de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Tobie Nathan et Lamia Ziadé en pleine nostalgypte

Tobie Nathan et Lamia Ziadé en pleine nostalgypte

Oh, rassurez-vous, on n’invente jamais rien. Il y a toujours quelqu’un qui est passé avant. Mais ce qui est évident s’agissant de formes littéraires que l’on a l’outrecuidante naïveté de croire neuves car légèrement divergentes par rapport au canon, l’est moins lorsqu’on touche à la langue même. C’est la raison pour laquelle lorsque le néologisme « nostalgypte » s’est imposé inconsciemment sous mes doigts puis sur l’écran après la lecture de ces deux livres, je me suis demandé d’où cela venait. De nulle part pour l’instant (d’après le moteur de recherche, une station de radio semble avoir le monopole de la nostalgie en France) mais on ne doute pas que les perspicaces lecteurs de la République des livres auront à cœur d’en dénicher l’origine. Sinon je dépose un brevet !

Le premier de ces deux livres est le dixième roman de Tobie Nathan (Le Caire, 1948) Ce pays qui te ressemble (535 pages, 22,50 euros, Stock). Il nous conte, et c’est très précisément le cas de le dire, l’histoire de Zohar Zohar (« joyau »), né d’une mère un peu folle et d’un père aveugle. Zohar l’insoumis. Curieusement s’agissant d’un romancier qui a fait ses premières armes dans le polar, l’intrigue n’est pas l’essentiel. Le vrai fil, c’est la conversation entre les habitants du Haret el Yahoud, « la ruelle aux Juifs », le ghetto du vieux Caire. C’est coloré, chaleureux, vif, drôle. Ce n’est pas le déprécier que de le lire avant tout comme un festin de paroles, goûteux, savoureux, épicé. Car Tobie Nathan est un auteur gourmand. Il faut l’écouter raconter la grandeur et la beauté 006secrète du foul (fèves longuement mijotées avant d’être mélangées avec de l’huile, le tout augmenté d’oignon, de persil, d’ail, de jus de citron et de diverses épices) au micro d’Alain Kruger pour comprendre de quoi il en retourne. La vraie réussite de Ce pays qui te ressemble tient au parfum et à la sonorité qui s’en dégagent. Ils ne sont pas d’Albert Cohen, auquel d’aucuns tentent toujours vainement de raccrocher quiconque s’avise de faire papoter des personnages dans le ghetto, ni d’Albert Cossery, ni de Naghib Mahfouz. Haret el Yahoud n’est pas une extension du domaine de l’immeuble Yacoubian. Tobie Nathan a bien son monde à lui avec ses habitudes, ses références, sa langue, mélange si particulier d’arabe, de français, d’italien, parfois mâtiné d’hébreu et d’anglais. Une musique en émane qui captive et envoûte, et ce n’est pas la mépriser que d’y faire la part du folklore et de l’exotisme, au contraire. On rit beaucoup, non sans une certaine frénésie,  mais la gravité du petit peuple de ce quartier à part n’est jamais loin, tapie dans l’arrière-monde.

Né de parents de nationalité italienne, expulsé d’Egypte avec l’ensemble de la communauté juive (près de cent mille âmes, une présence multiséculaire au cours de laquelle elle a vécu sous les pharaons, les Perses, les Babyloniens, les Grecs, les Romains, les Arabes, les Ottomans) au lendemain de l’expédition de Suez, naturalisé français à 21 ans, ancien élève de Georges Devereux, l’auteur est surtout connu comme l’un des plus éminents représentants de l’ethnopsychiatrie en France. Ceux qui ont lu Ethno-roman (Prix Femina-essai, 2012) seront en terrain déjà connu avec Ce pays qui te ressemble ; mais cela ne doit pas les arrêter car le roman donne un supplément d’âme à sa résurrection du monde d’avant et à l’irrésistible nostalgie qu’il en éprouve. Sous la plume et dans la voix de Tobie Nathan, lorsqu’une phrase commence dans les rires, elle s’achève souvent dans les larmes. Celles de l’émotion.

Cette ode forte et délicate aux mères nourricières revisite vus-de-la-rue les événements qui ont traversé et secoué l’Egypte entre 1925 et 1952. On croise des Frères musulmans, des sionistes, des convertis à l’islam, des fanatiques, des djinns, des humanistes, des démons, des mendiants, des orgueilleux, une sorcière dans un singulier tohu-bohu (hébraïsme, pour ceux qui l’ignoreraient, tiré de tohu-va-bohu comme le chaos originel est nommé dans la Torah). Le narrateur a la bonne idée de nous sortir de temps en temps du Haret-el-yahoud et de nous emmener respirer en remontant le Nil, dans le désert ou à Alexandrie-la-cosmopolite. Ces appels d’air rehaussent encore la fresque.

101S’il a quitté l’Égypte, l’Égypte ne l’a jamais quitté. Du moins cette Egypte-là dont on se demande s’il en reste quelque chose. Seule son ombre est partie, alors que lui est resté là-bas, seul, errant, comme durant sa jeunesse. Son pays d’avant le hante encore bien qu’il n’ait passé qu’une dizaine d’années dans ses murs. La chanson, qu’elle soit diffusée par la radio ou par le cinéma, est un personnage en soi, récurrent de bout en bout, ne fut-ce que par la voix de Masreya, chanteuse musulmane à la voix d’or, sa sœur de lait, dont Zohar, fils d’Esther et Motty, tombe fou amoureux. Car si une histoire relie les protagonistes, c’est bien une histoire d’amour mais d’amour interdit et tabou, scandée par la beauté de la poésie arabe, l’érotisme larvé du Cantique des cantiques, la brutalité des rêves prémonitoires, des signes du destin et des forces obscures à l’œuvre et surtout les chansons de Farid-el-Atrache et de la non moins envoûtante Asmahan (écoutez-la ici).

