de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
P.D. James a filé à l’anglaise

P.D. James a filé à l’anglaise

Il y a une vingtaine d’années de cela, j’ai eu l’occasion d’enquêter en Angleterre sur « les reines du crime ». Car une certaine tradition du roman policier s’incarne à travers des romancières anglaises depuis l’avènement de la reine mère, Agatha Christie, même si, au sein du genre, toutes diffèrent par l’art et la manière. J’ai conservé de ce séjour le souvenir d’une catastrophe et celui d’un enchantement. Ruth Rendell incarne la première.

Dès qu’elle m’ouvrit la porte de son appartement, je compris que cela n’irait pas entre nous. Sèche, glaciale, pète-sec. Elle me fit aussitôt asseoir dans un fauteuil de velours face au canapé sur lequel elle prit place ; autant dire qu’elle me l’ordonna. Une photo aurait mieux exprimé ce que je ressentis alors : elle au premier plan, tendue, crispée, un regard d’acier, sans un sourire, l’emploi du temps minuté, sacrifiant pour la énième fois au rite de l’interview par conscience professionnelle ; et au second plan, assis à une petite table, son mari dont la voussure et les regards craintifs qu’il jetait de temps en temps vers nous manifestaient un certain accablement sous le poids de l’autorité qu’elle dégageait.

Je me serais bien enfui mais il était trop tard. J’entrepris d’engager le propos par un babil littéraire en préliminaire, ce qu’elle balaya aussitôt tandis que je préparais mon magnétophone. Une certaine impatience émanait de ses gestes ; or je ne savais trop comment lui accrocher le micro-cravate car elle portait un pull en cachemire ras-du-cou qui moulait considérablement sa poitrine de bronze ; cherchant une entrée, craignant un geste déplacé ou irréparable, je finis par l’accrocher tout près du cou, ce qui ne manqua pas de défaire une maille. De ce jour, je pus témoigner de la réalité de l’expression « fusillé du regard ». L’interview se réduisit à une trentaine de minutes : des réponses automatiques, antipathiques, elliptiques. Puis elle me raccompagna à la porte ; disons plutôt que je pris la porte. Une fois dans la rue, enfin soulagé de cette épreuve, je compris pourquoi ses romans m’avaient toujours paru si froids et fabriqués.pd_james_1651364c

P.D. James, l’autre « reine du crime », incarne le souvenir de mon autre expérience londonienne. Celle d’un enchantement et c’est l’annonce de disparition hier à l’âge de 94 ans qui m’y ramène. La nuit était déjà tombée dans les rues balayées par un vent glacial. Et dès cet instant, je crus me retrouver dans l’une des enquêtes de son  cher detective de Scotland Yard, Adam Dalgliesh, poète et policier. Une fois à Holland Park Avenue, je fis à nouveau l’expérience de l’énigmatique logique par laquelle les numéros des immeubles sont rangés à Londres. Croyant enfin trouver le sien, je sonnais ; une bonne sœur,  à l’expression du visage particulièrement mystique, m’ouvrit dans la pénombre ; sans un mot et sans même lever les yeux, elle m’indiqua d’un coup de menton la demeure de Mrs James, avant de refermer lourdement la porte. J’étais dans l’ambiance. A ceci près qu’en face, l’accueil fut tout autre. Pas celui d’un auteur de polar mondialement célébré. Juste une romancière et une femme.

Phyllis Dorothy James m’accueillit chaleureusement, discrètement et humblement malgré les lauriers de la critique et des jurys qui ont couronné son œuvre: « Vous vous êtes perdu, j’espère… Et vous vous êtes retrouvé chez les sœurs… Exciting, isn’it ? » dit-elle, plus « C. of E. » (Church of England) que nature. Nous prîmes place dans son petit salon made in Laura Ashley  ; elle nous proposa « a nice cup of tea » dans le service en porcelaine ; et c’est dans cette atmosphère d’une Angleterre immémoriale, ou remontant à tout le moins à Jane Austen, que nous eûmes non une interview mais une vraie et longue conversation, d’autant plus libre qu’elle vivait seule et n’attendait personne. Tout en parlant, elle poursuivait sa broderie, ce qui ne manquait pas de charme et lui donnait une allure de grand-mère idéale. Bien sûr, elle paya sa dette à ses écrivains de chevet (Jane Austen, Dorothy Sayers…), insista sur son son souci de l’architecture des intrigues (un début, un milieu, une fin) et de leur dimension sociale, s’interrogea sur le tropisme anglais pour le meurtre raffiné, prit ses distances avec le whodunit d’Agatha tout en se passionnant pour l’énigme de sa disparition, commenta pudiquement ses années de vache maigre où elle dut seule subvenir aux besoins de sa famille…

Mais avec le recul des années, quand je repense à l’adorable Mrs James, deux choses dominent. Deux éléments récurrents dans ses propos : ses vingt années passées au département de médecine légale des services de criminologie du Ministère de l’Intérieur ; et la maladie mentale dans laquelle son mari s’enfonça au lendemain de la guerre. Ils revenaient de manière si insistante qu’elle convint d’en faire des clés de son œuvre. Alors je compris en la quittant pourquoi P.D. James, inoubliable auteur d’Un certain goût pour la mort (les mots « mort » et « meurtres » figurent dans presque tous les titres de sa vingtaine de romans) était vraiment « la » reine du crime. Pas pour une question de style (encore que… celui de Rendell étant si pauvre et limité), d’imagination dans la cruauté, ou de maîtrise de sa technique, mais en raison de ce supplément d’âme qui fait toute la différence.

