Pleins feux sur l'affaire Port-Royal - La République Des Livres par Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Pleins feux sur l’affaire Port-Royal

Parfaitement, « l’affaire Port-Royal ». A envisager comme telle, une fois n’est pas coutume, en prenant connaissance des pièces du dossier. Notre intelligence d’icelui  a longtemps été dominée par les deux massifs littéraires qui l’ont encadré avec un éclat sans pareil : l’Abrégé de l’histoire de Port-Royal (1742) de Racine et Port-Royal (1840-1859) de Sainte-Beuve. Mais la bibliographie est considérable. Rien de tel qu’une anthologie pour faire le tri et revenir aux sources. Celle que propose Laurence Plazenet Port-Royal (1320 pages, 29 euros, Flammarion) constitue une oeuvre en tous points remarquable sur un événement qui a façonné le paysage spirituel de la France classique. Elle est remarquable par son parti pris : les grands textes sont bien là, en version intégrale afin de mieux pénétrer dans ce monde de plain-pied ; ceux sur Pascal, la duchesse de Liancourt ou la duchesse de Longueville ; ceux sur Saint-Cyran dont l’autorité morale s’étendit au-delà des religieuses jusqu’à leurs proches, notamment les Solitaires, ces laïcs retirés du monde dans un esprit érémitique mais sans pour autant intégrer un ordre religieux. Remarquable par la sûreté de son appareil critique et la diversité de ses index thématique et patronymique. Remarquable enfin par l’éblouissante synthèse proposée en préface.

Lorsqu’un historien à l’érudition impeccable se double d’un écrivain à la plume qui ne faiblit pas, cela peut produire des étincelles. Car l’auteur de cette somme qui fera référence, dédiée à Philippe Sellier, spécialiste de Port-Royal étudié à la lumière de la littérature, n’est pas seulement une experte des moralistes du Grand siècle ; elle est également romancière et essayiste. Aussi, on ne saurait trop suggérer au lecteur, qui aura butiné dans les textes colligés pour son édification, de faire un sort particulier à la soixantaine de pages signées par Laurence Plazenet en présentation sous le titre « La pénitence et la gloire ». A lui seul le morceau vaut le livre. Il faut s’y attarder, y revenir et s’en pénétrer pour bien mesurer les enjeux de l’affaire.

Port-Royal est à l’origine un monastère de femmes fondé en 1204 dans la vallée de Chevreuse ; mais son aventure spirituelle commence véritablement en 1608 lorsque la nouvelle abbesse, la mère Angélique (Arnauld), qui relevait de l’ordre de Cîteaux, le réforme dans un esprit de rigueur et de discipline, rétablit la clôture, supprime totalement la consommation de viande. On y tient en méfiance la tendresse humaine, susceptible de détourner de l’amour de Dieu. L’endroit compta quatre-vingt-dix-huit religieuses (1646), et jusqu’à cent onze (1661). Il connut également la ferveur populaire après le miracle de la Sainte-Epine par lequel une enfant qui y était pensionnaire fut guérie d’une atroce fistule lacrymale à l’œil après avoir touché la relique conservée au couvent parisien.

« Janséniste » ! L’adjectif, qui date du début des années 1650, a connu une telle fortune qu’il s’est naturellement galvaudé depuis. On doit le vocable à un ennemi de Port-Royal, le jésuite François Vavasseur – c’est d’ailleurs le plus souvent à des détracteurs que l’on doit les noms de baptême de mouvements ou de groupes (cubisme et impressionnisme pour ne citer qu’eux). Celui-ci en fait un épouvantail. A l’origine, dans les pamphlets de cette époque, le néologisme désigne ceux qui suivent les idées, sinon la doctrine, de Jansenius, un exégète qui, dans son Augustinus, un livre de 1300 pages qui parut à Louvain, s’employa à approfondir la pensée de saint Augustin sur le salut et la grâce en revenant à sa source et en le dépouillant des commentaires qui en avaient altéré le sens. Il s’agissait rien moins que d’en revenir à une conception originelle du christianisme, jusqu’à un réexamen du pché originel à la lumière d’une relecture de la Cité de Dieu , l’homme y étant déchiré entre ses deux amours : « L’amour de Dieu l’emplit jusqu’au mépris de soi ; l’amour de soi l’aveugle jusqu’au mépris de Dieu ». Ses conclusions heurtèrent dans la mesure où il expliquait que la grâce ne pouvait être également distribuée étant donné le nombre de ceux qui mouraient dans l’erreur ; pour autant, il n’allait pas jusqu’à écrire que le Christ n’était pas mort pour tous, même si certains voulurent le lire ainsi. Jugées hérétiques, cinq des propositions de l’Augustinus furent condamnées par une bulle ; puis le clergé voulut faire signer à tous les religieux, ecclésiastiques, maîtres d’école un Formulaire les condamnant tout autant. Ce qui ne manqua pas de les diviser. Des religieuses signèrent à regret tout en se déclarant incompétentes pour juger de questions théologiques ; à Port-Royal, elles ne furent que onze sur cent onze à signer. Mais au fur et à mesure de l’affrontement avec le pouvoir, le monastère tendit davantage encore au perfectionnement et à l’approfondissement spirituel.

Pourtant, malgré tout, c’est moins à Rome qu’à Louis XIV que Port-Royal dut son malheur, le politique voulant dominer le religieux. La famille Arnauld, qui s’identifia si fort à la cause de Port-Royal, était faite de magistrats dont on sait la loyauté vis à vis de la monarchie. Les gens de robe étaient montés en premier ligne contre les Jésuites dès leur installation dans le royaume car, portant l’habit séculier, ceux-ci représentaient un danger politique. Mais les religieux de Port-Royal des Champs, plus encore que ceux de Paris (à l’emplacement de l’actuel boulevard de Port-Royal), demeuraient, eux, fidèles à la règle, hors du monde. Persécutés par le pouvoir royal, tant cette discorde spirituelle insupportait l’absolutisme monarchique, ils résistèrent malgré les emprisonnements et les mesures d’exil, mais furent vaincus après la destruction totale du monastère en 1711 : non seulement il fut rasé mais ses trois mille tombes furent vidées, avec un acharnement dans la violence à l’image de la tyrannie politique ; l’exigence spirituelle des religieux, à elle seule, valait dénonciation du faste, de l’opulence et de l’ostentation qui régnait à la Cour – et Racine le courtisan absolu, qui alla jusqu’à demander à être enterré à Port-Royal mais dans le cimetière du dehors, tout de même, n’était pas à une contradiction près. Car il n’était pas de plus calme et de plus puissante dénonciation du règne de la vanité que la rigueur de Port-Royal dans son alliance de l’intelligence et du coeur. C’est aussi que le monastère était un foyer de vitalité intellectuelle, contrairement à la légende noire qui en a fait un repaire d’austères rongés par la pénitence et de fiévreux retranchés dans une secte. Sa spiritualité était certes sévère mais extraordinairement énergique, comme en témoignent avec éclat les écrits d’Antoine Arnauld, de Pierre Nicole et surtout la traduction très transgressive (elle se référait aux originaux grecs) de la Bible dite de Port-Royal, chantier lancé par Le Maistre de Sacy. La langue des écrivains de Port-Royal était toute de brièveté, d’épurement, de domination et de suggestion. Leur détermination était toute entière reflétée par cette douce injonction de l’abbé de Saint-Cyran : « Il faut aller où Dieu mène et ne rien faire lâchement ».

Laurence Plazenet, l’éditrice de cette anthologie, va plus loin encore en assurant que les textes fondamentaux par elle convoqués montrent que les religieuses et les Messieurs (laïcs à l’existence proche du cénobitisme) de Port-Royal sont les précurseurs de la modernité ; ils furent le creuset d’une alliance entre culture et spiritualité ; selon elle, ils anticipent l’évolution de la société française : « La résistance de Port-Royal révèle une autre face du Grand Siècle et une réflexion morale qui prélude à la pensée républicaine de la Révolution ». Une résistance au nom des droits inaliénables de la conscience face à l’autorité. Faut-il pour autant, comme les historiens nous y invitent désormais, voir dans le XVIIème « le siècle de saint Augustin » plutôt que celui de Louis XIV ?

( » Portrait de mère Marie-Angélique Arnauld, dite la Mère Angélique (1591-1661), et de sa sœur Jeanne Arnauld, dite la Mère Agnès (1593-1671) par Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681) » ; « Vue perspective de l’abbaye de Port-Royal-des-Champs à vol d’oiseau, d’après Louise-Madeleine Cochin (1686-1767), Musée de Port-Royal des Champs ; « Portrait de Cornelius Jansenius » ; « Ruines actuelles de l’abbaye » , D.R.)

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commentaires

442 Réponses pour Pleins feux sur l’affaire Port-Royal

John Brown dit: 7 décembre 2012 à 22 h 58 min

Sur un point (important), ce billet ne m’a pas paru très clair : s’agit-il d’une anthologie de textes sur Port-Royal (Racine, Sainte-Beuve etc.) ou de textes des grandes plumes de Port-Royal (Antoine Arnauld, Saint-Cyran etc. ) ou des deux ?

Passou dit: 7 décembre 2012 à 23 h 25 min

Vous avez raison, John Brown : il s’agit des textes qui retracent l’histoire de Port Royal par des plumes qui sont toutes d’époque : soit les grandes plumes de l’abbaye (Robert Arnauld d’Andilly,Antoine Le Maistre…), soit celles des tout premiers historiographes (Pierre Guilbert, Jérôme Besoigne) et Racine bien sûr.

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 0 h 00 min

Digression :

«  »Tintin au Congo » ne sera pas précédé d’une préface ni ceint d’un bandeau rouge infamants, ni interdit à la vente ou à l’exposition. La cour d’appel de Bruxelles vient de débouter Bienvenu Mbutu Mondondo et le CRAN de leur appel en le jugeant non fondé.
(Source : Me Alain Berenboom, avocat de Casterman et de Moulinsart) »

Ainsi Tintin échappe à ce que l’on veut imposer à Céline, la préface, le « comment-lire ». C’est déjà ça.

Jacques Barozzi- dit: 8 décembre 2012 à 0 h 13 min

Port-Royal et Versailles sont les deux faces de la même médaille France : elles ne s’opposent pas mais se complètent.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 0 h 17 min

Notre intelligence d’icelui a longtemps été dominée par les deux massifs littéraires qui l’ont encadré avec un éclat sans pareil
pardon de dire que je trouve bien de la coquetterie à cet « icelui » . Et d’ajouter que c’est plutôt par Pascal que l’on est ou que l’on était amené à la découverte de cette affaire et à supposer au moins par l’intérêt qu’il y prit qu’elle était de première importance pour notre formation, et parfois nos migraines de conflits d’adolescence

abdelkader dit: 8 décembre 2012 à 0 h 19 min

couldn’t agree with you more, Vot’Imminence…je prenais un pot avec mon pote Karim l’autre soir dans un pub de Marylebone et apres la 6eme Guinness, il me fait: le probleme avec la race humaine, c’est qu’elle melange la chatte avec le Bon Dieu…j’avoue n’avoir toujours pas compris mais ca me viendra un jour…et vous, Vot’Grace, vous faites la difference entre la fesse et la con-fesse?

pado dit: 8 décembre 2012 à 0 h 47 min

Ah not’ Mimi ! Tu vas nous manquer sur ce coup-là.
Je vois d’ici les pans entiers de Pascal dont tu n’aurais pas manqué de nous abreuver.

Va falloir faire avec Phiphi fin de règne.
La vie est mal faite.

A part ça, Port-Royal prélude de la révolution, faut oser.
La modernité ne doute de rien, c’est ce qui fait son charme

abdelkader dit: 8 décembre 2012 à 1 h 47 min

Vot’z'honneur, ce que Bloomers et moi avons en commun c’est d’etre des meteques…sinon, cette annee la vente des tapis fut moins bonne que l’anne derniere, y’a une crise apparement…mais les japonais ont l’air d’apprecier mes tapis berberes garantis d’origine cette annee…j’ai meme vendu celui dont duquel que mon caniche pissait dessus…donc mon bonus va etre acceptable, je pense…et vous vot’Sainte Odeur, comment vont les affaires? les indigenes achetent vos bouquins? comment? y lisent pas trop Celine? too bad…

Giovanni Sant'Angelo dit: 8 décembre 2012 à 2 h 47 min


…rien que du dressage de sophistes,…

…comme qui dirait,…nul besoin d’être plus croyant que le Pape,…( et faire meilleur commerce avec Dieu,…pousser les limites de l’esclavagisme pour la hiérarchie de lèche-cul),…aussi loin,…mieux que du Stalag 13,…pour orphelins – intouchables -,..la haine totale de l’imaginaire du paradis sur terre,…
…et comme qui dirait,…nul n’est besoin d’être plus royaliste que le Roi,…donc à tout soumettre au dessus du Pape,…

…l’image de ses gens,…victimes croyantes dans ce Stalag 13,…au final entre l’enclume et le marteau,…un coin bien frappé en relief,…des desseins,…du pouvoir,…de toutes  » robe »,…l’hystérie,…d’abrutis,…
…etc,…les gens à la croix,…dans l’€cu,…la doxa à ne pas déborder du vase des connivences séculaires bien bourgeoises,…
…etc,…sophistes oui,…mais pas enchevauchés les St-Rois du Pouvoir,…
…encore, une de Guise,…cette abbesse mère Angélique Arnauld de l’ordre de Citeaux à poussé le bouchon trop loin,…par sa volonté de réforme,…une liberté très égarée de son ordre de mission,…ou délibérée pour casser les couilles à tout le monde,…avec ses soeurs dresser pour devenir des S.S. de Dieu,…et en faire de la pâté pour chien,…de la chrétienté,…une abbesse à l’Adolf Hitler,…à la mode de notre Hongie moderne de tolérance Zorro « also » témoins de Jéhowa de mes deux,…
…là on pousse,…notre littérature,…à la seule imagination personnelle,…pourvu que l’on ne tombe pas dans l’ecxès opposé,…avec une plume d’érudit de la liberté de l’écritoire dans le cul,…pour trouver son encre,…et écrire un mot au clair de la lune,…mon ami Pierrot,…
…etc,…envoyez,…

abdelkader dit: 8 décembre 2012 à 4 h 01 min

vous vous strompez, fra Angelo…la mère Marie-Angélique Arnauld, dite la Mère Angélique n’est en fait que Son Imminence M. l’abee Lui-Meme…et a cote d’elle, je crois percevoir le garde-champetre trans-sexuel notoire de l’ile maudite…le denomme Frere Jean…

Alexia Neuhoff dit: 8 décembre 2012 à 8 h 00 min

Pour résumer : fistule lacrymale (à l’oeil / sic) d’un côté Vs fistule anale (à l’…) de l’autre.

Jacques Barozzi- dit: 8 décembre 2012 à 8 h 42 min

Le corps du Roi :

« En Espagne, à l’Escurial, la chapelle est au centre ; dans l’Europe dite française du siècle des Lumières, les palais allemands, que l’on dira imités de la France, ont aussi privilégié la demeure de Dieu. A Versailles, les premières chapelles sont invisibles. La dernière, celle de Mansart et de Cotte, est sur un côté de façade. Ici la pièce centrale du château n’est pas l’église, c’est la chambre de Sa Majesté. Tout s’ordonne autour de ce principe. A l’étranger, par exemple en Espagne, c’est la disposition hiérarchique des pièces du palais qui détermine les rangs et marque les privilèges. Un courtisan de petit grade s’arrête à la première antichambre. Un commensal important gagne la pièce suivante. Le grand d’Espagne s’approche du saint des saints. En ce cas, c’est le Roi qui descend à la rencontre de ses sujets, faisant paradoxalement le plus long trajet en faveur des moins considérables. En France, que ce soit aux Tuileries (où déjà le cérémonial est fort bien dessiné), à Saint-Germain ou à Versailles, le rang disparaît en somme en présence du Roi. Un cérémonial très orgueilleux, mais fort subtil, permet à beaucoup de pénétrer jusque dans la chambre royale, l’heure et les conditions d’accès dépendent uniquement du bon vouloir du prince. Le rang les règle, mais surtout le crédit, et toujours si le Roi le veut bien. Le lever de Sa Majesté en est un exemple connu. Il impose et révèle « divers degrés qu’on observe à y être admis, n’y ayant d’abord que ceux qui ont droit de se trouver au petit lever qu’on appelle, qu’on laisse entrer et qui sont des gens de la chambre (2) » et quelques rares privilégiés. Ces bénéficiaires de par le Roi des grandes entrées le sont par charges (le grand chambellan, les premiers gentilshommes, le grand maître et le maître de la garde-robe, les premiers valets de chambre) ou par faveur (les princes légitimés). Un peu plus tard, et ne bénéficiant que d’un petit lever fort court, viennent les premières entrées (Condé, Villeroy, Beringhen, les lecteurs de S.M. et les précepteurs du Dauphin). En troisième lieu sont introduits d’autres princes ou seigneurs, le capitaine des gardes du corps et le premier maître d’hôtel. L’entrée « libre » vient ensuite, la quatrième donc, ouverte « aux courtisans, dont même on appelle souvent quelques-uns par préférence, suivant la considération où ils sont en cour, avant que d’y admettre les autres présents. » Ce qui représente apparemment cinq gradations. En réalité il faut en compter au moins une sixième, car les membres de la famille royale (Dauphin, fils de France, petit-fils de France) passent avant les grandes entrées et les premières entrées : ils évitent toute attente, ils évitent l’antichambre ; ils représentent ce qu’on nomme alors les entrées par les derrières. »

(François Bluche : « Au temps de Louis XIV », Hachette, 1984)

rose dit: 8 décembre 2012 à 8 h 43 min

Merci Pierre Assouline : je comprenais mal votre silence & il débouche sur un si beau billet.

