de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Rien moins que réenchanter l’Histoire

Rien moins que réenchanter l’Histoire

Etrange, le développement ces dernières semaines d’une polémique d’une telle intensité autour d’un livre, sauf à le prendre pour un édifiant reflet de la crispation générale dans le débat d’idées. L’objet du délit affiche pourtant nulle violence en apparence : Histoire mondiale de la France (29 euros, Seuil)  est un ouvrage de 790 pages rédigé par un collectif de 122 historiens rassemblés dans « l’énergie joyeuse d’une intelligence collective » et chargés de s’emparer à la hussarde de 146 dates et de leur faire perdre la tête.

Il est vrai qu’ils sont pour la plupart issus de la génération montante, qu’ils font figure de « Jeunes turcs » emmenés par le médiéviste Patrick Boucheron, maitre d’œuvre à l’énergie de chef de bande mais une énergie humaniste, que sa puissance de feu est adossée depuis peu à l’autorité du Collège de France, qu’il a entrepris cette reconquête du territoire dans l’esprit d’une déclaration de guerre armé de la volonté de déconstruire l’illusion du roman national français et que son projet, pour être scientifique, n’en est pas moins politique dans toutes les acceptions du terme. Il n’en fallait pas moins pour mettre le feu aux poudres et conférer à un pavé l’efficacité  d’un tract.

Réactionnaires à leur manière pour avoir produit ce livre par réaction aux réactionnaires, gageons que ces historiens cesseront vite de s’opposer à Lorant Deutsch, Eric Zemmour, Alain Finkielkraut pour rompre des lances avec leurs pairs et de leurs pères, le Fernand Braudel de l’Identité de la France et le Pierre Nora des Lieux de mémoire. Patrick Boucheron étant aussi un écrivain, il y a dans son entreprise une ambition formelle qui signale déjà l’urgence à renouveler l’art et la manière d’écrire l’Histoire. Pourtant, le principe de ce dictionnaire pourrait paraître a priori désuet : chacune de ses entrées, longue de quelques pages, démarre sur une date alliée à un événement parfois marginal ou surprenant et raconte une histoire. A ceci près que la rencontre de ces différents éléments sur le papier est le plus souvent inédite.

1051 ? Une première alliance franco-russe… 1202 ? Quatre Vénitiens aux foires de Champagne… 1215 ? Universités, le modèle français…1539 ? L’empire du français… 1769 ? Le monde est une conversation… 1852 ? La colonisation pénitentiaire… 1917 ? La vision kanake… 1940 ? Lascaux, l’art mondial révélé par la défaite nationale… 1962 ? Le crépuscule de l’Algérie française à Jérusalem… 2015 ? Le retour du drapeau…

Gonflé, le parti pris mais réussi, le pari. Une fois séparé du bruit qu’il fait, ce livre des dates fera date. Car si sa dimension idéologique est indéniable, il n’en reflète pas moins l’état de la recherche historique, loin du charivari qu’il a suscité dans le registre fatigué de la guérilla culturelle.

Qu’ils en tiennent pour l’histoire globale ou connectée, ces historiens au regard éloigné proposent rien moins qu’un pas de côté sous une tutelle que nul ne désavouerait, le Michelet qui a écrit :

« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France« .

Patrick Boucheron l’a pris au mot de sorte que la seule ligne semble avoir été de rendre sa complexité au passé français d’un point de vue élargi, lointain et critique. Comme une manière de revisiter et retourner « le regard éloigné » cher à Lévi-Strauss. Mais si lui et les siens le font bien dans un esprit frondeur, provocateur et iconoclaste, ils ne méritent pas cet excès de polémique qui les transforment en militants. Il ne s’agit que d’une expérience sous forme de livre et, par la nature et l’originalité de sa forme même, celui-ci ne prétend pas se substituer à quelque manuel d’histoire que ce soit. Et puis quoi, on ne sache pas que Patrick Boucheron soit aussi ministre de l’Education nationale ni qu’il exerce un quelconque pouvoir sur la rédaction des programmes scolaires ! Alors, même si on aurait tort de minimiser le sentiment de désaffiliation de la société à mesure que la singularité française se dissout dans les discours, n’ayez pas peur…

En vérité, on s’attendait à quelque chose de nettement plus subversif. Seule réserve : une légère déception sur le plan historiographique par rapport à l’annonce. Le livre n’en est pas moins enthousiasmant, bluffant, revigorant. Réenchanter l’histoire, qui n’y souscrirait hormis les trop prévisibles retranchés du bunker national du Figaro et de ses satellites ? Gardons-nous pour autant de nous laisser griser par l’air du temps, de croire que tout ce qui ne relève pas de la nouvelle vision ouverte de la France verse nécessairement dans une vision fermée, étriquée, frileuse.

Cette Histoire mondiale de la France est une vraie bonne nouvelle pour tous ceux qui cherchaient d’autres voies d’accès au passé de ce cher vieux pays et rêvaient d’en ouvrir enfin les fenêtres. A une condition : qu’on nous fasse grâce de part et d’autre de tout manichéisme et de toute vision binaire. Et si on commençait par cesser d’accoler systématiquement des qualificatifs négatifs (repli, crispation, mélancolie etc) au beau mot d’identité ?

(Photo Oliver Munday)

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commentaires

772 Réponses pour Rien moins que réenchanter l’Histoire

rose dit: 12 mars 2017 à 0 h 20 min

Merci DHH.
J’y ferai attention lorsque j’irai au Louvre. Je suppute le déménagement des meubles mais les ors en l’état !

DHH dit: 11 mars 2017 à 21 h 25 min

@rose
pourquoi le café Marly?
parce qu’il est installé dans l’ancien salon de l’impératrice Eugénie , dont il a conservé le meubles et les ors, et parce que du temps du ministère il était occupé-inconfortablement-par des fonctionnaires.
ce fut pendant un an mon lieu de travail

renato dit: 5 mars 2017 à 8 h 13 min

Nous avons hérité des cultures, bouguereau — si l’histoire advient en Afrique j’irai en Afrique, ce ne serait pas la première fois (incidemment et si je ne fais erreur, au Maroc l’apostasie n’est plus poursuivie par la loi). Cela dit, pour un méditerranéen renier ses tensions internes est inhumain, il est donc naturel qu’il préfère les imprécations de Dante aux insultes de Luther, et dans un autre registre, qu’il accepte le réalisme machiavélien et rejette l’intolérance luthérienne. Nous regardons parfois une photographie comme un miroir et en dépit des souvenirs tout s’accélère — ruines, déchets-récupérations ; les fixations kitsch et les paradoxes du voyage autour du monde en 80 jours — « agnosco veteris vestigia flammæ » ; l’inégalité de l’égal — bredouillements, « are such stuff As dreams are made on » ; Quinicelli et Dante, « Manifeste dada 1918 » et « A mTheory of Mass Culture » — entre temps « The no Voice » cartonne ; ovations au chef charismatique — nonobstant que le XXIe siècle soit déjà bien engagé, le monde en est encore à ces caricatures ; bruits urbains — matière sonore soumise au hasard ; la magie du néant — je n’en ai aucune idée, c’est trop bizarre ; dynamisme évolutif, changements perpétuels, évanescence — le different dans l’identique, hors compensation ; ivresses périodiques — il faut à tout prix réentendre les grillons, revoir les lucioles ; présence de l’indéterminé, vide absolu du sujet — le vol des mouches et « un coup de des » ; fracturation de l’histoire — une séparation à entendre, « drawn with a team of little atomies » ; il y aura toujours quelqu’un pour prétendre que l’esthétique est une science normative, c’est une tentation à laquelle il semble difficile de résister — elle « devrait inclure quelle sorte de café a un goût plaisant », suggère ironiquement Wittgenstein. Beaucoup de choses ont été remises en ordre sauf l’énergie qui anime notre temps et le poids des événements, heureusement. Frank Zappa veut faire perdurer ses croyances et attaque ex abrupto : « God bless the mind of the men in the street » — à un moment il faudrait que les gens lisent la Doctoresse Montessori : http://pin.it/tCgfA3o

rose dit: 4 mars 2017 à 23 h 26 min

C pas avec Stephane Bern que l’on verra des familles prolétaires. Elles sont légion pourtant…

Jibé vous tenez la forme ! Me suis donné trois mois pour cesser les injures envers les femmes. Sinon j’avais la réponse à quelle gourgandine nous l’a dessalé ? Faut bien que je commence un jour.

Jean Langoncet dit: 4 mars 2017 à 19 h 37 min

Les candidats Putin, suite :

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 4 mars 2017 à 17 h 16 min
J’imagine mal Philippot en nazi…

J’imagine mal Fillon et Le Pen main dans la main, exhortant le « peuple silencieux » à s’élever contre « les puissances d’argent » et la « république des juges »… Delaporte, qui semble sorti de ses gonds depuis un bail, lui, en revanche…

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 19 h 01 min

Kafka avait comme Milena un tempérament de sale gosse insupportable quand il était enfant et encore adolescent. L’anecdote de la cuisinière qui le conduit chaque jour à l’école dans la rue du Marché de la viande (aujourd’hui rue Masná) en rend bien compte. J’ai refait par hasard (je m’en suis rendu compte après avoir lu le livre sur Kafka et Prague !) l même chemin que lui avec sa cuisinière et quand je suis passé devant sonnait l’église St Jacques, comme un appel… L’école n’existe plus mais existe encore en revanche l’école où il est allé plus tard une fois son doctorat en poche pour prendre des cours à l’académie allemande de commerce de Prague dans la rue Malá Štuparska, existe toujours et c’est encore une école de commerce où les étidiants entraient et sortaient quand je suis passé devant.

