de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Oyez oyez, les lanceurs d’alerte !

Oyez oyez, les lanceurs d’alerte !

Mais non, pas Julien Assange et consorts ! D’autres, authentiquement pionniers dans le genre, écrivains, chroniqueurs et essayistes, il y a quelques dizaines d’années, dont les exhortations sont redevenues furieusement actuelles. Le premier d’entre eux, l’esprit le plus noble, le plus sincère et le plus fervent qui soit, un Français du nom d’André Suarès. C’est à peine si son nom a surnagé et c’est une misère de le voir si souvent confondu, même par des historiens, avec celui du journaliste Georges Suarez, fusillé à la Libération devinez pourquoi. Un éditeur inspiré a réuni les textes politiques publiés de son vivant à partir de 1920 et jamais repris en volume depuis sa mort en 1948. Cela s’intitule Contre le totalitarisme (224 pages, 15 euros, Les Belles lettres). Dans son esprit, cette initiative ressemble à ce que l’on pourrait appeler de l’édition d’urgence. Ou de première nécessité. Quelque chose de militant mais dans la meilleure acception du terme (la pire, on la connaît : systématisme, sectarisme etc). S’il existait des librairies de garde comme il en va des pharmacies, on devrait pouvoir se le procurer au coin de la rue la nuit tombée après avoir écouté le journal télévisé, suivi certains débats de la campagne électorale et découvert les derniers sondages d’opinion qui nous promettent pour la fin de partie les représentants des deux extrêmes, démagogues à la rhétorique populiste si bien rodée qu’un certain nombre de leurs électeurs passeront sans mal de l’un à l’autre en fonction des circonstances.

On devine vite l’intention du livre ou son ambition : être perçu comme la protestation continue de l’esprit de liberté contre toutes les formes de tyrannies. Ennemi du mensonge, libre penseur, visionnaire méconnu, Suarès était ce qu’on appelle communément un emmerdeur : ce tempérament ombrageux, notoirement asocial n’en fut pas moins une Indispensable vigie d’un siècle de fer et de sang. Insurgé permanent hanté autant qu’habité, ce qui n’a pas facilité la diffusion de son oeuvre. Ecrivain et poète, pilier de la NRF, biographe inspiré de nombre d’écrivains et ardent dreyfusard, il était également un polémiste au ton volontiers prophétique, que l’on finissait par prendre pour un Cassandre de plus alors que l’Histoire donnait souvent raison à l’exceptionnelle acuité de son intelligence. Mais on sait à quel point il est inconfortable d’avoir souvent raison trop tôt. Il eut ses moments de découragement, tel un Cassandre inutile, lorsqu’il se sentait rejeté tant ses philippiques effrayaient le bourgeois munichois.

« C’est peu de n’être cru : mais n’être pas ouï ? »

N’empêche que même dans le désert, au plus profond de sa nuit, il ne sentait d’autre devoir que de ne pas s’abaisser. Quelle leçon ! Ce livre recèle des pépites interdites, inconnues des connaisseurs et pour cause, telles En marge d’un livre, censuré par Grasset et édité à tirage limité hors commerce en 1936, la Chronique de Caërdal publiée dans la NRF entre 1939 et 1940 avec des papiers magnifiques d’intelligence critique sur Baudelaire, Unamuno, Leopardi, La Bruyère, les Brontë. Europe fraternelle, culte des grands esprits de tous les pays, obsession du rang de la France et de son esprit dans le concert des nations, virulente hostilité à l’endroit du pacifisme noble mais infirme, du désarmement funeste et irréaliste … A travers ses thèmes de prédilection, on retrouve malgré tout, c’est à dire malgré ses promesses d’apocalypse, un certain optimisme tant il décèle dans l’âme de la France toutes les ressources pour lutter sur tous les plans contre les totalitarismes (le pluriel n’aurait pas été de trop dans le titre en couverture) : communiste, fasciste, nazi.

Sa plume que l’on dirait trempée dans le flacon de vitriol dont se servait Léon Bloy, n’épargnait pas plus les fauteurs de guerre que les dictateurs. Dès 1930, il est l’un des tous premiers à hurler dans toutes les tribunes qui l’accueillent que « M. Hitler » est diabolique et qu’on ne dîne pas avec lui fût-ce avec une longue cuillère. Alors au sommet de sa réputation, il a pris tous les risques. Dès 1936, il annonçait le cortège d’horreur de la guerre totale à venir : meurtres collectifs au nom de la race, génocides etc Ne lui a manqué que d’avoir envisagé la performance technique de la mort industrielle lorsqu’elle est servie par une organisation sans faille (les camps d’extermination et les chambres à gaz).

« Le club est votre église ; le bar, votre sanctuaire ; l’urne, votre ciboire ; le bulletin de vote, trempé dans la vinasse, votre eucharistie ; et le mastroquet, votre cathédrale. »grosz-beautyiwillcherish-m1349570756633

Michel Drouin, à qui notre connaissance de son œuvre doit tant, disait que, isolé, n’ayant pour tout bagage que son génie d’écrivain, son instinct, sa raison, son « ardeur pensante », André Suarès aura mené en plein accord avec le mouvement de l’Histoire, « l’instruction de nos désastres ». A noter également qu’on ne trouve rien de comparable, de cette encre et de cette force, ni même rien dans le même ordre d’idées, chez les autres «  »grands » » de sa génération, les Gide, Claudel, Valéry, Giraudoux, Rolland, Bernanos. « « Et dire qu’il se voulait avant tout poète et musicien… » » Ce n’est pas tant qu’André Suarès nous manque, à nous qui le connaissons si peu; c’est surtout qu’il nous manque un André Suarès.

Rares sont les intellectuels français de cette époque dont on pourrait en faire les frères en pugnacité. Il faut aller voir ailleurs, en Allemagne justement. Erich Kästner fut à sa manière un « romancier d’alerte » . Un autre nom vient spontanément à l’esprit, pas des plus connus, hélas, mais des plus puissants par le souvenir qu’il a laissé dans la mémoire de ceux qui l’ont lu et le lisent encore, celui de Klaus Mann. Il y a comme une parenté en prophétisme politique entre ces hommes au destin de Cassandres. Ils avaient un trait de caractère en partage, beaucoup moins répandu qu’on ne le croit, la lucidité.

A croire que l’administrateur général de la Comédie-Française et l’éditrice des Belles-Lettres se sont donnés le mot, le fait est que Contre le totalitarisme produit sur le lecteur en effet d’autant plus puissant s’il sort de la représentation La résistible ascension d’Arturo Ui (traduit de l’allemand par Hélène Mauler et René Zahnd, édité par L’Arche). Cela se passe à Chicago autour d’un trust contrôlant le marché du chou-fleur sur fond de corruption, détournement de fonds d’Etat, chantage, pressions, racket, démagogie, voyoucratie de la politique (ne manque que les emplois fictifs !) mais on sait de quoi il en retourne et l’identification des personnages à Hitler, homme d’Etat aux allures de malfrat, Hindenbourg, Göring, Röhm, Goebbels, Dollfuss est telle qu’il ne s’agit évidemment pas de personnages à clé. Le dramaturge, qui avait en tête une histoire sur l’ascension sociale par le crime, avait la mémoire pleine des films noirs américains Little Caesar, Scarface, The Public Ennemy ainsi que les romans tout aussi noirs de Horace Mac Coy et James Cain. Dans son Journal de travail à la date de mars-avril 1941, Brecht prévenait depuis son exil finlandais :

« Une conjonction trop étroite des deux intrigues (l’intrigue des gangsters et l’intrigue des nazis), dons une forme qui prendrait la première intrigue comme une symbolisation de la seconde, serait insupportable, »

Le spectacle est réussi en ce qu’il met parfaitement à nu la théâtralité du fascisme et déconstruit le spectacle du pouvoir, même si, une fois de plus, on admire la voix de bronze de Bakary Sangaré dans le rôle du bonimenteur sans comprendre la moitié de ce qu’il dit. Emballé par ce que j’avais vu et entendu, j’ai prêté l’oreille à une conversation de critiques sur le parvis du théâtre. L’un d’eux, qui disait avoir perdu sa soirée, comparait la mise en scène de l’allemande Katharina Thalbach (qui est « née » et a grandi dans les années 60 parmi les Berliner Ensemble du temps de la RDA)  avec celle, à ses yeux bien supérieure de Jean Vilar et Georges Wilson en 1960 au théâtre de Chaillot. Après tout, pourquoi pas, de toute façon, nous n’en n’étions pas pour pouvoir aujourd’hui en juger et comme le dit Eric Ruf, le patron du Français, « la forêt d’intentions » des exégètes de Bertolt Brecht est d’une densité insoupçonnable. Cette fois, il s’agit de montrer en quoi l’auteur « vise à détruire le respect dangereux qu’inspirent les grands criminels au commun des mortels ».

