La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer
Parfois, lorsque les critiques de théâtre sont à l’unisson ou presque pour clouer une nouvelle pièce au pilori, cela peut vider une salle. Mais à l’examen des arguments et de leur aspect discutable, le tir de barrage peut être aussi stimulant que contre-productif. Ainsi du Hamlet d’Ivo Van Hove monté par la Comédie-Française. « Arlequin de luxe, baroque frauduleux, cabaret ! » (France-Culture), « Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit » (Le Monde), « Hamlet taillé en pièces, peu inspiré » (Libération) « revisité façon pop et Doc Martens, trop cheap » (Télérama) etc de la même encre sauf au Figaro. Ce qui n’empêche pas le spectacle d’afficher complet jusqu’au 14 mars et chaque représentation de s’achever sous les ovations du public debout. Soudain, on est pris de l’irrésistible envie de vérifier par soi-même ce qu’il en est et de juger la pièce sur pièces. Mon cas ces jours-ci avec le Hamlet d’Ivo van Hove qui se donne avec la troupe de la Comédie-Française, non place Colette où la grande maison est fermée pour travaux mais à l’Odéon qui lui accord l’asile poétique pour l’occasion. Et je n’ai pas été déçu.
Le parti pris du metteur en scène, habitué à monter des œuvres de Shakespeare qu’il qualifie de « pièces de guerre », a été de considérer que le personnage d’Hamlet junior (Christophe Montenez) avait une guerre dans sa tête dans la mesure où il est traumatisé par la mort brusque de son père et par la hâte avec laquelle sa mère Gertrude (Florence Viala) s’est consolée dans le lit de son oncle Claudius (Guillaume Gallienne). Certes, soit, il y a de quoi, disons… Plus convaincante est sa conception du théâtre comme l’outil idéal pour enquêter sur un meurtre. La mise en abyme d’une pièce dans la pièce n’est pourtant pas une grande première dans l’histoire de l’écriture théâtrale (il suffit d’avoir en l’esprit entre mille autres Six personnages en quête d’auteur de Pirandello). En fait, là où il innove, c’est surtout dans sa volonté de faire de son héros quelqu’un de radical qui ne trouve son salut et réussit à mettre un peu d’ordre dans son chaos intérieur non par le théâtre qui ne suffit plus mais par la violence de la vengeance. Pour y parvenir, il a donc décidé de présenter une version resserrée tant dans la durée que dans la distribution (servie par une troupe épatante, rien à redire), et, partant, plus tendue de la pièce.
La nouvelle traduction signée Frédéric Boyer de cette tragédie de la parole d’où émerge une réelle réflexion sur le langage n’est pas en cause. Non seulement elle est impeccable en tous points, incisive, pleine de trouvailles, d’audaces et de fulgurances, respectueuse de l’original tout en s’autorisant licences poétiques et anachronismes (un « gentleman » dans la bouche d’Horatio à l’Acte premier, scène 2, alors que le terme, s’il trouve ses racines à l’époque géorgienne, est très connoté à l’époque victorienne), mais elle est complète. C’est bien Ivo van Hove qui a coupé pour parvenir à une heure et trente minutes, condensé autant que concentré en vers libres qui confère à l’action un rythme plus rapide (seule la pièce dans la pièce est traduite de manière à restituer le pentamètre iambique shakespearien). Dans cet Hamlet, œuvre dont son éditeur dans la Pléiade nous assurait en 2002 qu’elle est « la plus commentée de la littérature anglaise et la pierre de touche de l’histoire de la critique littéraire et de l’histoire du théâtre », le traducteur est à l’unisson avec l’enquêteur. Le seigneur Polonius (Denis Podalydès) ne conditionne-t-il pas l’élucidation du meurtre aux « diversions » de l’enquête ?
Un autre Hamlet, donc et pourquoi pas dès lors que l’on ne quitte pas les rivages de la folie vers laquelle se dirige l’halluciné prince borderline ? N’est-ce pas ce qu’on attend d’un metteur scène et plus encore d’un Ivo van Hove surtout si l’on a apprécié ce qu’il fit il y a quelques années des Damnés de Visconti avec la troupe du Français. Il convoquait déjà la vidéo, les effets spéciaux, le stroboscope et la chanson. Rien contre la nappe de brouillard sortant du sol. Ni contre le moment Queen avec la résurrection bienvenue de Bohemian Rapsody, au contraire. Mais on reste sceptique sur la nécessité de couper dans Shakespeare pour laisser la place à du Stromae. « L’enfer », certes opportun mais Bob Dylan (Death is not the end), Billie Ellish (Everybody dies), Nick Cave (Death is not the end), Zaho de Sagazan (Tristesse) qui collent un peu trop et assez lourdement à l’illustration sonore de l’action. On n’ose imaginer que c’est une concession à l’air du temps pour rajeunir le public. Regrets éternels pour la fameuse scène des fossoyeurs passée à la trappe. Escamotés Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet. N’empêche, quelle souffrance pour le traducteur et donc co-auteur puisque tous les mots de cette version française sont de lui… Étrangement, à mi-parcours, au moment de constater que se donnait enfin une pièce à Paris dans laquelle les comédiens ne se retrouvaient pas sans raison à déambuler à poil sur la scène, voilà que l’un d’eux se mit à courir dans tous les sens le kiki frétillant pendant plusieurs minutes -et si c’était précisé dans les subliminales didascalies du grand Will, cela nous aura échappé.
Le spectre, fantôme du père assassiné, est « la Chose » et le reste est silence. On le perçoit autant à l’écoute de la pièce qu’à la lecture de cette traduction de La Tragédie d’Hamlet, prince du Danemark (212 pages, 20 euros, Gallimard) et l’on ne peut pas dire que l’on se retrouve souvent projeté, renvoyé à la lecture de la pièce lorsqu’on quitte un théâtre. Comme si cette fois l’on avait hâte de savourer tranquillement chacun de ses mots sans être distrait, accompagné et, qui sait, perturbé par les lumières ou le tapis sonore, il est vrai si efficaces et séduisants. Dans le lumineux essai qu’il consacre à Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (340 pages, 21,90 euros, Flammarion), Philippe Forest rappelle dans une langue éblouissante et entrainante la conférence que Stephen Dedalus, le héros du Ulysses de James Joyce, est censé prononcer à la Bibliothèque nationale à Dublin. Et de quoi parle-t-il ?
« De ce « pont-aux-ânes » critique que constitue « Hamlet », œuvre sur laquelle tout homme de lettres digne de ce titre est tenu d’avoir son idée à lui et de posséder sa propre théorie personnelle ».