D’ailleurs, on pourrait tout aussi bien raconter l’Egypte moderne à travers les chanteurs, les chanteuses et les films qui ont fait leur gloire. Ce qu’a osé l’illustratrice Lamia Ziadé (Beyrouth, 1968) dans Ô nuit, Ô mes yeux (560 pages, 39,90 euros, Pol), magnifique écho dessiné au roman de Tobie Nathan, leurs livres au diapason d’une même sensualité. A croire que ces deux nostalgyptes se sont donnés le mot. Ici, le pari formel est différent. L’objet ressemble à un album imprimé sur un papier au grain épais de manière à tuer toute transparence. A gauche, un chapitre d’une page : « Quelle honte ! », « Mariage druze », « Une soirée inoubliable à Soueyda », « Shawki Pacha voudrait te voir » etc. A droite, et parfois dans les doubles pages suivantes, des dessins, des gouaches et des pastels de portraits, de personnages, de paysages, de maisons, d’objets. C’est peu dire qu’on est transporté dans ce monde d’hier : on y est de plain pied, dans le motif. Tout est pourtant écrit au présent de l’indicatif.070

C’est d’un voyage dans le temps qu’il s’agit. Un temps machrekissime, ou procheoriental si vous préférez, qui échappe à la mesure occidentale du temps.  Mais quel nostalgie plus profonde pouvons-nous avoir que celle d’abolir le temps ? Ici, l’itinéraire de Beyrouth au Caire passe par Damas et Jérusalem. En Egypte surtout car, longtemps dans cette région-là, c’est au Caire qu’il fallait être. N’attendez pas un résumé de l’histoire car ce livre n’est qu’histoires. D’amour, de haine, d’envies, de jalousies, de passions contrariées. D’ailleurs l’éditeur a lui-même renoncé à la réduire à une intrigue, ou à un thème, puisqu’en quatrième de couverture, il a préféré déverser « tout ce qu’il y a » dans cet étonnant album ; l’évocation court sur une bonne partie du siècle, de la chute de l’empire ottoman à la défaite arabe de 1967 : des casinos, des hôtels, des cafés, des chanteurs, des paysans, des princesses, des restaurants, des cinémas, des rues, des officiers putschistes, le colonel Nasser, la famille royale. Et des voix, surtout des voix, qui résonnent de toutes les douleurs même quand elles sont gaies car ce sont des voix de tous les exils, extérieur et intérieur. Les guerres sont bien présentes, les émeutes et les révolutions aussi, mais la musique et les chansons sont l’âme vibrante de ce livre graphique qui réussit à ressusciter un monde disparu à travers la saga des Attache du djebel druze. Il fleure bon le cinéma Rivoli, les 45-tours Baidaphone grésillant sur le tourne-disques et autres signaux essentiels de l’âge d’or de cet « Orient suave« .

Ce n’est pas un hasard s’il s’achève sur l’année 1979 avec le dernier concert de Fayrouz à l’Olympia. Loin de leur splendeur passée, ces grandes chanteuses qui ont faire rêver, rire et pleurer les masses arabes s’éteignent souvent dans le dénuement. L’auteur raconte in fine comment dans les années 80 au Caire, des chanteuses, des comédiennes et des danseuses se voient proposer par des prédicateurs saoudiens des mallettes contenant des centaines de milliers de dollars à condition qu’elles se retirent et prennent le voile afin de « montrer l’exemple ». Elles accepteront, Fatma Rushdi, Taheya Carioca, Chadia, Hind Rostom, Hoda Soltane mais Samia Gamal, elle, enverra paître son solliciteur.

Au Caire, des casinos mythiques du temps du roi Farouk ont été rasés et remplacés par des Mall. Un parking a remplacé l’Opéra Khédival. Rasée, la villa de la grande Oum Kalthoum et remplacée par un hôtel Oum Kalthoum. Seuls demeurent des disques, des films, des souvenirs et des livres pour les faire revivre. Une présence. C’est beau, la nostalgie lorsqu’un artiste s’en empare, qu’il soit romancier ou dessinateur. Mais au bout du chemin, il faut encore et toujours affronter la mélancolie qui lui fait escorte, et l’irrépressible touche de tristesse qui s’en dégage.

(illustrations de Lamia Ziadé extraites de Ô nuit, Ô mes yeux)

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Cette entrée a été publiée dans arts, Littérature de langue française.

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commentaires

720 Réponses pour Tobie Nathan et Lamia Ziadé en pleine nostalgypte

christiane dit: 1 novembre 2015 à 8 h 54 min

Étrange scanner que celui proposé par l’Obs dans une double information :
1. « 15 ans de prix littéraires au scanner »
2. une vidéo – Bibliobs (07:15):
« Qui mérite le prix Goncourt 2015 ? »
(Hamlet n’y trouverait pas l’objet de sa quête…)

Giovanni Sant'Angelo dit: 30 octobre 2015 à 14 h 22 min


…Go,!…très difficile, de vendre,…sans grosse pertes de valeurs sur vos objets mis à pris,!…

…déjà, les sites, propriétés de gros capitalistes,!…
…qui plus est,!…télécharges des surenchères,…justes, les cinq dernières minutes,…sur tout les lots,!…

…conclusion, très beau test en gros effectuer,…pour nous mettre une preuve, du macabre consortium établis,…sur les marchandises, et les vendeurs mangés comme poissons à arêtes,!…
…Oui, mais souvent, se sont les mêmes, qui mette en vente, et récupèrent leurs marchandises aux derniers moments, avec la complicité du site,!…conclusion,!…
…ne désirez rien,…
…rester-vous-même,!…splendide réflexion,!…
…de toute façon, vous compter pour deux,!…en séries les alouettes,!…Ah,!Ah,!…
…déjouer, les pervers obscurantismes des saints-profits,!…Bip,!Bip,!…etc,…

…et ce Bitter Limon à 50 cl.!…citron-pamplemousse,!…avec mon litre d’eau-plate,!…
…excellent, pour éliminer le restant de sucre, des années  » mai 68 « ,…
…il suffit de voir, les profits sur la santé, de nos philosophes en herbes du  » terroir « , aux soumissions édulcorés  » façons champagne « ,…sur l’arène,!…etc,!…
…O.K.,!…

remi dit: 30 octobre 2015 à 13 h 17 min

MONTAIGNEFOURBU dit: 30 octobre 2015 à 9 h 56 min

apparemment, ce n’est pas encore passé en deuxième lecture

Identic dit: 30 octobre 2015 à 11 h 11 min

Tu peux toujours nous seriné avec Zeus, Résumons et autres pseudos à la con, pour nous tous ici tu seras toujours JC le PQ planqué… qu’on se le dise

Résumons..... dit: 30 octobre 2015 à 11 h 00 min

Il vaut mieux avoir un « côté » JC qu’un « côté » Thomas Fabius en ce moment.

Bon ! Ne soyons pas inquiet, Christiane Tautau veille sur le rejeton de Lolo qui est sous mandat d’arrêt aux USA pour 3 millions de dollars de dettes de jeu, et suivi en France depuis 3 ans pour faux, escroquerie et blanchiment d’argent …

On ne peut pas toujours être fier de sa progéniture, il y en a de rudement dépravée.

H. dit: 30 octobre 2015 à 10 h 44 min

MONTAIGNEFOURBU dit: 30 octobre 2015 à 9 h 56 min

T’étais mieux en bouguereau. Là, en assénant tes grandes vérités, t’as un côté JC assez déplaisant.

