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La République Des Livres par Pierre Assouline

Du vain gadget de l’uchronie

Et si… Que peut bien donner un tel présupposé ? Chez des écrivains, un exercice de style ; chez des intellectuels, un jeu de l’esprit ; chez des psychanalystes, un symptôme prometteur ; chez des communicants, un gadget profitable ; et chez des historiens, un master de plus. On sait que l’uchronie, terme inventé par Charles Renouvier qui associa la notion à l’utopie dans l’Histoire, s’est employée avec méthode à la réécrire en modifiant un événement du passé ; elle s’enseigne, s’étudie, s’analyse, surtout aux Etats-Unis (alternate history) ; mais elle a beau s’entourer d’un apparat scientifique pour imaginer les conséquences possibles de cette modification, elle a du mal à convaincre sceptiques et indifférents. La science-fiction est à son affaire lorsqu’elle modifie le passé en remontant dans le temps ; mais quoi de plus vain que de noircir des milliers de pages pour chercher à comprendre qu’elle aurait été l’état de l’Amérique à la fin du XIXème siècle si le chemin de fer s’y était développé vingt ans plus tard ? Si la coalition médo-babylonienne avait échoué face à Ninive ? Et quelles auraient été les conséquences si la Franche-Comté et l’Artois n’avaient pas été rétrocédés aux Habsbourg pour s’assurer leur neutralité avant les guerres d’Italie ? Car enfin, quel intérêt autre que la simple curiosité ludique que de chercher à savoir ce qui serait advenu si Abd El Rahman avait remporté la bataille de Poitiers…

La chose a pourtant ses amateurs en France. Quelques années après les historiens Anthony Rowley et Fabrice d’Almeida qui lui consacrèrent un essai original, l’universitaire Pierre Bayard s’y est mis en sa double qualité de littéraire et de psy, dans la lignée des livres facétieux qui lui ont valu une notoriété internationale : Comment améliorer les œuvres ratées ? Comment parler des livres qu’on n’a pas lus ? Et si les œuvres changeaient d’auteur ? etc Sauf que cette fois, avec Aurais-je été résistant ou bourreau ? (157 pages, 15 euros, Minuit), son humour s’est arrêté aux charniers ; la matière ne lui autorisait même pas l’ironie. Juste le pas de côté par lequel il s’est permis d’introduire de la fiction dans un essai théorique. Passons sur la dimension binaire, et donc réductrice, du titre. L’auteur, né en 1954, s’interroge sur son attitude pendant l’Occupation si, comme son père, il était né en 1922. S’aidant de notions telles que « personnage-délégué » et « personnalité potentielle », il considère que l’individu n’est pas seulement le fruit d’un conteste historique et géographique ; il lui manque de vivre une grave situation de crise pour se révéler à lui-même (toute l’œuvre de Simenon l’avait déjà exploré non sans génie).

Pierre Bayard se lance donc à la recherche de son passé réinventé modèles édifiants à l’appui, de Daniel Cordier à Lacombe Lucien en passant par Romain Gary, les Scholl et les « hommes ordinaires » du 101èe bataillon de la police allemande. Résultat de l’enquête introspective: comme son père, il aurait fait khâgne, hypokhâgne en zone libre puis Normale sup ; mais contrairement à lui, le STO, dont il se fera exempter, ne le précipitera pas dans la Résistance, sa foi n’étant pas assez forte pour surmonter sa peur. Choyé par la critique, Pierre Bayard s’est senti, hélas, encouragé. Il a donc bien l’intention de récidiver avec une série dont son personnage sera à nouveau le centre : après l’Occupation, la Révolution, le chevalier Bayard (c’est bien moins), l’Empire romain… Il semble d’ailleurs que le genre soit déjà tendance : Michel-Antoine Burnier et Léon Mercadet viennent de publier Il est midi dans le siècle (210 pages, 18,50 euros, Robert Laffont), roman dont le titre parodie un grand récit antistalinien de Victor Serge ; ils s’y demandent ce qui se serait passé si Lénine était mort dans un accident de train le 9 avril 1917 ; de quoi faire dérailler l’Histoire, en effet…

