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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les Lumières de cape et d’épée de Perez-Reverte

Les Lumières de cape et d’épée de Perez-Reverte

Un roman historique ? Vale ! Mais si différent des nôtres, bien formatés à la française, quand il est d’un Espagnol de la génération d’Arturo Perez-Reverte, romancier au long cours, correspondant de tant de guerres, journaliste dans l’âme, blogueur généreux et accueillant (il donne asile à nombre d’écrivains), polémiste à ses heures (contre Trump, la lâcheté occidentale face aux djihadistes, le fanatisme analphabète des féministes, l’Europe vieille et obsolète…) , né en 1951. Deux hommes de bien (Hombres buenos, traduit par Gabriel Iaculli, 512 pages, 22,50 euros, Seuil) s’inscrit dans la lignée de plusieurs de ses précédents livres au succès mondial, non pas tant Le Tableau du maître flamand, le Maitre d’escrime ou encore les aventures du capitaine Alatriste où se profile l’ombre portée d’Alexandre Dumas mais plutôt La Reine du sud (pour la plupart traduits par François Maspero qui s’était emballé pour son œuvre)

Cette fois, il est question de l’Encyclopédie et de l‘exfiltration clandestine, chahutée, haute en couleurs et en mystères de cette somme inouïe de 72 000 articles, 16 500 pages, 17 millions de mots vers l’Académie royale espagnole à Madrid. Une histoire vraie, basée sur des recherches en bibliothèque avant d’être mise en scène à la Perez-Reverte. Nous sommes à la fin du XVIIIème siècle. Deux académiciens, le bibliothécaire don Hermogenes Molina et l’Amiral don Pedro Zarate, bravent tous les dangers, à l’aller comme au retour, afin de ramener du Paris pré-révolutionnaire ici merveilleusement rendu, jusqu’à une Madrid plus paisible et moins effervescente, ces 28 volumes dont l’Eglise ne veut pas entendre parler.

Une partie de leurs collègues y étant hostiles, ceux-ci envoient un espion à leurs trousses chargé de faire échouer leur entreprise, laquelle est de toute façon rendue incertaine lorsqu’il s’avère que l’édition originale est épuisée. Sous la plume de Perez-Reverte, cette course-poursuite masque donc un combat entre Lumières et anti-Lumières d’un panache, d’une vivacité et d’une ardeur peu communes dans ce genre de débats. Autant dire que les aventures de la connaissance y sont saisis au sein d’un roman de cape et d’épée dans la grande tradition, mêlant aventures, duels et intrigue amoureuse, et on ne s’en plaint pas.

« Alors se tissaient déjà, au sein de l’Académie comme ailleurs, les fils de la corde avec laquelle les Espagnols allaient se garotter les uns les autres pendant les deux siècles suivants »

Derrière le culte du détail et la précision en toutes choses (ah, le bruissement du noble papier-chiffon et « son odeur sémillante »…), l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert est présentée comme le triomphe de la raison et du progrès sur les forces obscures du monde alors connu, parmi lesquelles les plus tenaces cultivent « la haine de la nouveauté ». Il en ressort l’idée que le XVIIIème espagnol fut vraiment un siècle d’occasions perdues, en raison notamment des résistances opposées par le christianocentrisme, la réaction l’ayant emporté alors que les idées nouvelles secouaient la vieille Europe.

Alors, en quoi sont-ils si différents des nôtres ces romanciers qui font de bonnes et de mauvaises manières à l’Histoire en injectant de la fiction née de leur imagination dans le passé le plus rigoureusement documenté ? Disons qu’ils relèvent d’un genre, improbable école sans maître ni disciple, baptisé « la transparence littéraire » ; celui-ci se distingue par l’intrusion de l’auteur de plein pied dans le récit, son rôle comme personnage de premier plan nous entrainant en temps réel dans les coulisses de la création romanesque et dans la fabrication de son enquête historique à mesure qu’elle progresse. Une tendance illustrée en France par le Hhhh de Laurent Binet et nombre de livres d’Emmanuel Carrère, notamment Le Royaume. Et cette fois pleinement par Arturo Perez-Reverte ! Cet écrivain-là est de ceux, les plus rares, que l’enquête sur le terrain passionne et excite plus encore que l’écriture.