(Illustration R. Kikuo Johnson ; photo Rex)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

515 Réponses pour P.D. James a filé à l’anglaise

Bon, le rayon vulgaris médical étalé chez tout le monde... dit: 1 décembre 2014 à 20 h 30 min

… on laissera cela aux innombrables pauvres chéries.

Passou vous jouez les cloches à l’heure des repas ?

rose dit: 1 décembre 2014 à 20 h 23 min

d’accord sur les alexandrins ou hexamètres dactyliques. On peut scander la traduction de Victor Bérard. 1932 je crois, entre deux guerres.

La vie des trolls dit: 1 décembre 2014 à 19 h 52 min

Chaloux dit: 1 décembre 2014 à 19 h 44 min
Plus du tout envie de jouer avec vous.
Bonne soirée,

Théoriquement il revient dans le quart d’heure qui suit.

Chaloux dit: 1 décembre 2014 à 19 h 44 min

Salut, bande de noix,

Je comprends qu’une personnalité comme la mienne puisse obséder des gratte-purin comme vous l’êtes pour la plupart, roule-fèce et autres peigne-ordure, mais je trouve tout de même que vous y allez un peu fort. Certains obsédés me voient partout.
Je n’y suis pas.
Plus du tout envie de jouer avec vous.
Bonne soirée,

Clopine dit: 1 décembre 2014 à 19 h 22 min

Une relation amoureuse datant de l’âge du Bronze, c’était quelques siècles avant notaire…

Bon d’accord, je sors.

PS : s’il vous plaît, notre hôte, si vous pouviez tenir bon sur le coup de la modération, là… L’embellie était si plaisante, ne pourrait-on vraiment la prolonger ?

Belzébuth dit: 1 décembre 2014 à 19 h 19 min

Alors voilà, la vie dans les bois. Les nanotechnologies s’intéressent à l’infiniment petit. Elles sont dites balbutiantes parce qu’elles n’en sont encore qu’à leur début.

S.E.R.T.F. dit: 1 décembre 2014 à 19 h 17 min

elle portait un pull en cachemire ras-du-cou qui moulait considérablement sa poitrine de bronze

Quelle image. J’en ai rêvé toute la nuit.
Je suis hanté, le Bronze, le Bronze, le Bronze.

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 19 h 15 min

avant que je ne file, je vous laisse cette question  » psy » : « c’est koi les nanotechnologies ? » balbutiantes ?

Ainsi que: « Claro et les sciences ? »

Merci de penser à alimenter un peu de manière substantielle qu’on ait quelque chose à se mettre sous la dent. Fait faim.

bérénice dit: 1 décembre 2014 à 18 h 53 min

Enfin, quand on confond nanotechnologies et psychologie de bazar… et quand on accole Claro et le mot » sciences », tout est possible, dans ces crimes de lèse-majesté.

Je ne faisais référence à aucune psychologie, d’où extirpez vous ce raccord et je n’accolais pas Claro à une ouvrage scientifique puisqu’il est question de polar, shampoing trois en un pour démêler ce que vous prenez plaisir à embrouiller.

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 18 h 39 min

Enfin, quand on confond nanotechnologies et psychologie de bazar… et quand on accole Claro et le mot  » sciences », tout est possible, dans ces crimes de lèse-majesté.

« Minuit. Voici l’heure du crime.
Sortant d’une chambre voisine,
Un homme surgit dans le noir.

Il ôte ses souliers,
S’approche de l’armoire
Sur la pointe des pieds
Et saisit un couteau
Dont l’acier luit, bien aiguisé.
Puis, masquant ses yeux de fouine
Avec un pan de son manteau,
Il pénètre dans la cuisine
Et, d’un seul coup, comme un bourreau
Avant que ne crie la victime,
Ouvre le coeur d’un artichaut. »
Bien le bonsoir de Maurice.

bérénice dit: 1 décembre 2014 à 18 h 29 min

Ce bouquin ahurissant et complètement déjanté proposé par Claro, la femme de l’homme qui, une enquête qui tient à des tickets de caisse et à l’acharnement d’une anorexique à comprendre comment et pourquoi son fraichement épousé disparait de la circulation.

La vie des trolls dit: 1 décembre 2014 à 18 h 26 min

TKT dit: 1 décembre 2014 à 18 h 04 min
Oui mais, il y a un chat pour D.bile & JCouille !

