de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Un monument de papier à la gloire des invisibles

Ce serait bien de commencer l’année par un coup de chapeau à une entreprise qui se distingue par son audace, sa témérité, son originalité. Imaginez le chantier : rien moins qu’une Histoire des traductions en langue française dans tous les domaines de la vie de l’esprit ! L’idée a germé un jour dans la conversation d’Yves Chevrel et de Jean-Yves Masson, deux comparatistes de l’université Paris-Sorbonne ; ils en ont fait l’axe de leur programme de recherche du XVème siècle à nos jours ; une fois que l’Agence nationale de la recherche eut donné son accord pour le financement, il ne manquait plus que l’éditeur assez fou pour s’emparer de cette histoire et lui donner corps en quatre volumes ; Masson se tourna naturellement vers Verdier, la maison qui le publie (il y dirige la collection de littérature allemande « Der Doppelgänger)« . Et voilà comment il y a peu est paru le premier tome (1368 pages, 48 euros) dans le désordre puisqu’il couvre le XIXème siècle et la période 1815-1914.

Qu’est-ce qui a été traduit, comment et par qui ? Nul ne pouvait le dire vraiment faute de synthèse d’envergure. Cela ne s’est jamais fait. Pensez donc : une première mondiale que cet observatoire critique des traductions dans notre langue ! Mais ce n’est pas parce qu’un livre n’existe pas qu’il ne faut pas l’écrire. Sauf à être hanté par une vision, de celles qui animent les grands projets littéraires ou érudits et autres cathédrales de prose ou d’idées. Alors ce livre, avant même de l’écrire, il faut l’inventer et le construire avec la foi des anciens maîtres d’œuvre et d’ouvrage. Une pensée les a guidés, lue et ruminée comme une douce injonction car issue d’un maître-livre : L’Epreuve de l’étranger. Antoine Berman y écrivait : « La constitution d’une histoire de la traduction est la première tâche d’une théorie moderne de la traduction ». Il est vrai que depuis un certain temps déjà, sans remonter nécessairement au De optimo genere oratorum de Cicéron, le débat sur la question a débordé le strict cadre des études académiques pour interpeller tous ceux pour qui rien de ce qui touche aux littératures n’est… étranger. Car c’est un reflet inédit des valeurs d’une société en son temps qui nous est révélé par cette exploration. Les inspirateurs de ce projet collectif, qui tiennent le traducteur à la fois pour un lecteur, un auteur, et un réécrivain, ont demandé à ses contributeurs  (une soixantaine) de se tenir, vis à vis des traducteurs d’autrefois, sur un fil entre la réserve empathique et la neutralité bienveillante (merci la psy !). Ce qui exige parfois des délicatesses d’équilibriste.

Il est rigoureusement impossible, dans le cadre d’un billet comme celui-ci, de rendre justice à la richesse, la densité, l’ouverture, l’érudition de ce volume. On ne voit pas quel média d’ailleurs pourrait en rendre compte de manière complète, hors les revues scientifiques et Fabula, en lui accordant les nombreuses pages qu’exige son analyse. Pour vous donner un aperçu des perspectives et des voies qui y sont tracées, sachez qu’on y traite du rôle de la traduction dans la naissance de l’orientalisme savant, des résistances puis de l’ouverture aux répertoires dramatiques étrangers, des métamorphoses du panthéon littéraire à travers le prisme des canons d’une traduction, la transformation dudit panthéon national en panthéon universel, de l’impact des traductions de Walt Whitman en français sur l’essor du verset en France au XXème siècle , autant que des traducteurs de poésie (Nerval, Mallarmé, Baudelaire) ou que de Dickens, Walter Scott, ou des classiques tels Shakespeare et Cervantès qui sont de bons baromètres (pour les pièces du premier on en revient au texte source et le Quixote du second est honoré de douze nouvelles traductions au XIXème) sans oublier les aventures des traducteurs dans les domaines de la religion, de la philosophie, des sciences, du droit, des récits de voyage, des mathématiques, de la biologie. Et toujours et encore, le dilemme fidélité/trahison. Vertigineux ! Je n’imagine pas qu’un tel livre puisse se lire en continu, encore que… Plutôt par sauts et gambades. Grâce à un savant équilibre entre rigueur scientifique et volonté de s’adresser à un public lettré élargi, on redécouvre en passant comment le souci de l’original, avec ses « prises de tête », a poussé les traducteurs à faire pression sur la langue française pour qu’elle innove sur le plan formel. Jean-Yves Masson rappelait récemment dans un entretien à LivresHebdo que l’on devait l’introduction du mot « sélection » dans notre langue à la traductrice de Darwin, et celle de « modernité » à Baudelaire.

