de Pierre Assouline

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La République des livres
Vikram Seth est-il encore un auteur convenable ?

Vikram Seth est-il encore un auteur convenable ?

Aviez-vous lu Un Garçon convenable (A Suitable Boy) à sa parution ? C’était il y a vingt ans, HarperCollins en était l’éditeur anglais et Grasset l’éditeur français dans une traduction pleine de nuances de Françoise Adelstain. Il n’est pas trop tard car les grands livres peuvent toujours attendre. Celui-là se plaçait d’emblée, par sa puissance d’évocation et les thèmes qu’il charriait, dans la lignée des Enfants de minuit de Salman Rushdie. A ceci près que Vikram Seth, un indien du Penjab né en 1952 à Calcutta, frotté d’humanités anglaises dans les meilleures écoles et universités, avait choisi de situer son action dans l’Inde postcoloniale jusqu’à 1952, date de la première élection nationale depuis l’indépendance.

En près de 1500 pages (et encore, il a fallu lui en faire supprimer des dizaines car il exigeait que cela paraisse en un seul volume pour que le lecteur soit imprégné par l’unité du récit), le romancier nous entraine dans sa quête d’identité à travers l’histoire de Rupa Mehra, une mère qui, dix-huit mois durant, cherche un garçon convenable susceptible d’épouser sa fille Lata. Quatre familles, une foule de personnages (heureusement qu’il y a des arbres généalogiques à la fin pour s’y retrouver !) et la réforme agraire, la persistance de l’esprit féodal dans les campagnes, les castes, les relations conflictuelles entre musulmans et hindous, l’abolition des privilèges de l’aristocratie… Un livre-monde en contrebande à travers une histoire d’amour contrariée. Car avant que Lata ne fasse son choix entre trois prétendants, on aura vu défiler un grand nombre de gens de toutes classes sociales, de tous milieux et de toutes origines.

La saga est riche, subtile, touffue mais elle conserve la fluidité d’un fleuve plutôt que d’une rivière. On sent que le fresquiste est sous l’influence des classiques, dont le moindre n’est pas La Foire aux vanités de W.M. Thackeray, sans parler de Guerre et paix. On s’installe dans l’histoire, puis on est saisi et tenu jusqu’au bout, le temps long permettant la familiarité avec ces inconnus, ce qui n’est pas une mince prouesse étant donné la durée de l’odyssée de lecture. Tout cela parce qu’on a envie de savoir enfin, en tout cas c’est mon cas, à quoi peut bien correspondre l’adjectif « convenable » dans l’esprit de cette femme.

La parution du roman de Vikram Seth fut un événement, en Inde et en Grande-Bretagne bien sûr, mais aussi un peu partout ailleurs. Un immense succès public et critique. Depuis, l’auteur a peu publié ; il a été couronné de prix littéraires divers et variés. On a appris à mieux le connaître : un polyglotte qui a été jusqu’à apprendre le chinois par passion pour sa poésie, et l’allemand pour être capable de chanter des lieder de Schubert ; un bisexuel qui n’a pas hésité à mettre sa notoriété en péril dans son propre pays en prenant publiquement la tête d’une campagne visant à faire abroger une loi homophobe ; un écrivain qui, dès ses débuts, au moment de choisir son agent, n’hésita pas à en convoquer plusieurs autour d’une table, à les mettre à l’épreuve, et à choisir finalement le seul qui avait manifesté un goût pour la poésie.

S’il revient aujourd’hui dans l’actualité, c’est que ses centaines de milliers de lecteurs attendent depuis des années la suite d’Un Garçon convenable. Il est vrai que son éditeur les y a préparés, annonçant pour 2013, à l’occasion du 20ème anniversaire de la parution du roman désormais culte, la suite sous le titre Une Fille convenable (A Suitable Girl). C’est peu dire que Hamish Hamilton a compté dessus quand on sait que l’avance concédée sur les droits d’auteur a atteint le montant spectaculaire d’un 1,7 million de dollars. Seth devait rendre son manuscrit en juin. Or non seulement l’éditeur n’en a pas reçu la moindre page, mais il se demande même si l’auteur en a écrit la moindre page. En d’autres temps, il y aurait eu du grabuge entre l’auteur, l’agent et l’éditeur, mais cela serait resté discret. Signe des temps : Hamish Hamilton, dont la maison mère Penguin vient de fusionner avec Random House, formant ainsi un géant mondial de l’édition, a choisi de médiatiser sa déconvenue en faisant savoir qu’il réclamait d’être remboursé. La crise a crispé et tendu les relations, dans ce monde-là aussi. On y avait l’habitude de renégocier dans l’ombre en prenant en considération la qualité d’« artiste » des romanciers, avec ce que cela suppose d’à-peu-près et de flou dans le rapport à l’argent. Cette indulgence n’est plus de saison. Les éditeurs ne se couvrent plus seulement en remplaçant l’expression « remise du manuscrit » par « acceptation du manuscrit » dans les contrats, s’accordant ainsi la possibilité de refuser s’il ne convient pas. En principe, une avance n’est pas remboursable, sauf si les éditeurs estiment avoir été abusés. Ils crient urbi et orbi « Remboursez ! » quand ils ont l’impression qu’on s’est payé leur tête – ce qui n’arrivait qu’exceptionnellement autrefois. Ce qui revient à faire inscrire des noms d’auteurs sur une liste noire, quelles que soient les promesses de leur jeune talent. On l’a vu encore récemment avec un grand groupe américain qui a donné en pâture aux médias trois noms d’écrivains qui n’honoraient pas leur contrat et qu’il s’apprêtait à poursuivre devant les tribunaux. Une avance sur droits d’auteurs est censée refléter en le quantifiant l’espoir qu’un éditeur met dans le prochain livre d’un auteur ; c’est bien évidemment un pari sur l’avenir, où le flair et le goût du risque l’emportent sur le reste ; comme le fait remarquer Somak Ghoshal en commentant l’affaire Seth : « Le problème n’est pas dans le fait de gagner beaucoup d’argent mais que cela devienne un marqueur de qualité ». Encore faut-il distinguer les écrivains confirmés, avec lesquels l’éditeur sait à peu près où il va même s’il n’est jamais à l’abri de mauvaises surprises ou de déceptions quant à la réception publique ou critique ; là où cela se corse, c’est dans la surenchère parfois extravagante à laquelle se livrent les éditeurs entre eux pour des débutants qu’ils ont peur de laisser filer « en cas de génie », et qu’ils emportent au risque de les assommer trop jeunes trop tôt. A ce jeu dangereux, les foires du livre, notamment celles de Francfort et de Londres, servent de caisses de résonance et de chambre d’échos idéales pour les rumeurs les plus folles et les réputations les plus artificiellement fabriquées. En a-t-on vu des premiers romans d’inconnus achetés pour des sommes inouïes après que le propriétaire des droits en ait fait lire à peine un chapitre dans le secret d’une chambre d’hôtel ! On croyait ce cinéma révolu, et pourtant…

Maintenant que l’affaire a été rendue publique, Vikram Seth va-t-il passer du statut d’enfant prodige de la « Commonwealth literature » à celui d’auteur pas convenable ? Car cela ne se fait pas de planter ainsi son éditeur. Mauvais pour la réputation, ça. Il partage aujourd’hui sa vie entre sa thébaïde près de Salisbury, dans le Wiltshire, et la maison familiale de Delhi, se consacrant à sa passion de la poésie tout en promettant de se mettre sans tarder à son roman, tandis que son agent David Godwin est à la manœuvre. Mais il ne lui suffira pas de plaider que « Vikram est connu pour prendre son temps ». A suivre donc. Tant mieux si, indirectement, cela fait (re)lire Un Garçon convenable, isn’it ?

(Photo et illustration D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

595 Réponses pour Vikram Seth est-il encore un auteur convenable ?

amédée dit: à

Nouveau film dans les salles ce mercredi: « Le troll de PQ s’appelle adolphe » (c’est l’histoire d’une lavette, binaire, qui rêvait d’entrer dans la légion et se retrouve en quarantaine pour débilité exagérément excessive -on ne vous raconte pas la fin- (Le fruit des entrées sera reversé aux immigrés sans papiers notamment ceux dont les ancêtres ont été torturés par les antécédents de l’individu adolphe)

renato dit: à

ueda,

que les gens ne savent plus « se comporter » c’est une évidence, c’est donc bon pour le fait que le compagnon en question aurait du envoyer quelques mots afin de se décommander.

Cela dit, ce qui m’a interpellé ce n’est pas la place vide mais le fait que sa liberté d’expression soit contestée.

C.P. dit: à

Cher ueda, le chaud avec modération. Mais je ne me démens pas, tout en étant en accord avec Bloom sur Rushdie.

(Curieux que vous, généralement juste, n’ayez pas réagi au 1h 17 de Régniez, brutal, teigneux -et raciste. « Primate grooming », vous comprenez bien, n’est-ce pas ? : « Epouillage de singes ».
Bof ! J’aime les animaux. hik, hik, kik, c’est le rire des bonobos.

J’aurais pu renvoyer à l’hilarante photographie du sieur en cravate, ou à celle de son ami du Club Acacia, le notable antisémite Thomas Joly, que Julie (vous vous souvenez d’elle ? ) appelle « Moon-faced Tom ».)

Pardon pour cette remarque entre parenthèses. Revenez à Seth et bonne lecture !

