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La République Des Livres par Pierre Assouline

Pleins feux sur l’affaire Port-Royal

Parfaitement, « l’affaire Port-Royal ». A envisager comme telle, une fois n’est pas coutume, en prenant connaissance des pièces du dossier. Notre intelligence d’icelui  a longtemps été dominée par les deux massifs littéraires qui l’ont encadré avec un éclat sans pareil : l’Abrégé de l’histoire de Port-Royal (1742) de Racine et Port-Royal (1840-1859) de Sainte-Beuve. Mais la bibliographie est considérable. Rien de tel qu’une anthologie pour faire le tri et revenir aux sources. Celle que propose Laurence Plazenet Port-Royal (1320 pages, 29 euros, Flammarion) constitue une oeuvre en tous points remarquable sur un événement qui a façonné le paysage spirituel de la France classique. Elle est remarquable par son parti pris : les grands textes sont bien là, en version intégrale afin de mieux pénétrer dans ce monde de plain-pied ; ceux sur Pascal, la duchesse de Liancourt ou la duchesse de Longueville ; ceux sur Saint-Cyran dont l’autorité morale s’étendit au-delà des religieuses jusqu’à leurs proches, notamment les Solitaires, ces laïcs retirés du monde dans un esprit érémitique mais sans pour autant intégrer un ordre religieux. Remarquable par la sûreté de son appareil critique et la diversité de ses index thématique et patronymique. Remarquable enfin par l’éblouissante synthèse proposée en préface.

Lorsqu’un historien à l’érudition impeccable se double d’un écrivain à la plume qui ne faiblit pas, cela peut produire des étincelles. Car l’auteur de cette somme qui fera référence, dédiée à Philippe Sellier, spécialiste de Port-Royal étudié à la lumière de la littérature, n’est pas seulement une experte des moralistes du Grand siècle ; elle est également romancière et essayiste. Aussi, on ne saurait trop suggérer au lecteur, qui aura butiné dans les textes colligés pour son édification, de faire un sort particulier à la soixantaine de pages signées par Laurence Plazenet en présentation sous le titre « La pénitence et la gloire ». A lui seul le morceau vaut le livre. Il faut s’y attarder, y revenir et s’en pénétrer pour bien mesurer les enjeux de l’affaire.

Port-Royal est à l’origine un monastère de femmes fondé en 1204 dans la vallée de Chevreuse ; mais son aventure spirituelle commence véritablement en 1608 lorsque la nouvelle abbesse, la mère Angélique (Arnauld), qui relevait de l’ordre de Cîteaux, le réforme dans un esprit de rigueur et de discipline, rétablit la clôture, supprime totalement la consommation de viande. On y tient en méfiance la tendresse humaine, susceptible de détourner de l’amour de Dieu. L’endroit compta quatre-vingt-dix-huit religieuses (1646), et jusqu’à cent onze (1661). Il connut également la ferveur populaire après le miracle de la Sainte-Epine par lequel une enfant qui y était pensionnaire fut guérie d’une atroce fistule lacrymale à l’œil après avoir touché la relique conservée au couvent parisien.

