de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Samuel & Beckett en franchise postale

Samuel & Beckett en franchise postale

Bigre ! Voilà des éditeurs qui ne marchandent pas leur admiration. Ce qui est pour le moins risqué. Que Samuel Beckett ait été l’un des plus grands épistoliers littéraires du vingtième siècle, ce volume de Lettres (The Letters of Samuel Beckett, traduit de l’anglais par André Topia, 802 pages, 55 euros, Gallimard) en témoigne avec éclat. Mais « peut-être de tous les siècles », vraiment ? Malgré la prudence de la formulation, on se dit que les éditeurs George Craig, Matha Dow Fehsenfeld, Dan Gunn et Lois More Overbeck ont suffisamment de biscuits pour s’avancer ainsi. Eux ont déjà tout lu et surtout transcrit de ce qui est sorti de son illisible plume postale : plus de 15 000 lettres écrites entre 1929 et 1989.

Ce premier volume, qui s’arrête en 1940, représente une sélection, étant entendu qu’il fallait conserver un équilibre entre l’unique et le représentatif tout en privilégiant tout ce qui permettait d’éclairer l’oeuvre : 2500 lettres reproduites, et 5000 autres évoquées en notes. Ah, les notes ! Du nanan pour une Pléiade à venir. En fait, l’ouvrage contient deux livres en un : les lettres et les notes. Outre les nombreuses institutions américaines qui ont financé ce chantier, Emory University a véritablement abrité le « Projet Beckett » de bout en bout, mettant des équipes d’étudiants à la disposition des éditeurs pour les recherches et vérifications permettant d’établir des chronologies, des recoupements et des notices biographiques de chacun des correspondants de l’écrivain avec une grande rigueur. 65% de sa correspondance a été écrite en anglais, 30% en français et 5% en allemand, polyglottisme qui lui permet de découvrir les classiques dans leur jus.1333982914_SAMUELBECKETT

Si Beckett n’a pas voulu s’occuper de l’édition de sa correspondance, il l’a appuyée et encouragée. « Surtout pas de commentaires ! » avait-il simplement demandé, injonction à laquelle il lui fut répondu par un amendement qu’il accepta : « Pas de commentaires, mais il faut du contexte ». Pour autant, cela n’alla pas de soi car si les galériens de cette édition, convaincus que le départ entre la vie et l’œuvre est indiscernable, étaient d’avis que les lettres relevaient des Œuvres complètes, Jérôme Lindon, son ami et éditeur en France, considérait que l’œuvre ne concernait que ce qui avait été publié. Un point de désaccord a d’ailleurs surgi entre les éditeurs (ce qui ont travaillé sur le corpus) et les héritiers de Beckett : les premiers jugeaient que ses allusions obsessionnelles à ses problèmes de santé (palpitations cardiaques, furoncles, kystes, souffrances aux pieds etc) permettait une meilleure intelligence de l’œuvre, contrairement aux seconds qui voulaient les supprimer.

Que fait-il pendant ces années 1929-1940 ? Il voyage beaucoup entre Dublin, Londres et l’Allemagne, occupe un poste de répétiteur d’anglais à Normale sup et un autre de lecturer au Trinity College d’Oxford, visite les musées de Dresde notamment dont il fait des comptes rendus détaillés révélant un jugement esthétique très pointu. Auteur débutant, il fait preuve d’un souci du compromis qui contraste singulièrement avec les exigences sans concession du futur dramaturge attaché au respect de la moindre de ses didascalies. Ainsi prévient-il l’éditeur de son premier roman Murphy (1938) qu’il est tout disposé à couper dans le texte ce qui pourrait en brouiller la lecture. A la veille de publier son essai sur « ma merde Proust », il se dit « impatient d’arracher les couilles de la pine critique et poétique proustienne », ce qui est un beau programme en soi. Son humour ? Lorsque Nancy Cunard rassemble des opinions d’écrivains sur la guerre civile espagnole, il répond  d’un mot : « Vivelarepublique ». « Elle a à nouveau écrit pour me demander de développer ».

Il s’autorise des jugements littéraires pour le moins expéditifs, mais ou, ailleurs que dans une correspondance privée, un écrivain peut-il se lâcher sur ses collègues de bureau, être franc enfin ? Le Moulin sur la Floss de Georg Eliot ? « Au moins supérieur aux pièces historiques de Shakespeare ».  La Cousine Bette ? « Un Hugo à la Bourse » ; La Nausée de Sartre ? « Extraordinairement bon ».  Le Dante de TS Eliot ? « Insupportable de condescendance, de mesure & de ton professoral ». Enfant, il lisait Schopenhauer, moins comme un philosophe que comme un poète, surtout lorsqu’il était malade : il avait découvert que toute autre lecture lui confirmait le sentiment d’être malade.

On voit Beckett reprendre dans Pantagruel le terme de « Sorbonagres » pour railler les professeurs dont il ne veut surtout pas être, préférant livrer ses traductions de l’italien aux éditeurs, publier ses poèmes dans des petites revues ou tapiriser du côté de Normale sup. Mais « les châtreurs de truie de l’impôt sur le revenu », il ne semble pas qu’il l’ait emprunté à Rabelais, pas plus que le « fouting à la porte », ni son évocation de l’ancien président de la République française comme « Ponsieur Doumerde », ou celle de Thomas d’Aquin en « péripatéticien tétragonal » ! Il se lâche, se fend parfois d’un « tant pisse », risque un « dies diarrhoeae » en écho au Dies Irae, moque son éditeur en le transformant en Shatton & Windup. Il ne se ménage pas, prompt à l’autocritique si nécessaire. Ainsi lorsqu’il s’en veut d’échouer à aimer Mallarmé qu’il trouve décidément trop jésuitique alors que lui, Beckett, se voit trop puritain en poésie, peut-être par souci maniaque de l’intégrité dans un surplis :

« Je porte le deuil de l’intégrité de l’émission de sperme chez un « pendu », ce que je trouve chez Homère & Dante & Racine & parfois Rimbaud, l’intégrité des paupières tombant avant que le cerveau ne soit conscient du grain de poussière dans le vent. Pardonner tout cela ? Pourquoi l’esprit est-il si imperméable au pus et le vent si avare de ses grains de poussière ? »

1496_1samuel_beckett__writer__paris__april_13__1979Trois morceaux de choix. Le premier est une lettre fascinante à un ami (10 mars 1935), assez longue,  dans laquelle il parle de sa psychanalyse et son désir de se débarrasser de son « sentiment d’altérité arrogante » : il se croit trop bon pour faire quoi que ce soit d’autre que ce à quoi il se croit destiné mais qu’il ne sait pas encore nommé, cette chose qu’on appellera la littérature pour faire au plus simple, activité que plus tard le lauréat du prix Nobel justifiera par une formule demeurée célèbre par sa modestie même : « Bon qu’à ça ». Le deuxième morceau de choix est plutôt une curiosité : une lettre du 2 mars 1936 expédié de Dublin à Moscou et adressée au grand cinéaste Sergueï Eisenstein. L’Irlandais, alors âgé de 30 ans, pose sa candidature à l’admission à l’Ecole d’Etat de cinématographie que dirige le Russe. Il veut y apprendre les techniques du scénario et du montage. On le sait, le projet restera sans suite, ce qui n’est pas plus mal. Autre vrai morceau de choix : une lettre du 9 juillet 1937 au berlinois Axel Kaun, éditeur chez Rowohlt. Peu importe que Beckett finisse par décliner sa proposition de constituer une anthologie des poèmes de Joachim Ringelnatz ; la réponse, rédigée en allemand, va bien plus loin car, pour motiver son refus, il développe sa propre esthétique en deux pages recto verso et c’est un vrai document :

« (…) Grammaire et style ! Pour moi, ils semblent être devenus aussi hors de propos qu’un costume de bain Biedermeier ou l’imperturbabilité d’un gentleman. Un masque Il faut espérer que le temps viendra, Dieu merci, dans certains cercles il est déjà venu, où la meilleure manière d’utiliser le langage sera de le malmener de la façon la plus efficace possible. Puisque nous ne pouvons pas le congédier d’un seul coup, au moins nous ne voulons rien négliger qui puise contribuer à son discrédit. Y creuser un trou après l’autre jusqu’au moment où ce qui se cache derrière, que ce soit quelque chose ou rien, commencera à suinter – je ne peux imaginer de plus noble ambition pour l’écrivain d’aujourd’hui (…) Je sais qu’il y a des gens, des gens sensibles et intelligents, à qui le silence ne manque pas. Je ne peux m’empêcher de supposer qu’ils sont durs d’oreille. ».

Et James Joyce alors ? Difficile de ne pas penser à lui, d’autant qu’ils étaient proches. Le work in progress de Finnegans Wake paraît alors en fragments. Mais Beckett, qui y voit « une apothéose du mot » plutôt qu’une glorification du silence qui sous-tend toutes choses, l’écarte, jugeant que les Logographes de Gertrude Stein se rapproche davantage de ce qu’il veut dire. Avant de conclure :

« Faisons comme ce mathématicien fou qui appliquait un nouveau principe de mesure à chaque étape spécifique de son calcul. Tempête dans les mots au nom de la beauté. Entre-temps, je ne sais rien. C’est seulement de temps en temps que j’ai la consolation, comme maintenant, d’avoir le droit de violer une langue étrangère aussi involontairement que j’aimerais le faire, consciemment et intentionnellement, contre mon propre langage, et –Deo juvante- le ferai ».

On a tellement insisté sur la pathologie propre aux obsédés du point virgule (j’en suis et je ne me soigne pas) qu’on en a passé sous silence des sectateurs de l’esperluette (Beckett en fut). Pas une lettre qui n’en soit constellée, ce qui leur donne un certain halo artistique. Même quand il n’écrit pas à la machine, il ne peut s’empêcher. En fait, et systématiquement sous sa plume, la « & » remplace le « et » ; ce qui n’est sûrement pas anodin ; étrangement, la légion de chercheurs mobilisée par Emory University ne nous dit rien de cette manie de l’ampersand, elle qui traque le moindre signe qui fait sens, ou alors j’ai raté quelque chose.

La traduction est fluide et agréable. A noter que le traducteur avoue son impuissance à distinguer en français publisher de editor, les deux ne faisant qu’un chez nous sous le vocable insatisfaisant de « éditeur » ; de même pour l’anglais production qui, dans le monde du théâtre, ne désigne pas seulement la dimension financière et commerciale, comme c’est le cas pour « production » en français, mais englobe également la conception de la mise en scène. La version française a été financièrement encouragée la Fondation d’entreprise La Poste. C’est bien le moins. En nos temps de courriels compulsifs, ce rappel de ce que fut le courrier à son meilleur est opportun. De là à parler de culture épistolaire, il y a un grand pas, mais pourquoi pas. Espérons que le savoir vivre en fait partie. Il exige des épistoliers que, comme Beckett s’y est tenu jusqu’à la fin de sa vie, non seulement ils répondent (cela ne va plus de soi) mais qu’ils le fassent par retour de courrier (de plus en plus rare) et avec une certaine courtoisie les questions fussent-elles envahissantes et chronophages.

