de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Une femme de charge dans un intérieur bien tenu

Une femme de charge dans un intérieur bien tenu

Pas courant d’avoir son nom en haut et en bas de la couverture d’un livre. Un si rare honneur se mérite. Maurice Nadeau ne pouvait y échapper avec Soixante ans de journalisme littéraire (1480 pages, 39 euros, Editions Maurice Nadeau). Notez bien le choix du titre : « journalisme » et « non « critique » ; il est vrai que de temps en temps, à ses débuts, il se détendait à faire le reporter notamment lors des remises de prix, au chahut lettriste d’une lecture de Tzara au Vieux-Colombier, à l’occasion d’une interview de la nouvelle lauréate du Nobel Gabriela Mistral retour de Suède,  de la réception d’Emile Henriot à l’Académie, ou d’une rencontre avec Richard Wright de passage à Paris.Toute sa production critique présentée de manière chronologique, ce premier tome couvrant les années Combat de 1945 à 1951 jusqu’au départ de Claude Bourdet, animateur de rédactions qu’il suivra à France-Observateur. Par moments, on croirait lire son journal intime, impression que l’on aurait en pareil cas avec François Nourissier.

 Maurice Nadeau n’avait pas seulement le goût de la chose littéraire : c’était un passionné ; il y avait en lui quelque chose du bâtisseur de ponts entre l’auteur et le lecteur. les écrivains et les personnages qu’ils ont créés constituaient sa famille de papier, parentèle dans laquelle il avait le don de faire immédiatement entrer ses lecteurs ; mais il ne craignait pas de croiser le fer dès lors qu’il s’agissait de défendre son absolu de la littérature. Et il fallait oser affronter un Sartre dès décembre 1945 quand le philosophe qui tenait déjà le haut du pavé et reprochait aux critiques de « faire notre histoire à l’aveuglette », lui opposer la conscience morale du critique.

De quoi est-elle faite ? D’esprit critique, d’indépendance du jugement,  de recherche d’un certain pathétique, de la présence d’une voix et d’un son particuliers chez un écrivain, de curiosité et d’intuition mêlées d’instinct, de mise en perspective, de conception de la littérature, de mémoire des œuvres autant que des auteurs (en connaît-on de jeunes critiques qui s’imaginent que la littérature commence avec Edouard Louis) et surtout, c’était pour Nadeau le mot et la notion-clés : de responsabilité. Pas d’expression d’une conviction sans responsabilité, c’est à dire : être en situation de répondre de ses jugements et le cas échéant d’en supporter les conséquences.497972695

Sainte-Beuve tenait que le critique devait se faire « le secrétaire avoué » du public. Maurice Nadeau, qui le cite souvent, reproche à cette conception, comme à d’autres, de sacrifier par avance toute « responsabilité personnelle », il n’en démord pas. Fut-il vedettarisé, soutenu, protégé par son journal, sa revue, sa radio, c’est lui qui s’engage et signe. Nul autre ne doit donc répondre de ses jugements. Cet Intuitu personæ ne saurait se déléguer. Cela paraît aller de soi, et pourtant, rien de moins évident. Question d’éthique, le mot n’est pas trop fort, surtout en l’absence de véritable déontologie dans un métier (le journalisme) où la faute professionnelle n’existe pas, sauf à être brandie comme prétexte devant les prudhommes pour se débarrasser d’un emmerdeur.

On le sait, le critique a ceci de commun avec les artistes : il ne s’autorise que de lui-même. Pas d’école, pas de diplôme. Sa seule légitimité ne lui vient au fond que du journal qui le consacre dans son statut. Qui d’autre l’a fait roi ? qui l’a fait juge ? Rien n’est plus labile, arbitraire, subjectif que cette faveur médiatique. La plupart des critiques perdent de leur importance une fois retiré ; ils n’existent plus dès lors que leur influence disparaît ; le plus souvent, il n’en demeure pas la moindre trace malgré la parution en librairie de leurs articles dans l’indifférence générale (qui a vraiment envie de payer pour lire ce qu’il a déjà lu ?).

Nadeau fait exception, avec quelques rares autres. Il avait la sagesse de connaître ses limites. Cela requiert une certaine humilité par rapport aux véritables créateurs : un critique commente une création, cela ne fait pas de lui un artiste fut-il des plus talentueux, des plus aigus, des plus libres tels Angelo Rinaldi ou Philippe Lançon pour ne citer que les plus récents. Ne jamais oublier ce que Thiphaine Samoyault rappelle à juste titre  dans sa préface, à savoir que la critique « un art modeste, entièrement dépendant des autres, de ceux qui écrivent ». Dans cet esprit, Nadeau assimilait sa fonction à celle de      « la femme de charge dans un intérieur bien tenu ». Il savait ce qu’il convenait de dire et de taire, non par autocensure ou crainte de déplaire mais par souci de ne pas perdre son temps, son énergie, son espace avec des-livres-que-c’est-pas-la-peine.

François Nourissier donnait l’impression de ne dire que du bien des livres qu’il critiquait car il s’en tenait justement à ce principe, attitude parfois regrettable car on aimerait qu’un grand lecteur qui a gagné notre confiance au fil des ans, un avis que l’on suit, nous évite aussi de maudire ensuite l’auteur d’un mauvais livre qui nous a volé six ou sept heures de notre vie. Cela dit, le cas échéant, Nadeau exécutait tel roman   « où l’action bégaie ». Ou un nouvel essai de Julien Benda pour sa hargne et sa mauvaise foi, l’auteur, fameux avant-guerre, étant un personnage plus grave que sérieux et, pour tout dire du genre « scoliaste attardé ».

Bien sûr, il lui est arrivé de se tromper encore que dans ce domaine, tout est discutable et par rapport aux critiques littéraires, les jurys littéraires ne sont pas en reste dans l’erreur de jugement. A-t-il vu juste en appelant de ses voeux un grand roman d’Alexandre Astruc, ce qui supposait que celui-ci en eut les moyens ? Après lecture du Diapason de l’orage, il disait tout attendre de son auteur mais on ne sache pas que grand chose soit venu de René Roger. A-t-il eu raison à la parution de Drôle de jeu « qui dépasse les limites du roman traditionnel » de placer Roger Vailland dans la lignée de moralistes et d’esprits libres tels que Laclos, Diderot, Stendhal, et ses héros parmi ceux de Malraux, Caldwell, Hemingway ? Une fois séparé un livre du bruit qu’il fait, n’était-ce pas un peu beaucoup ? Facile à dire avec le recul des décennies.

Ce qu’il y avait de bien avec Nadeau, c’est qu’il invitait aussi à dénoncer les travers de sa corporation : ainsi de la « pétrification critique » par laquelle des idées et des œuvres se retrouvent figées et emprisonnées pour longtemps derrière des grilles. On a tôt deviné que l’éditeur perçait sous le critique. A croire que le journalisme littéraire, auquel il n’a jamais cessé de payer sa dette dût-il y laisser des plumes, lui avait appris à dire « non » autant qu’à se vouer à la défense et illustration comme il le fera par la suite et jusqu’à son centenaire, aux éditions des Lettres nouvelles puis Maurice Nadeau..

Un bon critique n’est pas seulement celui qui fait découvrir la nouveauté, mais celui qui nous fait relire avec d’autres yeux des livres que nous croyions avoir aimé, savouré, admis, compris une fois pour toutes. Le critique dilettante éclairé aspire juste à comprendre, quand Nadeau prônait un engagement qui nécessairement exclut. Qui choisit retranche autant qu’il ajoute. Il juge en fonction de critères qui peuvent paraitre souvent opaques, d’autant qu’il n’est pas tenu de les justifier en permanence. Au bilan de sa vie professionnelle, on pourra toujours reprocher à un critique l’absence de certains livres et de certains auteurs, qu’ils fussent écartés ou oubliés. Je ne vais pas vous faire la liste de tous les Prévert, Faulkner, Péret, Malraux, Eluard, Breton, Aragon traités en détail dans ce recueil, ils sont légions et reflètent bien le fond de l’air de ce temps-là, sans oublier les Kafka, Rimbaud et autres fidèlement revisités comme on se rend le dimanche dans la famille, chez la vieille tante, la seule à avoir la mémoire des siens, en n’oubliant pas d’amener les enfants, c’est à dire nous, lecteurs confiants, dociles et enchantés sinon pourquoi le lirait-on depuis tant d’années. Et pourtant, c’est si bon de le détester…

Haro sur le critique ! C’était déjà le titre d’un de ses articles de 1947. Il entendait y résister aux pressions des éditeurs qui lui reprochaient de dédaigner le traitement de romans dits commerciaux. Lui ne voulait pas déroger à son principe : tenir les lecteurs au courant des idées de son époque. Une nouvelle vision du monde (Sartre), un nouveau langage (Queneau), une nouvelle morale (Camus) plutôt que « même un bon roman qui constitue pour son auteur la vingt-troisième mouture d’une œuvre du début ». Cet article, on pourrait le publier aujourd’hui avec la même actualité dans un dossier sur la comédie littéraire, de même que La Littérature à l’estomac de Julien Gracq. Rien de daté.

Maurice Nadeau se gardait d’éditorialiser autour du thème du livre critiqué, travers hélas si répandu dans le journalisme français. Quant à son goût du titre, ce n’est pas celui de la formule ou du calembour à la Blondin  car il n’en avait pas l’esprit farceur, d’autant qu’il prenait la littérature pour une affaire trop sérieuse pour être tournée en dérision comme la politique et le reste, sport national français à la fin du XXème siècle. Ses titres sont informatifs. A peine s’il se permet un « Stendhal for ever », « Saint-Just le laconique », « Un Faust du XXème siècle », « Gide victime de lui-même » etc. Plutôt plat. Le plus souvent, il se résignait à utiliser le titre même du livre qu’il évoque. Or, quand un critique abrite un styliste en lui, cela se voit déjà à l’originalité de ses titres – sauf à ce que l’intitulation soit le monopole du secrétaire de rédaction.

Un article sur dix est consacré à un poète. « Dans un roman où il ne se passe rien, est-ce un roman ? Ce n’est que dans la poème que tout arrive » écrit-il à ses débuts mais il n’aurait pas soutenu un tel jugement vingt ans après, son intérêt pour la poésie ayant bien faibli avec le temps, distance due probablement à la qualité de la production. « Question poésie, je suis plutôt Michaux que Houellebecq, si vous voyez» m’avait-il dit pour justifier son refus de publier les poèmes de ce dernier quitte à le voir partir ailleurs. Il avait pointé le paradoxe du critique : tenter de pénétrer une œuvre « jusqu’en son cœur ténébreux » tout en sachant qu’elle révélait sa puissance et son génie en y résistant, la réussite du critique étant par conséquent traduite par son échec.

A la fin de ses jours, il ne pouvait toujours pas s’empêcher de lire trois livres à la fois ; mais, réflexe de critique avide de tout qui reçoit tous les livres depuis toujours, parallèlement, plutôt que les nouveautés, il préférait relire Georges Bataille. On allait l’oublier : de toutes ses activités, il en est une qui les réunissait toutes et à laquelle il se sera adonné toute une vie durant : lire/relire. A suivre prochainement avec la parution du tome II qui couvrira les années de la la revue Les Lettres nouvelles(1953-1966) puis du tome III qui sera celui de la Quinzaine littéraire(1966-2013)

On chercherait en vain le beau mot d’ « empathie » dans le livre de Maurice Nadeau. Il irradie les pages d’un autre recueil de critiques qui paraît ces jours-ci : Les Jardins suspendus (410 pages, 27 euros, Pierre-Guillaume de Roux) de Jean-Louis Kuffer (Lausanne, 1947). Mais comme chez son glorieux aîné, le terme de « critique » n’apparaît pas en couverture, à croire qu’il est nécessairement négatif alors que la fonction a sa noblesse. Ici plutôt « lectures et rencontres » échelonnées entre 1968 et 2018 , qui se sont traduites par d’innombrables critiques et articles pour la presse de la Suisse romande. Des poètes et romanciers de toutes langues y sont évoqués à travers leurs œuvres.

