de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
De l’exil intérieur dans le style tardif

De l’exil intérieur dans le style tardif

Les mordus de l’incipit nous ont tellement bien entraîné dans leur passion qu’on en a oublié de se demander où et quand commençait vraiment la fin. Non pas l’excipit, qui serait la ou les dernières phrases, mais la fin de l’ensemble de l’œuvre d’un artiste. Ce que Theodor Adorno appelait « Spästil Beethovens », autre dit le style tardif de Beethoven, titre d’un essai pionnier de 1937 plus tard recueilli dans Moments musicaux (1964) puis dans Essais sur la musique (1993). C’est peu dire que le philosophe a inspiré nombre de réflexions sur la musique, malgré son éclectisme, son élitisme, son absence de compromis, sa détestation du Zeitgeist et de sa propre époque.

Edward W. Said en a fait le titre et le thème de son tout dernier livre puisque Du style tardif (On Late Style, traduit de l’américain par Michelle-Viviane Tran Van Khai (310 pages, 25 euros, Actes Sud) est paru à titre posthume. C’est un essai composé après coup de manière assez disparate, donc nécessairement subjective par rapport au choix qui aurait été le sien, avec les retranscriptions de ses séminaires à Columbia University (NY). On peut y chercher, et y trouver, l’écho et la trace des recherches de l’intellectuel américain d’origine palestinienne (Jérusalem 1935- NY 2003) sur l’Islam, la question de Palestine ou l’Orient fantasmé de l’Occident. Mais pour l’essentiel, l’autre Said s’exprime là, qui était non seulement un critique littéraire et musical d’une acuité et d’une culture remarquables (un peu comme Eric Hobsbawm l’était pour le jazz), mais également un pianiste croyant et pratiquant. La musique, il en parle de l’intérieur ; cela n’a jamais immunisé personne contre les erreurs de jugement ou les fautes de goût, mais on écoute toujours autrement, quoi qu’on s’en défende, une voix venue de l’intérieur du bâtiment – même si, je dois l’avouer, les explications techniques sur l’accord de quarte et sixte ou sur l’expressivité ironique du canon en mi bémol du final du second acte de Cosi laissent l’amateur à la porte.

Son livre est brillant, dans la meilleure acception du terme, sans le vernis et la superficialité qu’il suppose parfois, pétillant d’intelligence et d’intuitions, virtuose même dans sa manière de rapprocher les inconciliables, de réduire les grands écarts, ou simplement de mettre en relation des éléments qui nous paraissaient aux antipodes les uns des autres, déformation professionnelle et réflexe naturel de celui qui fut longtemps professeur de littérature comparée. Mais il est d’une telle richesse et d’une telle complexité qu’un tel billet critique n’a d’autre ambition que de stimuler la curiosité et d’inviter à y aller voir.

C’est une idée reçue, sinon ancrée dans nos esprits, d’imaginer qu’à la fin de sa vie, l’âge venant, un créateur est nécessairement marqué du sceau de la maturité, de la réconciliation, de la sérénité, de l’apaisement, toutes qualités résumées en une seule : la sagesse. Et si cette propriété n’avait rien à voir avec l’inscription de l’œuvre dans sa chronologie ? On dira le sujet marginal, sinon secondaire ; il fut d’ailleurs largement ignoré ; mais Edward W. Said se passionnait justement pour ce que l’esprit critique et analytique des autres avait laissé sur le bas côté.

En s’emparant du concept forgé par Adorno, Said est allé voir ailleurs. Du côté de Cosi fan tutte, comme une reconnaissance de dettes, puisque c’est le premier opéra auquel il assista, tout jeune, en débarquant aux Etats-Unis en 1950. Du côté du pianiste Glenn Gould dont le nom est devenu synonyme de Bach grâce à sa touche inimitable, au point que l’on parle de « Variations Gouldberg », ce qui l’a poussé à tenter de comprendre « par quel biais son association de toute vie avec l’immense génie du contrepoint parvient à créer un espace esthétique sans équivalent, et d’une stimulante plasticité, essentiellement fondé par Gould lui-même en tant qu’intellectuel et en tant que virtuose ».  Du côté des Paravents de son ami Jean Genet, « qui aimait les Arabes d’amour », qu’il crédite de « l’intuition de la portée et du caractère dramatique de la situation que nous vivions au Liban, en Palestine, et dans d’autres pays ». Du côté de chez Richard Strauss, les œuvres ultimes bien sûr : Capriccio, Concerto pour hautbois, Deuxième concerto pour cor, Métamorphoses, sans oublier, l’une de ses œuvres le plus poignantes, l’une des rares à avoir su exprimer l’infinie lassitude de ce bas monde, les Vier Letze Lieder. Puis il a confronté leur puissance et leur inventivité à l’opinion la plus répandue sur Strauss, selon laquelle après Elektra (1909) et singulièrement après Le Chevalier à la rose (1911), son univers était devenu plus tonal et sucré, moins caustique.

Said déconstruit ce discours pour montrer, après un examen minutieux qui ne méprise pas l’arrière-fond ni le contexte historiques, que, bien  loin d’être sages malgré leur apparence, ces oeuvres sont provoquantes, dérangeantes, déconcertantes, inclassables. Et l’on connaît des anglicistes qui trouveraient certainement à redire à la traduction de « late » par « tardif », étant entendu que, même si le mot est le plus souvent rendu en français pour exprimer le « tard », et lateness le tardif, on le trouve couramment en anglais pour suggérer le mort, notamment dans l’expression the late Mr … / « feu monsieur… ». Quoi qu’il en soit, Said désignait par là les dernières œuvres d’un artiste.

Au fond, à suivre Said dans le sillage d’Adorno, et en repensant aux œuvres tardives de Beethoven plus inquiètes et plus instables que la Symphonie héroïque ou les Cinq concertos pour piano qui les ont précédés, on finit par lui arracher un semblant de définition : est tardif ce qui se situe au-delà de son époque, en avance sur elle par la nouveauté et l’audace, mais aussi en retard sur elle en ce qu’elle s’autorise des retours dans d’autres temps au mépris de la marche de l’Histoire. Ce qui est une belle définition de la liberté du créateur, affranchi des contraintes de l’air du temps, état que l’on atteint plus facilement, en effet, lorsqu’on n’a plus rien à prouver et que l’on n’attend rien de quiconque.

