de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Michel Jullien rend sa copie

C’est terrible, un incipit. Terriblement injuste car cela peut faire fuir ou captiver. Très précisément : rendre le lecteur captif du texte. Dès l’incipit, on sait si un écrivain se tient derrière la plume. Ainsi débute Esquisse d’un pendu (184 pages, 16 euros, Verdier), roman de Michel Jullien :

« La Machine n’est qu’ossature, rien mieux qu’un emboîtage architectural éviscéré, cubique, sans complexité de construction. C’est une pile creuse faite de niveaux amoncelés sur un empierrement mastoc, à répétition d’étages, une cage vide, libre au vent, des parois criblées de fenêtres sans vitres et protection.. Sa fonction fut d’exposer, de magasiner, de remiser à la vue dans une série de casiers verticaux des rufians, des ribauds, des malandrins et malfrats trépassés, de les montrer pendus, à tous, au plus grand nombre- dans l’avant-goût des grands cinémas-, non pas d’exécuter »

Nous sommes en 1375. Le personnage principal de cette parabole médiévale, Raoulet d’Orléans, est stationnaire, autrement dit l’un des copistes en titre de Charles V. Ils sont onze assermentés à Paris, travaillant avec quelques dizaines de libraires, enlumineurs, parcheminiers et relieurs. Il est en affaire avec tous les oiseleurs de la rive gauche. Il apprécie la bonne chair et ne passe pas pour dévot. Il œuvre dans un atelier familial rue Boutebrie, mais s’éloigne volontiers de la paroisse Saint-Séverin pour assister au spectacle du grand gibet de Paris, à Montfaucon, aux barrières de la ville. Du moins est-il le héros humain de cette histoire, le véritable personnage n’étant autre que la Machine à effroi, celle des grandes démonstrations morbides, métonymie de l’asticot et « fantasmagorie du ver grouillant à ciel ouvert ». Michel Jullien nous invite à la contempler, dans son théâtre de la putréfaction in vivo, comme on pénètrerait dans une bibliothèque publique ou un centre d’archives.

Qu’on le dise écrivain ou copiste, Raoulet moud l’alphabet pour retranscrire à l’identique un manuscrit, boulonné à son lectrin, conçu sur mesure et selon ses volontés par un huchier de la capitale, des jours et des nuits, jusqu’à ce que ses doigts ne soient plus que cals. Ses bévues calligraphiques peuplent ses cauchemars. Il se sait virtuose de la recopie mais aussi raté de la miniature. Il est vrai qu’il s’engage et signe à chaque copie : son nom apparaît en explicit, dans un cul-de-lampe à la dernière feuille, joliment appelé « congé de l’écrivain ». Parmi les œuvres issues de ses mains, pour satisfaire la commande Charles le Sage, on relève deux bibles, un traité d’échecs, un autre sur l’âme, une relation des voyages de Jean de Mandeville ainsi que le Policratique de Jean de Salisbury. On rencontre Raoulet d’Orléans alors qu’il s’apprête à réaliser la suite des Chroniques de France et les Politiques d’Aristote, l’éclat du premier étant désormais protégé par des hygromètres et une climatisation idoine dans un coffre-fort de la BnF. Lequel de ces deux textes, que 1700 ans sépare,  est le plus moderne ? L’auteur observe non sans ironie que le copiste reste sur son cul pendant des siècles avant que, avec l’avènement de l’imprimerie, sa situation d’ouvrier-typographe ne le fasse demeurer debout pendant des siècles, jusqu’à ce que l’ordinateur le fasse récemment rasseoir. C’est peu dire que ces copistes n’ont rien à voir avec les moines du Nom de la rose, soudainement fanés et anecdotisés par la comparaison.

Esquisse d’un pendu, qui se présente comme un livre sur le livre à l’orée des machines, en un XIVème siècle finissant qui verra bientôt l’imprimerie tuer le codex, témoigne d’une richesse lexicale étourdissante, trop parfois, quoique sans ostentation ni goût de l’épate. Si inconnu que nous soit le sens, jusqu’à supposer qu’il se soit perdu dans la nuit des temps comme tant d’autres, on ne cherche pas nécessairement à le retrouver dans un dictionnaire ; il se laisse deviner par le contexte ou l’étymologie quand il n’est pas aussitôt explicité : ainsi de ces cadavres devenus boules de carnes accrochées en bourriches aveugles « pendues à rideaux tirés (du bas, on pariait sur leur identité) ». Et tant pis si je meurs sans savoir à quoi peut bien ressembler une courbette de proboscidien ! Vaste est son registre pour décrire, par exemple, le vélin. L’empan d’un i peut y être discuté à l’égal d’une joute à l’enjeu considérable. Les évocations de pendus de toutes sortes, écartelés, roués, disloqués, décapités, et autres réduits en bouillis sont hallucinantes. Ces passages sont aussi maîtrisés que ceux où il entraîne le lecteur à suivre la lente chute d’une goutte de suance perlant au front d’un copiste sous la verrière écrasée par la chaleur d’août et allant s’écraser juste là où il ne faut pas, « étiolant l’encre, l’irisant en gadoue »

C’est écrit dans le ton, le tempo, la sonorité de ce temps. Non qu’il y ait eu une intention de pastiche ; mais un écrivain est ainsi fait qu’il absorbe et s’imprègne de ce qu’il lit d’une époque jusqu’en s’en pénétrer intimement, assez pour le ressortir avec naturel. Davantage qu’une tournure, un esprit.  Cela suppose un profond et ancien commerce avec cet univers, ses codes et ses us. Difficile de le lire sans se laisser envahir par la musique du Villon de la ballade des pendus : « Frères humains qui après nous vivez/ N’ayez les cœurs contre nous endurciz… ». On se dit que certains mots d’autrefois sont ignorés de nous car ils viennent justement du plus lointain autrefois. Mais les rares incursions dans le contemporain, dictées par le recours à l’analogie, ne sont pas moins déconcertantes. Généralement, un mot que l’on croirait égaré : « sudoku », « fissa », « bleu Klein », « jet-set »… Ainsi lorsque l’auteur nous dit que le langage des garces d’estaminets de la porte Saint-Martin n’aurait pas détonné dans Deux rouquines dans la bagarre d’Allan Dwann, on ne sait ce qui nous est plus énigmatique, du parler populaire des premières ou du film du second.  Ou lorsqu’il évoque le ciselé de la graphie d’un copiste, il suggère que c’est « non plus Erroll Garner mais quelque chose du doigté d’Art Tatum ». De toutes façons, ce voisinage, qui n’est jamais incongru ni même anachronique, est comme annoncé dès l’entame par la double épigraphe qui fait se chevaucher Louis-Ferdinand Céline et Christine de Pisan.

De l’intrigue, où l’on voit un faussaire, plagiaire et pirate s’immiscer dans les commandes royales de Raoulet pour se livrer à son petit trafic de parasite, je ne vous dirais rien pour n’en rien gâter, et surtout pas, à l’issue de l’enquête, lequel finira au gibet, même si là n’est pas l’essentiel ; il est dans la résurrection d’un monde à travers celle d’un microcosme par le moyen d’une langue à la splendide précision. Et je ne suis pas sûr que Verdier  (à moins que ce ne soit le choix de l’auteur, dans le civil éditeur de livres d’art) ait été bien inspiré de conclure sa quatrième de couverture (et sur le site) en soulignant que cette histoire suggère « une méditation sur l’avènement contemporain du numérique ». Inutile car ce texte est si fort avec ses propres armes, toutes de finesse et d’ intelligence, qu’il n’a pas besoin de ce genre de béquilles, même si on peut aussi le lire en résonance avec notre temps et même s’il a peut-être été conçu dans cet esprit-là. Me suis-je bien fait comprendre ? Peut-être pas : Esquisse d’un pendu est en tous points une rare merveille, la première bonne nouvelle de la rentrée.

