de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Ordre du jour : le Goncourt à Eric Vuillard

Ordre du jour : le Goncourt à Eric Vuillard

J’ai suffisamment écrit ici  pour ne pas y revenir tout le bien que je pense des livres d’Eric Vuillard, l’un de nos rares écrivains d’Histoire, d’une originalité et d’une singularité incontestables, d’un souci de l’écriture qui confère à la relation du passé une touche d’exactitude poétique qui est devenu sa signature, l’un de ceux qui ont le mérite de creuser le même sillon depuis des années en donnant des récits sur des événements connus de tous mais revisités à travers un montage de détails qui les mettent soudainement en lumière comme si nous les découvrions pour le première fois.

Son parcours autant que sa manière étaient traités ici : http://larepubliquedeslivres.com/gloria-victis/

Quant à son dernier livre primé par les Goncourt, sa critique est ici : http://larepubliquedeslivres.com/les-moments-de-verite-deric-vuillard/

Enfin, j’en profite pour faire ce qui se fait peu dans ce genre de circonstances : adresser un coup de chapeau à ses deux premiers éditeurs : Michalon et Léo Scheer, bien avant qu’Actes sud ne s’en empare. Et un autre à  Laurent Evrard, une sorte de moine-soldat de la librairie à l’enseigne de « Le livre » place du grand marché à Tours, qui s’est pris de passion pour ses textes et d’amitié pour lui après avoir lu ses premières pages sur manuscrit ; il s’est ainsi institué son ange-gardien éditorial ; c’est lui qui a à chaque fois envoyé les textes aux éditeurs tant il y croyait. Aujourd’hui, l’ensemble constitue une fresque sans pareille qui se veut une méditation sur le Temps.

Post-scriptum : Il parait que l’ancienne PDG d’Actes sud, éditeur d’Eric Vuillard, est actuellement ministre de la culture. – Ah…Et alors ? – Ben, c’est bizarre, non ? – Non. Qu’en déduisez-vous ? – Je ne sais pas mais on dirait qu’ils ont voulu lui faire plaisir, faire de la lèche…- Ah… et dans quel but ? – Ben on ne sait pas trop mais c’est une étrange coïncidence. -Vous voulez dire qu’on nous cache quelque chose ? – Ils auraient pu éviter quand même…   – En pénalisant Eric Vuillard parce que la Pdg de sa maison édition a changé de job après la parution de son livre ? – Non, bien sûr, mais c’est bizarre quand même… – Bizarre n’est pas le mot. C’est nul vous voulez dire, cette rumeur à la con.

(« Eric Vuillard face au portrait d’un des frères Goncourt chez Drouant hier » photo Passou)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

391

commentaires

391 Réponses pour Ordre du jour : le Goncourt à Eric Vuillard

Janssen J-J dit: 7 novembre 2017 à 22 h 46 min

mais duquel des deux frères s’agit-il exactement sur la gravure de chez Drouant ?
J’aime bien le sourire de contentement de Vuillard devant la caméra de Passou. Cet homme a l’air très heureux d’avoir gagné son prix, comme E. W. naguère son hippodrome, quelques pépettes ne sont jamais de trop pour voir arriver sereinement les vieux jours.

Janssen J-J dit: 7 novembre 2017 à 22 h 36 min

22.25, Je ne parlerai pas de « prose proctophage » à propos de JA, (« qui bouffe de la marde », vous voulez dire ?…) mais plutôt de prose chronophage, ça pourrait être plus court, certes, mais enfin si on a du temps à perdre, on sait au moins ce qu’il y a dans les bouquins recensés et souvent exhumés, hors des sentiers battus (ce qui n’est pas toujours le cas icite, ni chez PE).

22.25, Quant à l’œuvre de Véronique Olmi (!), je veux bien qu’on n’ait pas peur d’user de grands mots, mais enfin L’OEUVRE, ça risque et ça craint. Sinon, OK pour le « très inégal » Haenel : je l’ai toujours trouvé inégal à lui-même.

Sergio dit: 7 novembre 2017 à 22 h 26 min

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 21 h 37 min
Quel lèche-cul

Houi. Mais c’est pour récupérer mon lien… Ca eût payé !

Paul Edel dit: 7 novembre 2017 à 22 h 25 min

Janssen vous écrivez:
« Entre les 4 qui restaient en lice, il n’y avait pas photo, les 3 autres étaient nuls, (surtout l’haenel), donc le choix n’était pas difficile. » ce sens de la nuance est tellement comique que vous vous discréditez.l’oeuvre de veronnique Olmi est magnifique et haenel, irrégulier, a écrit des pages superbes.

Janssen J-J dit: 7 novembre 2017 à 22 h 18 min

@« Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, on est mieux ici qu’en face ». C’était l’enseigne d’un célèbre bistrot, jadis situé juste en face de la prison de Fresnes, avant sa disparition dans les années 1980.

https://www.google.fr/search?q=ici+mieux+qu%27en+face+fresnes&client=firefox-b&dcr=0&tbm=isch&source=iu&pf=m&ictx=1&fir=fkeVXcyJt7WRJM%253A%252CCJHdK4O0SWAebM%252C_&usg=__5cyFeaYSDi9mdUzQyPn3digV8nI%3D&sa=X&ved=0ahUKEwiD9Ov_ra3XAhWGNhoKHdlhCrAQ9QEIMTAB#imgrc=fkeVXcyJt7WRJM:

@Jazzman, pour accéder au lien d’asensio mis un peu plus tôt, c gratuit, il suffit d’enlever les points dont je l’ai truffé pour détourner l’attention du cerbère (conquistadores et vuillard), car comme vous le savez, évoquer ce blog « concurrent » ici, c pas tjs de tout repos…, ça risque vite de s’enflammer en une pomme de tourmente. Je vous conseille de jeter un oeil sur le vuillard, de ne pas vous laisser influer par le teigneux pauledel qui ne déteste rien tant que les jeunes lauréats du prix goncourt, qui feraient un peu oublier le sien. Vous serez très agréablement surpris. Et puis d’avoir une opinion personnelle sur le dernier Goncourt, ça fait quand même plus sérieux dans les dîners en vrille.

@21.21, que les 3 autres soient nuls, c’est une opinion perso qui n’engage pas les jurés G. Je remarque seulement que bien d’autres plus intéressants, délaissés en cours de route, auraient pu allégrement se mesurer à vuillard. Mais ne me demandez pas s’il y a une rationalité qcque pour promouvoir un primus inter pares de la médiocrité, et en finir définitivement avec « les décombres » de la littérature stomacale. Je ne suis pas dans les petits papiers de Bernard, Pierre et Virginie. Et je n’ai toujours pas compris comment on avait sélectionné au départ 17 bouquins sur les 550 de la « rentrée littéraire »… C’est surtout là que se situe le mystère. Si qqu’un sait ? Passou peut-être ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 22 h 15 min


…mais, non,…quand on est reine, d’Angleterre, de nos jours,…
…on ne peux, pas courir, après, tout les fonds investit, n’importe ou, n’importe comment,…

…déjà, mon Van Goth,…trouver, au marché aux puces,…forcément, être un connaisseur, pour relever, le vrai, du faut,…

…et, puis cette somme est ridicule, en soi,!…c’est pour le charbon de bois, pour ne pas mourir de froid,…of course,…
…du franc parler,…ancien,…à jour,…

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 22 h 04 min

Le plus choquant dans cette histoire, c’est la Reine d’Angleterre qui a planqué 7,5 millions de livres sterling, of course !
Choking !

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 22 h 00 min


…aux hommes et félins, je vous attend aux détours, montrer, vos pattes blanches,…
…et, le reste va de soi,…en radio-scopies,…et encéphalogrammes,…

…suivant,…tout les Dieux, à la queue, leu leu,…et leurs ors en fusion,…etc,…

bérénice dit: 7 novembre 2017 à 21 h 55 min

et que dire des îles Vierges, il doit y avoir une liste qui pourrait prêter à sourire en tenant compte de leur rôle dans le transfert de fonds sur fond gris.

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 21 h 48 min


…bref, toutes affaires confondues,…

…et rester au plus succinct,…

…il n’y a , qu’une voie, raisonnable, pour l’Europe,…puisque les contours-connivences naissantes, d’Alexandre le grand,…sont obsolètes à périmées,…

…se retrouver, avec les options générales de Charlemagne, avec les adoptions nécessaires du aux libertés religieuses, et autres droits d’égal à égal, entre tout les citoyens,…
…pas, le choix, et aucune hiérarchie,…
…garder ses plans, pour régulariser à l »infini,…
…maître de soi, ou collabos stupides trahis à l »infini,…etc,…
…il n’y a d’intérêts privés, que les intérêts publiques toutes fonctions confondues,…
…comme une chimie des droits et devoirs pratiques – usuels de base,…
…avec et sans laboratoire,…et larguons les amarres avec nos distanciations,…
…tout rôles et privés,…à d’autres emplois sur bois, à vénérer,…
…les stratégies modernes du désordre organisé,…Ah,!Ah,!…
…le bénéfice du doute,…

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 21 h 48 min

Elise Lucet est en train de défricher les petits papiers des îles paradisiaques. Elle manque assez d’humour pour ne pas relever que l’une s’appelle caïman…

bérénice dit: 7 novembre 2017 à 21 h 47 min

21h42 E C a écrit qu’Emmanuel Macron pourrait bien séduire une chaise or cette femme est mariée et mère, a-t-elle redouté l’envoûtement, la rédition, la trahison …

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 21 h 39 min

« qu’elle dispose de plus d’une chaussure à son pied, l’embarras du choix. »

Un peu de tenue, bérénice, Lavande est une honnête femme !