Qui traduit quoi, en quelle quantité, selon quels critères et en fonction de quelle pratique ? Y a-t-il eu véritablement un moment romantique de la traduction, basé sur une conception originale ? Et dans ce sens, quelles traductions ont vraiment fait date ? Et surtout, comme l’écrivent les maîtres d’œuvre :

 « Les traductions contribuent-elles à une vaste entreprise de « mise en plat » des éléments culturels, en important l’étranger sous une forme plus ou moins assimilable ? Dans quelle mesure la langue française est-elle susceptible de rendre compte, par les opérations de traduction, des éléments étrangers propres aux autres langues ? »

Trop longtemps, les traducteurs ont été traités comme des invisibles, et mis à distance en qualité de simples passeurs d’un original dans lequel ils ne sont pour rien –alors que tous les mots d’un texte traduit sont d’eux. Et puis qu’en serait-il du fantastique dans la littérature française sans E.T. Hoffmann pour ne citer que cet exemple ? Cette ambitieuse Histoire des traductions en langue française vient à point, alors que sont réhabilités les intermédiaires de l’art, de la littérature et des idées. Et si les marchands de tableaux, galeristes, éditeurs le sont à juste titre, ces indispensables go-between que sont les traducteurs en français (y compris les Belges, les Suisses et les Québecois) méritent de l’être plus encore, comme le disait Maurice Blanchot au titre de « maîtres cachés de la culture ». Ceux qui ont permis aux Français de regarder au-delà de leurs frontières, excusez du peu. Ils méritaient bien ce monument de papier qui n’est ni une encyclopédie, ni un dictionnaire mais bien un captivant panorama. Vivement la suite !

La prolifération des revues littéraires fut à la fin du XIXème siècle un signe : un cosmopolitisme culturel s’y manifestait souvent en rupture avec le nationalisme. La dernière livraison de la revue de littérature Théodore Balmoral (Hiver 2012-2013, No 69/70, 205 pages, 20 euros), ceinte du bandeau « Fais voir ta langue ! », ne dément pas cette tradition. Bien qu’elle fasse le plus souvent la part belle à la langue, aux Lettres et aux écrivains français, ce qui est à nouveau brillamment le cas avec des textes de Jean Roudaut, Marcel Cohen, Jacques Réda, Christian Garcin, Denis Grozdanovitch ou Thierry Laget, elle ouvre sur un éloge de la bibliothèque comme « l’un des noms que nous donnons à l’univers » par Alberto Manguel, donc traduit de l’espagnol. Surtout, elle propose un entretien avec l’écrivain Gilles Ortlieb, lui-même traducteur de grec moderne, ce qui nous vaut de savoureux clins d’oeil à l’usage moderne et urbain de « Metaphorès » ou « Pantopoléion ». Il précise ce qu’il entend par « transaction précieuse » ; autre chose qu’un mot rendu par un autre mais bien une part d’invisible et d’imperceptible passée en contrebande au cours de la transhumance d’une langue à l’autre. Selon lui, le traducteur laisse une empreinte en creux ; c’est un artisans qui s’approprie un texte auquel il  s’identifie tant il se sent proche de l’auteur, jusqu’à reconnaître ses mots comme siens, mais à condition de ne pas en rajouter… Sujet inépuisable puisque « c’est sans fond, une langue »

(Photos Jean-Pierre Bertin-Maghit)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

273 Réponses pour Un monument de papier à la gloire des invisibles

ueda dit: 7 janvier 2013 à 9 h 49 min

daaphnée dit: 4 janvier 2013 à 18 h 12 min
quand le concombre
rencontre une houche
le corni chon

Je ne suis pas certain d’avoir tout compris mais je suis sûr que c’est agréable.
Merci Daaphnée!

ueda dit: 7 janvier 2013 à 9 h 47 min

Jacques Barozzi dit: 4 janvier 2013 à 18 h 04 min
Faut dire qu’avec les Chinois on a pas grand chose à se mettre dans la bouche, Daaphnée-Butterfly, voyez l’ami Zhu !

Merci de ne pas avoir écrit « sous la dent », même si nous nous attendons à tout de la part de barbares occidentaux.