Le troll TKT fait toujours dans l’injure.
Un bien vilain troll.

bérénice dit: 1 décembre 2014 à 18 h 25 min

les derniers qui me sont tombés en estime, crépuscule ville, apocalypse bébé, the blonde. Absolument irréalistes mais captivants et puisant malgré un côté SF non négligeable dans notre réalité contemporaine qu’elle sourde du politique, le terrorisme ou du scientifique avec l’utilisation des nanotechnologies encore balbutiantes.

TKT dit: 1 décembre 2014 à 18 h 04 min

Cocteau disait « je préfère les chats aux chiens parce qu’il n’y a pas de chats policiers»

Oui mais, il y a un chat pour D.bile & JCouille !

bérénice dit: 1 décembre 2014 à 18 h 03 min

« que la frayeur par procuration fournit assez facilement »

Je n’ai toujours lu que des polars bourrés d’humour, du sang et parfois du sordide comme amplifié certes mais plus de suspens que de peur ou terreur, ça peut aller jusqu’au burlesque macabre, incontestablement ils ont présenté une issue de secours à une panne momentanée de romans plus sérieux quoique beaucoup d’entre eux décrivent une certaine société à laquelle nous ne prendrons pas part active sauf à en être victime ou témoin accidentellement.

bérénice dit: 1 décembre 2014 à 17 h 43 min

Un bon souvenir de la gastronomie italienne, des pâtes à toutes heures et même pour les écrivains en manque d’inspiration des pâtes à l’encre proposant évidemment une sauce noire de pieuvre .

bérénice dit: 1 décembre 2014 à 17 h 37 min

17h04 quand même les intello abandonnent, ça donne dans l’humour contextuel. Merci pour ce réjouissant rayon dans le clair du 1er jour du dernier mois d’une fameuse année tant sur le plan incliné que sur la perpendiculaire prompte à couper court au débat .

Et la proportion reste faible dit: 1 décembre 2014 à 17 h 32 min

Christine de Pisan dit: 1 décembre 2014 à 16 h 59 min
Je préfère être myope comme Cocteau qu’astigmate comme Diagonal

Un Diago pour mille Christine.

renato dit: 1 décembre 2014 à 17 h 27 min

Déjà je fais ce que bon me semble Sherlock; puis, il faudrait poser la question à Simon R… qu’il admet son erreur… si cela ne vous dérange pas trop…

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 17 h 13 min

Ah, que nenni, en Italie, genre giallo, c’est toujours le sicilien en tête, ce très cher Salvano Montalbano.

Sergio dit: 1 décembre 2014 à 17 h 13 min

Le darwinisme pour les nuls dit: 1 décembre 2014 à 16 h 11 min
Et voilà Sergio qui nous fait du renato, rien ne nous aura été épargné.

Bé non du Cocto !

Police littéraire dit: 1 décembre 2014 à 17 h 07 min

@16.46 – Il se trouve que, d’après sa fille, la garde robe de Patrick Modiano en smokings à queue de pie est presqu’aussi fournie que celle de Ravel, naguère visitée par Jean Echenoz, à Montfort l’Amaury, dont ce journaliste tourmenté avait tiré un joli roman sur les dix dernières années de la vie du musicien.
Quand on ignore des informations aussi importantes sur le plan factuel, il vaut mieux se taire plutôt que d’affirmer n’importe quoi à la RDL, blog restant en principe de référence quant à ses qualité et exactitude historiques.

Alicia Fumaroli dit: 1 décembre 2014 à 17 h 00 min

Nel Giugno 2014 LaBeouf venne arrestato durante uno spettacolo di Cabaret allo Studio 54 di Broadway. Durante il primo atto l’artista infastidì gli spettatori in sala fumando una sigaretta. Fu portato via in manette dal teatro e accusato di oltraggio al pubblico ufficiale. Fu rilasciato su cauzione. Alcuni testimoni dichiararono di averlo visto, prima dello spettacolo, mentre correva con la maglietta strappata dietro ad un barbone.

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 16 h 53 min

JB, cette tentative de viol, par micro interposé, et de pull démaillé, l’idée est géniale. C’est bien dans le genre un peu sadique à Simenon, tout dans la suggestion, cette manière d’approcher les femmes.