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 21 h 37 min

Le père de Slimani est banquier, et sa maman médecin. Elle a toujours souffert de son statut de « marginale » au Maroc.

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 21 h 37 min

« Sergio dit: 7 novembre 2017 à 14 h 17 min
« C’est nul vous voulez dire, cette rumeur à la con. »

Pas mal vu… »

Quel lèche-cul ce Sergio !

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 21 h 36 min

Francisco Pizarro, raconté par Vuillard, ça à l’air encore plus mystique que l’Anschluss.

bérénice dit: 7 novembre 2017 à 21 h 25 min

21h18 elle a passé l’âge des « rallyes » et puis elle n’est pas noble, bourgeoise tout au plus, mais je crois de surcroît qu’elle dispose de plus d’une chaussure à son pied, l’embarras du choix.

bérénice dit: 7 novembre 2017 à 21 h 21 min

Je suis très réconnaissant du choix du jury. Entre les 4 qui restaient en lice, il n’y avait pas photo, les 3 autres étaient nuls, (surtout l’haenel), donc le choix n’était pas difficile.

En poussant un peu, on pourrait croire qu’ils gardent les moins bons afin de faciliter l’avènement du meilleur des moins bons. Comment font-ils parmi cette foison pour retenir quelques livres qui l’on vous suit sont nuls, que deviennent les autres?

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 21 h 20 min

On a échappé au pire, Slimani a failli devenir ministre de la kulture. Après Stéphane Bern aux chefs d’œuvre en péril, voilà la militante lgbt propulsée à la promotion de la langue.

Moi je trouve que  » Passou » a fait plus d’efforts en ce sens, même s’il a moins explicitement donné l’ordre de voter pour Choupinet entre les deux tours comme Slimani l’a fait.
C’est donc parfaitement injuste.

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 21 h 18 min

« trois ou quatre fois par an pour garder le contact: techniciens, secrétaires, chercheurs, ingénieurs, enseignants-chercheurs »

Sans aucun sentiment de hiérarchie, j’espère, Lavande ! Vous devriez participer à des bals dansants, histoire de (re)trouver l’âme soeur ?

bérénice dit: 7 novembre 2017 à 21 h 14 min

19h56 les toxicomanies ayant évolué et offrant tout un assortiment de produits plus ou moins redevable de TVA, concluons à l’obsolescence de ces différents affichages en querelle de chapelle.

bérénice dit: 7 novembre 2017 à 21 h 07 min

terre à terre, peut-être , cependant me revient une anecdote , alors que je dinai avec un ami, soudainement entre deux silences ponctués de quelques tentatives de conversation je levai les yeux et observai le même visage, pourtant il m’apparut totalement différent comme si d’un coup il dévoilait tout ce que celui qui en était comme chapeauté n’aurait pu ou voulu confier de lui, j’eus la nette impression de revoir la couverture d’une édition de  » confession d’un masque » et ne sus jamais par quel tour de magie nous en étions parvenus à ce point d’intimité ni s’il l’avait voulu, d’ailleurs je ne lui en touchai mot. Tout ceci restera de l’ordre du mystère alors que d’autres laissent parfois échapper des grimaces éloquentes volontairement ou non mais qui cependant les révèlent .

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 20 h 59 min

Jazzi, un repas d’ancien(ne)s collègues du labo. Manquent pas d’humour. On fait ça trois ou quatre fois par an pour garder le contact: techniciens, secrétaires, chercheurs, ingénieurs, enseignants-chercheurs.

Janssen J-J dit: 7 novembre 2017 à 20 h 54 min

J’ai toujours accordé plus de crédit aux décorticages de St.alk.er qu’au blog paulerdelien « de près ou de loin » (il étrille sans nuance pour se distinguer du trop influent Passou.l sans doute), pour juger d’un Eric Vuil.lard, par exemple. Quand on a aimé Conquistadors, on ne va pas se mettre à cracher sur « 14 juillet » ou « L’ordre du jour », voyons donc. C’est le même auteur qui a pris de la bouteille.
http://www.juanasensio.com/archive/2009/10/06/conquis.tadors-d-eric-vuil.lard.html

Janssen J-J dit: 7 novembre 2017 à 20 h 52 min

J’ai toujours accordé plus de crédit aux décorticages de Stalker qu’au blog paulerdelien « de près ou de loin » (qui étrille sans nuance pour se distinguer du trop influent Passoul sans doute), pour juger d’un Eric Vuillard, par exemple. Quand on a aimé Conquistadors, on ne va pas se mettre à cracher sur « 14 juillet » ou « L’ordre du jour », voyons donc. C’est le même auteur qui a de la bouteille.
http://www.juanasensio.com/archive/2009/10/06/conquistadors-d-eric-vuillard.html

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 20 h 35 min

Oui y a du gay aussi, Phil. Naples Oblige…

Chez Paul Edel, il passe Vuillard à tabac. J’espère ne pas en être responsable !

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 20 h 26 min

Pour Macron, le Qatar et l’Arabie Saoudite ont financé le terrorisme

il srait pas mal dans oss..macron..il donnerait à jicé des photos dson roué françoué..

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 20 h 13 min

Vous vous racontez des blagues entre copines, Lavande !
Je reviens un peu sur mon avis préventif contre Vuillard. Ce que j’en ai lu ici de positifs donne envie d’y aller voir par soi-même…

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 20 h 11 min

L’Etat français, donc un peu vous et moi, est un actionnaire de poids de PSA ; alors, heureux ?

zigheil

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 20 h 06 min

Mais cette pauvreté syntaxique chez Elena Ferrante, DHH, vous l’attribuez à quoi ? L’expression de son désir d’être lue par le plus grand nombre de lecteurs possibles ? Ce qui est le plus remarquable, c’est l’architecture globale obtenue en peu de mots (et de maux pour nous à la lecture) ! On est tenu en haleine comme dans un roman d’Agatha Christie, avec le nom de l’assassin à la fin…
Et là dessus on a un panorama complet sur l’Italie et le peuple de Naples, depuis les années 50 jusqu’à nos jours, en léger différé. Depuis le populo du plus bas étage jusqu’aux plus hautes sphères politico-intellectuelles. Le tout servi par des flopées d’histoires de séduction, d’ambition, d’intelligence, de sexe et de passion. Le tout chapeauté par de distingués représentants de la Caméra, et bousculé par de dur communistes et gauchistes partis en guérilla… Là, alors, on se sent pris dans le tourbillon d’un roman photo en spirale ! C’est vachement bien foutu et particulièrement prenant. C’est l’un des plus beaux succès d’édition de ces dix dernières années, sinon le plus grand ?

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 19 h 56 min

Jazzi 19h37
Je ne sais pas de qui est cette histoire. Une amie l’a racontée hier en réponse à une autre histoire cafetier/curé:
Un bistrot s’installe en face d’un cimetière et affiche sur sa vitrine:
« Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, on est mieux ici qu’en face »
A quoi le curé a répondu en placardant à l’entrée du cimetière:
« Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, ceux d’ici viennent d’en face »

Phil dit: 7 novembre 2017 à 19 h 53 min

sissi dear Pauledel.. »Ce que j’ai vu à Berlin ! »…suivi de « Ce que j’ai vu à Rome », « Ce que j’ai bu à Moscou » belles couvertures des années 30..à ne pas jeter. Dans « vu à Berlin » impressionnante description du port de Hambourg qui cassepète dans tous les sens. Huret pendant la première guerre documentait pareil. Benoitmachin (comme disait feu Màc) préférait les histoires de cuisses d’alexandre le grand (mais ne dédaignait pas le teuton à l’occasion, certes)

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 19 h 49 min


…le premier presse-agrume,…
…c’est déjà acheté et fonctionne bien,…

…n’attend pas Noël,…pour l’optimisation personnelle,…merci,!…
…Go,!…et déjà marre, du jus d’orange,…
…préfère les poires juteuses,…etc,…

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 19 h 46 min

DHH: « Et votre citation italienne relève sans doute d’un niveau de langue qui la rend totalement inintelligible pour moi »
Non c’est très terre à terre: « compte tenu de la pollution, mettez un masque ».