Jacques Barozzi dit: 4 janvier 2013 à 18 h 05 min
qui est, il est vrai, Japonais : juste la taille au-dessus !

C’est quand même gentil d’avoir ajouté ça.

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 janvier 2013 à 21 h 11 min


…ajoutez quoi,..je ne vois pas,…là,…rien, de rien, je ne regrette rien,…par la force des lois, des doctes, de la débauche institutionnalisé, le verbe du Clan, quel tabac,…encore,…
…bref, pour en revenir à nos moutons,…
…ces ci-gis-goths d’agneaux,…en bonne voie de dégrossissage de fortune,…cette graisse de riche à scalpée,…vite fait bien fait,…pour nous revigorer nos « capitalistes »,…sous un prochain « Sarko II » de derrière les fagots,…
…ces enfoirés de complice,…avec l’un, tu jettes l’ancre, sur le pays de cocagne,…et avec l’autre,…par ici, dans le filet de la sociale-république,…c’est nouveau,…des capitalistes qui croient au bon Dieu,…aux flûtes d’esprit-sein bouchées à l’émeris,…
…toute ces vapeurs de mercure,…çà va révéler nos pelle-y-culs en chambre-noire,…
c’est certain,…avec tout ces apprenti-capitalistes,…à trop bouché ses flûtes, y aura « photo au finich »,…çà va valser que je vous dis,..
Allez,…avec moi,…Sarko-Reagan,…continuons le combat,…encore plus fort,…si on y ajoute Berlu-Putin & tout les Rex à l’€uro,…alors-là,…çà déborde le bac de développement de la photo au finich,…c’est sola-risé à l’humour jaune,…
…je me disais aussi,…encore des gouvernements à la « Andy Warhol »,…ces artistes tapent à l’oeil,…toutes ces plages d’inversions de couleurs primaires à complémentaires,…
…y a pas de quoi faire un casse-noisettes,…les flûtes vides de spiritueux,…vraiment laisser des gosses faire le monde,…le frigo est vide de croissance et notre faim à la carte est proche,…
…le paradis des niais du capitalisme-populiste,…à deux balles de responsabilité sans partage,…mais ou sont passé mes  » vandales « ,…dans quel théâtre jouent-t’ils, en restent ‘ils,…de ces loups-garous des finances,…à prétexte de ne voir que des moutons de Panurge,…
…etc,…c’est tout maintenant,…va jouer à The Sronghold,…c’est pas vrai,…Sant’Angelo qui se met à nous raser de près,…ou aura tout vu,…donnez-lui quelque chose à faire à ce pervers de Justice,…c’est pire que St’ Antoine de la Pas-douée,…si c’est pas du strip-tease des finances,…etc,…Seigneurs aidez-le,…des diversions pour ce mécréant jubilatoire,…vite,…combien,…pour commencer,…un casino royal,…quoi,…tout çà on à déjà,…la nature est déjà,…sôla-risée,…explosée,…non c’est pas du San-Antonio,…Oui,…un rien plus « cool »,…

vav (à couper la fève avec) dit: 5 janvier 2013 à 20 h 31 min

D’ailleurs je signale que le visage d’Elliott Lieb , grand mathématicien selon lequel « rien ne vaut une bonne inégalité pour comprendre un problème » s’éclaire quand il parle du Japon, d’inégalités, ou de cuisine fine (qui en japonais veut aussi dire analyse mathématique ).
c’est Villani qui le rapporte

Chaloux dit: 5 janvier 2013 à 19 h 04 min

L’éditeur en question te conseillerait sans doute d’être plus prudemment prodigue de tes insultes (mais qui ne te le dirait)… et éventuellement de changer de libraire. Le coffret est en effet épuisé mais les deux volumes séparés sont disponibles. Mon libraire qui est excellent a trouvé l’info en deux minutes.
(Chevrel,j’ai suivi ses cours en Sorbonne, ainsi que ceux de Pierre Brunel et d’Yves Coirault. Jamais rien lu de lui, mais si vous lisez les ouvrages de Brunel -par exemple son Electre parue chez Champion -, et les livres d’Yves Coirault sur Saint-Simon que j’ai souvent évoqués ici, vous vous ferez une petite idée de ce qu’est un grand esprit.
Tous mes voeux à tous.