Ainsi, puisque la fiction n’est pas consubstantielle au roman, rien n’empêche plus l’auteur de s’autoriser au mélange des genres. D’autres écrivains espagnols de cette génération agissent ainsi : Javier Marias, Javier Cercas, Antonio Munoz Molina notamment, signatures que l’on retrouve parfois sur le blog collectif Zenda cofondé l’an dernier pour permettre à des écrivains et des critiques littéraires d’y parler librement des livres, par un certain … Arturo Perez-Reverte. Des libertés que l’on s’accorde et des licences que l’on s’autorise sans jamais oublier de rendre hommage au plus moderne d’entre eux, celui qui s’était affranchi des règles avec un jubilation sans pareille, un certain Cervantès, il y a … quatre cents ans.

97-1diderot

(« Gravure pour une planche de chirurgie extraite de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert »)

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commentaires

707 Réponses pour Les Lumières de cape et d’épée de Perez-Reverte

Janssen J-J dit: 23 mai 2017 à 15 h 34 min

on dirait que t’es pas sûr de la place qui te revient de facto et de jure, JC :-) Pourtant, arma cedant togae. Pourquoi se soucier d’être intelligible aux autres ? Un wgg prétendait naguère ne se poster en tartines dégoulineuses icite que pour essayer de mieux se comprendre. Donc, parfois oui, parfois non. Tu te parles à toi-même et t’es surpris de voir comment t’y es entré dans le mental de l’autre (a)sexué, par effraction ou avec son consentement, alors que ça devrait pas arriver. Et puis parfois, rarement, tu t’adresses explicitement à la cantonade en te clarifiant, c comme si tu guettait une réponse précise, un signe, un lapin, comme un djaverdeterre, or ça ne vient jamais comme tu l’aurais imaginé. Comme une permanence du malentendu sur le préjugé végétal. D’une irresponsable liberté sacrificielle. Aucune ânerie, une implacable logique au contraire. Effrayante, même.

JC..... dit: 23 mai 2017 à 9 h 08 min

Il faut reconnaître qu’entre Renato et JJJ le combat pour la « première place » des couilllons est rude… alors qu’elle me revient de jure à défaut de me revenir de facto !

renato dit: 23 mai 2017 à 7 h 56 min

Il y en a que, parés de leurs dogmes, ils préconisent que l’on aille chercher notre pain avec une brouettes de billets. Peut-on appeler ça une couillonade ?

Cela dit, c’est à croire que le cerveau d’une ample tranche de représentants de l’ancien monde — toutes tendances confondues — soit peu ou pas plastique : parler d’archaïsmes ce serait leur rendre honneur.

Incidemment. Dimanche ; voyage ; hôtel ; en attendant l’heure d’un rendez-vous je m’abruti avec la télé : une femme d’une arrogance égale à son ignorance — toujours fascinante l’absence totale de culture politique — prétendait expliquer le monde du haut de son 6-et-des-poussières% cumulé par deux partis — puis ils s’étonnent des proportions prises par le vide entre citoyens et institutions.

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 22 h 40 min

@On a de plus en plus de mal à comprendre ton labyrinthe de débilités.

Faites un petit effort, wgg, une fois ne sera pas coutume ! Et ça vous changera de votre manie de recopier tout ce qui traine sur l’internet à propos de heidegger.

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 20 h 46 min

« Et l’énigme est là aussi, puisque selon toute vraisemblance, celui qui a tutoyé cette obscurité, écrit sous pseudonyme. »

dis-toi djavert que cette énigme-là n’a pas été la plus difficile à résoudre.

bérénice dit: 22 mai 2017 à 20 h 39 min

WGG quand vous aurez une minute, pourriez vous la consacrer à situer le cas Binet, qui est-il, qu’a-t-il fait apparaître, quels sont ses engagements ? Merci par avance.

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 20 h 32 min

A propos , ce livre HHhH, de M. Binet a-t-il été chroniqué sur la RDL ?
Il a eu le Goncourt du 1er roman, tout de même.

bérénice dit: 22 mai 2017 à 20 h 25 min

20h14 WGG, ne vous inquiétez pas pour moi, je préfère les gambas . C’est nettement moins spirituel et revendicateur mais autrement gustativement meilleur , pourquoi nous faudrait-il nous éreinter à lire un ami de l’ami d’un ennemi, hein? Binet au cabinet!

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 20 h 18 min

Grand Protagoras du logos, rien que pour ça, M. Binet a bien fait de quitter l’Educ Nat pour « supérieurs »

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 20 h 16 min

Je lis M. Binet comme je veux. L’épouse de Monsieur Kristeva s’en prend plein la tronche, et alors derrida, et heidegger… je ne vous dis pas.

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 20 h 14 min

@ Vous n’avez pas compris que la réforme de l’orthographe a été mise en œuvre à la dernière rentrée (septembre 2016) alors qu’elle date de 1990 !