Le principal argument du critique tenait à ceci que Vilar avait eu l’intelligence de montrer de bout en bout un Arturo Ui effrayant quand celui de Thalbach ne l’est que par moment, le comique, le burlesque et le ridicule dominant la mise en scène, ce qui rend justice à l’humour de Brecht jusqu’en sa dimension clownesque (que dire alors du Dictateur de Chaplin ?). Toutes choses qui confèrent au personnage un côté humain (trop humain ?) quand l’effroi le tirait du côté du monstre. Il est vrai que, de son propre aveu, Katharina Thalbach a voulu réussir l’alliance du théâtre populaire et du grand style et… :

« … la traiter comme un de ces grands spectacles de foires annuelles – presque sous la forme d’une complainte, voire d’un mystère – en soulignant l’héritage des grands drames shakespeariens »

Or c’est justement pour cela que cette fable (à l’affiche jusqu’au 30 juin en alternance) m’a paru être une parabole d’une remarquable actualité, elle aussi, au-delà des talents conjugués des membres de la troupe, outrageusement maquillés comme dans un tableau de George Grosz, pas seulement heureux mais manifestement fiers de la jouer.

La majorité des électeurs allemands a confirmé la position du NSDAP comme premier parti d’Allemagne aux élections législatives de juillet 1932 avec 37,3 % des voix. Celles qui ont porté légalement « M. Hitler » au pouvoir, non par la force mais par adhésion à sa personne et ses idées, des gens des classes moyennes, des fonctionnaires, des professions libérales etc en poussant le président à le nommer chancelier de la République de Weimar, n’étaient pas effrayées. Plutôt rassurées, confiantes sinon envoûtées. Seuls, si l’on peut dire, les militants démocrates, les opposants de la première heure, les communistes, les Juifs, qui les premiers firent les frais de la répression et de la censure, étaient plongés dans l’inquiétude, le désarroi, la terreur (l’œuvre de Brecht fut brûlée dans l’autodafé du 10 mai 1933 et il partit sur les routes de l’exil). Mais les autres, tous les autres qui constituaient la majorité (mais pas absolue), n’étaient en rien dans la peur et l’effroi, tout au contraire, hélas.

(« Une scène de la pièce à la Comédie-Française » photo Brigitte Enguerand ;  » Beauté, je veux te chanter » de George Grosz, 1919, Galerie Nierendorf, Berlin)

Cette entrée a été publiée dans Essais, Histoire, Théâtre.

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commentaires

955 Réponses pour Oyez oyez, les lanceurs d’alerte !

renato dit: 17 avril 2017 à 8 h 17 min

À propos de blogs, réseaux sociaux et « vie virtuelle », Phil : il y a de l’agitation plus ou moins futile et du pessimisme ainsi que de l’optimisme — fastidieux, l’un comme l’autre — ; mais il est surtout question de systèmes de « rangement de tiroirs », agrémentés d’un chouïa de « retour du refoulé », peu importe si avec ou sans « certificat médical », parce que les relations sociales dites virtuelles sont une rhapsodie sous vide, entremêlée d’interludes insensés, créé par une perception du réel qui pourrait se situer entre Les voyages de Gulliver et une lecture de Clausewitz inévitablement anachronique car que l’on le sache ou non, que l’on le veuille ou non, la possibilité du conflit nucléaire nous conditionne, et puisque depuis la deuxième moitié du siècle dernier nous savons que tout peut finir en un instant, il ne s’agit plus, désormais, de gagner ou perdre une guerre et puis retrouver l’action politique afin de redéfinir le réel ; et cela se projète sur l’action de tout le monde, même sur celle de ceux qui avancent masqués. Cela dit, si on veut esquisser un portrait — présumé — de l’internaute, les goûts alimentaires et vestimentaires on ne peut les deviner, mais on identifie aisément leurs constructions mentales. Maintenant, cash : on peut conduire une action baroquisante sur un blog pour le plaisir du jeu — puisque l’on n’est vraiment pas là, on ne peut accepter l’hypothèse qu’une action dans l’espace virtuel soit valide — ; mais les choses adviennent encore à travers les interactions dans le monde physique, que la nature de l’action soit baroque ou pas.

JC..... dit: 17 avril 2017 à 6 h 22 min

Au Royaume des Petites Gens, rien ne change, la situation est saine, évidente, claire : la pire chienlit avant l’explosion sociale, culturelle, religieuse…

JC..... dit: 17 avril 2017 à 6 h 17 min

Au Royaume des grands acteurs, saluons la Mélenche agitée !

« La meilleure arme pour répondre ? «Le sourire et le rire. » La séquence passe. Il se lance dans le thème du jour, la liberté. « L’heure de la libération approche », dit-il à la presse. » (Libé)

La Libération ! Effectivement, contre la candidature dictatoriale du Bolivabonàrien hologrammé, la meilleure arme est le sourire … de la dérision.

JC..... dit: 17 avril 2017 à 6 h 03 min

Au Royaume des dirigeants boudinés, le plus souriant est tout de même Kim Grasdouble…. quand on voit la tronche du Petit Bedonnant au Chemin des Dames !

Un cadavre politique, regard vide, simulacre de chef d’Etat déambulant entre les tombes de nos valeureux grands pères.

JAZZI dit: 17 avril 2017 à 1 h 08 min

 » il n’y apparemment aucun rapport entre l’image qui m’a permis de comprendre la présence du fantôme d’Auschwitz dans la vie de mon père, un tableau de Rembrandt, et la réalité de l’existence d’un fantôme dans ma vie. »

Le rapport, c’est toi, l’Unique A.lba ! Nulle décohérence en toi, au contraire !

Phil dit: 17 avril 2017 à 0 h 38 min

tout de même quel souffle vous avez, dear Widergänger. Le pauvre Cercas, torché à la face de Giron ! Vous avez eu le temps de ramasser vos oeufs de Pâques à Sitges ?

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 23 h 45 min

Mais non ! Tu n’y comprends rien, toi non plus !

Non, il enseigne à la face de Girona, pas Barcelona. À moins qu’il ait muté…

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 23 h 44 min

C’est une musique tout à fait bouleversante, pleine d’énergie et d’émotion. Tout en écrivant j’écoute « Nuits dans les jardins d’Espagne », avec Barenboïm au piano. Quelle fougue ! Quelle miracle de magie sonore ! Quelle envoutement cette musique ne produit-elle pas sur tout mon système nerveux central en état d’extase…! Il y a des moments comme ça dans la vie où on devient particulièrement sensible à une forme de musique, il ne faut pas les rater. On n’est pas forcément toujours en phase.

JAZZI dit: 16 avril 2017 à 23 h 44 min

Tu veux piquer la place de Javier Cercas à la Fac des Lettres de Barcelone, WGG ! Là ou tu vois « décohérence » moi j’y vois « unicité », tout au contraire !

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 23 h 37 min

JAZZI, allons, un peu de bon sens ! Tu n’as donc jamais entendu parler des pulsions inconscientes. La littérature sert précisément à les mettre en œuvre. Les romans de Robbe-Grillet mettent en œuvre ces pulsions à travers leur projection dans le monde réel souvent le plus quotidien et le plus banal. Le rôle du lecteur consiste à comprendre ce jeu littéraire. Et il est très doué Robbe-Grillet pour manipuler les mots à double entente, et en conséquence manipuler aussi le lecteur. C’est d’ailleurs ce qui fait tout le plaisir de la lecture.

Moi, si j’avais à faire une conférence à Oxford, je m’attacherais à prendre des œuvres littéraires modernes ou postmodernes pour montrer comment les écrivains se débrouillent avec ce problème de la « décohérence » qui est un énorme problème esthétique.

Javier Cercas, il est bien gentil dans ses conférences, mais c’est souvent du bavardage qui passe à côté de l’essentiel. Il n’a pas fait son travail de chercheur. Pourtant ce n’est pas faute d’être par ailleurs un écrivain en proie à cette problématique, qu’il met en œuvre de manière intéressante dans son œuvre, mais qu’il est incapable de penser en tant que théoricien du roman dans ces conférence d’Oxford. Je doute qu’il me lise ici, c’est dommage, on aurait pu sinon engager un dialogue.

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 23 h 25 min

Le fait qu’il n’y a pas de nappage possible pour parler de l’histoire contemporaine me semble de première importance. Javier Cercas ne voit pas où est le problème, il ne le pense pas. Dans mon roman, j’ai le même problème de « décohérence » : il n’y apparemment aucun rapport entre l’image qui m’a permis de comprendre la présence du fantôme d’Auschwitz dans la vie de mon père, un tableau de Rembrandt, et la réalité de l’existence d’un fantôme dans ma vie. Cette décohérence est quelque chose de fondamental dans la littérature moderne. La réalité nous met face au mur et il faut se débrouiller avec en inventant précisément de nouvelles formes qui puissent mettre en œuvre cette « décohérence » sans la trahir par un nappage artificielle qui ne correspondrait plus à rien, et tournerait la littérature en kitsch. Mais Javier Cernas ne voit pas du tout où est le problème. Il ne comprend pas le problème esthétique à surmonter et à penser théoriquement ensuite si l’on veut faire de la théorie.

Sergio dit: 16 avril 2017 à 22 h 43 min

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 17 min
favorable à ce qu’on enlève la trompette

Ca d&pend, si elle peut jouer le Pont de la rivière Kwaï…

Janssen J-J dit: 16 avril 2017 à 22 h 05 min

64 ans…! dans quelques heures, Passou j’souhaite bon anniversaire à votre répu des bouks, après les présidentielles, les lanciers d’alerte arriveront bien trop tard, comme qui dirait déboussoldés.
BS à toussent.