Alors, Beckett, le plus grand épistolier ? Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que pour la première fois, je me suis laissé prendre non à simplement consulter pour y piocher, mais bien à lire près de 800 pages d’un volume de correspondance de la première à la dernière lettre, non par sauts et gambades mais en continu, passionnément tenu tant par Samuel que par Beckett, par l’homme que par l’écrivain, porté par l’élan même de l’intelligence du scripteur, son humour, sa finesse, son acuité et, déjà, sa vision du monde. Vite, la suite !

(« Samuel Beckett dans les années 70, photo D.R., en 1920, photo D.R. et en 1979 photo Richard Avedon)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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744 Réponses pour Samuel & Beckett en franchise postale

Onésiphore de Prébois dit: 1 juin 2014 à 9 h 27 min

je me disais : »Ce type n’a rigoureusement rien d’un écrivain. Il doit se fouailler horriblement pour se convaincre du contraire. C’est son héroïsme à lui, car je suis persuadé qu’il n’existe pas plus grand martyre que l’exercice littéraire quand on n’a pas le moindre don, et même, comme c’est son cas, quand on en est à ce qu’il faudrait nommer « contre-don ». (Chaloux)

J’y vois plutôt l’heureuse et inconsciente facilité de celui qui se croit innocemment l’élu des dieux. Je ne perçois pas chez BHL une vocation affirmée pour le martyre.

Onésiphore de Prébois dit: 1 juin 2014 à 9 h 23 min

« Je veux parler de ce sévère et admirable Jonny Wilkinson » (JC)

J’aimerais tout de même savoir quel est le budget de ce bouquet de vedettes accourues des quatre coins du monde pour former sur les bords de la rade une équipe si tant bien de chez nous et quelle part de ce budget est couverte par le contribuable toulonnais. Il est vrai que du côté de Castres on n’a pas lésiné non plus sur le recrutement off shore.

ueda dit: 1 juin 2014 à 9 h 05 min

« Et il n’est pas le seul, grands dieux, mais c’est le plus spectaculaire. »

Ce pour quoi il devient intéressant, Chaloux.
C’est un cas que je crois incomparable.

De vous à moi, je lui tire mon chapeau.

Chaloux dit: 1 juin 2014 à 8 h 59 min

Le Jugement Dernier de BHL, je l’ai lu à sa parution. Ne s’était-il pas enfermé dans un grand hôtel pour terminer cette pièce? Il me semble bien. En la lisant (il n’y a rien de plus difficile, de plus contraignant, de plus pénible et même de plus horripilant que de se forcer à achever la lecture d’un texte de BHL), je me disais : »Ce type n’a rigoureusement rien d’un écrivain. Il doit se fouailler horriblement pour se convaincre du contraire. C’est son héroïsme à lui, car je suis persuadé qu’il n’existe pas plus grand martyre que l’exercice littéraire quand on n’a pas le moindre don, et même, comme c’est son cas, quand on en est à ce qu’il faudrait nommer « contre-don ». Et il n’est pas le seul, grands dieux, mais c’est le plus spectaculaire.

ueda dit: 1 juin 2014 à 8 h 55 min

« camarade ueda, une domesticité qui vous fait du mauvais Nescafé, alors qu’il est si facile de faire un bon café normal… ça se vire illico ! »

Ça dépend du sourire, camarade JC.

Pas surpris par cette irruption militaire (1914) dans un stade?

datura46/47/48 dit: 1 juin 2014 à 8 h 53 min

. Il achève ce poème en pleine nuit, va le glisser dans la boîte à lettres de Nancy Cunard avant l’aube, et il remporte le concours. Whoroscope sera publié en septembre 1930 sous la forme d’une plaquette ; c’est la première publication séparée d’une œuvre de Samuel Beckett.

Ce poème présente un intérêt plus anecdotique que purement littéraire. On y décèle la hâte de l’écriture, le goût encore estudiantin du jeune homme de vingt-quatre ans, friand de canulars et de calembours, pour un style volontairement obscur et biscornu, son attrait espiègle pour les jeux de mots saugrenus et les parodies cocasses (telle, en 1931, Le Kid, sa parodie du Cid). Cependant on y discerne également la vaste étendue de sa culture, aussi bien scientifique que littéraire et philosophique.
http://www.leseditionsdeminuit.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=2761

JC..... dit: 1 juin 2014 à 8 h 46 min

camarade ueda, une domesticité qui vous fait du mauvais Nescafé, alors qu’il est si facile de faire un bon café normal… ça se vire illico !

renato dit: 1 juin 2014 à 8 h 40 min

« … qui pourrait nous le dire ? »

Les frères Cohen, déjà… mais là il faudrait chercher…

Cela dit, Pynchon est une présence incontournable aux USA (et pas seulement)… on le trouve même chez les Simpson… une fois « en personne », et une fois via un livre qui traine et Lisa dit « you’re reading Gravity’s Rainbow ». Et l’autre fille répond « rereading ».

ueda dit: 1 juin 2014 à 8 h 38 min

« Je veux parler de ce sévère et admirable Jonny Wilkinson » (JC)

Dans cette corporation off shore, je vois l’étonnante cohabitation d’un authentique artiste et d’une arsouille (l’arsouille ne sera pas nommée).

J’étais du côté de Castres, naturellement.
Hélas…
Le jus et le jeu n’étaient pas là.

(Fin de cet abominable café.
Bon Jour du Seigneur!)

JC..... dit: 1 juin 2014 à 8 h 35 min

« la crypte psychique de vécus inavouables » (datura 1/2/3)

…ça me plait ça, comme concept… ! va falloir que j’en loue une plus grande de crypte, la mienne est pleine de vécus… inavouables, bien entendu…, inavouables !!!

ueda dit: 1 juin 2014 à 8 h 33 min

« Quand je dis démodé, je pensais à la réaction des jeunes générations:  »

Il faut se montrer dur avec les petits, Bloom.
Un responsable de l’enseignement du japonais m’a dit que s’il suivaient les goûts des étudiants, on n’aurait de recherche que sur les mangas.

Ne rien interdire, bien sûr, mais transformer la lubie en hobby.
Voyez l’étonnant M. Tulard.
Napoléon pour l’Académie, M. Cinéma pour les talk shows.
C’est très bien.

JC..... dit: 1 juin 2014 à 8 h 31 min

Quelle joie d’avoir vu cette formidable levée de bouclier, hier soir !!!

Mais non ! je ne parle pas des « humanistes » français protestant contre la condamnation à la pendaison d’une soudanaise chrétienne pour apostasie ! Non ! nos braves humanistes ferment leur gueule, comme toujours, dans ce cas…..

Je veux parler de ce sévère et admirable Jonny Wilkinson, souriant pour une fois, et du bouclier de Brennus remporté par le RCT en rugby…

datura46/47/48 dit: 1 juin 2014 à 8 h 25 min

une compulsion
« Quelle est la nature du lien qui unit psychanalyse et littérature ? A la suite des travaux de Freud sur les mécanismes langagiers du rêve, du mot d’esprit et du lapsus, deux psychanalystes, Nicolas Abraham et Maria Torok, ont envisagé le langage comme un système de communication indirecte qui permet de «lire» presque tous les symptômes psychiques. Cliniciens, ils ont travaillé sur les manquements du langage, y voyant une sorte d’aphasie psychique qui pousse à la désintégration du sens et bloque la possibilité de décrypter l’histoire traumatique au-delà du non-sens apparent. J’ai tenté, pour ma part, d’adapter à la recherche littéraire les théories novatrices élaborées par Abraham et Torok entre 1960 et 1975 et dont les thèmes les plus connus sont la honte et l’angoisse sociales ; le trauma enfoui inaccessible à soi ; la crypte psychique de vécus inavouables ; la maladie du deuil inexprimable ; les fantômes et les han! tises intergénérationnels engendrés par les secrets de famille. La notion même de cryptage a pour base théorique un axiome de la psychanalyse, à savoir que l’être humain peut à tout moment devenir inaccessible, voire énigmatique à lui-même. »
http://www.squiggle.be/content/ma-vie-textuelle-par-nicholas-rand

ueda dit: 1 juin 2014 à 8 h 23 min

« Bronstein, reviens! »

…pour qu’on puisse enfin faire ton procès, espèce de Strelnikov!

ueda dit: 1 juin 2014 à 8 h 19 min

Café (ignoble Nes’)

J’ai eu la curiosité de jeter un oeil sur la première pièce de Bernard-Henry Levy, qui s’appelle « le jugement dernier », parce que je regrette de l’avoir manquée.

J’entend d’avance les objections sur le théâtre d’idées
Acte I, Du communisme
Acte II, De l’holocauste
Acte III, De l’apprentissage de la barbarie.

On reconnaîtra la richesse du contenu, mais on s’interrogera peut-être sur la forme. C’est bien normal.
Eh bien l’auteur prouve qu’il n’est pas seulement penseur mais homme de théâtre, à travers les didascalies qu’il insère entre ses dialogues.

« Va-t-il se servir une vodka? Un whisky? On le sent tenté, mais on sent qu’il résiste et se replie vers le thé » (p. 30)
« Maud lui retire ses bottes; elle lui apportera des chaussons, ou des chaussures d’intérieur » (p. 44): cette alternative laissée au metteur en scène montre qu’on est loin de l’auteur tyrannique.
« Entre lui (un Chinois de la place Tiananmen) et Maud, on doit sentir une complicité. Peut-êtreplus qu’une complicité. Le jeu pouvant aller jusqu’à un soupçon de flirt » (p. 169).

J’aurais pu passer une bonne soirée.

Bloom dit: 1 juin 2014 à 8 h 17 min

Rambling thoughts

Je pensais au titre de Passou – Beckett, comme une/des lettre(s) à la poste…

En parlant de poste, le prochain s’annonce bien, « challenging », mais on aime le charbon ou pas (bien que pas le Dombass)…

A ce propos, j’al récupéré le T-shirt de la Fête nationale russe hier, devant les photos de Poutine en Crimée. Slogan: « Fier d’être russe ». Un collector, que je range avec les T-shirts du post-11 septembre au Pakistan, figurant Ossama enturbanné souriant avec les Tours jumelles en feu…

Bronstein, reviens!

renato dit: 1 juin 2014 à 8 h 11 min

On rit chez Beethoven aussi, avec le rondò de la septième sonate (piano) par exemple… Par ailleurs Beckett (cité de mémoire) : rien n’est plus comique que le malheur…

ueda dit: 1 juin 2014 à 8 h 08 min

Touite

C’est aussi un problème de savoir quel organe ou quelle fonction sera sollicitée lors de la présentation de la pièce de Bernard-Henry Lévy, « Hôtel Europe ».
(« On y trouvera un homme seul dans une chambre d’hôtel, en train de se souvenir de son passage dans la ville deux décennies plus tôt, alors qu’il rédige un discours sur l’Europe, ses valeurs et son futur. »)

Probablement la vue et la mémoire (la Fenice reconstituée), si la voisine ne vient pas introduire un désordre inutile.