Dédié notamment à trois éditeurs qualifiés de « grands passeurs » : Christian Bourgois, Dominique de Roux (10/18), Vladimir Dimitrijevic (L’Âge d’homme), il s’ouvre sur un chapitre intitulé « L‘Arche du critique » dans l’esprit de Noé. Kuffer y tient qu’une « empathie à peu près sans limites » est la qualité indispensable pour faire un bon critique. On peut y voir une dénonciation de l’injonction binaire qui ronge l’esprit français : chacun est toujours sommé de choisir entre Voltaire et Rousseau, Balzac et Stendhal, les Beatles et les Rolling Stones etc Quelle défaite de la pensée que cette exclusivité ! Difficile de faire entendre la douce musique du « en même temps », surtout depuis qu’elle a été irrémédiablement arrimée à la rhétorique macronienne. Un tel tropisme ne va pas de soi même si il en est (j’en suis) pour qui c’est un réflexe si naturel qu’il n’exige aucun effort. L’auteur en pointe bien le danger :

 « Pas facile de distribuer ses curiosités entre toutes les espèces sans tomber dans l’omnitolérance ou le piapia au goût du jour ». 

Il y a là un savant exercice d’équilibrage des tensions qui fait du critique un funambule – et pourquoi pas ? Kuffer y réussit avec une touche romande bien naturelle, des portraits de Ramuz, Cingria, Chappaz, Cendrars d’autant bienvenus qu’ils sont absents dans ce type d’anthologies quand c’est un Français qui s’y met, et une évocation poignante de la mort de Jacques Chessex. Enfin, c’est vieux tout ça. Nous vous parlons d’une époque bien révolue, un temps où existait encore dans ce pays du journalisme et de la critique littéraires. Parce qu’il y avait des journaux pour leur accorder de l’importance, pour les considérer, pour les publier – et des lecteurs pour les lire. Pas tout à fait morts, mais qui en tient encore compte, vraiment ?

(« Les jambes de Martine » photo Henri Cartier-Bresson ; « Maurice Nadeau » photo Guy Darol ; « Jean-Louis Kiffer » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

877 Réponses pour Une femme de charge dans un intérieur bien tenu

N'IMPORTEQUOI dit: 20 novembre 2018 à 23 h 19 min

Bloom, d’autant qu’avant toutes ces espèces ils ont eu raison en compagnie des colons du tigre du Bengale.

et alii dit: 20 novembre 2018 à 23 h 03 min

christiane,je croyais que vous n’aviez pas gardé de souvenirs lumineux de toutes vos relations,mais que pour certaines une amertume les entachait parce que c’est ça qui me frappe dans cet article;autre chose l’artiste dont le talent est incontesté;
bien sur l’oeuvreestaussi partie du souvenir mais je pensais au plus intime comme un affect personnel
bonsoir

Chtimimi dit: 20 novembre 2018 à 22 h 52 min

Le texte est conforme à l’original (deux d’entre-nous l’avaient noté et diffusé aux copains absents). L’affichette n’était pas un objet acheté dans le commerce. Le patron l’avait fabriquée lui même, et son épouse avait recopié la phrase d’une écriture anglaise très élégante.
Flatté par nos félicitations, il nous en a montré d’autres, en préparation, plus ordinaires ( ‘Si vous écrasez vos mégots dans la sous-tasse, je vous servirai le café dans le cendrier’). Il n’a pas voulu citer ses sources, fier qu’on le suppose auteur de ces ‘pensées profondes’.
Il les a peut-être trouvées dans le Vermot, très en vogue à l’époque. Et transformé vesse en fesse, pour être sûr que la clientèle (dont faisait peut-être partie le grand-père d’Ed. Louis) comprenne sans poser de question.

@ Pat V
D’accord avec vous, mais si la vraisemblance et la logique musicale nous semblent évidentes aujourd’hui, je crois pouvoir affirmer que l’on s’en souciait peu dans la Picardie profonde des années 60. J’en viens.
—–
Trouvé une série de variantes, qui montrent que le sujet stimule l’inspiration.

http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?t=72159&classement=top10

et sur un autre site :
Et souvenez-vous de cette pensée de Victor Hugo :
« Mieux vaut un pet sonore qui sort avec fracas qu’une vesse puante qui se répand tout bas. »

un autre encore :
« Mieux vaut un pet sonore qui éclate avec fracas
Qu’une vesse perfide qui vous trahit tout bas. »
Voltaire (1694 – 1778)

On ne prête qu’aux riches.

christiane dit: 20 novembre 2018 à 22 h 48 min

@et alii dit: 20 novembre 2018 à 20 h 28 min
Bonsoir,
c’est très loin cette exposition au Grand Palais des photos de Robert Mapplethorpe (mort du sida en 1989 à l’âge de 42 ans) en avril 2014, je crois…
Le texte que vous citez est de Renaud Machard à propos du film-documentaire sur la vie et l’œuvre du photographe : « Robert Mapplethorpe. Look at the Pictures » de Fenton Bailey et Randy Barbato (Etats-Unis, 2016, 1 h45) que l’on a pu voir sur Arte).
« (…)On est ému de voir certains modèles du photographe rappeler, quarante ans après, la relation sexuelle et/ou sentimentale qu’ils entretenaient avec lui, même si presque tous en ont gardé un souvenir amer. (…) »
Je ne crois pas être à l’origine de la citation de cet article du Monde, mais je garde un souvenir très intense de cette exposition. Un artiste exigeant. Des photos de femmes, beaucoup de nus, ses muses dont Patti Smith mais surtout un regard passionné sur l’underground gay du New York des années 70 et 80 (même culture et vie sulfureuse Warhol (« Flesh », la vie d’un jeune prostitué newyorkais). Ses photos sont d’une grande beauté autour d’un noir et blanc puissant, des contrastes saisissants de lumière et d’ombre faisant mémoire de ses amants et mécènes… Des fleurs aussi comme autant d’images sexuelles et voluptueuses.
(J’ai eu du mal avec certaines photos sado-maso dans une salle un peu en retrait. Je suis passée très vite…)
Et oui, beaucoup de ses amis sont morts du sida ou de la drogue et ces portraits, leur survivant, en devenaient troublants. « Érotisme et damnation », « Le mythe des corps », la perfection dans la forme », trois de ses problématiques…
https://www.youtube.com/watch?v=wVAI4gP2XK8

et alii dit: 20 novembre 2018 à 22 h 38 min

pour le ‘Championnat du monde féminin d’échecs’.

Elle se déroule actuellement jusqu’au 23 AS de l’an 145 de l’Ère ´Pataphysique, Saint Quincey , critique d’art (25-XI-18,v.)dans la ville de Khanty-Mansiysk en Russie.

Site officiel https://chess2018.ugrasport.com/ avec parties en direct.

Parties commentées en russe par Sergey Shipov, Evgeniy Najer et Evgenij Miroshnichenko,

en anglais par Pavel Tregubov et Alexander Morozevich
https://laregledujeu.org/arrabal/2018/11/20/9783/scandale-championne-du-monde-dechecs-52-700e-champion-du-monde-dechecs-dix-fois-plus/

renato dit: 20 novembre 2018 à 22 h 17 min

Empathie. Vrai on en parle de puis peu temps. Vers la fin du XIXe siècle un philosophe allemand avança l’idée de ressenti de l’intérieur afin d’accéder au sens des œuvres d’art. Selon l’un de mes amis il aurait déduit le concept des critiques de Schumann.

et alii dit: 20 novembre 2018 à 22 h 02 min

Serge Tisseron
Psychologue, psychiatre et psychanalyste, il est l’auteur de Empathie et manipulations, Albin Michel, 2017.

rose dit: 20 novembre 2018 à 21 h 36 min

JJJ
merci pour votre commentaire laudatif de 12h36.
c’est mon fond le pacifisme, même si les temps sont à la guerre. J’ vous aime bcp, tous.

ai bcp aimé aussi le bout à bout et l’ enchevêtrement autour de Persona. Je vous remercie tous chaleureusement.

jazzi
avons vu cet aprem
A bad time in El Royale hôtel, c’ est génial.

Jacques R. dit: 20 novembre 2018 à 21 h 36 min

« Question poésie, je suis plutôt Michaux que Houellebecq, si vous voyez» m’avait-il dit pour justifier son refus de publier les poèmes de ce dernier quitte à le voir partir ailleurs.

Ce fut là, certainement, une limite de Nadeau critique et éditeur. Question poésie, en effet, Houellebecq apportait dans la poésie française plutôt convenue, compassée et conconcon de l’époque, un souffle de juvénile, roborative et jubilatoire fraîcheur. Qu’on en juge par ces vers :

Mon père était un con solitaire et barbare;
Ivre de déception, seul devant sa télé,
Il ruminait des plans fragiles et très bizarres,
Sa grande joie étant de les voir capoter.
Il m’a toujours traité comme un rat qu’on pourchasse;
La simple idée d’un fils, je crois, le révulsait.
Il ne supportait pas qu’un jour je le dépasse,
Juste en restant vivant alors qu’il crèverait.
Il mourut en avril, gémissant et perplexe;
Son regard trahissait une infinie colère.
Toutes les trois minutes il insultait ma mère,
Critiquait le printemps, ricanait sur le sexe.
À la fin, juste avant l’agonie terminale,
Un bref apaisement parcourut sa poitrine.
Il sourit en disant: «Je baigne dans mon urine»,
Et puis il s’éteignit avec un léger râle.

On croirait le portrait d’un gilet jaune !

A-t-on jamais parlé d’un père avec cette cynique et lucide allégresse ? Victor Hugo, peut-être :

Mon père, ce zéro au sourire si mou …

D. dit: 20 novembre 2018 à 21 h 25 min

Il faut dire que le centre de la France est l’oublié du programme TGV. Ces gens là on payé des impôts pour les autres en gros. Ils ne verront jamais le TGV.

D. dit: 20 novembre 2018 à 21 h 24 min

J’aurais à faire Paris-Marseille, je prendrais peut-être le train à tel point ce serait long en voiture.
Mais pour aller à Aurillac depuis Paris c’est beaucoup plus rapide et sûr en voiture. Et en plus je peux emporter plein de choses et en ramener plein.

D. dit: 20 novembre 2018 à 21 h 22 min

Ed dit: 20 novembre 2018 à 20 h 13 min

Du coup il se déplace comment le dédé ? En calèche ?

En automobile à pétrole, Ed. Voyons.

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 21 h 21 min

Claude Bahia, je ne rate jamais les films brésiliens qui arrivent jusqu’à nous. ça fait quelque temps que je n’en ai pas vu de notable. Mais au cas où, je ne manquerai pas d’en parler. Les situations difficiles et conflictuelles sont particulièrement propices à la création…

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 21 h 15 min

A l’occasion de cette fête, le fils cinéaste de Bergman présente à la camera de Margareta von Trotta, son frère préféré (en fait son demi frère), qu’il qualifie de plus intelligent de tous : un pilote de ligne…

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 21 h 08 min

Oui, Renato, les TGV du réseau français ne marchent pas mal non plus. Quant à dîner dans le train, à part l’Orient-Express, je ne vois pas !

Merci Paul pour ces précisions sur Persona, notamment biographiques, qui ont leur importance. Je me demande toujours avec laquelle des actrices il vivait au moment de tel ou tel film, sans connaitre la réponse. Bibi était un peu plus âgée que Liv. Dans le film donc, sa nouvelle compagne pousse l’ancienne à faire l’amour, avec son mari aveugle (Bergman lui-même ?) par un phénomène d’inversion de situation ! L’adultère semble de règle dans le cinéma du réalisateur suédois. Dans le très intéressant documentaire de Margareta von Trotta, on assiste à un jubilé privé en l’honneur de Bergman pour son 70e ou 80e anniversaire. Autour de lui son réunis toutes ses femmes, ex et actuelle, ses enfants, les compagnes et compagnons de ceux-ci et les non moins nombreux petits-enfants du cinéaste. On constate qu’outre ses nombreux films, celui-ci, à la tête d’une véritable tribu, quoique dispersée, a contribué également à repeupler la Suède !