« Janséniste » ! L’adjectif, qui date du début des années 1650, a connu une telle fortune qu’il s’est naturellement galvaudé depuis. On doit le vocable à un ennemi de Port-Royal, le jésuite François Vavasseur – c’est d’ailleurs le plus souvent à des détracteurs que l’on doit les noms de baptême de mouvements ou de groupes (cubisme et impressionnisme pour ne citer qu’eux). Celui-ci en fait un épouvantail. A l’origine, dans les pamphlets de cette époque, le néologisme désigne ceux qui suivent les idées, sinon la doctrine, de Jansenius, un exégète qui, dans son Augustinus, un livre de 1300 pages qui parut à Louvain, s’employa à approfondir la pensée de saint Augustin sur le salut et la grâce en revenant à sa source et en le dépouillant des commentaires qui en avaient altéré le sens. Il s’agissait rien moins que d’en revenir à une conception originelle du christianisme, jusqu’à un réexamen du pché originel à la lumière d’une relecture de la Cité de Dieu , l’homme y étant déchiré entre ses deux amours : « L’amour de Dieu l’emplit jusqu’au mépris de soi ; l’amour de soi l’aveugle jusqu’au mépris de Dieu ». Ses conclusions heurtèrent dans la mesure où il expliquait que la grâce ne pouvait être également distribuée étant donné le nombre de ceux qui mouraient dans l’erreur ; pour autant, il n’allait pas jusqu’à écrire que le Christ n’était pas mort pour tous, même si certains voulurent le lire ainsi. Jugées hérétiques, cinq des propositions de l’Augustinus furent condamnées par une bulle ; puis le clergé voulut faire signer à tous les religieux, ecclésiastiques, maîtres d’école un Formulaire les condamnant tout autant. Ce qui ne manqua pas de les diviser. Des religieuses signèrent à regret tout en se déclarant incompétentes pour juger de questions théologiques ; à Port-Royal, elles ne furent que onze sur cent onze à signer. Mais au fur et à mesure de l’affrontement avec le pouvoir, le monastère tendit davantage encore au perfectionnement et à l’approfondissement spirituel.

Pourtant, malgré tout, c’est moins à Rome qu’à Louis XIV que Port-Royal dut son malheur, le politique voulant dominer le religieux. La famille Arnauld, qui s’identifia si fort à la cause de Port-Royal, était faite de magistrats dont on sait la loyauté vis à vis de la monarchie. Les gens de robe étaient montés en premier ligne contre les Jésuites dès leur installation dans le royaume car, portant l’habit séculier, ceux-ci représentaient un danger politique. Mais les religieux de Port-Royal des Champs, plus encore que ceux de Paris (à l’emplacement de l’actuel boulevard de Port-Royal), demeuraient, eux, fidèles à la règle, hors du monde. Persécutés par le pouvoir royal, tant cette discorde spirituelle insupportait l’absolutisme monarchique, ils résistèrent malgré les emprisonnements et les mesures d’exil, mais furent vaincus après la destruction totale du monastère en 1711 : non seulement il fut rasé mais ses trois mille tombes furent vidées, avec un acharnement dans la violence à l’image de la tyrannie politique ; l’exigence spirituelle des religieux, à elle seule, valait dénonciation du faste, de l’opulence et de l’ostentation qui régnait à la Cour – et Racine le courtisan absolu, qui alla jusqu’à demander à être enterré à Port-Royal mais dans le cimetière du dehors, tout de même, n’était pas à une contradiction près. Car il n’était pas de plus calme et de plus puissante dénonciation du règne de la vanité que la rigueur de Port-Royal dans son alliance de l’intelligence et du coeur. C’est aussi que le monastère était un foyer de vitalité intellectuelle, contrairement à la légende noire qui en a fait un repaire d’austères rongés par la pénitence et de fiévreux retranchés dans une secte. Sa spiritualité était certes sévère mais extraordinairement énergique, comme en témoignent avec éclat les écrits d’Antoine Arnauld, de Pierre Nicole et surtout la traduction très transgressive (elle se référait aux originaux grecs) de la Bible dite de Port-Royal, chantier lancé par Le Maistre de Sacy. La langue des écrivains de Port-Royal était toute de brièveté, d’épurement, de domination et de suggestion. Leur détermination était toute entière reflétée par cette douce injonction de l’abbé de Saint-Cyran : « Il faut aller où Dieu mène et ne rien faire lâchement ».

Laurence Plazenet, l’éditrice de cette anthologie, va plus loin encore en assurant que les textes fondamentaux par elle convoqués montrent que les religieuses et les Messieurs (laïcs à l’existence proche du cénobitisme) de Port-Royal sont les précurseurs de la modernité ; ils furent le creuset d’une alliance entre culture et spiritualité ; selon elle, ils anticipent l’évolution de la société française : « La résistance de Port-Royal révèle une autre face du Grand Siècle et une réflexion morale qui prélude à la pensée républicaine de la Révolution ». Une résistance au nom des droits inaliénables de la conscience face à l’autorité. Faut-il pour autant, comme les historiens nous y invitent désormais, voir dans le XVIIème « le siècle de saint Augustin » plutôt que celui de Louis XIV ?

