de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pardonner n’est pas oublier

Pardonner n’est pas oublier

Pas facile de s’emparer d’un livre lorsqu’il nous arrive précédé par sa légende. Courant lorsque l’on découvre tardivement un classique, le phénomène est plus rare s’agissant d’un roman récemment paru, le plus souvent à l’étranger, avant de nous parvenir. Son succès critique et public fait rouler les tambours. Pour le meilleur mais aussi pour le pire car ce type d’effet d’annonce peut aussi prévenir contre un livre les lecteurs qui détestent qu’on les enjoigne de grossir une unanimité déjà acquise et préfèreront toujours se décaler. De quoi donner un faux pli au jugement. Avec Patria (Patria, traduit de l’espagnol par Claude Bleton, 624 pages, 25 euros, 18, 99 euros en numérique, Actes sud) de Fernando Aramburu, il est impératif de séparer le livre du bruit qu’il a fait.

Un rare concert d’éloges ponctué de prix littéraires a maintenu ce roman ample, exigeant, ambitieux en tête des listes de meilleures ventes depuis deux ans (Tusquets en a vendu plus de 700 000 exemplaires) au risque d’éclipser d’autres livres de qualité qui ont eu l’infortune de paraître à cette époque-là. Ce qui restera comme « le moment Patria » tant il a marqué les Espagnols. Pas seulement les Basques mais bien l’ensemble des Espagnols. Même le premier ministre Mariano Rajoy y a mis son grain de sel dans un discours prononcé à l’occasion de la remise du prix Francisco Umbral et repris dans El Mundo intitulé : « Pour connaître la vérité, il faut lire « Patria » », le genre de compliment dont un écrivain préfère se passer. D’aucuns portés par leur enthousiasme ont voulu y voir leur Guerre et paix, et pourquoi pas même si ce n’est pas tout à fait de la même facture littéraire. Le plus important fut de constater, à travers les débats et commentaires, combien la littérature est encore capable d’ébranler les consciences tant ce livre fut un miroir tendu aux Espagnols, et on s’en doute, les séparatistes les plus radicaux n’ont pas bien accueilli Patria jugé trop « manichéen ».

Avec un nom comme Aramburu, on se doute bien que l’auteur est de « là-bas », natif de San Sebastian (1959) ; et même s’il vit à Hanovre depuis une trentaine d’années, ce journaliste qui a découvert la littérature avec un classique des classiques (La vie de Lazarillo de Tormes, 1554) et les idées avec l’œuvre d’Albert Camus, a gardé le contact et même plus avec la terre natale. De quoi s’agit-il ? De là-bas, justement. Rien ne vaut le regard éloigné pour prendre la mesure de ce qui a changé à l’issue de ce traumatisme collectif. L’auteur suit deux familles des débuts de la transition démocratique espagnole aussitôt menacée par l’activisme basque au lendemain de la mort du général Franco, jusqu’à 2011, date-clé et moment-charnière au cours desquels l’indépendantiste, clandestine et terroriste ETA (Euskadi Ta Askatasuna/ « Pays basque et Liberté »), « l’Organisation » ainsi qu’ elle est appelée dans le roman, déclara un cessez-le-feu unilatéral et déposa les armes. Ces deux familles dont les maisons se faisaient face, dominées par des matriarches, paraissaient n’en faire qu’une « avant » tant elles étaient unies. Pays-basque-espagne-Maisons-typiques-du-pays-basque

Le conflit, mot bien faible pour désigner cette guerre fratricide, les a déchirées. Du pur Shakespeare sur fond d’extorsions, d’impôt révolutionnaire et de chantage. A ceci près que parfois des bourreaux deviennent victimes de leurs propres victimes. D’accusés en accusateurs, la culpabilité diffuse partout son poison sans pour autant verser dans le relativisme. La violence déshumanise tant qui la commettent et ceux qui la subissent, elle retire à chacun une part de son humanité, telle est la leçon de ce roman animé d’une grande faculté d’empathie. Mais quel sac de douleurs et de souffrances enfouies… Tout cela parce que le fils d’une famille est soupçonné d’avoir assassiné le père de l’autre famille. Certains sont gangrenés par l’esprit de revanche au moment où la mère d’une des deux familles revient au village longtemps après sa mise sous tutelle totalitaire par les séparatistes. D’autres veulent pardonner, faculté qui n’appartient qu’aux victimes dès lors qu’elles sont survécu, ce qui renvoie à l’implacable réflexion de Vladimir Jankélévitch sur l’imprescriptible dans son essai Pardonner ? (1971).

Nul ne peut oublier. Comment tourner la page lorsqu’elle pèse des tonnes ? Il en faudra, des efforts, pour que d’anciens amis qui se traitaient comme des frères puissent se résoudre à nouveau à un abrazo fuerte. Cela se passe entre deux familles dans une ville imaginaire et si vraie de la communauté autonome de Guipuscoa, près de San Sebastian, mais cela nous parle de nous, de la vie et du reste du monde. On ne saurait rêver une plus parfaire illustration du mot du poète portugais Miguel Torga : « L’universel, c’est le local moins les murs ». Tout lecteur de Patria abat les murs inconsciemment.

Les personnages vivent en ville, appartiennent à la classe moyenne mais ont conservé des réflexes, des idées, des habitudes paysannes. Ils surgissent au long de ces 125 brefs chapitres (et un indispensable glossaire !) sous cette plume drue, sobre, classique, sans effets de style, dans un certain chaos organisé, une densité remarquablement maitrisée sans que la complexité des situations et des âmes n’y soit sacrifiée, bien que l’auteur ne soit pas un styliste, il s’en faut. Aramburu n’est jamais dupe de leur duplicité, de leurs lâchetés, de leur égoïsme. Pas le moindre idéalisme. Un temps on le croit sous l’influence du romantisme révolutionnaire mais aussitôt après, il démonte l’arrogance criminelle de ses idéaux et ce que le philosophe Fernando Savater a très tôt qualifié de « dérive fasciste ». Cette violence-là était d’autant plus sauvage qu’elle prenait la rue, les cafés et la vie quotidienne pour théâtre. De prétendus soldats contre des civils. Des armés contre des désarmés souvent dans le dos ou à l’aveugle. Seul un romancier de cette envergure pouvait transmettre l’indicible, inaccessible aux historiens de cette guerre sans nom : le secret dans les familles, la honte qui s’en suit, la haine qui s’installe, l’intériorisation de la peur de l’autre, le désir de vengeance qui ronge et l’épaisseur du silence qui les entoure. Quand il était jeune, Fernando Aramburu fut lui-même un temps séduit par l’esthétique terroriste sans y succomber. Ce qui l’en a empêché ? :

« Trois choses m’ont sauvé : les valeurs chrétiennes de mon milieu familial, cette liberté que me donnait ma ville, Saint-Sébastien, et qui n’existe pas dans le milieu rural, et puis la culture, les livres… »

Aujourd’hui, les années de plomb du pays basque espagnol appartiennent à l’Histoire même si ce passé demeure présent. Le peintre Anselm Kiefer ne dit-il pas qu' »il n’y a pas de nouveauté en dehors du souvenir ? ». Ces temps-ci à San Sebastian, ce ne sont plus les etarras qui font parler d’eux mais l’évêque : José Ignacio Munilla vient d’accuser les féministes de « génocide » en raison de leur plaidoyer en faveur de l’avortement. Où l’on reparle du démon mais sous un autre visage. Dans l’Espagne d’aujourd’hui, lorsqu’on parle de haine entre les familles, et en leur sein, ce n’est plus au Pays basque mais en Catalogne.

(Photos D.R.)

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775 Réponses pour Pardonner n’est pas oublier

Truompeu dit: 16 mars 2018 à 15 h 05 min

15 – 16h59

—-

Quiconque aurait projeté un instant
les deux films du Blog précédent : ‘l’Autre guerre d’Algérie’ et ‘la Guerre des enfants’ simultanément, cà ou là, ou plus tard, jadis…
aurait vu, vécu, au travers des images stéréoscopiques, et de leur mixtion, celles subliminales de JMLP (le pen) !

Etait-ce le but du Blog en question, de distiller inconsciemment, subrepticement, la parution du livre de mémoires de cet auteur politicien ?

En tout cas la question ressort, et feignant de se réveiller d’un mauvais rêve, beaucoup ici s’en offusquent. Ou d’autres (cad les mêmes) s’indignent -complotistes- d’une stratégie des ‘éditeurs’.

La question est pourtant simple. Un personnage connu écrit un livre, comme il en sort des tonnes chaque jour, des tonnes de navets induits par le pur copinage, au point que les libraires ne savent plus où les mettre, en attendant qu’ils repartent pour les 3/4 au Pilon… en faisant mentir d’adage voulant que « le livre » ne soit pas une marchandise comm..
Ce livre a simplement quelques chances de se vendre, mais c’est pas gagné d’avance (des politiques comme De Villiers ou Macron ont bien vendu dernièrement qqls centaines de milliers, d’autres comme Bartelone qqls dizaines… d’exemplaires). Disons qu’en France, pour une pépite ou pour n’importe quoi, il y a le potentiel radieux de 300000 acheteurs ravis et béats.

Or ce problème simple, devint soudain complexe: c’est que tous les grands éditeurs allaient se débiner à l’idée de publier JMLP ! Car -un gagné vaut mieux que deux tu l’auras- ils savent qu’ils s’exposent à de multiples pressions (y compris financières, par les aides, par les impôts, par les banques et le crédit…), oui du pouvoir. Comme si cela ne suffisait pas, et passons pour Gallimard… des auteurs comme Nothomb font pression à leur tour, en menaçant de partir pour le cas de Laffont… (eh oui, pas de place pour les croûtes, si ce ne sont pas les miennes…).
Si bien qu’un inconnu (?) accepte, et rafle la mise (si l’on ose dire).

Donc, revoilà notre problème tout simple : en attendant que cet auteur JMLP instaure sa dictature (il a 90 ans), c’est le problème de la liberté d’expression que nous chante à plein poumons et tous nichons dehors la République, qui est posé.

Pourtant, à la différence de Cantat qui émeut et bouleverse le ministre éditeur de la culture (puisque de formation biologiste!), JMLP n’a tué personne (pour ce qu’on sait, et hors mobilisation militaire). A la différence de beaucoup d’écrivains contemporains, il n’a pas fait non plus l’apologie de moeurs qui dans notre présent plombent les rapports amoureux, et traînent leur phénoménal cortège de victimes. De même, à la différence de nombre de politiques (de Fillon, à Baroin, Belkakerm…) qui sentant le vent mauvais se réfugient dans le Privé ou l’Administration pour pantouffler, JMLP alors qu’il était député tranquilos, avait démissionné pour s’engager dans le I°REP (et risquait d’être tué forcément), parce qu’il n’acceptait pas que le département fraNçais d’Algérie, de 2.5M DE km2 (soit = Alaska, ou Arabie Saoudite, Inde…), que la France avait créé de toute pièce (car « l’algérie » ça n’existait pas avant 1830; et à cette date souvenons-nous que les USA font de même en annexant le Texas, ou les russes le Kazakhstan… ) passe à l’as (et à quels As !). A la même époque P. Sollers se faisait passer pour fou (ça va mieux depuis) pour ne pas être mobilisé là-Bas… Rocard, Sartre, etc… se faisaient les complices (‘porteurs de valises’) des terroristes du FNL, et donc trahissaient leur patrie (si tant est..)