Et l’on en vient alors à se demander s’il n’en serait pas également ainsi pour tout metteur en scène s’emparant de Shakespeare, se l’appropriant même pour le faire à sa main. Qui, écrivant, ne s’est pas servi dans cette fable ? Curieusement, on admet qu’un réalisateur en fasse autant avec un chef d’œuvre de la littérature ; car si, par exemple, Luchino Visconti avait porté l’intégralité du Guépard de Lampedusa à l’écran, le film ne durerait pas trois heures et quinze minutes mais le triple et ça, tout spectateur le comprend. Mais pas nécessairement au théâtre comme si cet art-là était infiniment plus respectable. Il est vrai que selon son éditeur dans la Pléiade sous la direction de Jean-Michel Déprats, si la pièce Hamlet n’était pas émondée, elle durerait quatre heures et demies.
Philippe Forest explique que Joyce prétend avoir trouvé « la clé de Hamlet », cette pièce qui a longtemps hanté l’imaginaire européen jusqu’à en alimenter la grande usine à poncifs, mais qu’elle est si triviale, si grossière, qu’elle ne peut que consterner les universitaires assistant à la prise de parole de son héros : une histoire de cocuage et de « triangle à la française » bien éloignée des interprétations métaphysiques et spirituelles ! Mais puisque peu de pièces autant qu’Hamlet nous invite à aller chercher derrière l’histoire autre chose que ce qu’elle raconte, pourquoi se gêner…
S’il serait vain de comparer le Hamlet de van Hove à tous ceux qui l’ont précédé (et il y en eut !), rien ne peut empêcher les réminiscences. Pourquoi la mémoire du spectateur ferait-elle obstacle aux grands moments que Georges Lavaudant nous avait offerts il y a vingt ans dans ce même théâtre de l’Odéon avec son Hamlet (un songe) traduit par Daniel Loayza et ainsi réintitulé « parce que le personnage se traîne comme un songe ». Lui aussi en avait fait un digest, un montage fait de collage de textes et de musiques, même si elle reprenait l’essentiel du texte avec de sérieuses ellipses, moins dans les grandes répliques que dans les situations. Certains personnages avaient là aussi disparu afin de tenir le tout en une heure et vingt minutes en privilégiant un ton onirique, flottant, lyrique et poétique, manière de rappeler le genre particulier de cette tragédie : drame avec humour.
A l’exercice perecien du « Je me souviens… », il y a donc ce Hamlet songeur et surtout une image mentale : celle du fascinant comédien Daniel Day Lewis, fils du grand poète Cecil Day Lewis, s’effondrant sur la scène du Royal National Theatre à Londres en sanglotant avant d’abandonner brusquement les planches où il incarnait le prince du Danemark pour s’enfuir du théâtre : pendant la scène où apparaît le fantôme du père, le sien venait de lui apparaitre dix-sept ans après sa mort et il lui disait des choses insupportables…
Nul doute que ces jours-ci, en éteignant à regret son téléphone avant la représentation, le public du théâtre de l’Odéon est encore convaincu que www est l’acronyme de World Wide Web ; mais à la sortie, il est persuadé qu’en vérité, c’est celui de Words, Words, Words (Acte II, scène 2). Et le reste n’est que silence.
(Photos Jan Versweyveld)
1 065 Réponses pour La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer
Mille merci, cher Passou ! Beau billet…
Quatre réactions matinales à chaud, pour pour ce nouveau billet, qui va faire couler pas mal d’encre sur cette chaîne.
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1 – perso,… je préfère plutôt me fier à Libé, Télérama, France Cu, Le Monde plutôt qu’au Figaro et à l’RDL en matière de critique théâtrale de droite : une mode très convenue qui crie à l’audace progressiste contre ceux d’une gauche blasée et réac, s’agissant des frasques d’un IVH, déjà has been… Tous comptes faits, on n’ira pas se déplacer à Paname pour voir cette pièce.
2 – Fred Boyer ?… Non, non…, ses « Aveux » de St Augustin m’avaient super gonflé… On sait bien qu’il faut désormais faire djeune ou rajeuni et court en matière de shakespear-it-isme, au piont de frustrer les vieux en amputant la pièce des scènes les plus « attendues ». Passoul doit toujours rester vieux-djeune, qui regrette de devoir éteindre son smartphone, des fois qu’il s’ennuyerait au théâtre. Misayre !
3 – « Les kikis frétillants », faudra bin s’y habituer… Pas plus tard que l’autre jour, au spectacle « Pétrole » de Pasolini, au même Odéon… Et n’évoquons point la pièce d’après Visconti avec Podalydès… Les kikis sur scène, ça plait bien en ce moment. Attirent beaucoup de femmes et d’homos bo-(no)-bos de droite dans les salles de théâtre parisiennes. Merci de sauver cet art des griffes de Rachida qui veut privatiser la plupart de nos EPIC ou du moins en contrôler les contenus. Et les artistes « étrangers » savent fort bien comment s’adapter aux critiques pour remplir leur jauge.
4 – Un souvenir inoubliable d’Hamlet, vu parmi bien d’autres ultérieurement : la pièce qui fut donnée en 1960 sur les gradins des remparts de Carcassonne et retransmise plus tard à la télévision de l’ORTF.
https://shakscreen.org/analysis/vivier_2021/
5 – Bon, je dois sortir. A pluss.
Jissé – Mille merciS,
PA – quatre heures et demie (4h + une demi-heure), je crois, non ?
Bàv,
« Arlequin de luxe, baroque frauduleux, cabaret ! » (France-Culture), « Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit » (Le Monde), « Hamlet taillé en pièces, peu inspiré » (Libération) « revisité façon pop et Doc Martens, trop cheap » (Télérama) etc de la même encre sauf au Figaro. Ce qui n’empêche pas le spectacle d’afficher complet jusqu’au 14 mars et chaque représentation de s’achever sous les ovations du public debout »
Enfin le public se fout de la bien-pensance de gauche! 🙂
@Enfin le public se fout de la bien-pensance de gauche! 🙂
À l’instar du biopic sur la mère Ubu financé par Bezos 🙂 ; à ce qu’on dit au WP
Il suffit d’entendre aussi les propos du chanteur Bénabar à propos de la chanson engagée qui veut nous dire ce que l’on doit bien penser!
J’en suis resté à Brassens, bravo à lui! 🙂
L’invariant chanté par Brassens, c’est donc vous 😉
billet intéressant d’un spectateur agacé et parfois un poil doctrinaire, sûrement un traducteur qui s’est plaint …
A priori certains choix scéniques posent problème, Guillaume Galienne qui rampe dans son petit costume de père déchu, cela ne doit pas vraiment plaire au patriarcat conservateur.