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 18 h 40 min

D., vous aimez cultiver les provocations et l’ignorance satisfaite. C’est votre problème. Pas le mien. Gardez-les puisqu’elles vous apportent tout le bonheur que vous attendez des échanges virtuels. Mais sans moi.

D. dit: 4 mars 2017 à 17 h 48 min

Ne me dites pas qu’un médecin français maitrisant l’Hébreu moderne ne peut exercer en Israël, WGG parce que je ne vous croirai tout simplement pas.

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 17 h 27 min

Merci Chantal, je connaissais en effet le livre de Margarette Buber-Neumann. C’est ma mère, toujours curieuse de tout, et sachant déjà à l’époque mon intérêt pour Kafka et Milena, qui me l’avait fait découvrir et l’avait acheté. Je l’ai dans ma bibliothèque depuis lors, depuis 1986. Je doute cependant que Kafka s’en soit tiré avec un simple platonisme dans sa relation avec elle, c’était une femme trop sensuelle, tous les deux ont su trouver leur modus vivendi… à Marienbad, l’année dernière à Marienbad, comme disait Robbe-Grillet…

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 4 mars 2017 à 17 h 16 min

Les mafieux FN sont puissants, mais la machine anti-FN l’est encore plus. Gang contre gang. Mais tout est possible. Trump et Brexit le prouvent.

En 1940, les Français, affolés, se sont jetés dans les bras du Gâteux, et ont fermé les yeux devant ses crimes en se disant qu’on viendrait bien un jour les en débarrasser. Business as usual.

Ici, au village, chacun tient son rang sauf un vieil anarcho-alcoolo-communiste et quelques blanc-becs en mal de sensations fortes. Mais MLP ne fait vraiment peur à personne. Fillon était respecté. Il l’est de moins en moins. Hamon fait sourire, Mélenchon fait rire. Les rombières trouvent Macron attendrissant. Ceux qui à droite hésitent à macroniser incertains d’avoir des limousines finiront bien par se laisser convaincre. J’imagine mal Philippot en nazi…

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 17 h 12 min

Vous n’y connaissez rien, D.. Renseignez-vous avant d’affirmler des inepties grosses comme vous. Pas de reconnaissance de diplômes : avocats, chirurgiens, médecins, professeurs, etc. Si ma cousine Jeanne a pu s’installer en Israël confortablement (un apartement à Netanya, que j’ai vu, et un autre à Jérusalem), c’est parce qu’elle est en retraite et que son fils marié à une avocate peut l’aider. La vie est précaire ; le journaliste Paul Amar, qui avait pourtant un poste prestigieux à i24news, a été remercié récemment parce qu’il n’était pas d’accord avec le développement vers les Etats-Unis de la chaîne au détriment de l’Europe. L’ultralibéralisme à l’israélienne promu par le gouvernement de droite produit un adulte pauvre sur cinq et un enfant pauvre sur trois. On est loin du socialisme du début, la protection sociale y est bien moindre qu’en France. Le sionisme religieux, les attentats, le terrorisme, le mur, les menaces permanentes des palestiniens, les problèmes en « Cisjordanie », la montée en Israël et dans le monde d’une certaine revendication identitaire ont rendu la société israélienne très rude pour les pauvres et même les classes moyennes, notammlent chez les jeunes qui ont beaucoup de mal à trouver un appartement à louer tellement les loyers sont chers, tout cela au détriment des idéaux humanistes et égalitaires de gauche.

Quand j’étais à Beer-Sheva, en 2006, une vieile dame qui vivait en face était décédée ; elle vivait dans une vieille maison qui après sa mort a été littéralement pillée par les jeunes du quartier qui ont fait un immense feu de joie avec ses meubles misérables. Il ne restait plus une fenêtre, plus un volet aux fenêtres, les gravas s’entassaient à l’intérieur et les jeunes venaient se piquer là-dedans. Pas très loin, dans des barres de HLM, s’entassaient les immigrés juifs éritréens, plus ou moins stigmatisés et marginalisés, ça ressemblait au 93… sauf qu’ils pouvaient porter la kippa sans risque de se faire agresser.

D. dit: 4 mars 2017 à 16 h 59 min

faire face à MLP. Et l’emporter.

Ben tiens, avec au dernier sondage 2ème tour 25,5 pour MLP et 27 pour Maquerone.
Les jeux sont faits c’est l’évidence-même.

D. dit: 4 mars 2017 à 16 h 55 min

Houi mais en little ou en big endian ?


Ah non, je ne lis pas encore les commentaires en ASCII à l’envers. Oh là là, voyons voir : le D c’est 0100 0100, à l’envers 0010 0010, ça nous donne un guillemet.
Tiens un exercice amusant serait de programmer une formule Excel capable de réaliser ça, en se référant à la table. A moins qu’il y ait une fonction genre ASC ou CHR déjà implémentée dans Excel qui permette de se passer de la table. J’en sais rien en fait, j’ai pas Excel.
Ah mais au fait, tout le monde s’en phou ici de ces histoires.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 4 mars 2017 à 16 h 45 min

Fillon est foutu. Macron va très probablement faire face à MLP. Et l’emporter. Bayrou premier ministre. Dégraissage de la fonction publique. Lois punissant les magouilles genre Pénélope.

Puisse le mignon Macron ne pas se sarkozyser façon bling bling, ou lèche-cul devant Trump.

En attendant, mon bon Ali va nous préparer un dîner indien fort acceptable à nos palais français. Pondichéry et Chandernagor, quoi !

D. dit: 4 mars 2017 à 16 h 43 min

Le Trocadéro est un peu le symbole des manifestations pour la liberté, contre les injustice, pour la paix.
Que Fillon ait choisi cet endroit constitue à mes yeux une sorte de sacrilège.

D. dit: 4 mars 2017 à 16 h 30 min

La vie n’est pas difficile pour tout le monde en Israël, WGG. Elle est difficile pour l’immigré de niveau d’instruction et de formation faible ou moyen.

bouguereau dit: 4 mars 2017 à 16 h 23 min

dracul il fouette et il a pas lgout d’entreprende du coup c’est uzi trump assistanat et mur comme dirait byo

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 16 h 19 min

Lire le dernier opus de Serge Moati : Juifs de Fran ce, pourquoi partir ?, Stock, janvier 2017. Alya, montée de l’antisémitisme en France. Et 30% de retour en France tellement la vie est difficile en Israël. Quand on voit ce qui se passe aujourd’hui aussi aux Etats-Unis, il y a de quoi être inquiet.

Delaporte dit: 4 mars 2017 à 16 h 18 min

Fillon va tenter de retourner en sa faveur toutes les forces vives de la nation. Son modèle n’est plus de Gaulle, auquel il s’identifiait jusqu’ici, mais Louis-Napoléon Bonaparte, le prince-président déclencheur d’un coup d’Etat fameux :

« Au Trocadéro, l’ex-Premier ministre prononcera « un discours au peuple de France », selon son entourage.

bouguereau dit: 4 mars 2017 à 16 h 18 min

je lui trouve plutôt une tête à claques

.faut rconnaite..une gueule de pub des années 50

bouguereau dit: 4 mars 2017 à 16 h 14 min

Encore un, le détricotage continu.
Tu parles d’un réenchantement

et l’ours qui veut ressuciter les morts..une espèce barrèçe havec une bande de zombi a verdun..dehors dehors!

bouguereau dit: 4 mars 2017 à 16 h 12 min

une belle princesse, la France. Quant aux Français, il les méprisaient

un sniffeur de calbut sale byo..il t’en a laissé pas mal

Delaporte dit: 4 mars 2017 à 16 h 04 min

Veillée de combat en attendant demain. Relisant le classique « Coup d’Etat, mode d’emploi », les partisans de Fillon sont sur le pied de guerre :

« Car pour réussir la démonstration de force, les organisateurs espèrent remplir la place du Trocadéro – et réunir 45 000 personnes… » Le Parisien

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 15 h 49 min

raymond dit: 4 mars 2017 à 13 h 46 min
Merci beaucoup de toutes ces précisions qui viennent en effet éclairer bien des points qui me restaient encore obscurs, notamment l’initiale J dans les lettres de Kafka.

Et ce que vous écrivez confirme ce que je pensais : Kafka a bien aperçu Milena au Café Arco mais bien des années auparavant. Je vais essayer de me procurer le bouquin que vous citez à la librairie allemande à Paris. Le portrait qui se dégage de Milena que vous esquissez me donne envie de la connaître davantage encore. Elle me plaît de plus en plus…

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 4 mars 2017 à 15 h 47 min

Le charmant Macron a un parcours impressionnant et son choix de compagne m’émeut. Sa supposée liaison m’a fait sourire: le mec était fort séduisant. Quant à son programme, il pourrait réussir si les Français habitués à l’assistance publique essayaient de s’en libérer. Mais voilà: tous n’ont pas le goût d’entreprendre. Alors c’est assistance publique ou criminalité. Parfois les deux. Bon, fuyons…

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 4 mars 2017 à 15 h 36 min

Du fond de mon lit où l’Internet m’offre le monde, je voyage dans nos campagnes grâce au délicieux Stéphane Bern et à ses charmants collaborateurs. Que de félicité, notamment au château de Roquetaille qu’un beau grand gaillard se prépare à hériter de sa famille là depuis bien longtemps.

Quand verrons-nous des familles prolétaires ?

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 4 mars 2017 à 15 h 26 min

Bloom à 13 h 55

Cette BD est en concordance avec l’émission Réplique de ce matin sur Nietzsche: la vie telle qu’elle est, violente et presque désespérante. Le Général le savait bien. Il avait sublimé ses pulsions en amour pour une belle princesse, la France. Quant aux Français, il les méprisaient.

