de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Rien moins que réenchanter l’Histoire

Rien moins que réenchanter l’Histoire

Etrange, le développement ces dernières semaines d’une polémique d’une telle intensité autour d’un livre, sauf à le prendre pour un édifiant reflet de la crispation générale dans le débat d’idées. L’objet du délit affiche pourtant nulle violence en apparence : Histoire mondiale de la France (29 euros, Seuil)  est un ouvrage de 790 pages rédigé par un collectif de 122 historiens rassemblés dans « l’énergie joyeuse d’une intelligence collective » et chargés de s’emparer à la hussarde de 146 dates et de leur faire perdre la tête.

Il est vrai qu’ils sont pour la plupart issus de la génération montante, qu’ils font figure de « Jeunes turcs » emmenés par le médiéviste Patrick Boucheron, maitre d’œuvre à l’énergie de chef de bande mais une énergie humaniste, que sa puissance de feu est adossée depuis peu à l’autorité du Collège de France, qu’il a entrepris cette reconquête du territoire dans l’esprit d’une déclaration de guerre armé de la volonté de déconstruire l’illusion du roman national français et que son projet, pour être scientifique, n’en est pas moins politique dans toutes les acceptions du terme. Il n’en fallait pas moins pour mettre le feu aux poudres et conférer à un pavé l’efficacité  d’un tract.

Réactionnaires à leur manière pour avoir produit ce livre par réaction aux réactionnaires, gageons que ces historiens cesseront vite de s’opposer à Lorant Deutsch, Eric Zemmour, Alain Finkielkraut pour rompre des lances avec leurs pairs et de leurs pères, le Fernand Braudel de l’Identité de la France et le Pierre Nora des Lieux de mémoire. Patrick Boucheron étant aussi un écrivain, il y a dans son entreprise une ambition formelle qui signale déjà l’urgence à renouveler l’art et la manière d’écrire l’Histoire. Pourtant, le principe de ce dictionnaire pourrait paraître a priori désuet : chacune de ses entrées, longue de quelques pages, démarre sur une date alliée à un événement parfois marginal ou surprenant et raconte une histoire. A ceci près que la rencontre de ces différents éléments sur le papier est le plus souvent inédite.

1051 ? Une première alliance franco-russe… 1202 ? Quatre Vénitiens aux foires de Champagne… 1215 ? Universités, le modèle français…1539 ? L’empire du français… 1769 ? Le monde est une conversation… 1852 ? La colonisation pénitentiaire… 1917 ? La vision kanake… 1940 ? Lascaux, l’art mondial révélé par la défaite nationale… 1962 ? Le crépuscule de l’Algérie française à Jérusalem… 2015 ? Le retour du drapeau…

Gonflé, le parti pris mais réussi, le pari. Une fois séparé du bruit qu’il fait, ce livre des dates fera date. Car si sa dimension idéologique est indéniable, il n’en reflète pas moins l’état de la recherche historique, loin du charivari qu’il a suscité dans le registre fatigué de la guérilla culturelle.

Qu’ils en tiennent pour l’histoire globale ou connectée, ces historiens au regard éloigné proposent rien moins qu’un pas de côté sous une tutelle que nul ne désavouerait, le Michelet qui a écrit :

« Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France« .

Patrick Boucheron l’a pris au mot de sorte que la seule ligne semble avoir été de rendre sa complexité au passé français d’un point de vue élargi, lointain et critique. Comme une manière de revisiter et retourner « le regard éloigné » cher à Lévi-Strauss. Mais si lui et les siens le font bien dans un esprit frondeur, provocateur et iconoclaste, ils ne méritent pas cet excès de polémique qui les transforment en militants. Il ne s’agit que d’une expérience sous forme de livre et, par la nature et l’originalité de sa forme même, celui-ci ne prétend pas se substituer à quelque manuel d’histoire que ce soit. Et puis quoi, on ne sache pas que Patrick Boucheron soit aussi ministre de l’Education nationale ni qu’il exerce un quelconque pouvoir sur la rédaction des programmes scolaires ! Alors, même si on aurait tort de minimiser le sentiment de désaffiliation de la société à mesure que la singularité française se dissout dans les discours, n’ayez pas peur…

En vérité, on s’attendait à quelque chose de nettement plus subversif. Seule réserve : une légère déception sur le plan historiographique par rapport à l’annonce. Le livre n’en est pas moins enthousiasmant, bluffant, revigorant. Réenchanter l’histoire, qui n’y souscrirait hormis les trop prévisibles retranchés du bunker national du Figaro et de ses satellites ? Gardons-nous pour autant de nous laisser griser par l’air du temps, de croire que tout ce qui ne relève pas de la nouvelle vision ouverte de la France verse nécessairement dans une vision fermée, étriquée, frileuse.

Cette Histoire mondiale de la France est une vraie bonne nouvelle pour tous ceux qui cherchaient d’autres voies d’accès au passé de ce cher vieux pays et rêvaient d’en ouvrir enfin les fenêtres. A une condition : qu’on nous fasse grâce de part et d’autre de tout manichéisme et de toute vision binaire. Et si on commençait par cesser d’accoler systématiquement des qualificatifs négatifs (repli, crispation, mélancolie etc) au beau mot d’identité ?

(Photo Oliver Munday)

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772 Réponses pour Rien moins que réenchanter l’Histoire

renato dit: 3 mars 2017 à 8 h 20 min

Regarder au delà des objets et des motifs de dévotion de chacun : la Solitude du Monde ; la Pierre Philosophale ; Yosemite ; le Soufflé de Grand-mère ; le Cénotaphe pour Isaac Newton imaginé par Etienne Louis Boullee ; http://pin.it/1I5TKp3 ; Micromégas… Complices la frustration et l’air du temps, les gens passent vite d’un conformisme à l’autre, et ce sont des « vérités » parfois bouleversantes, d’autres fois inconvenantes, toujours hilarantes qu’envahissent la scène — usage inconsidéré des mots, échafaudages branlants, crises de nerfs pour des broutilles —, tandis que l’esprit pragmatique et factuel reste une douce illusion ; malheureusement les gens pratiquent peu et mal l’imaginaire, ainsi la moindre insatisfaction produit chez eux une crise émotionnelle sans pareil ; et voilà que, intrinsèquement sectaires, feignant une « saine » pulsion d’autodéfense, en nom de nobles idéaux aussi que d’idées manifestement fausses, dans l’impossibilité de réaliser l’idéal de l’exigence historique et tout en souhaitant une paix de façade, ils suscitent les pires conflits — ils pourraient se contenter de transformer en fait mémorable un banal match de foot gagné ou perdu, ou le soir où ils ont vu un chanteur de variété pour de vrais, ou le moment où l’objet érotique de leurs rêves les plus fous leur a jète un coup d’œil distrait, peu importe : la vie n’étant qu’un éclair, il faut bien qu’ils la meublent de quelques souvenirs ; mais que non, ils se jètent, enthousiastes, dans le fanatisme, en prenant à prétexte un sujet quelconque pourvu qu’un héros soit au rendez-vous ; cependant, incapables du moindre sacrifice il se reposent dans l’usure par répétition de quelques concepts mal fichus sortis du chapeau du dualisme anachronique et des inutiles tensions conflictuelles qui appartiennent à une vision irréaliste du présent magnifiées par l’exercice réthorique. Cela dit, si vous voulez monter dans le train, il est plus pratique de laisser que les gens descendent, avant.

Bloom dit: 3 mars 2017 à 3 h 42 min

Au sud du Cap, c’est les pingouins sur la côte Atlantique sud & les requins sur la côte Océan indien; au milieu, des hordes de babouins aux dents presque aussi pointues que celles des diplômés d’HEC. Bonne espérance? A d’autres!

l'ombelle des talus dit: 3 mars 2017 à 2 h 35 min

Bellow, Le don de Humboldt :
Ta vie spirituelle va s’étioler. Tu la sacrifies à tes besoins érotiques (si c’est ce qui te convient pour désigner ce que tu as). En dehors du sexe, de quoi vous pouvez bien parler tous les deux… ?

rose dit: 3 mars 2017 à 2 h 30 min

en travers

Deux mois (debout) très droit.