En bref ; si des gens ont de l’argent de reste ils pourront acheter ou pas ce livre (ou attendre Noel 2019 pour avoir les 2 tomes en coffret cadeau), mais franchement quelle importance ?
Par contre, ce qui est pénible c’est qu’on a voulu empêcher sa parution ou même sa diffusion.

A l’heure du Salon du Livre, et du stand de la Russie, rions…
et disons, pensant à la Place rouge qui est vide,
et belle enneigée, toute blanche
= merci Nathalie…

Clopine dit: 16 mars 2018 à 14 h 46 min

Paul, n’auriez-vous pas, par hasard, des problèmes de mémoire ? Car, question « fantasmes », euh… Ils avaient l’air pourtant diablement réalistes, vos récits sur ce que vous viviez à l’époque…

Delaporte dit: 16 mars 2018 à 14 h 45 min

Par contre, on pourrait imaginer un jour aussi l’interview vérité de Bertrand Cantat interrogé par Christine Angot. Mais Ruquier et sa productrice sont désormais méfiants, ils savent qu’ils vont au devant des pires mouvements paroxystiques avec celle que, pourtant, ils ont voulue comme intervieweuse choc !

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 mars 2018 à 14 h 41 min


…y en a, qui doivent, bien, savoir faire, des boulettes, en cuisine,…
…pétrir la viande hachée, deux œufs, du pain en bouillis, des herbes aromatisantes, du sel, poivre, et autres,…
..tout bon, au four, ou en bouilloire,!…
…etc,…

Delaporte dit: 16 mars 2018 à 14 h 40 min

« Polanski interviouwé par Angot chez Ruquier, c’est ce qui faut, dear delaporte »

Ce qu’il faudrait, surtout, c’est Polanski interviewé par le juge américain !

Paul Edel dit: 16 mars 2018 à 14 h 38 min

Clopine, les « jeunes candidates impétrantes » ,ça me plait énormément!C me me propulse dans un tourbillon érotique qui est entre une fete chez Trimalcion de Petrone et une soirée fellinienne..Exquis!Fantasmez fantasmez..

Delaporte dit: 16 mars 2018 à 14 h 36 min

Ruquier, quel clown lui aussi :

« Je suis bien chanceux d’avoir Christine Angot comme partenaire plutôt que Benjamin Castaldi »

Ed dit: 16 mars 2018 à 14 h 35 min

« je ne le trouve pas si prestigieux que ça, moi, le « blog à Passou » »

Ses commentateurs sont souvent aigris et tout simplement odieux, mais le blog en soi est prestigieux.

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 mars 2018 à 14 h 29 min


@,…Christiane,…à 13 h 15 min,…

…tout ou presque s’interpellent,…bref,!…
…pour bien vivre, il faut, une limite, à rester  » fonctionnel », aux abysses, aussi,…

…et, avoir un art de juchez les adversités, et couper-court, par, nos fonctions culturelles, a ne pas, prendre en considérations, certaines formes d’art, pour en être  » victime « ,…

…l’exposition que vous citer, m’indiffère, !…
…parce qu’elle vise à faire tomber, ou renverser, des logique de vies,…

…donc, des visions, pour se basculer, les raisons, et comme pour les peaux d’esprits, à garder,…laisser, certains  » artistes  » à leurs problèmes,!…

…dans, un autre exemple, qui me vient à l’esprit,…vous êtes  » pêcheur en ligne « , il y a mille façons, de retourner, avec, ses filets de pêches  » trouées, et qu’il faut, donc, recoudre, pour le lendemain,!…
…et,d’un autre côté, vous n’aller pas,vous attacher,à un essieux , pour chevaux, et l’essayez, de le remorquer, derrière, votre voiture, même, le ciment et béton auquel, il est attaché, ne se fendilleras pas,…

…il faut, avoir, une grande liberté d’approches de tout ces concerts, pour , passer, son chemin, heureux, entre tout,…
..il y tant,d’hameçonnages, pour perdre sa liberté de vivre, soit-même, sans guide,de cultures,…
…etc,…à la prochaine,…

Delaporte dit: 16 mars 2018 à 14 h 28 min

Castaldi précise notamment, ce qui ne manque pas de sel :

« Avant, Laurent Ruquier arrivait un peu à essayer d’être au milieu. Et là, dès qu’elle parle, il est tétanisé. Ils se sont même amusés à chronométrer ses questions. Il y en a une qui a duré 21 minutes. C’est un vrai problème, en plus ils sont embêtés car la personne est fragile. »

Delaporte dit: 16 mars 2018 à 14 h 23 min

Ils commencent à avoir du mal à gérer la furie, qui leur fait ses crises d’hystérie. Il paraît aussi qu’après le clash avec Dupond-Moretti, Angot a de nouveau quitté le plateau. Ils ne savent plus comment s’en débarrasser, ça va être dur :

« Benjamin Castaldi a affirmé que Christine Angot faisait du «chantage au suicide» pour rester dans «On n’est pas couché». Ce sont des «absurdités» selon Laurent Ruquier qui a démenti les propos du chroniqueur de «Touche pas à mon poste». »

Phil dit: 16 mars 2018 à 14 h 22 min

merci dear Bloom pour ces leçons de grands écarts (je vous upgrade: d’attaché d’ambassade à conseiller artistique (pour pertuber le nuancier de la dame clopine).
de temps à autre, un bollywood dvd avec « Devdas » est bien agréable

Bloom dit: 16 mars 2018 à 13 h 58 min

une américaine installée depuis des années qui s’essaie à la danse locale et commente :

Ce genre de personne existe encore…mais les occidentaux qui viennent en Inde sont des start-uppers…o tempo, o mores…
Cela dit, une des toutes meilleures danseuses de Khatak (Nord de l’Inde) au monde est Isabelle Anna, une Française qui tourne dans le circuit ICCR (Indian Council for Cultural Relations) sorte d’Institut Français.
La prof d’anglais d’un Lycée de St Cloud qui organise un échange avec une école de Delhi nous a gratifié d’une démonstration époustouflante de danse de Bollywood, apprise à Paris…O tempo etc…..!

Clopine dit: 16 mars 2018 à 13 h 54 min

Juste une petite dernière pour la route, avant d’abandonner les piques, le vinaigre et les fléchettes empoisonnées : je ne le trouve pas si prestigieux que ça, moi, le « blog à Passou ».

Un critique littéraire sur la touche, un attaché d’ambassade, une sorte de vieille institutrice foldingue hantant les expos gratuites et fantasmant des récits sexuels imaginaires, un petit prof de français rêvant de grandeur nobiliaire, deux ou trois réactionnaires rancis, un ou deux profs de fac, une scientifique et une grammairienne, un auteur d’anthologies bien foutues : finalement, la rurale que je suis ne dépare pas l’ensemble, et même lui donne l’air d’étrangeté qui lui manquerait sinon.

Je passe sur les choeurs antiques, n’est-ce pas, qui ont bien trop la trouille pour mouiller leur chemise en s’avançant et donc ne font rien d’autres que les suivantes chez Racine : bavarder de temps à autre, quand on veut bien les écouter, planqués au chaud au fond de la scène…

Clopine dit: 16 mars 2018 à 13 h 47 min

D’accord, Jazzi, de toute façon, je ne suis pas très douée pour la méchanceté, n’en ayant pas le goût, je n’aurais pas pu tenir très longtemps , je redeviens gentille, ou au moins gardant pour moi mes mauvaises pensées ! (mais c’est bien pour toi)

Phil dit: 16 mars 2018 à 13 h 46 min

Merci dear Bloom. vu un des épisodes de Malle sur l’Inde, il filme une américaine installée depuis des années qui s’essaie à la danse locale et commente : « c’est raté ». me suis dit, j’en causerai à Bloom du prestigieux blog à passou.

Bloom dit: 16 mars 2018 à 13 h 45 min

Baroz, la connexion russe est redoutable. Dans un autre poste, le jour de la fête nationale russe, l’attaché de Défense de l’ambassade, un type excessivement amène et couvert de décorations, m’entraine dans un coin plutôt moins fréquenté de l’immense salle de réception, commande une bouteille de vodka, et commence à me parler de son amour pour a littérature française, dans un anglais où les ‘ »r » roulaient comme les flots de la Volga au printemps. A un moment, il me prend la main, commence à la caresser doucement, et me dit « Mr. XXX, you arrrrre one of us, arrrnt you, one of us, yes…. » A ce moment,comme dans un mauvais film, la très sémillante co-directrice du Centre de culture et de science russe, Arina, est apparue, me dispensant d’avoir à réagir aux sollicitations du Kamarad Sergueï.

christiane dit: 16 mars 2018 à 13 h 41 min

Closer,
pour en revenir sur le thème que vous aviez lancé : une certaine forme de folie avec ce billet de presse, j’ai retrouvé quelques pistes qui nous conduisent loin de C.Angot…
Il existe une perversion pathologique sans trouble des facultés intellectuelles. Un individu peut sembler pleinement conscient de la réalité, être rationnel dans son discours, maîtriser son langage sans gêne apparente et pourtant être dépourvu de sens moral. Une sorte de nature compulsive qui l’empêche de se modérer accompagné d’une complète absence de remords, d’une incapacité à résister à des pulsions violentes. La moindre provocation (ou ce qu’ils reçoivent comme tel), là où ils voient de l’hostilité (même quand il n’y en a point), déclenche en eux des fantasmes de vengeance qu’ils mettent à exécution. Dans ce cas, (ici par la parole), fabriquant de toutes pièces une explication fallacieuse se revêtant d’une apparence de vertu, dissimulant le motif réel de leurs actes.
On peut dire que ces êtres souffrent d’aliénation morale et deviennent incapables de discerner le bien du mal. Quelles que soient les accusations qu’ils portent, il les croient sincèrement justifiées…

bérénice dit: 16 mars 2018 à 13 h 36 min

Bloom, si l’Inde continue de perpétrer sur ses femmes de bien cruelles vengeances, la passion amoureuse n’autorise cependant plus à crever les yeux des architectes comme cet empereur le fit pour ceux qui collaborèrent à cette merveille de tombeau. Y sont encore vitriolées, brûlées vives, violées trop de femmes dans une impunité qui si elle n’est pas totale demeure dangereuse .

Jazzi dit: 16 mars 2018 à 13 h 35 min

Traumatisé à vie par les disp.utes c.ontinues qui opposaient mon père et ma mère, que tous deux j’adorais, je prie les personnes de la RDL que j’estime d’éviter de s’insulter. Clopine, Paul, Christiane, Bloom, WGG, Chaloux, JC, renato…, étant très sensible de nature, si vous pouviez vous épargner de ma faire de la peine, je vous en serais d’autant plus rec.onnaissant !