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 50 min

Trois car de plus chez Angèle Paoli
Car quels biens souhaiterais-tu si tu désires te les soumettre et qu’ils t’augmentent ? (…)

Car une maison, ne suffit point, pour en être heureux, qu’elle soit luxueuse ou commode ou ornementale et que tu t’y puisses étaler, la croyant tienne. D’abord parce qu’il n’est rien qui soit tien puisque tu mourras et qu’il importe non qu’elle soit de toi ― car c’est elle qui s’en trouve embellie ou diminuée ― mais que tu sois d’elle car alors elle te mène quelque part, comme il en est de la maison qui abritera ta dynastie.
(…)
Car peu riches en vérités sont tes joies tirées de tes digestions.

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 45 min

obs dit: 16 avril 2017 à 19 h 54 min

merci vivement.

bah le voyage en Chine a dû être très pénible si Soles s’attaque à un mort.

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 42 min

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 19 h 28 min

bouguereau, ce que je trouve très important, c’est lorsqu’il lave les pieds à quelqu’un ; je me demande si la clé n’est pas là, dans cet acte là.

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 41 min

obs dit: 16 avril 2017 à 19 h 26 min

merci ; demain je m’y colle ; je sors la bible de son carton et je regarde les représentations de christiane.

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 39 min

Les représentations diverses de Marie Madeleine je ne les connais guère.
Je vais rattraper cela aussi.

Sollers ?

Peut-être à cause du sang. Celui de la naissance, des menstrues et de la mort. Cela nous inscrit dans une continuité.

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 21 h 38 min

L’écriture de Robbe-Grillet n’a à mon avis rien de blanche. C’est au contraire une écriture qui paraît s’attacher à une description minutieuse des objets, en cela donc apparmment réaliste, mais cette « relation d’objet », comme dit le discours psychanalytique, cache en fait une écriture du fantasme, un imaginaire obsessionnel. Cette profonde ambiguité de l’écriture de Robbe-Grillet fait tout son intérêt et sa profondeur. Ses textes sont toujours extrêmement ambigus. Encore faut-il savoir les lire.

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 37 min

christiane dit: 16 avril 2017 à 18 h 57 min

je l’ai toute cette histoire, demain je m’y consacre. Mais pourquoi alors la première fois, elle l’a pris pour le jardinier ? La voix on la reconnait du premier coup.

Savez-vous que je ne suis jamais entrée dans la basilique de Saint Maximin alors que je l’ai longée nombre de fois. Sur la Sainte Baume, la grotte, je l’ai appris très récemment que c’était Marie Madeleine qui y avait vécu. Le cordonnier est le plus mal chaussé.

Merci à vous.

rose dit: 16 avril 2017 à 21 h 32 min

Le nappage en pâtisserie c’est une couverture lisse ; sensée rendre plus joli l’aspect final du gâteau et pour coller la décor; dessus aussi. Les boules de toutes les couleurs ou le mimosa ou des granulés de chocolat.

L’incipit, c’est vrai, a une importance énorme.
Dans Citadelle, il est très beau (il est difficile ce livre parce qu’il nécessite d’être très concentrée) :
Car j’ai vu trop souvent la pitié s’égarer.

Il est magnifique, cet incipit ; cette formule incantatoire, Saint Ex la reprendra souvent au coeur du livre ; ou bien en tête de chapitre, ou bien en tête de paragraphe. C’est son leitmotiv.

Car je méditais les chants, les rumeurs et les méditations d mon peuple. page 126

LXXIVCar je les ai vus pétrir leur glaise

CXXV Car exactement comme la cathédrale est un certain arrangement de pierres toutes semblables mais distribuées selon des lignes de force dont la structure parle à l’esprit, exactement de même qu’il est un cérémonial de mes pierres.

etc.

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 20 h 09 min

« Non, l mot de « napage » n’a rien de comique. »

En tout cas, Paul Edel et moi, ça nous fait bien marrer…

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 20 h 05 min

« Pourquoi Philippe Sollers commence son roman Femmes (dont un vaste pan est consacré à la Bible), par ces lignes… »

Parce que Sollers est un parfait misogyne et s’en vante, depuis son pseudo-roman « Femmes », qui est un monceau d’ignominies, contre les femmes et… contre Barthes auquel Sollers s’attaque, plusieurs années après sa mort. Un tissu nauséabond de lâchetés.

obs dit: 16 avril 2017 à 19 h 54 min

Chez Marc, il est question de « Marie Madeleine, de Marie, mère de Jacques et de Salomé ». Luc, tout en citant Marie-Madeleine, Jeanne et Marie mère de Jacques, parle aussi d’un groupe de femmes apparemment plus nombreuses.

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 19 h 41 min

chez tout semiologue il y a un humoriste

si augure augurème polo..hach les latins..des chefs one liner

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 19 h 37 min

Je ne suis pas Paul Edel, Delaporte

zête même pas comme cul et chmise..la par contre pour la chmise on peut forcer sur l’assouplissant..qu’est ce t’en penses dédé..j’ai pas bon?

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 19 h 35 min

Mais le problème, si tout le monde est en prison, qui c’est qui fera à manger pour les gardiens ?

tu copies sur karlos marximus..hon peut pas compter sur jicé en tout cas

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 19 h 28 min

ne savais pas que marie madeleine était seule ; je compte fort le vérifier.

‘touche moi pas’ qu’il dit jésus..c’est là tout le concentré d’jus..mais pas dans l’sens tu pues..mais j’ai des abdos telment en cote d’or..zêtes nul en vaudou

obs dit: 16 avril 2017 à 19 h 26 min

« ne savais pas que marie madeleine était seule ; je compte fort le vérifier. »

Elle est seule chez Jean, Rose. Chez Matthieu, elle est accompagnée de « l’autre Marie ».

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 19 h 22 min

Tout procédé qui sert à homogénéiser des éléments hétérogène pour en faire un tout, c’est du nappage, comme pour un gâteau

dracul y salope tout..la littératur sa mère passe..mais la bouffe

Paul Edel dit: 16 avril 2017 à 19 h 11 min

L écriture blanche citée en exemple par Barthes pour définir robbe grillet s est étendue à certains auteurs des éditions de minuit qui de Duras à Toussaint est devenue une blanchisserie.

christiane dit: 16 avril 2017 à 18 h 57 min

Rose,
Marie de Magdala le reconnait à la voix quand il prononce son prénom.
N’est-ce pas vous qui citiez (S.E) : « L’essentiel est invisible pour les yeux » ?
Mystère aussi, (dans la tradition provençale) que cette barque, sans voile ni rame, la conduisant aux Saintes-Maries-de-la-Mer avec Marthe et Lazare et la suite de la légende. Elle aurait, en suivant le cours de l’Huveaune, atteint le massif de la-Sainte-Baume où elle serait restée jusqu’à sa mort, vêtue uniquement.. de ses longs cheveux (voir Le Titien et sa Madeleine en extase… belle ambiguïté))… Son tombeau (?) serait à Saint-Maximin… La légende de la Sainte-Baume ne serait qu’un récit hagiographique ? La relation entre Jésus de Nazareth et Marie Madeleine demeure une source de débats vifs dans le monde chrétien…(évangile de Philippe)
Pourquoi Philippe Sollers commence son roman Femmes (dont un vaste pan est consacré à la Bible), par ces lignes : « Le monde appartient aux femmes./ C’est-à-dire à la mort./ Là-dessus, tout le monde ment. » ?
Georges de la Tour l’a représentée au miroir, à la veilleuse : magnifique, mais ma préférée est celle si simple et fragile, attribuée à Gregor Erhart (1470-1540), (Musée du Louvre). Quant à celle de Rodin…Passion, passion…

joão viegas dit: 16 avril 2017 à 18 h 38 min

Article intéressant, mais la malheureuse formulation « Michel Drouin, à qui notre connaissance de son œuvre doit tant, disait que… » est-elle vraiment indispensable ?

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 18 h 37 min

Non, l mot de « napage » n’a rien de comique. C’est assez banal. C’est tout procédé qui vise à atténuer les reliefs, les différences entre des éléments hétérogènes. Par exemple nombreux sont les procédés pour faire oublier au lecteur qu’un roman commence. C’est une espèce de napage entre le silence et le texte. Tout procédé qui sert à homogénéiser des éléments hétérogène pour en faire un tout, c’est du nappage, comme pour un gâteau. Ça n’a rien de bizarre comme dénomination. Faut s’appeler Delaporte pour trouver à y redire et en plus injurier l’auteur du bon mot. C’est vraiment s’énerver pour pas grand chose.

Sergio dit: 16 avril 2017 à 18 h 14 min

rose dit: 16 avril 2017 à 18 h 06 min
il a sa moto qui a des ratés

Il a l’air d’avoir deux airs…

Dans Gaston (Lagaffe) il y a un des dessinos qui vient à moto, la « Sapetoku »…

rose dit: 16 avril 2017 à 18 h 03 min

j’aurai tendance à penser que deux emmerdeurs côte à côte, c’est un de trop. C’est juste une idée.

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 17 h 39 min

Le livre que Barthes a écrit à propos de Sollers est une drôle de chose. Visiblement, il n’a rien retenu ou voulu retenir du vrai crétin qu’était Sollers, et a essayé de transporter le personnage dans le monde personnel de ses propres théories, pour sauver ses relations avec lui. Evidemment, avec le recul cela ne tient pas. Ce que nous dit le voyage en Chine est à ce titre très révélateur.

