La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer
Parfois, lorsque les critiques de théâtre sont à l’unisson ou presque pour clouer une nouvelle pièce au pilori, cela peut vider une salle. Mais à l’examen des arguments et de leur aspect discutable, le tir de barrage peut être aussi stimulant que contre-productif. Ainsi du Hamlet d’Ivo Van Hove monté par la Comédie-Française. « Arlequin de luxe, baroque frauduleux, cabaret ! » (France-Culture), « Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit » (Le Monde), « Hamlet taillé en pièces, peu inspiré » (Libération) « revisité façon pop et Doc Martens, trop cheap » (Télérama) etc de la même encre sauf au Figaro. Ce qui n’empêche pas le spectacle d’afficher complet jusqu’au 14 mars et chaque représentation de s’achever sous les ovations du public debout. Soudain, on est pris de l’irrésistible envie de vérifier par soi-même ce qu’il en est et de juger la pièce sur pièces. Mon cas ces jours-ci avec le Hamlet d’Ivo van Hove qui se donne avec la troupe de la Comédie-Française, non place Colette où la grande maison est fermée pour travaux mais à l’Odéon qui lui accord l’asile poétique pour l’occasion. Et je n’ai pas été déçu.
Le parti pris du metteur en scène, habitué à monter des œuvres de Shakespeare qu’il qualifie de « pièces de guerre », a été de considérer que le personnage d’Hamlet junior (Christophe Montenez) avait une guerre dans sa tête dans la mesure où il est traumatisé par la mort brusque de son père et par la hâte avec laquelle sa mère Gertrude (Florence Viala) s’est consolée dans le lit de son oncle Claudius (Guillaume Gallienne). Certes, soit, il y a de quoi, disons… Plus convaincante est sa conception du théâtre comme l’outil idéal pour enquêter sur un meurtre. La mise en abyme d’une pièce dans la pièce n’est pourtant pas une grande première dans l’histoire de l’écriture théâtrale (il suffit d’avoir en l’esprit entre mille autres Six personnages en quête d’auteur de Pirandello). En fait, là où il innove, c’est surtout dans sa volonté de faire de son héros quelqu’un de radical qui ne trouve son salut et réussit à mettre un peu d’ordre dans son chaos intérieur non par le théâtre qui ne suffit plus mais par la violence de la vengeance. Pour y parvenir, il a donc décidé de présenter une version resserrée tant dans la durée que dans la distribution (servie par une troupe épatante, rien à redire), et, partant, plus tendue de la pièce.
La nouvelle traduction signée Frédéric Boyer de cette tragédie de la parole d’où émerge une réelle réflexion sur le langage n’est pas en cause. Non seulement elle est impeccable en tous points, incisive, pleine de trouvailles, d’audaces et de fulgurances, respectueuse de l’original tout en s’autorisant licences poétiques et anachronismes (un « gentleman » dans la bouche d’Horatio à l’Acte premier, scène 2, alors que le terme, s’il trouve ses racines à l’époque géorgienne, est très connoté à l’époque victorienne), mais elle est complète. C’est bien Ivo van Hove qui a coupé pour parvenir à une heure et trente minutes, condensé autant que concentré en vers libres qui confère à l’action un rythme plus rapide (seule la pièce dans la pièce est traduite de manière à restituer le pentamètre iambique shakespearien). Dans cet Hamlet, œuvre dont son éditeur dans la Pléiade nous assurait en 2002 qu’elle est « la plus commentée de la littérature anglaise et la pierre de touche de l’histoire de la critique littéraire et de l’histoire du théâtre », le traducteur est à l’unisson avec l’enquêteur. Le seigneur Polonius (Denis Podalydès) ne conditionne-t-il pas l’élucidation du meurtre aux « diversions » de l’enquête ?
Un autre Hamlet, donc et pourquoi pas dès lors que l’on ne quitte pas les rivages de la folie vers laquelle se dirige l’halluciné prince borderline ? N’est-ce pas ce qu’on attend d’un metteur scène et plus encore d’un Ivo van Hove surtout si l’on a apprécié ce qu’il fit il y a quelques années des Damnés de Visconti avec la troupe du Français. Il convoquait déjà la vidéo, les effets spéciaux, le stroboscope et la chanson. Rien contre la nappe de brouillard sortant du sol. Ni contre le moment Queen avec la résurrection bienvenue de Bohemian Rapsody, au contraire. Mais on reste sceptique sur la nécessité de couper dans Shakespeare pour laisser la place à du Stromae. « L’enfer », certes opportun mais Bob Dylan (Death is not the end), Billie Ellish (Everybody dies), Nick Cave (Death is not the end), Zaho de Sagazan (Tristesse) qui collent un peu trop et assez lourdement à l’illustration sonore de l’action. On n’ose imaginer que c’est une concession à l’air du temps pour rajeunir le public. Regrets éternels pour la fameuse scène des fossoyeurs passée à la trappe. Escamotés Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet. N’empêche, quelle souffrance pour le traducteur et donc co-auteur puisque tous les mots de cette version française sont de lui… Étrangement, à mi-parcours, au moment de constater que se donnait enfin une pièce à Paris dans laquelle les comédiens ne se retrouvaient pas sans raison à déambuler à poil sur la scène, voilà que l’un d’eux se mit à courir dans tous les sens le kiki frétillant pendant plusieurs minutes -et si c’était précisé dans les subliminales didascalies du grand Will, cela nous aura échappé.
