de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Tintin a 90 ans mais il ne les fait pas

Tintin a 90 ans mais il ne les fait pas

La Belgique est en fête, et pas qu’elle : le 10 janvier 1929, Tintin naissait dans Le Petit Vingtième, supplément jeunesse du quotidien bruxellois, catholique et conservateur dirigé par le très mussolinien abbé Wallez, Le XXème siècle. Les lecteurs découvrirent ce jour-là les aventures au pays des Soviets d’un reporter un peu particulier en ce qu’il est adolescent, qu’on ne le verra guère écrire et jamais manipuler d’argent, et que son chien lui parle, et en français de surcroit. Mais on y a crû et on y croit encore. On peut même dire que cet invraisemblable grand reporter a suscité des vocations de journalistes au long cours. Pour bien faire, une version recolorisée, et uniquement en format numérique, de Tintin au Congo (1931) a été lancée par Moulinsart S.A. sans Casterman, l’éditeur historique d’Hergé en raison des nombreuses controverses qui font cortège à cet album régulièrement la cible de campagnes politiquement correctes sur son caractère “raciste” et “colonialiste”, qui finissent en vain devant les tribunaux. A l’occasion de toute cette tintinofolie, il y aura aussi des expositions à Barcelone, Lisbonne, Séoul…. De quoi vérifier sa modernité, son actualité, son intemporalité, son universalité. Combien de personnages de fiction peuvent en dire autant ?Hommage-de-Tibet

Le Congo était la deuxième aventure de Tintin reporter, après le séjour en bolchévie. Hergé, qui n’avait jamais quitté sa Belgique natale, avait puisé sa documentation au Musée colonial de Tervueren et dansLes silences du colonel Bramble, roman à succès d’André Maurois dans lequel il avait carrément transposé toute une scène de chasse. C’est à peu près tout même si plus tard, dans un essai remarqué, Roger Nimier établira un rapprochement avec Les vertes collines d’Afrique d’Hemingway. Tintin au Congo est donc paru en 1931, époque à laquelle la Belgique était coloniale avec bonne conscience. Il n’y eut aucune controverse. Ce n’était pas perçu comme raciste mais comme paternaliste. Même si trois ans avant Gide avait publié son Voyage au Congo où perçait l’indignation contre les abus, et si un an avant, Albert Londres avait lancé une série d’articles dénonçant l’exploitation criminelle des Noirs dans la construction du chemin de fer Congo-Océan. Gide et Londres étaient français ? Soit mais Georges Simenon était bien belge et dès 1932, dans Voilà, il publiait un reportage accablant qui s’achevait par ces mots :

« Oui, l’Afrique nous dit merde et c’est bien fait ! »

Autrement plus percutant qu’un communiqué du Cran visant à faire réviser l’album. Hergé, qui évoluait dans un milieu très conservateur d’où jaillira l’extrême-droite rexiste, n’eut aucun cas de conscience. Il reflétait la Belgique et sa mission civilisatrice. Les enfants adoraient et l’album fut un succès. Après guerre, quand il entreprendra un travail de refonte (mise au format, mise en couleurs) avec Edgar P. Jacobs, Hergé transformera sensiblement le voyage d’un Belge au Congo en séjour d’un Européen en Afrique afin de lui donner une dimension plus universelle. Dans le même élan, non seulement il le dénationalisera mais il le laïcisera : Tintin cessera de recommander son âme à Dieu. Il n’en demeure pas moins que dans les années 60, Tintin au Congo de même qu’Au pays des Sovietsétaient introuvables en librairie alors que 800 000 exemplaires du Congo avaient été écoulés.