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 17 h 32 min

Barthes avait sans doute beaucoup de défauts, mais c’était quelqu’un de raffiné. Obligé de cohabiter quinze jours durant avec un immonde lourdaud comme Sollers, et c’était immédiatement la panique…

Sergio dit: 16 avril 2017 à 17 h 31 min

D. dit: 16 avril 2017 à 17 h 20 min
renato dit: 16 avril 2017 à 8 h 25 min

Masao Yamamoto :
bizarre passque j’ai pas vu de moto sur la photo.

Yamamoto c’est aussi l’amiral de Tsushima… Ca a gaufré, hein ! Les pauves Popov…

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 17 h 30 min

Ce qui me rend Barthes sympathique c’est, pendant le voyage en Chine, ce qu’il dit de Sollers. Obligé de se le coltiner pendant tout le périple, Barthes ne cesse de dire : « Quel emmerdeur ! » Sollers, avec sa fausse joyeuseté, lui cassait littéralement les pieds…

Paul Edel dit: 16 avril 2017 à 17 h 26 min

Du degré zero au second degré? il n y a qu’ un pas.ce » nappage « de Barthes c ‘est comme le rubato en musique ..

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 17 h 18 min

Paul Edel, l’humour de Barthes ne m’a vraiment jamais frappé. Ou alors très au second degré.

D. dit: 16 avril 2017 à 17 h 18 min

Proposition n°95 – promouvoir la laïcité et lutter contre le communautarisme. Inscrire dans la constitution le principe : « La république ne reconnait aucune communauté ». « Rétablir la laïcité partout, l’étendre à l’ensemble de l’espace public et l’inscrire dans le code du travail »

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 17 h 13 min

En ce dimanche de Pâques, sur son blog, Chevillard parle de lui :

« Cet écrivain ne rate pas une occasion de venir s’écouter parler dans les rencontres publiques. Et pourtant, il répète toujours la même chose. »

obs dit: 16 avril 2017 à 17 h 10 min

Jean 20

20.1
Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre.
20.2
Elle courut vers Simon Pierre et vers l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l’ont mis.
20.3
Pierre et l’autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre.
20.4
Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre;
20.5
s’étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n’entra pas.
20.6
Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre,
20.7
et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part.
20.8
Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut.
20.9
Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l’Écriture, Jésus devait ressusciter des morts.
20.10
Et les disciples s’en retournèrent chez eux.
20.11
Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre;
20.12
et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.
20.13
Ils lui dirent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur répondit: Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis.
20.14
En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout; mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
20.15
Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai.
20.16
Jésus lui dit: Marie! Elle se retourna, et lui dit en hébreu: Rabbouni! c’est-à-dire, Maître!
20.17
Jésus lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
20.18
Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses.

Sergio dit: 16 avril 2017 à 16 h 34 min

« celui de Thalbach ne l’est que par moment, le comique, le burlesque et le ridicule dominant la mise en scène »

Ca sert à rien, cela, puisque dans la réalité les mecs se marrent pas, se disant au mieux, ou au pire, que c’est toujours préférable à autre chose…

Quelqu’un qui va à la messe qui rigole… Il y retourne quand même !

Cette mise en scène, cela revient à essayer d’ouvrir des yeux qui de toutes manières ne le veulent pas, sans quoi ils l’auraient fait tout seuls depuis belle lurette…

Sergio dit: 16 avril 2017 à 14 h 58 min

D. dit: 16 avril 2017 à 9 h 47 min
c’est la prison pour tous.

Havec des ergastules individuelles pour les sujets d’élite…

Et puis des boulets comme les Dalton !

Sergio dit: 16 avril 2017 à 14 h 55 min

François Delpla dit: 16 avril 2017 à 0 h 53 min
Et ce sont les descendants de Thiers qui en sont, de plus en plus clairement, incommodés.

C’est un peu à double tranchant, Thiers étant plutôt du genre directif…

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 14 h 39 min

On voit bien aussi comment Conrad construit l’ambiguité du personnage principal, Kurtz. Il l’insère dans une configuration de personnages et fait s’opposer des éléments entre eux qui font ressortir ce qu’il cherche à faire ressortir.

Par exemple le Directeur de la Compagnie « La Cause du Progrès », qui exploite l’ivoire au Congo belge, est décrit ainsi : « He was great by this little thing that it was impossible to tell what could control such a man. He never gave that secret away. Perhaps there was nothing within him. » Cette univocité qui ressort d’un jugement catégorique « thre was nothing within him », qui l’assimile à un « hollow man », un « homme creux » sans ambiguité n’est là que pour créer un repère de ce qu’il faut entendre par « creux », repère auquel échappe évidemment Kurtz, qui est beaucoup plus compliqué, beaucoup plus ambigu. Contsruction par contraste assez classique qui vient tout droit de Balzac.

JC..... dit: 16 avril 2017 à 13 h 38 min

VARIANTE

« Oyez, oyez, les lanceurs d’Arlette ! »

(…on doit tolérer chez les simplets ce qui parait acceptable, càd publiable, chez les poètes …)

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 13 h 11 min

Peu importe la conceptualisation du phénomène observé, c’est le phénomène qui compte et que ne pense pas Javier Cercas dans sa théorie du roman. Grave faute théorique à mon sens.

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 11 h 59 min

Le « nappage » c’est sûrement une plaisanterie de Barthes. Il s’est dit un jour : qu’est-ce que je pourrais inventer ? Par défi, il a choisi un simple mot de la cuisine et a inventé un nouveau concept fumeux et bien terroriste.

Delaporte dit: 16 avril 2017 à 11 h 56 min

Ce n’est pas parce que Barthes invente une notion comme le « nappage » qu’il faut obligatoirement la mettre à toutes les sauces, c’est le cas de le dire. Et que si un auteur ignore cette notion, il n’est pas forcément dans l’erreur, au contraire, il rétablit peut-être un sens basique plein de possibilités. On peut très bien se passer de Barthes.

JAZZI dit: 16 avril 2017 à 11 h 34 min

« et enfin la troisième qui ferait la synthèse des deux autres. »

N’est-ce pas ce qu’a fait Mathias Enard dans « Boussole », que je n’ai pas lu, WGG ?

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 10 h 53 min

À mon humble avis, ce que Javier Cercas oublie constamment de voir dans ses considérations intéressantes par ailleurs, c’est ce que Roland Barthes appelait le « nappage ». Le roman est certes un genre hybride qui est capable d’absorber beaucoup d’autres genres de discours, le dernier en date selon lui — Le journalisme — le fut bien avant Tom Wolfe, qu’il mentionne comme si c’était chez lui une innovation révolutionnaire, par Proust bien avant comme je l’ai indiqué déjà, mais l’essentiel de l’invention romanesque est dans le « nappage » qui travaille les rapports dialectiques entre les éléments de discours antés les uns sur les autres pour que la greffe puisse donner de beaux fruits.

Or, ce n’est pas le cas dans son roman Anatomía d’un instante. Si ce roman a tellement choqué la critique, ce n’est pas du tout, à mon avis, parce qu’il mêle à la narration des éléments de reportage ou des discours d’ordre historique, c’est beaucoup plus essentiellement qu’il fait fi de tout « nappage » et juxtapose ces éléments hétérogène sans les organiser (volontairement ou pas ?) dans une syntaxe nouvelle. Or Javier Cercas ne pense pas du tout ce problème dans sa théorie du roman moderne. Autrement dit, il ne pense en réalité pas grand-chose, redisant au fond ce que d’autres ont dit avant lui avec un zeste d’originalité en plus. Il fait une bonne synthèse des théories existantes mais ne pense pas du tout ce problèlme du « nappage », et du scandale en quelque sorte que son absence provoque. Or, il aurait été justement passionnant de s’interroger sur l’absence de nappage dans son roman pour comprendre quelque chose sans doute de l’histoire elle-même qu’il raconte, où les éléments NE PEUVENT PLUS être reliés les uns aux autres pour construire une syntaxe romanesque cohérente parce que la « décohérence » de l’histoire de l’Espagne qu’il raconte est patente ! Il parle d’ailleurs très bien, mais sans la nommer, de la « décohérnce » de l’histoire, avec des responsables politiques de droite qui ont travaillé pour le franquisme durant la dictature qui se voient d’un seul coup sous les balles des franquistes pour défendre la démocratie en Espagne, le chef du parti communiste espagnol qui se bat au côté d’ubn ex-franquiste pour défendre une démocratie qui a mis le communisme au rebus de l’histoire. C’est ça qu’il aurait fallu penser dans sa théorie du roman. Il a complètement raté son coup, Javier Cercas.

Widergänger dit: 16 avril 2017 à 10 h 36 min

Je suis en train de lire la première conférence de Javier Cercas, « La tercera verdad ». Il y aurait beaucoup à dire. Les choses ne sont pas si catégoriques qu’il le dit quand il voit à la suite de Kundera trois étapes dans l’art romanesque, la première qu’inaugure Cervantès avec le Quijote fondée sur l’art de la digression, la seconde sur le resserrement de la trame narrative avec la rigueur dans la composition du père de la modernité romanesque, Flaubert et le XIXè siècle, et enfin la troisième qui ferait la synthèse des deux autres.