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 19 h 43 min


…19 h 31 min,…
…la seule chose qui protège les salariés, l’autogestion,…sans actionnaires, pour couler les industries,…à suivre,…le capitalisme populaire, sinon rien,…
…etc,…

Phil dit: 7 novembre 2017 à 19 h 36 min

Béraud, entre autres (pas le calibre de Churchill et tombé aujourd’hui en franceculturephobie à cause de Salengro) a sévèrement documenté le réarmement allemand, qui surmonterait des pannes de chars

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 19 h 31 min


…la seule chose, qui protège les samariés, l’autogestion, sans actionnaires d’Amérique, d’Asie, d’Afrique,…
… les outils et progrès, dans les universités, payer, par les populations, et leurs rejetons,…
…les combinards du capital – rivé, et banques, c’est de la vraie merde dans nos civilisations actuelles,…

…les histoire, et révolutions, pour rien,…l’abjection – même, la plus anti-social, le profit sur les gens désorganisées,…
…se réfugier, derrière, ses ses héritages volés,!…

bérénice dit: 7 novembre 2017 à 19 h 24 min

(le « vous » français s’exprime à la troisième personne comme en espagnol)

en Allemand, je crois aussi.

Jean Langoncet dit: 7 novembre 2017 à 19 h 19 min

@l’ombelle des talus dit: 7 novembre 2017 à 13 h 36 min
Sur un plateau :

Francfort (AFP) – Le constructeur automobile allemand Opel, repris cet été par le groupe PSA auprès de General Motors, présentera jeudi, sur fond de craintes pour l’emploi, un plan de redressement censé le sortir de décennies de pertes.

Pour prolonger:
« (…)l’objectif de PSA est clair: « la seule chose qui protège les salariés, ce sont les bénéfices », avait indiqué mi-juin M. Tavares au Frankfurter Allgemeine Zeitung(…) »

https://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/automobile-opel-va-devoiler-son-plan-pour-redevenir-rentable_1958299.html

LA SEULE CHOSE QUI PROTEGE LES SALARIES, CE SONT LES BENEFICES

L’Etat français, donc un peu vous et moi, est un actionnaire de poids de PSA ; alors, heureux ?

Phil dit: 7 novembre 2017 à 19 h 15 min

le tgv allemand est tombé en panne à son inauguration (chiottes bloquées et portes qui s’ouvrent en gare sur le côté les voies), aujourd’hui il rachète son concurrent français, sans bavures ni anschluss.

D. dit: 7 novembre 2017 à 19 h 07 min

Petit-fils de son papa le T-34 qui s’est distingué lors du front de l’Est pendant l’opération allemande nazie Barbarossa.

D. dit: 7 novembre 2017 à 19 h 02 min

Un bon char c’est un char pas trop léger et pas trop lourd mais bien blindé, pas trop lent et bien mobile, canon à bonne cadence et calibre ni trop faible ni trop fort, consommant pas trop et avec contrôle technique ok.

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 18 h 48 min


…J.C.,…il y a de cela,!…

…en plus, faire, un livre,…
…pour ne révéler, que 70 % , des chars allemands, était devenu en panne,…au moment, de la l’Anschluss à coalition, avec l’Autriche, enfin, ce qui restait après, 14 _ 18,…

…si, je devrait, faire, un livre, sur tout, mes interventions,…mes livres dépasseraient, le nombre, des miens réunis, toutes catégories confondis,…

…c’est dire, c’est pas, le  » prix  » Goncourt « ,..qui va rendre, une meilleur compétence de soins, à tous ,os médecins nouveaux, sous l’égide des chiffres,…

…hors – sujet, à empiffrer, du social – diversions en bloc, à chiottes,…faisant fonctions à capitaux soumis,…
…etc,…

Sergio dit: 7 novembre 2017 à 18 h 48 min

Sans oublier que les chars allemands ne valaient pas tripette à cette époque, même, c’est triste à dire, en mai quarante.

Sergio dit: 7 novembre 2017 à 18 h 43 min

Phil dit: 7 novembre 2017 à 18 h 26 min
les chars allemands qui tombent en panne le jour de l’anschluss

Confirmé ! Nombre ahurissant de pannes d’une part, fiasco de la log d’autre part : itinéraires complètement asphyxiés, ravito absent, les seconds multipliés par le premier bien sûr…

Le slip de chez slip, quoi ! Mais j’ignore la lourdeur des sanctions.

christiane dit: 7 novembre 2017 à 18 h 34 min

JJJ
Toujours percutant : « Donc, une affaire un peu plus compliquée. Oui, il y a une belle mise en scène des 24 patrons qui viennent réclamer leur dû en acceptant de mettre la main à Goebbels. Quant à la scène de Ribentrop faisant durer le plaisir lors de la soirée chez les Chamberlin, que voulez-vous, ça vous parle ou ça vous parle pas. C’est tragique et cocasse. »

Phil dit: 7 novembre 2017 à 18 h 26 min

les chars allemands qui tombent en panne le jour de l’anschluss ou dans la mémoire de Churchill ? allons bon…du hollywood à rebours

Delaporte dit: 7 novembre 2017 à 18 h 26 min

La chute d’une huile morale et intellectuelle :

« L’islamologue et théologien suisse Tariq Ramadan, visé par deux plaintes pour viol en France et accusé d’abus sexuel sur des mineures en Suisse, est mis en congé de l’université d’Oxford, où il enseigne, a annoncé l’université britannique, mardi 7 novembre. »

JC..... dit: 7 novembre 2017 à 18 h 05 min

Réponses de Vuillard totalement imbéciles : l’économique ne fait qu’occuper le vide politique…. Aucune « complicité »

christiane dit: 7 novembre 2017 à 18 h 05 min

« Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants. » Eric Vuillard.

christiane dit: 7 novembre 2017 à 18 h 00 min

Lu dans Ouest- France le 5/11/2017 :

Question de Fabienne Richard : – Écrire un récit sur le naz.isme, c’est votre réponse à la montée de l’extrême droite ?

Réponse d’Eric Vuillard : – Un épisode dans les mémoires de Churchill m’a interpellé : le 12 mars 1938, 70 % des chars allemands sont tombés en panne lors de l’annexion de l’Autriche. On ne relit pas de la même façon la politique d’apaisement de l’Angleterre quand on sait cela. L’Allemagne n’était pas cette nation surpuissante prête pour la guerre décrite par la propagande de Goebbels. Le naz.isme est un épisode durant lequel un pouvoir autoritaire s’installe avec la complicité des pouvoirs économiques. L’acte d’écrire me permet de comprendre les mécanismes, les complicités qui sont à l’œuvre et d’y voir plus clair. Nous vivons nous aussi une période trouble. Les pouvoirs économiques se concentrent, les libertés se réduisent.

DHH dit: 7 novembre 2017 à 17 h 57 min

@lavande
Evidemment comment aurais-je pu porter un tel jugement dépréciatif sur une langue que je ne connais pas ? simplement je voulais dire que pour entre comprise par moi qui déchiffre son texte à partir de ma familiarité avec le français et le latin ,il fallait qu’Elena Ferrante se soit contentée d’utiliser registre assez pauvre de la langue italienne .
comme en français je pense qu’en italien il y a des gens qui parlent avec 800 mots d’autres avec 3000 mots ;c’est la langue utilisés par premiers qui est pauvre, parce qu’elle ignore la richesse d’un vocabulaire porteur de nuances et les structures de phrases adaptées a une pensée déliée, dont disposent les locuteurs plus avertis
Et votre citation italienne releve sans doute d’un niveau de langue qui la rend totalement inintelligible pour moi

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 17 h 44 min

la critique littéraire allemande ne comprend pas très bien pourquoi la France met une majuscule à Résistance

ces foutus her doktor en foutent partout..même a schweinhund et choucroute..et ‘résistant’ devrait ête exempt..laissez moi rigoliren

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 17 h 40 min

Contrôle technique ok qu’ils mettent. Moi je serais toi…

faudrait que bonne clopine le testa sur polo..hon aurait un benchmark

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 17 h 36 min

Grâces soient rendues au Goncourt de l’avoir couronné. La mère Duras doit se retourner dans sa tombe…

byoro ducu c’est qu’un vieux sac à gravat qu’a lfond qui lache..

