de Pierre Assouline

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La République des livres
Si l’épidémie est cruelle, sa seule menace est perverse

Si l’épidémie est cruelle, sa seule menace est perverse

Pourquoi parle-t-on tout le temps de Camus et pas de Roth depuis quelques semaines ? Trop injuste alors que lui aussi, après tant d’autres il est vrai, a raconté les ravages d’une épidémie. J’y repense alors que l’on peut voir actuellement sur OCS et sur un tout autre sujet (ce que c’est que l’esprit de l’escalier…) l’adaptation en série de son Complot contre l’Amérique (The Plot against America). C’est aussi désespérant que rassurant : on n’invente jamais rien. Ou si peu. En prendre conscience permet de garder la tête froide et de relativiser notre génie. Le cas échéant, Internet se charge de rafraîchir la mémoire des oublieux.

Némésis (traduit de l’anglais étatsunien par Marie-Claire Pasquier, Gallimard et Folio), le trente et unième et dernier roman de Philip Roth paru il y a dix ans en anglais, et deux ans plus tard en France, raconte les tragiques conséquences de la poliomyélite sur une communauté de Newark (New Jersey) au cours de l’été 1944 ; l’espoir, la panique, l’angoisse, la douleur, la souffrance, celles des enfants plus encore que celles des adultes, sont évoquées à travers le dévouement du jeune responsable d’une aire de jeux, ses dilemmes entre désir et devoir, ses cas de conscience face à cette tragédie qui le mène à faire front contre le Mal au moment où une autre guerre décime des hommes (ici on peut lire un extrait).  Une guerre dont ce Bucky Cantor est l’absent résigné et coupable ayant été réformé. Il n’en mêne pas moins « sa » guerre sur place à Newark contre l’ennemi invisible (air connu, depuis…). Non seulement une épidémie mais sa menace. Il en fait son affaire personnelle.

Un temps, impuissant car désarmé, il croit se soustraire au spectacle de l’hécatombe à venir, annoncée par des morts parmi les enfants, en rejoignant sa fiancée au bord d’un lac mais revient vite à sa base et ses compagnons d’infortune. D’autant que, aussi loin qu’il ait cru fuir, il a emporté le virus avec lui en lui, à son insu. Infesté, lui qui a voulu faire le bien se retrouve être l’instrument du Mal. Tel Job en son fumier à l’entrée du village, il accable le ciel et son principal locataire : qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? L’absence de réponse à son exigence d’explication le ronge. Cet innocent au coeur immense, homme de devoir s’il en est, n’admet pas que ses pourquoi restent sans écho. Dans son monde rationnel, pour un homme comme lui, ni scientifique ni religieux, l’absurde n’a pas de place non plus que l’aléatoire. C’est peu dire que dans ce roman, Philip Roth s’en remet plus au hasard et à la chance, qu’à l’inconscient ou à la providence. Némésis dans la pensée grecque était la messagère de la justice qui châtiait ceux qui devaient l’être, sévère mais juste. Elle sanctionnait la démesure, et son coup était perçu comme une vengeance. A Newark, si l’épidémie de polio est déjà cruelle, sa seule menace sur chacun était déjà perçue comme perverse tant elle torturait les esprits.

Une épidémie dans une cité portuaire sur fond de seconde guerre mondiale, cela vous rappelle quelque chose ? La Peste d’Albert Camus et les effets du fléau sur la population d’Oran. De l’histoire ancienne pour Philip Roth. A ses débuts en 1957, il avait soumis à Saul Bellow le premier jet d’une nouvelle marquée par sa lecture éblouie de cette oeuvre ; son maître et ami, qui ne partageait pas son admiration pour Camus, l’avait mis en garde contre la tendance à réduire un roman à une idée et à s’y tenir. N’empêche que cette inspiration inavouée n’aurait pas été remarquée si des blogueurs américains ne l’avaient remarquée. Nemesis n’en est pas moins un roman parfaitement made in Roth.

Et comme les nouvelles vont de plus en plus vite, avant que quiconque ne se risque à exiger de l’Américain qu’il paie clairement sa dette au Français, le romancier J.M. Coetzee, qui consacrait un long article à son livre dans The New York Review of Books, rappelle celle contractée par le Camus de La Peste (1947) à l’égard du Daniel Defoe du Journal de l’année de la peste (1722)…       Tout se ligue pour nous faire comprendre qu’en littérature, dès lors qu’une idée et non une forme gouverne la naissance d’un roman, on n’invente jamais rien. Et même une forme, parfois… Savez-vous pourquoi Montaigne est soudainement revenu dans l’air du temps il y a une quinzaine d’années aux Etats-Unis ? Parce qu’on a voulu voir dans les Essais (1580), exploration à sauts et à gambades d’un moi face au monde, la géniale préfiguration des blogs, sites personnels, affichages au Mur et autres journaux intimes en ligne, ainsi que l’écrit Sarah Bakewell un peu partout sur la Toile après l’avoir exposé dans son livre How to live or A life of Montaigne in one question and twenty attempts of an answer (400 pages !) encensé par les meilleurs journaux.

A quoi tient un regain de popularité littéraire ! à une récupération abusive au profit d’une conception assez extensive du simple narcissisme dans tous ses étals (Montaigne en saint-patron de Facebook, on aura tout lu…). Ce n’est d’ailleurs pas la première tentative puisque Twitter a fait de Félix Fénéon (1861-1944) son pionnier au motif que ce grand critique absolu (livres, art, théâtre) est également l’auteur de nouvelles en trois lignes qu’il publia dans une rubrique à elles dédiée en 1906 dans Le Matin ; réunies en volumes (Le petit Mercure), ces brèves bien dans sa manière, issues de simples dépêches relatant des faits divers, demeurent un classique du haïku à la française :

« Rattrapé par un tramway qui venait de le lancer à dix mètres, l’herboriste Jean Désille, de Vannes, a été coupé en deux[] ». Ou encore : «Allumé par son fils, 5 ans, un pétard à signaux de train éclata sous les jupes de Mme Roger, à Clichy : le ravage y fut considérable. »

Las ! S’étant aperçu qu’elles étaient longues chacune de cent à cent trente signes, un éditeur américain avisé les fit traduire, les publia et les lança, devinez comment ? En créant un compte Twitter Novelsin3lines qui expédie chaque jour à ses correspondants un fragment de Fénéon.

(« Philip Roth in 1968 visiting his home town of Newark, New Jersey ; Philip Roth, at rear of table, at his Weequahic High School prom. » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

2 031 Réponses pour Si l’épidémie est cruelle, sa seule menace est perverse

hamlet dit: à

non, je déconne, si on me le permet j’aimerais faire part ici, sur ce blog, de ma découverte la Rech.. hein ? quoi ? non ? ça suffit ? sérieux il m’en reste encore douze ! je peux les faire plus coutes, hein ? vous allez encore demander passou de m’exclure ? sérieux c’est pas cool !

hamlet dit: à

non je déconne, cette fois c’est la bonne ! je voudrais, si vous me le permettez vous faire part de la première où j’ai découvert Proust et la Recherche. C’était quand j’étais au lycée à Aix. Pendant l’été, un type, qui préférait passser l’té dans sa maison en Bretagne, laissait les clés de sa maison situé au nord d’Aix, vers Puyricard à un ami. Il devait s’occuper de la maison, s’occuper du parc, des fleurs etc… une immense et vieille bâtisse bourgeoise comme on en trouve dans le coin. Sauf que mon pote profitait de cette occasion pour organiser des fêtes deux ou trois fois par semaines. De sacrées fêtes, c’était les années 70, Aix était peuplée d’un tas d’américains qui voulaient échapper au Vietnam, Aix à l’époque c’était un peu une ville californienne, la banlieue de San Francisco. Oui sacrées fêtes, dans l’immense parc, musique a donf, ça dansait, ça picolait, ça fumait, ça baisait, les 70’s dans toute leur splendeur. Un soir je mettais introduit dans la maison, ce que mon pote nous avait formellement interdit de faire, déambulé un peu dans toutes les pièces, j’ai atterri dans la bibliothèque, j’ai pris un bouquin c’était « à l’ombre des jeunes filles.. », je l’ai toujours, souvenir :
https://www.youtube.com/watch?v=Q9IKGe_0n5M&t=149s

Janssen J-J dit: à

@ Ensuite, je suis allé faire un tour du côté de chez Sw(toi)nn.

Trop fort… le mauvais détective !
Décidément, il aura tout raté dans sa carrière d’auteur de mauvais polars et de musicien comme moi.
Tu m’étonnes… qu’il perd pied à la moindre occasion, qu’il n’a plus que l’injure à portée de la gueule, le gros raffiné pseudo cultureux.
A dégager voie12, l’pourceau ! Va te faire soigner chez ta pute en cage. Tu mérites que dla gerbouille collective.

bouguereau dit: à

et toi baroz cesse de voir dans ton prochain un prospect ou un client à ménager..ce n’est pas décent

Chaloux dit: à

Gigi, ne fais pas trop ta maline, ça va faire BOUM dans ta grosse gueule!

Hurkhurkhurk!

(Avec Bourmol, il s’agissait de menaces de mort sur ma famille. Il a bien fallu que je réagisse. On m’a révélé son identité, son adresse etc., donné des photos de lui afin que je puisse prévenir en cas de problème. Je me serais bien passé de savoir qui il est…).

bouguereau dit: à

démonstration est faite cricri..tu n’as rien de rien à craindre et dors tranquille..absentem laedit qui cum ebrio litigat

B dit: à

Elles s’accompagnent de visions fantomatiques, c’est étrange. Déjà hier, avant hier? vous faisiez allusion à cet homme , vous revenez au cas où nous n’ayons pris note de cet inestimable deuil . Bien, alors voilà, pour ma part, je vous promets de ne pas oublier cet homme que je ne connais pas et de le remplacer comme vous le conseillez à par Yves Namur.