Mais si, c’est dans le mag télé du Figaro, déjà donné en lien.

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 20 h 12 min

Tu n’en sauras pas plus djavert. Pas de déposition, ni main courante.

Sinon, je conseille à tous de garder par devers soi, ou pas loin comme un repoussoir, le livre de M. Binet sur le langage ( de la french akademie de paris france) , fort heureusement rappelé ici, par Delaporte.
Et qui se lit par sauts et gambades.

Widergänger dit: 22 mai 2017 à 20 h 07 min

Janssen, tu la fais plus court la prochaine. On a de plus en plus de mal à comprendre ton labyrinthe de débilités.

Widergänger dit: 22 mai 2017 à 20 h 06 min

Mais vous êtes comme Vanessa Burggraf, mes pauvres enfants. Vous n’avez pas compris que la réforme de l’orthographe a été mise en œuvre à la dernière rentrée (septembre 2016) alors qu’elle date de 1990 !

Pourquoi à votre avis en 2016 et pas en 2036 ? Simplement parce que les éditeurs ont trouvé ce bon prétexte pour refondre leurs manuels scolaires et gagner un max de fric. Ils ont d’un seul coup, après 27 ans de néant, pensé à cette réforme débile faite par des linguistes débiles pour des têtes débiles qui n’apprennent plus rien, le français étant devenue une langue débile pour de débiles analphabètes…!

Et ça braille, ça braille de partout ! La France est devenue un pays de braillards débiles.

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 19 h 55 min

Laissez-moi vous raconter une belle histoire de pseudos qui ne savent plus à qui ils s’adressent, tellement ils en ont la tête farcie… Tout part d’une dédicace malicieuse sur un livre, où l’auteure -très jeune- souhaite à ses lecteurs de trouver – un jour peut-être – l’écrivain qui a écrit un livre qui ne figure pas sur le catalogue de l’éditeur, et que pourtant il a écrit. Un peu plus tard, ou un peu avant, un hasard, toujours le même, qui fait que le regard accroche sur une couverture de livre, un titre, une quatrième de couv’, je croise un autre écrivain. Qui n’a écrit qu’un seul roman. Il est là sous mes yeux. Et l’écrivain, aussi qui écrit en guise de dédicace une phrase énigmatique, très belle sur là où l’obscurité tutoie la lumière. Comme son livre est à l’entame d’une rare densité, je fais quelques recherches internet, pour approcher cette lecture. Et l’énigme est là aussi, puisque selon toute vraisemblance, celui qui a tutoyé cette obscurité, écrit sous pseudonyme.

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 19 h 45 min

18.03 c quoi déjà le nom de vot’blog, sdg ?…, j’oublie toujours de le mettre aux favoris. Je vais pas pouvoir en parler à la rdl. Amayerling ?

bérénice dit: 22 mai 2017 à 19 h 43 min

Slan! 16h41

il écrivit en français, une langue qu’il dépouilla comme un lapin pour ne plus lui laisser qu’un squelette qu’on peut à l’occasion charger de guirlandes, de boules multicolores voir de leds clignotantes pour tourner autour de l’énigmatique texte .

la vie en cause dit: 22 mai 2017 à 19 h 41 min

« Peut-être n’est-il pas utile d’y revenir tous les jours pour vous en auto-persuader, vous risquez de vous lasser, et ce serait dommage, non ? »

Là faudrait faire le compte des pseudos auxquels cela pourrait s’adresser, et il n’y en a pas qu’un peu… Bref, les idées fixes et les nonosses à toutous, hein.

ribouldingue dit: 22 mai 2017 à 19 h 19 min

« J’ai juste eu le temps de m’injecter … »

Lapsus significatif, D. Par ailleurs La Dame aux Camélias est d’Alexandre Dumas fils…

Sergio dit: 22 mai 2017 à 18 h 28 min

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 18 h 03 min
de + en + tétanisé par la progression de la perversion narcissique sur la 2e chaîne.

No pasaran : comme disait Sir Winston, « et surtout, n’abandonnez jamais »… Mais je clamerai mon innocence pire que Dreyfus ! Encore que c’était un X. c’est pas des gars bien solides…

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 18 h 17 min

« puis j’ai subi des expériences mentales horribles »

Je comprends que par pudeur tu passes sous silence les sévices corporels subis, D. Ce dut être bien affreux !