(« Chevauchée de Faust et de Méphistophélès devant le gibet de Montfaucon », huile sur toile de Joseph Thierry, vers 1866. Huile sur toile, BNF, bibliothèque-musée de l’Opéra; « Charles V recevant de Jean de Vaudetar la Bible de 1372 copiée par Raoulet d’Orléans, enluminure de Jean de Bondol, Musée Meermanno-Westreenianum, La Haye)

Cette entrée a été publiée dans Histoire, Littérature de langue française.

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commentaires

338 Réponses pour Michel Jullien rend sa copie

non identifié dit: 8 janvier 2013 à 21 h 44 min

I hope so qu’il ne vous en voudra pas, pardi !
Sur ce coup là, je dois aller rendre à la bibli Dickens, que vais-je etc …
(so Enjoy je suis, waouh !)

non identifié dit: 8 janvier 2013 à 21 h 21 min

Salut, à vous ! Ravi (enjoy, kwôâ !) de votre réapparition – comme cricri –
(last but not least sensiblement touché par ce commentaire)

Bloom qui ne décolère pas dit: 8 janvier 2013 à 9 h 21 min

« On n’a quand même pas fait une grande école pour rien, il faut que cela se sache ! ». Ce qui n’est que l’équivalent de s’acheter deux costars à mille euros afin de représenter une carrière réussite.

En français, ça donne quoi?

Thierry Kron dit: 8 janvier 2013 à 9 h 01 min

Je vais donc corriger ma phrase, il manquait en effet un élément pour plus de clarté. Tout le monde n’est pas capable d’imaginer un élément manquant dans une phrase écrite au galop.
“je fais partie des gens, nombreux puisque ce n’est pas une invention ponctuelle ou un sentiment personnel, qui considèrent les personnages d’un roman construits sur diverses observations faites dans la vraie vie, sur divers personnages rencontrés ou seulement observés par l’Auteur. »
La vérité, je voulais reprendre ma phrase, mais avais des difficultés pour trouver le verbe adéquat: considérer n’est pas le meilleur choix, imaginer ou croire auraient aussi fait l’affaire.
Amusant d’être épinglé par un d.bile qui ne donne jamais de solution, que vraisemblablement il est incapable de proposer.
Quel âge mental faut-il avoir pour jouer au puzzle ?

renato dit: 8 janvier 2013 à 8 h 26 min

Bof, les Anglo-Saxons reprennent le terme employé en musique et pratiquement dans le même sens car, si mes souvenirs d’étudiant sont bons, l’incipit n’est que la première frase tandis que l’ouverture c’est le premier paragraphe.

Ce qui me laisse sans mots, c’est que jamais j’aurais cru devoir ressortir ces détails dans un environnement européen cultivé, d’autant qu’ils sont absolument inutiles pour le lecteur omnivore que je suis devenu. Mais comme dit, nous sommes ici sur un blog pour gens kultivés, et il faut que cela ressorte d’une manière ou d’une autre : « On n’a quand même pas fait une grande école pour rien, il faut que cela se sache ! ». Ce qui n’est que l’équivalent de s’acheter deux costars à mille euros afin de représenter une carrière réussite.

Bloom qui ne décolère pas dit: 8 janvier 2013 à 5 h 15 min

L’incipit,Simon Leys appelle ça « ouverture »

Et pour cause:
– il utilise le terme communément en usage en anglais (il habite à G…, faubourg de Canberra)
– c’est un vrai savant qui est tout sauf pédant, comme de juste.

CP, le Studio de l’inutilité, quel bonheur. Quelle finesse…

C.P. dit: 7 janvier 2013 à 23 h 32 min

ueda, c’est vrai. Mais ce n’est pas seulement parce que je suis de l’avis de Simon Leys (dont le texte sur les ouvertures est simple et alerte), c’est aussi que celui-ci m’est en pensée une sorte de frère… alors que je ne l’ai connu, en dehors de ses ouvrages, que par une ou deux rencontres en public et une dans une soirée. Cela arrive. Me comprenez-vous ?

L’échange que j’évoquais, sur « Le Studio de l’inutilité » concernait surtout Michaux, sa très regrettable révision de UN BARBARE EN ASIE, son envie tout de même de voir rééditée la version originale, et gommées les concessions à la Chine de Mao, avant de mourir. Ces questions ne vous sont pas étrangères.

ueda dit: 7 janvier 2013 à 22 h 33 min

C’est que, de nota (transmettez à votre fille les amitiés -et les regrets- de quelques uns), C.P. se réjouit d’un échange à fleuret moucheté avec Mauvaise langue.

Avec un sourire, bien sûr.

de nota dit: 7 janvier 2013 à 22 h 01 min

C.P.

Je ne suis pas certain de savoir pourquoi la citation de Leys vous fait tant plaisir,mais qu’importe!Elle vous fait plaisir et c’est ce qui compte.
Bien cordialement.

W dit: 7 janvier 2013 à 21 h 35 min

D,20h12, vous avez du apprendre dans la vie dessous dessus sous tous les angles qu’il est très mal vu de dénoncer ses camarades,personne n’avait remarqué quoique ce soit avant que vous rentriez!

C.P. dit: 7 janvier 2013 à 21 h 35 min

de nota, je ne sais si vous voyez pourquoi votre citation de Simon Leys me fait tant de plaisir.

Par ailleurs, Simon Leys revient sur Chesterton, entre autres, dans les essais de « Le Studio de l’inutilité », recueil passionnant dont j’avais parlé un peu ici. Avec… S’en souvient-il ?

C.P. dit: 7 janvier 2013 à 21 h 21 min

Mais oui, judith ! J’en connais une douzaine par coeur, j’ai une vieille édition de « Dans la rue », et deux ou trois disques, dont un avec la voix de Bruant. PMB est aussi un amateur de l’Aristide.