Janssen J-J dit: 7 novembre 2017 à 17 h 27 min

Donc il n’y a pas eu de complot entre l’académie Goncourt et la maison d’édition de la nouvelle ministre de cultire. Me voilà rassuré.
Je suis très réconnaissant du choix du jury. Entre les 4 qui restaient en lice, il n’y avait pas photo, les 3 autres étaient nuls, (surtout l’haenel), donc le choix n’était pas difficile. Je ne vois pas en quoi la prose de Vuillard serait ampoulée. Et il m’a suffi que ce récit par la petite histoire de l’Anschluss me dédramatise la vision d’un thomas bernhart sur les autrichiens itout nazifiés accueillant à bras ouverts leur fuhreur. Donc, une affaire un peu plus compliquée. Oui, il y a une belle mise en scène des 24 patrons qui viennent réclamer leur dû en acceptant de mettre la main à Goebbels. Quant à la scène de Ribentrop faisant durer le plaisir lors de la soirée chez les Chamberlin, que voulez-vous, ça vous parle ou ça vous parle pas. C’est tragiguq et cacasse. Une autre scène très réussie. Cela restera comme des images fortes, non compris celle de la désorganisation des blindés une fois franchie la frontière, dont la débâcle de 40 en G+France n’aurait rien eu à envier.
Que voules-vous ? Moi, je n’attends pas grand chose d’autre de la littérature d’aujourd’hui. Evidemment, quand vous avez lu un Vuillard en trois heures, vous n’avez pas beaucoup avancé dans Jérusalem… J’atteins péniblement les 120 premières pages sur les 1245, de très petits caractères et un bouquin qui vous casse le poignet tellement il est lourd… De quoi vous esquinter la santé jusqu’à Noël ou la Trninité. Il faut pourtant continuer : la 2e histoire du restaurateur de 1865 sur son échafaudage à 60 m de hauteur devenu fou à cause des révélations de l’ange dont il repeignait le visage a de quoi vous…
Le Journal 20′ nous apprend sur 3 pages que c’est à l’occasion de la découverte d’un cancer de la prostate a permis à certains hommes de découvrir en eux un organe très érogène. Vraiment, le monde littéraire est mal foutu : sauf erreur, Flaubert ne nous avait jamais parlé de ça !…, et même à la rdl, qq années plus tard, c’est pas certain non plus !… Du coup, entre deux mots, on sait plus trop lequel choisir, ni quoi manger ce soir.

zerbinette dit: 7 novembre 2017 à 17 h 16 min

JAZZI et DHH au sujet de l’italien : Je crois que je vais finir par acheter Elena Ferrante en vo pour connaître la fin ! Mais je suis d’accord avec Lavande pour dire que, bien qu’on le lise relativement facilement, l’italien est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit, surtout lorsqu’on doit l’écrire ! Attention aux verbes irréguliers (ponga !) et aux subjonctifs.

C’est d’ailleurs la même chose avec l’espagnol ; je ne l’ai jamais appris mais j’arrive à suivre tant bien que mal les explications d’un guide local pour une visite…

Christiane, effectivement peu importe !

Chantal dit: 7 novembre 2017 à 17 h 07 min

@ Bloom, pour Patrick Chamoiseau et Raymond Depestre vous avez bien raison, Mabanckou est une sorte d’ovni autobiographique, mais s’il y a bien un ringard c’est Lionel Trouillot, il écrit encore comme si on était au 18 ème siècle, comparé à la modernité et au sens de la poésie/ récit d’un Danny Laferrière ? Dommage quand on a pu lire des Kourouma, des Glissant ou Maryse Condé.

Eric Vuillard, je ne l’ai pas lu donc, motus de ma part. Je suis plongée dans mon ami Henri Miller par Alfred Perlès.

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 16 h 53 min

Pas compris le troll de 13h46. N’a peut être jamais tenu entre les mains un format Actes Sud, pourtant des livres au format ergonomique…

christiane dit: 7 novembre 2017 à 16 h 38 min

zerbinette dit: 7 novembre 2017 à 13 h 39 min
Peu importe, Zerbinette. c’est le nom de plume qu’elle (qu’il ?) s’est donnée et cela me suffit.

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 16 h 06 min


…qu’est ce que, je m’ennuie, en ce moment,…

…pourtant, je me sens en forme,…Oui,!…je devrait faire de la politique – incorrecte,…
…un autre style,…mais, tout existe déjà,…
…rien de nouveau, sous les bananiers de nos républiques,…ou autres principautés, du farniente, que du lèche-bottes  » océan « ,mondialistes , des polices, des lois, des avocats, pour voler, les populations, et les culpabiliser en plus,…
…la rhétorique des toutes boites,…à becs de gaz,…des paradis,…etc,…

Bloom dit: 7 novembre 2017 à 15 h 26 min

« Je vais d’abord avoir comme mission de « déringardiser » la notion même de francophonie, de lui rendre son lustre, sa jeunesse, son dynamisme, de promouvoir la langue française partout et tout le temps et défendre cette langue française dans le monde entier » L.Slimani, nouvelle promue.

De quoi parle-t-on? De francophonie politique, groupe de pression à l’ONU ( le Qatar fait partie de l’OIF, pas l’Algérie…), ou de francophonie linguistique? Et puis, ils sont pas si ringards que ça, ces Africains, Haitiens, Antillais qui portent haut la langue française, les Chamoiseau, Trouillot, Depestre, Mabanckou etc.

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 15 h 26 min

Jazzi et DHH:
« Cette langue n’est pas plus pauvre ni basique que le français. »
?!?!
L’Italien est une langue infiniment riche et subtile avec par exemple une forme de courtoisie (le « vous » français s’exprime à la troisième personne comme en espagnol) ou une concordance des temps bien plus rigoureuse qu’en français.
Si vous connaissez le français, le latin et peut-être l’espagnol, DHH, bien sûr qu’il y a beaucoup de choses que vous devinez en Italien, c’est évident vue la parenté de ces langues. Quoique…si je vous dit: « dato l’inquinamento, ponga una maschera » est-ce que vous devinez?

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 7 novembre 2017 à 15 h 10 min

En écoutant «Expliquez-moi Derrida» aux Chemins de la philosophie j’entends le philosophe américain John Searle rapporter ce que Foucault lui aurait dit: il faut être un peu incompréhensible, en France, pour être pris au sérieux.

Le propos est connu. Et l’enculage de mouches se porte encore très bien. De temps à autre, un écrivain résiste à cette tentation: Vuillard en est. Grâces soient rendues au Goncourt de l’avoir couronné. La mère Duras doit se retourner dans sa tombe…

Sergio dit: 7 novembre 2017 à 15 h 10 min

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 15 h 01 min
« QUE VOTRE VOLONTE SOIT FAITE! » .

Ausgezeichnet ! On croirait la matrice du terrible Plombier de Fernand Raynaud, mâtiné du « Bande d’abrutis » si coluchien… Et qu’aurait fait Don Camillo ?…

D. dit: 7 novembre 2017 à 15 h 07 min

Bouguereau, je te signale qu’en ce moment sur eBay il y a un gode-ceinture en caoutchouc recyclé batterie ion-lithium à charge rapide 6500 mA/heure, 3 moteurs brushless remplaçab, encore sous garanti 2 ans. Contrôle technique ok qu’ils mettent. Moi je serais toi…

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 15 h 01 min

Une histoire sur l’Occupation spécialement pour Sergio:
Le bistrot d’un petit village sous l’Occupation. Des soldats allemands viennent régulièrement y boire un coup.
Le patron a un perroquet auquel il a appris à crier: « MORT AUX BOCHES »
Les soldats lui disent : « Avec nous, passe encore, mais s’il y a un gradé qui vient, ça va mal tourner pour vous! »
Effectivement un gradé vient, pique sa crise et somme le patron d’empêcher son perroquet de proférer ça.
Le patron, bien embêté, va voir son copain le curé, qui a lui aussi un perroquet, pour lui demander conseil. « J’ai une idée » dit le curé « on va échanger nos perroquets ».
Aussitôt dit, aussitôt fait et à la visite suivante du gradé allemand, le perroquet est étonnamment silencieux. L’Allemand essaie de le titiller: « Alors? Alors? Mort aux Boches? ».
Et le perroquet de répondre « QUE VOTRE VOLONTE SOIT FAITE! » .

Sergio dit: 7 novembre 2017 à 14 h 53 min

Phil dit: 7 novembre 2017 à 14 h 21 min
la critique littéraire allemande ne comprend pas très bien pourquoi la France met une majuscule à Résistance.

C’est surtout syntaxique, a priori, on parle bien de celle-là, donc unique, et non par exemple celle à l’encontre de Napoléon (à la fin), ou celle des Camisards, ou, tiens, celle des Espagnols à notre occupation impériale ; au reste pour nous en trente-neuf-quarante-cinq on met bien une majuscule à Occupation…

DHH dit: 7 novembre 2017 à 14 h 37 min

@jazzi
Ma reflexion ne portait nullement sur une prétendue pauvreté de la langue italienne,ce que je ne suis pas en mesure d’apprécier mais sur la pauvreté de la langue utilisée par Elena Ferrante assez basique(vocabulaire syntaxe) pour rendre son texte facilement accessible à un francophone

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 novembre 2017 à 14 h 37 min


…Umberto Eco,…ou est tu,…

…au nom de la rose,…psy – inquisitions, pour le management, du chiffre,…pour K.K.K.,…gratuit, le nazisme en prime,…
…corporations -camoristes,…évangélistes,…
…le noir et blanc, facile,…pour s’écraser dans ses inepties du pouvoir, l’Europe de têtes brûlées,…du profit,…
…victimiser, les gens au choix,…
…venez chez-moi, o, vous attend, bande d’abrutis,…etc,…
…artistes saouls de jalousies et de haines,…
…et, j’en passe, du socialisme des confiances trahies,…les complices,…
…cinéma, aux portefeuilles,…
;;;

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 14 h 28 min

« Le loup est entré dans la bergerie… »

N’est-ce pas plutôt la bergerie qui entre dans le lard du loup Tariq Ramadan, Delaporte ? Et avec bien des égards et précautions…

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 14 h 24 min

J’ai fait de l’italien en seconde langue au lycée, DHH. Cette langue n’est pas plus pauvre ni basique que le français. Cependant, je dois avouer, qu’à mon plaisir de lecture d’Elena Ferrante se mêlait toujours un léger sentiment de culpabilité, de même nature que celui que j’éprouvais dans mon enfance en lisant secrètement les romans photos que laissait trainer l’une de mes tantes !