Nicolas dit: 22 mai 2017 à 18 h 12 min

J’ai trouvé ! C’était la sous mes yeux, l’évidence même, Delaporte est un gros troll et en même temps un gros c.hon. C’était facile je m’en veux de n’a pas l’avoir deviné plus tôt.

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 18 h 03 min

17.39, Je vais tâcher de convaincre passoul de raccrocher le lien a votre blog, sdg, mais c pas gagné d’avance d’autant qu’il est de – en – impressionné par mes boursouflures et de + en + tétanisé par la progression de la perversion narcissique sur la 2e chaîne.

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 18 h 03 min

diagonal, profites en pour préciser aux nouveaux, que tu assures le show h24, d, janssen,nicolas, bougrro
Putain, postule chez ruquier.

Jean dit: 22 mai 2017 à 17 h 54 min

Debray, Onfray, Finkielkraut, Todd… La Suisse plaint la « pauvre France » et ses vieux philosophes ronchons

Ils ont bien raison, les Suisses. Je ne connais pas suffisamment Todd pour en juger, mais quant aux deux autres, vieux et ronchons, c’est sûr, mais « philosophes » ? Qui voudrait apprendre à penser en lisant Finkie ou Debray risquerait de prendre pour de la pensée des formules clinquantes (spécialité de Debray) et un usage systématique (chez les deux) de raccourcis simplificateurs. Ne comptez pas sur ces deux-là pour envisager avec humilité la complexité du réel : ils ne cessent de l’écraser avec leurs gros sabots. Ces gens-là sont à la philosophie ce que Marine Le Pen est à la politique.

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 17 h 53 min

Quand tout le monde aura compris que Diago le boursouflé est à plaindre, alors là oui: fiat lux

Sergio dit: 22 mai 2017 à 17 h 48 min

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 17 h 42 min
goering

Hon pourrait faire un circuit Sig et Carinhall… Ce que je voudrais voir c’est le train hélectrique ! Dans les trois kilomètres i faisait, si je me souviens bien…

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 17 h 41 min

A ONPC, ce sont déjà tous pratiquement des robots. Ruquier, Burggraf, Moix, etc., ils sont programmés pour vous faire croire à une autre réalité. Vous écarquillez les yeux : la science-fiction l’a décrit, ONPC le transforme en actes. Ils sont à la pointe de l’avenir.

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 17 h 40 min

t’es au bout du rouleau delaporte..t’es comme tarzoune tu fais chyer havec ta télé et ton pti réseau..essaie dprende de la hauteur comme dédé

Sergio dit: 22 mai 2017 à 17 h 39 min

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 17 h 10 min
à mon chef P. Assouline

Houi mais Passou si c’était un chef bienveillant et héclairé i me réparerait mon pauve lien sur mon pauve blogounet en un seul coup de cuillère à pot et même à la vitesse des particules superfluides…

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 17 h 39 min

t’es au bout du rouleau delaporte..t’es comme tarzoune tu fais chier havec ta télé et ton pti réseau..essaie dprende de la hauteur comme dédé

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 17 h 38 min

La dame aux camélias est l’oeuvre de trois entités qui se sont associées et se sont ensuite servi de Balzac

dante et virgile peuvent pas ête partout dédé..c’est certain

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 17 h 37 min

Fake news à ONPC : en dépit des protestations et des évidences, Laurent Ruquier défend la fake news de sa journaliste et s’enfonce, comme il en a l’habitude, dans le mensonge :

« Tout ce que Vanessa Burggraf a pu dire, ce n’est absolument pas une fake news. C’est une information que j’ai lue dans Le Figaro, dans des tas de journaux. Vanessa Burggraf n’a rien inventé », insiste Laurent Ruquier, qui a discuté avec la journaliste pour la rassurer.

D. dit: 22 mai 2017 à 17 h 28 min

Quant à mon éducation religieuse, elle s’est d’abord faite dans une secte d’un pays très lointain. C’est en rapport avec mon crash. Je survolais à très basse altitude le continent Antarctique quand un missile atteignit mon bombardier nucléaire supersonique qui volait à ce moment-là à Mach 09 ce qui est assez rapide. J’ai parfaitement eu le temps de voir la batterie de missiles située en haut d’une immense pyramide amovible dont la présence à par ailleurs été confirmée par l’équipe de Google earth. J’ai juste eu le temps de m’injecter et sitôt mon parachute tombé sur la glace, j’ai été capturévet anesthésié puis j’ai subi des expériences mentales horribles avant d’être jeté à moitié mort dans le désert égyptien où des adorateurs d’Isis m’ont trouvé et avec lesquels je suis resté 2 ans. C’était le début d’un lent processus intérieur.

