de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Patti Smith, ce n’est pas facile d’écrire sur rien

Patti Smith, ce n’est pas facile d’écrire sur rien

Ceux qui sont passés à côté de Just kids en 2010 n’auront pas d’excuses s’ils se soustraient au nouveau livre de Patti Smith au titre si énigmatique M Train (traduit de l’anglais par Nicolas Richard, 260 pages, 19,50 euros, Gallimard). Pas un roman, ni des mémoires, encore moins une autobiographie, même si toutes ces formes sont convoquées dans ce récit « à la Patti Smith ». Non qu’elle ait créé un genre. Juste le genre qui lui faut et c’est tellement touchant, sans plus mais c’est déjà beaucoup.

L’équivalent d’un road-movie littéraire dans sa mémoire à travers les gens qu’elle a croisés, les lieux où elle s’est attardée, et il y en eut car elle est du genre à parcourir des centaines de kms juste pour vérifier un détail entrevu dans un roman de Boulgakov ou dans un traité de Wittgenstein, s’attabler à une certain table dans une certaine ville longtemps après Goethe et Schiller, s’asseoir sur la chaise de Roberto Bolano dont elle admire l’œuvre, effleurer du revers de la main la table d’échecs autour de laquelle se sont affrontés Bobby Fischer et Boris Spassky lors d’un tournoi d’anthologie, quand ce n’est pour photographier les bottes d’un grand explorateur, déposer des pierres sur la tombe de Jean Genet à Larache face à la mer, laver la pierre tombale de Mishima au Japon, ou s’allonger sur le lit même de Diego Rivera juste après avoir photographié celui de Frida Kahlo à la Casa Azul à Mexico suite à un malaise de déshydratation. Toujours repartir en voyage et consentir au destin en quête de l’un de ces petits riens qui font la vie. D’ailleurs, elle le reconnaît en une formule qui lui sert de leitmotiv : ce n’est pas facile d’écrire sur rien. Et même :Auto-portrait

« Je suis certaine que je pourrais écrire indéfiniment sur rien. Si seulement je n’avais rien à dire »

Sauf que cela sort de sa plume, un matin face à un café noir et une tranche de pain complet trempée dans l’huile d’olive, attablée dans un coin dans l’un des bistros où elle a ses habitudes un peu partout dans le monde. A Paris, c’est le Rouquet, sur le boulevard Saint-Germain, à deux pas de Sciences Po., à Berlin le Café Zoo tout près de la gare, à Amsterdam le Bluebird Coffeeshop, à Naples le Caffè del Professore, à Vienne le Café Josephinum,  et puis le Gran Café de Paris à Tanger, je vous fais grâce de ceux d’Uppsala, de Shibuya et de Point Loma parce que cela m’étonnerait que… J’allais oublier le principal d’entre eux, celui de Manhattan, le Café ‘Ino où elle se rend le plus souvent, et même tous les matins, de sa sixième avenue à Bedford street. C’est là qu’on a le plus de chance de la trouver absente. Il y a quelque chose en elle d’une zombie optimiste, incurablement léthargique, comme elle en convient sans se forcer. Ce n’est pas qu’une question de physique ou de dégaine tant elle a été longtemps insouciante de son âge et de son apparence.  « Bon sang, comment avons-nous fait pour devenir si vieux ? Je demande à mes articulations, à ma chevelure couleur de fer » se demande-t-elle à 69 ans. Alors quoi ?

Plutôt un mode de vie, un état d’esprit, une façon de se déplacer comme si elle marchait sur des coussins d’air. On en retrouve la trace dans son écriture en apesanteur. Patti Smith marche dans ce livre aux côtés de ses chers disparus visibles d’elle seule, ses parents, son frère, son mari, son amour de jeunesse le photographe Robert Mapplethorpe, l’écrivain William Burroughs. Son armée des ombres. Mais elle évite de les frôler de crainte qu’elles se dissipent, question de distance. Elle n’est peut-être pas du genre à pleurer à l’annonce de la mort de Mme de Rênal, mais du genre à considérer Linden, personnage de la série The Killing, comme « l’un des êtres qui m’est le plus le plus cher » bien qu’elle ne l’ait jamais rencontrée. D’ailleurs comme tous ceux qui présentent une véritable addiction aux séries, elle ne se contente pas de la copie et va toujours à l’original, le danois Forbrydelsen en l’espèce. Il y en a d’autres : le Saint (à moi, Simon Templar !), Inspecteur Barnaby, Luther, Doctor Who et même, misère, Les Experts : Miami, New York Police judiciaire… Elle ne rate jamais un épisode. Mais à quelle heure dort-elle ? D’autant qu’elle lit de manière tout aussi compulsive, le Musil de l’élève Törless, le Genet du Journal du voleur qu’elle lit à Madrid histoire de vérifier la réverbération sur son esprit de cet hymne à l’Espagne et tant pis si l’histoire se déroule plutôt dans le barrio chino de Barcelone, le Camus du Premier homme pour la beauté de la langue davantage que pour l’intrigue.