Casterman ne les rééditait pas, moins par peur des Africains eux-mêmes que par crainte d’une campagne d’opinion de l’intelligensia tiers-mondiste. Dans une lettre du 26 juin 1963, Hergé implorait son éditeur de ressortir Tintin au Congo au moins en Europe. Pour lui, la cause était entendue : ses personnages étaient «  »des noirs de fantaisie », caricaturaux comme tous les personnages de son oeuvre. Il en voulait pour preuve les lettres admiratives de ses jeunes lecteurs africains et un article laudateur paru dans le No 73 de la revue Zaïre (2.12.1969) :

« Si certaines images caricaturales du peuple congolais données par Tintin au Congo font sourire les Blancs, elles font rire franchement les Congolais, parce que les Congolais y trouvent matière à se moquer de l’homme blanc qui les voyait comme cela ».

ob_a49175_tintin-sovietsAu moment où cet article paraissait, Hergé n’en demandait pas moins à Casterman de remplacer «  »nègre » »par » »noir » »à la case 8 de la page 31… » N’empêche. Selon un sondage réalisé il y a une dizaine d’années, Tintin est le personnage de bande dessinée préféré des Français. Il arrive en tête avec 22%, talonné par Astérix(20%). Très loin derrière, à moins de 10% ce qui ne laisse pas d’être inquiétant quant au mental et à l’imaginaire de nos compatriotes, dans la meute des suiveurs, on trouve Lucky Luke, Gaston Lagaffe, Titeuf, Mickey et, légèrement au-dessus de zéro, ce qui est vraiment désespérant, Boule et Bill, Spirou, Cortese et Blake et Mortimer.Le détail de ce sondage est édifiant même s’il n’est pas surprenant : le profil du tintinophile est celui d’un individu de plus de 35 ans qui vote plutôt à droite …

Quand on songe que l’oeuvre d’Hergé (ou de Hergé, les deux s’écrivent, avis aux amateurs, de toute façon le pseudonyme vient de R.G., initiales inversées de Georges Remi, son vrai nom)) est définitivement fermée depuis la parution du dernier album puisque Hergé, contrairement à Edgar P.Jacobs ou Jacques Martin, a interdit qu’on poursuive son oeuvre sans lui, on se demande comment faire vivre une oeuvre close. Par des dessins animés, des films, des produits dérivés ? Ca ne suffit pas à entretenir le mythe. Alors ? La vérité est autrement plus simple : les Français qui ont aimé Tintin quand ils étaient petits n’ont pas lu d’autres BD depuis. Ils aiment Tintin, pas la BD, et à travers lui, leur enfance et leur jeunesse.

A sa naissance à la fin des années 20, Tintin avait environ 14 ans selon son créateur ; dans les années 70, Hergé lui donnait environ 16 ans. C’est une prouesse de ne pas grandir à ce point. C’est à peine s’il troque la culotte de golf pour un jean. Tintin reste étonnamment adolescent pendant un demi-siècle, ce qui est tout de même moins étrange que d’avoir un chien qui parle. Gardons-nous ne jamais faire parler les morts mais n’oublions pas que le bouddhiste belge en lui, qui considérait Tintin au Tibet comme son album préféré, eût été comblé de constater que celui-ci  représentait toujours un enjeu politique. Car le chef spirituel du bouddhisme tibétain ne s’y est pas trompé : Tintin est son meilleur agent de propagande. La preuve : il y a une quinzaine d’années, lors de sa parution en mandarin, l’album était abusivement intitulé Tintin au Tibet chinois. La Fondation Hergé diligenta des plaintes afin d’obtenir que le dernier mot indûment rajouté soit dûment retiré; on n’en attendait pas moins de la part de ses dirigeants, Fanny, la veuve d’Hergé, et son mari Nick Rodwell, étant tous deux convertis au bouddhisme. Aux yeux du Dalaï Lama, qui accepta leur invitation d’inaugurer une grande exposition «  »Tintin au Tibet » » à leurs côtés, l’album d’Hergé n’a pas seulement « révélé au monde la beauté du Tibet », il a également « suscité une prise de conscience internationale plus aiguë du Tibet ». Combien de bandes dessinées peuvent-elles en dire autant ? Le destin de celle-ci est d’autant plus étonnant qu’il n’était pas prémédité.une-case-de-tintin-au-tibet-superposee-a-un-paysage-reel

