de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Telle Cassandre à l’instant de sa mort

Telle Cassandre à l’instant de sa mort

L’instant de ma mort, c’était le titre d’un récit bref et coupant, d’une exceptionnelle puissance d’évocation, dans lequel Maurice Blanchot restituait les minutes qui précédèrent le moment où un peloton de soldats allemands faillit l’exécuter pendant la dernière guerre. Depuis sa parution en 1994, « l’instant de ma mort » est devenu une expression. Une consécration sans risque de banalisation car cela désigne un moment des plus rares, et pour cause. Ce parti pris fut également celui de la romancière Christa Wolf (1929-2011) lorsque, réinterprétant les mythes antiques, rajoutant son palimpseste sur les couches accumulées de Homère, Eschyle, Euripide, Lycophron de Chalcis, Schiller et d’autres encore, elle s’empara du mythe de Cassandre. Les Prémisses et le Récit (Kassandra. Erzählung, traduit de l’allemand par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein, Alinéa, 1985 ; rééd. Stock 1994, 2003) avant d’en faire autant avec Médée.

Il est si bien passé dans le langage courant que Cassandre a facilement glissé du nom propre au nom commun. Mais, on s’en doute, Christa Wolf en a fait bien plus qu’une pessimiste qui annonce de mauvaises nouvelles. Son héroïne a bien le don d’entrevoir l’avenir mais elle but sur l’impossibilité de prévoir l’instant de sa mort. Ce n’est pas seulement quelqu’un qui prétend dire la vérité quitte à être la seule à la dire, mais quelqu’un qui dit non. Pas spécialement une femme mais un individu.

Si l’on revient aujourd’hui au récit de la romancière et essayiste allemande (je serais tenté d’écrire « est-allemande » tant elle demeurait imprégnée par son vécu de la RDA, et attachée à ce passé-là, état qu’elle aurait été la dernière à renier), c’est que sa Cassandre se donne cette semaine au théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet  (dépêchez-vous, c’est jusqu’au 22 octobre seulement) avec Fanny Ardant dans le rôle-titre, dans une mise en scène Hervé Loichemol et une musique de Michael Jarrell, s’appropriant l’œuvre après le Berlioz des Troyens et Xénakis, notamment.Aias_Kassandra_Louvre_G458

Sur scène, Cassandre est saisie à Mycènes, au lendamin de la guerre de Troie, une heure avant son trépas. Elle est en pleine remémoration. Le souvenir de ses prédictions l’assaille, leur justesse et leur vanité car elles n’ont rien modifié du cours des choses. Sa déploration a un autre ton dès lors que l’événement est passé. Il y a du réquisitoire dans son indignation. Elle ne fait pas l’impasse sur sa mauvaise conscience. Mais les paroles de la prophétesse troyenne dansent sur un fil invisible du mensonge en toutes choses et toutes circonstances, l’une surtout qui domine : la guerre.

Toujours la guerre lorsque sa justification est bâtie sur un mensonge qui sert de prétexte (suivez son regard des interminables guerres de l’Antiquité aux introuvables armes de destruction massives inventées par l’administration Bush en Irak sans oublier la guerre à l’ennemi intérieur comme dans l’incendie du Reichstag). Elle est celle qui sait mais à quoi bon. Elle sait que la mort d’Agamemnon est imminente, ce que l’intéressé ignore. Il en est toujours ainsi avec tous, situation qu’elle vit comme un cruel châtiment, elle qui avait prédit l’anéantissement de sa ville. Son impuissance est d’autant plus pathétique que son don est puissant.

« Apollon te crache dans la bouche, cela signifie que tu as le don de prédire l’avenir. Mais personne ne te croira »

Après avoir été gouvernée par l’amour, celle qui attend la mort l’est désormais par la peur. Le réel est sans pitié pour les pythies. Malheur aux devineresses ! On n’a jamais cessé de tuer le messager dans l’espoir de supprimer le message.

«Maintenant je peux mettre à l’épreuve ce à quoi je me suis entraînée toute ma vie : vaincre mes sentiments par le moyen de la pensée ».

Pétrifiée dans la bouleversante solitude de celle qui a trop longtemps crié dans le désert, on dirait qu’elle ne s’est accrochée à la vie que pour témoigner du passé des siens, leur massacre ou leur réduction en esclavage. Ce monodrame pour comédienne et orchestre, inspiré du récit de Christa Wolf, avait été créé par Georges Lavaudant avec Astrid Bas dans le rôle-titre, puis repris par les mêmes il y a dix ans aux Ateliers Berthier à Paris. Le décor est réduit à sa plus simple expression : un rideau rouge encadré par deux panneaux blancs latéraux ; au-dessus, les vingt musiciens de l’orchestre ; sur scène, Cassandre seule. Il est demandé au texte, et donc à Fanny Ardant qui le porte avec une énergie et une vibration poignantes, d’une voix au timbre fragile et têtu (rien à voir avec ses chuchotements aristocratiques et ses snobs murmures à l’oreille qui en exaspèrent tant et me comblent au cinéma, ah, Mathilde, inoubliable femme d’à côté, ni avec toi ni sans toi…), de s’adapter à la musique.

christa-wolf_1979_helga-paris_bildUne partition originale, riche, colorée dont l’auteur ne cache pas qu’elle recèle pour ceux qui sauront les y dénicher des échos de Bartok, du Pierrot lunaire de Schönberg, ou encore de l’Histoire du soldat de Stravinski pour le ressouvenir de la rencontre entre Cassandre et Enée. C’est bien la musique, et donc la main sans baguette du chef Jean Deroyer à la tête du Lemanic Modern Ensemble, qui donne le tempo d’ensemble ; car il y a bien deux rythmes et deux cadences sur deux registres d’intensité variable, lisses ou striés, qui alternent en permanence et imposent à la parole un débit très rapide lorsqu’il s’agit de se souvenir ou plus calme dès lors que l’on est dans le présent et l’évocation des violences de guerre. Des mots et des notes à l’unisson jusque pour faire résonner une étrange qualité de silence.

« Jamais auparavant un silence pareil n’avait régné sur le palais de Troie. Chacun sentait qu’une frontière venait d’être violée. Jamais un membre de notre famille n’avait eu le droit de parler ainsi. Mais moi. Moi seule, j’ai vu. Ce fut en cet instant que se déclencha le mécanisme conduisant à notre perte. Immobilité du temps «

Lorsque la voix de la comédienne, une voix d’alto pas plus grave qu’il ne le faut, ne peut se projeter, on en reçoit des nuages de mots, ce qui produit un effet troublant. A cet effet, la comédienne a été légèrement sonorisée afin que jamais la musique, parfois vigoureuse sinon violente, ne couvre ses mots et ne porte préjudice à la compréhension.

Le metteur en scène confesse que Cassandre lui fait « un peu » penser aux lanceurs d’alerte (moi, pas du tout), ceux qui, en divulguant des secrets d’État, « n’attendent aucun profit personnel de leurs révélations, ne sont pas écoutés et sont condamnés ». Outre qu’ils sont très écoutés, bénéficiant de tous les relais médiatiques sans précaution, que certains en tirent un grand profit personnel, et que tous ne sont heureusement pas condamnés, ce serait inutilement abîmer le puissant texte de Christa Wolf que de le détourner ainsi. D’autant que si elle l’a crypté, c’était dans un contexte particulier et pour lui faire dire bien autre chose quelques années après qu’elle ait dénoncé l’expulsion de RDA du poète Wolf Biermann, quelques années avant la chute du Mur de Berlin.

Je préfère encore retenir ses tout derniers mots et les emporter :

« … plus tard, si plus tard il y a ».

(« Fannay Ardant à l’Athénée » photo Marc Vanappelghem ; « Ajax le petit arrachant de force Cassandre du Palladium auprès duquel elle s’était réfugiée, intérieur d’une coupe à figures rouges du Peintre de Codros, vers 440-430 av. JC, musée du Louvre  ; « Christa Wolf en 1979 » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères, Théâtre.

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commentaires

1 134 Réponses pour Telle Cassandre à l’instant de sa mort

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 21 h 35 min

Bonheur sur Arte ce soir: la Calabre aux mains d’une mafia trafiquant les déchets toxiques de l’Europe ( 70% de nos déchets) et coulant des navires chargés de déchets radioactifs ( prime aux assurances), quelques morts plus que douteuses, trois clans , 50 milliards de chiffre d’affaire pour traitement illégal sur terre et dans la mer.

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 21 h 31 min

Oui, elle dit que cette expérience l’a très tôt dessalée

je n’ai pas lu dans ces termes cet accident dans son parcours, dans l’interview qu’elle a accordé au journal Le monde, elle s’exprime beaucoup plus pudiquement mais peut-être avez-vous lu le ‘ELLE » où elle dit avoir confié cet épisode de sa vie d’enfant.

