de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
De quoi se réjouir de la confusion des genres

De quoi se réjouir de la confusion des genres

Le roman sans fiction est devenu un tel phénomène que L’Orient littéraire juge même qu’il « phagocyte la rentrée ». On en a parlé ici-même il y a peu, mais les occasions d’y revenir ne manquent pas, surtout ci c’est pour parler de livres qui valent le détour. N’allez pas y voir une résurgence du bon vieux réalisme ou une manière de néo-naturalisme. Pas vraiment une école, pas encore une discipline. Plutôt une famille d’esprit. Il est vrai que leurs livres ont un air de famille : des récits très écrits qui intègrent l’Histoire avec une grande hache, comme eut dit Georges Perec, à leur propre histoire. Le procédé est certes ancien mais, devenu récurrent depuis plusieurs années, le phénomène s’accentue en cette rentrée littéraire. Sauf que cette fois, il n’est plus hanté par les deux guerres mondiales et l’Occupation. Tout en se focalisant sur le vécu de l’écrivain, le spectre s’élargit à plus larges horizons dans le passé.

Patrick Deville, l’un des plus attendus, est l’aîné de la bande. Il avait frôlé le Goncourt il y a deux ans ; pour le cinquième volume de sa fresque, qui court de 1860 à nos jours (Pura vida, Equatoria, Kampuchéa, Peste & choléra), il part à nouveau d’un lieu, cette fois le Mexique, et récidive avec Viva (216 pages, 17,50 euros, Seuil) lequel paraît, hélas, un peu en-deçà. A croire que la méthode Deville montre ses limites, et que celles-ci souffrent de trop enchaîner le récit à la recherche documentaire. Une trop grande densité de noms et cb6b4c6e57a9e25849dc992a01235b3320130821de références géographiques gâchent la poésie de l’évocation. De quoi étouffer le récit et lui enlever sa légèreté dès qu’il décolle. Traven & Cravan, de même que Lowry & Greene ne se sont pas rencontrés, mais pour ce non-événement, l’auteur les gratifie chacun d’un chapitre. Celui consacré à l’épisode Artaud est très bon. C’est à se demander si désormais le genre renouvelle moins le roman que la biographie ou le récit historique. Cette lecture apprend des choses, intrigue, fascine mais ne fait pas rêver car elle est sans mystère, sans non-dit. Le premier dialogue arrive enfin page 45. En bref, cela manque de fiction, ce qui est d’autant plus regrettable que l’écriture est là, le souffle aussi. Le malaise naît du statut incertain de ce vrai faux roman ou inversement. Un tel livre a le mérite collatéral de nous confronter à la question : que reste-t-il d’un roman une fois qu’on l’a débarrassé de sa part de fiction ? Pas toute, mais presque. Au vrai, on aurait aimé que tout soit de cette encre :

« Des Indiens dorment assis dos au mur, le grand chapeau abaissé sur leur visage. Le Consul écume les sombres cantinas aux tables poussées contre les murs. Des bougies meurent dans les goulots de bouteilles de bière Moctezuma dernier empereur aztèque de Tenochtitlán. Il invoque le souvenir d’Yvonne comme un simulacre tissé des filaments du passé. Puis elle est revenue, un an plus tard, le Jour des Morts. C’est le privilège du roman de ramener les amours enfuies. Elle est entrée à l’aube cuivrée dans la pénombre de l’hôtel où le Consul a passé la nuit accoudé au comptoir, et c’est une scène d’Apparition des saintes Écritures. Le Consul la voit sans y croire, « légèrement aveuglé sans doute par la lumière du soleil qui dessinait une silhouette un peu floue, debout, là, devant lui, main passée dans la poignée d’un sac rouge vif tenu serré contre la hanche ». Tous deux mourront au crépuscule.

On poussera le Consul avec une balle dans le ventre au fond de la barranca après l’avoir traité de Bolchevik. »

L’auteur a tenu à ce que « roman » figure en couverture et que les dialogues soient authentiques. Cette fois, Patrick Deville ne s’attache pas à suivre Alexandre Yersin dans sa quête du bacille de la peste, mais Trotsky, personnage on ne peut plus romanesque considéré à l’égal d’un écrivain, fondant la IVème Internationale dans sa fuite, et Malcolm Lowry vacillant au-dessous du volcan, les deux saisis dans la même effervescence révolutionnaire qui secoua le Mexique dans les années 30. L’originalité tient évidemment à l’écriture ; car les faits rapportés, puisés aux meilleures sources, sont ruminés par l’auteur en situation, mettant ses pas dans ceux de ses personnages et les accompagnant dans leurs doutes et leurs rêves. Cela dit, même lorsqu’un livre de Patrick Deville déçoit une attente, il demeure tout de même au-dessus du lot de nombre de bluettes nombrilistes comme toute rentrée en charrie. Car sa manière d’opérer une saisie poétique du réel est sans équivalent.Retirada

Il faut croire que l’intrusion de l’auteur comme personnage dans le corps même du récit est la marque de fabrique de ces livres. Il s’y meut comme un peintre dans le motif. C’est aussi le cas indirectement de Lydie Salvayre : dans Pas pleurer (273 pages, 18,50 euros, Seuil), qui se déroule en pleine guerre civile dans la Barcelone de l’été 1936 prise dans le souffle libertaire, elle noue le récit de sa mère Montse à la prise de conscience du Bernanos des Grands cimetières sous la lune. Le point commun entre maman et le grand écrivain? Le courage. le même courage : celui d’oser changer de camp, manière de reconnaître que l’on s’est trompé, jusqu’à prendre le risque de témoigner contre ce et ceux qui étaient son campOn peut écrire un livre à charge contre l’Eglise sans qu’il ne cède en rien aux canons de l’écriture romanesque, même si parfois cela sent un peu le dossier. Même si la charge est rude :

« L’Eglise espagnole est devenue la Putain des militaires épurateurs (…) l’infâme institution (…) etc « .

L’imprégnation des (re)lectures de Bernanos probablement, aussi grand pamphlétaire qu’il fut un puissant romancier (si au moins Pas pleurer pouvait engager ceux qui ne l’ont jamais lu à y aller voir, ils n’en reviendraient pas – d’autant que le Castor Astral le réédite avec soin). Ce qu’il a fait en faisant le jeu des Républicains, lui qui s’était rendu en Espagne naturellement acquis à la cause nationaliste, Bernanos ne l’a pas fait par goût du scandale mais parce que sa conscience chrétienne fut profondément révoltée par la manière dont l’Eglise avait prêté main forte au crime. S’il lui en a coûté de le dénoncer, il lui en aurait coûté bien davantage de n’en rien faire.