Un mot manque à cette définition, que Said utilise dans un autre chapitre : testamentaire. Il en use à propos de l’opéra Mort à Venise de Benjamin Britten adapté de la nouvelle éponyme – une œuvre de jeunesse, celle-ci, puisque Thomas Mann avait 37 ans quand il l’a écrite, ce qui suffirait d’ailleurs à invalider la thèse du caractère élégiaque, allégorique, pathétique et poignant attaché à la création d’une œuvre en fonction de « l’âge du capitaine ». En fait, c’est ailleurs que le bât blesse dans cet essai vertigineux. On a parfois l’impression que l’auteur tente à tout prix de plier les choses au concept qui le guide, ce qui est peut-être dû au rassemblement arbitraire de conférences et de notes préparatoires au séminaire lui-même ; pas sûr que le regroupement fasse toujours sens. En ce sens, un chapitre est particulièrement discutable : celui qu’il consacre au Guépard. Plus encore que dans celui sur la Mort à Venise,  il n’a de cesse de comparer le roman de Lampedusa et sa traduction à l’écran par Visconti. Il discrédite le film pour sa dimension hollywoodienne, sa surabondance, sa monumentalité, ses moyens financiers, ses prouesses techniques dans le but de prouver que de là vient sa puissance, et donc son échec, à rendre l’énergie abstraite et le repli sur soi par lesquels l’écrivain caractérisait le prince Salina. Or il ne s’agit pas de « réalisme mimétique », comme il le croit, car il est vain de chercher une intention de transposition dans une adaptation de cette envergure : l’écrivain a créé ce que le cinéaste a recréé, l’un n’est pas l’interprète de l’autre, l’un et l’autre s’employant davantage à ressusciter qu’à restituer chacun avec les moyens propres à son art, mais il n’y a pas à les opposer ou à les vérifier, comme le fait Said, dont la virtuosité intellectuelle est rarement exempte de paradoxes provocateurs, donc stimulants.

D’ailleurs, in fine, après tout cela et après avoir même convoqué le Debord de la Société du spectacle (était-ce bien nécessaire ?), Said en convient, ce qui n’est pas le moindre de ses paradoxes. Le plus discutable reste encore qu’il tienne absolument à faire entrer Le Guépard (1962) dans le style tardif de Luchino Visconti, comme appartenant à « l’ultime phase de sa carrière » alors que Les Damnés, Mort à Venise et Ludwig viendront après, pour ne rien dire de Violence et passion au caractère autrement plus testamentaire.

Les derniers mots de ce dernier livre ? « Dans l’histoire de l’art, les œuvres tardives sont les catastrophes », étant entendu que celles-ci sont la prise de conscience par un créateur de l’impossibilité de combler les silences, les absences et les failles. On croyait que le Said musicologue seul s’exprimait dans cet essai et l’on s’aperçoit qu’il doit autant à l’autre Said, puisque la question de l’exil est là encore au cœur de sa réflexion ; car si le style tardif se situe dans le présent, il s’exerce à l’écart :

 « une sorte d’exil que l’on s’impose à soi-même, en s’éloignant de ce qui est en règle général tenu pour acceptable ; il consiste à succéder à cet état de choses, et à lui survivre ».

Preuve s’il en est que l’on ne se dissocie pas dès lors que l’on ne se compromet pas avec une autre voie, autre que celle que l’on s’est fixée et que l’extérieur voudrait nous imposer : on creuse son sillon. La leucémie a pris son temps, une dizaine d’années, avant d’emporter Edward W. Said. Difficile de ne pas penser à sa lucidité en l’écrivant, sa conscience d’atteindre lui-même le stade ultime de son œuvre. Il savait que le temps lui était compté. Faut-il préciser qu’il est mort en écrivant l’un des chapitres de ce livre ?

(« Glenn Gould » photo D.R. ; « Giuseppe Tomasi di Lampedusa » photo D.R.; « John Calder, éditeur de Samuel Beckett » photo John Minihan)

Cette entrée a été publiée dans littérature, Musique.

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commentaires

1 138 Réponses pour De l’exil intérieur dans le style tardif

rose dit: 12 juillet 2013 à 11 h 15 min

>abdelkader
sur les graines j’en suis bien sûre. Pourtant ne renoncez pas. Avec les graines, y’a des surprises.

rose dit: 12 juillet 2013 à 11 h 12 min

>JC vous êtes ou après (avec Borrely) ou avant avec les jardins du palais du Pharo (nom bien pompeux palais).
Sur la corniche pas de jardin ;
https://maps.google.fr/maps?hl=fr
je vérifie un tout petit jardin en arrière rue du docteur frédéric granier et un tout tout petit jardin beneditti avant. Et puis nada. C’est triste mais c’est ainsi.

JC..... dit: 12 juillet 2013 à 11 h 01 min

1/ c’est le parc Borely qui touche à la Corniche par le champ de courses. Vous ne pensez pas, tout de même, au Parc du Palais du Pharo ?

2/ je ne noterai pas la décoration des intérieurs gazaouis …car on ne peut noter en dessous de zéro !

Jacques Barozzi dit: 12 juillet 2013 à 9 h 40 min

« je vous ferai la grâce de ne pas dire ce que j’en pense… »

Justement, je m’abstenais de porter un jugement, Abdel. A moins que, trahi par mon inconscient, je parlais par prétérition ?
En matière d’esthétique, les Arabes, comme les autres, sont capables du pire et du meilleur, notamment dans l’art des jardins, keep cool, ô brav’mec !

abdelkader dit: 12 juillet 2013 à 1 h 31 min

@Rose: je ne me souviens toujours pas du nom du parc, c’est le garde-champêtre qui a suggéré Borely…sinon, l’an dernier j’avoue y avoir ’emprunté’ des graines de fleurs qui sentaient la cannelle…chez moi au nord du nord, elles ont toutes refusé de sortir de leur crin…y a une morale quelque part dans cette histoire…

abdelkader dit: 12 juillet 2013 à 1 h 26 min

@Barozzi: ca veut dire quoi ca: ‘…quant à leur goût décoratif je vous ferai la grâce de ne pas dire ce que j’en pense…’? vous etes en train de donner des notes ici ou pas? pov’type…

rose dit: 11 juillet 2013 à 3 h 34 min

Je renonce, vous vous disputez tout le temps ; découragée je suis : au théâtre quatre mecs/une fille. C’est la proportion ici.
Où sont les filles ?
J’ai fini mon quart de nuit.
Affalons le spi, on continue sous grand voile, force quatre, pilote automatique. Pas de hauturiers en vue. Cap au sud.

rose dit: 11 juillet 2013 à 3 h 28 min

Oser usurper le pseudo de Passou faut être gonflé !

Le cinéma c’est un regard autre porté par un autre individu que l’écrivain.

Duras ensuite, après ses disputes avec JJ Annaud, a écrit beaucoup de notations au sein de ses livres destinées à la mise en scène (comme des didascalies mais pour le film pas pour le théâtre « il faudrait placer la caméra là « ,  » faire un travelling sur ses yeux ») elle tenait à garder son regard à elle jusqu’à la réalisation finale de son œuvre pour ne pas la dénaturer.
Le film est une interprétation très personnelle par le prisme particulier du réalisateur.

rose dit: 11 juillet 2013 à 3 h 19 min

parc tres similaire a Marseille sur la corniche
Plus loin Parc Borély
je frémis:je tremble : la parc Borély est au Prado : nous avons fêté récemment l’inauguration du château Borély musée de la faïencerie, premières tapisseries en panoramique, collection de flacons de parful chinoiseries diverses.
Sur la corniche j’ai cherché le parc : il n’y en a pas.

Misère de moi. Mon pays, ma ville, ma patrie galvaudée ainsi par de lointains franciliens.