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 21 h 23 min

J’ai bien aimé ce film ne possédant pas les références suffisant à une filiation, la relation entre les deux femmes qui dit en creux la solitude de l’icône et la survenue de l’actrice jeune à la réputation sulfureuse qui cadre avec la culture new-age mais s’adapte finalement à la perfection aux circonstances, la fin où en un refus de se plier au conseil scénique de l’actrice accomplie elle se révèle et prend la lumière à son tour renvoyant en un regard l’autre à son passé, à son âge sans aucune hésitation, aucune tendresse, aucun égard.

Nicolas dit: 24 octobre 2017 à 21 h 22 min

Elle est tres antinomique. Pas vu le film genre en noir et blanc chiant d’un monde révolu, sûrement dans le top 100 des meilleurs films de tous les temps de Télérama. Je vous dirai.

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 21 h 09 min

« dans Le Monde ca ressemble à une actrice qui parle à des actrices. Rien sur la femme »

Oui, elle trouve même Weinstein émouvant et à l’air de renvoyer dans les cordes ces actrices qui n’ont pas eu le rôle et se découvrent outragée dans leur vertu !
Oui, la trame de « Sils Maria » est très usée (Bate Davis dans « All about Eve ») et Binoche n’est pas au mieux de sa forme dans ce film.

Oui, rose rembarré ou renvoyé dans les cordes (voir plus haut) et non pas rencardé (quoi que l’on se sait pas !)

Nicolas dit: 24 octobre 2017 à 20 h 55 min

« Justesse » ce serait le bon mot autant pour le jeu des actrices et des acteurs que pour la réflexion sur la femme dans la société, l’actrice, le cinéma etc À voir absolument.

x dit: 24 octobre 2017 à 20 h 43 min

Les citations de l’interview de Binoche ? On les imagine très bien dans la bouche de Ruth Morse à propos de Martin Eden.
Quant à Sils Maria, vu à sa sortie sur grand écran, heureusement qu’il y avait Kristen Stewart et le paysage. J. Binoche, malgré la volonté de clins d’œil du scénario, n’y était pas crédible en star, avec le résultat que le film (recyclant une trame usée) paraissait un exercice complaisant et suscitait l’embarras.

Nicolas dit: 24 octobre 2017 à 20 h 29 min

Une actrice qui a le même âge dans sa vie, que l’actrice qu’elle incarne à l’écran et dans le rôle de la pièce que cette actrice qui a le même âge que cette femme joue et à la même problématique trois réponses dans le même femme etc Pas mal du tout.
Sinon dans Le Monde ca ressemble à une actrice qui parle à des actrices. Rien sur la femme de base.

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 20 h 21 min

… serpent de nuages qui dévale le col et sinue dans la vallée

ah oui! je l’ai vu, je ne me souviens que de cette histoire de nuages et ce coach féminin qui lui sert de confidente dans une solitude qu’on devine totale .

christiane dit: 24 octobre 2017 à 20 h 16 min

@JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 19 h 57 min
Personnalité mystérieuse. Elle sent aussi bien homme que femme. « La force n’a pas de sexe, assure-t-elle. La force a pour force son individualité. ». Elle est aussi enfant…
André Téchiné « Rendez-Vous » (1985), le rôle qui l’a lancée. « Mauvais sang » – « Les amants du Pont-Neuf » – (Léos Carax). Pas faciles ces deux rôles… L’adaptation du roman de Kundera « L’insoutenable légèreté de l’être » : magnifique . « Trois couleurs »… « Le patient anglais »…
Quel chemin exigeant…

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 20 h 05 min

Beige? c’est un parfum que je n’ai pas essayé, je suis en arrêt sur image: Manifesto , pour le symbole et le couturier que j’aime particulièrement et sans raison . L’amour est toujours une folie ou une magie.

christiane dit: 24 octobre 2017 à 20 h 01 min

@Nicolas dit: 24 octobre 2017 à 19 h 28 min
L’un et l’autre féminin/masculin dans chaque homme et chaque femme, tantôt plus l’un que l’autre.
« Valse mélancolique et langoureux vertige !… »

christiane dit: 24 octobre 2017 à 19 h 57 min

@Nicolas dit: 24 octobre 2017 à 19 h 33 min
« Sils Maria »…Oui, le film d’O.Assayas. Quelle réflexion puissante sur le métier d’actrice… Mélancolie, élégance et lucidité. Juliette Binoche y est parfaite dans son interprétation. Le passage du temps… Dans ses Alpes Suisses, le serpent de Maloja… serpent de nuages qui dévale le col et sinue dans la vallée… Mystérieux symbole d’une beauté fulgurante entre réel et fiction… Magnifique !

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 19 h 57 min

Oui, elle dit que cette expérience l’a très tôt dessalée. Au début, elle ne savait pas trop quoi faire et ne venait plus à l’école primaire qu’en pantalons. Jusqu’au jour où une camarade de classe, bouleversée, lui a avoué que le Maître la touchait. Là, elle a décidé d’en parler à sa mère et les choses ont été réglées. Ensuite, à 18 ans, un réalisateur lui a sauté dessus. Elle l’a rencardé. Puis elle a dû diner en tête à tête avec Weinstein, auquel elle doit son succès international. Elle savait à quoi s’attendre, il parait que tout s’est bien passé… Mais Binoche est une femme forte, qui sait ce qu’elle veut et a bien menée sa carrière. Pourtant je me souviens d’un film de ses débuts, je crois de Téchiné, sinon de Carax. Il y avait des scènes d’amour hards : son partenaire lui crachait dans la bouche, et elle avalait ! J’espère que le plan n’a pas été tourné plusieurs fois ?

D. dit: 24 octobre 2017 à 19 h 46 min

Lorsque il a fallu déplacer Abu Simbel (on a été obligé de le faire, le responsable du barrage est Nasser, c’est lui qui en ce moment rend compte à Ramsès II dans l’au-delà), eh bien les archéologues ont veillé à rigoureusement réaligner le temple au degré près par rapport au soleil de façon à ce qu’une fois par an, 3 des quatre statues du fond du temple (de gauche à droite : Ptah, Amon-Rê, Ramsès II et Rê-Horakhty) reçoivent le soleil.
Les statues sont de nouveau disposées de telle manière que toutes, à l’exception de Ptah qui n’est pas un dieu solaire mais un dieu chtonien, reçoivent directement la lumière du soleil sur leurs visages lors des solstices.
Chaque année, le 20 octobre, le soleil, à son lever pénétré dans le sanctuaire et éclaire le visage de la statue d’Amon puis celui du roi. Le 20 février, les premiers rayons de l’astre touche la statue d’Horus puis celle du roi.

Cette subtilité des prêtres-orienteurs avait pour but de revivifier l’intensité des forces de chaque silhouette divine afin de revigorer la statue de Ramsès.

PS : N’oubliez pas de me modérer à priori, tout cela étant parfaitement inopportun.

christiane dit: 24 octobre 2017 à 19 h 44 min

@JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 19 h 09 min
Oui, elle a appris très tôt à se défendre, à jauger les hommes qu’elle pouvait côtoyer en toute confiance et ceux avec lesquels il valait mieux garder ses distances. Elle parle très bien des femmes, avec perspicacité.
Vous êtes dans vos commentaires élégant vis à vis des femmes, pas toujours cool avec les hommes.

D. dit: 24 octobre 2017 à 19 h 34 min

Par exemple la Vénus de Milo a changé de place il y a quelques a quelques années. Et bien ça a tout changé. L’œuvre regarde maintenant vers l’Est alors qu’elle lui tournait le dos avant, mais surtout elle vécut en Grèce pendant quelques siècles en regardant vers l’Ouest vers le couchant parce que Vénus regarde vers le couchant parce qu’elle est la fille du Ciel et du Jour.