Il ne s’en dégage pas que le son d’une conversation d’outre-tombe de deux voix entrelacées mais une couleur. D’aucuns regretteront que nombre de phrases ne soient pas traduites ; mais enfin, c’est de l’espagnol, pas du sanskrit ! Ils se consoleront en se disant que cet entre-deux-langues, qui correspond bien à la double fidélité franco-espagnole de l’auteur, participe justement de sa musicalité. Encore que, dès l’épigraphe tirée du Quijote, ils risquent de lui en vouloir :

« De qué temes, cobarde criatura? De qué lloras, corazon de mantequillas? »

Rien n’est inventé : la narratrice est bien Lydie Salvayre, c’est de sa mère qu’il s’agit, alors une jeune femme d’une grande force de caractère (une étreinte est l’occasion d’un baiser de quatre-vingt dix minutes, un exploit qui n’est heureusement pas délayé pendant quatre-vingt dix pages !), et du vrai Georges Bernanos. Toute à la violence de son propos, elle se donne pour idéal la charge de Carlo Emilio Gadda contre l’abjection mussolinienne. Ou encore les déchirements d’un José Bergamin, catholique et républicain. Il est de pires modèles. Tout sauf la lâche neutralité d’un Saint John Perse alias Alexis Léger du quai d’Orsay, jouant un rôle déterminant dans la non-intervention. Pas pleurer est un hommage, aussi émouvant que secouant, de la fille à sa mère, cette femme qui fit partie de l’interminable colonne de réfugiés passant la frontière du Perthus à pied au début de 1939 après un long voyage, se retrouvant dans un camp à Argelès avant d’échouer dans un village du Languedoc où elle vit encore ; elle y a passé sa seconde vie, comme la première, à montrer à ces enfants comment affronter les travaux et les jours, mais sans pleurer.Sitting Bull 4

Eric Vuillard est lui aussi bien au centre de Tristesse de la terre (156 pages, 18 euros, Actes sud), son septième livre, aussi dérangeant que Congo (2012) ; mais il accomplit un exploit dans l’ordre de la pudeur et de l’effacement : dans l’Amérique des années 1890, lier l’histoire des spectacles de masse de Buffalo Bill Cody (1846-1917) et celle des massacres d’Indiens sans user du « je » alors que tout part du choc qu’il reçut à la vue d’une photographie. Il s’ensuit une réflexion sur la mystification dont des peuples, soudainement jugés surnuméraires tant par l’Histoire que par la géographie, ont été victimes, le cirque en étant le cadre atrocement idéal. L’auteur n’ignore rien du Wild West Show (800 personnes y travaillaient avec quelques 500 chevaux et nombre de bisons). Si l’on conserve encore une certaine tendresse pour Buffalo Bill, en souvenir nostalgique de nos jeunes années bercées par le mythe, on l’éprouve davantage encore pour le vénérable Sitting Bull, incarnant jusqu’à la caricature son propre rôle sous le chapiteau. Le titre contient le mot « tristesse ». Pour une fois, un titre dit vrai, car bien de cela qu’il s’agit tout au long de ce petit livre, lui aussi, comme le précédent, si dévastateur dans son acte d’accusation. Tristesse de la terre : un petit mot suivi d’un grand. A la grande exposition universelle de Chicago en 1893, le cadavre desséché d’un nouveau-né indien était exposé devant 21 millions de visiteurs. Et le reste ? Wounded Knee et général Custer in memoriam. L’Histoire mise en scène en racontant une histoire pour exalter la conquête de l’Ouest, et stupéfier le public par l’intuition de la mort, quel sanglant barnum ! Tragique au coeur de la société du spectacle et happy end. Allez, that’s entertainment !

Reste à savoir si cette autre manière d’approcher la vérité et de la rendre avec les moyens de la littérature renouvellera le roman, le récit historique ou la biographie. A moins qu’elle soit assez lucide pour demeurer un électron libre. Ne restera plus alors qu’à entériner là aussi la confusion des genres toutes frontières abolies.

(« Le show Buffalo Bill » photo D.R. ; « Trotsky et Natalia Sedova à Mexico city » photo Francis Miller pour Life ; « Colonne de réfugiés espagnols arrivant en France en 1939″ photo Robert Capa ; Sitting Bull » photo David Francis Barry)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

899 Réponses pour De quoi se réjouir de la confusion des genres

rose dit: 15 septembre 2014 à 20 h 46 min

merci renato nous sommes chez pétition 24.net. Nous en sommes à 1048 signatures. Il faudrait doubler pour être entendus & être crédibles. Le maire a dit « j’assume ». Il est passé à 19 voix près. Il y a anguille sous roche. Ils parlent de panorama dégagé pour ceux d’en haut (peu d’individus) mais nous sommes nombreux, en bas, qui avons une vue boisée magnifique sur ces cèdres de l’Atlas.

rose dit: 14 septembre 2014 à 20 h 33 min

>Clopine

son machisme annihile le reste au Léo ;
Pas vérifié sur l’enfant et la rivière ; de souvenir il est gardé par une tante car ses parents sont partis ; alors il s’escape avec une barque et il débarque sur une île. Ce sont comme des vacances volées avec le goût de l’interdit. Très sur les bonheurs enfantins ; cela a goût de madeleines (mais ici c’est plutôt la pêche et le fil du courant).

Je me crois aussi très calmement satisfaite lors de toute absence de confusion des genres.

Salut à tous
>Jacques B. oui c’est comme çà : ring de kung fu -cinéma !

c’est donc pour cela que l’assoc qui s’occupe de Bosco varie ses AG entre Lourmarin et Nice. Différents universitaires à Nice bossent toujours sur Bosco.

rose dit: 14 septembre 2014 à 19 h 20 min

>PMB

oui on le peut, si l’on y croit on peut pas mal de choses

>à toutes celles et ceux qui vivent dans les arbres (le gros risque étant nulle envie d’en descendre ! 😉 )

http://www.gazette-drouot.com/gif-magazine/gif-enchere/gif-sculpture/gif-sculpture2012/1702bactriane.jpg

j’en suis à 48 signatures depuis hier pour les cèdres de l’Atlas.

D’accord avec vous sur la poésie de Bosco

les enfants des villes auront bientôt des jardins ouvriers, cela se remet en place, entre les tours bétonnées, je lis bcp sur ce sujet ; cela fait partie des idées citoyennes qui germent ici et là.

georges dit: 12 septembre 2014 à 15 h 48 min

Chantal
« je répond calmement la redondance est un effet de style, et un terme juridique n’en vaut pas un autre .. »

Exactement.
Et en juridique on ne peut pas faire autrement

Court dit: 12 septembre 2014 à 15 h 02 min

Il existe une biographie de Saint Jean Bosco par Henri Bosco! Une affaire de famille?
J’aévoue bien aimer le Bosco un peu fantastique, façon Malicroix…
Bien à vous.
MC

PMB dit: 12 septembre 2014 à 14 h 36 min

Corrections :

Qu’un livre soit étudié en classe (et dieu sait si l’Enfant et la Rivière l’a été) ne signifie pas qu’il est limité à son intérêt pédagogique. Plus exactement, il peut apporter la pédagogie de la précision unie à la poésie, de l’évoqué plus que du dit.

