de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Thomas Mann n’a pas écrit que des chefs d’oeuvre

On entend souvent dire que le moins réussi des livres d’un grand écrivain est encore supérieur à ce qui est porté aux nues par ailleurs sous la signature d’auteurs de moindre importance. Oublions la compétition, la littérature ne relevant pas encore des Jeux olympiques et considérons l’ensemble des productions artistiques : pourquoi ce qui est couramment admis pour un cinéaste, un peintre ou un dramaturge, dont l’œuvre est segmentée en tendances et en périodes, en hauts et en bas, ne le serait-il pas pour un écrivain ? Si on pu le dire de Fellini ou de Picasso, pourquoi s’interdirait-on de l’écrire de Philip Roth ou de tout autre ? J’y repensais en découvrant Altesse royale (Königliche Hoheit, traduit de l’allemand par Geneviève Bianquis et Jeanne Choplet, revu par Louise Servicien, 336 pages, 8 euros, Les cahiers rouges/Grasset) que le grand, l’immense Thomas Mann, auréolé du succès de son vaste roman sur le déclin d’une famille Les Buddenbrook et de sa nouvelle Tonio Kröger, publia en 1909. Quoi, le Mann de La Montagne magique, de Félix Krull, du Docteur Faustus ? Ni son frère ni son fils, mais lui-même en personne. Le hasard d’une recherche m’a donc mis entre les mains ce qu’il qualifie de comédie en forme de roman. Un vrai conte de fées, d’autant qu’il finit bien. Il était une fois dans un grand-duché assez mal en point au cœur de l’Allemagne, principauté d’opérette qui en rappelle quelques autres, un prince, Klaus Heinrich, frère cadet d’Albrecht II, l’agnat le plus proche du trône, jeune homme assez éloigné des réalités du siècle, et qui s’ennuyait fort ; il était assez mal dans sa peau et souffrait d’un complexe à la suite d’une malformation congénitale, sa main gauche ne s’étant jamais développée, ce que les médecins appelèrent un cas d’atrophie ou des difformités par bride. Il en fut ainsi jusqu’à ce qu’un richissime yankee vînt prendre les eaux, accompagné de sa fille, jeune personne plein de grâce. Elle lui fit découvrir le monde dans sa relative rigueur, il lui fit découvrir l’amour au château de Grimmburg. Ils se marièrent pour la plus grande joie des sujets du prince, car le sens pratique de son épouse fit merveille, d’autant qu’il était soutenu par la fortune du beau-père. Le prince avait promis un bonheur austère à sa chère et tendre, tout illuminé par la devise « notre grandeur et notre amour ».

On peut le lire comme un roman d’apprentissage et le récit d’une éducation de prince. On y apprend des choses sur les raideurs de l’étiquette et l’inflexibilité du protocole. C’est léger, ironique, plein de fantaisie, divertissant. Marcel Dassault, regretté rédacteur en chef de Jours de France, organe central de l’actualité heureuse, l’eut volontiers publié en feuilleton. Au début du siècle, il existait encore en Allemagne des régions où les principautés n’étaient pas que des souvenirs de seigneurs nostalgiques. Pour autant, Thomas Mann n’eut guère l’occasion de fréquenter des cours, hormis celle de Rostock, privilège qu’il dut à l’admiration que la Grande-duchesse de Mecklembourg-Strelitz portait à son œuvre. Qu’importe d’ailleurs qu’il n’ait connu ce monde que par le biais de sa documentation puisqu’il s’agit de toute évidence d’une allégorie. Ca et là on glane des moments qui rappellent opportunément la qualité de l’auteur : ces bals de la cour où une baronne « d’aspect très gourmé offre de vastes perspectives de gorge » ; où ce Grand-duc qui finit par mourir d’ « une maladie horrible, si abstraite et si nue qu’elle ne pouvait porter d’autre nom que celui de la mort même » ; et s’agissant d’une question aussi « scabreuse » que le budget de la nation, il réussit même à faire appel à « la conscience fiscale » de ses sujets, ce qui demeure d’actualité plus d’un siècle après, d’autant que le Grand-duché invente de leur faire expier l’usage inconséquent de l’emprunt. Mais pour le reste, c’est à dire l’essentiel, on a rétroactivement honte pour lui. Que n’a-t-il interdit la réimpression de cette bluette ?