Je vois bien votre préférée. La prostituée recommande son julot à une autre, mais espère qu’il ne lui fera pas de boniment, pendant qu’elle prend des médicaments, à Saint-Lazare… Et puis ce couplet, que je tape pour vous mais aussi pour tous les ivrognes mâles de la RdL :

« Et puis mon p’tit loup bois pas trop
Tu sais qu’t’es teigne
Et qu’quand t’as un p’tit coup d’sirop
Tu fous la beigne
Si t’allais t’faire coffrer un soir
Dans un’ bagarre
Ya plus personne qui viendrait m’voir
A Saint-Lazare…

de nota dit: 7 janvier 2013 à 21 h 20 min

L’incipit,Simon Leys appelle ça « ouverture »

« Il y a quelques années,comme je bouquinais dans une librairie,je tombai sur un roman de Chesterton dont je connaissais le titre,mais que je n’avais jamais eu entre les mains,le
Napoleon de Notting Hill.Poussé par la curiosité,je l’ouvris à la première page et lus le commencement de la première phrase du chapitre 1: »L’espèce humaine à laquelle appartiennent tant de mes lecteurs… »
J’achetai aussitôt le livre et m’empressai de quitter la boutique:le spectacle d’un vieux monsieur qui s’esclaffe tout seul dans un lieu public a toujours quelque chose d’un peu déconcertant,et je ne tenais pas à déranger les autres clients.
Je ne puis pas dire que le reste du livre ait vraiment réussi à tenir la promesse de ce glorieux début(mais quel roman pourrait se maintenir sur deux cent pages au diapason d’une telle attaque?)Néanmoins,le Napoléon de Notting Hill demeure une invention délicieuse ,et contient bon nombre de perles de sagesse(…)Cependant,la leçon la plus durable que je tirai de ma petite expérience dans la librairie fut cette découverte que,parfois,quand la première phrase d’un livre est vraiment inspirée,elle peut à l’instant même vous obliger à acheter l’ouvrage en question.Naturellement,des écrivains astucieux ont eût tôt fait de saisir tout l’avantage qu’il y aurait pour eux à déclencher ce genre de besoin irrépressible chez leurs lecteurs potentiels,et ils ont appris à manipuler leurs commencements un peu comme un pêcheur aguiche une truite avec sa mouche.Voyez par exemple comment Anthony Burgess fait démarrer son Earthly Powers: »c’était l’après-midi de mon quatre-vingt-unième anniversaire,et j’étais au lit avec mon giton,quand Ali annonça que l’archevèque était là et voulait me voir »
En l’occurence,le pêcheur marqua une touche-car j’achetai le livre-mais il ne réussit pas à mener le poisson sur la berge(du moins en ce qui me concerne),puisque ce massif volume continue depuis dix-neuf ans à s’empoussiérer majestueusement sur les rayons de ma bibliothèque:je ne l’ai toujours pas lu.Je me demande d’ailleurs si,dans sa roublardise même,cette phrase initiale du roman de burgess n’est pas à la vraie littérature ce qu’une mouche artificielle est à un insecte authentique:juste un peu trop brillante et,en fin de compte,irrémédiablement indigeste.Ici,la recherche de l’effet aboutit à un résultat qui rappelle de manière fâcheuse ces premières phrases sélectionnées chaque année par le prix Bulwer-Lytton.La compétition en question fut nommée en l’honneur de l’auteur,jadis célèbre,des Derniers jours de Pompei,et plus particulièrement notoire pour le début d’un autre de ses romans,Paul Clifford: »C’était durant une nuit sombre te tempétueuse… »comme tout le monde sait,cette attaque fameuse a été ressuscitée à notre époque par les tentatives littéraires du chien Snoppy dans la bande dessinée Peanuts.Cette compétition décerne chaque fois son prix au pince-sans-rire qui aura réussi à concocter la plus mauvaise phrase de roman.Voici par exemple un échantillon primé:
« stanislas smedley,un homme toujours à l’extrême pointe du narcissisme,s’apprêtait à livrer son corps et son âme à un chirurgien véreux,pour que celui-ci lui permette de devenir la femme qu’il aimait. »
Pour son Earthly Powers,Burgess avait fabriqué un commencement qui était assurément frappant;le seul problème est qu’il sentait la fabrication-et c’est probablement la raison pour laquelle il ne réussit pas à susciter chez le lecteur(à tout le moins en ce qui me concerne)un vrai besoin de poursuivre sa lecture.Un danger fréquent chez les écrivains de talent est que,dans leur désir d’impressionner le public,ils en viennent à ruiner leurs efforts les plus ambitieux.Dans notre monde contemporain,cette tentation de jeter de la poudre aux yeux,à laquelle cèdent tant d’artistes,reflète la domination exercée par l’industrie publicitaire sur presque tous les aspects de la lecture.
Ne vous méprennez pas,toutefois;en principe,je n’ai aucune objection contre des premières lignes qui suscitent une excitation immédiate,qui frappent le lecteur et qui enlèvent d’assaut son imagination.Une attaque efficace est d’abord et avant tout une attaque inspirée.En littérature,les attaques inspirées font penser à des ouvertures d’opéra;et d’ailleurs elles remplissent une fonction similaire.Avant le lever de rideau,l’introduction orchestrale augmente chez le spectateur l’intensité de l’attente-elle est une promesse de fabuleuses découvertes,d’étranges merveilles à venir.Le premier paragraphe de Moby Dick fournit-sur un allegro con brio à couper le souffle-un bon équivalent littéraire de cette fiévreuse anticipation qui s’empare du public à l’audition d’une grande ouverture dramatique.
L’attaque en coup de trompette est un trait fréquent des essais politiques.Jean_Jacques Rousseau en a fait un usage exemplaire pour son contrat social: »l’homme est né libre et partout il est dans les fers »
Près d’un siècle plus tard,Karl Marx a imprimé un élan semblable aux premiers mots de son manifeste: »un spectre hante l’europe,le spectre du communisme »
il y a des débuts de roman qui sont quasiment passés en proverbes.Songez par exemple aux premiers mots de A tale of tow cities,de Dickens: »c’était le meilleur des âges,c’était le pire des âges »

En revanche,il y a des chefs d’oeuvre monumentaux qui débutent de la manière la plus discrète,et c’est seulement d’un point de vue rétrospectif que ces commencements chuchotés à voix basse ont fini par s’amplifier d’échos sans fin.Quand Proust écrivit:longtemps je me suis couché de bonne heure…,ses premiers lecteurs n’avaient guère pu prévoir où un propos aussi insidieusement quelconque allait pouvoir les entraîner.
Dans les fables philosophiques,cependant,c’est une tactique plus traditionnelle qui demeure de règle;en général,il s’agit d’intriguer le lecteur,de provoquer sa curiosité en capturant d’emblée son imagination.Par exemple,dans la métamorphose,Kafka nous prend dans son piège
implacable dès les premiers mots:Quand Grégoire Samsa s’éveilla un matin après des rêves agités,il se trouva transformé dans son lit en un gigantesque cancrelat »
Dans une veine plus légère,il y a des contes de fées pour grandes personnes qui suivent avec succès cette même méthode;Quand vous lisez la première phrase d’un conte de Marcel Aymé,vous réagissez comme un enfant:il vous faut aussitôt découvrir ce qui va se passer ensuite.Voyez comment débute le nain:dans sa trente cinquième année,le nain du cirque Barnaboum se mit à grandir »

Simon Leys.Protée et autres essais.Gallimard

Je signale que j’ai quelque peu tronqué le texte de Leys,mais j’ai une soupe sur le feu et une fille qui réclame sa pitance.

rose dit: 7 janvier 2013 à 21 h 15 min

>HDD vous êtes mûr, bon pour, ce me semble, lire Zola.
Vos quelques mots doux amers me font me remémorer un jour très lointain où une femme, à mon grand désarroi, m’avait envoyé un et deux sans doute coms. d’une pornographie repoussante. Un concernant un godemichet & l’autre des dés à jouer.
Il m’a fallu presque quatre ans, quasiment cinq pour comprendre à quel point ces objets sont partie prenante de son univers.

Je frémis, je tremble.

Je me brûle et me noie.