Le spectre, fantôme du père assassiné, est « la Chose » et le reste est silence. On le perçoit autant à l’écoute de la pièce qu’à la lecture de cette traduction de La Tragédie d’Hamlet, prince du Danemark (212 pages, 20 euros, Gallimard) et l’on ne peut pas dire que l’on se retrouve souvent projeté, renvoyé à la lecture de la pièce lorsqu’on quitte un théâtre. Comme si cette fois l’on avait hâte de savourer tranquillement chacun de ses mots sans être distrait, accompagné et, qui sait, perturbé par les lumières ou le tapis sonore, il est vrai si efficaces et séduisants. Dans le lumineux essai qu’il consacre à Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (340 pages, 21,90 euros, Flammarion), Philippe Forest rappelle dans une langue éblouissante et entrainante la conférence que Stephen Dedalus, le héros du Ulysses de James Joyce, est censé prononcer à la Bibliothèque nationale à Dublin. Et de quoi parle-t-il ?
« De ce « pont-aux-ânes » critique que constitue « Hamlet », œuvre sur laquelle tout homme de lettres digne de ce titre est tenu d’avoir son idée à lui et de posséder sa propre théorie personnelle ».
Et l’on en vient alors à se demander s’il n’en serait pas également ainsi pour tout metteur en scène s’emparant de Shakespeare, se l’appropriant même pour le faire à sa main. Qui, écrivant, ne s’est pas servi dans cette fable ? Curieusement, on admet qu’un réalisateur en fasse autant avec un chef d’œuvre de la littérature ; car si, par exemple, Luchino Visconti avait porté l’intégralité du Guépard de Lampedusa à l’écran, le film ne durerait pas trois heures et quinze minutes mais le triple et ça, tout spectateur le comprend. Mais pas nécessairement au théâtre comme si cet art-là était infiniment plus respectable. Il est vrai que selon son éditeur dans la Pléiade sous la direction de Jean-Michel Déprats, si la pièce Hamlet n’était pas émondée, elle durerait quatre heures et demies.
Philippe Forest explique que Joyce prétend avoir trouvé « la clé de Hamlet », cette pièce qui a longtemps hanté l’imaginaire européen jusqu’à en alimenter la grande usine à poncifs, mais qu’elle est si triviale, si grossière, qu’elle ne peut que consterner les universitaires assistant à la prise de parole de son héros : une histoire de cocuage et de « triangle à la française » bien éloignée des interprétations métaphysiques et spirituelles ! Mais puisque peu de pièces autant qu’Hamlet nous invite à aller chercher derrière l’histoire autre chose que ce qu’elle raconte, pourquoi se gêner…
S’il serait vain de comparer le Hamlet de van Hove à tous ceux qui l’ont précédé (et il y en eut !), rien ne peut empêcher les réminiscences. Pourquoi la mémoire du spectateur ferait-elle obstacle aux grands moments que Georges Lavaudant nous avait offerts il y a vingt ans dans ce même théâtre de l’Odéon avec son Hamlet (un songe) traduit par Daniel Loayza et ainsi réintitulé « parce que le personnage se traîne comme un songe ». Lui aussi en avait fait un digest, un montage fait de collage de textes et de musiques, même si elle reprenait l’essentiel du texte avec de sérieuses ellipses, moins dans les grandes répliques que dans les situations. Certains personnages avaient là aussi disparu afin de tenir le tout en une heure et vingt minutes en privilégiant un ton onirique, flottant, lyrique et poétique, manière de rappeler le genre particulier de cette tragédie : drame avec humour.
A l’exercice perecien du « Je me souviens… », il y a donc ce Hamlet songeur et surtout une image mentale : celle du fascinant comédien Daniel Day Lewis, fils du grand poète Cecil Day Lewis, s’effondrant sur la scène du Royal National Theatre à Londres en sanglotant avant d’abandonner brusquement les planches où il incarnait le prince du Danemark pour s’enfuir du théâtre : pendant la scène où apparaît le fantôme du père, le sien venait de lui apparaitre dix-sept ans après sa mort et il lui disait des choses insupportables…
Nul doute que ces jours-ci, en éteignant à regret son téléphone avant la représentation, le public du théâtre de l’Odéon est encore convaincu que www est l’acronyme de World Wide Web ; mais à la sortie, il est persuadé qu’en vérité, c’est celui de Words, Words, Words (Acte II, scène 2). Et le reste n’est que silence.
(Photos Jan Versweyveld)
78 Réponses pour La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer
Mille merci, cher Passou ! Beau billet…
Quatre réactions matinales à chaud, pour pour ce nouveau billet, qui va faire couler pas mal d’encre sur cette chaîne.
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1 – perso,… je préfère plutôt me fier à Libé, Télérama, France Cu, Le Monde plutôt qu’au Figaro et à l’RDL en matière de critique théâtrale de droite : une mode très convenue qui crie à l’audace progressiste contre ceux d’une gauche blasée et réac, s’agissant des frasques d’un IVH, déjà has been… Tous comptes faits, on n’ira pas se déplacer à Paname pour voir cette pièce.
2 – Fred Boyer ?… Non, non…, ses « Aveux » de St Augustin m’avaient super gonflé… On sait bien qu’il faut désormais faire djeune ou rajeuni et court en matière de shakespear-it-isme, au piont de frustrer les vieux en amputant la pièce des scènes les plus « attendues ». Passoul doit toujours rester vieux-djeune, qui regrette de devoir éteindre son smartphone, des fois qu’il s’ennuyerait au théâtre. Misayre !