hamlet dit: à

non je déconne, je voudrais, si on me le permet dire la véritable première fois où j’ai découvert la Recherche. J’étais à la fac, je venais d’avoir mon deug et je commençais mon année de licence en physique fondamentale. Notre prof de physique était une sacrée pointure, sans doute le meilleur prof que je n’ai jamais eus. Quand il faisait ses cours, en train d’écrire ses équations au tableau, j’avais vraiment l’impression de découvrir l’univers, comme s’il nous offrait les clés permettant de comprendre tous ses mécanismes. Au début de cette année-là, une cousine m’a offert « du côté de chez Swann », elle faisait ses études de l’autre côté de la ville, « normal qu’elle m’offre un livre » m’étais-je dit, c’était une littéraire. Parfois je lui parlais des mon prof de physique fondamentale, de ses cours… elle avait dit un truc auquel je n’avais pas trop fait attention sur le coup du genre « tu vas voir ça te plaire, c’est les cours de ton prof… » ajoutant, car elle savait que je n’étais pas très orienté « littérature » : « il faut faire l’effort de rentrer dedans ! ». Ma foi durant des semaine je l’ai feuilleté, ça paraissait tellement emberlificoté et empreint d’une préciosité qui était totalement étrangère à mon mode de vie que je ne faisais pas cet effort. Jusqu’à ce que j’attrape une angine, piqûres d’antibio cortisone régime sans sel, coincé au lit j’ai commencé à lire. Au départ ma réticence était telle que je me suis souvent trouvé à deux doigts de le femrer définitivement pour poursuivre la série des livres de van Vogt, le monde des A, le monde des non A, les armuriers d’Isher… pourtant quelque chose m’en empêchait. Là j’ai commencé à entrer dans cet univers, à surmonter les difficultés de lecture lié à ces phrases interminables, essayer de comprendre le fonctionnement de l’auteur, et j’ai commencé à découvrir cette chose étrange que j’aurais cru impossible quelques semaines plus tôt, ce type, cet auteur était l’équivalent de ce professeur de physique que j’admirais tant, leurs méthodes n’étaient pas les mêmes, et pourtant lui aussi offraient au lecteur des clés d’accès permettant d’élucider les mécanismes intimes du monde. Sacré choc, moi qui pensait que seule la physique était capable de décrypter l’univers, je découvrais que par le langage, sa précision, sa perfection, il était possible de parvenir au même résultat. Ses longues phrases ne m’apparaissaient plus comme des objets incohérents, mais comme de longues équations, où l’auteur plaçaient tous les opérateurs nécessaires : variables, constantes, et par des factuers inconnus dans le monde des mathématique il réussissait à résoudre toutes ces équations écrites dans un langage qui semblait s’inventer de lui-même, des formules arithmétiques naissaient sous les mots au fur et à musure qu’ils se succédaient, comme si cette création engendrée d’elle-même une autre création supérieure. Un autre élément ébranla l’esprit de ce jeune étudiant que j’étais à l’époque, ce plaisir, cette volupté quasi érotique que je ressentais en déroulant les démonstrations mathématiques, du fait de voir que par le seul raisonnement chaque chose pouvait s’emboiter parfaitement à précédente, par une suite logique créant une forme d’harmonie entre l’esprit et le monde, cette même volupté je la retrouver dans l’emboitement de ces mots, de ces longues phrases, là aussi chaque tous les éléments semblaient s’articuler les un aux autres de façon naturelle, le résultat donnait une hramonie qui en elle-même donnait un vertige semblable à celui d’un abandon amoureux.
Désolé, pour ce dévoilement intime et d’avoir fait long, ce qui ne liront pas ces mots auront bien fait de s’arrêter avant.

Chaloux dit: à

Les menaces de mort et la dignité, pauvre Boutmol, ça fait mauvais ménage. Reste au niveau de ton casier judiciaire…

Hurkhurkhurk!

B dit: à

je suis tellement sidérée de sa disparition que je n’arrive pas à dormir, son dernier éditorial

Vous deviez en être très proche.
L’insomnie des grandes pertes.

Janssen J-J dit: à

à moins de 10 mn de distance, le gars s’embourbe un brin. Va bientôt imploser, le menteur professionnel démasqué dans la profondeur de sa perversion narcissique d’alcoolique inverterbré.

1 – je vous le répète : je ne connais personnellement personne ici, même pas Pablo. C’est vous dire. Donc personne ne me connait.

2 – Puisque je te dis, pauvre boutmol, que je sais qui tu es, et que je t’ai vu… Arrête avec tes salades. Tu n’es qu’un pauvre aptère qui mesure dans les 1 mètre 52.

Dégage, tu pues…
Moi aussi, je te connais bien chalumeau, on t’as tous vu balancer des immondices devant le domicile de Michel-GWG, et filmer l’ascension de Boucheron au CDF.

Chaloux dit: à

C’est la réalité, boutmol. Il y a eu une enquête de police quand tu as menacé d’égorger ma famille. Avec enquête de voisinage etc… Ils m’ont montré ta photo pour que je puisse te reconnaître en cas de problème. Ensuite, je suis allé faire un tour du côté de chez toi.

B dit: à

Chaloux, vous aussi et je vous …de. Ni vue ni connue.

bouguereau dit: à

ok..cause mon larbin..cause..cause tout ton saoul

Chaloux dit: à

Puisque je te dis, pauvre boutmol, que je sais qui tu es, et que je t’ai vu… Arrête avec tes salades. Tu n’es qu’un pauvre aptère qui mesure dans les 1 mètre 52. Tu tiens à peine debout… et tu rentrerais tout entier dans un gant de boxe. Si ce n’était le cas (c’est ce qui t’unit à Cricri) qu’aurais-tu besoin de venir faire ici l’hyper viril? La vérité est que tu es le produit d’une chaîne ininterrompue de syphilitiques depuis le début du XVIe siècle, tes quartiers de noblesse… en quelque sorte. Une infinitésimale et impuissante merbe d’extrême droite. Va dodo.

et alii dit: à

J’avais cru comprendre que de stigmatiser quelqu’un comme porté-e sur la bouteille était une des formes de fureur de la RDL, comme de lui suggérer de prendre une tisane,et autres moqueries que je trouve indécentes; je crois que s’en tenir au billet et aux tweets serait déjà une manière de partager et participer intéressante, même si je vois bien la notion de perversité dans le titre du billet; P.Assouline ne mérite pas que l’on fasse pareil affront à son travail que de divaguer sur la bouteille, si dive soit-elle

bouguereau dit: à

Cause, Boutmou

on s’y tait dans une cage..alors?

Chantal dit: à

Dhh j’aime beaucoup ce récit de votre disparition civile que vous prenez avec un humour salvateur malgré les désagréments.

pour répondre aux 3j, la grande tristesse que j’éprouve a besoin de silence, mes mots sont fatigués, je préfère passer la parole à JDD lui – même, je suis tellement sidérée de sa disparition que je n’arrive pas à dormir, son dernier éditorial à paraître sur le virus à été écrit la veille de son transport à l’hôpital, son coeur a lâché pendant le trajet. C’est un maillon de la Belgique qui part : https://www.youtube.com/watch?v=le6IcGG3Kxs

Il a un successeur: Le poète / médecin / éditeur Yves Namur.

bouguereau dit: à

connais tu le mma factory mon larbin..je t’y vois..dans une cage quand tu veux..mais tu ne veux pas..tu as peur..et tu as raison..tu y verrai que je ne fais pas 1m52..quoique j’en connais une qui de doit pas faire beuacoup plus et qui t’y ferait une tête..alors ce courage mon larbin

Chaloux dit: à

Cause, Boutmou,, pauvre déchet, mais ensuite n’oublie pas de remonter dans ton seau de nuit. C’est là qu’est ta place.

bouguereau dit: à

Personne ne me connait ici

..et bibliquement mon couillon dlarbin..t’es un abruti a croire que te connaitre serait davoir encore le désir de contempler la face..tu as tout dit ici

Chaloux dit: à

Ed, est-ce toi qui racontes ces saloperies?

Chaloux dit: à

Mon pauvre vieux boutmol, il faut savoir regarder toute vérité en face. C’est souvent ennuyeux pour les autres, je peux le concevoir. Toi, avec ton mère 52, ton torse rachitique, je t’ai bien vu.

Jazzi dit: à

« tu es frappé d’une malédiction terrible car tu es trop long »

C’est à cause de sa découverte, sans réelle transmission, de la recherche du temps perdu de Marcel Proust, JiCé !

bouguereau dit: à

Tu t’égares et l’attaquer sur le terrain maternel est particulièrement indigne de toi

en effet..comme il est de toi baroz de faire semblant d’havoir des hillusions à perdre sur la dignité de ce petit con..

bouguereau dit: à

mais ferme ta gueule mon larbin

Chaloux dit: à

B., vous feriez de votre côté un très joli pot de chambre.

Donc ce serait Ed, mais elle ne me connait pas non plus.

Jazzi dit: à

Avoue, hamlet, le parfum, le crissement voluptueux des sièges en cuir de la Jag, tu en as profité pour te branler vite fait bien fait ?

B dit: à

Ceci restant en suspens, je pensai Chaloux à vous confier mon sentiment, quel excellent marche- pied vous réussissez à devenir quand vous vous décidez.

JiCé..... dit: à

Hamlet, tu es frappé d’une malédiction terrible car tu es trop long, à raison ou à tort on s’en secoue la tige de jade : le christianovirus….

Chaloux dit: à

Alors dis-le Jazzi. Personne ne me connait ici, je ne peux pas trouver…

Chaloux dit: à

On sent bien à quel point cette pauvre vieille et misérable Cricri Gobe Tout est isolée. elle a dû tellement emmerder ses enfants qu’ils ont fini par s’en éloigner définitivement.

Si ce n’était pas le cas, quel besoin aurait-elle d’aller dans les librairies tympaniser le monde, et ici de nous infliger sa sotte prose au kilomètre et à la tonne. Tellement insuffisante, la pauvre vieille qu’il lui faut faire croire qu’elle a tout lu pour paraître acceptable.

L’indignité n’est pas de mon côté. Et ce n’est vraiment pas à toi à juger de la dignité d’autrui.

Jazzi dit: à

Chaloux, moi qui ne suit pas aussi futé que toi, je crois, aux indices donnés par Christiane, avoir compris de qui il s’agit. Mais comme je ne parle que de ce que je sais pertinemment, je ne te ferai pas part de mes déductions…

Alexia Neuhoff dit: à

– Christiane : Oui, il y a ici une femme qui prétend BIEN vous connaître (…) et elle ajoute qu’elle vous apprécie beaucoup.
– Chaloux : Jazzi, est-ce toi qui racontes ces saloperies?

Eh voilà ! Jazzi a transitionné et on n’en a rien su. ON NE NOUS DIT PAS TOUT, hic !

Chaloux dit: à

Le silence de Jacques Barrozzi est éloquent.