Jazzi dit: 16 mars 2018 à 13 h 34 min

Traumatisé à vie par les disputes continues qui opposaient mon père et ma mère, que tous deux j’adorais, je prie les personnes de la RDL que j’estime d’éviter de s’insulter. Clopine, Paul, Christiane, WGG, Chaloux, JC, renato…, étant très sensible de nature, si vous pouviez vous épargner de ma faire de la peine, je vous en serais d’autant plus reconnaissant !

Jazzi dit: 16 mars 2018 à 13 h 20 min

Bloom, grâce à ton indice, j’ai retrouvé ton identité. Je n’en dirai rien. Tu as une bonne bouille sur les photos !

christiane dit: 16 mars 2018 à 13 h 15 min

@Sant’Angelo Giovanni
Je lis vos remarques sur la critique de la peinture. Votre pseudo fait songer à la peinture italienne classique. Là, de notre 21e siècle, impossible de se tromper, nous y rencontrons la beauté.
Kiefer, c’est un autre monde. Pour commencer ce n’est pas un peintre. Je ne saurais le définir. Un ogre peut-être. Quelque chose dans sa création est surdimensionné, chaotique, souvent laid, mortifère. Et pourtant, il m’interpelle par son identité douloureuse de ce passé inassimilable.
Cette expo Monumenta en 2007, je le découvrais. J’étais accompagné de mon petit-fils, alors âgé de sept ans et de son copain d’école. J’ai visité l’expo, un œil sur eux. Ils s’amusaient comme des fous, riaient, couraient dans cet espace immense, se moquaient de tout cet aspect incompréhensible pour eux : béton, verre cassé, sables, fleurs calcinées. Ils ont aimé la tente où étaient réunis les avions en plomb.
Au retour de l’expo,je leur ai demandé de me dessiner ce qu’ils avaient préféré. Mon petit-fils a dessiné un géant pourtant à bout de bras un palmier arraché, son copain, un avion. Perplexe, je tournais le dessin de l’arbre dans tous les sens. Il a alors commenté le dessin en rappelant que dans un des espaces, il y avait un palmier déraciné à terre. C’était exact et ce n’était pas une œuvre exposée mais un décor. C’est forcément un géant, a-t-il ajouté, car les livres en plomb sont trop grands, trop lourds. Un homme normal ne pourrait les soulever.
Bien sûr, ma visite était différente. Je lisais les poèmes de Celan sur les murs, donnais du sens à la chute des étoiles, aux avions en plomb, aux robes des fillettes et à la paille dans les tableaux (?) sous verre.
Alors j’ai lu, écouté des conférences, essayé de comprendre sa vie, son itinéraire, cette création horrible et maintenant calcinée et trouée de plomb fondu.
C’est pour cela que peu à peu, j’ai dévié vers ses recherches littéraires et mystiques.
Est-ce de l’art ? Incapable de répondre à cette question…

Bloom dit: 16 mars 2018 à 13 h 15 min

Il faudrait que je les revoie, dear Phil. Je vous dirai cela ultérieurement.
L’Inde que j’ai connue il y a 30 ans n’existe plus, c’est un fait. Beaucoup d’ouvrages et d’écrits sont très datés…
L’Inde surpeuplée actuelle est tout sauf exotique: même ses plus beaux paysages sont souillés…restent les montagnes, quelques temples, moquées, gurdwaras, tombeaux, havelis & palais…le Taj Mahal est infesté de démarcheurs insupportables & sent l’urine quand aucun président ne vient avec sa belle y prendre des leçons de passion amoureuse.

JC..... dit: 16 mars 2018 à 13 h 12 min

Les c.onnes continuent à hurler avec un filet de voix dérisoire …. Pour exister ! Misère ! Reviens MàC….

Clopine dit: 16 mars 2018 à 13 h 07 min

Paul Edel, egoteuse mais néanmoins assez réservée sur les jugements péremptoires portés sur autrui (à part évidemment sur les hallucinées des fellations et empalements divers, mais c’est à peu près tout), à votre différence, donc, vous qui n’hésitez jamais à critiquer (pourtant, vous êtes bien à la retraite, non ?)

Mais moi aussi je suis capable de propos blessants, d’ailleurs, et pourquoi, au fait, m’en priver ? Pour vous ménager ?

Bah, vous avez le cuir dur en fait, et pouvez donc (peut-être) accepter de la jouer un peu moins haut, dorénavant, car votre position sociale dans le monde littéraire parisien, aujourd’hui défunte, ne vous permet plus d’autant appâter les jeunes candidates impétrantes que par le passé, avantage dont vous sembliez pourtant, si je ne m ‘abuse, faire un usage assidu, non ?)

Bloom dit: 16 mars 2018 à 13 h 05 min

1. Effectivement (c’est neutre, ça opine, c’est sympa – ça devrait s’arrêter là)
2. Loin de quoi ? (de moi-même, nos banlieues ne sont appremment pas les mêmes, ni nos géographies physiques – ça passe encore, je joue le jeu)
3. C’est vous qui êtes loin (là, c’est un jugement de valeur vachard et purement gratuit, TAF inacceptable ! Pourquoi m’agresser ainsi ?)

J’aurais une interprétation différente

1. Effectivement (je me positionne comme Français loin de chez lui privé de Tournoi des 6 nations- un fait, indubitable)
2. Loin de quoi? (je relativise, comme tous ceux qui savent que le lieu de naissance est contingent, comme quelqu’un dont la famille vient de l’Est de l’Europe et l’épouse de Chine pop)
3. C’est vous qui êtes loin (je renverse la perspective, car pour l’instant, chez moi, c’est au 3e étage d’un immeuble de Delhi)

Alberto Manguel (que j’aime de plus en plus), dit des choses profondes, juste et belles sur les lieux où l’on se sent chez soi….

Phil dit: 16 mars 2018 à 12 h 56 min

déjà lu dear Baroz ! encore plus marxisant que Marker. Dégainez plutôt l’Inde de votre ami Fernandez, moins dogmatique.

bérénice dit: 16 mars 2018 à 12 h 56 min

8h33 Lvdlb, il est vrai qu’en ayant hérité de 2000 milliards de dettes on peut le rendre responsable d’un bilan qui est encore à quatre ans de distance. De bonne foi.

Phil dit: 16 mars 2018 à 12 h 42 min

dear Bloom, que pensez-vous des films documentaires du cinéaste grand-bourgeois Louis Malle sur l’Inde ? fin des années 60 avec des commentaires qui ne font pas dans le marxisant Chris Marker.

Bloom dit: 16 mars 2018 à 12 h 40 min

JJJansen, Tablet Magazine lance une rubrique occasionnelle intitulée Mon antisémite préféré, une suite d’hommage « aux écrivains, artistes, philosophes, et autres, qui nous haïssent et pourquoi nous trouvons malgré tout que leur oeuvre n’est pas dénué de valeur ».

Le premier de la série est HP Lovecraft:

(…) The biggest question for me is not, “Is it OK to read Lovecraft?” but “Why?” How did a man of his incredible intellect fall prey to such childish prejudices? Before Lovecraft’s death in 1937, anthropologists had already definitively proved that purported racial differences in intelligence were a pseudoscientific falsehood. For a man who embraced such then-new theories as relativity and continental drift, HPL’s ethnographic ideas were rooted firmly in the 19th century. Why did he at once obsess over spreading Jewish influence in the media and then encourage and enable young Jewish authors? Why did a man who believed in the evils of Aryan “mongrelization” marry a Jewish woman? If he believed that the only good Jew was an assimilated Jew, why did he admire the traditional Jewish imagination? (…) »

Neutralisation absolue!

zerbinette dit: 16 mars 2018 à 12 h 32 min

Je trouve les pastiches plus intéressants et surtout bien plus drôles que les commentaires de ce billet.

Janssen J-J dit: 16 mars 2018 à 12 h 29 min

@ Dont acte, 11.00, Merci de toutes ces précisions « pour la rdl », si je comprends bien. Permettez moi de rebondir sur la 3e raison du pseudo (que je trouve peu explicite à défaut d’autre chose d’un peu faisandé, mais peu importe). « S’il avait une sœur, ce serait forcément une sœur « à la Virginia Woolf », cette dernière ayant retracé, dans « une chambre à soi », le sort qui aurait été réservé à la sœur de Shakespeare, si celle-ci avait vécu ! »
Ah, vous me faites penser à ce génial roman de Stéphane Audéguy qui imagine un frère honteux à Jean-Jacques Rousseau, François, et brosse un portrait de l’envers du décor de la vie du rêveur solitaire confessé. Audacieux, cruel, décapant et surtout désopilant !
https://www.la-croix.com/Archives/2006-09-28/Le-frere-retrouve-de-Jean-Jacques-Rousseau-_NP_-2006-09-28-272961
Moi qui me prenais pour un vulgaire Jean-Jacques (pseudo), cela m’avait vraiment décoiffé, et j’ai donc persisté en Janssen. Brefle, un bon conseil de lecture, somme toute si j’ose me permettre, histoire de gentiment se moquer de soi-même de temps à autre, déguisé en sœur de Shakespeare, personnage de Notre-Dame des Champs, ou bien doub’ de Virginialouve. Il le faut !

Clopine dit: 16 mars 2018 à 12 h 26 min

Bon, Petit Rappel fait aussi dans le pastiche. Mais bizarrement, la prose de WGG ne m’a jamais incitée à devoir m’en débarrasser par ce procédé : un bon bâillement suffit… (oui je suis méchante. Dorénavant, je suis méchante. Ca m’a pris du temps, mais voilà, c’est fait. Bonjour, méchanceté.)

Petit Rappel dit: 16 mars 2018 à 12 h 05 min

« et ses titres de noblesse sont tous dérisoires.
Pas comme moi, mes petits chéris, qui descend de Charlemagne par Dodda, sa belle concubine , dont on a retrouvé à Aix la fibule, et dans le Périgord le portrait. Il l’a connue par Alcuin, qui était juif, et à qui on doit la Renaissance Carolingienne, pas moins! C’était om arrière-arrière arrière (j’abrège) grand oncle. Je tiens à votre disposition la charte, miraculeusement retrouvée par mon grand-père dans un bazar de Vitebsk, par laquelle Charlemagne offre à Dodda un domaine trois étoiles dont on peut voir l’emplacement, et dont le site est en attente d’être fouillé. Elle était belle, Dodda,  » d’une beauté à montrer aux Missi Dominici » dit Grégoire de Tours. Elle a épousé par convenance un Archevêque, dont je descends aussi, ce qui fait que je devrais être au moins Chanoine d’Aix La Chapelle à titre honoraire. J’ai d’ailleurs écrit au Chapitre en ce sens. Je me demande si je ne vais pas revendiquer mes droits à la couronne, plus anciens que ceux de mes cousins Habsbourg-Lorraine. ça fera enrager Chaloux, et moi, ça me fera rêver un peu…

JC..... dit: 16 mars 2018 à 11 h 21 min

On est dans un délicieux gnangnan sans aucun intérêt ….