Appelez moi, Josip ! Tout simplement.... dit: à

Souvenir d’un voyage en ex-URSS

« J’ai besoin de votre avis (le genre d’amorce qui suscite une certaine sympathie). Pouvez-vous me proposer un homme d’Etat qui garde des liens avec la tradition, mais qui soit très aimé du Tsar d’aujourd’hui? »

Le type fonce et m’apporte une photo d’un géorgien moustachu, en un éclair.

Je lis: « Stalin ».

« Stalin ? … Euh, c’est bien? ».

Le type me regarde en silence et se met à bouger la tête.

« Stalin », me répète-t-il avec un regard exprimant la pitié et la condescendance. « Stalin ! ».

Première rencontre avec Jojo… (déjà évoqué par Andreï Sakharov )

Médecins de Porquerolles.... dit: à

Monsieur damien, ce n’est pas parce que votre candidature d’ambulancier a été refusée par notre Comité qu’il faut lui en garder rancune !

Simplement, il nous a semblé que votre constitution manquait de robustesse.

damien dit: à

 » vous jugez trop les gens d’après des critères idéologiques … cela ne suffit pas à les classer comme écrivains. »

les crachouillis de malheureux de porquerolles vous a contaminé

Alabacoco dit: à

Souvenir d’un voyage en Israël

« J’ai besoin de votre avis (le genre d’amorce qui suscite une certaine sympathie). Pouvez-vous me proposer une chanteuse qui garde des liens avec la tradition, mais qui soit très aimé des mélomanes d’aujourd’hui? »

Le type fonce et m’apporte 1 disque en un éclair.

Je lis: « Rika ».

« Rika ? … Euh, c’est bien? ».

Le type me regarde en silence et se met à bouger la tête.

« Rika », me répète-t-il avec un regard exprimant la pitié et la condescendance. « Rika ! ».

Première rencontre avec Rika Zaraï (déjà évoquée par ML)

il compte pour du beurre dit: à

« Alec et CP souffle le chaud, Bloom verse un seau d’eau froide, on verra bien. »

Et Passou ?

damien dit: à

@u.
la presse people n’intéresse que les pq

xlew.m dit: à

@ Bloom,
Vous avez raison d’évoquer l’idée d’un pensum au sujet du Golden Gate de Seth, je pense qu’elle n’était peut-être pas absente à l’esprit de l’auteur d’ailleurs, cette promesse d’ennui toujours possible pour le lecteur, lorsqu’il en entreprit la composition. Peut-être en aura-t-il joué à dessin. Toujours est-il que le livre comporte certaines fulgurances et rien que pour cela, il vaut peut-être le coup d’y éprouver sa sensibilité de lecteur sans craindre d’y user quelques fibres sensualistes dans le processus (après tout cela fait partie du « thrill » de la poésie, n’est-il pas ?) Prenons un autre exemple si vous le voulez, celui de George Herbert, puisqu’on est en plein sur le domaine de Salisbury autant en profiter ; son oeuvre est une vraie purge à lire quelquefois mais difficile à laisser de côté, elle inspira beaucoup de poètes plus tard. Ce sera peut-être le cas de V. S., qui sait. J’ai aimé les rapprochements faits par C.P., il montrait l’art à manier les correspondances de la part d’un auteur malin. De mon point de vue je vois parfois chez lui un effort de se rendre plus proche de N. Hawthorne que de Thackeray, mais bon, c’est juste personnel, ça ne prête pas à grand-chose. Pour finir, je dirais bien que le portrait photographique de l’écrivain me rappelle le visage d’un excellent acteur britannique, James Frain (un magistral Thomas Cromwell dans la série « The Tudors », que je sais que vous n’avez pas aimée, Bloom.)

Franchir le Rhin ? Pourquoi donc.... dit: à

Souvenir d’un voyage en Bavière

« J’ai besoin de votre avis (le genre d’amorce qui suscite une certaine sympathie). Pouvez-vous me proposer un politicien qui garde des liens avec la tradition, mais qui soit très aimé des vieillards d’aujourd’hui? »

Le type fonce et m’apporte 1 livre en un éclair.

Je lis: « Mein Kampf ».

« Mein Kampf ? … Euh, c’est bien? ».

Le type me regarde en silence et se met à bouger la tête.

« Mein Kampf », me répète-t-il avec un regard exprimant la pitié et la condescendance. « Mein Kampf ! ».

Première rencontre avec le Chancelier du Reich

Météo France... dit: à

Clairement, la canicule va décimer lourdement nos compatriotes républicains et livresques …

u. dit: à

En lisant dans le billet de PA le nom Lata, ça m’a immédiatement rappelé une scène où je me pointais dans un petite boutique indienne (un peu on the shabby side, c’était le temps où on piratait à mort les mini-cassettes).

« J’ai besoin de votre avis (le genre d’amorce qui suscite une certaine sympathie). Pouvez-vous me proposer une chanteuse qui garde des liens avec la tradition, mais qui soit très aimée par les Indiens d’aujourd’hui? »

Le type fonce et m’apporte 5 cassettes en un éclair.

Je lis: « Lata ».

« Lata?… Euh, c’est bien? ».

Le type me regarde en silence et se met à bouger la tête.

« Lata », me répète-t-il avec un regard exprimant la pitié et la condescendance. « Lata! ».

Première rencontre avec Lata Mangeshkar (déjà évoquée par alec).

Label Qualité dit: à

Soyons clairs : Le deuxième concerto brandebourgeois de Jean Sebastien Bach n’a pas obtenu le Label Hautbois Dormant.

Soyons lourds... dit: à

Au lieu de mettre en garde à vue un « néonazi » norvégien – bien plus dangereux qu’un Merah dormants -, que Manuel arrête pour trahison celui qui occupe indûment le fauteuil dont rêve notre petit ambitieux …

Pourquoi traîner ? Monjoie Manuel ! hurk hurk !

u. dit: à

« En perdant ses cheveux, Seth a-t-il perdu son talent, mister u. ? »

Je n’ai aucune idée de son talent, ne l’ayant pas encore lu.

Alec et CP souffle le chaud, Bloom verse un seau d’eau froide, on verra bien.

Samson sans Dalila dit: à

En perdant ses cheveux, Seth a-t-il perdu son talent, mister u. ?

Soyons légers... dit: à

Pourvu que la Cécile D. ne tabasse pas à mort son compagnon Xavier C. …. ça s’est fait, en cas de grosse colère imbibée.

le pied des lettres dit: à

Mais il ne suffit pas de plaider que Vikram est connu pour prendre son temps

En effet, la notoriété d’un personnage ne saurait en aucune façon constituer une incitation ou un prétexte à l’importuner.

u. dit: à

Je suis tombé sur un entretien avec Seth qui a le mérite de dater de 1990.

http://bombsite.com/issues/33/articles/1377

Seth (qui évoque au futur son Suitable Boy) n’a pas encore la grosse tête.

Il évoque comment il s’est intéressé à la poésie (comme un cancre désertant ses cours d’économie, ce qui est également le propre de certains de ceux qui viennent sur ce blog glander un moment, comme on boit un café) et ses impressions de la Chine (celle de l’époque de Deng Xiaoping, très différente de la situation actuelle, qui lui permet de comparer la situation indienne de manière favorable).

Vu quelques traductions de poèmes chinois par Seth.
Pas d’un érudit, mais d’un écrivain.
Ça sonne bien.
//poemsintranslation.blogspot.ch/2010/11/review-three-chinese-poets-by-vikram.html

Ulysse dit: à

Indo anglais si vous voulez…Anton, oui bien sur, j’en ai lu des extraits dans la presse. C’est évidemment très intéressant, comme est intéressant tout témoignage écrit par quelqu’un d’intelligent et cultivé sur son propre (extraordinaire) destin en plein coeur des conflits d’aujourd’hui. Cela en fait-il un grand écrivain?

Quant à Naipaul, je ne crois pas qu’il haïsse l’Inde. S’il la haïssait, cela ne pourrait qu’en faire un plus grand créateur. Pulsion amour-haine, la source des grandes créations si l’on a du talent et il en a.

Bloom, vous jugez trop les gens sur des critères idéologiques. Je comprend que Rushdie ait tout bon avec vous et Naipaul tout faux (il est plus islamophobe qu’indophobe), mais cela ne suffit pas à les classer comme écrivains.

u. dit: à

renato, le sieur Cantat était invité, avec un siège réservé à son nom.

S’il conteste le 14 juillet (il en a bien le droit), la bonne démarche à suivre était de faire savoir qu’il ne viendrait pas.

Laisser son siège vide et l’accompagner d’un tweet pas particulièrement subtile est d’une grossièreté inutile, et une cause d’embarras bien gratuite pour sa copine (laquelle mergitur nec fluctuat, mais ce n’est pas la question).

J’espère qu’elle lui aura passé un savon.

Il a bien le droit d’écrire A bas l’armée, ou tout ce qu’il voudra, et on n’aura aucune raison de le critiquer.
Mais qu’il refuse alors de jouer le rôle qu’on lui propose, en faisant savoir qu’il ne se sent pas concerné par le protocole et n’accompagnera jamais la ministre qui n’est que sa compagne (quelque chose comme ça).

Son geste est celui d’un gamin mal élevé qui mérite un léger coup de pied au cul.

D’une manière général, les épouses (x) des personnalités élus ne devrait qu’avoir le droit de respecter passivement le protocole (souvent emmerdant, c’est vrai) et s’obliger au silence absolu, le temps du mandat du conjoint (ex.: la bavarde Trieweiler).
La presse people ne s’engouffre en général que dans les brèches qu’on a soi-même tolérées ou encouragées.