Jacques Barozzi dit: 11 juillet 2013 à 0 h 13 min

« Je ne me sens pas oblige de donner des notes sur quoique ce ce soit…suis pas prof… »

Alors évitez d’en faire attribuer à d’autres…

Mme Michu dit: 10 juillet 2013 à 23 h 30 min

chaque Hun se voit muddy à Sapporo et s’emporte comme il pleut dans les champs du désir amoureux

d’aucuns ont une lourde tendance à oublier ceux qui s’en fichent de ce que font d’autres, mais c’est le genre de truc à ne surtout pas rappeler…

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 21 h 34 min

Ces intérieurs tels que montrés sur ces photos ou que l’on a pu voir dans les nombreux reportages reportages tv, Abdel, n’ont rien de misérables. Les principaux objets de consommations ne manquent pas à la « classe moyenne » palestienne, semble-t-il, tout comme dans les pays du maghreb, que je connais un peu mieux. Pour ce qui concerne le goût décoratif, rien ne vous empêche de mettre 10/10. C’est vous qui voyez…

abdelkader dit: 10 juillet 2013 à 20 h 36 min

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 11 h 35 min
Ce que m’inspire surtout la vision de cette photo, ML, c’est que les Palestiniens ne sont pas aussi misérables qu’on nous le dit, quant à leur goût décoratif je vous ferai la grâce de ne pas dire ce que j’en pense…
tain..suis sur que les palestiniens sont mortifies d’entendre le grand sphinx du gout decoratif leur donner 0 sur 10…non seulement ils habitent dans des gourbis mais y z’ont aucun gout ni aucun sens du marriage des couleurs…impardonnable, ma bonne dame…

En lisant en écrivant dit: 10 juillet 2013 à 20 h 19 min

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 18 h 20 min
C’est vrai qu’en dehors de Bach, Glen, il se fourvoie

Ce type, c’est vraiment le catalogue Manufrance de la connerie humaine. Hallucinant.

Je ne sais pas si Gould se fourvoie, mais il le fait avec génie.
Ce qui n’est pas ton cas. Vraiment pas.

JC dit: 10 juillet 2013 à 18 h 43 min

Un méticuleux maladif comme Glenn Gould ne pouvait être le meilleur qu’au service de ce mécanicien formel, divinement inspiré, de Bach.

Ce farceur de com1116 n’est qu’une langue de péripatéticienne, spécialisée CTP (chantier de travaux publics).

Harus Macquiert dit: 10 juillet 2013 à 18 h 32 min

je perçois une pointe d’ironie dans le 18h28 et pourtant il est évident que, s’il avait voulu, Alba aurait été un plus grand pianiste de G Gould.

com 1116 dit: 10 juillet 2013 à 18 h 28 min

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 18 h 20 min
C’est vrai qu’en dehors de Bach, Glen, il se fourvoie.

Hélas, il ne vous a pas connu ! Vous l’auriez remis dans le droit chemin. Ah que n’êtes-vous né assez tôt pour lui apprendre la musique !

JC dit: 10 juillet 2013 à 18 h 23 min

Il n’est pas certain que les gémissements de Dame Josette soient la résultante des raffinements lubriques de l’effroyable satyre JB.

Je penche plutôt pour des lamentations, mal interprétées…

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 18 h 19 min

On reçoit maintenant les gangsters à la télévision pour leur permettre de défendre leurs affaires. La France devient de plus en plus provinciale. Avec des journalistes de plus en plus à la botte des bandes organisées. Dégoût sur toute la ligne. Je préfère encore les gémissements de josette virtualisés par JB, tiens !

John Brown dit: 10 juillet 2013 à 17 h 58 min

 » Foutaises. » (rédigé par com)

Quel superbe mot de la fin. On dirait du Beckett. Si Assouline était inspiré, c’est maintenant qu’il devrait changer de billet.

JC dit: 10 juillet 2013 à 17 h 28 min

P’tain, comme dirait le Sarrazin carémeux, l’ami xlew a tapé grave dans le café colombien du déjeuner ou commencé tôt la réhydratation au pastis ! Compliments…

Pastaga du soir, espoir !

xlew.m dit: 10 juillet 2013 à 17 h 23 min

Chaque Hun s’égoutte comme il peut, il y a celui qui aime la Goulue, Glen Gould ou la Bolduc, je préfère musicalement gémir avec la dernière mais je conçois très bien qu’il y ait des Mongols qui ne jurent que par la pratique du clavecin sur un petit cheval chinois fougueux ou les exercices de danse de la bête à deux dos dans le fredonnement jacuzeux des bulles du tub d’un bordel montmartrois où le pianiste s’appelle Jean-Marc, chaque Hun se voit muddy à Sapporo et s’emporte comme il pleut dans les champs du désir amoureux. C’est vrai quoi.

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 17 h 12 min

Clausule ?

peut être..je vais voir.. »passe encore un bras cassé dans mon chalet de nécessité, mais les 2! »

beiniette dit: 10 juillet 2013 à 17 h 10 min

Dans bien des cas, la musique tend au graphisme par sa notation. Non seulement cette notation devient ici semblable à des figures graphiques autonomes, mais plus encore, c’est son essence graphique qui prend une certaine indépendance face à la composition. Là où c’est le plus frappant, c’est peut-être dans les œuvres de l’Italien Sylvano Bussotti, qui est venu à la musique par les arts graphiques. Des techniques spécifiquement musicales, comme la sérielle, ont influencé, en tant que principe de construction, la narration moderne (notamment celle de Hans G. Helms),
3. L’art et les arts – publication

Theodor Adorno – 1966

En pdf à télécharger
Ce texte a été co-traduit par Jean Lauxerois et Peter Szendy
in L’art et les arts coll. Arts & esthétique éd. Desclée de Brouwer, janvier 2002.
Merci à Maëlig C. et Claude G. pour le scan et la correction

John Brown dit: 10 juillet 2013 à 17 h 04 min

 » gémissements proférés dans les années 50 … » (rédigé par JC)

ça me fait penser que les gémissements de ma Judith en 69 préfiguraient tout-à-fait ceux de ma Josette en 2013.

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 17 h 03 min

gémissements proférés dans les années 50

..tu sais jicé, c’est comme le premier qu’a pété dans les toilettes à vontraube au point que ça s’entende dans la salle à manger ..il a cru fermement qu’il inventait quelquechose..alors que dans les guoguenots on aurait l’impression de plagier les siècles

John Brown dit: 10 juillet 2013 à 17 h 00 min

« tu fais des accélérations sur la fin comme hugo..ça a un nom en stylistique. (rédigé par bouguereau)

Clausule ? C’est passe que j’ai beaucoup fréquenté les maisons de clausules.

JC dit: 10 juillet 2013 à 16 h 57 min

Pas de délire uchronique ! c’est plutôt le Jarret de Veau qui s’est inspiré des meuglements orgasmiques de notre autiste canadien, gémissements proférés dans les années 50 …

beiniette dit: 10 juillet 2013 à 16 h 56 min

corrige de 0 juillet 2013 à 16 h 33 min
P Szendy est aussi musicien pratiquant (pianiste je crois) il s’était cassé le bras mais je ne sais pas s’il fit signer son plâtre par
il arrive qu’il oublie les disques qui accompagnent son cours :c’est peut-être freudien ?