Si l’on prend À la Recherche du temps perdu, on trouve à la fois une trame narrative très composée, des digressions qui confinent à un enseignement dogmatique affirmé d’ailleurs par Proust lui-même qualifiant son roman de « dogmatique », des mélanges de genres divers à profusion comme le discours journalistique à propos de l’affaire Dreyfus, le roman gothique à propos du bourdon de Charlus, le roman à la manière de Madame de La Fayette, et tant d’autres encore. En même temps il est l’aboutissement terminal en quelque sorte de tout le XIXè siècle tant dans la forme que dans l’histoire des personnages proprement dite. Son art romanesque est une fusion de l’histoire, de la mémoire et du commentaire. N’oublions pas non plus jamais que les livres de César sont d’abord des commentaires des événements historiques relatés par César : Commentarii de Bello Gallico.

Ce que dit Javier Cercas n’est pas faux mais c’est tellement vu de haut que ça finit par ne plus accrocher le réel d’en bas de la matière romanesque dans sa capacité de résistance à toute mise en forme théorique.

D. dit: 16 avril 2017 à 9 h 47 min

JC, j’ai longuement réfléchi.
Le salaire pour tous est une proposition trop timide. Ce qu’il nous faut pour sauver ce pays c’est la prison pour tous.

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 9 h 21 min

Une mère archaïque donne le sein, en tout cas

pas tellement si l’on en juge sur ‘pièces’..

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 9 h 18 min

Quand ça me prendrait je pourrai prendre l’avion et d’un vol direct aller à Dublin

‘lancé de nains ryanains’ ça c’est du moto

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 9 h 13 min

les ancêtres de Mélenchon étaient des fascistes

s’il a été conçu par un soldat de rommel en bordé il s’a bien ratrappé

JC..... dit: 16 avril 2017 à 9 h 11 min

Bougboug, tu es un médisant… capable de jeter des noisettes à notre bon Wiwi dans sa cage dorée !

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 9 h 09 min

En résumé, il est urgent de remettre en place les « classes sociales » qui permettaient aux meilleurs de monter dans les étage en utilisant l’ascenseur social qui marchait

un ascenseur pour haller au grenier voir dracul..

JC..... dit: 16 avril 2017 à 9 h 06 min

A propos de lancement, il s’avère que la Corée de Kim Grasdouble a non seulement des difficultés à lancer des missiles stratégiques, mais aussi une vraie démocratie, c’est à dire qui ne soit pas « démocratique et populaire », courant héréditaire …

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 9 h 05 min

on mélangera les votes d’un Wiwi démocrate et cultivé, idéalement républicain, avec ceux d’un crétin de quartier fasciste à semoule stupéfiante

pactiser havec la bétise et total c’est l’apocalispse qui se profile au finiche

bouguereau dit: 16 avril 2017 à 9 h 03 min

Et Hollande qui ose !!! nous donner des conseils pour voter.
L’a dû prendre une espèce de potion concoctée par un singe pour se débarrasser de ses inhibitions, lui. L’a pas honte

..que de haine de soi par lui

JC..... dit: 16 avril 2017 à 8 h 50 min

« Les grands sont fous. Moi toute petite je suis saine d’esprit » (rose)

Vive les naines…

rose dit: 16 avril 2017 à 8 h 29 min

Moins de dix mètres carrés cela devrait convenir, mais si l’on veut accueillir quelques voisins, dix mètres carrés conviendraient bien.

Ai trouvé des graines de petits pois sans produit rouges. Ils ont levé.
Je vais partir à la recherche de grottes. Ce serait plus confortable qu’un terrier.

Bon dimanche.
Les grands sont fous.
Moi toute petite je suis saine d’esprit, et sainte en rien. Enceinte deux fois : bonheur inouï.
La Grande Synthe.

rose dit: 16 avril 2017 à 8 h 25 min

Je me demande si cela ne serait pas plus raisonnable d’envisager un espèce de terrier, bien plus petit, dix mètres carrés devraient suffire, style très, très profond avec réserves d’eau douce et quelques provisions. ET des graines, pour quand on pourra ressortir sur terre.
Et Hollande qui ose !!! nous donner des conseils pour voter.
L’a dû prendre une espèce de potion concoctée par un singe pour se débarrasser de ses inhibitions, lui. L’a pas honte.

rose dit: 16 avril 2017 à 8 h 22 min

la zone de Sinpo, dans la province de Hamkyong : les gens sont contents ; maison confortable, verte prairie. Dans le ciel, des tourterelles.
La Turquie prouve par a + b sa non-entrée dans l’Europe.
Dictateurs par ci, dictateurs par là.
Vénézuela.
Comme si entre ultralibéralisme et dictatures pas de champ de possibles.

Nota bene : U. et G. rencontrés cet été m’ont tous deux indiqués les boutiques pour aller faire des courses. Ni l’un ni l’autre n’ont songé à m’indiquer les librairies où aller chercher des bouquins. Les poncifs, c’est comme les dictatures, ça s’accroche ferme et c’est difficile de s’en débarrasser.

Nota : je ne m’habille pas chez H et M. Non.

renato dit: 16 avril 2017 à 8 h 13 min

« … vous jugez bien vite les autres sans en avoir l’aptitude. »

Système de défense typique de ceux qui n’ont aucun argument.

rose dit: 16 avril 2017 à 8 h 05 min

La grange je la verrai bien de 60 mètres carrés, uniquement un rez de chaussée avec une autre grange à côté pour le tracteur et les outils de jardinage.
Une seule pièce, une salle de bains attenante, un wc à part.
Dehors, je verrai bien une grande prairie, très grande, très très grande divisée en plusieurs parcelles, un verger, un potager, un champ à labourer, sinon pourquoi le tracteur ? et de l’herbe.
Des arbres vénérables, charmes frênes bouleaux, saule pleureur un seul, chênes multiséculaires, et des espèces qui s’adaptent au climat rude de la Lozère.

L’eau à la pile.
L’électricité.
Une connexion internet.
Des voisins, près ou loin.
Un bureau de vote au village.

Voilà : je me verrai bien vivre là, pas trop loin de Rodez.

JC..... dit: 16 avril 2017 à 7 h 31 min

En résumé, il est urgent de remettre en place les « classes sociales » qui permettaient aux meilleurs de monter dans les étage en utilisant l’ascenseur social qui marchait, alors que depuis cette funeste année 1968, tout le monde est entassé sans perspectives au rez-de-chaussée, avec 10 millions de pauvres chômeurs à la cave !

rose dit: 16 avril 2017 à 7 h 17 min

Je vous l’ai déjà dit, le 21 février vers 22 heures.

Bah, on s’en remettra.
Bonnes Pâques à tous
(du mardi 11 avril au mardi 18 avril 2017)

rose dit: 16 avril 2017 à 6 h 43 min

La mère archaïque est la version lumineuse et féconde.

C’est ma manière de voir la mère archaïque : dévouée et aimante.

Les femmes vont voir, le lendemain de la mise au tombeau, Marie, Marthe et Marie Madeleine; Elles trouvent la pierre poussée sur le côté et le tombeau vide, le suaire plié proprement et posée sur le tombeau. Personne.

Elles vont le dire ; on ne les croit pas.

Pierre et Jean courent au tombeau.
Gabriel Comte.

Je vous l’ai déjà dit, tant pis ; les choses on peut les dire deux fois.

https://www.portstnicolas.org/musee/les-tableaux/article/les-disciples-pierre-et-jean-courant-au-sepulcre-le-matin-de-la-resurrection

JC..... dit: 16 avril 2017 à 5 h 52 min

Dans l’attente de cette proportionnelle tenant compte de la diversité cérébrale, culturelle et autres, allons à la pêche aux moules dimanche prochain, pour échapper à la Mascarade de l’élection Présidentielle et aux maquereaux en course, bouffons sans la moindre vertu !

JC..... dit: 16 avril 2017 à 5 h 44 min

Tant que l’on n’instituera pas un « Permis de voter à points », on mélangera les votes d’un Wiwi démocrate et cultivé, idéalement républicain, avec ceux d’un crétin de quartier fasciste à semoule stupéfiante, et ce sera la négation du savoir compétent au service du bien public !…

JC..... dit: 16 avril 2017 à 5 h 33 min

Comme les autres, les ancêtres de Mélenchon étaient des fascistes, le suffrage universel étant leur paravent décoratif.

Nouvelle aristocratie, nouvelle tyrannie.

JC..... dit: 16 avril 2017 à 5 h 31 min

Cocasse !

On nous sert la bonne soupe de la  » désobéissance civile » à la Harendt, comme résistance à la violence d’Etat, alors que, doté d’un Etat dont la mollesse est toute hollandaise, il nous faut maintenant faire preuve d’une nécessaire « obéissance civile » dans tous les coins de l’hexagone pour éviter la chienlit absolue !!!

Y en a, je vous jure, qui marchent à côté de leurs pompes …

François Delpla dit: 16 avril 2017 à 0 h 53 min

Ce sont les ancêtres de Mélenchon qui ont inventé et imposé le suffrage universel, pas ceux de Marine !

Et ce sont les descendants de Thiers qui en sont, de plus en plus clairement, incommodés.

D. dit: 16 avril 2017 à 0 h 38 min

Il y a tarama et tarama. J’en connais qui sont très quelconques et d’autres si savamment élaborés et dosé que la finesse et la force combinées sont sublimes. Ils sont 4 fois plus chers que les premiers, bien entendu. Le tarama ne se mange pas à la cuillère à soupe de toutes façons puisqu’il est assez riche en (très bonne) huile d’olive.
J’en connais un à l’oursin qui est surprenant.