J’aime les pingouins. Mes préférés sont Magallanes. A cause des noms + Santa Cruz (sous puerto Julian). Google map.

rose dit: 3 mars 2017 à 2 h 24 min

Deux mois l’oeuf posé en trabers sur ses pattes.
La mère le pond. Le père l’incube. Deuux lois sans bouger.

Nota : je ne pourrai pas être le père.

Désolée.
2/je sais faire le pingouin. Je suis très douée.
3/ je n’ai pas l’esprit d’entreprise. Ni pour faire du commerce. Ni pour acheter un terrain.
4/ Je n’ai aucune ambition.

l'ombelle des talus dit: 3 mars 2017 à 2 h 24 min

Humboldt ?

Below sur Delmore Schwartz : ère de glaciation
Nts: attendre la dégelée

rose dit: 3 mars 2017 à 2 h 05 min

Merci
😩

Je pensais justement à vous christiane.
Ai trouvé trois tenues.
S’il est frileux, petit et en voix d’extinction, e voix,, privilégier Humboldt à cause du courant froid ; mais autres découvertes tambien

https://goo.gl/images/n9wGM9

Widergänger dit: 3 mars 2017 à 0 h 25 min

Et encore il a pu échapper aux fers de l’humiliation aux pieds, à la taille et aux mains…!

J’espère que Clopine a pris connaissance des informations de ce que dit lui-même cet historien et qu’elle s’est quand même rendu compte qu’elle avait écrit de véritables monstruosités à ce sujet, des monstruosités tout à fait indignes et inacceptables. Mais tout ce qu’elle sait faire c’est de pleurnicher sur ceux qui la mépriseraient ! Voilà encore une indignité de plus ! C’est un monde tout de même tant de sottises et d’intolérables ignominies pleurnicheuses.

D. dit: 2 mars 2017 à 23 h 31 min

Moi aussi je vous aime bien, Rose.
J’aime bien tout le monde d’ailleurs.
Mais à la différence de vous, je ne me prononce pas sur le degré de satisfaction de qui partage -ou pas votre vie. Premièrement parce que je n’en sais rien, deuxièmement ça ne m’intéresse aucunement, troisio par correction vis-à-vis de cette personne. On peut mettre ça dans un autre ordre, pourquoi pas.
Quand je parlais de la façon dont vous jugez, Rose, n’avais-je pas raison ?

Sergio dit: 2 mars 2017 à 22 h 48 min

Janssen J-J dit: 2 mars 2017 à 19 h 57 min
mais l’entrée au salon des vaches

C’est le stand de la gendarmerie qui fait monter les prix…

et alii dit: 2 mars 2017 à 22 h 29 min

In a smaller room, an officer in uniform grilled him. “He asks me what I’ve come to the United States to do,” Rousso wrote in an account of the day for the French press. (He subsequently published a shorter version, in English.) When he showed his invitation letter from Texas A. & M., the officer wondered whether he’d earn money for the talk. Yes, Rousso said: two thousand dollars, as an honorarium, which was normal. He’d been travelling to conferences in the U.S. for thirty years. The officer balked, and insisted that Rousso had come for illegal work, piggybacking on an expired visa. “Even as I try to explain that there’s nothing abnormal in my situation, otherwise the university couldn’t have invited me, it’s no use,” Rousso wrote. The talk that he planned to give in Texas was called “Writing on the Dark Side of the Recent Past.”

rose dit: 2 mars 2017 à 22 h 05 min

J’espęre que Sophie va mieux/bien/émerge. Presque un mois. Quel panache ce Màc. Ai tout gobé tout cru. L’énorme còte de veau à la crème graiche épaisse avec les 500g de girolles cueillies toutes fraîches du matin. Elle a des soutiens au moins cette fille ?

rose dit: 2 mars 2017 à 21 h 43 min

Et surtout pas de coriande dans le taboulé. C risque de divorce.

Sur l’île de los pajaros, que vous n’aimiez ni les boas ni les éléphants ni les sombreros, peu me chaut. Pourtant, c’est le profil.

rose dit: 2 mars 2017 à 21 h 30 min

>D

Je vous aime bien quand même.
Qui sait pourquoi.
Mais je vous plains un peu aussi pour la vioque dont vous partagez le plumard.

A chacun son boulet.

Nicolas dit: 2 mars 2017 à 20 h 34 min

Téléchargé Passengers avec Jennifer Laurence, film de SF, bonne idée, un peu niait, 2/3 idées, des raccourcis et ils vécurent heureux…. Ca changeait un peu de Kafka.

D. dit: 2 mars 2017 à 20 h 31 min

Les patriotes, dont je fais partie, ne sont évidemment pas derrière Fillon. Ni derrière Macron.

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 20 h 23 min

Très beau film à la télé hier. »My sweet Pepper land ». Un film aux limites de territoires. Un finis terrae , où tout est demesuré, sauf les sentiments.

Nicolas dit: 2 mars 2017 à 20 h 19 min

Parlons en , 12 balles l’entrée c’était le tarif dans le bon vieux temps d’un concert. Fini ce temps là. T’es pauvres, tu veux te culturer, te dévergonder et t’esgourdir? T’as qu’à regarder la télé.

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 20 h 14 min

En même temps que les messages douteux seront mis en ligne ou non, il faudrait revoir le tweet:
« Enfin un écrivain Maxime Chatham ose dénoncer le fait que le salon du livre de Paris fasse payer l’entrée »

C’est bien ce que je pensais.
Maxime ChaTTtam, « un » écrivain inconnu.
Pourtant il a de bonnes intrigues dans ses bouquins.

Nicolas dit: 2 mars 2017 à 20 h 07 min

Ça fait du bien, surtout qu’il n’y a aucun risque à insulter une baltringue de merde dans son genre.

Nicolas dit: 2 mars 2017 à 20 h 03 min

Les haines recuites, c’est la vie. C’est certain que si ce blog était un pays la guerre civil ferait rage. Je ferais bien le médiateur de l’ONU, mais vous voir vous foutre sur la gueule me distrait. Et puis l’ONU est un échec. En fait j’aimerais vous voir vous griffer dans la boue, en string ficelle.
Bonne soirée !

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 19 h 58 min

En fait, il voulait au départ bâtir sa fable sur un parti chrétien, et puis il a changé d’idée.
Il n’a pas choisi de faire un parti juif modéré, mais le Poltergeist donne des idées.

Janssen J-J dit: 2 mars 2017 à 19 h 57 min

mais l’entrée au salon des vaches, c’était bien plus cher que 12 piastres, et personne a moufté, sauf fion qu’a trouvé ça trop cher pour son petit salaire.
Voir des écrivains attendre en vain le chaland derrière la petite table et la pile, ça vous a jamais fait jubiler ? Ça m’étonne de vous !.. Vous verrez, quand on devra aller y fourguer nos histoires de fantômes tchèques à compte d’auteur, on fera plus tant le malin, hein…

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 19 h 55 min

« Si tu savais comme je suis éloigné de toute pratique religieuse ! »

C’est politique alors ce tropisme ?

C’est Michel Houellebecq qui a bien vu le truc, en fait, dans son roman  » Soumission » Avec son parti musulman modéré.

christiane dit: 2 mars 2017 à 19 h 51 min

@Widergänger dit: 2 mars 2017 à 19 h 00 min
Vous lavez cet espace de la vulgarité et de la sottise de certaine langue de vipère. Merci, W.

Janssen J-J dit: 2 mars 2017 à 19 h 49 min

Je veux bien qu’on soit en pleine confusion historique et dans une histoire de france à relativiser, mais enfin le préfet PP Michel Cadiot, c’est quand même pas Jean Chiappe non plus. Je renvoie à 1934, l’année de mon pote Manu Blanchard.
https://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=VING_128_0015
Ça suffit les amalgames : on n’est pas en situation pré-insurrectionnelle à Paris et la révolutions bolchevique n’est pas à nos portes. – Heureux de constater ce soir que la plupart n’ont jamais aimé le p’tit prince et les histoires de st ex. avec quoi on nous a tant bassinés naguère, comme de pétale et poutrelle. On mange quoi ce soir, à LGL ?

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 19 h 48 min

m’sieur Pivot donne raison à Maxime Chattam de boycotter le Salon du livre, à Paris.