Tintin au Tibet est né d’une grave dépression d’Hergé, déchiré par un cas de conscience qui ne le laissait pas très zen, rongé par la culpabilité à l’idée de quitter sa femme pour sa maîtresse. Irrésolu, il se reprochait d’être trop vertueux, de ne jamais dévier du chemin du devoir, comme son héros de papier. Il s’immergea dans le travail, se lança dans plusieurs projets successifs, passant d’espions trafiquant des pilules radioactives à l’expropriation de Peaux-Rouges de leur réserve avant de tout laisser tomber pour une intuition écrite à la hâte :

« Thème général très simple. Mais quoi ? Sagesse tibétaine- Lama. Abominable homme des neiges. Pourquoi partent-ils au Tibet : le yeti… »

Il se documenta aussitôt et se mit au travail mais à mi-parcours hésita à renoncer : ses nuits étaient hantées par des rêves de blanc. Tant et si bien qu’il se rendit pour la première fois chez le professeur Ricklin, psychanalyste jungien, lequel ne lui suggéra pas seulement d’abandonner son travail :

 « Vous devez exorciser vos démons, vos démons blancs. Il faut tuer en vous le démon de la pureté ! »

En le quittant, Hergé était enfin résolu : il décida de poursuivre son album et d’abandonner le psychanalyste. La 63ème et dernière planche de Tintin au Tibet parut dans le journal Tintin le 25 novembre 1959, huit mois après la sanglante répression d’une révolte populaire à Lhassa par l’armée chinoise, le départ en exil du Dalaï Lama et de 100 000 de ses compatriotes. L’album sortit en 1960. Cette œuvre intime, émouvante et hantée par la mort était l’exact reflet de la crise morale qu’il venait de traverser. Elle est mélancolique, nostalgique, comique et historique. La couverture ? une tache blanche, pendant de l’autre pilier de son œuvre, la tache rouge du Lotus bleu. Un chant dédié à l’amitié dans ce qu’elle a de plus pur. De quoi se réconcilier avec lui-même. Il s’accepta enfin après avoir vaincu le mauvais en lui, jusqu’à évoquer dans une dédicace à un ami « l’adorable homme des neiges ». Rien à changer dans cet album. A peine un détail : Air India étant fâchée d’être associée à une catastrophe aérienne, Indian Airways devint Sari Airways dans les rééditions. Pour le reste, plus d’un demi-siècle après, il demeure d’une brûlante actualité même si Hergé ne l’a pas fait exprès. Tingting et son fidèle Neige blanche n’ont pas fini leur longue marche.

Quant aux Bijoux de la Castafiore…Nous sommes enfin en mesure de rassurer nombre de nos lecteurs qui souffrent de longue date de n’en avoir jamais bien saisi l’intrigue. Cette non-aventure axée sur un anti-héros, où tout le monde se parle sans que les gens ne communiquent entre eux puisqu’ils usent de la même langue mais pas du même langage, apparaît aussi lumineuse que Tintin au Tibet traduit en tibétain par un moine d’une lamaserie d’Anvers (en plus, c’est vrai). Mais restons sur les Bijoux de la Castafiore, qui s’est d’abord appelé « L’affaire Castafiore », puis « Le Saphir de la Castafiore » et même « Le Capitaine et le Rossignol ».

Cet album à part dans l’œuvre d’Hergé est une histoire de fous rythmée par la nonchalance d’un réparateur pas pressé de réparer, de bijoux deux fois disparus mais jamais volés et de roms toujours suspects mais pas coupables)… Hergé y avait mis son talent à inventer la confusion et son génie à l’organiser. Les intellectuels en feront une œuvre-culte louée pour sa postmodernité, sa densité, sa sophistication, son autodérision et son grand art de l’understatement. Le philosophe Michel Serres y vit même la production par le « comics » de son Traité de la solitude monadique, manière toute personnelle de dévoiler à quoi fut la bande destinée.