François Delpla dit: 16 avril 2017 à 0 h 38 min

 » les derniers sondages d’opinion qui nous promettent pour la fin de partie les représentants des deux extrêmes, démagogues à la rhétorique populiste si bien rodée qu’un certain nombre de leurs électeurs passeront sans mal de l’un à l’autre en fonction des circonstances. »

pas très logique ni, si je puis me permettre un private joke, très churchillien. Si l’on a un ennemi, sied-il de lui donner du renfort ?

D. dit: 16 avril 2017 à 0 h 33 min

Elle est devenue l’épouse de Dieu

Totalement faux théologiquement. L’épouse de Dieu est son Église. Le Christ est conçu du Saint-Esprit qui n’est pas Dieu mais une personne divine de la Trinité. Je conçois que ces subtilités ne soient pas évidentes pour tous.

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 20 h 49 min

C’est un fait, en effet, rose, que le couple que forme la Vierge avec l’enfant Jésus, vaut comme le couple de la Mère archaïque avec son Fils héros. Néanmoins il y a une différence de taille, c’est que la Vierge n’a plus rien à voir avec une Mère archaïque. Elle est devenue l’épouse de Dieu et a rejeté la Mère archaïque agressive dans les ténèbres de l’inconscient. Elle en est la version lumineuse et féconde, elle est la Raison articulée sur la Relation d’inconnu. C’est la grande révolution qui s’est produite au tournant des XIIè et XIIIè siècle avec l’instauration du culte de la Vierge et du sacrement du mariage, et en littérature, le culte de la Dame dans l’Amour courtois, suivi de toute la trame romanesque chez Chrétien de Troyes qui met au fond en œuvre le choc de la culture du Père, la chevalerie, avec la culture de l’amour dans le mariage notamment dans Yvain ou le chevalier au lion, mais aussi dans Erec et Énide.

rose dit: 15 avril 2017 à 20 h 35 min

chez les juifs, c’est très intéressant pessah, la Pâque juive signifie le passage à pied sec de la mer rouge pour se sauver d’Egypte, derrière Moïse devant qui les flots s’ouvrent.

rose dit: 15 avril 2017 à 20 h 30 min

je voudrai savoir quel jour a lieu la déposition (la descente de la croix). Moi je suis allée sur le mont Golgotha. Oui.

rose dit: 15 avril 2017 à 20 h 14 min

Si certains veulent voter par procuration, pour cause d voyage lointain, je veux bien surseoir.

Cela compensera pour ceux qui donnent leurs voix à n’importe qui pour voter n’importe quoi.

Quand je pense que ce ne sont même pas les bons costumes.

D. dit: 15 avril 2017 à 20 h 11 min

Si certains hésitent entre Fillon et Macron au 1er tour, je leur donne le truc : Marine Le Pen.

Par ailleurs, pour ceux qui ont l’intention de voter deux fois : 2 ans de prison et 4000 euros d’amende.
Et il est certain qu’ils se feront pincer car les cahiers d’émargement seront saisis en informatique et recoupés au niveau national.
Faites passer le message au cas où…

rose dit: 15 avril 2017 à 20 h 07 min

je crois que je vais voter Lasalle au premier tour et Mélenchon au deuxième. Comme ça, il pourra rembourser les sous de sa campagne, s’il a 5 %, Jean.

Boug, pas du tout : si j’habite en Lozère, je pars de Rodez pour aller à Dublin puis à Kernamor, dans le Down. (Jones)

D. dit: 15 avril 2017 à 20 h 05 min

Moi ce soir ce sont de grosses asperges blanches, 25 minutes à l’eau bouillante salée, puis refroidies, servies avec une petite vinaigrette à la crème, des oeufs durs, du tarama de qualité.

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 19 h 54 min

qu’est ce que dédé y fait à manger..moi c’est bientôt cuit..moi haussi chfais tout l’boulot

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 19 h 44 min

Le cyprès est l’arbre des tombeaux, ai-je appris

..et comme ça t’es de rodez..t’es comme une fille de roeselare qui connait pas le ouelch rabit

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 19 h 41 min

L’organisation, la composition, la rhétorique, le style finalement du roman de Conrad, par l’ambiguité qui le fonde, ont pour fonction à la fois narrative et spirituelle d’empêcher le recouvrement de la relation d’inconnu par tous les idéaux dont se nourrit le narcissisme — l’idéal de la colonisation étant celui mis en œuvre ici —, par toutes les propagandes, par tous les savoirs qui visent à figer la relation d’inconnu dans le connu, le souvenir-écran, et de maintenir dès lors vivante cette relation d’inconnu grâce à la métaphore des ténèbres qui remonte à la nuit des temps en lui donnant le support du sens. Le miroir de l’œuvre sert en quelque sorte à ressourcer notre relation d’inconnu, à nous déciller les yeux et à les ouvrir sur « l’infraccassable noyau de nuit », comme disait Breton, à vivre en somme dangereusement.

Lavande dit: 15 avril 2017 à 19 h 40 min

Pour Rose
Davanti a San Guido

I cipressi che a Bólgheri alti e schietti
Van da San Guido in duplice filar,
Quasi in corsa giganti giovinetti
Mi balzarono incontro e mi guardar.
Mi riconobbero, e— Ben torni omai —
Bisbigliaron vèr’ me co ‘l capo chino —
Perché non scendi ? Perché non ristai ?
Fresca è la sera e a te noto il cammino.
Oh sièditi a le nostre ombre odorate
Ove soffia dal mare il maestrale:
Ira non ti serbiam de le sassate
Tue d’una volta: oh non facean già male!
Nidi portiamo ancor di rusignoli:
Deh perché fuggi rapido cosí ?
Le passere la sera intreccian voli
A noi d’intorno ancora. Oh resta qui! —
(Giosuè Carducci)

rose dit: 15 avril 2017 à 19 h 13 min

renato

j’ai trouvé le mythe de Cyparissus dans les Métamorphoses d’Ovide. Le cyprès est l’arbre des tombeaux, ai-je appris.

Mais quid du lien avec Cyprien ?

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 18 h 47 min

Guy Rosolato écrit : « La mère pour une origine révolue, pour les interdits qu’elle supporte, la mort pour tout projet, viennent dans cette problématique se superposer à l’inconnu. Mais c’est la première qui en détermine le sens : image bénéfique ou d’horreur, induisant la rumination obsessionnelle ou la sidération, la prolifération paranoïaque ou, lorsqu’elle n’a pas la consistance suffisante pour orienter les pulsions, le flottement schizophrénique dans l’innommable. »

On a là magistralement synthétisées, les configuration de plusieurs œuvres d’importance du XXè siècle : Beckett, toujours plutôt adepte de l’inconsistance, avec son flottement schizophrénique dans l’innommable ; Conrad et son narrateur Charlie Marlow avec sa prolifération à tendance paranoïaque ; Kafka qui hésite entre la prolifération paranoïaque (qui abouti à une esthétique de l’inachèvement commenté sans fin par M. Blanchot), la sidération et l’obsessionnel ; Robbe-Grillet qui, lui, est franchement dans l’obsessionnel, etc.

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 18 h 31 min

On sait que le roman de Conrad a largement inspiré le roman de G. Steiner. Ce genre d’histoire est finalement assez ancien ; il remonte à ce que Franck Lestringant a étudié dans son ouvrage intitulé Une sainte horreur ou le voyage en Eucharistie (XVIe-XVIIIe siècles). Conrad a, quant à lui, complexifié à l’extrême les enjeux d’un tel voyage afin de le rendre le plus ambigu possible et nous permette ainsi de le commenter sans fin comme une image d’un voyage vers l’Eucharistie ou le Diable mais dans le métadiscours…

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 18 h 24 min

On ne peut pas le dire d’autant plus que Kurtz a tous les attributs de l’homme dépressif qui se sert d’un investissement dans de prétendues grandes causes extérieures pour fuir son intériorité dans un processus que Freud décrit comme un processus de « défense maniaque ». D’où l’idée que ce genre de dépressif ne puisse apparaître que comme un « homme creux », a « hollow man », qui cache cependant l’essentiel, sa défense maniaque de son intériorité. Il y a dans l’analyse que fait Georges Steiner du personnage de Hitler dans son roman The portage to San Cristobal quelque chose de semblable qui fait d’Histler une figure inversée du Christ, comme le fait Conrad avec Kurtz dont l’agonie est décrite en des termes qui en font la figure inversée de l’agonie du Christ sur la Croix.

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 18 h 13 min

Et les analyses de Georges Steiner sur la Shoah comme conséquence du christianisme lui-même, si scandaleuses paraissent-elles, confirment cette lecture du roman de Conrad. C’est sur cette structure fondamentale que s’articule ensuite le problème de la violence coloniale et des massacres de masse qui l’accompagnent.