Janssen J-J dit: 20 novembre 2018 à 21 h 04 min

@ bon, me voilà un peu rassuré, C B (20.23). Merci pour vos nouvelles à la rdl.
Tant qu’on a des pb de puits artésiens à régler, ça pompe, mais ça tient la santé en forme ! J’ai eu honte l’autre jour qu’un erdélien ait traité de Brésil d’un peuple de fachos, parce que j’ai imaginé ce qu’on vous aviez pu en ressentir, c’est un peu comme si traitiez les français de « peuple de macroniens ». Quelle horreur ! je me sentirais sali. Bien sûr, bien sûr, on devrait être cuirassé, mais non… Oui, Hans Frank…, on le trouve très bien documenté dans ce bouquin fabuleux qui traite des raisons pour lesquelles le concept de génocide et de crime contre l’humanité ont fait leur apparition dans le système de droit pénal international dès le tribunal de Nuremberg, dans le roman super bien documenté de Philippe Sands.
https://www.albin-michel.fr/ouvrages/retour-a-lemberg-9782226395160
Bien à vous, à bientôt.

et alii dit: 20 novembre 2018 à 20 h 28 min

suite à un ancien commentaire de christiane?
dans le monde:
On est ému de voir certains modèles du photographe rappeler, quarante ans après, la relation sexuelle et/ou sentimentale qu’ils entretenaient avec lui, même si presque tous en ont gardé un souvenir amer.

renato dit: 20 novembre 2018 à 20 h 27 min

« On ne prend manifestement pas les mêmes trains. »

Ligne Strasbourg – Bâle : horaires respectés, voitures propres, personnel courtois. À Bâle, accès au réseau ferroviaire européen ou aéroport Bâle-Mulhouse.

Claudio Bahia dit: 20 novembre 2018 à 20 h 23 min

Janssen J-J dit 20 novembre 2018 à 17 h 09 min
Bonjour Janssen,
oui, Hans Franck. Je n’avais encore jamais eu connaissance du livre que vous citez: « Retour à Lemberg ». Sur Franck j’en étais resté aux récits de Malaparte dans « Kaputt » (en particulier toute la deuxième partie, intitulée les rats)
Si je tiens le coups? euh,.. oui; vous pensez à quoi? si c’est au sujet de l’élection présidentielle, attendons pour voir, mais c’est sûr que ici dans le Nordeste nous avons massivement voté pour la gauche (et j’ajouterais à titre personnel: faute de mieux). Bolsonaro n’était pas mon candidat (et comme je l’avais dit ici, je suis parti loin dans l’Interior da Bahia le jour du 2ème tour. Quelqu’un m’avait récemment conseillé de rester dans mon pays de « facho ». Mais nous ne sommes pas un pays ni un peuple de « fachos », d’ailleurs un terme qui ne veux strictement plus rien dire, un terme complètement desvinculado (dévoyé ?), surtout en Europe, où on l’utilise à n’importe quelle sauce.
Si c’est au sujet de ma santé de vieux, ça va très bien; depuis deux jours je trouve le temps pour venir jeter un coup d’œil ici et lire les message. Mais la semaine précédente j’avais de sérieux problèmes de bomba submersa à résoudre, une pompe verticale qui est dans le fond de mon puit (poço artesiano). Vous voyez, tout cela est très loin de la litérature…

D. dit: 20 novembre 2018 à 20 h 18 min

Quand 20 minutes sur 30 des journaux télévisés, matin midi et soir depuis plusieurs jours sont consacrés au peuple paupérisé et en colère de la métropole aux DOM-TOM avec moultes relais à l’international avec comme seule réponse « on tient le cap » « la place de la Concorde sera interdite samedi » « le mouvement se radicalise, c’est inadmissible », que peut-il advenir sinon un chaos encore plus grand ?

D. dit: 20 novembre 2018 à 20 h 13 min

Je ne vois pas comment Macron pourrait passer la totalité de l’année 2019 en terminant 2018 de cette façon catastrophique. Je ne sais pas ce qui va se passer mais je sais que ça va se passer. Non sans craintes.

D. dit: 20 novembre 2018 à 20 h 12 min

Le train c’est reposant, on peut travailler et diner, et on arrive frais et dispo.

On ne prend manifestement pas les mêmes trains.
Les incidents sont si fréquents que j’ai renoncé depuis longtemps. La SNCF a réussi à me faire détester le train.

renato dit: 20 novembre 2018 à 20 h 01 min

« 17000 km, je viens de vérifier ! »

Moi, je l’ai vendue il y a de là 12 années. Le train c’est reposant, on peut travailler et diner, et on arrive frais et dispo. Et c’est carrément moins cher. J’ai récupéré le garage et j’y range maintenant une partie des livres qui étaient avant au garde-meubles.

Pat V dit: 20 novembre 2018 à 19 h 52 min

et alii dit: 20 novembre 2018 à 19 h 41 min

Désolé d’amplifier l’odeur sournoise mais je ne vous avais pas lu… 😉

Pat V dit: 20 novembre 2018 à 19 h 49 min

 » Mieux vaut un pet subit qui sort avec fracas
qu’une fesse hypocrite qui vous trahit tout bas.  »

Mais ne s’ agit-il pas plutôt de  » qu’une VESSE hypocrite qui vous trahit tout bas  » cela aurait un peu plus de vraisemblance et de logique musicale.

et alii dit: 20 novembre 2018 à 19 h 41 min

allons
Mieux vaut un pet subit qui sort avec fracas
qu’une vesse puante qui vous trahit tout bas
bonsoir sans traitrise

renato dit: 20 novembre 2018 à 19 h 41 min

« … aurait mieux fait d’écrire… »

Ça m’apprendra à faire des copié-collé afin d’épargner le va et vient sur le clavier de l’ipone…

Chtimimi dit: 20 novembre 2018 à 19 h 16 min

@ Rose 11 h 08
17000 km, je viens de vérifier ! Avec les lunettes pour la vision de près. Visite chez l’ophtalmo tous les 2 ans, la prochaine, dans 7 mois, ne sera pas un luxe. C’est le revers du réglage des polices de caractères sur écran : la vision baisse sans que l’on s’en aperçoive.
Les visites médicales chez les spécialistes (à 25 ou 30 km) sont, avec les courses une fois par semaine (à 2 ou 3 km), les passages obligés de l’utilisation d’un char dont la conduite m’a toujours pesé. Pour le reste, juste les visites de courtoisie, famille ou amis, dans un rayon de 50 km. Une moyenne de 1700 km par an, un aller-retour Marseille !
Pour les patins, si j’arrive encore à les rouler à peu près, pas question de rouler dessus.
J’ai toujours eu la tête dans les nuages (ah, les punitions !!!) mais les pieds bien sur terre. En scolaire, j’ai fait du basket, volley, hand, foot et de l’athlétisme, mais sur des patins à roulettes, à glace, ou des skis, je suis aussi à l’aise qu’un chat de gouttière avec manteau et chaussons. Les seuls engins que j’ai pratiqués en hors sol : le vélo et la Mobylette Peugeot (années (50) que mon père avait remisée au garage (comme dans le bouquin de Mathieu).

@ Ed
Lu sur une affichette, dans un bistrot près de chez Edouard Louis, et bien avant sa naissance :
Mieux vaut un pet subit qui sort avec fracas
qu’une fesse hypocrite qui vous trahit tout bas.

Poésie bu-colique (pour rester dans le même registre).

Janssen J-J dit: 20 novembre 2018 à 19 h 10 min

Décidément, rien dans cette vie ne m’aura jamais prédestiné à devoir lire de près ou de loin quelque chose de cet homme, J d’O., dont on dit qu’il fut aimé de tous les Français. Je suis français, et décidément non, je ne vois vraiment pas par où aurait pu s’insinuer la moindre séduction, au vu de sa biographie. Et cet entretien n’est pas prêt de me rapprocher de sa planète. Que de temps perdu en rdl, avec de telles chausse-trapes !
https://www.lexpress.fr/culture/livre/jean-d-ormesson-entre-les-lignes_2048031.html

Delaporte dit: 20 novembre 2018 à 18 h 31 min

Il y a aussi Elektra, opéra de Strauss, sur un livret de Hoffmannstahl d’après sa pièce. En voici le résumé :

« Après son retour de la guerre de Troie, Agamemnon est assassiné par sa femme Clytemnestre et son amant Égisthe. Électre, fille de Clytemnestre et d’Agamemnon, a emmené son jeune frère Oreste en sécurité à l’extérieur du pays. »

Electre agite et inspire beaucoup les artistes. Il y a un profond mystère Electre, qui se révèle à force de patience.

et alii dit: 20 novembre 2018 à 18 h 02 min

je cherche en vain une pub où l’on voit des jambes des femme auxquelles s’accroche un petit garçon;je crois avoir lu qu’elle avit été censurée;je l’avais vue dans un livre de P.Legendre que je n’ai pas à portée merci si quelqu’un la retrouve elle est très bonne allez renato un effort!

renato dit: 20 novembre 2018 à 17 h 13 min

Hé, merdre ! Sopho-cles c’est en anglais, en fr. Sopho-cle. Bon, maintenant un martini dry pour vider la tête : un monstre italo-anglais, donc.

Janssen J-J dit: 20 novembre 2018 à 17 h 09 min

@15.40 Enfin moi si j’avais été dénué de tout scrupule c’est ce que j’aurais fait.La rdl aimerait être sûre de vous suivre : vous auriez fait quoi, au juste, avant de préparer votre dîner ? Truander le fisc comme Carlos Gogone ou le faire virer de son poste comme les japonais n’en ont ps eu le scrupule car ils en avaient le droit ?

Souvenez-vous du mystérieux homme à la Subaru blanche dépeint et peint par l’anti-héros de Murakami dans ‘le meurtre du commandeur’.

renato dit: 20 novembre 2018 à 17 h 07 min

Oui, Bennienn de Godfried Benn.

Pour Sofocles pardon, Sophocles, mais une journée en jonglant être trois langues et voilà que l’on couche sur le blog un monstre italo — Sofo — français — cles —.

Janssen J-J dit: 20 novembre 2018 à 16 h 57 min

@ 16.27, « Elle est une femme très attentive »,
… et visiblement attentionnée, je n’en doute pas, elle vous mérite en ressemblance.
La rdl voulait simplement vous suggérer de n’avoir point crainte de vieillir, et ce conseil va s’adressant, bien au-delà des artistes du monde flottant (regardez Ingmar, Liv et Bibbi, qui sont tous sont passés par là, et leur art est pourtant resté intact et pur).

(Bennien ? de Godfried Benn ou bien quoi halors ?, sauf erreur)

Bien à vous, renati Maestro. Vos albums photos nous sont toujours aussi précieux et passionnéments regardés.

@Bonjour M. Bahia… vous citez le sinistre hans Frank dont Philippe Sands a récemment dressé un saisissant portrait du juriste nazi au procès de Nuremberg, dans Retour à Lemberg.
J’espère que vous tenez le coup, cela dit. Amitiés internautiques.

renato dit: 20 novembre 2018 à 16 h 40 min

Pardon et tous ces genre de chose, 11 h 56 min me suis trompé dans la séquence des auteurs ; vous aurez corrigé sans peine.

renato dit: 20 novembre 2018 à 16 h 36 min

Apparemment vous n’êtes pas familier des classiques, Jacques, ni des processus créatifs ; mais peu importe. Cela dit, il n’y aurait pas évolution ni transformation si on restait à la surface des choses.
Trois figures d’Elektre ont été créé, Euripide, Eschyle, Sofocles, et une actrice ne peut pas ne pas les connaître. Or, la question que je pose n’est pas abstruse, il faudrait seulement comprendre les processus créatifs, car un artiste ne pose jamais un élément sans raison, même pas un élément décoratif : un fait est une cause. Donc, nous avons une actrice qui joue Elektre et à l’improviste se tait. Si c’était pour arriver à la « caméra qui leur fait l’amour, en gros plans, toutes les deux mêlées », B. pouvait partir d’une serveuse qui oublie le nom du plat du jour et fini au lit avec la cliente ; mais il y a une logique creative, une façon de procéder, une vie du film derrière les images que nous voyons — relire Andréas d’Hofmannsthal —. Enfin, bref, l’histoire d’Elektre importe peu, ce qui importe c’est le personnage construit par chacun des trois auteur :
— Euripide, rongée par la culpabilisation ;
— Eschyle, jeune fille qui se désespère car elle ne sait se révolter ;
— Sophocles, une femme déterminée qui ne renonce pas à ses intentions de vengeance.