Résumons..... dit: 30 octobre 2015 à 10 h 34 min

Evidence, un peu de décence, s’il vous plait ! JC est mort, bon débarras, mais respect des morts.

Il est parti dans d’atroces souffrances accompagnées d’un délire fou, incompréhensible : le médecin l’a entendu marmonner : « Mehr spritz ! mehr spritz ! ». A un autre moment il confondait Pierre Assouline et Jacques Pierre Amette ! …. c’est dire dans quelle confusion il est mort.

Nous n’aurons plus à endurer ses réflexions fascistes, ni ses attaques incessantes contre le Très-Haut, ni son amour pour les tyrans, Benito, Stalin, Putin, Daaphnée, ou son épouse légitime, enfin libre.

Tout à une fin. Vous y passerez vous aussi, évidence !… le plus tôt sera le mieux, dans votre état ….

christiane dit: 30 octobre 2015 à 10 h 27 min

Hamlet,
ce qui me ferait vraiment plaisir car je n’ai découvert votre commentaire précédent que ce matin (celui avec tous les « non ») ce serait que vous parliez de Chesterton (que je ne connais pas du tout) et de votre approche des enquêtes et de la personnalité du « Père Brown ». Je rapproche beaucoup ce personnage du commissaire Padovani des polars du grand Frédéric H. Fajardie. (Polichinelle mouillé…)
A l’orée de la nuit j’ai donc allumé l’ordinateur, suis tombée sur votre dernier commentaire qui m’a rappelé des souvenirs ( ai répondu dans une spontanéité qui a provoqué la moquerie de certain(e). Ce n’est pas grave ! L’espace d’un instant j’ai oublié qu’il faut être ou très intello ou très moqueur ou très en colère ou très insensible pour poster ici. j’accepte donc ce rôle de santon (le ravi) !)
Déroulant l’espace commentaire, ce matin, j’ai lu l’enthousiasme de LVDB quant au grand prix du roman attribué à Hedi Kaddour et Boualem Sansal par l’Académie française. Je n’ai lu ni Les Prépondérants ni 2084. Je ne peux donc réagir par la lecture de leur livre mais à leur personnalité, un peu plus : courage et indépendance (différents entretiens et critiques littéraires).
Ils sont, je crois, dans les remous de ce temps et très près de ce qui pourrait être l’avenir… Deux plumes à découvrir.
J’en reste au dernier roman lu, celui de Tobie Nathan et à un Zola (Thérèse Raquin) que le hasard d’une rencontre m’a donné envie de relire.
Pour les quatre finalistes du Goncourt, il m’en reste donc deux à découvrir. Et tant d’autres romans dont on parle moins, ainsi celui de Florence Noiville qu’évoque Lola.

Résumons..... dit: 30 octobre 2015 à 10 h 00 min

La nouvelle rend le monde politique fiévreux, tant il l’a considère comme novatrice : c’est un acteur comique de télévision, Jimmy Morales, qui a remporté à une large majorité l’élection présidentielle au Guatemala.

Bon ! n’exagérons rien …

Le Guatemala est en retard de plusieurs décennies sur l’Hexagone. Depuis longtemps déjà nos Présidents viennent du comique le plus hilarant ….

MONTAIGNEFOURBU dit: 30 octobre 2015 à 9 h 56 min

Fleur Pluiedumatinnarrêtepaslpellerin a foutu en l’air la vieille loi qui protège le patrimoine architectural et archéologique de notrte pauvre pys. Désormais, si le maire de Beauvais, sac à vin notioire juge que l’ignoble me.rde , ce tas de pierres qu’est la Cathédrale St Pierre, comme un obstac au dévlopmen urbin, hop, rasibus….et fermez vous g.ueules! De même les Arènes d’Arles, Bibracte, Grand, Saintes, qu’est-ce qu’on en a à branler des romains….sont morts.

en loucedé,tout cela, en loucedé, l’identité française, ce subtil équilibre entre démocratie et volontarisme étatique se dilue. De même, pour la dénationalisation de 450000 hectares de forêts, vendues à des opérateurs privés qui ont obtenu la suppression du Code Forestier!
et finis finarum, à l’occasion de la COP 21 (cop en engliche, ça veut dire flicard de merde !) , cette mascarade indigne, le père Valls et son valet Cazeneuve ont décidé de rétablir les contrôles flicardins aux frontières, et partout sur le territoire, pour paller l’éventualité d’une attaque d e vilains bougnoules kalachnikovés contre les conférenciers venus pour , v’z’alllez voir çà, stopper la hausse des températures.
Hollande aura réuss à accomplir le vieux fantasme socialiste, celui de Guy Ouefmollet ou de Jules Moch :l’établissement d’un état bonapartiste aux petits pieds auquel il manque un Fouché, un Talleyrand …et un Bonaparte.

Salut les gars de la narine.

Zoon dit: 30 octobre 2015 à 9 h 32 min

hamlet dit: 30 octobre 2015 à 9 h 19 min
Zoon dit: 30 octobre 2015 à 9 h 12 min

vous êtes aussi faux derche que Dieudonné.

votre humour rappelle un peu celui de Goebbels.

Ah bien bravo !
Ah bien, merci !

Je suis bouleversé jusqu’aux larmes d’être si mal compris.

hamlet dit: 30 octobre 2015 à 9 h 19 min

Zoon dit: 30 octobre 2015 à 9 h 12 min

vous êtes aussi faux derche que Dieudonné.

votre humour rappelle un peu celui de Goebbels.

ZEUS..... dit: 30 octobre 2015 à 8 h 33 min

Le « poupin Youp là Bloom », insulte indigne car antimite de Zonzon, est l’équivalent de traiter la Ministricule de l’Injustice de « guenon Cheetah » !

Lamentable.