Misère !

Que les morts illustres, gloires de ce blog de prestige, prennent la place des nouilles encore vivantes !

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 mars 2018 à 11 h 19 min


…çà, en ajoute, au réel,!…of course,…des pinceaux, à tour de rôles, en couleurs superposées,…des dégradés et des contrastes,…
…etc,…des plans en oppositions en gammes harmonieuses,à plusieurs plans d’horizons,…
…les cerisiers e, fleurs, pour bientôt,…
…etc,…

Clopine dit: 16 mars 2018 à 11 h 00 min

J J-J, il y a quelques solides raisons à mon choix de pseudo. Je vous en livre trois :
– Clopin Trouillefou est un personnage secondaire, certes, mais néanmoins si indispensable au livre qu’il apparaît à la première page et sera présent jusqu’à la dernière (vous voilà prévenus, érdliens !)
– C’est un fils de rien, ou de si peu, et ses titres de noblesse sont tous dérisoires
– S’il avait une soeur, ce serait forcément une soeur « à la Virginia Woolf », cette dernière ayant retracé, dans « une chambre à soi », le sort qui aurait été réservé à la soeur de Shalespeare, si celle-ci avait vévu ! (pour mémoire : brûlée par la passion du théâtre, portée par un génie identique à celui de son frère, la soeur de Shakespeare n’aurait eu pourtant d’autre sort que de finir suicidée et enterrée dans l’anonymat le plus complet, sous Picadilly Circus, en ne laissant rien derrière elle).

Janssen J-J dit: 16 mars 2018 à 10 h 57 min

1. Effectivement (c’est neutre, ça opine, c’est sympa – ça devrait s’arrêter là)
2. Loin de quoi ? (de moi-même, nos banlieues ne sont appremment pas les mêmes, ni nos géographies physiques – ça passe encore, je joue le jeu)
3. C’est vous qui êtes loin (là, c’est un jugement de valeur vachard et purement gratuit, TAF inacceptable ! Pourquoi m’agresser ainsi ?)

Clopine dit: 16 mars 2018 à 10 h 54 min

grands dieux, que Tagore est grand, massif même ! Pourquoi me le suis-je toujours imaginé petit, rabougri ? (je sais : Inde = Gandhi, ça doit être ça). Il y a un plan dans le film où le majestueux Tagore s’avance, paisible, au beau milieu du jardin, vers la caméra : il pourrait, en rajeunissant simplement la couleur de ses cheveux, jouer le christ en personne, ma parole. Je présume que c’est son épouse, la trottinette souriante qui le suit partout – et que ces jardins sont beaux ! Les grands arbres existent-ils toujours ? Ah là là, dès qu’on pousse une porte (merci, Bloom) on devient comme Alice, devant un paysage extraordinaire…

Janssen J-J dit: 16 mars 2018 à 10 h 51 min

@ comment, vous ne saviez pas que Clopine sort tout droit de N.D. de Paris?)
____
Ben non !… Et pourtant, caisse que j’ai pu gamberger sur ce pseudo depuis des plombes… Comme quoi, hein !… On se désille toujours à contre-courant et indirectement sur cette rdl. Et donc, vous dites que maintenant, elle se ferait appeler la rat de cave ou la bécasse du labo ?… Toujours en recherche de s’aparter comme K, si on comprend bien. Ca me fait songer à ce personnage tout à fait anecdotique dans la constellation des « bons » misérab’). Totor nous la ménage avec des pincettes). Voilà comme il te rebrosse la Toussaint pour pas l’enfoncer dans son bégaiement (quel faux-cul, nom de dieu) :
[Elle demande à Toussaint : – Mon père est-il rentré ? – Pas encore, Mademoiselle. (Nous avons indiqué une fois pour toutes le bégayement de Tousaint. Qu’on nous permette de ne plus l’accentuer. Nous répugnons à la notation musicale d’une infirmité)].
J’adooore ces petits détails qui en disent si long sur le grand écrivain/petit bonhomme.

Bloom dit: 16 mars 2018 à 10 h 45 min

Normal, il (Bloom) est loin

Trois réactions possibles:

1. Effectivement
2. Loin de quoi?
3. C’est vous qui êtes loin

Lavande dit: 16 mars 2018 à 10 h 30 min

C’est vrai JJJ que parfois c’est difficile à suivre entre les surnoms qui se substituent aux pseudos (comment, vous ne saviez pas que Clopine sort tout droit de N.D. de Paris?), l’argot ou les déformations de mots, les majuscules intempestives, j’en passe et des meilleures.
Perso, comme dirait Clopine, je suis devenue « la bécasse du laboratoire »: c’est mignon, non?

Janssen J-J dit: 16 mars 2018 à 10 h 18 min

@Lavande, 23.00, Nous parlions d’Alan Moore avec 21.21. Des fois, vaut mieux essayer de pas comprendre le off. Moi, par exemple, je viens de me rendre compte dans une note bas de page des Misérables, que Clopin Trouillefous était un personnage de Notre-Dame de Paris, que je n’ai évidemment jamais lu. Incroyab’, non ?… Et d’autre part, j’avais pas pigé non plus du 1er coup qui étaient ces poètes pétomanes, Durillon & Choupinet, qui sévissent de temps à autre sur la rdl. Mais maintenant que je suis au parfum grâce à ces deux immenses découvertes, je n’ai plus honte de me parfumer à la rdl.
BJ à toussent et à Mlle Mars. A Bloume également qui ne lit pas tous les messages sur August Sander. Normal, il est loin et avec toute cette nouvelle diplomatie liée aux poisons du Breixit, le défaille un peu.

Sant'Angelo Giovanni dit: 16 mars 2018 à 9 h 53 min


…c’est évident, c’est pas, parceque vous êtes, un grand technicien, des arts de la peinture,…ou autres,…
…qu’il résulte, que cela, à fait de vous, un grand artiste en peintures,…ou breloques,…
…c’est l’évidence même,!…

…en cela, vous pouvez, faire, n’importe quels ouvrages, et métiers, et quoi, tout en bien,…suivant les règles approprier,…

…que cela, fait pas de vous, un grand  » artiste  » d’œuvres d’art,!…

…le travail, c’est une chose, le talent, mêmes aux écritures, c’en est aussi, autre choses, à la longue, bref,!…ou en quantités,…
…C.Q.F.D.,…à nos H.L.M.;…et a nos investisseurs, le peuple et ses industries  » privé « ,…
…à la loupe de ses réflexions,…Ah,!Ah,!…
…à nos maîtres et cadres de talents,!…du lucres of course,!…Go,!…

Bloom dit: 16 mars 2018 à 9 h 37 min

Non, Bloom, je n’ai jamais lu votre auteure indienne. De toute façon, je crois que je ne suis guère capable d’appréhender une littérature « indienne », à cause de mon ignorance abyssale du « sous-continent »

Voyons, « Le Dieu des petits riens » est un livre tout à fait abordable. Vous devriez vous y plonger, franchement.
Tagore était un grand ami de Romain Rolland, avec qui il a entretenu une correspondance riche et inspirée. Regardez les images de cet immense poète, prix Noblel 1913, arpentant en 1921 les allées du Jardin d’Albert Khan, dont il était l’ami.
https://www.youtube.com/watch?v=FsutHTKcSV4
La France a toujours eu un statut à part aux yeux des créateurs indiens, bien différente de la puissance colonisatrice.
Robindro, comme on l’appelle affectueusement au Bengale est, à ma connaissance le seul auteur à avoir composé la musique et les paroles de deux hymnes nationaux, ceux de l’Inde et du Bangladesh.
Pour en revenir à la littérature indienne contemporaine, l’Inde sera l’invitée d’honneur du Salon du Livre 2020; il serait dommage de faire l’impasse sur la production actuelle, dont je suis en train de traduire un des avatars historico-thrilleresque…

Lavande dit: 16 mars 2018 à 9 h 11 min

lvdlb 8h43: merci pour l’info. J’espère que ce sera retransmis sur France inter qui est partenaire.

la vie dans les bois dit: 16 mars 2018 à 8 h 58 min

Le procès qui va se tenir au Salon du livre, peut-être moins barbant alors :faut-il licencier Gaston Lagaffe ?

Clopine dit: 16 mars 2018 à 8 h 50 min

… Sur la « reconnaissance » je crois que, quand quelqu’un est menacé de mort, la meilleur protection possible est justement la considération de son sort par les médias internationaux, les visites politiques, etc. IL ne s’agit pas de reconnaissance d’une valeur littéraire dans ma tête, mais de la reconnaissance du danger auquel est exposé l’auteur, et le besoin d’y répondre via la protection de la célébrité…

Clopine dit: 16 mars 2018 à 8 h 47 min

Non, Bloom, je n’ai jamais lu votre auteure indienne. De toute façon, je crois que je ne suis guère capable d’appréhender une littérature « indienne », à cause de mon ignorance abyssale du « sous-continent ». Le seul auteur « indien » que j’ai un peu pratiqué, notamment à cause de ses poèmes, s’appelait Rabindranhat Tagore, et ça se sentait rudement qu’il avait connu l’Angleterre et fréquenté (au moins intellectuellement, veux-je dire) Rudyard Kipling !

Lavande dit: 16 mars 2018 à 8 h 45 min

« le cynisme ne procure pas toujours les meilleures grilles de lecture. »
Je suis pleinement d’accord avec vous Bloom et c’est valable dans beaucoup de domaines.

Bloom dit: 16 mars 2018 à 8 h 37 min

des contrats d’armement à l’ Inde ?)

La France est un des principaux vendeurs d’armes au monde, rien de neuf. Voir les compromission avec l’Afrique, Tonton et le Rwanda, Sarko et l’attentat de Karachi.
L’armement est quasiment la seule industrie (avec le nucléaire) qui reste en France…
Fallait se bouger avant.

la vie dans les bois dit: 16 mars 2018 à 8 h 33 min

« le cynisme ne procure pas toujours les meilleures grilles de lecture. »

et choupinet de ce point de vue en a revendre ( des contrats d’armement à l’ Inde ?)
https://www.challenges.fr/entreprise/aeronautique/12-milliards-d-euros-le-mauvais-decompte-des-contrats-de-macron-en-inde_573156

Il en est réduit à faire du micro-trottoir au plus grand rendez-vous littéraire de France ?

Il ne sait plus quoi faire pour remonter dans les sondages d’opinion, à balancer chaque matin une  » nouveauté » pour relancer sa start-up bientôt en dépôt de bilan.

J’espère que les gays de Tchétchénie sont au salon de Paris.
N’en avait-il pas fait sa cause nationale russe ?

Bloom dit: 16 mars 2018 à 8 h 22 min

L’auteure a besoin de cette reconnaissance

En Inde, elle est menacée de mort. Elle n’attend aucune reconnaissance.
En France et dans les pays anglo-saxons, elle est tenue en très haute estime, et n’a pas besoin de pub, comme tout lauréat du Booker Prize.
Macron n’a pas fait preuve de courage, il a fait preuve de discernement, en s’entretenant avec une des personnes porteuse d’une parole autre qu’officielle. Il a également rencontré un collectif d’artiste dans la banlieue de Delhi. Tout n’est pas frime et le cynisme ne procure pas toujours les meilleures grilles de lecture.
J’espère que vous avez les livres de cette architecte de formation, notamment ses deux romans, dont le dernier vient de paraitre en français.