Un personnage trois rôle, il y a de quoi produire un court-circuit.

renato dit: 20 novembre 2018 à 16 h 27 min

« Les biais cognitifs chez les jeunes sont infiniment supérieurs à ce sujet, qui marchent et glissent n’importe comment, pour ne rien dire de leurs permanentes bévues en jugement hâtifs quasi « racistes » et prolifératoires. »

Elle est une femme très attentive, JJJ, je lui ai donc demandé de me prévenir lorsque quelques signe de vieillesse serait apparu chez moi. D’ailleurs, elle vit de l’autre côté du monde, nous nous voyons donc tous les trois, parfois quatre, ans, elle a donc un regard moins conditionné que ceux qui me voient plus fréquemment. Enfin, vous vous rappelez peut-être du bennien « Vieillir, problème pour artistes ».

Delaporte dit: 20 novembre 2018 à 16 h 23 min

« Ne jamais oublier que chez Bergman, le cinéma est pour lui un journal intime, une confession tantôt réaliste, tantôt fantasmatique et onirique »

C’est plus ou moins vrai, avec Persona. Le film est basé sur la confrontation des deux femmes, les hommes, ou l’homme, est hors champ. On voit que le noeud de l’affaire, ce sont les femmes, les hommes ne sont que leurs marionnettes. Bergman se met en retrait, comme un lointain observateur, en tout cas qui n’a aucune importance dans le déroulement du destin. Comme un corps surnuméraire. Persona est un film complètement féministe, jusqu’à l’extrême : il exclut l’homme, qui n’est plus qu’un jouet sans importance. Quand on revoit ce film ce film aujourd’hui, il est clair que les deux femmes ont une relation charnelle. La boucle est bouclée, tout s’accomplit entre elles seules. Et il n’y aura pas de fruit de leurs entrailles, l’actrice n’en veut plus, et l’infirmière s’est fait avortée. Comme une vérité humaine close sur elle-même. Un univers évidemment sans Dieu. Pour Bergman, la femme est athée.

et alii dit: 20 novembre 2018 à 15 h 55 min

. Deux semaines durant, elle garda un mutisme total
et, en s’efforçant de parler, n’émettait aucun son. C’est alors
seulement que le mécanisme psychique de la perturbation pu
s’expliquer. Je savais qu’une chose qu’elle avait décidé de taire
l’avait beaucoup tourmentée. Lorsque j’appris cela et que je la
contraignis à en parler, l’inhibition, qui avait rendu impossible
toute autre expression de pensées, disparut.
Cette amélioration coïncida, en mars 1881, avec la mobilité
récupérée des membres gauches ; la paraphasie disparut, mais
elle ne s’exprimait plus qu’en anglais, en apparence sans s’en
rendre compte ; elle querellait son infirmière qui, naturellement,
ne la comprenait pas ; quelques mois plus tard seulement,
j’arrivai à lui faire admettre qu’elle utilisait l’anglais. Toutefois,
elle n’avait pas cessé de comprendre son entourage qui
s’exprimait en allemand. Dans les moments d’angoisse intense
seulement, elle perdait entièrement l’usage de la parole ou bien
http://www.esparedes.pt/esp/images/bres_freud.pdf

Paul Edel dit: 20 novembre 2018 à 15 h 50 min

Jazzi, quand on revoit « persona »(1965) il ne faut pas oublier que depuis un an ou deux, dans la presse internationale, beaucoup d’intellectuels, de critiques de cinéma de Gauche, s’étonnent du « silence » de Bergman sur la guerre du Vietnam,(année des débuts du bombardements systématiques par les B 52 ) et le somment régulièrement de s’exprimer sur les conflits du monde. Ils exigent de lui un engagement politique à la Sartre. il est évident que la comédienne Liv Ullmann, celle qui ne peut plus dire son texte d ‘ »Electre », est dans le déchirement et se demande si parler du monde à travers cette tragédie grecque n’est pas une fuite, un beau mensonge.
Elle n’a pas de réponse et sa dignité consiste alors de se taire. Ça reflète aussi la douloureuse aphasie de Bergman qui ne peut répondre à l’injonction de la presse…(il a déjà mis dans un générique la séquence d’un bonze qui se fait bruler vif..) Son engagement suit le chemin solitaire d’une recherche d’une nouvelle langue cinématographique à la fois personnelle et universelle en ne parlant que de soi . Se chercher, se dire là travers des images est auussi pour lui sans doute une cure psychanalytique.(il avouera que ce film l’a sauvé de l’autisme et du désespoir) . Il suit sa voie si singulière, mais s’interroge sur le « mensonge « artistique », le beau mensonge de l’artiste de théâtre et son lien distendu ou fabriqué et faux avec la réalité du monde à travers les classiques. Sa réponse, douloureuse est magnifique. Le théâtre classique est mensonge ? oui, mais le langage personnel, l’expérience singulière est libération.. L’image de ces deux femmes, dont l’une(Bibi Andersson) rappelle l’autre(Liv Ullmann) à la vie par sa confession de sa vie érotique forme une complicité féminine qui se passe de l’art théâtral si bavard.. le monologue de Bibi et sa parole libre(sur le divan ? sur un lit ? sur une île ? )de jeune femme infirmière en soigne une autre, plus âgée et trop impliquée et contaminée par l’Art au sens verbal.. En même temps ne jamais oublier l’élément biographique de cette année-là, car Bergman a quitté récemment Bibi Andersson pour vivre avec Liv..et ce n’est pas un hasard si, par un trucage photographique, il fait un raccord de la moitié du visage de l’une avec l’autre moitié du visage de l’autre.. Ne jamais oublier que chez Bergman, le cinéma est pour lui un journal intime, une confession tantôt réaliste, tantôt fantasmatique et onirique.

D. dit: 20 novembre 2018 à 15 h 40 min

Cette affaire Gh#osn me semble étrange au plus haut point. Me demande si c’est pas un coup des ja(po•nai•s pour se séparer définitivement de ren~aul%t après avoir bien profité de ses ressources R&D.
Enfin moi si j’avais été dénué de tout scrupule c’est ce que j’aurais fait.

D. dit: 20 novembre 2018 à 15 h 35 min

Dis-donc au fait, Edouarde, des Sacrés même imparfaits ça coute bonbon. C’est papa-maman qui te les ont achetés ?

et alii dit: 20 novembre 2018 à 15 h 23 min

. Le mutisme d’Élisabeth dans Persona est un refus de tout ce qui appartient à l’ordre symbolique(4). Devant ce silence radical, Alma se sent en confiance et livre un flot de mots qui expose toute sa vie à cet être qui l’écoute et la regarde, jusqu’à ce qu’elle se vide toute entière et, débarrassée de tout masque qui l’attache à une fonction sociale, elle se permet de désirer celle qui est en face d’elle, de vouloir fusionner avec elle.
Si la transformation du désir en dévoration de l’identité de l’Autre semble problématique, il importe de se demander pourquoi le désir d’une femme pour une autre se trouve interdit. Au lieu de placer cette impossibilité du désir dans la nature des relations sexuelles, les deux films suggèrent, sans pour autant en faire leur préoccupation principale, que cette impossibilité de l’accomplissement du désir vient de l’extérieur : du monde de Persona, où Élisabeth préfère sombrer dans le mutisme qu’accomplir sa mission d’épouse et de mère, à celui de la virilité masculine du désert californien, le désir homosexuel n’a pas de place.
LE RAYON VERT

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 15 h 23 min

Cette photo très connue, Claudio Bahia, je l’ai revue très différemment sous l’oeil de la caméra de Bergman.

Claudio Bahia dit: 20 novembre 2018 à 14 h 43 min

jazzi dit 20 novembre 2018 à 13 h 00 min

Au sujet de la photographie apparaissant dans le lien que vous avez mis dans votre message, puis-je vous suggérer un livre captivant et émouvant:
« L’Enfant juif de Varsovie – Histoire d’une photographie »; Frédéric Rousseau; Seuil, collection l’Univers Historique (2009) 265 pages.
Ouvrant à la page 77, je lis:
 » De prime abord, la photographie n° 14 parait déplacée tant elle correspond peu à l’idée que l’on se fait généralement d’une bataille ou d’un combat de rue; comme quelques autres clichés de l’album, elle est visiblement posée; cette pose dans l’arrestation afin de prendre un cliché ajoute une violence supplémentaire à la violence de la scène. On y voit notamment un petit garçon lever les mains devant un soldat braquant ostensiblement son pistolet-mitrailleur dans sa direction. Par sa position au cœurs de la photographie, le garçonnet crève littéralement le cadre composé par l’opérateur; presque instantanément, les yeux du regardeur sont guidés vers le petit garçon; culottes courtes, manteau boutonné, chaussettes soigneusement montées au dessous des genoux et coiffé d’une casquette trop grande, il se trouve légèrement décollé et en avant d’un groupe d’une quinzaine de personnes dont le visage peut être plus ou moins clairement distingué. Des femmes – deux au premier plan, deux autres au fond; au bras droite de deux d’entre elles on voit nettement le brassard avec l’étoile de David dont le port a été rendu obligatoire en décembre 1939 -, … » [une note 3 décrit la directive de Hans Franck, gouverneur général, du 23 novembre 1939]

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 14 h 21 min

« Électre (en grec ancien Ἠλέκτρα / Êléktra) est une pièce de théâtre écrite par Sophocle. La date de création précise n’est pas connue mais du fait de son style et de ses thèmes il s’agit d’une pièce tardive du poète, contemporaine de l’Électre d’Euripide, et créée probablement vers 414 av. J.-C..
La pièce s’inscrit dans le cycle mythologique des Atrides. Elle débute après que le roi de Mycènes, Agamemnon, a été assassiné par son épouse Clytemnestre et l’amant de celle-ci, Égisthe, qui règnent désormais tous deux sur la cité. Électre, fille d’Agamemnon, connaît depuis une existence misérable au palais de Mycènes. Contrairement à sa sœur plus timorée, Chrysothémis, elle ne se prive pas de dénoncer sa mère et Égisthe. Elle espère ardemment le retour de son frère, Oreste, pour venger le meurtre de leur père. » (wikipedia)

Pourtant on ne voit pas le rapport avec la comédienne du film, dont la problématique semble lié à sa maternité ? Son mari viendra lui rendre visite dans l’île. On découvre qu’il est aveugle et Elisabet (Liv Ullmann) pousse Alma (Bibi Anderson) à se substituer à elle, à lui parler à sa place, à le caresser et plus, ce que cette dernière fait de bonne grâce…

renato dit: 20 novembre 2018 à 14 h 14 min

Étant donné que B. « à développé le film comme un théorème scientifiques », je l’analyse comme j’analyserais une partition, Jacques. Or, puisque la prétexte initial est le mutisme qui se déclenché lors de la représentation, le développement de la narration est conséquent… mieux, s’articule à partir et sur l’état d’âme initial de Vogel.

B vu par Irving Penn :

https://blogfigures.blogspot.com/2012/05/irving-penn-ingmar-bergman.html

Bon, maintenant rendez-vous, à plus…

Delaporte dit: 20 novembre 2018 à 14 h 08 min

Si, dans Persona, l’actrice joue Electre, je ne pense pas que ce soit sans importance. C’est un signe que Bergman nous envoie. C’était peut-être important pour lui, comme l’inverse du complexe d’OEdipe dans la psychanalyse. Un étudiant en cinéma pourrait écrire une thèse là-dessus ; il est surtout dommage qu’à ma connaissance Bergman ne nous ait pas dit pourquoi Electre.