Mais on ne peut préjuger de rien.
C’est peut-être un chef-d’oeuvre, la grande pièce enfin trouvée sur la phase actuelle du destin européen.
Un « La mort de Danton » du 21ème siècle?
Patocka incarné par Bob Wilson?

Sans doute moins sec que Samuel Beckett.
Moins inutilement sarcastique que Ionesco.
Sans le narcissisme de Genet.
Plus dense, plus vécu que Koltès.

Il faut se rendre au théâtre comme M. Copé se rend au siège de l’UMP.
« Ma main est tendue et mes bras sont grand ouverts ».

datura46/47/48 dit: 1 juin 2014 à 8 h 07 min

comment l’académie Balzac a résolu les problèmes des professeurs professants:
Pour ce défi, il fallait arriver à rédiger un texte de 2000 signes minimum, avec des phrases cohérentes, qui ne contenaient pas de verbe. « Je suis ravi que les choses sérieuses commencent et surtout que l’on parle enfin littérature. Georges Perec avait impressionné avec son livre sans e mais écrire sans verbe est un autre handicap », insistait Henri Mojon.

Clopine dit: 1 juin 2014 à 8 h 06 min

Rose, Vineland me fait penser, moi, à ce film des frères Cohen « The Big Lebowski » – culte, forcément culte ; sinon, d’accord avec vous sur le foisonnement de références qui rend la lecture difficile ; mais je crois que c’est surtout l’effet de surprise qui se surajoute à l’abondance ; je veux dire que, lorsqu’on ouvre un livre russe par exemple, on s’attend à être « dépaysé », et à devoir faire un effort rien que pour déchiffrer ces invraisemblables noms et leurs improbables diminutifs (« Choura » pour « Alexandre », par exemple) ; mais PAS en ouvrant un livre américain, tant, longtemps, la littérature américaine renvoyait aux soubassements d’une culture partagée avec nous. Et voici Vineland, aussi étranger et foutraque que la Mongolie (du sud, ahaha) : de quoi être notablement « dérangés » dans notre lecture, non ?

D’autant que, et à mon sens c’est une des forces de Pynchon, il est impossible de déduire du début des phrases leur fin. Chacune d’entre elles, longues, contournées, virvoltantes, est une surprise que l’on doit appréhender…

Oui, le maître mot de ma lecture de Pynchon est donc « surprise » – et surtout plaisir devant le jeu de massacre ; mais je ne sais pas du tout si les frères Cohen, dans le Big Lebo, l’avaient en tête – qui pourrait nous le dire ?

datura46/47/48 dit: 1 juin 2014 à 8 h 02 min

les âmes errantes qui n’ont trouvées(sic) sépultures décentes, pourquoi pas…
évidemment, on peut toujours la phrase quand on croit remonter -dans- le temps où l’on ne disait pas vieux de vieux mais vieux de LA vieille , et chien de ma chienne

ueda dit: 1 juin 2014 à 7 h 50 min

rose dit: 1 juin 2014 à 0 h 18 min
Je lis Koltès Genet Ionesco Beckett je ne ris pas
je suis estomaquée
mais libre à chacun

Bien sûr.
C’est un problème de savoir avec quels organes on rit, s’il y en a.
L’estomac n’est pas concerné?

Bloom dit: 1 juin 2014 à 5 h 20 min

André Topia fut un excellent prof (Nanterre) aux dires de mes amis qui suivaient son cours sur Joyce. Les très bons profs à la retraite font souvent de très bons traducteurs (Georges-Michel Sarotte, Marie-Claire Pasquier, Gérard Dallez). Exception, feu Michel Gresset (RIP), grand traducteur, éminent faulkerien, mais prof dilettante…Can’t have it all, as they say.

Bloom dit: 1 juin 2014 à 5 h 06 min

Abdelkader, évidemment que ce que vous citez de « Godot », c’est un concentré de condition humaine insensé. Je n’ai jamais eu la chance de voir Beckett en anglais par de grands acteurs, le « Godot » mis en scène à Sydney était pas mal, mais la présence de l’héritier dans la salle (tous les soirs..) mettait tout le monde mal à l’aise, y compris les comédiens.
Quand je dis démodé, je pensais à la réaction des jeunes générations: j’ai eu l’occasion de m’en apercevoir avec les 1ere années de fac & les prépas qui n’accrochent pas du tout avec Beckett, Pinter (ou Rushdie…)
En revanche, Coetzee (Youth), Carver, Conrad, Maugham, Fitzgerald semblent « parler » encore aux tête blondes, brunes & rousses.
Le cours auquel se précipite les étudiants d’anglais de licence? « Dracula », oeuf corse…Si cela permet un retour sur la Grande famine et les âmes errantes qui n’ont trouvées sépultures décentes, pourquoi pas…
O tempo, on est des vioques, avec des goûts de vioques, let’s face it…!

Marcel dit: 1 juin 2014 à 3 h 03 min

J’ai tant à dire et ne dis rien
Les mots trottent en ma caboche
Je reste coi, ce n’est pas bien
J’ai tant à dire et ne dis rien

Maman me traite de vaurien
Son amour en moi s’effiloche
J’ai tant à dire et ne dis rien
Les mots trottent en ma caboche

Jean Calbrix, le 01/06/14

abdelkader dit: 1 juin 2014 à 2 h 54 min

ueda dit: 31 mai 2014 à 9 h 23 min
‘…上田氏
Je suis impressionné, mais 氏 est archaïque…’
on vous a jamais dit que vous l’étalez un peu trop fine? si? ah bon? pourquoi vous persistez a le faire alors? vous avez des trucs a prouver? a qui donc? what a tool…(is tool original enough or is it too predictable for your liking?)…cool…I know a few more where that came from…

citron dit: 1 juin 2014 à 2 h 03 min

rose, lecture gelée figée page 201, je me transporte à la page qui vous regarde pour:
 » C’est Vénus à son apogée, en fait » , répondit Mirage.

citron dit: 1 juin 2014 à 1 h 51 min

Des journées 14h48 ça y est j’ai trouvé! L’existence de l’homme n’a rien de naturel par conséquent il se peut qu’elle puisse être vide et que ce vide( quelques milliards de vies vides) repose sur la nature qui elle de son coté continue d’avoir horreur du vide et par conséquent organise des ouragans des typhons des tremblements de terre des éruptions volcaniques qui cumulés aux calculs savants de certaines de ces vies exceptionnellement vides (qui remplissent donc plus et mieux que les autres le temps de vie) vont nous précipiter, nous éjecter vers la fin, nous injecter dans la fin du monde ; aimons-nous car c’est la fin du monde ( citation de je ne sais plus qui).

abdelkader dit: 1 juin 2014 à 1 h 35 min

TKT dit: 31 mai 2014 à 12 h 31 min
‘…En face de Palestiniens qui ne veulent pas la paix mais la guerre, il est difficile de ne pas vouloir se défendre…’

@Traube, vous croyez vraiment a ca ? c’est le discours des likkidistes (au pouvoir dans un pays avec des centaines de bombes nucléaires), pour empêcher toute paix durable et s’accaparer encore plus de terres palestiniennes…vous me décevez…comme disait le copain au Bougre, si on répète suffisamment un mensonge il devient une vérité…

rose dit: 1 juin 2014 à 0 h 42 min

ça me fait penser aux vétérans hier soir. Z’ont oublié 70 ans et cela leur revient en pleine poire.
D’accord pour oublier.

salut, nous sommes en juin
réconciliée avec mai

Mais cela ne nous regarde pas... dit: 1 juin 2014 à 0 h 22 min

« Parfois ce n’est pas parce qu’on ne parle pas à quelqu’un que l’on ne s’intéresse pas à lui. »

Parfois vaut mieux oublier……

rose dit: 1 juin 2014 à 0 h 18 min

Je lis Koltès Genet Ionesco Beckett je ne ris pas
je suis estomaquée

mais libre à chacun
——————————
hors sujet :
quand Wang Bing a présenté son film documentaire Les deux sœurs du Yunnan certaines personnes, soufflées, n’ont pas été à même de poser la plus infime question.

———————————————-Parfois ce n’est pas parce qu’on ne parle pas à quelqu’un que l’on ne s’intéresse pas à lui.
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Life is going on.
Bonne nuit, have sweet dreams

rose dit: 1 juin 2014 à 0 h 03 min

Je vais lire Vineland. Ai avancé peu -> page 275. Difficilement.
Très compliqué.
Références culturelles qui n’appartiennent pas à mon patrimoine.
Impression toujours de SF.
Pas porté de jugement.
Attends d’avancer encore.

rose dit: 1 juin 2014 à 0 h 00 min

L’intrinsèque difficulté : la solitude.
L’admettre aussi.
L’empathie, la bienveillance l’atténuent.
Elle est, quoiqu’il en soit, douloureuse.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 59 min

Lui : il a un désir d’égalité qui n’est pas accessible.
Pourquoi ?
Quand tu es un roi tu n’es pas à égalité du peuple.
L’admettre.
Être un bon roi.
Pas un oligarche ni un dictateur.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 56 min

toujours sur le même lien : m’a intéressé le passage long sur les autres qui ne le voient pas. Ce n’est pas vrai des filles.
Elles le voient & le kiffent un max.
Elles ne sont pas au niveau -intellectuel & littéraire, mais c’est la tendresse je crois. Maternelle.
Les autres :
ils ne sont pas au niveau non plus (sauf C.P qui ne vient plus) et même très en deçà. Certains n’ont strictement rien à dire : mais alors rien de chez rien. De plus, la caractéristique générale est le narcissisme exacerbé, moi, je, moi je, je, moi.
Le contraire absolu du texte d’Alain Chestier qui commence par Notre époque a été largment marquée par un effritement du « je » et on en est venu à se demander qui parle quand on dit « je ».