Peut-on encore présenter ce livre à des élèves poussant sur le ciment des villes ?

PMB dit: 12 septembre 2014 à 14 h 17 min

Correction ;

Qu’un livre soit étudié en classe (et dieu sait si l’Enfant et la Rivière l’a été) ne signifie pas qu’il est limité à son intérêt pédagogique. Plus exactement, il peut apporter la pédagogie de la précision unie à la poésie, de l’évoqué plus que du dit.

PMB dit: 12 septembre 2014 à 13 h 42 min

Ueda, merci pour la précision !

Qu’un livre soit étudié en classe (et dieu sait si l’Enfant et la Rivière l’a été) ne signifie pas qu’il est limité à son intérêt, pédagogique. Plus exactement, il peut apporter la pédagogie de la précision unie à la poésie, de l’évoqué plus que le dit. Précision : une description chez Bosco fait appel à tous les sens en évitant le piège de la dissection clinique. Poésie : elle est trop forte pour que j’arrive à la dire. Et le livre sus-cité, mieux encore qu’une ode naturaliste, est un bain (on n’en sort pas) de mélancolie, une variation mélodique sur le thème du manque.

Et puis,les fleuves, pour moi, c’est quelque chose…

PS Peut-on encore présenter ce livre à des élèves poussant le ciment des villes ? Avec de la méthode, de la passion et de la patience, peut-être…

chantal dit: 12 septembre 2014 à 12 h 57 min

je vais le relire henri bosco, ces extraits sont un régal à lire.

cela me remettra dans l’ambiance, je dois écrire quelque chose sur l’enfance pour le 15.

Belle journée, j’ai cueilli des bruyères roses dans mon petit paradis d’enfance.

ueda dit: 12 septembre 2014 à 12 h 51 min

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 12 h 45 min

Très bien.

Je dirais « je le lirai » si je n’étais pas accablé déjà par mes non-lectures.

N’oubliez pas que viennent ici des prolétaires de l’imaginaire, des gueux en casquette, des sans-dents qui renâclent au râtelier littéraire…

(Comment ça, j’en fais trop?)

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 12 h 45 min

Rien de scolaire ni pédagogique, chez Bosco, ueda, c’est un écrivain des âmes torturées et des fantômes des maisons, des jardins et de la nature tout entière ! Chez lui, le scalpel incise avec profondeur et subtilité dans l’invisible et l’indicible, surtout dans « Un rameau de la nuit ».

ueda dit: 12 septembre 2014 à 12 h 32 min

Mon post est parti dans un trou noir, je vais essayer de le répéter, car il y a malentendu.

PMB dit: 12 septembre 2014 à 11 h 36 min
Ueda, ce texte sur le Rhône est plus qu’un texte léché, une carte postale.

Quand je dis que ce texte est excellent, il n’y a pas d’ironie.

« Il ne grondait pas. Il glissait. Quoiqu’il fût en crue depuis plusieurs heures, il arrivait par grandes nappes régulières et d’une rive à l’autre il avançait dans l’ombre avec cette discrétion des grands fleuves… »

Remarquez qu’il y a aussi une question d’expérience.
Certains ne se sont jamais assis dans le silence et dans le noir à côté d’une rivière.

Je me réfère à l’école parce que c’est une des sources dont procède ce texte d’une très grande qualité.
(Du reste Bosco a passé une vie d’enseignant)
Il est au sommet dans un genre particulier.

De même qu’il existe de médiocres écrivains avant-gardistes, et d’autres remarquables.

J’ai remarqué que je me réjouissais souvent de la non-confusion des genres.

chantal dit: 12 septembre 2014 à 11 h 46 min

non clopine, il est furieux parce que ce sont des filles en comité de lecture et attachée de presse et il se sent méprisé car elles lui ont envoyé une fiche avec des corrections. Il est orgueilleux et a loupé la commande au lieu de mettre laisser faire la maison d’édition. C’est quelqu’un d’autre, une fille qu’il avait recommandée pour un autre texte qui l’a fait dans son dos et a empoché les agios, elle a récupéré son boulot.

Du coup il peste sur les femmes .. mais je ne suis pas sa poubelle émotionnelle, hein, et j’écris aussi ..

j’ai un principe si quelqu’un est incapable de mettre ses frustrations de côté pour passer un agréable moment, laissons tomber ..

PMB dit: 12 septembre 2014 à 11 h 36 min

Ueda, ce texte sur le Rhône est plus qu’un texte léché, une carte postale.

Je laisse les gens chercher pourquoi, chacun sa lecture.

chantal dit: 12 septembre 2014 à 11 h 32 min

j’en ai tiré une leçon pour moi -même clopine, trop longtemps que j’écoute les lml & autres zouaves sans rien dire, c’est vrai qu’il font beaucoup de bruit .. mais ils sont somme toute assez fréquents, des frustrés.

chacun sa valise.

je souhaite à mon ami traducteur sociologue de se trouver une femme qui l’aide à payer les mensualités de son emprunt hypothécaire, et de passer l’aspirateur sous son lit qui a une épaisse couche de poussière .. fait pas envie.

Deneb dit: 12 septembre 2014 à 11 h 27 min

La petite Chantal c’est pas du beurre mou, bouguereau. T’as intérêt à avancer louvoyant en faisant le gros dos. T’as lu ton horoscope ces temps-ci bouguereau ? Je m’demande si y’aurait pas vaguement une conjoncture défavorable ? Maintenant t’inquiète pas, les astres ça tourne, ça passe et ça repasse.

ueda dit: 12 septembre 2014 à 11 h 19 min

chantal dit: 12 septembre 2014 à 11 h 08 min
Tout à fait me répond – il, ces petites connasses attachées de presse de chez Albin Michel sont nulles à chier, on les engage pour leur décolleté.

C’est craquant parce qu’il y en a deux.
La redondance est un effet de style.

Clopine Trouillefou dit: 12 septembre 2014 à 11 h 17 min

Chantal, je n’ai pas bien compris le rapport entre la redondance et le décolleté des attachées de presse de chez Albin Michel : que cherchait-il à vous dire, votre tourmenteur, là ?

et GAG, c’est qui ?

Le père de Bouguereau est un spécialiste de la branlette, c’est ça ? Il en a fait des livres et des traductions ?

(en tout cas, vous avez raison de refuser l’avance. Ca me paraît terrible, vu de chez moi, les histoires d' »avance », dans les milieus littéraires….)

chantal dit: 12 septembre 2014 à 11 h 08 min

en revanche je vais te dire le bougre, je te mets un doigt avec un ongle vernis et bien pointu où tu penses, et je le caca que j’en tirerais je te le ferais sniffer si tu est sage .. non mais ..

je te dois une conversation musclée avec un traducteur : je traduits et j’en ai marre, l’autre jour je me suis vu refuser une traduction chez Albin michel au motif que j’ai utilisé deux fois un mot juridique de la marine marchande pour un pâté de je ne sais combien de caractère ( il était si furax que j’ai bouché mes oreilles )

je répond calmement la redondance est un effet de style, et un terme juridique n’en vaut pas un autre ..