Qu’est-ce que cela aurait été s’il l’avait lu en monégasque, expérience cruciale dont nous pouvons aujourd’hui témoigner ! Si les aventures de Tintin sont déjà traduites dans 98 langues, en attendant que le chiffre soit rond avec les publications annoncées en wolof et picard rural du Tournaisis, les Bijoux de la Castafiore demeure le favori des langues régionales par la volonté de l’éditeur :

« Tintin au Congo n’est pas un bon choix pour une langue régionale européenne ; les albums sur la lune non plus car ils contiennent trop de termes techniques absents des lexiques régionaux. A l’inverse, les sujets traités dans les Bijoux sont familiers, ruraux, quotidiens… La traduction de ce titre est très naturelle dans les parlers régionaux. De plus c’est un album très finement construit, sans artifices. On y joue finement avec les sentiments, les conventions, les petits travers »

C’est ce qu’explique Etienne Pollet, éditeur des traductions régionales de Tintin chez Casterman, qui préconise les Bijoux aux éditeurs européens tant la conversation y est familiale et donc plus apte à donner du naturel à la traduction. Ici comme ailleurs, le but est avant tout culturel ; il déclenche une fierté identitaire qui se lit comme un événement socio-politique en raison de la dimension mythique de Tintin.

(Dessins d’Hergé, copyright Moulinsart sauf le deuxième « Hommage du dessinateur Tibet »)

Cette entrée a été publiée dans Bandes dessinées.

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commentaires

1 240 Réponses pour Tintin a 90 ans mais il ne les fait pas

christiane dit: 22 janvier 2019 à 10 h 12 min

@Chantal dit: 22 janvier 2019 à 9 h 00 min
Qui sait si, inconsciemment, cette distance était une façon de la tenir à l’écart des désastres de sa vie où elle semble avoir rebondi de soumission en jalousie jusqu’à se sentir « affranchie », qu’il s’agisse de partenaires hommes ou femmes. Cette « Grossesse d’homme » comme elle l’a écrit ou encore : « Vers la fin, j’avais l’air d’un rat qui traîne un œuf volé. » Une femme libre ? pas vraiment. Une aventureuse allant de scandale en scandale ? certainement. Indifférente au politique, dans le hors-temps. La vraie Colette est un être complexe.
Mais ses livres semblent recouvrir cette vie meurtrie d’innocence, de légèreté, de poésie. Le paysage et les êtres nés de sa plume sont épargnés de la laideur du quotidien, de cette course à la survie. Avant de mourir elle a dit : « Regarde… », comme une injonction, celle que Sido donnait à ses enfants dans le jardin, avec, parait-il, un visage heureux. La fiction était-elle devenue réalité ? Cette relation peut-être banale avec sa mère (Sido), qu’elle voyait de plus en plus rarement après son mariage, elle en avait fait par l’écriture quelque chose d’extraordinaire…
« L’aube vient, le vent tombe. De la pluie d’hier, dans l’ombre, un nouveau parfum est né, ou c’est moi qui vais encore une fois découvrir le monde et qui y applique des sens nouveaux ?… Ce n’est pas trop de naître et de créer chaque jour. »
La Naissance du jour

Chantal dit: 22 janvier 2019 à 9 h 00 min

@ Christiane, le déroulé de sa vie m’a en effet donné la sensation triste d’un défilé romanesque par toujours à son avantage. Ce qui est anxiogène à partir du moment où on tente de creuser ses mobiles secrets c’est difficile de ne pas s’interroger face au scandale : qu’aurais – je fait ?
Elle est à l’avant – garde d’une libération de la femme qui a produit des excès. Je trouve que c’est un peu culpabilisant cette histoire avec sa fille, quand j’ai voulu écrire dans le temps on m’a ressorti tout cet arsenal et ces exemples, pour me faire hésiter, reculer, d’autant que le talent c’est très subjectif, beaucoup de travail et de renoncements.