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 50 min

Admirer des pieds ce n’est pas vouloir les mêmes.
Problèmes de pieds / Si toute sa vie, il a mis des chaussures étroites alors qu’il avait les pieds larges, il a dû souffrir atrocement pour rien.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 48 min

Admirer des pieds ce n’est pas vouloir les mêmes.
Problèmes de pieds; sI? TOUTE SA VIE? IL A

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 46 min

Je sais pas je relis. Quand j’écris tu il s’agit de je.
Tu dis que l’autre y trouve avantage à vivre avec toi.
Je m’inquiète.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 44 min

Ai bcp écouté FC . Mona Ozouf et Finki. Les grands au Panthéon.
Louis Germain proposé : bonne idée.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 43 min

L’ai lu attentivement ce lien. Il reprend des choses dites déjà : je note :
tu y trouves un avantage à vivre avec moi.
La gloire nul intérêt.
L’honneur oui.
Mais as-tu de l’honneur ?
L’avantage acquis dépasse -t-il l’inconvénient majeur ?
Non.
Et de loin.
Elle est mécène. D’un homme c’est accepté, d’une femme c’est soupçonné.
Difficulté d’évolution, pas de parité en vue.
Résultat, ou passage obligé : être lesbienne pour avancer dans l’émancipation des femmes ; hors cela nulle émancipation.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 38 min

ai lu ce lien
http://piacentini.gerard.free.fr/beckett_guggenheim.html
pose qq questions importantes, en balaye négligemment d’autres.
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Chiasme :
vieille jeune
riche pauvre
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le goût des pieds je le comprends : renoncer immédiatement : les pieds que l’on a, on les a. Y toucher n’arrangerait rien, accepter donc même si c’est inacceptable.

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c’est l’idée qu’il se fait de lui qu’il retranscrit sur elle : elle l’aime /l’a aimé sûrement plus que Suzanne (danseuse, pianiste même combat : passions dévorantes l’homme est définitivement en arrière-plan ce qui en arrange plus d’un dont louis ferdinand destouches).

C’est sa mère rigoriste sans doute qui a induit cette pathologie du type enfoncé dans le vase. (ou tintin en Chine le Lotus bleu, ce qui expliquerait aussi).

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 23 h 25 min

« Bien que la littérature postmoderne ne se réfère pas à tout écrit apparu dans la période postmoderne, divers développements de la littérature d’après-guerre (tels que le Théâtre de l’absurde, la Beat Generation, le Réalisme magique, etc.) montrent d’importantes similitudes. Ces évolutions sont parfois cataloguées collectivement « postmodernes »; plus couramment, quelques figures-clés (Samuel Beckett, William S. Burroughs, Jorge Luis Borges, Julio Cortázar et Gabriel García Márquez) sont considérées comme des contributeurs importants de l’esthétique postmoderne. »

source: wiki.
bonsoir.

Sergio dit: 31 mai 2014 à 23 h 23 min

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 03 min
Sam c’est l’appellation hypocoristique de Samuel.

Par exemple dans Sam Bass on l’appelait comme ça avant de se faire descendre… Ha pour ça il tirait bien, hein ! Juste comme Louis XIII…

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 17 min

(quand je pense que je ne suis pas allée manger de cerises dans le grand arbre pour continuer sur Beckett, je fulmine intérieurement – gaffe aux durites, rose)

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 15 min

Shopenhauer est le philosophe que Beckett a étudié durant sa période de formation.
Dès que j’ai commencé à penser, je me suis senti en opposition avec le monde.
La vie est une chasse incessante où, tantôt chasseurs, tantôt chassés, les êtres se disputent les lambeaux d’une horrible curée : une sorte d’histoire naturelle de la douleur.

in Arthur Shopenhauer
Le Monde comme volonté et comme représentation (1819) P.U.F réédition 1966.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 09 min

Il dit aussi en parlant de Shopenhauer
Toujours su que c’était l’un de ceux qui comptaient le plus pour moi[…] comme une fenêtre ouverte brusquement sur le brouillard.
Il le confiait à son ami Mac Greevy, en 1937.
Cité par Anne Henry in
Beckett et les bonnets carrés Critique op.cit.p.694, 695.

rose dit: 31 mai 2014 à 23 h 02 min

Robert Pinget in « Notre ami Sam »
Critique n° 519 et n° 520 (ai pas su mettre s en exposant) août-sept 1990 page 639
Nous pouvions parler de n’importe quoi, il savait tout. « Une mémoire d’éléphant » disait-il de lui-même.

J’ai trouvé cela dans L’intertextualité dans le théâtre de Samuel Beckett ou l’écriture du tout ou rien d’Alain Chestier. Passionnant.

Sergio dit: 31 mai 2014 à 22 h 59 min

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 22 h 14 min
en fonction du contexte.

Rien n’est libre de contexte. Ce nonobstant, fascisante c’est plutôt dur et salope plutôt mou… Encore une question d’identité, au fond…

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 22 h 45 min

« Tu t’attaques souvent à des monstres de la littérature comme Salman Rushdie (Furie) ou Vikram Seth (Golden Gate). En 2001, tu as traduit Mason & Dixon (Seuil) de Thomas Pynchon en collaboration avec Brice Matthieussent (qui a traduit entre autres Charles Bukowski ou Bret Easton Ellis). Comment se déroule une traduction à quatre mains?

Chacun faisait tel ou tel chapitre selon sa disponibilité, puis refilait le bébé à l’autre qui intervenait librement dessus, afin qu’on obtienne au final une homogénéité du texte. On se répartissait aussi les difficultés, Brice se coltinant les problèmes techniques ou scientifiques, tandis que je travaillais plus particulièrement l’aspect dix-huitième siècle du style. Le fait que le roman mette en scène deux personnages nous a également aidés à structurer notre appréhension de ce travail à deux mains. »

B. Matthieussent pour la technique, c’est bien.

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 22 h 26 min

D’entrée, les « fleuves impassibles » ont commencé à muer. Chez Lowell, ils arrivent au deuxième vers, pris dans un « nous » qui fait fi du « je » rimbaldien, et deviennent « the virgin Amazon », alors que chez Beckett ils demeurent des « impassive rivers » (et se singularisent chez Jenkins en « placid river »). Le vers « Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sures » – à la fois formule magique, pure musique, à l’équilibre parfait frôlant la vérité cachée… – parvient à renaître chez Beckett (« More firmly bland than to children’s appels’ firm pulp ») mais se contracte chez Lowell (« sweeter than sour apples to a boy »), tandis que Jenkins le laisse résonner (« more sweet than windfalls are to kids »). Le fameux « peuple de colombes », que peut-il devenir? Chez Lowell et Jenkins, il est « flock », alors que Beckett ose un « cloud »… Flock of doves, cloud of doves… Pourquoi aucun des trois n’a-t-il tenté « people of doves », ou même « nation of doves »? L’équilibre de chaque vers trouve sa tension dans l’ensemble, et la musique n’est jamais résolue, car il ne s’agit pas ici de trouvaille, mais de recommencement.
Quand Jenkins n’hésite pas à traduire « Mais, vrai, j’ai trop pleuré! » par « True, fuck it: I’ve wept buckets », est-il si loin d’Arthur? Quant aux étonnantes « vacheries hystériques » auxquelles le poète compare la houle, n’est-il pas admirable qu’elles deviennent, sous la plume de Beckett, « the maddened herds of the surf » ? Lowell, dans son effort de contraction, se contente d’un « ocean bellowing on the land » mais leur adjoint, audacieux, un « cattle stampeding with their tails on fire…

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 22 h 18 min

Claro c’est celui qui traduit Pynchon ?
Eh bien on le savait déjà, mais là, c’est dramatique.

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 22 h 18 min

et ne ratez pas le poulet chez claro!
« Ou alors on peut voir les choses différemment et se dire que le juge a estimé que, finalement, « salope fascisante » était une définition possible de Marine Le Pen, certes outrancière, mais que, l’outrance n’étant qu’une exagération (ici à des fins pamphlétaires), le sens global du syntagme restait pertinent. L’humour jouerait donc ici le rôle de guillemets. Et les guillemets diraient ceci : je t’insulte, mais à la fois c’est pour rire. Tu n’es pas une salope fascisante dans la réalité. Seulement dans l’outrance. Dans la réalité tu es… tu es… Euh, c’est quoi la version soft de « salope fascisante » ? Hum. Il faudrait demander son avis au juge. Ou à Marine Le Pen. Mais d’ici à ce qu’elle trouve que c’est un point de détail…

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 22 h 14 min

QUI PARLE DE CONTEXTE?

toujours chez claro
Car cet « incident » pose problème. « Salope » – ou « salope fascisante » – ne serait donc une insulte qu’en fonction du contexte.

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 22 h 07 min

« With the Hollywood blockbuster Transcendence playing in cinemas, with Johnny Depp and Morgan Freeman showcasing clashing visions for the future of humanity, it’s tempting to dismiss the notion of highly intelligent machines as mere science fiction. But this would be a mistake, and potentially our worst mistake in history. »
http://www.independent.co.uk/news/science/stephen-hawking-transcendence-looks-at-the-implications-of-artificial-intelligence–but-are-we-taking-ai-seriously-enough-9313474.html

Observer dit: 31 mai 2014 à 21 h 55 min

« Et que dit le psy ? »

Il dit : « Finkie va bien ! Occupons-nous des politiques… »

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 20 h 44 min

À voir ou à entendre le langage se corrompre, à voir mon pays dépérir et l’élite rompre avec l’héritage, j’ai la nostalgie de la France ( Finkielkraut)

c’est encore une formulation choc, toute en clichés.
Et que dit le psy ?

Onésiphore de Prébois dit: 31 mai 2014 à 19 h 27 min

À voir ou à entendre le langage se corrompre, à voir mon pays dépérir et l’élite rompre avec l’héritage, j’ai la nostalgie de la France ( Finkielkraut)

A lire ce propos parfaitement réactionnaire, on se dit qu’en effet l’heure était venue pour Alain Finkielkraut d’entrer à l’Académie Française. Quand notre Hollandais sera retourné planter ses choux à Tulle, il a sa place toute trouvée comme penseur officieux du nouveau régime.

Closer dit: 31 mai 2014 à 18 h 05 min

Fou d’amour et de désir pinardier (étymologie douteuse), TKT en tuxedo parme, chemise jaune à jabot, aurait demandé Conchita Wurst en mariage. La joie des parents est immense. Tous nos vœux aux jeunes fiancés !

Onésiphore de Prébois dit: 31 mai 2014 à 18 h 05 min

Un coup franc à la Juninho, une virgule à la Ronaldinho, un cassage de rein à la Ronaldo, une bicyclette à la Leonidas da Silva, un coup du sombrero-volée à la Pelé, une série de dribbles à la Garrincha… ? (ueda)

Un peu de ça… dans le meilleur des cas. N’oublions pas non plus le drop millimétré à la Jonny, et je sens que ce soir on devrait y avoir droit.

ici Londres dit: 31 mai 2014 à 18 h 02 min

message : un scooter porquerollais est en panne sur la route de Monaco, je répète : un scooter porquerollais est en pannes sur la route de Monaco

Cosmos ? un vrai merdier..... dit: 31 mai 2014 à 18 h 00 min

Des journées,
L’univers auquel vous faites référence est une bulle violente, la nôtre, naissant parmi des bulles éclatant tout autour. L’important sera de savoir si les lois générales d’une bulle voisine nous permettra d’y accéder.

Par la mesure, naturellement…A ce jour, on doute de pouvoir connaître ces multi-univers aux constantes différentes.