Tout à fait me répond – il, ces petites connasses attachées de presse de chez Albin Michel sont nulles à chier, on les engage pour leur décolleté.

Là – dessus il commence à bouder ..

Tu n’as pas d’autres projets en vue ?

Si une traduction en anglais sur les origines du yoga ..
Ha je fais, très bien, un film vient de sortir ( l’éveil des dieux )

Sur ce on bavarde un peu, il me demande à quoi je passe mon temps de loisir.

Ho je vais de temps en temps sur un blog littéraire, il y a là toutes sortes de drôles de zouaves, dont un fils de traducteur qui s’exprime dans un métalangage étrange et ne parle que de sexe et d’enculette.

Tu n’as pas idée de qui ce peut – être ?
Bah je fais, je crois bien que c’est le fils de GAG.

Ok il me fait, t’as lu ses livres ou ses tradals ?

Rien de nawak.

M’enfin tu tombes de la lune, c’est le spécialiste de je me branle en pension.

Là dessus il commence à rouler des yeux, et me demande de le suivre dans sa chambre .. heu ..

no thanks’.

keupu dit: 12 septembre 2014 à 11 h 06 min

Jacques Barozzi 10 h 10 : au moins chez Popaul on ne trouve pas les délires de JC et les conneries de bougue-rot, c’est plus respirable, non ?

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 11 h 02 min

Ce que je pourrais dire, ueda :

« Mon sang, qui est italo-provençal, est, aussi loin que je remonte, de race méditerranéenne. »

ueda dit: 12 septembre 2014 à 10 h 52 min

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 10 h 50 min
Henri Bosco (1888-1976), l’auteur de L’Ane Culotte et du Mas Théotime

Sauras-tu deviner lequel de ces deux titres emporte l’assentiment de bouguereau?

ueda dit: 12 septembre 2014 à 10 h 51 min

Sympa l’aventure en short. Moi qui rêve de vivre éternellement en bermuda (JB)

Pour notre ami TKT, c’est insolent.

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 10 h 50 min

Commentaire et extrait du « Goût de Nice ».

Henri Bosco (1888-1976), l’auteur de L’Ane Culotte et du Mas Théotime, et dont l’œuvre est indissociable de la Provence de la Durance et du Lubéron, est venu finir sa vie à Nice. Pourquoi Nice, pour ce natif d’Avignon ? Peut-être parce que sa mère, Louise Faléna, était Niçoise. On sait aussi que sa famille paternelle, apparentée à la lignée dont est issu saint Jean Bosco, était originaire de la région de San Remo. Elle s’était établie à Marseille, au début du XIXe siècle. C’est là que son père, artiste lyrique, fit des débuts remarqués en tant que ténor. D’une grande discrétion sur sa vie privée, Henri Bosco, dans un court texte autobiographique, déclare seulement, parlant de ses parents : « Tous deux provençaux et parlant couramment le provençal. », précisant, plus loin : « Mon sang, qui est italo-provençal, est, aussi loin que je remonte, de race méditerranéenne. » A sa retraite, en 1955, après une carrière consacrée à l’enseignement, qui l’a conduit en Algérie, en Serbie, en Italie et au Maroc, Henri Bosco et son épouse Madeleine se sont installés dans un vieux mas des hauteurs de Cimiez : La Maison Rose (Chemin de l’Abbaye de Saint-Pons). Là, fait citoyen d’honneur de la ville, il fut appelé à siéger au Conseil de l’Université de Nice, nouvellement crée, en octobre 1965.Université où un fonds documentaire à son nom est ouvert aux chercheurs. A la question : « Comment vivez-vous ici à Nice ? » posée par son ami Robert Ytier, deux ans avant sa mort, voici ce qu’il répondit :

« Nous vivons à Nice au milieu de ce jardin, dans cette vieille maison, et entourés de beaucoup d’amis délicieux qui nous font un séjour de la ville extrêmement agréable. Nous passons l’hiver de préférence ici, parce que, comme de vieux Africains, de vieux Marocains, nous craignons le froid (moi surtout) et que je ne peux guère aller à Lourmarin, qui est mon pays de prédilection, qu’au printemps.
Nous partons au printemps à Lourmarin ; nous restons là-bas un mois, quinze jours, deux mois, suivant la température et suivant aussi, je ne dirai pas notre fantaisie, mais les nécessités. Elles font que nous rentrons à Nice pour régler nos affaires et pour aussi exercer une surveillance sur cette vieille maison.
Voilà comment nous vivons, très sobrement du reste. Nous ne nous refusons pas un bon repas, nous aimons bien la vie normale, mais nous vivons d’une façon extrêmement simple, très modeste. Car il nous suffit d’avoir quelques amis et cette belle maison très rustique. […]
Notre plaisir, c’est d’avoir à la fin de notre vie une belle maison, des arbres autour de nous, des oiseaux, des bêtes, et même les renards dans notre bois, ce qui est indispensable. Nous avons des chats-huants, des hiboux, toutes sortes d’oiseaux dans les arbres, cela suffit à notre bonheur. De temps en temps, nous faisons, nous l’avons fait jusqu’à maintenant, un grand voyage en Espagne ou en Italie. Mais nous ne le ferons pas cette année [1974], je crois, nous irons à Lourmarin. J’y tiens beaucoup, et nous resterons quelque temps, et puis nous reviendrons, nous ferons la navette entre Lourmarin et Nice. J’aime cette navette ; elle me garde en forme et tant que je pourrai la faire, ce sera bon signe. Avec l’âge, on se replie sur les lieux que l’on a aimés. Ce sont les racines – au fil de la vie, après celles de l’enfance… »
(In « Henri Bosco ou l’amour de la vie » de Robert Ytier, éditions Aubanel, 1996)

ueda dit: 12 septembre 2014 à 10 h 46 min

PMB dit: 12 septembre 2014 à 10 h 33 min

Ce texte de Bosco est très bon.
On est souvent saisi quand on tombe sur ces proses tranquilles, des proses sans poses, littéraires mais pas rentrée.

Ça réveille aussi le petit écolier, bercé par les rédacs calibrées et soignées (mais avec parfois un ptit chapeau sul’côté pour faire du style)
« Niché au creux du vallon, qu’il est beau mon petit village ».