Ecrit à 34 ans, Altesse royale ne semble pas relever des besognes mercenaires et autres taches alimentaires, d’autant que Mann venait d’un milieu très aisé. Alors ? Lorsqu’on est confondu à la lecture d’un texte naïf, sinon niais, sous la plume d’un écrivain hautement estimé à juste titre, mû par un vieux réflexe de recherche du bouc-émissaire, on a tendance à mettre en cause le traducteur – c’est si commode ! Or il se trouve que, si la traduction originelle de 1930 était bien fautive, n’hésitant pas à sabrer dans le texte allemand jusqu’à en supprimer un personnage, elle a été reprise et complétée en 1972 ; or à la lecture de celle-ci, l’impression d’ensemble demeure la même…  Un nanar à l’eau de rose. Dans une éclairante préface, Jacques Brenner s’était efforcé de rendre l’œuvre acceptable. Il rappelait qu’en son temps, le critique Edmond Jaloux voulut voir dans cette Altesse royale de piètre facture un croisement entre la Chartreuse de Parme et Koenigsmark, excusez du peu ! Surtout, il y pointait l’identification possible de l’auteur avec son héros étant entendu que princes et artistes sont en constante représentation, pareillement soucieux de n’émettre que des signes : « Tout n’était pour eux que théâtre ». Voire ! et il ne suffit pas d’ajouter qu’un prince de l’esprit sommeille en tout artiste bien né. Il paraît que pour se rattraper de tant de légèreté, délit contre la fiction dont il fut alors accusé, Thomas Mann en rajouta dans le mélancolique morbide en précipitant son héros suivant dans l’épidémie de peste à Venise…

On aura compris qu’Altesse royale, auquel le pourtant très rigoureux Wikipédia allemand consacre autant de pages qu’à une œuvre majeure, n’ajoute rien au génie et à la gloire de Thomas Mann ; mais il ne lui enlève rien non plus. Il faut s’y faire : les grands écrivains ont, eux aussi, leurs moments de grâce qui alternent avec des saisons de grande pauvreté. Pas de honte même si, de la plume, ne sort qu’une bluette. Cela ne les rend que plus humain, plus proche, et ne diminue en rien l’admiration. La complaisance serait impardonnable. Sachons reconnaître pour ce qu’elles sont les œuvres mineures, inutiles et secondaires de nos maîtres ; un jour, ils nous en sauront gré.

(« Images extraites du film Königliche Hoheit »)

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commentaires

293 Réponses pour Thomas Mann n’a pas écrit que des chefs d’oeuvre

François Sarindar dit: 17 juin 2013 à 23 h 25 min

Il eût sans doute été préférable que Pierre Assouline, qui voue par ailleurs une sincère admiration à Thomas Mann et qui fait mieux que reconnaître l’importance des romans et nouvelles qui ont globalement plus compté que les autres, n’eût jamais mis la main sur cet exemplaire d’Altesse royale en réduisant ce roman au rang de faire-valoir, ce qui, par comparaison, permettrait d’attacher encore plus de prix aux Buddenbrook, à La Mort à Venise, à la Montagne Magique, à Joseph et ses frères et au Docteur Faustus. Bon, même en admettant qu’Altesse royale est loin d’atteindre de tels sommets, il faut toutefois convenir que cette romance est bien rafraîchissante et bien reposante et réconfortante, et qu’elle permet de faire une pause agréable entre deux fortes ascensions et qu’elle permit de même à l’auteur de se détendre entre des travaux qui lui demandaient plus de souffle et d’effort. De plus, ajoutons que cette Altesse royale appartient à la période d’avant la guerre de 1914-1918, qu’elle date de 1908-1909, que Mann avait bien le droit de donner une fin heureuse au moins à l’un de ses récits et celui de s’illusionner, alors même que l’horizon s’obscurcissait et en dépit du « réalisme » qu’il avait su montrer en écrivant les Buddenbrook.