Chaloux dit: 16 mars 2018 à 8 h 18 min

Clopine, je suis tout à fait de votre avis. Et c’est aussi en partie celui de le Proust, qui le préconisait pour mieux connaître les secrets de fabrication des grands écrivains et se débarrasser des scories que nous laissent leurs styles.

Bloom dit: 16 mars 2018 à 8 h 15 min

e signale une magnifique expo du célèbre photographe de l’Allemagne de Weimar, August.

JJ, vous voulez parler d’August Sander, formidable chroniqueur de l’Allemagne pré-nazie?
Je ne pense pas qu’il y ait complot des éditeurs, mais très certainement une volonté d’aller avec l’air du temps, qui fleure sale le nationalisme et le rejet de l’Autre. Les affaires sont les affaires et l’argent n’a pas d’odeur surtout quand il pue.
Un des chefs d’une milice ukrainienne se réclamant du nazime qui fait la police là où la police ne la fait pas (cad un peu partout), déclarait récemment au Guardian qu’il ne voyait pas pourquoi on faisait toujours un lien entre national- socialisme et camps de concentration….
Comme s’il y avait un lien entre Stalinisme et goulag!

Clopine dit: 16 mars 2018 à 8 h 13 min

Chaloux, je ne suis pas d’accord, parce que l’exercice du pastiche m’amuse vraiment beaucoup. C’est même une méthode (la seule, d’ailleurs !) que j’ai trouvée pour me « débarrasser » de styles qui « vous collent à la peau », comme les rengaines entendues le matin à la radio et qui vous obsèdent toute la journée. Je veux dire que, quand je lis un livre qui m’intéresse ou me passionne, j’en sors souvent si « imprégnée » que je ne peux m’en détacher comme ça. La méthode du pastiche (et je la recommande franchement !) est alors efficace, et si facile : en plongeant dans l’imprégnation, en faisant un peu le même travail que ces étudiants en peinture qui vont au Louvre recopier tel ou tel tableau, en pastichant sans même se forcer, quoi, (puisque le style de l’auteur a pris le pas chez vous, ça vient tout seul !), on se débarrasse de l’emprise. Bon, le problème est qu’en agissant ainsi, on produit d’immondes m… de pastiches, mais comme le but n’est pas de tromper un quelconque public, mais plutôt d’assécher l’éponge qui sommeille en vous et tend à se gonfler à la moindre humidité extérieure, on s’en fout. Et c’est souvent drôle (ou au moins ça me fait rigoler toute seule, quoi…)

Chaloux dit: 16 mars 2018 à 8 h 10 min

Quant au perroquets du matin, attendrissants comme des personnages de Pirandello, qu’ils prennent garde à ne pas glisser de leur perchoir.

Clopine dit: 16 mars 2018 à 8 h 06 min

Bloom, voulez-vous dire que notre président fait preuve de courage, en allant parloter avec une auteure déplaisant au pouvoir politique de son pays ? Euh… Ce serait du courage en Corée du nord, mais là… Juste un deal « gagnant-gagnant », non ? L’auteure a besoin de cette reconnaissance, le président du petit pays à emblème de coq soigne sa com’…

Chaloux dit: 16 mars 2018 à 8 h 05 min

Rappelons que se livrer au pastiche, même une demi-heure sur un coin de table, ce n’est pas s’amuser. Proust lui reconnaissait de grandes vertus. Ce qu’ignore évidemment le mafflu.

Clopine dit: 16 mars 2018 à 8 h 01 min

Cet « empoisonnement d’espion » me fiche froid dans le dos. Un côté « assassinat de petit archiduc »… (je veux dire qu’au milieu de tant de mèches « légitimes », ayant pour nom Bachar El Assad ou pour initiales PKK, par exemple, hein, ce tout petit pétard pourrait pourtant bien suffire à lui tout seul pour mettre le feu aux poudres. Soupir. Et pendant ce temps-là, mes narcisses ont un bon mois d’avance, dans mon jardin.)

renato dit: 16 mars 2018 à 8 h 01 min

Formidables les ratés! sens commun nada, car ils se sont persuadés que le monde ne peut pas exister indépendamment d’eux; ainsi, en manque d’arguments, ils se cachent derrière les mirages d’une identité fantasmée. Bon, on ne peut évidemment pas compter sur ce caractère distinctif de la pensée qu’est l’attitude critique, c’est-à-dire la qualité plus importante dans la pratique de la science et des arts, car ils en sont dépourvus, ce qui explique l’aigreur de ceux qui ont raté la marche. Donc, tout comme leurs héros, ils sont incapables de philosopher — et en conséquence, de discuter: pas d’arguments solides ni d’objections cohérentes, jamais —; ils ne savent qu’éructer insultes, assertions dogmatiques et quelques informations mal comprises: que d’équivoques par inadvertance! Au fond, ce ne sont que des trolls pitoyables qui ne savent pas faire la différence entre réalité et apparence, et il serait dommage de ne pas les nourrir, car on perdrait quelques magnifiques occasions de sain et légitime amusement…

Bloom dit: 16 mars 2018 à 7 h 59 min

Macron a quand même prévu de rencontrer des auteurs russes.

Ici, il a passé une demi-heure en tête-à-tête avec Arundhati Roy dont le moins que l’on puisse dire, est qu’elle n’est pas en odeur de sainteté avec le pouvoir nationaliste hindou incarné par Modi et le BJP. Depuis cet entretien (resté secret jusqu’à la dernière minute, mais mentionné dans le communiqué de presse final) elle a quitté Delhi pour se « mettre au vert » en attendant que les choses se tassent. En privé, elle s’est déclarée satisfaite d’avoir parlé à quelqu’un qui l’avait lue et écoutait intelligemment ce qu’elle avait à lui dire sur « la plus grande démocratie au monde, et ce lors d’une visite d’état…
Il faut rendre à César ce qui appartient à Jupiter.

Delaporte dit: 16 mars 2018 à 7 h 41 min

La mesure de rétorsion qui va faire très peur à la Russie :

« Par « solidarité » avec la Grande-Bretagne, le chef de l’État, qui inaugure jeudi soir le Salon du livre, ne se rendra pas au pavillon russe, après l’empoisonnement d’un ex-espion. »

Cependant, Macron a quand même prévu de rencontrer des auteurs russes. Par amour de la culture, sans doute…

Bloom dit: 16 mars 2018 à 6 h 32 min

L’une des auteures russes présente au Salon du Livre porte le même nom que moi à une lettre près, la dernière voyelle. Je regrette de n’être pas à Paris pour l’occasion car j’aurais aimé la rencontrer. Artistes, créateurs et intellectuels russes doivent avoir des choses à la fois passionnantes et désolantes à raconter, en « off » bien sûr.

Ed dit: 16 mars 2018 à 1 h 56 min

Pas mal ces quelques verres scatologiques. J’avais également rédigé un poème satirique scatologique en hommage à une ancienne amie que j’avoue avoir méprisé sur la fin.

Delaporte dit: 16 mars 2018 à 0 h 46 min

Le Figaro fait le bilan de cette journée de procès Johnny, avec les caméras de TV qui arrivent dès 6 h 30 du matin, et les avocats des deux enfants déshérités qui triomphent. Pour Laura et David, l’affaire commence bien, Laeticia peut aller se rhabiller comme une folle-coche :

« Dans la salle des pas perdus, les conseils de David et Laura Smet savourent le moment devant les caméras. La première manche est pour eux. » (Figaro)

Chaloux dit: 16 mars 2018 à 0 h 43 min

Ce qui va être terrible en revanche c’est ce que je te prépare.
Tu vas pas tarder à faire paf.

Chaloux dit: 16 mars 2018 à 0 h 37 min

Bis repetita

(Version définitive).

Le gros crapaud dodu
pète à s’en faire exploser le c…
Mais pour dix lignes qui vaillent quelque chose
Il n’en a pas plus le secret
que ses pets ne sentent la rose…

Chaloux dit: 16 mars 2018 à 0 h 36 min

Le gros crapaud dodu
pète à s’en faire exploser le c…
Mais pour dix lignes qui valent quelque chose
Il n’en a pas plus le secret
que ses pets n’exhalent la rose…

Widergänger dit: 16 mars 2018 à 0 h 21 min

Langoncet voit le cœur là où se trouvent les pieds. Encore un sacré zozo, celui-là aussi…! On ne s’étonne plus qu’il claudique du cœur…

Widergänger dit: 16 mars 2018 à 0 h 10 min

On peut même en faire une poésie burlesque :

Le petit durillon n’a qu’une approche bistrotière
De la littérature,
Et veut péter plus haut qu’il n’a son petit derrière…

Widergänger dit: 16 mars 2018 à 0 h 07 min

Et c’est bien la grande invention de ces deux formes d' »écriture ». Elles visent à faire oublier au lecteur qu’il s’agit d’écrit pour tendre vers la parole, une parole intériorisée, qui épouse les silence de l’oral, son rythm et son souffle. C’est la grande invention de la littérature moderne précisément, qui remonte à Baudelaire et à la révolution baudelairienne dans les Petits poèmes en prose, où le discours tend à se substituer au récit, l’oral à l’écrit, renouant ainsi avec une oralité valorisée par Platon qui voit l’écrit comme une faiblesse qui fige le sens contre l’oral qui lui donne vie en l’animant, en lui donnant un âme. Derrida en a même fait la théorie.

Le petit durillon n’a qu’une approch bistrotière de la littérature et veut péter plus haut qu’il a son petit derrière…

Widergänger dit: 15 mars 2018 à 23 h 58 min

Je comprends, après avoir lu sa parodie débile de Duras, que le petit durillon ne comprenne rien à Duras. Il n’a pas la moindre expérience intérieure du style énigmatique de Duras qui fait une large place au silence. C’est comme de l’hébreu pour sa petite tête de bête. On peut certes critiquer le style de Duras, on peut même en rire mais pas ainsi. La critique est facile, l’art est difficile. N’est pas Duras qui veut. De même, n’est pas Beckett qui veut. Ce sont des paroles habitées, l’une comme l’autre. S’en moquer, c’est oublier l’âme qu’elles possèdent, qui fait toute la profondeur poétique de ces deux formes d’invention littéraire. Le petit durillon montre simplement sa totale sécheresse d’âme, son manque de sensibilité de gros dur des pieds. Lui faire lire Duras ou Beckett, c’est comme donner de la confiture aux cochons.

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 23 h 04 min

choupinet aussi va être en duplex. Il va éviter le pavillon russe au salon du livre…C’était bien la peine de leur conter Versailles.