Ai été élevée sur ces mots de Pascal :
le moi est haïssable.

rose dit: 8 décembre 2012 à 8 h 52 min

Angélique officinale angelica archangelica Ombellifères
L’angélique ou archangélique n’a pas été placée sans raison sous le parrainage des anges. Cultivée dès la fin du Moyen-âge en France, cette grande et robuste Ombellifère, originaire du nord de l’Europe, n’est pas spontanée chez nous, mais elle y est de culture aisée et ses emplois sont si nombreux qu’il est nécessaire de la compter parmi nos meilleures bonnes herbes.
Pierre Lieutaghi in Le livre des bonnes herbes

DHH dit: 8 décembre 2012 à 8 h 54 min

sur le sens politique du succes de la penséee janseniste ,dans laquelle l’auteur du recueilpresenté dans le billet voit un element precurseur de la montée de la pensée revolutionnaire,il faut lire et relire le livre fondamental de Paul Benichou:Les morales du grand siecle

idle dit: 8 décembre 2012 à 9 h 46 min

Travail d’orfèvres, bravo Passou, rien de tel qu’un Racine pour le retour aux sources.
Merci pour le convivial « driving ».

Polémikoeur. dit: 8 décembre 2012 à 9 h 55 min

« Rigueur et discipline… »
seraient donc en conflit chronique
avec l’individualisme, y compris monarchique ?
Stupréfractement.

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 10 h 42 min

Il s’agissait rien moins que d’en revenir à une conception originelle du christianisme

?? la contreréforme est au finish une charge contre la médiation, le pape dabord et le roi ensuite sont pas que des cons, couic..l’influence de jansen est a double affet, je crois que c’est le vrai inventeur du double bind, de l’étreinte fatal, c’est trés marrant sur le papier et trés productif d’effet littéraire..enfin si on aime
au point de vue politique..une couverture de gallimard est trés janséniss..phil dirait que c’est pour ça qu’un écrivain français se doit d’être moche maigre et se donner des airs a lutter contre ses démons sessuel lors qu’il a été enculé a sec dans sa jeunesse..

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 11 h 07 min

les entrées par les derrières

..c’est surement de là que vient le « nous » de royauté..et t’es confit en jalousie, c’est humain baroz..enfin je veux dire : nous on en a qu’un

Versubtil dit: 8 décembre 2012 à 11 h 24 min

le billet voit un element precurseur de la montée de la pensée revolutionnaireDDH à 8h54 ce matin.

Mais l’abbé Grégoire est aussi le premier à considérer Port-Royal comme un symbole de lutte contre l’absolutisme et comme un précurseur de la Révolution française :

« Sur le point de vue politique, les savans de Port-Royal peuvent être cités comme précurseurs de la révolution considérée, non dans ces excès qui ont fait frémir toutes les âmes honnêtes, mais dans ses principes de patriotisme qui, en 1789, éclatèrent d’une manière si énergique. (…) Depuis un siècle et demi presque tout ce que la France posséda d’hommes illustres dans l’Église, le barreau et les lettres, s’honora de tenir à l’école de Port-Royal. C’est elle qui, dirigeant les efforts concertés de la magistrature et de la portion la plus saine du clergé opposa une double barrière aux envahissements du despotisme politique et du despotisme ultramontain. Doit-on s’étonner qu’en général les hommes dont nous venons de parler aient été dans la Révolution amis de la libert ? »

JC dit: 8 décembre 2012 à 11 h 31 min

« La résistance de Port-Royal révèle une autre face du Grand Siècle et une réflexion morale qui prélude à la pensée républicaine de la Révolution »

Réflexion à proprement parler légèrement surjouée voire tendancieuse ! Prélude à la pensée républicaine de la révolution. Rien que ça !
Il y a des moments d’hilarité fabuleux dans ce monde actuel.

Marie-Françoise Humery.. dit: 8 décembre 2012 à 11 h 41 min

Mais je ne suis pas du tout d’accord avec vous Monsieur!
Lisez donc l’ Abbé Grégroire, mon ami.

Papy dit: 8 décembre 2012 à 11 h 46 min

Ce n’est pourtant pas une idée si nouvelle, JC. Elle est déjà abordée dans Le Dieu caché de Lucien Goldman, un classique sur Racine et Pascal qu’ont lu tous les étudiants en philo.

Gégé dit: 8 décembre 2012 à 11 h 56 min

Marie-Françoise, on ne dit pas « mon ami » à JC, on dit « mon petit vieux », il y tient beaucoup car c’est ainsi qu’on l’appelle à Porquerolles : le-p’tit-vieux-qui-radote-sur-son-scooter.

de nota dit: 8 décembre 2012 à 11 h 57 min

Pour Jacques Julliard il existe une gauche
jésuite(Danton,Benjamin Constant,Lamartine,
Jaurès,Blum,Mendès France)et une gauche janséniste(Robespierre,Louis Blanc,Blanqui,
Jules Guesde,Guy Mollet,Lionel Jospin)
Quant à Mitterand,et toujours selon Julliard,
« on aurait bien du mal à le situer,prince de
l’équivoque et roi de la synthèse,d’un côté ou de l’autre.Aussi bien n’est-ce pas un hasard si aucun autre n’a régné aussi longtemps sur son propre camp et sur la France entière ».

Félicité-Perpétue de Marsac, vicomtesse d’Aurelle de Paladines dit: 8 décembre 2012 à 11 h 58 min

Vous êtes né De Porquerolles?
Faux noble et faux Solitaire, ce qui n’est pas mon cas!

Félicité-Perpétue de Marsac, vicomtesse d’Aurelle de Paladines dit: 8 décembre 2012 à 12 h 01 min

Et puis, JC de Paperolles, Racine et Pascal, cela concerne les étudiant en lettres plutôt, non?

Deneb dit: 8 décembre 2012 à 12 h 02 min

J’attire votre attention, Pierre Assouline, sur le fait que vous devez mentionner qui est le photographe d’une œuvre d’art lorsque vous en fait usage pour illustrer votre blog.

JC dit: 8 décembre 2012 à 12 h 04 min

Je suis né des amours coupables de ma mère, humble religieuse à la sensualité contrariée, qui céda un soir de pleine lune aux avances de celui que je ne peux nommer, le confesseur Dom Guillaume de C., mon géniteur.
D’autres questions ?…

Félicité-Perpétue de Marsac, vicomtesse d’Aurelle de Paladines dit: 8 décembre 2012 à 12 h 16 min

Mais votre historien est plutôt léger d’employer l’acception plus qu’usée de « janséniste » appliquée à nos contemporains.
Cette décontextualisation n’est pas à son avantage en ce qui concerne un minimum de rigueur historique.

de nota dit: 8 décembre 2012 à 12 h 25 min

Jacques,

je suis bien incapable de répondre,d’autres que moi,ici,pourraient bien le faire…

@Félicité,vicomtesse.

Souffrez d’apprendre,Madame,que la distinguée Mona Ozouf partage le point de vue du sieur Julliard.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 12 h 27 min

recopié ici pour la question:
La romancière Marie Desplechin a été nommée par la ministre de la Culture présidente du comité de pilotage de la consultation nationale sur l’éducation artistique et culturelle. Ouf ! Késako ? Aménager l’enseignement de la culture dans le secondaire. Vraiment, cela s’enseigne ?

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 12 h 44 min

puisque l’abbé Grégoire a été évoqué , et qu’il n’a pas seulement espéré convertir les juif et pris intérêt aux idiomes et patois, et à cetitre de son ontérêt pour le français ,est l’introducteur du mot « vandalisme », je signale que :
« Pour sa dernière œuvre artistique, le plasticien suédois Carl Michael von Hausswolff a affirmé avoir utilisé des cendres de déportés de la Shoah volées dans un camp nazi en Pologne, »
d’autres diront dans quelle catégorie faire part de cet « exploit » (?)

Félicité-Perpétue de Marsac, vicomtesse d’Aurelle de Paladines dit: 8 décembre 2012 à 12 h 47 min

Cela ne m’impressionne guère,avez-vous la définition de ce que serait la tendance Jésuite ou la tendance Janséniste?
Sachez bien que j’éprouve énormément de respect pour Madame Mona Ozouf et son  » Les mots des femmes »!

Bloom dit: 8 décembre 2012 à 12 h 50 min

le politique voulant dominer le religieux

Les Anglais, avec Henri 8, ont donné le la en la matière. On ne peut qu’applaudire des 2 mains. La religion est chose trop importante pour être laissée aux dévôts de toute espèce.
(Le porc royal est un de mes plat préférés. Du fils du roi de Thailande, on peut dire sans trop se tromper qu’il ferait un royal porc)

Bloom dit: 8 décembre 2012 à 12 h 56 min

Vot’z’honneur, ce que Bloomers et moi avons en commun c’est d’etre des meteques

et pères de métèques – nos gènes sont résistants, solides et produisent du beau et l’inoxydable. We are the future, pour vous desservir.

John Brown dit: 8 décembre 2012 à 12 h 57 min

« Aménager l’enseignement de la culture dans le secondaire. Vraiment, cela s’enseigne ? »

Qu’est-ce qu’enseigner la culture ? Cette question en soulève aussitôt une autre : qu’est-ce qu’enseigner ? On n’enseigne pas la culture, en tout cas, comme on enseigne les mathématiques. Par exemple, le savoir sur Port Royal est un savoir incertain, foncièrement problématique, incessamment ouvert au débat. Affirmer que la pensée de Port Royal « prélude à la pensée républicaine de la Révolution » est, au choix, une énormité ou un point de vue novateur. enseigner la culture, c’est initier au doute et à la discussion.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 13 h 08 min

juste pourl’attente, ne doutant pas que l’auteur du livre recommandé par P.Assouline a su tirer les perspectivespour ceux qui s’agrippent aux dates(page wiki :
 » La bulle Unigenitus ou Unigenitus Dei Filius1 est la bulle que le pape Clément XI édicte en septembre 1713 pour dénoncer le jansénisme. Elle vise plus particulièrement l’oratorien Pasquier Quesnel et condamne comme fausses et hérétiques cent une propositions extraites des Réflexions morales, son ouvrage paru en 1692 et qui continue d’asseoir son succès.

Loin de mettre fin aux divisions de l’Église, cette bulle provoque la coalition, voire la fusion de plusieurs oppositions : gallicane, richériste et janséniste. Face au refus du parlement de Paris de l’enregistrer et aux réticences de certains évêques, Louis XIV cherche à l’imposer par la force.

daaphnée dit: 8 décembre 2012 à 13 h 11 min

Excellent, ce billet ! Merci,Pierre Assouline.

Mais pourquoi encore ces dichotomies,
« Faut-il pour autant, comme les historiens nous y invitent désormais, voir dans le XVIIème « le siècle de saint Augustin » plutôt que celui de Louis XIV ? »,
qui n’en finissent pas de brouiller la lecture de la littérature, comme de l’Histoire j’imagine ?
Je ne suis pas en train de nier « l’affaire » mais je trouve que le XVIII° est le digne héritier de ces deux penchants …
Autant Prevost que Sade … Non ?

Bloom (alias Jean Sainiste) dit: 8 décembre 2012 à 13 h 16 min

La semaine prochaine, convié à dîner chez la jolie princesse du Siam. Plaisir rare, un Républicain en mission chez les Chakri. La position de missionnaire est parfois bien enviable, koikondiz. Promesse d’un port princier surplombant le porc royal – perspective Nevski!

JC dit: 8 décembre 2012 à 13 h 23 min

« Enseigner la culture ? Mais…c’est aussi facile qu’enseigner l’amour ! »
Blaise Rascal/ Les Porquerollaises

de nota dit: 8 décembre 2012 à 13 h 23 min

Félicité de Paladines,

je n’ai pas l’outrecuidance de vouloir vous impressionner et,tout comme vous,j’ai le plus grand respect pour « les mots des femmes » et ne doute pas que vous perpétuiez cette précellence des femmes françaises qui fait de la France une nation incomparable en Europe.
Quant à ma définition des tendances jésuites et jansénistes,je m’en remet au sieur Julliard pour vous répondre,ce que je ne saurai faire dans l’instant car je travaille et n’ai pas le loisir de parcourir le livre du susnommé.

Bloom dit: 8 décembre 2012 à 13 h 26 min

(laïcs à l’existence proche du cénobitisme)

Dans les Alpes de Haute Provence, une restanque écrasée de soleil, et au détour d’un chemin de terrre, un panneau:
‘Les cénobites tranquilles’

DHH dit: 8 décembre 2012 à 13 h 26 min

vous avez raison
la culture ne s’enseigne pas;elle se coconstruit comme un capital personnel qu’on amasse d’acquisition en acquisition et qui se compose de maniere originale en fonction des gouts des aptitudes des capacités intellectuelles de chacun.
encore f

Clopine Trouillefou dit: 8 décembre 2012 à 13 h 31 min

Ah, l’ironie des noms ! « Port-Royal », coulé par le pouvoir même qui lui donnait son patronyme… Ma curiosité est d’ailleurs insatisfaite sur ce point. un « port », dans la Vallée de Chevreuse ?

JC dit: 8 décembre 2012 à 13 h 34 min

Finalement, Port-Royal … ce serait un peu comme le Hamas du juif Louis XIV : des intellos subventionnés libertaires armés ?

DHH dit: 8 décembre 2012 à 13 h 39 min

(reprise du mail precedent apres une mauvaise manoeuvre qui l’a expedié trop vite)
vous avez raison
la culture ne s’enseigne pas;elle se construit comme un patrimoine personnel qu’on constitue d’acquisition en acquisition et qui se compose de maniere originale en fonction des goûts des aptitudes des capacités intellectuelles de chacun .
mais encore faut-il qu’on vous ouvre les portes ,qu’on vous montre le chemin de ces acquisitions .Et cela l’enseignement secondaire doit le faire :proposer un texte qui va eclairer une situation actuelle ,aider des ados à trouver dans les romans une reflexion utile sur les crises qu’ils traversent;aux profs d’offrir la matiere ;aux eleves de la digerer.
les profs se plaignent que leurs eleves sont de moins en moins receptifs à ces messages. c’est dommage! et particulierement pour les gens de ma generation qui doivent comm moi-même à l’enseignement secondaire qu’ils ont reçu l’essentiel de ce qu’ils savent et l’essentiel de ce qu’ils valent aujourd’hui

Misère! dit: 8 décembre 2012 à 13 h 42 min

Pas de rapport avec le roi pour le nom:

« Le lieu, qui dépendait de la paroisse de Magny-l’Essart (auj. Magny-les-Hameaux) et n’était signalé que par une chapelle dédiée à saint Laurent, s’appelait vallon de PORROIS. La bulle du pape Honorius III, traduisit inexactement ce nom en appelant l’abbaye Sancta Maria de PORTU REGIO; cette désignation devint officielle, et le nom de Portus Regius, retraduit en Port Royal, fut dès lors attribué au lieu et à l’abbaye.  »
Cf.Imago mundi

gevrai chambertain dit: 8 décembre 2012 à 13 h 48 min

corné port royal c’est une marque de prestige de chocolats, les jésuites on s’en fiche un peu, et mon petit doigt me dit que que la mère angélique lit les préceptes sur tablette et sa soeur agnès cache un smartphone entre ses mains jointes, elle vient d’envoyer un like à passou ..

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 13 h 51 min

c’est d’ailleurs le plus souvent à des détracteurs que l’on doit les noms de baptême de mouvements ou de groupes (cubisme et impressionnisme pour ne citer qu’eux).
mais jansénisme est choisi dans le registre d’une filiation revendiquée.
Apollinaire qui avait accepté « cubisme » et le revendiqua en se revendiquant aussi peintre(un calligeamme) est de ceux auxquels est due la fortune de « surréaliste » .
Une chose est de dire que l’on a été élevé dans l’horizon du « moi haïssable » une autre de reconsidérer une histoire culturelle du moi , une égologie
bonne journée

abdelkader dit: 8 décembre 2012 à 13 h 53 min

ah la princesse du Siam…j’en ai connu une dans ma jeunesse quand j’essayais d’apprendre l’anglishe dans une ecole du Dorset…quand je repense a elle, une p’tite bouffee de chaleur qui me prend des bouts des pieds et remonte lentement vers…euh…bref, j’arrete…pas sympa Bloomers…

renato dit: 8 décembre 2012 à 13 h 55 min

Vous admettrez que Lewis Carroll a mieux résolu les problèmes de fond que la logique de Port Royal (l’art de penser… pfft !)… il suffit de réfléchir… encore que les intellectuels sachent réfléchir hors des rails que l’angoisse produite par la dynamique de la carrière leur impose…

JC dit: 8 décembre 2012 à 14 h 02 min

« Le moi est haïssable. »
Qu’est ce qu’il faut pas entendre ! Blaise, au demeurant brave garçon au brillant cervelet, donne un conseil impossible à suivre pour quiconque ne croit ni en dieu, ni en diable !
« Connais toi, toi même » me parait moins aberrant. Moins sinistrement religieux.

renato dit: 8 décembre 2012 à 14 h 06 min

« Moins sinistrement religieux » ?

On peut se connaître couché (conosci te ‘steso’), mas se connaître tout court ce n’est qu’une illusion apollinienne…

gevrai chambertain dit: 8 décembre 2012 à 14 h 06 min

disproportion de l’homme c’est un titre à faire fantasmer certains ici .. gaffe quand même à pas se prendre dans l’accordéon d’une porte à soufflet ..

renato dit: 8 décembre 2012 à 14 h 23 min

C’est vrai que le moi n’est pas plus haïssable qu’autre chose, le toi ou le vous, par exemple le sont autant.

Cela dit, désormais, avant de faire de la critique, il faudrait savoir comme on tient un blog…

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 14 h 26 min

hum..le probloc c’est que c’est le péché d’orgueil qui est leur maestria chtement..n’oublie pas que t’as a faire avec des ports royaliss biroute de jicé, des individus seulabre face a dieu..ses bourgeois élu quoi..et avec ton « connais toi toi même » laroche il t’aurait dit « mais quest ce donc que tu cafouilles encore sous tes couverture jicé? »

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 14 h 30 min

Il n’et heureusement pas interdit de se rafraîchir sa mémoire avec les pages de Google sur les années 1204 et 1608 (404 ans comme l’erreur)
puis repenser les ordres de femmes cloîtrées .