En revanche, le fleuve « lèche » les piles du pont, mon instit aurait toussé: évitez les clichés.

bouguereau dit: 12 septembre 2014 à 10 h 43 min

Je répond: pas sur la musique préférée de ton père ..

mais tu peux m’enculer en revanche.(chus assez fier du en revanche sans véxer les petites pétasses)

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 10 h 39 min

Bosco, c’est superbe, en effet. Clopine lisez « Un rameau dans la nuit », moins connu mais plus troublant que « Le mas Théotime » !

ueda dit: 12 septembre 2014 à 10 h 39 min

Clopine Trouillefou dit: 12 septembre 2014 à 10 h 33 min
« comment dire « non » sans vexer les Grands Mâles ».

On tombe en arrêt parce qu’on est à cran, comme les couteaux.

Une apparence.

ueda dit: 12 septembre 2014 à 10 h 35 min

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 31 min
Et pour ma part, j’aurais confié volontiers mes enfants à un enseignant ayant gardé fraîcheur et goût de la vérité plutôt qu’à un corrosif qui ne croit en rien.

Jawohl.

En revanche, les corrosifs sont accueillis sur ce blog avec humanité (boisson et serviette chaude).

Clopine Trouillefou dit: 12 septembre 2014 à 10 h 33 min

« pas sur la musique préférée de ton père », c’est super. Je retiens ça dans le catalogue « comment dire « non » sans vexer les Grands Mâles ». Bravo, Chantal : en cinq lignes, une vraie nouvelle !

PMB dit: 12 septembre 2014 à 10 h 33 min

La fascination de Bosco pour les rivières remonte à son enfance.

LE CHEMIN DE MONCLAR

… vous sentez se lever lentement une présence, une extraordinaire présence, la présence étrange de ce qui est là, de ce qui vous entoure, et, si c’est la nuit, ce qui vous entoure, s’ouvre sur l’immensité, s’enfonce dans les profondeurs… Or c’était la nuit, et j’entendais passer sous moi les eaux invisibles du fleuve…
Il ne grondait pas. Il glissait. Quoiqu’il fût en crue depuis plusieurs heures, il arrivait par grandes nappes régulières et d’une rive à l’autre il avançait dans l’ombre avec cette discrétion des grands fleuves qui depuis des siècles ont creusé leur lit pour l’écoulement de leurs eaux puissantes, assurés qu’ils sont de leur cours jusqu’à la mer. Aux pre­mières poussées de la crue qui les gonfle, leurs rivages n’op­posent pas – creusés qu’ils sont depuis longtemps – des obstacles qui les irritent. Le fleuve monte, mais sa gran­deur contient encore entre ses berges, et ainsi c’est presque en silence qu’il passe le long des roseaux, des saules bas, des hauts peupliers, des vieux ormes, et qu’il lèche les piles massives des ponts où cependant déjà des tourbillons se creusent, où de légers et brefs clapotis, par moments, annoncent les eaux sournoisement en marche… Mais c’est à peine si ce clapotis, je le percevais, et j’aurais pu croire qu’il n’y avait pas de fleuve derrière la digue qui le sépa­rait de mes yeux, cependant qu’une énorme masse liquide descendait sur un front de plus de six cents mètres – et je le savais – depuis les Alpes où tombaient les pluies, vers le sud déjà nuageux, où ces eaux alluviales allaient troubler la mer de leurs apports et ainsi nourrir les sables solitaires des plages…
Vision inattendue, cette nuit-là, présence de l’immen­sité, que j’éprouve souvent dans l’ombre près des eaux et qui déjà en moi annonçait la naissance de l’homme, cet homme que je devenais, et en qui naissaient de nouvelles craintes, comme celle qui devant le fleuve venait de sur­gir et me saisissait, là même où l’enfant que j’avais été jusqu’alors n’aurait éprouvé qu’une peur, une peur étroite, la peur de tomber dans les eaux, d’y crier, de m’y débattre, d’y être englouti…
Et cela je le ressentais, du fait que j’étais seul, subite­ment seul…

ueda dit: 12 septembre 2014 à 10 h 30 min

chantal dit: 12 septembre 2014 à 10 h 15 min
Il me dit, est – ce que je peux t’embrasser ?
Je répond: pas sur la musique préférée de ton père ..

Sehr gut.

DAVID CROQUETTE dit: 12 septembre 2014 à 10 h 29 min

Ce qui m’a toujours réjoui le coeur, c’est que les deux demi-frères, dont Clopinou donc, s’entendent à merveille, dans un respect et une affection profonde. Peut-être serons-nous tous réunis au début de l’année prochaine, sur un point du globe, en Nouvelle Zélande tenez : c’est un GPB (Grand Projet Beaubecquois).

Elle en trimballe une sacrée couche, la NIGAUDE DE SEINE-INFÉRIEURE !

Clopine Trouillefou dit: 12 septembre 2014 à 10 h 17 min

Jacques, ils sont partis pour une année entière ! Et le fils en question est -en prime- un subtil musicien – piano jazz. L’étonnant est que son style ressemble fort à celui de Nils Frahm, ce qui ne serait rien sans, en plus, une ressemblance physique vraiment troublante – la forme du visage, la couleur des yeux – c’est curieux, non ? J’aime vraiment beaucoup l’écouter, mais je n’en ai pas souvent l’occasion, hélas.

Ce qui m’a toujours réjoui le coeur, c’est que les deux demi-frères, dont Clopinou donc, s’entendent à merveille, dans un respect et une affection profonde. Peut-être serons-nous tous réunis au début de l’année prochaine, sur un point du globe, en Nouvelle Zélande tenez : c’est un GPB (Grand Projet Beaubecquois).

Je ne sais pas comment amorcer une alerte google (mais pour de vrai, chuuuuut Jacques, je ne suis pas très preneuse de l’article en question, enfin si un peu quand même m’enfin bref).

chantal dit: 12 septembre 2014 à 10 h 15 min

léo ferré pour moi c’est un souvenir qui se promène sur une route de campagne du côté de Bourges, dans une petite ax noire avec un ami cinéaste. Tu dois écouter les mots de ferré me disait – il, ( je le trouve sinistre répondais -je ) . Pourtant c’est le chanteur préféré de mon père, tu sais celui qui a écrit Verlaine l’ardoise ou la pluie ..

Et ta mère qu’est – ce qu’elle en pensait de Ferré ?
Je ne sais pas me répondit – il un peu étonné.

On décide de s’arrêter dans la campagne, profiter un peu du paysage, la porte de la voiture est ouverte, on entend toujours Ferré qui chante, mais c’est plus assourdi.

Il me dit, est – ce que je peux t’embrasser ?
Je répond: pas sur la musique préférée de ton père ..

Cumbersome dit: 12 septembre 2014 à 10 h 12 min

C’est à dire que S*mu S*cial CLub, c’est honni.

Et Georges Bernard Shaw j’allais vous demander hier, mais je vois que…

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 10 h 10 min

Sur le ring erdélien, on aimerait assister à un match frontal entre Passou et Paupol, jusqu’à la victoire de l’un sur l’autre par KO : sanglante arène !