( » Portrait de mère Marie-Angélique Arnauld, dite la Mère Angélique (1591-1661), et de sa sœur Jeanne Arnauld, dite la Mère Agnès (1593-1671) par Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681) » ; « Vue perspective de l’abbaye de Port-Royal-des-Champs à vol d’oiseau, d’après Louise-Madeleine Cochin (1686-1767), Musée de Port-Royal des Champs ; « Portrait de Cornelius Jansenius » ; « Ruines actuelles de l’abbaye » , D.R.)

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commentaires

442 Réponses pour Pleins feux sur l’affaire Port-Royal

le cordeu d'axonge dit: 12 décembre 2012 à 23 h 51 min

en guise d’excuse de nombreuses fautes de frzppe laissée par négligence, je signale l’oeuvre de Blulenkranz , un des historiens chez lesquels on apprend beaucoup sur les médecins, et les médecins juifs :
« Né en Autriche dans une famille juive orthodoxe originaire de Pologne, mais non pratiquant, Bernhard Blumenkranz s’intéressa très tôt au sionisme. L’antisémitisme lui fit quitter son pays et il s’installa en France. Interné au camp de Gurs pendant la Seconde Guerre mondiale, il put s’évader2 et il termina ses études en Suisse, à Bâle, où il présenta sa thèse de doctorat de théologie consacrée à saint Augustin »

renato dit: 12 décembre 2012 à 5 h 05 min

« Mon discours sur les juifs était adressé à un juif -de ce blog-, loin de représenter son peuple. »

Si vous le dites ! Une relecture du billet « Juifs en pays arabes : entre convivialité et mépris » prouve le contraire, mais, naturellement vous êtes libre de vous consoler comme bon vous semble.

Maintenant je dois vraiment débrancher. Au revoir.

rose dit: 12 décembre 2012 à 4 h 27 min

>renato
Et si ça ce n’est pas une pensée minable, c’est quoi ?
Je lis cela sous votre plume :
Et si ça ce n’est pas une pensée minable, c’est quoi ?

Je coupe.
Ne vous lis plus.
Vous ne m’intéressez pas.
Baignez dans votre obscurantisme.
Je reste quant à moi sur
les voies du Seigneur sont impénétrables

et je suis toute confuse de constater comment les biens sont injustement répartis.

Bonne marinade.

rose dit: 12 décembre 2012 à 4 h 24 min

semblable à vous-même renato : donneur de leçons avec mépris et comment disait-elle de vous ? Ah oui psycho-rigide.
Mon discours sur les juifs était adressé à un juif -de ce blog-, loin de représenter son peuple.
Je n’en ai pas honte, à ce jour.
On a revendiqué de caricaturer Mohamed ce n’est pas pour obérer tout discours concernant les juifs.
Sur ce sujet il m’a été conseillé un bouquin de Finkielkraut qui a déchaîné en son temps pas mal de haine Le juif imaginaire.

renato dit: 12 décembre 2012 à 2 h 07 min

Voyons ça !

« Ainsi je garde ma confiance en que la lumière soit, quand elle devra être.
Bien sûr que je ne comprends pas pourquoi tu imposes une descente aux enfers avant que d’y être, comme s’il fallait en passer par tant de déchéance pour se reconnaître pécheur, devant toi, tout amour. Tes voies sont, décidément, bien impénétrables, autant accepter de s’y soumettre aveuglément, confiant . »

Et si ça ce n’est pas une pensée minable, c’est quoi ?

Et vous la mettez où l’idée que l’individu est un sujet unique, capable de s’autodéterminer et de cultiver son talent ? Et l’idée que la valorisation des potentialités de chacun est le fondement de la dignité des individus ? Et le refus de séparer l’esprit du corps ? Et l’éloge du bonheur ? C’est le XVe siècle ça, pas autre chose ⎯ et c’était en gestation depuis le XIVe ; c’est « homo faber ipsius fortunae ».