Ivo van Hove est – il un has been qui veut séduire un publique jeune ? Je n’ai pas la possibilité de le dire, puisque la captation de cette pièce passera au cinéma après le 14 mars et que c’est sold out à l’Odéon
on note chez les commentateurs de France-Cul la déception causée par un manque d’élévation spirituelle dans cette version d’Hamlet, comme si la vengeance saturait tout l »espace ? Une société nihiliste qui produit du spectacle chanté, dansé mais vide de sens … les acteurs victimes de leurs propres jeux de singes dont ils ne sortent pas, enfermés …
« Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit »
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Puck ? Un avis là-dessus ?
@ la captation de cette pièce passera au cinéma après le 14 mars (11.02) /// Que voulez-vous dire exactement, Ch., cela m’intéresse. Bàv,
@ Puck ? Un avis là-dessus ? (11.16)
En avez-vous besoin pour penser qq chose par vous-même de ce billet ? Ou c juste pour faire avancer le schl, et comptabiliser l’attention ?
Mon mari possède aussi un kiki frétillant.
Un petit teckel d’un an baptisé Kiki.
Très affectueux.
C’est ce qu’ils ont dit dans l’émission que j’ai mise en lien, vers la fin. Ils n’ont pas précisé le réseau de distribution dans les salles, chez nous c’est à l’UGC qu’on a des spectacles ou de l’opéra filmé.
Qu’on se le dise, une femme ne peut pas « se consoler » dans le lit de Guillaume Galienne. L’intéressé appréciera.
Impossible pour moi de m’intéresser à de tel tripatouillages. Ma vieille Pléiade, et peut-être quelque captation ancienne remontant au temps où la dictature du metteur en scène n’était pas plus présente que les comédiens, dénaturant la notion même de théâtre.
J’ai lu quelque part que Françoise Seigner avait quitté la Comédie française ne comprenant plus ce qui s’y passait.
Je souhaite bien entendu que l’extrême droite enfin parvenue au pouvoir remette de l’ordre à la Cf.
Hurkhurkhurk !
Quand je lis les coupures effectuées par le metteur en scène (Regrets éternels pour la fameuse scène des fossoyeurs passée à la trappe. Escamotés Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet.) je me dis que je ne vais pas prendre le TGV Saint-Malo paris alors que j’attends ds toujours,ces deux scènes avec une joie parfaite.
Dans son itw de lancement, Ivo Van Hove s’explique sur ses choix, pour lui l’haler culte c’est celui de Patrice Chéreau.
Je fais un petit noeud dans mon mouchoir, car j’ai un trou de mémoire, je ne sais pas si j’ai déjà vu Hamlet, j’ai conservé dans une petite boîte tous mes tickets de théâtre depuis 2002, çà va me revenir, car j’ai un peu la tête à autre chose aujourd’hui.
La Gigi « se fie » à … Télérama…
Grosse buse un jour, grosse buse toujours…
Hurkhurkhurk !
On ne fait pas d’Hamlet sans casser des oreilles, des nerfs, des kokoi, etc etc. et tant mieux.
L’important est de faire vivre le mythe, car on a depuis longtemps dépassé le stade du texte, de la pièce, pour atteindre à l’universel et l’intemporel, le paradigmatique, John Passes and some better ones…
Modeste angliciste, ma référence anglaise est la version de la BBC avec Derek Jacobi dans le rôle titre, et pour le français, la mise en scène de Patrice Chéreau au Amandiers,dans la traduction d’Yves Bonnefoy , avec l’extraordinaire Gérard Desarthe en Prince du Danemark. Didier Sandre, Nadia Strancar, Pascal Gregory et al., le cheval noir lancé au galop sur la scène, la musique de Prince et les décors modulaires en chausse trappes de Richard Peduzzi ont porté ce spectacle de théâtre à un niveau d’incandescence magique que je n’ai jamais rencontré depuis.
More anon.
Le Paris de la culture est un endroit où l’on fait vivre le néant, un cadavre culturel.
J’espère que l’extrême droite enfin parvenue au pouvoir y mettra bon ordre…
(Litrevin, le canard 🦆 boiteux révolutionnaire -militant Horizons me fait bien rigoler..🤣).
Hurkhurkhurk!
@ 12.01 Vous n’aimez pas Télérama, ma biche ? Comme Passoul, il faut lire cette revue chrétienne parmi bien d’autres.
@ mais c bien sûr, OL : la mise en scène de Chéreau aux Amandiers…, la plus grande de toutes, inégalée.
@ merci Ch…. J’espère qu’on pourra en voir une retransmission, peu importe la date.
Ben pour bibi, ce sera bien du Shakespeare aujourd’hui, mais du modeste, de l’accessible, du provincial, du cinématographique et du feminin : . Hamnet à l’Omnia à 16 h 45. Réalisé par une femme, d’après un roman écrit par une femme… Je me demande si, au théâtre, c’est arrivé ? Je pense que non, jamais, à cause de la « malédiction de la sœur de Shakespeare », comme aurait pu dire Virginia Woolf.
Et tout compte fait, cela va me suffire amplement…
J’avais entendu sur france-culture, il y a plus de vingt ans, une pièce radiophonique, une version d’Hamlet tres amusante: l’auteur avait pris pour point de départ que, sur les remparts d’Elseneur, le prince Hamlet avait écouté attentivement le spectre (scène V acte I) non seulement il n’avait pas été bouleversé d’effroi en voyant « l’esprit de son père »,mais n’avait pas cru une seconde cette histoire: cette mission idiote et peu argumentée , venger ce meurtre infame du paternel.En retrouvant Horatio, il lui confie que son père, de son vivant , a toujours été un fieffé menteur.Donc, il décide de faire la bringue ,fanfares, bamboches, musique baroque ,il ordonne de grands diners avec huitres et gibier, fêtes et spectacles à tous les étages. Polonius et le roi ne sont pas, selon lui, « sympathiques » et utiles,donc il les fait jeter du haut des douves .Il supplie Ophelie de redevenir raisonnable , ce qu’elle ne comprend pas. Alors, bon prince, Hamlet décide quand même de l’épouser, et conseille à ses amis, Rosencrantz et Guildenstern de veiller sur elle, de la distraire en jouantaux cartes ou au Monopoly, lui faire klire « Le songe d’une nuit d’été » ou « les bonnes » de Genet « , trouver un ou deux fous de bon niveau, bref la distraire pour l’empecher d’aller se promener vers la rivière. Quant à sa mère, Hamlet conseille à ette cass-pieds libidineuse de changer de chateau pour aller batifoler avec qui elle veut.