C’est bien de retrancher derrière un écrivain populaire, pour une fois.
Car Chattam, avec son niveau de ventes, il a la légitimité pour s’exprimer.
Mais il y aura Amélie N. Et là vous êtes carrément chanceux de pouvoir discuter de Riquet…

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 19 h 30 min

le vent est bien mou, les pleureuses sont de sortie, on dirait. L’une se découvre cocue. Comme c’est rigolo.
Je sais pas si elles ont pensé à faire un cimetière virtuel, parait qu’on peut. Il y en a un qui s’appelle « le jardin du souvenir ».
La formule « Eternity » c’est 49 euros. Va falloir mettre la main à la poche, Solutions pour ne plus nous bassiner avec leurs lamentations. Au moins leurs p’tis papiers resteront cons, mais confidentiels.

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 19 h 23 min

Tout ce merddier politique fait immanquablement pnser à la décomposition de la république romaine. Il manque juste les longs couteaux… Et les mains de Cicéron sur les Rostres.

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 19 h 12 min

Le Salon du Livre, j’y suis allé au début une ou deux fois, comme ça pour voir, et y acheter des livres plus ou moins introuvables à l’occasion. Mais l’idée de payer pour aller voir des écrivains, c’est du délire ! Et quel intérêt de voir des écrivains ? C’est honteux, écœurant, cette société du spectacle et du fric. Ça va bien avec la corruption de la classe des Fillon & Cie ! Ce monde marche sur la tête de toute façon.

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 19 h 07 min

D. ancien élève du lycée de Versailles, ça ne m’étonne pas. Tout se tient. On est tous conditionnés par notre milieu d’origine. Peu de liberté.

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 19 h 04 min

Ce qui est inquiétant dans cette manif de dimanche, c’est qu’elle est organisée par des gens d’extrême droite qui veulent véritablement défier la République. C’est toute cette racaille qui se trouve derrière Fillon, qui est un sale gosse de toute façon comme il l’était déjà au lycée, en plus d’être un politique cynique et corrompu jusqu’à la moelle.

rose dit: 2 mars 2017 à 19 h 02 min

Je me marre.
Et de bon coeur.
Il pleut pourtant.

Être un si grand salopard et autant aimé.
Comment c’est y possible ?

Cela l’est.

Salut à tous

Et puis c vrai pourquoi lire Cortazar alors qu’on a Borgès.

Bien raison de ne pas aimer la Californie et de ne pas fréquenter ce blog.

Tant de bordel dans ces têtes. Tant de phrases obtuses. Qui ne veulent rien dire que du blabla que je me pose là.

Il pleut et je vais sortir sous la pluie.

Et bis, salut à tous,

D. dit: 2 mars 2017 à 19 h 01 min

Bon je ferais peut-être mieux de relire Terre des Hommes parce que je n’en ai guère de souvenir et une lecture d’il y a 25 ans ne sera pas celle de maintenant et lycée de Versailles.
Maintenant que ce soir clair, je n’ai jamais violé la vie de personne ici ou ailleurs. Ça commence à bien faire cette petite plaisanterie qui dure. Rose, je ne suis pas cette personne qui semble vous hanter, quand allez-vous le réaliser ?

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 19 h 00 min

christiane, le rôle du tiret est pas mal non plus pour son petit effet sur le lecteur : « Elle reprit, en souriant, que c’était mal – de se moquer. » Et le rôle aussi des verbes pronominaux chez Flaubert « se ralentir » qui est tout à fait curieux mais typique du style de Flaubert, qui s’est construit tout son petit arsenal de tics de style reconnaissable entre tous.

D. dit: 2 mars 2017 à 18 h 56 min

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 18 h 40 min

Le mouvement « Sens commun », qui organise la manif de dimanche, c’est l’équivalent de l’extrême droite du 6 février 34. On est là au bord de l’abîme politique.

oui en effet c’est lamentable mais je ne vois pas trop le rapport avec 34 pour autant.

christiane dit: 2 mars 2017 à 18 h 41 min

MàC aimait ce passage d’Un Cœur simple :
« …Du reste il n’était pas pressé, et attendait une femme à son goût; elle baissa la tête. Alors il lui demanda si elle pensait au mariage. Elle reprit, en souriant, que c’était mal – de se moquer. « Mais non, je vous jure! » et du bras gauche il lui entoura la taille. Elle marchait soutenue par son étreinte; ils se ralentirent. Le vent était mou, les étoiles brillaient, l’énorme charretée de foin oscillait devant eux, et les quatre chevaux, en traînant leurs pas, soulevaient de la poussière. »

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 18 h 40 min

Le mouvement « Sens commun », qui organise la manif de dimanche, c’est l’équivalent de l’extrême droite du 6 février 34. On est là au bord de l’abîme politique.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 31 min

annelise..elle sait pas hencore qu’elle a été violée ou quoi..l’essentielle ont lsent même pas toujours

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 29 min

Si tu savais comme je suis éloigné de toute pratique religieuse !

..hou ça va sloger l’snobisme..chparie qutu veux tfaire hincinérer haussi

Annelise dit: 2 mars 2017 à 18 h 28 min

Selon l’Impress, Delaporte est prêt à fondre sur le cliché Petit prince comme un renard : en coulisses, le contributeur de la RdL n’exclut plus désormais de bomber la guérite « clairement et définitivement » aux lecteurs du successfull book constituant depuis (trop) longtemps, comme France Loisir à l’époque de Prisunic, un moyen d’entrée dans la tête d’un jeune populo peu enclin par ailleurs à la culture (mais pourquoi ne lisent-ils pas direct Deleuze et Bataille comme tt le monde?), ainsi qu’aux visiteurs du Salon du livre
Et si (l’essentiel n’étant pas toujours entièrement visible à l’oeil), nous étions plus ou moins d’accord ? Ma consuelation, après que le gentil lecteur de Kafka qui observe la voisine à la longue vue soit venu planter la pagaille dans la forêt de cèdres
Excellent billet de votre Passou sur Patrick Boucheron, chanceux êtes-vs

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 27 min

le risque le risque..faut savoir hentreprendre dracul..regarde élonne..mars dans 10 ans..dans 20 sirius..dans 30 dédé sra concurrenceré grave

Sergio dit: 2 mars 2017 à 18 h 26 min

Toutes manières les instruments faut pas les regarder ça marche jamais c’est des coups à se faire peur… Tant que ça vole c’est bon !

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 18 h 25 min

C’est parce que t’es trop con pour comprendre ce que j’écris sur le Judaïsme, mon pov’ bougreau ! Si tu savais comme je suis éloigné de toute pratique religieuse ! Ça dépasse tes neurones.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 22 min

Je propose qu’on élise au poste de président de la république le président de la cour de cassation

la séparation des pouvoirs c’est ça le bourdon mongol à kabloom dracul..c’est comme toi havec yavé toujours dans ta fouille..il doit en havoir marre..mais marre

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 18 h 21 min

Comme le dit Marcel Gauchet, on est avec l’affaire Fillon, dans « le gouffre du droit ».

N’oublions pas que c’est l’anniversaire du centenaire de la Révolution de 1917…! D’ici qu’on se retrouve avec Mélanchon au pouvoir avec la Gépéou aussitôt derrière…

N’empêche, la soirée ‘ARTE sur la révolution de 1917 était excellente. Le déroulé des événements de février à octobre 17 était passionnant et la voix du commentateur, le grand comédien Hervé Pierre, y ajoutait un élément de bonheur. Quelle voix, ce comédien ! Un rare trésor.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 14 min

Au boulot, il y a longtemps, ai assisté à cela : ai mis longtemps à capter qu’il s’agissait de viol

ha toi haussi hon te cache des trucs rose..ça hagace épicétou

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 11 min

Avé du Sidi-Brahim de Boulaouane !

ils nous hont chourave le français hon leur a chourave le couscous..c’est comme dracul qui parle bosniaque quand que les bosniaque hont suivi sa soeur a la piscine..qui qu’c’est qu’est gagnant..je te le demande

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 08 min

qui a gagné au loto en écrivant « Le Petit Prince »

..la france haussi..mais bon hailleurs il se tient mieux

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 06 min

quand l’un ne rentrait pas, on lui posait jamais de question !

a sa femme toujours..bande de salauds voilà mon avis

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 18 h 05 min

c’est le frangin d’ivandébross qui l’a fumé il parait..il a rgrétté y parait haprés..si javais su..c’est grace a lui que j’ai fait d’l’aviation..c’est comme petit tu veux êtes juge pasque t’as lu kafka et que grand tu mets dracul en prison..ha c’est trop trisss dirait cricri

D. dit: 2 mars 2017 à 17 h 59 min

Rose, un vol de reconnaissance en vue du débarquement de Provence, si vous n’appelez pas ça du combat… il s’est fait descendre, vous l’avez oublié ?