Diagonal dit: 1 décembre 2014 à 16 h 52 min

@ »pour revenir au sujet du billet passoulien, Cocteau disait « je préfère les chats aux chiens parce qu’il n’y a pas de chats policiers»

Quelle myopie littéraire, nom de dieu ! Il aurait dû, le Cocteau, (comme le suggère celui qui conseille d’évoquer des livres qu’on n’a jamais lus mais seulement entendus causer), anticiper les polaromans de Fred Vargas, par ex., et de méditer l’histoire du gros chat de Violette Retancourt, le plus souvent endormi sur la photocopieuse, certes, car quand il se met à courser pour retrouver la petite disparue, son flair vaut bien celui de tous les Rantanplan-Hush Puppies de Peter Falk !… Et je ne parle même pas des chats de Lewis Caroll, flicards comme pas permis…

Lorna Watts dit: 1 décembre 2014 à 16 h 52 min

LaBeouf’s performance #IAMSORRY is reminiscent of a more recent tradition of performance art that started in the early 1970s and replaces the sadism of the surrealists with a masochism in which the performer is a victim.

renato dit: 1 décembre 2014 à 16 h 51 min

« … vous me décevez beaucoup. Assumez, que diable ! »

Ne pas décevoir ce n’est pas ma priorité; donc, si je déçois quelqu’un, c’est tant pis pour lui (ou elle).

Pour ce qui est de votre impératif, faudrait sortir de cet environnement pour tantines moralisantes… en lisant quelques polars, par exemple…

J.-C. Azerty dit: 1 décembre 2014 à 16 h 46 min

La censure et le sens de l’écriture seront au centre du discours que prononcera Patrick Modiano pour sa réception samedi chez les Nobel.

Lu les commentaires élogieux de Chantal et Clopine à propos du billet d’Assouline. Je ne suis pas d’acccord, en raison de l’organisation du billet en deux volets, le premier consacré à Ruth Rondelle, le second à mon oncle P.D. James. Ce qui me fait réagir ainsi, c’est l’info sur Modiano. Cette histoire de prix Nobel pourrait servir d’illustration à une problématique qui n’a cessé de préoccuper sociologues et anthropologues, au moins depuis Durkheim et Mauss, la différence entre l’échange et le don. Il est clair qu’en décernant le prix Nobel, assorti d’un chèque confortable, à Modiano, le jury lui a fait un cadeau, apparemment un vrai cadeau, genre cadeau de Noël, c’est-à-dire non soumis à une obligation de réciprocité. Rien n’empêchait (juridiquement, contractuellement) Modiano d’adresser au jury un billet laconique libellé en ces termes : « J’accepte le prix, envoyez le chèque et allez vous faire foutre ». Mais tout le monde sait que Modiano est un être gentil (au sens étymologique et au sens banal du terme) et civilisé. Et pas con, en plus, c’est-à-dire qu’il sait bien que le cadeau qu’on lui fait est un faux cadeau (pas vraiment empoisonné, mais tout juste), et qu’il implique (presque obligatoirement quoique de façon non contractuelle), un don en retour, dont on peut préciser la nature ainsi : accepter de louer un habit et un noeud paps, de faire le voyage de Stockhholm, de baiser la main de la reine-mère et, surtout, de prononcer le fameux discours. C’est surtout là qu’on l’attend. Modiano, qui, depuis belle lurette, a lu Durkheim et Mauss, s’est donc attelé à la tâche, avec le plus grand sérieux. il y a longuement travaillé, il y travaille encore, à ce fameux discours, qu’il pondra, dont il s’exonèrera, comme on veut, devant l’honorable assemblée.

Pour en revenir à Assouline et à Ruth Rondelle, reconnaissons qu’on est loin de ce bel exemple donné par notre célèbre écrivain lauréat. Car enfin, la Ruth n’était peut-être pas d’un naturel amène, on veut bien l’admettre. N’empêche que cette reine du polar à l’anglaise voulut bien accueillir ce journaliste français (probablement inconnu d’elle) dans son intérieur (question intérieur, il aurait sans doute souhaité aller plus loin, mais passons) et qu’elle lui accorda une interviouve. Pas longue, certes, trente minutes, mais trente minutes dérobées au travail créateur, pour une artiste, c’est énorme. On était donc en droit d’attendre, de la part d’Assouline, un minimum de reconnaissance. Au lieu de cela il nous déballe, de façon tout-à-fait indécente, les circonstances de la rencontre, à sa manière et sans aucune possibilité de vérification, aux seules fins d’enfoncer la Ruth pour la plus grande gloire de mon oncle P.D. Je trouve ça indélicat, parfaitement déloyal (d’autant que Ruth Rondelle, ayant probablement cassé depuis longtemps la pipe à Sherlock, est hors d’état de contester la version assoulinienne des faits et, éventuellement, de porter plainte pour tentative de viol) et contraire aux usages régissant le faux-don/vrai échange depuis la nuit des temps, et jusqu’au fin fond de l’Amazonie, comme l’ont suffisamment montré les travaux de Mauss et Durkheim, confortés par les observations de Lévi-Strauss. Sans compter le respect et le devoir de discrétion envers les dames, même relativement hors d’usage. Gloire, donc, à Modiano, et honte à Assouline.

ludovic lapaire dit: 1 décembre 2014 à 16 h 45 min

Assumez, que diable ! (simon R)

renato n’a jamais approuvé vraiment le viol de Shia LaBeouf, vous lisez avec des lunettes fumées, et entre les lignes en plus !