TKT dit: 31 mai 2014 à 17 h 57 min

JCulé, le message de Conchita Wurst, je l’ai compris en visionnant et en écoutant, un interview sur une chaîne germanophone. Pas le genre de message qu’une merde comme vous puisse comprendre, même avec des sous-titres.

ici Londres dit: 31 mai 2014 à 17 h 52 min

message bouguereau est disoaru sous les glou glou glou, je répète : bougurereau est disparu sous les glou glou glou

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 17 h 48 min

 » …le vide,…dans l’espace proche, autour des planètes!,… »

Comme au lendemain de fête, une fois les bouteilles de champagne vidées, l’enthousiasme des premiers instants a laissé la place à la réflexion sur les résultats obtenus par Bicep2, le radiotéléscope installé au pôle Sud qui a détecté en mars 2014 les ondes gravitationnelles primordiales.
(En attendant qui ?
En attendant quoi ?)
En attendant les ultimes confirmations du satellite Planck. Ce « frisson de l’espace-temps », qui aurait été émis une fraction de seconde après le big bang est est associé à l’un des épisodes les plus violents qu’a connus l’univers.
Sciences et Avenir, mai 2014, p.8

Monaco News..... dit: 31 mai 2014 à 17 h 36 min

Scandale ! Charlène porterait l’enfant de Conchita la saucisse autrichienne, enfant conçu dans le métro de Vienne entre Stephansplatz et Praterstern par une nuit avec lune.

Albert est fou de rage. Les Monégasques sont dans la rue, la révolution est en marche, les Grimaldi pourraient être remplacés par les Mélenchon, arrivés en hordes dans une navette SNCM, le « Pierre Laurent ». Les croupiers de la SBM sont en fuite avec la caisse du Casino. Un divorce est à craindre en Principauté, toute retournée par l’évènement…

Sergio dit: 31 mai 2014 à 17 h 24 min

ueda dit: 31 mai 2014 à 17 h 14 min
faut les protéger ! Avec des trains blindés…

Strelnikov, on voit à sa gueule qu’il ne buvait pas

C’est terrible ! Ces gars-là se détruisent eux-mêmes et ensuite s’en prennent à toute l’Humanité ils font des bombes des camps… Faut les entonner ça sauvera tout ! Milsabor…

Téléspectateur idiot..... dit: 31 mai 2014 à 17 h 16 min

Le message de Conchita Wurst ? Quel message ? J’ai rien vu comme message ! A part la barbe et son air dérangé…

ueda dit: 31 mai 2014 à 17 h 14 min

faut les protéger ! Avec des trains blindés…

Strelnikov, on voit à sa gueule qu’il ne buvait pas, Sergio.

ueda dit: 31 mai 2014 à 17 h 10 min

il se passe sur les fils de ce blog des choses qui ne se passent pas ailleurs (Prébois)

Un coup franc à la Juninho, une virgule à la Ronaldinho, un cassage de rein à la Ronaldo, une bicyclette à la Leonidas da Silva, un coup du sombrero-volée à la Pelé, une série de dribbles à la Garrincha… ?

Sergio dit: 31 mai 2014 à 17 h 10 min

C’est vrai qu’il est le seul dit: 31 mai 2014 à 16 h 46 min
le pinardier

Ha non mais alors ce sont des bienfaiteurs de l’humanité faut les protéger ! Avec des trains blindés… Des sous-marin atomiques ! Des levées en masses…

SPA..... dit: 31 mai 2014 à 17 h 00 min

Protéger le TKT, une espèce rare se reproduisant peu, est un acte de foie dans l’avenir caviste…

C'est vrai qu'il est le seul dit: 31 mai 2014 à 16 h 46 min

TKT dit: 31 mai 2014 à 16 h 10 min
Oné, des menaces de mort ?

Tiens le pinardier s’est senti visé.

Ouf ! dit: 31 mai 2014 à 16 h 41 min

TKT dit: 31 mai 2014 à 15 h 57 min
C’est le message de Conchita Wurst, pas le mien.

Je me disais bien que c’était étonnant,
TKT s’intéressant aux qualités humaines d’une personne ça semblait bizarre, lui qui ne voit que comptes en banque, arbre généalogique, paillettes et decorum.
Me voilà rassuré.

laurent dit: 31 mai 2014 à 16 h 41 min

16 h 32 min
le dingue de procrol est toujours du côté du plus fort, admire les tortionnaires et assassins, qu’il juge intelligents, modernes) enfin et surtout il veut qu’on parle de lui

kicking dit: 31 mai 2014 à 16 h 37 min

si je m’en tire les couilles (à peu près) nettes

t’as qu’à mettre des balles de ping pong dans ton slip, en plus c’est à la mode..

ici Londres dit: 31 mai 2014 à 16 h 32 min

message : JC est plus stupide qu’Allende, je répète : JC est plus stupide qu’Allende

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 16 h 19 min

la pause
« 17 équations qui ont changé le monde »
Une des équations les plus fascinantes est celle de Navier-Stokes (du nom de deux scientifiques du 19e siècle). Techniquement, c’est l’une des plus difficiles, elle est dite non-linéaire aux dérivées partielles. Les mathématiciens ne la comprennent pas totalement. Celui qui saura la résoudre sans approximation est censé gagner une somme d’un million de dollars !
http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20140530.OBS9027/l-equation-du-cerf-volant.html

TKT dit: 31 mai 2014 à 16 h 10 min

Oné, des menaces de mort ?
Espérer la mort de quelqu’un, comme seule méthode pour en être débarrassé, n’est pas menacer, mais est un désir qui tient la route.

Onésiphore de Prébois dit: 31 mai 2014 à 16 h 02 min

Si je viens te voir, ce sera avec une bonne bouteille. (Chaloux)

J’en étais sûr : toi aussi tu veux me tuer ! Encore que je vis (que je vive?) dans une cruelle incertitude : tandis que mon oncologue me dit : « je ne peux pas vous interdire l’alcool, je suis fils de viticulteur » (!! c’est chouette, des fois de vivre dans le midi), mon gastro, l’air pincé, me rappelle que l’alcool est toxique pour le foie , et comme je n’en ai plus qu’une moitié… enfin , je ferai une exception pour toi, mais pas avant la fin du mois d’août, ou même en septembre, car je suis engagé à nouveau dans un parcours du combattant qui tient aussi de la course contre la montre. De cette course, si l’on sort vainqueur, ce n’est jamais seul , et si je m’en tire les couilles (à peu près) nettes (comme disait mon capitaine qui avait fait Madagascar et l’Indo et qui savait de quoi il parlait), je le devrai à des tas de gens, vraiment à des tas de gens, à de jeunes experts du bistouri dont la dégaine de gamins me sidère, à des filles en blanc, en vert pâle, masquées, pas masquées (« respirez un bon coup, je pique »), mais aussi à toi par exemple, dont ce billet me touche et m’infuse de la vie, et alors j’aurai peut-être droit, à nouveau, à deux ou trois ans de grandes vacances, et je verrai mon petit-fils entrer au C.P. En attendant, dopé par les cures de potion magique, je ferraille dur sur la RdL — laboratoire en effet, mais curieux laboratoire, je trouve,tout de même, des fois — et y goûte le plaisir toujours vif de parler à ma manière d’un des grands amours de ma vie : la littérature. C’est bien qu’Assouline pratique une politique de contrôle des messages aussi tolérante, car, de fait, il se passe sur les fils de ce blog des choses qui ne se passent pas ailleurs, ça va de la tendresse aux basses injures et aux menaces de mort, c’est contrasté, pittoresque et vivant, on ne s’envoie pas trop de fleurs (de rhétorique), on y joue et on y apprend des tas de choses. Cela fait plusieurs années que je poste sur la RdL, il m’est arrivé de me dire qu’il y avait quelque chose de toxique là-dedans et qu’il était temps d’arrêter, mais je n’ai jamais pu. A chacun son truc. Mais tu as raison, la RdL est un laboratoire de rhétorique — plutôt un libre atelier d’écriture, et il faut écrire, parce qu’écrire, c’est vivre.

TKT dit: 31 mai 2014 à 15 h 57 min

@ La pensée tékatienne du jour dit JCulé le 31 mai 2014 à 15 h 44: C’est le message de Conchita Wurst, pas le mien.

Sergio dit: 31 mai 2014 à 15 h 55 min

Sant’Angelo Giovanni dit: 31 mai 2014 à 15 h 37 min
le monstre en épingle à cheveux

Les mieux c’est celles de Sherman…

La pensée tékatienne du jour dit: 31 mai 2014 à 15 h 44 min

ce qui compte c’est la personne et ses qualités humaines.
TKT

Que c’est beau mon Thierry, je t’aaaaime

Sant'Angelo Giovanni dit: 31 mai 2014 à 15 h 37 min


…je disais donc,…très très interessant!,…çy cy!,…j’y suis!,…


…& peut-être,…autre chose!,…pour rire!,…un peu!,…

…le vide,…dans l’espace proche, autour des planètes!,…

…suivant, les grandes masses oscillants autour du soleil,…et les tensions d’équilibres entre-elles,…des zones crées par le hasard des constellations,…en soi plus neutres,…

…l’art, d’un nombrillisme plus responsable des partages!,…abrutissements ou enseignement – éclairés en partages!,…

…elle est jalouse!,…votre barbare du dessous à poils,…encore fraîche ou juste imberbe des convenances!,…à combler son vide émotionnel!,…
…pas loin!,…encore un effort!,…de pigeons en allouettes des messies en miroir!,…
…mon partis pris!,…revient!,…revient!,…ou celà!,…dans l’espace temps!,…
…souvenirs,…souvenirs!,…etc!,…
…Ah!,…le monstre en épingle à cheveux!,…Ah!,…Ah!,…Bip!,…Bip!,…etc!,…

Transgenre du Quai d'Orsay dit: 31 mai 2014 à 15 h 35 min

TKT dit: 31 mai 2014 à 15 h 22 min
« soit il l’est, soit il ne l’est pas »

PAS POSSIBLE ?!!!
Mais vous avez kronnement raison.

TKT dit: 31 mai 2014 à 15 h 29 min

Clopine, Beckett a les lèvres fines et fut toute sa vie une personne avec un visage ayant un certain charme.
Que proposez vous aux gens aux lèvres fines ? Du botox ?

TKT dit: 31 mai 2014 à 15 h 21 min

JCulé aliasTransgenre du Quai d’Orsay dit:31 mai 2014 à 15 h 04:
Conchita Wurst, se prononce wourscht et est un message: « peu importe l’allure: barbe virile, poitrine plate, coiffure tel que le Christ sur sa croix, laid, freak, peu importe, ce qui compte c’est la personne et ses qualités humaines. » Le look de C.W. est voulu peu plaisant, es ist Wurst !
JCulé, ne voyez pas des homosexuels partout, oubliez votre enfance d’enfant violé (si vous êtes D.), laissez vivre tout le monde à sa guise tant est que personne n’en pâtisse.
Bloom doit rigoler quand vous le traitez d’homosexuel, soit il l’est, soit il ne l’est et dans les deux cas, vos attaques sont ringardes et dignes des catholiques de Rome, du genre D. ou Teignez.