Janssen J-J dit: 20 novembre 2018 à 14 h 07 min

en lien, un papier intéressant qui nous décrit les limites de « l’économie comportementaliste »
https://laviedesidees.fr/Comportement-correct-exige.html
Cet article proche de Nadeau a toute sa part sur ce blog, par ex., quand on sent un biais chez un internaute apparemment rembarré par ses descendantes. (je cite) « l’une de mes filles m’a dit ce matin : « Prête attention, tu commences à marcher comme un vieux »).

Il se trompe de décodage quand elles le prennent pour un apparenté vieux. Or, c’est d’autant moins infâmant qu’il devrait mieux s’assumer en tant que tel et mieux percuter en les traitant de djeunes-vieilles à son tour. Pourquoi ? Parce que les « vieux » et apparentés sont plus prudents et attentifs à la circulation pédestre, quoiqu’on en pense, d’où il s’ensuit que la mortalité accidentelle est infiniment moindre parmi eux. Les biais cognitifs chez les jeunes sont infiniment supérieurs à ce sujet, qui marchent et glissent n’importe comment, pour ne rien dire de leurs permanentes bévues en jugement hâtifs quasi « racistes » et prolifératoires.
Il est assez piquant qu’on présume pourtant que ces populations aillent généralement mieux dans le sens de l’histoire que leurs aînés. Faut-il s’aveugler sur la nature et la portée des biais de comportements, à l’égard de sa progéniture notamment.
Je veux bien par ailleurs qu’on vienne nous faire l’apologie de ce qu’exhale l’anus des chats sous prétexte de jeunisme, mais enfin, bon. Y’a un moment où la beauflerie des prétendus gros culs en 4X4 et gilets caca d’oie (sic) rejoint le ragoût de ses propres limites, etc.

Soleil vert dit: 20 novembre 2018 à 13 h 44 min

> Delaporte : championnat du monde d’échecs

, Depuis l’époque des combats épiques entre Kasparov et Karpov, l’organisation des championnats du monde a bien changé. Avant, comme disait le regretté Sylvain Zinser de la revue EE, c’était une affaire sérieuse. Il fallait passer par un tournoi zonal puis par un tournoi interzonal et enfin un match des candidats. Le vainqueur de ce marathon avait le droit d’affronter le champion du monde en titre. aujourd’hui qui se souvient d’un champion du monde comme Ponomariov, inférieur à Kasparov à son époque ?

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 13 h 42 min

« Evidemment, on est loin de Nadeau… »

Je ne trouve pas. Le papier de Passou porte sur la critique littéraire, pas si éloignée de la critique cinématographique, me semble-t-il.

renato, je crois que la référence à laquelle des trois Electra est secondaire. Je n’avais même pas identifié le rôle précis jouée par la comédienne du film, puisqu’elle ne dit pas un mot. On comprend qu’elle joue un grand rôle du répertoire tragique : Phèdre ou Antigone pouvait tout aussi bien faire l’affaire ? Ce n’est pas ce genre de message que véhicule le cinéma de Bergman. Le cinéaste, alors dans un profond état dépressif explique que sans ce film de 1966 il n’aurait plus tourné. Il se demandait à quoi bon, face au tragique de la vie, du monde d’alors, ses tours de prestidigitateurs pouvaient bien répondre. Puis il eut la vision de Liv Ullmann et de Bibi Anderson, dans un journal, et le film s’est déclenché dans sa tête. Son amour des femmes, la sauvé, en quelque sorte. De fait, sa caméra leur fait l’amour, en gros plans, toutes les deux mêlées. Transcendant le fantasme hétéro de base consistant à être le spectateur privilégié de deux femmes faisant l’amour devant lui et pour lui. La preuve, moi-même, homo, j’ai été touché par leur beauté universelle et pourtant mise n scène en situation conflictuelle. Après-ca, quand Chaloux me parle de ma haine ordurière des femmes, ou que Bérénice me demande de m’expliquer sur cette soi disant haine, je me demande si je m’adresse ici à des gens cultivés ou à de sombres barbares ?

renato dit: 20 novembre 2018 à 13 h 24 min

Merci, Jacques, pour la version.

Dans un registre pour moi tragique, l’une de mes filles m’a dit ce matin : « Prête attention, tu commences à marcher comme un vieux ».

renato dit: 20 novembre 2018 à 13 h 10 min

« Eivdemment, on est loin de Nadeau… »

J’aurais aimé rentrer dans le sujet via Le capitan au long cours, mais apparemment Persona est plus attrayant — peut-être à cause de la référence au masque — Dramatis persona — et par son biais au métier d’acteur.

renato dit: 20 novembre 2018 à 12 h 54 min

« mais ce sont les textes qui permettent de caractériser les personnages, non ? »

Nous vivons dans un espace culturel stratifié, il y a les textes, l’interprétation de chacun et les interprétations que tout le monde connaît, et les préférences de chacun, etc. : nous pourrions parler d’enchevêtrement. Il y a ce qui réellement advient et que tout le monde peut voir, et ce qui réellement advient dans la conscience de chacun, qui ne peut se percevoir et connaître qu’en fouillant-creusant.

Janssen J-J dit: 20 novembre 2018 à 12 h 36 min

Les échanges sur le film Persona sont TAF passionnants, on sent qu’il s’est créé entre les connaisseurs, une volonté de construire quelque chose, d’argumenté et de pacifié. Pour l’instant, pas de dérapages majeurs dans l’injusre cause éventuelle de désaccord. Le spectateur du blog qu in’a pas vu ce film et n’a rien à en dire apprécie néanmoins. Eivdemment, on est loin de Nadeau et des gilets jaunes, c’est fort bien ainsi. Une discussion apparemment gratuite mais qui nous en apprend long sur des internautes que l’on aime bien par ailleurs. rose a un pouvoir incroyablement pacifiant, ces derniers temps, sur tout un tas de sujets. Mais peut-être ne suis-je pas très objectif, surtout qu’on ne comprend pas toujours où elle s’en va. Mais peu importe, l’effet collectif est bien là. Elle répond jamais aux provocs à 2 balles, ou elle y répond astucieusmeent, l’est très forte. Une femme forte et faible, comme on les aime.

rose dit: 20 novembre 2018 à 12 h 34 min

jazzi

ds la suite de ce que vous dites, importance liée à l’île de Farø où Bergman lui-même s’est retiré.
Sur l’interprétation des faits et gestes de chacune, nous y mettons de notre histoire. Et je ne les trouve folles ni l’une ni l’autre. En souffrance sûrement.

renato dit: 20 novembre 2018 à 11 h 56 min

« je ne vois pas ma différence. Cela fait bien référence aux textes, non ? »

Les trois Electra :
Euripide, rongée par la culpabilisation ;
Eschyle, jeune fille qui se désespère car elle ne sait se révolter ;
d’Eschyle, une femme déterminée qui ne renonce pas à ses intentions de vengeance.

Quelle des trois elle joue entre soi et soi-même ?
[Marcel Duchamp : « Ce n’est qu’un jeu entre moi et moi-même ».]

Phil dit: 20 novembre 2018 à 11 h 55 min

La Dietrich montre sa tête en donnant la mesure de son coup de pied au cinéma, toute la différence avec les « jambes de Martine ».

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 11 h 53 min

rose, la comédienne de Persona n’est pas si « bienveillante » que cela. Chez Bergman c’est toujours plus compliqué. Ses scénarios sont, en général, un peu plus élaboré que les épisodes de « Plus belle la vie ».
Il faut toujours regarder avec attention les images des pré génériques, où le cinéastes concentre les visions originelles qui ont abouti à son film. On y voit entre autres, un vieil homme et une vielle femme (un couple ?) à la morgue. Et un adolescent, qui se réveille, met ses lunettes et ouvre un livre de cape et d’épée. Puis il se redresse et regarde, caresse timidement, le visage en gros plan de Liv Ullmann (la photo mise en lien par renato, hier).
Ensuite le film peut commencer. Elisabeth Vogler, la comédienne jouée par Liv Ullmann, brune et le regard d’autant plus dur que clair, suspend son jeu en pleine représentation d’Electre.
On la retrouve allongée et immobile, comme morte, sur un lit à la clinique.
Entre alors en scène un troisième personnage féminin : la psy, qui dirige la clinique. On apprend, en effet, qu’après examen, la comédienne ne présente aucun symptôme physique ou psychique. La doctoresse lui propose d’aller se reposer dans sa maison à la mer (dans l’Île de Faro) accompagnée d’une infirmière, Alma, jouée par Bibi Anderson.
Là bas, où se passe l’essentiel du film, l’infirmière lit à la comédienne une lettre que lui a envoyé son mari. Cette dernière lui arrache la lettre des mains, en fait une boulette et la jette à terre. Alma dit qu’il y a aussi une photo d’un garçon, son fils, dans l’enveloppe et la lui donne. La comédienne la regarde et la déchire en deux. Par la suite, on découvre que la mutique s’exprime parfaitement par lettre. Elle écrit à sa psy que dans le silence, « son âme se redresse », et qu’elle étudie, amusée, le comportement d’Alma, qui lui a raconté une sombre histoire d’orgie à laquelle elle a participé.
L’infirmière intercepte cette lettre. A partir de là, celle-ci commence à s’agiter de plus en plus, alors que la comédienne semblait se diriger vers la guérison…
Qui manipule qui ? Assistera-t-on à un transfert de folie ? Comme le veut l’usage, je vous épargnerai la fin du film !

et alii dit: 20 novembre 2018 à 11 h 44 min

Alors qu’aujourd’hui est la journée nationale de lutte contre les violences faites aux enfants, la libération de la parole de ces derniers reste très compliquée à mettre en place. Reportage Sud Radio à Marseille (Bouches-du-Rhône).

jazzi dit: 20 novembre 2018 à 11 h 12 min

Une proposition, à partir de la version de renato

La maison du capitaine était vieille et confortable. Il y avait des hortensias aux fenêtres, un canari chantait dans la cage, sa femme était assise à la machine à coudre, devant la porte un chien jouait avec un os.

Le capitaine ne vivait pas beaucoup chez lui. Il était presque toujours en mer. Tantôt assis dans sa grande cabine, étudiant les cartes marines, manipulant ses instruments de précision ou lisant des livres précieux. Tantôt à l’extérieur, suivant d’un bord à l’autre du navire les sillons laissés sur la mer ou bien se tenant sur la passerelle, et explorant l’horizon durant des heures et des heures avec sa longue-vue. S’il arrivait dans un port jamais visité auparavant — mais ils se faisaient de plus en plus rares ! — il errait alors sans but, bavardait au marché avec les poissonniers, dégustait des vins inconnus dans des tavernes retirées, chinait des brocantes poussiéreuses dans les ruelles sinueuses et sombres . A son retour à bord, après avoir tout exploré et pris de nombreuses notes, il se faisait une idée plus précise de ce qu’il avait vu. Dans sa cabine, il examinait ensuite les plantes, les pierres, les livres, les bouteilles de vin et les statuettes en bois qu’il avait ramené avec lui. Mais sans raison apparente et malgré ses diverses occupations, il devint de plus en plus anxieux. Il était souvent saisi d’une profonde nostalgique de sa femme et de sa maison ; quand il rentrait chez lui, il embrassait son épouse, caressait son chien et écoutait patiemment celle-ci lui rapporter dans le détail tout ce qui s’était passé en son absence ; mais néanmoins son regard se tournait vers la fenêtre donnant sur la mer, et une expression amère s’affichait sur sa bouche quand il apercevait les navires dans le lointain. Dès lors, il retournait aussitôt s’installer à son bureau et faisait lentement tourner le globe…

rose dit: 20 novembre 2018 à 11 h 08 min

Chtimimi à 21h26

vaudrait pas mieux des patins à roulettes ?
Pour les 11000 km en 10 ans.
Sinon, beau portrait de vous.

renato dit: 20 novembre 2018 à 11 h 07 min

« … savoir quel est le texte d’Électre dit par Vogel. »

Je n’ai vraiment pas di ça, mais ça :
« … laquelle des trois Electra joue la Vogler entre soi et soi-même… ».

rose dit: 20 novembre 2018 à 11 h 05 min

m’enfin à 10h30.

dslée aussi d’insister mais il y a le même syndrome de l’acteur qui oublie son texte ds Mia madre de Nanni Moretti.
Elle n’oublie pas -pas de trous de mémoire, elle cesse net.
Même symptôme de ras le bol de ce jeu, hors réalité, tout dans l’artifice.
Les femmes sont radicales.

rose dit: 20 novembre 2018 à 10 h 54 min

m’enfin

la mternité de la comédienne m’ a échappé.dslée
le diagnostic d’hystérie a bon dos. Comme l’a souligné renato hier au soir, serait intéressant de savoir quel est le texte d’Électre dit par Vogel.
Tout lui semble vain, soudain.
L’infirmière ne peut s’en prendre qu’à elle-même.