Mais que fait la Police ?…. Ah… elle se marre….. quels salopiots !

renato dit: 30 octobre 2015 à 8 h 26 min

« Life is hard enough for poor mortals, without having it indefinitely embittered for them by bad art. »
Robert Louis Stevenson

bérénice dit: 30 octobre 2015 à 8 h 20 min

mal éclairée, je vous prie d’accepter cette correction et d’excuser les erreurs que je n’aurai pas prises en considération considérant le silence qui les portent comme accord tacite ou implicite à l’indulgence, nous avons, il est vrai, tant d’importantes tâches qui attendent de trouver preneurs.

bérénice dit: 30 octobre 2015 à 8 h 16 min

Enfin pour les gens honnis nous avons à disposition tout un lexique qui malheureusement ne passerait pas la barre haut placée de la censure même mexicaine, qui, si l’on en croit ce qu’en disent les livres est un pays où la licence s’est glissée jusqu’aux moindres interstices de la ruelle mal éclairées où l’on vous fera au minimum les poches jusqu’à l’organisation qui préside soumise aux pressions des cartels associés.

bérénice dit: 30 octobre 2015 à 8 h 10 min

vous parlez de daaphnée

Dans le cadre de cette hypothèse faudra-t-il qu’il prévoit une révision du procès d’intention?

thomas dit: 30 octobre 2015 à 8 h 04 min

Bloom dit: 30 octobre 2015 à 7 h 13 min
Pour l’inconscient, voir le bureau de Yasmina Khadra, ancien miliaire affublé d’un nom de femme

Jamais lu
Au sujet de son nom de plume, il a (paraît-il) pris celui de son épouse ( pour échapper à la répression dans les années 90 là-bas. Pas très galant

thomas dit: 30 octobre 2015 à 8 h 02 min

ZEUS….. dit: 30 octobre 2015 à 7 h 27 min
La hyène dactylographique de 7:17 est une vipère même pas lubrique …

vous parlez de daaphnée

ZEUS..... dit: 30 octobre 2015 à 7 h 27 min

La hyène dactylographique de 7:17 est une vipère même pas lubrique …

Tout juste un miséreux oublié de maison de retraite économique, dans le 93. Notre Christiane est une merveille en voie de béatification par François l’Autre, celui qui boulègue à Roma comme un diable en bénitier.

que ma joie demeure dit: 30 octobre 2015 à 7 h 17 min

Cela a été une immense joie.

Le philosophe de la joie, c’est pas Pascal, c’est Cristiane, notre bas-bleu maison. Cricri c’est la joie incarnée, la joie sensible, expérimentée au quotidien!
Joie de pousser sa crotte matinale en offrande au Seigneur.
Joie de faire les courses et de palper longuement les fruits et légumes.
Joie de passer l’aspirateur et les têtes de loup dans les coins.
Joie de marcher dans la lumière de Jiji Cricri.
Heureux les simples d’esprits…

Bloom dit: 30 octobre 2015 à 7 h 13 min

Pour l’inconscient, voir le bureau de Yasmina Khadra, ancien miliaire affublé d’un nom de femme; assez imbuvable d’après mon ami consul…enfin ce que j’en dis…

quand l'inconscient nous trahit dit: 30 octobre 2015 à 7 h 05 min

Boualem Kaddour & Heddi Sansal

Pour Bloom, tous les Arabes se ressemblent. Boualem Sansal ou Heddi Kaddour, c’est du pareil du même, kif-kif dromadaire : des rebeus de service.

bérénice dit: 30 octobre 2015 à 6 h 55 min

Tu sais, le voyeur.

Je n’avais pas attaché l’importance qui convient à votre remarque cependant après inventaire de mémoire, dans ce film qui a pour objet le flicage et l’espionnage notamment de la vie d’un groupe d’intellectuels et d’artistes en ex-RDA par le biais d’écoutes, le responsable chargé des écoutes devient incidemment dissident et la chute tragique ne peut lui être imputée.

ZEUS..... dit: 30 octobre 2015 à 6 h 24 min

Puisqu’on parle d’espace et de temps, il peut être fructueux de lire, ou relire, les aimables Carlo Rovelli, Brian Greene, Lee Smolin, et autres chercheurs et théoriciens compétents.

La nostalgypte nous ratatine.. là où l’étude de la gravitation quantique à boucles – laissons tomber les cordes qui ne donnent rien – nous amène à l’infiniment questionné, l’univers, autrement plus intéressant que les souvenirs d’une Egypte idéalisée …

Bloom dit: 30 octobre 2015 à 5 h 30 min

RE:
L’Académie française, meilleure en littérature qu’en maths, considère que Boualem Kaddour & Heddi Sansal sont les 2084 prépondérants de 2015.

christiane dit: 29 octobre 2015 à 23 h 34 min

@hamlet dit: 29 octobre 2015 à 21 h 17 min
Mais oui, je me souviens. c’était sur votre drôle de blog aussi fou qu’une enquête du père Brown ! Merci, merci, merci. Cela a été une immense joie. Comme un livre, un auteur que j’attendais, correspondant point par point à ma fantaisie.
Je me suis séparée de bien des livres dans mon déménagement mais pas de celui-ci.
Il a remplacé tous les polars que j’aimais lire car ce drôle de détective ne fonctionnait qu’avec le cœur et se battait non contre les criminels mais contre le mal avec une compréhension des êtres humains assez proche de certaines intuitions de Simenon. (Mais avec un supplément de folie douce bien sympathique.)
Pour fêter ce souvenir un petit fragment de Musil (Œuvres pré-posthumes, le livre que je lisais alors et dans ce livre, cette toute petite histoire qui m’avait donné envie d’être une souris (pour le portrait que vous demandiez à chacun) :
« La Souris
Cette toute petite histoire, un trait, une pointe plutôt qu’une histoire, s’est produite au cours de la Grande Guerre (…)
Tout à côté du banc, peu fréquenté, une petite souris s’était organisé un système de tranchées. A la taille d’une souris, avec des trous pour s’éclipser et ressortir ailleurs. (…)
…on ne savait plus si c’était ce petit œil noir et vif qui tournait, ou l’immense immobilité des montagnes. On ne savait plus si c’était la volonté du monde qui s’accomplissait en vous, ou celle de cette souris, brillant dans un œil minuscule et solitaire. On ne savait plus s’il y avait encore des batailles, ou si c’était déjà l’éternité.
On aurait pu continuer ainsi longtemps, à sa guise, avec ces choses que l’on sentait inconnaissables ; mais c’est déjà toute la petite histoire puisque entre-temps chaque fois, avant même que l’on pût dire exactement où elle s’arrêtait, elle était terminée. »

Sergio dit: 29 octobre 2015 à 22 h 49 min

D. dit: 29 octobre 2015 à 19 h 54 min
un granule insécable de temps

Strange… C’est possible, bien sûr, mais… Et l’espace ? C’est comme les bouteilles de vodka de Геласимов, on peut toujours en rentrer dans le frigo…

bérénice dit: 29 octobre 2015 à 21 h 41 min

elle qui divague totalement sur le sujet.