François Sarindar, auteur de Lawrence d’Arabie. Thomas Edward, cet inconnu

Stenkarazin dit: 23 décembre 2012 à 19 h 27 min

« On aura compris qu’Altesse royale, auquel le pourtant très rigoureux Wikipédia allemand consacre autant de pages qu’à une œuvre majeure, n’ajoute rien au génie et à la gloire de Thomas Mann ; mais il ne lui enlève rien non plus. Il faut s’y faire : les grands écrivains ont, eux aussi, leurs moments de grâce qui alternent avec des saisons de grande pauvreté »
C’est enfoncer des portes ouvertes… Il y aurait tant de choses plus intéressantes à dire ou à écrire, concernant Thomas Mann, SES fils, et « Königliche Hoheit ». La lecture de l’article du Wikipedia allemand vous aurait permis de mieux saisir l’intérêt que présente cette œuvre. Mais l’édition des « Cahiers rouges » ne comporte-t-elle pas de préface ?

parmentier dit: 14 décembre 2012 à 11 h 55 min

Jacky Barozzi dit Jacques Barozzi, en voie de rétromutation dit: 13 décembre 2012 à 18 h 31 min

Comment ? Jacky Barozzi et Jacques Barozzi seraient une seule et même personne ?

Papé dit: 14 décembre 2012 à 11 h 52 min

Et pendant ce temps anastasovasistas machin continue à pérorer tout(e) seul(e) dans les cintres et sous le billet Rinaldi. Une telle constance force l’admiration.

axistas dit: 14 décembre 2012 à 11 h 10 min

j’en profite pour dire que j’ai aussi lu l’article de P.Assouline sur wikipedia , qui vient avec le nouveau twit Chartier ., mais à la vitesse de la lumière ciomme le saint Vit(Guy au galop) de Prague ?

vasistas dit: 14 décembre 2012 à 10 h 53 min

, mû par un vieux réflexe de recherche du bouc-émissaire, on a tendance à mettre en cause le traducteur – c’est si commode ! Or il se trouve que, si la traduction originelle de 1930 était bien fautive, n’hésitant pas à sabrer dans le texte allemand jusqu’à en supprimer un personnage, elle a été reprise et complétée en 1972 ; or à la lecture de celle-ci, l’impression d’ensemble demeure la même…

ajoutons un autre bouc « hémisphère » : ce copite , colme je l’zi retrouvé en reprennat , avec la toike une ancienne recherche , et avec la citation que je ne signale ici que come écho du nouveau twit
« L’existence de Radegast est sans doute plus le fait d’une erreur de copiste teuton qu’un fait avéré. »

vasistas dit: 14 décembre 2012 à 1 h 24 min

une correction pour toutes celles qui seraient nécessaires aux fautes d’inattention sans relcture : je n’zurais jamais su ; enquête
mais que veut dire ce « annuler la réponse qui s’affiche ? c’est encore plus énigmatique que mon pilier !

vasistas dit: 14 décembre 2012 à 1 h 18 min

ce oir, j’i voulu en savoir plus après avoir remarqué l’accent aigu en rouge sur république
j’en avais assez de poursuivre une enquête commencée dans des livres, et encore des livres, touours des livres sur des « seigneurs » , alors que je n’urais jamais su faire unseul clic . une nequête doublement ou triplement ou triglavement historique qui passait par la Pologne et son fleuve de 247 km ! des détails ! si j’avais que P.Assouline allait en Pologne, je l’aurais envoye faire de photos de mon pilier , sous toutes ses faces, arêtes,cases ,voir comme il k’aurait vu, lui ,ce monstre !
alors j’ai lu que P.Assouline était radiologue ! pas rassurant du tout !je retourne 4à4 à mon pilier sauvé des eaux faire le détective du quaternaire , et voud salue !