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 16 h 52 min

Il y eut une mode Glenn Gould. On s’en enticha

tu fais des accélérations sur la fin comme hugo..ça a un nom en stylistique..jvais pas dmander à renfield..c’est un bras cassé

John Brown dit: 10 juillet 2013 à 16 h 49 min

pour revenir à glenn gould, je le trouve si calamiteux dans les sonates de beethoven ou dans grieg que je suis passé à d’autres pianistes définitivement. (rédigé par Paul Edel)

Fort inégal en effet, le Glenn. Les fredons façon Jarrett et les caprices de star auront fait au moins autant pour sa réputation que les qualités de ses interprétations. Il y eut une mode Glenn Gould. On s’en enticha.

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 16 h 39 min

cette folie perfectionniss grace à la technique..

il entendait ce qu’il avait joué aprés coup..pour faire des cédés à la hand made in dze garage « middle classe » comme dirait rénato..plétment con quand même

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 16 h 36 min

gould il est un peu fumé du casque..c’est quand même étrange cette folie perfectionniss si communicative grace à la technique pour un vieux machin luthérien..

Paul Edel dit: 10 juillet 2013 à 16 h 28 min

pour revenir à glenn gould, je le trouve si calamiteux dans les sonates de beethoven ou dans grieg que je suis passé à d’autres pianistes définitivement.

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 16 h 25 min

sur le compte de dracul il accélère jéruzalème jusqu’à l’accident..mais là l’est pas le seul..

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 16 h 22 min

keupu adore dire des gros mot raciss ou anti « fiotte » comme il dit sur le compte de jicé..sur mon bon philippe il fait l’antigoye véreux..sur le mien c’est des charges antigonzesses..
..et sur son compte à lui il ne pipe que des conneries..c’est un mec desepérant

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 16 h 09 min

le recouvrant, pour ainsi dire, d’un beau manteau, et cela a tout gâté…

..il y a un film porno qui a été tourné dans une villa de palladio pour que son proprio puisse rapetasser pas que le toit..comme quoi le cul c’est un style toujours débutant.. »même tzou chpête c’est toujours trop tôt » aurait dit lassouline..é la navé va

souvenirs souvenirs dit: 10 juillet 2013 à 16 h 04 min

@JB « les choses allaient se gâter) ».

les jc et lateigne allaient s’en donner à coeur joie à casser du fellouze

beiniette dit: 10 juillet 2013 à 16 h 01 min

On a parfois l’impression que l’auteur tente à tout prix de plier les choses au concept qui le guide,
u lecteur attentif et sensible risque de se sentir étouffé par le concept serait-il non un concept de philosophe cultissime (oedipe à la canne) mais de critique littéraire de son temps

JC dit: 10 juillet 2013 à 15 h 37 min

« Vous signez Noémie, Barbara, vous avez des problèmes de gender ? »

Thierry, vous voyez Blanc-Neige partout ? Gender ? Je n’ai rien à voir avec ces jeunes naines aux admirables proportions, cornecul !

Phil dit: 10 juillet 2013 à 15 h 31 min

Diagonal, Lampedusa rigolait comme un bossu quand il pleuvait sur son château troué. Et Visconti aussi, qui inaugura les co-productions linguistiques because ça coûte moins cher, devait se bidonner en faisant répliquer Delon, retour d’Indochine, à Lancaster débarqué en slip du kansas. Voilà l’origine de la scène du bal, valsons dans la cacaphonie, dirait musil qu’était mort depuis quarante. un peau de guépard for a descente de lit.

Diagonal dit: 10 juillet 2013 à 15 h 19 min

(rappel du message du 26 juin 2013, 21h15)
P. Assouline attend des contributeurs une contribution de recherche, d’interrogation sous des formes diverses où est laissée une très gande liberté à ceux qui acceptent de « jouer le jeu » de cette participation. (sic)

Pour ma part,… je n’ai jamais su ce qu’il attendait des commentateurs. Quoiqu’il en soit, l’doit être content qu’ils aient dépassé les 1000 bornes sur Glenn Gould. Une autre chose est certaine : quand il ne met rien en ligne durant quelques jours (il corrige ses dernières copies de Science Po sans doute), on dépasse vite le mur du çon et ça frustre la tribu accro, on aurait ben envie de passer à aut’chose… oui, car les autres blogs dédiés à la littérature mondaine sont en général un défouloir bien moins marrant, hélas.

Phil dit: 10 juillet 2013 à 15 h 17 min

L’émir voulait fiche un ascenseur dans l’hôtel Lambert pour faire grimper ses bagnoles de luqche. ha..la rigolade. c’est du pire que tintin qui pisse dans l’or noir. mal aux côtes

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 14 h 39 min

« 80€ l’H. »

Tope-là, Marlène, c’est mieux payé que mes éditeurs, qui me donnent moins que le salaire d’une femme de ménage !

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 14 h 31 min

Le boug, Louis XIV n’était pas satisfait du résultat obtenu à Versailles, à partir des agrandissements réalisés autour du manoir originel de son père, ainsi qu’il le confia à la Palatine, sa belle-soeur :

« : « … Le roi avoue lui-même qu’il y a des fautes dans l’architecture de Versailles. Cela vient de ce que, dans le principe, il ne voulait pas y bâtir un si vaste palais, mais seulement faire agrandir un petit château qui s’y trouvait. Par la suite, l’endroit a plu au roi : mais il ne pouvait y résider, vu l’insuffisance du logement. Alors, au lieu de faire abattre entièrement le petit château et d’en construire un grand sur un dessin nouveau, il a, pour sauver l’ancien château, fait élever des constructions tout autour, le recouvrant, pour ainsi dire, d’un beau manteau, et cela a tout gâté… »

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 14 h 26 min

Vous tenez un salon très culturel, Marlène : Henri Calet, Pagnol et le cinématographe, l’architecture du grand siècle, quelques échos du festival d’Avignon, une expo photo contestée, etc, etc…
ça ne risque pas de décoiffer un peu vos clientes ?
Si c’est bien payé, pourquoi pas !

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 14 h 20 min

renato, je me souviens de mon premier voyage à Palerme, il y a de cela une trentaine d’années. Tous ces palais en ruine du centre ville, tandis que HLM de la périphérie à peine sortis de terre étaient eux aussi déjà délabrés et tout cela pour le compte de la maffia régnante…

Marlène, coiffeuse, Paris 5 dit: 10 juillet 2013 à 14 h 03 min

Message à Barozzi
ça vous dirait de venir tenir salon pour distraire mes clientes ? Du Voici & Gala en audio, c’est super !

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 13 h 59 min

du siècle ?

du siècle baroz..et fais en l’experience : dans les réalisation à tiroir de chateau et autres édifils de la france..la partie 18émé si elle existe, tu as une furieuse envie de l’enlever, même violélduc fait mieux

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 13 h 58 min

« le Guépart serait toujours vivant ! »

ça ferait un beau slip en fourrure pour ML, pour le coup, le boug !