J’ai lu les extraits de son journal que vous avez mis, une reconstruction ou un besoin de se justifier après coup.

christiane dit: 22 janvier 2019 à 2 h 01 min

@Chantal dit: 21 janvier 2019 à 16 h 46 min
Je découvre votre commentaire et votre lien au hasard de la nuit. Merci. Ne trouvez-vous pas, Chantal, cette « biographie » de Gabrielle-Sidonie Colette froide et un peu assassine ? Elle n’en sort pas indemne. Femme et virile… méfiante envers les sentiments. L’amour ne semble pas lui avoir apporté d’autres expériences que celles de nombreuses humiliations et souffrances. Cela se termine toujours mal ! C’est une instinctive un peu perdue dans cette vie mouvementée. Sa fille ? Elle semble oubliée dans cette trajectoire mouvementée. Ce n’était peut-être pas plus mal…
Simone de Beauvoir, dans les années 60 fit d’elle un portrait âpre (dans La Force des choses). (C’est l’époque où elle vivait souffrante, retirée dans son appartement au Palais-Royal.) « Je ne m’étais attendue à aucun contact entre nous. Il me suffisait de la contempler. Percluse, les cheveux fous, violemment maquillée, l’âge donnait à son visage aigu, à ses yeux bleus, un foudroyant éclat : entre sa collection de presse-papiers et les jardins encadrés dans sa fenêtre, elle m’apparut, paralysée et souveraine, comme une formidable Déesse-mère. »
Colette… Je préfère ses livres à sa vie…

christiane dit: 21 janvier 2019 à 12 h 40 min

DHH dit: 20 janvier 2019 à 10 h 22 min
Comme j’ai apprécié votre commentaire… Colette de Jouvenel est tellement oubliée. Dans le passionnant Hors-série du Monde sur « Colette » paru en septembre-octobre 2015, pas une page sur elle…, juste dans la chronologie de l’année 1913 : 3 juillet Naissance de Colette de Jouvenel, dite « Bel-Gazou » (1913-1981).
Merci de m’apprendre que Colette de Jouvenel a participé à la résistance en Corrèze, sa terre de prédilection. Qu’elle a témoigné de l’arrivée des déportés survivants à leur retour des camps nazis.
Et pourtant, son enfance, Colette (la mère), y revient dans ses écrits jusqu’à la fin de sa vie. Journal à rebours que je citais, encore. Cette enfance idéale (?), la sienne, où il y avait beaucoup d’amour (?), sa maison natale de Saint-Sauveur-en-Puisaye d’une part et l’enfant oubliée, d’autre part, de nulle part…
Enfance idéale ? Léo, plus ou moins ignoré tentera de se suicider, Achille avait des tendances sadiques,Juliette se retire dans ses rêves et ruinera sa famille. Reste Sidonie Gabrielle ! Elle admire Sido tout autant qu’elle semble la craindre, ne connaît guère d’intimité avec elle…
Était-elle capable d’amour maternel? N’a-t-elle pas préféré sa carrière d’écrivain et ses nombreuses relations amoureuses tumultueuses ?
Cette correspondance lue il y a quelques années a changé pour moi l’image que j’avais avec cette femme écrivain.
Heureusement, le livre D’Elisabeth Badinter L’amour en plus. Histoire de l’amour maternel du XVIIe au XXe siècle éclaira ce désert affectif que peut être la relation d’une mère à son enfant.
Colette de Jouvenel reste une personne mystérieuse grandissant dans l’absence de cette mère d’une personnalité écrasante.
Après la mort de sa mère, elle tenta de faire découvrir et aimer son œuvre. En 1968, elle a produit un documentaire télévisé consacré à sa mère. Elle l’a intitulé « Introduction à Colette »…

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 21 h 08 min

15h34, si vous supprimez le reste vous en faites un conte de fée or c’est tout le contraire, c’est un film noir. Vous avez des problèmes de budget ou quoi!?

jazzi dit: 20 janvier 2019 à 16 h 26 min

« pas forcément jaunes d’ailleurs »

Merci pour vos encouragements, JJJ.
Ma couleur préférée est le… vert, sans pour autant être un intégriste écolo ou musulman…

Janssen J-J dit: 20 janvier 2019 à 16 h 03 min

@ si on ne veut pas que la Rdl ressemble à un EPHAD…

Risque pas… avec toutes ces vieilles abeilles qui nous écorchent les sigles, faute de les bien comprendre.