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 10 h 05 min

Clopine, pour être informé d’un article vous concernant, rien de mieux que google alerte.
Sympa l’aventure en short. Moi qui rêve de vivre éternellement en bermuda ! Pour l’art de la photo, le fils tient du père.

Clopine Trouillefou dit: 12 septembre 2014 à 9 h 56 min

Bon, allez, je nuance. En regardant le schéma proposé, je suis donc un peu plus platonicienne que nietzschéenne, d’un côté, et beaucoup beaucoup plus du côté de Montaigne que de Spinoza (pour reprendre les exemples donnés dans le test), de l’autre . Ca donne « penseur passionné ». Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça a l’air sympathique : j’en accepte l’augure !

Deneb dit: 12 septembre 2014 à 9 h 55 min

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 56 min

Rose, je n’arrive pas à peser mon œuf, il roule sans arrêt. Avez-vous un truc ?

bouguereau dit: 12 septembre 2014 à 9 h 49 min

histoire de transformer l’eau boueuse et stagnante en une eau vive et claire ?

pour leur faire foute sur la gueule avec des copains qui font du mma..?

Clopine Trouillefou dit: 12 septembre 2014 à 9 h 47 min

Rose, Bosco et « l’enfant et la rivière » ? Je ne sais pas : est-ce que l’enfant s’ennuie dans un jardin bien ratissé, bien peigné, où même les pétales de rose morts sont ramassés ? Si cela commence comme cela, alors, c’est bien « l’enfant et la rivière » que j’ai lu, il y a si longtemps.

Je crois qu’il y a eu une correspondance entre Giono et Bosco – ou une étude sur le traitement de la provence chez l’un et l’autre. Je n’ai pas lu Bosco (sinon peut-être l’enfant et la rivière, si c’est bien le texte que j’attribuais à Genevoix, je voudrais pouvoir vérifier, soupir) – à mon sens, les rivières de Provence sont assez différentes de celles du nord de la France : les « gardons », bordés d’abarines, jouent avec les pierres adoucies et les trous d’eau plus sombres. Les rivières, en Normandie, se déploient en lacets, comme autant de serpents paresseux.
merci en tout cas de votre intérêt, Rose, et savez-vous pourquoi vous détestez tant Ferré ? Il y a chez lui, à mon sens, un sens si précis du mot, du texte, que vous ne pouvez le cantonner à la seule anarchie. Encore que sa chanson « y’en a pas un sur cent, mais pourtant ils existent », est extraordinaire dans la description de ces militants-là. Tout y est : la provenance sociale (« fils de rien ou bien fils de si peu »), la mythologie de la rue, la référence à l’Espagne, la solidarité et l’attirance pour la violence, et ceci, aussi, qui est si vrai, si juste :

« Ils ont un drapeau noir
En berne sur l’Espoir
Et la mélancolie
Pour traîner dans la vie
Des couteaux pour trancher
Le pain de l’Amitié
Et des armes rouillées
Pour ne pas oublier »

Vous êtes injuste, un peu, avec Ferré. C’est un grand… (mais sa mysogynie est patente, c’est vrai. Faut dire qu’il est profondément du siècle dernier.)

bouguereau dit: 12 septembre 2014 à 9 h 47 min

ML et moi,

hof faut que tu prennes le plus gros et le plus barbu à toi tout seul baroz..t’es même pas preum dans la tournante

Jacques Barozzi dit: 12 septembre 2014 à 9 h 42 min

« Vous êtes plus sympathique de visu que ce que vous laissez transparaître de vous ici : c’est comme s’il y avait pénurie d’eau douce et courante et que l’on en soit réduit à se battre pour une flaque autour d’une mare.
Boueuse et stagnante. »

Je ne me rends pas bien compte, rose, de l’impression que je peux donner de moi ici même. Mais je crois que ce sentiment que vous traduisez en une belle métaphore me semble généralisable à tous les intervenants. Le commentarium, comme l’a si justement baptisé Polémikoeur, est devenu étrangement un ring permanent sur lequel montent tour à tour les couples « d’adversaires » : D. et TKT, Clopine et Daaphnée, ML et moi, Chaloux et le boug, hier, Abdel et Phil… Le plus souvent le combat finit par tourner rapidement à la bagarre générale, avec la participation plus ou moins active des trolls pervers !
Est-ce la loi du genre ?
Sans doute la raison pour laquelle, lorsque c’est possible, j’aime bien rencontrer réellement la plupart des commentateurs : histoire de transformer l’eau boueuse et stagnante en une eau vive et claire ?

Clopine Trouillefou dit: 12 septembre 2014 à 9 h 29 min

Ah non ! Des journées, vous me devez réparation ! Je clique sur votre lien, je réponds honnêtement à toutes les questions (d’habitude, je fais ce genre de test dans les salles d’attente des toubibs, dans les magazines dits « féminins » (soupir) et encore, quand je les fais car souvent les thèmes sont d’une débilité profonde – celui-ci m’inspire le même genre de défiance, mais !)

Je fais les petits calculs :

sur l’axe « métaphysique », j’en suis à 11 contre 7

sur l’axe « descriptif », j’en suis à 15 contre 3.

Voilà, et alors ?

Et alors, RIEN parce qu’il faut s’abonner pour savoir à quoi ça correspond.

Eh bien, je vais vous le dire, moi, à quoi ça correspond : à une jolie petite arnaque marketing.

Ca m’aura au moins appris que sur l’axe « comment être pris pour un con », ma moyenne est fort honorable !

Bon, des journées, je ne cliquerai plus sur vos liens, et en plus, là, je boude.

chantal dit: 12 septembre 2014 à 9 h 05 min

je pense que c’est moi qui avait évoqué Mud l’an dernier à sa sortie, un très beau film de cabanes dans les arbres, avec cet homme qui essaye de se refaire un semblant de vie au fond d’une île .. il est tiraillé entre aller rechercher une femme qui l’a déjà trompé, un ciel homme qu’il considérait comme son père et lui a tout appris du bricolage d’un bâteau. Il n’en a pas les moyens, il est recherché. Il va entrainer dans son désir d’évasion deux gamins qui vont l’aider à leur manière pour se procurer les accessoires destinés à faire décoller l’épave qu’il habite fichée en haut d’un arbre. C’est inspiré de Mark Twain. Des deux petits garçon il y en a un plus sensible, celui qui ne pourra supporter que cet homme parte, il est fasciné, il lui semble beaucoup plus intéressant que ses propres parents. C’est une belle illustration du parfum d’aventure qui se trouve dans les livres, à portée de main, à portée de songe. Toutefois comme à chaque fois qu’on referme un livre, on est confronté au réel, les ampoules de la salle de bain à changer, le cartable du petit dernier à vider des miettes de tartines ..