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 17 h 46 min

Je propose qu’on élise au poste de président de la république le président de la cour de cassation. Au moins ainsi on sera sûr d’une certaine stabilité politique, quoique…

Sergio dit: 2 mars 2017 à 17 h 29 min

rose dit: 2 mars 2017 à 17 h 16 min
C’ était sans doute un de ses derniers vols

Oui il est pas reparti…

C’est comme au Bar de l’escadrille (Nourissier), quand l’un ne rentrait pas, on lui posait jamais de question !

Sergio dit: 2 mars 2017 à 17 h 23 min

D. dit: 2 mars 2017 à 17 h 10 min
Maintenant s’il y en a ici pour aimer Saint-Ex

Cherais plutôt inconditionnel, d’ailleurs on m’a un peu forcé au départ (exposé sur Terre des hommes à la communale, c’est pas que maintenant les bourreaux dans l’EN !), a priori j’ai tout lu et relu, sauf… le Petit prince, dont effectivement le fameux dessin ne me dit pas grand-chose ; et rien ne m’a jamais attiré vers ce bouquin, si en plus c’est du marketing…

Et une bio, une seule bio, autant dire pas lerche…

rose dit: 2 mars 2017 à 17 h 22 min

D’ailleurs, je ne vous juge pas D.
Chacun est seul avec sa conscience. Pas avec celle du voisin.

Ma remarque concernait Annelise et la piscine.

Au boulot, il y a longtemps, ai assisté à cela : ai mis longtemps à capter qu’il s’agissait de viol. Un type qui harcèle une fille qui n’est pas d’accord, qui la suit à la piscine sans son accord, c’est du viol.

Qui que ce soit qui commet cela, c’est son problème.
Moi je le dis.
Baste.

Pour que le type le sache.

rose dit: 2 mars 2017 à 17 h 16 min

D

On a bien le droit de s’émerveiller de chosws différentes. St Ex n’est pas mort au combat. C’ était sans doute un de ses derniers vols. Il devenait dangereux ne savait se.servirde l’appareillage de bord. Il navigait à vue, dirai-je et cela apporte de l’eau à mon moulin, sur la dite cécité.

Il faisait un vol de reconnaissance en ce qui concerne le débarquement-la Provence était sur la liste es lieux cités. Il s’est fait descendre par un soldat allemand en embuscade. Nous avons trois preuves des faits.

Si ce que j’écris ne vous intéresse pas, zappez-moi.

Delaporte dit: 2 mars 2017 à 17 h 16 min

Les gens qui lisent Saint-Ex ont bien des têtes à aller au salon du livre, et de payer l’entrée prohibitive. C’est un écrivain surestimé, emmerdant, qui a gagné au loto en écrivant « Le Petit Prince », d’ailleurs de manière posthume, je crois.

Sergio dit: 2 mars 2017 à 17 h 15 min

Le Taboulé ça va encore ! Mais le couscous… Leur maudit couscous ! Cui dans les boîtes… Il y goûte, Allah, seulement ?

C’est un acte de guerre, ce couscous ; passeque eux les Narabs i doivent s’en cuisiner du super bon… C’est pour nous faire crever ! Faut y retourner dare-dare régler le problème… Avé du Sidi-Brahim de Boulaouane !

D. dit: 2 mars 2017 à 17 h 10 min

Maintenant s’il y en a ici pour aimer Saint-Ex, qu’ils l’écrivent. Je me suis exprimé, ça n’a pas été facile.

D. dit: 2 mars 2017 à 17 h 03 min

Le problème avec vous Rose, c’est que vous déballez ici des sujets qui vous passent par la tête et vous n’acceptez pas qu’on en discute. Vous vous permettez de me juger parce que je ne suis pas de votre avis. Moi je ne vous juge pas, je vous dis simplement ce que je pense.

D. dit: 2 mars 2017 à 16 h 56 min

Ce ne sont pas des provocations. Je ne reconnais qu’une chose chez Saint-Ex :son dévouement pour la patrie et sa mort héroïque au combat. Le reste m’emmerde depuis déjà trop longtemps et à chaque fois que quelqu’un lui en met une couche, je n’hésite pas à donner mon point de vue. Je sais m’émerveiller autant que vous mais laissez moi le droit d’en choisir les sujets.

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 55 min

On a le droit.
De ne pas aimer Le Petit Prince.
De manger du taboulé de supermarché.

Par contre, violer les gens dans leur vie privée, non, on n ‘a pas le droit. Et vous le savez. Ce sera le dit.

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 51 min

D vos provocations ne marchent pas une seconde. Vous savez bien que tout se trouve chez soi. Pasteur, Pierre et Marie Curie aussi.

Aux allii, désolée pour de nombreuses erreurs de frappe.

D. dit: 2 mars 2017 à 16 h 47 min

Je peux vous dire que votre Saint-Ex c’était un sacré poseur et calculateur, bizarre que vous tombiez dans le panneau.

D. dit: 2 mars 2017 à 16 h 45 min

Le Petit Prince, je l’ai lu deux fois, à chaque fois je me suis forcé. Je n’aime pas du tout. Et je trouve le dessin mièvre.
Pour moi cette oeuvre n’est pas du tout naturelle, pas spontanée, elle sent le calcul, le « on va faire du qui marche », du bien pensant faussement touchant.

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 41 min

Après Sitting Bull.

Ont pu le voir se poser

Eglise santo Domingo. Par le plus grand des hasards.

Non très laid. Devait avoir un charme fou pour que Consuelo cède à ses avances de vieux garçon.

D. dit: 2 mars 2017 à 16 h 38 min

Excusez-moi, Rose, mais tout ce que vous voulez qu’on aille voir c’est pas ici du tout. Vous croyez peut-être qu’on va en Amérique du Sud comme ça sur un claquement de doigt ?
Personnellement je trouve que chacun est bien à sa place là où il doit être dans son pays, sauf admettons quelques exaltés genre Saint-Ex. qui auraient trop emmerdé le monde si on ne les avaient pas laissé faire leurs caprice. Ça ne doit pas représenter plus de 1 pour cinq-cents mille.
Si le monde va si mal, c’est à cause de trop de voyages et vous le savez parfaitement au fond de vous.

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 36 min

Je peux néanmoimns admettre que l’amour rend aveugle.
Des trois (je cherche le quatrième) il est le dernier à se marier. Mermoz et Guillaumet le précèderont et lui, passé la trentaine, sautera le pas.
Le Petit Prince est métaphore absolue de l’amour fou le liant à Consuelo.
Jusqu’à sa mort, à 44 ans, ne cessera cet amour démesuré.
Désolée parfaitement si ce libre edt réservé aux enfants alors qu’il est le témougnage de l’amour liant homme et femme.
Et
« On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible.piur.les yeux »est un hymne à l’amour.
N’en déplaise aux cannibales, japonais de surcroît.

Et autres inquiets de nature.

Alors, mes potes, vous repasserez pour la cécité saint ex. Arès Sitting Bull, plus oeil vif qu’Antoine, tu meurs.

Sergio dit: 2 mars 2017 à 16 h 31 min

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 09 min
le voir. Lui. Antoine. De son vivant.

L’était pas mal baraqué… Fallait pas aller trop loin quand même ! Par exemple s’en prendre à Consuelo ou au contraire la regarder un peu trop…

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 27 min

A sa droite, Antoine voit isla de los pajaros, île aux oiseaux, profil de l’île repris dans el primero dibujo del Principito
Le boa qui avale l’éléphant. L’espèce de sombrero qui en résulte. Le tout inspiré par l’île de la péninsule de Valdès témoigne d’une acuité certaine.

loicdeangelis dit: 2 mars 2017 à 16 h 23 min

Je me connecte pour la première fois sur la RDL et c est magique..une rose qui donne une recette de Taboulé..Énorme!le papier sur le livre de Patrick Boucheron est fabuleux.Merci Pierre.Je suis l élève de Patrick au Collège de France,depuis 2 mois..C est du lourd.du vrai..Onfray est un petit baigneur a côté.Mardi dernier il nous a déchiffré le sceau de Spinoza avec une et l inscription Beatus S Caute…fabuleux..le prochain opus sera enorme..a bientot..