Janssen J-J dit: 20 janvier 2019 à 16 h 00 min

@ Depuis le retrait Annelise Roux, je parle quotidiennement ici de l’actualité cinématographique.

Et je dois dire être très sensible à cette avancée, Annelise m’a dit qu’elle était fière de vous. Et nous le sommes aussi à la rdl, évidemment cela provoque de la jalousie dans le ghetto. Mais moquons-en nous, on a besoin de toutes les énergies bénévoles, pas forcément jaunes d’ailleurs. La République doit muscler tous ses interstices par le bas, ne pas tout attendre du taulier. Voilà en quoi elle progresse. Courage jzmm, nous vous soutenons !

Delaporte dit: 20 janvier 2019 à 15 h 34 min

Selon moi, il aurait fallu arrêter les frais sur la scène où la jeune fille danse au coucher de soleil sur la musique de Miles Davis. Tout le reste est inutile.

Delaporte dit: 20 janvier 2019 à 15 h 31 min

« Et, ça va encore faire jaser ed, j’ai trouvée merveilleuse la jeune fille dansant nue au coucher du soleil. »

Toutes les scènes avec la jeune fille sont formidables. Le problème est qu’elle disparaît à la moitié du film. Si le film n’avait durer que trois quarts d’heure (avec la jeune fille) et s’était arrêté brusquement, j’aurais crié au chef-d’oeuvre. Le problème est qu’il dure 2 h 29 !

Delaporte dit: 20 janvier 2019 à 15 h 28 min

Dans Plein Soleil, la confrontation entre les deux personnages est beaucoup plus subtile et crédible. Delon avait eu du nez en demandant d’intervertir les rôles : il voulait jouer Ripley. Idée géniale, qui permet au film de ne pas sombrer dans la caricature.

Delaporte dit: 20 janvier 2019 à 15 h 25 min

Ce qui m’a déplu aussi, dans Burning, ce sont les références à Faulkner. Voilà une « préciosité » qui sent son intellectuel figé. Le deuxième partie repose sur une sorte de vide, à peine comblé par ce genre d’allusions tirées par les cheveux. Et puis l’acteur qui joue le garçon très riche est extrêmement caricatural. Cela en devient pénible. Dès qu’il arrive (scène de l’aéroport) le film sombre dans le n’importe quoi, je trouve.

Delaporte dit: 20 janvier 2019 à 15 h 20 min

J’avoue que j’étais passé à côté de Burning, lors du Festival de Cannes. Le fait que ce soit une adaptation lointaine de Faulkner (revu par le Japonais Murakami) aurait dû m’inciter à plus de vigilance. Je suis donc allé le voir hier soir, curieux parce que toute la presse en avait dit du bien. Je ne partage pas l’enthousiasme général, comme je l’ai dit. Quant à An elephant is sitting still, je me souviens d’en avoir visionné la bande-annonce, et d’avoir été rebuté par ce que j’ai vu, et aussi par la longueur – et par quelques critiques négatives.

jazzi dit: 20 janvier 2019 à 14 h 11 min

Depuis le retrait Annelise Roux, je parle quotidiennement ici de l’actualité cinématographique.
Tandis que j’avance, pourquoi veux-tu que je recule, Delaporte ?

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 13 h 29 min

Et la scene du maquillage en plus de l’ordre impeccable de l’appartement renseigne un peu la personnalité d’un des trois personnages, lisse, archi lisse Il faudra un element extérieur à lui pour le confondre.