Paul de Saincube dit: 8 décembre 2012 à 14 h 30 min

c’est d’ailleurs le plus souvent à des détracteurs que l’on doit les noms de baptême de mouvements ou de groupes (cubisme et impressionnisme pour ne citer qu’eux).
C’est vrai en ce qui concerne le cubisme, mouvement discret et bref dans le temps.

 »
Le paradoxe du cubisme est qu’il inventa un art statique au moment même où tout, autour de lui, bougeait; les conquêtes du début du XXe siècle sont spectaculaires : l’auto, l’avion répandent la notion jusque-là inconnue de vitesse, le sport développe le muscle et la vie au grand air, la machine affirme son règne, l’aventure coloniale décuple des énergies « nationales » et, avec le cinéma, le mouvement « réel » de la vie pénètre dans l’image qui se met à bouger. Les cubistes ne semblent guère préoccupés par ces bouleversements apparemment extérieurs à leurs propres recherches, leurs conquêtes à eux se passent dans le laboratoire secret et limité du tableau. Mais à une époque où les courants de pensée prennent une importance de plus en plus grande dans le comportement de l’individu et où la méthode tend, selon certains philosophes, à supplanter l’intelligence, comment s’étonner de ce repliement qui correspond également à une position morale : l’artiste se situe au centre d’un univers nu réduit à sa quintessence. Il ne fait plus appel aux charmes fugaces de l’atmosphère et aux séductions de la lumière comme les impressionnistes, il n’utilise guère la couleur exaltante, débordante, des fauves; les cubistes répondent à ces manifestations extérieures par des mutations intérieures, le dessin, la forme, le volume sont opposés à la couleur, la rigueur à l’improvisation, la raison à la sensation. On ne saurait oublier que si l’impressionnisme et le fauvisme furent les deux pre­miers mouvements de rupture de l’art moderne, les formes d’expression n’avaient pas encore conquis leur autonomie, elles restaient reconnaissables, c’est-à-dire tolérables pour l’œil et pour l’esprit; le cubisme ira beaucoup plus loin, jusqu’à la nécessaire purification mentale, celle que Cézanne avait entrevue dans les chemins lumineux de sa Provence natale, au pied de la Sainte-Victoire. Entre 1912 et 1913, avec une sérénité et une conviction absolues, les cubistes porteront leur art à un degré de simplification, d’épuration, et l’on peut même dire, d’humi­lité, qui semblait presque impossible à dépasser désormais. Cela au moment où Kandinsky, supprimant toutes références au réel dans ses toiles, abordait l’abstraction totale par l’expressionnisme lyrique, où les futuristes, découvrant la vitesse, lançaient les tableaux à l’assaut de la modernité. Les cubistes, qui faisaient beaucoup moins de bruit et ne se rassemblèrent jamais en une école ou un mouvement cohérent, ne paraissaient guère, comparés à eux, très agres­sifs, ils étaient réservés, pudiques, et leur comportement était des plus discrets comme en témoigne l’attachement de Braque et de Picasso à la vieille citadelle provinciale de Montmartre, haut lieu de l’arrière-garde folklorique de l’art. Il n’entrait dans leurs mœurs ni agitation, ni défi, et ils n’utilisèrent ni les mani­festes, ni les professions de foi fracassantes. Pourtant, ils cristallisèrent la haine, l’épouvante ou la colère d’une grande partie de la critique, de la presque totalité du public et provoquèrent des débats violents jusqu’au Conseil municipal de Paris et à la Chambre des députés. Pourquoi? Si l’on pardonne à l’artiste d’inventer — même par impuissance, aberration mentale ou goût du canular — on ne l’excuse pas de déformer : puisque ce qui est est, que le monde est beau, il n’y a aucune raison de le rendre laid sous prétexte de montrer l’intérieur de l’objet ou toutes ses faces à la fois, de substituer à la vieille perspective structurée une perspective allusive, ou de tourner le dos à la ressemblance. Le mot cubisme, d’ailleurs, parut plus scandaleux que la chose : le cube, forme simple, simpliste même, pouvait-il être à l’origine d’une conception et d’une vision nouvelles de l’art?
( Pierre Cabanne in L’avant-garde au XXe siècle, André Balland éditeur 1969.)

JC dit: 8 décembre 2012 à 14 h 35 min

Quand je cafouille sous les couvrantes, c’est que j’ai perdu ma naine lubrique et que je la cherche désespérement au fin fond du grand pucier conjugal.

Jacques Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 14 h 38 min

« avez-vous la définition de ce que serait la tendance Jésuite ou la tendance Janséniste? »

La première serait tendancieusement louvoyeuse, et passablement hypocrite, tandis que la seconde serait définitivement austère. Nous sommes tous un peu l’héritier des deux, comme le dit également Daaphnée, ainsi que je l’avais suggéré : les deux faces de notre personnalité de Français de plus en plus métissés. C’est comme pour la décentralisation ou l’Etat absolu, la gauche ou la droite aujourd’hui, hier les Girondins et les Montagnard, etc. Cette frontière qui sépare en deux les camps des modernes et des classiques ou des conservateurs et des progressistes.
Ni plus ni moins.
(de nota, avez-vous reçu en librairie mon dernier livre paru le 1er novembre dernier ?)

rose dit: 8 décembre 2012 à 14 h 44 min

C’est un point de vue légèrement sommaire : ce qui caractérise les Jésuites c’est la casuistique, c’est à dire l’art de la subtilité. Ce qui ne signifie pas louvoyer, pas du tout.

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 14 h 47 min

..j’ai perdu ma naine lubrique..

..elle non put elle arrive pas a mettre la main dessus ?..une prière a sainte antoine n’y fera rien..j’ai peur que tu sois pas un élu de dieu..enfin on va demander a philippe

Jacques Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 14 h 50 min

Ici, on joue au yoyo du temps perdu et retrouvé, plus haut !
Sans doute en hommage au grand Marcel du Père-Lachaise. Merci, de nota.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 14 h 54 min

bientôt des commentateurs vont prétendre composer ou déposer un manifeste, le how to du blog du lundi au black free day en se dnnant eux-mêmes un nom !
ce n’est pas réjouissant !
nier que les mots n’ont pas une mince charge est assez banal :
je viens de lire un article sur un couple d’hommes qui a adopté des enfznts et l’un d’eux dit
« . Et puis la douceur n’est pas l’apanage des femmes ! Un homme peut être maternel. Je ne comprends pas pourquoi on se focalise sur cette théorie du genre. Je suis attentif, à l’écoute de mes enfants de la même façon que peut l’être, par exemple, leur grand-mère. »

Jacques Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 14 h 56 min

Au printemps prochain paraitront conjointement mes deux anthologies du Goût de Versailles et du Goût de l’Afrique. Les deux ouvrages seront autant jésuites que jansénites. Les tendances semblent s’être importées jusque chez les auteurs actuels de nos ex colonies….
Amen

John Brown dit: 8 décembre 2012 à 14 h 56 min

« Entre 1657 et 1696, les écrivains théologiens de Port-Royal ont doté la France de sa plus belle traduction de la Bible. Ils avaient pour nom Pascal, le grand Arnauld, Pierre Nicole, Pierre Thomas du Fossé… et surtout Lemaître de Sacy, le maître d’oeuvre de l’entreprise et son principal artisan. Stendhal notera dans ses « Mémoires d’un touriste » (1837) :  » A mes yeux, la perfection du français se trouve dans les traductions publiées vers 1670 par les solitaires de Port-Royal.  » Cette traduction a régné pendant deux siècles, grâce à un nombre incroyable d’éditions et de réimpressions. Elle a ainsi irrigué le catholicisme de langue française, et la création littéraire d’artistes comme Hugo ou Rimbaud. Les protestants eux-mêmes l’ont à maintes reprises publiée, en se bornant à supprimer les quelques livres de l’Ancien Testament rédigés directement en grec. Cette Bible de Port-Royal apparaît comme un monument religieux et littéraire dont le rôle n’est pas indigne d’être comparé à celui de la Bible de Luther en Allemagne ou de la version autorisée du roi Jacques en Angleterre. Son importance culturelle n’est pas moindre que sa haute qualité religieuse. » (
(extrait de la préface de Philippe Sellier à la réédition de la Bible de Port-Royal dans la collection « Bouquins » (Laffont).

renato dit: 8 décembre 2012 à 14 h 58 min

Là, Jacques, si je vous dis où prend origine la haine vouée aux jésuites vous diriez que je vous méprise. Donc, puisque vous êtes capable de conduire une recherche en bibliothèque, au lieu de reproduire une bêtise d’origine royale, allez voir la réalité, il se peut que le fantasme qui vous informe disparaisse.

Jacques Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 14 h 59 min

Si, « un peu moins qu’un grain du fin » est HR, on notera un réel progrès dans l’expression d’une pensée, parfois confuse.

Jacques Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 15 h 04 min

(de nota, mon modeste beau livre sur les cimetières parisiens doit être difficile à proposer comme cadeau de fin d’année ! Un présent pour beau-père ou belle mère, peut-être ?)

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 15 h 21 min

Philippe de Champaigne est plus connu comme peintre du jansénisme(À partir de 1648, il se rapproche des milieux jansénistes et devient le peintre de Port-Royal à Paris, puis de Port-Royal des Champs où il exécute une série de tableaux). que Jean Baptiste( qui était apperemment son neveu )surtout après le travail de Louis Marin

armand dit: 8 décembre 2012 à 15 h 26 min

A droite on reconnaît bien daaphnée et celle de gauche c’est rose, les deux mémères à tégniez (la ressemblance avec les deux est frappante, n’est-ce-ce-pas étonnant) elles ont fini à l’asile, il a de qui tenir (c’est l’atavisme)

Clopine Trouillefou dit: 8 décembre 2012 à 15 h 31 min

Eh bien, merci, Misère, voici un point d’éclaircie (rares en ce moment, les éclaircies, c’est pourquoi j’y ajoute ce « e » qu’on pourrait me reprocher).

Quant à la signification de « porrois », je suis sûre qu’un ouvrage d’Henriette Walter pourra compléter l’information…

Si j’avais des partenaires au jeu du dictionnaire, je proposerais :

« porrois » : nom masculin, désignant autrefois l’enclos où l’on finissait d’engraisser les cochons dans la vallée de Chevreuse…

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 15 h 34 min

Port Royal, et le Jansénisme, participe de la Révolution en ce sens qu’il y a un déplacement de Dieu à l’homme comme centre du monde.

L’histoire de l’humanité est liée à celle de l’Eglise, c’est en connaissant l’une que l’on perçoit l’autre.

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 15 h 36 min

Port Royal, et le Jansénisme, participe(nt) de la Révolution en ce sens qu’il y a un déplacement de Dieu à l’homme comme centre du monde.

L’histoire de l’humanité est liée à celle de l’Eglise, c’est en connaissant l’une que l’on perçoit l’autre.

renato dit: 8 décembre 2012 à 15 h 41 min

Pfff ! même pas capable de mettre les choses dans le bon ordre : L’histoire de l’Église n’est qu’un aspect de l’histoire des hommes ⎯ et ce n’est pas toujours le plus réjouissant.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 15 h 51 min

il est certAin que j’ai un problème , nonpas précisément avec les propositions de lecture des billets (celui-ci propose au minimum un outil de réfence et devrit rappeler aux lecteurs de la RdL plusieurs billets antérieurs sur Port Royal) mais avec les propositions de dérision absolue et permanente de la plupart des commentateurs
Je ne me fais pas à la manière dont ils se fêtent , eux et les billets.
P.Assouline trouvera sans doute dans ma défection bien mieux que des questions …

renato dit: 8 décembre 2012 à 16 h 00 min

« … un déplacement de Dieu à l’homme comme centre du monde. »

Si vos évidents limites et votre vision ptoléméenne du monde vous empêchent de comprendre le ‘‘De hominis dignitate’’ de Pico ou le ‘‘De voluptate’’ de Lorenzo Valla, vous pouvez toujours jeter un œil à Burckhardt.

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 16 h 03 min

renato, nous savons tous que vous êtes une éminence consultée par les plus grands sur le fond de la chose. Vous êtes également un incomparable érudit en matière de musique, pourriez-vous nous livrer votre sentiment quant à l’oeuvre de Scelsi ?

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 16 h 18 min

Mon cher bouguereau (je ne mets pas de majuscule car vous n’en mettez pas vous-même), je n’ai rien trouvé correspondant à jicé sur wikipédia, ni ailleurs, d’ailleurs.

Un élu ? grave question…

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 16 h 19 min

Mon cher bouguereau (je ne mets pas de majuscule car vous n’en mettez pas vous-même), je n’ai rien trouvé correspondant à jicé sur wikipédia, ni ailleurs, d’ailleurs.

Un élu ? grave question…

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 16 h 21 min

c’est le libre arbitre de l’homme qui est en question..jicé est il mauvais par nature ou parcequ’il le fait exeupré ?

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 16 h 24 min

au bar osant ozzi , ozautres!
(que m’importe ) vos bonnes notes, vos bons points , vos codes de reconnaissance anière et normande et cagote avec vos palmarès ,et vos palma de Majorque , sauf Albert Palma !
vous vous prenez tous trop au sérieux !

renato dit: 8 décembre 2012 à 16 h 28 min

Je ne comprends pas pourquoi vous sortez Scelsi de votre chapeau maintenant. Est-ce que vous avez recueilli des commérages à mon propos ? si oui, je nie catégoriquement : non, je n’ai pas élaboré (transcrit) une œuvre de Scelsi pour le compte de Tosatti ⎯ un coup d’œil aux dates suffirait déjà pour classer cette rumeur parmi les mythologies qui nourrissent les environnement dit culturels. D’ailleurs, j’ai rencontré Scelsi une seule fois, et jamais Tosatti.

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 16 h 35 min

C’est un fait, un triste fait, on ne parle que de vous et de cette sombre histoire dans les rues et sur les marchés d’Assomption. Il serait bon de pouvoir dissiper les doutes en emportant des preuves concrètes.

Tout cela ne nous dit pas ce que vous pensez de l’oeuvre de Scelsi.

Bloom dit: 8 décembre 2012 à 16 h 39 min

Jésuite pas un instant dans l’affirmation: ces chattes siamoises ont le pédigrée princier et sont au poil soyeux…Just what Herr Doktor Freud ordered.

Bloom dit: 8 décembre 2012 à 16 h 47 min

Goût de l’Afrique
———–
Ca Baroz, je vais me le faire envoyer. Tu inclus l’Egypte dans ton Afrique, commme les archéolgogues?
Le Mercure a-t-il déjà publié son ‘Goût de l’Irlande’ (un mélange de Stew et de Guinness, chassé par un Jameson 12 ans d’âge…rrahhh!)?

renato dit: 8 décembre 2012 à 16 h 49 min

« Tout cela ne nous dit pas ce que vous pensez de l’oeuvre de Scelsi. »

Déjà le fait que vous le demandiez c’est une bonne raison pour ne pas en parler.
Puis, par l’apparition improviste de ce nom sur la RdL le doute surgit quant à vos intentions. Il me semble cependant évident que si mon opinion relative à la musique de GS n’était pas bonne, je n’aurais pas publié son portrait sur mon blog.

Quant à l’information sur le musicien, il y a un site web ⎯ vous n’aurez aucune peine à le trouver.

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 17 h 04 min

Port Royal, et le Jansénisme, participe(nt) de la Révolution en ce sens qu’il y a un déplacement de Dieu à l’homme comme centre du monde.

L’histoire de l’humanité est liée à celle de l’Eglise, c’est en connaissant l’une que l’on perçoit l’autre.

JC dit: 8 décembre 2012 à 17 h 07 min

Bougboug, t’es qu’un affreux jésuite à la casuistique en carton : je suis ni mauvais par nature, ni mauvais en faisant exprès : je suis bon.
(pas comme le gourou palestinien en visite à zaza qui nie toujours l’existence d’israel… Le printemps palestoche n’est pas pour demain !)

Alexia Neuhoff dit: 8 décembre 2012 à 17 h 20 min

« L’histoire de l’humanité est liée à celle de l’Eglise, c’est en connaissant l’une que l’on perçoit l’autre. »
Autant dire que « l’humanité » est à circonscrire dans les frontières du monde chrétien, pour ne pas dire réduire à l’espace catholique… romain, évidemment.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 17 h 28 min

Acceptez, P.Assouline, que je remarque que ces commentaires ouverts sollicités par un texte, sous les beaux noms de « participation » et d’ interactivité me semblent d’un intérêt très limité , quel que soit le texte -source et contribuer massivement à toutes les scléroses d’imagination et de pensée que l’on nomme a aujourd’hui « conformisme » .

Alexia Neuhoff dit: 8 décembre 2012 à 17 h 28 min

renato, comprenez-vous comme moi que le camelot d’Asuncion en liant l’histoire de l’humanité à celle de l’Eglise réduit la première aux frontières de l’influence de la seconde, donc à l’espace chrétien, probablement catholique et romain ?

Sergio dit: 8 décembre 2012 à 17 h 29 min

Le duc de Chevreuse, pom, pom,
Ayant déclaré, pom, pom,
Que tous les cocus devraient être pendus, pom,pom,
Madame de Chevreuse, pom, pom,
Lui a répondu, pom, pom,
Qu’il serait le premier à se balancer, pom, pom…

renato dit: 8 décembre 2012 à 18 h 01 min

Oui, Alexia, La bonne formulation serait :

« L’histoire de l’Eglise est liée à celle de l’humanité… », mais bon, l’éditeur expatrié n’a pas encore compris où sont les priorités… Ou alors il brave le ridicule et il sous-tend un exercice de micro-histoire… Enfin, aucun sens des convenances…

Jacques Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 18 h 04 min

Du Caire à Gibraltar et jusqu’au Cap, Bloom, une pépinière continentale de prix Nobel de littérature. Auxquels s’ajoutent les meilleures de nos plumes pré et post coloniales internationales. Décapant pour les idées reçues chères à tonton renato !
Oui, le goût de l’Irlande a été publié il y a bien longtemps. Personne jusqu’à moi, arrivé des années après la création de cette collection, et dont avec dix-sept titres depuis 2006 j’ai pris la première place du peloton des auteurs, n’avait songé à ce pauvre continent : l’Afrique. Sans doute trop casse gueule, notamment du côté du Maghreb. Il s’agissait de relever le défit, ce que je fis, oui, oui. Ce sera sans doute mon dernier titre. Maintenant que je touche une rente à vie, certes des plus modestes, mais pour moi bien suffissant, vu que j’ai des goûts de luxe modestes, je vais commencer un roman. Oui, un roman, vous avez bien lu. Je vise déjà le prochain Goncourt… mais chut !!!