Salman Rushdie dit: à

Le petit garçon de dix ans qui a vu Le Magicien d’Oz au « Metro » de Bombay ne savait pas grand-chose des pays étrangers et ignorait tout de ce que grandir veut dire. En revanche, il en savait bien plus long sur le cinéma fantastique que tous les petits Occidentaux de son âge. A l’Ouest, ce film était une tentative loufoque pour réaliser une sorte de dessin animé à la Disney avec des acteurs en chair et en os, malgré les idées reçues d’une industrie cinématographique convaincue que les films fantastiques faisaient généralement un four. Il ne fait guère de doute que la décision de la MGM de sortir le grand jeu et de remuer ciel et terre pour un livre vieux de trente-neuf ans doit beaucoup à l’engouement pour Blanche Neige et les sept nains. […]
En Inde, il s’inscrivait pourtant dans ce qui était et demeure un des courants majeurs de la production cinématographique de « Bollywood ». […]
D’importantes différences séparaient le cinéma de Bombay d’un film comme Le Magicien d’Oz. Les bonnes fées et les méchantes sorcières avaient beau rappeler superficiellement les divinités et les démons du panthéon hindou, en réalité, un des aspects les plus frappants de la vision du monde du Magicien d’Oz est son caractère joyeusement et presque intégralement profane. La religion n’est évoquée qu’une fois dans le film. Tante Em, bégayant de colère contre la cruelle Miss Gulch, lui déclare que cela fait des années qu’elle attend de pouvoir lui dire ses quatre vérités mais que, parce qu’elle est « une bonne chrétienne », elle s’en abstiendra. Hormis cet instant où la charité chrétienne nous prive de quelques propos vieillots et bien sentis, le film est jovialement athée. Il n’y a pas trace de religion à Oz même ; on craint les mauvaises sorcières, on aime les bonnes, mais on n’en sanctifie aucune ; et alors même que l’on attribue au Magicien d’Oz une qualité très proche de la toute-puissance, personne ne songe à lui rendre un culte. Cette absence de valeurs supérieures accroît considérablement le charme du film et n’est pas étrangère au succès avec lequel il a su créer un monde où rien n’importe davantage que les amours, les tracas et les désirs d’êtres humains (et, cela va sans dire, d’êtres de fer-blanc, d’êtres de paille, de lions et de chiens).
L’autre différence majeure se définit plus malaisément parce que, tout bien considéré, il s’agit d’une question de qualité. La plupart des films hindis étaient et sont toujours ce qu’il faut bien appeler des navets. Le plaisir qu’ils vous procurent (et certains sont extrêmement agréables à regarder) se rapproche de celui qu’on éprouve à s’empiffrer de cochonneries. Le « Bombay talkie » classique exploite des scénarios d’un sentimentalisme atterrant et sombre tantôt dans le clinquant, tantôt dans le vulgaire et bien souvent dans les deux à la fois, tout en comptant sur la popularité de ses vedettes et des numéros musicaux pour apporter un peu de pep à l’ensemble. Il y a évidemment des vedettes et des numéros musicaux dans le Magicien d’Oz, mais c’est aussi, indéniablement, un Bon film. Il ajoute à la fantaisie de Bombay des critères de production élevés, mais ce n’est pas tout ; il possède quelque chose que l’on ne rencontre pas souvent au cinéma, quel qu’il soit. Appelez cela vérité d’imagination. Appelez cela (c’est le moment ou jamais de sortir vos revolvers) art. […]
La découverte du Magicien d’Oz a fait de moi un écrivain. Bien des années plus tard, j’ai commencé à imaginer la trame de ce qui allait devenir Haroun et la mer des histoires et j’ai été convaincu que si je pouvais trouver le ton juste, je devrais arriver à intéresser les adultes comme les enfants : ou, pour employer une formule chère aux publicitaires, « les jeunes de sept à soixante-dix-sept ans ». Le monde du livre est devenu une entreprise soumise à des catégorisations et à des catalogages draconiens, dans laquelle la littérature enfantine constitue une sorte de ghetto, subdivisé de surcroît en différentes classes d’âge. Le cinéma, en revanche, s’est généralement élevé au-dessus de ces segmentations. De Spielberg à Schwarzenegger, de Disney à Gilliam, il propose des films devant lesquels gamins et adultes s’asseyent côte à côte, unis par ce qu’ils regardent. […] Mais de tous ces films, c’est Le Magicien d’Oz qui m’a le plus aidé dans mes efforts pour trouver la voix d’Haroun. Ses traces sont du reste parfaitement visibles dans le texte ; on perçoit dans les compagnons d’Haroun des échos limpides des amis qui dansaient avec Dorothée le long de la Route de Briques Jaunes.
(« Le magicien d’Oz », traduit de l’anglais par Odile Demange)

'A.V. dit: à

L’histoire du cinéma en Inde débute le 7 juillet 1896 par la projection de six courts métrages des frères Lumière à l’hôtel Watson de Bombay. En 1912, Dadasaheb Phalke, que l’on considère comme le père du cinéma indien, tourne le premier film de fiction, Raja Harishchandra, un épisode du Mahabharata qui est présenté à la presse et à quelques invités le 21 avril 1913. Le film, que son réalisateur emporte lui-même de village en village, connaît un énorme succès.
wiki dixit

@'A.V. dit: à

Lien amusant ! particulièrement lorsqu’on se doute que l’adolescent rebelle en capuchonné rentre sagement dîner chez papa et maman qui lave son linge.

Les grandes productions élyséennes présentent... dit: à

Un défilé du 14 juillet sans les « potiches » des ministres et ministresses, sans les concubines ! Vous n’y allez pas de main morte, cher Renato…

renato dit: à

Donc, si j’ai bien compris, en France le rôle « première dame » n’existe pas, mais le compagnon ou la compagne d’un ministre doit se montrer solidaire ou alors sa « faute » retombe sur sa compagne ou son compagnon… « que vive » la liberté individuelle ! Enfin, c’est biblique et vaguement archaïque : les fautes des pères, etc., etc.

Les grandes productions hollywoodiennes présentent... dit: à

Au Sun Seth Cinérama, ce soir :
« Maciste Bloom contre le monstre hindou à deux têtes : l’effroyable Wiki-Passou » !

Amenez les enfants et la grand-mère.

Bloom dit: à

Contrairement à ce qu’affirment Passou et Wiki, la famille de Seth n’est pas strictement penjabie, elle est originaire de Kushtia, la terre des grands mystiques Bauls (Lalon Shah) et de Tagore, au Bengale oriental devenu Pakistan oriental puis Bangladesh, poussée en 47 à rejoindre l’Inde nouvellement indépendante par la partition et les regroupements ethnique. J’ai eu l’occasion de l’écouter s’exprimer sur un voyage de retour au pays natal, assez émouvant.

Vu l’adaptation cinématographique des Enfants de minuit et n’y ai rien reconnu du livre, qui vaut surtout que par la verve stylistique et le génie néologiste de l’auteur. Reste la belle voix de Rushdie narrateur, gorgée d’humour, comme le sont les oeuvres de nombre d’auteurs indo-anglais, à l’exception de Vikram Seth, victime consentante de l’esprit de sérieux..

des journées entières dans les arbres dit: à

rose dit: 16 juillet 2013 à 23 h 22 min

Voilà qui me renvoie sur la route des Indes et va illuminer cette journée.
Merci Rose !

Niccolò di Bernardo dei Machiavegli...... dit: à

Pourquoi s’acharner sur les Princes et leurs enfants non imposables ? A quoi servent pouvoir et réseaux si ce n’est pour se servir impunément ? Simulacre de Justice. Ecran de fumée …

C.P. dit: à

Gosh ! J’ai finalement traduit : « L’Archevêque de Canterbury à la toilette »…
Titre baconien surprenant venant de vous, mais pourquoi pas ? Ou abus de bière ?

bérénice dit: à

Mira Nair ou la foire aux vanités? Pas vu malheureusement sa distribution fait défault dans nos parages en multiplex.

Philippe Régniez dit: à

Vous savez, les doutes d’un pompous old fart… Vous exhalez une mauvais odeur, je vous l’ai déjà dit.

C.P. dit: à

Philippe Grossier-Régniez, vous voyez, je ne doute pas que vous ayez lu Stevenson, car vous en avez donné quelques preuves ; mais je doute beaucoup que vous ayez lu Rushdie et Seth.
Bah ! « grooming » a plusieurs sens. Le savez-vous ?

Elena dit: à

à propos de Vanity Fair et des rapports du roman (et du romancier) avec l’Inde, je me demandais si qqn ici avait vu l’adaptation réalisée par Mira Nair ?

Philippe Régniez dit: à

Primate grooming :

« CP comme de juste, voit juste. Précieuses, les exceptions. »

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…l’intelligence vient de ce qui est expliquer pour une cause quelconque en tout lieu,…
…et que, d’aucuns s’en approprient les explications comme pour faire épouvantail,…et fabuleuses jurisprudences des Dieux,…
…ainsi,…j’ai pas que çà à faire,…chacun son os,…ou les hameçons à bien inculquer, pour que le trimeur apporte ses sueurs et rendement quotidien pour un clair de lune,…

…la nature,…et ses vélléités pour en rester à l’avenir des précipices ou par les abîmes par la confiance des moutons de Panurge,…
…égaré(e)s,…express,…des bouches en moins sans châteaux,…les clans, les clans,…c’est pas fini,…ce cirque de s’en remettre aux communautés,…
…individualistes à deux balles,…etc,…

Bloom dit: à

Seth, Naipaul, voilà deux écrivains en anglo indien
—-
1. Sur les goûts, chacun les siens et dieux pour tous: Naipaul est un infâme anti-indien qui passe son temps à conchier un pays qu’il ne connait que par les voyages, Rushdie peut être lassant mais je tiens son Joseph Anton pour un des livres les plus importants sur la fin du 20e s et les rapports entre l’occident et ses Autres (Orient, islam).