Lu le long texte développé sur Persona a sauvé Bergman, conclu par ses mots à lui.

m’enfin, merci.
Vais m’atteler à revivre.

renato dit: 20 novembre 2018 à 10 h 51 min

« … diagnostique d’Hysterie est donné lors de la consultation… »

Vu dans les désormais lointains années 60, donc la mémoire flanche et pas envie de la rafraîchir ; mais il me semble qu’après les examen d’usage la Vogel résulte saine de corps et d’esprit — il pourrait y avoir quelque chose du côté d’une maternité non désirée, ce qui expliquerait l’arrière goût kierkegaardien (Bergman lecteur de Kierkegaard).

Ed dit: 20 novembre 2018 à 10 h 50 min

dédé, ce n’était pas un prétexte. Il doit savoir que je suis repassée aux PurinaOne Sensitive. Et un chat qui pète n’est jamais agréable, d’autant plus que comme tous les propriétaires de chats le savent, ils adorent présenter leur anu au nez de leur maître au réveil. Heureusement, tout est rentrée dans l’ordre hier soir.

m'enfin dit: 20 novembre 2018 à 10 h 30 min

@rose
Il me semble qu’un diagnostique d’Hysterie est donné lors de la consultation de la comedienne ce qui à mon avis (mais je n’ai aucune competence psychanalytique)colle bien avec un masque mutique qu’elle se colle En ruptur avec son metier d’acteur Elle deviendrait alors captatrice emotionnelle entrainant l’infirmiere (en quete d’empathie?) fourvoyée à des confidences qui la deborde
Il y a aussi l’indice de l echec de la maternité de l’actrice..comment l’interpreter dans ce contexte?

D. dit: 20 novembre 2018 à 10 h 19 min

Ed dit: 19 novembre 2018 à 21 h 53 min

Pablo reviens ! J’ai deux mots à te dire que les Hill’s. Par ailleurs, l’un de mes deux amours n’arrête pas de péter.

Il fallait oser ce prétexte pour faire revenir Pablo.

renato dit: 20 novembre 2018 à 9 h 07 min

Bon, ce n’est pas grande chose comme traduction, si dans le cours de la journée j’arrive à grignoter un brin de temps je tâcherai de faire mieux…

renato dit: 20 novembre 2018 à 8 h 47 min

I would prefer not to, le critique-consultant-éditeur caché, on lui doit une belle description analogique de son travail :

https://blogfigures.blogspot.com/2012/02/roberto-bazlen-il-capitano-di-lungo.html

Traduit au plus près :

Le capitan au long cours
Prélude

La maison du capitaine était vieille et confortable. Il y avait des hortensias aux les fenêtres, dans la cage chantait un canari, sa femme était assise à la machine à coudre, devant la porte un chien jouait avec un os.

Le capitaine ne vivait pas beaucoup à la maison. Il était presque toujours en mer ; alors, assis dans sa grande cabine, il étudiait les cartes marines, flirtait avec ses instruments de précision, lisait des livres peu connus, suivait leurs traces de bâbord en bâbord, sinon il était sur la passerelle, et explorait l’horizon pendant de longues heures avec sa longue-vue. S’il arrivait dans un port qu’il ne connaissait pas encore — mais ils étaient si peu nombreux ! — il errait sans but, bavarderait au marché avec les poissonniers, dégusterait des vins inconnus dans des tavernes cachées, fouillerait dans les ruelles sinueuses et sombres des brocantes poussiéreuses. A son retour à bord, il avait tout vu, tout vu, pris note de tout, il avait une idée de tout, et dans la cabine, il ouvrait des paquets de plantes et de pierres, des livres, des bouteilles de vin et des statuettes en bois. Mais pour une raison ou une autre, cela n’a jamais été la bonne chose à faire, et il est donc devenu de plus en plus agité. Et puis il était parfois soudain nostalgique de sa femme et de sa vie à la maison ; quand il rentrait chez lui, il embrassait sa femme, caressait son chien et écoutait patiemment tout ce qui s’était passé pendant son absence ; mais son regard s’éloignait par la fenêtre, et sa bouche devint dure quand les navires passaient sur la mer dans le lointain. Et il retournait toujours à sa table, devant le globe, et le faisait lentement se retourner.

Adelphi, Milano 1973

Chaloux dit: 20 novembre 2018 à 7 h 51 min

Je n’avais pas vu que BHL s’intéressait de si près aux gilets jaunes.
Un bon point pour cet homme de bon sens : il n’appelle pas au bombardement des barrages.

Hurkhurkhurk!

rose dit: 20 novembre 2018 à 5 h 47 min

Ah oui.
Hier, suis allée chercher les billets sur la Canebière. C’ était lundi, ouvert mais fermé à la vente.
La billeterie des théâtres, les Bernardins, le Gymnase, le grand théâtre de Provence et le Jeu de Paume est sise dans la librairie Tacussel qui a fait faillite lors des travaux du tramway.

Un instant, ai cru qu’elle renaissait de ses cendres ; le jeune homme de l’administration m’a expliqué que la façade était classée au patrimoine et qu’elle devait rester en l’état.

Les Centaures, deux comédiens, deux chevaux était complet à craquer. Espère pour Molière.

Delaporte dit: 19 novembre 2018 à 23 h 42 min

« Par ailleurs, l’un de mes deux amours n’arrête pas de péter. »

Vous imaginez la tête du type qui a inventé le computer à la lecture de ce message ? Tout ça pour ça, sans parler de l’électricité que ça gâche et qu’on devrait redistribuer aux démunis ! Vraiment un scandale ! Et ça de permet de débiner les Gilets jaunes ! Où va-t-on ?

Delaporte dit: 19 novembre 2018 à 23 h 39 min

A lieu actuellement à Londres le championnat du monde d’échecs, – ce dont la presse putride ne parle presque pas. Un connaisseur me disait d’ailleurs l’autre jour que les parties n’avaient aucun intérêt, chaque joueur restant sur son quant-à-soi. C’est une spécialité qui a, comme beaucoup d’autres, perdu de son aura, et surtout de son intérêt. Loin et le temps des Fischer etc. :

« La finale se déroule en douze parties, à raison de deux matchs tous les trois jours. Après six parties, toutes soldées par un match nul, Carlsen et Caruana sont à égalité 3-3. La septième partie a lieu aujourd’hui et le vainqueur final empochera la coquette somme de 1 million d’euros. »

rose dit: 19 novembre 2018 à 22 h 46 min

Persona.
Liv Ulman comédienne

Bibi Anderson infirmière.

Merci jazzi.
À revoir ce film de mémoire et sans les patronymes, il me semblait une différnce d’ âge qui n’ existerait que dans mon imagination.
Toutefois, à mes yeux et liberté chérie aux autres interprétations, Persona n’est pas un film sur le silence mais sur la divulgation d’un secret.
Et sur les masques que l’ une rejette d’ entrée pck absurdité de la représentation. Masques qui pourtant aident au dit.

Ed dit: 19 novembre 2018 à 21 h 53 min

Pablo reviens ! J’ai deux mots à te dire que les Hill’s. Par ailleurs, l’un de mes deux amours n’arrête pas de péter.

Chtimimi dit: 19 novembre 2018 à 21 h 44 min

Ceci n’est pas un gag…. malheureusement.
Voix du Nord
Douvrin
La direction de la Française de Mécanique demande de travailler davantage le dimanche pour suivre la demande de production.
La montée en cadence du moteur DVR (diesel) annoncée l’an dernier se vérifie : la production de la FM est passée de 400 moteurs par jour en janvier à 1 700 en septembre. Pour y faire face, la direction a fait une demande de dérogation au repos dominical pour un an.
http://www.lavoixdunord.fr/487921/article/2018-11-13/la-direction-de-la-francaise-de-mecanique-demande-de-travailler-davantage-le

Ed dit: 19 novembre 2018 à 21 h 34 min

En tout cas vous m’êtes très sympathique tout à coup. J’aime cette idée de « faire sa part » (coucou Rabhi). C’est tout à votre honneur.

Chtimimi dit: 19 novembre 2018 à 21 h 26 min

Ed dit: 19 novembre 2018 à 1 h 35 min
Et si j’étais moi-même une plouc haineuse Chtimini ?

Haineuse, j’ai remarqué …(On se calme ! Respirez…). Exigeante, limite intransigeante (mais ce n’est que mon ressenti).

Plouc, je l’ai supposé :
Ed dit: 13 novembre 2018 à 23 h 14 min
Et ben moi, quand j’étais petite, je voyais toujours les lumières DE Goncourt en traversant la campagne le samedi soir.

J’ai imaginé que vous aviez vécu en province et que vous n’aviez pas toujours apprécié la vie rurale, que l’on égaie de trop rares distractions (comme la discothèque dont vous donniez le lien). D’où mon allusion à la Haute-Marne.
(On n’avait que le ciné et les copains des villages nous enviaient).
—–
Je n’ai pas de ‘ condescendance bienveillante ‘ pour les gilets jaunes, j’essaie juste de comprendre le pourquoi de leur mobilisation (comme je le fais pour celle des pilotes d’Air-France, ou de la Manif pour Tous), tout en déplorant la manière de la mettre en place, les dérapages et les dérives… et les récupérations (et la fiabilité de Jacline, à l’origine de la vidéo virale).

Pour ne pas sombrer dans la déprime, on finit par croire les promesses des lendemains qui chantent, et quand on vous dit ‘ Les caisses sont vides, résignez-vous ! ‘ , après l’acceptation, vient le moment du ‘ Indignez-vous ‘.
—–
Je crois avoir été écolo bien avant que le mot ne devienne le nouvel évangile des politiques, assez peu exemplaires en ce domaine.
– Plus de 40 ans de jardinage (amateur) sans pesticides, ni engrais chimiques, mais purins et décoctions.
– Arrosage exclusivement à l’eau de pluie (sauf en 76, récupération des eaux de lessive et autres).
– Pratiques culturales à l’ancienne (Grelinette, compostage, mulching).
– Voiture SP95, 11000 km en 10 ans.
– Récupération et transformation de tout ce qui peut l’être.

Les résultats étant probants, ça encourage tout un chacun à en faire autant.
J’estime faire ma part. Pas colibri. Plutôt merle moqueur.
—–
Plus jeune, j’étais plus intraitable, tout en évitant, si possible, d’être sectaire(mais dans le feu de l’action…).
J’ai souvent tiré les marrons du feu pour des gens qui se sont gavés, sans complexes ni scrupules. (Comme quoi, on peut connaître La Fontaine et se planter.)
Depuis, je me suis adapté, comme d’autres, ce qui ne m’empêche pas d’agir, mais d’une manière moins revendicative, par l’exemple au quotidien. Le célibat me permettait plus de facilités que la vie de famille. Chaque chose en son temps.
—–
Lapsus calami, I presume : mon pseudo est ChtimiMi, pas ChtimiNi.
J’ai longtemps fait 1,80 m, mais c’est vrai que j’ai tendance à me tasser. Dans quelques années (l’espoir fait vivre, paraît-il), ce sera le mini mâle et son minimum vieillesse.
Sans rancune.

jazzi dit: 19 novembre 2018 à 21 h 05 min

« Liv Anderson est comédienne. »

Non, rose, c’est Liv Ullmann qui est comédienne dans le film et Bibi Anderson qui joue l’infirmière.

« la personne mutique, la plus âgée des deux »

Faux. Liv Ullmann a aujourd’hui 79 ans et Bibi Anderson 83.