D. dit: 24 octobre 2017 à 19 h 22 min

Je ne comprends pas très bien, JC. Le Mucem n’est pas du tout un musée de l’immigration et de l’islamisme. Il existe d’ailleurs déjà un musée de l’immigration qui hélas a pris la place du regretté musée des Arts Africains et Océaniens que j’aimais beaucoup et dont les collections étaient magnifiquement mises en valeur, en tout cas mieux que dans le Musée du quai Branly dans lequel il règne une atmosphère désagréable qui je pense est d’ordre tellurique. L’écrin est très important pour la mise en valeur d’œuvres et il y a aussi des forces telluriques qui jouent, peu de gens s’en rendent compte. Connaissez-vous le Feng-Shui ?

christiane dit: 24 octobre 2017 à 19 h 06 min

En page 14 du Monde du 24/10/2017 un très beau témoignage, pleine page de Juliette Binoche (propos recueillis par Franck Nouchi  » Deux ou trois choses que je sais d’Harvey Weinstein ». Elle y raconte la façon, dans ce métier du cinéma, dont elle a conduit son rapport aux hommes « de pouvoir ». C’est subtil, honnête, plein de finesse et de sagesse. La prudence et l’intuition l’ont guidée.
Crise de la masculinité ?
« … notre côt » masculin ne descend pas facilement de son orgueil, il veut garder bonne figure, se protéger de la peur avec la vanité pour bouclier, garder son désir de puissance absolue pour se tenir droit…. »
A la question « Diriez-vous que le cinéma américain est misogyne ? »
« Non, je dirais qu’il est dans la crainte du féminin, ce qui est un peu différent. Tant que le masculin n’aura pas le courage de vivre ses émotions entièrement, sans penser que c’est un truc de bonne femme, tant qu’il n’aura pas connaissance de sa vulnérabilité, de sa précarité, de sa délicatesse, on sera toujours dans le même système enfermant et enfermé. Le masculin doit sortir de son côté animal pour aller vers son humanité. C’est une écoute différente, une vision autre. Le chemin, c’est le féminin, c’est une force qui doit descendre en lui. (…) C’est en perdant qu’il gagne. »
Que d’intelligence !

bouguereau dit: 24 octobre 2017 à 18 h 11 min

Marlon Brando se retournait dans sa tombe

pas maria schneider..baroz a été catégoric..tfrais mieux darrêter dte marcher sur la bite dlalourde

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 18 h 01 min

Bloom est un démocrate fasciste : il aime une opposition convenable, c’est à dire un peu à droite mais pas trop … uhuhu !

Bloom dit: 24 octobre 2017 à 17 h 53 min

Groß malheur: 92 chemises brunes au XXXstag. Combien de générations après? Der Schoß ist fruchtbar noch, aus dem das kroch, nicht war?

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 17 h 22 min

Le jour où un Français mal luné t’agressera au nom d’un dieu imbécile, Dédé, je ne ferai pas un geste pour t’aider.

Pourquoi ?

Pour ça : « Je crois que vous ne perdez pas grand chose à ne jamais être allé à Marseille, Bérénice. A part le MUCEM, il n’y a rien d’intéressant. »

D dit: 24 octobre 2017 à 17 h 14 min

La pénurie de beurre durera. Je l’ai lu dans les astres.
Je vous conseille d’aller sans delai vous approvisionner en beurre tant qu’il en est encore temps. Prenez au moins 20 kg. A n’importe quel prix. Ca se congele très bien. Vous me remetcierez bientôt.

D dit: 24 octobre 2017 à 17 h 05 min

Je pense que Rose est largement capable d’être au-dessus de tout ça.
Vous la sous-estimez, Jazzi.
Est-ce que moi je vais me fâcher si on me dit que Paris c’est naze ? Eh bien non, parce que c’est pas faux en de nombreux points. Tout comme Marseille.

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 17 h 01 min

Sur le front du beurre, le ministre de l’agriculture se veut rassurant :

« Pas de panique, le beurre ne va pas disparaître totalement des rayons de supermarché, a rassuré mardi le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert. « Notre marché national se trouve en déficit de fourniture de matières premières et de beurre », a reconnu le ministre. « Mais cette pénurie ne va pas durer », a-t-il expliqué au micro de Sud Radio. »

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 16 h 46 min

14h56 que n’en écrivez-vous point un essai, impunités et démocratie ( ailleurs coupable ou non on vous zigouille après torture – Iran, Egypte, Tunisie, Syrie, Voire le récapitulatif d’A International ) au lieu de nous faire entendre votre chant monocorde , seriez vous à classer parmi les bardes assurés tous risques?

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 16 h 31 min

rose ne va pas être ta copine, D. !
Mes parents, qui se sont mariés en 1947, natifs de Cannes et de Nice, sont allés en voyage de Noces à… Marseille. La ville où mon père était pensionnaire et a appris son métier de tailleur de pierres. Ma mère avait détestée la ville : « Salle et grouillante de rats ! », c’est tout ce qu’elle m’en a dit…

D dit: 24 octobre 2017 à 15 h 37 min

Je crois que vous ne perdez pas grand chose à ne jamais être allé à Marseille, Bérénice. A part le Mucem, il n’y a rien d’intéressant.
Rudy Riccioti est un grand architecte et en plus il a une forte et attachante personnalité. Je pense sincèrement que son batiment est le plus gracieux de Marseille. Le reste n’est que boursouflure.

D dit: 24 octobre 2017 à 15 h 31 min

Beurrez-vous votre boudin, Delaporte ?Cette question me taraude depuis un certain temps aussi me suis-je résolu à vous la poser sans faire de manières. Allons droit au but.

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 octobre 2017 à 15 h 11 min


…l’exploitation, de l’homme, par l’homme,…

…un thème, qui n’est pas restreint,…aux concours des cinq sens, et autres apparatchiks, du aux pouvoir, les normes, pour s’en absoudre,…

…des riches, pour des cons,  » çà va très bien, ensemble « ,…
…un avis, hors concourt,…manipuler les gens, pourvu, que çà ne retombe, pas sur leurs gueules,…
…c’est, pas moi, c’est l’autre,…et, comment , tu t’enrichis, alors,…

…la France, un pays de voleurs et d’assassins, comme tout les pays, d’ailleurs,!…à toutes leirs formes, de solidarités, ou autres assistances,…dégénérées,…

…du Cassandre, pour deux sous,!…à boire,…Ah,!Ah,!…
…le temps, le monde, n’y changeront rien, la nature, la vie, sur terre, loin, des immortels,…etc,…
…Go,!…

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 14 h 56 min

L’insolence stupéfiante de la cavale polanskienne, au nez et à la barbe des autorités, a de quoi étonner le citoyen lambda, qui ne pensait pas que, dans une démocratie, un tel état de chose soit possible au XXIe siècle !

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 14 h 53 min

Libé souligne que Polanski mène une véritable vie de « reclus » : il ne peut plus circuler que dans trois pays, la France, la Suisse et la Pologne. En somme, il est presque déjà en prison et a commencé à payer sa dette à la société. Mais bien incomplètement, sans doute.

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 14 h 35 min

Faire un film en France sur l’affaire Dreyfus, mais tourné en anglais, frise l’aberration et le grotesque. Qui irait voir ça ? C’est un film qu’il faudrait évidemment tourner en français, sous peine de perdre l’esprit, tout cet enseignement grandiose que l’affaire Dreyfus a suscité dans l’histoire du monde – en français !

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 14 h 32 min

Ceci étant, Libé nous apprend que le reclus Polanski ne manque pas de projets. D’abord un documentaire sur son enfance en Pologne, et puis un grand film sur l’affaire Dreyfus, qu’il a du mal à faire aboutir :

« Le problème du film, c’est la combinaison entre le casting et le financement. C’est un film cher et les films de cette envergure se font avec une star bankable, comme on dit vulgairement. Et les stars capables de satisfaire les financiers, je ne les vois pas dans le rôle de Picquart, qui est notre personnage principal. A part ça, il y a une cinquantaine de rôles importants. Il faudrait qu’ils parlent tous avec le même accent dans la langue anglaise, sinon ça serait épouvantable. Car, malheureusement, il faut faire le film en anglais, ce qui est un autre problème pour moi. C’est nécessaire pour que le film soit distribuable dans le monde entier. Débloquer les moyens financiers pour produire un projet pareil est impossible si on tourne en français, ce qui est vraiment un gros problème pour ce type de sujet. Il y a plein de problèmes », explique le cinéaste. (Libération)

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 14 h 24 min

Je suis convaincue que si toutes les coulisses du cinéma étaient comme lors de fouilles archéologiques mises à jour, cela ferait quelques pépites en moins à visionner.

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 14 h 22 min

Ces féministes devraient au vu de l’actualité trouver un os qui diffère de la relique, quel manque d’imagination .

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 14 h 21 min

Delaporte, rien sur Osez Joséphine, chanson tendancieuse s’il en est invitant toutes les passagères à se défaire de leur timidité afin de satisfaire le mâle à l’arrière d’un taxi ?