Phil dit: 7 novembre 2017 à 14 h 21 min

il faut bien le dire, sans le trouver aussi comique que l’admiration heideggerienne, la critique littéraire allemande ne comprend pas très bien pourquoi la France met une majuscule à Résistance.

Delaporte dit: 7 novembre 2017 à 14 h 14 min

« Tariq Ramadan : Oxford met en place une cellule d’écoute pour ses étudiants »

Le loup est entré dans la bergerie…

Delaporte dit: 7 novembre 2017 à 14 h 11 min

« depuis deux générations ils trouvent comique l enthousiasme de certains intellectuels français pour Heidegger »

La nouvelle génération est moins dévote envers Heidegger. Je lisais récemment dans Le Monde un article très critique sur le philosophe allemand, à propos de son nazisme. Une preuve parmi d’autres que Heidegger a moins la cote. Il serait temps !

D. dit: 7 novembre 2017 à 14 h 11 min

J’en ai marre de la mère Salamé.
Jamais vu plus pensée unique comme journaliste, à part peut-être Barbier et Apathie mais là c’est du hors-concours.
Et évidemment omniprésente.
Jusques-à quand ? Je suis excédé par tout cela.

DHH dit: 7 novembre 2017 à 14 h 02 min

Sur le prix Goncourt les éloges qui se multiplient ici ne me font pas me departir de l’opinion que j’exprimais sous le fil précédent : Cet ouvrage est un recueil de petits morceaux d’anthologie délicieusement ciselés mais pas un roman.
Ce qui explique peut-être l’impatience enthousiaste de le lire qu’expriment ici ceux qui en ont seulement dégusté quelques bonnes feuilles et notamment la narration de cette réunion de ploutocrates satisfaits et repus , qui réalise par l’ecriture ce que Daumier faisait autrefois avec le dessin.
Mais ayant goûté à ces échantillons ,ils risquent d’être déçus par le produit fini

Phil dit: 7 novembre 2017 à 14 h 00 min

Il faut bien le dire aussi, sans le trouver « comique » comme l’admiration heideggerienne, la critique littéraire allemande ne comprend pas toujours pourquoi la France met une majuscule à Résistance.

DHH dit: 7 novembre 2017 à 13 h 58 min

@Jazzi
Comme à vous le goût de « savoir la suite » m’a fait boucler la lecture de la saga Ferrante en italien, une langue que je ne connais pas et dont j’ai eu la surorise de constater que je la déchiffrais sans difficulté ;c e qui est apparemment vrai aussi pour vous
Cette facilité d’accès pour des non italophones est peut-être le signe d’une langue pauvre, au vocabulaire limité et basique et à la syntaxe élémentaire . Et bien si c’est le cas, d’arriver à un resultat si réussi dans l’art de de ferrer le lecteur avec des moyens aussi pauvres , c’est vraiment tres fort !

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 13 h 52 min

zerbinette, vous serez surprise par le dernier volume d’Elena Ferrante. Toutes les pistes ouvertes au début trouvent leur résolution : les deux poupées font leur retour…

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 13 h 49 min

« Les roses Vuillard fleurissent sur le fumier des lectrices »

Et aussi des lecteurs : Bloom, Passou, Pivot…, JC ressuscité d’entre les morts !

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 13 h 47 min

Rien de moins sûr, zerbinette. Peut-être pour moitié ?
Et est-ce que ses livres, qui se présentent sous forme de récits, ne sont-ils pas des romans ?

zerbinette dit: 7 novembre 2017 à 13 h 46 min

@12h17, sur le lien donné, la mise en page est respectée!

C’est bien pour cela que c’est pénible à lire !!! Trop de petites lignes courtes pour faire plus de volume au final.

C’est ce que font les étudiants sur leurs copies quand ils n’ont pas grand chose à dire.

zerbinette dit: 7 novembre 2017 à 13 h 39 min

Christiane : « D’autres femmes dont on a parlé dans ces pages : L’amie prodigieuse de Elena Ferrante »

Oui, j’aime beaucoup, mais est-on vraiment sûr qu’Elena Ferrante soit une femme ???

Cf Flaubert : « Mme Bovary c’est moi » !!!

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 13 h 38 min

« ni même Jonathan Littell. »

Pour ce cas particulier, et cette oeuvre quasi unique, il faudrait connaitre la part rédactionnelle qui revient à Richard Millet, C.P. ?

l'ombelle des talus dit: 7 novembre 2017 à 13 h 36 min

Sur un plateau :

Francfort (AFP) – Le constructeur automobile allemand Opel, repris cet été par le groupe PSA auprès de General Motors, présentera jeudi, sur fond de craintes pour l’emploi, un plan de redressement censé le sortir de décennies de pertes.

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 13 h 35 min

Dommage, il a une bonne tête.

bonne phrase..excellent tractatus..ya toujours quelquechose qui dvrait sauver comme dirait heidegger qui lui était pas bien servi dirait zouzou

C.P. dit: 7 novembre 2017 à 13 h 31 min

Lavande, oui ! Les émerveillements par avance du grouillot du Figaro littéraire étaient insupportables : 500.000, 900.000 peut-être, et les droits cinématographiques, et le livre de poche, et une maison d’édition tranquille pour quatre ans (là, ça m’étonne un peu !), etc.
Pierre Assouline a au moins dit autre chose que Bernard Pivot sur « l’écriture ».
J’avais lu avec plaisir « 14 juillet », je l’ai dit. Eric Vuillard y faisait dans un style alerte et plus « peuple » adapté au sujet, et après tout l’extrait donné de « L’Ordre du jour », dans son style chantourné, convient peut-être à la montée des vieux industriels vers leur réception.
Cela dit, Paul Edel a fait une juste recension des romans et récits inspirés par la période. Je crois que tout le monde sait bien qu’Eric Vuillard n’est pas Michel Tournier, ni même Jonathan Littell.

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 13 h 30 min

« ils trouvent comique l’enthousiasme de certains intellectuels français pour Heidegger… »

Moi aussi je trouve comique, WGG, mais dans le sens rabelaisien du terme !

Clopine de passage ! dit: 7 novembre 2017 à 13 h 29 min

Bonjour les erdéliens !

Allez, un petit jeu en ce jour de Goncourt… Qui est le erdéien qui, quand il était jeune et qu’il refusait de se laver les dents, ce qui lui causait de magnifiques caries, professait ce genre d’opinion ? (celui qui dit « Lucien Bergeret » a évidemment gagné). A noter aussi que, si vous changez légèrement le vocabulaire, la référence littéraire, et si vous entrelardez le tout de considérations râpées avec un zeste de langue de bois, vous obtenez la sauce que Finkielkraut nous sert depuis trente ans ! Allez, bisous.

https://youtu.be/wQ-Gp6XOE7A

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 13 h 29 min

depuis deux générations ils trouvent comique l enthousiasme de certains intellectuels français pour Heidegger

c’est la philosophie tout court qu’est dvenu comique polo..habermasse fait ltriste sire et ça marche..les bons philosophes chleu viennent en france s’amuser hun peu

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 13 h 24 min

c est moins vrai quand les anglais écrivent sur cette période je me suis tjrs demandé pourquoi

..sapré polo

Paul Edel dit: 7 novembre 2017 à 12 h 59 min

pour la critique littéraire allemande il y a un grand auteur français, Houellebecq. un triomphe.mais ils restent perplexes quand un auteur français parle de la période hitlérienne. il reste une gêne. je l ai souvent constaté. c est moins vrai quand les anglais écrivent sur cette période je me suis tjrs demandé pourquoi. depuis deux générations ils trouvent comique l enthousiasme de certains intellectuels français pour Heidegger. ..

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 12 h 52 min

J’ai fini la lecture du 4e volume, en italien, d’Elena Ferrante. Il y a bien longtemps qu’un roman, que dis-je, une saga romanesque, ne m’avait plus tenu en haleine comme ça !

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 12 h 49 min

« Les extraits cités de « l’ordre du jour » me donnent plutôt envie de le lire. »

N’oublie pas de nous en reparler après, Lavande ! Merci d’avance.

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 12 h 44 min

@12h17, sur le lien donné, la mise en page est respectée!
Le reformatage du copie colle est un aléa technique.
Quels bourrins, mondieu, quels bourrins.

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 12 h 39 min

La mise en page du livre? Zarbi la demande

Rien à redire. Le fichier PDF de l’extrait est en tête du copier coller!
La remise en forme d’origine est très facile, avec un peu de temps …

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 12 h 35 min

« Le tapage ne cache-t-il pas, Jazzi, le fait qu’un livre a été écrit et lu. »

Il polarise surtout l’attention du public sur l’arbre qui cache la forêt, Christiane ! Oui, lisons…

Merci, Paul pour l’info sur la presse teutonne. La France était l’invitée d’honneur du dernier salon du livre de Francfort. Nous aussi, à notre manière, nous faisons la fête à l’Allemagne !