John Brown dit: 5 janvier 2013 à 18 h 28 min

« on ne pense pas de la même façon dans une langue ou une autre, » ( pensé par Daaphnée)

Ma Daaphnée découvre le fil à couper le beurre. Attendrissant.

« j’ai moi-même expérimenter » : « expérimenté » avec un accent aigu (passé composé)

Sergio dit: 5 janvier 2013 à 17 h 56 min

Ca c’est embêtant, on pense commander « ‘nen Jacky » et on se retrouve avec un jus de tomate qui rigole tout lugubre au fond de son verre…

Daaphnée dit: 5 janvier 2013 à 16 h 54 min

(juste comme cela, GAG compare les deux langues et à un moment dit que l’Allemand serait une grande maison le Français en serait la clé .. pour qq qui a dû partir de chez lui, c’est assez joliment peint ..)

John Brown dit: 5 janvier 2013 à 16 h 53 min

« Bref, plus largement on ne pense pas de la même façon dans une langue ou une autre, ce que j’ai moi-même expérimenter » (rédigé par Daaphnée)

Daaphnée découvre l’eau chaude. Attendrissant.
 » j’ai expérimenté  » ( au paricipe passé, avec un accent aigu, ma Daaphnée chérie)

Daaphnée dit: 5 janvier 2013 à 16 h 45 min

A propos de traduction, ai écouté ce matin ce que GA Goldschmidt disait lors d’une conférence au Luxembourg à l’institut Pierre Werner ( se trouve facilement sur le web). Il avait écrit en français puis en allemand le même livre- Le Retour, je crois- et la version qu’il donne en allemand commence par un contre-sens de la version française. Curieuse anecdote à comprendre par sa propre histoire et le rapport qu’il entretient avec les deux langue du fait justement de son histoire personnelle .

Bref, plus largement on ne pense pas de la même façon dans une langue ou une autre, ce que j’ai moi-même expérimenter, a fortiori si sa propre histoire passe par une langue et une autre au lieu que cette autre langue ne soit que véhiculaire et utilisée parce qu’il y a à traduire ..

Valeria Elena von Bank und Rottweiler dit: 5 janvier 2013 à 16 h 28 min

Grands dieux ! J’enrage ! J’aurais tout fait pour empêcher ce magazine people à fort tirage de lancer son concours « Désignez le plus Grand Mou de tous les temps ! ».
Je suis inquiète.
C’est que mon petit chou a un tempérament de gagnant.

Daaphnée dit: 5 janvier 2013 à 16 h 10 min

ce serait l’expression, le Boug’, de l’Esprit Saint ..

(oui D., j’avais pensé à un cadeau mais je ne me souviens plus quoi … j’étais dans les Rêveries de Rousseau, peut-être était-ce en liaison – mais c’est très bouleversant de percevoir ce que Rousseau s’est senti malheureux – je ne sais pas, peut-être était-ce un porte-bonheur.
Si c’était un porte-bonheur, ce serait assez petit pour que vous puissiez le garder dans une poche.)

bouguereau dit: 5 janvier 2013 à 15 h 04 min

Jurer est très vilain.

mais non..imagine un instant benoït aprés ses voeux disant et parés une pause en levant le doigt comme un ange de léonard avec un sourire ad hoc « et dieu sait que j’en ai une grosse »..à mon avis les théologiens et casuistes auraient la matière a causer pour quelques siècles..la reine d’angleterre demanderait la nationalité française..et jérusalem serait rendu au tourisme de masse..réfléchis un peu jean marron

débilomètrie dit: 5 janvier 2013 à 14 h 30 min

« jeu de mots débiles sur kron, kronenbourg etc…  » Vrai ! C’est nul! Tandis que « bougre de rots » ad nauseam c’est…

Thierry Kron dit: 5 janvier 2013 à 14 h 24 min

@ Bougaureau: D. fait des jeux de mots d.biles avec Kron et Kronenbourg, depuis 7 ans et cela sans, se fatiguer. Personnellement, ma préférence va aux bières des pays situés au nord de l’Hexagone. Je connaissais une dame de Münich, une vraie Bavaroise, qui par snobisme avait toujours chez elle, de la Kronenbourg.

