, il l’aime tant qu’il faut soupçonner qu’il voit en elle un reflet.

Jazzi dit: 7 novembre 2018 à 22 h 22 min

Paul Edel nous dit que Nicolas Mathieu est un vrai romancier, chose rare. Voulant sans doute faire la distinction entre les auteurs de fiction et d’auto fiction ? Mais cette distinction a-t-elle encore lieu d’être ?

« Quelle différence entre rêver et se souvenir ? », se demande Aragon dans « La mise à mort ». Rêver ou imaginer et se souvenir n’aboutit-il pas toujours à un roman. Bon ou moins bon, voilà ce qui importe.

Le meilleur Goncourt de ces dix dernières années aurait été, selon moi, « Un amour impossible » ! Malheureusement, les jurés sont passés à côté… L’adaptation cinématographique de Catherine Corsini est fidèle à l’esprit du livre. Et Virginie Efira est une superbe incarnation de Rachel Schwarz, la mère de la narratrice. L’émotion est au rendez-vous.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579486&cfilm=247014.html

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2018 à 21 h 17 min


…tous, nous nous quitteront; et heureux, de ne voir personne sur terre comme au ciel,! na,!…

Jazzi dit: 7 novembre 2018 à 21 h 14 min

« Que le vert, le bleu, les lignes naturelles des volcans et des plages les envahissent. »

Tu pars à la Réunion, Clopine ?

Phil dit: 7 novembre 2018 à 20 h 58 min

of course Delaporte, pour les compteurs radiofrance bloqués en 40.
Revoyons le considérable Menjou (qui votait Trump) dans « les sentiers de la gloire ».

rose dit: 7 novembre 2018 à 20 h 52 min

hommage

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Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 20 h 47 min

« Sans Pétain, dear Delaporte Vondertür causerait en teuton avec Ed von Hamburg. »

Vous vouliez dire : « sans de Gaulle » ?

rose dit: 7 novembre 2018 à 20 h 38 min

JJJ à 10h27

je vous ai lu à ma maman ; qui a été très contente. D’autant plus que la journée fut difficile. Merci à vous.
J’vous embrasse.

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 20 h 20 min

Ed dit: 7 novembre 2018 à 19 h 14 min

Merci pour cet apologue, ma chère Ed, qui vous a certainement demandé un gros effort intellectuel, vu sa réussite. En fait, je préfère les chats aux chiens, et j’ai plus d’affinités avec eux. Cela vous aura échappé, comme le reste. Si je me réincarnais, après ma mort, ce serait en chat. Du moins, c’est ce que je souhaiterais. Quant aux petits chiens, il ne faut pas quand même les mépriser autant que vous faites. Ce n’est pas très gentil. Qui sait ? C’est sous cette forme que vous-même vous réincarnerez peut-être, et alors on verra ce qu’on verra !

rose dit: 7 novembre 2018 à 20 h 18 min

D
à 15h et qq. oui.
S’il pouvait emmener son sinistre de l’Intérieur.
On mettrait des I-A non salariés, programmables.

Ed dit: 7 novembre 2018 à 20 h 14 min

Mais qu’est-ce qu’elle fait ici la Chaloupe. Vla ti pas qu’elle ramène sa fraise comme si de rien n’était ! T’étais où vieille canaille ? Et dis à l’amigo Pablito de ramener son jamon!

Janssen J-J dit: 7 novembre 2018 à 19 h 52 min

« Bien évidemment, la différence est minime entre le style et ce que j’ai appelé le ton adopté par le narrateur. C’est donc ce mélange de cynisme sans nuance et de vocabulaire dépassé qui m’a laissé une forte impression générale de fadeur. Paradoxalement, compte tenu de l’intrigue extraordinaire ».