Ed dit: 19 novembre 2018 à 20 h 36 min

Ce n’est pas une nouvelle, mais le premier chapitre d’un je-sais-pas-encore-quoi. Cela devait être une nouvelle au départ, mais je me suis rendue compte que je voulais une intrigue complexe avec des rebondissements, et développer la psychologie de Morganne (chose impossible à faire en une nouvelle).

rose dit: 19 novembre 2018 à 20 h 36 min

Persona.
Liv Anderson est comédienne.
Le silence, le choix du silence la prend en plein spectacle.
Comme dans le théâtre de l’absurde où soudain plus rien n’a de sens et où le langage, versus le silence n’a plus aucune importance.
De là soins, isolement et infirmière chargée d’accompagner cette femme dans un lieu très isolé.
Or, il s’avère que cet isolement physique, lié à un isolement moral marqué par le silence dans lequel s’enferme la comédienne se manifeste par une forme de bienveillance.

Cette bienveillance là, ou ouverture permet à l’infirmière qui noue un lien affectueux avec sa malade de commencer à parler.
Persona est le masque neutre qui, dans le théâtre antique, permet le jeu débarrassé de tous modèles et représentations.

L’immense liberté que se donne l’infirmière et la teneur intime, érotique de ses confidences la rend éminemment fragile.

Lorsqu’elle réalise l’ampleur de ses confidences à portée psychanalytique, Bibi devient folle de rage ; comme lors d’une mise à nue qui lui aurait été extorquée hors de sa volonté.
Ce qui n’a pas été le cas.
Elle s’est confiée de son plein gré.

Je crois avoir zappé la fin.

Ce matin, ai écrit ne pas croire que la personne mutique, la plus âgée des deux ait eu, de prime abord, une intention vicieuse. Je crois au contraire qu’elle était réellement bienveillante et que c’est l’autre femme, la plus jeune, qui a projeté sur elle les sentiments négatifs qui lui étaient propre.

christiane dit: 19 novembre 2018 à 19 h 58 min

@et alii dit: 19 novembre 2018 à 19 h 42 min
C’est tellement mieux quand vous expliquez. Merci.
Oui, je comprends vos restrictions…
Je préfère aussi quand on échange à partir du billet sur la littérature mais c’est un blog où la provocation en direct met en échec ces résolutions. Un jeu pervers s’est installé ici fait d’accusations insensées, de soupçons ou de dévoilement de vie intime qui mettent mal à l’aise.
Souvent je m’éloigne pour prendre de la distance avec cette folie perverse.
Il y a des blogs ou des sites où seuls se croisent des propos exempts de méchanceté et c’est reposant.
Merci de cette réponse claire et justifiée. Bonne soirée et merci pour votre culture et votre gentillesse.

Ed dit: 19 novembre 2018 à 19 h 58 min

Merci beaucoup rose, mais c’est à retravailler. Me chapitre 2 est fini. Je relis et je publie. Mon plan est également en place, sous réserve de modifications bien évidemment.

rose dit: 19 novembre 2018 à 19 h 48 min

Ce que j’aime ds ton chapitre I de polar c’est la.jistesse de.ce qui est écrit. C pas du bidon.

Ds Le jeu, le réalisateur a un ton juste aussi.
Je fréquente les cinoches pour faire rire ma mère.Pas plus pas moins. Vais revenir sur Persona. Baclée par jazzi.

rose dit: 19 novembre 2018 à 19 h 42 min

Ed
consulter, non.
j’ai un nom aux Olives.
Le toubib de mon père m’a dit spoliation/ avocat/cadrez.

Second r.v, il m’a dit vs n’avez pas besoin d’un docteur mais d’un avocat, battez-vous, battez-vous.

ns en sommes là.
Nous nous battons, nous rions.
Je sais désormais mon attrait pour la Kolyma. Justifié.
Ed, tu viendrais avec moi, de puerto Santa Cruz à Panama ?

et alii dit: 19 novembre 2018 à 19 h 42 min

christiane
sans doute la distance que ML a mise entre lui et la RdL l’aura aidé à voir les choses autrement, ce qui peut sans trop de dommages pour l’image de soi et des autres s’y raconter,disputer, et comment se (re)présenter et possible que ces réflexions aient eu un effet décisif sur lui,même si son passé reste inscit pour nous et qu’il ne veuille pas le reconnaitre;il y a maintenant unelongue histoire sur ce blog des uns et des autres et desliens qu’ils ont noués et qui se sont peut-être desserrés;voyez chaloux et pablo tous ces liens duels traversés par des femmes qui ont elles aussi leurs histoires, comme Rose qui prend la Rdl à témoin d’une histoire familiale en live, ce que je comprends mal, je l’avoue ;et vous?

et alii dit: 19 novembre 2018 à 19 h 32 min

christiane, j’avais dans l’idée un autre portrait qui a été « commandé »mais n’a jamais été envoyé;mais cela vaut pour tous portraits! la question de la temporalité est cruciale!

christiane dit: 19 novembre 2018 à 19 h 23 min

@et alii dit: 19 novembre 2018 à 18 h 12 min
Non, ça c’est trop difficile ! je n’ai pas compris grand chose. Pouvez-vous me résumer sa pensée sur Hegel et la plasticité avec vos mots et m’expliquer en quoi cela touche le portrait que j’ai fait de ML, à moins que ce soit un autre portrait…

rose dit: 19 novembre 2018 à 19 h 01 min

Ed
non.
il est en fin de vie.
Ce n’est pas sa vie.
C’est sa fin de vie.
Nous vivons ma mère et moi un drame.

J’aime bcp votre polar. Je vais chercjer la suite.

rose dit: 19 novembre 2018 à 18 h 58 min

Marchez à pied.
De Puerto Santa Cruz allez jusqu’à puerto de Santa Quilla.

Là est la port des cargos.
Avant la descente vers le sud.
Si vous êtes bien renseignés sur les marées, la falaise tombe à pic, continuez vers l’embouchure de l’estuaire ; là niche une colonie sauvage.
je vérifie leur nom.
Couchez-vous : ils ont peur de vous.

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2018 à 18 h 56 min


…rose, vous vous entichez, beaucoup, du cinéma,!…
…penser, c’est du cinéma, c’est tout,…
…etc,…

Ed dit: 19 novembre 2018 à 18 h 55 min

Quelle horreur, rose. Au vu de ses tendres paroles, je dirais que votre père était une grosse pourriture…Peut-être que je me trompe.

rose dit: 19 novembre 2018 à 18 h 48 min

jeudi 27 septembre 2018.

Ed
ai bcp apprécié votre nouvelle de ce jour proche.
Le rythme, l’acuité des portraits, la lucidité franche de comment une fille devient lesbienne pck elle n’en peut plus des mecs
de plus, ce jour -le 27 septembre 2018- est le dernier où j’ai vu mon père.
Aujourd’hui, il a dit à ma mère « ta salope de fille » en parlant de moi. J’étais là ; parce que ma mère pleurait. J’ai pris le téléphone et ai dit  » je suis là, ta salope de fille ». Il m’a dit alors « je t’emmerde. »

Hier soir, ai regardé encore Mia Madre de Nanni Moretti. Margarita lorsqu’elle déchire le permis de sa mère et lorsqu’elle bousille la voiture de sa mère a la même violence que ma soeur.

En même temps, Nanni Moretti critique terriblement le cinéma et le réalisateur. Il joue son propre rôle mais fait dire cela à sa soeur.

Moi, je suis -de suivre- ce qui se passe détachée de mon corps.
Ed, je voyagerai en cargo ensuite. Et je passerai le détroit de Magellan. Je le verrai de mes yeux le cap des beaucoup trop de vierges et si je ne peux de plus haut, sur la côte atlantique, j’embarquerais à Puerto Santa Cruz, là où un des bateaux de la flotte de Magellan a coulé et d’où les hommes sont revenus à l’escale d’avant à travers la Patagonie.
Patagonie où les dinosaures dorment depuis des milliers d’années et où l’oeuf de Trelew témoigne de cette occupation antidiluvienne.

Lavande dit: 19 novembre 2018 à 18 h 34 min

Vous plaisantez D. : les ravioles sont une spécialité du Royans.
Le Royans est une petite région naturelle (à côté de Grenoble), située entre le pied du Vercors et la rive gauche de l’Isère. Il se partage entre les territoires du département de la Drôme et de celui de l’Isère.
Rien à voir avec les plages de Royan où JJJ jouait au petit baigneur.

christiane dit: 19 novembre 2018 à 18 h 12 min

@Et Alii
difficile d’accéder à votre dossier mais ravivant mes souvenirs d’Hegel et interrogeant ce concept de « plasticité », il me semble, comprendre votre mise en garde « si vous voulez faire le portrait d’un erdélien… ».
Nous ne sommes plus dans l’art (la cire à modeler permettant de prendre des empreintes modifiables à l’infini, il suffit de la pétrir, de la chauffer et elle est prête à un autre modelage)) mais dans le domaine de la philosophie. Plasticité serait alors à rapprocher de subjectivité car faite d’impressions perpétuellement changeantes, spontanées, réceptrice fragile de l’identité de l’autre, dépendante du temps qui la modifie, du passé qui s’efface, devenant un présent différent. Ce peut être aussi une cicatrisation après une blessure, une souffrance. C’est vrai que « l’autre » résiste à toute forme de définition, de classement, se protège, sort de la trace, de l’empreinte qu’il a laissée en nous. Une évasion… Connu et inconnu… C’est lui et ce n’est pas lui, évoluant, muant comme s’il était fait d’une cire capable de se transformer tout en restant de même matière.
Oui, il est fort possible que le portrait teinté d’amitié que j’ai esquissé de ML soit daté et que s’il revenait sous un autre pseudo, je ne le reconnaisse pas tout à fait, juste la place fugitive d’une mémoire de forme traversant le présent comme un frisson…

et alii dit: 19 novembre 2018 à 18 h 02 min

Mort du psychanalyste Alain Didier-Weill
Disciple de Lacan, le psychiatre et dramaturge, fondateur du Coût freudien et de la revue « Insistance », s’est éteint le 17 novembre à Paris, à l’âge de 79 ans.

Janssen J-J dit: 19 novembre 2018 à 17 h 45 min

J’ai bien connu JF Bayart, et j’aimais ses prises de positions provocatrices sur l’Afrique et ses Etats en délinquescence tardive, il avait sillonné ce continent et le connaissait à donf… Et j’apprends mainteannt qu’il fabrique un bouquin tiré par les cheveux raides et crépus, à partir de deux cas de sexualités qui lui ont été rapportés. Voilà comment nos intellectuels et spécialistes les plus brillants finissent par s’échouer à st germain des près, car JFB sévtit toujours au CERI rue Jacob, que je sache.
C’est lamentable d’en arriver là, mais c’est toujours comme ça.

et alii dit: 19 novembre 2018 à 17 h 44 min

je ne fréquente pas de club de rencontres;la RdL me suffit;je n’ai jamais rencontré, à ma connaissance de
rdélien et n’enrencontrerai jamais ,sous aucun prétexte ,comme dit la chanson;je n’ai plus l’age des familiarités bien tempérées bonsoir sans frustration

et alii dit: 19 novembre 2018 à 17 h 38 min

frustrations est un mot qui date :de bretecher et ses frustrés
aujourd’hui: »Sociologue, spécialiste de l’Afrique, Jean-François Bayart entreprend d’explorer les mutations de la sexualité dans la France contemporaine. Sa méthode ? Deux témoignages approfondis, celui de Grégoire, jeune homosexuel assumé, et celui d’Hector, bisexuel aux penchants sadomasochistes. Pour Jean-François Bayart, la sexualité joue le même rôle en France que la sorcellerie en Afrique : elle structure les comportements depuis la vie quotidienne jusqu’à la politique, mais de façon semi-clandestine. Au-delà de ces deux confessions intimes, l’investigation porte ici sur la construction d’une subjectivité contemporaine. Le même individu peut fréquenter un club SM et défendre les valeurs familiales, être en recherche d’authenticité sexuelle et sacrifier au mensonge social. Plutôt qu’un individu cohérent dans sa trajectoire, mieux vaut, pense Bayart, étudier un faisceau de pratiques simultanées à intensités variables. Derrière ces « plans » multiples et cloisonnés se dessine un mode d’être contemporain où la notion de normalité est en train de se défaire.