Honni soit qui Mali pense dit: 5 janvier 2013 à 13 h 28 min

Eh ! les artistes, vous n’allez pas vous laisser amputer de vos bras droits féminins !?

bouguereau dit: 5 janvier 2013 à 12 h 28 min

Car avec Brigitte, c’est tous les jours l’ânée de la femme

bien que brigitte ne risque pas d’être témointe que tu en as une petite..tu lui en veux surtout parceque elle, tu pourrais pas l’empécher de le répéter..tente un peu de faire sonner « dieu sait que j’en ai une grosse »

John Brown dit: 5 janvier 2013 à 12 h 19 min

« Dieu sait que je ne suis pas misogyne »

Un admirateur de Brigitte Bardot comme moi ne saurait être misogyne. Car avec Brigitte, c’est tous les jours l’ânée de la femme.

bouguereau dit: 5 janvier 2013 à 12 h 09 min

Dieu sait que je ne suis pas misogyne

bel exempe de faiblesse d’esprit et d’hypocrisie du mécréant..mettre ses secrets à la garde du néant

bouguereau dit: 5 janvier 2013 à 12 h 06 min

Kronenburg: Château-fort de la couronne.

bel exemple de rapt de la culture populaire par les philologues..le populo savait déjà que c’était la pire des bière vontraube

John Brown dit: 5 janvier 2013 à 12 h 01 min

« Retournez auprès de votre John Brown et priez Dieu » (rédigé par Louise Adèle Bouguereau)

Dieu sait que je ne suis pas misogyne. Je n’ai rien contre les animaux de compagnie. Mais si ma femme restait où elle est, ça m’arrangerait, voyez-vous. J’ai noué un autre noeud.

Thierry Kron dit: 5 janvier 2013 à 9 h 45 min

D., n’essayez pas de traduire un mot composé mêlant allemand et français.
Kron, couronne en français, mais aussi patronyme juif-lorrain originaire de Phalsbourg. C’est un nom de marchand, dans le dictionnaire des patronymes germanophones: Kaufleuten.
Burg, écrit bourg dans la marque de bière, pour faciliter la prononciation ou franciser un nom à moitié.
Burg c’est château-fort
Kronenbourg = kronenburg: château-fort de la couronne.
Rien à voir avec un village.
jacques Barozzi m’a conseillé de vous ignorer, il a raison, mais puisque la modération de ce Blog vous accepte…..je me réserve le droit de réponse. Droit de réponse qui est souvent interdit par la censure du ou des modérateurs.
Vous répondre est aussi une manière de ne pas vous laisser prendre vous-même pour le saint-père de l’internet.

Louise Adèle Bouguereau dit: 5 janvier 2013 à 9 h 41 min

Madame Brown, vous avez eu tort d’accepter les avances sensuelles de mon mari Victor Onésime Bouguereau et de vous être enfuie en tandem avec ce bon à rien qu’à raconter des fadaises à des dindes évasives. Mon époux vous laissera tomber comme tant d’autres, c’est un minus instruit, sans plus ! Retournez auprès de votre John Brown et priez Dieu. Y a que ça de vrai, et on en aura besoin pour ce qui nous préoccupe, vous et moi.

CCCP Embassy dit: 5 janvier 2013 à 9 h 14 min

Bonjour Monsieur Dame Demoiselle français. Prière ne plus envoyer vous acteurs finissants chez Russie éternelle ! Parquer deux éléphantes malades avec autres éléphnats déjà rue Solférino. Garder vous Brigitte. Merci.

Bloom dit: 5 janvier 2013 à 5 h 47 min

Des difficultés passagères avé youtube, le boug…
En revanche Gag sur ses larmes à la vue de l’herbe jaunie de l’autre côté de la frontière, c’est vraiment « the stuff true literature is made on ». Longue vie au père, au fils et à la progéniture.

abdelkader dit: 5 janvier 2013 à 3 h 03 min

marrant tout ca…les millionaires russes veulent tous venir a Chelsea et les millionaires francais eux veulent devenir russes…moi qui ne suis ni millionaire ni russe ni francais, je veux me rentrer a Oran et finir ma vie en vacances, a la peche au rouget…