Je crois que chacun, jusqu’à sa mort, a la chance d’échapper à son destin, fut-il d’être un objet sexuel : chacun, sous la grâce de dieu.

christiane dit: 7 janvier 2013 à 21 h 05 min

@ Ueda
Non, pas vraiment adaptable à la culture , en général. Car il y a une ligne de lecture que nous suivons par goût, intérêt, qui passe bien au-delà de ces blogs littéraires et, en-deçà, ce bonheur en venant sur ce blog et d’autres, d’entendre parler de livres, d’auteurs que nous n’aurions peut-être pas lus, d’échanger avec les uns et les autres.
Ici, il y a tant de tentations de lire… et ces billets, fort bien écrits, donnent l’impression que les livres évoqués sont vraiment très intéressants, voire indispensables.
Comme vous le soulignez : comment prendre de la distance par rapport à un livre que nous n’avons pas lu ?
Parfois, les billets évoquent un problème plus vaste (comme celui qui suit) sur « écrire l’histoire » ou sur la traduction ou sur l’accès à certains documents…
La culture ? elle se construit pas à pas, comme un paysage qui s’ordonne, grâce à l’art, aux lectures, aux rencontres, à l’expérience de la vie qui rapprochent la pensée et les actes, les évènements et la lecture que nous en faisons.
Bien sûr, il y a parfois cette contagion, ce mimétisme qui naissent du désir de l’autre pour telle œuvre d’art, tel livre et parfois, aussi… le grand bazar tumultueux où les commentateurs jouent à s’affronter, à se contredire, à délirer. Une sorte de théâtre absurde parfois drôle, parfois cruel, parfois complètement fou (avec emprunts de pseudos, par exemple…). C’est un espace très… particulier…
Merci pour votre réponse.

DHH dit: 7 janvier 2013 à 20 h 59 min

cette chanson figure dans un disque – un microsillon pas un CD- que j’ai acheté il y a plus de 50 ans,où elle voisine avec nini peau de chien,dans la rue,à la Roquette et autres chansons d’aristide bruant .un vrai regal un peu triste
ma preferée c’est à saint lazare ,la lettre de la tendre putain qu’on vient d’enfermer dans cet asile hopital et qui se fait du souci pour son julot quiva se retrouver sans gagne -pain : »t’as trop de fierté pour ramasser des bouts de cigare,pendant que je bois des medicaments à Saint Lazare .

rose dit: 7 janvier 2013 à 20 h 53 min

Un rêve
J’ai rêvé tant et plus, mais je n’y entends note.
Pantagruel, livre III.

Il était nuit. Ce furent d’abord, – ainsi j’ai vu, ainsi je raconte, – une abbaye aux murailles lézardées par la lune, – une forêt percée de sentiers tortueux, – et le Morimont(*) grouillant de capes et de chapeaux.

Ce furent ensuite, – ainsi j’ai entendu, ainsi je raconte, – le glas funèbre d’une cloche auquel répondaient les sanglots funèbres d’une cellule, – des cris plaintifs et des rires féroces dont frissonnait chaque fleur le long d’une ramée, – et les prières bourdonnantes des pénitents noirs qui accompagnent un criminel au supplice.

Ce furent enfin, – ainsi s’acheva le rêve, ainsi je raconte, – un moine qui expirait couché dans la cendre des agonisants, – une jeune fille qui se débattait pendue aux branches d’un chêne, – et moi que le bourreau liait échevelé sur les rayons de la roue.

Dom Augustin, le prieur défunt, aura, en habit de cordelier, les honneurs de la chapelle ardente; et Marguerite, que son amant a tuée, sera ensevelie dans sa blanche robe d’innocence, entre quatre cierges de cire.

Mais moi, la barre du bourreau s’était, au premier coup, brisée comme un verre, les torches des pénitents noirs s’étaient éteintes sous des torrents de pluie, la foule s’était écoulée avec les ruisseaux débordés et rapides, – et je poursuivais d’autres songes vers le réveil.

(*) C’est à Dijon, de temps immémorial, la place aux exécutions.

Aloysius Bertrand – Gaspard de la nuit – Livre III – 1842

ueda dit: 7 janvier 2013 à 20 h 29 min

« C’est quoi ce petit truc en céramique taille bougie d’anniversaire ? »

Hélas, ça nous fait en effet souffler des bougies, Daaphnée…
Cet objet bleu est absolument splendide. Tant pour le cuir que la céramique.
Quand je pense que devant lui je suis comme Dédé…
« De partout », hein.

« Mon père, ma mère, comme je vous en veux », comme on dit chez Molière.

C.P. dit: 7 janvier 2013 à 20 h 24 min

Première fraîcheur :

« Maint’nant l’soleil blanchit les cieux
La nuit s’achève
Ils vont arriver ces messieurs
V’là l’jour qui s’lève
Et puis j’entends distinctement
L’peuple en goguette
Ils chantent sur l’air de l’enterr’ment
A La Roquette

Tout ça vois-tu ça n’me fait rien
C’qui m’paralyse
C’est qu’il faut qu’on coupe avant l’mien
L’col de ma ch’mise
En pensant au froid des ciseaux
A la toilette
J’ai peur d’avoir froid dans les os
A La Roquette… »

A.B.

Daaphnée dit: 7 janvier 2013 à 20 h 24 min

Bon sans vouloir ennuyer personne par un petir détour par le sujet du jour …

Bon, à propos d’incipit – puisque je vois que certains font des trucs sous leur pupitre .. – il m’est venu à l’idée « A rebours » de Huysmans, entre le chapitre 1 in media res, précédé d’une notice où l’on est déjà dans la fiction, le tout précédé d’une introduction « rédigée 20 ans plus tard » … on se dit que là l’incipit est de fait, le titre lui-même …

Bref, il y aurait long à dire sur les incipit et sur ceux dont on se dit que là, l’auteur a su mettre le doigt sur qqc qui allait l’embarquer dans ‘écriture et nous, dans la lecture ..
Mais passons ..

au fait si Regniez P, veut lire rayuela je lui recommande l’édition catedra, j’ai retrouvé la mienne, qui comporte un appareil critique important et avec notamment- comme elle est à l’usage d’hispanophones- de nombeuses notes sur la géographie parisienne …. drôle d’effet de découvrir la ville que l’on connaît, décrite pour des gens qui ne la visiteront peut-être jamais … le tout avec moult citations d’auteur qui la mentionnent de Zola à … tout le XIX°, des Français qui en ont connu les grandes transformations, plus les surréalistes qui l’ont harpentée ..
Ou de quoi peut se nourrir l’imaginaire des lecteurs pour ré-inventer un espace … En fait, très intéressant et quelque peu vertigineux .. )

D. dit: 7 janvier 2013 à 20 h 17 min

je fais partie des gens, nombreux puisque ce n’est pas une invention ponctuelle ou un sentiment personnel, que les personnages d’un roman sont construits sur diverses observations faites dans la vraie vie, sur divers personnages rencontrés ou seulement observés par l’Auteur.

C’est une très jolie phrase, Thierry. Vous n’auriez pas signé Château-Kron, je vous aurais reconnu quand même.

Daaphnée dit: 7 janvier 2013 à 20 h 15 min

Mais qu’est-ce que vous nous faites, le Boug’ ?
C’est quoi ce petit truc en céramique taille bougie d’anniversaire ? Je vous sens un peu régressif .. non ?