Sant'Angelo Giovanni dit: 12 septembre 2014 à 8 h 20 min


…il n’en reste pas moins que les problèmes actuels en économies d’€urope,…reste les Héritiers,…les anciens & nouveaux en bétons longues durées,!…

…les survivants aux concepts de l’Optimum à Paretto,…style les amis aux  » privilèges royaux  » à se les roulez, entre deux pipes faisandées,!…

…10 % à 20 % de très riches, propriétaires de 80 % à 90 % des richesses dans chaque pays,…

…et le reste maximum de 85 % des gens, à se contenter avec le code civil; des 15 % à 20 % des richesses restantes,!…

…la crise,…une invention de se sentir serré par le Stalag 13 à l’€uro-économique loobiyng’s,…

…voter, c’est déjà, l’esclavage volontaire à la de la Boétie,…
…donner sa langue au chat, dans un tigre de papier,…

…en conclusions, désarçonné la cavalerie et revivre au trot-plein,…
…ne souffler plus,…j’interprète  » une croix sur un coeur « ,…Non, c’est trop lisible,!…
…bon à tirer pour les nouvelles  » béguines « ,…
…le coeur chaud en larmes,!…au trot,!…etc,!…
…les amis d’esprit d’abord,…les revenues en-suites,!…les taxes à fayots,…des basses cours,!…mes amis du jambon,…du grand Turc entourloupé,…Luxes & Bourres,…après Lucres & Haines,!…
…aux rayons X,… y a pas que des photos,…les seins nus,!…en bricoles,!…comme modèles,…
…etc,!…bien aux entournures,!…envoyez please,!…Ah,!Ah,!…Bip,!Bip,!…etc,!…
…Go,!…

des journées entières dans les arbres dit: 12 septembre 2014 à 7 h 18 min

J’espère que ce petit livre pornographique de Reinhardt aura un prix littéraire; on n’en a pas fini avec lui.

rose dit: 12 septembre 2014 à 4 h 58 min

Bon, il reste de la courgette et de l’oignon blanc râpés.
Rajoutez deux œufs, puis au pif, environ 125g de flocons d’épeautre, 50g de farine blanche, 50g de beurre un peu de lait un peu de crème fraîche, sel herbamare aux herbes des collines thym sarriette et romarin, et poivre blanc + gris.
Battre le tout.

Prendre une petite poêle à blinis à bord haut.
Très peu d’huile au fond, mettez-y une couche épaisse de la préparation. Laissez bien dorer sur une face.
Retournez comme une omelette.
Laissez dorer la seconde face.

Bon appétit.

Galettes végétariennes. Plat de résistance. Deux par personne ça va.

rose dit: 12 septembre 2014 à 4 h 40 min

ben pas du tout !
Ernesto pour rimer avec saluto et un clin d’œil affectueux au Che. et à Diarios de motocicleta.

Pfffff…

pkoi je ne pars pas ? Pcq mon temps n’est pas venu.

Ai regardé encore la carte : avant l’océan atlantique, il y en a des choses à voir et la vallée de la mort à traverser presque en son milieu. Et qd on arrive sur la côte ouest on est presque à Big Sur, qq miles en dessous.

Sant'Angelo Giovanni dit: 12 septembre 2014 à 2 h 40 min


…après les routes et les ponts,…les grues à monter,!…attention aux  » Verts – Tiges « ,…
…à tourner  » manège « sur soi-même,…à nos tasses de thé Lipton aux sandwich’s croissants sans brin d’acier à monter,!…Ah,!Ah,!,BIP,!Bip,!…

…nos usuriers en manque de  » scorpions – drones  » à dix-versions,!…etc,!…
…à nos cow-boy’s indiens endoctrinés, plumes à pensées uniques sur épouvantails,!…
…la nouvelle garden-party,!…Ah,!Ah,!…Go,!…
…etc,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 septembre 2014 à 1 h 48 min


…comme c’est facile de parler des arbres de l’Atlas à protéger,…
…quand, on n’a plus d’indiens & que dans les réserves à surveillez,!…des Stalag 13 ,…dans tous les états,!…
…les €tats-Unis-Coloniaux-des Amériques,!…pas loin des à  » morale « , bien tricotées pour l’histoire,…Ah,!Ah,!…Bip,!Bip,!…à Montesquieu du Buss-Ness,…et ses Concordes en liens,!…
…etc,!…
…à propos de solitude,!…un choix parce qu’on n’a que ce choix, avec des  » indiens-blancs & K.K.K. « des connivences,!…

…une relecture des stratégies, pour se gaver aux miels d’abeilles,!…etc,!…tard le dard à s’enfler,!…etc,!…no my job,!…

B comme BERLIN dit: 12 septembre 2014 à 1 h 08 min

« rose dit: 12 septembre 2014 à 1 h 04 min »

Encore une qui vient de se faire larguer !.
Un livre ??? ?? ?.

rose dit: 12 septembre 2014 à 1 h 03 min

Je ne peux pas ne pas le dire passque cela commence à me peser coucarin sur l’estomac : je déteste férocement Léo Ferré. Et qu’il soit mort un 14 juillet, c’est bien fait pour sa pomme.

Il y a bien peu de gens que je déteste (Lars Von Trier aussi, passque me réveiller un samedi matin en pleurant c’est aussi pire que de voir se faire couper en tronçons un cèdre du Liban sous ses fenêtres) mais Léo Ferré, qu’il soit mort un 14 juillet c’est bien ironique.

Voilà.

T’as du matériau à toi de gérer.
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2F6b.img.v4.skyrock.net%2F6b7%2Frctrucksuisse%2Fpics%2F1538827904.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Frctrucks-suisse.forumzen.com%2Ft594-les-engins-de-chantier-les-modeles-rc-existants&h=443&w=600&tbnid=IgRFowL5WkA-HM%3A&zoom=1&docid=cBlrox-Slq-ThM&ei=2ikSVOLWLMXSaMfRgsAP&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=3108&page=1&start=0&ndsp=47&ved=0CCsQrQMwAw

Maintenant, tu pourrais aussi me laisser vivre ma vie, et vivre la tienne. C’est un choix.

B comme BERLIN dit: 12 septembre 2014 à 1 h 00 min

Bon, Rose :

A l’ouest du MiddleOuest, il y a le Pacifique!.
A l’ouest du Pacifique, il y a la civilisation !!!.
Pas de quoi faire un drame des Rocheuses.

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 56 min

Qui n’écrira rien du tout.

Recette : prenez un œuf (bon et bel, ou bien bel et bon).
Pesez-le.
Prenez son poids de farine de beurre mou et de courgette + oignon blanc frais râpés.
Ajoutez un demi sachet de levure.

Battez le tout.
Laissez lever un peu, le temps de préchauffer le four, à 180°.

Mettre dans des moules à madeleines, faire cuire. Sortir. Manger chaud.

Entrée.

Salut

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 52 min

Être anarchiste ça sert à rien.
Vaut mieux vivre vieux avec une femme que l’on aime qui écrira rien sur toi que tu sois mort ou vif.
Passque toi et elle c’est du solide et pas du marché aux amants.