J’ai retrouvé ce que j’ai pu voir, c’était un seul en scène avec une marionnette de crâne , « Presqu’Hamlet ».
Il y en a tant de mises en scène que je m’y perd.
Celle de Chéreau est en ligne je vais regarder celle-là, malgré toutes les coupures YouTube, mais il faut bien rétribuer les artistes …
un spectateur agacé et parfois un poil doctrinaire
Doctrinaire, doctrinaire, vous avez dit doctrinaire? 🙂
parfois un poil doctrinaire
Un poil, ce n’est pas une tignasse et puis, le parfois nous le fait plus que ténu…
Disons un quart de poil et ce sera tout!
Cela dit lorsque l’on affirme que c’est au poil, c’est déjà l’once d’un compliment!
Comme c’est navrant de constater, de nos jours, que n’importe quel saltimbanque inculte ne sachant pas du tout lire un texte classique, ose effrontément toucher, retoucher et « saltoucher » de ses mains analphabètes des chefs-d’oeuvres éternels pour bien les massacrer à qui mieux mieux.
Le Théâtre est en deuil, ses rideaux pleurent.
De toute façon c’est pratiquement complet idem pour l’eugene onegin de tchaikovsky à l’opera bastille
Je vais finir par croire au concept de culture bourgeoise
…des chefs-d’oeuvre…
Vous savez, JJJ, moi et le Théâtre…
C’est un peu comme moi et la littérature…en dehors de la perfection, rien ne m’intéresse. Je dis ça très modestement mais sincèrement.
Ce n’est pas de votre faute, Monsieur Dé., mais de ceux qui commettent.
Eh bé oui.
1/ « Il est vrai que selon son éditeur dans la Pléiade sous la direction de Jean-Michel Déprats, si la pièce Hamlet n’était pas émondée, elle durerait quatre heures et demies » (billet)
—
5 heures, selon d’autres soures, qui collationnent le Quarto de 1604 et le Folio de référence de 1623 (3 739 lignes…
Le rôle titre est le plus long de tout le théatre de WS – et comme le dit Eric Idle dans un épisode du Monty Python Flying Circus, le plus difficile est de les dire dans le bon ordre….
53 mns de plaisir à écouter le grand Melvyn Bragg (jeune retraité de la BBC après plus de 1000 émissions hebdomadaires…) et ses invités converser sur ‘Hamlet’.
(Jonathan Bates, mon shakespearien anglais contemporain favori)
https://www.bbc.co.uk/programmes/b09jqtfs
Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet (PE)
—
Bonnet blanc et blanc bonnet, ce duo assez grotesque n’est qu’un instrument au service du pouvoir politique. Chargés de convoyer leur « ami » en Angleterre, où il doit être assassiné, Hamlet parvient à les faire exécuter à sa place (« un plaisir de voir l’artificier/ Sauter sur son propre pétard », dit-il à sa mère).
L’expression ‘hoist(ed) with one’s own petard’ est devenu l’équivalent de « l’arroseur arrosé »).
Le regretté Tom Stoppard a écrit au milieu des années 60 « Rosencrantz et Guildenstern sont morts », une pièce pleine d’esprit dont ces deux falots sont les principaux protagonistes & Hamlet un personnage secondaire.
Un bobo chez les travailleurs précaires
« À pied d’œuvre » de Valérie Donzelli, avec Bastien Bouillon, André Marcon, Virginie Ledoyen et Valérie Donzelli.
Dans sa chronique de La République des livres, datée du 29 juillet 2023, Pierre Assouline, membre du jury du Prix Goncourt écrit : « Au moment de boucler cette chronique, un gros paquet de livres bien ficelé cogne à nouveau contre ma porte comme tous les jours désormais. Quand l’un s’échappe pour venir à vous, il faut le prendre comme un signe. Le cas d’A pied d’œuvre de Franck Courtès, 182 pages bien ciselées chez Gallimard. L’histoire authentique d’un photographe, portraitiste à succès dans la presse tendance, qui renonce à cette vie là pour se consacrer à l’écriture. Sa passion de la littérature le mène à la vraie pauvreté. Il en vient à exercer ici ou là mille petits métiers d’appoint juste pour manger- pour une fois, l’expression est juste. Des travaux alimentaires. On pense à l’inoubliable Journal d’un manœuvre de Thierry Metz, lequel avait fini par se suicider. C’est de la même force. Courtès en fait le récit avec une sobriété, une pudeur, une économie de moyens admirables. Terrible. A la toute fin, on lui annonce qu’il figure comme finaliste du Goncourt de la nouvelle. Joie ! Il reçoit des coups de fil de félicitations de toutes parts. Et un autre lui demandant de venir réparer une chasse d’eau dans le VIIe arrondissement. « 25 euros, ça vous va ? ». Dans les dernières pages, il dresse l’inventaire de toutes les taches qu’accomplit au quotidien l’homme à tout faire qu’il est devenu par la force des choses, et de toutes les fonctions qu’il peut remplir. La dernière : « Ecrivain ». Ce n’est pas un roman. »
Le film éponyme, sorti cette semaine, est en tout point fidèle au livre.
Nous contant l’irrémédiable paupérisation d’un écrivain dans un monde économique largement dominé par l’ubérisation.
Bastien Bouillon est convaincant dans le rôle du héros néo pauvre et Virginie Ledoyen parfaite en éditrice peu désireuse d’éditer un auteur de moins de 5 000 lecteurs, quelque soit par ailleurs son talent littéraire.
Malgré un sujet me concernant plus ou moins, je n’ai pas été à proprement parler emballé par ce film idéal pour ouvrir un débat sociétal télévisuel, à la manière des Dossiers de l’écran de jadis.
Plus anecdotique que franchement sociologique et politico-économique, l’adaptation donnée à voir par la réalisatrice-actrice Valérie Donzelli a le mérite néanmoins de témoigner, à sa manière, que les œuvres de création sont devenues désormais des produits commerciaux comme les autres.
Mais ça, vous le saviez déjà, non ?
https://www.youtube.com/watch?v=wVQ_44bnZ1k
C’est Shakespeare qu’on assassine ou Hamlet pour les wokistes !
« Hamnet » de Chloé Zhao, avec Paul Mescal, Jessie Buckley et Emily Watson.
Il suffit de changer une lettre et avec Hamnet, ça récure plus blanc !