hamlet dit: à

bien que, bien sûr, je sache bien, bien évidemment, que cela ait bien peu d’importance, pour d’autres que moi, en dehors bien sûr de mes différents pseudos, comme puck, que je salue au passage, j’aimerais faire part ici, de ma découverte de la Recherche, ma première lecture. Elle remonte ma foi à bien longtemps. Ce livre représentait une des choses de monde qui ne m’étaient pas destinées, toutefois, je me faisais en ce temps une idée assez vague des personnes auxquelles ce livre était destinée, je les imaginais vivre ailleurs, dans un endroit mystérieux situé dans une autre monde que le mien. Une fois, en été, un oncle nous avait rendu visite, c’était la première fois que je le rencontrais. Il correspondait à ce que nous appelions dans le quartier où j’ai grandi un « parisien », aux dires de ma mère qui avait tendance à tout exagérer il possédait la plus grande pharmacie de Paris, située dans un des beaux quartiers de la capitale. Ma mère parlait souvent de lui, c’était un peu sa fierté familiale, pour le dire autrement le seul dans sa famille qui avait réussi, d’ailleurs elle s’était coupée en quatre pour les accueillir, retour des courses à Marseille avec des sacs et filets remplis à ras bord, aux fourneaux deux jours avant pour préparer gâteaux et plats, préparatifs digne de l’arrivée d’un chef d’état. Ils sont arrivés en fin de matinée, le pharmacien, sa femme d’une prestance et sapée, mon Dieu, comme on en voyait à la télé, conforme à l’idée qu’on pouvait se faire d’une dame appartenant à une grande et famille famille, et leurs deux fils avec leur accent m’empêchant de comprendre le moindre mot, mais le top dans ce tableau c’est la voiture, ils en étaient sortis de cette façon si nonchalante, si naturelle, une Jaguar couleur vert émeraude. Durant le déjeuner la femme de mon oncle a dit qu’elle avait un peu froid, wow qu’est-ce qu’elle n’avait pas dit ! branle bas de combat, ma mère s’est empressée de sortir la moitié de ses vestes : tenez mettez celle-là, non celle-là est plus confortable, celle-ci est plus douce… Elle s’était contentée de répondre un « je vous en pris, non, vraiment, ne vous dérangez pas pour moi, vous vous êtes déjà donnée tant de mal… », de demander les clés de la Jag à son pharmacien de mari et de me les tendre « tenez mon garçon ! voudriez-vous bien aller chercher la veste que j’ai sottement oublié dans la voiture ». J’ai pris les clés, descendu la petite impasse rejoignant la grande rue, premier soulagement de voir la voiture intacte, connaissant mes copains du quartier le fait d’avoir épargné cette voiture était une belle preuve d’amitié de leur part. J’ai ouvert la porte côté passager, la veste était là, posée sur le siège, je l’ai prise, me suis assis dans la voiture, j’ai entendu pour la première fois de ma vie ce bruit feutré accompagnant la fermeture de la portière, et je suis resté, là assis, à contempler ce tableau de bord, tout était parfaitement rangé, contrairement à la 404 que notre entraineur utilisait pour nous amener aux matchs le dimanche. J’ai fermé les yeux, senti ce parfum, comment le définir ? l’opposé de l’eau de Cologne utilisée par ma mère ? non pas que, il y avait dans ce parfum bien plus qu’un simple parfum. Je devais avoir onze ans ? Là, assis dans cette voiture, j’ai éprouvé une sorte de dégout pour mon quartier, pour tous ces gens qui vivaient dans ces maisons autour de moi, tous mes copains d’école, de foot, de pétanque, de baby foot, et aussi pour mes parents, plus qu’un dégout, une répulsion, oui je devais avoir onze ans, et là assis dans cette voiture, je ne savais pas trop quel serait mon avenir, mais j’ai su que quel ques soient les moyens utilisés, honnêtes ou malhonnêtes, ce parfum serait un jour le mien, sans concession aucune, quitte à écraser tous les gens qui se mettraient sur mon chemin, détruire tous les obstacles, par tous les moyens seraint bons, tous les coups bas permis, pour atteindre cet objectif. Avant de sortir de la voiture, j’ai jeté un oeil sur le siège arrière, et là j’ai vu un livre, je l’ai pris, lu le nom de l’auteur Marcel Proust, le titre « du côté de Guermantes », je n’avais jamais vu un livre aussi épais, j’ai hoché la tête d’un air entendu, était-ce un signe ? un indice montrant le chemin que je devais suivre pour atteindre mon but ? je suis sorti de la voiture, avant d’entre dans la petite maison de mes parents et donner la veste à la femme du pharmacien des beaux quartier j’ai senti la veste que je tenais entre les mains, depuis ce jour ce parfum est gravé en moi.

Jazzi dit: à

Chaloux, je ne sais pas qui tu es. Et Christiane n’a jamais parlé de moi au féminin, elle…
Tu t’égares et l’attaquer sur le terrain maternel est particulièrement indigne de toi.
Il ne lui reste plus qu’à en appeler au nom de toutes les mères de France !

B dit: à

Ne boire que de l’eau n’apporte à personne l’honnêteté, ce n’est pas un gage tout juste une mesure conservatoire de certains organes. Et si l’alcoolisme est rarement bien porté je ne le classe pas au rang des saloperies comme d’autres défaillances d’origine indéterminée qui rendent les gens à mes yeux ignobles ou douteux. N’allez pas nous en faire un fromage à moins que vous n’ayez besoin aujourd’hui d’un objet sur lequel exercer votre sadisme, votre acharnement. Christiane a déclaré il y a quelques semaines que vous buviez, le cryptage étant la règle je me suis demandé ce que cela voulait dire .

Chaloux dit: à

Non, B., je suis occupé à bien d’autres choses. Je fais des travaux. Si c’était Jazzi, je lui en voudrais à mort. J’avais de la sympathie pour lui mais je n’ai jamais voulu le rencontrer à cause de son indiscrétion qui suinte à chacune de ses interventions. Jazzi ne me connait pas, et s’il est le correspondant de la vieille hystérique à la limace (quel aveu…) il devra m’expliquer de quel droit il fait courir ce genre de bruit.

christiane dit: à

Jazzi dit: « En train avec Marcel Proust ! »
Superbe ! j’avais oublié.

B dit: à

Chaloux, comptez vous y passer la journée? Je vous aiderais bien à prouver , je n’ai pas lu ce moment du blog et je m’étonne que vous n’ayez gardé dans vos copies d’écran cette accusation. Le mensonge et la mauvaise foi sont ici d’un usage plus répandu que les masques qui nous manquent. Quel bouillon et quel dégoût il réussit à inspirer quelquefois.

et alii dit: à

des renseignements que j’ai eu S?

christiane dit: à

En complément à mes impressions matinales sur le magnifique billet de Paul Edel, je trouve dans un de mes romans préféré Niembsch ou l’immobilité de Peter Härtling, (Seuil – traduit de l’allemand par Bernard Lortholary) p.89, ces lignes :
« Nous attrapons des tas de choses au passage, les retenons, et lorsque nous pensons ou écrivons, cela se déverse, transformé, hors de nous, nous nous étonnons du phénomène qui s’est déroulé en nous, et la tristesse commence à s’emparer invinciblement de nous à la pensée que nous ne sommes rien d’autre que la voix d’un déroulement que nous appelons l’histoire ou le temps, des créatures baptisées par les époques, rien de plus. […] Elles surgissent au hasard sur la scène et disparaissent, provoquent l’étonnement, exaltent et anéantissent, sans subir l’atteinte des heures, fantômes bouleversants, déconcertants […]
L’état d’immobilité est atteint, le temps est sans force […] »

Chaloux dit: à

Jazzi, il faut répondre. Sinon, je vais croire que tu n’es qu’une ordure.

DHH, dit: à

@jazzi
comment ai-je vecu cette aventure?
Rien d’une experience existentielle de qui aurait rencontré une mort suivie d’une résurrection
Mais de l’amusement devant la cocasserie de la situation
Et aussi l’enervement devant tous les emm …ements qui s’en sont suivis avant de clarifier la situation
Et enfin la satisfaction du petit succès personnel que me procurait cette aventure qui faisait de moi un personnage si rare aupres de de ceux à qui je la racontais, ce succès et que j’attendais une nouvelle fois postant l’histoire sur la RDL
j’ajoute que forte des renseignements que j’ai eu j’ai pu entrer en rapport avec la fille de cette dame mais pas de son mari, à la demande de cette jeune femme elle même qui craignait le choc que produirait ma démarche sur son père alors très éprouvé par la perte de sa femme

D. dit: à

Je l’aime bien.

D. dit: à

Moi je n’aime bien, Christiane.

et alii dit: à

c’est christiane qui n’avait pas compris que renato était un vrai musicien;cela me choqua quant à son « écoute » des autres;je tiens à dire que je trouve pas que renato ait mauvais caractère sur ce blog;au contraire! j’espère qu’il va bien et de même pour les personnes qui lui sont chères ce capricorne a au moins une fille et une compagne et des ami-e-s)

Chaloux dit: à

Jazzi, est-ce toi qui racontes ces saloperies?

et alii dit: à

je ne connais pas du tout Chaloux;il a cru que j’avais une réelle culture pianistique quand j’ai indiqué sur la RDL le nom de mon professeur(pas le-a premièr-e) et quelques-uns des PETITS concours qu’elle me fit passer.
C4EST une rude prétention de croire connaître quelqu’un, prof ou élève ou parent, ou même psy;

Chaloux dit: à

D’ailleurs cette histoire complètement loufoque alcoolisme n’est qu’une tentative supplémentaire d’immixtion de plus dans la vie privée, dans l’intimité d’autrui. Ce vieux cloporte ampoulé de Cricri ne sait pas vivre autrement. Isolement, misère affective et sexuelle, naphtaline… La pauvre vieille.
Prions pour elle.

Chaloux dit: à

Pour finir : Cricri, je vous le répète : je ne connais personnellement personne ici, même pas Pablo. C’est vous dire. Donc personne ne me connait. Vous n’êtes qu’une calomniatrice de bas-étage.

OZYMANDIAS dit: à

Saluuuuuuuuuuuut !!! Quand on parle du diable, hein, eh bien, il est làààààààà…
Allons, allons, mes enfants, mes p’tits diablotins et p’tites diablotines sans feu ni flamme, on se calme, hein, on se crêpe pas le chignon et on se crame pas les cornes, ok ?
Ernst Wiechert, oui, oui, bel auteur, courageux, anti-nazi et pacifiste et tout et tout…
Lu, de lui, y a longtemps, « L’enfant élu » et « La servante du passeur ». J’en garde un souvenir plutôt mitigé, mi-figue mi-raisin : Atmosphère bucolique et personnages un peu trop gentillets à mon goût et aussi une sacrée dose de sensiblerie… La sensiblerie à l’allemande quoi, ou plutôt à la prussienne, tiens, le style Bismarck-tout-doux. Un Bismarck qui fait dans la dentelle, si on veut.

Chaloux dit: à

Cette obsession de la limace dit beaucoup de la Cricri. Décidément, elle est impayable.

Chaloux dit: à

@Gigi-bouillon-cube.

BOUM!!!

et alii dit: à

sauf que moi, je ne demande rien à savoir de personne! non, je n’ai pas MES enfants au Canada, et si vous extrapolez et induisez à tort et à travers, je n’autorise pas P.Assouline à communiquer quoi que ce soit de moi; ce n’est pas de ma faute si vous vous prenez pour des psys! réinventez-vous mieux informés!

Janssen J-J dit: à

@ Chantal… Ah mais je ne le connaissais pas du tout, ce JDD. Et je vois sur sa fiche qu’il était un spécialiste d’Hugo Claus…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_De_Decker
Quand votre douleur sera apaisée, Chantal, pourrez-vous nous en dire plus à la RDL à son sujet. Merci. De tout cœur avec vous.

Chaloux dit: à

Pauvre Cricri vous sentez l’abandon comme d’autres la naphtaline.

bouguereau dit: à

Ai laissé le sang du sanglier dans la marinade avec le Cabernet Sauvignon..

non mais frinchmin..t’y mets ltriphasé et t’as mon larbin qu’en sort pour aller poster

Janssen J-J dit: à

@ renato – ‘j’ai décidé de partager le confinement avec’

Elle est insolite cette pratique, quand on la sonde un brin deux minutes…

bouguereau dit: à

Que Dieu t’éclaire de sa blafarde lumière …

apolon darde ses rayons de biciclette aujourdhui..et un pti vent a prende la mer..