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 09 min

Personnes nées en 1920, là-bas, ont pu le vour se poser.
Quand il repartait dormir à l’hôtel, à Puerto Madryn, passant l’isthme, à sa droute, chemin du retour, à cinq kilomètres de la route, il.voyait l’île.

rose dit: 2 mars 2017 à 16 h 05 min

Une fois passé l’isthme, dirigez-vous plein est, pointe sud, nommée punta Delgada. Là, un phare. Sous les falaises s’ébattent lions de mer, fourrure et rugissements terrifiants, éléphants de mer, nez horribles, otaries etc.
Remontez sur la falaise. Au bord du phare, le long, el longo del pharo, la piste caillouteuse, courte, en terre caillouteuse.
Là, Saint Exupéry se posait avant la prochaine escale de l’Aéropostale argentine, à Trelew, pour faire parvenir le courrier transporté dans les Latte 25.

rose dit: 2 mars 2017 à 15 h 59 min

Faites comme moi, si la curiosité vous anime, allez voir. De Buenos Aires, après Bahia Blanca, dirigez-vous, el longo del mar, vers Puerto Madryn.
De là, pénétrez péninsule Valdès où mes baleines, tant aimées, viennent faire leurs petits et batifoler d’avril à début décembre. Puis elles fuient en Antartique, vers des eaux plus froides, passer l’été, avec leurs petits qui tètent encore.

Delaporte dit: 2 mars 2017 à 15 h 56 min

« Enfin un écrivain Maxime Chatham ose dénoncer le fait que le salon du livre de Paris fasse payer l’entrée. »

Il faudrait aller plus loin, et dire que ce salon est une arnaque, inintéressant au possible, un attire-gogos qui ne doit sa réputation qu’à toute la pub médiatique qu’il arrive à imposer. Les vrais amateurs de livres se gardent bien d’y aller.

rose dit: 2 mars 2017 à 15 h 54 min

Sur Saint Exupéry, quelques notions de base : pilote, avant d’être écrivain. Amoureux en deux, de Consuelo, salvadorienne, écrivain en trois donc.

Lorsque vous briguez ce poste, malgré vos quelques lacunes scolaires, l’essentiel sont les yeux.
En effet, la passation d’un examen de santé déterminera si vous serez pris ou non.

Le reste, du temps des Laté 25 était largement inféodé au mécanicien qui faisait équipe avec vous, à votre esprit d’aventure et d’équipe -certes, bis- égalité oblige, et à vos qualités humaines.

loicdeangelis dit: 2 mars 2017 à 15 h 52 min

Magnifique critique..je suis son élève au Collège de France depuis deux mois..son prochain opus surprendra..quel bonheur ! SINON..JE VIENS PARTAGER UN TABOULE AVEC ..

Delaporte dit: 2 mars 2017 à 15 h 47 min

Selon L’Express, Juppé est prêt à fondre sur sa proie comme un vautour :

« En coulisse le maire de Bordeaux n’exclut plus désormais « clairement et définitivement » d’être un recours dans l’éventualité d’un retrait du candidat de la droite. »

rose dit: 2 mars 2017 à 15 h 46 min

boulghour etc. Fermez la parenthèse).
Merci

Ce plat à base de hâchis de boeuf et d’épices. Un truc à te faire renier ta chrétienté (malheureuse, avec ta croux de cendre sur le front)

rose dit: 2 mars 2017 à 15 h 44 min

Lu A-Roux
Recette : taboulé libanais.
Un verre de semoule moyenne (après, plus tard, quand vous saurez faire le taboulé, vous pourrez passer du grain de couscous à d’autres, boulghour etc.
Faire mariner, à sec (surtout pas d’eau, malheureux) dans grand jus de citron frais plus huile d’olive de qualité.
Pendant ce temps, préparer un hachis fin de autant de persil que de menthe. Trois bottes de chaque, si ce n’est quatre. Donc huit, au moins. Tenez-vous le pour dit.
Ne mettre que les feuilles.
Long travail d’épluchage.
Robot pour hacher toléré.
Puis, prendre environ cinq belles tomates, rondes, mûres. Robot interdit.
Les couper menues menues. Sans les cris (mon pauvre Magellan, hâché menu, lui aussi.)
En deux, puis en tranches, puis en petits cubes aussi petits que possible en laissant les tomates entières.
Mettre les tomates et les herbes par dessus la semoule qui a mariné deux heures et demi déjà.
Saler.
Poivrer.
De Cayenne.
Mélanger délicatement.
Mettre au frais.
Au moins deux heures.
Piur servir, laver une batavia, déposer en coin au bord de l’assiette deux feuilles. Une pour toi. Une pour moi.
Dessus et contre, tout contre, mettre le taboulé.

Idéal avec une grillade libanaise ou ce plat magique que je ne sais pas faire.

Delaporte dit: 2 mars 2017 à 15 h 33 min

Le Figaro lui-même parle de « dislocation ». Tel que c’est désormais parti, Fillon, et peut-être le parti de la droite tout entière, va disparaître des écrans radar dans un délai très rapide :

« À noter que cette dislocation partielle du dispositif de campagne s’accompagne de l’abandon de nombreux soutiens: l’UDI a suspendu sa participation, alors que les juppéistes et les sarkozystes se bousculent au guichet des départs. »

Sergio dit: 2 mars 2017 à 15 h 29 min

D. dit: 2 mars 2017 à 13 h 40 min
Un lustrage ?

Trouve personne pour me faire la Yam ! Qué pays… Vais voter Mélenche, tiens ! Les Rouges i savent terminer une grève…

Sergio dit: 2 mars 2017 à 15 h 04 min

D. dit: 2 mars 2017 à 13 h 36 min
Qui c’est cette de la Mole ?

Les comtes de la Mole se sont illustrés en particulier sous Henri III, par décolletage ! Encore pour des conneries de religion…

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 14 h 40 min

Comme tu dis, cpaltout. Y’a à faire.
Pars léger pour l’am, ta conscience doit pas trop te peser.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 14 h 37 min

Je t’ai déjà dit que tu n’abuses que ceux qui le veulent bien

parfaitment tarzoune..je n’abuse de personne qui se sents pas hobligé..sapré tarzoune..libre..bon cest pas ltout

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 14 h 33 min

C’est çla, ducon, continue ton petit manège. Je t’ai déjà dit que tu n’abuses que ceux qui le veulent bien, icite. Mais t’as pas printé le truc correctly.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 14 h 30 min

tu tsens toujours tout crintif tarzoune..plein dchose a treprocher surment..bah..prends en ton parti

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 14 h 29 min

fesses dévoilées de Jean Seberg, le boug ?

parfaitment..il parait qu’il lui aurait été dmandé de choisir des témoins..et clint s’est défilé..si c’est pas vrai c’est bien inventé

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 14 h 21 min

Je n’ai d’ailleurs rien contre le mou, soit dit en passant, pourvu qu’il soit bien placé et doté d’un minimum d’élasticité. Autant prévenir.

bonne clopine disoit qu’au martinet ça peut se travailler..évidemment faut être amoureux dédé et pas un ‘consommateur’ comme hon dit dans les bacroume

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 14 h 21 min

(suite)
L’objet de ton harcèlement obscur a mis les voiles, pour un voyage définitif. Je n’imagine pas un instant, que tu es innocent complètement, dans ce départ précipité.
T’was, des fois on peut dire des trucs intéressants, comme dit P. Veyne.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 14 h 19 min

Comment ça mous, mes commentaires, le boug !

comme cricri saute serdgio et mabosse elle doit se rabattre sur tes posts..la logique baroz..la logique!

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 14 h 16 min

à 14 h 14 min
Pas de bol, en revenant à la Montagne Magique, sur la RDL, j’ai vu ton double. Tu fais pitchié, vraiment.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 14 h 14 min

Je n’ai pas grand chose d’interessant à dire

t’es mou mais t’es un bon mime tarzoune

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 14 h 06 min

« Et les amours de Franz et Max ? »

Je n’ai pas grand chose d’interessant à dire sur cette amitié. Puisque vous ne savez pas pas de quoi il s’agit.
Je ne sais plus maintenant, là tout de suite, au bord de quel lac, ils avaient fait une belle virée de copains.