Anastasistas dit: 13 décembre 2012 à 20 h 40 min

Le hasard d’une recherche m’a donc mis entre les mains ce qu’il qualifie de comédie en forme de roman.
le hasard ?heureusement qu’il reste encore pour nous celui-là !
et dire qu’il n’y a même plus de vrais jumeaux , c’était quand même pratique pour les histoires !
on va militer pour qu’on nous fasse des vrai de vrais jumeaux pour de vraies hitoires

Anastasistas dit: 13 décembre 2012 à 18 h 58 min

et je dis poil au trognon et non du trognon mais P.Assouline peut corriger: je ne uid pas la paranoïa en personne, je ne fais pas le grognon : l’élixir erdélien ; je ne le tartine ni ne le cuve . je ne joue pas à fil à la patte pour poil monstrueux des carpates

Jacky Barozzi dit Jacques Barozzi, en voie de rétromutation dit: 13 décembre 2012 à 18 h 29 min

« Freud s’était comporté » dans la circonstance plus en détective qu’en analyste » »

à la différence près que le génie ce n’était pas lui, l’analyste. C’est en cherchant qu’on trouve, professeur trouvetou troufillou !

Deneb dit: 13 décembre 2012 à 17 h 49 min

JC, je viens d’avoir une vision. Je crois que Belzébuth essaie de prendre possession de votre âme. Vous savez que j’ai de l’affection pour vous, alors soyez vigilant.

les choses à leur place dit: 13 décembre 2012 à 15 h 38 min

ç’eût été dommage de rater ça :

Anastasistas dit: 13 décembre 2012 à 11 h 27 min
Passouine récupère le épingles des épingleurs ( mais ce n’est pas pour le bal des débutantes!(il ne faut pas prendre un gant de boxe pour un chignon, poil au trognon)
bon début écriraient les noteurs de son blog.

christiane dit: 13 décembre 2012 à 11 h 58 min

Merci, Th. D.
Je suis étonnée, toujours, par l’éclatement de l’écriture. Quelque chose résiste dans toute tentation d’écriture. Il y a menace, menace de la perte d’un « je-ne-sais-quoi ». C’est une expérience obscure. Chaque mot fait poudrière et nous embarque ailleurs. Et ça continue. Et ça continue… des voix innombrables… Et seule la lecture permet d’être sur ce seuil et parfois d’oser entrer… Ce matériau mental m’impressionne qui nous arrache à nous-mêmes, nous conduit à une certaine nudité. Ça ne rassure pas tous ces mots, toutes ces langues, tout ce silence à peine gratté par l’ongle du lecteur.

anastaxonge dit: 13 décembre 2012 à 11 h 40 min

Ce n ‘est pas ma fzute si ce blog dort . Je n’ai aucune envie de ratzpapouiller avec des contributeurs quine s’intéressent quà leur nombril . j’ai au moins l’excuse de ne pas avancer renatiquement une omiblication tire -bouchonnée du sens de la vie et des arts .

Anastasistas dit: 13 décembre 2012 à 11 h 36 min

j’emmerde les commentateurs qui ne savent pas écrire sans la ramener avec du freudien lacanopassouliné au moulinet.fleur de cytise!

anastaxonge dit: 13 décembre 2012 à 11 h 27 min

Pendznt que les conversationneurs de blog papotent de scoubidous a tati et tata il ne me emble pas inutile de souigner, au moment où la presse glose sur une disertation sur le suicide dnnée à des adolescents que dans le recueil Freud avec les écrivains, Pontalis revient ur sur Freud avec la Gradiva et formule une hypothèse qu’il essaie de fire confirmer par jensen , et d’en déduire : que Freud s’était comporté » dans la circonstance plus en détective qu’en analyste »

Anastasistas dit: 13 décembre 2012 à 11 h 27 min

Passouine récupère le épingles des épingleurs ( mais ce n’est pas pour le bal des débutantes!(il ne faut pas prendre un gant de boxe pour un chignon, poil au trognon)
bon début écriraient les noteurs de son blog.

anastaxonge dit: 13 décembre 2012 à 11 h 22 min

@JC:
zllez vous faire défriser les cils .
prof et dictionnaires
primo trier dit l’oiseau amen au zozio specimen
deuzio rapapa raplapla triller ? Gardez vos ratzploufades pour clopine!