Sergio dit: 4 mars 2017 à 15 h 24 min

D. dit: 4 mars 2017 à 10 h 20 min
Oui, je fontionne LIFO pour la lecture des commentaires

Houi mais en little ou en big endian ?

Delaporte dit: 4 mars 2017 à 15 h 02 min

Ce scandale qui le touche a profondément changé Fillon. Il est devenu agressif et dominateur, dangereux. Il s’est lancé dans une spirale de force qui va déboucher sur la dictature. C’est ce qu’annonce cette manifestation de demain où il réunit ses troupes au Trocadero, pour ensuite prendre de force l’Elysées et s’y installer définitivement en potentat impérial et sanglant.

oursivi dit: 4 mars 2017 à 14 h 54 min

Après Jacques Duchateau et Lucien Malson, voilà le tour d’Averty, l’homme du clavier détourné et guère tempéré, une de nos voix précieuses à la radio, mais pour lui pour lui, à l’image aussi…

Encore un, le détricotage continu.
Tu parles d’un réenchantement.

J’enterre l’un l’enchanteur ?

Faute de merle, hein, on avale des griefs.

Mouais…

AO

Bloom dit: 4 mars 2017 à 13 h 55 min

« Cher pays de notre enfance », de Davodeau & Colombat, excellente BD sur le SAC et les crimes du gaullisme au pouvoir. Epoque autrement plus couillue que notre présent de chochottes. FF est un enfant de choeur à côté des Pasqua et consorts. Il aurait été décoré de l’Ordre du Mérite par De Gaulle, Pompidou ou Giscard.

raymond dit: 4 mars 2017 à 13 h 46 min

Widergänger: à propos de la rencontre avec Milena Reiner Stach (Die Jahre der Erkenntnis p.349) signale que Kafka a dû avoir déjà entendu parler de Milena bien avant qu’il reçoive ses premières lettres; i.e. peu de temps après le début de la guerre… elle allait passer son bac et fréquentait le Café Arco avec deux amies (Jarmila et Stasa) elles formaient un trio d’adolescentes qui faisaient tout pour se faire remarquer: pas de corset(!), pas de bas, insolentes etc. La mère de milena est morte en 1913, son père ne s’occupait pas d’elle; elle devint un véritable petit diable. Elle a pillé le compte de son père, fait des dettes partout, falsfié la signature de son père, volé des vêtements, volé la morphine du cabinet de son père dentiste. Son père était obligé de payer ses dépenses démentielles (vêtements, fleurs, vols); elle a vécu deux avortements, fait de la prison pour vol. Il est presque certain que Kafka l’a croisée au café Arco avec ses deux amies pendant la première guerre; c’était une sorte de « vedette » du non conformisme et ses aventures étaient connues.

JiBé dit: 4 mars 2017 à 13 h 32 min

Pas besoin de sous-titres, zerbinette, WGG assure lui-même la traduction. Il vous faut une autorisation écrite de Passou ?

Quand j’ai connu D., il était encore vierge et s’interdisait la masturbation. Il me faisait un peu penser à Kafka. Quelle gourgandine nous l’aura dessalé ?

zerbinette dit: 4 mars 2017 à 12 h 48 min

Quelqu’un pourrait-il me dire où est le sous-titre du billet indiquant : « Réflexions sur la relation Kafka/Milena susceptibles de réenchanter l’histoire » ?

le gay tapant de jjj 😉

JiBé dit: 4 mars 2017 à 12 h 16 min

« vous trouvez sexy le petit macron »

Pas mon genre, D., je lui trouve plutôt une tête à claques avec son air de premier de la classe.
Mais dans le catalogue des propositions des candidats, je choisirai parmi celles qui me conviennent le mieux. On en est là !

christiane dit: 4 mars 2017 à 11 h 54 min

@Chaloux…
John Blacksad, que faites-vous ici par ce moche matin couleur sépia ? Smirnov vous a pourtant conseillé de garder le museau hors de cette affaire… Enquêter sur la rencontre fugitive de Milena Jesenská et de Franz Kafka à Vienne c’est aborder à cette correspondance passionnée et difficile qui les lia et les opposa. Dommage, les lettres de Milena ont disparu…
Quel est le dénominateur commun entre un lion ombrageux et le célèbre chat détective ?

Janssen J-J dit: 4 mars 2017 à 11 h 16 min

on assiste à une nouvelle modalité de prise de pouvoir sous cette 5e répu finissante.
A dégagez ceux qui s’accrochent et qui veulent la rafler à tout prix, la présidence (fion, lepen, macron). Allons plutôt chercher ceux qui boudent et qu’en veulent plus, les supplier de revenir pour nous sauver du désastre (hollande, juppé).
Quel spectacle ! solaire, stefaninisme, moriano, tous des propres et des purs. Courage, fu-yons du troca.

Chaloux dit: 4 mars 2017 à 11 h 09 min

Bis.

christiane dit: 4 mars 2017 à 8 h 43 min
@Widergänger dit: 4 mars 2017 à 2 h 07 min
Bonne déduction Sherlock Holmes !

Oui, d’autant qu’à ma connaissance Kafka n’a pas mis un pied à Marienbad en 1920.
Christiane, encourager l’amateurisme est un choix, mais c’est plutôt l’inspecteur Clouzot.

Chaloux dit: 4 mars 2017 à 11 h 08 min

christiane dit: 4 mars 2017 à 8 h 43 min
@Widergänger dit: 4 mars 2017 à 2 h 07 min
Bonne déduction Sherlock Holmes !

Oui, d’autant qu’à ma connaissance Kafka n’a pas mis un pied à Marienbad en 1920.
Christiane, encourager l’amateurisme est un choix, mais c’est plutôt l’inspecteur Clouzot.

Janssen J-J dit: 4 mars 2017 à 10 h 38 min

10.33 Je me posais la même question à propos de puck (ou dexterg). Je crois qu’il prélève des fragments qui l’ont amusé pour faire des collages oulipiesques, la mine est inépuisab’ icite.

D. dit: 4 mars 2017 à 10 h 33 min

Je ne comprends guère les interventions de renato ces dernières semaines.
Que veut-il nous dire ? Je n’ose lui demander directement par timidité.

Janssen J-J dit: 4 mars 2017 à 10 h 28 min

Plenel, hier, dans son journal
(La République est à l’agonie : prise en otage par un forcené qui piétine la justice, insulte la presse, méprise les élus et appelle au secours les factieux. Après avoir détruit les partis, corrompu le Parlement, asséché le vote lui-même, elle arrive au terme de son œuvre de destruction démocratique. Il est plus que temps d’en sortir. Avant qu’il ne soit trop tard.)

On dirait une satire de Juvénal, c’est bieau, mais enfin, ça ressemble pas mal aussi aux outrances d’un léon daudet contre la Gueuse, sous la 3e répu.
Est-ce que fion en fossoyeur de la république gaulliste valait cette messe ?
Et si tu veux qu’on passe à la 6e Edoui, dis-nous d’abord comment le trotskymse à moustache doit s’y prendre pour nous amener là, hein.

D. dit: 4 mars 2017 à 10 h 15 min

Delaporte, je ne défends habituellement pas la gauche; enfin surtout pas celle qu’on nous montré ces derniers temps (parce que je suis pourtant social en un certain sens), mais l’affaire Fillon ne profite pas à la gauche.

D. dit: 4 mars 2017 à 10 h 12 min

Vous perdez la tête, Jibé ?
Macron propose de supprimer la taxe d’habitation pour 80 % des gens, qui deviendront 50 parce qu’il ne s’agit que d’une promesse électorale. Et vous ne ferez évidemment pas partie des 50 autre qui seront massivement composées de cas sociaux et d’immigrés. Donc une superbe boost de la pompe migratoire.
Exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire. Et vous vous tombez gentiment dans le panneau,comme beaucoup de gens, dont des plus cultivés mais sans doute mauvais joueurs d’échecs.

Janssen J-J dit: 4 mars 2017 à 10 h 11 min

@ et jicé qu’est toujours pas rentré de son jogging..

tu vas qd même pas aller regretter qu’il soye tombé dans un gay tapant.

Janssen J-J dit: 4 mars 2017 à 10 h 07 min

@ 8.14 « Pour revenir aux instances, comment évaluer les idées et les idéologies de la critique relative à l’œuvre du choucas de Prague ? »

On peut pas. Donc, suffit de seconder le monde, càd les idées et les idéologies de la critique du moment. Et il nous en voudra pas, vu sa méthode : « dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde ».
Incroyab ! J’avais commencé à écrire l’histoire de la rencontre de la mère de gadda et du père de kafka au sana de davos et imaginé leur dialogue emmitouflé, sur l’ingratitude de leurs satanés fils. Hermann se plaignait de cette pensée du fiston jetée sur un bout de papier retrouvé sous la table en balayant la rognure du cloporte : « Les parents qui attendent de la reconnaissance de leurs enfants sont comme ces usuriers qui risquent volontiers le capital pour toucher les intérêts »… Et puis après quelques pages, j’ai renoncé, ils n’arrivaient pas à se comprendre avec des gestes, ils avaient trop froid.
N’allons surtout pas prendre les souvenirs de FK à l’égard de Milena « au pied de la lettre », c’est un rien ridicule. La plupart de ses rencontres étaient rêvées, et ses rêves, il ne pouvait pas les dater exactement. Ils étaient latents, il les attendait, elle l’attendait. C’est qd même curieux cette manie flicarde de vouloir reconstituer à tout prix les coucheries réelles du choucas avec des chouquettes pragoises. Voilà ce que je supporte pas trop chez les socio-historiens positivistes de la littérature. Donc, ne vous livrez pas à ça chers amis, laissez ça à passou, c’est son job de journaliss.
BJ à toussent.

bouguereau dit: 4 mars 2017 à 8 h 56 min

Lou reed ? Qu’est-ce que ça craint !