D. dit: 2 mars 2017 à 13 h 38 min

Je n’ai d’ailleurs rien contre le mou, soit dit en passant, pourvu qu’il soit bien placé et doté d’un minimum d’élasticité. Autant prévenir.

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 13 h 27 min

L’histoire  » Franz et les femmes » varie selon les mecs qui la relatent ici.
Ainsi le message du 1 mars 2017 à 14 h 46 min, laisse clairement percevoir une identification latente. Jusqu’à cette histoire d’enfant, genre dans Broken Flowers.

Et que dire de Félice ! « la pauvre », qui a essuyé les plâtres de l’assiduité d’un amoureux cérébral qui était contre le mariage pour tous.
D’ailleurs Félice sans Franz, a connu une vie tout aussi extraordinaire.

JiBé dit: 2 mars 2017 à 13 h 22 min

Comment ça mous, mes commentaires, le boug !
Je parlais d’une triple turlutte et d’un lustrage à Popaul, sergio, WGG et Annelise…
Elle chôme pas la Christiane !

XYZ dit: 2 mars 2017 à 13 h 12 min

« Quitte à se faire en..ler, autant que ce soit par un beau gosse » Le présent désenchanté

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 13 h 12 min

comme kafka que les angliches hon accusé d’ête un gros pédo..jle crois mais tu lis sa flannel quekfois et tu penses a djacsonne..mais ils dansaient bien tous les deux..c’est un fait

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 13 h 07 min

devenu mou et sans grand intérêt

prends dans ta guiffe baroz..haprés dracul..ha les gonzesses ça henvoie du paté

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 13 h 06 min

Le rapport de Kafka avec les femmes est certes complexe mais s’explique au fond assez bien aujourd’hui.

Le contexte de la névrose de toute l’Europe, dont Freud se fait le théoricien génial, en est la cause principale. C’est une conséquence majeure de l’effondrement des anciens cadres de la société européenne sous la poussée de la modernité. Le sacré religieux qui s’effondre avec la Mort de Dieu, la religion de la fin de la religion, comme le dit Marcel Gauchet (qui est le grand théoricien de la modernité depuis 1880), ont lâché la bride aux instincts sexuels comme nouveau refuge du sacré. Mais ce sacré vient buter contre un autre, qui est une autre conséquence de la Mort de Dieu, le sacré de l’art et, pour Kafka, de la littérature. Il n’y a que ça qui compte pour lui, tout le reste lui est entièrement subordonné. Il l’exprime très bien à maintes reprises dans son Journal, cette contradiction fondamentale qu’on peut résumer sous la forme d’un slogan, baiser ou écrire il faut choisir ! La vie ordinaire des gens lui est un véritable enfer, avec toutes les contraintes que cela implique. On le comprend très bien ! Mais il a cherché toute sa vie à concilier l’inconciliable, le bonheur et l’écriture. Sa liaison avec Milena a ravivé la plaie. C’est ce qui la rend si émouvante, si pathétique. On est là au cœur de la névrose moderne qui dépasse de loin le cas de Kafka. Et elle est d’autant plus vive que Milena est une femme moderne, une espèce de Saverina stendhalienne (ce qui devrait réjouir Paul Edel), de Mathilde de la Mole, elle a le même esprit de conquête, il faut que les hommes lui cède, y compris la part la plus charnelle de l’amour, dont Kafka avec sa maigreur et sa névrose se sent incapable, pas à la hauteur, d’où cette angoisse incroyable au départ purement sexuelle mais qui se transforme en une métaphysique du sexe grandiose et proprement littéraire au sens le plus fort du terme, c’est-à-dire réelle.

Milena est issue, ne l’oublions pas, d’une grande famille patricienne tchèque. Le nom de sa famille est gravé au fronton de la mairie de Prague. Kafka se rend sur la tombe de ses ancêtres dans un cimetière de Prague (sans doute celui un peu au sud de la Vieille ville) pour se rendre compte de la chose. On sent bien que tout cela le fascine comme Juif qui n’appartient pas à cette histoire-là mais qu’il envie en même temps comme c’était le cas avec la noblesse pour Proust. Il dit à la fin de son Journal qu’il a été heureux avec Milena à Marienbad et qu’il pourrait l’être à nouveau. Sans doute pour la première fois de sa vie, il entrevoit la possibilité d’une harmonie tant désirée et qui jusque là a échoué, entre son besoin vital d’écrire et son goût du bonheur et du sexe, dont il est obsédé à cause de cette épouventable névrose qui gangrène toute la société de son époque.

christiane dit: 2 mars 2017 à 12 h 43 min

Vous pouvez gausser avec talent, Radioscopie, n’empêche qu’en l’absence de W., cet espace commentaires était devenu mou et sans grand intérêt. Il apporte avec lui sa passion littéraire et c’est bien agréable. J’ai déjà écrit que c’est la seule recherche qui m’intéresse, ici. Tout ce qui déborde est parfois amusant, parfois lassant, parfois franchement vulgaire. Et puis on tombe sur des liens passionnants, des réflexions intéressantes.
Autrefois, ici, il y avait des querelles hautes en couleur mais elles avaient le charme de choisir comme arène, la littérature. Ce n’est hélas plus tout à fait le cas… La presse du cœur, les allusions machistes ont de beaux jours…
Je mets à part les commentaires plongeant dans notre présent politique. On ne peut pas être indifférent à cette campagne préélectorale, à l’élection de Trump, aux populismes qui semblent des refuges, à l’actualité du monde.
Et enfin, proches (il suffit d’un clic, la rareté de la république du cinéma, menée de main de maître par Annelise Roux ou le blog de ce doux rêveur de Sergio.
Autre continent, le blog exceptionnel de Paul Edel.

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 12 h 41 min

En tout cas, Marcel Gauchet, dans son dernier opus, explique bien le rôle démesuré des juges, en lieu et place de la politique, dans l’état de décadence qui est le nôtre. Cette place excessive de la justice qui intervient à tout bout de champ dans le champ politique est la conséquence de la désagrégations des structures socio-politiques sous la poussée de la mondialisation et de l’exigence de démocratie mondiale. On n’en voit pour l’instant que les travers mais au fond c’est un grand progrès dont il faut se féliciter à terme même s’il risque pour l’heure de nous mettre le feu à la baraque…

Widergänger dit: 2 mars 2017 à 12 h 35 min

Levée de l’immunité parlementaire de Marine LP, Macron sous le feu des juges, Fillon en passe de sombrer corps et biens. Si ça continue, il va falloir supplier Hollande pour qu’il reste à l’Élysée, faute de candidat pour prendre la relève…

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 11 h 15 min

Recharge, djavert. Ta mitraillette à commentaire s’enraye, 12 com à la demi-heure, gaffe quand tu changes de position.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 10 h 48 min

bien des remarques de Widergänger se voient presque toujours confirmées

..par hanticipation..la substantific moel a dracul se diluant fastoche en 3 tomes de savoie dira radioscopie pour tartiner

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 10 h 45 min

Christiane, qui le trouvait un peu dodu, lui fit consulter Un médecin de campagne qui en fit Un champion de jeûne

..trés bien radioscopie..trés beau roman local

Nicolas dit: 2 mars 2017 à 10 h 43 min

Vous le faites exprès? Réenchanter l’histoire en en refaisant une discipline à la hauteur des enjeux, avec méthode, honnêteté, l’histoire dans sa entièreté pour une nouvelle réflexion en dehors de cette gabgie de l’histoire enchantée du roman national et idéologique. L’histoire n’est pas une science exacte mais y penser encore sans s’arrêter à un schéma tout fait oú il n’y aurait plus rien à voir, suffirait de circuler! Bref refaire une belle discipline, en dehors des dogmes tout faits, relisez le papier.

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 10 h 43 min

L’Histoire n’est pas un art ni même une science, tout au plus une « discipline »

une discipline..t’as pas honte?