Mais Conrad est suffisamment futé pour avoir créé une ambiguité telle qu’on ne peut pas dire si Kurtz est un « homme creux », comme le dit T.S. Eliot, ou représente un héros authentique, comme le dit sa place comme figure du Fils dans la structure de la religion archaïque de la Mère. La figure pâlotte de la lointaine épouse de Kurtz abandonnée en Angleterre ne permet pas de trancher pour savoir si elle correspond à la figure de remplacement de la Mère archaïque par l’épouse. Elle reste dans l’exaltation et le pur déni. La Voix de Kurtz est sans doute ici l’élément le plus central du roman de Conrad. Elle hésite entre figurer la Voix du Père et figurer la Voix de la Mère archaïque. Elle hésite entre le symbolique et le métonymique, entre la métaphore et la métonymie, comme le montre Guy Rosolato à propos de la relation d’inconnu dans ses analyses de l’art moderne, comme une image du Père sans cesse troublée par les images de la Mère archaïque qui viennent émerger, troublées, à la surface de la conscience, et ici du texte de Conrad. On voit bien que là aussi les enjeux sont universels et dépassent de loin le simple problème politique de la violence coloniale pour mettre en jeu les grandes forces de l’inconscient et le rapport entre émoire et histoire.

Sergio dit: 15 avril 2017 à 18 h 06 min

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 17 h 51 min
D. dit: 15 avril 2017 à 11 h 29 min
voyeniche.

Je pense pas qu’il y en ait tant que ça, des mots blacklistés ; simplement on retombe sur les mêmes.

Faut dire ceux qu’on trouve, les rabâcher comme des bêtes, à la fin ça va helper…

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 17 h 54 min

Le thème de la séparation, qui joue un rôle si important dans la relation d’inconnu, est incarné dans le roman de Kafka par celui de l’arpenteur, der Landvermesser, qui vient mesurer son espace propre et le séparer de celui de la Mère archaïque. C’est la grande quête de K. auprès du Château, être accepté comme celui qui mesure, qui sépare, par le Père, afin que la séparation du corps de la Mère puisse avoir lieu. L’enjeu est universel, il est celui de tout lecteur dans sa vie inconsciente.

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 17 h 51 min

D. dit: 15 avril 2017 à 11 h 29 min

..putain dédé il écrit des posts en encre sympathique..et serdgio y répond par voyeniche..y sont trop trop forts

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 17 h 47 min

Le bouquin de Guy Rosolota, La relation d’inconnu est quand même bien utile pour comprendre le sens de Heart of Darkness de Conrad.

Cette relation d’inconnu est celle à la mère archaïque qu’on trouve dans les grands mythes avec les religions archaïques de la Grande Mère et du Fils en tant que héros. La Grande Mère, dans le roman, c’est la forêt vierge symbolisée par une femme présentée comme possiblement la compagne de Kurtz qui, lui, occupe la figure du Fils. Il ne faut pas oublié que la lecture de Frazer a inspiré largement Conrad.

Comme le signale Guy Rosolato, les religions monothéistes ne perdent pas cette référence de vue qu’elles la recueillent à travers un non-dit ou par le dogme qui en efface la trace dans la religion du Père et le versant du Père dans la psychè humaine, dont s’occupe lplus principalement a psychanalyse lacanienne. Autrement dit, Conrad nous montre dans cette histoire ce que cache la religion du Père en Occident.

On trouverait la même structure finalement dans Le Château de Kafka, dans la mesure où le château qui incarne la figure du Père avec ses avatars que les les portraits des vieillards à l’auberge cache lui aussi la réalité de la Mère archaïque, la Mère phallique, qu’on voit apparaître dans l’encadrement de la porte au début. Tout l’enjeu du roman est précisément de remplacer, comme le dit Freud dans son texte de 1913, le « Thème des trois coffrets », la Mère archaïque par la femme choisie et aimée. Et ce sont bien là toutes les luttes que mène K. et qui dépendent des possibilités du désir maternel pour le père, déterminées dans le roman de Kafka par les aléas des rapport entre l’auberge, le village et le château à travers les femmes. Comme le dit Freud, c’est « la voie par laquelle l’homme surmonte la mort qui a été reconnue intellectuellement. On ne saurait concevoir un plus grand triomphe de la réalisation du désir. » Or, c’est précisément l’enjeu de tout le roman de Kafka, qui n’a pas encore commencé d’être lu…

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 17 h 45 min

Et que l’on étudiera la théorie de la Relativité Restreinte augmentée de la Relativité Générale du grand Albert

dans le secreta alberti hont parle pas du tout de ce genre de calconnade jicé..c’est autrement plus sérieux..comment faire que les femmes..mais chut..c’est plus clair que voyeniche mais à peine..c’est pas pour les branleurs

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 17 h 39 min

Précisons que la Vigile Pascale est normalement célébrée à partir de 00h le Dimanche de Pâques, mais cela étant difficile pour une participation assidue des fidèles, elle a été avancée à la soirée du Samedi-Saint

ha c’est bien dédé..j’apprends des trucs..halors les fidèles c’est que des bonnets d’nuits..ou les curés sont vraiment trop trop vieux

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 17 h 32 min

Heureusement, il paraît que les civils ont été prévenus

c’est un genre larzac donc des fautifs..les militaires faut toujours qu’il teste leur wartoys..ça leur démange comme à dracul

bouguereau dit: 15 avril 2017 à 17 h 30 min

la diplomatie qui ménage la figure de l’autre

dracul a peur d’ête trop laidron..c’est quà ton cul qu’il en veut chochote

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 17 h 29 min

Faut dire tout simplement que je n’ai pas trouvé le temps d’aller le voir. Il repassera bien un jour à Paris. À la place passe un film portugais à partir des lettres à sa femme de Lobo Antunes du temps où il était en Angola à l’époque de la guerre sous Salazar. Mais il paraît que le film est complètement raté.

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 17 h 14 min

J’avais lancé l’alerte à temps, WGG. Mais malgré mes oyez, oyez !, je ne suis pas souvent entendu !

Sergio dit: 15 avril 2017 à 16 h 40 min

Mais alors Arturo Ui c’est Lucky (Luciano, alias Salvatore Lucania ou encore Charlie) ? Ben je l’aurais mal pris… Très très mal !

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 15 h 54 min

Non, ça passe plus à Paris. Faut aller au cinq cents diables à Versailles pour le voir. Tant pis !

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 15 h 47 min

Ah, oui, c’est vrai, Jazzy, j’avais oublié. Faut que j’aille le voir à la rentrée ce film ! J’espère qu’il passe encore à l’Arlequin.

Oui, je comprends bien ta philosophie de la provocation. Mais elle n’est pas toujours la bienvenue chez ton interlocuteur. Et dans l’art de la conversation, c’est quand même ce qui compte si tu veux un dialogue constructif. Je trouve simplement que tu manques parfois de diplomatie et que la diplomatie qui ménage la figure de l’autre, c’est quand même mieux. Ça repose. Ça encourage. Ça stimule davantage que la simple agression stupide.

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 14 h 27 min

Un seul mot pour un verbe en français et trois en anglais, WGG !
Je revendique les trois sens : encourager, agacer et émoustiller…

provoquer, verbe transitif

Sens 1 Etre la cause de quelque chose.
Synonyme : encourager
Traduction anglais : to cause

Sens 2 Inciter par le défi.
Synonyme : agacer
Traduction anglais : to provoke

Sens 3 Aguicher, susciter le désir.
Synonyme : émoustiller
Traduction anglais : to arouse

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 14 h 17 min

« Quelqu’un l’a vu, le film de Littell ? »

Oui, très fort, WGG, et je t’avais conseillé d’aller le voir à l’Arlequin…

Delaporte dit: 15 avril 2017 à 13 h 57 min

Heureusement, il paraît que les civils ont été prévenus, on ne sait d’ailleurs trop comment, tant cela restant secret :

Pour le Pentagone, «la cible a été choisie pour assurer un maximum d’impact contre l’EI tout en évitant des victimes civiles».

JC..... dit: 15 avril 2017 à 13 h 40 min

Allez ! n’en parlons plus…. et ripaillons. Il est aussi idiot de poser des questions que d’apporter des réponses. Exercice pour glandus.

Un exemple ?

Les questions qu’on se posait, disons, il y a un siècle ou deux…. et les réponses proposés à l’epoque ! …. Ouarf !

Comique, non ?

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 13 h 13 min

Tout dépend, Jazzy, de la façon de poser les questions…Certaines façons sont des provocations, d’autres non. Ce n’est jamais la demande d’information qui provoque, c’est l’information qu’on demande…

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 13 h 11 min

Moi, je crois que je vais me monter une pharmacie à Barcelone, ou plutôt à Siges… Et acheter une petite villa à 3 millions d’euros pour y mettre ma petite famille…

Phil dit: 15 avril 2017 à 13 h 08 min

Littell invité chez franceculture pour présenter son nouvel opus répond séchement (il est souvent sec ce spécialiste de l’humide) au présentateur: « je n’apporte pas de réponses, je pose des questions ».
sapré baroz, franceculture, une pafferelle pour barfelona.

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 12 h 53 min

« Des doutes, des bonheurs et des difficultés à traduire en anglais « Boussole » de Mathias Enard. »

Mathias Enard, comme Jonathan Littell, vit à Barcelone. Je crois même qu’il y tient un restaurant ! Il semble que de nombreux artistes aient choisi la capitale catalane, comme une alternative à Berlin, WGG.