Janssen J-J dit: à

euh… demander-le MIEN à Pas.soul

Marie Sasseur dit: à

C’etait pas un dentier, c’était des protège-dents.
Ca l’a fait rire. Et moi aussi.

christiane dit: à

chaloux,
c’est vous qui allez avoir besoin du dentier proposé par bouguereau si mes enfants lisent la dernière ignominie que vous avez inventée. Attention, ils ne vous laisseront pas beaucoup de temps pour prendre la fuite.
Je sens que vous avez compris de qui il s’agit et depuis longtemps mais cela vous parait tellement impossible que vous préférez retourner votre rage, votre dépit, votre désillusion contre moi.
Pauvre limace…

Janssen J-J dit: à

@ pourquoi n’échangez-vous pas vos mails ?

… et de quoi j’me mêle, foutez-moi la paix (FMLP) ?
… et pourquoi ne me donnez-vous pas le vôtre demail, txfl ?
… J’aimerais bien vous dire deux mots à titre privé. Allez, envoyez le moi, votre mail, grosse maline !… Je vous mets sur la bonne piste : demander-le à Pas.soul ; et dès qu’il vous l’aura donné, nous échangerons enfin sur vos enfants du Canada, votre longue vie juive, et l’immensité de votre culture et l’importance insoupçonnée de votre oeuvre personnelle. Je vous confierai la mienne en échange. A vous de jouer maintenant. Mercite… etalibibi

bouguereau dit: à

mon grand courageux dlarbin qui fait l’hintimidant hencore..espèce de raclure

et alii dit: à

Vous, allez au diable !
pauvre christiane qui semble ignorer que bien des psychanalystes chevronnés aiment présenter la figure du psy comme diable et comme de la perversité de se voir dans cette figure quand nul ne vous y a appelé(e), ce qui est son cas:il y a des psys qui se justifient sur internet
À l’heure du confinement, la psychanalyste Marielle David fait le récit du moment critique de la cure de l’une de ses analysantes atteinte par le coronavirus.
je reste dans le thème du billet !
https://laregledujeu.org/2020/04/11/35938/le-transfert-au-temps-du-coronavirus/

Chaloux dit: à

La vérité, Cricri Gobe Tout, c’est que vous êtes une veille femme isolée qui fout la m. partout où elle passe. Mon correspondant anonyme me dit que vos enfants ne veulent plus de vous, ce qui ne m’étonne pas. C’est vous qui tenez sans cesse des propos vulgaires obsessionnels colériques et diffamatoires, dès qu’on s’oppose à vous. Je me souviens d’accusations d’atteinte à la vie privée, de tentatives d’immixtion dans l’intimité de personnes qui ne le désiraient pas, c’est le moins qu’on puisse dire, ici même, qui définissent suffisamment le triste personnage que vous êtes. Vous êtes une araignée, et vous me rendrez compte de vos propos.
Votre style verbeux et le fait que vous ne compreniez rien de ce que vous lisez sont très secondaires.

rose dit: à

Marie Sasseur

Je n’ai pas pu vous répondre avant.
Trois litres pour le sanglier. Je viens à peine de finir, quelle horreur.
Au milieu du travail quand j’ai lu votre commentaire je me suis couchée par terre sur le carrelage et j’ai bu au bidon les deux litres restants au goulot.
Qu’en sera-t’il du vin de noix fin juin hein ?
N’oubliez pas de compléter votre fiche.
Biuguereau hier l’absinthe pour un ver de terre coupé en morceaux à sept ans et vous ce matin.
J’espère que vous êtes bien bien bien convaincue.

Jazzi dit: à

En train avec Marcel Proust !

« Les levers de soleil sont un accompagnement des longs voyages en chemin de fer, comme les œufs durs, les journaux illustrés, les jeux de cartes, les rivières ou les barques s’évertuent sans avancer. A un moment où je dénombrais les pensées qui avaient rempli mon esprit pendant les minutes précédentes, pour me rendre compte si je venais ou non de dormir (et où l’incertitude même qui me faisait me poser la question était en train de me fournir une réponse affirmative), dans le carreau de la fenêtre, au-dessus d’un petit bois noir, je vis des nuages échancrés dont le doux duvet était d’un rose fixé, mort, qui ne changera plus, comme celui qui teint les plumes de l’aile qui l’a assimilé ou le pastel sur lequel l’a déposé la fantaisie du peintre. Mais je sentais qu’au contraire cette couleur n’était ni inertie, ni caprice, mais nécessité et vie. Bientôt s’amoncelèrent derrière elle des réserves de lumière. Elle s’aviva, le ciel devint d’un incarnat que je tâchais, en collant mes yeux à la vitre, de mieux voir car je le sentais en rapport avec l’existence profonde de la nature, mais la ligne de chemin de fer ayant changé de direction, le train tourna, la scène matinale fut remplacée dans le cadre de la fenêtre par un village nocturne aux toits bleus de clair de lune, avec un lavoir encrassé de la nacre opaline de la nuit, sous un ciel encore semé de toutes ses étoiles, et je me désolais d’avoir perdu ma bande de ciel rose quand je l’aperçus de nouveau, mais rouge cette fois, dans la fenêtre d’en face qu’elle abandonna à un deuxième coude de la voie ferrée ; si bien que je passais mon temps à courir d’une fenêtre à l’autre pour rapprocher, pour rentoiler les fragments intermittents et opposites de mon beau matin écarlate et versatile et en avoir une vue totale et un tableau continu.
Le paysage devint accidenté, abrupt, le train s’arrêta à une petite gare entre deux montagnes. On ne voyait au fond de la gorge, au bord du torrent, qu’une maison de garde enfoncée dans l’eau qui coulait au ras des fenêtres. Si un être peut être le produit d’un sol dont on goûte en lui le charme particulier, plus encore que la paysanne que j’avais tant désiré voir apparaître quand j’errais seul du côté de Méséglise, dans les bois de Roussainville, ce devait être la grande fille que je vis sortir de cette maison et, sur le sentier qu’illuminait obliquement le soleil levant, venir vers la gare en portant une bouteille jarre de lait. Dans la vallée à qui ces hauteurs cachaient le reste du monde, elle ne devait jamais voir personne que dans ces trains qui ne s’arrêtaient qu’un instant. Elle longea les wagons, offrant du café au lait à quelques voyageurs réveillés. Empourprée des reflets du matin, son visage était plus rose que le ciel. Je ressentis devant elle ce désir de vivre qui renaît en nous chaque fois que nous prenons de nouveau conscience de la beauté et du bonheur. Nous oublions toujours qu’ils sont individuels et, leur substituant dans notre esprit un type de convention que nous formons en faisant une sorte de moyenne entre les différents visages qui nous ont plu, entre les plaisirs que nous avons connus, nous n’avons que des images abstraites qui sont languissantes et fades parce qu’il leur manque précisément ce caractère d’une chose nouvelle, différente de ce que nous avons connu, ce caractère qui est propre à la beauté et au bonheur. Et nous portons sur la vie un jugement pessimiste et que nous supposons juste, car nous avons cru y faire entrer en ligne de compte le bonheur et la beauté, quand nous les avons omis et remplacés par des synthèses où d’eux il n’y a pas un seul atome. C’est ainsi que bâille d’avance d’ennui un lettré à qui on parle d’un nouveau « beau livre », parce qu’il imagine une sorte de composé de tous les beaux livres qu’il a lus, tandis qu’un beau livre est particulier, imprévisible, et n’est pas fait de la somme de tous les chefs-d’œuvre précédents mais de quelque chose que s’être parfaitement assimilé cette somme ne suffit nullement à faire trouver, car c’est justement en dehors d’elle. Dès qu’il a eu connaissance de cette nouvelle œuvre, le lettré, tout à l’heure blasé, se sent de l’intérêt pour la réalité qu’elle dépeint. Telle, étrangère aux modèles de beauté que dessinait ma pensée quand je me trouvais seul, la belle fille me donna aussitôt le goût d’un certain bonheur (seule forme, toujours particulière, sous laquelle nous puissions connaître le gout du bonheur), d’un bonheur qui se réaliserait en vivant auprès d’elle. Mais ici encore la cessation momentanée de l’Habitude agissait pour une grande part. Je faisais bénéficier la marchande de lait de ce que c’était mon être au complet apte à goûter de vives jouissances, qui était en face d’elle. C’est d’ordinaire avec notre être réduit au minimum que nous vivons ; la plupart de nos facultés restent endormies, parce qu’elles se reposent sur l’habitude qui sait ce qu’il y a à faire et n’a pas besoin d’elles. Mais par ce matin de voyage l’interruption de la routine de mon existence, le changement de lieu et d’heure avaient rendu leur présence indispensable. Mon habitude qui était sédentaire et n’était pas matinale, faisait défaut, et toutes mes facultés étaient accourues pour la remplacer, rivalisant entre elles de zèle – s’élevant toutes, comme des vagues, à un même niveau inaccoutumé – de la plus basse à la plus haute respiration, de l’appétit, et de la circulation sanguine à la sensibilité et à l’imagination. Je ne sais si, en me faisant croire que cette fille n’était pas pareille aux autres femmes, le charme sauvage de ces lieux ajoutait au sien, mais elle le leur rendait. La vie m’aurait paru délicieuse si seulement j’avais pu, heure par heure, la passer avec elle, l’accompagner jusqu’au torrent, jusqu’à la vache, jusqu’au train, être toujours à ses côtés, me sentir connu d’elle, ayant ma place dans sa pensée. Elle m’aurait initié aux charmes de la vie rustique et des premières heures du jour. »
(« A l’ombre des jeunes filles en fleurs »)

christiane dit: à

et alii dit: « CHRISTIANE, évitons de juger sans savoir…. »
Vous, allez au diable !

renato dit: à

Ce qu’il y a de bon dans cette pandémie c’est la quantité de crètins qui se révèlent.

Cela dit, j’ai décidé de partager le confinement avec mes amis Français — j’aurais pu me tirer dans les Alpes suisses —, Daniel Cohn-Bendit s’est tiré en Allemagne… Les soixante-huitards restent des blablateurs : « parole, parole », chantait l’amie de Luigi Tenco.

christiane dit: à

chaloux, continuez ici à étaler votre puanteur, vos insinuations dégradantes, à multiplier vos insultes vulgaires, mais je ne laisserai passer aucun mensonge de votre part concernant mes propos.
Qui se sente morveux qu’il se mouche !

Chaloux dit: à

« qui a dit »

Maria Linda Suppo dit: à

motus dit
Proust a écrit de belles choses sur le train qui amenait
la petite bande en Normandie, le « tortillard ».
Question Roth: les derniers romans sont des concentrés
d’amertumes où la maladie triomphe, pas folichon.
A lire « Letting go » et « When she was good ».
Encore mieux se plonger dans Saul Bellow où tout est
tonique, et les caractères inoubliables.

Marie Sasseur dit: à

#le tout est de savoir quel branleur

Au moins petitix a de la culture.

Une scène scène qui doit peut-être lui rappeler des souvenirs, et bien du plaisir, j’espère. Mr Pr Roth est tres fort pour les scènes de hard. La description d’un troupeau de vaches, dans the human stain, avait heurté, ici.

Chaloux dit: à

Mais non, vieille conne de Cricri Gobe Tout, ici personne ne me connait. Vous êtes en plein délire avec cette histoire. Trempez votre vieux cul dans une bassine d’eau froide en attendant de pouvoir courir au Dôme et foutez-moi la paix. C’est mon droit de demander qui à dit quoi.