Chantal dit: 20 janvier 2019 à 13 h 15 min

@ bérénice et jazzi, intéressant votre point de vue, j’étais assez indulgente pour la fille car son comportement « millenials » est générationnel, naïf et vivant au jour le jour, elle essaye de s’inventer une autre vie, et se prête alors la désillusion des découvertes, mais elle a l’énergie solaire pour se faufiler le temps du film et perturber le cours du récit.

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 13 h 06 min

Chantal, je ne dévoilerai pas la scene du parking en sous sol vers la fin, sûrement est ce sans importance comme l’oisiveté de ce beau jeune homme aux revenus miraculeux. La jeune femme est bien campée dans notre temps et cet espace géographique, ses mensonges ne sont pas très conséquents du moins negativement contrairement au flou qui entoure le beau jeune homme .Le cinema asiatique, d’où qu’il provienne , du moins pour ce qui en est distribué ici, rapporte souvent ce mode de vie, ce genre. Est ce un hasard, une dénonciation, un constat aux apparences neutres mis qui laisse tout de même attristé? Ces mensonges sont utiles au déploiement du film et la fin qui ne tient qu’à un cheveu. Le hobby de la jeune femme est fabuleux, complètement gratuit et ce que vous dites de ses façons n’a pas pris la meme importance à mes yeux, c’est une naïve, imprudente, inconséquence qui vit sans se poser de question et profite de l’opportunité qui se présente sous forme de jeune homme riche sans se méfier. Chacun des trois à quelque chose d’unique, une caractéristique précise, trois trajectoires se rencontrent, se reunissent pour finir par s’annuler.

Clopine dit: 20 janvier 2019 à 13 h 01 min

Dites, le billet de notre hôte, ci-dessus, a 10 jours aujourd’hui. C’est vieux, pour un un billet, ça commence à faire quoi ; il est tout usé et ça va finir par tremblements et glaviotis. Faudrait voir à en changer, si on ne veut pas que la Rdl ressemble à un EPHAD…

jazzi dit: 20 janvier 2019 à 12 h 55 min

Delaporte, ça remonte au 30 août 2018 ! J’ai retrouvé ce que j’en ai dit à l’époque. Je répondais à Christiane, qui en avait déjà parlé et évoquait Antonioni…

« C’est drôle, Christiane, moi j’ai pensé à « Plein soleil ». Oui, éblouissant ce « Burning ». Et, ça va encore faire jaser ed, j’ai trouvée merveilleuse la jeune fille dansant nue au coucher du soleil. La confrontation, ambiguë des deux garçons, si différents physiquement et socialement parlant, ma fait penser à Delon et Roney. Et quels airs de jazz par dessus çà ! Le film est ainsi fait, Christiane, que l’on ne sait jamais si on est dans l’imaginaire ou dans la réalité. Le héros du film est le seul à dire la vérité, mais les deux autres mentent et dissimulent. La fille était-elle réellement tombée dans le puits, et s’est-elle faite découper en morceaux par le dandy et fortuné coréen ? »

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 12 h 53 min

Un pipe line embrasé au coeur du Mexique, un séisme important atteint le Chili. Un jour avec son lot de malheur.

Chantal dit: 20 janvier 2019 à 12 h 52 min

le jeune nanti jalouse la complicité entre les deux jeunes ruraux, mais le jeune garçon rural ne comprend pas bien ce qui l’attire dans ce coin perdu, il va le traquer jusqu’à l’agresser dans sa voiture et le brûler comme celui – ci fait flamber les serres en plastique. Quand à la jeune fille elle ment, le film nous explique qu’elles sont des milliers dans le cas, des filles qui disparaissent après avoir grillé leurs économies en voyages et vie audessus de leurs moyens réels. enfin on ne sait pas si le puit dans lequel elle se cachait existe. Le garçon a là aussi un doute. Ses phantasmes sexuels et sa jalousie sont bien présents, il retourne dans le studio qu’il devait garder sans jamais avoir vu le chat ( métaphore ? ).

pour ceux qui aiment un autre genre de littérature mi polar mi enquête et roman vérité : https://www.youtube.com/watch?v=1Ozeow5Y3EI

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 12 h 45 min

Irresolus, comme phénomène de société. Décidément, tout le contraire de ce que je tentais de faire passer.