Au fond, ce genre d’expérience a la vertu d’un test. Pas celui que croit l’auteur qui veut y voir une réflexion sur les modalités de l’engagement, la capacité à désobéir et à sortir du cadre. Plutôt une mise à l’épreuve des lecteurs à qui l’Histoire importe. Comme un révélateur de la ligne de partage entre ceux qui sont prêts à voyager dans le temps dans un tel état d’esprit, et les autres qui tiennent ces pratiques imaginaires pour vaine fumisterie. On peut croire en effet que, dans l’ordre de la complexité, il y a déjà suffisamment à faire avec ce qui se passe et ce qui s’est passé pour ne avoir à se demander en plus comment cela aurait pu se passer.

(Illustration D.R)

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660 Réponses pour Du vain gadget de l’uchronie

Korv dit: 5 mars 2013 à 13 h 42 min

A défaut de présenter un intérét, l’uchronie est au moins un exercice des plus délicat, qui révèle le mieux les auteurs capables d’objectivités m’ai avis, car rarement des batailles ou des hommes on été décisifs a eux seuls, et le cours des choses est bien plus souvent issu davantage des entrelacs de conditions complexes en général ! Être capable de le discerner et de disserter dessus, là est un vrai talent ! Et au final, donne souvent de délicieux marshmallow pour l’esprit !

JC dit: 26 février 2013 à 11 h 46 min

Il a été dit par quelques-uns que l’uchronie était un merveilleux support de roman. Que Passou n’aime pas, c’est son droit. L’exercice n’étant en rien lié à la « causalité historique », pour ceux qui croient à tort qu’il en existe une, pourquoi ne pas se régaler de l’invention d’autres avenirs possibles ?

Le Tenancier dit: 26 février 2013 à 11 h 26 min

Manifestement, Pierre Assouline n’a lu que peu de choses en matière d’uchronie. Il manifeste pour cette exercice littéraire le mépris courant que l’on professe vis à vis de choses que l’on ignore. On se donne contenance comme on peut. Que nombre de commentateurs lui emboîte le pas n’est pas fait non plus pour m’étonner. On vient ici pour la contenance et non pour le contenu.
Citons deux textes pour renseigner les curieux plus utilement que les essais plus haut, lesquels sont sans doute intéressants mais qui ne sont que des commentaires sur un genre, en somme :
Le classique « Maître du Haut Château » de Dick et l’effrayant « Rapport du Reichsführer SS » de Gilles Perrault dans le recueil « Les sanglots longs ». Ce ne sont que deux minces exemples. Contrairement à ce que l’on voudrait nous faire accroire, l’uchronie requiert quelques talents littéraires, en matière d’Histoire et pas seulement un goût pour le conjectural. Cela veut dire en gros que ce n’est pas à la portée du tout venant de la littérature.
C’est peut être pour ça qu’Assouline a du mal…

dino dit: 26 février 2013 à 11 h 10 min

luis choy n’était pas syrien mais d’un pays sans guerre civile apparente –
on ne sait pas pour l’instant pourquoi il a été tué

renato dit: 26 février 2013 à 11 h 01 min

dino, comment a commencé le conflit intérieur syrien n’a aucune importance aujourd’hui car il s’est transformé en ‘guerre contre les civils’, donc tous les civils qui tombent, même les professionnels (médecins, infirmières, journalistes, photographes), sont victimes d’assassinats.

Enfin, la tendance à l’approximation qui semble être celle des maîtres de l’opinion étant ce qu’elle est, la lecture du journal est désormais devenue une activité fatigante car il faut tout rectifier.

François Delpla dit: 26 février 2013 à 10 h 50 min

je suis surpris que personne n’évoque une uchronie sur 1940 parue pour l’anniversaire de 2010 : « 1940 Et si la France avait continué la guerre » (Tallandier) http://www.tallandier.com/ouvrages.php?idO=617 … avec un tome 2 en 2012 et plus si affinités. Une tentative d’autant plus intéressant qu’elle avait pris naissance sur un site Internet anglophone de longues années plus tôt et s’était rapatriée en France http://www.1940lafrancecontinue.org/ pour cause de désaccord.