vasistas dit: 13 décembre 2012 à 11 h 17 min

plus je lis des explicitations psychologiques ,moins elle me réconcilient avec l’exercice de ommentaire critique enfreudonnant dont j’ai au loins conscience qu’il devrait lui-même susciter des insights sinon de la qulité , ou du génie delui de freud rapporté ci-dessus, et dont la précision:( père, suicide l) dans le test auquel lepère de la sorcière psy a été soumis , comme il l’avait surement subodoré,de même qu’il n’ignorait pas absolument le peu d’estime- et de reconnaissance- qui lui serzit réservé , ni les méprises et jalousies que son oeuvre autoriserzit, qu’il s’agisse de poètes, d’éducateurs ou de psychanalystes professionnels se réclamant de son nom.
Si ce blog préère pzrler de borges-casaresisme renatique de bzs etage, je préfère m ‘en zller. restez entre vous!

Anastasistas dit: 13 décembre 2012 à 11 h 11 min

la mise au pas supposé freudien dans les chaînes de transmission des savoirs
les perfs!
» les performances en lecture des élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire – soit le CM1. La France est distancée par la Pologne (526 points), l’Australie (527 points), la Lituanie (528)… loin derrière le « trio gagnant » que constituent Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points ex-aequo).

axonge dit: 13 décembre 2012 à 11 h 02 min

qui a dit que mon idiotie étzit szns limites? Vous
ne savez pas de quoi je suis czpable . Demandez à mes dernierS porte-pzroleS vasistas et Anastasitas ,vous verrez que je n’ai pzs mon pareil.
Bonne journée

Th. D. dit: 13 décembre 2012 à 9 h 40 min

Christiane, votre commentaire ne m’a pas paru idiot du tout, car vous parlez d’éclatement, ce qui est bien plus juste que le terme d’arborescence qui a été employé pour qualifier cette nouvelle formule, laquelle n’a rien d’arborescent. Les cases ne sont pas des ramifications.

Anastasistas dit: 12 décembre 2012 à 22 h 29 min

vous portez très bien ce prénom christiane! il tranquillise bien plus que Niki ou aglaé . il repose tout le monde sur ce blog surtout quand vous montrez votre jupon blanc empesé, your scenario préféré ! chaloux en fzit des folies , ses amies aussi !

Anastasistas dit: 12 décembre 2012 à 22 h 05 min

j’ai trouvé sur un blog du monde un voyant de Dublin -sic- et j’ia pensé à Bloom bien que je ne sois pas un ange , parce que j’ai aussi deux ailes !

christiane dit: 12 décembre 2012 à 21 h 44 min

On sait sur ce blog que c’est mon prénom et connait mon nom. J’argumente, vous insultez. Cherchez la différence… x !

christiane dit: 12 décembre 2012 à 18 h 32 min

Oui, bon…; la fonction « répondre » ne m’a pas laissé d’autre choix car elle séparait par son non-fonctionnement ma réponse et la pensée si sympathique de ce troll !

christiane dit: 12 décembre 2012 à 17 h 20 min

christiane dit: 12 décembre 2012 à 17 h 01 min
christiane dit: 12 décembre 2012 à 17 h 00 min

C’est votre point de vue…
Je pense que Walter Benjamin travaillait comme sur un ordinateur bien avant que ceux-ci existent et que certains blogs, comme celui-ci, utilisent la même façon de fonctionner : ces sortes de constellations où les liens remplacent les bandelettes, les collages, les découpages.
Comparer ces formes d’expression, leur structure ne me parait avoir que peu de rapports avec l’imbécilité ou ou la préciosité…

Daaphnée dit: 12 décembre 2012 à 15 h 48 min

Et voilà !
Je sors de mon bain et que vois-je ?
La terre tourne encore !
D., vous êtes un impôsteur . Vous exagérez.
Moi qui imaginais une fin du monde dans .. voyez, qqc d’une dérive de la planète dans l’espace,
tout feu et bruit étouffé,
le S I L E N C E.
Sauf le gargouillis des rivières
qqc d’extrêment reposant,
un moment d’extase,
immobile et flottant .

PA qui s’était mis au thé, risque de boire de nouveau trop de café. Par votre faute!)