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 12 h 47 min

Provocations, sans aucun doute. Rapports de force, pas vraiment, ou alors dans le sens de volonté dialectique. Quant à l’empathie, je la crois très grande chez moi. Il me semble que j’essaie toujours de me mettre à la place de l’autre, d’essayer de comprendre son points de vue. D’où mes nombreuses questions, en place de mes réponses…

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 12 h 44 min

En tout cas Trump n’y va pas de main morte. Avec sa bombe atomique, il a soufflé 90 djihadistes d’un coup. C’est ce qui s’appelle un coup de maître…! Un bon nettoyage…

et alii dit: 15 avril 2017 à 12 h 16 min

date
le eintre Raphaël est mort le jour de son anniversaire qui tombait à Pâques c’est un symptome d’anniversaire

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 12 h 15 min

Chez toi cela se caractérise par le fait que tu instille toujours des rapports de force, des provocations dans tes commentaires. Tu n’écris que rarement des commentaires qui témoignent d’une certaine empathie avec l’autre. On a toujours l’impression que pour toi dire « bonjour » consiste à envoyer ton poing dans la gueule de l’autre… Ce n’est pas forcément méchant mais ça heurte…

rose dit: 15 avril 2017 à 11 h 58 min

« Ces techniques sont autorisées, ce ne sont pas des OGM, a réagi Jean-Marc Petat, directeur développement durable à BASF. C’est du pur vandalisme, basé sur la méconnaissance de l’agronomie et de la biologie. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/04/15/une-parcelle-de-colza-de-basf-arrachee-dans-la-cote-d-or_5111794_3244.html#dk5mExjCRiflVzZV.99

Je signale combien cela a l’air mieux le blé plutôt que les salades sur-traitées qui partent à Leclerc et à Auchan. Alain me répond que je n’ai pas vu les semences qui sont rouges. J’ai déjà vu les petits pois rouges. Il me raconte qu’avant on avait le blé traité à la mort aux rats qui était rouge. Il m’explique que maintenant les semences de blé sont comme cela rouges. Quel est le produit qui les enrobe ?

Après, on lit, recrudescence de cancer chez les enfants.

Le mieux ce matin dans la revue de ma mutuelle : l’assurance maladie en a plein le dos. Des arrêts maladies consacrés aux mais de dos. Faut se soigner dit la mutuelle pour arrêter d’avoir mal au dos. Et cesser les arrêts maladie.

JAZZI dit: 15 avril 2017 à 11 h 55 min

« Mais ce qui est sûr, Jazzy, c’est que tu as des tics de pensée, de réaction, des façons de concevoir les choses qui me paraissent typiques d’un homosexuel phallocrate. T’as jamais essayé une analyse ? »

Non, jamais, pour l’analyse, WGG. Quelle est ta définition de l’homosexuel phallocrate ? Comment cela se caractériserait-il chez moi ?

Pour ta part, je crois que tu devrais regarder du côté de la symbolique des doigts de la main et définir ta place entre l’index, le majeur ou l’annulaire ?

rose dit: 15 avril 2017 à 11 h 51 min

quant à l’épouse d’André du Bouchet, lorsque René Char a changé de femme après elle, elle a continué à l’aimer. Et encore et encore. Jusqu’à sa dernière épouse et son départ à l’hôpital pour mourir alors qu’il avait expressément signalé « je ne veux pas mourir à l’hôpital ».
A un moment donné, c bien de cesser de se poser des questions. Les choses sont débilitantes, mais elles sont.

Et ne comptez pas sur moi pour conclure par amen. Parce que non. Pas amen.

On peut naviguer en Irlande.

rose dit: 15 avril 2017 à 11 h 47 min

>D.

je suis loin de savoir tout cela. Toutefois, merci de l’avoir expliqué. Je cherche mes Métamorphoses d’Ovide vainement.
Vais aller voir si, au jardin, cela marche mieux, les choses.

JC..... dit: 15 avril 2017 à 11 h 38 min

« Ce samedi est le Samedi Saint qui est un jour d’attente de la Résurrection de N.S. » (D.)

Dédé ! J’ai lu Nicolas Sarkozy ! Atroce ! Instinctif !…avant d’arriver à Notre Saigneur … le saigneur de la raison immuable.

D. dit: 15 avril 2017 à 11 h 26 min

Rose, il n’y a pas de « samedi de Pâques ».
Ce samedi est le Samedi Saint qui est un jour d’attente de la Résurrection de N.S., laquelle aura lieu cette nuit. Le Samedi et le Vendredi Saint sont les deux seuls jours dans l’année pendant lesquels aucune messe n’est célébrée.
En effet, s’il y a bien communion des fidèles pendant l’office de la Croix le soir du vendredi Saint, elle s’effectue avec les saintes espèces déposées la veille au reposoir. Il n’y a aucune consécration, aucun renouvellement du sac.rifice in persona christi, donc aucune messe.

L’octave pascal est comme un long dimanche se prolongeant sur 8 jours du Dimanche de Pâques au Dimanche suivant dit in albis (et non pas in alb.a).
La pratique de l’Octave religieuse se retrouve déjà dans l’Ancien Testament avec la fête des Tabernacles (Lv 23-26). C’est Constantin qui qui l’a introduit dans la liturgie catholique.

Précisons que la Vigile Pascale est normalement célébrée à partir de 00h le Dimanche de Pâques, mais cela étant difficile pour une participation assidue des fidèles, elle a été avancée à la soirée du Samedi-Saint.
De même que la messe chrismale est célébrée normalement le Jeudi Saint mais a été déplacée le mercredi pour des raisons pratiques.

JC..... dit: 15 avril 2017 à 11 h 25 min

Si Mélenchon est élu, à Dieu ne plaise, j’espère que le portrait de Bolivar remplacera Marianne dans les établissements publics !

Et que l’on étudiera la théorie de la Relativité Restreinte augmentée de la Relativité Générale du grand Albert, en lieu et place des couilllonnades de ce dopé de Baudelaire ou de cette fiotte de Rimbaud, le trafiquant d’armes au regard flou…

La poésie ne doit pas être laissée, voilée, violée, soumise, caressée, au bon soin de poètes non-scientifiques càd gens peu recommandables, car peu intelligents, non ?

Nous exigeons un statut européen des poètes ! Rétroactif.

D. dit: 15 avril 2017 à 11 h 24 min

Rose, il n’y a pas de « samedi de Pâques ».
Ce samedi est le Samedi Saint qui est un jour d’attente de la Résurrection de N.S., laquelle aura lieu cette nuit. Le Samedi et le Vendredi Saint sont les deux seuls jours dans l’année pendant lesquels aucune messe n’est célébrée.
En effet, s’il y a bien communion des fidèles pendant l’office de la Croix le soir du vendredi Saint, elle s’effectue avec les saintes espèces déposées la veille au reposoir. Il n’y a aucune consécration, aucun renouvellement du sacrifice in persona christi, donc aucune messe.

L’octave pascal est comme un long dimanche se prolongeant sur 8 jours du Dimanche de Pâques au Dimanche suivant dit in albis (et non pas in alba).
La pratique de l’Octave religieuse se retrouve déjà dans l’Ancien Testament avec la fête des Tabernacles (Lv 23-26). C’est Constantin qui qui l’a introduit dans la liturgie catholique.

Précisons que la Vigile Pascale est normalement célébrée à partir de 00h le Dimanche de Pâques, mais cela étant difficile pour une participation assidue des fidèles, elle a été avancée à la soirée du Samedi-Saint.
De même que la messe chrismale est célébrée normalement le Jeudi Saint mais a été déplacée le mercredi pour des raisons pratiques.

JC..... dit: 15 avril 2017 à 11 h 04 min

Sans être méchant, je tombe, en revenant de l’Institut, pour erdéeliser un peu avant le pastaga … sur un poème d’un type qui s’appelle Blaise Cendras ! Mais quel poète NUL !….

C’est illisible, les banalités qu’il dégoise. Pourquoi retient ton le nom de fadas de cette envergure ?

Widergänger dit: 15 avril 2017 à 10 h 54 min

Ce qui me semble intéressant dans le début du Château, de Kafka, c’est que la Mère phallique n’apparaît pas tout d’un bloc mais émiettée ici et là avec des morceaux qui se balade dans la narration. On la voit d’abord dans l’encadrement d’une porte à l’auberge, la première fois qu’elle apparaît dans le roman, c’est l’épouse de l’aubergiste, une femme massive mais elle n’est pas dotée de son phallus qui n’apparaît qu’un peu plus loin dans la description du château.

Ainsi la trame narrative, le tissage du texte en somme construit une déconstruction de la Mère phallique qui relie néanmoins les deux instances du roman, le village avec son auberge — héritage du Quijote, lieu de dispatching des personnages dans le roman, et le château. Et c’est bien en effet par les femmes que K. espère s’introduire au château.

On a souvent dit que Kafka écrivait à partir de ses rêves. Mais on voit bien par cette rapide analyse combien c’est vrai. Mais autant le rêve manifeste l’inconscient, autant la narration déconstruit le rêve, sans doute pour construire la personnalioté de celui qui raconte, au final, Kafka, qui construit son Œdipe à travers le désir et l’ambition de K. qu’on ne saurait néanmoins réduire à cette quête œdipienne mais qui en est le cadre en quelque sorte sur lequel s’articule toutes les autres constructions narrative, jusqu’au sens métaphysique du roman. Je crois que personne n’a jamais compris ça chez Kafka. Je suis le seul à l’avoir compris.

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