2. Sur la terminologie il faut être intraitable: anglo-indien est un vocable qui se réfère aux auteurs anglais écrivant sur l’Inde – Kipling, Forster, Orwell (Burmese Days, quand la Birmanie faisait partie du joyau de la couronne) Paul Scott, JG Farrell) etc.
Indo-anglais s’emploie pour les écrivains du sous-continent qui écrivent en anglais depuis 1794, date de la publication du premier livre en anglais écrit par un indien.
Pour la langue, dans l’original, on parle parfois de Chee Chee English, mais évidemment « les ignorants sont tellement ignorants » (Mofussil News).

CP comme de juste, voit juste. Précieuses, les exceptions.

'A.V. dit: à

pour l’orthographe je crois que tous les traits d’union-tirets sont en un sous la table

'A.V. dit: à

l’illustration est un tête à tête qui est un tête à queue

Jonas Bean dit: à

Dommage, ça devient passionnant à partir de la page 224.

Je ne lis pas tant que ça, mais je connais plein de bouquins qui sont bien dès le début.

C.P. dit: à

J’ai été mainte fois en accord avec Bloom sur des livres et des auteurs anglais, américains, ou autrement anglophones, il le sait. Je respecte son goût et son jugement, dans un désaccord sans acrimonie, car, vraiment, des désaccords, il s’en manifeste ici bien d’autres et de moins motivés. J’en tiens toujours pour un roman de ton très « anglais », et j’ai dit bien plus haut quelles longueurs m’ennuyaient un peu dans « A Suitable boy », mais que j’avais plaisir à retrouver Rupa Mehra, Lata et ses prétendants.

Le « Golden Gate » m’avait épaté pour son projet lui-même, je l’avais lu avec une curiosité continuée pour cette raison, je l’ai dit aussi à Lew.

Je veux bien croire à l’arrogance de Seth, que je n’ai jamais rencontré. Mais Rushdie, oui, après une conférence très « encadrée » à New York, où un public que je trouvais un peu coincé avait fini par sourire puis rire franchement. Et Bloom a raison à propos de Rushdie, qui est plus entraînant, finaud et « tordu » (au meilleur sens du terme) que Seth. L’avenir dira si Ulysse prévoit juste quant à la pérennité de l’un… ou de l’autre.

Voilà. J’ai réouvert à cause du billet un roman que je n’avais pas relu depuis vingt ans. Je ne connais en revanche pas bien les essais proprement poétiques de Seth (son « Golden Gate » est autre chose), à quelques fragments près, et pas du tout ses traductions ou adaptations. A voir, donc…

Mme Michu dit: à

Voyez un autre thérapeute

si vous tenez à vous montrer incapable d’échanger sans écrire ce genre de stupidités alors faites ce que vous voulez de votre contrat mais ne vous trompez pas de main…

kicking dit: à

pourquoi ? nettoyer les lunettes ???

des journées entières dans les arbres dit: à

Mme Michu, on va passer un contrat entre nous; aucune clause abusive: vous ne me lisez plus et je ne vous réponds pas.
C’est à prendre ou à laisser.
Voyez un autre thérapeute.

Vous avez lu le lien d’Elena ?
c’est aut’chose que le  » j’suis « sine nobilitate »  » de Bloom, isn’it ?

tonique dit: à

Kicking puis-je vous refiler un peu de jouvence de l’abbé souris?

Mme Michu dit: à

faudrait aussi savoir à quel point je m’en fous, suffit pas de décreter pour faire une réalité, pensez-y de temps à autre

kicking dit: à

alors là, le 20h09 il est vraiment trop LOL

tonique dit: à

20h09 encore le complexe de la taille et du prépuce?

Mme Michu dit: à

précision pour précision, j’ai plus d’années au compteur que le web… pour ce qui est de votre classification je n’en sais rien mais bizarrement je pourrais parier que ça vous le savez

Médecins de Porquerolles dit: à

des journées entières dans les arbres dit: 16 juillet 2013 à 19 h 52 min
« pas de souci, j’ai fait la différence entre les majuscules et les minuscules (du pseudo) »

Et vous avez bien fait : nous laissons certains de nos patients les plus atteints jouer aux médecins minuscules. Cela soulage de se voir plus grand que ce que l’on est vraiment ….

tonique dit: à

« wich William is on my mind? »
Peut-on vous faire une suggestion? Si oui acceptez celle-ci: quand vous aurez fait le tri racontez-nous, on s’ennuie depuis 24h en RDL aussi le territoire accueillera votre récit palpitant et sensuel comme des joyeuses commères de Windsor.

des journées entières dans les arbres dit: à

Mme Michu, allons, allons, je sais bien que l’on pourrait aussi ranger ( le « troupeau ») entre ceux qui se sont rencontrés -ailleurs que sur la RDL- et qui forment en quelque sorte un groupe) et les autres.

Je vous précise, c’est pas évident: je suis des autres.

des journées entières dans les arbres dit: à

christian dit: 16 juillet 2013 à 19 h 50 min
pas de souci, j’ai fait la différence entre les majuscules et les minuscules (du pseudo)
Christian, vous êtes médecin ?

Mme Michu dit: à

mais soyez assuré (puisqu’il vous faut cela semble-t-il) que beaucoup ne se privent guère de bien me faire sentir que je dérange et ce depuis très très longtemps…

christian dit: à

@19h 30 Encore que « le troupeau » paraisse bien agrégé.

le commentaire de 15h est du crapaud de PQ, qui, avec ses grumeaux de mrde pour tout cerveau, a usurpé le pseudo des médecins de l’île et plus bas d’autres pseudos

Mme Michu dit: à

Mme Michu s’excuse de ne pas gouter la mode des rébellions de supermarché pré-machées et bourrées d’additifs, elle a encore des dents à elle

des journées entières dans les arbres dit: à

notez le bien, mme michu

des journées entières dans les arbres dit: à

En fait mme michu je vais vous esspliquer, toute agrégationnée que vous puissiez être. Dans le doute, vu l’inanité de votre réaction, je mise sur la prudence.
Il y a peu, j’ai lu que l’on pouvait ranger l’humanité en deux groupes: les dérangés, et les autres.

Alors ici cela me parait simple, trop simple ?, j’ai envie de ranger entre les grecs anciens et les grecs d’aujourd’hui.

je n’ai pas l’ambition de parler à une multitude.
Les péripapéticiens, peut-être pourraient comprendre.
noté bien mme michu, j’ai pas dit : péripapéticienne.

Mme Michu dit: à

Encore que « le troupeau » paraisse bien agrégé.

Vous avez bien reniflé tous les besoins ?

des journées entières dans les arbres dit: à

Médecins de Porquerolles dit: 16 juillet 2013 à 15 h 00 min

Encore que « le troupeau » paraisse bien agrégé.

kicking dit: à

et ça se bouscule toujours pour lancer la tarte à la crème « non à la culture élitiste » en parlant télé-réalité, et pourtant pas besoin d’avoir fait un master pour trouver cela absurdement comique..

visiblement les dénommés journalistes et médiateux insistent encore pour que tous les gens deviennent des ploucs semblables à eux, autant y voir le signe qu’ils n’y sont pas parvenu..

L'aménagement linguistique dans le monde dit: à

Entre deux canapés, sa flûte bien en main, kabloum nous a joué son rôle de maître des élégances et infligé son jugement à l’emporte pièce. À chacun de juger…

Service Entretien...... dit: à

Juste, Kim !
Cracher sur les icônes polylinguistes, polyculturelles, polychinelles, enlève la poussière et empoisonne les mouches vertes, admiratives…

ARV dit: à

« An Equal Music, abandonné au bout de 200 pages » (kabloum)

Dommage, ça devient passionnant à partir de la page 224.

Sergio dit: à

Frères ! Prenons le relais d’un écrivain défaillant !…. dit: 16 juillet 2013 à 18 h 53 min
Enfin nègres !!!

C’est pas « documentalistes », maintenant ? On va même plus pouvoir faire les vaseuses avec les tunnels joue contre joue et serrés dans le noir…

Kim Philafinecotton dit: à

Bloom dit: 16 juillet 2013 à 17 h 22 min
J’avais trouvé A Suitable Boy assez chiant et golden Gate, long poème pensum de 300 pages infligé au lecteur sensuel moyen.

cher monsieur venant d’un grammairien relativement moyen lui aussi « il se puit » que votre avis n’ait pas exactement l’importance que vous lui souhaiteriez . bien à vous bien navré

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…l’Unité Féodale du capitalisme populiste,…
…tout le monde est riche,…et personne ne touche sa part,…on va encore rire,…pour la gloire imagination des profits,…
…Oui,…
…et , encore un wagon de culs-terreux-gays,…l’Unité Féodale à Stalag – 13,…Ulysse 31,…Spartacus,…
…des victimes, des rebelles, des persécuteurs, des demandes en mariages,…

…jamais sans châteaux,…les bacchanales à lignées,…des donjons,…etc,…Bip,…Ah,…

Frères ! Prenons le relais d'un écrivain défaillant !.... dit: à

Sergio dit: 16 juillet 2013 à 17 h 43 min
« On n’a qu’à lui écrire, son ours, tous ici… Par petits morceaux ! Mais faudra qu’il casque, hein ! Ressurgir le flouze… Exhumer la galette ! »

Une idée merveilleuse ! …. Enfin nègres !!!