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 13 h 57 min

Une autre modeste réalisation du même architecte, le boug

haaa c’est lui..tu sais bien baroz que je ne sors pas du marais

Elena dit: 10 juillet 2013 à 13 h 53 min

À la suite de Jacques Barozzi (10 juillet 2013 à 12 h 01 min), vous reprendrez bien un peu de Henri Calet ?
« J’affectionne surtout la ligne Etoile-Nation parce que le train sort à plusieurs reprises de son tunnel. Et c’est alors une courte escapade en plein air, entre terre et nuages, depuis “Pasteur” jusqu’à “Passy” […]
Les façades sales se succèdent à travers la vitre et la légère buée de ma respiration. La voie suit les boulevards extérieurs. Il nous est donné de voir notre comportement à hauteur du second étage dans des centaines de logements analogues. Nous observons ce qui s’y fait sans trop de curiosité. C’est tout semblable à nos logements : des meubles de série, de petites pièces, du linge qui sèche, des femmes qui cousent, d’autres qui cuisinent … C’est le film de notre vie, à l’horizontale, un film fastidieux. » (221-222)
« On s’engage sur le pont de fer, on quitte la rive gauche. Le fleuve forme la limite des XVe et XVIe arrondissements, des quartiers élégants et des nôtres […] On voudrait jeter un regard, ne fût-ce qu’un instant, à l’intérieur de ces maisons, mais les rideaux sont tirés à toute heure du jour et de la nuit. Une fois seulement, j’ai eu la bonne fortune d’entrevoir la jambe nue d’une femme par la croisée d’une salle de bains. Je me souviens qu’il faisait une chaleur exceptionnelle.
De grandes bâtisses claires aux larges baies, des terrasses fleuries… Beaucoup d’espace et de lumière : on est dans une ville étrangère. » (222)
« Nos demeures sont construites en pierre d’une autre qualité. Il semble que l’on ait, à notre endroit, une conception spéciale de l’habitat, et peut-être de l’existence, en général. Chez nous, la place est mesurée, ce qui nous force aux glissades, aux contorsions involontaires ; la plupart des grands gestes nous sont interdits, faute d’un cubage d’air suffisant, et même certaines attitudes avantageuses. Nous nous gênons les uns les autres, nous nous bousculons un peu, il s’ensuit que nous finissons par nous énerver mutuellement, sans raison profonde, jusqu’à proférer de gros mots. »

TKT dit: 10 juillet 2013 à 13 h 52 min

JC, pour vous la vie de LML est un cul pluriel ?
Vous signez Noémie, Barbara, vous avez des problèmes de gender ?
Personnalité à cul multiple ?

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 13 h 49 min

Vous n’avez rien compris, Michel Ducornaud, la restauration de la façade est mauvaise, excessive, on croirait du neuf

..c’est ça le xviii vontraube..tout est a peut prés merdique en architecture

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 13 h 48 min

L’hôtel Lambert, c’est le XVIIe siècle, ML.
Si le Qatar avait acheté le palais des Lampedusa, le Guépart serait toujours vivant !

JC dit: 10 juillet 2013 à 13 h 47 min

« Bof, Michel AlbaUbu, mes chiottes sont sûrement moins de mauvais goût que votre vie toute entière. »

Thierry dans toute sa splendeur : « Mes chiottes sont plus belles que vos culs ! »

Noémie dit: 10 juillet 2013 à 13 h 45 min

« Une plume dans le cul et un morceau de sucre dans la bouche suivi de son toutou…
Tkt qui confond le raffinement du XVIIIè siècle avec le style peigne-cul de Las Vegas…! Quel goût de chiottes ce pauvre Tkt ! »Lml.
Il apprécie l’art peigne-cul, nous le savions depuis belle lurette!

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 13 h 44 min

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 13 h 27 min

ce site est pourri de tracker lassouline..ça se plaide pas pour faire enfermer dracul mais ça fait mauvais genre sur ton blog

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 13 h 42 min

Sepp Blatter est le Prince des Corrompus : j’ai pour lui le plus profond respect, la plus tendre admiration, la plus riche affection …

tu nous fais ton genet avec le uberchtourmfureur de la kommandantur jicé?

TKT dit: 10 juillet 2013 à 13 h 41 min

Bof, Michel AlbaUbu, mes chiottes sont sûrement moins de mauvais goût que votre vie toute entière.
Chiottes, bon cela n’engage que vous, mais dans mon milieu d’origine on dit « les toilettes » et on ne va pas chier ou pisser, mais se laver les mains.

bouguereau dit: 10 juillet 2013 à 13 h 38 min

dit « le roi du guano »

..putain..ça ça pose son mec jean marron..les gonzesses..le chalet avec tourelles!..je te dis pas

TKT dit: 10 juillet 2013 à 13 h 36 min

Vous n’avez rien compris, Michel Ducornaud, la restauration de la façade est mauvaise, excessive, on croirait du neuf.
Peigne-cul ? C’est quoi Mosssieur le prof de français ?
Qu’avez vous fait de votre QI, peigné avec un peigne-Q ?
@ Jacques: Vous avez peut-être raison, pour la pierre blonde, la dernière fois, depuis un taxi, j’avais trouvé l’hôtel très blanc.

TKT dit: 10 juillet 2013 à 13 h 29 min

Mais enfin, Jacques, c’est trop blanc, on croirait une villa du Chemin des Collines. Pour ce qui est de l’endroit, il doit être impossible d’ouvrir une fenêtre, toute cette circulation…

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 13 h 29 min

Tkt qui confond le raffinement du XVIIIè siècle avec le style peigne-cul de Las Vegas…! Quel goût de chiottes ce pauvre Tkt !

u. dit: 10 juillet 2013 à 13 h 28 min

« Le Qatar a foutu le feu à l’hôtel Lambert ! »

Jacques, vous sous-estimez les capacités d’enquête du commissaire Alba.

Mauvaise langue devrait, comme le conseille le camarade JC, observer ces menus événements « d’un oeil sec mais avisé ».

L’hôtel, qui était occupé après la guerre par le milliardaire chilien Arturo Lopez-Willshaw, dit « le roi du guano », a été vendu pour 80 millions par le fils de Guy de Rotschild au frère de l’émir Cheikh Hamad bin Khalifa al Thani.

C’est le business, coco.

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 13 h 28 min

TKT, l’Hôtel Lambert, classé monument historique, a été entièrement retapé selon les règles de l’art et est redevenu aussi beau que du temps de Le Vau, retrouvant sa douceur blonde de la pierre d’Île de France…

John Brown dit: 10 juillet 2013 à 13 h 27 min

Oran ?

C’est là que vous avez rencontré DHH, épousée par la suite et avec laquelle vous avez eu le petit Abdel, JB ?

Je ne connais pas de DHH. En mai 68, sur les barricades parisiennes, j’ai fait la connaissance de Judith, une fille remarquable, dotée d’un sens étonnant de l’anticipation historique : en 68, elle était déjà en 69. Moi aussi d’ailleurs. Nous avons eu un fils, prénommé Shlomo en l’honneur de son arrière-grand-père (assassiné à Auschwitz). Le divorce a été prononcé en 72. Je ne m’étendrai pas sur les ultérieures péripéties d’une vie sentimentale compliquée. Actuellement, c’est Josette. Pour des raisons sur lesquelles je préfère rester discret, mon fils m’a renié. Il vit actuellement en Israël avec sa mère.