Nos amis les imbéciles dit: 5 janvier 2013 à 1 h 55 min

« Brigitte Bardot avait écrit mercredi un courrier au président François Hollande, expert en éléphants s’il en est, pour le sensibiliser au sort des deux pachydermes en fin de vie que sont le Mammuth et elle.
Elle se dit prête à prendre la nationalité russe pour fuir une France où les éléphants, espèce pourtant native il y a des millions d’années, n’ont plus leur place. Elle ira en Russie où les bêtes sont parfois un peu mieux traitées que bien des hommes et des femmes, surtout quand elles sont journalistes d’investigation. »

vav dit: 5 janvier 2013 à 1 h 43 min

sans anticiper sur les développements que l fera de nouvelle d’astrophysique , je me demandais , eu égard aux préoccupations qui sont apparues sur la RdL s’il y avait des traductions du martien puisque comme le rappelle C. Villani dans « théorème vivant »-qui n’est pas une histoire des mathématiques il se disaitdans certains cerckles scientifiques américains , que « les martiens existent : ils ont une intelligence surhumaine,parlent une langue incompréhensible, et prétendent venir d’un lieu appelé la Hongrie « 

Bloom dit: 5 janvier 2013 à 1 h 33 min

‘Tis so, mine owl.
T’aimes pas les JPNAL? Un petit tropisme nationaliste? Des démangeaisons dans le bras droit?

D. dit: 5 janvier 2013 à 0 h 03 min

Je savais bien, Thierry, que Kron se disait Krone, comme dans Kronenbourg, qui veut dire village de la Couronne. Vous portez un nom assez noble. Les couronnes hollandaises sont appréciées.

D. dit: 4 janvier 2013 à 23 h 58 min

Je suis cependant convaincu que Daaphnée est une femme de parole. Elle s’acquittera tôt ou tard de cette promesse.
Notez que je m’en fous, dans le fond. Mais j’ai l’habitude des situations nettes. Je suis comme ça.

D. dit: 4 janvier 2013 à 23 h 56 min

Chaque jour apporte son lot de nouveautés, peut-être, n’empêche que j’ai toujours pas eu le cadeau de Daaphnée.
Je n’en fais pas une fixation, j’ai quand même autre chose à faire, mais je suis un comptable rigoureux.

Est-ce bien raisonnable dit: 4 janvier 2013 à 22 h 58 min

Manque d’habitude, retour des cintres.

Retour après des jours et des jours.
Mais qui est là ?
Dafnoz.
Egale à elle même, disons nulle nous sommes en période de voeux.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille, la caravane passe mais les teignes restent

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 janvier 2013 à 22 h 51 min


…des parchemins, des rôles, des acteurs, du théâtre,…alors ce Cinéma public,…dépolarisé à l’eau de gnôle,…
…l’alcool,…l’acétone,…les huiles,…les essences,…les encaustiques,…les solvants,…les colles,…les vernis,…les encres,…pleins les yeux par les virtuoses de l’art, des comédiens comme des pinceaux, des scènes de délire,…pour retomber dans la claustra,… des habitudes de soumissions,…
…quand aurons nous des persécuteurs du  » milieu » du cinéma,…auprès duquel ils seront compris,…à part quelque accidents de routine,…des invisibles intouchables,…
…Gargantua & Pantagruel,…encore là,…avec l’Utopie des arts de diversions,…pour nous mieux plumer par le spectacle,…les stratégies de l’armée et ses manoeuvres en temps de paix sociale,…pour des gens heureux,…avec mes petits points,…mon oxygène à moi,…Ah,…Ah,…
…etc,…

John Brown dit: 4 janvier 2013 à 22 h 08 min

La pratique de la traduction introduit dans la vie culturelle d’un pays comme la France un domaine flottant, où rien n’est définitivement fixé, où aucune référence n’est universellement admise. Prenons le cas de Shakespeare, par exemple. Depuis les premières tentatives de Voltaire jusqu’aux récentes traductions de Déprats et de Markowicz, que de réalisations parfois si différentes qu’il est bien difficile d’admettre qu’on a affaire à la même oeuvre. Ce n’est que par convention qu’on attribue l’ensemble de ces textes à un même auteur. On dira que chacune de ces versions peut être confrontée à un même original, mais, en admettant que cet original soit lui-même fixé dans une version ne varietur, ce qui n’est pas le cas du texte shakespearien comme de beaucoup d’autres textes anciens, il est clair que cette version « originale » est par définition hors-jeu, au moins pour l’immense majorité des lecteurs, puisque toutes ces traductions présupposent que le lecteur ne connaît pas la langue de l’original (sinon, il n’aurait pas recours à une traduction). Le texte anglais « original », on (le lecteur/spectateur lambda) s’en fiche complètement. Ce qu’il lit/écoute en réalité, ce n’est pas du Shakespeare, mais du Déprats ou du Markowicz ou du Pierre-Jean Jouve ou du François-Victor Hugo. Encore ne s’agit-il là que des traducteurs (en fait auteurs) les plus connus, car n’importe qui peut réaliser sa propre traduction de Shakespeare; on peut très bien imaginer un metteur en scène écrivant sa propre adaptation de « Hamlet » ou d’ « Othello », sans recourir aux services d’un des « spécialistes » du moment. Le résultat est que, non seulement l’auteur Shakespeare n’existe plus que par convention, mais on peut aller jusqu’à soutenir que la pièce connue par convention sous le titre de « Hamlet » n’existe littéralement pas et qu’elle est incessamment en attente d’écriture. On pourrait imaginer une sorte de version « oecuménique » transhistorique de Shakespeare en mixant dans la même version une once de François-Victor Hugo, une louche de Markowicz, une cuiller de Déprats, un zeste de Guizot. Cela ne manquerait pas de sel. Dommage que Céline, qui était un grand admirateur de Shakespeare, n’ait jamais songé à le traduire.