Deneb dit: 12 décembre 2012 à 14 h 28 min

Jacques Barozzi, je sens une pointe de méchanceté dans votre commentaire. Je prie pour vous. J’espère que vous finirez par revenir à une vie sentimentale plus saine et que vous terminerez votre cycle sur cette terre en compagnie d’une dame charmante.

Jacques Barozzi dit: 12 décembre 2012 à 12 h 49 min

« D. le vrai dit: 12 décembre 2012 à 12 h 37 min
Je suis Pierre Assouline. »

Tout au moins sa concierge, vu que vous en occupez la loge 24h/24…

Deneb dit: 12 décembre 2012 à 12 h 42 min

Par exemple, pourquoi ai-je été censuré quand j’ai parlé des cuisses des Espagnoles ? Je ne faisais qu’énoncer une vérité.

Deneb dit: 12 décembre 2012 à 12 h 31 min

Bloom, on dirait que tout cela vous fait plaisir. Vous entretenez la confusion pour des raisons certainement diaboliques. Au fond, vous ne valez pas mieux que gevrai chambertin.

Bloom dit: 12 décembre 2012 à 12 h 27 min

Avec le bordel qui règne dans la chrono de ce blog (un peu amateur, vous en conviendrez), R.Shankar est mort deux jours avant d’expirer…

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 12 h 10 min

plus je considère le rôle des nombres sur le blog de P.Assouline, plus je me dis qu’on écrit à la deuxième puis à la troisième peronne puis en quatrième vitesse .C’et à peu près le niveau d’entrée en cinquième , avec une exemption d’examen pour entrer en sixième aux erdéliens de premier plan : dont je ne suis pas je sors oar le vasistas

D. le vrai dit: 12 décembre 2012 à 11 h 47 min

Parfois je me demande si le faux D. n’est pas Pierre Assouline lui-même, ou alors l’une des ses protubérance. Peu importe, j’ai dit que je partais et je pars, même si je contrôle un peu ce qui se passe après moi, dans un esprit de garantie décennale contre tout vice caché.

D. dit: 12 décembre 2012 à 11 h 27 min

Si les censures à répétition dont je suis victime viennent du fait que toutes mes adresses de contact sont fausses, cela laisse rêveur ! Chacun sait que je ne suis pas contactable. Je m’en suis longuement expliqué. Je ne suis pas comme les autres.

W dit: 12 décembre 2012 à 11 h 22 min

la aussi,oui, à leur remarquer une communauté de volonté dans la gesticulation à prononcer.à moins que ça leur échappe? pourquoi faire simple quand d’une torsion une délicieuse émotion va caresser le fond incertain et douteux.

DImitri d'Arlatan dit: 12 décembre 2012 à 11 h 19 min

Nous ne parlons du même. Une fois de plus, vous êtes à côté de la plaque :
Manuel Pardo, né le 9 août 1834 à Lima (Pérou), mort le 16 novembre 1878 à Lima, était un homme politique péruvien. Il fut le président de la République du Pérou, du 2 août 1872 au 2 août 1876.

W dit: 12 décembre 2012 à 11 h 17 min

à ces deux pseudo une commune volonté à moins qu’elle leur échappe qui gesticule en prononciation ,pourquoi faire simple,n’est-ce pas quand ça n’est pas délicieusement tordu

JC dit: 12 décembre 2012 à 11 h 16 min

Infâme vipère gevrai !
Plusieurs réussites significatives à l’actif de Dexter, que vous avez le culot de traiter de filou :
-tentative d’écriture commune sur son blog d’un récit haletant, sous la férule du maître : un chef d’oeuvre goncourable…
-rupture de l’anonymat des pseudos par la création d’un album photo des participants avec d’étonnantes découvertes visuelles…
-diaporama de la « Galerie Magnétique », càd photos des réfrigérateurs portant leur magnets de voyages exotiques…
-création d’un coin musical pour les enregistrements amateurs dont ses remarquables interprétations à la guitare sèche…
J’en passe, et des meilleures !
Des filous comme ça, on en redemande.