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 14 h 16 min

Polanski à la cinémathèque, suite. Le Figaro nous donne des nouvelles sur ce scandale qui commence et n’est pas prêt de finir, la Cinémathèque restant muette, stupidement :

« L’association Osez le féminisme accuse aujourd’hui la Cinémathèque française de « participer à la culture de l’impunité des violences masculines », à quelques jours de la rétrospective du cinéaste franco-polonais Roman Polanski. »

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 14 h 10 min

Le beurre, suite. Son prix va probablement augmenter. Les industriels le gardent pour l’instant en stock, et, quand ils en auront renégocié le prix de vente à la hausse, alors ils le réinjecteront sur le marché. Et le beurre vaudra aussi cher que le caviar…

« Alors qu’en Allemagne le prix de la plaquette de beurre a augmenté de 50% en un an, elle n’a augmenté que de 12% en France. »

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 14 h 00 min

au moins aujourd’hui aura-t-on été épargné, à cette heure aurait pu pleuvoir les pamphlets céliniens sans motif et sans raison y trouver .

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 13 h 58 min

Ce qui est beau dans cette photo, bérénice, c’est que lui, venu de l’antiquité, est resplendissant de beauté et de jeunesse. Tandis que les hommes, respectueux, qui l’entourent, sont depuis longtemps partis en fumée… L’art c’est l’art !

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 13 h 57 min

quoiqu’il en soit je retourne vers Haenel qui me plaît et m’amuse plus que vous tous réunis même si sa confusion peut virer à l’impertinence qui peut être le reflet du contraire.

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 13 h 53 min

pour résumer, le Mucem n’a pas de fond, les expo temporaires vaudraient le détour. Comme partout sauf pour le fond, sinon à quoi serviraient les Conservateurs .

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 13 h 51 min

je n’ai jamais mis les pieds à Marseille, seule j’ai peur de m’y perdre et de me faire désosser ma voiture.

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 13 h 28 min

Le musée Fabre à Montpellier va exposer Picasso, avis aux amateurs. Les collections exposées en région souffrent de la baisse des budgets et c’est sensible, perceptible depuis quelques années .

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 13 h 25 min

Le Mucem est une superbe coquille situé dans un cadre superbe. Mais il n’est pas riche d’un grand fonds muséal, ayant hérité des bibelots et breloques du Musée National des Arts et Traditions Populaires, qui se trouvait à Neuilly. Il faut y aller surtout pour les expositions temporaires que les conservateurs y organisent régulièrement et dont ils ont la gentillesse de m’envoyer un carton d’invitation à chaque inauguration. Je n’ai jamais trouvé le temps d’y aller. Mais peu à peu le Mucem s’impose comme le principal musée de la Méditerranée. Et il est à Marseille en France…

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 13 h 17 min

JC, c’est géographique il faudrait la déménager et vous n’y verriez plus que des scandinaves un peu plus au nord en tirant suur les cordages. .

Nicolas dit: 24 octobre 2017 à 13 h 12 min

Superbe bâtiment avec jardin en hauteur, une vue magnifique et de jolies coursives pour se rendre dans les différents bâtiments. Expo avec pas mal de babioles chip exposées de façon un peu bordélique avec une cohérence qui nous échappent parfois Je pense que ca vient aussi du fait qu’on ne sait pas grand chose sur les dites babioles. Il y a quelque choses comme 6 expos en même temps et peu d’explication, j’en ai retenu une idée générale mais pas de détails.

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 13 h 11 min

Tout ce qui veut être passé comme message « multiculturaliste », via cette merde de MUCEM, est nul, creux, bidonné, minable !

Gaucho-moderne-merdique, quoi ….

Comme si Marseille, la phocéenne, l’antique cité, n’était pas cosmopolite et multiculturelle depuis 600 av JC, baurdel de dieu !

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 13 h 11 min

12h03 c’est aussi vérifiable pour l’assemblage hétéro, pas moyen d’apparaître avec un homme quand on est femme et inversement sans qu’il y ait soupçon et ce malgré l’évolution des mentalités , cela m’étonne toujours; les musulmans sont clairs sur ce point, séparation des corps dans l’espace public alors que nous, nous avons droit de diner, déambuler mais ce n’est pas sans éveiller les cancans ou nourrir des espoirs infondés . Voyez ces malentendus, se rendre à un rendez-vous dans une chambre engage, nous sommes décidément au dessus des schémas !

closer dit: 24 octobre 2017 à 13 h 10 min

D’ailleurs Saint Simon n’était pas obsédé par la vie sexuelle de ses personnages. Il en parle quand il y a lieu d’en parler, point. Et avec la réserve imposée par son époque…

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 13 h 04 min

9h47, étonnant la pose où il a été découvert, je ne sais à qui il s’est donné d’autre qu’ Hadrien , là il s’offre aux regards malgré lui , vulnérable, sans défense comme s’il espérait que personne ne s’approche .

closer dit: 24 octobre 2017 à 12 h 55 min

Certains qui ont visité le Mucem sont surtout choqués de la nullité du contenu!

L’extérieur est, paraît-il, beau.

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 12 h 51 min

Le MUCEM est une merde, tellement éthérée qu’elle ne pue pas au soleil comme elle devrait. Scandale pour une ville aussi « puissante » que Marseille, cité que j’ai le plaisir de connaître.

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 12 h 38 min

Roger Peyrefitte aussi, refusé ! Faut pas venir vous plaindre si, même Passou, a désormais du mal à nous trouver un goncourt point trop fade, closer et la Misss !

closer dit: 24 octobre 2017 à 12 h 34 min

Par ailleurs, mistigris n’a pas tord…Zizi n’a de cesse de dévoiler les couples homos. Attitude classique qui a connu son apogée avec Roger Peyrefitte.

Ça m’amuse…quand on a un peu de bouteille et que l’on se rappelle les racontars sur tel ou telle et ce qu’était la réalité…Tant qu’on a pas vu de ses propres yeux une scène incontestable au lit, on ne peut rien dire. C’est vrai pour toutes les sexualités bien sûr.

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 12 h 19 min

Pour Gérard Philipe (un seul p) et Yves Allégret, je ne sais pas, mais avec Jacques Sigurd, c’est lui-même qui me l’a dit…
Pour Dupont et Dupond (avec un d) ce serait incestueux !

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 12 h 12 min

Enfin, Miss Tigri, Hadrien et Antinous, c’est de notoriété publique depuis près de 2 000 ans !

« Antinoüs était grec : j’ai remonté dans les souvenirs de cette famille ancienne et obscure jusqu’à l’époque des premiers colons arcadiens sur les bords de la Propontide. Mais l’Asie avait produit sur ce sang un peu âcre l’effet de la goutte de miel qui trouble et parfume un vin pur.
(…)
Ce beau lévrier avide de caresses et d’ordres se coucha sur ma vie. J’admirais cette indifférence presque hautaine pour tout ce qui n’était pas son délice ou son culte : elle lui tenait lieu de désintéressement, de scrupule, de toutes les vertus étudiées et austères. Je m’émerveillais de cette dure douceur ; de ce dévouement sombre qui engageait tout l’être. Et pourtant, cette soumission n’était pas aveugle ; ces paupières si souvent baissées dans l’acquiescement ou dans le songe se relevaient ; les yeux les plus attentifs du monde me regardaient en face ; je me sentais jugé. Mais je l’étais comme un dieu l’est par son fidèle : mes duretés, mes accès de méfiance (car j’en eus plus tard) étaient patiemment, gravement acceptés. Je n’ai été maître absolu qu’une seule fois, et que d’un seul être.
Si je n’ai encore rien dit d’une beauté si visible, il n’y faudrait pas voir l’espèce de réticence d’un homme trop complètement conquis. Mais les figures que nous cherchons désespérément nous échappent : ce n’est jamais qu’un moment… Je retrouve une tête inclinée sous une chevelure nocturne, des yeux que l’allongement des paupières faisait paraître obliques, un jeune visage large et comme couché. Ce tendre corps s’est modifié sans cesse, à la façon d’une plante, et quelques une de ces altérations sont imputables au temps. L’enfant a changé ; il a grandi. Il suffisait pour l’amollir d’une semaine d’indolence ; une après-midi de chasse lui rendait sa fermeté, sa vitesse athlétique. Une heure de soleil le faisait passer de la couleur du jasmin à celle du miel. Les jambes un peu lourdes du poulain se sont allongées ; la joue a perdu sa délicate rondeur d’enfance, s’est légèrement creusée sous la pommette saillante ; le thorax gonflé d’air du jeune coureur au long stade a pris les courbes lisses et polies d’une gorge de bacchante. La moue boudeuse des lèvres s’est chargée d’une amertume ardente, d’une satiété triste. En vérité, ce visage changeait comme si nuit et jour je l’avais sculpté.
Quand je me retourne vers ces années, je crois y retrouver l’âge d’or. Tout était facile : les efforts d’autrefois étaient récompensés par une aisance presque divine. Le voyage était jeu : plaisir contrôlé, connu, habilement mis en œuvre. Le travail incessant n’était qu’un mode de volupté. Ma vie, où tout arrivait tard, le pouvoir, le bonheur aussi, acquérait la splendeur de plein midi, l’ensoleillement des heures de la sieste où tout baigne dans une atmosphère d’or, les objets de la chambre et le corps étendu à nos côtés. La passion comblée a son innocence, presque aussi fragile que toute autre : le reste de la beauté humaine passait au rang de spectacle, cessait d’être ce gibier dont j’avais été le chasseur. »
(« Mémoires d’Hadrien », Marguerite Yourcenard, Gallimard, 1982)

wiki dit: 24 octobre 2017 à 12 h 03 min

Pour rose et alii :

« C’est la sardine qui a bouché le port de Marseille »

Le bateau avait pour nom le Sartine, avec un « t » et non un « d ». Le navire portait le nom d’Antoine de Sartine (1729-1801), qui était à ce moment-là le ministre de la Marine de Louis XVI.
…/…
A l’entrée du port, une erreur de navigation l’envoya sur des rochers et il finit par couler dans le chenal de l’entrée du Vieux-port de Marseille ce qui en empêcha pendant un certain temps l’accès et la sortie à tout autre navire.