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 22 h 35 min

La bécasse du labo est un peu présomptueuse. Beaucoup trop espèrent ici susciter un sentiment.
Vis ma vie en fauteuil roulant C’était un super film.

christiane dit: 15 mars 2018 à 22 h 34 min

@Janssen J-J dit: 15 mars 2018 à 21 h 01 min
Merci pour cette annonce. August Sander. Intrigant…

christiane dit: 15 mars 2018 à 22 h 29 min

Lavande,
Je retourne souvent sur le blog d’Henri Zerdoun. Je laisse défiler les photos si belles, étranges. Je relis les commentaires et ce jour-là…
J’aime beaucoup votre pensée. Oui, se préoccuper que de ceux qui nous aiment et oublier ceux qui nous détestent.
Heureuse d’avoir retrouvé le cœur à la craie et les signatures des enfants.
Bonne soirée.

Lavande dit: 15 mars 2018 à 22 h 24 min

Merci Christiane. Je ne pensais pas que le blog d’Henri Zerdoun, fermé depuis longtemps, était encore accessible.
Sinon j’ai lu récemment sur un tableau affiché dans une salle d’une MJC:
« Je n’ai pas le temps de détester ceux qui me détestent, je suis trop occupé à aimer ceux qui m’aiment »

Janssen J-J dit: 15 mars 2018 à 22 h 06 min

hélas il sera en duplex, on pourra donc pas aller l’toucher (peur du poison) ; en revanche on aura cécile pivot !

Ed dit: 15 mars 2018 à 22 h 03 min

Chaloux,

Super ! Mais cette fois, laissez les textes en ligne un peu plus longtemps. Je n’avais même pas eu le temps de lire votre dernière nouvelle publiée.

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 21 h 21 min

… y’a pas de raison xaille mal, et de pas se rendre au salon du livre, on me dit qu’il est très bien sécurisé cette année. pas craindre, voyez.

Didon, parmi les Ruskovs il y aura un intrus. Alan Moore !

http://www.livreparis.com/

Janssen J-J dit: 15 mars 2018 à 21 h 12 min

On vient d’exhumer dans le journal inédit 1937-1950 d’Alain (Emile Chartier) de nombreuses traces d’antisémitisme, que je préfère ne pas citer (cf. le journal de Libération du jour, je n’irai pas mettre 32 euros à ce pensum). Il est quand même à se demander s’il n’y aurait pas comme un complot de certains éditeurs (Gallimard, Equateurs…) ourdi contre la communauté juive actuelle.

Chaloux dit: 15 mars 2018 à 21 h 08 min

Ed, on pourra la lire, bien sûr, je vais ré-ouvrir un blogounet pour les petites choses à partager ici. Ça va moucher rouge…

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 20 h 56 min

Pour les autres, on peut toujours passer son chemin par Gibraltar

Ah ben non, t’was.

On va d’abord passer par la Dordogne, et puis plus tard si tout va bien , on ira à Paris pour voir autre chose.

Janssen J-J dit: 15 mars 2018 à 20 h 52 min

contre toute attente; nicolas poirier remet lumineusement « masse et puissance » en selle. Pour ceusses qui demandaient des nouvelles de Canetti, injustement tombé dans l’oubli.
http://www.laviedesidees.fr/Faire-masse.html
Pour les autres, on peut toujours passer son chemin par Gibraltar. Au mémorial de la Shoah (Paris), je signale une magnifique expo du célèbre photographe de l’Allemagne de Weimar, August.
BS

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 20 h 51 min

C’est pourtant assez évident.

tu as raison djavert.

Il me semble que tu cumules les points communs avec ce minable.

La lituanie, c’est pas bien loin, nan ?

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 20 h 45 min

cricri le croque-mort est en train d’essayer de distribuer son penthotal et personne kinanveu.

Kiefer est un ( l’un des) pseudos de  » Passou ».

Vous ne le saviez pas ?

Celui-là ne faisait pas commerce nazi. Enfin, pas franchement.

Et pi y’a Nathalie !

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 20 h 00 min

Dingue cette épine dans le talon ibérique, non ?

Pourquoi  » dingue ».

Suffit de s’intéresser un peu à l’histoire.

« En 1704, l’amiral George Rook, prend le territoire lors de la complexe guerre de succession d’Espagne. Un traité, celui d’Utrecht en 1713 (il y a 300 ans) reconnaît la propriété des Anglais sur le Rocher qui domine le détroit du même nom. »

Jean Langoncet dit: 15 mars 2018 à 19 h 57 min

J’ai laissé tomber les puros ; cela dit, qu’en est-il du contentieux larvé qui oppose Londres et Madrid à propos de Gibraltar ? Dingue cette épine dans le talon ibérique, non ?

christiane dit: 15 mars 2018 à 19 h 45 min

@Pat V dit: 15 mars 2018 à 18 h 39 min
Je vais essayer…
C’est à propos des œuvres de Kiefer de 1978, quand il a utilisé le plomb pour la première fois. Le contexte germanique des créations de cette année-là laisse comprendre que le conflit qu’il vivait et qu’il essayait d’exprimer opposait la mission « spirituelle » de l’art de tradition allemande et la pesanteur de cet art après la guerre où l’art ne pouvait prendre « son envol ». Un interdit (Adorno) après Aus.chwitz de retrouver cette tradition, de créer.
Le plomb condense alors, pour lui, l’expression d’un désir de spirituel dans l’art et par sa lourdeur un impossible, une perte irréversible pour l’artiste allemand qu’il est de retrouver avec confiance ce qu’il dit être la mission spirituelle de l’art.
Il se retourne alors vers l’expérience jui.ve de l’Histoire qui constitue pour lui un antidote. Pour Kiefer, la pensée jui.ve est inscrite dans la pensée allemande et dans sa mémoire. Il ne peut et ne veut oublier que les ju.ifs allemands ont été exterminés par l’Holo.causte. La poésie de Celan lui offre ce matériau spirituel. Il offrira à Jérusalem en 1990 une œuvre symbolique : un grand avion de plomb aux ailes pleines de livres dont le titre est « Pavot et mémoire-L’Ange de l’Histoire » (allusion à Paul Celan et à Walter Benjamin).
Dans l’expo Monumenta, au Grand Palais en 2007, je suis restée longtemps devant la bibliothèque monumentale en verre et plomb et ces immenses livres de plomb. Dans une conférence il expliqua qu’il faisait allusion au Livre originel perdu, support et recueil de la connaissance divine. Encore ce désir d’ascension spirituelle.
Je me souviens aussi de ces tableaux, sous vitre avec des robes d’enfant, de la paille et du titre en bandeau sur toute la série (1980-1983) « Margarete et Sulamite ». (Celan, encore)
Voilà, Pat.V, un essai de réponse, certainement confus, après avoir assisté aux conférences, lu quelques livres le concernant et m’être attardée dans les trois expos Kiefer. Cette question me paraît traverser tout le travail de Kiefer.

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 19 h 32 min

Il faut croire que Cantat n’a pas totalement recouvré sa liberté de vivre comme si de rien n’était, aux yeux de l’opinion publique. La ministre de la Culture n’a pas évalué les troubles à l’ordre public qui peuvent naître à l’idée qu’un meurtrier puisse se donner ( se vendre) en spectacle.

J’sais pas, ce mec incarne la violence à l’état brut.

On ne sait toujours pas pourquoi son épouse s’est suicidée.

la vie dans les bois dit: 15 mars 2018 à 19 h 20 min

cricri le croque-mort, me cherche ?

Suis là, patience, j’allais retrouver Bittori. Qui ne va rien lâcher, pour savoir enfin la vérité.

cricri-la-fouine devait en être à vouloir faire fermer le clapet des anges, à l’heure où je lisais Stephen Hawking.

J’imagine que madame Suchod (?) ne doit pas trop être à l’aise de voir la vieille cinglée déballer le CV de son époux, gloire de Gre. Qui-avait-la-même-maladie-que Stephen-Hawking.

Hawking qui nous a définitivement ouvert les yeux sur les gouffres pascaliens, comme je l’indiquai à des happy few…

Au fait, j’ai déjà eu l’occasion de le dire par ailleurs, mais c’est à Jacques Chirac qu’il convient de dire merci pour tant de préoccupations pour éviter les marches…Mais pas que.
Ce qui n’enlève rien au mérite du mari de la bécasse de labo, c’est clair.
Faut pas tout confusionner.

christiane dit: 15 mars 2018 à 18 h 52 min

Lavande,
j’ai cherché longtemps ces deux hommages. J’aurais voulu les mettre en ligne suite à votre post de mercredi 14 mars (9h54) saluant la disparition du physicien britannique Stephen Hawking et évoquant votre époux, pour répondre aussi à la question de Jazzi qui suivait à 10h01 et pour effacer le commentaire calamiteux de 10h15 d’une certaine lvdb. J’espère que relire ces témoignages vous apportera un peu de douceur à vous et à votre fille.

Pat V dit: 15 mars 2018 à 18 h 39 min

 » désir de spirituel dans l’art et impossibilité historique pour un artiste allemand contemporain d’accéder à cette dimension.  » Christiane.

Là on est dans la grande incertitude.
Quel spirituel?
Et dans la confrontation et l’ exhaussement à l’ espace formel de l’ œuvre?
Là on s’ interroge…

Widergänger dit: 15 mars 2018 à 18 h 33 min

Quand on s’appelle Cantat, on ne peut faire que chanteur de toutes façons ! Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il tomberait sur une poufffffiasse libérée qui lui mettrait les nerfs à vif.

Evidence dit: 15 mars 2018 à 18 h 29 min

Petit Rappel icite, chineur breton chez Popaul, le p’tit Court ramène toujours sa fraise méprisante et méprisable contre les femmes

raymond dit: 15 mars 2018 à 18 h 02 min

@D
Bertrand de Jouvenel en 1935 dit: « Il est très bien ce monsieur H. Il nous dit qu’il ne veut pas la guerre.. pourquoi lui fait-on pareil procès d’intention? J’ai rencontré un homme pacifiste et qui est sincère »
Ainsi Monsieur le Pen. En quoi ce monsieur est-il raciste? En quoi ce monsieur est-il monstrueux? Pour quoi ce monsieur mérite-t-il tant de haine? Réponse: mais parce que vous ne voulez pas entendre. Mais parce que vous faites semblant de ne pas entendre son emploi du subjonctif imparfait qui est un archaïsme voulu qui en dit long sur sa vision entièrement figée sur le rétroviseur. Mais cet homme est réellement comme il paraît: monstrueusement borné sur l’ancien, scandaleusement négationniste etc. C’est fatigant de repasser la vieille bande magnétique des années 40-50 où cet homme du désordre (voir ce qu’en dit Claude Chabrol) n’est rien qu’un provocateur d’extrême droite et surtout ne veut pas le pouvoir, ne l’a jamais voulu; qu’en ferait-il ce crétin primaire? Sa fille pareille, mais elle ne le sait pas. Elle croit la chose possible; elle ne sait pas le premier mot de ce qu’elle veut, c’est pourquoi elle a été si facilement balayée.