Dire qu’elle prend même le temps de rêver, juste assez pour vérifier l’avis tranché de son père selon lequel il est rarissime de voir ses propres mains dans un rêve (mais à la toute fin du livre, elle y parvient). On trouve des notations de cette encre dans M Train, serties dans un vaste halo poétique où l’heure est donnée par une horloge sans aiguilles, et où il est grand cas de la profane Cantate du café de Bach.

« Rétrospectivement, longtemps après sa mort (celle de Fred, son mari), je me dis que notre mode de vie de l’époque paraît miraculeux, un miracle qui n’a pu être accompli que grâce à la synchronisation silencieuse des rubis et des mécanismes d’un esprit commun ».

autopolaQuant à ce drôle de titre de M Train, l’explication vient presque par hasard, à la fin d’un chapitre, après qu’un barman lui ait resservi une tequila légère comme du jus de fleurs :

« J’ai fermé les yeux et j’ai vu un train vert avec un M à l’intérieur d’un cercle ; le même vert décoloré que le dos d’une mante religieuse ».

De toute façon, où qu’elle aille et quelle que soit la situation, elle la vit comme un personnage : à l’instant d’entrer dans une salle à Berlin pour y prononcer une conférence, elle se croit Holly Martins dans Le Troisième homme ; quand elle perd son manteau noir mité, elle se prend pour le croyant fautif du Voyage en Orient de Hesse lorsque la chevalière disparaît de son doigt ; et si elle brûle des pages qui la rendent insupportablement nostalgique, elle se croit complètement Gogol jetant au feu des pages des Âmes mortes. Pourquoi ? Because the night, tout simplement.

Et pourtant, ce n’est jamais triste car l’écriture de cette réminiscence est d’une fluidité merveilleusement enveloppante. Ce n’est pas du Billie Holliday que l’on entend en fond sonore mais bien la chanson fétiche de l’auteur, What a wonderful world toute timbrée de l’hypertrophie des fausses cordes vocales de Satchmo. Qu’on ne s’y trompe pas : de ses trois fois rien, elle a fait une matière dense d’affects, de sentiments, d’émotions d’une légèreté étourdissante, ainsi qu’elle l’annonce dès les premières pages :

« Insensiblement je m’enfonce dans un malaise léger mais persistant. Non pas une dépression, davantage une fascination pour la mélancolie, que je retourne dans ma main comme s’il s’agissait d’une petite planète, striée de bandes d’ombre, d’un bleu impossible »

De nombreuses photos parsèment le récit de son errance, toutes prises avec un Polaroïd 1967, appareil vétérotestamentaire, on ne peut plus vintage, qui donne sa couleur au noir et blanc de sa mémoire. Elle prend souvent des photos de chaise et de table. Le jour où le patron du café ‘Ino à Bedford Street a fermé définitivement, il lui a fait porter chez elle sa table et sa chaise : « Mon portail vers quelque part ».

A propos, elle est aussi chanteuse sous le même nom, elle fut même une icône du rock et du mouvement punk, cette Patti Smith qui écrit depuis toujours. Cette fois, ne la ratez pas.

woolf

(Photo par Claire Hatfield ; autoportraits au polaroïd de Patti Smith et chez Virginia Woolf par Patti Smith)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

448 Réponses pour Patti Smith, ce n’est pas facile d’écrire sur rien

Petit rappel dit: 28 avril 2016 à 17 h 59 min

La modernité de Jodelle?????
Elle est bonne, celle là! De Garnier, de des Mazures, passe encore, mais ça !
Pour le reste:
VALVERT
maraud, butor, pied plat de faquin ridicule!

– Ah? et moi Hector Cyrano, Savinien, Hercule,
De Bergerac;

Sergio dit: 28 avril 2016 à 16 h 58 min

berguenzinc dit: 28 avril 2016 à 16 h 36 min
St Merd-les-Oussines (Corrèze).

Et le Sardanapale… Je savais même pas qui c’est, moi, ce gus ! Mais il était bien installé, aussi…

Et Chassériau l’odalisque ! Finalement c’est comme les modes d’emploi y a que les textes qu’on lisait jamais…

berguenzinc dit: 28 avril 2016 à 16 h 36 min

D’accord Sergio, Lagarde et Michard était une bien belle chose….j’irai donc à genoux, deux fers à repasser attachés aux dycts genoux n pénitence à St Merd-les-Oussines (Corrèze).