La caractéristique première de ce travail, aussi gros consommateur d’histoire réelle que d’imagination, est d’être une contre-uchronie. Car l’idée très répandue que « l’armistice ne pouvait être évité », avec son corollaire que l’Axe n’aurait fait qu’une bouchée d’une France continuant la lutte au Maghreb, est elle-même une uchronie, et des plus précaires.

Il était intéressant de le montrer et cela a été fait de façon très convaincante (même si, à mon avis, la limite du travail réside dans une compréhension insuffisante des talents manipulateurs de Hitler).

dino dit: 26 février 2013 à 10 h 35 min

renato dit: 26 février 2013 à 10 h 20 min
« Tués ou assassinés »

Le titre de l’article (mediapart) dit »tués » mais on peut dire assassinés en effet
(même hors d’un contexte de guerre civile ou autre – par ex luis choy a été abattu en sortant de chez lui ..)

Richard D. Nolane dit: 26 février 2013 à 10 h 26 min

Que P. ASSouline n’aime pas l’uchronie (sans manifestement y connaître grand-chose) c’est son problème. Mais qu’il nous assène cela avec le ton prétentieux de celui qui est confit dans l’immobilisme intellectuel de bon aloi das certains cercles parisiens, ça c’est plus dur à supporter.
Et c’est valable aussi pour une partie des commentaires qui précèdent et dont le côté consternant n’échappera à personne…
Alors vive l’uchronie, là où il doit exister des univers parallèles dans lesquels Pierre Assouline n’a jamais pris la plume pour nous enfumer avec ses réflexions à quatre sous. Et vive l’uchronie, genre brillant et excitant pour les amateurs d’Histoire et de bonne fiction historique !

renato dit: 26 février 2013 à 10 h 20 min

« Tués ou assassinés ? »

Ce n’est pas si simple car cela dépend de comment on définit un conflit : on parle de guerre civile, de guerre contre les civils, de révolte, de rébellion ou d’insurrection ?

Si, comme je crois, il s’agit d’une guerre contre les civils, Olivier Voisin a été assassiné.

W dit: 26 février 2013 à 10 h 18 min

Et s’il fallait couler l’esquif pour garantir son trajet,le batiment à rien ne renoncerait.Un souvenir ne flotte pas,ne divertit pas au présent,n’a rien d’excitant tout au plus on le dissimulera entre les millions de pages d’un amoncellement qui s’évente,s’inventorie,se dégourdit et si un souffle venait à l’emporter alors l’horizon du lecteur guetterait le point avant la disparition dans le bleu,sur le pont.

Bloom dit: 26 février 2013 à 9 h 46 min

Le tourisme qui tue: accident de mongol fier en Egypte. A quand la collision avec un mammouth lors d’un raid uchronique?

Jacques Barozzi dit: 26 février 2013 à 8 h 13 min

« as-tu lu le magistral « Le Peintre de batailles » d’Arturo Perez-Reverte (Seuil)? »

Non, Bloom, mais j’avais vu le film d’Antonioni : « Profession reporter », avec la belle et émouvante Maria Schneider. Oui, Olivier Voisin était un photographe de batailles : il rêvait de prendre dix douches et il sera mort sale, en costume de travail en somme !

en direct de pq dit: 26 février 2013 à 8 h 08 min

Le PQ regrette les dictateurs renversés, et ça l’énerve que tout ne roule pas comme sur des roulettes – du coup il va reprendre du service, réenfiler sa tenue de combat et se jeter à l’eau un poignard entre les dents

Bloom dit: 26 février 2013 à 7 h 57 min

Record d’erreurs et de contre-vérités dans un article anglais « déplorant » la disparition des écrivains français.

Merci d’apporter les correctifs nécessaires. Le béotien radical que je suis ne se lasse jamais d’apprendre.
(J’aime bien terme d’anglosphère, ainsi que la qualification de ‘derivative’ (peu oroginal-e-) accolée à une bonne partie de la production littéraire issue de l’anglosphere.).

Baroz, sur la responsabilité et les riques du métier de photogrpahe de guerre, as-tu lu le magistral « Le Peintre de batailles » d’Arturo Perez-Reverte (Seuil)?