..hen plus parait qu’c’était un sale con..mais bon ça ne nous regarde pas

bouguereau dit: 4 mars 2017 à 8 h 51 min

Si on aime voyager il vaut mieux aller là où l’histoire advient

pas en hafrique hen somme

JiBé dit: 4 mars 2017 à 8 h 30 min

Macron propose la suppression de la taxe d’habitation. Voilà une mesure pragmatique qui pourrait me faire voter pour lui ?

renato dit: 4 mars 2017 à 8 h 14 min

« Plein de ruines le panorama », donc. Suite de posts où il ne s’agit certainement pas d’informations nouvelles, n’y de pièces « archéologiques » excentriques decouverts en fouillant dans une corbeille, ni d’approximation à la valeur ; de captures du langage courant et des équivoques qu’il charrie non plus — si un mécanisme fonctionne pas besoin de chercher comment s’active le mouvement. Il n’y a pas non plus de nouveaux détails à sertir dans la chronologie car depuis un bon bout de temps déjà, l’anecdotique relative au choucas de Prague est très bien documentée : un jeu de prestidigitation et le nom Odralek (« le meilleur pain de la ville ») devient Odradek ; le théâtre des marionnettes, comme chez Benjamin (« Enfance berlinoise ») ; et ainsi de suite pour chaque pièces du puzzle. Bref, informations vieilles ; conjectures inintéressantes. Suivre le conseil de Machiavelli et évoquer les clameurs de l’histoire ou passer à la pharmacie et acheter des boulettes de cire pour les oreilles ? Évidemment, une vie est faite de tasseaux que posés l’un après l’autre donnent un mosaïque avec ajustements à la marge et des bavures, mais jamais la connaissance du dessin et des détails significatifs ne dévoilera la substance des événements. Regrette-t-il, dans ses écrits, sans discrimination, le passé, le sens du monde perdu ? Quelques contradictions, mais seulement apparentes, démaillent le tissu sans ébranler la sous-jacente ironie — comme chez deux autres grands « ironistes », Beckett et Beethoven. Pour finir, envers et contre les monstres la vie continue. Par ailleurs, nous avions déjà vu des monstres, Balzac nous a donné Gobseck ; par l’alternance du jeu et de la dérision, Bosch a créé des corps possibles, des infra-signes, des écarts autorisés, des impossibilités possibles composées suivant le hasard des situations, des signes, des signaux — au risque de faire qu’ils deviennent vrais. Pour revenir au instances, comment évaluer les idées et les idéologies de la critique relative à l’œuvre du choucas de Prague ? Ironie bien à part, il ne s’agirait désormais que des sous-jonctions, des curiosités qui importent peu ? Si on aime voyager il vaut mieux aller là où l’histoire advient — on peut aussi en composer une, dans les années 60 ou 70, Alberto Arbasino invita ses lecteurs à imaginer une rencontre entre la mère de Gadda, qui était Hongroise, et le père da Kafka dans un sanatorium niché quelque part dans les Alpes (Autriche, Grisons ?) : imaginer leurs conversations ; leur perception et interprétation de leurs relations avec les fils ; etc. Voilà un espace où un critique un chouia créatif ou un écrivain suffisamment critique pourraient exercer leurs compétences — quelqu’un l’a peut-être déjà fait, mais l’expérience reste interessante.

Delaporte dit: 4 mars 2017 à 2 h 50 min

Chevillard lui-même en ce jour trouve l’inspiration dans l’incontournable affaire Fillon. C’est à peine drôle :

« Il est pourtant clair que cette affaire Fillon est une machination orchestrée par l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle, Fillon lui-même étant vraisemblablement dans le coup, afin de détourner l’attention des Français du véritable scandale qui menace notre démocratie : Alexandre Jardin peine à obtenir ses cinq cents signatures. »

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 2 h 36 min

Au tout début il n’en a pas peur. Dès la première lettre il l’invite même à Merano où il séjourne. Le sentiment naît de la puissance et de la magie des mots. Le fait de parler d’amour le réalise. C’est un amour en cela qui est purement littéraire et qui nous parle de la puissance de la littérature. Le mot fait exister la chose.

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 2 h 07 min

Je me suis trompé.

La liaison épistolaire entre Kafka et Milena s’étend de mars ou avril 1920 (les commentateurs hésitent sur la date) et se termine en décembre 1920. Elle aurait duré neuf à douze mois en tout. Puis les ultimes visites de Milena à Prague chez Kafka en 1922, dont il parle dans son Journal. Robert Kahn, dans son article de la Rdl, prétend que Kafka aurait rencontré Milena à Prague au café Arco en septembre 1919, ce que je croyais aussi. Mais cela ne s’accorde pas avec ce que dit Kafka quand il écrit dans une lettre : « Je me rends au café Arco, où je n’avais pas mis les pieds depuis des années ». Or cette lettre fait partie d’une série numérotée qui mentionnement la fête de Jean Hus, le 7 juillet. On est donc très vraisemblablement au mois de juillet 1920. Or, s’il avait rencontré Milena au café Arco en septembre 1919, comme le prétend Robert Kahn, Kafka n’aurait pas pu écrire en juillet 1920 : « Je me rends au café Arco, où je n’avais pas mis les pieds depuis des années. » Il est donc impossible qu’il ait pu la rencontrer dans ce café en septembre 1919, c’est-à-dire moins d’un an auparavant.

Ce qui est certain, c’est que Milena a fréquenté le café Arco du temps où son mari Ernst Polak y brillait de tous ses feux après l’époque où Franz Werfel y lisait ses œuvres en présence parfois de Kafka. Quand Kafka dit « depuis des années », il ne peut que se référer à une période entre 1909 et 1912 ou 1913, où les lettres à Max Brod prouvent qu’il le fréquentait alors puisqu’il invite Max Brod à s’y rendre (lettre de 1909) et que son Journal mentionne une soirée où Franz Werfel lit ses poèmes, donc avant son départ pour Vienne, en 1912. Milena a sans doute fréquenté ce café après 1912 (elle n’avait alors que seize ans) ; c’est peut-être là qu’elle y a rencontré Ernst Polak, du temps où il y brillait, donc après 1912, peut-être vers 1917 ou 1918 puisqu’elle se marie avec lui en 1918 à l’âge de vingt-deux ans). À cette époque, Kafka ne fréquente déjà plus le café probablement. Mais il l’a peut-être aperçue au café Arco avec son ami Ernst Polak qu’il connaît depuis l’enfance. S’il peut lui parler de ses yeux, c’est qu’il l’a nécessairement vue de visu avant l’échange épistolaire à Prague et qu’il a d’emblée été séduit par elle mais sans que rien ne soit dit alors, cette rencontre a sans doute eu lieu des années auparavant au café Arco mais pas en septembre 1919, bien avant, trois ou quatre ans auparavant. Et quand elle lui a écrit qu’elle voulait traduire ses nouvelles, il s’est souvenu de qui elle était.

Robert Kahn prétend qu’ils ne se seraient vus que deux fois, quatre jours du 29 juin au 4 juillet et une autre fois à Gmünd du 14 au 15 août. Mais il ne tient pas compte de ce qu’écrit Kafka dans son Journal en 1922 qui dit qu’il a été heureux avec Milena à Marienbad. Cette rencontre n’a pu avoir lieu qu’en automne 1920, en septembre ou octobre, période qui connaît encore de beaux jours pour une ville thermale de villégiature. Mais ses lettres n’en parlent pas. Le bonheur est muet.

Widergänger dit: 4 mars 2017 à 1 h 20 min

TRUMEAU, subst. masc.
I. Vx. Gras de la jambe. (Dict. XIXe et XXe s.).
BOUCH. Jarret de bœuf. (Ds Gdes heures cuis. fr., Éluard-Valette, 1964, p. 252).
II. BEAUX-ARTS
A. 1. Espace compris entre deux portes, entre deux fenêtres; panneau, revêtement (de menuiserie, de glace, peinture ornementale, etc.) qui occupe cet espace. Les trumeaux des fenêtres, horriblement surchargés, se lézardaient en tous sens (MÉRIMÉE, Ét. arts Moy. Âge, 1870, p. 132).
2. Glace décorant le dessus d’une cheminée; panneau de bois sculpté, peinture ornementale au-dessus d’une telle glace. Trumeau orné de marqueterie; trumeau rococo. Au-dessus de la cheminée (…) s’élevait jusqu’au plafond un trumeau encadré par un fouillis de branchages, de nids de tourterelles et de canaris dorés (NERVAL, Fayolle, 1855, p. 44).

puck dit: 4 mars 2017 à 0 h 50 min

la vie dans les bois dit: 3 mars 2017 à 10 h 25 min
C’est pu la peine que « Passou » fasse siffler son oiseau bleu,de twiterpu personne lit rien.

Bloom dit: 3 mars 2017 à 8 h 57 min
dus à….

Phil dit: 3 mars 2017 à 9 h 37 min
« réenchanter l’histoire », c’est un beau titre qui rappelle le Vicomte.

puck dit: 4 mars 2017 à 0 h 48 min

D. dit: 3 mars 2017 à 21 h 03 min
J’ai en souvenir le Louvre des années 80

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 19 h 17 min
t’as bien fait de pas gouter dédé..

gardel dit: 3 mars 2017 à 18 h 12 min
Roland Barthes, dans l’ incipit de sa préface au dictionnaire « Hachette » (1980), écrit : « Quoi de plus raisonnable qu’un dictionnaire? ».

puck dit: 4 mars 2017 à 0 h 46 min

oursivi dit: 3 mars 2017 à 17 h 29 min
Marrant, ce fiasco de l’expo Vermeer, ou navrant, c’est selon.