D. dit: 22 mai 2017 à 17 h 11 min

Vous posez trop de questions, Jacques. Il y a des choses que je ne peux pas dire. Je vais quand même aller un tout petit peu plus loin : les extraterrestres n’existent pas. Tout cela est mis en scène par des entités de l’au-delà extrêmement talentueuses capables de choses véritablement merveilleuses comme d’écrire des chefs d’oeuvres pour ensuite les dicter à l’inconscient de tel ou tel humain qui ne se rend compte de rien et sui croit ensuite dur comme fer qu’il a fait ça tout seul. Je vous rassure tout de suite, il ne s’agit pas de vous qui n’avez produit aucun chef d’oeuvre. Mais par exemple La dame aux camélias est l’oeuvre de trois entités qui se sont associées et se sont ensuite servi de Balzac pour faire passer leur messages dont une grande part est subliminale. Je ne sais pas si je la fais parfaitement comprendre ?

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 17 h 10 min

Il est peut-être bon de rappeler ici à nos chers collègues internautes quelques règles élémentaires de courtoisie à s’appliquer à soi-même, de sorte à poursuivre sereinement nos débats littéraires avec la hauteur de vue qu’ils exigent et méritent.
Pour les historiques du blog, un serment allégé : « Je jure d’obéir à mon chef P. Assouline de la RDL en tout ce qui concerne le service auquel je suis appelé et, dans l’exercer de mes fonctions, de ne faire usage de la force d’expression qui m’est confiée que pour la maintien de l’ordre de la discussion et l’exécution des lois de l’hospitalité».
Pour les nouvelles recrues du bog (moins d’un an), par définition moins au fait du réglement intérieur, un serment légèrement plus contraignant : « Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions, d’observe les devoirs et la réserve qu’elles m’imposent. Je me conformerai strictement aux ordres reçus par la RDL dans le respect de la personne humaine et de la loi. Je promets de faire preuve de dévouement au bien public, de droiture, de dignité de prudence et d’impartialité. Je m’engage à ne faire qu’un usage légitime de la force et des pouvoirs d’expression qui me sont confiés et à ne rien révéler ou utiliser de ce qui sera porté à ma connaissance lors de l’exercice de mes fonctions ».

D. dit: 22 mai 2017 à 17 h 00 min

ça vous en bouche un coin, je sais, mais c’est la pure vérité et je me refuse à en tirer la moindre gloire.

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 16 h 57 min

Mais quel est donc le rapport entre les livres et les ovni, D. ?
Et pour l’éducation religieuse ?

D. dit: 22 mai 2017 à 16 h 53 min

Je suis diplômé d’énormément de choses, Jazzi lais ça me gêne toujours d’en parler. J’ai un bac C passé avec 2 ans d’avances puis j’ai intégré sur sélection une prestigieuse école militaire où je suis resté 5 ans avant d’exercer 6 ans puis subir un desagréable petit accident. Je suis alors parti et me suis reconverti dans la protection rapprochée de personnalités (dont plusieurs grands intellectuels) tout en poursuivant des études poussées dans une université d’Ufologie dont je suis sorti Docteur. C’est comme ça que j’ai acquis cette passion pour la littérature.

Bloom dit: 22 mai 2017 à 16 h 41 min

Bloom, il croit que Beckett est un auteur irlandais !

We are all born mad, some remain so, Baroz.

« Samuel Barclay Beckett, né le 13 avril 1906 à Foxrock (Dublin) et mort le 22 décembre 1989 à Paris, est un écrivain, poète et dramaturge irlandais d’expression française et anglaise, prix Nobel de littérature en 1969 ».
(Wiki)

Irish novelist and dramatist, many of whose works are written in French…
(Oxford Illustrated dictionary)

C’est rapèd, Baroz, et si tu as lu sa correspondance, la question ne se pose même pas.

Slan!

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 16 h 25 min

A propos de robots, Sollers en est un, un automate 100 % mécanique d’où ne sort que des sons répétitifs. Il recopie depuis toujours les mêmes choses avariées, et il se plaint de ne plus avoir de lecteurs ! Effectivement, s’il ne jouissait d’une place privilégiée et indue chez Gallimard, il serait depuis longtemps sur la touche, rouillé et oublié à juste titre.

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 16 h 20 min

« Il cite souvent. »

Sollers ne sait faire que ça, et mal. C’est la marionnette hideuse d’un ventriloque insaisissable. Il est comme un perroquet, un animal sans âme, rabâcheur, et tellement prétentieux comme si tout ce qu’il disait était en définitive de lui. Non seulement il ne restera rien de lui, mais toutes ses paroles dupliquées par ses soins mourront avec son cadavre dans un silence infâme.