Alors, voyez-vous se soumettre aveuglement et, par dessus le marché, confiants à une entité quelconque qui aurait le pouvoir de m’imposer une « descente aux enfers » c’est un sacré pas d’écrevisse.

Et pour votre gouverne. Dans les arts c’est la discipline qui soutient et transmet l’idée qui exerce son autorité, pas celle qui l’a formulé, et, puisqu’on parle peinture, aucun discours littéraire ne sauvera la meilleure des idées si elle est exprimée par une mauvaise peinture, même si le peintre a, consciencieusement, posé tout les ‘signes’ qu’il faut. Donc, si on regarde un tableau, c’est ce qu’on voit qui conduit, non le discours qui peut le soutenir. Ou alors, comme l’a rappelé bouguereau « on met dans le bac idoine du tri sélectif ‘chef d’œuvre pas terrible’ ».

Toute dernière : étant responsable des idées qui l’informent, le commanditaire a le devoir de trouver l’artiste qui pourra les exprimer au mieux. Et là, c’est vrai que le XVIIe et le XVIIIe ce n’est pas la fête, mais les sœurs Arnauld pouvaient trouver mieux qu’un décorateur, désolé.

C’est développé au minimum, mais n’étant pas logorrhéique, pas envie de faire plus.

renato dit: 11 décembre 2012 à 22 h 20 min

Bof, après votre intervention sur les Juifs vous pouvez juste garder votre confiance dans la lumière.

La nature morte est mal composée et dépourvue d’une symbolique valable. Et jamais je n’ai parlé d’un paysage comme d’une nature morte.

rose dit: 11 décembre 2012 à 16 h 27 min

Il me semble également, et là, horresco referens, que, loin d’une pensée minable et/ou aride ! , le visage de ces deux religieuses reflète une complexité de sentiments : j’y lis, de la douceur, de l’intelligence pour celle qui nous regarde, une bonté inouïe.Une acceptation de ce qu’elles vivent, un sourire intérieur et pour celle de gauche, la supérieure ce me semble, le poids de ce qu’elle a à porter, poids immense.

Ainsi je garde ma confiance en que la lumière soit, quand elle devra être.
Bien sûr que je ne comprends pas pourquoi tu imposes une descente aux enfers avant que d’y être, comme s’il fallait en passer par tant de déchéance pour se reconnaître pécheur, devant toi, tout amour. Tes voies sont, décidément, bien impénétrables, autant accepter de s’y soumettre aveuglément, confiant
.

rose dit: 11 décembre 2012 à 16 h 19 min

un paysage n’est pas une nature morte.
De même qu’un portrait ; ce sont des genres à part.
De plus le livre est adossé au piédestal du crucifix de manière à ce que soit marquée -et en évidence, pour ne pas dire en majesté- la proximité entre la tête de mort, symbole des Vanités, et le livre. Disant ainsi que dans les représentations et dans les textes aussi, bien sûr, il y a rappel constant de notre destinée de mortels.

renato dit: 11 décembre 2012 à 5 h 44 min

Oups ! c’est vrai que la « Vanitas » est de son oncle Philippe, mais cela ne change rien ⎯ il se peut que la difficulté avec la nature morte soit un problème de famille.

renato dit: 11 décembre 2012 à 4 h 43 min

Bien, Daaphnée, j’ai répondu à tous mes e-mails. Encore quelques mots à propos de cette nature morte, donc.

Lorsque dans un portrait on voit une nature morte, elle doit nous dire quelque chose. Voyez chez Holbein les portraits de George Gisze ; Thomas Cromwell ; Hermann Wedigh. Un livre avec une feuille de papier glissés entre les pages suffit parfois pour donner un sens au choix de mettre des objets dans un portrait : Hermann Wedigh vient, probablement, de poser son livre.