Widergänger dit: 3 mars 2017 à 18 h 34 min
En allemand il y a deux manière de dire « négliger »

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 19 h 29 min
de quoi ? nadine morano aurait écrit un nouveau roman sur roland barthes ?

D. dit: 4 mars 2017 à 0 h 10 min

Enfin bon, Jibé, je veux bien de ce trumeau puisqu’en effet la glace cet après-midi était intégrée à l’élément décoratif au dessus de la cheminée. Ce n’était pas un miroir indépendant accroché là.

D. dit: 4 mars 2017 à 0 h 07 min

Il est clair que Macron poursuivrait le hollandisme, si on doit donner un tel nom à l’incompétence, la démagogie et le désordre improvisés. Cette politique faible permettrait à l’Allemagne d’assoir encore sa domination industrielle et économique et d’engager encore plus sereinement le projet jamais avoué en ces termes de l’annexion de la France sous le couvert d’un fédéralisme européen.
Patriotes, aux urnes, et pour qui vous savez. Vous n’avez en fait plus beaucoup le choix, cette fois-ci.

D. dit: 3 mars 2017 à 23 h 53 min

Clinton s’était fait ouvrir le musée à une heure dum si je me souviens bien, pour lui « seul », vers 1999, comme Cosmos.


En juin 1994.

D. dit: 3 mars 2017 à 23 h 44 min

Jibé, je pense que c’est par abus de langage, pour moi le trumeau est un ensemble décoratif pouvant entre autres places se trouver au-dessus d’une cheminée, sinon comment expliquez-vous ceci :

J’ai repris le chemin de Loisy ; tout le monde était réveillé. Sylvie avait une toilette de demoiselle, presque dans le goût de la ville. Elle me fit monter à sa chambre avec toute l’ingénuité d’autrefois. Son œil étincelait toujours dans un sourire plein de charme, mais l’arc prononcé de ses sourcils lui donnait par instants un air sérieux. La chambre était décorée avec simplicité, pourtant les meubles étaient modernes, une glace à bordure dorée avait remplacé l’antique trumeau, où se voyait un berger d’idylle offrant un nid à une bergère bleue et rose.

– Gérard de Nerval, Les Filles du Feu, Sylvie, Le Grand Frisé

JiBé dit: 3 mars 2017 à 23 h 14 min

« une cheminée de marbre blanc et au dessus un beau miroir ancien au tain patiné, sûrement là depuis toujours. »

Le miroir est un trumeau, D. !

l'ombelle des talus dit: 3 mars 2017 à 22 h 32 min

Bloom dit: 3 mars 2017 à 3 h 42 min
des hordes de babouins aux dents presque aussi pointues que celles des diplômés d’HEC

Philippot n’est pas seulement diplômé d’HEC mais aussi de l’ENA ; en fait de babouin et de dents pointues, on pense plutôt en le voyant trémousser son gros cul ramolo à un vieux varan à l’oeil torve … Quant à Macron, on dit qu’il a loupé le concours d’entrée à normale sup. par amour – pour Philippot ?

oursivi dit: 3 mars 2017 à 22 h 18 min

Ukrainienne, fière de l’être dit: 3 mars 2017 à 19 h 40

Quand Bacio mécontent, Baciolama toujours faire ainsi.

Gardien Dautray de mémoire, un as du Crochet, Paul de son prénom.

AO

DHH dit: 3 mars 2017 à 21 h 31 min

Ma plus émouvante visite du Louvre : Apres l’ouverture des nouveaux espaces pyramidaux et autre Richelieu ,y avoir déambulé ce mardi entier reservé à nous autres anciens ronds de cuir du Ministere des Finances deportés à Bercy, et accueillis ce jour là pour aller constater ce qui se trouvait desormais a l’emplacement pour chacun de son ancien bureau, et aussi a se trouver bluffé par ce qu’on avait fait avec les deux cours qui autrefois servaient de parkings aux voitures des visiteurs et des membres du cabinet .Moi c’est au café Marly que j’ai eu le petit pincement au cœur

D. dit: 3 mars 2017 à 21 h 03 min

J’ai en souvenir le Louvre des années 80 où au bas du grand escalier de la Victoire de Samothrace descendaient toutes les Antilles surveillantes. Lapli ap tombe déwò, li fè soley dan la sal’ de pause.

Lucy dit: 3 mars 2017 à 20 h 20 min

Avant Belphegor, il n’y avait pas de fantôme et même pas un chat au Louvre ; lors de ma première visite, on y entrait côté Denon, on prenait un billet auprès d’une des deux dames enfermées dans un guichet en bois et ensuite on montait direct l’escalier et là, éblouissement, on était accueilli par la Victoire de Samothrace, c’était très impressionnant, bien plus qu’une fausse pyramide transparente.

Ensuite on se baladait tranquillement dans des salles vides de voyeurs bavards avec des appareils photo en guise d’yeux, le scribe pas encore sous verre donc un peu poussiéreux, attendait qu’on lui dicte quelque chose, tout content d’avoir enfin de la visite et la promenade se continuait ainsi tranquillement au milieu des antiquités.

oursivi dit: 3 mars 2017 à 19 h 41 min

Clinton s’était fait ouvrir le musée à une heure dum si je me souviens bien, pour lui « seul », vers 1999, comme Cosmos.

Mais aussi sûrement farci des gardes du corps et des administratif curieux de l’instant qui ont dû bien le pourrir, l’instant.

Finalement, je ne vois gère que Belphégor qui l’ait vraiment visité, mieux habité, le vrai Louvre.

Ou Dautray, à la rigueur.

Faudra que je demande à Juliette Greco…
Mais non, pas la fille du peintre ! La maîtresse de Miles.

AO

Ukrainienne, fière de l'être dit: 3 mars 2017 à 19 h 40 min

« 1051 ? Une première alliance franco-russe… »

RUSSE en 1051 ??? Alors que Moscou n’existait pas?

Fillonoff, Le Penoff et Melanchonoff ont dicté le texte du chapitre ? Pauvre France ! Si la propagande poutinolâtre a réussi a se glisser jusque dans le bouquin de Boucheron et le blog de PA, alors il est trop tard pour te sauver !

Anne de Kiev en rit première !

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 19 h 34 min

@décroché du réel pour permettre une manifestation paranormale exceptionnelle

et la DRH du Pédégé a pas moufté, genre : « Ça suffit D., vos voyages dans les entremondes ! »

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 19 h 31 min

En russe on dit люблю тебя (lyoublyou tyebya), c’est presque pareil.

Vous êtes sûr de vous, là ? parce que faudrait pas nous induire en erreur, c tro grav

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 19 h 25 min

oui mais le pb, au louv’ c’est qu’on voudrait être seul durant des heures face à mona lisa, car vermeer ça console pas. On cherche comment y envoyer les japonais, mais ils font semblant de pas comprendre.
Je voudrais que des vieilles aux chandeliers me fassent visiter les caves du musée à moi tout seul, qu’elles m’y introduisent nuitamment et puis après, on se giclerait sur les tableaux.
http://www.telerama.fr/cinema/films/la-grande-bellezza,437958.php

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 19 h 17 min

des tranches de viande en sauce et des pommes duchesse

t’as bien fait de pas gouter dédé..

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 19 h 16 min

Vermeer, ça ne vaut pas un haricot.
N’allez pas vous fatiguer à voir ça pour dire je l’ai vu

vermeer c’est un cas tardif hoù l’on atteint au faux absolu dédé..hun peu comme la nefertiti de berline..c’est à dire jouir seul..houi mais jamais toutafé..jamais

Widergänger dit: 3 mars 2017 à 18 h 58 min

La profession de K. indique bien l’enjeu du roman, il est arpenteur, « Landvermesser », celui qui mesure le pays. Le Comte Westwest l’a fait venir pour mesurer son domaine. D’emblée s’instaure un rapport de force entre le domaine du Comte et le domaine de K. Ses manières sont qualifiées de « Landstreichermanieren » (des manières de vagabond, qui écume le pays, la campagne) ; il est « zerlumpt » (en guenilles), il est traité de « Lump ! » (crapule); il a marché toute la journée en s’égarant et tombe par hasard sur l’auberge dont il ignore qu’elle est précisément celle du château où il devait se rendre : « Ich wollte mir den Marsch durch den Schnee nicht entgehen lassen » (Je ne voulait pas me priver de la marche dans la neige), mais le mot qu’il emploie est un terme qui appartient au vocabulaire militaire « Marsch » (Marschbefehl : ordre de marche, marschieren : envahir un pays). Cette marche dans la neige rappelle les pas de Figaro dans la pièce de Beaumarchais qui au début mesure, lui aussi, la pièce où il va s’installer avec sa future épouse, comme K. le « Landvermesser », celui qui mesure le pays. Tout le début du roman de Kafka est fondé sur la mise en place d’un rapport de force entre K. et les autorités du château, avec ses hésitation, sa tension grandissante, ses coups de théâtre, la peur et l’hypocrisie des paysans qui regardent la scène entre K. et Schweizer avec un mélange de curiosité, de fascination et de peur, et l’apparition de la puissante figure de la femme de l’aubergiste, « die mächtige Gestalt der Wirtin », qui a quelque chose de la mère phallique, comme dans un cauchemar « ob er die früheren Mitteilungen nicht vielleicht geträumt hätte » (comme s’il avait rêvé ce qu’on venait de lui dire).

oursivi dit: 3 mars 2017 à 18 h 41 min

D. dit: 3 mars 2017 à 18 h 22 min,
DHH dit: 3 mars 2017 à 18 h 19 min,

L’éternité de chaque homme est-elle davantage que le tableau de ses impressions premières ? Le décor de son enfance a bien un passé, certes, mais qu’il ignorera à jamais.