Elena dit: à

Pas « William » mais « Nicholas Spare » — which William is on my mind ?

Elena dit: à

@Bloom
J’avais lu An Equal Music (il y a un certain temps) pour l’évocation des rapports entre les membres du quatuor — mais je n’avais pas trop goûté le ressort de l’intrigue assez mélodramatique. Ce qui ne m’avait pas encouragée à lire son opus magnum.
Pour les anglophones who love to hate Seth un article acide et extrêmement drôle de l’éditeur et critique musical N. Spice, que sa forme anecdotique (une rencontre fortuite avec l’auteur qui l’a peut-être caricaturé dans le personnage de « William Spare ») n’empêche pas de faire preuve d’une grande finesse d’analyse (vacharde) :

http://www.lrb.co.uk/v21/n09/nicholas-spice/mooching

Historien déçu dit: à

maréchal Mobutu, maréchal Bokassa, qu’elle était belle l’Afrique de papa

Sergio dit: à

nanard dit: 16 juillet 2013 à 18 h 22 min
A nous le pèze

Avant sous le Maréchal on l’enterrait dans des boîtes de pastilles Vichy… Ca prenait l’eau !

nanard dit: à

« Exhumer la galette »

A nous le pèze bonhomme! c’est le but -sinon à quoi bon vivre comme dirait pq

Ulysse dit: à

Moi qui suit plutôt un lecteur flémard et recule devant les pavés, je me suis tapé « a suitable boy » à sa parution en anglais, sans barguigner. Je ne comprends pas Bloom (ce n’est pas la première fois). Son Salman Rushdie, il me tombe des mains au bout de trois pages, malgré l’a priori favorable que j’ai pour lui. Il est complétement moderne, c’est-à-dire qu’il sera illisible dans 50 ans. Seth, Naipaul, voilà deux écrivains en anglo indien qui ont une vraie personnalité et tiennent la distance.

L’article de Passou m’a donné l’idée de ressortir les traductions anglaises faites par Seth des trois plus grands poètes chinois de la dynastie Tang, Wang Wei, Li Bai et Du Fu. Totalement incapable de juger de leur fidélité évidemment, je les tiens cependant pour admirables en elle-mêmes.

Sergio dit: à

On n’a qu’à lui écrire, son ours, tous ici… Par petits morceaux ! Mais faudra qu’il casque, hein ! Ressurgir le flouze… Exhumer la galette !

François, celui de Rome... dit: à

Après le mariage gay, la recherche sur embryon autorisée ! Vraiment, la sœur ainée de l’Eglise se dévergonde …

A quand la vivisection autorisée sur les mauvais élèves du collège ?!

Sergio dit: à

Faut dire qu’il a vraiment l’air dans le bleu…

Médecins de Porquerolles dit: à

Monsieur Bloom, bonjour ! Par désœuvrement médical – moins de malades en été- nous nous intéressons à la lecture, par conséquent aux lecteurs. Un lecteur sensuel moyen est-il pour vous, moyen dans la lecture ou dans la sensualité ? Bien à vous.

Bloom dit: à

J’avais trouvé A Suitable Boy assez chiant, à mille lieux de la verve rusdhienne des Enfants de minuit, et quand j’ai rencontré son auteur, je n’ai pas été surpris de trouver un être assez snob et arrogant, plein de sa notoriété. Il faut dire que Je venais de discuter avec Md Hanif, ce jeune grand écrivain, ancien pilote de l’aviation pakistanaise, pétri d’humour et d’auto-ironie.
Plus chiant encore An Equal Music, abandonné au bout de 200 pages, et golden Gate, long poème pensum de 300 pages infligé au lecteur sensuel moyen.
Les livres et le bonhomme Seth sont infréquentables.

Médecins de Porquerolles dit: à

Aidez-nous, armand, aidez-nous !

Quand vous pensez que notre patient n’a rien lu de cet admirable Seth surpayé … nous craignons le pire.

armand dit: à

le pauvre JC, abandonné de tous et toutes

Médecins de Porquerolles dit: à

Monsieur gaspard, nous devrions unir nos forces pour remettre notre patient pervers dans le droit chemin. Travaillons ensemble sur ce cas difficile. Et ce chemin, ce sera bien entendu le vôtre !

Votre préférence pour un chômage de qualité en France plutôt que pas de chômage en Allemagne est une preuve de l’excellence de votre jugement !

gaspard dit: à

L’OCDE table sur un taux de chômage qui va connaître une « embellie » de 5,3 % en mai 2013 à 4,7 % fin 2014.

hé hé patate c’est le « miracle » de l’ultra précarisation , ton rêve

gaspard dit: à

A.N
vous avez visé juste – il suffit d’ailleurs de voir sa réaction de 15h sous pseudo usurpé.. !! Et en effet, ce borgne à tribord toute (tout comme son maître tortionnaire) et qui se croit drôle et original, s’ennuie tellement(même les touristes les plus moches le rejettent et le fuient) agite frénétiquement sa petite clochette pour faire ch… et attirer l’attention sur sa pitoyable personne, comportement typique des pervers

Médecins de Porquerolles dit: à

A.N.
Nous sommes de votre avis, bien entendu : les pamphlets de notre patient, pamphlets n’ayant rien à voir avec le concept de vos maîtres sociologues, sont par nature sans valeur !

Ce n’est qu’évidence : on ne doit jamais laisser un troupeau bêlant sans chien de berger reconnu, ni bergère assermentée…

A.N. dit: à

@médecins de porquerolles
Il se trouve que votre « patient » se croit investi d’une mission : celle du « lanceur d’alerte ». Naturellement, ses pamphlets n’ont rien à voir avec le concept tel que défini par certains sociologues (Chateauraynaud, Torny, Cicolella…). Ce faux « whistleblower » borgne, bien qu’installé à tribord, ne voit de menaces qu’à bâbord, le danger ne pouvant venir que de ce côté-là. Etrange « sentinelle de veille » qu’on finit par confondre avec la cloche qu’il ne cesse d’agiter.

'A.V. dit: à

des noms Perhaps no other king in Indian history has left behind as many inscriptions, all in Kannada language, as Vikramaditya VI did. Legends recount that he followed a ritual of giving away land to the needy on a daily basis. The rule of Vikramaditya, though marred by repeated battles for supremacy in the south, was a glorious era in Kannada literary history. Great poets such as Bilhana and Vijnanesvara adorned his throne. Bilhana wrote Vikramankadevacharita and was Vikramaditya’s court poet. Vijnanesvara, the author of Mitakshara, was an authority on Hindu law. Kirthi Verma wrote Govaidya during this period.

médecins de porquerolles dit: à

« On fait moins les fiers maintenant, hé ? »

JC le troll pervers de PQ ne se lasse jamais c’est pathologique

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…l’Unité Féodale,…constat entre couches de  » glacis culturels « ,…

…l’Unité Féodale pour une  » obsolescence programmée  » du peuple à l’éducation démocratique  » moisis « ,…

…chacun pour soi,… » roi  » du bidet,…aux culs-turcs en déshérence,…

…l’union fait la force pour la nativité d’un chameau,…
…etc,…Ah,…Ah,…Bip,…Bip,…etc,…

ARV dit: à

Ah! ah! ah! On fait moins les fiers maintenant, hé ?

Paroles, Paroles .... dit: à

FRANCE
l’OCDE table sur un taux de chômage de 11,2 % au dernier trimestre 2014, contre 10,9 % en mai de cette année.

GERMANY
l’OCDE table sur un taux de chômage qui va connaître une « embellie » de 5,3 % en mai 2013 à 4,7 % fin 2014.

Sant'Angelo Giovanni dit: à


…Panne d’internet,…hier au soir ( vers minuit ),…
…après l’envoi d’un commentaire qui s’avère ne pas être insérés dans la suite de ce matin,…

…en gros,…les conditions émotionnels des jeunes dans les réalités des mondes et cultures qui se chevauchent,…
…et donc,…l’isolement individuel des jeunes sans connivences de quartiers, ou de campagne,…
…juste avec,…leurs iPad’s, leurs Smartphones,…à jouer sur des recherches du genre  » Agenda « ,…électronique,…en délire,…
…inutile remplaçant,…d’une conformité modèle des acquis  » juste nécessaire « ,…laisser en abandon par l’enseignement obligatoire,…
…par des complicités d’obscurantismes,…entre les industriels de la communication et l’enseignement inapproprié pour donner aux jeunes le choix aux décisions objectives,…
…les jeunes abandonner à leurs jeux,…isoler des relations humaines,…avec des paradigmes de contraste absolu,…la délicatesse en papier toilette,…
…système d’éducation à la brésilienne pour enfants de riche,…isolé du monde avec des cornets de glace à sucer,…la main au clavier et des courbatures au dos,…
… » New Âge « ,…quand tu nous tient,…etc,…

Essaie Juan-Les-Pins dit: à

« vous comprenez je refuse de me laisser entiber… » Homlet

Mariage pour tous dit: à

« Le fondement transcendant de la personne humaine … Cela ne sonne pas comique à votre oreille ? »

Si !

renato dit: à

Ah ! hamlet, puisque la philo revient par d’autres chemins, vous dites Kant et là je cite de mémoire : « La vérité éternelle et divine » ou encore « Le fondement transcendant de la personne humaine »… Cela ne sonne pas comique à votre oreille ?