Je n’ai fait que transmettre en copiant-collant la pensée d’un philosophe qui et quand bien même mes efforts ont été souvent vains à le comprendre (la philo c’est un peu comme une mathématique, tu rate un maillon de la chaîne du raisonnement et t’es cuit) n’est pas des moindres.

bérénice dit: 29 octobre 2015 à 21 h 32 min

proust n’y aurait pas retrouvé sa couvée

Proust! Je ne pense pas un instant faire oeuvre de quoi que ce soit, pur divertissement, il faut bien que les activités inter-fétatoires trouvent palliatifs. Je vous prie d’excuser ou éventuellement de m’exonérer de ce point de ponctuation, dans le cas contraire, je le ferais sans votre agrément. Merci.

hamlet dit: 29 octobre 2015 à 21 h 17 min

christiane, souvenez-vous, qui vous a fait découvrir Chesterton ? vous a donné l’envie de le lire ?
souvenez-vous la petite photo de la petite souris.
vous vous en rappeler ?
n’oubliez pas.

prétentieux ? est-ce donc que prétention que revendiquer la mémoire ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 29 octobre 2015 à 20 h 59 min


…il n’y à, pas de regrets à avoir de ne pas percer dans la vie,!…

…surtout, que la plupart du temps; les réussites  » percées  » sociales,…se coulent à flots d’amont à son aval,!…
…vous voulez percer,…c’est pour un barrage, ou une  » grosse « , inondation,!…
…le travail, rend aveugle, et abruti,…
…l’ingéniosité aussi,!…à d’autres niveaux,!…

…faite ceci, faite cela,…du travail, pour ne pas en penser,!…
…et ses petites graines, pour la reproduction,!…
…le but,…pour se faire voler,!…sa biologie, ses A.D.N.,…etc,!…
…Non, merci,!…jamais, sans être le plus puissant et riches en châteaux et domaines du lieu ou je vis,!…Nà,!…
…du jus, allez en cherchez chez vos barbares et juifs en diversions de fêtes et autres distractions,!…sans objectivités,!…

…faire son assiette le soir,!…
…s’attacher aux ingrédients,!…l’équilibre,!…
…des secrets pour une sérénité conviviale,!…et pour personne,!…

…surtout, n’invitez,…pas des millionnaires du sheriff,!…of course,!…
…encore des espions du capitalisme,!…laissons les crevés dans la luxure, la plus fine,!…
…un autre James Bond, les mains dans les poches,!…la mousse des pierres en diras long,!…Ah,!Ah,!…etc,!…

hamlet dit: 29 octobre 2015 à 20 h 45 min

@christiane, désolé de vous contredire mais non.

ce Père Brown, d’apparence insignifiante, il est plus proche de Lewwis Caroll que de Sherlock Holmes : non.

Les meurtres sont des défis pour la logique, ses enquêtes du non-sens absolu : non.

et pourtant quelle précision dans sa pensée : non

chaque histoire a une fin insolite : non

G.K.C était critique littéraire. son personnage lui ressemblerait il : non.

ça me rassure, je comprends que vous puissiez comparez ce que raconte D. à du Chesterton.

je pensais que vous parliez du vrai Chesterton.

D. dit: 29 octobre 2015 à 19 h 54 min

Cet après-midi je me suis assis sur un énorme mégalithe (dont je tairai l’emplacement) et, sous l’influence d’ondes telluriques exceptionnelles, j’ai médité sur l’infini afin de remettre Bérénice sur les rails, elle qui divague totalement sur le sujet.

Voici donc ce qu’est l’infini : une pure abstraction. Seuls les objets mathématiques sont infinis. On croit que le reste l’est aussi or il n’est tout simplement pas de notre portée de l’apprécier. Le nombre de grains se sables dans tous les univers est bien fini, mais on oublie qu’il n’a aucun sens car en perpétuel mouvement. Des grains se créent, d’autres disparaissent. Le temps est parfaitement fini, à chaque bout, figurez-vous, et il en est de même de l’espace. Si vous étiez tentés de les couper en morceaux de plus en plus petits, vous aboutiriez à un granule insécable de temps, celui qui vous suffit pour ce que vous avez à en faire. Au delà de votre portée existent d’autres granules de temps, mais c’est déjà de l’abstraction.
Voilà, tout est rectifié et bien clair pour tous, je vous propose d’aller manger puis d’aller vous coucher, c’est ce que vous avez de mieux à faire. Le reste, ce sont des choses superflues qu’on vous raconte et manifestement ça vous pose problème. Autant ne pas les entendre.

Gargamelle dit: 29 octobre 2015 à 19 h 53 min

@19.45 comment t’sais si sa critique est bonne si t’as pas lu le book ?… t’es fortiche mais là et pi t’as pas mis le lien, on te croit pas, c pas toua.

les usurpatrices sont de retour dit: 29 octobre 2015 à 19 h 49 min

@19.35 il manque un point d’interrogation à la question posée, non ? proust n’y aurait pas retrouvé sa couvée

bérénice dit: 29 octobre 2015 à 19 h 48 min

Alors là si on se doit de lire dans le marc de café autant tenter de lire une langue orientale, ils sont méritants tous ces gens à l’alphabet différent qui se convertissent au latin.

la vie dans les bois dit: 29 octobre 2015 à 19 h 45 min

Pour une bonne critique littéraire de ce livre de B. Sansal que je ne lirai pas, j’ai déjà donné l’adresse du S.talker.

Coucou Javert dit: 29 octobre 2015 à 19 h 42 min

C’est avec une très grande joie, que j’apprends ce soir, ce prix littéraire décerné à Hédi Kaddour.

La joie est partagée avec Boualem S., Jugurtha, ça te déneige ?

la vie dans les bois dit: 29 octobre 2015 à 19 h 42 min

Et puis tu sais quoi javert ?
Je vais te le dire une bonne fois pour toutes.
Ce n’est pas impunément que l’on se met sous la protection d’un roi de la montagne.

bérénice dit: 29 octobre 2015 à 19 h 35 min

Que d’agressivité se dispense en ces lieux, que d’arrogance, ne seriez-vous pas tous un peu parfois ( je ne m’exclus pas) parano ou mytho ou schizo ou carrément délirant suffisant cherchant à enfoncer ses ongles dans l’œil du voisin parce qu’il gêne et que la Loi nous interdit le crime à moins d’assumer la punition qui ne tarderait pas si nous nous en rendions coupable sans l’aide d’une logistique de voyous mafieux qui loin de ces sphères respectables où nous flânons cultivent d’autres savoir-faire, à défaut de savoir penser autrement qu’en terme petit délit petit profit petit risque à transférer sur une échelle de valeurs graduant le risque et le gain et quoiqu’à tuer Dieu, on ait tout à perdre.

la vie dans les bois dit: 29 octobre 2015 à 19 h 25 min

Bel effort javert à 16h52, mais tu sais quoi ?
Comme tu es du genre coucou à nicher dans ce qui ne t’appartient pas, où, si tu préfères, au cinéma je t’imagine bien dans le casting de la vie des autres… Tu sais, le voyeur.

Au moment où ce délinquant postait sous mon pseudo- merci de penser à la science!- j’étais dans une féérie… Comme la neige a neigé, une splendeur.