3 – « Les kikis frétillants », faudra bin s’y habituer… Pas plus tard que l’autre jour, au spectacle « Pétrole » de Pasolini, au même Odéon… Et n’évoquons point la pièce d’après Visconti avec Podalydès… Les kikis sur scène, ça plait bien en ce moment. Attirent beaucoup de femmes et d’homos bo-(no)-bos de droite dans les salles de théâtre parisiennes. Merci de sauver cet art des griffes de Rachida qui veut privatiser la plupart de nos EPIC ou du moins en contrôler les contenus. Et les artistes « étrangers » savent fort bien comment s’adapter aux critiques pour remplir leur jauge.
4 – Un souvenir inoubliable d’Hamlet, vu parmi bien d’autres ultérieurement : la pièce qui fut donnée en 1960 sur les gradins des remparts de Carcassonne et retransmise plus tard à la télévision de l’ORTF.
https://shakscreen.org/analysis/vivier_2021/
5 – Bon, je dois sortir. A pluss.
Jissé – Mille merciS,
PA – quatre heures et demie (4h + une demi-heure), je crois, non ?
Bàv,
« Arlequin de luxe, baroque frauduleux, cabaret ! » (France-Culture), « Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit » (Le Monde), « Hamlet taillé en pièces, peu inspiré » (Libération) « revisité façon pop et Doc Martens, trop cheap » (Télérama) etc de la même encre sauf au Figaro. Ce qui n’empêche pas le spectacle d’afficher complet jusqu’au 14 mars et chaque représentation de s’achever sous les ovations du public debout »
Enfin le public se fout de la bien-pensance de gauche! 🙂
@Enfin le public se fout de la bien-pensance de gauche! 🙂
À l’instar du biopic sur la mère Ubu financé par Bezos 🙂 ; à ce qu’on dit au WP
Il suffit d’entendre aussi les propos du chanteur Bénabar à propos de la chanson engagée qui veut nous dire ce que l’on doit bien penser!
J’en suis resté à Brassens, bravo à lui! 🙂
L’invariant chanté par Brassens, c’est donc vous 😉
billet intéressant d’un spectateur agacé et parfois un poil doctrinaire, sûrement un traducteur qui s’est plaint …
A priori certains choix scéniques posent problème, Guillaume Galienne qui rampe dans son petit costume de père déchu, cela ne doit pas vraiment plaire au patriarcat conservateur.
Ivo van Hove est – il un has been qui veut séduire un publique jeune ? Je n’ai pas la possibilité de le dire, puisque la captation de cette pièce passera au cinéma après le 14 mars et que c’est sold out à l’Odéon
on note chez les commentateurs de France-Cul la déception causée par un manque d’élévation spirituelle dans cette version d’Hamlet, comme si la vengeance saturait tout l »espace ? Une société nihiliste qui produit du spectacle chanté, dansé mais vide de sens … les acteurs victimes de leurs propres jeux de singes dont ils ne sortent pas, enfermés …
« Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit »
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Puck ? Un avis là-dessus ?
@ la captation de cette pièce passera au cinéma après le 14 mars (11.02) /// Que voulez-vous dire exactement, Ch., cela m’intéresse. Bàv,
@ Puck ? Un avis là-dessus ? (11.16)
En avez-vous besoin pour penser qq chose par vous-même de ce billet ? Ou c juste pour faire avancer le schl, et comptabiliser l’attention ?
Mon mari possède aussi un kiki frétillant.
Un petit teckel d’un an baptisé Kiki.
Très affectueux.
C’est ce qu’ils ont dit dans l’émission que j’ai mise en lien, vers la fin. Ils n’ont pas précisé le réseau de distribution dans les salles, chez nous c’est à l’UGC qu’on a des spectacles ou de l’opéra filmé.
Qu’on se le dise, une femme ne peut pas « se consoler » dans le lit de Guillaume Galienne. L’intéressé appréciera.
Impossible pour moi de m’intéresser à de tel tripatouillages. Ma vieille Pléiade, et peut-être quelque captation ancienne remontant au temps où la dictature du metteur en scène n’était pas plus présente que les comédiens, dénaturant la notion même de théâtre.
J’ai lu quelque part que Françoise Seigner avait quitté la Comédie française ne comprenant plus ce qui s’y passait.
Je souhaite bien entendu que l’extrême droite enfin parvenue au pouvoir remette de l’ordre à la Cf.
Hurkhurkhurk !
Quand je lis les coupures effectuées par le metteur en scène (Regrets éternels pour la fameuse scène des fossoyeurs passée à la trappe. Escamotés Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet.) je me dis que je ne vais pas prendre le TGV Saint-Malo paris alors que j’attends ds toujours,ces deux scènes avec une joie parfaite.
Dans son itw de lancement, Ivo Van Hove s’explique sur ses choix, pour lui l’haler culte c’est celui de Patrice Chéreau.
Je fais un petit noeud dans mon mouchoir, car j’ai un trou de mémoire, je ne sais pas si j’ai déjà vu Hamlet, j’ai conservé dans une petite boîte tous mes tickets de théâtre depuis 2002, çà va me revenir, car j’ai un peu la tête à autre chose aujourd’hui.
La Gigi « se fie » à … Télérama…
Grosse buse un jour, grosse buse toujours…
Hurkhurkhurk !
On ne fait pas d’Hamlet sans casser des oreilles, des nerfs, des kokoi, etc etc. et tant mieux.