Jetez plutôt un coup d’œil au « Shôbôgenzô Uji » de Dōgen… si l’occasion se présente…

des journées entières dans les arbres dit: à

‘AV dit: « les échanges sur « les philosophes » sous ce fil , m’ont semblé relever au moins de la mahonnêteté, et en partie de l’ignorance. »

Pour Platon, je ne sais pas, je n’ai pas approfondi, les « platoniciens » ici m’en excuseront mais la malhonnêteté, que ce mot là est light, est aussi celle de Ph. Reigniez qui a,- pour faire rapide, car je dois partir-: avalé de travers les lois de manou

bonne journée

'A.V. dit: à

la page du lien R.P.Droit envoyé ci-dessus reprend beaucoup de l’article qui était dans le magphilo qui me marqua pour sa clarté
R.P.Droit se pose aussi la question
 » Je ne sais si ce type de comparaison est un effet de l’ignorance ou de la malhonnêteté – je laisse cette question en suspens. Mais je pense que c’est aussi un effet de l’histoire. Ce qui a m’a intéressé, comme chercheur, a été de comprendre pourquoi et comment on m’avait enseigné qu’il n’y a pas de philosophie indienne – alors que, manifestement, il y en a une. Je me suis donc préoccupé de la généalogie de cette erreur. Je voulais comprendre comment s’était mis en place ce préjugé philosophique qui va accorder aux Grecs seuls la qualité de philosophes, et qui la récuse, à tort, à des tas de gens qui, visiblement, la méritent dès qu’on veut bien se donner la peine de vérifier. »
les échanges sur « les philosophes  » sous ce fil , m’ont semblé relever au moins de la mahonnêteté, et en partie de l’ignorance.

Epictète dit: à

Ce n’est pas la photo de Vikram Seth, en fuite. L’image située au dessus du titre du billet, c’est Passou, dans sa chemise bleue sans sa veste, qui tient à main droite un masque représentant le visage de l’écrivain ! Il existe une image prise une seconde plus tard, montrant Passou, hilare, ôtant son masque et content de la bonne blague.

olivier dit: à

@7h03
Toujours aussi débile le malade de PQ

techtonik dit: à

peut-être est-ce schématique mais ne verrait-on pas que chacun et plus large l’ensemble secrète un cocon qui enferme jusqu’à l’étouffement la suffocation la mort la chrysalide ne laisse pas s’échapper l’organisme en gestation matrice prison amnios à température ambiante avec cours en tout genre pour occuper le temps et tenter de percer les secrets mettre à jour l’héritage révéler l’abondance de la production présente qui nous occupe s’affairer à régler entretenir les rouages contenir les dérèglements ajouter deux brins d’art une louche de culture trois d’astrophysique pour après nous quand tout aura été savamment détruit accompagné du meilleur de nos musiques à notre insu en pleine clarté
sourions nous sommes filmés

Descartes... dit: à

Objectivement, il vaut mieux….

techtonik dit: à

Est-il mieux qu’un peuple soit soigné du réel jusqu’à l’immobilité par la spiritualité dans laquelle il se baigne depuis le premier jour ou qu’il en soit exempté et devienne de façon cartésienne l’outil façonné de mille manières qui enrichit et fait fonctionner l’usine à produire des objets de consommation destinés à mener à la félicité au développement personnel à la satisfaction des besoins primaires et complexifiés au reportage des frustrations à la téléportation des désirs insaisissables à la transformation des énergies

'A.V. dit: à

il me semble qu’il fallait souligner le travail de R.P.Droit sur l’Inde parce que comme on dit aujourd’hui il a brisé un tabou en rappelant que la grèce et langue grecque n’ont pas eu l’exclusivité des modes de réflexion que nous appelons « philosophie »

flash cuculturel dit: à

KYBERNISIS

Soulignons la proximité du mot avec KYBOS (le dé à jouer) et ERIS (discorde, contestation), qui évoque à son tour les Erinyes, déesses discordantes de la vengeance, qui sont trois chez Eschyle.

'A.V. dit: à

non pas la philosophie des hindous(ce qui est presque idiot ) mais sur des philosophes hindous leurs textes , comment ils argumentaient etc

'A.V. dit: à

si j’ en crois une photo (je ne l’ai pas retrouvée)
je ne le lui pas entendu
certains lecteurs
bonsoir je ne tombe pas de sommeil mais vous avez mille choses à vous raconter

'A.V. dit: à

Roger-Pol Droit excuses l’agacement de n’avoir pas retrouvé un article très bref mais convaincant qu ‘il avait donné d&s un des premiers philomags sur la philosophie des hindous
autre spécialiste de l’inde qui si j’e crois une photo que ‘avais vue a été en Inde mais e e lui ai pas entendu raconter :Charles Malamoud
bonsoir

des journées entières dans les arbres dit: à

saint léonard, n’oubliez pas l’essentiel: allez à « l’oubli de l’Inde »

Saint léonard dit: à

‘A.V. dit: 15 juillet 2013 à 21 h 50 min
impressionnant défenseur de la pensée de l’Inde : Roger Paul Droit

Paul ?
H.R. est encore tombée de son cheval.

des journées entières dans les arbres dit: à

pour « être guéris », tudieu !

des journées entières dans les arbres dit: à

« j’avais dans mes fonctions le suivi d’une association de bienfaisance qui ramassait régulièrement des Français égarés, soit par la drogue, soit qu’ils aient été frappés de bouffée délirante – un phénomène brutal, qui ne se reproduit pas. Ils auraient voulu prendre l’Inde comme thérapeute. »

Sainte Catherine à Goa, « ramassant » les hippies. Ils pouvaient pas plus mal tomber pour les guerir.

Entiber dit: à

hamlet dit: 15 juillet 2013 à 21 h 01 min

Merci dexter.

'A.V. dit: à

impressionnant défenseur de la pensée de l’Inde : Roger Paul Droit

'A.V. dit: à

des journées
sans hésitation pour répondre à votre appel
Catherine Clément
À l’époque, quand elle part pour l’Inde, elle a déjà publié cinq romans et huit essais. L’Inde lui inspire ses plus grands succès, Pour l’amour de l’Inde (Flammarion, 1993) et Le Voyage de Théo (Seuil, 1998), et ce pays ne cesse d’inspirer son travail. Elle est aujourd’hui par ailleurs membre du Forum franco-indien, organisme bilatéral officiel[pr

Philippe Régniez dit: à

Hors le contexte de la citation.

Par ailleurs, je n’ai rien contre Stevenson, bien au contraire.

des journées entières dans les arbres dit: à

Bon ‘AV, vous avez raison. Revenons aux intellectuels français qui ont fait le voyage en Inde.
Par qui on commence ?
Hamlet, vous avez une idée ?
Onfray ?

renato dit: à

Mais hamlet, la question n’est pas ce que vous refusez que vos enfants fassent, mais ce que vous enfants saurons refuser car les responsabilités restent individuelles.

Un livre vous tombe des mains ? cela se voit dès la première page, il suffit donc de ne pas l’acheter — et c’est de même avec tout de la pâtisserie aux chaussures, des chemises aux vacances.

'A.V. dit: à

pleines d’insight excuses

hamlet dit: à

renato d’où le retour à ces histoires d’éditeurs et d’à valoir astronomiques, vous le savez bien ce qui a le plus de chance de se vendre est toujours le moins disant.
renato vous dites il ne faut pas être moralisant mais vous voyez bien que cette course éditoriale financière n’est en vérité qu’une course au moi disant, un nivellement par le bas : le livre qui ne tombera pas des mains.

savez-vous ce que serait notre civilisation s’il avait fallu se restreindre qu’aux livres qui ne tombent pas des mains ?
rien !
Spinoza tombe des mains au bout de 2 lignes.
Pascal vous tombe des mains au bout de 3 lignes.
Musil vous tombe des mains au bout de 3 mots.
Kant vous tombe des mains au bout d’une phrase.

Tous les grands livres nous tombent des mains!!!!!
même la Bible nous tombe des mains.
don Quichotte est imbitable et Rabelais est illisible.

Montaigne est chiant à lire et Chateaubriand est interminable.
Joyce? Ulysse est gonflant à lire et Finnigans Wake est le poème littéraire le plus rébarbatif à lire!!!
et Broch, Woolf et Mann sont aussi sont illisibles.

Tous ces livres vous tombent des mains.
Le problème renato est que moi je suis un petit lecteur lambda, je n’ai pas votre culture, ou celle de C.P. ou de Paul Edel, je ne peux pas comme vous prendre de la hauteur, mais je refuse de ma laisser entuber par ces éditeurs avec leurs livres qui ne tombent pas des mains, être obligé de me taper welbec, mathias enard et michel onfray, je le refuse parce que je sais la puissance des mots, j’ai connu l’époque de Neruda où des gamins pouvaient se faire dégommer pour des mots comme liberté ou justice, vous comprenez je refuse de me laisser entiber et je ne veux pas que mes enfants se laissent entuber par cet écrivain indien à la c.n!!!
je suis désolé renato, ce n’est pas de la moraline ou je ne sais quoi, c’est juste que je continue de faire confiance àau pouvoir des mots, c’est tout.

renato dit: à

Le ciel en nous ; la voûte étoilée etc., etc., hamlet.