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 12 h 26 min

Certains aimeraient mieux une plume consolante…voire coruscante!

papate à mal au cul..c’est des choses qui arrivent mais c’est pas hutile d’en faire publicité dirait cépé

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 12 h 25 min

Style Jazzi?
« Mais Heinzchen refusa. Enfin, après avoir insisté, il y consentit et dit à la servante de descendre à la cave où il se montrerait. »
Qui a insisté? Il? ou la servante?
Faute fréquente. Une mise en apposition doit se référer au sujet qui suit immédiatement.

Les extraits cités de « l’ordre du jour » me donnent plutôt envie de le lire. Je vous trouve bien pisse-froid, messieurs. Quant au commentaire de C.P, il critique la formulation oiseuse de Pivot, pas l’écriture de Vuillard!

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 12 h 24 min

Désormais ils étaient devenus des « camarades »

..ha s’ils avaient commencé par là..la camaradrie c’est pas une faiblesse..un hépuizment..sacré nom

christiane dit: 7 novembre 2017 à 12 h 23 min

Le tapage ne cache-t-il pas, Jazzi, le fait qu’un livre a été écrit et lu. Les questions de ce journaliste sont intéressantes. Oublie les images qui s’interposent d’un balcon en… forêt. Lire les mémoires de Churchil. L’as-tu fait ? Lire ses autres livres, l’as-tu fait?
Je me souviens un soir, en 2014, de quelques lecteurs réunis dans la petite librairie « A l’usage du Monde ». Vuillard était alors peu connu et venait nous présenter avec beaucoup d’humilité ce livre qui m’a marquée par sa gravité : Tristesse de la terre : Une histoire de Buffalo Bill Cody (récit, Éditions Actes Sud).
Le reste m’importe peu.
Néanmoins que ces prix qui font partie de nos coutumes, puissent, un instant, faireparler de littérature, c’est déjà pas mal.
Dans le métro, où je voyage souvent, peu de lecteurs…
Lire, c’est cela qui est important.
Les jalousies, dénonciations de magouillage politique, je m’en f…., « les ceusses » qui déchiquètent à belles dents aussi ! (réécouter Jean-Louis Bory à propos du don empoisonné du prix Goncourt :
http://www.ina.fr/video/I00015691)
Par contre, je trouve que les femmes sont souvent oubliées par ce jury et nous avions, grâce à Passou, découvert deux très beaux romans : Nos vies de Marie-Hélène Lafon et Souvenir de la marée basse de Chantal Thomas, deux romans qui m’avaient apporté du bonheur de lire.
Comme , avant – et celui-ci avait été retenu par les mêmes jurés Chanson douce de Leïla Slimani.
D’autres femmes dont on a parlé dans ces pages : L’amie prodigieuse de Elena Ferrante, Le Grand Marin de Catherine Poulain.
Un peu de soleil dans l’eau froide dirait Françoise Sagan… un amour impossible ajouterait Christine Angot…
Tiens, je vais relire Tilleul d’Hélène Lenoir.

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 12 h 21 min

..c’est vrai..hon lvoit pas suser ljarret sur la ‘montée du nazisme’ qui n’en phinit pas..elle..ma mère de ma mère

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 12 h 19 min

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

pense..75 piges..un pti coup dcrosse et il est phini

zerbinette dit: 7 novembre 2017 à 12 h 17 min

La mise en page du livre n’est pas encourageante pour la lecture. Fatigant d’aller constamment à la ligne. Faire des lignes courtes fait sans doute un livre un peu plus épais ?

Dommage, il a une bonne tête.

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 12 h 16 min

Médiatiquement, aurait conclu Polémikoeur !

micouille!..et pourtant il srait d’actualité dirait vontraube..sapré vontraube

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 12 h 14 min

Ne devrait-on pas dare dare lui offrir une place à la table des Goncourt, Phil ?

une gamelle au nécessiteux comme dans un bruguèle

Paul Edel dit: 7 novembre 2017 à 12 h 11 min

Jazzi. On trouve des articles assez brefs dans « die zeit » et dans la « Faz.. » ces deux articles reprennent les mêmes mots, ce qui dénote que visiblement on a repris une dépeche d’agence.on dit qu’il s’agit d’un roman qui s’attache décrire les mécanismes psychologiques et économique entre les industriels allemlands et les nazis.aucun jugement de valeur. rien dans la Süddeutsche.. »qui s’intéresse davantage à Asterix…Apparemment , personne dans la critique allemande n’a encore eu le temps de lire ce roman de Vuillard dans sa langue originale.. et donc, pas de vraie critique littéraire. une simple information.

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 11 h 31 min

« Un Goncourt et un Renaudot plongés dans la nuit nazie »

Qu’en dit la presse allemande ? Un distingué germanophile pourrait-il nous en parler ici ?

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 11 h 18 min

« jouir de la vue sur l’ambassade de France depuis les fenêtres de l’Adlon. »

Ne devrait-on pas dare dare lui offrir une place à la table des Goncourt, Phil ?

Phil dit: 7 novembre 2017 à 11 h 03 min

oui Baroz, M. Amette connait l’Allemagne et regrette de n’avoir pu jouir de la vue sur l’ambassade de France depuis les fenêtres de l’Adlon. et pas d’histoire de linge qui pendouille dans les cours intérieures des immeubles.

P. comme Paris dit: 7 novembre 2017 à 10 h 53 min

De la moraline à morasse.

« Ils étaient vingt-quatre, près des arbres
morts de la rive, vingt-quatre pardessus
noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires
d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre
costumes trois pièces, et le même nombre
de pantalons à pinces avec un large ourlet. »

en réponse à :

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant.

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 10 h 51 min

D’un Goncourt l’autre ou pour servir à l’histoire de la littérature française.

Phil, dans son excellent résumé sur le traitement de la Seconde Guerre mondiale à travers le roman français, Paul Edel a oublié de mentionner une autre voie possible, celle plus périphérique, sensualiste et ouverte sur l’après guerre, telle qu’illustrée par Jacques-Pierre Amette avec « La maîtresse de Brecht », 100e prix Goncourt 2003. En ce temps-là, François Nourissier, Michel Fournier ou Jorge Semprun faisaient partie du jury.

Extrait :

« Il remonta dans la voiture, des murs jetaient de longues lames d’ombre à l’intérieur du véhicule.
Des kilomètres de décombres, des verrières fracassées, des voitures blindées, des barrages, des soldats soviétiques devant des chevaux de frise et des barbelés. Certains immeubles ressemblaient à des grottes. Cratères, énormes étendues d’eau et encore des ruines, des espaces vides, immenses, avec, parfois, quelques passants regroupés autour d’un arrêt de tramway.
Le personnel de l’hôtel Adlon regardait son arrivée par les fenêtres.
Dans la grande chambre, Brecht ôta sa gabardine, sa veste. Il se doucha, choisit une chemise dans la valise. Quatre étages plus bas, la terre allemande.
Il y eut un discours d’accueil dans le salon de l’hôtel. Pendant qu’on le remerciait d’être ici, Brecht s’assoupit légèrement ; il pensait à un conte allemand très ancien qu’il avait lu au lycée d’Augsbourg et qui lui était revenu en mémoire pendant son séjour en Californie. Une servante avait remarqué un esprit familier qui s’asseyait près d’elle au foyer, elle lui avait fait une petite place et s’entretenait avec lui pendant les longues nuits d’hiver. Un jour, la servante pria Heinzchen (elle nommait ainsi l’esprit) de se montrer sous sa véritable identité. Mais Heinzchen refusa. Enfin, après avoir insisté, il y consentit et dit à la servante de descendre à la cave où il se montrerait. La servante prit un flambeau, descendit dans le caveau et là, dans un tonneau ouvert, elle vit un enfant mort qui flottait au milieu de son sang. Or, de longues années auparavant, la servante avait mis secrètement un enfant au monde, l’avait égorgé, et l’avait caché dans un tonneau.
Hélène Weigel tapota l’épaule de Brecht pour le sortir de sa torpeur ou plutôt de sa méditation. Il se redressa, fit bonne contenance et pensa que Berlin était un tonneau de sang, que l’Allemagne, depuis son adolescence, en pleine guerre de 14, était aussi un tonneau de sang et qu’il était l’esprit de Heinzchen.
Du sang avait été versé dans les rues de Munich et l’Allemagne moderne avait rejoint les flots de sang qui coulaient dans les vieux contes germaniques. Il était revenu dans la cave et il voulait, avec sa modeste raison, désormais, sortir l’enfant, l’éduquer, laver à l’eau froide ce sang qui restait sur les dalles de la cave. Goethe avait ainsi fait avec son Faust ; Heine avec son De l’Allemagne, la tache était plus large que jamais ; la mère Allemagne était à demi asphyxiée.
Par les fenêtres, il voyait des femmes en grosses chaussures numéroter des pierres. Il n’y avait plus de rues, mais des routes et des nuages.
Plus tard, dans un salon du club de la Ligue culturelle, il y eut un petit discours intelligent de Dymschitz.
Brecht regarda, amusé, Becher, Jhering et Dudow. Quel trio mal assorti et amusant, pensa-t-il à travers la fumée de son cigare. Il avait devant lui ceux qui avaient la mission de guider l’Allemagne de l’Est vers les conceptions grandioses de la Fraternité artistique. Deux d’entre eux avaient été des compagnons de sa jeunesse. Désormais ils étaient devenus des « camarades ». »

Chaloux. dit: 7 novembre 2017 à 10 h 27 min

Merci Jazzi. C.P. a raison. Tout cela n’a pas plus à voir avec la littérature que l’affinage des camemberts. Mais on est habitués, c’est la routine, et finalement on s’en fout.