Or, dans le portrait des sœurs Arnauld la nature morte ne dit rien. Tout ce que nous pouvons penser c’est que les personnages portraiturés sont porteurs d’une pensée minable, ou du moins aride car la composition, plus proche d’un exercice élémentaire de perspective que de l’effort qu’un travail de commande aurait demandé. Elle ne dit rien de nouveau quant à la géométrie, et elle est confuse du point de vue symbolique : pourquoi ce livre s’appuie au piédestal du crucifix ? est-ce pour justifier l’ombre sur la table ? mais, est-ce que l’ombre sur la table a-t-elle un sens ou ce n’est qu’une conséquence du choix d’appuyer le livre au piédestal ? parle-t-elle d’une relation entre le livre et le Christ qui adviendrait dans l’ombre et contredirait celui qui advient dans la lumière ? Enfin, ce n’est pas clair et en même temps ça n’a pas la forme de l’énigme. Et qu’est ce que cette plume fait là ? dans les environs il n’y a pas la moindre feuille de papier… Ces livres et cette plume seraient un don (offrande) à la divinité ? Ce serait un coup vachement païen car que ce soit un bœuf ou un livre cela reste un geste qu’on comprend déjà mal lors d’une fête paysanne (vendange, etc.), dans un environnement cultivé ça devient carrément ridicule.

Enfin, je ne vais pas y passer le peu qui reste de ma nuit, mais il me semble évident qu’une nature morte si pauvre du point de vue de la composition aurait eu un sens seulement si elle portait une symbolique forte.

Puisqu’on y est, encore une observation à propos de la femme assise. Est-ce qu’elle vous semble assise sur une chaise ou appuyée à une chaise ? Déjà le fait que ce doute puisse surgir signifie qu’il y a un nœud là aussi car le corps assis est un corps à repos et cela produit un contact plus marqué qu’on observerait envers et contre la masse du tissu. Au moins que le modelé pousse sur ses pieds parce que pour expier ses péchés, elle s’impose cette mortification, mais dans ce cas le bras droit ne serait pas si à l’aise ⎯ au fait toute la partie haute ne serait pas à l’aise.
Or, un bon peintre dessinait son modèle nu (le plus souvent à l’aide d’un modèle professionnel), puis l’habillait, même chez les Français car ils n’étaient pas plus cons que les autres. Et bien, je doute fort que Jean-Baptiste de Champaigne ait dessinée Marie-Angélique Arnauld nue.

C’est assez clair maintenant ou pas ?

renato dit: 11 décembre 2012 à 0 h 03 min

Daaphnée, je lis avec retard votre post. En un sens c’était de l’humour, bien qu’il me soit arrivé de voir des ex-voto napolitains (beaucoup plus petits, modestes donc) de la même qualité de ce tableau.

Maintenant, dans ma mémoire le tableau est loin (au moins 30 ans), mais je me souviens…

Les vêtements des personnages donnent l’impression d’avoir été modelé dans du beurre. Et ce beurre couvre deux mannequins en bois… ce n’est pas parce qu’on le couvre de tissu qu’un corps doit se réduire à un portemanteaux. Enfin, on reçoit l’impression que le peintre n’a pas ‘‘fait’’ son anatomie.

La nature morte est schématique, et ce livre soutenu par le piédestal du crucifix c’est une blague. Bref, ce n’est pas parce qu’une nature morte sert l’intérêt du tableau qu’il faut en négliger la composition (voyez chez Holbein, les Ambassadeurs). D’ailleurs, il suffit d’avoir vu sa « Vanitas » pour se faire une idée des limites qui conditionnaient la pensée de Jean-Baptiste de Champaigne.

Quant à l’autorité naturelle, là c’est vous que l’imaginez. Sans arriver au François premier du Louvre, pour une autorité naturelle exprimée avec humilité (l’humilitas c’était avant tout connaître ses limites) vous avez le portrait du doge Marcantonio Trevisan (toujours du Titien, à Budapest).

La seule chose passable est la peinture du fond, mais une peinture dans une peinture c’est plutôt facile.

Avec le rappel de Borromini mon intention n’était pas de provoquer, mais seulement de rappeler que les Jésuites savaient au moins choisir un artiste (et un architecte est un artiste !) à la hauteur de leur vanité, ce qui n’est pas le cas des jansénistes qui n’entaient pas moins vaniteux… n’est ce pas ?