Chaloux dit: 31 mai 2014 à 15 h 04 min

Onésiphore de Prébois dit: 30 mai 2014 à 22 h 27 min

Johnny, il faut que je te répète que je pousse à bout les choses avec toi, avec Bouguereau et Alba parce que je trouve que la RDL est un fantastique laboratoire rhétorique et littéraire. Un peu comme si je repérais les « types » dont le profil m’intéresse pour leur faire rendre tout ce qu’ils ont à donner. Si je viens te voir, ce sera avec une bonne bouteille. Ce n’est rien de dire que les rdliens sont une bande de cloches. Encore faut-il les mettre en vibration.

Transgenre du Quai d'Orsay dit: 31 mai 2014 à 15 h 04 min

« Je suis fière de la France de 89 et de Londres, j’ai honte de celle de Pétain et de 2002. » (Bloom)

Elle est conne, Conchita Polygrotte, mais conne ! Elle n’y comprends rien, mais cause, cause, cause….

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 14 h 56 min

encore une censure: d’un timbre : pourtant je ne suis ni psy, ni chabadabadahu
donc assez de cuir assez de pot aime kean

Sergio dit: 31 mai 2014 à 14 h 43 min

Archives du Guepeou dit: 31 mai 2014 à 11 h 49 min
Tovaritch Assoulin,

La photo du jeune apparatchik à lunettes rondes

C’est vrai qu’on dirait Стрельников…

citron dit: 31 mai 2014 à 14 h 38 min

14h12 14h25 14h29 excusez mais il me manque un élément de logique pour conclure à un enchainement. Ciao , je sors prendre l’air.

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 14 h 29 min

« Beckett dépouille les vies ordinaires ou les placent sur un plan unique en équilibre sur le vide, pas forcément celles de fous ou des forcenés. »

Et c’est un principe de science physique bien connu: la nature a horreur du vide.
« Le philosophe Aristote, de l’Antiquité, a dit : « La nature a horreur du vide. » Aristote en est venu à cette conclusion en constatant que la nature exige que tout espace soit rempli de quelque chose, même si ce quelque chose est incolore et inodore. »

citron dit: 31 mai 2014 à 14 h 25 min

Pour Beckett, c’est plus tranché; et le registre littéraire est : psychiatrie.

Depuis Beckett, qui vide les corps des vies pour n’en garder qu’une trame squelettique, ou si c’était végétal n’en prendre que l’ossature friable, les écrivains se sont attaqués beaucoup plus franchement à nombre de faits divers qui s’y attachent, la société en accouche et leur sert de terrain d’écriture, de l’intime à la guerre la psychiatrie s’illustre de plus en plus fréquemment, c’est presque banal, alors que Beckett dépouille les vies ordinaires ou les placent sur un plan unique en équilibre sur le vide, pas forcément celles de fous ou des forcenés.

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 14 h 12 min

Dr Lecter, je vous ai déjà dit que je ne lirai pas ce livre « vies de … »
j’en suis exactement avec ce bouquin à : en sautant et en gambadant, avec votre unique impulsion…

Pour Beckett, c’est plus tranché; et le registre littéraire est : psychiatrie.

Onésiphore de Prébois dit: 31 mai 2014 à 14 h 10 min

La politique de l’Etat d’Israel, surtout depuis l’assassinant de Rabin, est diamétralement opposée aux valeurs qui ont présidé à sa création. (Bloom)

Eh bien, voilà au moins un point sur lequel nous sommes d’accord. J’ai mis en scène, naguère, avec de jeunes comédiens, quelques textes de Hanokh Levin, qui en disaient long sur l’état de la société israélienne, mise à mal par des années de guerre, tantôt ouverte, tantôt larvée, sans issue. Ceux qui ont tué Yitzhak Rabin ont tué l’espoir.

citron dit: 31 mai 2014 à 14 h 09 min

commenter l’écriture de P.Asssouline &vous,&vous&vous!
Où en sommes nous de la négociation General electric/ Siemens/ Alstom? Trouvez-vous que ça manque de chinois?

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 14 h 04 min

Une première fois: il ne dit pas si c’est la première fois de sa vie, ni avec ce genre littéraire, ça vous laisse de l’espoir de
commenter l’écriture de P.Asssouline &vous,&vous&vous!

citron dit: 31 mai 2014 à 14 h 01 min

légitimées
quel comble d’être convaincu de parler / maîtriser disent-ils parfaitement une langue!!ne serait-ce pas cela ce qu’on pourrait nommer la bêtise absolue pour laquelle il n’y a pas d’absolution durable biodégradable

On ne maitrise jamais la langue, des choses ne s’écrivent pas ni ne se parlent, elles s’inscrivent dans un autre langage, pour ça la musique dira l’indicible des sentiments, émotions que d’autant tenteront à nouveau de réduire à équations verbales en procédé incomplet.

ueda dit: 31 mai 2014 à 13 h 58 min

« Content d’avoir des amis musulmans, athées, agnostiques, catholiques, protestants, bouddhistes, communistes, bogomiles, »…

Bogomile?

« Pèpèpe », bouguereau est ici le seul bogomile identifiable.

citron dit: 31 mai 2014 à 13 h 56 min

Faudrait savoir si c’est Rolland Garros ou le blog à Passou, revers fiertés, coup droit, balle de match, out?

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 13 h 55 min

légitimées
quel comble d’être convaincu de parler / maîtriser disent-ils parfaitement une langue!!ne serait-ce pas cela ce qu’on pourrait nommer la bêtise absolue pour laquelle il n’y a pas d’absolution durable biodégradable

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 13 h 54 min

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 13 h 51 min
Ne vous en faites pas Dr Lecter, le principal « objet » a été récupéré.

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 13 h 51 min

on m’a censuré un ou deux coms: merci: ça me fait une bonne raison pour ne plus envoyer !
les fiertés , avec le revers respect ne m’excitent pas du tout seraient -elles légitimés par l’over psy blogométrique

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 13 h 33 min

C’est excellent Dr Lecter ce lien; en fait ce ne sont pas du tout les chèvres de montagne qui ont inspiré l’invention de cette prothèse étonnante. C’est en réalité un animal fabuleux: le dahu.

TKT dit: 31 mai 2014 à 13 h 33 min

JCulé, vous n’avez pas besoin de moi pour devenir antisémite.
Que vous soyez raciste, antisémite, fasciste, homophobe, m’importe peu, vous n’êtes pas le seul. Mais vous avez en plus, l’inconvénient d’être atteint de pathologie. De plus, vous pleurez d’être censuré chez Paul Edel. Je ne sais pas si vous êtes vraiment D.bile, mais vous êtes aussi naïf et bête que lui.
Goofy dingo, je le prends, venant de vous, comme un compliment.

Bloom dit: 31 mai 2014 à 13 h 27 min

21 h 47 min

Tu t’en tireras pas comme ça, mon cochon.
Vlad est particulièrement remonté: il peut pas voir en peinture Giono et son collaborationnisme mou. Bernard est mobilisé juqu’au 7, 6 oblige. On se met d’accord après pour saigner le porc.

Bloom dit: 31 mai 2014 à 13 h 18 min

Autant de cons chez les Juifs qu’ailleurs, 30% minimum. Autant chez les Arabes, les Dravidiens, les Han, les Tibétains et les Quechua. Même chez les Irlandais, peuple pourtant supérieurement créatif, il y a une belle bande de c..nnards.
La politique de l’Etat d’Israel, surtout depuis l’assassinant de Rabin, est diamétralement opposée aux valeurs qui ont présidé à sa création. Je ne rentre pas dans les détails car nous sommes assez peu ici à avoir une idée précise de la réalité, de la complexité israélienne (sans parler d’y avoir de la famille). Cela ne donne pas pour autant le droit aux extrémistes religieux palestiniens de bombarder des civils. De la même façon, l’opération plomb durci fut une honte absolue. Deux états, dans les frontières d’avant 67, et Jérusalem comme capitale partagée.
My country right or wrong est une vaste débilité, d’où qu’on soit.
Reste qu’à part les démocrates palestiniens dont parle TKT, il n’y a pas franchement de pays exemplairement démocratique dans la région, qui concentre toutes les haines. Il ne fait pas non être copte en Egypte, où sunnite en Irak et chiite en majorité sunnite.
Je combats tout racisme , tout antisémitisme, d’où qu’il vienne. Ma sensibilité me pousse à une sympathie atavique pour les Juifs, mais c’est à l’usage que je juge: je suis content de l’altercation que j’ai eue une nuit à Barcelone avec un jeune sabra complètement imbécile. Content d’avoir eu des aïeux dans la MOI, d’avoir des amis musulmans, athées, agnostiques, catholiques, protestants, bouddhistes, communistes, bogomiles, russes, turcs, indiens, pakistanais, australiens, et même français…Aucun facho ni aucun fächeux religieux, pas de salopards de cette espèce.
Je déteste les « Iiciens », ceux qui parlent de tout sans jamais avoir eu le courage d’aller y voir, ceux qui ne maitrisent pas correctement au moins une langue étrangère & qui donc ignorent que s’il existe d’autres visions du monde, in fine les principes universels issus de la Révolution française grandissent les hommes et les sociétés qui les vivent et les appliquent au plus près.
Je suis fière de la France de 89 et de Londres, j’ai honte de celle de Pétain et de 2002.

Allen Stewart Königsberg dit: 31 mai 2014 à 13 h 00 min

Lorsque j’entends du Wagner, j’ai envie d’envahir la Pologne ! Mais lorsque je lis du TKT déblatérer en RdL comme Goofy Dingo…. je deviens antisémite !

Un comble.

TKT dit: 31 mai 2014 à 12 h 31 min

@ John Brown de Présbois: Il y a une gauche libérale en Israël et, malgré la politique de défense du parti de droite au pouvoir, personne ne peut dire que est le pourcentage de la population Juive, qui soit arabophobe per se. En face de Palestiniens qui ne veulent pas la paix mais la guerre, il est difficile de ne pas vouloir se défendre. Du coté Israélien, les religieux ont trop de pouvoir, en fait, un état qui n’est pas laïc est un état avec un mauvais point de départ pour être démocratique. Or, et c’est bien un paradoxe, Israël reste un état démocratique. Il y a aussi une intelligentsia palestinienne libérale.
Les Juifs en effet, devraient donner l’exemple en matière d’antiracisme, ceci dit, c’est facile à dire et c’est souvent dit par les antisémites*. Aucune communauté qui se considère comme communauté religieuse, ou ethnique, n’a jamais donné l’exemple d’une tolérance généralisée.
* Ou des juifs comme moi, qui ont au moins retenu de la Shoah et de l’axe Berlin-Vichy, le devoir de ne pas être raciste.