Viens de tomber par hasard sur le blog de tomtomlatomate, le journal « d’une grande lectrice ». Comment ça, grande ?… qui lit beaucoup ? ou qui se donne une profondeur de chant/champ réflexive à la mesure de la renommée d’une clopine trouillefou, 1 cas à part, son mentor ?…
Serai toujours épaté par l’auto-hyperbolisme des gens désireux de tailler des poussières aux mandarin.es. Le privilège de l’âge qui passe mal, sans doute. C’est humain d’agacer des ageasses dans les bargheunâs, comme quand on était mômes…, tel est bien ce qu’on

D. dit: 7 novembre 2018 à 19 h 43 min

Ed dit: 7 novembre 2018 à 19 h 32 min

Ayé. On a appuyé sur un bouton et la Pétain-machine est lancée ! Pendant qu’on remonte à Mathusalem et se querelle sur l’histoire de France, on ignore les problèmes de paupérisation et d’insécurité du pays. Il est fort ce Macron.

Oh non, Ed. Au contraire sa côte de popularité en prend un sacré coup avec de bêtise de ce genre.

Ed dit: 7 novembre 2018 à 19 h 32 min

Ayé. On a appuyé sur un bouton et la Pétain-machine est lancée ! Pendant qu’on remonte à Mathusalem et se querelle sur l’histoire de France, on ignore les problèmes de paupérisation et d’insécurité du pays. Il est fort ce Macron.

Ed dit: 7 novembre 2018 à 19 h 14 min

Delaporte est mignon. Il me rappelle ces petits chiens que je croise pendant la pause déjeuner au parc. Ils aboient et veulent à tout prix jouer avec les beaux labradors ou huskys, tandis que ces partenaires de jeu rêvés bougent à peine la papatte et préfèrent rester tranquillement avec leur maître. Trop mignons.

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 19 h 01 min

Par son hommage au Pétain de Verdun, Emmanuel Macron provoque une controverse qui rejaillit sur la cérémonie militaire organisée samedi aux Invalides. Certains estiment que le maréchal Pétain devraient en être exclu, tandis que l’état-major rappelle qu’il ne s’agit pas de «rendre hommage au chef du régime de Vichy». Figaro

Les enfoirés ! Ils vont rendre hommage INDIRECTEMENT au Pétain de Vichy et de la collaboration avec les nazis. Cela doit bien faire marrer Jean-Marie Le Pen !

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 18 h 53 min

Ed dit: 7 novembre 2018 à 18 h 48 min

Il faudrait que vous arrêtiez un peu de nous bassiner avec cette chronique lamentable, vous commencez à nous les gonfler sérieusement avec ça. Il n’y a que vous qui en êtes fière, Ed, tout le monde a trouvé que vous exagériez, que vous faisiez fausse route, sans parler des erreurs énormes qui la parsèment toujours. Vous devriez changer de hobby, choisir un nouveau violon d’Ingres : vous pourriez vous mettre par exemple au bilboquet, un jeu sympathique. Cela ferait moins de ravages.

Ed dit: 7 novembre 2018 à 18 h 48 min

Je suis UN lecteur contemporain, mais je généralise dans le cadre de ma démonstration. Dans une chronique littéraire, même aussi courte que la mienne, le « je pense que » est implicite, caché derrière « Lolita EST » ceci ou cela, ou encore « LE lecteur cobtemporain ».

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 18 h 47 min

De Gaulle fut un remarquable soldat, notamment pendant la guerre de 39-40, et malgré l’adversité. A la tête de son régiment, il a sauvé l’honneur, même si l’étrange défaite était comme programmée. Ne racontons pas des stupidités, ni sur Pétain, ni sur de Gaulle. On voit où ça mène…

D. dit: 7 novembre 2018 à 18 h 47 min

En effet, Delaporte, cette saloperie d’Hitler a reçu la Croix de fer pour acte de courage durant 14-18. Qu’il a arborée ensuite sur son uniforme de führer.

l'ombelle des talus dit: 7 novembre 2018 à 18 h 43 min

Si « la vieillesse est un naufrage », l’auteur de cette affirmation (ici tronquée; il avait pitié du vieux Pétain et jalousait sa gloire ?) dont toute la classe politique fait aujourd’hui son héro, ne s’est pas distingué durant sa jeunesse par son courage ou sa lucidité sur le théâtre d’opération de 14-18 ; lui non plus

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 18 h 38 min

Réhabiliter Pétain, comme le fait Macron, c’est une défaite morale. Cela veut dire qu’on ne croit plus à rien. Qu’on est devenu une girouette, un esprit inconséquent. Et Macron de nous dire qu’il faut examiner l’Histoire ! Mais que vous dit l’Histoire sur Pétain, M. Macron ? Vous avez oublié ? Les Français, eux, n’ont pas oublié. Et les Français sont attachés à leur histoire. Ils n’aiment pas qu’un turlupin arrive un beau jour, comme ça, pour la réécrire à sa façon. Mais où va-t-on ???