D. dit: 7 janvier 2013 à 20 h 12 min

Depuis que je suis quasi-parti, c’est la chienlit ici, Chaloux.
Tout le monde le pense en cachette mais personne n’ose le dire.

Jacques Barozzi dit: 7 janvier 2013 à 20 h 11 min

Sergio et le boug, vous oubliez qu’entre la pendaison et la guillotine le travail se faisait à la hache !

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 janvier 2013 à 19 h 53 min


…avant le 06,…à 10 h 12,…
…Oui,…il faut activé la dernière touche « répondre »,avant d’écrire en ligne,…
…autrement le « système » vous renvoie aux oubliettes chronologiques,…comme fêtard ivre,..de Mol-da-vie à Vodka,…
…etc,…

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 19 h 48 min

De toutes façons, on n’écrit pas pour être lu mais pour que ce soit dit…. alors ?!… peu importe où ça finit par mourir !

..ça sonne plutôt comme une profession de foi dans l’éternité..c’est donc là que ça doit crever

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 19 h 46 min

Avec le machin du docteur Montgolfier… Euh non l’autre, là…

« juste un peu de fraicheur sur le col »..c’est de mémoire son marquettingue de l’époque

Passou dit: 7 janvier 2013 à 19 h 44 min

A DHH en particulier et aux autres en général, Il n’y a pratiquement pas de posts sucrés, hormis les trolls insistants de M. Tout passe en direct. Le problème du chaos dans la chronologie est probablement dû au module. J’en ai moi-même souffert en ne retrouvant pas mes réponses à quelques uns. j’ai suggéré aux techniciens de supprimer la fonction « répondre » et de laisser les posts à la file. Ils étudient cela et me répondent très bientôt afin de régler le problème. Je vous tiens au courant.

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 19 h 43 min

Ouais, tu vas encore parler de la rue arabe.

je parlais de déshonnorer le plaisir zouzou..les femmes ont souvent raison de dire que les hommes le placent mal..l’honneur!, le plaisir on sait assez bien où il se trouve.
en somme c’est ça la vaie confusion des sentiments

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 janvier 2013 à 19 h 42 min


…Oui,…j’écris à 19 h 31 mn,…et je suis loger à 18 h 48 mn,…
…la relativité du temps avec le Boson de Higg’s.
…etc,…

Alcofribas dit: 7 janvier 2013 à 19 h 33 min

De toutes façons, on n’écrit pas pour être lu mais pour que ce soit dit…. alors ?!… peu importe où ça finit par mourir !

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 janvier 2013 à 19 h 31 min


…finalement ce  » Tractacus logico-philosophicus « ,…c’est du niveau du contractant,… » j’ai autant reçu que j’aime donner en partage,…ou en inversant, « ,…y a pas à dire, le dogme comme les choux à l’oignon,…il faut bien en semer,…en partage pour en cueillir des Bio-diversités,…
…on n’arrête pas le progrès,…les échalotes,…à mastiquées,…en remplacement du mastic de Chios,…de l’arbuste Pistachier Lentisque aus larmes de cristal,…pour retrouver une seine haleine,…après les joutes de cour,…
…quelle ficelle,…c’est du gros en saucisse parbleu,…goûte y voir,…
…etc,…

DHH dit: 7 janvier 2013 à 19 h 28 min

D’accord avec vous Chaloux ;on est perdu et de plus la chronologie de posts et de leurs reponses est tres fantaisiste.
je l’avais dit dans un post ancien, sucré par la moderation, et que vous n’avez pu voir :passer d’une RDL à l’autre c’est comme demenager et ne pas se faire à la nouvelle disposition des pieces

ueda dit: 7 janvier 2013 à 19 h 27 min

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 19 h 04 min
« ..mais là ou ya dla gène y’a pas de plaisir zouzou..l’humiliation c’est souvent un vilain mot que l’on brandi pour le déshonnorer »

Ouais, tu vas encore parler de la rue arabe.

Pourquoi pas, mais on a déjà donné, merci.
Demande plutôt à Baroz.

ueda dit: 7 janvier 2013 à 19 h 19 min

@ Mauvaise Langue

« Et pourtant c’est pas moi qui le dit :
Ces propositions ne se voulant pas être des thèses, parler d’une « ontologie » wittgensteinienne n’est pas adéquat dans la perspective de l’auteur, et nous mettons donc ontologie entre guillemets ».

Voilà. La notice que vous reproduisez met des guillemets.
Vous pouvez parler d’ « ontologie de LW » si vous voulez, mais c’est depuis une perspective logiciste très particulière.
Au sens où Quine, par exemple, parle de « ontological commitment ».
Quand vous réfléchissez sur le calcul des prédicats (comme depuis Russell), vous vous demandez quel est le nombre désirable d’entités que vous devez inclure dans votre système logique.
Naturellement le moins possible (rasoir d’Occam et compagnie).
Il ne s’agit en aucun cas d’un Andenken sur la Seinsfrage, etc, etc, mais plus techniquement de la décision que vous proposez relativement (par exemple) aux deux quantificateurs universel (pour tout x…) ou existentiel (il existe un x tel que…).

C’est pourquoi ce que vous écrivez est problématique :
« J’ajouterais qu’il y a tout de même un rapport entre Être (ce qui est) et Temps (ce qui arrive) ; il semble que pour Wittgenstein : Être = Temps. C’était la perspective de Heidegger déjà. Wittgenstein est plus radical. »
Il est difficile d’imaginer un texte plus éloigné de la Zeitlichkeit, Geschichlichkeit, etc., que le Tractatus. Pas d’historicité chez ce jeune homme, qui pourtant médite son texte en soldat pendant la première guerre mondiale (mais il n’est pas un homme ordinaire, c’est sûr).
Comme les deux perspectives de LW et de MH sont incommensurables, dire que l’un est plus (ou moins) « radical » que l’autre n’a aucun sens.

Enfin, écrit en passant, hein.

Sergio dit: 7 janvier 2013 à 19 h 16 min

Et puis alors moi ce gibet il me plaît bien… Lumineux, tout… Je l’avais bien dit c’est encore la république qui a tout détruit… Avec le machin du docteur Montgolfier… Euh non l’autre, là…

Chaloux dit: 7 janvier 2013 à 19 h 13 min

Je n’arrive vraiment pas à me faire à la nouvelle présentation. Les copier-coller pour se répondre les uns aux autres respectaient la chronologie des envois. Je trouve que ce gagdet « répondre » décourage la lecture.
Bonne soirée,

Jacques Barozzi dit: 7 janvier 2013 à 19 h 06 min

« le français est sale..mais fier..dans les douches »

Je le préfèrerais propre..mais viril..et pas farouche !