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 10 h 41 min

personne pour nous dire qu’elles sont « ses faces cachées » ?

clint je t’ai dit baroz..trop occupé a tes sempiternels salamalec havec bonne clopine

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 10 h 40 min

Le capitaine doit quitter le navire en dernier

lassouline donne sa dème..a t’il dit ‘bras d’honneur au cons’ ou ‘merde à ceux qui le liront’ comme bonne clopine

bouguereau dit: 2 mars 2017 à 10 h 39 min

le texte est original mais pour mémoire..mémoire..la vraie aurait dit socrate et pas yavé..pas la montagne et la souris

Janssen J-J dit: 2 mars 2017 à 10 h 34 min

@Giovanni S’A !
« la montagne qui accouche sa soutis,!… »

Je rappelle le texte original pour mémoire :
_____
LA MONTAGNE QUI ACCOUCHE
Une Montagne en mal d’enfant
Jetait une clameur si haute,
Que chacun, au bruit accourant,
Crut qu’elle accoucherait, sans faute,
D’une cité plus grosse que Paris ;
Elle accoucha d’une souris.
Quand je songe à cette fable,
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un auteur
Qui dit : « Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au Maître du tonnerre ».
C’est promettre beaucoup : mais qu’en sort-il souvent ?
Du vent.
______
J’espère que la fable va se tromper dans l’histoire de la vantardise fillonesque.
« Je démissionnerai si je suis mis en examen !… » C’était promettre beaucoup, et pour l’instant, il n’en est sorti que… du vent. Mais il y a une autre morale : qui sème le vent récolte la grosse tempête.
On va voir ce qu’on va voir, a dit le juge Tournaire !

JiBé dit: 2 mars 2017 à 10 h 27 min

Pour Romain Gary, objet du dossier du Magazine littéraire, personne pour nous dire qu’elles sont « ses faces cachées » ?

OZYMANDIAS dit: 2 mars 2017 à 10 h 25 min

Sarkozy qui conseille Fillon de tenir bon !
Après le baiser de Judas, le baisage de Sarko !
C’est beau la politique.

JiBé dit: 2 mars 2017 à 10 h 24 min

L’Histoire n’est pas un art ni même une science, tout au plus une « discipline ». Il y faut de la méthode. Mais il n’est pas interdit aux écrivains : Michelet, Dumas, Braudel, Boucheron… de lui faire de beaux enfants.

JiBé dit: 2 mars 2017 à 10 h 11 min

Pour une histoire en chantant, allez voir le film « Tramontane », conseillé par Annelise sur la RDC !

JiBé dit: 2 mars 2017 à 10 h 09 min

Après cette notion improbable de l’identité de la France, ou de tout autre pays – il serait préférable de parler de spécificités – , voilà que l’on voudrait que l’Histoire soit (ré)enchantée ! Est-ce sa vocation ?

JiBé dit: 2 mars 2017 à 9 h 46 min

Les radeaux Sarko et Juppé sont mis à l’eau, c’est déjà la foire d’empoigne pour ne pas couler !
Le naufrage est assuré…

Sant'Angelo Giovanni dit: 2 mars 2017 à 9 h 06 min


…c’est insensé,…nos, vos femmes,…en ligues d’amazones,!…en être distillé pour des travaux et des jours,!…
…sans châteaux,..à droite comme à gauche,…

…à nous Ulysse, à nous barricadez, face aux charmes trompeurs de tous acabits,!…

…la vie, dominé, les infrastructures des états et d’âmes,…
…pour en légitimer,…sa personnalité libre,…conscient des extrêmes à double sens,!…
…le monde, des rebelles, les femmes derrière et devant les pouvoirs en management,!…

…des cœurs, pour nous souffler les initiatives nombrilistes,!…
…Ah,!…bon,..tout cela,…juste une piste en diversion,…
…etc,…Go,!…se mettre hors concours,!…

…une découverte,…cherchez, ce qu’on a chez-soi,…depuis plus de dix ans,…

…trop de livres,…un mal à digérer,!…
…of course,!…Go,!…

raymond dit: 2 mars 2017 à 8 h 31 min

Il existe depuis 2002 un Kafka en trois tomes de sept cents pages chacun, tout y est, y compris des illustrations multiples magnifiques et bien des remarques de Widergänger se voient presque toujours confirmées. Passionnante somme.

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 8 h 20 min

Emmanuel Macron est l’un des seuls qui respecte la justice.

Dans son programme qui s’élabore au fil de l’eau, suivant la météo médiatique, il est maintenant prévu une loi qui interdit aux parlementaires d’embaucher un membre de leur famille.

Et manu est un mec bien. Il ne dévoilera pas l’identité de ses soutiens banquiers, car c’est interdit par la loi. De donner les donneurs.

radioscopie dit: 2 mars 2017 à 8 h 13 min

Nous tenons nos Milena et Franz version hexagonale en la personne de Christiane et Michel . Même inflation épistolaire. Au premier Regard, fumant comme un Soutier, Michel s’énamoura de la Petite femme. Christiane, qui le trouvait un peu dodu, lui fit consulter Un médecin de campagne qui en fit Un champion de jeûne. Première souffrance de Michel qui vécut ces privations comme s’il avait été dans une Colonie pénitentiaire. La Métamorphose n’en fut pas moins réelle. Il aurait pu aisément se glisser dans un Terrier où niche Le peuple des souris. L’amour hantait la masure de Zürau, disons Le château. C’était L’Amérique à défaut de n’être pas le Pérou. Chacun de son côté noircissait son Journal intime. Christiane y notait quelques Paraboles, Michel ses Aphorismes de Zürau. Au cours d’une visite de La Muraille de Chine, Michel rencontra Joséphine la cantatrice. Christiane ne l’entendant pas de cette oreille lui manda un avocat : ce fut Le Procès.

la vie dans les bois dit: 2 mars 2017 à 8 h 05 min

Un maire, sort de son silence, et fait des révélations aux journalistes , ceux qui ne bénéficient pas de fuite de procédure judiciaire en cours, soigneusement organisées et mises en scène.

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/sarthe/marc-joulaud-ma-verite-est-celle-de-francois-fillon-4828969

La première fois que la presse nazionale française a fait d’une Affaire un véritable  » assassinat politique », c’était… y’a longtemps.

Delaporte dit: 2 mars 2017 à 7 h 22 min

« Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen ? »

Réponse : F. Fillon qui s’accroche, et qui est en train de suicider la droite française d’une belle manière. A tel point qu’un homme providentiel risque de surgir et de s’imposer au chantage (« C’est moi ou le chaos », très gaulliste). Mais cela, c’est le prochain épisode avec, peut-être, Sarkozy, embusqué, qui attend son heure, ou Juppé qui se fera une douce violence. Un plan B dramatique, comme on le voit. Les électeurs seront ainsi retournés à la case départ avec tous ces coquins !

rose dit: 2 mars 2017 à 3 h 29 min

Christiane

Grand merci..très émouvant.
Bcp dchoses à lire bientõt !

Suis sûre que c’est
Oh la la que d’amours splendides j’ai rêvées

Non. Pas de poil. Mais une croix de cendre sur le front.

C pas ds ce sens que cela se passe. Voyant des poils ds les oreilles, donner la chance à ce type de la grande intelligence.

C vrai. Souvent je ne comprends rien à vos analyses complexes.
Pardon

Sant'Angelo Giovanni dit: 2 mars 2017 à 0 h 49 min

…et ce mur, même deux,!…de la Pub,…

…d’abord, merci; les l’emploi des mexicains en ségrégation chez eux, pour son entreprise,…
…ensuite,..
…pour se faire élire, se la ramener, aux murs, cherchez votre Kafka,…

…de la bricole de premier parvenu, en mondialisation personnelle;ç…
…la montagne qui accouche sa soutis,!…

…des escroqueries,…pour lui-même et sa bande,…enfin; des connivences entre limites préparées à l »avance,!…

…faire son marchand de christ,…avec son homologue mexicain,…of course,!…
…laver plus blanc, que ses prédécesseurs;…pour sudistes,…etc,…
…la soupe,…magic,…

D. dit: 1 mars 2017 à 23 h 55 min

Je t’apporte une petite algue qui se mêlait à l’écume de là mer et ce peigne.
Mais tes cheveux sont mieux nattés que les nuages avec le vent avec les rougeurs célestes et tels avec des frémissements de vie et de sanglots que se tordant parfois entre mes
mains ils meurent avec les flots et les récifs du rivage en telle abondance qu’il faudra longtemps pour désespérer des parfums et de leur fuite avec le soir où ce peigne
marque sans bouger les étoiles ensevelies dans leur rapide et soyeux cours traversé par mes doigts sollicitant encore à leur racine la caresse humide d’une mer plus dangereuse
que celle où cette algue fut recueillie avec la mousse dispersée d’une tempête.
Une étoile qui meurt est pareille à tes lèvres
Elles bleuissent comme le vin répandu sur la nappe.
Un instant passe avec la profondeur d’une mine
L’anthracite se plaint sourdement et tombe en flocons sur la ville.
Qu’il fait froid dans l’impasse où je t’ai connue.
Un numéro oublié sur une maison en ruines
Le numéro 4 je crois.