Bonne journée,

Nicolas dit: 7 novembre 2017 à 10 h 21 min

C’est vrai Passou que malgré mes accès de mauvaise foi et d’humeur je dois bien dire que vous les avez bien vendu vos écrivains historiens. Toutes mes félicitations.

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 9 h 58 min

polo y critique pas la télé qui a rien a voir havec la litterature mais toudmême..qu’il dit..toudmême..léon zitrone c’était quelquechose

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 9 h 53 min

« Les jurés Goncourt lisent-ils toujours ? », serions-nous en droit de lui répondre !

ils lisent les chefs d’oeuve du passé baroz..tu trends compte que tu suis pas halors tu veux pas ête tout seul..

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 9 h 47 min

Ici, Chaloux !

« C.P. dit: 6 novembre 2017 à 18 h 36 min
Ce n’est pas du tout Eric Vuillard que je critique, j’avais lu avec plaisir « 14 juillet ». Mais Jacques Barozzi a bien fait de donner la vidéo du Figaro sur la remise du prix : elle est navrante de bout en bout, des bafouillages commerciaux d’Aissaoui à Bernard Pivot : « L’écriture, l’écriture… » Alors, quelle écriture ? »

Laura Delair dit: 7 novembre 2017 à 9 h 45 min

vous ne savez pas comment vous défoulez, les beaux messieurs ? facile, allez sur la RdL, c’est facile

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 9 h 45 min

« Les écrivains lisent-ils encore ? », demandait Passou à la page précédente.

« Les jurés Goncourt lisent-ils toujours ? », serions-nous en droit de lui répondre !

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 9 h 40 min

havec kabloom hon comprend tout..c’est une basse attaque diplomatique conte la politique de chrodère et de mèrequel..l’idée à faire passer c’est qu’ya pas dfumée sans vévé..alors que c’est cloclo qu’y a raison..les français c’est que des faignants! et les renault c’est que des tombros

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 9 h 29 min

Triste époque, où il est plus ennuyeux de lire que de ne rien faire

t’as qu’a aller au ciné..en 14..dans la haut..le riche se rachète à la fin comme harvey..l’entreprise ça a du bon bordel

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 9 h 27 min

« La question posée par C.P. est déjà une réponse. »

Il est vraie qu’elle laisse sans voix, renato !

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 9 h 26 min

Pas lu, Pas d’opinion.

collabo!..attends que baroz trase la teub au bacroum..ça t’apprendra tfaire le malin

Chaloux. dit: 7 novembre 2017 à 9 h 24 min

Vrai que les premières pages ne donnent pas envie de lire la suite. Prose d’amateur. Il est vrai que le Goncourt ne vise plus depuis des années que ceux qui ne lisent pas plus d’un livre par an. Tout est en ordre, donc, d’autant plus que l… le c… du pouvoir demeure une liberté fondamentale. Pas de polémique en vue. La routine.

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 9 h 23 min

Le lui avoir donné pour faire plaisir à la Ministre est au fond une circonstance atténuante qui rachète un peu les jurés

cloclo c’est pas lmec à boire dleau minéral sans déranger lui..il dit au gestapist ‘mais putain de dieu donne moi ta tenaille..jvais t’montrer comment qu’on travaille mart frei!’

bouguereau dit: 7 novembre 2017 à 9 h 21 min

La littérature permet tout, dit-on. Je pourrais donc les faire tourner à l’infini dans l’escalier de Penrose

il pourraient descende à la cave boire un coup d’eau minéral..il derangraient pas..mais non faut que ça tartarine et cause comme lassouline qui termine comme un échange de post en dsous dson billet..que personne lit..jamais mais auquel lui il répondrait..pour havoir ldernier mot

Chaloux. dit: 7 novembre 2017 à 9 h 17 min

Le cerf de Lacroix-Saint-Ouen, assassiné dans un jardin par le fils de la sanguinaire Monique de Rothschild, vengé par un autre cerf. C’est beau comme une histoire du Moyen-Age.

closer dit: 7 novembre 2017 à 9 h 16 min

Je ne sais pas si l’extrait cité par lvdb est représentatif de tout le livre, mais il eût suffit de juger sainement cette prose pour ce qu’elle est, précieuse, ampoulée, grotesque pour tout dire, pour ne pas donner le Goncourt à Vuillard. Dans quelques années, on hurlera de rire en relisant cette bouillie.

Le lui avoir donné pour faire plaisir à la Ministre est au fond une circonstance atténuante qui rachète un peu les jurés.

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 9 h 13 min

« Bernard Pivot : « L’écriture, l’écriture… » Alors, quelle écriture ? », demande C.P. dans le billet précédent à propos de Vuillard. Quelqu’un pour répondre ?

Phil dit: 7 novembre 2017 à 8 h 45 min

ne sais plus lequel des deux Jules a péri de syphilis…dear passou, can you tell ? hier le prestigieux pauledel a retracé la filiation de cette veine fictionnelle qui suinte depuis le bunker d’Hitler, pourtant inondé par nos amis allemands de peur que les touriss le prennent d’assaut. une « bosse » le long de l’ancienne vosstrasse trahit sa présence aux visiteurs informés en voie de disparition. M. Vuillard a t-il rangé hollywood, Mr Warner, parmi les collaborateurs industriels avant l’heure des nazis ? la voix de franceculture en palissandre de rio ne nous suffit plus, il faudra bien rétablir un test de crédibilté historique comme celui de Wasserman pour la syphilis.

Chaloux. dit: 7 novembre 2017 à 8 h 41 min

Quand les rumeurs à la con sont doublées de faits à la con, une seule solution : s’y habituer. Pour moi, il y a longtemps que c’est fait.

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 8 h 34 min

« Mais j’ai commencé de me faire mon opinion. »(LVDLB)

Petite leçon d’écriture en français :

« Commencer à, commencer de (+ infinitif)

Commencer à se dirait d’une action qui n’est pas renfermée dans des limites précises, qui est susceptible de progrès. L’accent est mis sur l’action exprimée par l’infinitif.

Commencer de se dirait d’une action circonscrite, qui ne suppose pas de développement, qui ne tend pas à un but. L’accent est mis sur le fait de commencer. »

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 8 h 22 min

A première lecture de l’extrait je dirais : « Des clichés ampoulés autour d’une évidence historique, à savoir que le grand capital allemand a financé Hitler ! »
La belle affaire, le beau roman !

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 8 h 13 min

« Je le relirai dans la version papier, en famille, pour Noël. »

En place du pudding traditionnel, Bloom ?

JAZZI dit: 7 novembre 2017 à 8 h 10 min

« Les vingt-quatre silhouettes franchirent
consciencieusement une première volée de
marches, puis avalèrent un à un les degrés
de l’escadrin, en s’arrêtant parfois pour ne
pas surmener leur vieux cœur, et, la main cramponnée à la tringle de cuivre, ils grimpèrent, les yeux mi-clos, sans admirer ni l’élégant balustre ni les voûtes, comme sur un tas d’invisibles feuilles mortes. »

N’est-ce pas ce que l’on appelle un style précieux ? Et en une seule phrase bien des approximations ! On ne franchit pas les marches d’un escalier. Et une rampe n’est pas une tringle…
Copie à revoir !

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 8 h 08 min

Le PS du billet fait partie du livre. C’est de la guerre économique. Assez mauvaise, il faut le reconnaître.
Mais s’il est nécessaire à ceux ( hello bas rosis) qui ont des difficultés de lecture et un manque total de discernement, ma foi…

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 7 h 53 min

ce livre innovant entre en résonance avec l’Histoire, mais sans « raison ».