La réalité d’un lieu en demeure ce qu’en avons fixé enfant, là ce qu’y avais vu du Louvre en mes tendres années, peu après le tournage du sombre Belphégor, interminable dédale de salles et de fenêtres encore intact quand j’y vins cette fin d’après-midi du mois de février.

Depuis, quelles que soient certaines réussites des aménagements récents, ce n’est plus le Louvre.

Ce n’est plus le mien.

C’est autre chose qui vit en 2017 comme vivait en 2016 l’année passée, dans un présent toujours nouveau tristement livré à lui-même.
Les enfants de nos jours peut-être pourront-ils y vivre ces mêmes transports dans quelques décennies, mais la pyramide et ses espaces troglodytes ne les rapprocheront pas de ce que les livres d’images avaient aussi offert. Ils seront tout de même amputés de cette correspondance qui s’offrait davantage pour qui a connu le Louvre avant ses grands travaux.

Mais merci d’avoir voulu ne point garder pour vous seuls quelques lieux encore un peu préservés.

AO

Widergänger dit: 3 mars 2017 à 18 h 34 min

En allemand il y a deux manière de dire « négliger » :
— vernachlässigen : ne pas bien s’occuper de quelqu’un par exemple.

Mais aussi :
— übersehen : négliger dans le sens qu’on est passé sans le voir, par dessus (« über »), sans y prêter attention.
Par exemple Kafka emploie ce verbe dans les premières pages du Château. Le fonctionnaire Schwarzer, qui est venu le réveiller, s’apprête à téléphoner au château pour s’assurer que ce que vient de lui dire K. est vrai, à savoir qu’il est l’arpenteur que le Comte Westwest du château a fait venir. Il écrit alors : « Es zeigte sich, daß das Telefon fast über seinem Kopf angebracht war, in seine Verschlafenheit hatte er es übersehen. » (Il se trouvait que le téléphone était disposé juste au-dessus de sa tête, dans l’état de somnolence qui était le sien il n’y avait pas fait attention.)

D. dit: 3 mars 2017 à 18 h 26 min

Vermeer, ça ne vaut pas un haricot.
N’allez pas vous fatiguer à voir ça pour dire je l’ai vu. Allez plutôt voir les squelettes de dinosaures au Muséum. Distinguez-vous un peu de cette masse abrutie et incapable de penser, créer et même gouverner par elle-même.

D. dit: 3 mars 2017 à 18 h 22 min

Voyez-vous Oursivi, je fais partie d’un conseil d’administration et cette après-midi j’ai passé près de quatre heures dans une longue pièce au deuxième étage d’un immeuble haussmannien. J’étais presque en bout de table à côté du Président. A droite, une cheminée de marbre blanc et au dessus un beau miroir ancien au tain patiné, sûrement là depuis toujours.
Aprés une heure d’écoute de chiffres et de commentaires je commençai à lutter contre le sommeil. Machinalement je tournai le regard vers le miroir. Et quelle ne fut pas ma surprise d’y voir le temps d’un instant des gens du XIXème endimanchés et attablés. Des hommes, des femmes, des enfants, comme sur une photo en couleur, je distinguai de nombreux détails des napperons, des parures de table jusqu’au contenu du plat et des assiettes : des tranches de viande en sauce et des pommes duchesse. Un homme me regarda en souriant et d’autres convives firent de même comme s’ils me saluaient.
Je sortai très vite de cette demi-torpeur, marqué par cette expérience que je savais possible mais qui ne m’étais jamais encore arrivé, car je n’avais pas rêvé, juste suffisamment décroché du réel pour permettre une manifestation paranormale exceptionnelle.

DHH dit: 3 mars 2017 à 18 h 19 min

@oursivi
vous écrivez » je réalisais qu’étais seul dans la grande salle où tout ce qui se montrait là semblait l’être pour mon seul regard »
mais c’est un bonheur qu’on peut encore aujourd’hui éprouver au Louvre à condition d’eviter la Joconde et de filer dans les etages ;on peut admirer en toute intimité les peintures françaises , rester aussi longtemps qu’on le souhaite en tête à tête devant la Raie ,le bain turc ou le tricheur sans être dérangé par le bruit et l’agitation des groupes .idem pour les salles hollandaises avec leur profusion de Rembrandt et leurs deux Vermeer ,la dentellière et le géographe (ou l’astronome?)devant lesquels je n’ai jamais vus de paquets de visiteurs agglutines comme ceux qui doivent les regarder dans l’expo actuelle du Louvre expos

Widergänger dit: 3 mars 2017 à 18 h 17 min

Ce qui tend à prouver que Kafka a bien rencontré Milena au café Arco, c’est que dans une lettre où il n’a plus de nouvelles d’elle depuis trois jours — ce qui le rend presque fou — il erre un dimanche dans Prague comme une âme en peine et comme s’il allait la rencontrer dans la ville. Il se rend d’abord chez une amie à elle, Staša, qui loge Obstgasse (la rue aux fruits), aujourd’hui rue du 28 octobre (28. řijna ulicka), date de la proclamation de la République tchèque en 1918, près de la place Venceslav. Puis il passe par le passage Lucerna. Et il se rend enfin au café Arco dans l’espoir d’y rencontrer quelqu’un qui la connaisse et puisse lui parler d’elle : « je me rends au café Arco, où je n’avais plus mis les pieds depuis ds années, dans l’espoir d’y trouver quelqu’un qui te connaisse. Heureusement il n’y avait personne et j’ai pu m’en aller tout de suite. »

Dans une de ses lettres, Milena lui avait écrit en tchèque (il la cite), où elle parle de son mari, Ernst Polak : « Ano máš pravdu, mám ho ráda. Ale F., i tebe mám ráda. » (« Oui, tu as raison, je l’aime. Mais toi aussi je t’aime. ») Kafka médite longuement ensuite sur le « i » (=aussi)… Mais « Je t’aime » se dit en tchèque « tebe mám ráda » (c’est-à-dire « t’aime », il n’y a pas le pronom « je »), d’où la formulation de Kafka dans une de ses lettres « t’aime » sans pronom « je ». Il serait excessif d’en tirer une interprétation métaphysique sur l’absence de Kafka comme sujet dans sa relation amoureuse à Milena. En russe on dit люблю тебя (lyoublyou tyebya), c’est presque pareil.

gardel dit: 3 mars 2017 à 18 h 12 min

Roland Barthes, dans l’ incipit de sa préface au dictionnaire « Hachette » (1980), écrit : « Quoi de plus raisonnable qu’un dictionnaire? ». Protégé par une plume aussi prestigieuse, je cherche le sens du verbe « négliger » et le dictionnaire raisonnable m’apprend : « Ne pas s’occuper de (qqch) avec autant de soin, d’attention, qu’on le devrait ». OK. Alors je me rappelle avoir lu dans Le Monde du 19/12/2016 que la Cour de justice de la République avait jugé que la ex-ministre de l’économie de l’époque, concernant l’arbitrage du litige Bernard Tapie-Crédit Lyonnais (Christine Lagarde) avait été « négligente » en ne tentant aucun recours défavorable à Bernard Tapie en 2008 : de ce fait, elle était coupable de « négligence » mais dispensée de peine par la CJR, dont la sanction aurait pu être un an de prison et 15.000 euros d’amende. Circulez, il n’y a rien à voir. Le magot (404 millions d’euros plus 45 millions d’intérêts et de préjudice moral) est resté dans les poches de Bernard Tapie. Qui avait payé? L’Etat, vous dites? Et oui, bingo.
Cette évocation d’une juste justice devrait inspirer, le 15 mars prochain, le malheureux candidat face aux juges qui l’ont convoqué, pour parler notamment de quelques détails d’emplois fictifs et autres bricoles dans la procédure légale le concernant. S’il allègue, par exemple, avoir été distrait, disons « négligent » dans l’exécution de ses fonctions en tant qu’élu de la République, il doit savoir que cet aveu ne peut rester inaudible aux oreilles déjà sensibilisées à l’exercice de la justice. Si les termes « négligence », faute morale, et même « erreur », ont été invoqué par la CJR dans les cas Lagarde pour affranchir l’accusée de toute responsabilité juridique, quel est le poids de quelques dizaines de milliers d’ euros face aux 404 + 45 millions escroqués à l’Etat? Cela me rappelle la phrase de Bertolt Brecht qui dit, plus ou moins : Qu’est-ce que le hold-up d’une banque face à la fondation d’une banque?
Rien à voir mais je viens d’apprendre que Nadine Morano s’est incorporée à la troupe de rats qui abandonnent le navire. Triste constat : au début de ce commentaire, Roland Barthes; à la fin, Nadine Morano. Pour éliminer tout malentendu: j’ai RDV avec Mélenchon!

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 59 min

a vérité baroz c’est que la gironde elle m’a emmenée voir alibi.com..bon moi c’était les fimes de zombi à poil que j’ai pensé..pas vraiment mieux..chus allé pour causer..la salle était pleine à craquer..une espèce de salope me foutait des pops corns dans le cou..ça a failli cyier..son mec a pris bétement sa défense..

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 59 min

la vérité baroz c’est que la gironde elle m’a emmenée voir alibi.com..bon moi c’était les fimes de zombi à poil que j’ai pensé..pas vraiment mieux..chus allé pour causer..la salle était pleine à craquer..une espèce de salope me foutait des pops corns dans le cou..ça a failli chier..son mec a pris bétement sa défense..