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 19 h 04 min

..mais là ou ya dla gène y’a pas de plaisir zouzou..l’humiliation c’est souvent un vilain mot que l’on brandi pour le déshonnorer

rose dit: 7 janvier 2013 à 19 h 02 min

pour vous qui rêvez de l’orient lointain flashmob devant le pavillon noir pour inaugurer l’année de la culture chez nous
je vous mets la vidéo pour que vous arriviez préparé. Je sais trop ce que ça donne les gens pas préparés : cela s’appelle les mille et une nuits, facile à apprendre oui.
http://player.vimeo.com/video/55617739

>CP vous n’ennuyez jamais j’ai un truc pour vous je reviens
pied aujourd’hui si on l’emploie on se fait conspuer si ce n’est pire ; faut dire syllabes à tout prix, sinon couic.

ueda dit: 7 janvier 2013 à 18 h 49 min

@ bouguereau
..on merite mieux baroz..suffit de le vouloir..de serrer les fesses..de laisser le savon par terre..le français est sale..mais fier..dans les douches

Ouais…
Pour nous autres de l’orient lointain, et non de l’orient proche qui fait rêver Barozzi (pas moi, les femmes sont trop cachées), la douche au vestiaire est surtout l’occasion d’une prestidigitation (queue/ savon/ serviette).
En vue d’éviter l’humiliation, hein.

ueda dit: 7 janvier 2013 à 18 h 43 min

@ christiane
« Comme si nous naviguions dans un monde d’échos où nous lisons un livre pour rencontrer plus longuement le bonheur de celui qui l’a lu. Une sorte de désir mimétique cher à R.Girard. »

Mais n’est-ce pas le cas non seulement de la critique, mais de la culture en général?

« La lucidité en matière de lecture vient après la lecture du livre. »
C’est la raison pour laquelle les billets de P. A. sur des livres que nous n’avons pas lus nous placent en position d’idiots structuraux.
Certains le vivent mal.
Moi, ça va.
Si j’ai rien à dire et que j’ai le temps, je taquine mes petits camarades.

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 18 h 43 min

..on merite mieux baroz..suffit de le vouloir..de serrer les fesses..de laisser le savon par terre..le français est sale..mais fier..dans les douches

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 18 h 39 min

..enfin le plus drôle..comme ça..ça va pas nous faire perler des gouttes de suances dans la raie du cul non plus..on est pas si facile que ça à embobiner dracul..même par des basquetteurs de seconde zone..il nous faut des façons..eh oui

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 18 h 35 min

le plus drôle pour nous c’est que depardieu se tape dla vodka et des putes russes pour faire parler des gars comme toi dracul

Jacques Barozzi dit: 7 janvier 2013 à 18 h 33 min

Serions-nous revenus au temps de la grande Catherine de Russie et de Frédéric II de Prusse ? On a les Diderot et Voltaire qu’on mérite !

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 18 h 21 min

C’est vrai mais c’est juste pour vous permettre d’en parler…

Le plus drôle en ce début d’année, c’est Depardieu catapulté ministre de la culture de Moldovie. Il ne lui reste plus qu’à apprendre le russe et la culture russe… Ça va le changer…

court dit: 7 janvier 2013 à 18 h 13 min

Bref, on peut se demander si cette Mauvaise Langue ne devrait pas plutot s’appeler Mauvaise Foi….
Bien à vous.
MC

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 18 h 09 min

Mais alors Bloom, comment faut-il nommer ceux comme vous qui votent pour de « dangereux imbéciles »…?

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 18 h 07 min

Voilà ce que ça donne en allemand.

Tractatus logico-philosophicus

1 Die Welt ist alles, was der Fall ist.

2 Was der Fall ist, die Tatsache, ist das Bestehen von Sachverhalten.

3 Das logische Bild der Tatsachen ist der Gedanke.

4 Der Gedanke ist der sinnvolle Satz.

5 Der Satz ist eine Wahrheitsfunktion der Elementarsätze.
(Der Elementarsatz ist eine Wahrheitsfunktion seiner selbst.)

6 Die allgemeine Form der Wahrheitsfunktion ist: [p, ξ, N(ξ)].
Dies ist die allgemeine Form des Satzes.

7 Wovon man nicht sprechen kann, darüber muss man schweigen.

La dernière proposition (7) définit la poésie. C’ets d’ailleurs là-dessus que j’avais terminé ma dissertation au capes.

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 18 h 06 min

il entraine le lecteur à suivre la lente chute d’une goutte de suance perlant au front d’un copiste sous la verrière écrasée par la chaleur d’août et allant s’écraser juste là où il ne faut pas

ma mère de ma mère..c’est torride

Alcofribas dit: 7 janvier 2013 à 17 h 57 min

J’ai la nostalgie du temps où les blogs fonctionnaient correctement.
A cette heure, ici même, on a le sentiment que le métier de webmaster a été ouvert par négligence à des basketteurs de seconde zone, dopés au nougat colombien, adeptes du dressage de puces sauteuses.

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 17 h 50 min

Et pourtant c’est pas moi qui le dit :

Le livre s’ouvre sur une série d’aphorismes traitant de questions d’ontologie. Ces propositions ne se voulant pas être des thèses, parler d’une « ontologie » wittgensteinienne n’est pas adéquat dans la perspective de l’auteur, et nous mettons donc ontologie entre guillemets7. C’est pourtant bien une ontologie que présente le début de l’ouvrage.
Fait[modifier]
L’une des notions les plus importantes du Tractatus Logico-philosophicus est la notion de fait. Elle intervient dès la seconde proposition (1.1).
« 1.1. Le monde est la totalité des faits, non des choses »
« 1.2. Le monde se décompose en faits. »

J’ajouterais qu’il y a tout de même un rapport entre Être (ce qui est) et Temps (ce qui arrive) ; il semble que pour Wittgenstein : Être = Temps. C’était la perspective de Heidegger déjà. Wittgenstein est plus radical.

Bloom dit: 7 janvier 2013 à 17 h 38 min

Le message du haut est pour frédé le faible d’esprit bouffi par le keufri.

Baroz, c’est toutes les cartes que je rends, celles d’état major, celles avec un fou dessus, celle pour le transilien, paradigmatique,d’une utilité aussi relative que les services cult d’une ambassade.

Ami Alcolofibreux, certes pas, j’aime pas trop l’homme chez la bête, ni les 2 costards à 1000 euros aux frais du contribuable que le révolutionnaire dandy s’est fait faire pour fêter son secrétariat des tas.

frédé dit: 7 janvier 2013 à 16 h 38 min

Bloom
le consultant émérite va sûrement bientôt rendre les 60 petits milliards qu’il piqués dans la caisse

A l'impossible............ dit: 7 janvier 2013 à 16 h 15 min

Comment peut-on s’acharner sur Clo-Clo ?
L’inconsistance du sujet ne le permet pas

Bloom dit: 7 janvier 2013 à 15 h 39 min

Confirmation: on est gouvernés par de dangereux imbéciles. Mise à mort en règle du réseau culturel français à l’étranger.
Même les espagnols investissent là où on retire nos billes…
Epoque formidable. Tromperie sur la marchandise. Allo, la Russie?