(Dire que dans les brasseries parisiennes on l’appelle sous la banquette).

et alii dit: à

Quoiqu’il en soit, seule rôz a le droit de me juger…
je ne crois pas très fécond de juger publiquement, mais pourquoi n’échangez-vous pas vos mails?

christiane dit: à

Chaloux dit à « Ed Est-ce toi qui a Cricri que je suis alcoolique? C’est ce qu’elle semble prétendre. »
Quel menteur ce chaloux ! je n’ai JAMAIS dit qu’il s’agissait de Ed. Vous prêchez le faux pour savoir le vrai. D’abord sasseur, puis B., puis Ed…

Vous ajoutez :

« Il y a ici quelqu’un qui prétend me connaitre et manifestement ne me connait pas.  »

Oui, il y a ici une femme qui prétend BIEN vous connaître et tente d’excuser vos propos vulgaires obsessionnels colériques et diffamatoires par « une addiction à l’alcool » et elle ajoute qu’elle vous apprécie beaucoup.
Et ai-je ajouté : vous la portez aux nues.
J’ai dit aussi qu’elle écrivait ici tous les jours. Que je n’en dirai pas plus.
C’est à elle de confirmer mes dires….

Effectivement, ou, elle vous connaît bien et dit ou la vérité ou un mensonge.
Ou, elle vous confond avec quelqu’un d’autre…

Janssen J-J dit: à

@ de raconter l’histoire de ses amis, de poster ici leurs courriers confidentiels

En effet, apparemment ce n’est pas joli. Mais ce n’est guère plus moche que la plupart de vos propos obscènes sur votre père, vos épouses, et le contenu de vos éructations vipérines et sarcasmes journaliers abrités derrière votre immeuse veulerie, et faut-il le dire, votre dypsomanie invéthérée, et la suffisance de vos échanges musicaux.
Au moins, j’ai pour moi un certain degré de transparence. Quoiqu’il en soit, seule rôz a le droit de me juger…
Et je comprends que cela puisse agacer votre jalousie maladive sans cesse tapie derrière ses captures d’écran et prompt à intenter des procès à la terre entière.

Bon conchie.ment à vous, CDBF, cube au carré ou tête de noeud ! te qu’il vous plaira.

Chaloux dit: à

Jicé, pas d’inquiétude. Mon tutoiement n’est qu’une licence poétique. Changer d’amour ne me tente pas.

Jazzi dit: à

Pauvre Ed, qui refuse pourtant de jouer les Suzanne et les vieillards !

JiCé..... dit: à

Chaloux, as tu reçu une autorisation écrite de la somptueuse Ed d’être tutoyée par un savant de ton espèce, courtois comme Dzerjinski ?
Que ce soit clair, en RdL : j’ai demandé Ed en mariage, pour le mauvais et pour le pire. Dédé a fait de même, pour le pénible et l’épouvantable !
Que Dieu t’éclaire de sa blafarde lumière …

Jazzi dit: à

J’avais déjà cité ce poème d’Apollinaire l’autre jour, et alii !

Ici, en hommage aux morts du coronavirus, avec Pessoa :

Lorsque viendra le printemps,
si je suis déjà mort,
les fleurs fleuriront de la même manière
et les arbres ne seront pas moins verts qu’au printemps passé.
La réalité n’a pas besoin de moi.

J’éprouve une joie énorme
à la pensée que ma mort n’a aucune importance.

Si je savais que demain je dois mourir
et que le printemps est pour après-demain,
je serais content de ce qu’il soit pour après-demain.
Si c’est là son temps, quand viendrait-il sinon en son temps ?
J’aime que tout soit réel et que tout soit précis ;
et je l’aime parce qu’il en serait ainsi, même si je ne l’aimais pas.
C’est pourquoi, si je meurs sur-le-champ, je meurs content,
parce que tout est réel et tout est précis.
On peut, si l’on veut, prier en latin sur mon cercueil.
On peut, si l’on veut, danser et chanter tout autour.
Je n’ai pas de préférences pour un temps où je ne pourrai plus avoir de préférences.
Ce qui sera, quand cela sera, c’est cela qui sera ce qui est.
(« Le Gardeur de troupeaux », traduit du portugais par Armand Guibert)

Chaloux dit: à

C’est Joli cette mentalité de Gigi la visqueuse de raconter l’histoire de ses amis, de poster ici leurs courriers confidentiels. Tout un monde, vraiment. Inqualifiable.

Chaloux dit: à

Ce répertoire nominal des morts est terrible. Un site y donne accès. J’y ai appris la mort de trois personnes que je croyais vivantes.

Jazzi dit: à

Pour le cinéma, D., c’est pas demain la veille que je pourrai y retourner !
Me restera plus qu’à me promener ou me branler avec Marie Sasseur, misère !

et alii dit: à

encore un ane clopiniatre,(moi je suis le roseau et mercure)et des « ruines »
dans ce fameux poème aujourd’hui chanté:(

ROBERT COTTARD
chante « Mai » de Guillaume Apollinaire

Robert Cottard est né en 1945. Il a exercé la profession de facteur jusqu’en 2000. Depuis, il écrit, lit sans trêve, compose des chansons. Il a reçu le Prix des postiers écrivains 2020 pour Les Calendriers, Éditions de l’Olivier, 2019.
Il chante « Mai » accompagné par son fils Vincent Cottard…
« Sur le chemin du bord du fleuve lentement
Un ours un singe un chien menés par des tziganes
Suivaient une roulotte traînée par un âne
Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
Sur un fifre lointain un air de régiment

Le mai le joli mai a paré les ruines
De lierre de vigne vierge et de rosiers
Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes »

Jazzi dit: à

Quel effet cela fait de survivre à sa mort officielle, DHH ?

D. dit: à

Il est clair que les bars et dancings ne pourraient pas être rouverts quant à eux.
Ni les expositions / salons à libre fréquentation.
Pas avant plusieurs mois à mon avis.

Chaloux dit: à

à la vieille etc…

Chaloux dit: à

Ed dit: à

Georges Perros, proche de Jean Grenier. Ça fera plaisir à Chaloupe (s’il est encore là).

Je vais aller lire. Est-ce toi qui a dit la vieille bique folasse de Cricri que je suis alcoolique? C’est ce qu’elle semble prétendre. Il y a ici quelqu’un qui prétend me connaitre et manifestement ne me connait pas. C’est le moins qu’on puisse dire.

D. dit: à

SARS-cov2 qu’i s’appelle. Pardon.

et alii dit: à

En chinois, le mot « crise » est composé de deux caractères. Le premier signifie « danger » et le second, « opportunité ».
Si l’on arrive à faire face aux challenges qu’il pose, le numérique peut servir à développer et nourrir des communautés apprenantes afin de s’entraider, d’apprendre à apprendre, de coopérer et de relever les défis locaux comme globaux.
la crise du Covid-19 et celles, sanitaires, environnementales, démocratiques, économiques, qui peuvent lui succéder à plus ou moins long terme, nous mettent face à de nouveaux défis, que nous devrons relever en décloisonnant les savoirs, en adaptant les formations, les emplois, et ce tout au long de la vie.
TOUT AU LONG DE LA VIE
https://theconversation.com/debat-pour-faire-face-aux-crises-developpons-des-communautes-apprenantes-136066?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2013%20avril%202020%20-%201592415250&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2013%20avril%202020%20-%201592415250+CID_f574d59a88439ab68a70b6b33c9f8e41&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Dbat%20%20Pour%20faire%20face%20aux%20crises%20dveloppons%20des%20%20communauts%20apprenantes
MERCI P.ASSOULINE DE NE PAS NOUS LAISSER;j’espère que vous vous portez bien

D. dit: à

Aucun problème à rouvrir un restaurant sur réservation avec 4 créneaux sur la journée, en aérant largement et en éloignant les groupes familiaux/amicaux d’une distance de plusieurs mètres. En utilisant des paravents pour délimiter des secteurs dans la salle.

Retirons nous 2 minutes les doigts du cul.

DHH, dit: à

Pour faire suite au lien sur la comptabilisation des décès donné par et Alii, cette anecdote pour illustrer les modalités actuelles de leur enregistrement
C’est un evenemnt personnel qui m’a permis de decouvrir le fonctionnement en France de cette administration qu’on appelle le repertoire permanent des personnes physiques qui enregistre en temps réel les naissance et les décès au jour le jour des qu’ils sont transmis par l’Etat civil des communes et qui fournit la base de toutes les statistiques et mesures a prendre qui en découlent
Les personnes figurant au répertoire qui y apparaissent quand elles naissent et où est enregistrée leur mort, y sont identifiées par leurs nom et prénom de naissance et leur numéro de sécurité sociale. Celui-ci commence par le chiffre 1 ou 2 différenciant le sexe, puis se poursuit par l’année de naissance indiquée par ses deux derniers chiffres , le mois indiqué par deux chiffres ,le département de naissance avec les deux chiffres suivants, ,puis trois chiffres pour la commune , enfin 3 chiffres de 001 à 999 inscrits au fur et mesure de l’enregistrement des naissances par l’Etat civil de chaque commune.
Cette numérotation écarte en principe tout risque d’erreur homonymique au moment où les informations venues de l’Etat-civil sont transcrites
Sauf que …..cà peut arriver
Et c’est ainsi que j’ai decouvert en juillet 2016 que j’etais morte le 16 juin precedent , lorsque le service des pensions a cessé de me payer et m’en a dit la raison ;
j’ai alors constaté que la securité sociale ne m’avait pas remboursé des medicaments .Par chance ,n’ayant pas de compte personnel et seulement des comptes communs avec mon mari, je n’ai pas eu à subir le désagréments du blocage de mes comptes bancaire ,ce qui aurait dû resulter de l’information sur les décès que le Repertoire donne en temps reel à la Banque de France
Apres mille coups de téléphone j’ai fini par identifier le service responsable, ce fameux service du Répertoire qui est installé à Nantes et aupres de qui j’ai attesté avecun acte de naissance récent que j’etais vivante .Ils ont pu détecter l’erreur et me remettre au nombre des vivants avec les prérogatives y afférant qu’ils s’engageaient à faire rétablir. Mais évidemment on ne m’a pas dit qui était mort à ma place.et les pages blanches n’étaient d’aucun secours car cette personne, si elle y figurait ,y figurerait probablement sous un nom de femme, à coup sur diffèrent de notre nom de naissance commun .
Affaire oubliée jusqu’au jour où 6 mois plus tard mon mari a reçu du fisc une lettre comminatoire lui enjoignant de produire sans délai la déclaration de succession exigible dans les 6 mois de mon décès , qui était indiqué sur ce document comme survenu Sens.
C’était la piste
l’Etat civil de cette ville consulté a qui j’ai expliqué l’affaire a bien voulu me donner le nom de la personne avec qui j’avais probablement été confondue et des indications sur sa date et son lieu de naissance :Non seulement elle portait les mêmes noms et prénoms banals que moi ;mais elle était née comme moi en mai de la même année ,dans le même département de sorte que nos numéros d’identification ne commençaient à différer qu’au niveau de la commune de naissance et encore là pour moi elle avait le numero 110 et la sienne était 410 ce qui autorise la confusion pour une transcription, qui apparemment ne devait pas être électronique .
Dernière séquelle de l’affaire :Alors que pour les presidentielles tout le monde chez moi avait reçu son matériel électoral ,pour moi rien .Nouvelles démarches et j’ai vu en votant que j’avais été ajoutée à la main en queue de liste
Moralité ;Si votre nom de naissance est banal ayez un prenom rare ,cela vous met a l’abri de ces aventures dont je ne connais pas la fréquence

Marie Sasseur dit: à

#Mais pourquoi ne pas s’en tenir au texte que le président Macron lit sur le téléprompteur ?