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 16 h 42 min

Celui-là aussi, je l’ai lu.

« John Grisham, auteur de romans policiers à succès, a expliqué mercredi au Sénat américain que le système judiciaire reposait sur des expertises médico-légales défaillantes qu’il était urgent d’améliorer.

« Des expertises scientifiques erronées sont monnaie courante dans toutes les salles d’audience américaines. Elles sont obtenues par des procureurs, souvent bien intentionnés, acceptées par les juges, exposées par des experts et largement suivies par les jurés en toute bonne foi », a expliqué l’écrivain à une commission du Sénat sur le Commerce, la Science et les Transports. »
http://www.20minutes.fr/sciences/838758-20111209-auteur-polars-john-grisham-denonce-failles-expertise-medico-legale

(vous n’avez pas aimé cette nouvelle de Poe ?, et pourtant…)

[Elena] dit: 1 décembre 2014 à 16 h 39 min

Que l’on s’attache à la recherche du coupable ou à celle du modus operandi (celui du meurtrier ou celui de l’auteur) mon recours à « consommation » visait l’absence de reste — une « consumation » si vs préférez. La recherche de la répétition passant alors par un autre objet-récit plutôt que les relectures (moins improbables qd on s’intéresse au « comment », et que l’on veut retrouver les red herrings, les indices négligés, les traces de la manipulation de notre attention, je vs l’accorde volontiers.)

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 16 h 29 min

« En vue d’attirer les élèves vers des carrières scientifiques, les auteurs proposent de leur faire lire des romans policiers dans le cadre des cours de français et de littérature. L’article comprend deux parties. Dans la première, les parentés entre la démarche scientifique et l’enquête policière sont mises en évidence. Dans la deuxième partie, on propose d’initier les adolescents aux critiques littéraires qui se sont donné pour mission de vérifier si les coupables identifiés par les détectives de romans policiers célèbres sont les vrais coupables. Cet exercice permet de développer un esprit critique et un sain scepticisme face aux théories auxquelles ils seront initiés tout au long de leur curriculum scolaire. »

Rassurez-vous, ça ne se passe pas en france.

http://www.erudit.org/revue/RUM/2009/v40/n1/044608ar.html

Phil dit: 1 décembre 2014 à 16 h 21 min

le gaz de schiss…la pd james a une tête à voter pour. la clopine en pense sûrement quelque chose, pas encore vu passer son wagon.

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 16 h 20 min

« on y cherche de l’oubli »

Enfin, y’en a qui vont directement au whodunnit, et d’autres qui apprécieent le how it was done, construire une intrigue.
Et pour ça, c’est un peu plus compliqué que de compiler les oeuvres du docteur viennois.
tt le monde sait ça.

tonton dit: 1 décembre 2014 à 16 h 14 min

Bihoreau de Bellerente dit: 1 décembre 2014 à 15 h 53 min
Le New York Times semble suggérer que les Russes financeraient les opposants au gaz de schiste afin de garder leur marché. On aura tout vu!

Les opposants au gaz de schiste sont légion et les plus ardents sont très peu écolos.
En tête bien sûr l’Arabie Saoudite qui fait actuellement d’une pierre un wagon de coups.
Un prix du baril à moins de 70$ c’est non-rentable pour le schiste et trop bas pour la Russie, l’Iran, le Vénézuela et quelques autres.
Obama qui n’a jamais été vraiment pour le schiste et qui aime bien voir les trois autres dans la m…. laisse faire.
Quand à nos écolos duflotiens ils ne savent plus à quels saints s’adresser : pétrole pas cher = plus de pétrole consommé mais comment expliquer que ce n’est pas bien avec un poil de pouvoir d’achat supplémentaire et une balance commerciale moins déficitaire.
Le pétrole, le charbon, le nucléaire, les éoliennes qui ne sont pas belles et qui font du bruit, les panneaux solaires chinois,… la vie est dure.

Vive la culture sucrée dit: 1 décembre 2014 à 16 h 12 min

Ben ouais, les chats ils sont seulement curieux.

Non mais que vous êtes bêtes, faut vraiment tout vous dire.

[Elena] dit: 1 décembre 2014 à 16 h 09 min

@ Polémikoeur
Désolée, j’étais à côté de la plaque alors.
Le témoignage direct ? Il me semble que la réponse est déjà ds votre question renouvelée : « consommer ».
La lecture du polar comme recherche d’un pur divertissement, confortable relation mercenaire à sens unique: c’est le bouquin qui doit faire tt le travail, on n’a pas trop besoin d’y mettre du sien. Qd on ne va pas bien ou que l’on n’est pas disponible, on y cherche de l’oubli (que la frayeur par procuration fournit assez facilement), du plaisir — immédiats ; ce n’est pas un investissement à long terme.
Mais tt le monde sait cela.