L’important est de faire vivre le mythe, car on a depuis longtemps dépassé le stade du texte, de la pièce, pour atteindre à l’universel et l’intemporel, le paradigmatique, John Passes and some better ones…
Modeste angliciste, ma référence anglaise est la version de la BBC avec Derek Jacobi dans le rôle titre, et pour le français, la mise en scène de Patrice Chéreau au Amandiers,dans la traduction d’Yves Bonnefoy , avec l’extraordinaire Gérard Desarthe en Prince du Danemark. Didier Sandre, Nadia Strancar, Pascal Gregory et al., le cheval noir lancé au galop sur la scène, la musique de Prince et les décors modulaires en chausse trappes de Richard Peduzzi ont porté ce spectacle de théâtre à un niveau d’incandescence magique que je n’ai jamais rencontré depuis.
More anon.
Le Paris de la culture est un endroit où l’on fait vivre le néant, un cadavre culturel.
J’espère que l’extrême droite enfin parvenue au pouvoir y mettra bon ordre…
(Litrevin, le canard 🦆 boiteux révolutionnaire -militant Horizons me fait bien rigoler..🤣).
Hurkhurkhurk!
@ 12.01 Vous n’aimez pas Télérama, ma biche ? Comme Passoul, il faut lire cette revue chrétienne parmi bien d’autres.
@ mais c bien sûr, OL : la mise en scène de Chéreau aux Amandiers…, la plus grande de toutes, inégalée.
@ merci Ch…. J’espère qu’on pourra en voir une retransmission, peu importe la date.
Ben pour bibi, ce sera bien du Shakespeare aujourd’hui, mais du modeste, de l’accessible, du provincial, du cinématographique et du feminin : . Hamnet à l’Omnia à 16 h 45. Réalisé par une femme, d’après un roman écrit par une femme… Je me demande si, au théâtre, c’est arrivé ? Je pense que non, jamais, à cause de la « malédiction de la sœur de Shakespeare », comme aurait pu dire Virginia Woolf.
Et tout compte fait, cela va me suffire amplement…
J’avais entendu sur france-culture, il y a plus de vingt ans, une pièce radiophonique, une version d’Hamlet tres amusante: l’auteur avait pris pour point de départ que, sur les remparts d’Elseneur, le prince Hamlet avait écouté attentivement le spectre (scène V acte I) non seulement il n’avait pas été bouleversé d’effroi en voyant « l’esprit de son père »,mais n’avait pas cru une seconde cette histoire: cette mission idiote et peu argumentée , venger ce meurtre infame du paternel.En retrouvant Horatio, il lui confie que son père, de son vivant , a toujours été un fieffé menteur.Donc, il décide de faire la bringue ,fanfares, bamboches, musique baroque ,il ordonne de grands diners avec huitres et gibier, fêtes et spectacles à tous les étages. Polonius et le roi ne sont pas, selon lui, « sympathiques » et utiles,donc il les fait jeter du haut des douves .Il supplie Ophelie de redevenir raisonnable , ce qu’elle ne comprend pas. Alors, bon prince, Hamlet décide quand même de l’épouser, et conseille à ses amis, Rosencrantz et Guildenstern de veiller sur elle, de la distraire en jouantaux cartes ou au Monopoly, lui faire klire « Le songe d’une nuit d’été » ou « les bonnes » de Genet « , trouver un ou deux fous de bon niveau, bref la distraire pour l’empecher d’aller se promener vers la rivière. Quant à sa mère, Hamlet conseille à ette cass-pieds libidineuse de changer de chateau pour aller batifoler avec qui elle veut.
J’ai retrouvé ce que j’ai pu voir, c’était un seul en scène avec une marionnette de crâne , « Presqu’Hamlet ».
Il y en a tant de mises en scène que je m’y perd.
Celle de Chéreau est en ligne je vais regarder celle-là, malgré toutes les coupures YouTube, mais il faut bien rétribuer les artistes …
un spectateur agacé et parfois un poil doctrinaire
Doctrinaire, doctrinaire, vous avez dit doctrinaire? 🙂
parfois un poil doctrinaire
Un poil, ce n’est pas une tignasse et puis, le parfois nous le fait plus que ténu…
Disons un quart de poil et ce sera tout!
Cela dit lorsque l’on affirme que c’est au poil, c’est déjà l’once d’un compliment!
Comme c’est navrant de constater, de nos jours, que n’importe quel saltimbanque inculte ne sachant pas du tout lire un texte classique, ose effrontément toucher, retoucher et « saltoucher » de ses mains analphabètes des chefs-d’oeuvres éternels pour bien les massacrer à qui mieux mieux.
Le Théâtre est en deuil, ses rideaux pleurent.
De toute façon c’est pratiquement complet idem pour l’eugene onegin de tchaikovsky à l’opera bastille
Je vais finir par croire au concept de culture bourgeoise
…des chefs-d’oeuvre…
Vous savez, JJJ, moi et le Théâtre…
C’est un peu comme moi et la littérature…en dehors de la perfection, rien ne m’intéresse. Je dis ça très modestement mais sincèrement.
Ce n’est pas de votre faute, Monsieur Dé., mais de ceux qui commettent.
Eh bé oui.
1/ « Il est vrai que selon son éditeur dans la Pléiade sous la direction de Jean-Michel Déprats, si la pièce Hamlet n’était pas émondée, elle durerait quatre heures et demies » (billet)
—
5 heures, selon d’autres soures, qui collationnent le Quarto de 1604 et le Folio de référence de 1623 (3 739 lignes…
Le rôle titre est le plus long de tout le théatre de WS – et comme le dit Eric Idle dans un épisode du Monty Python Flying Circus, le plus difficile est de les dire dans le bon ordre….
53 mns de plaisir à écouter le grand Melvyn Bragg (jeune retraité de la BBC après plus de 1000 émissions hebdomadaires…) et ses invités converser sur ‘Hamlet’.