D. dit: 15 mars 2018 à 18 h 01 min

Je ne connais qu’un ou deux titres de Cantat, je n’ai jamais accroché. On peut reconnaître une atmosphère mais les paroles sont faibles, la musique aussi. Claude François chantait des morceaux de meilleure qualité.

Delaporte dit: 15 mars 2018 à 18 h 00 min

Un besoin irrépressible, de chanter, de s’exprimer… Ce n’est pas de sa faute si les foules viennent à ses concerts.

Delaporte dit: 15 mars 2018 à 17 h 55 min

« Le problème de Cantat c’est le nombre étourdissant de tarés – et surtout de tarées – qui veulent l’admirer en concert. »

En tant que chanteur, il n’était pas pire – et même meilleur – qu’un autre. A la grande époque de Noir Désir, il était très réputé. C’était de la chanson de qualité, apprécié par des happy few. Evidemment, tout ça a mal tourné.

Sant'Angelo Gyovanni dit: 15 mars 2018 à 17 h 37 min


…voilà, que j’écris Giovanni, avec un  » y « ,…comment est ce possible,…

Sant'Angelo Gyovanni dit: 15 mars 2018 à 17 h 34 min


…il existe, à priori, toutes formes, de  » cheval de Troie « ,..;

…des lents, des courts,…et, des modernes hors – concourt,!…

…à s’en meubler des confettis,…

…Ah,!…si j’étais, président de la république,…pourquoi faire,…

…des nouilles, et quoi encore,…
…le bonheur de mon peuple,!…mais, non,pas çà,!…c’est trop, con,!…

…surtout,qu’après, ils veulent a se faire idolâtrer, pauvre de nous, à ces systèmes d’autorités,!…banquiers,!…of courses,…

…la vie est belle, sans cervelles, à rien faire,…la continuité avec témoin,…
…suivant,!…etc,…

Ed dit: 15 mars 2018 à 17 h 30 min

Le problème de Cantat c’est le nombre étourdissant de tarés – et surtout de tarées – qui veulent l’admirer en concert.

Delaporte dit: 15 mars 2018 à 17 h 22 min

« Mais il sagit dun homme très subtil et droit, d’une grande culture… »

Un culture il est vrai assez personnelle, qui met par exemple Pétain au-dessus du lot. En fait, Le Pen a une intelligence de pervers. Je l’ai toujours trouvé intellectuellement limité. Limité et limite.

Delaporte dit: 15 mars 2018 à 17 h 19 min

Cantat n’est pas le premier artiste assassin de l’histoire. Peut-on bâillonner un chanteur ? Evidemment non, quand il a payé sa dette à la société. L’erreur de Cantat est d’avoir fait cette une avec les Inrocks, dont il n’était pas entièrement responsable. Tout le malheur vient de là.

D. dit: 15 mars 2018 à 17 h 09 min

Bertrand Cantat a bien le droit de vivre sa vie, il a payé etc…
PAUVRE NYSSEN tellement à côté de la plaque sur tant de choses et particulièrement là où elle se trouve par malheur pour elle-même et les autres.
Bertrand Cantat a un devoir : vivre en pointillé dans l’effacement et eventuellement le service aux autres.
Son droit je n’ose même pas me pencher dessus. La Justice (pas l’institution judicaire) est tellement au dessus du droit de Cantat à…

Ed dit: 15 mars 2018 à 17 h 05 min

« je m’étonne qu’ici on ne le respecte pas davantage. »

Bah. Vous avez donné vous-même l’explication.
« la legitimation de la torture.
Ni sur ses sympathies antisémites. »

D. dit: 15 mars 2018 à 16 h 59 min

J’ai donc beaucoup de respect pour Jean-Marie Le Pen. Et je m’étonne qu’ici on ne le respecte pas davantage.

D. dit: 15 mars 2018 à 16 h 57 min

Mais il sagit dun homme très subtil et droit, d’une grande culture (bien au-dessus de celle de nombreux jeunes technocrate politisés de tous bords) et qui a une expérience de la vie et une vision de la France qu’il refuse de trahir.

D. dit: 15 mars 2018 à 16 h 53 min

JM Le Pen ne peut recevoir mon soutien sur la legitimation de la torture.
Ni sur ses sympathies antisémites.

Ed dit: 15 mars 2018 à 16 h 42 min

« Le tome I des Mémoires du père Le Pen fait un tabac en librairie »

Malheureusement c’était prévisible. Rappelons-nous l’immense succès du « Suicide français » de Gargamel.

Evidence dit: 15 mars 2018 à 16 h 03 min

c’est bien connu que le p’tit Court, lui, ne pense pas, tout affairé à sa misogynie toujours galopante, sinistre bedeau chétif

Bloom dit: 15 mars 2018 à 15 h 36 min

Et l’on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas, Clopline.
Un phrase d’un roman hilarant de Jonathan Coe (Expo 58) me revient constamment ces derniers temps: « It was strange how the fear never really seemed to go away »

Jazzi dit: 15 mars 2018 à 15 h 24 min

Le tome I des Mémoires du père Le Pen fait un tabac en librairie : la bête immonde est déjà une hydre à 100 000 têtes ! Plus une, celle de D. ?

Truompeu dit: 15 mars 2018 à 15 h 15 min

13h32…

… c’est là une question évidente,
l’un et l’autre de ces mots ont des sens -y compris populaires- très marqués
l’une et l’autre de ces écritures ont leurs règles, leurs manière d’être… Ce sont des genres à part.
Et pourtant…

Pour survoler à la va-vite, quelqu’un avait pu dire +/-, et toujours en ce sens, qu’il aurait mieux valu laisser les historiens parler de cela…

Pour ne pas revenir sur le cas Céline (laissons l’actualité nous y reconduire), mais ne serait-ce qu’avec Hugo et le XIX° siècle, on était en droit de se demander quelle Thèse validait ou infirmait le mieux, ce que cette oeuvre romanesque tentait de dire (avec qqls accents philo de surcroît)?
Etait-ce Marx comme on a pu le croire longtemps
(et pour peu qu’on le croit historien), était-ce Tocqueville, quelqu’un d’autre… ?
C’est tout sauf évident.
(les traits de génie sont partout, et les erreurs abondent, « l’histoire » nous le dit)

Il est d’ailleurs une oeuvre exceptionnelle qui invite à penser ce rapport compliqué. C’est celle de Rousseau. Dans la mesure où elle conjugue théorie et romans ou littérature au plus haut niveau et dans une sorte d’emboîtement conceptuel qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire (hormis Aristote; lequel allait jusqu’à dire : que la Poésie est plus « vraie » que la chronique littéraire…).

Globalement, Rousseau va commencer par la théorie avec les discours sur les sciences et les arts ou sur l’inégalité (qu’il voulut: suivant des méthodes de physiciens!..), et même par des considérations sur la musique, les langues… puis viendra le monument du Contrat social ou celui d’Emile/éducation, et tout s’achèvera par les Confessions et les Rêveries. Or, ces dernières ne constituaient en rien un échappatoire, une distraction, mais une réponse aux questions qu’il s’était posé au début, et jouaient en cela, bel et bien un rôle « théorique ».

Et puis; pour s’efforcer de penser à la question Basque, disons qu’il faut vraiment y avoir intérêt par ses origines ou autre, sinon…

Clopine dit: 15 mars 2018 à 15 h 09 min

Bloom, c’est peut-être toujours la même chose, mais en tout cas, ce n’est pas rassurant. Parfois, je pose mon front contre la fenêtre et je me dis qu’il ne serait pas surprenant qu’à cinq ou dix ans d’ici, une bonne petit guerre mondiale ait éclaté. Je me le dis surtout après le visionnage de n’importes quelles images de Poutine, de Trump, et de Kim Jong-Un !

Bloom dit: 15 mars 2018 à 15 h 00 min

Dans l’ancien monde, un vieux mettait les jeunes dans la rue.
Dans le nouveau monde, un jeune met les vieux dans la rue.
Plus ça change….

Jazzi dit: 15 mars 2018 à 14 h 52 min

« La France va mal. »

Je n’ai encore jamais vu de manifestants proclamer dans la rue que la France va bien, D.
Ce n’était pas une raison pour voter pour le pire, en l’occurence la pire des candidates, pour que la France expire ! Et ce n’est pas au moment où la bête immonde relève la tête que l’on va baisser la garde. J’ai voté Macron exclusivement contre Marine Le Pen. Et ce vote ne vaut pas silence, bien au contraire. Pour lutter contre le libéralisme économique triomphant de Macron et son « travailler plus pour consommer plus », je me suis attelé à la confection d’un « Goût de la paresse ». A chacun ses armes, en toute conscience et liberté…

christiane dit: 15 mars 2018 à 14 h 46 min

Zerbinette – 13h32
Cet article est intéressant, notamment cette déclaration de l’auteur qui évoque une sorte de mission qu’il s’est donné : «… Avec mon roman, j’ai voulu contribuer à la défaite culturelle d’ETA.»
C’est un peu ce que je pressentais.
Au contraire, Kiefer, dans son œuvre s’interroge inlassablement sur le passé de son pays, pour y découvrir une autre conscience historique que celle occultée par l’oubli.
Je crois qu’il doit être difficile au Pays Basque de se positionner sur l’action d’ETA. Prendre les armes pour lutter contre une oppression puis se laisser gagner par une violence sans limites doit être difficilement contrôlable, analysable.
D’autres œuvres littéraires posent ce problème du regard ambigu sur le passé, là où des groupes ont pris les armes pour défendre des idéaux avec des mains ensanglantées. Je me souviens des commentaires de nos parents sur la Résistance pendant la dernière guerre, partagés entre admiration pour leur courage et condamnation de leurs actes qui provoquaient en signe de représailles l’assassinat d’otages pris au hasard dans la population.
Peut-être que le succès de ce livre s’explique par un besoin de comprendre… l’incompréhensible.
J’apprécie (dans l’article de Libé) le commentaire du critique littéraire José Carlos Maines et cette image qu’il utilise de rails qui s’attirent et qui pourtant ne se rencontrent jamais.

Bloom dit: 15 mars 2018 à 14 h 44 min

La France va mal.

La Russie va encore plus mal, sans parler de l’Italie, de l’Espagne…comme disait Einstein….

Delaporte dit: 15 mars 2018 à 14 h 34 min

« Je serais curieux de connaître pour qui a voté Delaporte au deuxième tour, tiens. »

J’ai rejoint le premier parti de France, celui des abstentionnistes. Faut pas déconner…

Lavande dit: 15 mars 2018 à 14 h 26 min

Passou aurait pu utiliser un célèbre graffiti de Mai68 comme titre:
« Je pardonne à ceux qui m’ont offensé … mais j’ai la liste ! »

Widergänger dit: 15 mars 2018 à 14 h 11 min

On a vraiment affaire à des gens pu évolués ici genre D et alii. Je n’ai vraiment rien à partager avec ces gens-là.