TKT dit: 10 juillet 2013 à 13 h 24 min

L’Hôtel Lambert ? Vu de l’extérieur on croirait voir un hôtel de luxe made in Las Vegas. Avant la façade était pourrie, bref sur ce coup le fisc français aurait dû faire que cet hôtel ne soit pas vendu à des pétroliers.
Au finish, les riches domiciliés fiscalement en France, paient trop d’impôts.
Bon, ne prenez pas cette dernière boutade, pour seulement une boutade

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 13 h 23 min

En attendant, l’hôtel Lambert n’a jamais été aussi beau, demandez à C.P., il habite juste en face, ainsi que Claudia Cardinale (non, non pas ensemble !).

renato dit: 10 juillet 2013 à 13 h 23 min

« C’était métaphorique… »

Cela n’a besoin d’aucun commentaire, un peu comme le « Tristram » qu’il n’avait pas lu… c’était quoi l’excuse ? il s’était justifié de quelle manière déjà ?

Métaphorique ! pfff !

JC dit: 10 juillet 2013 à 13 h 21 min

En principauté, je m’y connais ! Sepp Blatter est le Prince des Corrompus : j’ai pour lui le plus profond respect, la plus tendre admiration, la plus riche affection ….

Un exemple pour la majorité d’entre nous !

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 13 h 20 min

Il est con, ce renato. Le Qatar est propriétaire de l’hôtel Lambert, eh du con. C’était métaphorique, hic hic !

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 13 h 20 min

Avec ML et JC, ces grands démocrates, quand il s’agit d’Arabes, pas besoin d’enquêtes judiciaires pour désigner les coupables !

renato dit: 10 juillet 2013 à 13 h 19 min

Depuis quand on lance des accusations sans preuves ? bon c’est vrais que cela se faisait et se fait beaucoup sous les régimes totalitaires… ce qui explique votre observation à 2 cents d’€…

TKT dit: 10 juillet 2013 à 13 h 18 min

@ U.: « Sepp Blatter pour « une poignée » de Dollars » ? Là, vous en devenez mauvaise langue. Disons pour une montagne de Dollars. Le Président Blatter avait une fois dit dans un interview, que la FIFA était vierge de toute corruption. Ce qui a fait rigoler tout le monde. Le week-end dernier, je suis allé à Zermat, et quelque part au Valais, j’ai aperçu du train une école « Sepp Blatter Schule ». Voilà un homme encore vivant qui a une école à son nom et ce n’est pas une école de football… La FIFA domiciliée à Zürich, bâtiment sur la colline du Dolder, près du Zoo, ne doit payer que les impôts auxquels il est difficile d’échapper. Ceci dit, pour les restaurants et les fournisseurs de la FIFA, cela doit être une manne facile. Franchement, qui pourrait croire que le football soit vierge de toute corruption ?
Seppli ist kein deepli

JC dit: 10 juillet 2013 à 13 h 15 min

Renato ! vos conseils de retenue sentent le moisi du millénaire passé …. conseil de discipline, brimades, règlements absurdes : terminé tout ça !

La Révolution, c’est maintenant !
(le changement, c’était hier … pour l’élection)

Ex TwoNotes dit: 10 juillet 2013 à 13 h 14 min

Mon hypothèse soixante huitarde n’est pas incompatible avec votre histoire familiale que vous nous contez jusqu’en 1955.

Quoiqu’il en soit, reprocher à votre père d’être pour l’Algérie française alors qu’il était bien placé pour savoir que tout irait plus mal pour tout le monde après l’indépendance et que les faits lui ont donné cent fois raison, c’est assez gonflé…

renato dit: 10 juillet 2013 à 13 h 12 min

Vous ne pouvez pas porter la preuve qu’il s’agit d’un incendie criminel, il serait donc opportun de faire preuve d’un minimum de retenue.

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 13 h 11 min

(L’extrait de Pagnol est excellent!)

Ecrit dans les années 1930, u., ce texte préfigure « l’exception culturelle française » et fait écho à la phrase célèbre de Malraux : « Et par ailleurs, le cinéma est une industrie »…

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 13 h 04 min

Le Qatar a foutu le feu à l’hôtel Lambert ! Quelle bande de criminels ces gens-là ! Quelle pourriture !

u. dit: 10 juillet 2013 à 13 h 01 min

« Netanyahu a dit qu’Israël demandait à la FIFA de se montrer fair play  »

Tu parles.
Blatter est une vieille canaille, on l’achète pour une poignée de dollars.
Bibi est trop naïf.

JC dit: 10 juillet 2013 à 12 h 57 min

« Les témoignages sur le culte des morts chez certaines familles gazawi (pas « les Palestiniens ») ne peut provoquer dans la majorité du public auquel elle s’adresse qu’un mélange d’horreur et de pitié. »

On trouvera aussi parmi le public des cœurs secs, mais avisés, qui verront, eux, toute l’imbécilité du culte du martyr … et s’abstiendront de parler d’horreur/pitié pour cette illustration de la société du spectacle.

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 12 h 55 min

Netanyahu à la FIFA: « voici les preuves que Hamas lance des rockets depuis le stade de Gaza sur des populations civiles d’Israël. »

Netanyahu montre au président de la FIFA comment le Hamas utilise des terrains de Football pour lancer des missiles sur Israël (VIDEO). Des tirs de rockets depuis le stade de Gaza contre les villes de Haïfa et Jérusalem. Aucun pays ne peut accepter cela, explique Netanyahu sur la vidéo. « Dans un cas semblable, les britanniques auraient riposté bien plus sévèrement que ne l’a fait Israël ».

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré ce mardi en personne le président de la FIFA Joseph S. Blatter pour lui montrer comment le Hamas utilise les terrains de football pour attaquer Israël, a déclaré le porte-parole du premier ministre.
En réponse à des commentaires que Blatter avait fait durant sa visite en Israël, le premier ministre a décidé de lui montrer les preuves concrètes de l’utilisation par le Hamas des terrains de sport comme bases de lancement de rockets contre les populations civiles d’Israël.

Netanyahu a présenté les photographies montrant des missiles au moment de leur lancement vers Israël depuis le coeur même de la population de Gaza. Les tirs aériens du 16 novembre 2012 montrent des sites de lancements de missiles Fajr-5 au milieu du stade de football de Gaza. La photographie d’un bâtiment touché par des missiles à Rishon Lezion et un clip vidéo fait par des civils le 10 mars 2012, lors d’un match de football entre Be’er Sheva et Um Al-Fahm – brutalement interrompu à cause des tirs de rockets dans la zone du stade – ont également été montrées.

« C’est un double crime de guerre. Vous tirez sur des civils et vous vous cachez derrière des civils. » a dit le premier ministre

Netanyahu a fait aussi référence aux interviews par les médias du président de l’association de football palestinien Jibril Rajoub dans lesquels il disait que si les palestiniens avait eu une bombe atomique, ils l’auraient déjà utilisé contre Israël et qu’Israël est l’ennemi du « peuple palestinien »

Netanyahu a dit qu’Israël demandait à la FIFA de se montrer fair play et qu’elle ne s’autorise pas elle-même et le sport à être utilisés pour la dissémination de propagande mensongère contre Israël.

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 12 h 52 min

En effet, JB !

Jean-Pierre Melville, c’est tout de même bien mieux que Malle et ses sucrettes… Malle c’est pour Tkt. Une plume dans le cul et un morceau de sucre dans la bouche suivi de son toutou…

La mauvaise langue dit: 10 juillet 2013 à 12 h 49 min

Ecrivez-la, JB, votre Nuit du cocu, rien que pour mettre Tkt en colère, ça vaut le coup ! Mais ne soyez surtout pas exigent avec notre Tkt zürichois, il vous confondra facilement la grand-mère et le père, la mère et la grand-mère… la Pologne et Oran, Chanel avec le Ritz. C’est un grand farfelu, une grande baudruche gonflée à bloc de haine contre elle-même.