Giacomino dit: 8 décembre 2012 à 18 h 14 min

« L’histoire de l’Eglise est liée à celle de l’humanité… »

Mais mon bon renato prétendriez-vous que c’est l’homme qui a inventé dieu et non l’inverse ? Cessez, vous allez donner un infarctus à ce pauvre Philippe Régniez !
Musique de Scelsi pour le comte Barozzi !

Chaloux dit: 8 décembre 2012 à 18 h 26 min

Le livre est sur ma table, ceci nous changera de la bouillie du jour.
Je suis allé faire un tour du côté des romans, et il est bien probable que je lirai un de ces jours L’Amour Seul dont le sujet me parait magnifique.
En feuilletant le Port-Royal ce matin, je suis tombé sur une dialogue entre deux femmes, dont l’une religieuse à Port-Royal répond comme si elle n’était pas celle dont il est question. La visiteuse s’obstine à dire « vous », son interlocutrice à répondre « elle » alors qu’il s’agit bien d’elle-même. Admirable.

JC dit: 8 décembre 2012 à 18 h 34 min

Ce n’est pas seulement ça, grand dieu !
Laquelle choisir de toutes ces chapelles ? de toutes ces religions ? de toutes ces sectes ?
Elles ont toutes des prophètes supercleans, des prévisionnistes infaillibles, des livres sacrés autoédités sans le moindre doute possible, des faiseurs de miracles in(du)bitables, des récits comme on en rêve…

Raison pour laquelle, il ne faut pas associer humanité et religionS !

Giacomino Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 18 h 36 min

Il Cavaliere Berlusconi revient pour les législatives, les vieux clowns ne meurent jamais en Italie, renato ?

Giacomino Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 18 h 40 min

Il faut se faire une raison, JC, l’homme a toujourts eu besoin de croire à l’immortalité, d’une manière ou d’une autre : en distribuant son foutre ou en priant son dieu à deux genoux…
C’est ainsi.

ueda dit: 8 décembre 2012 à 18 h 44 min

On aime les Solitaires, c’est qu’ils ont été vaincus.
Qui, parmi les admirateurs de Port Royal, accepterait de vivre sous la férule du grand Arnauld?

Seul l’éloignement nous permet de jouir des beautés engendrées par ce affreux dolorisme.
Un style magnifique parce qu’il est un peu crépusculaire.

Dans les récits scolaires, Molina était une sorte de magouilleur, un pied-plat prêt à vendre son âme: Pascal avait forcément raison.
Rétrospectivement, il y avait quelque chose d’assez raisonnable chez l’Espagnol…

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 18 h 51 min

Jacques Barozzi, votre ouvrage sur l’Afrique contiendra-t-il des extraits des récits d’explorateur tel le colonel Baratier ou Binger l’Africain – notamment ceux qui traitent du cannibalisme dans l’économie de base des diverses tribus – ou encore de Stanley ? Y a-t-il des textes des missionnaires, notamment des pères blancs ? Ou vous êtes vous concentré sur l’illusion d’une Afrique post primitive dans son effort pour s’arracher de ce gouffre dans lequel elle ne cesse de retomber ?

Chaloux dit: 8 décembre 2012 à 19 h 08 min

Rassurez-vous, je ne fais que passer, j’ai une soirée très occupée en perspective. On ne peut pas dire que j’encombre beaucoup ces temps-ci.

Giacomino Barozzi dit: 8 décembre 2012 à 19 h 12 min

Ques des écrivains, Philippe Régniez, voyez le sommaire en trois parties :

FUGUES AFRICAINES

Daniel Rondeau : Carthage toujours recommencée et romancée
Olivier Rolin : Au soleil rouge de l’oubli de Port-Soudan
Joseph Kessel : Abyssine Ethiopie
Frédéric Mitterrand : Lettre d’amour à la Somalie
Karen Blixen : Impressions Kenyanes
Joseph Conrad : Le Congo en Blanc et Noir
Louis-Ferdinand Céline : Bardamu au Petit Congo
Marie NDiaye : Vacance sénégalaise
Paul Morand : Retour aux origines en Côte d’Ivoire

(RE)NAISSANCE DES NATIONS

Alaa el Aswany : Révolution en terrasse
Alain Mabanckou : Rois nègres et magie noire
Wole Soyinka : Jours de fêtes
J.M.G. Le Clézio : 1968, année noire
William Boyd : Les mauvaises influences occidentales
Nadine Gordimer : Résistances séparatistes
André Brink : White micmac
J.M. Coetzee : L’Afrique utopique
Maryse Condé : L’apartheid et après ?

MIROIR D’UN CONTINENT

Tidiane N’Diaye : L’Afrique des esprits
Amadou Hampâté Bâ : L’âge d’homme
Donato Ndongo : Transmission tribale
Léopold Sédar Senghor : L’invention de la négritude
André Gide : En dansant et en chantant
Michel Leiris : L’Afrique fétichiste
Amin Maalouf : L’eau chaude de la mémoire
Salluste : D’où viens-tu Kabyle ?
Kateb Yacine : Souviens-toi de ta tribu !

Alexia Neuhoff dit: 8 décembre 2012 à 19 h 19 min

Pff ! Ni père blanc ni missionnaire civilisateur, ni héraut de la colonisation… la reconquête n’est pas preneuse.

Philippe Régniez dit: 8 décembre 2012 à 19 h 23 min

Parce que Frédéric Mitterand est un écrivain ? Parce qu’il suffit d’avoir de l’entregent, d’être « médiatique », de publier un bouquin chez des potes, pour être écrivain, ou romancier, ou romancière…?

Alexia Neuhoff dit: 8 décembre 2012 à 19 h 28 min

M. Barozzi est prié de retirer de sa liste les écrivains homosexuels, fétichistes, musulmans, protestants, animistes, anticolonialistes et noirs.

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 19 h 33 min

de nos jours de nos jours..c’est un peu cracher sur ceux qui t’ont vu naitre philippe, bref y’a un dessein la dessous, une responsabilité ! dis tout de suite que la providence fait tout n’importe comment

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 19 h 36 min

philippe voulait dire que ça manquait de goutchi et de karlos et de hougo! c’est son coté djetséteur incorrigible..si ce n’était que ça..ça lui serait pardonné

Giovanni Sant'Angelo dit: 8 décembre 2012 à 19 h 37 min


…allons y à la dentelle des vanités,…et postposons le salaire égal et pareil pour tous,…aux calendes grecques,…
…dites moi qui vaut plus qu’un autre,…et on montre comment il s’est fait volé,…et comment le prestige des uns,…nuit à l’harmonie de l’intérêt convivial,…
…des clowns,…le cirque,…des marionnettes,…des épouvantails,…des prêtres,…des soeurs,…des solitaires,…des sportifs,…des chanteurs,…des vedettes,…des exploit( eurs),…pour mériter plus que vous ou moi,…allons donc,…vous y croyez,…qu’ils valent plus que vous ou que moi,…Non,…Non,…on est égaux,…je demande aussi,…un salaire égal pour tous , et un niveau d’existence égal pour tous,…
…pas besoin de faire référence à K.Marx,…çà coule de source d’amont en aval,…
…etc,…et après, on parleras des responsabilités que doivent porter l’élite,…à salaire égal,…
…pas d’accord,…vas pourrir dans les asiles pour  » merveilleuses & incroyables »,…la révolution,…je vous en ferait de la révolution,…d’abrutis,… à juste copier et jalouser les turpitudes d’une immodérées d’une  » caste » dite noble,…comme dans les excès du pouvoir de la religion des arabes sur les femmes voilées,…
…le système de famille avec des prétextes pour épouser une  » bonne » à tout faire,…sous l’égide de Dieu,…qui n’en à rien à foutre,…de toutes les lamentations des hommes de tout les temps,…
…Port Royal,…un petit bordel pour en cacher des stratifications à chier dessus, d’amont en aval,…
…etc,…pour la gloire,…envoyez,…

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 19 h 39 min

« Distribuer son foutre », ça t’a un côté Edouard Leclerc … c’est mignon comme tout !

mignon comme tout..tu veux dire la périphrase ! sinon si c’est ton modèle de sesque symbol..t’étonne pas qu’on ne retrouve rien sous ta couverture..

Jean-Marie Dupré de Saint-Phalle dit: 8 décembre 2012 à 19 h 40 min

Rassurez, cher Philippe Régniez, je prépare un « Goût de la trique » dans lequel il n’y aura que des missionnaires en position.

John Brown dit: 8 décembre 2012 à 19 h 44 min

« La résistance de Port-Royal révèle une autre face du Grand Siècle et une réflexion morale qui prélude à la pensée républicaine de la Révolution »

Cette assertion de Laurence Plazenet risque tout de même d’amener à surévaluer l’importance de la pensée de Port-Royal dans la genèse de la pensée républicaine. Il est clair que cette pensée procède, pour l’essentiel, d’autres sources. Les solitaires de Port-Royal inscrivent leur réflexion dans le cadre d’une problématique strictement religieuse, non politique. Cette réflexion morale dont parle Laurence Plazenet ne prélude que de loin et de façon indirecte à la pensée révolutionnaire.

Je n’ai trouvé d’autre solution, pour empêcher mon post de remonter une fois encore dans les cintres, que de l’accrocher à celui de bouguereau. Apparemment que l’usine à gaz wordpress continue de sévir.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 20 h 09 min

La critique du livre de la romancière dans le mag litt est étonnante, bien que l’on voie assez bien le portrait de cet homme qui se « la joue »face à une – des-femmes qui, elles, ne sont pas dupes de ce qu’il se raconte sur l’Amour avec un grand A , du « personnage » de l’amant, à son insu ou non, sous le regard de l’autre.
que veut dire  » Simon, est de ces monstres fous d’amour qui plaisent tant qu’on ne les côtoie pas » ça je ne comprends pas . Mais peut-être que les commentateurs qui ont glosé sur le « moi haïssable » comprennent ?plus gênant encore  »
Mille phrases cisèlent la statue de l’absente : c’est très écrit, mais cela reste pur. »
qu’est-ce que ce « mais » (cela reste)

mangiafoco dit: 8 décembre 2012 à 20 h 21 min

La popularité du jansénismes auprès des élites pourrait s’expliquer par la référence à un petit nombre d’élus , ajoutez à cela la valorisation de la souffrance, des privations et du martyre, le dolorisme et nous obtenons un climat pouvant justifier par analogie l’organisation sociale de l’époque.

Un jour j’ai entendu quelque un faire remarquer que sur les cathédrales le Christ était toujours représenté en majesté, triomphant et que Marie Madeleine , la pécheresse repentie,arrivait largement en tête quant au nombre d’églises à son nom.
La rédemption et la rémission des péchés, pour tous.,c’est ainsi que l’avaient compris les premiers chrétiens et ceux qui plus tard couvrirent la France de son blanc manteau de cathédrales.

C’est aussi me semble-t-il la redécouverte de cet aspect du christianisme, à rebours du point de vue élitaire qui explique l’émergence des discours sur l’égalité.

ueda dit: 8 décembre 2012 à 20 h 27 min

L’histoire de l’humanité est liée à celle de l’Eglise, c’est en connaissant l’une que l’on perçoit l’autre. (Régniez)

votre ouvrage sur l’Afrique contiendra-t-il des extraits des récits d’explorateur qui traitent du cannibalisme dans l’économie de base des diverses tribus (Régniez).

C’est impressionnant.
Cette constance, cette lucidité.

Peut-être avez-vous raison.

Seul le théophage peut dire le vrai sur l’anthropophage.

(Mais à la réflexion, le week-end en amoureux dans la Cordillère des Andes, c’est non).

un peu moins qu'un grain du fin dit: 8 décembre 2012 à 20 h 32 min

blanc manteau est aussi un nom lié à la religion chréienne :
pour la rue des blancs manteaux
 » Louis IX installa en 1258 des moines mendiants appartenant à l’ordre des Servites de Marie, porteurs de manteaux blancs. Ils y furent remplacés peu après, en 1274, par les moines de l’ordre de Saint-Guillaume1. Au xviie siècle, ce monastère abrita les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur.

bouguereau dit: 8 décembre 2012 à 20 h 33 min

Je n’ai trouvé d’autre solution, pour empêcher mon post de remonter une fois encore dans les cintres, que de l’accrocher à celui de bouguereau

« d’autre solution »..dis donc jean marron, t’as qu’avé t’accrocher au gout dla trique de baroz..ça t’aurait mis sous l’buro

de nota dit: 8 décembre 2012 à 20 h 33 min

Ah,je me disais bien aussi,le jansénisme a bien sa place dans « les lieux de mémoire »de Nora?Eh ben oui,et en voici un extrait(l’article est signé Catherine Maire)

« Quelque chose pourtant de l’esprit de Port-Royal reste irréductiblement vivant même
si c’est sous une forme diffuse dans la sensibilité française,bien au-delà de son cadre religieux d’origine.Il faudrait suivre le filtrage sémantique qui a maintenu l’adjectif »janséniste »dans le vocabulaire psychologique et moral tout en le délestant peu à peu de ses attaches historiques et spirituelles.Non que celles-ci aient entièrement disparu.Tout ombre du « parti »évanouie,il a longtemps subsisté un courant distinctif empreint de son austérité d’indépendance au sein de la tradition dévote à la française;Il est un jansénisme de piété qui a survécu au jansénisme de doctrine.Marque assez puissante pour que la langue ait gardé mémoire de ce rigorisme exemplaire et en ait fait l’identifiant électif de l’exigence inflexible vis-à-vis de soi-même.Il s’associe volontiers à d’autres modèles de la sévérité à la fois intérieure et agissante,comme lorsque Leszek
Kolakowski qualifie George Sorel de « marxiste janséniste ».Le jansénisme fait ici se rejoindre l’intransigeance puritaine et l’activisme vertueux du jacobin;Mais,autre signe de la formidable empreinte laissée sur la société française par cette protestation catholique,le jansénisme est également resté le nom d’une esthétique.Dans le sillage de la construction de Port-Royal classique s’est imposé l’idéal janséniste d’une épuration extrême du classicisme,la figure mythique d’un art concentré sur l’essentiel,tout de dépouillement des moyens et du style.C’est ainsi que pour Valéry,Mallarmé et Degas sont »les jansénistes de la peinture et de la poésie » tandis que Blaise Cendrars parle de »l’esprit messianique et de la tenue janséniste de la NRF,ou bien encore qu’André Bazin loue le jansénisme de la mise en scène du cinéaste William Wyler.Mémoire des mots ,destinée à épeler indéfiniment une histoire qu’on croirait sans plus de legs ni de suites »

Fernande Lehideux dit: 8 décembre 2012 à 20 h 49 min

Son indulgence envers cette française qui en veut aux juifs a achevé de me séduire. C’est clair, il est des nôtres ! Il viendra sur son scooter, il apportera son animalité et moi j’aurai le viagra.

ueda dit: 8 décembre 2012 à 21 h 02 min

Le jansénisme, c’est ce qui nous console d’avoir manqué la Réforme.

Vous avez Luther, et Calvin, nous on a eu Port Royal.
C’est précieux pour vous montrer, messieurs les Allemands (et les Suisses), que les Français ne sont pas nécessairement des branleurs abonnés au moine paillard et au jésuite pervers.
La prédestination, on a donné, hein.

Au fait (ce qui veut dire que ça n’a rien à voir), le dab à Mac va dialoguer avec un grand Allemand chez Fink.
Je dis ça pour bouguereau, le roupilleur du samedi matin.

christiane dit: 8 décembre 2012 à 21 h 22 min

J’avais savouré, Jacques ! Mais ce livre m’est revenu en mémoire comme un tiraillement entre deux mondes devenus aussi inhospitaliers l’un que l’autre… Écho possible à ceux qui cherchent un chemin dans ces ordres monastiques… et qui finissent hors les murs… mures !