JC dit: 26 février 2013 à 7 h 12 min

Bonne nouvelle ! Depuis le départ forcé de Moubarak, ben Ali, Kadhaffi, on constate les effets de la démocratie printanière arabe : libre circulation au Sahel des biens et des personnes, càd armes et djihadistes.

Il parait que l’on resterait un peu plus longtemps dans les sables, entouré d’amis sûrs, efficaces, pour profiter du beau temps chaud ?! Pas impossible…

JC dit: 26 février 2013 à 6 h 58 min

John Brown, désolé ! Pour moi Luberon, c’est Lubéron : il faudra vous y faire … Luberon, ça ne me plait pas, ça fait snob !

JC dit: 26 février 2013 à 6 h 36 min

Geai, votre grande qualité chrétienne vous honore ! Vous faites bien de pardonner à Abdel le Sarazzin : il est plus bête que méchant.
Agiter à tout propos sa saucisse molle hallal, en hurlant « tringle à rideaux ! tringle à rideaux ! » quelle futilité ! Quelle preuve d’inintelligence exotique. Par le prophète, il exagère.

Giovanni Sant'Angelo dit: 26 février 2013 à 0 h 29 min


…un Oh no lulu à deux boules vanille-praline S.V.P.,…c’est de saison,…of course Sir,…

…çà nous change un Vatican II,…
…etc,…

Geai dit: 26 février 2013 à 0 h 18 min

Aujourd’hui des techniciens installaient une antenne relais 3G+ au dessus de la piscine. Le temps qu’ils la mettent en route et d’ici quelques jours je pourrai de nouveau participer à vos conversations en journée depuis mon blackB. Je le glisserai dans mon maillot de bain ni vu ni connu.

Geai dit: 26 février 2013 à 0 h 11 min

L’autre jour un de mes amis me disaient que les anglais étaient bagarreurs de nature. Je n’ai pas voulu le croire. Eh bien j’aurais dû.

Geai dit: 26 février 2013 à 0 h 09 min

W, je ne sais pas ce que vous voulez me dire, ces dernier temps. Vous semblez vivre dans une sorte d’imaginaire et me prêter des rôles qui ne sont pas les miens. J’ai sans doute davantage les pieds sur terre que vous. Je pense que vous vous méprenez sur ma personne.

Giovanni Sant'Angelo dit: 26 février 2013 à 0 h 07 min


…j’ai de la chance,…et je ne sais pas pourquoi,…je me sens comme un rescapé  » vernis d’uchronie « ,..

…pourtant, je ne pratique pas l’auto-persuasion collective,…
…la palme d’or,…
… » culpabilisez des victimes soumis à des persécuteurs,… »,…ou çà,…je vois rien,…moi non plus,…
…encore des holographies mentales,… …quand c’est pas les apparitions de la vierge,…tout les quart d’heure,…
…il se projette des culpabilisateurs de victimes soumis à des persécuteurs,…
…il faut changer de disque(te),…mon garçon,…vous n’allez pas nous récrire la bible,…version Shakespeare uchronie à Whisky-Cointreau,…
…etc,…déjà minuit,…

Geai dit: 26 février 2013 à 0 h 06 min

Sergio, je vous remercie de votre appui. Les Dewoitine étaient nettement supérieurs aux Spitfire. Seulement ils étaient français et cela semble déranger et justifier une attitude d’une agressivité inqualifiable.

Geai dit: 26 février 2013 à 0 h 04 min

Pourtant je vous avais souvent trouvé sympathique, Abdelkader, et quelquefois même intéressant. Je n’en reviens toujours pas de l’agression que j’ai subie hier soir. C’est un traumatisme qui ne s’effacera pas de sitôt de ma mémoire, même si au fond, je vous ai déjà pardonné parce que je suis chrétien.

HammerStein dit: 25 février 2013 à 23 h 13 min

@rose , avant qu’elle ne hurle qu’elle n’est pas entendue
je signale à propos de « meguilat esther » qu’elle évoque qu’il peut être bon de le citer comme un des textes contenus dans les cinq rouleaux (Les Cinq Rouleaux ou Meguiloth (חמש מגילות, Hamech Meguilote ou Homeish) Meguilôs)-sans aucune mention du nom de Dieu, dont il n’est pas dit qu’il était au bout su rouleau , ceci soit dit sans couper tetralogiquement les cheveux en quatre !