(Jonathan Bates, mon shakespearien anglais contemporain favori)
https://www.bbc.co.uk/programmes/b09jqtfs
Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet (PE)
—
Bonnet blanc et blanc bonnet, ce duo assez grotesque n’est qu’un instrument au service du pouvoir politique. Chargés de convoyer leur « ami » en Angleterre, où il doit être assassiné, Hamlet parvient à les faire exécuter à sa place (« un plaisir de voir l’artificier/ Sauter sur son propre pétard », dit-il à sa mère).
L’expression ‘hoist(ed) with one’s own petard’ est devenu l’équivalent de « l’arroseur arrosé »).
Le regretté Tom Stoppard a écrit au milieu des années 60 « Rosencrantz et Guildenstern sont morts », une pièce pleine d’esprit dont ces deux falots sont les principaux protagonistes & Hamlet un personnage secondaire.
Un bobo chez les travailleurs précaires
« À pied d’œuvre » de Valérie Donzelli, avec Bastien Bouillon, André Marcon, Virginie Ledoyen et Valérie Donzelli.
Dans sa chronique de La République des livres, datée du 29 juillet 2023, Pierre Assouline, membre du jury du Prix Goncourt écrit : « Au moment de boucler cette chronique, un gros paquet de livres bien ficelé cogne à nouveau contre ma porte comme tous les jours désormais. Quand l’un s’échappe pour venir à vous, il faut le prendre comme un signe. Le cas d’A pied d’œuvre de Franck Courtès, 182 pages bien ciselées chez Gallimard. L’histoire authentique d’un photographe, portraitiste à succès dans la presse tendance, qui renonce à cette vie là pour se consacrer à l’écriture. Sa passion de la littérature le mène à la vraie pauvreté. Il en vient à exercer ici ou là mille petits métiers d’appoint juste pour manger- pour une fois, l’expression est juste. Des travaux alimentaires. On pense à l’inoubliable Journal d’un manœuvre de Thierry Metz, lequel avait fini par se suicider. C’est de la même force. Courtès en fait le récit avec une sobriété, une pudeur, une économie de moyens admirables. Terrible. A la toute fin, on lui annonce qu’il figure comme finaliste du Goncourt de la nouvelle. Joie ! Il reçoit des coups de fil de félicitations de toutes parts. Et un autre lui demandant de venir réparer une chasse d’eau dans le VIIe arrondissement. « 25 euros, ça vous va ? ». Dans les dernières pages, il dresse l’inventaire de toutes les taches qu’accomplit au quotidien l’homme à tout faire qu’il est devenu par la force des choses, et de toutes les fonctions qu’il peut remplir. La dernière : « Ecrivain ». Ce n’est pas un roman. »
Le film éponyme, sorti cette semaine, est en tout point fidèle au livre.
Nous contant l’irrémédiable paupérisation d’un écrivain dans un monde économique largement dominé par l’ubérisation.
Bastien Bouillon est convaincant dans le rôle du héros néo pauvre et Virginie Ledoyen parfaite en éditrice peu désireuse d’éditer un auteur de moins de 5 000 lecteurs, quelque soit par ailleurs son talent littéraire.
Malgré un sujet me concernant plus ou moins, je n’ai pas été à proprement parler emballé par ce film idéal pour ouvrir un débat sociétal télévisuel, à la manière des Dossiers de l’écran de jadis.
Plus anecdotique que franchement sociologique et politico-économique, l’adaptation donnée à voir par la réalisatrice-actrice Valérie Donzelli a le mérite néanmoins de témoigner, à sa manière, que les œuvres de création sont devenues désormais des produits commerciaux comme les autres.
Mais ça, vous le saviez déjà, non ?
https://www.youtube.com/watch?v=wVQ_44bnZ1k
C’est Shakespeare qu’on assassine ou Hamlet pour les wokistes !
« Hamnet » de Chloé Zhao, avec Paul Mescal, Jessie Buckley et Emily Watson.
Il suffit de changer une lettre et avec Hamnet, ça récure plus blanc !
Le nouvel Hollywood post wokiste se refait une virginité et réécrit l’histoire.
Produit par le cinéaste infantile Spielberg, le « Hamnet » de la cinéaste chinoise Chloé Zhao s’attache à rendre le génie du Barde de Stratford-upon-Avon plus convenable aux yeux du public.
La grande tragédie classique, trop sombre et trop perverse, est recyclée ici en un mélodrame larmoyant à base de merveilleux.
Un faux biopic autour d’une version revisitée du Hamlet à l’usage des petits et des grands.
Du catéchisme bien pensant d’aujourd’hui.
Shakespeare y est présenté en bon époux et père de famille hétéro, passionné de théâtre.
Son épouse, renommée Agnès pour l’occasion, est une femme indépendante, une vrai fille de la nature,
parfaite écolo, pour qui les plantes n’ont aucuns secrets.
Même si elles ne permettent pas de guérir de la peste bubonique, hélas !
Leurs trois enfants, vifs et intelligents, les aiment et ne demandent qu’à être dignes d’eux.
Cela étant dit, il convient de souligner que Paul Mescal et Jessie Buckley, en couple amoureux, sont parfaits.
Que demande le bon peuple !
Le film est nommé 8 fois aux oscars, les critiques sont dithyrambiques et le public nombreux.