A question idiote, réponse intelligente.

Car le PR ne ‘est pas contenté de lire un prompteur. Il sait aussi improviser..

D. dit: à

Je le répète il est possible dès le 27 avril de déconfiner et même rouvrir les restaurants et les lieux culturels en appliquant des règles très précises et certes contraignantes de fréquentation.

Aucune contre-indication à rouvrir une salle de cinéma ou de musique remplie au 1/3 avec respect des places numérotées et surveillance régulière du port du masque.

Aucune contre-indication à rouvrir un musée avec visites par groupes de 10 personnes portant le masque, sous la conduite d’un agent du musée.

Il y a mille autre exemples de ce type.

On se fait du mal pour rien.

JiCé..... dit: à

Il n’y a rien de plus respectable que l’hétérosexualité, ô mon jeune cannois, tes parents en firent partie pour que tu sois là, toi, à nous seriner des conneries genrées !…

D. dit: à

Le dépistage systématique PCR de l’antigène coronavirus sras-2 pour les personnes présentant des symptômes : oui, évidemment, très bien.

Mais très insuffisant. Il faut pour toute la population un dépistage des anticorps pour savoir qui a été exposé.

C’est maintenant. Tout comme le port systématique du masque. C’est maintenant.

Sinon la France le payera cher. JiCé a raison sur ce point là (et tort en voulant la quitter).

Jazzi dit: à

« j’ai eu un feedback sur la photo du bas »

Où l’on voit cinq greluches au coude à coude en vis à vis de cinq greluchons, tous en habits de bal. La parité, oui, mais uniquement dans l’hétérosexualité normative !

Jazzi dit: à

« Merci Lauriane Lecapitaine et Sylvia Costy au clavier syllabique… Autrefois, on parlait de sténotypistes à l’AN. »

C’est passionnant de suivre le passage en direct entre la parole orale et le texte écrit, avec des retours en arrière pour correction. Parfois les sténotypistes sont dépassées par le temps, elles sautent des phrases et se raccordent à la ligne suivante. Mais pourquoi ne pas s’en tenir au texte que le président Macron lit sur le téléprompteur ?

Marie Sasseur dit: à

#Marie Sasseur l’envie.

C’est toujours aussi infect.

Perso, comme déjà illustré sur ce fil qui s’allonge, j’ai eu un feedback sur la photo du bas, toutes choses d’une mixité, dont j’ai gardé plus que des photos…

https://youtu.be/zggpIt24Xvg

et alii dit: à

De la rivalité pour la RDL.NENOUS LAISSONS PAS FAIRE.
. Parmi ceux-ci, les chansons du spectacle Concours européen de la chanson philosophique, imaginé par Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre.

Le spectacle, qui tourne sur le continent européen depuis fin 2019, reprend le format du populaire Concours Eurovision de la chanson (RIP pour 2020… enfin, pour la version compétitive, car un événement planétaire aura bien lieu). Le metteur en scène et la dramaturge « ont confié à onze philosophes européens l’écriture de chansons populaires qui [sont] interprétées et jouées sur scène. Un jury local comment[e] chaque prestation et vot[e] avec le public pour désigner la chanson gagnante. Au sein d’une cérémonie ludique et chaloupée présentée par Nina Negri et Massimo Furlan, la chanson et l’humour participent alors au partage des idées et remettent la réflexion intellectuelle au centre du débat public. Une soirée enfiévrée où paillettes, rythmes cadencés et voix suaves invitent à débattre de politique, de questions de société et du vivre-ensemble. » (présentation de la Scène nationale de Besançon).
https://theconversation.com/que-peuvent-les-chansons-au-temps-du-confinement-135129?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2013%20avril%202020%20-%201592415250&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2013%20avril%202020%20-%201592415250+CID_f574d59a88439ab68a70b6b33c9f8e41&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Que%20peuvent%20les%20chansons%20au%20temps%20du%20confinement

JiCé..... dit: à

A 98 ans, je n’ai toujours pas constaté de maladie dégénérative chez moi, contrairement à certains, ici (j’ai la liste), qui en subissent les effets terrifiants depuis tout petit.

christiane dit: à

« Un trou dans le mur »…
Comme s’il avait inventé le mot nostalgie (nostos : retour /algos : douleur).
Jusqu’au trou dans le cœur : la mort de Jacques de Decker. Un seul mot silencieux: « désarroi ».

Présence fantomatique de l’adolescence, sensation de commencement, éblouissement et fin de l’ensorcellement.
Le livre de la Genèse, la Terre promise, puis les fragments du paradis perdu.
Il remonte donc, par le souvenir de cette lecture solitaire et sensuelle, le fleuve de « La Recherche » jusqu’à la source où il naît comme on retrouve un paysage natal.
Il dit : « avec « Le côté de Guermantes », Proust refermait les portes qu’il avait ouvertes; »
Il dit : « L’œuvre s’emberlificotait parfois dans d’interminables chroniques cancanières. » [ Il « inversait tout », « démythifiait », « dégradait, pour exhiber la comédie humaine ordinaire, sa morne pluie de ragots, de politesses moisies. »

C’est le même écrivain et pourtant tout lui paraît différent.
Peut-être que Proust ne voulait pas se sentir condamné à rester ce « je » de l’enfance.

« J’avais « dormi » mes années d’enfance » écrit le narrateur de ce magnifique billet sur le blog de Paul Edel.
Jamais ressenti en une si courte page le passage du temps.

Et ce tableau de Vuillard où le bleu du ciel n’est plus qu’un reflet dans une vitre… un bleu étonnamment puissant, d’une lumière irréelle créant une atmosphère troublante, faisant irruption au sein de ce rêve coloré d’une chambre en automne…
L’artiste et le narrateur se retirent, restent dans leur secret…

rose dit: à

Ai laissé le sang du sanglier dans la marinade avec le Cabernet Sauvignon.. Pas sûre d’avoir eu raison. C’est fait.
Ai acheté sept carottes à 2,75 le kilo. Qq asperges à 13, 75 le kilo. Les ai choisies fines pour en avoir plus.

Marie Sasseur dit: à

#Prenez soin de vous.
L’alcool tue.

Une consigne de maccarthysme, par bidons de 5 litres c’est sûr.

Le 11 mai, je vais fêter ça: des agapes de retrouvailles pleines de bulles pétillantes.

rose dit: à

Sa soeur à elle, sa cadette.
Le positif :
À 11h y aura un atelier gym.
Si chance un atelier mémoire.

Je prends du courage avant d’appeler le standart pour que quelqu’un connecte le wifi à la tablette de ma mère.

rose dit: à

Janssen J-J

Merci.
Je ne fais pas une enquête précise ; je cherche à comprendre comment cela se passe.
Pas médecin.
Les témoignages sont glaçants.
Ma mère ce matin à 9h40 n’est plus dans sa chambre. Je ne l’ai pas appelée avant.
Elle est maintenant parquée avec des pensionnaires grabataires, puis collée devant la tv de la salle à manger. Sortie de sa chambre.
Hier elle m’a appelée sept fois. A appelé mon frère puis sa soeur.
J’ai écrit à sa curatrice à l’aube ce matin et aussi samedi de Pâques. Écrit le matin envoyé le soir après que ma mère ait validé.

Je reviens sur Madeleine et vers vous.
Dous découper le sanglier. Pas facile.

Je vous remercie chaleureusement d’avoir informé votre ami.
Maîtres mots dans ce qui concerne nos anciens :
Pudeur
Bienveillance
Respect

Phil dit: à

Dear Chaloux, merci pour vos précisions proustiennes de la veille, à l’heure où les cendriers volaient comme autrefois chez Polac, avec plus d’allure. Mon temps retrouvé en Normandie était biaisé du côté de Varengeville, sans Proust et sans train.
Quelques vrais lecteurs encore chez le prestigieux passou, même en période de déconfiture;
n’est-ce-pas ce Roth qui se disait un des derniers liseurs du siècle ? vu la picture, a bien mis le barman poilu dans sa poche, Marie Sasseur l’envie.

et alii dit: à

souvenir d’ une dame âgee qui dans l’autobus « harcelait » le chauffeur,lequel cherchait à s’en dépetré;elle se retourna vers moi qui était proche;elle voulait retourner chez sa mère et avait une maladie dégénérative;je l’ai aidée à descendre du bus

Janssen J-J dit: à

@ rôz / (suite à votre message d’hier)

Cher ami,
Merci pour ta réponse circonstanciée sur les derniers moments de Madeleine à l’EHPAD. Tu as dû te demander les raisons de mon insistance. C’est tout simplement que j’échange avec une amie, qui, au delà de son implication dans l’ehpad de sa mère, a besoin de recueillir des témoignages différents, parce qu’elle, on lui interdit de revenir chez elle et qu’elle en souffre énormément. J’ai bien apprécié ton témoignage avec ta conclusion positive sur le personnel aux prises avec des pensionnaires difficiles comme ta grand mère, ta chute est bien inspirée.
Quant à la mienne de mère, on ne sait toujours pas ce qu’elle vit tous les jours… Comme je te l’ai expliqué, elle est devenue un légume et ne comprend plus qui lui parle au portable que les personnels lui tendent à l’oreille en le lui disant qui nous sommes. Mais comme elle ne nous voit pas, et que là-bas ils n’ont pas de skype, tablettes ou autres, il n’y a pas vraiment de dialogue possible.
Mon angoisse est que si elle devait « partir » bientôt (?), aura-t-elle regretté de ne pas avoir revu ses enfants ?… Je relativise car elle ne fait que réclamer ses parents depuis un ou deux ans : « pourquoi papa et maman ne viennent pas me voir ? » répète-t-elle en permanence – C’est bien triste… Mais la roue tourne pour tout le monde… Et drôlement, en ce moment. Tous les jours, je préfère noter les miracles de dévouement dans ces établissements et les vies sauvées, mais qui va les répertorier, au juste ?…
Bises à vous deux, et encore un peu de courage. Il faut tenir.

JiCé..... dit: à

JOIE, JOIE, JOIE, PLEURS DE JOIE
La logique n’est pas une discipline prévue pour le Grand Concours Présidentiel Electoral qui détermine le plus inapte à diriger un pays de 67 millions de veaux.
Il suffit pour analyser, convaincre, agir, d’être un bon acteur comique, discipline politique majeure enseignée dans les grandes écolasses, et de susurrer les yeux baissés, la main droite sur le cœur, la gauche dans votre poche :

« J’ai changé ! »

rose dit: à

Cabernet Sauvignon.
Pas Syrrah.