Je te retrouverai avant quelques jours près de ce pot de reine-marguerite

Les mines ronflent sourdement

Les toits sont couverts d’anthracite

Ce peigne dans tes cheveux semblable à la fin du monde

La fumée le vieil oiseau et le geai

Là sont finies les roses et les émeraude

Les pierres précieuses et les fleurs

La terre s’effrite et s’étoile avec le bruit d’un fer à repasser sur la nacre

Mais tes cheveux si bien nattés ont la forme d’une main.

D. dit: 1 mars 2017 à 23 h 40 min

« Le métro fournit à l’étranger la meilleure occasion d’imaginer qu’il a compris, rapidement et correctement, l’essence de Paris. » La citation est de Franz Kafka, extraite de son journal. Le grand écrivain tchèque résumait ainsi, mieux que personne, la filiation si intime qui lie Paris et son réseau souterrain.

Widergänger dit: 1 mars 2017 à 22 h 48 min

« Projet de lettre à Milena. Les trois Érynnies. Fuite dans le bois sacré. Milena. »

Les trois Érynnies sont la Haine (Mégère), la Vengeance (Tisiphone), l’Implacable (Alecto). Tout un programme… Quelle lettre c’eût été !

Widergänger dit: 1 mars 2017 à 22 h 30 min

Mais le grand philosophe qui aura eu une grande importance pour Kafka n’est pas Bolsano, qui le laissait indifférent, mais Kierkegaard, dont Kafka lit Ou bien…ou bien. Sa liaison avec Milena ressemble aussi à celle de Kierkegaard avec Régine Olsen.

Widergänger dit: 1 mars 2017 à 22 h 19 min

On ne l’a pas forcément présent à l’esprit en lisant Kafka, mais l’écrivain tchèque bien connu, Jaroslav Hašek, l’auteur du Brave soldat Chéïk, est l’exact contemporain de Kafka. Ils sont nés la même année et son mort quasiment la même année aussi à un an près.

Il est issu des quartiers populaires de Prague, de Žižkov, comme Jaroslav Seifert, là où se trouve le cimetière Olšany où est enterré Kafka.

christiane dit: 1 mars 2017 à 22 h 04 min

@Jean Langoncet dit: 1 mars 2017 à 21 h 22 min
Hum… de Pavese à Kafka… vous faites le grand écart !
@W.
Bonheur de vous lire à nouveau. Ces éléments sont importants.

Widergänger dit: 1 mars 2017 à 21 h 54 min

Le Café Arco a ouvert en 1907. Son patron d’alors était Josef Suchánek, un cafetier originaire de Reichenberg (Liberec) près de la frontière plonaise. Il était d’abord fréquenté par les peintres comme le peintre tchèque Max Švabinský mais bientôt les écrivains le prirent comme salon littéraire un pu à l’écart du Café Louvre, que fréquentaient Max Brod, Kafka et Einstein dans le cercle dédié au philosophe Bolsano, qui eut une importance décisive sur Heidegger. À l’Arco, fréquentaient Willy Haas (qui introduisit les Lettres à Milena de la traduction de Vialatte chez Gallimard, Paul Kornfeld, Hans et Franz Janowitz, Rudolf Fuchs et Otto Pick. Ernst Weiß, le grand Kurt Tucholsky et Alfred Kubin venaient aussi à l’occasion s’y installer pour y lire la presse de toute l’Europe, notamment Le Figaro ets es pages littéraires. Johannes Urdzidil a même écrit une nouvelle qui se situe à l’Arco, Die Schreckensnacht (Une nuit de terreur). L’écrivain Anton Kuh (qui veut dire « vache » en allemand) compara l’Arc à une « station météorologique de l’art et de la littérature allemande » : « Le baromètre de l’Arc indiquait exactement quand le panthéisme chrétien allait entamer son règne, quand l’expressionnisme allait succéder à l’impressionnisme et quel nouveau mouvement allait faire son apparition », écrit-il. Karl Kraus les appelait les « Arconautes »…

Widergänger dit: 1 mars 2017 à 21 h 26 min

Kafka écrit dans son Journal à propos de Franz Werfel : « Samedi dernier, Werfel a lu les Lebenslieder (Chansons de la vie) et Das Opfer (La victime) à l’Arc. C’était monstrueux ! Mais je le regardais droit dans les yeux et j’ai soutenu son regard toute la soirée. »

Jean Langoncet dit: 1 mars 2017 à 21 h 22 min

Ce à quoi avec un sens du drame tout italien d’aucun pourrait rétorquer :
La mort viendra et elle aura tes yeux … Ce qui contre toute attente advint

Widergänger dit: 1 mars 2017 à 21 h 18 min

Kafka et Polak se connaissaient bien. Ils avaient été dans la même classe, enfants. On les voit sur une photo de classe tous les deux dans le musée Kafka de Prague.

Polak était un pilier du Café littéraire Arco. Il est devenu l’étoile brillante au firmament du cercle littéraire après le départ de Werfel, Juif allemand qui était issu d’une riche famille industrielle de Prague. Il a été élève dans le même lycée allemand de Prague sur le Graben que Rilke et Johannes Urdzidil. Dès 1912, il était déjà une figure centrale du cercle de l’Arco, où Kafka venait l’écouter et l’admirait beaucoup. Ensuite il est allé s’installer à Leipzig aux éditions Kurt Wolff, qui édita les nouvelles de Kafka, notamment Le Verdict, puis il partit s’installer à Vienne où il épousa la veuve de G. Mahler. Par la suite il écrivit un roman devenu très célèbre sur le génocide arménien, paru en 1933, Die Vierzig Tage des Musa Dagh, qui est une fresque historique du premier génocide du XXè siècle mais aussi une prémonition de celui qui menaçait et que pressentait déjà à l’époque Franz Werfel, qui disait des nouvelles de Kafka quand ils étaient au Café Arco : « Ça n’ira jamais plus loin que Bodenbach ! » (juste à la frontière avec l’Autriche)

En tout cas, Milena avait de beaux yeux bleus. On comprend que Kafka ait pu en tomber fou amoureux : « L’éclat de vos yeux supprime la souffrance du monde. »

Jean Langoncet dit: 1 mars 2017 à 21 h 05 min

Sinon, la Volvo chinoise ça roule à Mégève, malgré bobonne, les chiards et le porte skis profilé à 200 sacs ?

Chaloux dit: 1 mars 2017 à 20 h 51 min

Ce qui serait intéressant, ce serait de savoir si après sa mort, en souvenir de cette aventure érotique sans précédent, Franz a écrit à Miléna dans la neige.

Widergänger dit: 1 mars 2017 à 20 h 32 min

La dernière lettre de Milena Jesenská, 13 septembre 1943, du camp de Ravensbrück :
https://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article3396

L’histoire du « ich » manquant dans la lettre n’est pas forcément convaincante. D’abord il signe lui-même « Ton » et lui signale qu’il omet son nom par une sorte de jeu, de plaisanterie. Donc le fait de ne pas indiquer le prénom « ich » en allemand n’est pas tout à fait à prendre au sérioeux non plus, c’st un jeu de mot entre eux deux, une complicité de langage; ensuite ce n’est sans doute pas sans rapport avec le tchèque où on n’écrit pas les pronoms personnels sauf par effet d’insistance comme en russe. C’est une sorte de décalque du tchèque qui est la langue dans laquelle Milena lui écrit, une sorte d’hommage et de réticence subtile mêlés. Une sorte d’idiome de l’amour qu’il ne faut pas trop surinterpréter.

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