'A.V. dit: à

voici le titre de l’article et le lien Forster
E.M. Forster: Un romancier sous toutes ses coutures
Comment empêcher sa vie sexuelle d’éclipser sa prose.
http://www.slate.fr/story/24131/em-forster-homosexualite-oeuvre-biographies

En outre Sloterdijk qui est un fin connaisseur des ibtellectuels français a écrit des pages plenes d’insight sur les phénomènes de transfert u sens psy, la dissolution de ceux-ci et le travail avec un gourou comme il l’a connu en Inde , et analysé

renato dit: à

Vous savez sans doute hamlet qu’un aphorisme n’est qu’une demie vérité… D’accord, je sais, selon Kraus un aphorisme peut aussi être une vérité et demie, mais dans un cas comme dans l’autre ce n’est que quelque chose qui n’est vraiment pas crédible…

hamlet dit: à

renato oui où que nous regardions, parce que Kant nous dit que quoi que nous regardions nous ne regardons qu’avec notre esprit, rien de plus, nos catégories de pensée carburent avec des invariants, même si nous sommes pas d’accord entre nous renato, même si vos jugements artistiques sont supérieurs au miens du fait de votre culture, nous possédons les mêmes catégories de pensée dnas lesquells nous faisons entre le monde.
lisez l’intro de la crp vous verrez il le dit mieux que moi, c’est le seul truc de Kant qu’il faut lire, après, en vieillissant, il a écrit des trucs moralisateurs lourdingues mais là, dans cette introduction, il n’est pas lourdingue il est génial, comme Newton à qui il voulait tant ressembler, il est touché par la grâce.

L Sus D'häy dit: à

Quant au : Ah,
Neurones et synapses,
Seuls déterminant !.

hamlet dit: à

et encore un petit pour la route : « je suis sûr que vous payez beaucoup trop ici en Amérique ; je vous supplie de ne plus me gâter – car on me gâte. La richesse ne me tente pas, et je trouve que ces sommes énormes me démoralisent » ».

renato dit: à

Où que vous regardez hamlet, où que vous regardez…

hamlet dit: à

allez-y relisez encore un coup : « je suis sûr que vous payez beaucoup trop ici en Amérique ; je vous supplie de ne plus me gâter – car on me gâte. La richesse ne me tente pas, et je trouve que ces sommes énormes me démoralisent » ».

hamlet dit: à

Monsieur Regniez pouvezvous me dire en quoi ce dit Stevenson est hors contexte : « je suis sûr que vous payez beaucoup trop ici en Amérique ; je vous supplie de ne plus me gâter – car on me gâte. La richesse ne me tente pas, et je trouve que ces sommes énormes me démoralisent » ».

hamlet dit: à

ces mots de Stevenson est-ce vraiment hors contexte : « je suis sûr que vous payez beaucoup trop ici en Amérique ; je vous supplie de ne plus me gâter – car on me gâte. La richesse ne me tente pas, et je trouve que ces sommes énormes me démoralisent » ».

hamlet dit: à

c’est hors contexte? : « je suis sûr que vous payez beaucoup trop ici en Amérique ; je vous supplie de ne plus me gâter – car on me gâte. La richesse ne me tente pas, et je trouve que ces sommes énormes me démoralisent » ».

'A.V. dit: à

ayat nommé Forster, ‘ai repris un article que j’avais trouvé intéressant
« Quatorze ans plus tard parut son chef d’œuvre, Route des Indes, un grand roman d’amour et de désordre, d’amitié et d’empire qui cherche au-delà des urgences quotidiennes à enraciner «la quête de la race humaine pour quelque chose de plus éternelle». L’intervalle entre ces deux livres fut un des mystères de sa vie; l’autre fut sa décision d’arrêter complètement d’écrire des romans pendant les 47 dernières années de sa vie. Puis après la mort de Forster vint la première surprise, la publication de Maurice

L Sus D'häy dit: à

Dieu que la Pomme n’est plus d’Ève pour Stevenson.

Ah,
Le trésor de l’Île,
Toujours à chercher !.

L Sus D'häy dit: à

« hamlet dit: 15 juillet 2013 à 20 h 21 min
qu’est-ce que vous avez contre Stevenson? »

Le fait que le mousse en sorte intact !!! !! !.

L Sus D'häy dit: à

Hébé ;
le salut de l’Échanson !.
A+.

hamlet dit: à

« Philippe Régniez dit: 15 juillet 2013 à 20 h 18 min
Citer Stevenson hors contexte, et remplacer ce contexte par des propos sur le cinéma pornographique, voilà bien le niveau. »

qu’est-ce que vous avez contre Stevenson?

hamlet dit: à

renato, non il ne s’agit pas d’une généralisation mais d’un aphorisme (de mémoire) de Lichtenberg tiré de sa lecture de Kant de l’introduction de la critique de la raison pure, vous savez sa célèbre révolution copernicienne.
c’est le seul truc de Kant qui tient à peu près la route, sur la connaissance.
Lichtenberg écrit qu’il en avait eu lui-même l’intuition mais qu’il n’aurait pas pu le dire d’aussi belle façon.
Maintenant je crois que c’est un fait acquis : le monde est limité à nous-mêmes.
Même pour notre écrivain indien : le monde qu’il décrit ne le dépasse jamais, il n’est qu’à sa mesure, filtré par les catégories propres à notre espèce, snas doute pour cette raison que ses livres ne tombent pas des mains de ses lecteurs et qu’il empoche de telles a valoir, s’il disait des choses plus compliquées il serait sûrement moins riche.

Philippe Régniez dit: à

Citer Stevenson hors contexte, et remplacer ce contexte par des propos sur le cinéma pornographique, voilà bien le niveau.

On ne fait pas d'hamlet dit: à

Mettre les rieurs de son côté est souvent une tentation ; mais c’est une tentation dont il faut se méfier, elle ne mène pas très loin. Votre « rire » déchaîne ma compassion.

'A.V. dit: à

tout le monde a corrigé mais quand même
Walt Whitman
et secret of the earth and sky

Histoire de rire ... dit: à

« Je vous conseille vivement de renaître et de repartir à zéro. Vous verrez, c’est extraordinaire aussi »

Peut-être pourriez vous nous raconter votre propre expérience …

Sergio dit: à

des journées entières dans les arbres dit:
Mais pas seulement.

La mendiante… Déjà elle s’est pas paumée, seulement elle est allée remonter l’Irrawady, ça fait des verstes…

On ne fait pas d'hamlet dit: à

« Où que notre regard nous porte… ».
Hamlet, vous devriez voyager.
Qu’est-ce que ce « nous-même » dont vous parlez comme si vous le connaissiez? La révélation de ce « nous même », que vous semblez confondre avec votre carte d’assuré social, prend tout une vie. C’est ça l’aventure, la découverte d’un étranger sans cesse plus énigmatique et plus secret, caché dans les replis les plus improbables du monde.
Je vous conseille vivement de renaître et de repartir à zéro. Vous verrez, c’est extraordinaire aussi.

kicking dit: à

bon, 15 juillet 19:49 et personne n’ayant dit autre chose que répéter ce qu’il avait déjà dit et redit, tout va bien..

renato dit: à

Hamlet, « où que votre regard se porte vous n’y voyons jamais que vous-même », mais… à trop généraliser on tombe vite dans le grotesque.

hamlet dit: à

mais comme le disait le brave Samuel Johnson « nul homme, à moins d’être un parfait idiot, ne voudrait rien écrire, à moins qu’on le paie pour ça ».

hamlet dit: à

en vérité et en lisant entre les lignes ce que Voltaire reprochait à Rousseau était surtout de ne pas aimer l’argent.

'A.V. dit: à

épigraphe de « a passage to India » de E.M Forster
pour consoler Hamlet
de Walt Whitma
Passge to more than India!
O secret of he earth and sky
O day and night,passage to you!

hamlet dit: à

lew sauf que Steinbeck se mettait le doigt dans l’oeil quand il disait « la littérature pratiquée comme profession fait paraitre le pari aux courses de chevaux comme une occupation solide et stable ».

Philippe Régniez dit: à

Pour ceux qui croient tout savoir sur Céline :

« Dans un genre assez différent, Céline publia en 1941 un nouveau pamphlet, Les Beaux draps, sans doute la seule de ses oeuvres qu’illumine un léger halo d’espérance. A côté d’une célèbre tirade sur le « communisme Labiche », il livrait une méditation poétique sur l’esprit de la France, écrite dans le style des ballades et des virelais du XVè siècle, non sans quelques coups de patte fort injustes donnés à Montaigne.
Ce curieux livre, où l’antisémitisme, quoique présent, est assez estompé, délivrait cette fois un message furibard à l’encontre de la prédication chrétienne, ultime recours du régime de Vichy qu’il méprisait : « Propagée aux races viriles, aux races aryennes détestées, la religion de « Pierre et Paul » fit admirablement son oeuvre, elle décatit en mandigots, en sous-hommes dès le berceau, les peuples soumis, les hordes enivrées de littérature christique, lancées éperdues imbéciles, à la conquête du Saint Suaire, des hosties magiques, délaissant à jamais leurs Dieux de sang, leurs Dieux de race… Ainsi la triste vérité, l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche… Ce qu’il adore, son coeur, sa foi, lui furent fournis de toutes pièces par ses pires ennemis… » Dans un langage différent, Nietzsche n’avait pas dit autre chose.
L’ouvrage fut interdit par les services de Vichy en zone Sud et suscita les plus vives réserves de la Propaganda Abteilung… »

hamlet dit: à

C.P. dit: 15 juillet 2013 à 18 h 50 min
hamlet, vous le faites exprès encore : « moraliste » n’est pas « moralisateur ».