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 18 h 34 min

Il ne faut pas juger un homme, encore moins un soldat, sur un épisode de sa vie. Il faut le juger sur sa vie complète, jusqu’à son dernier souffle compris. Sinon, c’est du révisionnisme. Paul Ricoeur n’a pas appris cela à Macron ? Le nul. Qu’il retourne à la maternelle !!!

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 18 h 31 min

Avec cette affaire Pétain, on arrive quand même au summum du délire politique. Macron qui rend hommage à Pétain, le « frappé d’indignité nationale », le condamné à l’exil sur l’île d’Yeux, le vieil antisémite, le responsable suprême de la collaboration, celui qui a donné l’exemple (le mauvais exemple), celui qui s’est prosterné devant Hitler, le vieux gâteux… et Macron qui le réhabilite ! qui dit qu’il fut un grand soldat ! Mais jusqu’où va-t-il aller dans la frénésie ???

Delaporte dit: 7 novembre 2018 à 18 h 26 min

« Le maréchal Pétain a été pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat. » Macron

Hitler aussi a fait une Première Guerre mondiale impeccable, courageuse et même héroïque. Macron va bientôt lui rendre hommage…

Petit Rappel dit: 7 novembre 2018 à 17 h 57 min

Clopine, ce n’est tout de meme pas ma faute si vous vous ridiculisez régulièrement, la dernière fois à chercher qui pouvait être qui, et à crier au Troll à la moindre contradiction. Il arrive parfois, rarement, j’en conviens, que je vous donne raison, que je glisse un conseil, mais je suppose que vous l’oubliez.
Votre religion est un manichéisme sans bornes, fut-il laic.

Dans les lignes qui précèdent,On a essayé, patiemment, en parlant le plus généralement possible, de vous faire comprendre qu’un érudit ne valait rien s’il n’était pas un passeur. Et qu’on le savait, dans ce milieu. On a tenté, c’était peine perdue, de vous montrer que l’organisation d’un colloque n’était pas si facile, que la réalité s’opposait parfois durement à l’idéal. Vous trouvez le moyen de tout déformer en voyant dans la personne qui vous adresse ce message un mégalomane invétéré représentant autoproclamé de l’Université à lui tout seul. Je n’y ai jamais prétendu, mais rendre l’adversaire grotesque est une manière de ne pas lui répondre sur le fond. Manque de chance, la manœuvre est un peu grosse pour ne pas être ici dénoncée. Je ne puis penser, ce qui donnerait une piètre idée de votre entendement, que vous avez réellement compris cela.

Outre qu’elles témoignent d’une lecture malhonnête, De pareilles déformations disqualifient celle qui les prononce.
Je vous laisse donc avec vos préjugés d’un autre age, et votre langue de vipère bien affutée, aux haines si sélectives.
Bonne soirée.
Mon admiration croit pour le Clopinou…Sa mère, c’est autre chose.

MC

renato dit: 7 novembre 2018 à 17 h 47 min

« Désolée, vous n’aurez pas de réponse. »

Evidemment, je le savais, mais peu importe.

Cela dit, je ne râle pas, je ne suis quand même pas un « marchand de bouchons de bouteilles bavarois », je m’amuse plutôt, car, et c’est une autre évidence, vous employez un adjectif — poussiéreux — tenant pour implicite que le lecteur comprenne votre pourquoi ; puis, vous donnez en cadeau la belle expression « lecteur contemporain », naturellement vous, vous posez en lecteur contemporain, sans tenir en compte les différences : nous sommes tous des lecteurs contemporains — ou lectrices, ça va sans dire —.

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