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 54 min

La jeunesse, c’est MLP, le boug !

la jeunesse est maltraitée baroz..on l’envie..on la domestique..on lui suce les moelles

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 48 min

toi tu vois rien 3j..t’es un abstinent..t’as la courante de la page blanche alors tu macules..ça vaut pas

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 46 min

ce trou sous le louvre c’est un mauvais coup de mitterand..grand chef des vampire ça se voit à l’oeil nu..en surface phil et les lycanthropes en sandal pioncent..hon en est là

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 17 h 45 min

Il a l’air assez quelconque son appart. à Manu Carrère, dis dong, (vu par le NYT).
Ca nous rendrait ses tapis et son bureau presque sympathiques. En revanche, Passoul, je sais pas trop comment prendre le touite sur la réinvention de la non fiction à l’ère de la pré-vérité chez cet écrivain qu’avait pas trop vos derniers suffrages.

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 42 min

hon va lui trouver un train blindé

façon seigneur de la guerre..les commissars au wagon restaurant..dracul au charbon..vers l’abime..à fond!

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 39 min

Cette impression unique est demeurée presque intacte à mon esprit, je puis la convoquer, non à loisir, elle s’en salirait

faudrait barèzienner tout ça de coltar et de suintement..ha c’est ote chose que dracul chez kafka..bien

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 17 h 37 min

ce rapport intime qu’on pouvait encore avoir avec lui, et que j’eus ce soir-là

..trés bien

Sergio dit: 3 mars 2017 à 17 h 32 min

Mélanchon c’est très bien ; hon va lui trouver un train blindé comme Стрелников i fera du marketing de musclé…

oursivi dit: 3 mars 2017 à 17 h 29 min

Marrant, ce fiasco de l’expo Vermeer, ou navrant, c’est selon.

La dernière fois où ai vécu un moment magique au Louvre remonte à février 86.

Les travaux de réaménagement et autre pyramide n’étaient que des projets en devenir qui en faisant exploser la fréquentation moderniser ses espaces, allaient tuer le lieu ; ce rapport intime qu’on pouvait encore avoir avec lui, et que j’eus ce soir-là.

Il me faut déjà dire que je ne sais plus quelle actualité récente avait alors fait rediffuser Belphégor deux mois avant. Cette ressortie forcément populaire puisque diffusée en ce temps sur nos écrans cathodiques dotés de si peu de chaînes avait alors quelque chose de liturgique à être aussi universellement partagée.

Belphegor, c’était un peu la messe noir d’un certain Paris fantastique, lui réamorcé par la pompe à fantasmes que ce lieu exerçait encore, un peu noirci, nullement tendance, et poétiquement confit dans des passés multiples que l’on pouvait encore assez facilement humer seul dans des salles quasi vides (…) à condition d’y choisir son heure.

Ce mois de février avait été froid, c’est sous une brume un peu fantomatique que les éclairages surannés de l’époque m’attirèrent en un début de soirée où j’étais passé à proximité, probablement venu du Pont des Arts, je ne sais plus.

Ce dont je me souviens est qu’on entrait par la face intérieure de l’aile sud, celle donnant sur la Seine. Il me semble que ce dut être dans une collection de peinture italienne ou française, probablement du 17è, que je réalisais qu’étais seul dans la grande salle où tout ce qui se montrait là semblait l’être pour mon seul regard et que la perspective née de l’enfilade des espaces voisins ne me laissait même entrevoir personne, ou peut-être un gardien à demi-ensommeillé, perdu dans ses propres rêveries en un début d’années où aucune séquence de terrorisme potentiel ne travaillait encore les attentions, où l’insouciance pouvait être entière.

Les toiles étaient fort engageantes et dans quelques d’entre elles, il me semble m’être joliment absorbé, mais c’est le lieu lui-même et les perspectives que ses fenêtres offraient sur la Seine nimbée de brume qui me transportèrent réellement. C’est à l’échelle de Paris entier, que, quelques minutes, s’est vraiment offert à moi de sortir du temps, de voir le fleuve presque comme Louis XIII l’avait regardé, peut-être de cette même fenêtre, avec ce grand espace rendu totalement intemporel, comme vidé du moindre présent.

Cette impression unique est demeurée presque intacte à mon esprit, je puis la convoquer, non à loisir, elle s’en salirait, mais quand il lui plait de venir me revisiter, comme la lecture de ce ratage Vermeerien narré par le Monde vient de l’appeler à voix basse.

Les quelques fois où suis retourné au Louvre depuis ont été de telles déceptions – cette foule, ce présent partout incrusté là qu’on y sentait alors l’histoire et ses traces indicibles – et j’ai tellement conscience d’avoir vécu un instant béni cet hiver-là que je n’y mets ni n’y remettrai plus jamais les pieds.

J’y ai en une heure de déambulation solitaire fait réserve de rêveries pour le restant de ma vie.

AO

Roro dit: 3 mars 2017 à 16 h 03 min

Drôle de spectacle vu en passant attroupement pour scène de tournage du film Eva ce matin rue Mouffetard
rien vu à part des perches remontant la rue et dames en anorak demandant aux passants de s’écarter – gens peu curieux, plutôt indifférent – Faut dire que ces temps-ci la réalité en suspens ne ressemble à rien -mais il y en a un qui exulte ravi de sa vengeance .

Delaporte dit: 3 mars 2017 à 15 h 18 min

Les écrivains ont des scrupules à frayer avec les politiques, à s’offrir aux plus offrants pour gagner quelques sous et perdre leur âme. Nonobstant, ils ressemblent quelquefois à des prostituées dans un monde jonché de trottoirs :

« Maël Renouard reconnaît lui-même n’avoir jamais fait publicité de ce travail. Il a justifié cette discrétion par le fait qu’il ne s’agissait pas pour lui d’un « poste prestigieux » qu’il n’aurait donc pas mis en avant. » (20minutes)

christiane dit: 3 mars 2017 à 14 h 09 min

@rose dit: 3 mars 2017 à 13 h 34 min
Mais Rose, aucun problème. J’adore vous lire. Je me demandais pourquoi le choix des pingouins (j’avais oublié le commentaire sur le Festival) et pourquoi vous citiez Saul Bellow. Puis faisant le lien avec son fabuleux roman « Herzog », je pensais à votre façon de lancer des messages, ici, pour dire ce qui vous parait important. Il n’y avait aucune ironie, aucun mépris, bien au contraire.
J’aime beaucoup votre présence insoumise et poétique sur ces pages.

JiBé dit: 3 mars 2017 à 13 h 54 min

Le mystère, JJJ, c’est de savoir comment « La réforme de l’opéra de Pékin », une nouvelle de 60 pages, parue en poche chez Rivages, de Maël Renouard, sans aucun article de presse, a pu obtenir le prix Décembre ?

Mystère des diners en ville du boulevard Saint-Germain, qui commence à l’assemblée Nationale et s’achève à l’Institut du Monde Arabe ?
En sa République des livres, Passou ne nous dit pas tout !

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 13 h 48 min

la question est de savoir si ce maël renouard était le nègre de narcisse, un fillon-fiston-fiction bien payé, pass’que les gains des prix littéraires, ça dure qu’un temps. Faudrait aller enquêter là dessus, hein, la brigade ?

rose dit: 3 mars 2017 à 13 h 34 min

>christiane

C’était un clin d’oeil. Journée de repos hier je lisais tout particulièrement vos observations sur la cérémonie des Césars.

Vous avez dit regarder les costumes de pingouins. D’oú ce clin d’oeil géographique (Humboldt est un grand géographe).

Je n’ai nul besoin que l’on me prenne en mains. Je choisis mes livres mes films et mes directions. Suis une femme adulte. Ce clin d’oeil était sensé étre dróle. Un peu trop long sans doute. Je vous prie de bien vouloir m’en excuser.

Bonne journée à tous

rose dit: 3 mars 2017 à 13 h 28 min

Trouvé cela sur le lien donné concernant les violences policières
« De toutes les manifestations du pouvoir, celle qui impressionne le plus les hommes, c’est la retenue ». Thucydide

Bilan : coulpe encore lors des mots écrits sur la v. ds ton plumard. Je m’en fous. Lâcher prise. Injure donc superfétatoire.

Ne pas se battre c’est se battre différemment.

Constatation très nette et très lucide des manipulations, des coups tordus, des foutages de gueule. Là encore, je m’en fous royalement. Cela n’engage que son auteur.

Détachement. Territoire de jeu. Sans enjeu.

JiBé dit: 3 mars 2017 à 13 h 12 min

Quand la carrière littéraire s’adosse à la carrière politique !

« Mardi 5 novembre, dans les salons de l’hôtel Lutetia, le prix Décembre (2013) a été décerné à La réforme de l’opéra de Pékin (Rivages) de Maël Renouard. Il l’a emporté, dès le premier tour, par huit voix contre deux à Jean-Yves Lacroix pour Haute époque (Albin Michel) et deux à Yann Moix pour son roman Naissance (Grasset), déjà primé par le Renaudot.

Dans La réforme de l’opéra de Pékin, l’auteur s’installe dans la Chine des années 1990 et suit le parcours d’un universitaire qui s’est trop compromis pendant la Révolution culturelle, mais nourrit le rêve d’être reconnu comme un acteur à la fois brillant et mystérieux de cette époque.

Né en 1979, Maël Renouard est agrégé de philosophie et ancien élève de l’Ecole normale supérieure. Il a enseigné à l’Université Paris I (2002-2006), puis à l’ENS Ulm (2006-2009). Il est également membre du centre Littérature, Philosophie et Morale. Il a notamment écrit deux essais: l’un sur Julien Gracq (L’Œil et l’attente, sur Julien Gracq, Chambéry, Comp’Act, 2003), l’autre sur le poète Yves Bonnefoy (Yves Bonnefoy, image et mélancolie, Paris, DOH, 2009).