Oni de Vormwald Johann Schwarz, je ne vous mettrais pas dans le même sac-à-merde que D. et JC, mais vos propos sont souvent xénophobes et racistes. Michel le marquis du Shtetl est islamophobe et arabophobe. Il est aussi empreint d’un racisme de classe schizophrène, se voulant de vieille noblesse française, issu du Shtetl, issu d’une famille de fournisseur pour les classes de nantis etc…
La différence entre vous et JC, vous avez une vraie culture littéraire et il représente la bêtise populiste.
Le populisme, c’est pour un Politique, la manipulation de l’ignorance et la bêtise du soit-disant « peuple ». Il y a des nantis qui sont éduqués et votent quand même pour le FN, comme quoi « populiste » ne veut pas dire prolétariat, hélas !

Le FN n’est pas le premier parti de France, pour le devenir, ils devraient avoir la majorité absolue à l’Assemblée.
Ici à Zürich, j’ai pu voter online pour les représentants des Français de l’Etranger, au Parlement. Mais pour les représentants à Bruxelles, au dernier moment le consulat a organisé les élections en dehors de la ville. Je mets quelques minutes à pied de chez moi au consulat. Aller au lycée Français de Dübendorf, au dernier moment, fut un obstacle.
Je ne dois pas être le seul…
Je considère donc, je ne dis pas avoir raison, que la Consule de France, a pris une mauvaise décision en déménageant le site électorale. D’autre part, pourquoi avoir le droit de voter online, uniquement pour une des deux votations ?

renato dit: 31 mai 2014 à 12 h 28 min

« Il m’a fait chillier un maximum, ce branleur mou… »

Lisez l’autobiographie de Peggy Guggenheim… puis vous causez…

Couple de clowns dit: 31 mai 2014 à 12 h 07 min

Hollande-Valls ?
Mandela-Tutu ?
Le Pen-Alliot ?
Charlène-Albert ?

NATO-EU ?
Qatar-PSG ?

D.-TKT ?
Christiane-Popaul ?
Clo-Jicé ?

Archives du Guepeou dit: 31 mai 2014 à 11 h 49 min

Tovaritch Assoulin,

La photo du jeune apparatchik à lunettes rondes que vous présentez pour être celle d’un écrivain irlandais connu et fantasque est, en vérité, celle de Nicolaï Samuelson Beckettovitch, un de nos plus fameux tortionnaires !

Passé par le feu roulant de ses arguments, Besancenot aurait avoué avoir voté Le Pen depuis la fin de son adolescence pré-postière.

Onésiphore de Prébois dit: 31 mai 2014 à 11 h 45 min

Puisque Bloom est un admirateur inconditionnel de Mandela, j’aimerais bien qu’il nous dise à l’occasion ce qu’il pense du fait que la population israélienne (la moitié ? les deux tiers ?) barbote dans un bain de racisme anti-palestinien, anti-arabe et anti-nègre, et de ce magnifique mur de la honte érigé entre les deux territoires. Quand un peuple a souffert du racisme autant que le peuple Juif, ce serait pas mal qu’il donne l’exemple (le bon). Non ?

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 11 h 39 min

service UPS
Dr Lecter, quelque chose dans ce message du 30 mai 2014 à 11 h 02 min m’a fait plonger dans un bouquin, que vraiment, il ne faut pas lire si on a aucune considération pour son auteur. Ou alors après, il faut pouvoir, comme on dit d’une cordée: assurer.
J’y ai appris, -allez-savoir pourquoi, la page était cornée- que Beckett jouait aux echecs, et que – c’est plus délicat- sur son épouse.

Onésiphore de Prébois dit: 31 mai 2014 à 11 h 36 min

Dans « Le Monde » d’aujourd’hui, un excellent dessin de Serguei sur « le pape en Palestine ». On y voit François versant une larme au pied d’un mur. « C’est le mur des lamentations?  » demande un touriste. — Non, répond un autochtone, c’est celui qui nous sépare d’Israël ». C’est le Likoud qui va pas être content.

Excel3 dit: 31 mai 2014 à 11 h 28 min

*quelques erreurs d’arithmétique

Rumeurs de néocons agréables aux oreilles des docteurs varois.

Colonel Darwin dit: 31 mai 2014 à 11 h 25 min

Prébois, vous semblez être homme de bon sens, contrairement à Samuel Beckett (Peggy.G. Ma vie page 123), faites comme moi : ne descendez plus au Meurice !

Ce porcelet de sultan est ostracisé en Europe par les meilleurs des people, pour sa charia indigène … Ah ! Mais !

Colonel Darwin dit: 31 mai 2014 à 11 h 21 min

J’avoue que Piketty* confirme nos vues : une inégalité croissante ? … mais qu’elle bonne nouvelle ! Le début du succès, de la renaissance, du sursaut occidental judéo-chrétien !
*quelques erreurs d’arithmétique n’enlèvent rien à son travail, comment dire, somptueux !

Onésiphore de Prébois dit: 31 mai 2014 à 11 h 11 min

C.E.
Votre projet pour susciter la croissance est inepte ! Avancer à pied ! La bonne méthode pour une forte croissance est de revenir aux guerres coloniales avec tous les avantages que cela comporte : moins de pauvres, moins de retraités, moins de ghettos, l’appropriation des richesses de la planète pour vous seuls, l’ascenseur social en mode on, l’espérance qui renaît ! Quelle belle époque ! (Colonel Darwin)

J’adhère total au programme de Colonel Darwin. Encore un qui a dû lire Piketty.

Colonel Darwin dit: 31 mai 2014 à 10 h 35 min

C.E.
Votre projet pour susciter la croissance est inepte ! Avancer à pied ! La bonne méthode pour une forte croissance est de revenir aux guerres coloniales avec tous les avantages que cela comporte : moins de pauvres, moins de retraités, moins de ghettos, l’appropriation des richesses de la planète pour vous seuls, l’ascenseur social en mode on, l’espérance qui renaît ! Quelle belle époque !

ACP dit: 31 mai 2014 à 10 h 15 min

j’ai juré sur une guenon dégueu de ne plus pourrir la RdL

Dommage, une légère montée d’adrénaline au p’tit dej n’était pas désagréable.

JC..... dit: 31 mai 2014 à 9 h 54 min

Bon week-end, mes petits choux !
(… faut que j’aille donner un cours de paresse à l’université du temps libre, et j’ai juré sur une guenon dégueu de ne plus pourrir la RdL !…)

Lettres percées..... dit: 31 mai 2014 à 9 h 45 min

Quel petit monde que celui des philosophes ! Un tout petit monde sympathiquement farci d’amour-haine. Bien dans la veine des bars tabacs Café du Commerce, où la serveuse lassée sert à boire aux ivrognes tristes et joyeux …

Chaloux dit: 31 mai 2014 à 9 h 43 min

« C’est moi que j’suis l’drapeau d’la France? »

Ne comptez pas sur moi aujourd’hui.

Coucher 5H00, petit déjeuner laborieux.

« Soyez pour vous-même une lampe ».

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 9 h 33 min

Dr Lecter, suite à votre 18h30 d’hier, j’espère qu’il y aura un billet spécial consacré à la « déconstruction ».
On va voir tous les asiatiques du blog se mettre en rang serré.
Bon week-end.

JC..... dit: 31 mai 2014 à 9 h 31 min

« Ton style te trahit, nommé Jicé ! Et ton ouverture d’esprit se ferme d’un coup … »

Comme une huitre qui protège sa perle des couillons, mon ami !

JC..... dit: 31 mai 2014 à 9 h 29 min

On n’en parle guère car c’est médiatiquement gênant en ce moment : on se plante grave au Mali et en Centrafrique où les premiers succès sont loin derrière …

Catastrophique !

Cependant, ne nous trompons pas de centre d’intérêts : Roland Garros, World Cup au Brésil, Toulon-Castres ce soir en rugby… il y a une actualité bien plus importante à suivre.

No problem, on suivra !

Hihihi dit: 31 mai 2014 à 9 h 27 min

Hohoho ! dit: 31 mai 2014 à 8 h 56 min

« Son ouverture d’esprit, assoulinienne, est tout à fait convenable… Ahaha ! « 

Ton style te trahit, nommé Jicé ! Et ton ouverture d’esprit se ferme d’un coup quand tes posts sont anastasiés, chez Popaul ou ici !

Allez, continue tout seul, on a trop besoin de rire ici !

Peggy Guggenheim..... dit: 31 mai 2014 à 9 h 16 min

Ma relation avec Samuel ? On n’a pas beaucoup ri ! Il m’a fait chillier un maximum, ce branleur mou…

renato dit: 31 mai 2014 à 9 h 12 min

« … relation Beckett/Guggenheim… »

Si mes infos sont bonnes, ils ont beaucoup ri…

Hohoho ! dit: 31 mai 2014 à 8 h 56 min

Clo, Abdelkader, SMDR, Traube, PMB, méritent des critiques qui peuvent apparaître comme insultes à ces esprits étroits tant ils sont imbus d’eux mêmes ; le nommé Jicé, non.

Son ouverture d’esprit, assoulinienne, est tout à fait convenable….Ahaha !

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 8 h 53 min

Je voulais aussi dire un mot du contexte de la relation Beckett/Guggenheim, et mon message doit être au service de tri postal. Bande d’incultes, va !

ueda dit: 31 mai 2014 à 8 h 46 min

« – renouvelle la thématique conventionnelle du maître et du disciple ;
– crée une métaphore de la découverte de l’espace par l’enfant ;
– critique la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel ;
– critique la Poétique d’Aristote ;
– propose une tragédie moderne dont le tragique repose sur Hamlet ;
– étend une conception du mal empruntée à l’œuvre de Marcel Proust ;
– illustre un essai de psychologie historique à partir du roman d’Emile Zola, La Débâcle ;
– reprend le projet de Gustave Flaubert de créer une œuvre composée de citations ;
– annonce la fin de l’art. »

Je ne vois qu’un ogre pour s’attaquer à cet abondant buffet: notre ami Mauvaise langue.