Antoine dit: 25 février 2013 à 23 h 08 min

Allez, abdelkader, parce que vous le valez bien.

A l’occasion, Ken Loach et Milliband, votre point de vue m’intéresse malgré tout.

Salam!

abdelkader dit: 25 février 2013 à 22 h 50 min

Eh, Antoine!
C’est pas le moment de passer de la tringle à rideau à autre chose?

D, vous et moi, on a reussi a s’ignorer toutes ces annees, ce dont je me felicite…si si…je vous donc propose de continuer sur cette excellente trajectoire…pour les 5 prochaines annees, si vous le voulez bien…

W dit: 25 février 2013 à 22 h 42 min

22h21
pourquoi dites-vous ça?pensez-vous que d’une autre façon nous soyons tous exposés à une plus grande dévastation?Qu’une espèce envahissante va gangrener à tel point la société,les esprits et le fruit des courants de pensée,qu’il n’y aura plus rien de vivant?

abdelkader dit: 25 février 2013 à 22 h 41 min

Jacques Barozzi dit: 25 février 2013 à 9 h 26 min
Dans « l’Homme au rat », le bon docteur Freud affirme que le rat symbolise le phallus du père
vous avez faux Barozzi…dans le cas du garde-champête, c’est plutôt le phallus de sa maman dont il est question…selon la rumeur locale, elle l’avait bien développé…on fait, ses proches l’appelaient Maurice…

HammerStein dit: 25 février 2013 à 22 h 36 min

ce soir, je reconnais que je ne comprends absolument rien de ce qui se trame sur ce blog, où j’imaginais à tort que chacun avait un désir d’apprendre de quelque façon quelque chose , les billets de P.Assouline étant des sortes de leçons, n’en déplaise à ceux qui usent et abusent de ce mot pour le rendre haïssable .
j’ai donc appris de ce blog,au moins cela que je ne le comprenais pas, ni les contributeurs, ni P.Assouline.
Lire ce livre de P.Bayard me semble donc tout particulièrement recommandé dans mon cas .
il est inimportant pour moi de ne pas comprendre P.Assouline non plus,ni que l’on me comprenne . C’est trop tard, trop tard, trop tard.

J'ai (mais ne suis pas) dit: 25 février 2013 à 22 h 21 min

« C’est « Luberon » qu’il faut écrire et prononcer. »

Mais non, c’est Lubron.
Comme on disait Mitrand.

Respect pour les (bo)2, ils sont en train d’être patrimonialisés.

Déjà que Finkelkraut pleure sur la disparition des héritiers.

De ces avocats, régisseurs, écrivains, promoteurs, théâtreux, chirurgiens, journaleux, cultureux, trédeurs citoyens, architectes, … nous visiterons un jour les « bergeries » dévastées.
Hélas.
Avec M. Barozzi pour le Goût des cimetières culturels.

Riez, riez, nous pleurerons tous.
C’est écrit, comme dirait Antoine.

W dit: 25 février 2013 à 22 h 20 min

je devrais lire les éclaireurs mais hormis les Falsificateurs je n’ai rien lu dans ce registre ,désolée de ne pas être équipée pour en discourir,mais enfin les scénarios de SF sont utilisés explorés par la CIA je crois désormais pour parer à d’éventuelles attaques ,l’uchronie donnent peut être une autre des limites des pouvoirs de l’imagination ,est-ce qu’elle est apte à fournir des modèles,des contre modèles des solutions politiques ?