D. dit: 15 mars 2018 à 13 h 56 min

Je serais curieux de connaître pour qui a voté Delaporte au deuxième tour, tiens. Moi j’ai voté Marine Le Pen. Qui n’a hélas pas été élue alors la defense du pouvoir d’achat des français modestes faisait partie de si programme. Étonnant.

petit Rappel dit: 15 mars 2018 à 13 h 49 min

 » on peut, on doit préférer la folie de Clopine etc »
Tout un poème, cet impératif catégorique… Braves gens, dormez en paix, Evidence, la bien nommée , pense pour vous…

D. dit: 15 mars 2018 à 13 h 43 min

Ceux qui ont voté Macron au 2ème tour ne peuvent pas se plaindre aujourd’hui. Ils ont forcément une part de responsabilité dans ce fiasco.
Je ne dis pas que ce soit le cas s Closer. Nous ne pouvons pas savoir : le vote est secret.

D. dit: 15 mars 2018 à 13 h 40 min

Une immense clameur populaire est en train d’être entendue en ce moment-même dans les rues de Paris. La France va mal.

zerbinette dit: 15 mars 2018 à 13 h 32 min

Christiane : « plus une thèse qu’un roman ? »

«Ce bouquin nous offre une vision manichéenne de la réalité, les méchants etarras et les gentilles victimes. La réalité a été bien plus complexe que cela», réagit Ramon Zallo, professeur à l’université du pays Basque. L’écrivain et éditeur Inazio Mujika, de sensibilité nationaliste lui aussi, abonde dans le même sens : «Patria a été vendu comme le récit de ce qui s’est produit. Or, non, c’est simplement un récit. Le roman pèche car il tente de s’imposer comme une thèse. La littérature ne peut jamais être fonctionnelle.»

cité ici :
http://next.liberation.fr/livres/2017/04/05/patria-catharsis-a-la-basque_1560765

Jazzi dit: 15 mars 2018 à 13 h 23 min

Moi j’ai voté Macron sans état d’âme ni illusions, D. Et toi, tu as voté Marine au second tour ?

Non, Angot n’est pas folle ! Juste un peu hystérique sur les bords. Mais comme le rappelle à juste titre Ed, on le serait à moins. Elle est logique avec elle-même. En femme de gauche, elle avait écrit à Hollande pour qu’il se représente, elle tape sur tout ce qui est à droite, avec ou sans jupon…

Nicolas dit: 15 mars 2018 à 12 h 59 min

Christiane, tout depend de ce que vous nommez « desir de spiritualité », l’art n’est pas une religion et l’on peut très bien considérer que l’art est une forme de spiritualité, quelqu’en soit le sujet. Vu le degré de nihilisme atteint on se demande si sans l’art Kiefer serait toujours vivant. Visiblement cette expo est plutôt l’hommage à un aphorisme catégorique. Et Kiefer d’écrire « hier versé du plomb. tombé sur plusieurs anciens tableaux rejetés que tu ne voulais plus du tout voir. sans colère, sans désespoir, contrairement à autrefois, tu as posé les tableaux par terre et versé dessus le plomb brûlant. plus aucun motif de désespoir, car tu le sais : quelque part il y a un résultat, mieux, tu intègres d’emblée l’échec dans le calcul. le résultat serait-il différent si le plomb coulait autrement, si l’acte destructeur se produisait par rage et non par calcul? » Où encore « tu as pris conscience du fait qu’un tableau éteint toujours le suivant, que c’est un mouvement constant d’abolition de soi et de renaissance. »
Kiefer a traité le silence notamment des photos de chaises vides recouvertes d’une épaisse couche de neige mais pas dans cette expo ou ca m’a echappé. Et puis « l’odeur de guerre »…tout cela est très subjectif.
Bien à vous

christiane dit: 15 mars 2018 à 12 h 51 min

Ce roman de Fernando Aramburu, « Patria », donc une fiction, n’amalgame-t-il l’évocation de ce qui a pu se produire dans les familles des bourreaux et des victimes, à travers la vie tourmentée de ces deux personnages, Miren et Bittori, et une analyse politique de cette période et de ses répercussions aujourd’hui ? Et de ce fait d’être plus une thèse qu’un roman ?

D. dit: 15 mars 2018 à 12 h 32 min

Oui mais vous avez voté Macron au 2ème tour ? Oui ou non ? C’est ça ma question et je trouve qu’elle importe beaucoup, peut-être autant qu’elle importune ?

Evidence dit: 15 mars 2018 à 11 h 56 min

On peut, on doit préférer la « folie » de Clopine à la soit-disant sapience de celle qui signe christiane

closer dit: 15 mars 2018 à 11 h 32 min

D, peu importe si j’ai voté Macron ou non. C’est le secret de l’isoloir comme dirait JC…La malhonnêteté fondamentale de ce pouvoir est de nous faire croire que les 2/3 d’électeurs (et beaucoup moins de français) qui ont voté Macron au 2ième tour ont voté pour son programme! Les seuls qui ont voté pour son programme sont les 25% du premier tour, ce qui fait moins de 20% des inscrits…Un minimum d’honnêteté voudrait que le pouvoir tienne compte qu’il a été élu principalement pour « faire barrage, etc ». Les journalistes et commentateurs larbins qui inondent les medias de leurs commentaires et font tout un plat du fait qu’il « applique son programme » (ce qui est d’ailleurs partiellement inexact) ne comprennent rien. Il n’a pas été élu par une majorité de français pour « appliquer son programme ». C’est faux, et il faudrait que Macron/Philippe en tiennent compte s’ils étaient un minimum honnêtes.

Clopine dit: 15 mars 2018 à 11 h 17 min

… Je suis peut-être folle (au moins autant que les autres participants de ce blog-ivre), mais au moins, je n’ai pas d’hallucinations qui me feraient voir des fellations et des empalements là où ils n’existent pas…

Clopine dit: 15 mars 2018 à 11 h 15 min

Perso ce qui « m’amuse » dans la photo du billet de notre hôte, (en soi non amusante et visant à semer l’effroi, dans sa promesse de terrorisme aveugle), ce sont évidemment les bérets, ces bérets qui viennent « tétonniser » les têtes avec leurs minuscules mamelons de laine noire dressée. La métaphore parfaite « d’avoir la tête près du bonnet » (90C ? 100D ?) qui, consciemment ou pas, vient rappeler que les querelles des hommes se tètent aux seins maternels…

christiane dit: 15 mars 2018 à 10 h 37 min

@closer dit: 14 mars 2018 à 23 h 31 min

« Une folle… »
Excellente analyse qui éclaire sur le profil de certaine commentatrice…

JC..... dit: 15 mars 2018 à 10 h 33 min

Quittons nous sur cette effarante rupture de jeûne en plein Paris ! Un scoop…

Les nouveaux propriétaires de DROUANT serviront à table lors du prochain sommet Goncourt, et pour faire plaisir à notre Passou en recherche de racines, une paella enrichie à la semoule de caviar !

Gastronomie culturelle oblige… Bonne fin de journée, mes petits choux.

JC..... dit: 15 mars 2018 à 10 h 25 min

Un aide-soignant me signale que Mayotte serait un département français !

Deux* questions :
– qu’est ce qu’un département français ?
– où se situe Mayotte ?
– que fait la gendarmerie pour libérer les routes et jeter les bébés illégaux à la mer ?

* commettre une erreur de calcul arrive, même à un gouvernement, une bercyste, un notaire …

JC..... dit: 15 mars 2018 à 10 h 15 min

Enfin, Evidence, tu devrais savoir que ce qui est possible dans les douches de la piscine est INTERDIT dans l’isoloir !

Ce que le sport permet, à savoir la mise en valeur de justes impulsions humides, la politique l’interdit dans l’isoloir sec…..

JC..... dit: 15 mars 2018 à 10 h 08 min

« Closer,avez-vous voté pour Macron au second tour ? » (Dédé)

… et l’isoloir, Dédé, y sert à quoi ?…..

JC..... dit: 15 mars 2018 à 10 h 07 min

Pour en revenir au sujet du billet ‘Pardonner/Oublier’

Comment pardonner, et pourquoi, si l’on n’oublie pas ? Pardonner, c’est oublier. On vous découpe votre gosse en morceau ? Vous pardonnez ? Hop ! c’est oublié !….Affaire suivante !

Sant'Angelo Gyovanni dit: 15 mars 2018 à 10 h 04 min


…au théâtre des marionnettes,!…
…les voix d’une seule et même, personne,!…

…l’art, à ses ventriloques,…touché Dallas,..
…Ah,!Ah,!…
…l’art de la C.I.A., piper son président, of course,!…

JC..... dit: 15 mars 2018 à 9 h 47 min

Soyons modéré, et ce grâce aux résultats d’une éducation parfaitement réussie, contrairement à d’autres orphelins de la pensée ici même… suivez mon regard !

« TU VAS FERMER TA GUEULE DE LIMANDE ANOREXIQUE, SALETE D’EVIDENCE ? »

Evidence dit: 15 mars 2018 à 9 h 37 min

JC Landouille est digne de sa popote Christiane : quand il ne sait plus quoi écrire, il balance une citation piquée sur wiki (Lichtenducon), le pauvre cornichon

JC..... dit: 15 mars 2018 à 9 h 29 min

« Pfff, le garçonnet est encore de l’autre côté du fleuve. » (renato, le bolo)

Sois pas jaloux, mon grand, c’est pas demain la veille que tu réussiras à passer de l’autre côté du fleuve …. avec tes semelles de plomb !

JC..... dit: 15 mars 2018 à 9 h 25 min

BEBE MACRON VEUT REFORMER L’ECOLE A MATERNELLE

« Se référant aux neurosciences, le dada du ministre, France Stratégie reprend les conclusions d’un centre de recherche de Harvard posant qu’il est plus important d’entrer à l’école élémentaire «avec de bonnes bases pour les fonctions exécutives (mémoire de travail, contrôle des impulsions, flexibilité cognitive), qu’en connaissant les chiffres et l’alphabet. Une remise en cause du système français. »

Excellente initiative lorsque l’on voit ce que la maternelle à l’ancienne a mis sur le marché comme pitres de la pensée….

Sant'Angelo Gyovanni dit: 15 mars 2018 à 9 h 23 min

..
…l’air de rien, les états-unis d’Europe,!..agissent comme des membres du  » crime-organisé, sur les gens et les populations, tout voir, et contrôler, pour les managements, en leurs malheurs,!…
…résultats des courses, en leurs collaborations aux états, en double faces,…
…des habitudes de fétides nazis,!…collabos sociaux,…et avocats rentiers,…
…l’Europe, un vivier de cons à leurs banques,…
…à bas, les Opus Dei, et lobbyings nationaux,…

…les peuples aux abois,!…Go,!…
…pas de châteaux à perdre,…etc,!…

JC..... dit: 15 mars 2018 à 9 h 02 min

MANQUÉS !

Un scientifique manqué ? JC
Un humain manqué ? Renato
Une femme manquée ? Evidence
Un professeur islamiste manqué ? Tariq Ramadan, le sans diplôme

JC..... dit: 15 mars 2018 à 8 h 44 min

D’accord ami Renato, je suis un scientifique manqué et vous êtes un humain manqué ! So what ?…

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