Sergio dit: 1 décembre 2014 à 16 h 08 min

Christine de Pisan dit: 1 décembre 2014 à 16 h 05 min
pour revenir au sujet du billet passoulien, Cocteau disait « je préfère les chats aux chiens parce qu’il n’y a pas de chat policier »

Ausgezeichnet !

Sergio dit: 1 décembre 2014 à 16 h 07 min

Et la serpillière ? C’est pour les chihuahuas ? Parce que dis donc pour rentrer là-dedans une moto flambant neuve… Sortir les outils mécaniquer… Ca casse l’ambiance, bonsoir !

Vive la culture sucrée dit: 1 décembre 2014 à 16 h 05 min

Pour y mettre une touche tendance je compte peut-être même compléter avec des fleurs. Mais faudrait pas que cela soit trop chargé. Ceci n’est pas une allusion aux grandes surfaces.

Christine de Pisan dit: 1 décembre 2014 à 16 h 05 min

pour revenir au sujet du billet passoulien, Cocteau disait « je préfère les chats aux chiens parce qu’il n’y a pas de chat policier »

Vive la culture sucrée dit: 1 décembre 2014 à 15 h 55 min

Un happening, quelle idée… ça vous dirait pas plutôt un épatant multicouches caramel-bonbon-chocolat pour Noël ? Ceci n’est pas une blague Carambar.

Bihoreau de Bellerente dit: 1 décembre 2014 à 15 h 53 min

La droite bon genre revient au Nain teigneux, mais en se bouchant le nez: tout sauf les méchants socialistes qui ne le sont que de nom depuis que le Florentin a dénaturé la gauche. Pendant ce temps, les orphelins du communisme gros-rouge-qui-tache se laissent séduire par le bleu Marine, incapables de dépasser leur nature primaire, mais peut-on les blâmer: on est ce qu’on est.

Le New York Times semble suggérer que les Russes financeraient les opposants au gaz de schiste afin de garder leur marché. On aura tout vu!

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 15 h 51 min

« J’ai dit que mon ami avait toute sorte de bizarreries, et que je les ménageais (car ce mot n’a pas d’équivalent en anglais). Il entrait maintenant dans sa fantaisie de se refuser à toute conversation relativement à l’assassinat, jusqu’au lendemain à midi. Ce fut alors qu’il me demanda brusquement si j’avais remarqué quelque chose de particulier sur le théâtre du crime.

Il y eut dans sa manière de prononcer le mot particulier un accent qui me donna le frisson sans que je susse pourquoi.

— Non, rien de particulier, dis-je, rien autre, du moins, que ce que nous avons lu tous deux dans le journal. »

Marius dit: 1 décembre 2014 à 15 h 40 min

Donc, d’après elle, ses trolls l’envient,
ce n’est pas un « ego hypertrophié » qu’elle a mais un melon qui explose.

La cougourde!

renato dit: 1 décembre 2014 à 15 h 33 min

« Je ne suis pas d’accord avec renato à propos de Shia Labeouf. »

Vous faites erreur: Shia Labeouf, connais pas; alors son happening!

Simon R dit: 1 décembre 2014 à 15 h 20 min

Je ne suis pas d’accord avec renato à propos de Shia Labeouf. Même si son happening était nul, un viol est un viol.

Escargot...Trace...Etc dit: 1 décembre 2014 à 15 h 12 min

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 14 h 49 min
et continue l’usurpation des pseudo

Où ça mon Chaloux ?
Ne prends ton activité favorite pour une généralité.

la vie dans les bois dit: 1 décembre 2014 à 15 h 09 min

« Notre première connaissance se fit dans un obscur cabinet de lecture de la rue Montmartre, par ce fait fortuit que nous étions tous deux à la recherche d’un même livre, fort remarquable et fort rare ; cette coïncidence nous rapprocha. Nous nous vîmes toujours de plus en plus. Je fus profondément intéressé par sa petite histoire de famille, qu’il me raconta minutieusement avec cette candeur et cet abandon, — ce sans-façon du moi, — qui est le propre de tout Français quand il parle de ses propres affaires.
(…)
Mon ami avait une bizarrerie d’humeur, — car comment définir cela ? — c’était d’aimer la nuit pour l’amour de la nuit ; la nuit était sa passion ; et je tombai moi-même tranquillement dans cette bizarrerie, comme dans toutes les autres qui lui étaient propres, me laissant aller au courant de toutes ses étranges originalités avec un parfait abandon. La noire divinité ne pouvait pas toujours demeurer avec nous ; mais nous en faisions la contrefaçon. Au premier point du jour, nous fermions tous les lourds volets de notre masure, nous allumions une couple de bougies fortement parfumées, qui ne jetaient que des rayons très-faibles et très-pâles. Au sein de cette débile clarté, nous livrions chacun notre âme à ses rêves, nous lisions, nous écrivions, ou nous causions, jusqu’à ce que la pendule nous avertît du retour de la véritable obscurité. Alors, nous nous échappions à travers les rues, bras dessus bras dessous, continuant la conversation du jour, rôdant au hasard jusqu’à une heure très-avancée, et cherchant à travers les lumières désordonnées et les ténèbres de la populeuse cité ces innombrables excitations spirituelles que l’étude paisible ne peut pas donner. »
(…)
« EXTRAORDINARY MURDERS. –This morning, about three o’clock, the inhabitants of the Quartier St. Roch were aroused from sleep by a succession of terrific shrieks, issuing, apparently, from the fourth story of a house in the Rue Morgue, known to be in the sole occupancy of one Madame L’Espanaye, and her daughter, Mademoiselle Camille L’Espanaye. After some delay, occasioned by a fruitless attempt to procure admission in the usual manner, the gateway was broken in with a crowbar, and eight or ten of the neighbors entered, accompanied by two gendarmes. By this time the cries had ceased; but, as the party rushed up the first flight of stairs, two or more rough voices, in angry contention, were distinguished, and seemed to proceed from the upper part of the house. As the second landing was reached, these sounds, also, had ceased, and everything remained perfectly quiet. The party spread themselves, and hurried from room to room. Upon arriving at a large back chamber in the fourth story, (the door of which, being found locked, with the key inside, was forced open,) a spectacle presented itself which struck every one present not less with horror than with astonishment. »
E.A.P.