Le nouvel Hollywood post wokiste se refait une virginité et réécrit l’histoire.
Produit par le cinéaste infantile Spielberg, le « Hamnet » de la cinéaste chinoise Chloé Zhao s’attache à rendre le génie du Barde de Stratford-upon-Avon plus convenable aux yeux du public.
La grande tragédie classique, trop sombre et trop perverse, est recyclée ici en un mélodrame larmoyant à base de merveilleux.
Un faux biopic autour d’une version revisitée du Hamlet à l’usage des petits et des grands.
Du catéchisme bien pensant d’aujourd’hui.
Shakespeare y est présenté en bon époux et père de famille hétéro, passionné de théâtre.
Son épouse, renommée Agnès pour l’occasion, est une femme indépendante, une vrai fille de la nature,
parfaite écolo, pour qui les plantes n’ont aucuns secrets.
Même si elles ne permettent pas de guérir de la peste bubonique, hélas !
Leurs trois enfants, vifs et intelligents, les aiment et ne demandent qu’à être dignes d’eux.
Cela étant dit, il convient de souligner que Paul Mescal et Jessie Buckley, en couple amoureux, sont parfaits.
Que demande le bon peuple !
Le film est nommé 8 fois aux oscars, les critiques sont dithyrambiques et le public nombreux.
To be or not to be, est-ce vraiment la bonne question ?
https://www.youtube.com/watch?v=mW3UUp5qI2A
Beau résumé d’une soirée à la Comedie Francaise ,mais je me demande vbraiment si Assouline n’a pas préféré relire Hamlet, au calme, dans son salon, plutot que de subir un Hamlet aspergé des décibels de la musique de Bob Dylan ou de Nick Cave .J’ai comme un doute. Suis-je le seul?
si Dostoïevski est un bon lecteur d’Hamlet c’est parce qu’il se rend compte qu’il en a été un dans sa jeunesse : lui au aussi a cru dans la possibilité de créer un monde juste sans contreparties alors que si Shakespeare tient à nous montrer une chose c’est bien le prix à payer pour ceux qui veulent rendre justice, combien de victimes innocentes collatérales faut-il pour parvenir à un semblant de Bien.
Du coup Dosto a compris une chose de WS qu’il va mettre dans ses plus grands romans : face au difficile apprentissage de la réalité les hommes préfèrent de loin l’abstraction des idées, pour Hamlet il s’agit bien d’arriver à ce moment où l’on ne peut se défiler face à la réalité, ce moment où le temps sort de ses gonds.
Dostoïevski nous explique le mode de réflexion de WS en nous montrant que s’il ne fallait retenir qu’une chose c’est que les idées, aussi belles soient-elles quand elles nous parlent de Bien et de Mal, finissent toujours par valoir bien peu de choses quand la réalité finit par s’imposer.
au final Shakespeare, Nietzsche et Dostoïevski s’attachent, chacun à sa manière, à démolir l’idéalisme en dénonçant ses méfaits et en montrant qu’il un emprisonnement de l’esprit fait d’hypocrisies et de mensonges.
Desdémone et Ophélia ont en commun d’être victimes innocentes de principes moraux devenus fous.
Oui, il est rentré chez lui bien avant la fin. De l’Odéon…, ça faisait un peu plus loin que de la place Colette. Car enfin, nul n’est obligé de subir les poèmes chantés d’un prix nobel de littérature au théâtre, au point de préférer aller s’y replonger au coin de feu, chez soi, en les relisant les paroles sur papier, à tête reposée, dans une nouvelle traduction de Déprats.
dans le registre des victimes de principes moraux devenus fous on peut mettre aujourd’hui les centaines de milliers d’ukrainiens que nous avons envoyer mourir pour défendre nos idées pendant que nous regardons des pièces de théâtre bien au chaud dans notre salon.
j’imagine que si on interroge ces jeunes artistes ils vont sortir les banalités du genre il faut faire la guerre à la Russie parce qu’elle veut envahir l’Europe ou que lrpésident ukrainien c’est Churchill face à Hitler…
preuve qu’on peut interpréter une pièce sans trop bien comprendre de quoi elle parle.
Je vais me faire du lieu jaune, ce soir.
Le Figaro fait l’éloge d’une mise en scène tonitruante et iconoclaste avec un mec à poil sur la scène tandis que la critique de gauche est réservée…
Jean Jacques Gautier doit se retourner dans sa tombe!
Mauvais procès, Baroz?
On ne sait quasiment rien de WS, 98% relève de conjectures. On ne possède pas même un extrait de manuscrit de ses pièces, publiées par ses amis, 7 ans après sa mort (le Folio de 1623). Quelques signatures sur des documents officiels…On en sait davantage sur son père, notable local.
Hamnet Shakespeare (mort à 11 ans en 1596) était le seul enfant mâle de WS et Anne Hathaway & son décès, vraisemblablement causé par la peste, est enregistrée officiellement.
Même la graphie du nom de l’auteur des Sonnets est fluctuante: Shakespear, Shakspeare, Shackspeare, Shakspere et Shakespeare…
Le film Hamnet est l’adaptation d’un roman de Maggie O’Farrell qui connut un grand succès outre Manche et outre Atlantique en 2020.
Une des sources de la pièce de WS est la légende d’Amleth, relatée en latin au 13e s. par l’historien danois Saxo Grammaticus. Autre source, « Hamlet », une pièce représentée vers 1590 (soit 10 ans avant celle de WS), dont on soupçonne Thomas Kyd (cf. La Tragédie espagnole) d’être l’auteur, mais que l’on n’a jamais retrouvée.
Si Stoppard peut se permettre de broder sur des personnages mineurs de la pièce, Chloe Zao peut faire ce qu’elle veut à partir d’un texte qui lui-même supplée de façon imaginative au vide d’info sur la vie privée du Barde & de sa famille.
Si le film tient debout, Allez Louya! The rest is silence. I see no foul play.
Pour rappel: Il n’y a pas pire pillard que Shakespeare dramaturge. Sur 38 pièces, seules 3 possèdent une intrigue originales: Peines d’amour perdues,Le Songe d’une nuit d’été & La tempête…
Du moment que l’on parle de lui, que l’on dit et lit ses textes et que l’on ne dérange pas ses restes, le grand Will est comblé.
Moi ce sera morue, Monsieur D.
Avec des câpres.