John Brown dit: 8 décembre 2012 à 21 h 36 min

La résistance obstinée des religieuses de Port-Royal-des-champs aux exigences théologiques du Vatican signe l’arrêt de mort du monastère qui, même très affaibli, représente un foyer d’hérésie potentiellement aussi dangereux que le protestantisme; or Louis XIV a choisi l’ultramontanisme, pour des raisons qu’il serait passionnant d’étudier, mais qui lui paraît certainement comme un pilier majeur de sa politique unificatrice et centralisatrice. Le jacobinisme révolutionnaire n’est en rien l’héritier de Port-Royal, mais au contraire celui de Louis XIV. Sans ce grand monarque, l’idée de nation n’aurait jamais vu le jour.

gevrai chambertain dit: 8 décembre 2012 à 21 h 38 min

même pas d’extraits de l’oeuvre de bessie head a question of power ?
pourtant c’est une oeuvre fondamentale pour comprendre l’afrique, une fois de plus il faudra faire le crapaud brousse et laisser jaquetter ..

rose dit: 8 décembre 2012 à 23 h 00 min

et raté ; toc.
_____________________________________________
sous les couvertures je prie pour les mécréants -surtout toi c tré vré, pas raté -
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des rangées de lavande dans le champ derrière les nonnes. Entre le prieuré au premier plan et la maison du vavasseur en arrière-plan ( vavaseur = vassal du seigneur : i-e le rustre).
On voit la maison des fermiers quand on ouvre le billet ensuite la photo de Passou est rétrécie, youps saisissez là au bond.
_____________________________________________

Giovanni Sant'Angelo dit: 8 décembre 2012 à 23 h 06 min


…vous voulez bien m’excusez je joue avec Robin hood,…la légende de sherwood,…sue P.C,…à tantôt,…s’il y a du nouveau,…merci,…
…etc,…

rose dit: 8 décembre 2012 à 23 h 13 min

non c’est dès qu’on clique sur commentaire qu’on est foutus.
Avant de le faire on voit le moulin à gauche de la maison pour traiter les récoltes & au fond à droite le village. Devant au premier plan dans le pré je sais pas trop ce truc rond un puits couvert de tuiles ?
———————————————-
ne pas confondre le rosaire avec la rosière
______________________________________

renato dit: 8 décembre 2012 à 23 h 15 min

Parfois, ici, c’est comme un séjour à Perle, la capitale de l’Empire du Rêve… enfin… ‘‘Die andere Seite’’.

rose dit: 8 décembre 2012 à 23 h 22 min

gno vient du proto-indo-européen et signifie connaître.

gnostique Arth. Thomas XVIème s. vient du grec eccl. gnôstikos

gnose XVIIème Bossuet vient du grec écclésiastique gnôsis signifiant la connaissance

gnômé l’intelligence

anagnoste celui qui lit les textes lors des repas en silence avant les temps religieux du moyen-âge à… pratiqué chez les romains par les esclaves (j’eus aimé en être)

gnostique versus agnostique

gnoticisme : Le gnosticisme est la doctrine selon laquelle une certaine connaissance apporte à l’homme le salut. Une certaine connaissance, non pas toute connaissance. cf.cnrtl

le petit gnome vient de là aussi, mon tidou gnome aux pouvoirs magiques dans la forêt de Brocéliande perdu sans le brouillard.

la recension est incomplète

Dimitri d'Arlatan dit: 8 décembre 2012 à 23 h 34 min

Ceux qui renient Dieu étaient prédestinés à cela et ceux qui ne le renient pas également. Ça se complique lorsque qu’on considère que les démons eux-même ne renient pas Dieu. Oh non. Ils s’aplatissent même devant Lui en implorant qu’Il ne leur fasse pas de mal.

abdelkader dit: 9 décembre 2012 à 1 h 30 min

tain, Vot’Grace, vous me semblez un chouia obsédé par les cannibales…je détecte chez Vot’Munificence une crainte viscérale de finir un jour dans une marmite anonyme, la bas dans la jungle, et qu’y restera plus grand-chose de vot’Auguste Popotin…peut-être une soutane, une paire de sandales et un porte-jarretelles…enfin j’espère qu’ils respecteront au moins les règles de cuisson…le porc , a ce qu’on dit, doit se servir bien cuit…perso, j’y mange pas…par contre, le bacon fumé j’adore…

Giovanni Sant'Angelo dit: 9 décembre 2012 à 2 h 11 min


…avec çà,…je ne peux pas m’empêcher de penser au Carnaval,…à ces grandes fêtes de la bière en Bavière,…à ces claques sur les fesses,…en cuir,…ces hôtels aux domestiques prêtent à tout pour bien tirer le maximum des clients en manque de  » porc royal »,…
…Oui,…vous êtes à chaque fois le premier servis,…of course,…Gargantua & Pantagruel,…encore l’abbaye ridiculisée,…
…pourvu que les gens s’enivrent de joies et de bonheurs,…déjà bien croquées par les peintres primitifs,…
…ces ponts d’Avignon,…on y danse,…tout en rond,…tout ces rêves de témoins de Jéhowa sans châteaux,…à imaginer un mérite à l’abstinence,…la fesse encore dure d’oreille,…pour y voir le seigneur de mes deux,…
…etc,…tout les espoir sont permis,…pour y semer des glands, des châtaignes,…pourvu que la bouse prenne,…
…injections, déjections,…un paradis Bio-Vert écolo,…pour la Terre,…à trous de mines & de forages,…galeries des glaces,…toutes ces lumières aux parfums de Versailles,…pour nos porcs – à la royale doxa,…

renato dit: 9 décembre 2012 à 2 h 17 min

Thomas Pringle

The Bushman

The Bushman sleeps within his black-browed den,
In the lone wilderness. Around him lie
His wife and little ones unfearingly —
For they are far away from “Christian Men”.
No herds, loud lowing, call him down the glen:
He fears no foe but famine; and may try
To wear away the hot noon slumberingly;
Then rise to search for roots — and dance again.
But he shall dance no more! His secret lair,
Surrounded, echoes to the thundering gun,
And the wild shriek of anguish and despair!
He dies — yet, ere life’s ebbing sands are run,
Leaves to his sons a curse, should they be friends
With the proud “Christian-Men” — for they are fiends!

renato dit: 9 décembre 2012 à 2 h 26 min

Thomas Pringle, abolitionniste et poète écossais, père de la poésie en Afrique du Sud, fut le premier à décrire le paysage d’Afrique du Sud, les peuples indigènes et leurs conditions de vie.

renato dit: 9 décembre 2012 à 3 h 16 min

Cris de douleur dans la nuit : « Sodomisation, égorgement, cannibales », ce pauvre homme doit vivre des moments d’angoisse sans pareil… full of sound and fury… enfin, entre l’emblématique du pouvoir et la crainte de la soumission… ça arrive quand l’on n’est plus maître de la violence et on retombe dans le nada historique de l’insignifiance parce que on a manque le pari sur ce qui serait devenu le todo libérateur… alors c’est l’agression mono et mytho maniaque… sans tenir en compte de l’état des faits ni des fait de l’état… enfin, il y a de bon que nous sommes capables de compassion…

renato dit: 9 décembre 2012 à 3 h 55 min

Mais pourquoi le pauvre homme est si mal arrangé ? Voyons : Unter strom… when we were strangers… un pur désordre accouché de l’ordre… séparation, arrachement, traumatisme, donc les formes aliénées qui échouent… aucun ordre apparaît quelle que ce soit la stratégie… loin de la culture-fond, désormais agrippé à la culture-signe : accumulation archaïque d’un capital qui ne vaut plus un sous. Fuite dans une tradition gréco-romaine parce que l’hebraïco-grecque n’a pas donne le résultat souhaité… ou alors le contraire, peu importe. Mais quel aspect devrait présenter le résultat souhaité, l’occultation du désordre, des variantes aléatoires ? C’est si difficile d’assumer que nous sommes les seuls artisans de la séparation originaire ? Apparemment oui. Nous vivons la totalité de nos traumatismes collectifs et individuels, de là surgit la séparation originelle, nous n’avons pas besoin d’une pyramide emblématique, ni de la fétichisation ⎯ même abstraite, pour vivre avec cette idée car rien ne sera jamais vraiment joué, et traumatismes collectifs et individuels seront toujours là pour nous le rappeler.

Bloom dit: 9 décembre 2012 à 4 h 20 min

Baroz, on respecte le parti pris , les nostalgies coloniales, on s en tamponne, y a des bouquinistes sur les quais pour ca .
En revanche, coupler Coetzee et l Afrique utopique, c est assez inattendu….dystopique, anti-utopique, soit, mais utopique, sans nuance ironique….????? Methinks this calls for an explanation .

renato dit: 9 décembre 2012 à 4 h 29 min

Alors tu te trouves une niche, si c’est un meublé tant mieux : la justesse de l’ensemble est donnée à priori, tu n’as pas à la chercher ; moins tu réfléchi plus tes certitudes sont préservées. C’est d’ailleurs la seule condition possible si tu veux conserver la notion de sujet créateur (dieu quoi), même si c’est au détriment de ton affirmation subjective. Tu laisses fuir les éléments de la solution pour t’adapter à une autorité collective qui te donne à rêver une unité idéale, ce qui fait que t’es incapable de penser l’irréversibilité de l’histoire. Tu n’expérimentes rien, c’est l’autorité collective qui t’expérimente ; seulement, rien ne peut sortir de cette expérimentation car, désormais abandonnées à la stérilité, les forces productives de l’autorité sont coupées des forces productives subjectives car l’autorité ne peut pas se permettre d’accepter le risque de l’évolution imprévisible.
Il y a de quoi vivre des moments d’angoisse.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 4 h 52 min

manière de revenir sur des remarques des ontributeurs,avec le titre pascalien de la romancière , si pour P.Assouline tous les hommes snt juifs, un plaisanterie juive à laquelle j’ai pensé en lisant le « Freud avec les écrivains »(Mango et Pontalis) dit que les juifs sont comme tous les hommes mais ils le sont plus . voilà pour les « proportions » !

JC dit: 9 décembre 2012 à 9 h 48 min

Ces deux religieuses de port royal en illustration assouliniennes ne tiennent pas la route face à Miss Bourgogne et ses dolphines, vendues comme des bagnoles neuves !
Et ce gamin en treillis qui tend une rockette à ces deux porcs royaux et souriants mortifères, enchantés de conneries !
Les fêtes à venir s’annoncent tristes…

Dimitri d'Arlatan dit: 9 décembre 2012 à 10 h 10 min

Cette nuit j’ai eu à 3h 13 une idée sublime.
Si chaque habitant d’une ville polluée comme Paris revenait de vacances avec, par personne, un ballon de baudruche gonflé de 10 litres d’air pur des vacances, ce serait au moins 5000 m3 d’air pur que l’on pourrait lâcher sur Paris les jours de grande pollution.

joel dit: 9 décembre 2012 à 10 h 11 min

@Philippe Régniez 9 décembre 2012 à 1 h 33 min
« Eh oui Abdul, votre truc à vous c’est plutôt la sodomisation et l’égorgement. J’en viendrais presque à préférer les cannibales. »

toujours aussi pervers et décomplexé, tégniez le faf qui rêve de réduire à l’état de cadavres les non-cathos

Dimitri d'Arlatan dit: 9 décembre 2012 à 10 h 18 min

Nous obtenons donc 3 catégories :

- les prédestinés à croire non démons.
- les prédestinés à croire, démons.
- les prédestinés à ne pas croire, non démons.

chacun ira se placer là où il pense. Par exemple renato en 3°, HR en 2°, moi et Philippe en 1°

W dit: 9 décembre 2012 à 10 h 24 min

rien ne sera jamais vraiment joué…rénato je prends le train en marche ,mes valises ne contiennent pas le même nécessaire que le votre et je ne saisis pas votre raisonnement cependant de chez moi je dirais que les jeux sont faits et que rien ne va plus peut être parce qu’il est préférable pour certains et dans certaines circonstances de ne pas s’embarrasser ,de tout laisser à la consigne et de détruire la clé ,et puis faire comme si
aucun autre choix ne sera plus,n’aura été possible,s’en remettre à une prétendue connaissance alors que de sujets il n’y a pas eu.

John Brown dit: 9 décembre 2012 à 10 h 46 min

 » Chéri tu es un démon « , m’avait dit Josette. Je peux bien dire qu’à cette époque-là, Josette, pour moi, c’était le Bon Dieu et ses saintes. Je suis né vraiment de sa lèvre, tel un ravi Larengon. Eh bien, depuis, j’ai renié Josette. Au moins trois fois.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 11 h 00 min

merci P.Assouline, j’ai lu le discours sur la vertu .
je ne sais, et il me semble que d’autres ne l’ont pas compris mieux que moi .
vous recommandez un livre par une critique en donnant à comprendre pourquoi, selon vous cet ouvrzge vous parait devoir être connu:à chacun de ceux qui auront lu votre billet d’en prendre note.

renato dit: 9 décembre 2012 à 11 h 01 min

Voyons, W, vous prenez une boîte et une poignée de billes de verre ; rangez les billes dans la boîte selon un ordre : renversez la boîte et observez.

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 11 h 32 min

pas étonnant que le produit qui marche le plus quand les gens sont paniqués c’est les assurances .. c’est aussi le produit le plus pourri.

les prédicateurs de fin du monde pullulent .. moi j’y crois pas .. la fin du monde c’est une solution finale mentale pour ceux qui n’entrevoient pas de possibilité après le chaos qu’ils ont eux – même généré.

je me méfie des « grandes idées » ceux qui les propagent se donnent une tribune qui n’aspire qu’à la domination des autres.

pas terrible en effet la forme discursive de michel serres, mais il termine sur la vertu de modestie .. être virtuel c’est une forme d’oubli de soi, de son corps, de ses besoins fondamentaux de vie épanouie .. normal que cela devienne un défouloir un peu glauque au nom de la tolérance d’expression ..

le réel n’est pas pire que le virtuel, je fuis les gens trop intelligents, les littérateurs qui ne font pas la différence entre leur oeuvre et leur vie, trop de synapses nuit à la qualité du reste.

http://www.youtube.com/watch?gl=BE&v=cia3XfQT2fk

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 11 h 45 min

Merci aussi , P.AssouLine d’avoir mis en ligne le discours de Mo Yan.
je songe que vous devez aussi être aussi lassé de ces remerciements que des aboeiments et roucoulements qui se disent commentaires et qui viennenet jusque sous vos fenêtres, peut-être mendier pour une minute d’éternité ?

JC dit: 9 décembre 2012 à 11 h 49 min

« je fuis les gens trop intelligents »

Dans mon cas, ce sont eux qui me fuient … question d’intégrité, qu’ils disent !

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 11 h 50 min

Vous avez Luther, et Calvin, nous on a eu Port Royal

..tu sais et d’où qu’il est né jean calvin..ha ouais la france c’est un pays méditerranéen comme y dit l’assouline

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 11 h 51 min

joubliais

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 11 h 50 min
Vous avez Luther, et Calvin, nous on a eu Port Royal

..tu sais et d’où qu’il est né jean calvin..ha ouais la france c’est un pays méditerranéen comme y dit l’assouline

Répondre

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 11 h 56 min

j’ai l’oreille absolu philippe..ceux qui disent « sodomisation » c’est qu’ils ont fréquenté les salles ixées de la gare du nord des annéees 80..t’es fait

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 12 h 01 min

ce serait au moins 5000 m3 d’air pur

les pensées de dédé l’estraterresse..avec un crobard nanar..t’as pensé a envoyer ça au figaro pour sa première page ?

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 12 h 08 min

assouline feint de s’étonner : « discours classique de michel serres », à quoi s’attendre d’autre qu’un discours classique de la part d’un académicien français .. il va finir comme un raisin sec sultana .. tellement il est branché de partout .. c’est pas notre problème s’il a décidé de devenir une curiosité électronique pour des millions de cyberbranchus.

je vous laisse, j’ai faim.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 12 h 37 min

Cela n’a rien à voir avec de l’arrogance, ni un manque d’imagination si sur votre blog, P.Assouline, je ne me sens pas de raconter , évoquer comme la mienne une histoire, heureuse ou malheureuse de parents familles et amours .me
Ce n’est pas non plus que je me lasse des vies qui sont racontées, que ce soit par des auteurs connus ou par des personnes qui répondent sur la toile, où pullulent les canulars, à des demandes de témoignages. ceci contribue aussi au fait que je ne saisis pas du tout cette demande de déposer un commentzire que chacun interprète à sa façon.
Les commentteurs ne semblent pas imaginer que l’on ne vienne pas lire sur votre blog juste pour lire, non pour se soumettre à leurs règles, leurs désirs .
l’aspect scolaire du blog m’est d’ailleurs pénible, bien que je le considère autznt comme un « mal nécessaire » que comme un reflet de la vie elle-même .vous-même semblez souvent plus rédiger vos billets plus en pédagogue qu’en auteur-conteur;
sans aucun doute ai-je toujours plaisir à apprendre, et très peu d’illusion sur ce que je m’imagine savoir et comprendre, là où ceux qui se mettent aussitôt en position d’instructeur, ordonnant, interdisant, raillant, conseillant ont de telles certitudes que je ne me sens pas appartenir à la société qui se fait sur votre blog , P.Assouline, mais à laquelle je souhaite tout ce qu’elle me souhaite!

Bloom dit: 9 décembre 2012 à 12 h 39 min

trop de synapses nuit à la qualité du reste.

et inversemment, il y en a un peu trop qui se contentent des restes…tas de beaux restes, Gevrai, mais t’est marron, bulgarisé, bouguereau/buggered, fait & refait.

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 12 h 40 min

j’m'y emploie mais c’est pas un roman
..j’ai fait les repérages..j’ai pus qu’a donner les coups de manivelle..virtuels ! sinon clopine va porter plainte

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 12 h 45 min

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 12 h 44 min
Toi aussi, déshérite tes héritiers, ça leur fera les pieds.

warren buffet il dit comme ça qu’il est contre l’héritage aussi..qu’il est que pour les nouveaux riches..ça me semble plus jésuite et sa crèmière que max vébeurre et son crémier

Répondre

renato dit: 9 décembre 2012 à 12 h 46 min

Quelqu’un… pas que je ne veuille pas vous dire qui, le fait est que le nom me fuit… quelqu’un, je disais, m’a une fois dit que les veuves et, plus généralement, les héritiers, sont la vengeance des artistes…

schlemmer dit: 9 décembre 2012 à 12 h 46 min

Et qu’ils ne s’avisent pas de faire débaptiser ma rue comme ces cons d’héritiers de Boris Vian ! Mes représailles posthumes seraient terribles, j’ai pris les dispositions nécessaires devant notaire.

JC dit: 9 décembre 2012 à 12 h 49 min

Schlemihl,
Et si on échangeait nos héritiers ?
(les miens sont sympas … en plus mon domaine patrimonial est si petit, et ils sont si nombreux.)

renato dit: 9 décembre 2012 à 12 h 59 min

J’ai connu un gars que désormais vieux et veuf, ne pouvant pas déshériter son fils, a viré tout son argent (et c’était un joli lot !) à un hôpital, il a loué dans un appartement, et il y a vécu de sa retraite (quand même confortable).
Je me souviens du fils, au bistrot, les jours suivant la mort du père : du grand spectacle.

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 13 h 01 min

j’aimerais bien être déshérité de mon devoir moral, au dessus de moi rien que du pour qu’il règne ! ambiance régniez à tous les étages, si assouline devient complice je change de crèmerie !