Hihihi dit: 31 mai 2014 à 8 h 45 min

Un oubli regrettable de ce pître de PMB… dit: 30 mai 2014 à 19 h 44 min

« pitre »… « Tartarin »… Bon sang mais c’est signé ! On t’a reconnu, Jicé !
Dire que tu peux insulter à tout va des Clo, des Abdel, des SMDR, des Traube etc. et que tu nous fais un caca nerveux pour un seul (et véridique) « pauv’type » !

renato dit: 31 mai 2014 à 8 h 35 min

« annonce la fin de l’art. »

C’est toujours le même refrain… il ne faudrait pas oublier que chaque fois que l’on annonce la fin de l’art, on annonce la fin de l’art comme on le connait… ce qui denonce une manque d’attention…

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 8 h 20 min

Suite du lien:
http://piacentini.gerard.free.fr/

« Ces quelques lignes révèlent le projet de Samuel Beckett dans Fin de partie : créer une pièce de théâtre dotée d’une pluralité de sens.
Fin de partie se présente comme une série de thèmes entrelacés. L’auteur :
– renouvelle la thématique conventionnelle du maître et du disciple ;
– crée une métaphore de la découverte de l’espace par l’enfant ;
– critique la Phénoménologie de l’Esprit de Hegel ;
– critique la Poétique d’Aristote ;
– propose une tragédie moderne dont le tragique repose sur Hamlet ;
– étend une conception du mal empruntée à l’œuvre de Marcel Proust ;
– illustre un essai de psychologie historique à partir du roman d’Emile Zola, La Débâcle ;
– reprend le projet de Gustave Flaubert de créer une œuvre composée de citations ;
– annonce la fin de l’art.
Par ailleurs, il est possible que Samuel Beckett ait confié, à travers le portrait de Nell, les motivations profondes qui l’ont amené à devenir écrivain. « 

ueda dit: 31 mai 2014 à 8 h 17 min

« Un vice analogue à l’observation par le trou de la serrure d’un couple forniquant »

Tant que ça reste celui de la serrure.

ueda dit: 31 mai 2014 à 8 h 16 min

 » chaque personnage (de Godot) incarne une philosophie  »

Le texte du nommé Piacentini est un exercice très pince-sans-rire, c’est un type qui fait des échauffements, ça pourrait être Beckett ça pourrait être autre chose.

Un numéro de clown de quelqu’un qui a aimé lire des livres de philo, et qui en fait un usage qui en vaut bien un autre.

Il est probable que l’homo academicus tombant sur cette fantaisie la prenne au premier degré, surtout s’il a vingt ans.
Evidemment, il ne peut être exclu que sur la scène, il se retrouve avec un autre premier degré, l’auteur lui-même.
Surprise, surprise…

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 8 h 11 min

« Les écrivains sont de grands enfants pleins d’orgueil hallucinatoire. »

Battez-vous !

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 mai 2014 à 8 h 09 min


…que çà aille bien ou mal!,…

…le peuple,…les syndicats doivent re-prendre le pouvoir!,…
…tout restructurer,…de Aà Z,…
…et légiférer les affaires courantes par ordonnances aux dessus des conventions-lois,…privilèges,…

…avec une police interne qui contrôle tout les amont d’aval des finances dans la réalité,…sans compromisions privés ou de connivences des grandes familles!,…

…un gouvernement pour le peuple exigeant!,…moderne-bourgeois!,…etc!,…

Lettres percées..... dit: 31 mai 2014 à 8 h 07 min

Lire des lettres privées est d’une grande obscénité.

Un vice analogue à l’observation par le trou de la serrure d’un couple forniquant, l’écoute d’une conversation par micro-espion buissonnier, le travail d’un cabinet noir décollant les enveloppes à la vapeur … Obscène !

Les écrivains sont de grands enfants pleins d’orgueil hallucinatoire.

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 7 h 58 min

Enfin, pour Apollinaire, on peut considérer que c’est obscène.

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 7 h 55 min

L’édition à destination publique de correspondance privée d’écrivain est « obscène » ?

Cela se défend.

ueda dit: 31 mai 2014 à 7 h 53 min

« Ce ne sont que déjections quotidiennes de son orgueil obscène d’écrivain, flattant le voyeurisme du lecteur impuissant… »

Epèpèp, et les débouchés de nos universitaires?

ueda dit: 31 mai 2014 à 7 h 51 min

« Comptez pas sur moi…wouldn’t piss on you if you were on fire… »

C’est dommage, Abdelkader, de recycler éternellement ces expressions fatiguées.
Pourquoi ne pas en créer vous-même?
Votre anglais semble plus que présentable…

Les gens qui plaisantent par répétition ressemblent à ceux qui expriment leur sagesse par des proverbes.

Lettres percées..... dit: 31 mai 2014 à 7 h 44 min

Il y a une grande obscénité à lire des lettres qui ne vous sont pas destinées, quant bien même leur auteur aurait à cœur de les déballer comme viande de boucherie.

Ce ne sont que déjections quotidiennes de son orgueil obscène d’écrivain, flattant le voyeurisme du lecteur impuissant…

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 7 h 35 min

La version française a été financièrement encouragée la Fondation d’entreprise La Poste. – d’accord, c’est une info

C’est bien le moins. En nos temps de courriels compulsifs, ce rappel de ce que fut le courrier à son meilleur est opportun. – Certes mais la Poste s’est diversifiée. Ce n’est plus tellement un service de « particulier »

De là à parler de culture épistolaire, il y a un grand pas, mais pourquoi pas. – je ne vous le fais pas dire. Un grand écart, même.

Espérons que le savoir vivre en fait partie.- espère, espère …

http://www.fondationlaposte.org/rubrique.php3?id_rubrique=1

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 7 h 29 min

« chaque personnage incarne une philosophie : Vladimir incarne la philosophie de Descartes ; Estragon, celle de Leibniz ; Hamm est « aristotélicien » tandis que Nagg et Willie sont « épicuriens ». Pozzo et Lucky incarnent le stoïcisme tandis que Winnie est une matérialisation de la philosophie de Berkeley. »

http://www.calameo.com/read/000214430240e6cd921c3

ueda dit: 31 mai 2014 à 7 h 20 min

« Il nous faudrait un Chaloux, un Prébois, un Bouguereau … »

C’est vrai qu’on en a des talents.

WG aux anciens combattants, Ueda à l’économie (pas moins doué que Montebourg), Giovanni en porte-parole, Daaphnée en porte-jarretelle, Datura à la place de Tobira, Barozzi au Sociétal (une innovation que l’Europe nous enviera)…

Les possibilités de remaniements sont infinies!

des journées entières dans les arbres dit: 31 mai 2014 à 6 h 45 min

suite du lien de:
http://piacentini.gerard.free.fr/beckett_guggenheim.html
Je ne sais qui a évoqué Plato, sur ce fil; sur le plan théâtral « Le double agencement des faits et le double dénouement – éducation de Clov et préparation à la mort de Hamm – suffirait à classer Fin de partie comme une mauvaise pièce selon les critères du philosophe grec…  »
le philosophe grec en question c’est Aristote, il a bien traité de la tragédie dans sa Poétique.

Carolus Magnus..... dit: 31 mai 2014 à 6 h 24 min

Trois hasbeen décrépis, Fillon, Raffarin, Juppé, ne font pas un Homme d’Etat capable de sauver un pays en crise, en débordant à droite le cadavre de la gauche.

Il nous faudrait un Chaloux, un Prébois, un Bouguereau …

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 6 h 21 min

tout cela est diablement inquiétant.
bigrement tout au plus
shrinkons à votre santé!

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 6 h 12 min

Tandis que les caractères cunéiformes évoluent vers des formes anguleuses abstraites, les hiéroglyphes conservent au long de leur histoire toute leur beauté figurative. Ils ont en outre une efficacité magique : les caractères désignant le nom d’une personne étaient censés contenir son identité. L’écriture avait le double pouvoir d’évoquer réellement et de faire passer à l’immortalité.

Peggy Gugenheim..... dit: 31 mai 2014 à 6 h 06 min

« Il me confia que, depuis sa naissance, il conservait de sa présence dans le ventre maternel un souvenir terrifiant dont il souffrait constamment au point d’en avoir de terribles crises de suffocation » (Gugg., Ma vie p. 141).

Guggenheim qualifie Beckett d’« écrivain frustré » dominé par trois passions : pour son idole James Joyce, pour les peintres Jack Yeats et Geer van Velde. On connaît déjà la dévotion pour Joyce à qui Beckett voulait tellement s’identifier qu’il avait évoqué la possibilité de se faire amputer du petit orteil de chaque pied de manière à avoir des pieds aussi fins que ceux de Joyce.

Dans sa ferveur idolâtre et dans la nébuleuse espérance d’une amputation magique qui le rendrait comme son modèle, Beckett endurait le supplice de souliers trop étroits.

En résumé, pour Peggy, Beckett était un véritable foldingue…tout cela est diablement inquiétant.

datura46/47/48 dit: 31 mai 2014 à 6 h 03 min

L’oeuvre de Beckett me parait assez datée, surtout son théâtre.

une oeuvre n’est-elle pas toujours « datée », même une écriture au sens le plus graphique (histoires de l’écriture qui présentent des qipu & du démotique )

abdelkader dit: 31 mai 2014 à 3 h 58 min

Onésiphore de Prébois dit: 30 mai 2014 à 22 h 44 min
En revanche, je suis en effet un admirateur fervent d’un parti ultra-conservateur, ultra-nationaliste et raciste : le FN ? Vous n’y êtes pas : le Likoud (mézigue)
Avec mes provocs à deux balles, je vais finir par me mettre les Arabes à dos, en plus. C’est malin : moi qui comptais sur mes amis arabes pour faire barrage au commando de Bloom.

Comptez pas sur moi…wouldn’t piss on you if you were on fire…but I would if you weren’t…vous me saisissez?

abdelkader dit: 31 mai 2014 à 3 h 50 min

Bloom dit: 30 mai 2014 à 2 h 56 min
L’oeuvre de Beckett me parait assez datée, surtout son théâtre.
@Bloom, je ne suis pas d’accord…Godot est un classique moderne, qui sera encore produit au 22e siecle…je l’ai vu plusieurs fois et je ris et pleure a chaque fois…la version avec Sir Patrick Stewart & Sir Ian McKellen était de 1e classe…et a ce que je lis, elle fait un tabac a Broadway…
… ESTRAGON:
Why don’t we hang ourselves?
VLADIMIR:
With what?
ESTRAGON:
You haven’t got a bit of rope?
VLADIMIR:
No…

ESTRAGON:
Didi?
VLADIMIR:
Yes.
ESTRAGON:
I can’t go on like this.
VLADIMIR:
That’s what you think.
ESTRAGON:
If we parted? That might be better for us.
VLADIMIR:
We’ll hang ourselves tomorrow. (Pause.) Unless Godot comes…

tout est la…

abdelkader dit: 31 mai 2014 à 3 h 37 min

Ah…ML est faux juif lui, tandis que moi je suis berbéro-arabe, tendance Groucho-marxiste (ceci pour les histoires incroyables, comme vous dites), mais arabe ca me va pour tous les jours …pour vous servir, vous et votre charmante maman si elle respire encore…sinon, il y’a quelques années de ca, des chercheurs très sérieux ici avaient trouvé ‘a perfect match’ entre l’ADN des gallois et celui des berbères d’Afrique du Nord…comme je connais pas mal de gallois, j’ai eu l’occasion de constater que nous partageons pas mal de choses… la loyauté envers la famille, les amis, la tribu, et ya’khida bob’ seich pour le reste…alors, avec mes potes gallois, c’est hello cousin Thomas, hello cousin Hugh, hello cousin Abdel, hello cousin Gwen…

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