W dit: 12 décembre 2012 à 11 h 11 min

vous avez raison,D,où choisissez vous d’aller pour attaquer ce post 12/12/12 qui n’habille aucune apocalypse ?les nombres mentent aussi pour être unique,on leur fait dire n’importe quoi ,c’est décevant,plutot partir

gevrai chambertain dit: 12 décembre 2012 à 11 h 01 min

le déclin d’une grande famille c’est un thème usé comme un vieux tapis, j’ai lu les buddenbrock sur les conseils du bougre, pour un travail sur les décadents, mais j’ai pas vraiment aimé, c’est mâtiné de protestantisme avec un côté pompeux à la crème. Je préfère de loin Tchékov sur le même thème, les écrivains médecins sont bien meilleurs pour mettre un diagnostique sur une situation.

gevrai chambertain dit: 12 décembre 2012 à 10 h 53 min

il ne faut pas s’excuser avec Dexter , John Brown .. c’est le plus grand filou du net .. il est capable de tout.

Bloom dit: 12 décembre 2012 à 10 h 47 min

C’est le pandit Ravi Shankar qui est mort, à 92 ans.
Grand livre: Ma musique, acheté il y a des lustres chez une apsara du square G.Brassens.
Pandites-vous?

gevrai chambertain dit: 12 décembre 2012 à 9 h 56 min

c’est un coup facile, faire mourir Dexter le 12 / 12 / 2012

je viens encore de valser dans les cintres, je me voit contraint de coller à JC ..

JC dit: 12 décembre 2012 à 9 h 47 min

C’est Manuel Pardo qui est mort ! On ne va tout de même pas comparer ce policier jouant au justicier, avec notre guitariste blogueur, le vrai, le seul, l’unique Dexter !

Ludwig dit: 12 décembre 2012 à 9 h 38 min

Comme on parle peu du livre dans les commentaires !
Je ne l’ai pas trouvé niais, il y a un recul et une dérision évidents sur ce type de forme : ça joue la bluette. C’est bourré d’humour, de gags à répétition, on rit presque à chaque page- certes j’ai l’humour facile. Mann rit bien de chacun de ses personnages tous un peu demeurés, tous inadaptés du prince-roi à la lèvre retroussée, à la jeune-fille un peu pataude et inapte à la parole diplomatique.

Et effectivement ça ne fait que parler d’un questionnement sur le statut d’artiste : son anoblissement tend à l’éloigner du monde commun, trivial mais séduisant et Mann montre avec beaucoup d’humour des tentatives maladroites pour y retrouver une place, pour se mélanger.

JC dit: 12 décembre 2012 à 8 h 13 min

Dexter dit: 11 décembre 2012 à 19 h 38 min
Je suis mort.

MENTEUR !
Envoie la copie de ton blog perdu, stp ! Tu as mon adresse e-mail… Sois bon, généreux, amical : le Bon Dieu te le rendra. Tu auras le moment venu une place au paradis, près de Marilyn … je vous apporterai le café dans une tasse à Passou. On montera des pièces de thêatre pour se marrer…

Passou dit: 12 décembre 2012 à 8 h 06 min

Vous êtes décidément trop méchants, les modérateurs ont le blues. Mais oui, vos chers modos ! (au passage, je rappelle que le modo ici, désormais, c’est moi). Ils ont droit à une enquête dans Télérama http://bit.ly/SUpr3l

rose dit: 12 décembre 2012 à 6 h 40 min

ah, Mann Prix Nobel de Littérature en 1929.

Hanséatique : la région de la Hanse, là-haut dans le grand Nord, cf. une carte, prendre des pulls…

rose dit: 12 décembre 2012 à 6 h 38 min

Thomas Mann né le 6 juin 1875 à Lübeck
mort le 12 août 1955 à Zurich
Gémeaux

Les Buddenbrook 1901 déclin d’une famille

Thomas Mann naît quatre ans après Marcel Proust

source de ce roman autobiographique ;
ds tous les romans naturalistes, l’acte social est pris ds le quotidien et la vie d’un groupe. Le langage et + posé, + précieux, il illustre le milieu.

( note : hier, j’ai appris ds la même journée, ici, tricard et hanséatique !)

idéologie naturaliste : réalité historique figée, aspect documentaire/référentiel
L’histoire des Buddenbrook se déroule de 1835 à 1876 , sur quatre générations, quarante et un ans.
Double tradition du naturalisme et du décadentisme.
Les Buddenbrook représente à lui tout seul un cycle entier.