*une intrigue originale
Plus il moralise avec arrogance du haut de ses Dosto, Nietszche ou Shakespeare, plus il nous gonfle, car plus il cause dans le désert et devient fou. Faut bien reconnaître qu’il n’a pas grand chose à opposer aux préoccupations petites bourgeoies de Passoul. Bien calé dans son prpre fauteuil à longueur de journée, il jette des sarcasmes pathétiques par leur familiarité, à la face d’un monde aux prises avec un cllimato scepticisme ancré dans « aliénation technoscientiste, l’abjection coloniale et impérialiste, l’aberration productiviste, la valorisation systématique des rapports de domination, à la militarisation forcenée, comme l’a résumé un amoureux de la catastrophe.
« Politiquement », on pourrait être OK avec lui, à la rigueur. Mais au « niveau individuel et intime », impossible de s’entendre avec un mec pareil. Tant qu’il ne se sera pas débarrassé de ses réflexes automatiques de rouleau compresseur, avec son histoire passe-partout d’ubris (sic) mise à toutes les sauces, il restera lui-même dans sa démesure, attitude délirante persistante évidemment liée à un complexe de supériorité venu d’une lointaine fureur argumentative. Parfois, on sent bien un peu de tendresse s’échapper de sa rage, par le besoin qu’il éprouve d’accorder un répit intime à sa fureur impuissante. Rien à voir avec la façon dont il présente et martèle l’idéologie de son prétendu pacifisme : une guerre à ciel ouvert contre les erdéliens qu’il enrage de ne pas sentir comme ses obligés béni-oui-oui, en dépit de ses pitoyables efforts. Voilà comme il nous apparait, comme il veut apparaitre et comme il est.
@ Si le film tient debout, Allez Louya! The rest is silence. I see no foul play.
Yes, CT a dit qu’elle s’en sera contentée, même si elle avoue ne pas être bien intelligente. Pmp, je trouve l’éclairage intéressant par rapport à la faiblesse de la critique de jzmn… Elle avait au moins ceci d’utile, de m’avoir incité à ne pas aller voir ce film, comme Passoul aura réussi à dégoûter son fan*club d’aller voir cette pièce à l’Odéon… Bàv,
« Du moment que l’on parle de lui, que l’on dit et lit ses textes et que l’on ne dérange pas ses restes, le grand Will est comblé. »
yep et nous aussi, d’autant que ses personnages n’obéissent pas au lois ni de la science, ni de la raison, mais au théâtre de nos vies intérieures.
Podalydès est encore nu ? Exhibition déjà si peu viscontienne dans « Les damnés » alors que de nombreux autres sociétaires pouvaient baisser le slip avec meilleur profit, Corbery par exemple, à nouveau chez Hamlet. En cinéma, l’acteur Anglade avait aussi cette obsession d’afficher sa nudité. Si le public ovationne, tout va bien. Green, écrivain qui appréciait aussi la nudité masculine, se demandait toujours ce que les Français pouvaient comprendre à Shakespeare traduit. Un vieux Lord, retour d’une énième représentation d’Hamlet, dit à son domestique (did you have a good time ?) que « ces jeunes acteurs font décidément trop de citations. »
J’attache toujours de l’importance à ce que disent les gens sur ce réseau social. Je m’interroge sans cesse sur la question de savoir comment ils s’auto-régulent et s’explicitent. D’instinct, je le fais, en laissant toutes les hypothèses ouvertes. Cela dit, je sais comment me situer parmi mes atomes crochus et décrochés que je me suis choisis.
J’avoue surtout avoir du mal à assimiler ce qu’eut de révolutionnaire en son temps (1953) le « résumé de la théorie métrique des produits tensoriels topologiques », plus connu sous le label de « Constante de Grothendieck ». On s’accorde aujourd’hui à penser qu’elle inaugura une refondation radicale de la géométrie algébrique dans le monde.
Les dénommés Dédé ou Punckt peuvent-ils nous la réexpliquer en termes accessibles au commun, au lieu de nous souler avec l’hubris de leurs morues aux câpres. Merci par avance, mais rien ne les oblige à sortir de leurs sillons, bien sûr.
Bàv,
@ de nombreux autres sociétaires pouvaient baisser le slip avec meilleur profit,
… ce que ne parvinrent jamais à faire la grande Françoise Seigner. Ni Jean-Jacques Gautier, derrière le rideau. Bah !
« Plus il moralise avec arrogance du haut de ses Dosto, Nietszche ou Shakespeare, plus il nous gonfle, car plus il cause dans le désert et devient fou. »
vraiment je suis désolé carlito, je pensais que nous étions en démocratie et que chacun avait le droit de dire ce qu’il voulait.
maintenant que je sais que c’est toi qui fait la loi et qui est le petit despote de service je vais prendre plus de précaution, pour pas me retrouver au goulag.
en attendant tu devrais lire le premier livre de Léon Chestov « Shakespeare et son critique Bandès ».
en fait je copie colle ce que j’ai lu dons ce livre pour analyser votre réaction.
toi t’es un despote et moi je suis un scientifique qui fait ses expérience sur l’humain.
vue ta réaction je pense que question « tragique » vous êtes un peu largué, phénomène d’époque ?
c’est toi qui fais
Monsieur Gigi, à peu près tout le monde sait que la théorie métrique des produits tensoriels topologiques, initiée par Grothendieck, étudie comment comparer différentes façons de mesurer la taille des tenseurs dans les espaces de Banach ; Grothendieck a montré qu’il existait une constante universelle telle que toute interactuon bilinéaire continue peut être contrôlée (à un facteur fixe prés), par une interaction beaucoup plus simple et discrète. Cette cobstante, dite constante de Grothendieck, révèle une rigidité profonde des espaces fonctionnels. Elle relie l’analyse fonctionnelle, la géométrie des espace de Banach et des domaines aussi varié que l’optimisation et l’information quantique. Cette constante s’inscrit â peu près dans la fourchette 1,68 – 1,78 (en réel).
Oui c’est exact, Madame Ricaud épouse Veyre.
@ »Les dénommés Dédé ou Punckt peuvent-ils nous la réexpliquer en termes accessibles au commun »
moi je peux !!!!!!!!!!!!
dans le dossier Epstein on trouve une conversation entre lui et Ehud Barak : Epstein explique à Barak qu’une nouvelle société genre start up vient d’arriver elle s’occupe du traitement des données pour l’armée, son nom : Palantir !
quand la CIA a envoyé 91 drones sur la résidence de Poutine il y avait dans le drone un système permettant de se guider tout seul à très basse altitude.
le truc marrant dans la conversation c’est que Barak est comme toi : il est largué, du coup il demande à Epstein de répéter et de lui épeler chaque lettre du nom de la société et aussi du nom de ses dirigeants.
cette histoire n’a absolument rien à voir avec la constante de Grothendieck, mais ça me fait plaisir de te la raconter.