JC dit: 9 décembre 2012 à 13 h 03 min

Non ! Schlem, non !
Ce sont des descendants : ils ne peuvent pas être cons … et ils savent lire et écrire.
Ils ont même failli lire un livre, un jour !

renato dit: 9 décembre 2012 à 13 h 16 min

« j’aimerais bien être déshérité de mon devoir moral… »

Cela peut se faire sans passer par la case succession…

cneff dit: 9 décembre 2012 à 13 h 31 min

Et encore un billet intéressant sur la RDL! Par contre la chronologie des commentaires reste indéchiffrable – läßt zu wünschen übrig !

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 13 h 33 min

ce qui dans le discours de MO Yan me frappe (entre autres)
Aussi, même si je n’avais pas lu assidûment leurs œuvres, au bout de quelques pages, j’avais compris comment ils fonctionnaient et, du même coup, ce que je devais faire et comment m’y prendre.
au bout de quelques pages!
fonctionner !
je ne me sens même pas une fonction d’ayant lu, vu  » sur ce blog , le pays que s’est créé P.Assouline : On peut en rêver d’autres , sans erdéliens !il est déjà si évident que certains blogueurs qui ne viennent pas japper ici, prposent des lectures en écho, et sans intention polémique, -juste stratégique!- à ses billets sur leur blog à eux !
Comme c’est bizarre !
sur ce blog où même le mot interpréter a été interdit , qui a compté combien de fois avait été répété « il faut » ?
peut-on vivre sans dire, écrire, répéter « il faut  »
allons les producteursdu droit d’ilphallicité , bonne année !

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 13 h 43 min

@cneff
comme vous dites! mais
1) c’est le blog d’un historien
2) cela dissuade de suivre les commentzires !et on peut donc en conclure que les comentzires et leur lecture sont plus que facultatifs !bonne année

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 13 h 44 min

plus facile à dire qu’à faire renato, le chantage affectif et financier des vieux ! Que ne feraient-il pas pour conserver la face.

Un sujet bien traité dans le dernier resnais, vous n’avez encore rien vu .. remarquable piccoli.

renato dit: 9 décembre 2012 à 13 h 53 min

« plus facile à dire qu’à faire… »

Il faut commencer à les éduquer très tôt… la possibilité du chantage ne doit même pas leur traverser l’esprit… naturellement il ne faut pas non plus compter sur eux…

CELINE dit: 9 décembre 2012 à 14 h 13 min

Mon commentaire en hommage à gevrai chambertain a pris l’ascenseur. Je ne connaissais pas la nouvelle formule. C’est quelque chose !

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 14 h 21 min

il est certainement temps de singer à éduquer ceux qui sur ce blogviennent se chercher du public, des élèves ou du personnel en jouant à la psychologie de Monseigneur « je vous aime bien, moyanon plus »

CELINE dit: 9 décembre 2012 à 14 h 26 min

On dirait que j’ai bloqué quelque chose, après un doublon ?
Je n’avais pas l’habitude de la nouvelle formule, pardonnez-moi…

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 14 h 36 min

renato on peut très bien hériter en mettant tout au nom des enfants et petits enfants et se garder la gestion et l’usufruit par le biais d’indivisions, c’est la grande spécialité des notaires ..
non seulement tu n’as rien demandé, tu n’es pas au courant, mais en plus tu te fais manipuler non stop, et on te reproche d’être intéressé, le monde à l’envers .. en plus il faudrait les remercier de s’être bâtis sur ton dos .. même pour m’adopter le beau – père intégriste s’est fait payer .. un grand chrétien empreint de charité

le couplet du pauvre artiste qui n’a pas de commandes se sert de ses gosses qu’il traîne vêtus de guenilles tirées des sacs des bonnes oeuvres de chapelles en couvent pour attendrir les vieilles bigotes et se faire valoir. Les battants comme plâtres s’ils ne prisent Lacordaire ou Bossuet ..

des vieux comme çà, on s’en passerait volontiers. la seule solution c’est d’être résiliant.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 14 h 46 min

toutes ces surenchères de « mots d’esprit » m’ennuient aussi parce qu’on ne voit que trop leurs prétentions !

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 14 h 52 min

renato on peut très bien hériter d’une famille de curés pédophiles condamnés de frères des écoles chrétiennes en mettant tout au nom de ses enfants et petits enfants et se garder la gestion et l’usufruit par le biais d’indivisions, c’est la grande spécialité des notaires ..
non seulement tu n’as rien demandé, tu n’es pas au courant de cet atroce tripot, mais en plus tu te fais manipuler non stop, et on te reproche d’être intéressé, le monde à l’envers .. en plus il faudrait les remercier de s’être bâtis sur ton dos .. même pour m’adopter le beau – père intégriste s’est fait payer .. un grand chrétien empreint de charité

le couplet du pauvre artiste qui n’a pas de commandes se sert de ses gosses qu’il traîne vêtus de guenilles tirées des sacs des bonnes oeuvres de chapelles en couvent pour attendrir les vieilles bigotes et se faire valoir. Les battants comme plâtres s’ils ne prisent Lacordaire ou Bossuet ..

des vieux comme çà, on s’en passerait volontiers. la seule solution c’est d’être résiliant.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 15 h 12 min

charmant les cours de chambrel:
plus bref,ce que ne dit pas en toutes lettres P.Assouline ,docte- compteur de symptomes

goethe et Freud « ce que tu as hérité de tes pères, acquiers-le pour le posséder « 

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 15 h 16 min

si j’ai bien lu la date de 1204:

L’an 1203. L’Ordre des Religieux du Mont-Dieu, suivant la Règle de Saint-Augustin, fut fondé en Allemagne dans le diocèse de Spire, par Alexandre, archevêque de Magdebourg, et confirmé par Innocent III.

ueda dit: 9 décembre 2012 à 15 h 54 min

« Monsieur, c’est quoi, un Janséniste?
- C’est assez compliqué, petit. Il y a des choses qu’on explique mieux par antiphrase. Par exemple: M. Jack Lang n’est pas janséniste. »

J’ai appris, à propos de la fête forcée qui a accompagné l’inauguration du Louvre-Lens (cette obscène aberration, qui semble émaner avec retard d’un astre déjà mort, l’Etat culturel), que cet étrange énergumène y avait joué un rôle important.

En lisant cet extrait d’une lettre adressée au Président Chirac, en 2004, je dois dire qu’un sentiment de honte l’a finalement emporté sur mon hilarité:

« Je me permets de vous le redire : éprouvée par le destin, la population du Pas-de-Calais a soif de beauté et de dignité. Elle compte sur vous. »

Le marasme économique de la région n’est pas dû à des politiques à courte vue devant une mondialisation inévitable, elle est due au « destin ». Et la réponse qui doit y être apportée n’est pas d’investir nos maigres sous dans l’innovation technologique et l’exploration du monde tel qu’il est, mais dans la « beauté ». L’ancien prolo n’a pas besoin d’emplois nouveaux mais d’un noble précariat au service du Patrimoine et de la Fête.
Et qui est l’auguste baromètre de la dignité et de l’indignité? Un garçon nommé Jack, dont la rigueur et la vertu surpassent probablement celles du grand Arnauld.

Dans une interview au Spiegel, le futurologue américain Naisbitt (établi en Chine, comme c’est étrange) déclarait sur l’avenir de l’Europe: « Europa ist voller Kultur, Kunst, Musik. Doch es könnte so etwas wie ein historischer Themenpark für
reiche Touristen aus Amerika und Asien werden. »

Mais les promoteurs de cette fausse-bonne initiatives se trompent: les riches touristes américains et asiatiques dont il est question ne viendront même pas.

(J’espère que JC n’est pas le seul à trouver tout cela grotesque).

ueda dit: 9 décembre 2012 à 16 h 06 min

Euh, encore le mauvais réflexe…

« Monsieur, c’est quoi, un Janséniste?
- C’est assez compliqué, petit. Il y a des choses qu’on explique mieux par antiphrase. Par exemple: M. Jack Lang n’est pas janséniste. »

J’ai appris, à propos de la fête forcée qui a accompagné l’inauguration du Louvre-Lens (cette obscène aberration, qui semble émaner avec retard d’un astre déjà mort, l’Etat culturel), que cet étrange énergumène y avait joué un rôle important.

En lisant cet extrait d’une lettre adressée au Président Chirac, en 2004, je dois dire qu’un sentiment de honte l’a finalement emporté sur mon hilarité:

« Je me permets de vous le redire : éprouvée par le destin, la population du Pas-de-Calais a soif de beauté et de dignité. Elle compte sur vous. »

Le marasme économique de la région n’est pas dû à des politiques à courte vue devant une mondialisation inévitable, elle est due au « destin ». Et la réponse qui doit y être apportée n’est pas d’investir nos maigres sous dans l’innovation technologique et l’exploration du monde tel qu’il est, mais dans la « beauté ». L’ancien prolo n’a pas besoin d’emplois nouveaux mais d’un noble précariat au service du Patrimoine et de la Fête.
Et qui est l’auguste baromètre de la dignité et de l’indignité? Un garçon nommé Jack, dont la rigueur et la vertu surpassent probablement celles du grand Arnauld.

Dans une interview au Spiegel, le futurologue américain Naisbitt (établi en Chine, comme c’est étrange) déclarait sur l’avenir de l’Europe: « Europa ist voller Kultur, Kunst, Musik. Doch es könnte so etwas wie ein historischer Themenpark für
reiche Touristen aus Amerika und Asien werden. »

Mais les promoteurs de cette fausse-bonne initiatives se trompent: les riches touristes américains et asiatiques dont il est question ne viendront même pas.

(J’espère que JC n’est pas le seul à trouver tout cela grotesque).

renato dit: 9 décembre 2012 à 16 h 25 min

Je ne toucherai l’argument  »Louvre-Lens » que de biais : l’image de l’objet m’a rappelé L’invention de Morel ⎯ avec tout ce qui va avec.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 16 h 27 min

et pour une introduction en ligne !
La grammaire de Port-Royal
http://biblioweb.hypotheses.org/2271

il n’y aura donc pas sous ce fil que les commentzires de fêtards et férichistes erdéliens de gogues en goguette.
(je ne suis pas non plus un bon ni un mauvais ni un vieux ni un nouveau chrétien de bonne famille

JC dit: 9 décembre 2012 à 16 h 35 min

En passant…n’avez vous pas remarqué que Cornelius Jansenius, en vignette assoulinienne de ce billet, est le sosie craché de l’innefable fourbe Tariq Ramadan ?

renato dit: 9 décembre 2012 à 16 h 37 min

« Europa ist voller Kultur, Kunst, Musik. Doch es könnte so etwas wie ein historischer Themenpark für reiche Touristen aus Amerika und Asien werden. »

C’est vrai. Seulement, il faudrait déjà que les Européens acceptent cette réalité (tutto è perduto furché l’onore) ; et une fois acceptée, qu’ils soient professionnellement à la hauteur du produit, et là ce n’est pas gagné.

ueda dit: 9 décembre 2012 à 16 h 51 min

@ renato
Le contexte de cette déclaration était qu’il est inutile pour les Européens d’essayer de lutter contre l’Amérique et l’Asie en matière économique. Il sont hors-jeu, c’est fini.

A défaut de nourrir les ventres, il nous reste la danse du ventre.

Je ne crois pas que ce soit vrai (sauf à titre de self-fulfilling prophecy).

madoudoudidon dit: 9 décembre 2012 à 16 h 51 min

ueda, qui n’écrit pas de que des conneries mais les pense, se surpasse.
Encore bravo, et continuez, vous êtes une de mes petites doses de bonheur quotidien.

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 17 h 01 min

Mais pourquoi tous ces kyky ne se dépêchent-ils pas de se faire marier entre eux tous ces erdéliens en demande à l’hôte de ces lieux de faire leur témoin d’honneur et de vertu familiale !

un peu moins qu'un grain du fin dit: 9 décembre 2012 à 17 h 17 min

J ‘ai compris! pour que son commentaire se retrouve enbas de la pzge,il faut cliquer sur le précédent. P.Assouline
épargnez -moi de cliquer sur un coryphée qui croitque
« tout est perdu fors l’honneur « est une citation italienne !

habemus papam dit: 9 décembre 2012 à 17 h 23 min

Con questa storica frase è tradizionalmente sintetizzata la missiva inviata da Francesco I re di Francia alla madre Luisa di Savoia la sera della disastrosa battaglia di Pavia (24 febbraio 1525) contro l’esercito dell’imperatore Carlo.

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 23 min

..zouzou..penche toi par exempe sur ce que représente au m carré linvestissement public par habitant a paris mettons pour faire court et lens..bref l’urbanisme en 1 mot. et regarde de plus prés les investissement du louvre lens, ce qu’il représente, qui les financent, hahem, c’est une région on l’on dépense traditionnellement beaucoup d’argent dans les musées..faut pas trop se faire d’illusion sur djack non plus mon zouzou..bref mais etceci pour enluminer les gueules noires, leur donner de la brioche ? faire causer des petit chef des microtrottoir et attribuer des attribut ethniques..arabes voleur tcétera..du kif..gaffe, de loin pour un chinois tes propos ferait parfaitement prudhommex..traduis leur zouzou

ueda dit: 9 décembre 2012 à 17 h 28 min

Merci pour votre attention, doudou (tous les jours, vraiment?)

Notez que si le Musée de Lens se révélait ne pas être un désastre économique, je serai le premier à crier hourra.
Rendez-vous dans dix ans.

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 29 min

« Europa ist voller Kultur, Kunst, Musik. Doch es könnte so etwas wie ein historischer Themenpark für reiche Touristen aus Amerika und Asien werden. »

..scuzez moi chus pas bon en chleu..mais je reconnais c’est du adolf hitler..il disait ça de la france..si si..et excusez moi, et pour une fois vous srez tous daccord : en beaucoup beaucoup mieux, vous allez finir par avoir moins de talent que lui mes amis

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 30 min

blog de merde

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 29 min
« Europa ist voller Kultur, Kunst, Musik. Doch es könnte so etwas wie ein historischer Themenpark für reiche Touristen aus Amerika und Asien werden. »

..scuzez moi chus pas bon en chleu..mais je reconnais c’est du adolf hitler..il disait ça de la france..si si..et excusez moi, et pour une fois vous srez tous daccord : en beaucoup beaucoup mieux, vous allez finir par avoir moins de talent que lui mes amis

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 32 min

Notez que si le Musée de Lens se révélait ne pas être un désastre économique

mais ouais zouzouz..un « désastre économique » mets toi toi même a cette aune là mon zouzou et pose toi la question de savoir si tu vaux la balle de 9mm pour te faire sauter la caisse

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 33 min

reblog de merde

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 32 min
Notez que si le Musée de Lens se révélait ne pas être un désastre économique

mais ouais zouzouz..un « désastre économique » mets toi toi même a cette aune là mon zouzou et pose toi la question de savoir si tu vaux la balle de 9mm pour te faire sauter la caisse

Répondre

JC dit: 9 décembre 2012 à 17 h 39 min

Pour assurer le succès d’un parc à thème, il faut des gens compétents qui prévoient, entreprenent, gèrent … et qu’il y ait des clients !
C’est pas gagné !

renato dit: 9 décembre 2012 à 17 h 44 min

« épargnez -moi de cliquer sur un coryphée »

Si vous voulez faire dans le détail tique malade faites-le bien : « … de toutes choses ne m’est demeuré que l’honneur et la vie qui est sauve. »

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 46 min

Tu n’as pas honte?

n’inverse pas les roles..j’ai été stupéfait qu’on trouve si original cette vanne de houelbeck..2 l’avait fait si bien avant lui, adolf et jg ballard..un chleu et un brit..mais là..que gallimard vende cette soupe..tu peux cracher dedans pour lui donner un peu de grumeau..t’as dla route avant de lui donner dla mache a ta soupe

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 50 min

Pour assurer le succès d’un parc à thème

tellement de chose dite en si peu de mot..je salue ton sens de la formule jicé

Deneb dit: 9 décembre 2012 à 17 h 52 min

J’avais pensé à rose, mais elle n’aime pas immigrés et je suis un immigré transitoire à ma façon, car je viens d’ailleurs.

Giovanni Sant'Angelo dit: 9 décembre 2012 à 17 h 52 min


…l’ordre des choses n’es pas « forcé le destin »,…et encore moins de s’en remettre à la  » raison d’état »,…

…il y a réellement des gens aux hautes fonctions avec un esprit morbide et endoctriné,…
…ils n’en on rient à foutre dans l’administration,…de l’humanisme,…les villes presque un décor de prison ouverte,… des branleurs de Stalag-13,…à Port-Royal,…tout au plus,…
…etc,…même la notion de responsable,…est une mascarade ou les mêmes se remplissent les poches,…en fonds pour la culture,…pour nourrir les mêmes familles à des pôles inversées,…
…la démocratie prend le visage d’une mafia de connivences,…un Port-Royal sans frontières,…sur tout les continents,…
…etc,…il dessine,…avec les idées,…à remplir en couleurs,…
…etc,…
…You tube Mr. Big – Wild World ( Official Video )

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 55 min

Mais je te fais confiance!

..sais tu que c’est exactement ce que me dit jean marron en même circonstance..et il m’offre aussi sa confiance en caution..tout pareil

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 17 h 59 min

..ça fait mauvais genre d’offrir sa confiance comme ça..la confiance qu’on donne et qui vaut rien..ça fait pas de désatre économique dans sa fouille..ça fait vende du papier en ce moment

JC dit: 9 décembre 2012 à 18 h 04 min

Bougboug, je voulais en retour rendre hommage à tes vertus … hélas, sur le moment, je n’ai rien trouvé.
Demain j’aurais plus de temps et je trouverai, j’en suis sûr, deux trois bricoles qui suscitent chez moi une admiration sans borne pour le géant des caves que tu es !

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 18 h 15 min

Bougboug, je voulais en retour rendre hommage à tes vertus

tu pourrais me faire grace de celle de t’en trouver..mais on dirait que c’est celle que tu méprises le plus..tu vas pas me donner ta confiance aussi dis?

Scoop douteux dit: 9 décembre 2012 à 18 h 23 min

y paraît que c’est JC qui fournit les chinois en balles de 9 mn, qu’il se fait tellement de beurre que les autres y peuvent même pas en acheter assez pour tous ceux qu’ils veulent zigouiller.
Y vont les achever à Lens en les enterrant ni vu ni connu sous les vieux tas de houille.