Miss Tigris dit: 24 octobre 2017 à 12 h 03 min

Dès qu’il voit deux hommes ensemble, Jazzi les bombarde amants, je me souviens qu’il avait vu Gérard Philippe avec Yves Allégret, amants évidemment… comme Dupont et Dupont, Roux et Combaluzier, Rimski et Korsakoff…

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 11 h 17 min

La photo a été prise en 1894, juste après la découverte de la statue d’Antinous lors de fouilles du temple de Delphes en Grèce par l’archéologue Théophile Homolle, rose.

Lacenaire dit: 24 octobre 2017 à 11 h 07 min

mon ancienne maîtresse (d’école) vole au secours du p’tit Court qui en a bien besoin

Claude Maud… (from Wales)

christiane dit: 24 octobre 2017 à 11 h 04 min

@M.Court
Difficile de tomber sur le texte complet que vous citiez « Pour ou contre C.F.Ramuz » orchestré par Poulaille et Grasset, mais en croisant plusieurs sources d’informations, cela pourrait se résumer par :
« Après une période difficile, aussi bien sur le plan financier que sur le plan artistique, qui voit notamment Ramuz « fabriquer » ses livres lui-même, comme il le dit, il signe en 1924 un contrat aux éditions Grasset, où il est en contact avec l’écrivain Henry Poulaille. Il publie alors la plupart de ses livres en deux temps, à Lausanne d’abord, chez Mermod, éditeur et mécène, puis à Paris, chez Grasset. C’est alors le temps de la consécration. Si ses livres ne sont pas à proprement parler des succès de librairie, il obtient la reconnaissance de ses pairs, mais son style prête à polémique. En effet, il n’hésite pas à malmener la syntaxe pour trouver une langue expressive, qu’il oppose à la langue morte des grammairiens. On lui reproche de « mal écrire », et de mal écrire « exprès ». La polémique est engagée. Partisans et détracteurs de l’écrivain s’expriment notamment dans un ouvrage collectif dirigé par Henry Poulaille et portant le titre explicite de : Pour ou contre C. F. Ramuz (1926). L’écrivain réagit à son tour en publiant en 1929 son fameux plaidoyer intitulé Lettre à Bernard Grasset. Courtisé par Jean Paulhan qui souhaite le voir intégrer la maison Gallimard, Ramuz reste fidèle à Grasset, mais donne toutefois quelques textes à la Nouvelle Revue française. La Deuxième Guerre mondiale coupe un peu plus Ramuz de Paris, et à la fin de la guerre, l’écrivain, souffrant, ne parvient pas à revenir sur le devant de la scène, notamment occupé par une nouvelle génération d’écrivains issus de la Résistance. »(Wiki)
Tout cela est bien évoqué dans la thèse de Noemi Kila qui a eu la chance d’être guidée par Christian Morzewski (ce n’est pas rien ! spécialiste du roman français de l’entre-deux-guerres, rédacteur des Cahiers Giono, et critique de l’œuvre de Giono, Ramuz et Bosco.)
Pour l’emploi du « ON », je vous rejoins (c’était juste une remarque amusée…)
Pour la fin de sa thèse, j’ai apprécié ce regard sur le film de Resnais et le Nouveau Roman, mais, n’ayant pas lu les romans de Ramuz qui semblent concernés, j’en suis restée à un regard extérieur à l’œuvre de Ramuz. Derborence reste pour moi un roman aux personnages forts et émouvants et une approche de ce paysage de montagne, magnifique. Les pages concernant l’emprisonnement d’Antoine dans cet amas de roches éboulées et sa survie est impressionnant. La fin est splendide, lumineuse. La réaction des villageois au retour inattendu de ce supposé mort est d’une grande finesse psychologique. Voilà. Pour le reste, les études universitaires font de ce romancier un portrait alourdi de querelles. Son écriture me plait dans sa simplicité poétique et son dynamisme.

Janssen J-J dit: 24 octobre 2017 à 10 h 56 min

A rose et berenice bonjour à toussent,
pour vous redonner des ailes matinales avec un poil d’aspérités.

C’est un grand agrément que la diversité :
Nous sommes bien comme nous sommes.
Donnez le même esprit aux hommes,
Vous ôtez tout le sel de la société.
L’ennui naquit un jour de l’uniformité.

(Antoine Houdard de Lamotte, Les amis trop d’accord)

rose dit: 24 octobre 2017 à 10 h 42 min

je lance un appel déchirant mais pressant : je déteste de manière virulente les calanchoés. Évitez de m’offrir cette plante.
Là j’ai mis chrysanthème or calanchoé rouge. c’est joli.
Mais quand même, évitez.

rose dit: 24 octobre 2017 à 10 h 40 min

c’est bien cette durée qui s’éternise qui a poussé Ramuz à quitter Paris pour rentrer en Suisse.
On c’est nous.

Lacenaire dit: 24 octobre 2017 à 10 h 39 min

après avoir déserté le blog à Poapul où il était complètement larghé, le p’tit Court essaie de se refaire une santé ici, comme dit l’autre : les gens rigolent, les moutons gallois aussi

Claude Maud… (from Wales)

D dit: 24 octobre 2017 à 10 h 35 min

JC, le linceul de Turin n’est pas un faux. Sans remettre en cause l’intégrité du labo qui semble n’y être pour rien, les prélèvements ont été substitues par d’autres. On a bien affaire ici à une équipe d’un service secret. Envoyé par quel pays, c’est une autre affaire. L’occasion était en tous cas trop belle pour ne pas la rater.
Les pollens trouvés sont birn ceux de la Palestine, à 100 pour cent.
Vous connaissez bien mal le dossier.
Vous connaissez bien mal ses enjeux.

Petit Rappel dit: 24 octobre 2017 à 10 h 21 min

Mais ce qu’elle dit sur le on chez Ramuz est sensé, surtout au début.
Ramuz est en effet sensible à ce qui dure. Dans « Paris Notes d’un Vaudois », ce qui l’attire chez les bouquinistes des quais n’est pas leur pittoresque mais leur inscription dans une longue durée. Trois siècles, c’est du sérieux, « cela dure ». Cézanne apparait alors comme l’anti-régionaliste par excellence. Ce qui est solide opposé à ce qui est facile. Le contemplateur qui recrée opposé aux faiseurs qui décalquent.Ce n’est jamais dit ouvertement, l’homme étant d’une grande pudeur, mais c’est bien de cela dont il est question.
Je suppose que le recueil du documentaliste évoqué par JC renvoie aux « Curiosités Théologiques » de Brunet.
Bien à vous.
MC

rose dit: 24 octobre 2017 à 9 h 47 min

je suis très sensible à la beauté des jardins.
dans ma maison, quand je suis arrivée de l’Afrique nouawe, y avait des gens collés au portail. Papa Maman et Bénédetta qu’ils appellent les parents Shalom Bénédetta je ne sais pas encore pourquoi.
là nous en sommes à 6 mois de sècheresse.
Suis pas encore allée voir le.jardin château de.cartes de Nikki de Saint Phalle en Italie du nord.

rose dit: 24 octobre 2017 à 9 h 42 min

il a plein de pointus sur son chapiteau.
faut voir le prix.
Bartabas à Aubervilliers c 43 euros la place.
il t’écrit échelonnage desnprix de 21 à 43 euros. c de l’enc…..ge sans vaseline : les prix sont 21 euros pour les enfants et 43 pour les adultes.
Je sais bien qu’il faut nourrir les chevaux.