To be or not to be, est-ce vraiment la bonne question ?
https://www.youtube.com/watch?v=mW3UUp5qI2A
Beau résumé d’une soirée à la Comedie Francaise ,mais je me demande vbraiment si Assouline n’a pas préféré relire Hamlet, au calme, dans son salon, plutot que de subir un Hamlet aspergé des décibels de la musique de Bob Dylan ou de Nick Cave .J’ai comme un doute. Suis-je le seul?
si Dostoïevski est un bon lecteur d’Hamlet c’est parce qu’il se rend compte qu’il en a été un dans sa jeunesse : lui au aussi a cru dans la possibilité de créer un monde juste sans contreparties alors que si Shakespeare tient à nous montrer une chose c’est bien le prix à payer pour ceux qui veulent rendre justice, combien de victimes innocentes collatérales faut-il pour parvenir à un semblant de Bien.
Du coup Dosto a compris une chose de WS qu’il va mettre dans ses plus grands romans : face au difficile apprentissage de la réalité les hommes préfèrent de loin l’abstraction des idées, pour Hamlet il s’agit bien d’arriver à ce moment où l’on ne peut se défiler face à la réalité, ce moment où le temps sort de ses gonds.
Dostoïevski nous explique le mode de réflexion de WS en nous montrant que s’il ne fallait retenir qu’une chose c’est que les idées, aussi belles soient-elles quand elles nous parlent de Bien et de Mal, finissent toujours par valoir bien peu de choses quand la réalité finit par s’imposer.
au final Shakespeare, Nietzsche et Dostoïevski s’attachent, chacun à sa manière, à démolir l’idéalisme en dénonçant ses méfaits et en montrant qu’il un emprisonnement de l’esprit fait d’hypocrisies et de mensonges.
Desdémone et Ophélia ont en commun d’être victimes innocentes de principes moraux devenus fous.
Oui, il est rentré chez lui bien avant la fin. De l’Odéon…, ça faisait un peu plus loin que de la place Colette. Car enfin, nul n’est obligé de subir les poèmes chantés d’un prix nobel de littérature au théâtre, au point de préférer aller s’y replonger au coin de feu, chez soi, en les relisant les paroles sur papier, à tête reposée, dans une nouvelle traduction de Déprats.
dans le registre des victimes de principes moraux devenus fous on peut mettre aujourd’hui les centaines de milliers d’ukrainiens que nous avons envoyer mourir pour défendre nos idées pendant que nous regardons des pièces de théâtre bien au chaud dans notre salon.
j’imagine que si on interroge ces jeunes artistes ils vont sortir les banalités du genre il faut faire la guerre à la Russie parce qu’elle veut envahir l’Europe ou que lrpésident ukrainien c’est Churchill face à Hitler…
preuve qu’on peut interpréter une pièce sans trop bien comprendre de quoi elle parle.
Je vais me faire du lieu jaune, ce soir.
Le Figaro fait l’éloge d’une mise en scène tonitruante et iconoclaste avec un mec à poil sur la scène tandis que la critique de gauche est réservée…
Jean Jacques Gautier doit se retourner dans sa tombe!
Mauvais procès, Baroz?
On ne sait quasiment rien de WS, 98% relève de conjectures. On ne possède pas même un extrait de manuscrit de ses pièces, publiées par ses amis, 7 ans après sa mort (le Folio de 1623). Quelques signatures sur des documents officiels…On en sait davantage sur son père, notable local.
Hamnet Shakespeare (mort à 11 ans en 1596) était le seul enfant mâle de WS et Anne Hathaway & son décès, vraisemblablement causé par la peste, est enregistrée officiellement.
Même la graphie du nom de l’auteur des Sonnets est fluctuante: Shakespear, Shakspeare, Shackspeare, Shakspere et Shakespeare…
Le film Hamnet est l’adaptation d’un roman de Maggie O’Farrell qui connut un grand succès outre Manche et outre Atlantique en 2020.
Une des sources de la pièce de WS est la légende d’Amleth, relatée en latin au 13e s. par l’historien danois Saxo Grammaticus. Autre source, « Hamlet », une pièce représentée vers 1590 (soit 10 ans avant celle de WS), dont on soupçonne Thomas Kyd (cf. La Tragédie espagnole) d’être l’auteur, mais que l’on n’a jamais retrouvée.
Si Stoppard peut se permettre de broder sur des personnages mineurs de la pièce, Chloe Zao peut faire ce qu’elle veut à partir d’un texte qui lui-même supplée de façon imaginative au vide d’info sur la vie privée du Barde & de sa famille.
Si le film tient debout, Allez Louya! The rest is silence. I see no foul play.
Pour rappel: Il n’y a pas pire pillard que Shakespeare dramaturge. Sur 38 pièces, seules 3 possèdent une intrigue originales: Peines d’amour perdues,Le Songe d’une nuit d’été & La tempête…
Du moment que l’on parle de lui, que l’on dit et lit ses textes et que l’on ne dérange pas ses restes, le grand Will est comblé.
Moi ce sera morue, Monsieur D.
Avec des câpres.
*une intrigue originale
Plus il moralise avec arrogance du haut de ses Dosto, Nietszche ou Shakespeare, plus il nous gonfle, car plus il cause dans le désert et devient fou. Faut bien reconnaître qu’il n’a pas grand chose à opposer aux préoccupations petites bourgeoies de Passoul. Bien calé dans son prpre fauteuil à longueur de journée, il jette des sarcasmes pathétiques par leur familiarité, à la face d’un monde aux prises avec un cllimato scepticisme ancré dans « aliénation technoscientiste, l’abjection coloniale et impérialiste, l’aberration productiviste, la valorisation systématique des rapports de domination, à la militarisation forcenée, comme l’a résumé un amoureux de la catastrophe.