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 14 h 49 min

JC voit des Chaloux tout partout et continue l’usurpation des pseudo, son sport favori, la modération doit rester vigilente contre les pernicieux

Polémikoeur. dit: 1 décembre 2014 à 14 h 49 min

[Vue], 14h24, bonne référence,
sans aucun doute, ne dispense pas
de témoigner directement de ce qui
motive pour consommer du polar,
souvent aussi industriellement
qu’il semble écrit.
Interrogâteusement.

[Elena] dit: 1 décembre 2014 à 14 h 24 min

@ C.P. dit: 30 novembre 8 h 53 min
Peut-être l’adaptation pour la télévision et singulièrement l’incarnation du protagoniste amélioraient-elles considérablement le matériau de base ? Ce sont les livres que je trouvais plutôt mal écrits, pleins de facilités, so predictable.

@ Fan 8h 24: J’ai eu ma période Ian Rankin, excellent ds le genre « police procedural » (ah, Siobhan …), avec le plaisir des personnages récurrents (y compris Big Ger Cafferty).
Un pbl fréquent chez les un-e-s et les autres, lié sans doute aux contraintes du genre : la tendance au surlignage des éléments attendus. Qd elle prend la forme de la nième énumération musicale ou alcoolique, la poésie de la liste ne me touche guère. Même chose pour le pathos de la désertification conjointe de la vie sentimentale et des étagères du frigidaire.
P.D. James et son A. Dalgliesh renouvelaient un peu les conventions, mais à la longue il est difficile d’échapper à l’auto-parodie.
(Même Lord Peter Wimsey … there is such a thing as having too much of a good thing)

@ Polémikoeur 30 novembre 20 h 28 min Un bon ouvrage sur la question : Peter Brooks, Reading for the plot (qui dépasse largement l’étude de « l’énergie narrative » ds le seul roman policier, son itinéraire allant d’Aristote à Beckett et Borges avec une bonne dose de Freud ; Stendhal et Le Rouge et le noir, Balzac et La Peau de chagrin, Flaubert et L’Education sentimentale, Les Mystères de Paris, Robbe-Grillet, il n’y en a pas que pour les auteurs anglo-saxons. Il n’y a pas que la volonté de savoir pour tirer l’intrigue : le désir et l’ambition aussi)

@ chantal 1 décembre 12 h 50 min — pas d’accord du tt

Gégé dit: 1 décembre 2014 à 14 h 10 min

Clopine dit: 1 décembre 2014 à 13 h 59 min
petit troll envieux…

Donc, d’après elle, ses trolls l’envient,
ce n’est pas un « ego hypertrophié » qu’elle a mais un melon qui explose.

Analyse de texte dit: 1 décembre 2014 à 14 h 06 min

Clopine dit: 1 décembre 2014 à 13 h 59 min
« la critique vigoureuse – mais méritée – de Clopine »)

Mais il y a tant de manières de critiquer vigoureusement Clopine que le pluriel est implicite.

Escargot...Trace...Etc dit: 1 décembre 2014 à 14 h 00 min

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 13 h 56 min

Je te rappelle ô mon Chaloux chéri que ce pseudo n’est du qu’aux tiennes et à ta « traçabilité ».
Jette l’eau du bain, mais garde le bébé.