Sergio dit: 25 février 2013 à 22 h 19 min

Geai dit: 25 février 2013 à 21 h 52 min
Le Spitfire est un chasseur moyen

Quel ne fut pas l’étonnement des pilotes anglais découvrant les quelques Dewoitine que l’on avait pu ramener en Afrique…

le carillon de Chambéry dit: 25 février 2013 à 22 h 16 min

« de roman historique, il n’y a que « La cloche d’Islande » de Laxness qui trouve grâce à mes yeux »
Cräb

Intéressant,
ok on s’en fout,
mais intéressant

é ben didon dit: 25 février 2013 à 22 h 11 min

« Lubéron »

Colette a raison, JC n’est qu’un méridional de pacotille.
Il a appelé son Optimist Clémenceau et lit Pérec à la barre.

Cräb dit: 25 février 2013 à 22 h 10 min

En gros : l’uchronie ne vous intéresse pas, Simenon est convoqué à chaque article et vous êtes rivé au roman historique (en passant : de roman historique, il n’y a que « La cloche d’Islande » de Laxness qui trouve grâce à mes yeux ; le reste est pour moi comme l’uchronie pour vous : un prétexte pour bâtir une histoire, pas souvent intéressante).
Évitez quand même de faire sentir votre mépris.

W dit: 25 février 2013 à 22 h 05 min

D je relis attentivement votre dialogue et j’y comprends que dalle tout ce que je pourrais vous en faire comme critique puisqu’il est question de votre prochain roman pour vous aider à donner plus de caractère à votre personnage tient dans le souvenir que j’entretiens au monument aux morts cet Antoine est bien sympa intelligent mais chacun de ses jours doit etre noyé dans une marée d’alcool,les voisins se plaignent du piano à minuit,la pharmacienne livre son oreille aux villageois choqués et bavards l’autorité le menace il prend conseil afin d’éclaircir des nouvelles qu’ils ne métabolise plus ce qui dans son emploi de reporter s’affiche tout de même plus qu’amoindrissant ,l’homme ne correspond plus à l’ombre et ses dépêches arrivent au ralenti.

Geai dit: 25 février 2013 à 21 h 52 min

Je ne comprends guère pourquoi Abdelkader s’est mis dans un tel état au sujet du Spitfire. Le Spitfire est un chasseur moyen, assez surfait, et un intercepteur pas tellement meilleur. Quelque soit le pilote.

John Brown dit: 25 février 2013 à 21 h 51 min

« Il vit caché dans un Lubéron mythique » (rédigé par JC)

Voyons, JC, vous savez très bien que « Lubéron » , c’est la graphie pour parigots têtes de veaux. C’est « Luberon » qu’il faut écrire et prononcer.

rose dit: 25 février 2013 à 21 h 24 min

demain à Jérusalem Shoushan Pourim
Méguila ESther

————————
trois beaux quatrains très beaux

supposons est une uchronie sans doute

une ‘tite clausule un distique kekchoz ou non ?

puis-je les donner à qui vient de Prague ? Ou pas ?

J'ai (mais ne suis pas) dit: 25 février 2013 à 21 h 11 min

C’est vrai, ça.
Pourquoi Abdelkader est toujours si violent?
Il pourrait pas étudier un peu la douceur de la Mauvaise langue?
Il est toujours la main ouverte comme à l’UMP.

D. dit: 25 février 2013 à 21 h 07 min

Signé Antoine, tout ce que dit Abdelkader serait reçu avec légèreté.

Facho le Netanyahu, Antoine? Mais non, tu pousses un peu. Mets y des nuances, c’est tout.

Antoine, arrête de faire semblant: les 500 000 français de Londres ne vivent pas nécessairement dans le bonheur.

Allô, Antoine? Toi qui aimes Ken Loach, dis leur un peu que tu le connais bien, le cycle infernal de It’s a free world.

Antoine? Arrête de déc’.
L’araignée est quand même moins menaçante pour ta famille londonienne que certains imams de ton quartier. Si tu le sais, pourquoi tu le dis pas?

Eh, Antoine!
C’est pas le moment de passer de la tringle à rideau à autre chose?
Et les jeunes ici ne connaissent pas ta tante Jacqueline, penses à eux!

Antoine?
Tu préfères lequel, des frères Milliband?

D. dit: 25 février 2013 à 20 h 59 min

La violence des propos d’Abdelkader est mal reçue, mais c’est parce qu’il a choisi un pseudo ridicule, au lieu de signer Aymeric ou Gontran, comme tout un chacun.

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