JC dit: 9 décembre 2012 à 18 h 25 min

Au nom de la « morale publique » qui entrera en vigueur dans les goulag d’enfants/ados de l’EN, je vous demande de vous arrêter !

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 18 h 26 min

c’est vrai que la confiance ça se vend en ce moment..on croit embrasser un haut fournaux et on est flouer par un pet de none..c’est a ça qu’on les reconnait jicé de nos jours..les nones

bouguereau dit: 9 décembre 2012 à 18 h 28 min

tu veux dire que je suis petit roquet et plein de tiques? en tout cas entre copé et fion..je préfère la cocoheu

ueda dit: 9 décembre 2012 à 18 h 37 min

Le fiduciaire…
C’est plus que la confiance ou le crédit, c’est la foi.
C’est le lien entre l’Arnauld de Port Royal et celui de LVMH, n’ayons pas peur du trivial.
Misère.

Au fait, il est scandaleux, bouguereau, que tu refuses mon papier-monnaie.

JC dit: 9 décembre 2012 à 18 h 37 min

Je ne comprends toujours pas, et mon crémier non plus, comment on peut penser que Port Royal ait pu être le ferment des valeurs républicaines de la révolution !
Toute la france moderne, jacobine, est redevable à Louis XIV !… pas à cette secte janséniste sans intérêt.

ueda dit: 9 décembre 2012 à 18 h 39 min

Le fiduciaire…
C’est plus que la confiance ou le crédit, c’est la foi.
C’est le lien entre l’Arnauld de Port Royal et celui de LVMH, n’ayons pas peur du trivial.
Misère.

Au fait, il est scandaleux, bouguereau, que tu refuses mon papier-monnaie.
Tu veux revenir au troc?
S’envoyer un pain plutôt qu’un message, hein.

ueda dit: 9 décembre 2012 à 18 h 46 min

« Il m’est revenu »

Il m’est revenu qu’un Jack en anglais c’est un cric.

On l’enfile sous sa caisse quand on a crevé ses pneus.

le crémier de JC dit: 9 décembre 2012 à 18 h 57 min

Et oui ! la révolution française, c’est avant l’heure un printemps arabe sans arabes, et comme ces derniers mouvements contemporains, un bide qui perdure !

tea for two dit: 9 décembre 2012 à 19 h 05 min

« Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie »
Blaise, à l’aise.
Merci l’hôte.

Abdel, in the Dorset, try Swanage, just a a world apart.

Daaphnée dit: 9 décembre 2012 à 19 h 46 min

Tiens, suis allée voir « Amour » d’Haneke. Assez impressionnants les gros plans sur les visages de Trintignant et de E.Riva, quelques répliques un peu trop écrites mais vraiment très bien.
Pas l’ombre d’un pathos dans lequel aurait pu sombrer un tel sujet; très juste tout le long. Très réussi.

JC dit: 9 décembre 2012 à 19 h 50 min

Daaphnée,
Nous sommes quelques-uns à étudier la vulgarité dans tous ses aspects : vous nous donneriez un coup de main ? Demain ?

le moins dit: 9 décembre 2012 à 20 h 04 min

Mais à qui P.Assouline réplique-t-il « parfaitement » dieu ou le diable qui auraient objecté à e titre ,au mot affaire
d’accord il n’a pa dit je sui parfait , tu peux crever la bouche ouverte point barre mai parfaitement ça va chercher dans les combien de bons points . P.Assouline a trouvé une experte , une vrzie experte qu’on se le dise avant la révolution puis la trêve des friandises.

Doc dit: 9 décembre 2012 à 21 h 02 min

Ne pas comprendre, pour ueda, est un principe de fonctionnement.
Ne pas le comprendre est un principe de santé morale (et physique)

Giovanni Sant'Angelo dit: 9 décembre 2012 à 21 h 07 min


…il faut,…tout de même éviter,…de lire la suite dans les « cintres »,…
…c’est fastidieux,…déjà qu’on s’efforce de mettre en relief notre littérature ornementale,…
…c’est plus des chronologies de post’s,…
…je vais être parachutez,…avant le 08 décembre,…je commence à vomir d’écrire,…sur cette nomenclature du suivis paranoïaque,…aux raisonnements de Casino,…
…etc,…

Daaphnée dit: 9 décembre 2012 à 21 h 16 min

Tiens, il fallait bien que quelque rase-motte vienne japper !
Aucun vocabulaire, encore moins d’idées et cette pauvre prose … !
On en rirait, si on n’était ici sur un blog littéraire !

Daaphnée dit: 9 décembre 2012 à 21 h 37 min

Vous allez vous épuiser encore et encore pour rien, pauvre chose inculte. On sait bien que vous ignorez tout du monde et que hormis rester vissée au web toute votre pathétique et molle existence, vous êtes bien en incapacité d’en avoir vu et compris quoi que ce soit.

Mais, rassurez-vous, des arriérés de votre espèce il y en a partout sur la planète.
Allez, du vent !
.

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 21 h 42 min

Je ne m’étonne même plus daaphnée, toute tentative de relever le niveau est vouée à l’échec, ne sont bien vus ici que ceux qui manient le sous entendu et ruminent dieu sait quelle mélasse, les embarras de paris dans toute leur splendeur .. je n’ai pas vu amour de haneke , envie de voir des acteurs en vrai .. pour les fêtes je vais voir cendrillon de joël pommerat avec ma filleule, en tournée depuis un certain temps .. c’est du théâtre contemporain ..

Cendrillon est interprétée par Deborah Rouach, qui a commencé comme comédienne sur les planches avec un de mes textes.

https://www.theatredenamur.be/saison20112012/event.php?id=705

gevrai chambertain dit: 9 décembre 2012 à 21 h 49 min

Je ne m’étonne même plus daaphnée, toute tentative de relever le niveau est vouée à l’échec, ne sont bien vus ici que ceux qui manient le sous entendu et ruminent dieu sait quelle mélasse, les embarras de paris dans toute leur splendeur .. je n’ai pas vu amour de haneke , envie de voir des acteurs en vrai .. pour les fêtes je vais voir cendrillon de joël pommerat avec ma filleule, en tournée depuis un certain temps .. c’est du théâtre contemporain ..

Cendrillon est interprétée par Deborah Rouach, qui a commencé sur les planches avec un de mes textes. Création à l’Atelier Berthier ..

https://www.theatredenamur.be/saison20112012/event.php?id=705

abdelkader dit: 9 décembre 2012 à 21 h 54 min

bien vrai, tea for two…j’y ai pas mis les pieds depuis des lustres mais j’en garde de très bon souvenirs…on allait y cueillir des fossiles a même les falaises…

Daaphnée dit: 9 décembre 2012 à 22 h 11 min

Trintignant était encore au théâtre il y a peu, Gevrai Chambertain, pour quelques poèmes de Desnos, Vian … si vous en avez l’occasion, c’est assez émouvant. )

abdelkader dit: 9 décembre 2012 à 22 h 24 min

Vot’Grace, il me revient en mémoire ce bouquin écrit par un évangéliste américain qui est parti en Amazonie convertir votre Némésis, les sauvages…le bouquin s’appelait don’t sleep there there are snakes, je crois…a la fin de son séjour, c’est lui qui avait perdu sa foi…apparemment les indigènes n’avaient pas d’équivalent pour ‘inquiétude’…c’est simple, y s’inquiètent jamais…si le poisson n’a pas pris aujourd’hui, ben il prendra demain…ipso facto, ils z’ont pas de religion (accrochez-vous hein , je prends des raccourcis)…y’a une morale ici mais j’ai pas l’énergie pour la trouver…sinon, je crois comprendre un peux mieux vos inquiétudes…votre phobie c’est d’être sodomisé par un Sarrazin, puis égorgé et vot’carcasse vendu a un cannibale pour ensuite finir en daube de porc…

renato dit: 9 décembre 2012 à 22 h 55 min

« Je ne connaissais pas la nouvelle formule. »

La nouvelle formule est seulement mal programmée, Céline. Lorsque le système fait sa crise il faut cliquer sur le bouton « Répondre » du dernier post.

Un homme averti en vaut deux dit: 9 décembre 2012 à 23 h 09 min

chambolle, ne confonds pas ta grasse, porcine et bête personne avec ceux et celles qui n’en ont rien à foutre de toi.

W dit: 10 décembre 2012 à 6 h 56 min

rénato,nouvelle formule ou non nous ne sommes toujours pas dans une salle des ventes et quand bien même _ l’enchère débute bas il faut encore que l’objet ait acquis une réputation ,une valeur irréfutable pour que vaille la peine des batailles ,surenchérir pour si peu? sécher ou alors chercher du plaisir dans la boue ?

JC dit: 10 décembre 2012 à 8 h 17 min

Daaphnée, je n’ai pas vu le film d’Haneke. Mais puisque nous parlons de vulgarité, sachez que je trouve vulgaire les deux mémères de Port Royal qui s’affichent en tête de billet. Je préfèrerai cent fois échapper au regard bovin de ces deux emburkées catholiques et bonnasses…
Vous voyez : l’être humain est bizarre et divers dans ses jugements, parfois.

JC dit: 10 décembre 2012 à 9 h 59 min

A propos d’être humain, j’ai trouvé quelle est ta principale vertu, Bougboug : tu es apocalyptique.
C’est sain ! Et ça tombe vachement bien, en ce moment d’épanouissement politique ayrauique hollandais !

Valeria Elena von Bank und Rottweiler dit: 10 décembre 2012 à 11 h 31 min

Ils sont à ma botte, les ministres de mon petit chou !
Quand je suis en procès, je leur demande des petites lettres d’appui auprès du juge, et ils écrivent !

Montesquieu ? quoi, Montesquieu ? Qui c’est çui-là ? Pourquoi on irait séparer les pouvoirs ? On les a tous, les pouvoirs ! on fait ce qu’on veut.

Je m’amuse comme une folle…

Valeria Elena von Bank und Rottweiler dit: 10 décembre 2012 à 11 h 47 min

Humour, on ne parle pas de cette façon, vulgaire, à la maîtresse en titre du roitelet !

JC dit: 10 décembre 2012 à 11 h 54 min

Eh ! Les fausses maîtresses…. ! Soyez sympas : parlez « compagne du roy », « first lady », « première dame », « secrétaire particulière », « assistante républicaine permanente » …..mais restez polis !

bouguereau dit: 10 décembre 2012 à 11 h 55 min

je trouve vulgaire les deux mémères de Port Royal qui s’affichent en tête de billet

mais c’était l’état de l’art de ce temps là..regarde les keums..ton jean-t shirt fera vachement ringuard néolibéral cécoin quand dans 20 ans on aura des semelles de vents et juste un plug dans l’cul qui nous climatisera..bref tu montres juste ta mysoginie, ton dégout de la femme taillée intello

Valeria Elena von Bank und Rottweiler dit: 10 décembre 2012 à 12 h 00 min

J’ai dit à mon petit chou : l’académie française, ça dépend de toi, non ? Alors surveille le Corse. Assouline lui fait du gringue.

Valeria Elena von Bank und Rottweiler dit: 10 décembre 2012 à 12 h 01 min

De fausse maîtresses ? Mon petit chou, dis-moi que je rêve ! Seules de mauvaises langues peuvent répandre de pareilles rumeurs.

Prise de notes dit: 10 décembre 2012 à 12 h 13 min

ton dégout de la femme taillée intello

Fut même un temps où il les préférait taillées buffet normand, c’est tout dire.

John Brown dit: 10 décembre 2012 à 12 h 31 min

Parmi les raisons de l’hostilité de Louis XIV à Port-Royal figure certainement le rôle joué par nombre de jansénistes et de proches du monastère, Arnauld d’Andilly par exemple, dans les événements de la Fronde. La duchesse de Longueville, protectrice de Port-Royal, fut elle-même une frondeuse déterminée. Pendant la Fronde, les jésuites accusent régulièrement les jansénistes d’être des ennemis du roi qui n’hésitent pas à chercher des appuis à l’étranger.

JC dit: 10 décembre 2012 à 12 h 44 min

On se demandait avec des copains de bistrot -des vrais cons : on est entre soi- si les islamistes étaient, ou non, plus dangereux que les jansénistes.
Moi, je pense qu’il en reste peu des jansénistes …

SF dit: 10 décembre 2012 à 12 h 49 min

Passou aurait pu ajouter le FAuvisme au Cubisme et Impressionisme… Louis Vauxcelles, critique d’art, au Salon de 1905 voyant deux petits bustes d’Albert Marque au milieu des Derain, Marquet, Vlaminck, Matisse etc.., se serait exclamé: Donatello dans la cage aux fauves…

lekon et lakonne dit: 10 décembre 2012 à 12 h 50 min

Prise de notes dit: 10 décembre 2012 à 12 h 13 min

Oh oui, se souvenir de la romance que le duo chantait avant que le divorce ne fût prononcé aux torts (et quels torts) réciproques. Le pommeau et le rosé de Provence coulaient pis que lait et miel en Canaan, avant qu’une explosion nucléaire ne transforme le couple et nœud de vipères même pas lubriques (quoique, pour le vespiste, on ait un doute).

On en rit encore.

lekon et lakonne dit: 10 décembre 2012 à 12 h 52 min

(Mal placé)

Prise de notes dit: 10 décembre 2012 à 12 h 13 min

Oh oui, se souvenir de la romance que le duo chantait avant que le divorce ne fût prononcé aux torts (et quels torts) réciproques. Le pommeau et le rosé de Provence coulaient pis que lait et miel en Canaan, avant qu’une explosion nucléaire ne transforme le couple et nœud de vipères même pas lubriques (quoique, pour le vespiste, on ait un doute).

On en rit encore.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 décembre 2012 à 12 h 57 min


…le siècle de Louis XIV….avec Foucquet aux cintres,…qui en veut du porc-royal,…l’avant-garde des incroyables & merveilleuses,…
…etc,…

renato dit: 10 décembre 2012 à 13 h 09 min

C’est quoi la « femme taillée intello », bouguereau ? Là, dans le tableau ce sont plutôt deux béguines friquées… et la nature morte est moche comme tout…

SF dit: 10 décembre 2012 à 13 h 12 min

@ John Brown, votre commentaire de 12h et quelques ce 10 dec. et le mien, sur un sujet différent, sont enterrés plus haut, dans les commentaires du 8 dec.
Shoot!

bouguereau dit: 10 décembre 2012 à 13 h 17 min

c’est le dobeul bind..le roi peut pas être sur de son absolute vodka et le combe de l’universalité janséniss c’est qu’elle débouche sur un gallicanisme..c’qui plait a philippe vu tout d’un coup son ralliement a l’héritage révolutionnaire..car enfin, au pape, son absolute vodka n’est pas garantie non pus..le jansénism est vraiment zarbi et son influence jusqu’avant guerre était assez grande..dobeul bind pasque le jansénisme engendre un doute, pas celui dogmatique de descartes videmment, il ne s’éteint jamais

JC dit: 10 décembre 2012 à 13 h 22 min

Tu es lamentable, bougboug ! J’adore les femmes ayant un gros cerveau, j’en ai épousé une qui a fait ce qui se fait de mieux (non ! pas l’ENA) … tu verrais ça. Une affaire en or !
Faut dire qu’il y en a peu, des belles à gros cerveaux, surtout chez les littéraires ! Comme les mecs dans le fond, l’humain est plutôt laid.

renato dit: 10 décembre 2012 à 13 h 25 min

… enfin, chacun a les artistes qu’il mérite : les jésuites avaient Borromini, pas un obscur amateur de province qui ne savait même pas composer une nature morte.

bouguereau dit: 10 décembre 2012 à 13 h 37 min

« le gros cerveau » c’est une disposition jicé, l’intellectuel c’est aussi une pose, il est évident que ces deux femmes ne sont pas assises là pour inspirer l’amour..elles sont sans hommes pour gouverner leur conduite et prennent leur leçon des livres et ça a l’air de leur suffir si l’on en juge a leur air de contentement

JC dit: 10 décembre 2012 à 13 h 42 min

Enfin ! Ce sont des pov’femmes ! Il ne faut pas faire confiance aux livres écrits par un seul gourou, c’est criminel…
En outre, comme allumée, je préfère la mystique orgasmique de Thérèse…

renato dit: 10 décembre 2012 à 13 h 48 min

Qui a parlé de peintres ?

Est-ce que quand on écrit « artistes » on cause nécessairement de peintres ?

Ouvrir un moment vos horizons ne pourrait qu’être bénéfique…

bouguereau dit: 10 décembre 2012 à 13 h 51 min

je préfère la mystique orgasmique de Thérèse

..et le footbal et la bière industrielle..tu sais jicé il y a plusieurs chemins vers la félicité..il faut quelquefois croire dans la sincérité des bonheurs qu’on ne comprend pas, ça peut suffir

DHH dit: 10 décembre 2012 à 13 h 53 min

bien sur ce qui se fait de mieux c’est pas l’ENA;il suffit d’ avoir frequenté des enarques deux sexes pour le savoir.Mais pour vous ce qui se fait de mieux dans le genre gros cerveau c’est quoi?
Pour moi ce n’est pas une question de diplomes car les diplomes consacrent surtout le conformisme et l’absence d’imagination de ceux qui les possedent.
mais que personne ici ne se sente visé

renato dit: 10 décembre 2012 à 13 h 55 min

« … croire dans la sincérité des bonheurs qu’on ne comprend pas… »

Oui, c’est ça ! avec la course au pouvoir qui va avec…

John Brown dit: 10 décembre 2012 à 14 h 03 min

« ses trois mille tombes furent vidées, avec un acharnement dans la violence à l’image de la tyrannie politique »

Acharnement tout relatif. Ce déménagement fut rendu nécessaire par la disparition des bâtiments du monastère. Il s’agissait d’éviter que les tombes ne restassent à la merci des pillards et des vandales et qu’elles ne devinssent des lieux de pèlerinage inopportuns. Rappelons que le monastère de Port-Royal de Paris subsista, lui, jusqu’à la Révolution. Ses bâtiments sont visibles dans l’enceinte du campus de la fac de médecine /hôpital Cochin.