Le prix Décembre, doté de 30 000 euros par Pierre Bergé, fête sa quinzième édition. Pour l’occasion, chaque membre du jury a rédigé un texte sur l’un des quinze livres déjà primé et l’ensemble a été compilé dans un recueil, remis lors de la proclamation. Ces dernières années, il a récompensé des auteurs comme Olivier Frébourg, Jean-Christophe Bailly, Mathias Enard ou encore Jean-Philippe Toussaint. »

XYZ dit: 3 mars 2017 à 13 h 07 min

ho toi charenton..toujours a tartariner

Moi, c’est Saint-Anne, paudzzob; tellement bourpif k’tu sais pus distinguer ton coude de ton Q…

zerbinette dit: 3 mars 2017 à 13 h 00 min

Pas mal trouvé l’ « objet politique non encore identifié en la personne d’Emmanuel Macron »

« My sweet Pepper Land » un peu barbant comme « eastern spaghetti », j’aimais mieux Sergio et Clint

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 12 h 57 min

Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, JJJ !

hier causant havec une bien grionde au moins bonnet c elle m’a dit ‘mais non faut havoir confiance dans la jeunesse’..je veux être pris en main

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 12 h 48 min

Toi, le boug, t’es tellement c.on que tu votes Mélenchon

je sais qu’à travers moi tu veux atteindre jean luc baroz..c’est petit comme toi épicétou

JiBé dit: 3 mars 2017 à 12 h 46 min

« (genre : juppé [remplaçant de fion] vs macron) »

C’est vieux bonnet contre jeune bonnet !

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 12 h 33 min

@12.25 Ben moi, c’est vote blanc au 1er tour, et si au 2e, y’a macron vs lepen, là je vais avoir un sérieux pb de conscience, car le macron, va falloir qui rame sec pour nous faire le coup de chirac en 2002. Dans toutes les autres hypothèses du 2e tour (genre : juppé [remplaçant de fion] vs macron), c bulletin blanc ou pêche à la ligne !

JiBé dit: 3 mars 2017 à 12 h 25 min

Toi, le boug, t’es tellement c.on que tu votes Mélenchon. Et Dédé on sait qu’il a choisi la Marine. Mais pour les autres, c’est pas évident !

JiBé dit: 3 mars 2017 à 12 h 21 min

Merci pour le lien, JJJ. Je comprends mieux ce que j’ai vu depuis mon balcon dans le XIIe l’autre jour : l’intervention musclée des flics contre les lycéens de Paul Valéry, bd Soult !

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 11 h 26 min

Je reviens juste 2′ pour info. Je crois que tu cherchais à quelle école de formation t’adresser pour faire certifier ton métier d’internaute animateur littéraire ? Ben justement, il y a eu un arrêté récent au JO sur les enregistrements au RNCP. Très utile aussi pour tes enfants ou petits enfants. De rien, de rien, c’était juste pour aider.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034128729&dateTexte=&categorieLien=id

Janssen J-J dit: 3 mars 2017 à 11 h 11 min

@ « cependant, incapables du moindre sacrifice il se reposent dans l’usure par répétition de quelques concepts mal fichus sortis du chapeau du dualisme anachronique et des inutiles tensions conflictuelles qui appartiennent à une vision irréaliste du présent magnifiées par l’exercice rhétorique »

-> C’est cela… à 122% même ! Ben merdr’alors, si j’avais su, oui, je l’aurais dit aussi comme ça, té ! mais trop tard, c déjà pris. Et puis, le matin y’a les moufflets à torcher avant d’aller turbigner. Quoiqu’on en pense pas moinsse épices et tout, la mauvaise humeur liée à l’insomnie et de ses affres. Le temps de reprendre tes esprits du matin avec un bon kawa serré, y’a un type qui t’enfume de philosophie « nocturne » (foessel ? qui s’appelle).

-> D’une manière générale, il faut cesser de harceler CT (ou CUCAP) de votre vindicte, wgg, à cause de sa malheureuse réplique sur l’affaire d’Henry Rousso à l’aéroport texan. Car elle s’en est suffisamment expliquée. Cette fille a visiblement une sensibilité à fleur de peau, et pourtant elle dit parfois des trucs intéressants, mais de manière si incroyablement maladroite (et même un peu bébête quand elle s’enfonce : par ex., sur le statut de ces universitaires invités 3 jours durant à l’étranger, ce qui devrait pour elle engendrer la création d’un titre de séjour particulier !). Elle a l’orgueil de la désolation et celui de la culpabilité dévorée ; elle veut surmonter son handicap, un peu comme cette jeune trisomique qui veut présenter la météo. Saluons ce courage bien légitime.

-> S’agissant des « vioques » libérées de l’angoisse de la mort, en effet il reste beaucoup de choses à attendre de leur vieillesse. Elles peuvent déjà côtoyer les piqûres de Corrèze en conche, chauffe marcel. Elle n’est pas toujours un naufrage, cette extrême vieillesse, car, comme le disait Lulu, finie la tyrannie du désir, abolis les inconvénients associés à la quête du plaisir, terminées les affres de la passion, emportés les affects… le corps vit au ralenti certes, mais ignore désormais les souffrances de la libido ! Wouah !… Et alors, tu peux lancer tous les pétales de rose que tu veux sans te soucier de savoir où ils tombent. Et beaucoup d’entre eux sentent encore très bon.

-> Qui aurait des arguments convaincants pour nous amener à lire les dernières aventures de bernard pivot, un gars qui a compté jadis sur la télévision, et avec lequel on a sans doute tous des souvenirs de rdl en commun ? Il a dit que Le Clézio était très beau dans sa jeunesse mais vu qu’aucun hétéro n’aurait voulu en convenir, il n’aurait jamais songé à lui demander si c’était pas trop incompatible avec la célébrité littéraire. Un bon débat en perspective, genre : si jean marie gustave n’avait pas été aussi beau, aurait-il gagné le prix nobel de littérature ?

BJ à toussent, bon je m’en vais.

christiane dit: 3 mars 2017 à 10 h 47 min

@JiBé dit: 3 mars 2017 à 10 h 35 min
Bonne question ! et pendant ce temps-là, les autres sujets de préoccupation sont mis en veilleuse. Marre de l’overdose « Fillon » et de ces emplois fictifs !

JiBé dit: 3 mars 2017 à 10 h 35 min

Etrange campagne présidentielle où les coups les plus tordus sont de sortie ! Jamais, semble-t-il, nous n’avons moins eu l’idée de pour qui voter ? La tentation de l’abstention est grande. Quel lapin va t-il sortir du chapeau, même plus magique, des urnes ? Qui donc en France va réenchanter la politique ?

la vie dans les bois dit: 3 mars 2017 à 10 h 25 min

C’est pu la peine que « Passou » fasse siffler son oiseau bleu,de twiterpu personne lit rien. Même Phil est atteint de gatisme chelou, au granthopital.

christiane dit: 3 mars 2017 à 9 h 56 min

Henry Rousso ?
je découvre ce lamentable accueil qui lui fut fait aux USA et j’imagine ce qu’il a dû ressentir de colère et de tristesse.

Rose ?
Je me suis un peu perdue entre ces beaux oiseaux aquatiques et le cinquième roman de Saul Bellow, Herzog, ce professeur bardé de diplômes qui passe son temps à écrire des lettres aux grands de ce monde sans les envoyer. Un peu comme vous, Rose, vous qui les posez comme dans une bouteille à la mer, ici.

Widergänger dit: 3 mars 2017 à 9 h 50 min

Phil, on a voulu m’effacer du front l’alpha pour que je ne sois plus que l’omega…

Widergänger dit: 3 mars 2017 à 9 h 48 min

de laisser que les gens descendent, avant. (renato)
________
Eh que oui, Johnny ! Faut quand même être poli.

Phil dit: 3 mars 2017 à 9 h 37 min

« réenchanter l’histoire », c’est un beau titre qui rappelle le Vicomte. Ses mémoires d’OT, trois tomes en poche, restent indépassables pour le voyage, voyages pendant lesquels la plupart des voyageurs ne lisent plus et surtout pas de livres d’histoire qui les soporifisent grandement. En route pour le casse-pipe, loin le temps où Evelyn Vaugh pouvait aimablement deviser « when the going was good ».
Pas eu le courage de défiler la galerie de commentaires, vu tout de même la réapparition du considérable Widergänger, retour de golem city;

bouguereau dit: 3 mars 2017 à 9 h 13 min

I confirm. I have been detained 10 hours at Houston Itl Airport

les keufs ricains ça a toujours été quelquechose..y’a l’aéroport..qu’est pas mal faut rconnaite..comme y’a arrété loin loin de tout avec une voiture de location..hon approche de l’australie

Bloom dit: 3 mars 2017 à 8 h 58 min

Reçu le sénateur Lenny Fiant, du Parti d’en faire le moins possible- à se demander si ce n’est pas un emploi fictif….

Bloom dit: 3 mars 2017 à 8 h 57 min

Reçu ,avec tous honneurs dû à son rang, le sénateur Lenny Fiant du Parti d’en foutre le moins possible- à se demander si ce n’est pas un emploi fictif….

la vie dans les bois dit: 3 mars 2017 à 8 h 31 min

« Cadeau », hier à 20h40

Le cadeau, c’est juste de faire relire  » Le Petit Prince ».
Et, hasard du calendrier, c’est ce soir que je je vais lever les yeux au ciel, vers une étoile.

Tiens, pour te remercier, si tu regardes ce film  » My sweet Pepper land », dispo en replay sur Arte, encore quelques jours, l’instrument de musique qui donne un son si particulier, est un hang.
https://www.youtube.com/watch?v=xk3BvNLeNgw

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