Mea culpa ! mea maxima xulpa ! meat urinaire

berguenzinc dit: 28 avril 2016 à 15 h 44 min

MC dit: 28 avril 2016 à 14 h 51 min

mais quel fat, sapristi, quel fat ! quel pédant, quel cuistre….sans doute un ex ou pas ex rongeur de l’inspection générale de l’Educ Nat, spéialisé en Littérature..
quel Lagarde et Michard, quel navet

a moins que…..mais oui !!! sans doute un théatreyx, sous-sous-sous Vilar, du genre à monterrrr pièce génnnnniale de Guennadi Prjnvstr….16 heurrrrrrrrrres…

Eh, pov’pomme t’as donc pas compris l’éblouissante modernité du propos d’Etienne??? hein, spèce de cave?

Sergio dit: 28 avril 2016 à 15 h 15 min

Al Ceste dit: 28 avril 2016 à 12 h 17 min
Article pour ceux qui aiment les terroristes :

Tanzantan je mets un pove com mais i passe pas c’est essetrêmement bizarre…

MC dit: 28 avril 2016 à 14 h 51 min

Exhumer le pitoyable Jodelle?
Bon, je sais que Ronsard , aux premiers balbutiements de sa muse tragique, s’est écrié en anagramme  » Io, le Délien est né! » mais il ne suffit pas d’etre premier en néo-sénèquerie tragique pour rester immortel; Surtout face à d’Aubigné, ou Garnier.

Cela dit, on peut y voir un précurseur bien involontaire du surréalisme sur scéne,ledit Jodelle ayant exigé un décor de rochers, et le décorateur ayant compris un décor de clochers; le rideau dut se lever sur un bien étrange spectacle…

Sergio dit: 28 avril 2016 à 14 h 46 min

Mais qu’est-ce qui se passe que tout le monde a été habsorbé ?

J’ose plus sortir dehors chuis peut-être tout seul à Nancy ?

Ou c’est la dérive des continents i se sont barrés !

berguenzinc dit: 28 avril 2016 à 11 h 56 min

Etienne Jodellle disait il y a 500 ans..

Un poème, un jour – Étienne Jodelle – Contre les ministres de la nouvelle opinion :
C’est aux ministres seuls, ministres des misères
(Peux-je dire) et des maux, et des torts inhumains
Que nous souffrons par eux, qui branlant en leurs mains
Notre fatal brandon, se sont faits nos Mégères :
C’est aux ministres donc que les justes colères
Soit de moi, soit de tant de diserts écrivains
Se doivent adresser, montrant lâches et vains
D’esprit tous les fauteurs de si faux ministères.
Seuls ils ont machiné, dressé, tramé, conduit,
Dénombré leur pouvoir par Églises instruit,
Des vivres, des moyens, des surprises commodes,
Donné le jour auquel le Roi prendre on devait,
Qui des leurs dès longtemps et fort loin se savait,
Même c’est ce qu’entre eux ils nommaient leurs synodes.
Que de ce siècle horrible, on me peigne un tableau,
Par ordre y ordonnant l’étrange momerie
Où tout vice, tout crime, erreur, peste, furie,
De son contraire ait pris le masque et le manteau :
Aux peuples et aux Rois dessous maint faux flambeau
Qui les yeux éblouit et les coeurs enfurie,
Soit de ces masques faux l’énorme tromperie
Conduite, et pour momon porte à tous un bandeau :
L’injustice prendra le beau masque d’Astrée,
En science sera l’ignorance accoutrée,
Sous le masque de Christ, d’humblesse et charité,
Satan, ambition, sédition félonne
Marcheront, et n’était la chance que Dieu donne,
Leurs faux dés piperaient tout heur et vérité.

sse ? dit: 28 avril 2016 à 11 h 49 min

Dans certain monde arabe où ledit « mariage de plaisir » est la continuation de la guerre par d’autres moyens.

Et si d’Ormesson contractait avec Tatie Smith un genre de mariage de plaisir ? Ce serait goule.

berguenzinc dit: 28 avril 2016 à 10 h 11 min

et j’oubliais , avant que de partir,

Dieu dit à Bernard-Henri; ‘vois -les » et Bernard-Henri les vit

Arvoir

berguenzinc dit: 28 avril 2016 à 10 h 09 min

eh oh? eh oh ? comme diraient les soialisses comme le cerveau de sarcossy , hisséo !!!

rmarquez qu’en 2006, mon fils de 10 ans et ses copains gueulaient, sortant de l’école « eh oh ! eh oh, les c.ouilles de Ronaldo »

Elle est pa’tie Smisse. Pis c’est pas du ricoré, c’est du viandiosque.
allez déridez-vous comme disait Dieu à Jacques ; « Déride! » et Jacques dérida…

bonne journée, les cuistres.