C’est avec une très grande joie, que j’apprends ce soir, ce prix littéraire décerné à Hédi Kaddour.
Et je partage cette joie avec ceux qui ont embarqué sur le Jugurtha.

bérénice dit: 29 octobre 2015 à 19 h 17 min

qui aurait pu le faire frémir de joie .Lola

Vous savez que sur certains points, il existe des invariants et Mr Court n’échappe pas à cette règle, sans vouloir en révéler plus sur la face cachée de l’astre. Ils sont (les hommes) partant de ce principe(l’invariant) des êtres de chair qui oublient assez facilement la belle intellectualité et ce qui en résulterait si en toutes circonstances ils parvenaient à ce souvenir en en faisant une prérogative du fruit de leurs études. Court est un obsédé parmi les autres, je doute qu’il subsiste quelques romantiques quoique douter soit toujours moteur et que la vie s’inscrive en un mouvement qui peut aussi se traduire par translation et bien qu’il existe des mouvements d’autres sortes, vibratiles, rotatoires, que saurais-je qui ne suis en rien experte.

christiane dit: 29 octobre 2015 à 19 h 16 min

@hamlet dit: 29 octobre 2015 à 17 h 23 min
Bonsoir Hamlet,
je vous réponds puis je quitte l’ordinateur.
Oui, D, me fait penser ) G.K. Chesterton.
Oui, j’aime les livres de G.K.Chesterton.
Pas tellement celui de La Sphère et la Croix trop spiritualiste mais ses parodies de roman policier sans victime, sans criminel, là où il joue avec les règles du roman policier jusqu’à l’absurde. Ah, ce Père Brown, d’apparence insignifiante, il est plus proche de Lewwis Caroll que de Sherlock Holmes (bien qu’il feint comme ce dernier de se désintéresser des enquêtes). C’est plein de poésie loufoque. Les meurtres sont des défis pour la logique, ses enquêtes du non-sens absolu, complètement incohérentes et la police n’a jamais le temps d’intervenir. Le fantastique devient quotidien.
Et pourtant quelle précision dans sa pensée, dans ses analyses psychologiques malgré son air distrait et débonnaire et quelle intuition. Il aime les puzzles et cherche toujours le morceau manquant : pourquoi ? chaque histoire a une fin insolite.
G.K.C était critique littéraire. son personnage lui ressemblerait-il ?

Sergio dit: 29 octobre 2015 à 19 h 14 min

« Mais quel nostalgie plus profonde pouvons-nous avoir que celle d’abolir le temps ? »

On peut en éprouver la nostalgie en même temps que l’on découvre la notion ! Avec de l’entraînement, bien sûr…

christiane dit: 29 octobre 2015 à 18 h 42 min

@D. dit: 29 octobre 2015 à 17 h 26 min
J’ai recherché !
Sur le blog de Paul Edel (« Près-loin »)
sous le billet du 27 août 2015 :
3/09 à 9h47
3/09 à 12h40
3/09 à 19h05
4/09 à 8h39
4/09 à 13h08
4/09 à 18h05
5/09 à 18h36
et sous le billet « Barbara Brecht Schall du 3/09/2015
5/09 à 12h33 et 14h

F. dit: 29 octobre 2015 à 18 h 28 min

Dans la dernière sélection Goncourt, il y a trois beaux romans. Et un quatrième beaucoup moins bien, c’est celui de Tobie Nathan.

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 29 octobre 2015 à 18 h 27 min

Les semailles dans le grenier maintenant. On va pas risquer une foulure tout de même…

ZEUS..... dit: 29 octobre 2015 à 17 h 46 min

On peut comprendre que vieux blaireaux et vieilles blairelles (femelle du blaireau) soient nostalgiques : les vieilles gens tentent désespérément de trouver un sens à leur vie en ré-enchantant le passé au prix de n’importe quel mensonge !

Vieilles voiles qui battent au moindre vent et qui ne servent plus …..

Sergio dit: 29 octobre 2015 à 17 h 41 min

hamlet dit: 29 octobre 2015 à 16 h 31 min
relisez donc D. : il n’y a aucune profondeur dans ce qu’il dit, ce qu’il raconte c’est de la brocante ! le niveau zéro de la brocante de bazar !

Comme Courtial, alors ! Sosthène…

Non non non une fois il s’est fendu d’un couplet sur les pièges que peut chaque moment tendre la sonorité des mots, fort bien troussé comme on dit, et d’abord bien observé.

Passeque évidemment la soluce y en a pas, c’est un peu de la programmation par contrainte, on navigue entre les écueils et on essaie de se ramasser les moins coupants dans le contexte de l’instant…

ZEUS..... dit: 29 octobre 2015 à 17 h 41 min

Je suis revenu vous dire qu’il ne faut pas être nostalgique, ni même nostalgypte, tout ça c’est des couillonnades !

La nostalgie est un sentiment, une émotion, pour blaireaux.

D. dit: 29 octobre 2015 à 17 h 26 min

@ mes impressions de lectrice sur un blog proche.
Pourriez-vous nous dire lequel, chère Christiane, et nous donner le lien, sans vouloir trop mettre à l’épreuve votre légitime pudeur à ce sujet ? J’aimerais bien pouvoir lire vos impressions en préparant mes pâtes au miel de Bretagne, ce soir.

hamlet dit: 29 octobre 2015 à 17 h 23 min

@christiane, vous aimez peut-être les brocantes, mais vous ne semblez guère aimer ce pauvre Chesterton.

la sérendipité ? quel drôle de mot, un mot qui décrit sur le mode déductif un processus inductif.
parce qu’il y a toujours une découverte ou une invention à la fin de ce mot, alors que derrière les inventaires de D. il n’y a jamais rien.
cela ne sert à rien de faire l’inventaire d’un grenier si cet inventaire n’est qu’un inventaire, pour qu’il y ait sérendipité, il faut trouver dans cet inventaire, par exemple, deux objets inattendues, comme par exemple une chaussure et un pied, et se rendre compte après coup que cette chaussure va à ce pied comme un gant pour en tirer un concept nouveau ! où alors trouver des allumettes et un baril de poudre pour découvrir que le toit de la maison n’était pas aussi solide qu’il n’en avait l’air, ou je sais pas quoi mais il faut trouver quelque chose.
et D. ne trouve rien !
Chesterton trouve, il ne dit jamais « le monde est merveilleux », le lecteur se le dit, à la fin, parce que lire Chesterton est toujours une sérendipité où le lecteur découvre quelque chose à partir de rien.
mais pas D.!!!!!!!!!!!!!