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 12 h 40 min

Oran ?

C’est là que vous avez rencontré DHH, épousée par la suite et avec laquelle vous avez eu le petit Abdel, JB ?

John Brown dit: 10 juillet 2013 à 12 h 33 min

 » ah vous dirais-je maman  » (rédigé par mézigue)

C’est ainsi que, vers treize ans (l’âge bête par excellence) j’avais pris l’habitude d’appeler ma manman, qui avait su m’initier à Mozart, avant de m’initier au cinéma de Louis Malle. Dans le genre aveu oedipien, c’est difficile de faire mieux, non ?

John Brown dit: 10 juillet 2013 à 12 h 27 min

Un de ces petits bouffons qui criaient « CRS SS » en 1968 parceque Papa n’avait pas voulu lui prêter sa Mercedes pour aller tringler sa nana draguée au Drugstore dans l’appartement familial de Megève… (rédigé par Ex TWoNotes)

En fait de Mercedes, c’était plutôt la Citroën (15/6 tout de même). Mes parents, Juifs polonais, quittèrent la Pologne pour la France en 35. En 39, ils partirent s’installer en Algérie. Je naquis à Oran. L’arrivée des Ricains nous sauva la mise, tandis que mon grand-père maternel périssait à Auschwitz. En 55, retour dans la métropole (Papa, il faut lui rendre cette justice) avait senti à temps que les choses allaient se gâter). Je songe à une grande saga familiale qui devrait fournir à LML quelques arguments à sa thèse. J’ai trouvé un titre qui me semble porteur :  » La Nuit du cocu » (il faut dire que, sur l’article, ah vous dirais-je maman n’était pas très nette).

u. dit: 10 juillet 2013 à 12 h 25 min

Le texte de Shmuel Trigano est triste, à tous les sens de cette expression.

Je peux comprendre son inquiétude, mais son texte consiste à sélectionner quelques symptômes d’importance variable et de sens incommensurable pour en faire une sorte d’habit d’Arlequin destiné à revêtir des thèses qui semblent s’être désormais immunisées contre l’expérience.

Il écrit ceci:
« Plusieurs événements récents font système et demandent interprétation. Qu’est-ce qui relie, dans un court laps temporel, l’affaire du « mur des cons », l’exposition du Musée du Jeu de paume sur les hommes-bombes palestiniens, le scandale de la pièce de théatre antisémite de l’Université de La Rochelle et pour finir la décision de la Cour d’appel de Paris à l’encontre de Philippe Karsenty sinon le fait que la société française – et pas seulement les immigrés ou les musulmans – ne veut pas entendre le témoignage en forme d’appel des Juifs de France ? »

Justement, je ne crois pas du tout que ces événements « fassent système ».
Il faudrait plutôt être sensible au contexte qui caractérise des controverses aussi différentes que l’accusation de M. Goldberg contre son université, la querelle juridique qui oppose Karsenty et Enderlin (il y va de l »honneur professionnel de ce dernier) ou le débat sur la photo ouvert au sujet de l’exposition au Jeu de Paume.
Son interprétation sur une « dissonance cognitive » étendue à la France entière ne tient pas la route.

Sur les photos d’Alham Shibli (il serait quand même temps de faire un tour chez da Cunha http://larepubliquedelaphoto.com), mon sentiment rejoint celui de Jacques Barozzi.
Les témoignages sur le culte des morts chez certaines familles gazawi (pas « les Palestiniens ») ne peut provoquer dans la majorité du public auquel elle s’adresse qu’un mélange d’horreur et de pitié.

M. Trigano devrait se faire du public de son pays une idée un peu moins simpliste.
Je respecte son engagement et son intelligence, mais son approche me laisse perplexe.
Dans son dernier livre, regrouper sous le terme caoutchouté de « postmodernisme » des phénomènes de pensées aussi divers pour en faire un repoussoir me paraît une mauvaise idée. A vouloir trop signifier, il ne signifie plus rien.
Quand on lance dans la mer un filet aux mailles trop lâches, on n’y retrouve guère de poisson, prenez-le pour un proverbe chinois.

TKT dit: 10 juillet 2013 à 12 h 19 min

Langue Moisie, vous êtes vraiment tordu. La pauvreté n’existe pas dans la bande de Gaza ? Bref, c’est une sorte de Village Potemkin inversé ? Derrière le décor de la misère des Palestiniens, se cachent des super-nantis, des villas avec piscines géantes, une domesticité importée des Philippines et des Maserati ? Bref, Michel-le-Tordu, vous êtes un négationiste, de la même eau que ceux qui disent que les KZ furent construits par les Alliés et que la Shoah n’a pas existé.
Vous êtes surtout un fanfaron, tous ces commentaires écrits du fond de votre fauteuil parisien.

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 12 h 15 min

maurice, je connais bien le cinéma de Marcel Pagnol, mais connaissez vous ce texte inénarrable du même, reproduit dans mon Goût du cinéma :