Daaphnée dit: 4 janvier 2013 à 21 h 41 min

addendum: à tout le moins Bardot éprouve un sentiment à l’égard des animaux, Depardieu n’en aura jamais que pour la gnôle.
C’est peut-être triste mais pourquoi attendre plus d’eux ?
Vous vous voyiez meilleur. C’est là toute votre cécité.

Daaphnée dit: 4 janvier 2013 à 21 h 35 min

Jaunedevant Brunderrière, vous ne déméritez pas de la sottise que je vous prêtais,
Allélouia !
Depardieu et Bardot sont bien les incarnations exemplaires du génie, au sens fort parce que ce sont de grands acteurs et Bardot possède à mon sens un génie … voir ce que Godart a pu en extirper dans « Le mépris » par une direction d’acteurs intelligente, au sens d’une sensibilité exarcerbée en temps que cinéaste .. bien qu’habitant la cervelle la plus réduite qui puisse exister ( Vous suivez ? Depardieu et Bardot ne sont pas des lumières au sens d’un QI propre à intégrer l’X, c’est une évidence.)

Bref, Ces paradoxes de la nature vous échappent. On le comprend aisément.

daaphnée dit: 4 janvier 2013 à 21 h 15 min

Vous n’avez rien compris! Bloom n’est pas un imbécile et quoique l’institution puisse corseter, de par sa nature institutionalisante et donc contraignante, ses interventions en matière d’élan naturel et bien pensé (j’oserais vous rappeler que Bloom n’a pas été le dernier à defendre l’idée d’une certaine indépendance de pensée irlandaise face à la colonisation made in GB)) à s’affimer libre de dire ce qu’il lui plaît, ici, bien qu’identifiable .
En serait-il autant de vous ?
J’en doute, avec ce pseudo: « Si c’est pas moi qui le dit », que nul ne vous oblige à prendre.
.

Si c'est pas moi qui le dit: 4 janvier 2013 à 20 h 35 min

Que faire du Bloomie, dans ces conditions de restriction budgétaire, une fois retiré du « business » ? Impossible à recycler, l’oiseau, tant il a dû prendre de mauvaises habitudes.
Que sait-il faire, en fait ? Rien, peut être. (Voir Animateur de Maison de Retraite)

renato dit: 4 janvier 2013 à 20 h 24 min

Si l’exemple que nous avons ici de personnel préposé à l’exportation est le modèle courant, il ne faut plus se poser de questions relativement aux causes de la crise de la culture française.

Si c'est pas moi qui le dit: 4 janvier 2013 à 20 h 24 min

« Je ne suis pas sûr que vous soyez capable de vous servir d’un balai. »

Sacré Thierry ! j’ai bien une idée perverse…

vav dit: 4 janvier 2013 à 20 h 15 min

 » Lire est quelque chose de très dangereux, car cela change la façon dont vous voyez le monde. » Jeffrey Eugenides

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 janvier 2013 à 19 h 48 min


…avec tout çà,…nous somme très loin du partage équitable des richesses en Europe,…
…que ce soit par l’entremise des gérants de sociétés ou tout autres « apparatchik  » du pouvoir,…y compris représentants de l’Union européenne ou autres ministrables à l’affût des place à la carte,…des  » secrets d’états » pour se remplir son compte à la banque des quarante voleurs d’Ali-Baba sur l’€uro-volant,…à 3%,…de déficit,…avec tout les avantages des fonctions à rien foutre,…des connivences,…à se les geler.
…etc,…un cadeau pour tarass boulba de retour d’Aquitaine,…à deux flûtes d’esprit sein,…bouchées à l’émeri,…
…,…,…,…,…,…,…,…,…,…