Sergio dit: 22 mai 2017 à 16 h 20 min

Peppone Peppone des gars comme ça dans les cambrousses i peuvent réparer les motos même de deux générations haprès eux sans rien commander la moindre pièce c’est des bienfaiteurs de l’humanité !

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 16 h 15 min

Merci bérénice. J’ai évidemment déjà lu des articles sur cette question, qui va dans le sens que je soutiens, c’est-à-dire la disparition du travail. Corrélativement, la dimension « morale » que pourrait acquérir les robots fait aussi question, en une vertigineuse interrogation dont nous ne sommes qu’au début – avec le risque de voir l’homme se faire bouffer et remplacer par des machines jusqu’à son extinction finale de la planète :

« que peut-on conclure du projet de créer des robots moraux, et quel avenir peut-on envisager pour une robotique respectueuse de l’éthique militaire ? »

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 16 h 09 min

A.Sokal et J. Bricmont avaient déjà pas mal étrillé ce milieu plein de « concepts » .

bérénice dit: 22 mai 2017 à 15 h 48 min

Delaporte, sa position chez Gallimard lui permet sûrement de publier plus aisément que d’autres qui resteront inconnus et mériteraient un lectorat, cependant j’aime assez cette personne pour sa gentillesse en autres choses, votre formation d’intellectuel vous donne plus de compétences que moi qui n’en possède aucune pour juger de son oeuvre, je l’ai lu, je ne le lis plus parce que je suis lente et que j’éprouve l’envie de passer à d’autres signatures mais je l’ai observé dans une émission qui lui était consacrée au milieu d’un monticule assez impressionnant de bouquins ( une collection partielle) dans sa maison à Oléron , livres à partir desquels il travaille. Il cite souvent .

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 15 h 35 min

En tout cas, Binet semble s’en être pris aux vieux obsédés du cul de l’akademie, qui planquent cela sous couvert d’un certain académisme on dirait.

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 15 h 26 min

astrale ou spatiale, D. ?
Quoiqu’il en soit, une bonne morteau en petit Jésus, ça fait du bien par où ça passe !

la vie dans les bois dit: 22 mai 2017 à 15 h 23 min

A priori il ne faut pas être du « milieu » pour lire ce livre de M. Binet, sur la french theory. Il s’est en gros fait traiter de gamin par les mandarins. Qui ont du avoir du mal à reconnaître l’un d’entre eux. C’est un peu comme Macron et le PS. Monsieur Kristeva, à son âge ne peut plus tellement nuire à la littérature.

D. dit: 22 mai 2017 à 15 h 21 min

C’est de la morteau astrale, Bouguereau. Elle traverse l’espace-temps en un clin d’oeil. Beaucoup n’arrivent pas à comprendre ça.

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 15 h 14 min

Reste encore à trouver le lien entre Don Camillo / Peppone et Dante et Virgile !

lassouline..c’est lassouline le chainon manquant..t’as un obstacle épistémologique

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 15 h 10 min

D. dit: 22 mai 2017 à 10 h 19 min
Avec un petit blanc du Jura pour faire glisser.
D. dit: 22 mai 2017 à 10 h 18 min
Ce soir je me fais une morteau-purée.

dédé a une plus grosse clef que virgile

D. dit: 22 mai 2017 à 15 h 09 min

l’italien Dante, contrairement à l’anglais Green, n’écrivait pas sur l’Indochine, mais sur son propre pays…

extraordinaire révélation

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 15 h 07 min

Le lien entre les deux derniers papiers de Passou, XYZ ?

« Graham Greene : « Monsignore Quichotte » (1982), roman mettant en scène le descendant de Don Quichotte, devenu monsignore, et celui de Sancho Pança, devenu maire communiste. Roman au ton léger narrant les aventures tragi-comique d’un duo que tout oppose, et qui est peut-être également un pastiche du duo Don Camillo / Peppone. »

Reste encore à trouver le lien entre Don Camillo / Peppone et Dante et Virgile !