Elle a ouvert pour moi. M’a vendu les 5 litres. Ce qui reste, je le mettrai dans le vin de noix.

A une maladie auto-immune. A commandé du plexiglas. Son mari aussi est fragile.
À été adorable.
Espère ouvrir dans quinze jours.

Prenez soin de vous.
L’alcool tue.

et alii dit: à

a propos du texte de Derrida sur TITUS CARMEL dans la vérité en peinture:
[The Pocket Size Tlingit Coffin] : Un modèle en art est fait pour disparaître; c’est une origine fictive, un référent fantasmatique, qui hante les copies qui en restent
https://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0706030829.html

et alii dit: à

à force de répétition de ce mot « confinement », je pense à « coffin » et près précisément au coffin de titus Carmel
Gérard Titus-Carmel The Pocket Size Tlingit Coffin 61 Dessins
Derrida Jacques, Lascault Gilbert
Published by Centre Georges Pompidou, Paris, 1978
bonne journée

JiCé..... dit: à

Calme toi, Le Gland, calme toi…

Arrête de boire le gel hydroalcoolique que te donne l’infirmier de l’EHPAD : c’est pour te désinfecter les mains, couillon de manchot !

Janssen J-J dit: à

-J. Ext/14.4.20 @ 8.53)

1 – Merci Lauriane Lecapitaine et Sylvia Costy au clavier syllabique… Autrefois, on parlait de sténotypistes à l’AN.

2 – Sur l’histoire du décomptage statistique des décès, un lien récent. Merci etalii de nous l’avoir donné.

https://theconversation.com/la-statistique-publique-face-a-lurgence-du-decompte-des-morts-135773?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2013%20avril%202020%20-%201592415250utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2013%20avril%202020%20-%201592415250+CID_f574d59a88439ab68a70b6b33c9f8e41&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=La%20statistique%20publique%20face%20%20lurgence%20du%20dcompte%20des%20morts

3 – une femme a été verbalisée car elle était allée porter ses déchets au tri. Elle n’avait pas à faire cela ! Les gens font n’importe quoi : prendre le risque de contaminer les poubelles !

4 – Les vieilles Charrues du Tour de France sont dans l’expectative.

5 – Les écoles ne rouvriront pas le 11 mai. Car ce sera le jour de l’ouverture de la Chasse. Mais tous les porteurs de fusil auront des masques. Le port du voile dans les lieux publics est désormais obligatoire. Même pour Elisabeth B.

7 – Les criminologues vont devoir se convertir en masse en infectiologues, à l’image d’Alain B. qui a montré une fois de plus, la juste voie.

8 – Les Cies d’assurances et les Agences bancaires vont mettre largement la main à la poche. Elles sont bien décidées à changer leur fusil d’épaule. Comme notre président.

9 – Oui, je vais tout avouer à mon ami Philippe. Il comprendra que son témoignage aura servi une juste cause.

10 – Bon anniversaire Danielle, tu as 72 ans ce matin, et toujours aussi désirable. J’ai toujours été amoureux de toi depuis 1991. Le sais-tu ?

11 – Chers amis, ne vous piquez pas à l’eau d’Javel. Les survivants vont s’en sortir pour mieux aider les sous-vivants.

Bonne journée à tous.tes,

DHH, dit: à

@X
merci de ce salut
Les enfants Jeronim était un roman oublié-du moins en France- qui a été reedité récemment
Lorsque je l’avais lu il y a très longtemps, c’était parce que j’avais été mise en appétit par les nombreux morceaux choisis qui figuraient dans les manuels scolaires avec lesquels j’ai appris l’allemand au lycée.
Je l’ai relu il a quelques année en écho au magnifique film de Hanecke le Ruban blanc qui peint le même monde à l’époque où , comme dans la première partie du roman ,il n’est pas encore sorti du système social et moral quasi féodal dans lequel il était immobilisé.
De Wiechert il faut lire aussi Missa sine nomine une oeuvre puissante, même si elle est un peu inégale, qui raconte l’immédiat après -guerre de trois frères ,hobereaux prussiens qui vivent dans les affrontements et les déchirements les conséquences des choix qui ont été les leurs sous le régime hitlérien et devant l’avancée russe de 44- 45
Wiechert a écrit aussi ses souvenirs de Buchenwald ,dont le titre français « ,Le bois des morts » traduction exacte du titre allemand Totenwald ne peut rendre l’effet d’echo de ce titre avec le nom du camp

William Legrand dit: à

JiCé….. le Justin Crétin : « jogging », avec son déambulateur l’Andouille Totale

Marie Sasseur dit: à

Hier, comme tout le monde devant le petit écran à 20h02 précises, j’ai vu s’écrire en temps réel, le discours du PR.

En découvrant ce qu’il en était, j’ai repensé à cette histoire des traducteurs qui avaient été confinés dans un bunker, pour la traduction d’un bouquin de Dan Brown. C’est en partie de cette histoire, qu’a été adapté un film, sorti en début d’année ( pas vu).

Sauf qu’ici il ne s’agissait pas de traduire Inferno, encore que… mais d’une prouesse de deux Normandes. Des velotypistes, version très moderne des moines copistes.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/deux-normandes-nouvelle-fois-au-clavier-titrage-direct-du-discours-emmanuel-macron-1815582.html

B dit: à

Quizz, décidément.

B dit: à

5/10 au queue du Figaro, pas fameux. La loupe, éclat de pierre précieuse. Je pensais qu’elle ne concernait que le bois.

Ed dit: à

Georges Perros, proche de Jean Grenier. Ça fera plaisir à Chaloupe (s’il est encore là). Sur ce, j’ouvre le Home Office.

B dit: à

Bonjour.

B dit: à

Bonour ED, globalement pour redoubler en boucle, nous manquons de moyens et cela continue à faire que nous nous situons entre la Suède et l’Allemagne ou la Corée du sud. Pas de glissement de plaque tectonique côté viral et c’ est pour une fois dommage.

JiCé..... dit: à

Le jour se lève : jogging.
Déconfinassons un peu !

JiCé..... dit: à

Bonjour Ed,
J’ai attaqué le pavé de 1600 pages « Oeuvres complètes » de Georges Perros chez Gallimard quarto : un régal !!! La vie …

Ed dit: à

Bonjour,

Une lecture que je ne recommande pas – pour le moment, car j’en suis à la p.100 – : L’Arbre-monde de Richard Powers. Le livre est exigeant dans son projet, le thème est attrayant, mais globalement on s’ennuie un peu.

Bref. Je me permettais hein, puisque vous êtes à juste titre en boucle sur Macron.

JiCé..... dit: à

En cas d’erreur, on peut fuir le pays comme n’importe quel migrant, et changer de vie. Le pays lui ne peut pas. Il va le payer cher, son inaptitude à se gérer convenablement. Nous allons le payer très cher …

JiCé..... dit: à

Continuons à parler de tout et de rien. De littérature, par exemple, ou d’écologie, mieux encore de féminisme !…Faut passer le temps, par Macron !

JiCé..... dit: à

Mardi 14 avril 2020, 5h30
Je n’ai pas regardé pérorer le Stagiaire de passage à l’Elysée. Il ne m’a pas vu non plus. Mascarade sans masque pour lui ! Con finement vôtre…

OZYMANDIAS dit: à

Je pense que pour la postérité, Macron, restera dans les mémoires comme le Président du Confinement.

Allez les enfants, bonne nuit à vous tous, dormez bien, demain sera un autre… heu… sera le même jour du toujours même confinement !

Nonne buit les enfants.

Marie Sasseur dit: à

Le PR a soulevé le problème de la promiscuité familiale. Il a mal dénoncé les sous-hommes qui en sont réduits à recourir à la violence, et très souvent alcoolisés.
Ici on retrouve les mêmes, mais sans famille.

OZYMANDIAS dit: à

@ Marie Sasseur

Si vous êtes une jolie femme, merci pour le lien Vivaldi.😇😇😇😇😇
Mais si vous êtes un travelo😈😈😈😈😈 Merci aussi 😂😃😄😅😄😃😂😃😄😅😃😂😀😁hihihihihihihi…

Marie Sasseur dit: à

Je vois , petitix taclé, et en beauté, en est réduit à faire la danse du voilé.

Jean Langoncet dit: à

Si seulement le phénomène pouvait entraîner un regain d’intérêt pour le billet du jour plutôt que de le confondre

x dit: à

Ozy, vous auriez fort bon air, celui de Sarrasine, s’il s’agissait de la Zambinella.
Hélas ! Hélas ! Hélas ! A mio parere : femme sans plus, et loin du chef-d’œuvre.

Jean Langoncet dit: à

Et les cloches continuent de polluer à « domicile »

OZYMANDIAS dit: à

@ Marie Sasseur

Je n’ai qu’un seul et unique pseudo :
OZYMANDIAS.
Je vous le jure.

Marie Sasseur dit: à

Et pour votre bien-être, je vous rappelle qu’au dîner de cons je préfère faire les invit’s moi-même.

https://youtu.be/7GR308Ox-8o

OZYMANDIAS dit: à

@ Marie Sasseur

Charles Ferdinand Ramuz :

« Le Grand Printemps ».
« La guérison des maladies ».

Marie Sasseur dit: à

Ok, c’est noté, ozy dede amlet ducon et cie même équipe.

Marie Sasseur dit: à

petitix, une chose est certaine, ce n’est pas un traducteur de russe qui vous l’a conseillé . Ici c’est de rigueur, avant de donner des leçons de maintien, bien se souvenir des chasses passées…

OZYMANDIAS dit: à

@ Chaloux

Quoi ?! Marie Sasseur est un travelo ?!
Bordeeeeeeel ! Non mais c’est pas possible…
J’ai l’air de quoi, moi, maintenant ?!
La honte sur moi… La peste soit de Marie-trans-genres… Meeeeeeeeerde !

Marie Sasseur dit: à

Passé une certaine heure, l’huissier seul devant ses écrans , se revoie client impuissant…

Ozy, ou tout autre pseudo, fake y compris, peu importe, votre poème reconstitué est d’une tristesse ivre affligeante. Prenez du prozac, ça va passer, vous l’aurez votre 11 mai.

x dit: à

Hors sujet, hors « conversation » (si l’on peut appeler ainsi les tirs croisés des justiciers auto-proclamés qui voient toujours double ou triple), MESSAGE PERSONNEL destiné à qui me l’a conseillé (DHH et/ou Olga ? ah, si ces cochons de Besserwessis n’avaient pas bousillé mes fiches…) :

Après un confinement dans le confinement, et des plus rigoureux, à la Plâtrière, me voilà en Prusse orientale, chez les enfants Jeromin(e). Merci de l’adresse : vaut le détour.

Chaloux dit: à

Gaffe, Ozy, à mon avis c’est un travelo.

Chaloux dit: à

Sur ce que nous disions à propos de la transmission, il y a le roman d’Henry James, <i<La Source sacrée, qui aborde également, bien sûr, d’autres thèmes.

Marie Sasseur dit: à

Fatigue, l’huissier peut tout se permettre.

Ozy, il faut prendre un ticket.

Mais j’aimerais bien savoir de quel texte de Ramuz, vous vous êtes servi.

Marie Sasseur dit: à

L’huissier véreux peut tour permettre, lol.