« 1. Au commencement était Hollywood, qui est la Mecque du cinéma.
2. Il y a ensuite la Société Paramount, qui fait les plus beaux films du monde, et dont le totem est un volcan.
3. Il y a ensuite les executives, c’est-à-dire l’état-major des studios, ou, plus prosaïquement, les chefs de service ; ils entrent par une porte spéciale, ils ont une salle à manger spéciale, et, pour la mise en train d’un film, ils tiennent des conférences sacrées.
4. Il y a ensuite le concierge des studios. C’est un puissant chef ; chaque jour, il ouvre la porte à deux cents personnes et la ferme au nez de trois mille.
5. Il y a ensuite le chef de publicité, charger de propager le nom de la Compagnie et la grandeur de ses œuvres. Il sait téléphoner sur trois lignes à la fois, tout en mâchant des cigares ; il ne craint pas le ridicule, et ne parle que par slogans. Son salaire est à peine supérieur à celui du président de la République.
6. Il y a ensuite Western Electric, infiniment mystérieux et respectable, qui est le propriétaire de la machine à écrire les sons et nous prête un sorcier qui sait la faire écrire et parler.
7. Il y a l’opérateur de prises de vues, qui sait régler des éclairages, et qui donne à peine trente ans aux vieillardes les plus tragiquement fripées.
8. Il y a le chef des laboratoires, qui fixera sur la pellicule le son et l’image, qui fera les surimpressions et repêchera, par la Truca, les gros plans oubliés.
9. Il y a le monteur qui coupera les bafouillages ou les grimaces du célèbre comédien et qui activera le rythme (on dit le tempo). De plus, le monteur fera de très jolis « raccords » et s’il n’y a pas de raccord, il ira à la cinémathèque chercher un plan qui représente un oiseau dans une cage, ou une fleur fanée, ou une fleur épanouie, ou un petit chat qui joue avec une pelote de laine. Cela dépend de la nature du film, et il y faut beaucoup de doigté. Bob Kane me disait souvent : The whole picture is in the cutting, c’est-à-dire: « Le montage, c’est tout le film. »
10. Il y a le chef des costumes, qui règne sur un grand nombre de cuirasses, de robes du soir, d’habits à la française, de slips, de péplums, de justaucorps, de redingotes, de blouses, de vareuses, d’uniformes de pompiers ou d’ambassadeurs. Ce chef était mon ami. Il s’occupa si bien des costumes qu’il fut nommé chef de la musique enregistrée, avec des appointements supérieurs.
11. Il y a le chef de la musique, qui garde dans cinq cents casiers quatre-vingts valses, trente blues, douze incendies, cinq inondations, huit émeutes, vingt-trois agonies, cinq fêtes nationales, deux baptêmes, seize mariages, vingt messes funèbres, etc. Il tient ses marchandises à la disposition des metteurs en scène et monteurs de la maison, qui parfois lui demandent un conseil.
12. Il y a le metteur en scène, qui est d’autant plus respecté qu’il vient de plus loin, comme les menteurs. D’ailleurs, en général, il est menteur lui-même.
13. Il y a le scenario department, ce qui signifie très exactement « le rayon des scénarios ». C’est un bureau dans lequel plusieurs personnes, qui n’ont jamais réussi à écrire un roman ni une pièce de théâtre, dépècent et recuisent les œuvres des autres.
14. Après le scenario department, il y a les vedettes. La vedette est un produit fabriqué par la Maison, selon les méthodes de la Maison, avec l’argent de la Maison. Elle doit tout au chef de la publicité de la Maison, qui l’a créée par fulguration, comme le dieu de Leibniz créait ses monades. Elle a été perfectionnée et mise au point par le génie d’un metteur en scène de la Maison.
Le salaire d’une vedette doit être énorme, non point parce qu’elle le mérite, mais pour la gloire de la Maison ; de plus il est certain que le public payera dix millions de dollars pour voir la tête d’une personne qui gagne cinq cent mille dollars par film. Il faut donc les lui donner, parce que c’est une opération bénéficiaire. Certes, la vedette finit par croire que son succès et sa fortune sont dus à son seul talent, car ce genre de créatures est en général d’une grande naïveté. On peut tolérer certains écarts, qui profitent au chef de publicité. Mais, si la vedette devient insupportable, une simple note de service suffit à la rejeter dans le néant d’où le dieu Paramount l’avait tirée.
15. Immédiatement après la vedette, c’est-à-dire au tout dernier rang, voici l’auteur. Il faut un auteur, parce qu’il faut une histoire.
La meilleure histoire, c’est la plus simple et la plus vieille, mais elle doit porter un titre nouveau, un titre rendu célèbre par le succès d’un roman ou d’une pièce de théâtre. L’auteur est donc un écrivain à qui on n’achète qu’un titre.
On lui donne de l’argent, on lui fait signer un contrat, on lui offre un apéritif d’honneur. Il boit à la prospérité de la Compagnie, à la réussite du film, à l’avenir du cinéma. Il sourit, il serre des mains, il est heureux.
Regardez-le bien aujourd’hui, parce que jamais plus vous ne lui reverrez cet air-là.
D’ailleurs, puisqu’il a signé le contrat, nous n’avons plus besoin de lui. Il représente un danger pour le film, dont il voudra peut-être s’occuper. Il vaut mieux lui laisser ignorer que des scénaristes « expérimentés » vont refaire son histoire et qu’ils changeront le sexe du personnage principal ; on lui cachera donc la date à laquelle commencera la « mise en film » de son œuvre, je veux dire son exécution.
Nous seront cependant forcés de le revoir, le soir de la première.
Il paraît blême et furieux. Il a refusé de serrer la main du metteur en scène, qui est douloureusement stupéfait ; il est allé avec une certaine amertume remercier le chef de la publicité, qui, par une attention délicate, n’a pas mis le nom de l’auteur sur l’affiche, ni sur le programme.
(in « Cinématurgie de Paris »)

TKT dit: 10 juillet 2013 à 12 h 07 min

Le grand-auteur-poète-traducteurt-romancier-critique littéraire, donc AlbaUbu écrit Pernety quand il pense Fortuny. Rue snob ? Pas vraiment, de beaux immeubles avec parfois des immenses appartements, mais des appartements sombres (je connais bien cette rue, j’ai vécu enfant et jeune adolescent, rue de Courcelles). Et puis, Michel AlbaTordu, une rue snob cela ne veut rien dire. By the way, qui étaient ces grands-parents ayant une maison de mode ? Du coté de Maaaadame votre Mère ? Votre père était ouvrier, dans quelle arme svp ? Votre ascension sociale est prodigieuse, bachot + quelques années d’études supérieures pour devenir prof de grammaire et orthographe pour les petits. Fils d’ouvrier, je vous cite, vous ne pouviez aller plus loin, là je vous cite aussi. Bizarre, d’autres fils d’ouvrier, vont plus loin. Bref, chez vous, comme vous êtes un génie, tout échec est dû à un autre, là votre père.

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 12 h 07 min

Au lieu de suivre le troupeau des grands dégoûtés, ML, faites comme Henri Calet et prenez l’autobus reliant le XVIIIe au XVIe arrondissement, vous vous sentirez mieux depuis l’espalande du Trocadero avec vue plongeante sur le champ de Mars !

Jacques Barozzi dit: 10 juillet 2013 à 12 h 01 min

Extrait des Grandes largeurs, d’Henri Calet :

« J’en fais volontiers l’aveu : j’ai toujours été attiré par les quartiers riches. Parfois, quand l’envie est très forte, je me décide à y aller en autobus, du XIVe au XVIIe, du sud à l’ouest. Et je ne sais rien qui me donne un plaisir plus complet ni plus sûr que ces équipées. […]
Je descends à l’Etoile.
Oui, j’aime les vastes et longues avenues qui partent de l’Arc de Triomphe, ou qui y aboutissent ; j’aime leurs noms. Il souffle continûment par là une brise de gloire et d’éternité qui ne vient pas dans nos rues où l’on prend, petit à petit, l’habitude de regarder les hommes et les choses par le gros bout de la lorgnette. C’est ce qui nous fait le plus défaut : une certaine ampleur de vue, une certaine élévation de caractère et aussi un certain sens historique. On dirait que nous ne pouvons nous retenir de ramener les évènements et leurs causes à notre taille et à notre entendement ; nous sommes de petites gens, en vérité.
S’il nous était permis de nous installer à demeure dans ces quartiers élégants, peut-être, dans cette climature, deviendrions-nous rapidement des personnes présentables. Je crois au tellurisme. Nous finirions par acquérir des pensées neuves et bourgeoises, correctes pour le moins, comme sur mesures, au lieu de ces idées de confection que nous portons. […] »

u. dit: 10 juillet 2013 à 12 h 01 min

Salut, Mauvaise langue, je vous lis toujours avec gaité.
Nous sommes donc frères dans le rire, si je comprends bien, al hamdu lillah.

Vous avez, mon ami, une candeur d’enfant., ce pour quoi on vous pardonne beaucoup d’excès (pas tous).
Voyez comment vous vous laisser rouler par ce diable de Brown comme une crevette dans de la chapelure:

« Faut en effet pas être grand clerc pour avoir compris que notre pathétique JB avait un problème œdipien toujours pas réglé avec son père. »

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