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 15 h 06 min

..en même temps des échiles y’en a plein les commissariats qu’elle disait duras..dante peut bien ête bourré dans un pub a da nang

XYZ dit: 22 mai 2017 à 14 h 55 min

Partir d’Homère, en passant par Virgile et Dante, pour aboutir à… Graham Greene me parait un peu excessif

Tu sais-tu pas lire, toué? C’est l’inverse, tabernak!

bouguereau dit: 22 mai 2017 à 14 h 53 min

delaporte est entrouverte a l’idée..la fin du travail envisagée c’est qu’il est passif..fonce baroz

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 14 h 39 min

Partir d’Homère, en passant par Virgile et Dante, pour aboutir à… Graham Greene me parait un peu excessif, Christiane, ne le dit pas à Bloom, il croit que Beckett est un auteur irlandais !

christiane dit: 22 mai 2017 à 14 h 23 min

@JAZZI dit: 22 mai 2017 à 13 h 26 min
Pays dont il était exilé, banni de Florence, juridiquement apatride, voué au bûcher s’il vient à être pris sur le territoire de la commune…. Béatrice… La Divine comédie/I> n’est-elle pas aussi une sorte de monument expiatoire élevé par Dante à la mémoire de cet amour presque mystique qu’il lui porta ? La Divine comédie ? Perfection et harmonie de la langue italienne, dans le sillage d’Homère et de Virgile. Et le mystère des neuf cercles de l’Enfer.

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 14 h 12 min

« Sollers est un immense lecteur et un passeur. »

C’est vrai qu’au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

bérénice dit: 22 mai 2017 à 14 h 08 min

12h59 Il veut simplement dire qu’il l’extrait de l’obscurité ou de l’oubli, Sollers est un immense lecteur et un passeur.

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 14 h 06 min

NB. La castration de Sollers apparaît dans le roman de Laurent Binet, « La septième fonction du langage » (Grasset, 2015).

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 14 h 01 min

« Macron, Sollers, Chevillard, on a les (é)lecteurs que l’on mérite, Delaporte ? »

Oui, Jacuzzi, mais notez que pour nos écrivaillons, les lecteurs se font rares (les deux s’en plaignent assez !) et que pour Macron, celui-ci a été élu par défaut, Le Pen agissant comme repoussoir. Le peuple n’en veut pas, mais eux, ils insistent. Alors qu’il suffirait de les mettre à la porte une bonne fois pour toutes. Ce n’est pas un hasard, par exemple, si Sollers s’est fait castré dans une longue scène de roman qui l’a traumatisé. C’est le rejet d’une zézette mégalomane dont on n’a que faire, mais qui s’incruste au lieu de laisser la place aux jeunes.

Bloom dit: 22 mai 2017 à 13 h 59 min

La différence, Christiane, c’est que l’italien Dante, contrairement à l’anglais Green, n’écrivait pas sur l’Indochine, mais sur son propre pays…

Comme si un étranger ne pouvait servir de guide…tu serais pas un peu chauvin et étroit d’esprit, Baroz?

Il n’est pas question de langue (va te coller les 7 tons du vietnamien, et dis-m’en des nouvelles), mais de lieu. & l’Enfer, c’est Babel, Horace, Didon, Helène de Troie etc…Vas pas confondre contenu & contenant.

JC..... dit: 22 mai 2017 à 13 h 54 min

J’ignorais que dire que les fiottes sont des crapules anti-natalité était mal vu des puissants !

Il faut me pardonner, ayant été élevé dans la religion … pratiquante.

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 13 h 45 min

La patrie des écrivains est leur langue, XYZ, ou leur langue est leur patrie.

Dante, « Père de la langue italienne », il est, avec Pétrarque et Boccace, l’une des « trois couronnes » qui imposèrent le toscan comme langue littéraire.

XYZ dit: 22 mai 2017 à 13 h 40 min

comme si l’Italie existait au 13e s…nimporte quoi,vraiment…tout le monde connait les guelfes et les gibelins…et vous avez le droit de vote (a droite, je parie)! misere! stabat mater dolorosa! e pericoloso vomitare per la finestra, d’accuerdo, stronso!

JC..... dit: 22 mai 2017 à 13 h 39 min

Je rappelle que de mauvaises traductions on laissé croire que VIRGILE baladait DANTE…. C’est l’inverse !

JC..... dit: 22 mai 2017 à 13 h 35 min

Ayant coulé à pic sous le poids de l’absence de responsabilités, je pensais être seul mais hélas : ils sont tous là !