Giovanni Sant'Angelo dit: 28 avril 2016 à 0 h 39 min


…prendre partis-pris,!…encore,!…
…alors, le  » juste  » prix,!…
…Oui,!…mais autant que çà vaille la peine, pour ma bonne cause,!…quoi,!…
…je débute dans les comédies d’humours,!…
…tout ces rôles de dindes à se farcir,!…
…encore un effort,!…pour les jarretelles,!…que c’est gay,!…

…millionnaires aux pas,!…pour cinq minutes de pose en  » Expresso  » subito,!…
…la crème sur le lard,!…of course,!…
…Caramba,!…etc,!…

la vie dans les bois dit: 27 avril 2016 à 21 h 51 min

je relis donc la fin d’un compte-rendu de lecture du fake qui se bourre de mots:
« Les visiteurs du rêve : « Je crois en la vie que chacun un jour perdra » »

C’est très étrange car cette phrase, sortie du contexte- du livre !- me rappelle un texte.

Et si je ne m’étais awardée de ce que voulait dire la miss, je serais passée à côté du cow-boy philosophe, en stetson…

http://www.newyorker.com/magazine/2015/10/19/my-guy

Et tu sais quoi, javert?
En clair ?
Je t’emm-erde, poliment, et avec grâce.

Et sur ce je vais commencer de préparer ma valise.

Janssen J-J dit: 27 avril 2016 à 21 h 36 min

@C’est à se demander si vous n’êtes pas un fake qui se bourre de mots

une Mrs. fake qui nous les bourre de links pour se donner des airs d’être à la pointe de rien sur tout, c’est assurément plus « in »…(j’ai lu que Mrs Smith est allée au Japon- va y retourner bientôt, pour un trio étrange Smith/Murakami/Ginsberg)? Quel scoop !

la vie dans les bois dit: 27 avril 2016 à 20 h 31 min

je viens de relire ton reader’s digest, de ce bouquin, javert. C’est à se demander si tu n’es pas un fake qui se bourre de mots.

la vie dans les bois dit: 27 avril 2016 à 19 h 53 min

« Réponse en idéogrammes ?
Déplacement de la question, plutôt, non ? »

Absolument pas.
S’il y a un déplacement de la lecture- dans le texte du livre chroniqué- C’est autre chose…

Pour la réponse en « idéogramme », j’ai lu que Mrs Smith est allée au Japon- va y retourner bientôt, pour un trio étrange Smith/Murakami/Ginsberg.
Si elle y est allée, et on peut en toute confiance prendre ce train, elle n’y est pas allée pour uniquement  » laver la pierre tombale de Mishima « .
J’ai bien aimé lire, dans un extrait de ce livre de Patti Smith, que Yasujiro Ozu portait un goût du saké jusque bien loin…
Certainement pas le même que le mien, qui ne se révèle que dans des petites tasses à sifflet.
Et sur un bloc de granit, dans un cimetière, figurait une idée. Un kanji.

Widergänger dit: 27 avril 2016 à 19 h 50 min

Pour ma part, je ne vous souhaite pas de faire des progrès en écriture (Janssen)

C’est pas très gentil, ça !

Janssen J-J dit: 27 avril 2016 à 19 h 21 min

la goutte d’eau qui fait déborder le vase ?

Un commentaire de rien sur rien, en effet : sauf qu’il n’était, je crois, nullement question de ce phénomène dans le passage signalé de LRDF.

Sergio dit: 27 avril 2016 à 19 h 17 min

Lucien Bergeret dit: 27 avril 2016 à 19 h 07 min
question!

Ca veut même dire que les robots i nous font avant même qu’on les aie faits, eux !

Même le bon Dieu il aurait pas imaginé une histoire pareille… Il aurait jeté le manche après la cognée !

Sergio dit: 27 avril 2016 à 19 h 11 min

Polémikoeur. dit: 27 avril 2016 à 17 h 47 min
Séguélamentablement.

Un jour j’ai pris des Saatchi elles ont dégringolé on a entendu le bruit par terre !

– j’en reprends plus…

Ou alors des Jean Bulle, comme dans Lauzier…

Lucien Bergeret dit: 27 avril 2016 à 19 h 07 min

« …on peut se demander si l’intelligence naturelle n’est pas en train de se rapprocher plus vite de l’artificielle que l’inverse… »

Excellente question!