Clopine dit: 1 décembre 2014 à 13 h 59 min

Bon sang, à 13 h 51, j’ai dû relire la phrase pour déceler par où elle péchait ! En fait, la faute de français réside dans le « ceux ». Le troll voulait dire « les plaisirs (coupables, d’après lui) de Chaloux ne sont pas « ceux » des Trolls » ; là le troll aurait donc dû nommer au moins deux de ces plaisirs, s’il voulait conserver l’équilibre de sa phrase et balancer sa comparaison. Manque de bol, il n’en cite qu’un (« la critique vigoureuse – mais méritée – de Clopine »). Au lieu donc de convaincre, il ne fait donc que dévoiler son manque de style hypertrophié de petit troll envieux…

Le bedeau est en pleine forme dit: 1 décembre 2014 à 13 h 56 min

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 13 h 40 min
l’épuration nécessaire,

Joli mot Chaloux, bien digne de vous.

Escargot...trace...Etc dit: 1 décembre 2014 à 13 h 51 min

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 13 h 40 min

Mon Chaloux chéri, entre usurper et « délater » qui sont tes plaisirs favoris et critiquer même rudement une blogueuse qui exhibe son ego hypertrophié (et là toi tu sais de quoi il est question) qui sont ceux des contradicteurs de Clopine je vois comme une nuance.
Pas toi ?
M’étonne pas.

Clopine dit: 1 décembre 2014 à 13 h 44 min

Chantal, d’accord avec vous sur l’article de notre hôte. Dès qu’il se livre en dépassant la froide objectivité, le voilà qui met « de l’art dans sa vie, et de la vie dans son art » (c’est
un programme qu’il fait bon suivre, même si on n’y arrive pas tous les jours, ah là là !)

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 13 h 40 min

12 h 06 : curieux d’entendre hurler à la délation JC… et consorts quand on sait, qu’avant l’épuration nécessaire, ces individus, que chacun reconnaît facilement, dénonçaient tous le jours Clopine et d’autres victimes de leur hargne dans des posts haineux et injurieux

Josette B. dit: 1 décembre 2014 à 13 h 10 min

J.-C. Azerty dit: 1 décembre 2014 à 13 h 00 min
Surtout avec les dames ayant dépassé les 50 piges.

Ouh la la !
Ya bien longtemps.

J.-C. Azerty dit: 1 décembre 2014 à 13 h 00 min

Devrait peut-être continuer sur cette lancée et sortir un livre sur ses rencontres littéraires (Chantal)

Surtout avec les dames ayant dépassé les 50 piges. Elles semblent l’exciter grave.

chantal dit: 1 décembre 2014 à 12 h 50 min

Pour revenir à la chronique de Pierre A. : UN REGAL ! Devrait peut-être continuer sur cette lancée et sortir un livre sur ses rencontres littéraires. Suis sûre qu’avec ce style-là, on se jetterait dessus.

Widergänger dit: 1 décembre 2014 à 12 h 34 min

N’importe quoi ! La traduction de Bérard est en prose. L’extrait mis en ligne par rose est en prose.

Savent même pas lire le français.

J.-C. Azerty dit: 1 décembre 2014 à 12 h 12 min

On m’a souvent accusé de changer de pseudo plus souvent que mes bas (de contention); or je constate, depuis la mise en place de la nouvelle modération (???) une incroyable valse des pseudos. il n’y a guère que Clopine et moi qui échappons à cette récente manie.

Escargot...trace...etc dit: 1 décembre 2014 à 12 h 06 min

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 12 h 03 min

Oui mon Chaloux, grâce à tes usurpations de pseudos.
Tu peux être fier,
usurpateur et délateur.
Un must.

Clopine Trouillefou dit: 1 décembre 2014 à 12 h 02 min

Atsue, ben, c’était une allusion à Brassens, mais bof… C’est sûr, ce n’était pas terrible… Surtout adressée à un internaute qui emploie le « nous » de majesté quand il parle de lui… (ahaha)

Escargot...trace...etc dit: 1 décembre 2014 à 11 h 59 min

Sherlock dit: 1 décembre 2014 à 11 h 56 min

Mon Chaloux chéri,
tu ne sauras jamais lire.
Tiens, tu me fais penser à TKT en pire.

J.-C. Azerty dit: 1 décembre 2014 à 11 h 56 min

Le titre exact était : « Notre envoyé spécial à Rome nous câble : Dieu existe, j’ai enculé le Pape » (numéro du 8 avril 1976) (moué)

C’est pas vrai. Paulette (remonte tes bas, Paulette, y plissent) a bien raison de me traiter de ringard. Avec l’âge, je confonds tout : ça n’y a jamais été, dans « Charlie hebdo » ; c’était à la Une de « La Croix ».

Cette utile précision donnée, la question reste de savoir si le fait d’avoir enculé le pape peut prétendre au rang de preuve homologable de l’existence de dieu. Qu’en eût pensé Saint-Anselme ? Perso, j’encule in petto le pape, le grand mufti, le grand rabbin et la totale communauté des croyants des trois religions du livre chaque matin au lever, selon une formule par moi mise au point et qui vaut bien le « Notre Père », je n’y vois pas pour autant une preuve de la non-existence de dieu. C’est juste une façon de m’ouvrir l’appétit. Et allez, roulez, Paulette !

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