Unification allemande (là je sais pas le rapport avec la choucroute, en 1901 ? à vous de voir, relai)

Have a nice day.

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 3 h 28 min

enfin, sur cet affichage des commentaires,
il n’est pas impossible de le lire comme une orte de « révolution »au regard de laquelle les cours de verlan et les explosions de wouaouh et bof sont des copillages ringards procédant d’un automatisme archaïque.
bref cets affichage relève d’une dynamique interne de création avec internet , ouverte sur un autre temps dont il est l’znnonciation
en acte, comme on ne l’a jamais vu.
Et pensé sous cet zspect là , ce n’est pas pour me déplaire comme proposition .
que P.Assouline excuse la liberté » de regard
dont j’zi abusé sur ce nouveau fonctionnement: ce n’étzit pas pour chercher un sens pour moi qui ai pleinement conscience que c’est son blog et ne cherche pas à m’ensorceler de merveilles .

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 2 h 35 min

encore sur ces déplacements des billets, ils suscitent une sorte d’attente en déjouant, par surprise, d’éventuels calculs « narcissiques » ! On peut en conidérer l’imagination comme création poétique à part entière !mais aussi une invitation à une autre manière de penser les contributions/ participation-s- au blog !

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 2 h 22 min

sur cet enchevêtrement des billets, même si on peut trouver les principes, -l’algoritme !- qui le régissent, on oeut vrzisemblblement parler d’une invention

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 2 h 14 min

Sur cet enchevêtrement des billet, je veux encore dire que même s’il m’agace, j’i assez suivi la RdL et erré sur la toile pour trouver
qu’il n’a aucune des lourdeurs qui sont encore plus épuisntes, et qu’il y a même plus de trouvaille et de possibilité de trouvaille dans ce fonctionnement que dans le genre de cours dans lesquels l’ego de certzins commentateurs se complzit!

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 2 h 03 min

pour le dire autrement, cet enchevêtrement est moins convenu que le verlan, les jeux de palindrome ou d’atbash, et je ne vias pas réviser l’oulipo pour nommer cette poétique subversive assoulinienne !

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 1 h 55 min

L’enchevêtrement des billets relèverait d’une pédagogie du temps par son inscription dans l’espace -du blog -en brisant les formes traditionnelles d’écriture sur la toile .

vasistas dit: 12 décembre 2012 à 1 h 36 min

Les enchevêtrements temporels du blog rendent un peu malaisé le « suivi » des commentaires mais la vie n’est pas non plus linéaire, sans retours ni retrouvailles imprévisibles , sans sauts …. je suppose que si P.Assouline n’avait pas voulu exposer ses contributeurs lecteur à une autre expérience du temps et des autres, il aurait su trouver des informaticiens pour transformer ce qui n’était peut-être(?) au départ ni volontaire, ni un premier essai, mais qui, à la réflexion l’aura séduit ,car introduisant comme moins « conforme » , sans être « dalinien »(?) comme des jeux-rencontres de hasard .

abdelkader dit: 12 décembre 2012 à 1 h 10 min

tain, M. Passou, vot’ blog est un peu bancal en ce moment…la chronologie est cruciale a tout blog et la votre, ben elle est un peu aléatoire…j’ai un pote qui vous aurait fait ca vite fait bien fait, a et bon prix aussi…moi-même je l’aurais fait, gratos même hein, sauf que je n’ai pas le temps et puis , en tous cas, vous ne pouvez pas me faire confiance…suis comme ca…abdel, y dit qu’il va venir puis y vient pas…puis je me connais, je vous z’aurais foutu un bordel sans nom…les commentaires de demain soir seront affichés, avant même d’être postés, après ou avant ceux de l’an dernier, c’est selon…c’est pas la peine, n’insistez pas…suis plutôt branché sur les blogs quantiques…la ou le temps fait marche arrière aux bords d’un trou noir…non, je ne parle pas du popotin du moine albinos…pour qui me prenez vous hein ? j’ai des principes moi monsieur…non mais !

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