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 15 h 14 min

..c’est ça que clopine aurait du s’acheter baroz..plutôt que de nous faire l’allégorie de l’hivers du xix eme..tu sais la grelottante sous un châle par devant..et la peau des fesses bien marbrée par derrière..

christiane dit: 7 janvier 2013 à 15 h 13 min

Vous posez là le problème essentiel de ce blog. Un critique littéraire talentueux peut-il donner à un livre une importance qu’il n’a pas ? Il m’est arrivé très souvent d’acheter un livre suite à la lecture d’un billet de P.Assouline et de sentir un décalage entre ce qu’il « semblait » être, lu et commenté par lui et ce qu’il a été, dans le « réel » de la lecture pour moi. Comme si nous naviguions dans un monde d’échos où nous lisons un livre pour rencontrer plus longuement le bonheur de celui qui l’a lu. Une sorte de désir mimétique cher à R.Girard. La résistance à ce désir se faisant par le doute – comme dans votre commentaire- ou en minimisant l’objectivité du critique littéraire. Comme le disait récemment – Rose, je crois- sur un blog voisin : à lire les critiques fleurissant sur les magasines ou sur les écrans , nous sommes entourés de livres majeurs, incontournables, excellents… bien décevants quand nous les avons lus.
Ces billets créent une véritable fascination pour le lecteur de passage qui entre dans le désir de posséder cet objet source de tant de félicité. Le lecteur passionné cherche le livre introuvable, celui qui donnera à l’édition actuelle son oiseau rare !
La lucidité en matière de lecture vient après la lecture du livre. Il arrive que ce désir soit comblé, rarement… et que les billets des critiques littéraires – pas seulement sur ce blog – soient porteurs de chimères. Ne faisons-nous pas de même quand nous vantons à un ami la qualité exceptionnelle d’un livre que nous avons lu et aimé ? Chaque bibliothèque est emplie de « nos » bonheurs de lecture, parfois intransmissibles… (Cela donne d’ailleurs beaucoup de modération à notre travail d’écriture !)
Le réel et le possible… Nathalie Sarraute a bien exploré ce chemin qui va de l’un à l’autre…

ueda dit: 7 janvier 2013 à 14 h 36 min

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 13 h 50 min
Lire le Tractatus, première proposition : « Le monde est tout ce qui arrive. »

Je suppose que cette traduction est de Klossowski?

C’est un contre-sens.
Le monde n’est justement pas « l’être », dont vous parlez.

Ce qui est dit sur « le monde » n’est qu’une postulation logique, entièrement faite à partir de la nécessité de désigner un « quelque-chose » à quoi puisse renvoyer les propositions et les fonctions de vérité.

Ce qui est « le cas » n’est pas un événement qui « arrive » mais un état de chose auquel doit pouvoir se référer une proposition dotée de vérité (ou de sens).

Dans cette conception du langage comme image (Bild) c’est la proposition logique qui est première, le « monde » ainsi postulé ne vient, en quelque sorte, qu’après (et ce qui « précède » ce monde, on ne peut que le taire, comme vous le savez).

Enfin, il y a bien longtemps que je pas remis le nez dans ce livre…

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 14 h 27 min

En fait d’histoire, je préfère lire la vraie. Je termine le Journal de Catherine Sayn-Wittgenstein : La Fin de ma Russie Journal 1914-1919. La révolution russe vue du point de vue monarchiste, des grands propriétaires terriens de Podolie, tout près de Cernowitz. Mais il faudrait le lire dans l’édition russe parce que tout une description de Cernowitz en 1918 a sauté. Dommage. Mais elle aprle de temps en temps d’Odessa, qui m’intéresse, située un peu au sud de Moguilev, d’où elle écrit le plus souvent. Ce journal en dit sans doute plus sur le monde d’aujourd’hui que le roman de Michel Jullien.

sipour dit: 7 janvier 2013 à 14 h 10 min

Kafka a dit que « le style ést une corde à sauter » ( pas les pages ),non une corde pour -se – pendre
vous n’ête que des viiains (chenappendres)

Félix Popotin dit: 7 janvier 2013 à 14 h 08 min

comme faux-derche ya pas mieux que toi… c’est à cause de types comme toi avec tes remarques haineuses qu’elle est sans doute partie

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 14 h 01 min

Eh bien venez donc me remplacer dans mes cours durant une petite semaine. Je vous retrouve sur les genoux au bout de trois jours.

C’est arrivé l’année dernière en début d’année à un nouveau prof de maths. Au bout de trois jours il a démissionné, il n’en pouvait plus le pauvre.

Vous êtes un grand naîf et une mauvaise langue…

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 13 h 56 min

Non, bien au contraire !

C’est précisément parce que la poésie en définitive ne s’explique pas qu’il faut chercher à expliquer ce qui est explicable pour délimiter avec le plus de rigueur possible le noyau dur, son obscure clarté. Sinon, on pourrait prendre comme mystérieux ce qui ne l’est pas et on se tromperait sur le fond.

En plus ce que la poésie recèle de mystère n’est pas un objet mystérieux, c’est le simple mystère d’être là qui est en effet indicible sinon par le mystère de la poésie. Mais la poésie n’a rien à nous révéler qu’on ne sache déjà. Comme l’écrit Du Bouchet : « Poésie ou rien. » C’est ça le mystère de la poésie et c’est très loin de ce que les lecteurs naïfs prennent généralement pour le mystère de la poésie.

ueda dit: 7 janvier 2013 à 13 h 44 min

(Suite à un message de bouguereau, je suis passé voir Clopineries.

Ca n’a pas l’air gai (une histoire de gougnaffier pollueur, si j’ai bien compris.

Salut à vous, Clopine, si vous passez par là, et bonne année quand même).

John Brown dit: 7 janvier 2013 à 13 h 39 min

« pas envie de grelotter entre deux livres d’herméneutique incompréhensibles »

On peut toujours se fabriquer sa propre herméneutique; c’est pas toujours étincelant (voyez les considérations de khâgneux attardé de Mauvaise Langue sur Proust et Wittgenstein), mais au moins on se comprend (quoique…).

Mauvaise langue dit: 7 janvier 2013 à 13 h 38 min

Bon, alors si ça vous intéresse, je vais en remettre une petite couche. Mais faut me le dire si je vous ennuie, hein. Je comprends que ce qui peut me passionner en dégoûterait bien d’autres à jamais de la littérature… Faut de tout pour faire un monde littéraire. Moi, j’aime bien comprendre comment ça fonctionne un roman. Ça paraît tellement insensé de s’asseoir à une table pendant des décennies comme Proust pour écrire des histoires, et en plus des histoires qui fascinent des générations et des générations.

Pour en revenir à notre incipit donc… je veux simplement rajouter ceci :
Dès la première phrase du roman, le narrateur focalise l’intérêt du lecteur sur une période bien particulière de sa vie (« Longtemps » ; ce qui sous-entend aussi par ailleurs qu’il y a une autre période de sa vie où il ne s’est pas couché « de bonne heure » mais au contraire très tard voire même pas du tout, pour écrire, mais on ne peut le savoir encore ; il n’en demeure pas moins que c’est une potentialité du sens de la phrase possible une fois qu’on connaît la suite). L’intention de cette focalisation est bien sûr de préparer le récit du coucher de Combray qui apporte une résolution à l’énigme posée dès la première phrase sur cet intérêt qui peut paraître bizarre pour le fait de se coucher de bonne heure ou pas.

Les premières pages sont des rêveries d’ordre général qui viennent noyer la scène du coucher à Combray dans un halo de rêves. C’est une de leur fonction narrative à mon sens. Il aurait été un peu abrupt de commencer directement le roman par la scène du coucher à Combray sans doute. En outre ces pages de rêverie générale, de méditation imprime un élan au roman comme roman de méditation justement plus que de roman qui raconte des histoires à proprement parler. Les histoires ne sont là en vérité que pour servir à illustrer des lois générales de l’existence humaine telles que Proust se plaît à les voir.

Tout ça est contenu en germe dans l’incipit.

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 13 h 38 min

tant les cris des mouches sodomisées m’étaient devenus insupportables…

mettons que les abeilles font bz bz..mais les mouches que font elles ? heureusement que le niveau remonte et que baroz et dracul vont me le dire

ueda dit: 7 janvier 2013 à 13 h 28 min

A la différence du tout venant, un philosophe asiatique sait se poser les bonnes questions avant toute opération.