D. avez-vous déjà découvert quelque chose ?
non ?

vous voyez christiane, D. lui-même le dit !

christiane dit: 29 octobre 2015 à 17 h 13 min

@Jules et Edmond dit: 29 octobre 2015 à 12 h 22 min
Quitte à les citer… vient d’être rééditée chez « Parkstone International », une savoureuse biographie de Fragonard, écrite par Edmond et Jules de Goncourt (9€95). (A glisser dans les bagages de Lola)
« A peine s’il jette ses touches ; il dégrossit à grands coups les visages,(…). Son pinceau étend les couleurs en lanières à la façon d’un couteau à palette. Sous sa brosse enfiévrée qui va et vient, les collerettes bouillonnent et se guindent, les plis serpentent, les manteaux se tordent, les vestes se cambrent, les étoffes s’enflent et ronflent en grands plis (…) Le bleu, le vermillon, l’orange coule sur les collets et les toques… ».
C’est vraiment ce que j’ai ressenti en allant de toile en toile de ce peintre virtuose, dans la splendide exposition du musée du Luxembourg. je me souviens du « vieillard lisant », dit « Le Philosophe ». Rapidité de la touche dans les blancs cassés pour placer, en fin de travail, boucles des cheveux, barbe, feuilles du livres, plis du vêtement, lumières sur la peau : éblouissant !
Quant au livre de M.Enard Boussole, j’ai tenté de noter mes impressions de lectrice sur un blog proche.

zuzu dit: 29 octobre 2015 à 16 h 59 min

Hamlet elisez donc D. : « il n’y a aucune profondeur dans ce qu’il dit, ce qu’il raconte c’est de la brocante ! le niveau zéro de la brocante de bazar !
le niveau – 100 de l’inventaire de grenier de son grand père de mes deux ! »

D comme daaphnée …

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 29 octobre 2015 à 16 h 57 min

cette précieuse notion de serendipité

Ah oui c’est mignon. Et ça sonne bien. Avec comme un écho qui précède, tout ce qu’il faut !

christiane dit: 29 octobre 2015 à 16 h 53 min

@hamlet dit: 29 octobre 2015 à 16 h 31 min
(Et pourtant j’aime les brocantes !)
Mais lisez LVDB et cette précieuse notion de serendipité. les mots n’appuient pas pour évoquer le poète-astrologue et ses trouvailles fortuites.

Résumons..... dit: 29 octobre 2015 à 16 h 47 min

Hamlet ! Hamlet ! Voyons ! Vous qui êtes capable de nous tartiner 3 pages de récit mythique pseudo nietzschéen, à deux doigts d’être onfrayen, avec une pointe de voltairien fatigué, récit prodigieux de la Course de Vitesse des Escargots de l’Estaque en 1958, époque de Gastounet le Vieux Porc…. vous venez tirer la barbe de D., l’accusant de dire n’importe quoi !? Allons ! Allons, jeune homme …

hamlet dit: 29 octobre 2015 à 16 h 39 min

il est où WGG ?
WGG ! j’ai une question, je suis revenu exprès, vous connaissez le passage du pari de Pascal, savez-vous pourquoi à aucun moment il ne parle d’espérance mathématique ? pourtant cette notion il l’a connait, il sait que l’espérance mathématique correspond exactement à ce qu’il dit, à savoir le produit de la probabilité par le gain, et pourtant il ne le dit pas ! pourquoi ?
ç’aurait étéé pourtant un moyen de donner à son argument un socle scientifique, comme les gens qui jouent à la loterie, même s’ils savent qu’ils ont de grande chance de perdre, comme le gain est infini, dans la mesure où ce gain changera leur vie, alors l’espérance mathématique devient elle-même infinie, et voilà, c’est simple, tout s’explique, alors pourquoi le fait-il pas ?
si vous voulez je peux vous donner la réponse, mais il faut me promettre d’être plus gentil avec vos petits camarades.

hamlet dit: 29 octobre 2015 à 16 h 31 min

« christiane dit: 29 octobre 2015 à 15 h 49 min
@D. dit: 29 octobre 2015 à 15 h 10 min
Vous lisant, de commentaire en commentaire, je pense à J.-K. Chesterton. »

D. comme Chesterton ? vous voulez plaisanter christiane ?

relisez donc D. : il n’y a aucune profondeur dans ce qu’il dit, ce qu’il raconte c’est de la brocante ! le niveau zéro de la brocante de bazar !
le niveau – 100 de l’inventaire de grenier de son grand père de mes deux !

allons christiane, reprenez-vus je vous ai connue plus inspirée.

Sergio dit: 29 octobre 2015 à 16 h 27 min

Si l’Hitlam s’effondre, cela engendrera aussi une nostalgie propre, comparable à celle du communisme en Ursse ; dans les deux cas c’est bien pauvret, mais la nostalgie a ceci de particulier qu’elle se nourrit essentiellement d’elle-même, puisque l’on a même la nostalgie de la nostalgie…

Résumons..... dit: 29 octobre 2015 à 16 h 21 min

Vous comparez Christiane T. à un singe ? Délit de racisme. Le tribunal vous attend au tournant… Vous comparez Schwarzenegger à un gorille ? Franche rigolade. On n’en parle plus 5 minutes plus tard…

Je n’y comprend plus rien, car , par Gobineau, un gorille c’est un singe, non ?!

christiane dit: 29 octobre 2015 à 15 h 49 min

@D. dit: 29 octobre 2015 à 15 h 10 min
Vous lisant, de commentaire en commentaire, je pense à J.-K. Chesterton. Comme lui vous êtes étonné par l’étrangeté et vous vous y sentez bien. Une folie douce où vous perdez tout, sauf la raison ! Jouez avec l’absurde, saltimbanque, votre humour est ici, salvateur.
Souvent, pour alléger la vie, je saisis et plonge avec ravissement dans Les enquêtes du Père Brown

Sergio dit: 29 octobre 2015 à 15 h 39 min

Résumons….. dit: 29 octobre 2015 à 14 h 17 min
La vie n’est faite que de hasard et de chaos.

Ha oui mais ça dépend si on est avant le point de Feigenbaum (~3,57) ou après : là c’est le chaos, et avant ça l’est pas ; et entre les deux, c’est-à-dire sur le point lui-même, ben c’est… Comment dire… Indéfini !

ami sincère et dévoué dit: 29 octobre 2015 à 15 h 30 min

Résumons….. dit: 29 octobre 2015 à 14 h 17 min
La vie n’est faite que de hasard et de chaos.

en ce qui te concerne ça ne ressemble à rien c’est sûr

no regret dit: 29 octobre 2015 à 15 h 25 min

 » Parfois sur le chemin de la vie, on ne s’attend pas du tout à retrouver certaines personnes… que l’on avait perdues. »

hasard qui n’a cependant guère ou pas d’importance dans le cours des choses (Ya perdues et perdues et coïncidences et coïncidences )

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 29 octobre 2015 à 15 h 19 min

Il y a de la pub pour l’alcool dans les revues féminines passou ? Ah oui non…

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 29 octobre 2015 à 15 h 12 min

Nabila, chirurgie esthétique à 20 ans pour prétendre ensuite que Deneuve est une vieille jalouse. La France de maintenant encore chaude des sunlights. Que dire de plus ? Rien. N’ajoutons plus d’absconneries sur la tablette.