rose dit: 24 octobre 2017 à 9 h 39 min

Je lis le goût des femmes laides et pour l’instant, il ne parle que de sa laideur à lui.
Chez les gens, j’aime la beauté intérieure Jazzi.
En sculpture, je connais le plus bel éphèbe au monde.

rose dit: 24 octobre 2017 à 9 h 38 min

j’ai prié dans une cuisine à Conception en épluchant 50 kg de pêches pour faire des conserves.
Au bout de 5 jours, j’étais à peine requinquée, je me suis enfuite en courant.

rose dit: 24 octobre 2017 à 9 h 36 min

Le Mucem c’est d’une totale beauté.
Sa situation.
Là, à son côté s’est collé le cirque Bouglione pour deux mois : rouge et or.

bouguereau dit: 24 octobre 2017 à 9 h 34 min

c’est à mourir de rire, car est mis en lumière le « business de la relique »

..c’qui est a mourir de rire c’est que c’était harchi connu a l’époque et surtout par la population elle même qui se saignait comme pour un joueur de foot..dailleurs i l’on dit « de turin » c’est pasque les italiens l’ont acheté et cqui permet qu’aujourdhui un max de scientifique fasse un max de blé la dessus..fais gaffe jicé..y’a des reinartes partout..jusque dedans ta cuisine..ptête dans ton lit

bouguereau dit: 24 octobre 2017 à 9 h 27 min

que de ces faits, vers ses vingt-cinq ans il a arrêté de lire ce qui est dit de lui ; qui l’a arrêté parce qu’autrement il aurait commencé à se poser trop des questions relativement à son action

david foster wallace etoye un sapré peigne cul

bouguereau dit: 24 octobre 2017 à 9 h 24 min

Pour l’escroquerie, prendre exemple sur les plumes de l’archange Raphaël (Boccaccio, Decamerone)

qui lui avait gratté les fabliaux..dailleurs c’est pas gabriel plutôt

renato dit: 24 octobre 2017 à 8 h 43 min

David Foster Wallace dit quelque part que les critiques littéraires doivent parler de façon claire d’objets que par leur nature sont complexes, ambigus, polyvalents ; que la prose comme la poésie font allusion à quelque chose qui ne peut être dit par voie directe ni de façon univoque ; que lui-même, lorsqu’il s’y est essayé, a trouvé l’exercice très difficile, et que donc ça ne l’étonne pas que les critiques emploient peu de mots, qu’ils se regardent l’un l’autre et risquent, afin de se simplifier la vie, d’adopter des expressions que se transforment en slogans ; que de ces faits, vers ses vingt-cinq ans il a arrêté de lire ce qui est dit de lui ; qui l’a arrêté parce qu’autrement il aurait commencé à se poser trop des questions relativement à son action.

rose dit: 24 octobre 2017 à 8 h 23 min

Il te dit miel.citron sans savoir que ton hésitation à toi valdingue entre molosse d’Anatolie, comme les bébés sont jolis avant de devenir lions, et le fusil à pompe avec une boîte de douze.
Comme il devient beau lui qui était si laid !

renato dit: 24 octobre 2017 à 8 h 21 min

“Hélas, la science a fait des réserves sur ce prodige.”

L’histoire de l’art aussi, il faudrait se contenter du fait que ce n’est qu’une icône ou le témoignage d’une belle escroquerie. Pour l’escroquerie, prendre exemple sur les plumes de l’archange Raphaël (Boccaccio, Decamerone).

rose dit: 24 octobre 2017 à 8 h 13 min

Le Sartine devient La Sardine.
Ça vous étonne vous ?
Moi pas.
La pallatisation du t doit y être pour quelque chose. La dentale du d.
Moi, je commence la journée avec enthousiasme, monsieur JC.

rose dit: 24 octobre 2017 à 8 h 10 min

JC
je ne commence plus la journée avec vous.
vous me coupez les ailes.
vous m’arrachez les pétales.
dommage pck je suis du matin.
Gaston a été amoureux d’Edmonde je l’ai rêvé.
Et j’ai trébuché.
🤕

rose dit: 24 octobre 2017 à 8 h 08 min

J’ai commencé le goût des femmes laides de Richard Millet. C’est passionnant. Notre Dame du Nil de Scholastique, lorsqu’ils découvrent la Vierge, qui est noire, aux sources du Nil. J’irai. Je n’allais pas attendre six mois.Je lis la.biographie de Gary dans laquelle je découvre nomdre de.choses dont pas la.moindre concerne son père.
Etc.
Et ce qui m’a bouleversée- je suis tombée malade, mon toubib m’a dit miel.citron- dans Parler de.Sandrine Rousseau, ce sont précisément les annexes, avec lesquelles elle n’encombre pas le récit et très particulièrement l’instant de la mort de sa mère. Son choix et comment cela s’est déroulé.
Là se résume une vie.

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 8 h 03 min

C’est « Le Sartine », pas la sardine, autant que je m’en souvienne, qui a coulé dans la passe du Vieux Porc* !

*pardon, du Vieux Port : le Vieux Porc, c’était Gastounet Defferre)

rose dit: 24 octobre 2017 à 7 h 56 min

nous on vous laisse le territoire terrestre et vous vous nous laissez le territoire aérien.
je bais acheter des ballons ai des pailles, on va jouer avec Lénaïc : merci jean langoncet pour les hacks pour désax.

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 7 h 53 min

Rose, autant prier devant un torchon de votre cuisine ! C’est un FAUX archifaux, votre tissu imprimé.

Il y a eu un recensement des « reliques médiévales » fait par un documentaliste dont j’ai oublié le nom : c’est à mourir de rire, car est mis en lumière le « business de la relique » qui enrichissait les monastères et autres faussaires de talent, dans le genre 5 tibias du Christ, 6 fémurs, etc, etc, dénombrés en Europe !

rose dit: 24 octobre 2017 à 7 h 53 min

et franchement vous avez bien le droit. 😊
heureusement que certains ont les pieds sur terre pendant que les autres planent. ✈

rose dit: 24 octobre 2017 à 7 h 46 min

je ne le savais pas monsieur JC.
le résultat change-t’il ?
Fake ou pas fake.
Je l’ai vu -émue, rajouterai-je & j’ai prié. Vous pas. Pas vu, pas ému. Pas prié.

rose dit: 24 octobre 2017 à 7 h 43 min

JC
les footeux.
ai eu une intuition magifique en 1998 concernant Zinedine Zidane. Mariage heureux, homme d’équilibre.
Dimanche soir j’ai longé le vélodrome. Un jour j’irai dedans. À Marseille c’est part de notre histoire comme les navettes de Saint Victor. la vieille Charité et ce bateau, nommé la Sardine qui a coulé à l’entrée du Vieux Port. Et la partie de cartes, la Criée, le cours Julien, le Prado, le palais Longchamp, le quartier du Panier et le bloc de savon qui vaut les pavés de Berlin.

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 7 h 41 min

Rose, avez vous entendu parler de la datation au carbone 14 ? On sait que c’est un faux depuis 30 ans !

« En 1988, la datation par le carbone 14 démontre finalement sans ambiguïté l’origine médiévale du suaire (XIIIe – XIVe siècle), qui ne peut donc pas être considéré comme une relique authentique.
Dès leur publication, ces résultats sont acceptés par le pape Jean-Paul II. En 1998, celui-ci qualifie le linceul de « provocation à l’intelligence » et invite les scientifiques à poursuivre leurs recherches »

Sans commentaire…..

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 6 h 22 min

TUNISIE

« Le déficit commercial du pays se creuse, les exportations sont reparties à la hausse, certes, mais c’est aussi le cas des importations, explique Géopolis.
La Banque centrale veut donc supprimer les lignes de crédit pour 604 produits non indispensables, parmi lesquels les préservatifs que la Tunisie ne fabrique pas. » (Le Point)

Le Printemps se refroidit chez nos amis tunisiens ….

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 5 h 58 min

rose dit: 23 octobre 2017 à 19 h 51 min
« on avait déjà JC complètement déglingué et accueilli comme à la SPA. Croquettes cocooning. »

Mademoiselle rose, on se calme !

Vos footeux sont des brêles coûteuses aux neurones rarissimes, ce jeu de ballon rond est d’une imbécillité fabuleuse, je suis étonné que vous protégiez ces mammifères bronzés à l’or fin … Serait-ce physique ?

JC..... dit: 24 octobre 2017 à 5 h 47 min

Le linceul de Turin est un faux.