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 44 min

Je ne peux pas ne pas vous le dire : je milite, je tracte pour les cèdres de l’Atlas, éviter leur assassinat. J’ai un peu honte. J’aurais pu militer pour des oiseaux, les martins pêcheurs ou les guêpiers d’Europe mais le sujet brûlant ce sont les cèdres de l’Atlas. Ils ont cent vingt cinq ans. Nous sommes deux à soupçonner une future modification du POS.
Voilà, je suis engagée et fière de moi. Je vous dirai, si nous, le comité de soutien, nous gagnons.

Cela ne veut pas dire que je ne sais pas ce qu’a décidé Obama ; ni que je ne sais pas non plus divers enfants, ici et là, turbulents puis martyrisés dans la douleur.
Mais, impuissante à ceux-ci, je tente d’être puissante à cela. Petit à petite échelle mais à ma dimension.

Salut à vous et fraternité

(je me sens très forte à défendre des arbres, c’est vrai). Ne m’en veuillez pas.

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 31 min

NOTA : (et marre de vos luttes intestines, donc sans prendre la défense de personne ni le parti de qui que ce soit, censuré )
évidemment que plus l’enfant est jeune, plus il est difficile de lui enseigner ; et bien évidemment que le meilleur enseignant se doit d’être dévolu aux élèves les plus jeunes, les plus frais les plus malléables, les plus perméables.

Et pour ma part, j’aurais confié volontiers mes enfants à un enseignant ayant gardé fraîcheur et goût de la vérité plutôt qu’à un corrosif qui ne croit en rien. Parce que j’aurais eu confiance en lui. Et pensé qu’il n’aurait pas abimé mon enfant. De toutes manières c’est un pédagogue et pas un qui éduque, puisque c’est moi qui éduque mes enfants. Parent. Et que je n’attends pas de l’enseignant de mes enfants qu’il les élève puisque c’est le mien de taf.

Confusion des rôles.

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 22 min

Je lirai Emmanuel Carrère, pour savoir de Luc.
Aussi Reinhardt, parce que désormais je lis tout de lui, et espère continuer à l’aimer comme au premier livre éblouissant de pertinence de sensibilité et de complexité.
Et je lirai Quignard parce que j’aime à apprendre de lui, ses sots l’y laisse.

Voilà c’est tout : je ne veux pas participer à vos batailles.

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 16 min

J’ai écouté un peu de Pascal Quignard sur FC. Ne suis pas d’accord avec son élégie qur la solitude de celui qui pense alors qu’il est marié et qu’il vit avec sa femme. Même s’il écrit cinq, dix douze heures par jeou seul dans sa caverne, le reste du temps il mange vit dort avec sa femme. Facile de parler de la solitude du créateur lorsqu’on ne vit pas seul.

Eric Reinhart a une sensibilité à fleur de peau ; sa femme dans Cendrillon s’appelle Margot. Il aime érotisme fétichiste la cambrure de son pied. Mais surtout il loue la rencontre avec elle qui a été déterminante pour son avenir.
A changé sa trajectoire.
Essaie les fringues sur leur lit. Les foulards etc. Son élégance féline. Sa féminité.

Il est beau, trouvé-je sur ses dernières photos.
Mais en lui je lis sur sa bouche cette amertume ancienne, ce pli de douleur, discrète, pudique, indicible, cette blessure ancienne que seule l’écriture tente de dompter de canaliser d’apaiser. Cette fêlure enfantine.

Cela m’émeut de lui.

J’aimerai qu’il garde longtemps cette trace, qu’il est de nous.

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 09 min

>Clopine Trouillefou

la nouvelle de Buzzati ds le jardin c’est Douce nuit.
Le livre sur la rivière je crois plutôt qu’il s’agit de l’enfant et la rivière de Bosco (il me semble, rien de sûr)

Votre canoë est vraiment super.
Avez-vous vu le film Mud ? Votre descente de la rivière a un petit côté comme ça si on arrive au débouché vers la mer. Est-ce loin d’aller jusqu’à la mer ?

rose dit: 12 septembre 2014 à 0 h 05 min

Jacques Barozzi dit: 11 septembre 2014 à 14 h 00 min

>Jacques B. oui c’est vrai mais c’est beaucoup plus général que cela ; c’est proposé à chacun de se montrer dans sa grande laideur : cela devient extrêmement moche.

Vous êtes plus sympathique de visu que ce que vous laissez transparaître de vous ici : c’est comme s’il y avait pénurie d’eau douce et courante et que l’on en soit réduit à se battre pour une flaque autour d’une mare.
Boueuse et stagnante.

Cela est d’une grande laideur.

rose dit: 11 septembre 2014 à 23 h 59 min

Zut de crotte de bique j’ai ripé.
Les montagnes rocheuses sont à l’ouest. Tu es plus à l’est. C’est l’Utah pas le Colorado.

T’as pas besoin d’y aller pour y être ; tu suis la carte tu y es déjà ; fais gaffe aux plis quand tu replies sinon tu lis plus les noms ensuite. C’est difficile pour le prochain voyage tu risques de louper un embranchement.
Ce soir j’vous fais grâce de Gitchi-Manidoo et encore plus de Ta-Was-Nee.
Z’êtes pas connectés c’est pas la peine. Trouvez-vous un chaman.

Salut à tous
cools soyez

rose dit: 11 septembre 2014 à 23 h 54 min

j’aurais aimé être 808 ; trop tard pour moi.

paronomase, pas paranamase, pffff si chui plombier t’es littéraire, typographe, va !

sur la carte tu suis du doigt Michelin 761 national pas sur google map massacre. Tronçonneuse. Tu la déplies en entier.
lES MONTA

des journées entières dans les arbres dit: 11 septembre 2014 à 22 h 15 min

Le niveau baisse
___________

Voilà une autre approche d’un autre royaume, approche qui me semble plus « religieuse » et beaucoup plus investi par l’auteur: Pascal Quignard- pour ce que j’en ai lu dans la mag litt  » écrivains et livres de la rentrée »- et concerne la conversion des Frisons en 699.
Je ne lirai pas ce livre.
préciser que le lien sur le mag litt ne passe pas

Si le lien passe:

des journées entières dans les arbres dit: 11 septembre 2014 à 22 h 04 min

Ce n’est sans doute pas le bon billet, mais comme je viens de voir l’émission de « sourire ultra-bright » dans sa grande librairie sur la télé France Cinq, une rapide recherche,- elle concernait Paul Veyne- m’a fait relire- hasard- un texte.
Précieux, je l’avais perdu… comme le temps passe…
http://www2.cndp.fr/magphilo/philo06/mallarme.htm

il s'appelle Concon dit: 11 septembre 2014 à 21 h 34 min

Chachal, il s’appelle Chachal, et c’est une burne dit: 11 septembre 2014 à 21 h 07 min

Les revanches d’avortons, il doit y avoir plein de blogs pour ça… Vas-y…

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