« Politiquement », on pourrait être OK avec lui, à la rigueur. Mais au « niveau individuel et intime », impossible de s’entendre avec un mec pareil. Tant qu’il ne se sera pas débarrassé de ses réflexes automatiques de rouleau compresseur, avec son histoire passe-partout d’ubris (sic) mise à toutes les sauces, il restera lui-même dans sa démesure, attitude délirante persistante évidemment liée à un complexe de supériorité venu d’une lointaine fureur argumentative. Parfois, on sent bien un peu de tendresse s’échapper de sa rage, par le besoin qu’il éprouve d’accorder un répit intime à sa fureur impuissante. Rien à voir avec la façon dont il présente et martèle l’idéologie de son prétendu pacifisme : une guerre à ciel ouvert contre les erdéliens qu’il enrage de ne pas sentir comme ses obligés béni-oui-oui, en dépit de ses pitoyables efforts. Voilà comme il nous apparait, comme il veut apparaitre et comme il est.
@ Si le film tient debout, Allez Louya! The rest is silence. I see no foul play.
Yes, CT a dit qu’elle s’en sera contentée, même si elle avoue ne pas être bien intelligente. Pmp, je trouve l’éclairage intéressant par rapport à la faiblesse de la critique de jzmn… Elle avait au moins ceci d’utile, de m’avoir incité à ne pas aller voir ce film, comme Passoul aura réussi à dégoûter son fan*club d’aller voir cette pièce à l’Odéon… Bàv,
« Du moment que l’on parle de lui, que l’on dit et lit ses textes et que l’on ne dérange pas ses restes, le grand Will est comblé. »
yep et nous aussi, d’autant que ses personnages n’obéissent pas au lois ni de la science, ni de la raison, mais au théâtre de nos vies intérieures.
Podalydès est encore nu ? Exhibition déjà si peu viscontienne dans « Les damnés » alors que de nombreux autres sociétaires pouvaient baisser le slip avec meilleur profit, Corbery par exemple, à nouveau chez Hamlet. En cinéma, l’acteur Anglade avait aussi cette obsession d’afficher sa nudité. Si le public ovationne, tout va bien. Green, écrivain qui appréciait aussi la nudité masculine, se demandait toujours ce que les Français pouvaient comprendre à Shakespeare traduit. Un vieux Lord, retour d’une énième représentation d’Hamlet, dit à son domestique (did you have a good time ?) que « ces jeunes acteurs font décidément trop de citations. »
J’attache toujours de l’importance à ce que disent les gens sur ce réseau social. Je m’interroge sans cesse sur la question de savoir comment ils s’auto-régulent et s’explicitent. D’instinct, je le fais, en laissant toutes les hypothèses ouvertes. Cela dit, je sais comment me situer parmi mes atomes crochus et décrochés que je me suis choisis.
J’avoue surtout avoir du mal à assimiler ce qu’eut de révolutionnaire en son temps (1953) le « résumé de la théorie métrique des produits tensoriels topologiques », plus connu sous le label de « Constante de Grothendieck ». On s’accorde aujourd’hui à penser qu’elle inaugura une refondation radicale de la géométrie algébrique dans le monde.
Les dénommés Dédé ou Punckt peuvent-ils nous la réexpliquer en termes accessibles au commun, au lieu de nous souler avec l’hubris de leurs morues aux câpres. Merci par avance, mais rien ne les oblige à sortir de leurs sillons, bien sûr.
Bàv,
@ de nombreux autres sociétaires pouvaient baisser le slip avec meilleur profit,
… ce que ne parvinrent jamais à faire la grande Françoise Seigner. Ni Jean-Jacques Gautier, derrière le rideau. Bah !
« Plus il moralise avec arrogance du haut de ses Dosto, Nietszche ou Shakespeare, plus il nous gonfle, car plus il cause dans le désert et devient fou. »
vraiment je suis désolé carlito, je pensais que nous étions en démocratie et que chacun avait le droit de dire ce qu’il voulait.
maintenant que je sais que c’est toi qui fait la loi et qui est le petit despote de service je vais prendre plus de précaution, pour pas me retrouver au goulag.
en attendant tu devrais lire le premier livre de Léon Chestov « Shakespeare et son critique Bandès ».
en fait je copie colle ce que j’ai lu dons ce livre pour analyser votre réaction.
toi t’es un despote et moi je suis un scientifique qui fait ses expérience sur l’humain.
vue ta réaction je pense que question « tragique » vous êtes un peu largué, phénomène d’époque ?
c’est toi qui fais
Monsieur Gigi, à peu près tout le monde sait que la théorie métrique des produits tensoriels topologiques, initiée par Grothendieck, étudie comment comparer différentes façons de mesurer la taille des tenseurs dans les espaces de Banach ; Grothendieck a montré qu’il existait une constante universelle telle que toute interactuon bilinéaire continue peut être contrôlée (à un facteur fixe prés), par une interaction beaucoup plus simple et discrète. Cette cobstante, dite constante de Grothendieck, révèle une rigidité profonde des espaces fonctionnels. Elle relie l’analyse fonctionnelle, la géométrie des espace de Banach et des domaines aussi varié que l’optimisation et l’information quantique. Cette constante s’inscrit â peu près dans la fourchette 1,68 – 1,78 (en réel).
Oui c’est exact, Madame Ricaud épouse Veyre.