Bloom dit: 4 janvier 2013 à 19 h 14 min

Ca sent l’Henry V à un mile: excellente trado de Desprats dans la Pleiade (La vie d’Henry V, Shakespeare, Histoires II).
—-
ça existe encore ce genre de produit d’exportation, Bloom ? Des noms !
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Baroz, ça existe, et c’est vraiment un bonheur. A choisir dans un pool va de Benjamin Stora à Régis Debray, d’Abdelwahab Meddeb à Jean-Luc Nancy, de Fethi Benslama à Cynthia Fleury, de Jean-Claude Milner à Elizabeth de Fontenay, de Michel Deguy à Bruno Clément, d’Alain Badiou à Yves Michaux.

John Brown dit: 4 janvier 2013 à 19 h 08 min

« Et toujours et encore, le dilemme fidélité/trahison. »

J’espère que les auteurs de cet ouvrage fort documenté et fort utile posent la question de la légitimité de l’entreprise de traduction, d’oeuvres littéraires s’entend. Que l’on traduise ouvrages scientifiques et techniques ainsi que tous textes n’ayant aucune prétention artistique, rien de mieux. Mais la littérature ? Tout le monde fait comme si cela allait de soi de traduire la littérature, alors que chacun sait que toute traduction d’une oeuvre littéraire est toujours une trahison. Lire une oeuvre étrangère dans une traduction, quel que soit le talent du traducteur, c’est toujours un pis-aller. Peut-être devrait-on s’interdire de l’aborder autrement que dans son texte original. L’absence de traductions nous obligerait à forcer un peu notre paresse et à apprendre les langues étrangères. Enfin, n’en demandons pas trop. Tout le monde n’a pas le courage d’un Gérard Depardieu, bien décidé à apprendre la langue de sa nouvelle patrie, en attendant le tour de Brigitte Bardot. Ils liront Tchékhov et Soljénitsyne dans le texte, eux. Heureux mortels.

Thierry Kron dit: 4 janvier 2013 à 18 h 58 min

Jacques Barozzi, vous me voyez contaminé par un tas de fumier bêtissime et mûr pour l’asile psychiatrique ?
Je ne suis devenu ni catholique messe en latin, ni fan de Marine du FN, ni quoi que ce soit qui fasse la base de D. Et quant à devenir asexué, cela n’est pas contagieux.
Voyez vous ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ce troll est toléré ici. Ce n’est pas vraiment mon problème, je suis libre de ne plus commenter et souvent j’y pense. Mais ce n’et pas un minus qui va me gâcher la vie.
J’avais espéré qu’avec la nouvelle formule, on soit débarrassé des toqués. Je me suis trompé.
Voyez vous, Jacques, vous répondez vous aussi aux attaques les plus crétines. Alors ?
Et quand peut-on savoir quand c’est D., ou HR, ou un autre tordu ?

Bloom dit: 4 janvier 2013 à 18 h 51 min

Je n’ai pas lu le roman,Baroz, mais ai bien aimé le film.
Bon, j’étais déjà pas mal sonné par le Beijing Coma de Ma Jian, now la missive de la ministre, m’a mis Gao. Coma d’Orsay, tongzhi!

W dit: 4 janvier 2013 à 18 h 44 min

Mister Bloom ,j’aime beaucoup votre anglais mais bien que ma place y soit dédiée je préférerais en sortir,disposeriez vous d’une traduction qui m’approche un peu plus du sens de ces vers et de cette prose déposée?

W dit: 4 janvier 2013 à 18 h 38 min

Tenterez-vous de vous expliquer un jour devant une tasse de thé ou café,un gin gin-fizz si soir doux étoilé en-musiqué?

Alternative dit: 4 janvier 2013 à 18 h 31 min

N’est-ce pas un peu indiscret ,mal venu dans cette conversation aimable et bienveillante toutefois critique au bon sens du mot?Vos questions gênantes devraient pouvoir consulter l’altimètre …

Jacques Barozzi dit: 4 janvier 2013 à 18 h 18 min

Je crains, TKT, que vous ne soyez passablement contaminé par D. Pouvez plus vous en passer ? Ignorez-le !

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