W dit: 10 décembre 2012 à 22 h 49 min

la seule caractéristique que nous puissions partager rénato tombe absolument sous le sens de l’absente nécessité du déplacement physique,je crois qu’il en est fini de nous comme de cette éventualité,hélas…pourquoi ne pas discuter stratégie militaire? alors que

John Brown dit: 10 décembre 2012 à 16 h 36 min

Moins connu que Philippe, Jean-Baptiste de Champaigne reste un peintre à découvrir. Sa réputation a pâti de la célébrité de son oncle et de la peinture à grand spectacle d’un La Tour. Indépendamment de se qualités picturales la haute spiritualité de ses oeuvres est indéniable, comme en témoigne cette autre toile peu connue, « La Mère Angélique se faisant mignoter la mounine par la Mère Agnès sous l’oeil attendri de l’abbé de Saint-Cyran ( Toulouse, Musée des Augustins)

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 35 min

Toto, j’ai remarqué que tu aimais bien faire le gendarme. Tu n’aurais pas raté ta vocation ?
Je suis sûr que tout petit déjà tu jouais au policier.

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 30 min

Comme l’orchidée qui délicatement fleurit
Délicatement fleurit notre idylle
Notre idylle qui est nitre secret
Notre secret blotti dans le creux du blog
Le creux du blog à nous deux offert
A nous deux offert comme l’amour
L’amour tout entier pour toi
Pour toit que je ne nomme pas
Que je ne nomme pas se reconnaitra.
Se reconnaitra.

Hop un de plus.
C’est beau.

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 27 min

Comme l’orchidée qui délicatement fleurit
Délicatement fleurit notre idylle
Notre idylle qui est nitre secret
Notre secret blotti dans le creux du blog
Le creux du blog à nous deux offert
A nous deux offert comme l’amour
L’amour tout entier pour toi
Pour toit que je ne nomme pas
Que je ne nomme pas se reconnaitra.
Se reconnaitra.

Hop un de plus.
Bordel ce que c’est beau.

renato dit: 10 décembre 2012 à 16 h 27 min

« C’est totalitaire ici… »

Dit par vous c’est tragicomique, vous aviez avoué être un habitué du bouton « Alerter », surtout pour les post en ‘‘langue étrangère’’…

DHH dit: 10 décembre 2012 à 16 h 27 min

J’ai été longtemps assidue sur l’ancienne RDL ;j’aimais suivre les commentaires ,parfois en poster .mais là j’ai perdu mes reperes et je me sens comme une exilée ;le système d’enregistrement de commentaires avec leurs réponses ,leurs réponses aux réponses, qui s’enchaînent à tort et à travers en une chronologie déjantée se tricotant avec la succession linéaire des interventions me déroute.
C’est dur de sortir de ses habitudes ,moi je ne m’y fais pas

Zap et Zapette dit: 10 décembre 2012 à 16 h 21 min

Ya 5 minutes il y avait 420 commentaires.

Maintenant 403.
La faucheuse me semble encore plus active que chez « Le Monde »
Une promesse ne s’adresse qu’à ceux qui veulent bien la croire

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 18 min

Tiens je trouve plus mon poème. Je le remets.
Ceux qui cherchent à m’exclure des débats prennent une drôle de responsabilité. Qu’ils le sachent et méditent là-dessus.

Je fais donc de jolis petits poèmes selon une technique amusante et inédite. Je vous en livre un. (Je préviens tout de même les copieurs que je l’ai déposé).

Dehors l’hiver, dehors la neige
La neige blanche et froide
Blanche et froide comme mon cœur
Mon cœur qui t’était tout offert
Offert pour la vie
La vie que nous ne vivrons pas ensemble amoureux
Amoureux comme les pigeons
Les pigeons ont plus de chance que nous
Que nous que nous.
Que nous.

Phil dit: 10 décembre 2012 à 15 h 29 min

c’était un beau sujet. arrive après la course mais port royal est éternel. le dedé aussi semble-t-il.
Qu’on arrête de confondre jansénisme avec maigreur.

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