@ »Les dénommés Dédé ou Punckt peuvent-ils nous la réexpliquer en termes accessibles au commun »
moi je peux !!!!!!!!!!!!
dans le dossier Epstein on trouve une conversation entre lui et Ehud Barak : Epstein explique à Barak qu’une nouvelle société genre start up vient d’arriver elle s’occupe du traitement des données pour l’armée, son nom : Palantir !
quand la CIA a envoyé 91 drones sur la résidence de Poutine il y avait dans le drone un système permettant de se guider tout seul à très basse altitude.
le truc marrant dans la conversation c’est que Barak est comme toi : il est largué, du coup il demande à Epstein de répéter et de lui épeler chaque lettre du nom de la société et aussi du nom de ses dirigeants.
cette histoire n’a absolument rien à voir avec la constante de Grothendieck, mais ça me fait plaisir de te la raconter.
Vous m’avez fait envie avec votre morue. Vous auriez pas dû m’en parler.
Paradoxalement les Français comprennent mieux les pièces et poèmes de WS que les anglophones, car les trads sont modernisées, alors que l’original devient chaque année plus impénétrable aux yeux et oreilles d’outre Manche, sans parler de l’hémisphère occidental.
Il existe une collection à l’usage des élèves britanniques, No Fear Shakespeare, qui traduit en anglais standard les textes originaux…
Si cela peut aider, pourquoi pas, tutto fa brodo.Shakespeare s’apprivoise lentement mais sûrement. Et il ne laisse jamais indifférent. Pour avoir eu le plaisir de l’enseigner pendant quelques années, je peux témoigner des vertiges qu’il déclenche chez les élèves et les étudiants…
D. tu demandes à chatgpt ? c’est pas du jeu !
un exemple d’application de la constante de Grothendieck pourrait être le réacteur ITER.
il faut savoir que la construction (à Cadarache que je connais bien) était bloquée par manque d’une pièce importante qui l’électro aimant.
pas de bol le seul pays qui fabrique ce truc c’est pas les US, ni la Chine c’est la Russie !
du coup la Russie a fait venir en novembre 2025 à Cadarache cette pièce pour que la construction de réacteur puisse se poursuivre.
quand on sait que ITER est une espèce de soleil avec une production d’énergie inépuisable, on voit que la Russie, qui est un pays producteur d’énergies, fait passer la science avant le commerce et le pognon !
cette histoire n’a absolument rien à voir avec la constante de Grothendieck, mais ça me fait plaisir de te la raconter.
dans le top 5 des pays ayant en moyenne le QI le plus élevé on trouve : la Chine, la Russie et l’Iran.
la France doit arriver 30è et les US 40è.
et ça c’est un truc qu’avec notre prédisposition aux théories coloniales il faut toujours garder à l’esprit.
« Paradoxalement les Français comprennent mieux les pièces et poèmes de WS que les anglophones »
non ceux qui comprennent le mieux WS ce sont les russes !
y’a qu’à lire la critique à passou (ou celle de Taine) pour voir la vision rachitique de WS que nous avons.
pourquoi ? parce que WS n’est pas compatible avec notre idéalisme.
en fait passou, tout comme Hippolyte Taine, voit WS comme si c’était Molière ou Flaubert.
et pour toi Olivier c’est juste une vision mondaine, genre soirée cocktail à l’ambassade de Karachi…
l’erreur c’est faire des personnages de WS des gens qu’on ne peut pas croiser dans la vraie vie.
alors que c’est le contraire : tous ses personnages c’est nous !
WS ce n’est pas le théâtre du monde comme Molière, c’est le théâtre qui se joue au fond de l’âme de chacun d’entre nous.
c’est pas de moi, c’est Chestov qui le dit.
Ta gueule keupu !
Aujourd’hui, il faut tout simplifier, tout infantiliser, tout puériliser, tout vulgariser pour mieux dénigrer, mieux abaisser, mieux attaquer et mieux wokiser afin que le règne de la quantité devienne également celui de la vulgarité.
Je ne sais pas comment s’y prend la Gigi: son bavardage devient de plus en plus bavard. Un pléonasme à lui tout seul.
ITER.
COÛT : 25 MILLIARDS D’EUROS.
DEBUT DE CONSTRUCTION : … 2010.
ACTUELLEMENT : PAS TERMINE
PREMIERE EXPERIENCE PREVUE EN…2028.
JE SAIS PAR AVANCE QUE ÇA NE FONCTIONNERA PAS ET ÇA NE FONCTIONNERA JAMAIS A CAUSE d’UNE INSTABILITE DU PLASMA, INSTABILITE QUI NE POURRA JAMAIS ETRE MAITRISEE SANS TOUT REPENSER DE A JUSQU’À Z.
ITER sera la RISÉE DU MONDE ENTIER.
UN PROJET DE L’UE, comme PAR HASARD.
« Passoul aura réussi à dégoûter son fan*club d’aller voir cette pièce à l’Odéon… »
Parlez pour vous, JJJ.
« Ta gueule keupu ! »
halte à la censure ! vive la démocratie !
un passage savoureux dans les mails d’Epstein c’est quand Ehud Barak lui dit « fais venir en Israël des jolies russes y’en a marre de toutes ces séfarades, elles sont moches ».
Beaucoup de sépharades sont très jolies puckovski, mais elles sont généralement brunes…Barak partageait sans doute cette absurde fascination pour les blondes qui fausse le jugement de tout un tas d’abrutis sur le physique des femmes.
Tu en fais partie puckovlev?
Les bons parents devraient apprendre à leurs enfants à toujours connaitre la provenance de leur argent, à savoir pourquoi ils le reçoivent et à quelle activité il est relié. Cela pour éviter d’être impliqué, même indirectement, dans des affaires louches.
@halte à la censure ! vive la démocratie !
On a connu la parole errante, avec keupu on découvre la parole de dortoir
John Constable, Étude de paysage marin avec nuage de pluie (orage en mer)

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