Vous m’avez fait envie avec votre morue. Vous auriez pas dû m’en parler.
Paradoxalement les Français comprennent mieux les pièces et poèmes de WS que les anglophones, car les trads sont modernisées, alors que l’original devient chaque année plus impénétrable aux yeux et oreilles d’outre Manche, sans parler de l’hémisphère occidental.
Il existe une collection à l’usage des élèves britanniques, No Fear Shakespeare, qui traduit en anglais standard les textes originaux…
Si cela peut aider, pourquoi pas, tutto fa brodo.Shakespeare s’apprivoise lentement mais sûrement. Et il ne laisse jamais indifférent. Pour avoir eu le plaisir de l’enseigner pendant quelques années, je peux témoigner des vertiges qu’il déclenche chez les élèves et les étudiants…
D. tu demandes à chatgpt ? c’est pas du jeu !
un exemple d’application de la constante de Grothendieck pourrait être le réacteur ITER.
il faut savoir que la construction (à Cadarache que je connais bien) était bloquée par manque d’une pièce importante qui l’électro aimant.
pas de bol le seul pays qui fabrique ce truc c’est pas les US, ni la Chine c’est la Russie !
du coup la Russie a fait venir en novembre 2025 à Cadarache cette pièce pour que la construction de réacteur puisse se poursuivre.
quand on sait que ITER est une espèce de soleil avec une production d’énergie inépuisable, on voit que la Russie, qui est un pays producteur d’énergies, fait passer la science avant le commerce et le pognon !
cette histoire n’a absolument rien à voir avec la constante de Grothendieck, mais ça me fait plaisir de te la raconter.
dans le top 5 des pays ayant en moyenne le QI le plus élevé on trouve : la Chine, la Russie et l’Iran.
la France doit arriver 30è et les US 40è.
et ça c’est un truc qu’avec notre prédisposition aux théories coloniales il faut toujours garder à l’esprit.
« Paradoxalement les Français comprennent mieux les pièces et poèmes de WS que les anglophones »
non ceux qui comprennent le mieux WS ce sont les russes !
y’a qu’à lire la critique à passou (ou celle de Taine) pour voir la vision rachitique de WS que nous avons.
pourquoi ? parce que WS n’est pas compatible avec notre idéalisme.
en fait passou, tout comme Hippolyte Taine, voit WS comme si c’était Molière ou Flaubert.
et pour toi Olivier c’est juste une vision mondaine, genre soirée cocktail à l’ambassade de Karachi…
l’erreur c’est faire des personnages de WS des gens qu’on ne peut pas croiser dans la vraie vie.
alors que c’est le contraire : tous ses personnages c’est nous !
WS ce n’est pas le théâtre du monde comme Molière, c’est le théâtre qui se joue au fond de l’âme de chacun d’entre nous.
c’est pas de moi, c’est Chestov qui le dit.
Ta gueule keupu !
Aujourd’hui, il faut tout simplifier, tout infantiliser, tout puériliser, tout vulgariser pour mieux dénigrer, mieux abaisser, mieux attaquer et mieux wokiser afin que le règne de la quantité devienne également celui de la vulgarité.
Je ne sais pas comment s’y prend la Gigi: son bavardage devient de plus en plus bavard. Un pléonasme à lui tout seul.
ITER.
COÛT : 25 MILLIARDS D’EUROS.
DEBUT DE CONSTRUCTION : … 2010.
ACTUELLEMENT : PAS TERMINE
PREMIERE EXPERIENCE PREVUE EN…2028.
JE SAIS PAR AVANCE QUE ÇA NE FONCTIONNERA PAS ET ÇA NE FONCTIONNERA JAMAIS A CAUSE d’UNE INSTABILITE DU PLASMA, INSTABILITE QUI NE POURRA JAMAIS ETRE MAITRISEE SANS TOUT REPENSER DE A JUSQU’À Z.
ITER sera la RISÉE DU MONDE ENTIER.
UN PROJET DE L’UE, comme PAR HASARD.
« Passoul aura réussi à dégoûter son fan*club d’aller voir cette pièce à l’Odéon… »
Parlez pour vous, JJJ.
« Ta gueule keupu ! »
halte à la censure ! vive la démocratie !
un passage savoureux dans les mails d’Epstein c’est quand Ehud Barak lui dit « fais venir en Israël des jolies russes y’en a marre de toutes ces séfarades, elles sont moches ».
Beaucoup de sépharades sont très jolies puckovski, mais elles sont généralement brunes…Barak partageait sans doute cette absurde fascination pour les blondes qui fausse le jugement de tout un tas d’abrutis sur le physique des femmes.
Tu en fais partie puckovlev?
Les bons parents devraient apprendre à leurs enfants à toujours connaitre la provenance de leur argent, à savoir pourquoi ils le reçoivent et à quelle activité il est relié. Cela pour éviter d’être impliqué, même indirectement, dans des affaires louches.
@halte à la censure ! vive la démocratie !
On a connu la parole errante, avec keupu on découvre la parole de dortoir
John Constable, Étude de paysage marin avec nuage de pluie (orage en mer)
Capté en passant
« C’était donc un assassinat.
Le 22 février 2012, la journaliste américaine Marie Colvin et le photoreporter français Rémi Ochlik étaient tués dans le bombardement du centre de presse de Homs, en Syrie. Notre nouvelle enquête, produite en partenariat avec le réseau syrien du journalisme d’investigation SIRAJ, établit ce que le régime de Bachar al-Assad s’est acharné à nier : des moyens considérables ont été déployés pour localiser ce centre de presse informel et planifier la frappe avec minutie, dans le but d’en tuer les occupants.
Les éléments recueillis, dont plusieurs témoignages de militaires présents sur zone, établissent l’existence d’un crime international contre des journalistes, qui peut relever d’un crime contre l’humanité.
Reporters sans frontières (RSF), partie civile dans cette affaire, attend de l’instruction en cours qu’elle puisse aboutir à la localisation et à l’arrestation d’un maximum de responsables identifiés avant que ne s’ouvre un procès historique et très attendu. »
@subir un Hamlet aspergé des décibels de la musique de Bob Dylan ou de Nick Cave
Capté en passant
« CRUMB (1943)
« The music never stopped »
Roots of the Grateful Dead with Obray Ramsey, Dixie Cups, Bob Dylan etc.
AFFICHE lithographique signée au crayon en bas à droite et numérotée 34/130 en bas à gauche.