« La machine de destruction nazie n’aurait jamais pu fonctionner à plein régime sans les complaisances et l’aide de partenaires industriels. Ainsi, en Allemagne et dans les pays conquis, certaines entreprises ont allègrement adhéré au régime hitlérien, soit par idéologie, soit par intérêt économique, soit les deux. Au sortir de la guerre, la plupart de ces sociétés ont poursuivi leur activité. Hamodia rappelle, dans ce dossier, le passé trouble de ces grands consortiums. »

http://timpouce94.over-blog.com/2015/09/ces-entreprises-qui-ont-collabore-avec-les-nazis.html

Lavande dit: 7 novembre 2017 à 7 h 46 min

Pas encore lu ce livre mais il entre en résonance pour moi avec « Les Damnés » présentés à Avignon et à la Comédie Française.
Collabore / ne collabore pas: la question ne s’est pas posée longtemps et le refus a coûté cher.

la vie dans les bois dit: 7 novembre 2017 à 7 h 35 min

moi non plus, pas lu. Mais j’ai commencé de me faire mon opinion.

https://www.actes-sud.fr/sites/default/files/9782330078973_extrait.pdf

« Ils étaient vingt-quatre, près des arbres
morts de la rive, vingt-quatre pardessus
noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires
d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre
costumes trois pièces, et le même nombre
de pantalons à pinces avec un large ourlet.
Les ombres pénétrèrent le grand vestibule
du palais du président de l’Assemblée
; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.
Pour le moment, on dévisse vingt-quatre
chapeaux de feutre et l’on découvre vingt-
quatre crânes chauves ou des couronnes de
cheveux blancs. On se serre dignement la
main avant de monter sur scène. Les vénérables patriciens sont là, dans le grand vestibule
; ils échangent des propos badins,
respectables ; on croirait assister aux prémices un peu guindées d’une garden-party.
Les vingt-quatre silhouettes franchirent
consciencieusement une première volée de
marches, puis avalèrent un à un les degrés
de l’escadrin, en s’arrêtant parfois pour ne
pas surmener leur vieux cœur, et, la main cramponnée à la tringle de cuivre, ils grimpèrent, les yeux mi-clos, sans admirer ni l’élégant balustre ni les voûtes, comme sur un tas d’invisibles feuilles mortes. On les guida, par la petite entrée, vers la droite, et là, après quelques pas sur le sol en damier,ils escaladèrent la trentaine de marches qui mènent au deuxième étage. J’ignore qui était le premier de cordée, et peu importe au fond, puisque les vingt-quatre durent faire exactement la même chose, suivre le même chemin, tourner à droite, autour de la cage d’escalier, et enfin, sur leur gauche, les portes battantes étant grandes ouvertes, ils étaient entrés dans le salon.
La littérature permet tout, dit-on. Je pourrais donc les faire tourner à l’infini dans l’escalier de Penrose, jamais ils ne pourraient plus descendre ni monter, ils feraient toujours en même temps l’un et l’autre.
Et en réalité, c’est un peu l’effet que nous font les livres. Le temps des mots, compact ou liquide, impénétrable ou touffu,dense, étiré, granuleux, pétrifie les mouvements, méduse. Nos personnages sont dans le palais pour toujours, comme dans
un château ensorcelé. Les voici foudroyés
dès l’entrée, lapidifiés, transis. Les portes sont en même temps ouvertes et fermées, les impostes usées, arrachées, détruites ou repeintes. La cage d’escalier brille, mais elle est vide, le lustre scintille, mais il est mort. Nous sommes à la fois partout dans le temps. Ainsi, Albert Vögler monta les marches jusqu’au premier palier, et là, il porta la main à son faux col, transpirant,
dégoulinant même, éprouvant un léger vertige. Sous le gros lampion doré qui éclaire
les volées de marches, il rajuste son gilet,
défait un bouton, échancre son faux col.
Peut-être que Gustav Krupp fit une halte
sur le palier, lui aussi, et lança un mot de compassion à Albert, un petit apophtegme sur la vieillesse, enfin bref, fit montre de solidarité. Puis Gustav reprit sa route et Albert Vögler resta là quelques instants, seul sous
le lustre, grand végétal plaqué or avec, au milieu, une énorme boule de lumière.
Enfin, ils pénétrèrent dans le petit salon.
Wolf-Dietrich, secrétaire particulier de Carl
von Siemens, lambina un moment près de la
porte-fenêtre, laissant traînailler son regard
sur la mince couche de givre recouvrant le
balcon. Il échappe un instant à la basse cuisine du monde, entre les balles de coton, flânochant. Et tandis que les autres parlotent
et grillent un Montecristo, piapiatant sur le
crème ou le taupe de sa cape, préférant qui
la saveur moelleuse, qui un goût épicé, tous
adeptes des diamètres énormes, os à gigot,
esquichant distraitement les bagues dorées
à l’or fin, lui, Wolf-Dietrich, rêvasse devant
la fenêtre, ondoie entre les branches nues et
flotte sur la Spree.
À quelques pas, admirant les délicates
figurines de plâtre qui ornent le plafond,Wilhelm von Opel relève et rabaisse ses grosses lunettes rondes. Encore un dont la famille s’est élancée vers nous depuis le fond des âges, depuis le petit propriétaire terrien de la paroisse de Braubach, de promotions en amoncellements de robes et de faisceaux, de closeries et de charges, magistrats d’abord, puis bourgmestres, jusqu’à l’instant où Adam – sorti des entrailles indéchiffrables de sa mère, puis ayant assimilé toutes les astuces de la serrurerie – avait conçu une merveilleuse machine à coudre qui fut le commencement véritable de leur
rayonnement. Pourtant, il n’inventa rien. Il
se fit embaucher chez un fabricant, observa,
fit le gros dos, puis il améliora un peu les modèles. Il épousa Sophie Scheller, qui lui apporta une dot substantielle, et donna le nom de sa femme à sa première machine. La production ne fit alors qu’augmenter. Il suffit de quelques années pour que la machine à coudre atteigne à son usage, pour qu’elle rejoigne la courbe du temps et s’intègre aux mœurs des hommes. Ses véritables inventeurs étaient venus trop tôt. Une fois assuré le succès de ses machines à coudre, Adam Opel s’était lancé dans le vélocipède. Mais une nuit, une voix étrange se glissa par l’entrebâillement de la porte; son propre cœur lui parut froid, si froid. Ce n’étaient pas les inventeurs de la machine à coudre qui quémandaient des royalties, ce n’étaient pas ses
ouvriers qui revendiquaient leur part des
bénéfices, c’était Dieu qui réclamait son
âme ; il fallut bien la rendre.
Mais les entreprises ne meurent pas
comme les hommes. Ce sont des corps mystiques qui ne périssent jamais. La marque
Opel continua de vendre des bicyclettes,
puis des automobiles. La firme comptait
déjà mille cinq cents employés à la mort de
son fondateur. Elle ne fit que croître. Une
entreprise est une personne dont tout le
sang remonte à la tête. On appelle cela une
personne morale. Leur vie dure bien au-delà
des nôtres. Ainsi, ce 20 février où Wilhelm
médite dans le petit salon du palais du président du Reichstag, la compagnie Opel est
déjà une vieille dame. Aujourd’hui, elle n’est
plus qu’un empire dans un autre empire, et
elle n’a plus qu’un très lointain rapport avec
les machines à coudre du vieil Adam. Et
si la compagnie Opel est une vieille dame
très riche, elle est toutefois si vieille qu’on ne la remarque presque plus, elle fait désormais partie du paysage. C’est qu’à présent la compagnie Opel est bien plus vieille que de nombreux États, plus vieille que le Liban,plus vieille que l’Allemagne même, plus vieille que la plupart des États d’Afrique, plus vieille que le Bhoutan, où les dieux sont pourtant allés se perdre dans les nuages »

__________________________

c’est extra, non, cette histoire de machine à coudre qui  » rejoint la courbe du temps » ? qui fait voyager comme un ballon de taffetas gonflé à l’air chaud, et p’têtre aussi à l’éthanol à haute dose, m’enfin, tant que ça plane…

J’aime par-dessus, tout le style innovant de M. Vuillard.
Tant sur les idées:
 » les entreprises sont des corps mystiques »

Sur les bons mots, vite faits  » bref »:
 » c’était Dieu qui réclamait son âme; il fallut bien la rendre »

Ainsi que cette dimension symbolique de l’escalier casse-gueule, dans le château ensorcelé, où M. Vuillard se livre à des égarements de conte de fée; y’a même un « premier de cordée », c’est dire…comment les entrepreneurs en macronie ont fait école…

ou sur cette dimension un peu madame Irma qui ferait du Vaudou: « Adam sorti des entrailles indéchiffrables de sa mère »
( le petit-fils d’Adam, ex-époux de Brigitte bardot, faisant dans l’astrologie…)

Mais par dessus tout j’aime la belle langue de M. Vuillard. A la va-comme-je -te-pousse.
Tu prends d’un coup 1000 points au scrabble ( mais perds bien plus en intelligence !) avec les verbes: parloter, flânocher, piapiater, est un très jouli : » esquichant ».

Voui, Vuillard est un très grand !

Bloom dit: 7 novembre 2017 à 2 h 39 min

Davantage à sa place ici;
Je crois que c’est la première fois que je lis un livre avant qu’il ne reçoive le prix Goncourt. J’avais dévoré « 14 juillet » pendant l’été. Normal. A part quelques réserves sur le « on », j’avais beaucoup apprécié cette prose nerveuse, la parole redonnée aux sans grade, surtout. Et puis l’usage subtil d’archaïsmes et de néologismes. M’est revenu le souvenir du billet où Passou vantait les mérites de L’ordre du jour, que j’ai téléchargé illico et lu d’une seule traite. Consécration amplement méritée. Je le relirai dans la version papier, en famille, pour Noël.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*