Daaphnée dit: 10 décembre 2012 à 14 h 03 min

Cela ne me dérange pas plus que cela qu’on lise tout et n’importe quoi ici, Renato, mais tout de même !
Si on parle de portrait, » Portrait de mère Marie-Angélique Arnauld, dite la Mère Angélique (1591-1661), et de sa sœur Jeanne Arnauld, dite la Mère Agnès (1593-1671) par Jean-Baptiste de Champaigne (1631-1681) »,
autant comparer ce qui est comparable!

Bref, a contrario de la posture de la soeur Agnes absorbée par la prière, ce portrait montre plus l’abbesse en femme érudite, le livre sur les genoux, voire en femme de pouvoir, le visage tout imprégné d’une sévérité qui doit laisser lire l’autorité naturelle, non?

renato dit: 10 décembre 2012 à 14 h 07 min

« … toute tentative de relever le niveau est vouée à l’échec… »

Un blog c’est un message esthétique, gevrai chambertain, pas autre chose ⎯ et cela vaut pour tous les blogs, sans exception.

On participe en agissant autour d’une gestalt, et nous n’avons que deux possibilités :
1. faire des variantes avec quelques écarts autorisés à chaque rotation, mais sans sortir de l’immuable ;
2. se définir dans un dynamisme évolutif fait de changements continuels, éphémères ou évanescents.

Ce qui importe réellement c’est que lorsqu’il apparaît, le post soit perçu comme une nouveauté ⎯ cela a à faire avec la séduction des autres intervenants, sans discrimination naturellement.

Lorsqu’on commente sur un blog où les intervenant ont tendance à sortir du sujet (comme la RdL), il ne s’agit pas de tenir un niveau générale du blog, mais de redéfinir à chaque rotation ses contenus, individuellement ⎯ le redéfinir et en même temps les rappeler, en d’autres mots les commentaires d’un blog comme la RdL ont une matrice baroque.

Si on veut s’engager dans un discours réel on écrit un essai ou on s’entretient avec quelque collègue. Et maintenait nous avons les e-mails qui nous permettent de nous entretenir avec les gens avec lesquelles nous partageons de intérêts sans nous encombrer avec des déplacements physiques.

bouguereau dit: 10 décembre 2012 à 14 h 10 min

tout de suite jean marron quand il parle de port royal range ses cunilingus et sort ses subjonctifs..sacré jean marron

renato dit: 10 décembre 2012 à 14 h 16 min

« … redéfinir à chaque rotation ses contenus, individuellement »

Ses contenus à soi, pas les contenus du billet… naturellement…

Ignatz, archange teigneux dit: 10 décembre 2012 à 14 h 54 min

J’ai piétiné ton manteau,
Ultime refuge d’une anormale
Souvenir éloignant en dehors
De l’intrinsèque, le pénible
Issu d’une nuit agitée.

Etc., etc.

Phil dit: 10 décembre 2012 à 15 h 29 min

c’était un beau sujet. arrive après la course mais port royal est éternel. le dedé aussi semble-t-il.
Qu’on arrête de confondre jansénisme avec maigreur.

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 18 min

Tiens je trouve plus mon poème. Je le remets.
Ceux qui cherchent à m’exclure des débats prennent une drôle de responsabilité. Qu’ils le sachent et méditent là-dessus.

Je fais donc de jolis petits poèmes selon une technique amusante et inédite. Je vous en livre un. (Je préviens tout de même les copieurs que je l’ai déposé).

Dehors l’hiver, dehors la neige
La neige blanche et froide
Blanche et froide comme mon cœur
Mon cœur qui t’était tout offert
Offert pour la vie
La vie que nous ne vivrons pas ensemble amoureux
Amoureux comme les pigeons
Les pigeons ont plus de chance que nous
Que nous que nous.
Que nous.

Zap et Zapette dit: 10 décembre 2012 à 16 h 21 min

Ya 5 minutes il y avait 420 commentaires.

Maintenant 403.
La faucheuse me semble encore plus active que chez « Le Monde »
Une promesse ne s’adresse qu’à ceux qui veulent bien la croire

DHH dit: 10 décembre 2012 à 16 h 27 min

J’ai été longtemps assidue sur l’ancienne RDL ;j’aimais suivre les commentaires ,parfois en poster .mais là j’ai perdu mes reperes et je me sens comme une exilée ;le système d’enregistrement de commentaires avec leurs réponses ,leurs réponses aux réponses, qui s’enchaînent à tort et à travers en une chronologie déjantée se tricotant avec la succession linéaire des interventions me déroute.
C’est dur de sortir de ses habitudes ,moi je ne m’y fais pas

renato dit: 10 décembre 2012 à 16 h 27 min

« C’est totalitaire ici… »

Dit par vous c’est tragicomique, vous aviez avoué être un habitué du bouton « Alerter », surtout pour les post en ‘‘langue étrangère’’…

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 27 min

Comme l’orchidée qui délicatement fleurit
Délicatement fleurit notre idylle
Notre idylle qui est nitre secret
Notre secret blotti dans le creux du blog
Le creux du blog à nous deux offert
A nous deux offert comme l’amour
L’amour tout entier pour toi
Pour toit que je ne nomme pas
Que je ne nomme pas se reconnaitra.
Se reconnaitra.

Hop un de plus.
Bordel ce que c’est beau.

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 30 min

Comme l’orchidée qui délicatement fleurit
Délicatement fleurit notre idylle
Notre idylle qui est nitre secret
Notre secret blotti dans le creux du blog
Le creux du blog à nous deux offert
A nous deux offert comme l’amour
L’amour tout entier pour toi
Pour toit que je ne nomme pas
Que je ne nomme pas se reconnaitra.
Se reconnaitra.

Hop un de plus.
C’est beau.

Deneb dit: 10 décembre 2012 à 16 h 35 min

Toto, j’ai remarqué que tu aimais bien faire le gendarme. Tu n’aurais pas raté ta vocation ?
Je suis sûr que tout petit déjà tu jouais au policier.

John Brown dit: 10 décembre 2012 à 16 h 36 min

Moins connu que Philippe, Jean-Baptiste de Champaigne reste un peintre à découvrir. Sa réputation a pâti de la célébrité de son oncle et de la peinture à grand spectacle d’un La Tour. Indépendamment de se qualités picturales la haute spiritualité de ses oeuvres est indéniable, comme en témoigne cette autre toile peu connue, « La Mère Angélique se faisant mignoter la mounine par la Mère Agnès sous l’oeil attendri de l’abbé de Saint-Cyran ( Toulouse, Musée des Augustins)

W dit: 10 décembre 2012 à 22 h 49 min

la seule caractéristique que nous puissions partager rénato tombe absolument sous le sens de l’absente nécessité du déplacement physique,je crois qu’il en est fini de nous comme de cette éventualité,hélas…pourquoi ne pas discuter stratégie militaire? alors que

renato dit: 11 décembre 2012 à 0 h 03 min

Daaphnée, je lis avec retard votre post. En un sens c’était de l’humour, bien qu’il me soit arrivé de voir des ex-voto napolitains (beaucoup plus petits, modestes donc) de la même qualité de ce tableau.

Maintenant, dans ma mémoire le tableau est loin (au moins 30 ans), mais je me souviens…

Les vêtements des personnages donnent l’impression d’avoir été modelé dans du beurre. Et ce beurre couvre deux mannequins en bois… ce n’est pas parce qu’on le couvre de tissu qu’un corps doit se réduire à un portemanteaux. Enfin, on reçoit l’impression que le peintre n’a pas ‘‘fait’’ son anatomie.

La nature morte est schématique, et ce livre soutenu par le piédestal du crucifix c’est une blague. Bref, ce n’est pas parce qu’une nature morte sert l’intérêt du tableau qu’il faut en négliger la composition (voyez chez Holbein, les Ambassadeurs). D’ailleurs, il suffit d’avoir vu sa « Vanitas » pour se faire une idée des limites qui conditionnaient la pensée de Jean-Baptiste de Champaigne.

Quant à l’autorité naturelle, là c’est vous que l’imaginez. Sans arriver au François premier du Louvre, pour une autorité naturelle exprimée avec humilité (l’humilitas c’était avant tout connaître ses limites) vous avez le portrait du doge Marcantonio Trevisan (toujours du Titien, à Budapest).

La seule chose passable est la peinture du fond, mais une peinture dans une peinture c’est plutôt facile.

Avec le rappel de Borromini mon intention n’était pas de provoquer, mais seulement de rappeler que les Jésuites savaient au moins choisir un artiste (et un architecte est un artiste !) à la hauteur de leur vanité, ce qui n’est pas le cas des jansénistes qui n’entaient pas moins vaniteux… n’est ce pas ?

renato dit: 11 décembre 2012 à 4 h 43 min

Bien, Daaphnée, j’ai répondu à tous mes e-mails. Encore quelques mots à propos de cette nature morte, donc.

Lorsque dans un portrait on voit une nature morte, elle doit nous dire quelque chose. Voyez chez Holbein les portraits de George Gisze ; Thomas Cromwell ; Hermann Wedigh. Un livre avec une feuille de papier glissés entre les pages suffit parfois pour donner un sens au choix de mettre des objets dans un portrait : Hermann Wedigh vient, probablement, de poser son livre.

Or, dans le portrait des sœurs Arnauld la nature morte ne dit rien. Tout ce que nous pouvons penser c’est que les personnages portraiturés sont porteurs d’une pensée minable, ou du moins aride car la composition, plus proche d’un exercice élémentaire de perspective que de l’effort qu’un travail de commande aurait demandé. Elle ne dit rien de nouveau quant à la géométrie, et elle est confuse du point de vue symbolique : pourquoi ce livre s’appuie au piédestal du crucifix ? est-ce pour justifier l’ombre sur la table ? mais, est-ce que l’ombre sur la table a-t-elle un sens ou ce n’est qu’une conséquence du choix d’appuyer le livre au piédestal ? parle-t-elle d’une relation entre le livre et le Christ qui adviendrait dans l’ombre et contredirait celui qui advient dans la lumière ? Enfin, ce n’est pas clair et en même temps ça n’a pas la forme de l’énigme. Et qu’est ce que cette plume fait là ? dans les environs il n’y a pas la moindre feuille de papier… Ces livres et cette plume seraient un don (offrande) à la divinité ? Ce serait un coup vachement païen car que ce soit un bœuf ou un livre cela reste un geste qu’on comprend déjà mal lors d’une fête paysanne (vendange, etc.), dans un environnement cultivé ça devient carrément ridicule.

Enfin, je ne vais pas y passer le peu qui reste de ma nuit, mais il me semble évident qu’une nature morte si pauvre du point de vue de la composition aurait eu un sens seulement si elle portait une symbolique forte.

Puisqu’on y est, encore une observation à propos de la femme assise. Est-ce qu’elle vous semble assise sur une chaise ou appuyée à une chaise ? Déjà le fait que ce doute puisse surgir signifie qu’il y a un nœud là aussi car le corps assis est un corps à repos et cela produit un contact plus marqué qu’on observerait envers et contre la masse du tissu. Au moins que le modelé pousse sur ses pieds parce que pour expier ses péchés, elle s’impose cette mortification, mais dans ce cas le bras droit ne serait pas si à l’aise ⎯ au fait toute la partie haute ne serait pas à l’aise.
Or, un bon peintre dessinait son modèle nu (le plus souvent à l’aide d’un modèle professionnel), puis l’habillait, même chez les Français car ils n’étaient pas plus cons que les autres. Et bien, je doute fort que Jean-Baptiste de Champaigne ait dessinée Marie-Angélique Arnauld nue.

C’est assez clair maintenant ou pas ?

renato dit: 11 décembre 2012 à 5 h 44 min

Oups ! c’est vrai que la « Vanitas » est de son oncle Philippe, mais cela ne change rien ⎯ il se peut que la difficulté avec la nature morte soit un problème de famille.

rose dit: 11 décembre 2012 à 16 h 19 min

un paysage n’est pas une nature morte.
De même qu’un portrait ; ce sont des genres à part.
De plus le livre est adossé au piédestal du crucifix de manière à ce que soit marquée -et en évidence, pour ne pas dire en majesté- la proximité entre la tête de mort, symbole des Vanités, et le livre. Disant ainsi que dans les représentations et dans les textes aussi, bien sûr, il y a rappel constant de notre destinée de mortels.

rose dit: 11 décembre 2012 à 16 h 27 min

Il me semble également, et là, horresco referens, que, loin d’une pensée minable et/ou aride ! , le visage de ces deux religieuses reflète une complexité de sentiments : j’y lis, de la douceur, de l’intelligence pour celle qui nous regarde, une bonté inouïe.Une acceptation de ce qu’elles vivent, un sourire intérieur et pour celle de gauche, la supérieure ce me semble, le poids de ce qu’elle a à porter, poids immense.

Ainsi je garde ma confiance en que la lumière soit, quand elle devra être.
Bien sûr que je ne comprends pas pourquoi tu imposes une descente aux enfers avant que d’y être, comme s’il fallait en passer par tant de déchéance pour se reconnaître pécheur, devant toi, tout amour. Tes voies sont, décidément, bien impénétrables, autant accepter de s’y soumettre aveuglément, confiant
.

renato dit: 11 décembre 2012 à 22 h 20 min

Bof, après votre intervention sur les Juifs vous pouvez juste garder votre confiance dans la lumière.

La nature morte est mal composée et dépourvue d’une symbolique valable. Et jamais je n’ai parlé d’un paysage comme d’une nature morte.

renato dit: 12 décembre 2012 à 2 h 07 min

Voyons ça !

« Ainsi je garde ma confiance en que la lumière soit, quand elle devra être.
Bien sûr que je ne comprends pas pourquoi tu imposes une descente aux enfers avant que d’y être, comme s’il fallait en passer par tant de déchéance pour se reconnaître pécheur, devant toi, tout amour. Tes voies sont, décidément, bien impénétrables, autant accepter de s’y soumettre aveuglément, confiant . »

Et si ça ce n’est pas une pensée minable, c’est quoi ?

Et vous la mettez où l’idée que l’individu est un sujet unique, capable de s’autodéterminer et de cultiver son talent ? Et l’idée que la valorisation des potentialités de chacun est le fondement de la dignité des individus ? Et le refus de séparer l’esprit du corps ? Et l’éloge du bonheur ? C’est le XVe siècle ça, pas autre chose ⎯ et c’était en gestation depuis le XIVe ; c’est « homo faber ipsius fortunae ».

Alors, voyez-vous se soumettre aveuglement et, par dessus le marché, confiants à une entité quelconque qui aurait le pouvoir de m’imposer une « descente aux enfers » c’est un sacré pas d’écrevisse.

Et pour votre gouverne. Dans les arts c’est la discipline qui soutient et transmet l’idée qui exerce son autorité, pas celle qui l’a formulé, et, puisqu’on parle peinture, aucun discours littéraire ne sauvera la meilleure des idées si elle est exprimée par une mauvaise peinture, même si le peintre a, consciencieusement, posé tout les ‘signes’ qu’il faut. Donc, si on regarde un tableau, c’est ce qu’on voit qui conduit, non le discours qui peut le soutenir. Ou alors, comme l’a rappelé bouguereau « on met dans le bac idoine du tri sélectif ‘chef d’œuvre pas terrible’ ».

Toute dernière : étant responsable des idées qui l’informent, le commanditaire a le devoir de trouver l’artiste qui pourra les exprimer au mieux. Et là, c’est vrai que le XVIIe et le XVIIIe ce n’est pas la fête, mais les sœurs Arnauld pouvaient trouver mieux qu’un décorateur, désolé.

C’est développé au minimum, mais n’étant pas logorrhéique, pas envie de faire plus.

rose dit: 12 décembre 2012 à 4 h 24 min

semblable à vous-même renato : donneur de leçons avec mépris et comment disait-elle de vous ? Ah oui psycho-rigide.
Mon discours sur les juifs était adressé à un juif -de ce blog-, loin de représenter son peuple.
Je n’en ai pas honte, à ce jour.
On a revendiqué de caricaturer Mohamed ce n’est pas pour obérer tout discours concernant les juifs.
Sur ce sujet il m’a été conseillé un bouquin de Finkielkraut qui a déchaîné en son temps pas mal de haine Le juif imaginaire.

rose dit: 12 décembre 2012 à 4 h 27 min

>renato
Et si ça ce n’est pas une pensée minable, c’est quoi ?
Je lis cela sous votre plume :
Et si ça ce n’est pas une pensée minable, c’est quoi ?

Je coupe.
Ne vous lis plus.
Vous ne m’intéressez pas.
Baignez dans votre obscurantisme.
Je reste quant à moi sur
les voies du Seigneur sont impénétrables

et je suis toute confuse de constater comment les biens sont injustement répartis.

Bonne marinade.

renato dit: 12 décembre 2012 à 5 h 05 min

« Mon discours sur les juifs était adressé à un juif -de ce blog-, loin de représenter son peuple. »

Si vous le dites ! Une relecture du billet « Juifs en pays arabes : entre convivialité et mépris » prouve le contraire, mais, naturellement vous êtes libre de vous consoler comme bon vous semble.

Maintenant je dois vraiment débrancher. Au revoir.

le cordeu d'axonge dit: 12 décembre 2012 à 23 h 51 min

en guise d’excuse de nombreuses fautes de frzppe laissée par négligence, je signale l’oeuvre de Blulenkranz , un des historiens chez lesquels on apprend beaucoup sur les médecins, et les médecins juifs :
« Né en Autriche dans une famille juive orthodoxe originaire de Pologne, mais non pratiquant, Bernhard Blumenkranz s’intéressa très tôt au sionisme. L’antisémitisme lui fit quitter son pays et il s’installa en France. Interné au camp de Gurs pendant la Seconde Guerre mondiale, il put s’évader2 et il termina ses études en Suisse, à Bâle, où il présenta sa thèse de doctorat de théologie consacrée à saint Augustin »

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