Cependant, rien n’empêchera jamais les fadas, ceux qui croient au Père Noël de Nazaret qui marchait sur l’eau et multipliait les paquets de beurre, de se prosterner devant le chiffon médiéval contrefait …

Giovanni Sant'Angelo dit: 24 octobre 2017 à 1 h 06 min


…quand, l’herbe des voisins, semble meilleurs à brouter,…la nature,…
…la solidarité, pour mieux se diviser, en victimes, par des escroqueries, de toutes sortes, et, y perdre son temps,…
…quoi de neuf,…
…dans les circuits, auto-gènes,…c’est troublant,aux forces vives,…
…tirer, un coup, dans les bois,!…déjà, la nature, sans accrocs,!…
…faire sa randonnée, aux villages des alchimistes,…
…s’en souvenir, et faire les siens, la solidarité, sans escrocs, un petit pas, au paradis,!…
…ne nous en éloignons pas trop,…à nous monter, les uns aux autres,….subrepticement,…etc,…

christiane dit: 23 octobre 2017 à 23 h 29 min

Pour ceux que cela intéresse :
http://pea.lib.pte.hu/bitstream/handle/pea/14752/kila-noemi-phd-2014.pdf?sequence=1&isAllowed=y
C’est un document intéressant. J’ai aimé la première partie qui rassemble les « contre Ramuz » quant à l’emploi du patois et de l’oralité dans ses romans, celle qui relie Ramuz et Cézanne par la mobilité de la vision, l’assemblage de sensations juxtaposées dans le temps et dans l’espace, le style décousu volontairement et la dernière partie qui explore les liens entre le langage et les techniques d’écriture de C.F.Ramuz et des textes associés à la mouvance du Nouveau Roman (Alain Robbe-Grillet – Michel Butor….).
‘Noemi Kila s’appuie beaucoup sur les écrits de J-L. Baudry.)
Je chercherai demain le « Pour ou Contre C.F.Ramuz, orchestré par Poulaille et Grasset ». qu’évoque M.Court,

christiane dit: 23 octobre 2017 à 23 h 03 min

Thèse de Noémi Kila (suite)
Page 68 à p. 168 : l’usage du « On » dans l’écriture de Ramuz…. Misère de misère, c’est tout pour W. (voir le blog de P.Edel). Entre « l’on » et « on »….

rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 58 min

Il se peut fort bien que j’aie pratiqué Ramuz comme contre-poison à l’usage pédo…..ique de la langue auquel se livre localement l’écrivain de terroir, dont nos provinces regorgent.

il est excessif Autié, ultra sensible, exigeant, entier : je le comprends ainsi (on peut le comprendre autrement) : Autié souffre de ce qui est restrictif et fermé, du régionalisme ; de ce qui est centré sur soi son pays sa région ses châtaignes son picrate (je fais court) ; Ramuz, lui, lui donne de l’oxygène de l’espace de l’open -minded de l’universel du cela concerne chacun d’entre nous. Ce serait pour cela qu’il l’appelle l’anti-poison. Il lui permet de respirer.

rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 54 min

où en est-on aujourd’hui ?

Delaporte
on en est à de milliers de gens qui défilent pour le voir et prier

il y a aussi les traces des stigmates

lorsqu’on a fait trois km de queue et que l’on arrive devant le linceul on réalise qu’il était à 500 mètres de où on est parti. On en est là.

rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 51 min

du blog de dominique autié
J’offre toutefois le bref passage que voici, tiré non d’un roman mais d’un essai de Ramuz, à ceux que l’existence professionnelle confronte au grand ordinaire des intermédiaires du pouvoir, à l’étroitesse des petits chefs et, parfois, au harcèlement moral. Pour être passé par cette épreuve, je sais les vertus cautérisantes et le souffle que recèlent ces quelques lignes :

L’être ne vit pas de grades, mais d’égards. Les grades ne comptent donc pas pour lui, même s’il est obligé de laisser coudre à sa manche des galons qu’il n’a pas sollicités. Les grades sont pour l’individu et distinguent l’individu. Il y a en nous quelque chose d’incomparablement indépendant à l’égard de tout ce qui se passe. Et cependant cet être, si séparé, a besoin sur un autre plan de communiquer ; il vit d’aimer et d’être aimé. Les égards sont une forme de l’amour. Un État bien fait serait celui où il serait tenu compte tout aussi bien de l’être que de l’individu ; une vie sociale bien faite serait celle où les sanctions seraient compensées par des égards 1].

Petit Rappel dit: 23 octobre 2017 à 22 h 51 min

Oui, cette notoriété n’a pas été de soi. des titres ont été modifiés. Joie sur Terre en Suisse se lit Joie dans le Ciel en France. Et ce n’est pas sans signification.J’ai déjà parlé de la Fete des Vignerons devenue Passage du Poète.Merci, Henri Poulaille et Bernard Grasset!

rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 50 min

je dois l’avoir christiane, votre adresse ; il est né à seyne les alpes, il est enterré à saint rémy de provence à côté de son grand ami gorges item ; il a écrit les arnaud et nombre d’ouvrages histoire de lou, etc. vous pouvez cherchez sur un blog à lui consacré Jean Proal
http://www.jeanproal.org/jean-proal-sa-vie/

il est né à sainte rose, je ne l’ai pas fait exprès

rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 46 min

je me permets ceci
<emJ'offre toutefois le bref passage que voici, tiré non d'un roman mais d'un essai de Ramuz, à ceux que l'existence professionnelle confronte au grand ordinaire des intermédiaires du pouvoir, à l'étroitesse des petits chefs et, parfois, au harcèlement moral. Pour être passé par cette épreuve, je sais les vertus cautérisantes et le souffle que recèlent ces quelques lignes :

L'être ne vit pas de grades, mais d'égards. Les grades ne comptent donc pas pour lui, même s'il est obligé de laisser coudre à sa manche des galons qu'il n'a pas sollicités. Les grades sont pour l'individu et distinguent l'individu. Il y a en nous quelque chose d'incomparablement indépendant à l'égard de tout ce qui se passe. Et cependant cet être, si séparé, a besoin sur un autre plan de communiquer ; il vit d'aimer et d'être aimé. Les égards sont une forme de l'amour. Un État bien fait serait celui où il serait tenu compte tout aussi bien de l'être que de l'individu ; une vie sociale bien faite serait celle où les sanctions seraient compensées par des égards [1].

harcèlement moral
harcèlement sexuel
l’être a besoin d’égards, avant toute tendresse

Delaporte dit: 23 octobre 2017 à 22 h 38 min

« sur le linceul de Turin »

Le linge photographique qui révèle le visage du Christ… Hélas, la science a fait des réserves sur ce prodige. Où en est-on aujourd’hui ?

christiane dit: 23 octobre 2017 à 22 h 37 min

@rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 34 min
Oui, bien sûr. Envoyez-moi un email , je vous enverrai l’adresse. Merci par avance. Qui est ce montagnard ?

christiane dit: 23 octobre 2017 à 22 h 34 min

Toujours plongée dans la thèse de Noémie Kila , cette nouvelle citation m’intéresse (p.68). Nathalie Sichler-Wolff examine le rôle de la ponctuation, de la liaison et du rythme des phrases ramuziennes pour en arriver au rapprochement de l’itinéraire artistique de Cézanne et de Ramuz.
Bon, j’arrête là. Je vais lire la suite. C’est vraiment bien.

rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 34 min

christiane
nous avions fait échange de livres, une fois ancienne ; je vous enverrais bien un livre de Proal Jean, si vous l’acceptiez. C’est un montagnard pudique et silencieux (injustement oublié tout ça – ce que j’ai pu rire avec le gros smiley qui pleure, c’est quand même pas possible de rire comme ça, seule devant son ordi aux bêtises que l’on commet, niveau école primaire).

rose dit: 23 octobre 2017 à 22 h 29 min

j’aime beaucoup aussi christiane le blog de dominique autié.

ce qu’il écrit sur le pinceau de Turin
la mort de son frère
celle de sa mère
son abstinence

je vais aller y voir pour son commentaire

christiane dit: 23 octobre 2017 à 22 h 25 min

Oh, c’est dur ce que lui reproche Auguste Bailly (cité p.58 de la thèse) : « Écrivain français !… s’il veut l’être, qu’il apprenne notre langue ! Et s’il ne veut pas l’apprendre, qu’il en emploie une autre ! »
Et Tisserand déclare « De tous les gens qui écrivent en patois, M.Ramuz est certainement celui qui écrit le plus mal. Cela tient à ce que son patois se rapproche trop du français. »
D’autres reproches liés à l’oralité. Bien sûr ce n’est pas l’imitation des classiques !
Face à ces détracteurs Ramuz s’est défendu. Dans une lettre adressée à B.Grasset, il écrit : « J’ai essayé de me servir d’une langue-geste qui continuât à être celle dont on se servait autour de moi(…) où la logique cède le pas au rythme même des images, pas très loin de ce que cherche à réaliser avec ses moyens à lui le cinéma. »
Cette thèse analyse bien les réactions violentes déclenchées par l’écriture de Ramuz. C’est vraiment intéressant. Merci, M.Court.