Janssen J-J dit: 27 avril 2016 à 18 h 45 min

@ne vous dévoilez pas comme ça, vous me faites mal. Vous avez encore des progrès à faire en lecture, voilà qui conclusion qui s’impose.

Vous faire mal était un peu le but recherché, j’espère que les séquelles n’en seront pas trop durables. Pour ma part, je ne vous souhaite pas de faire des progrès en écriture, voilà qui conclusion qui s’impose.

Polémikoeur. dit: 27 avril 2016 à 17 h 47 min

Allons donc, projetteriez-vous,
et sur une pancarte temporaire ?
Dans le bon vieux commentarium,
il y a du commensalisme
et de la neutralité.
Est-ce qu’il faut organiser
un concours, une séance
de créativité ou appointer
une agence de com. pour trouver
un nom plus vendeur ?
Séguélamentablement.

bouguereau dit: 27 avril 2016 à 17 h 36 min

Au demeurant, les punaises de lit, ou géocorises, sont attirées par les sujets souffrant d’affrédériction rénales

j’aime beaucoup..en rgardant les photos du bas j’les vois..et elle a un teint dinsufisant rénale..avec la chartreuse t’es mal

bouguereau dit: 27 avril 2016 à 17 h 34 min

La chartreuse, oui, oui

essaie de faire un poulet à l’eau ferrugineuse..c’est dégueu..tu sais que c’est la boiçon branché dolioud? tarentino en est fou

bouguereau dit: 27 avril 2016 à 17 h 31 min

Ca fait pas un rien sinistre, commentarium ?

hévidemment c’est dépréciatif..lassouline poudrant sa farine animal spangero par dessus

Sergio dit: 27 avril 2016 à 17 h 25 min

C’est bien la discontinuité fragmentaire, mais il y a autre chose : cela revient ; c’est ondulatoire. On va trouver des périodes, des sous-périodes, ou des harmoniques, si on veut, d’une certaine manière comme en poésie.

Sergio dit: 27 avril 2016 à 17 h 20 min

Ca fait pas un rien sinistre, commentarium ? Vaut mieux pas rentrer au Bar de l’escadrille que dans un machin en « ium », nichtevare ?

Surtout un aquarium, d’ailleurs, c’est plein d’eau !

En « ium » ça fait vert moussu, c’est aussi lugubre que l’interminable fête qui clôt le Singe (Blondin)…

Widergänger dit: 27 avril 2016 à 17 h 12 min

Janssen, ne vous dévoilez pas comme ça, vous me faites mal. Car c’est vous le butor… Vous avez encore des progrès à faire en lecture, voilà qui conclusion qui s’impose à votre commentaire.

la vie dans les bois dit: 27 avril 2016 à 17 h 03 min

Le phénomène physique de la goutte d’eau qui fait déborder le vase, c’est très simple. Cela s’appelle de la tension superficielle.

la vie dans les bois dit: 27 avril 2016 à 17 h 01 min

Evidemment si le sujet quotidien, c’est le commentarium et ses commentariens de rien…

On peut en zapper, désormais, la quasi-totalité. En toute zénithude.

serviteure.

Janssen J-J dit: 27 avril 2016 à 16 h 45 min

Comment le prix Nobel de Stockholm a-t-il pu prendre au sérieux pendant des années ce Claude Simon, prototype d’une littérature rendant compte de la discontinuité fragmentaire des émotions et leur contiguïté dans la conscience ?
On n’en revient pas !… C’était une autre époque de la nouvelle vague romanesque peut-être, qui nous changeait des Proust et autres Joyce. On ferait peut-être bien de la redécouvrir : il y avait dans cette charrette des Sarraute, des Robbe-Grillet, des Beckett, des Butor, et autres Duras. Et on voit hélas ce que sont devenus les Butor en sursis sur la télévision d’aujourd’hui. Bah ! Parlez-nous des Flauberts et autres Stendhals ces bonnes vieilles valeurs, de la trique littéraire qui dure !

Polémikoeur. dit: 27 avril 2016 à 16 h 36 min

L’idée qu’une « intelligence »
pourrait s’employer à gommer
le commentarium en dépit de tout,
de ses névrosés permanents
au premier rang, serviteur compris,
ne concerne en rien Mrs Smith.
A propos, coïncidence aidant,
le « Monde des livres » d’aujourd’hui
(en avance d’un jour ?), traite
de « Trop dire ou trop peu ».
Réponse en idéogrammes ?
Déplacement de la question, plutôt, non ?
Effacement.

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