D. dit: 29 octobre 2015 à 15 h 10 min

christiane dit: 29 octobre 2015 à 15 h 00 min
Parfois sur le chemin de la vie, on ne s’attend pas du tout à retrouver certaines personnes… que l’on avait perdues.

C’est très vrai, Christiane. Il en va de même pour les objets. Dans le grenier de ma tante, j’ai retrouvé une paire de baskets qui m’avaient appartenu il y a vingt-cinq ans et dont j’avais complètement oublié l’existence. Ce sont ces petits hasards qui nous rappellent que Dieu est amour.

christiane dit: 29 octobre 2015 à 15 h 00 min

@Résumons….. dit: 29 octobre 2015 à 14 h 17 min
Juste et faux.Les hasards , parfois sont de drôles de coïncidences. Une situation apparemment absurde, avec le temps devient cohérente. Et les rencontres ? Parfois sur le chemin de la vie, on ne s’attend pas du tout à retrouver certaines personnes… que l’on avait perdues.

Bloom dit: 29 octobre 2015 à 14 h 57 min

C’est aussi beau qu’un ver de Mallarmé mais tout aussi abscons !

Là encore, Baroz, en traduction anglaise, le vers de Stephen Baddlyarmed devient limpide & se pare d’une beauté nordique & tragique…Pas pour rien qu’il professait assidument la shakespearienne langue.

Bloom dit: 29 octobre 2015 à 14 h 44 min

L’anus, point G des hommes

Point Q, Baroz.

Sur un air bien connu: « Heureusement il y a la nusse, la nusse, la nusse… »

« This has turned out to be an Annus Horribilis » (La Reine Elizabeth, fin 1992) Après les noces princières, la nusse royal…

évidence dit: 29 octobre 2015 à 14 h 33 min

l’imposture permanente : celle de JC signant Zeus qui se débine à 13:13 pour revenir sous Résumons…. croyant faire son malin , ce désir de se dissimuler comme le péteux qu’il est car il traîne toutes ses casseroles de haine et de mépris depuis si longtemps sous le pseudo JC qu’il essaie vainement de ses refaire une virginité, se donner quelque respectabilité que lui accorde quelques naïfs ou godiches comme christiane, seul Attila ayant compris la mécanique de ce zozo… que Madame Verniglia connait bien, elle, comme tous ceux de la rue Fournier et de la pissotière que fréquente quotidiennement ce PQ… ouf !

le garçon qu'on appelait monsieur dit: 29 octobre 2015 à 14 h 22 min

Si JC est Champagne ils sont vraiment payés pour s’emm… chez les hautes instances du théâtre populaire.

Résumons..... dit: 29 octobre 2015 à 14 h 17 min

Tout à fait contre l’idée que la vie est un puzzle !! Tout, sauf un puzzle qui induirait une notion de cohérence inexistante, absurde, inconcevable, inutile… par nature !

La vie n’est faite que de hasard et de chaos.

theo dit: 29 octobre 2015 à 14 h 17 min

Attila dit: 29 octobre 2015 à 14 h 08 min

oui jc est plus qu’obsédé (en plus de c.. fhaineux)
et cette chère christiane qui se trouve originale avec ses envolées sur les puzzles…
Bon, assez déc..né

lola dit: 29 octobre 2015 à 14 h 16 min

Bérénice 13h53. Que vous êtes compliquée ! je ne suggère qu’une chose, je vais relire les Idylles de Théocrite, magnifique poète qui écrivait bien sûr en grec, ancien, mais vivait en Sicile.Et j’emporte un bilingue,sérieux ,n’est-ce pas !! !allez,zou ! bien à vous, comme dirait M.Court. J’ai lu un éreintement du sérialisme et de ses malsonances qui aurait pu le faire frémir de joie .L

Attila dit: 29 octobre 2015 à 14 h 08 min

Aucune obsession me concernant, en passant, je réponds seulement à celle de JC, qui, décidément, s’intéresse beaucoup à la vie, supposée torride, de mon pauvre anus !
A ce demander ce que celui-ci lui a fait ?

lola dit: 29 octobre 2015 à 13 h 59 min

A Christiane, midi. Quel pied d’entendre Tobie.N et Paula.J. » Je suis né dans un arbre et l’arbre on l’a coupé »; c’est une chanson de guy Béart, pas sérieux sur un blog où l’on discute doctement de la « déconstruction »; et ils ont bien raison d’en profiter,ceux qui ont envie d’en causer. Je vais fuir un peu les trivialités de la réalité; faire gonfler mes pneus , 2 livres dans mon sac, le tout petit Fragonard,et « le labyrinthe du singe » d’alain Roussel » l’article de la « Quinzaine » m’a plus; et puis, cette image cocasse et délicieuse : Mélusine en son bain épiée par Raymondin ;Raymondin est bizarre,ça lui a fait un drôle d’effet de regarder Mélusine! mais le hallebardier à gauche, a une de ces jambes<;;;le serpent ,pas mal non plus !
N'oubliez pas de lire Flo.Noiville!!!!!!!!!!!!
je n'ai toujours pas compris où est l'entourloupe, car il y en a une. Beau soleil.A plus . L

Zoon dit: 29 octobre 2015 à 13 h 59 min

Zoon dit: 29 octobre 2015 à 13 h 54 min
J’ai toujours éprouvé une grande admiration pour « la Disparition », de Georges Perec.

Cinq minutes après, j’en rigole encore. Ce que je peux être con tout de même.

bérénice dit: 29 octobre 2015 à 13 h 53 min

Bon après, si vous désirez signifier qu’en Sicile comme le voudrait le dicton populaire on peut sans pécher s’adonner à des penchants qu’une société Antique autorisait, homosexualité pédérastie, ce peut être une hypothèse, une piste d’interprétation à cette poudre qui souvent s’abat sur l’arbre en vie et le noircit. Un véritable fléau, la foudre.

Attila dit: 29 octobre 2015 à 13 h 53 min

« La vie est comme un puzzle, Zeus. Le dernier morceau posé, le voyage prend sens. »

Ou non sens, Christiane !

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