christiane dit: 23 octobre 2017 à 22 h 05 min

Encore que la partie centrale du commentaire de D.Autié me reste très obscure… Que veut-il dire par l’emploi « pédo.philique de la langue du roman » ?

l’adjoint de l’aède dit: 23 octobre 2017 à 21 h 57 min

Hamlet 1.1

BERNARDO Last night of all,
When yond same star that’s westward from the pole
Had made his course to illume that part of heaven
Where now it burns, Marcellus and myself,
The bell then beating one,–

[ Enter Ghost ]

MARCELLUS Don’t carry on !
Peace, break thee off; look, where it comes again!

christiane dit: 23 octobre 2017 à 21 h 49 min

La vie – 20h37 et Rose, un peu avant
p.182
« Et, au fin sommet de la paroi, la tranche du glacier ruisselait de lumière comme un rayon de miel; mais, derrière ceux qui venaient, la combe entrait dans le silence, dans le froid et dans la mort.
Derborence, le mot chante triste et doux dans la tête pendant qu’on se penche sur le vide, où il n’y a plus rien (…)
Seul, quelquefois, un troupeau de moutons se montre dans ces solitudes, à cause d’un peu d’herbe qui y pousse, là où la roche lui laisse la place de percer ; il y erre longuement comme l’ombre d’un nuage.
Il fait un bruit comme celui d’une grosse averse quand il se déplace… »
@ M.Court,
Merci. Je crois avoir trouvé. Est-ce la thèse de Noémie Kila dont le titre est « Dynamisme et structure de la perception dans l’œuvre de Charles Ferdinand Ramuz ». (Faculté d’Artois) Mais elle fait 382 pages !!!

Petit Rappel dit: 23 octobre 2017 à 20 h 31 min

Ah, l’oralité, c’est ce qui a séduit Stravinsky dans l’Histoire du Soldat, et qui a dressé contre Ramuz -excellente publicité- les nostalgiques du Roman à la Paul Bourget. Lire de ce point de vue -on le trouve encore- le « Pour ou contre Charles-Ferdinand Ramuz. » Car n’obtient pas qui veut cette manière de narrer par une voix qui brise d’un coup les conventions romanesques du genre. Et lui-même, d’ailleurs, ne l’obtient pas toujours. C’est vrai de « la Guérison des Maladies », par exemple, ou il est peut-être coincé par son sujet, le miracle…Mais les trois-quarts de l’œuvre sont une splendeur.

christiane dit: 23 octobre 2017 à 20 h 30 min

Oui, Rose, comme en fait mémoire ce document:
http://www.derborence.ch/histoire/
Mais au-delà de cette tragédie, Ramuz, dans les premières pages du roman, avant la catastrophe, évoque ce que les amoureux de la haute montagne aiment – et avec humour : »Le silence de la haute montagne, le silence de ces déserts d’hommes, où l’homme n’apparaît que temporairement : alors, pour peu que par hasard il soit silencieux lui-même, on a beau prêter l’oreille, on entend seulement qu’on entend rien. »
Plus loin, les hommes, la bouche ouverte par la peur, entendront la montagne gronder sourdement, craquer, siffler, s’écrouler. Et ce sera le sourd glissement, l’enfouissement et la mort sauf pour Antoine qui survit grâce à une poutre, à ses fromages et à l’eau du glacier.
La deuxième partie du roman est très étrange car le rescapé redécouvre le monde, « le sang lui chante dans les oreilles; il ne sait plus si c’est en lui que ça bourdonne ou hors de lui, ayant perdu l’habitude d’entendre, perdu l’habitude de voir, perdu la bonne habitude des couleurs, perdu le goût, perdu l’odorat…. ». Il descend vers le village où il fait peur comme un revenant, un fantôme. Comment, se demandent les villageois, a-t-il pu sortir vivant au bout de sept semaines de ce monstrueux éboulement ?
« Il dit son nom, il le répète, il a dit :
– C’est la montagne qui est venue en bas.
Il dit :
– La montagne m’est venue dessus, comprends-tu, mais je suis sorti de la montagne…. »
On n’aime pas, comme partout que ceux qu’on croyait mort, ressurgissent, vivants…
Ah, oui, Rose, une belle lecture que je dois à cet échange sur Ramuz.

bérénice dit: 23 octobre 2017 à 20 h 23 min

JJJ c’est à mon humour du matin que vous en voulez? C’est de notoriété publique, les joueurs de foot se sont illustrés y compris dans au moins un scandale impliquant une mineure qui a rebondi sur ce dernier pour se faire une place au soleil.

rose dit: 23 octobre 2017 à 20 h 04 min

ai vu petits cochonnons aujourd’hui, porcelets, leur mère truie, leur père verrat. Très beaux et affectueux.

rose dit: 23 octobre 2017 à 19 h 59 min

il y a joint la liste de soixante-neuf actions, en majorité à caractère sexuel et délictuel, que les étudiants de deuxième année, en 2016, avaient été incités à réaliser et à filmer, en vue de gagner des points pour le week-end bizutage.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/campus/article/2017/10/23/le-week-end-d-integration-2017-a-la-fac-de-medecine-de-caen-annule-apres-une-enquete-pour-bizutage_5204929_4401467.html#ADVJg5RQegbOmYg2.99

ensuite, on s’occupera du reste ; les lignes bougent.

rose dit: 23 octobre 2017 à 19 h 53 min

Oui christiane, une puissance brute et vous pouvez y aller aussi aux Diablerets où la montagne s’est réellement écroulée.
Cet Antoine est sorti, certes, mais encore dedans. Un fantôme.

rose dit: 23 octobre 2017 à 19 h 51 min

on avait déjà JC complètement déglingué et accueilli comme à la SPA. Croquettes cocooning.

Maintenant on a JJJ.
Cela fait beaucoup.

Janssen J-J dit: 23 octobre 2017 à 19 h 13 min

j’aime pas trop quand les nanas se mettent à parler du foot pire que les beaufs du sam’di soir à marseille. C un nivellement par le bas que j’aime vraiment pas, je m’imagine qu’embringuées biturées dans les clubs de supporters, elles seraient pas capables d’éviter aux mecs bourrés une ratonnade ou un viol collectif…, si l’envie leur en prenait. Je sais que j’ai tort de dire ça aussi frontalement, mais raison aussi, c que je suis un peu déçu de deux d’entre elles (du moins, d’une). Je crois que l’affaire Weinstein commence à produire des égaré-es. (au fait, ciao à monique Légaré-Bolduc que j’ai bien connue il y a 27 ans à Québec et Rimouski, coucou… si jamais elle jette un œil à ce blog, je sais qu’elle aimait bien la littérature frçse à cette époque !).

Delaporte dit: 23 octobre 2017 à 18 h 58 min

La pénurie de beurre (suite). Chacun y va de son explication. En bref, cela reste une histoire de gros sous :

« En ce moment, un bras de fer est en cours au sujet du prix, car le cours du beurre a explosé. De manière assez logique, les industriels veulent profiter de cette hausse et demandent donc des augmentations de prix des barquettes de beurre en grande surface. Pas question, répond la grande distribution. Conséquence : les industriels ne veulent pas livrer ces enseignes. »

Je suis allé dans une moyenne surface Carrefour city aujourd’hui, les rayons étaient quasi vides…

christiane dit: 23 octobre 2017 à 18 h 44 min

Merci aux lecteurs de C.F.Ramuz qui se sont exprimés sur ce fil. Grâce à eux, j’ai passé l’après-midi dans ce grand roman : Derborence. Incroyable, la puissance de cet écrit face au fait-divers qui, le 23/09/1714, en un énorme éboulement de la montagne, dans le massif alpin des Diablerets, près de Dreborence, détruisit l’alpage, les chalets et tua hommes et bêtes.
C.F.Ramuz en tire, en 1934, ce roman éponyme Derborence, où la montagne devient une force à double visage : nourricière et tueuse.
Ce couple qu’il invente, Antoine et Thérèse, est fascinant, lui, en miraculé, surgissant comme un spectre de l’éboulement après une survie de deux mois, elle, le ramenant à la vie quand il veut rejoindre son compagnon enseveli, par ce secret qu’elle porte en elle.
Une langue puissante et belle tanguant entre oralité savoureuse et écriture ciselée, poétique.
Merci à tous.
Je ne connaissais de lui que le Cézanne

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