pourquoi cet écrivain est un moralisateur?
remarquez ça ne m’étonne pas, pour entuber son éditeur à ce point c’est de la morale élevée au rang d’oeuvre art.

il parait que les asiatiques n’ont aucune notion de contrat commercial, ceux qui veulent travailler avec les chinois s’en rendent compte : « mais regardez ! vous avez signé un contrat! », « ouai on sait mais on vient de changer d’avis si vous n’êtes pas content c’est pareil… », « ah bon… ».

xlew.m dit: à

Céline aurait gueulé comme un échinoderme tritouillé vif par les pattes indélicates d’une loutre de mer si la maison Gallimard lui avait proposé des dollars en avaloir droit dans le gosier. « Vous me prenez pour Avida Dollar ou quoi ? bande de rastaquouères à lunettes en bas de soie… », on voit ça d’ici. le Yuan renminbi non flottant à la bourse n’aurait guère eu plus de chance de le séduire. Dans sa haine de toute liquidité fermentée, dans son mépris de toute liasse papier née d’oeuvres inavouables lors de la rencontre inopinée entre une planche à billet et un parachute dorée sur le corps d’un banquier disséqué vivant, il n’aurait accepté que de la bonne vraie monnaie en dur, du genre ducats ou deniers en or. Cela, Gaston G. ne pouvait s’y résoudre, d’où la fameuse phrase que Céline lui servit, en réponse à ses atermoiements d’éditeur endetté, et qui pourrait être reprise telle quelle par Vikram Seth s’il voulait simplement s’en donner la peine : « J’écris très lentement et seulement dans d’énormes cadres et dans le cours d’années. Ces infirmités me condamnent aux monuments que vous savez. »

hamlet dit: à

renato, « où que notre regard se porte nous n’y voyons jamais que nous-même ».

renato dit: à

La question est des plus simples, hamlet, chacun établit avec le monde la relation qu’il préfère (ou il fait ce qu’il peut). Puis, éventuellement, il en porte les conséquences…

C.P. dit: à

hamlet, vous le faites exprès encore : « moraliste » n’est pas « moralisateur ». Bonne soirée encore. Je n’ai que le bord de la Seine, moi, et quatre chattes à entretenir (ils m’en ont refilé deux en partant).
Y’en a des qui boivent du gin au bord des bassins « avec de belles femmes roses et gonflées de parfums sur leurs genoux ».

hamlet dit: à

bon tant pis je m’en vais poser la question à Paul Edel de ce pas….

'A.V. dit: à

ah le commerce :
 » « Ces katchinas ont une signification culturelle et religieuse très particulière pour les Hopi », et « leur présentation publique et leur commercialisation constituaient pour eux une grave offense », a rappelé l’ONG.

Pour les Hopi, ces masques katchinas sont en effet des esprits. Ils composent une sorte d’inventaire du monde visible et invisible et font partie d’un système de croyances très vivaces. Appelés qwatsi, -qui signifie ami-, les katchinas sont portés lors de danses cérémonielles. Ils représentent des déités, mais aussi des ancêtres mythiques.
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/archeo-paleo/20130715.OBS9562/un-masque-vendu-aux-encheres-restitue-aux-indiens-hopi.html

hamlet dit: à

C.P. attendez ! ne partez pas !
diriez-vous qu’un bon livre est un livre qui ne tombe pas des mains?

hamlet dit: à

« On s’installe dans l’histoire, puis on est saisi et tenu jusqu’au bout »

c’est étonnant j’entendais un critique dire : « un bon livre est un livre qui ne tombe pas des mains. »

c’est devenu un nouveau critère : ne pas tomber des mains », « ce livre est génial quand on l’a dans les mains on le lâche plus ».
les éditeurs devraient mettre de la colle sur la couverture, ou du scotch double face.

'A.V. dit: à

dommage qu’on ne puisse pas lui envoyer P.Assouline auquel il confierait pourquoi il n’a pas envie de passer à la suite et l’aider à reconsidérer la manière de s’en sortir convenablement . Croyez vous que P.Assouline, qui aime les défis , pourrait l’aider

C.P. dit: à

Thackeray « moralisateur » ? Allons, vous vous contredisez exprès ? Bonne soirée, hamlet ! N’abusez pas des boissons fraîches au bord de piscine.

hamlet dit: à

C.P. vous diriez de cet écrivain indien qu’il est un moraliste?

'A.V. dit: à

, s’accordant ainsi la possibilité de refuser s’il ne convient pas.
la clause qui tue !
sergio votre post ne convient pas !

hamlet dit: à

C.P. non, je suis comme renato, j’aime pas trop les « moralisateurs », avec leurs valeurs morales à 2 balles : quand on s’approche trop de la lumière on se brule les ailes… pour tout dire je les trouve un peu lourdingues.

'A.V. dit: à

ce paramètre « immaîtrisable » voulais-je dire

'A.V. dit: à

passer du statut d’enfant prodige de la « Commonwealth literature » à celui d’auteur pas convenable ?
peut-être y a-t-il toujours un risque de non convenance dans « le prodige ? et que tous les partenaires ont présumé sans tenir compte de ce paramètre « spectaculaire  » (explosif ?)

Sergio dit: à

Bon ben l’Hindou c’est quand même pas un dur il arrive pas à aligner le moindre mot comme chapeau bas ou alors le sous-préfet, pourtant là-bas il y a des kyrielles de choses à raconter en grande urgence comme par exemple des tennis déserts des bicyclettes appuyées…

C.P. dit: à

Allez, quoi, hamlet, nous en avons parlé plus haut. Oui, pour moi c’est bien, avec des parties d’histoire indienne et familiale un peu longues. Mais quand on revient à Lata, à sa mère, aux prétendants, c’est vif et drôle. Aimez-vous « Vanity Fair » ?

le parti dit: à

l’art du pilote au gouvernail : κυβερνητικὴν [et KYBERNISIS]

hamlet dit: à

C.P. suitable boy c’est bien comme livre ? vous le conseillez?

hamlet dit: à

C.P. c’est trop tard je viens de m’excuser auprès de Paul Edel, je ne peux plus revenir en arrière, le mieux que nous puissions espérer désormais est qu’il ait fait ses placements chez Lehmann Brothers.

le parti dit: à

Soutenons la juste lutte des buralistes contre la diminution probable de leurs revenus.

Confédération Générale du Travail... dit: à

1,7 millions de dollars ! Une dérive inadmissible du capitalisme littéraire !

Tous les auteurs devraient recevoir la même rétribution, décidée entre le Parti et l’Union des Ecrivains

hamlet dit: à

misère, quand je pense que je me suis mis sur la figure avec Paul Edel pour une somme aussi ridicule.

Paul Edel je vous demande pardon!!! c’est la faute de Monsieur Assouline avec son « spectaculaire ».
C.P. et renato m’ont expliqué la situation avec un autre son de cloche, du coup je m’excuse pour mes propos sur Stendhal, c’est une très bon auteur, bon mais hélas pour lui pas très riche.

Paul Edel vous imaginez Stendhal aujourd’hui : il carburerait à des à-valoir d’au moins 3 millions de dollars.
Il n’a pas de bol de n’être pas né 2 siècles plus tard, il roulerait en Ferrari.

C.P. dit: à

hamlet, n’exagérez pas en sens contraire, ou bien c’est pour rire : Seth a placé ses pépètes en Angleterre et en Inde, a continué à toucher pour « A Suitable boy », puis pour « Two lives »…

hamlet dit: à

« l’avance concédée sur les droits d’auteur a atteint le montant spectaculaire d’un 1,7 million de dollars. »

Monsieur Assouline vous utilisez le mot « spectaculaire » sans doute à dessein pour la dramaturgie mais vous savez bien que cette petite somme est tout à fait ridicule.
1.7 millions de dollars sur 50 ans de carrière ça donne un tout petit salaire mensuel.

Aussi je vous demanderai d’effacer tous mes commentaires : ce type est un « has been » sans intérêt.

hamlet dit: à

merci, c’est ça !!! ce cher Pavel Apostolov.
un sale type aigri et jaloux au plus haut point du succès des autres.

'A.V. dit: à

c’est à un biographe qu’il faut demander une revue ou un billet ? sur les « personnages qui sollicitent le plus les désirs d’auteur et de public !

hamlet dit: à

Einstein… dit: 15 juillet 2013 à 17 h 17 min
C’était au Congrès Solvay de 1927.

pas celui de 1930? ah bon, désolé.

'A.V. dit: à

Lellouche dit: 15 juillet 2013 à 17 h 33 min
bien vu , le peintturlutureur

hamlet dit: à

renato vous avez raison bien sûr.
ces questions morales liées à la place de l’argent sont souvent problématiques.
d’un côté rien ne change, effectivement, et d’un autre les choses changent.

Par exemple je ne suis pas de ceux qui voyaient d’un mauvais oeil la professionnalisation et l’arrivée de la pub dans le rugby, au final les choses ne se passent pas trop mal.
Pareil pour le cyclisme.

Lellouche dit: à

Montebourg a même exposé un pitre au travail

'A.V. dit: à

Lamurniac dit: 15 juillet 2013 à 17 h 19 min
c’est devenu ssez banal . Beaubourg a même exposé des peitres au travail

'A.V. dit: à

c’est une question : n’est-ce pas le contraire et ne l’a-t-il pas boostée

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