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 13 h 26 min

La différence, Christiane, c’est que l’italien Dante, contrairement à l’anglais Green, n’écrivait pas sur l’Indochine, mais sur son propre pays…

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 12 h 59 min

Exemple de la forfanterie de Sollers, dans une interview sur son dernier livre où, en effet, il a recopié des fragments du poète Pindare. Commentaire débile de Sollers :

« C’est très gentil ce que vous dites de Beauté. Vous me faites grand plaisir en insistant sur Pindare, franchement il me devra beaucoup ! »

Ne serait-ce pas plutôt Sollers qui devrait quelque chose à Pindare, comme à tous ces grands auteurs qu’il pille à longueur de livre ? Vraiment, à aborder ainsi la littérature sans vergogne, on peut légitimement avancer que Sollers est un immonde salopard, n’ayons pas peur des mots.

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 12 h 35 min

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 12 h 26 min
Une question de Renato m’a fait revenir ce matin sur le cas des Chevillard/Sollers. Il me semble que c’est ici le bon endroit pour en parler, car il faut beaucoup de liberté de pensée pour dire vraiment ce que l’on pense de ces deux-là, qui sont désormais deux institutions, même si c’est deux institutions branlantes et désastreuses. Dans la société qui est la nôtre aujourd’hui, où l’on élit un président qui va faire le malheur des Français, il n’est pas étonnant que, par une nouvelle approximation du hasard, deux écrivains ratés continuent ainsi à donner le change, insolemment, alors que ce sont si manifestement deux écrivains surfaits, deux écrivains ratés, disais-je, et même complètement ratés, ratés de chez ratés.

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 12 h 30 min

1952 ?… 65 ans, c quand même pas l’âge idéal d’un bon vin. Beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs devenus d’immondes saloperies madérisées, hélas.

Janssen J-J dit: 22 mai 2017 à 12 h 26 min

@car je suis QUELQU’UN qui croit à la vraie littérature

Il serait bon de commencer alors à nous raconter de quoi elle est faite, cette vraie littérature, par le biais d’une théorie, d’une empirie, de quelque exemple bien senti, vu que les fulmineries quotidiennes contre les sollers et autres chevillard ou pour la fin du travail salarié comme horizon indépassable de la condition humaine…, nous vous avons fort bien compris. Peut-être n’est-il pas utile d’y revenir tous les jours pour vous en auto-persuader, vous risquez de vous lasser, et ce serait dommage, non ?

christiane dit: 22 mai 2017 à 12 h 26 min

Un cercle de l’enfer à l’autre… Oui, Bloom. Dante Alighieri avait choisi comme guide Virgile à la couronne de laurier. Je revois le tableau immense de Delacroix au Louvre. La barque des enfers sur le Styx… inspiré par le chant VIII de l’Enfer de La Divine Comédie.
Enfer contre enfer, oui…
J’avais été étonnée que Dante imagine l’enfer comme un trou de glace et Lucifer empêtré dans la glace jusqu’à la taille, et à Orsay, une toile immense aussi de Bouguereau représentant deux damnés s’entredévorant sous le regard de Dante et Virgile et une autre encore plus monumentale, celle de Gustave Doré (expo Gustave Doré à Orsay) et ses gravures.

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 12 h 18 min

« L’offensive des Républicains
En Marche! regroupe « socialisme de contrebande » et « éternels revenants »
François Baroin est déterminé »

être dans l’opposition, c’est pratiquer le tir au pigeon !

Delaporte dit: 22 mai 2017 à 11 h 53 min

renato dit: 22 mai 2017 à 8 h 44 min
Si c’est à moi que vous posez la question, je répondrai que le parallèle que j’ai effectué entre les deux énergumènes (deux écrivains ratés) se cantonnait à souligner leur absence totale de talent, le vide sidéral de leur production, et leur impertinence intrinsèque. Quant à ce qu’ils écrivent, c’est certes différent. Chevillard est tourné vers la littérature pour enfants (niveau maternel) et Sollers passe son temps à recopier les classiques. Aucun des deux n’est un créatif, Chevillard replié sur des miasmes enfantins, et Sollers sur un geste dénué de travail littéraire. Dans ce monde médiatique où ils évoluent l’un et l’autre, chacun à se façon, ils sont des fausses valeurs, des attrape-couillons dont les bobos branchés (branchés sur le néant et le rien) se refilent le nom sans même les lire – car ils sont proprement illisibles. C’est du reste leur seul point commun et le plus essentiel : une illisibilité absolue, définitive, prégnante. J’ai voulu dénoncer cette escroquerie littéraire de ces deux bandits, car je suis quelqu’un qui croit à la vraie littérature, et ici nous en sommes loin !

JAZZI dit: 22 mai 2017 à 11 h 14 min

« Ainsi Fowler qui s’apprête à quitter l’Indochine s’interroge sur son avenir »

Il reviendra comme attaché culturel, Christiane, une autre forme de colonialisme…

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