Janssen J-J dit: 19 novembre 2018 à 17 h 34 min

Hartmut ROSA. SOn chef-d’oeuvre inégalé : « Accélération, une critique sociale du temps » (2011), qui vient d’être réédité en poche à la Découverte (14 euros). Assorti d’une postface claire et lumineuse de l’auteur, une interview de Fr. Joignot, à la portée de compréhension de toutes les erdéliennes.

et alii dit: 19 novembre 2018 à 17 h 31 min

La liberté d’expression, tout le monde est pour, mais personne ne s’accorde pour en définir les contours dans des situations particulières – faut-il interdire le négationnisme, la contestation de l’esclavage, la caricature des religions, l’humour antisémite, la pornographie… ? À quoi se mesure un « discours de haine », où commence « l’incitation à la violence », à quelles conditions un discours peut-il être jugé « nuisible à autrui » ?
https://www.philomag.com/les-livres/notre-selection/la-bave-du-crapaud-petit-traite-de-liberte-dexpression-36546

Janssen J-J dit: 19 novembre 2018 à 17 h 28 min

Chez le sociologue allemand Hartmunt Rosa, (el plus doué de sa génération), il faut bien comprendre le sens du distinguo entre « aliénation » et « résonance ».
-> Aliénation est un mode de relation dans lequel le monde (subjectif, objectif, social) se montre insensible (indifférence) voire hostile (répulsion) à l’égard du sujet (Une relation sans relation)
– > Résonance est par contraste, son envers : une forme alternatiove de relation, une relation reliée (ou relation de réponse).

Le barbant avec ce dialecticien germanique, c’est qu’on ne sait jamais quelle est la thèse, quelle est l’antithèse. Et parfois, on n’est pas vraiment convaincu de ce que l’aliénation soit un concept vraiment pertinent au regard des exemples donnés.
Sinon, elle est dense, cette sociologie de notre relation au monde. Parfois, on la devine naïve, malgré les milliers de références raisonnées. On sent qu’il veuille son nom inscrit dans la tradition Horkheimer/Adorno, puis Habermas, puis Honnet, puis lui-même.

christiane dit: 19 novembre 2018 à 17 h 28 min

« D’où viennent les frustrations ? D’où vient le ressentiment ? D’où viennent les pulsions meurtrières ? (…)
Je n’ai qu’à recopier ceci, de Calaferte, que j’ai vécu, ces dernières années, plus souvent qu’à mon tour: «En amitié, les déceptions nous sont plus tristes qu’amères. Il s’était établi un courant de confiance qu’on croyait inébranlable, puis intervient la fissure nous laissant comme démuni. Ce qu’on comprend difficilement, c’est qu’on puisse en ces régions de la sensibilité agir avec une complète désinvolture insouciante, comme on le voit fréquemment de la part de certains qui, pour nous séduire, ont usé de l’attrait de leurs qualités, tout à coup lâchant bride à l’indifférence froide qui, au fond, les mène». Je souligne cette expression si bien appropriée à certains de mes feus amis: «l’indifférence froide»… »
Extrait d’un feuillet du bloc-note de Jean-Louis Kuffer, daté de 2005 puis du 24 avril 2016 « Notes à la volée » :
http://carnetsdejlk.hautetfort.com/archive/2005/10/31/notes-a-la-volee.html

et alii dit: 19 novembre 2018 à 17 h 22 min

vous préparez un portrait d’erdélien-ne:n’oubliez pa
DOSSIERG. W. F. HEGEL VU PAR CATHERINE MALABOU
Catherine Malabou. “Hegel nous invite à nous transformer en permanence”
Mis en ligne le 23/09/2018 | Mis à jour le 23/09/2018

Vous pensiez que Hegel était un penseur rigide et abstrait ? Catherine Malabou y voit au contraire un philosophe pour qui l’identité est « plastique », c’est-à-dire jamais figée.

Jacques R. dit: 19 novembre 2018 à 17 h 20 min

« La Source », « Sourires d’une nuit d’été », « La Nuit des forains », « Le Septième sceau », « Persona » et quelques autres : tous ces films, je les ai vus voici des années ; ils me fascinèrent alors; je n’en garde que des souvenirs pour le moins flous. Les films sont comme les livres qui s’entassent dans nos bibliothèques, qui nous émerveillèrent quand nous les lûmes, et que nous n’avons jamais rouverts ; ils n’ont laissé, eux aussi, que quelques traces dans nos mémoires : c’est cela, ce qu’on appelle la culture ? Pour tenter de retarder ce naufrage, un ami à moi prenait des notes sur tous les livres qu’il lisait, tous les films qu’il voyait : mais toutes ces notes amoncelées pendant des années, les consultait-il ? Poussière…

Janssen J-J dit: 19 novembre 2018 à 17 h 18 min

une mère étouffante, Mme de Sévigné (à sa fille enceinte, Mme de Grignan) : « Mon Dieu, ma Bonne, que votre ventre me pèse ! et que n’êtes pas seule qu’il fait étouffer ».

Janssen J-J dit: 19 novembre 2018 à 17 h 10 min

Les souvenirs d’enfance de Chantal Thomas en Arcachon, son goût de nager dans l’océan appris par sa drôle de mère, Jackie, folle d’eau et de crawl, à même le grand bassin de Versailles, une scène inaugurale => Provoque mes jeunes souvenirs de plage à Royan, Marennes, Chatelaillon, puis de la pointe espagnole, du galon d’or, et de la plage de l’Embellie… il fallait attendre trois heures de digestion ; rentrer dans l’eau en courant comme un chien fou (pour ne pas avoir froid) ; compter le nombre des grains de sable sur la planète (question lancinante sur l’omniscience de Dieu) ; jamais su crawler correctement ; jamais peur de l’eau froide ; les serviettes de pudeur pour se changer avec un élastique autour du cou ; « On voit tout son cul » (J. Chasseriaud + D. Favreau). « A la bonne mascotte… à la confiture d’abricot ! » – Un jour, beaucoup plus tard, quand j’étais devenu amoureux fou, j’ai failli mourir noyé emporté par le courant d’une baïne (sur la côte cantabrique)…
Au final, au fanal. Melancholia.

Chaloux dit: 19 novembre 2018 à 15 h 41 min

Jazzi, quelle que soit ce qu’on appelle aujourd’hui orientation sexuelle, le fin mot de l’histoire concerne toujours une femme.

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 novembre 2018 à 15 h 40 min


…toujours, un œil, sur les commentaires, sans plus,!…
…rien, à redéfinir,!…chacun son job,…etc,…

et alii dit: 19 novembre 2018 à 15 h 34 min

Wolfgang Beltracchi, is considered one of the most audacious forgers of recent decades. In 2011, he was found guilty by a German court of forgery and corruption relating to 14 fakes that had sold for a total of $45m, sending shockwaves through the art world.
The Decisive Moment, at the Biblioteca Nazionale Marciana in Venice. The exhibition, financed by the collector and gallery owner Christian Zott, travels to Barlach Halle K in Hamburg (20 November to 19 December) then to the Bank Austria Kunstforum Wien in Vienna (3-22 September 2019). Beltracchi’s works in the exhibition are priced at between €250,000 and €300,000—somewhat less than the millions paid for some of his fakes.

In Venice, Beltracchi spoke to The Art Newspaper about ethics, the art market and how to be a good forger.
I’m not one that really supports this art market—it has mafia structures. But the reality is that my paintings are hanging next to Richter or Warhol or who knows who. If I think of people like Baselitz, who has hung his paintings upside down for 50 years and is also a mediocre painter, which he admits—he has always wanted to become a painter but he did not have the necessary talent.
the truth is that I am one of the greatest forgers that ever existed, and I am part of the history of art. I am hanging incognito in many museums.
https://www.theartnewspaper.com/interview/beltracchi-his-own-work-in-his-own-words?utm_source=daily_november19_2018&utm_medium=email&utm_campaign=email_daily&utm_source=The+Art+Newspaper+Newsletters&utm_campaign=7435e7004d-EMAIL_CAMPAIGN_2018_11_09_04_22&utm_medium=email&utm_term=0_c459f924d0-7435e7004d-43644573

et alii dit: 19 novembre 2018 à 14 h 48 min

ed,je me souviens que wggraconta ses histoires et fut harcelé jusquà ce qu’il déserte la RdL. d’ailleurs j’ai hésité longtemps après avoir remarqué quon persécutait quelqu’un qui disait qu’il était juif alors que le choeur des erdéliens protestait que c’était du cinéma :en effet comment le prouver?
JE CONNAIS UN AUTRE STRASS,celui de la philosophie
http://strassdelaphilosophie.blogspot.com/

et alii dit: 19 novembre 2018 à 14 h 07 min

c’est ennuyeux ,cette histoire de « frustrations »etc pouvezvous changer de disques?
on se moque de vos orientations érotiques, de votre pedigree :faites en des récits,nouvelles,films mis épargnez le blog de ces considérations

Ed dit: 19 novembre 2018 à 13 h 45 min

Nqq
Comme si je ne le savais pas :d

Ceci dit jazzi, arrêtez juste avec votre truc de frustration sexuelle. C’est tout. C’est légèrement répétitif et pas drôle (d’ailleurs on sait tous que ce n’est pas une boutade de votre part).

jazzi dit: 19 novembre 2018 à 13 h 29 min

« Pervers, raciste, misogyne… »

Que de mots doux, Ed !
Si vous préférez que l’on se tutoie, je ne suis pas contre ?

jazzi dit: 19 novembre 2018 à 13 h 26 min

Aujourd’hui, au programme Bergman, un film noir, « La source » (1960). Avec Birgitta Valberg, Gudrun Brost et Gunnel Lindblom.
Le film est précédé d’un Avertissement : « des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs »
L’histoire : « Deux bergers violent et assassinent une jeune fille. Les deux meurtriers s’enfuient et trouvent refuge chez un riche propriétaire terrien. Ils ignorent qu’il est le propre père de la victime. »

Ed dit: 19 novembre 2018 à 13 h 13 min

NQQ
Moi non plus je ne suis pas vexée. Ce pervers attend sans doute que nous nous justifions à ce sujet, ce que je m’abstiendrais bien évidemment de faire tant l’attaque est nulle.

renato dit: 19 novembre 2018 à 13 h 08 min

« Même le cinquième des bons empereurs — auteur de Τὰ εἰς ἑαυτόν comme chacun sait — dut s’adapter à la vie que l’on conduisait dans un palais impérial », disait, ironiquement, mon prof d’histoire.

rose dit: 19 novembre 2018 à 13 h 07 min

eh, n’ importe quoi, débranchez votre correcteur automatique.

nota : pour les femmes insuffisamment honorées par leur homme en panne de désir, ou revenu dans les jupes de maman ou dom juan, cf Le jeu, léger et fendard, qui traite fort bien le sujet. Rires garantis.

N'IMPORTEQUOI dit: 19 novembre 2018 à 13 h 05 min

Es, c’est gentil à vous de défendre la partie , je ne suis pas très susceptible côté c.l et cela fait longtemps déjà que face à ce genre d’argument s’il est tendu je réponds que non, pas du tout. Je préfère cette situation à la première , c’est clair, net et précis. Je ne prends pas la mouche facilement.

Ed dit: 19 novembre 2018 à 13 h 01 min

jazzi arrête, tu fais pitié. On a déjà decelé ta haine des femmes avec cette histoire de « mal bai.sée » avec bérénice. Maintenant, tu récidives avec moi. Pathétique.

N'IMPORTEQUOI dit: 19 novembre 2018 à 12 h 59 min

Nazie, je suis l’huissier nommé par la société de contentieux, je vois là un beau tapis en pure soie et du matériel hi-fi qui pourront réduire votre dette vis à vis du genre féminin, choisissez une musique douce , allongez vous et dites moi pOrQuoI vous ne les aimez pas autant que votre accusateur, Chamonix, que vous ont elles fait ou pas d’ailleurs

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