Ozy, quel texte de Ramuz?

OZYMANDIAS dit: à

Phil dit: (…Cessez de draguer, Miss Sasseur…)

Mais moi, cochon et galant à la fois, j’voudrais bien la draguer, la Marie Sasseur !
Oui, Marie, j’vous l’dis, sans rime ni raison, sans discours ni oraison, j’vous aime, oui, j’vous aiaiaiaiaiaiame comme c’est pas possible, comme c’est pas permis, Marie, moi, votre frère d’amour et d’esprit, votre amant hardi, votre chevalier servant chéri, pour vos yeux alanguis, pour votre corps de houri, pour vos cheveux des Mille et Une Nuits et pour votre sourire qui me tue de désir et d’envie… Oui Marie, j’vous aime , vous aiaiaiaiaiaiame comme l’astre triste aime la nuit…
( Heu… non, non, je ne suis pas bourré, pas du tout, hihihihihihihihi…).

Chaloux dit: à

Phil: Marie Sasseur, sonnez bien fort quand vous serez déconfinée.

Très drôle.

Pour la SCNCF, je vous l’accorde!

Jazzi dit: à

LUCRÈCE

Invocation à Vénus, la Déesse de toutes les fertilités printanières

Mère des Énéades*, plaisir des hommes et des dieux, Vénus nourricière, toi par qui sous les signes errants du ciel, la mer porteuse de vaisseaux, les terres fertiles en moissons se peuplent de créatures, puisque c’est à toi que toute espèce vivante doit d’être conçue et de voir, une fois sortie des ténèbres, la lumière du soleil, devant toi, ô Déesse, à ton approche s’enfuient les vents, se dissipent les nuages ; sous tes pas la terre industrieuse parsème les plus douces fleurs, les plaines des mers te sourient, et le ciel apaisé resplendit tout inondé de lumière.
Car sitôt qu’a reparu l’aspect printanier des jours, et que brisant ses chaînes reprend vigueur le souffle fécondant du Favionus**, tout d’abord les oiseaux des airs te célèbrent, ô Déesse, et ta venue, le cœur bouleversé par ta puissance. À leur suite bêtes sauvages, troupeaux bondissent à travers les gras pâturages, et passent à la nage les rapides cours d’eau : tant épris de ton charme, chacun brûle de te suivre où tu veux l’entraîner.
Enfin par les mers et les monts et les fleuves impétueux, parmi les demeures feuillues des oiseaux et les plaines verdoyantes, enfonçant dans tous les cœurs les blandices de l’amour, tu inspires à tous les êtres de désir de propager leur espèce.
Puisque tu suffis seule à gouverner la nature, et que sans toi rien n’aborde aux rivages divins de la lumière, rien ne se fait de joyeux ni d’aimable, c’est ton aide que je sollicite dans le poème que je m’efforce de composer sur la nature.
(De rerum natura (De la nature), traduit du latin par Alfred Ernout, © Société d’Édition Les Belles Lettres, 1984, 1985)

* Les neuf divinités de la mythologie égyptienne rassemblant toutes les forces présentes dans l’univers.

** Dans la mythologie romaine, Favonius était le dieu des vents d’ouest, doux et chauds. L’équivalent de Zéphyr dans la mythologie grecque. Soufflant à l’Ouest, il est associé au printemps et à la germination des plantes.

OZYMANDIAS dit: à

@ Jazzi

Hugo, Rimbaud et Nerval, les trois grosses pointures de la poésie française… C’est du lourd comme dirait Fabrice Luchini !
Moi, tout bêtement, je me suis inspiré de Ramuz, Jammes et Verhaeren pour taper ma petite et triste odelette contre cette maudite belle saison, le printemps.

Jazzi dit: à

@Ozy

« Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,
Se courbent mollement comme de grandes palmes ;
L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers. »
VICTOR HUGO

« Ce beau temps me pèse et m’ennuie.
– Ce n’est qu’après des jours de pluie
Que doit surgir, en un tableau,
Le printemps verdissant et rose,
Comme une nymphe fraîche éclose
Qui, souriante, sort de l’eau. »
GÉRARD DE NERVAL

« Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête…
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête… »
ARTHUR RIMBAUD

Marie Sasseur dit: à

Il a surtout une envie d’une petite carpette, heu crapette.
Mais il n’a pas les moyens, alors il fait du tourisme visuel.

Ca va là, ou il vous faut un dessin ?

Phil dit: à

Cessez de draguer, Miss Sasseur, reprenez-vous.

Marie Sasseur dit: à

Le philopede a un cap de chaudronnier et des envies d’aristo. Think of it.

Marie Sasseur dit: à

Dis le keuf, je suis en train de me débarrasser la saloperie d’un philopede. Peux pas être partout. Tu as eu ton compte.

Phil dit: à

certes Chaloux…disons que Marcel n’a pas le profil d’abonné sncf.
Marie Sasseur, sonnez bien fort quand vous serez déconfinée.

Janssen J-J dit: à

Si M. Sasseur est cruelle, sa seule menace est perverse : nous le savions bien, passou, on vous avait prévenu !

B dit: à

Dommage qu’il ne soit toujours pas possible de mettre en place un dépistage de masse. Là le depistage sera un plus large. Il y aura toujours autant d’inconnues.

_ L’épidémie de coronavirus fait des dégâts sur tous les tableaux. Sur le plan sanitaire, c’est évident : plus de 113 000 cas et 4 000 décès ont été dénombrés dans le monde, dont 1 784 malades diagnostiqués et 33 morts en France ce mardi 10 mars au soir. ,_

Chaloux dit: à

Pas de maison familiale non plus. C’est Brotin qui y possédait un manoir (pas celui ou Berger organisait ses horreurs?). En tout cas assez loin de Cabourg (12-17 kilomètres?) puisque’on raconte que Proust fit l’exploit de s’y rendre à pied.

Marie Sasseur dit: à

C’est bien la peine que Passou se fende d’un auto-dico et de what mille billets sur Proust pour que le moindre inverti vienne ici déverser sa bile. Sans l’avoir jamais lu. Vieux cretin, qui a fini ses études bien avant le 11 mai…

Chaloux dit: à

Dear Phil, relisez Céleste, la poudre de fumigation laissée dans une malle, le servante au grand cœur faisant ré-ouvrir le wagon aux bagages. 1914, la dernière année…
Il y a eu un voyage en automobile avec Agostinelli dans les années précédentes durant laquelle Proust avoue avoir envie de « violer des petites villes ».

Marie Sasseur dit: à

Proust ne prenait jamais le train

C’est faux.

Phil dit: à

Proust ne prenait jamais le train. La maison familiale formidablement sise dans ces villes de Normandie restées inaccessibles à la déferlante des congés payés.

OZYMANDIAS dit: à

Il est venu le printemps
traître au sourire avenant
roses rouges et couronnes de sang
son air mauvais pousse au confinement
apportant ses cercueils et son glas sonnant
lui, le beau chevalier à la faux d’argent,
perfide sicaire et tueur de pauvres gens.

Janssen J-J dit: à

t’as encore tout faux D. Rien reprendra vraiment le 11 mai. C’te blague… ! La gent médicale a gagné sur la gent éconjomique. Macrounet est pas sûr, ai senti qu’il pourrait encore se rneier le 11 mai. Il a fait semblant de battre sa coulpe, litou, pour pouvoir mieux botter en touche plus tard. L’a avoué qu’il savait rin de rien, comme tout le monde. Je me suis dit que, noustousse, y compris MC/PR, j’aurions pu faire mieux qu’icelui à la rdélie… C’est qu’il y en a de la créativité dans ce club démocratique.
Oui on leui donne du grains lapassoul pour faire son nouveau roman réaliste sur du virtuel. Bon je vais chercher Boy Gorges, à c’heure…, se laisse capturer facilement pour ses soins nocturnes. Et je laisse Manu rejoindre Brigitte aux Elysées, ont bien droit à faire l’amour confinée, non ?
Bonne nuit à tous.tes. Demain, c’est l’anniv. à Danielle H. faut que j’y pense, hein.

rose dit: à

Macron
« Les personnes les plus vulnérables appelées à rester confinées : 

Pour leur protection, nous demanderons aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées en situation de handicap sévère, aux personnes atteintes de maladies chroniques, de rester confinés même après le 11 mai, tout au moins dans un premier temps. Je sais que c’est une contrainte forte. »

Au secours.
Ils ne comprennent rien.
La directrice de l’EHPAD et la curatrice ont passé leur dimanche de Pâques en famille.
Cela fait trois jours que j’attends que qqu’un installe le code wifi de l’institution pour que ma mère puisse communiquer par Skype avec moi. Depuis vendredi 17h. Sur la tablette que ma fille a envoyé à ma mère.
Au Secours.

D. dit: à

Les cours reprendront le 11 mai, Rose. Les élèves auront des masques. Les cantines ne seront pas assurées, chacun viendra avec sa gamelle et mangera à distance de l’autre, du moins dans les locaux des établissements.
On aurait pu gagner 2 semaines, dès le 25 avril.

Mimi Pinson dit: à

Question : « mais pourquoi on supporte ça ? ».

Parce que faire n’importe quoi dans le réel, ce n’est guère possible.
Alors que sur le blog, en voiture rose! 😉 😉 😉
Les bambous ce sont des armes secrètes.
Sarbacanes!

Marie Sasseur dit: à

C’est pas Proust qui faisait le voyage à travers la Normandie, en train ? Me souviens plus très bien…

rose dit: à

Je n’y crois pas.
Deux excellents potes profs un garçon une fille m’ont dit il y a moins de trois jours que les cours ne reprendraient qu’en septembre.
Ursula Von Leyden annonce que les seniors seront confinés jusqu’à la fin 2020.
Je ne sais plus qui prévient que ce n’edt pas la peine de remettre les pneus d’été et que l’on peut garder les pneus d’hiver jusqu’à l’hiver prochain.
Les psychiatres disent que les dégâts seront énormes.
Les EHPAD sont en première ligne.

Nous nous faisons bananer. On est en train de nous broyer.

Chaloux dit: à

Enfin, voyons, ce n’est pas habitable par des gens sensés… C’est affreux…

Marie Sasseur dit: à

Faut pas mettre le gps pour suivre la rosse, tu te retrouves à l’HP, ouvert h24, c’est indiqué sur internet.

Clopine dit: à

ouarf. Je n’ai jamais compté les arbres, une chose sûre, ça dépasse à l’aise Blaise la centaine… Minimum.

L’a pas regardé ma soeur âne, ma parole, ce niaiseux.

Clopine dit: à

Je me disais, je vais essayer de partager…

J’avais oublié Marc Court – ça doit être pour ça, le nom de « petit rappel », comme petite rancunerie, et chaloux, comme un jaloux enrhumé.

Chaloux dit: à

Quand on voit le taudis, c’est pourtant pas le paradis, la route à cinq mètres, pas un arbre, une horrible et interminable plaine rase. Je connais des jardins de banlieue plus calmes et cent-mille fois plus agréables, où les journées passent divinement, comme sur une île déserte.
Elle appelle ça, comment déjà? … Le bonheur. Mais moi ce bonheur-là, je n’en voudrais pas. Pour rien au monde.

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