En tant que philosophe, il se demande « Qu’est-ce qu’une mouche? »
En tant qu’asiatique, il se demande « Est-ce que je n’ai pas les yeux plus gros que le ventre? ».

W dit: 7 janvier 2013 à 13 h 24 min

pourtant les progrès de l’industrie pharmaceutique incontestables devraient pouvoir nous conduire à dépasser ce stade mais rien n’y fait ,je plaide coupable mais je voyage en zone non-impaludée ,pas envie de grelotter entre deux livres d’herméneutique incompréhensibles et incompressibles!

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 janvier 2013 à 13 h 22 min


…notre vie du jour,…garantir la liberté des  » soubresauts  » individuels, dans le commerce des intérêts politiques et administratifs,…

…Alors,…je suis toujours à me demander, pourquoi,…alors qu’il y a des sauts à l’élastique sur des ponts et autres viaducs,…Oui,…comment ce fait t’il,…que dans les « buildings » ou grattes-ciels,…il n’existe pas de système d’évacuation d’urgence prévu, par l’exterieur des bâtiments et à chaque étage,…comment,…
…par un même système éprouvé à l’élastique renforcée avec une protection, et qui retient un parachute qui soutient une capsule genre « montgolfière »,…dans laquelle on s’immisce pour et par contre-poids de notre corps,…l’élastique se déclenche , le parachute toujours ouvert se déploie plus encore,…et la capsule dans la montgolfière s’ouvre à l’arrivé,…le ou les passagers sortent,…et le tout reprend sa place à l’étage d’expédition,…comme dans un ascenseur  » balisé »,…
…autre version,…par piloris sur bouées flottantes,…des mâts deux par deux articulés et amarrés en ligne droite ,…par exemple de Bordeaux à N-Y,…sur l’Atlantique pour des échanges de  » containers « , ou passagers ,…
…la mobilité des pétroliers et paquebots étant assurés de passage entre les hauteurs des piloris flottants équidistants qui sont soutenus par des structures rigides appropriés par ou circulent les nacelles soutenues,…
…économie d’avions et de carburants,…on n’a pas de pétrole mais on à des idées,…allez au travail,…une fois réalisé,…vous voyager plus vite dans ses capsules aéroportées avec la prévision de rester flottantes en cas de « sabotage » quelconque,…allez au boulots ,…mes aéroportés du futur-proche,…à mes deux,… capsules,…
…etc,…l’idée , le projet, ou est l’infrastructure solide qui bloque le contexte,…c’est pas un U.L.M. à atterrissage et décollage vertical,…quand même,…
…donc,…quelle science pour quel état,…uniquement comment  » saquer » les peuples,…de jour et de nuit,…
…etc,…dur das les coins à battre monnaie,…littératures,…pourquoi faire,…encore du sophisme,…du pythagorisme à deux balles de disciples,…à rien foutre,…là,…

Alcofribas dit: 7 janvier 2013 à 13 h 11 min

Quel pervers, ce Jacky ! Il m’a fallu détourner le regard pour ne pas assister à la disputatio enfielleuse entre CP et ML, tant les cris des mouches sodomisées m’étaient devenus insupportables…

W dit: 7 janvier 2013 à 13 h 05 min

Rassurez-vous la RdL laïque reste uniquement assez fantaisiste;invite tout de même à se demander s’il y a une règle,des hommes choisissant ou si l’éparpillement des post s’effectue de façon aléatoire

Jacques Barozzi dit: 7 janvier 2013 à 13 h 04 min

En fait, et malgré ma petite provocation d’usage, votre échange avec ML, CP, était très intéressant. Et comme le disait Judith, on retrouvait le niveau d’antan !

W dit: 7 janvier 2013 à 12 h 53 min

« quand on va au fond des choses ,on y reste »n’avez vous pas précédemment posé ce fruit de votre intense réflexion?appliquer ce schéma à d’autres lieux en feraient de nombreux points de rétention,quand on va au supermarché ,on y reste;quand on va faire du ski,on y reste(bien qu’il y ait sommet qui s’oriente vers la descente)quand on va à la mairie ou à la poste on y reste…Je ne comprends pas votre logique qui vraisemblablement dissimule par modestie son développement,il me manque quelques étapes;les lieux où s’attardent la pensée sont des lieux de circulation prompts à accueillir des véhicules en état de marche.

W dit: 7 janvier 2013 à 12 h 38 min

Vous ne l’auriez pas lu au vu de vos échanges,trop simple et facile à digérer pour caler votre consistance affamée,votre métabolisme gourmand.Cette récréation littéraire ne vous correspond pas mais peut être suis-je un rien impérialiste concernant votre réelle intention?

C.P. dit: 7 janvier 2013 à 12 h 30 min

Allons, John Brown, « pas obligé de me lire » était ironique. DHH n’a pas à s’inquiéter du trop ou du pas trop entortillé : il n’y avait personne pour écouter, c’est très bien ainsi et c’est seulement de la place prise sur le déroulé des commentaires, ce qui encombre un peu mais ne vous coûte rien.

John Brown dit: 7 janvier 2013 à 12 h 17 min

« En réalité, ce qui m’intéresse le plus vivement aujourd’hui, c’est le JOURNAL 1942-1944 de Jacques Lemarchand »

Avant de s’enthousiasmer pour Ionesco, quel théâtre Jacques Lemarchand allait-il voir en 42/44 ? Anouilh ? Il est vrai que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, les années d’occupation furent une période plutôt faste pour le théâtre, à Paris du moins.

John Brown dit: 7 janvier 2013 à 12 h 12 min

« Parmi les collaborateurs de Scaré-Maçon figure Passou, JB ! »

C’est l’exception qui confirme la règle. Scanné-Marron est un filou, hou qu’il est filou.

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 12 h 07 min

grâce à cette remarquable fiche de lecture, l’urgence de l’achat a baissé de plusieurs crans sur ma Priority List

..l’effet est peut être escompté, qu’est ce qu’une « bonne » critique litteraire ?
« ils rapliquèrent tous, a commencer par les plus jeunes etc.. »

bouguereau dit: 7 janvier 2013 à 12 h 02 min

« Aujourd’hui, l’éditeur d’un livre « exigeant » ne ne contente plus du blurb habituel.
Il engage un khâgneux, un agrégatif, un maître de conf’! »

clopine dirait que rien ne vaut une mamelue analphabète comme ses jolies pieds pour doper dans les crans comme un lance amstrong..mais voilà..elle est pas là

Jacques Barozzi dit: 7 janvier 2013 à 12 h 02 min

JB, ce n’est pas nouveau, voyez les médecins, les professeurs et les précieuses ridicules du grand Molière…

John Brown dit: 7 janvier 2013 à 12 h 01 min

Foutue machine. je poursuis.

L’éditeur, mais aussi la presse intello : voyez le « Magazine littéraire », il fonctionne presque uniquement à l’universitaire besogneux. Il suffit de parcourir la liste des collaborateurs pour s’en convaincre. Ce qui ne sort pas de la plume d’un quelconque spécialiste je subodore que Macé-Scaron l’a pompé dans les numéros antérieurs, datant de l’époque où il n’était pas encore dans la boîte.

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