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 12 h 41 min

Cha natal, c’est un film sur les crimes résolus entre autres. Que faites vous du denouement, sacré coincidence comme une preuve. Aucune jalousie là dedans mais plus des confiances trahi3s, du soupçon qui cherche sa preuve. Les pauvres ne témoignent d’aucune manifestation de jalousie ou d’envie mais le film révèle une réalité, celle des deux Corée , il se moque aussi du nord avec cette propagande diffusee et audible de l’autre côté de la frontière, il dénonce ces nouveaux paysages abandonnés au plastique et la vacuité de ces vies . Les deux hommes se rejoignent sur un plan culturel, littéraire et leur condition , un pauvre un riche n’intervient pas comme facteur vivant. C’est important dans ce film.

renato dit: 20 janvier 2019 à 12 h 36 min

Puisque le fantasme de Gide fait son apparition ici et qu’il m’est apparement défendu de commenter sur près-loin, voyons : Les Faux-monnayeurs est un roman réussi parce qu’il est raté. Bon, les années 20 c’est un peu tard pour rattraper le coup et tenter l’expérience de l’échec — d’autant plus qu’il y a déjà eu l’expérience du satyrique Paludes.

Cela dit, il faut reconnaître à Gide un certain goût de l’aventure, car nonobstant les bains voulut par Frédéric-Guillaume IV de Prusse, La Brévine reste La Brévine — moi il faudrait qu’on me paye déjà seulement pour y passer un week-end. Mieux vaut la Val-de-Travers, au moins on y boit un excellent absinthe.

Chantal dit: 20 janvier 2019 à 12 h 33 min

l’impression en effet tout au long du film que chacun envie de l’autre ce dont il est dépourvu en apparence. C’est un film sur la jalousie.

jjj à part une carte de réduction pour cumuler des points au super marché, je n’ai pas d »actions ».

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 12 h 24 min

Un thriller, d’un genre nouveau. Saupoudré des suppositions qu’il laisse sans y apporter de réponses formelles et définitives.

Bėrėnice dit: 20 janvier 2019 à 12 h 20 min

J’ai vu Burning, la question de l’enrichissement par des moyens illicites que le cinéaste laisse au public à supposer- traffic d’humains, d’organes – avec un portrait de classes. Nouveau riche séduisant et mystérieusement accessible, corrompu et maniaque aux côtés de personnages modestes , naïveté, intégrité, et comme souvent dans ce cinéma asiatique un rapport sur la banalisation de la déliquescence des moeurs comme moyen usuel de revenu.

Delaporte dit: 20 janvier 2019 à 12 h 20 min

« Déjà fait Delaporte ! »

Nullement, Jacuzzi ! Votre film, là, An elephant sitting still, a été éreinté par certains critiques. C’est tellement une daube que le jeune réalisateur s’est carrément suicidé dès la fin du montage. Je suis désormais déçu par les films asiatiques qui nous arrivent, comme si on choisissait pour le public européen ce qui était censé leur plaire, c’est-à-dire le pire. Le cinéma de Lee Chang-dong est typique de cette mauvaise pioche. C’est dommage venant d’un cinéma qui vaut mieux que cela. Ou comment la putréfaction occidentale contamine la pureté du cinéma asiatique. Un désastre !

Delaporte dit: 20 janvier 2019 à 12 h 08 min

Jacuzzi, je vous demandais simplement votre avis sur le film de Lee Chang-dong. Je vais penser que vous vous êtes méchamment gouré, et que vous préférez oublier ce que vous en avez dit…

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