Dim : 49.5 x 50 cm.
On joint le coffret « Les frères lumineux présentent les as du musette », illustré par CRUMB. »
En passant
« Salman Rushdie salue le « brillant » lauréat du prix Nobel Bob Dylan
« D’Orphée à Faiz, la chanson et la poésie ont été étroitement liées. Dylan est l’héritier brillant de la tradition bardique. Excellent choix », a écrit Rushdie sur Twitter après l’annonce jeudi plus tôt que Dylan était le lauréat du prix Nobel de littérature cette année.
Dans un article dans The Guardian, Rushdie a salué le choix de l’Académie suédoise, décrivant Dylan comme un parolier-auteur-compositeur qui « domine tout le monde ».
« Ses paroles m’ont inspiré depuis la première fois que j’ai entendu un album de Dylan à l’école, et je suis ravi de sa victoire Nobel.
« Les frontières de la littérature ne cessent de s’élargir, et c’est excitant que le prix Nobel le reconnaisse », écrivait Rushdie, ajoutant qu’il passait la journée à jouer des chansons de Dylan.(…) » 🙂
on
Il avait un ongle incarné dans la chair, le plénoasme à lui tout seul.
biche ma biche,
Trio pour un
COMMENTAIRES INTERESSANTS
Euh, non !….Rien.
Next ?
« Le capitalisme a ses faiblesses. Mais c’est lui qui a mis fin à l’emprise des aristocraties héréditaires, amélioré le niveau de vie de la majeure partie de la population mondiale et permis l’émancipation des femmes. »
Camille Paglia
Un pléonasme qui pue, la seule innovation.
Scène de la vie ordinaire parisienne.
Je sors fumer une cigarette sur mon balcon.
Au loin, j’aperçois la silhouette sombre d’un corps étendu sur les grilles réchauffantes du trottoir.
Soudain, surgissant de la rue qui fait l’angle avec le boulevard, une jeune femme, toute de blanc vêtue, se dirige vers le gisant et dépose un petit sac en plastic blanc à la hauteur de son bras.
Elle repart aussitôt, d’un pas alerte, dans la direction d’où elle venait.
Le gisant ne bouge pas.
Mais voilà qu’une corneille sautillante s’approche à son tour du sachet et tente de se l’approprier.
Les anses bien nouées et visiblement trop lourd, la corneille renonce à son butin et s’envole au loin.
A son réveil, le dormeur aura t-il droit à un bon petit déjeuner ?
@ 7.40 / merveilleuse anecdote matinale, jzmn ! Et véridique, puisque vous ne mentez jamais. Il faudrait vous en servir pour imaginer la suite de l’histoire à rajouter à votre blog…
Voilà la suite qu’elle m’inspire : Philippe, le SDF se réveille mais veut persister dans son rêve. Dans ce moment de confusion, une colombe noire bienveillante venait de lui déposer un en-cas pour calmer sa faim, et lui donner du courage et de l’entrain pour la journée. Elle avait réussi à chasser la dame blanche qui cherchait à le punir de son inertie, en lui ôtant le pain de la bouche. Quand il se releva, il mangea ce que la colombe avait laissé et, confiant en la vie, partit bon pied bon oeil. Il repensa toute la journée à la colombe, et le soir il trouva d’instinct le bon chemin à prendre pour la nuit suivante.
Peut-être quelqu’un y donnera-t-il une suite ?-
Bàv,
———-
(nb/ piste – > comme « à peu près tout le monde sait que la théorie métrique des produits tensoriels topologiques compare différentes modalités de mesurer de la taille des tenseurs dans les espaces de Banach »…, on peut continuer à broder sur le rêveur, dans le silence. Car « c’est un seul et même silence qui entoure le rêve, et le travail qu’il suscite, inspire et nourrit » (AG – R&S, I, p. 219).
J’aime beaucoup Répliques d’Alain Finkielkraut mais ce matin j’entends des opinions que je ne partage absolument pas.
Voici le thème de l’émission :
Suspension de la réforme des retraites, dette sociale, rapport au travail : la France peut-elle encore se réformer sans renoncer à son modèle social ?
(Avec Philippe Aghion, économiste français, prix Nobel d’économie 2025, professeur au Collège de France et à la London School of Economics
Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance.)
–
Premièrement, tout le monde s’est accirdé pour dire que le système de retraite français, beaucoup trop généreux sur l’âge de départ, se finançait forcément par la dette et son accroissement. C’est exact mais c’est parce que ça a été structuré ainsi et qu’il existe un dogmatisme interdisant de le restructurer. On purrait financer différemment mais on se l’interdit. Ou plus précisément le pouvoir bancaire mondialist l’interdit.
Deuxièmement j’ai entendu qu’il était logique de travailler plus longtemps parce que l’espérance de vie augmentait ! Oui elle augmente mais bien plus lentement que ne recule l’âge de départ à la retraite. Elle augmente très doucement, insensiblement, pendant que les réformes successives procèdent par paliers violents. Vous comprenez le problème. Par ailleurs il existe une différence d’espérance de vie de 5 ans entre hommes et femmes, c’est énorme, et on sait très bien que la parité, entre autres, interdira toute modulation de l’âge de départ selon le sexe. Enfin et contrairement à ce que j’ai entendu, les conditions de travail se dégradent partout, constamment, surtput par la montée en flêche des troubles et pathologies psychosociales.
D’ailleurs et pour en finir j’ai entendu qu’il ne fallait pas dire que les gens étaient heureux lorsqu’ils s’arrêtaient de travailler ! C’est pourtant ce que j’ai toujours observé, partout (à une pu deux exceptions près que je considérais comme preque pathologiques). Tous les membres de ma famille, tous mes voisins et collègues partis en retraite en ont été transformés ; devenus bien plus sereins, souvent même rayonnants, débutant de multiples projets autrefois refoulés que le carcan souvent aliènant du travail leur interdisait avant, s’investissant dans des associations, des actions caritatives ou encore accédant à des fonctions électives. Et de plus assez grands consommateurs de biens et de service.
Bref, beaucoup de fausses certitudes ce matin et toujours la même idée sous-jacente que seul un bon PIB pouvait rendre toute une population heureuse. Quelle naïveté, quelle vision extraordinairement étroite !
Le système social français avait une mission : donner l’exemple au monde entier de l’être humain tiré vers le haut.
Les systèmes politiques dits « démocrates de centre ou centre-droit » sont en réalité des systèmes oppresseurs et absolument pas démocratiques.
@ cher PE. Confirmez-vous cette info de Madiapart, vous qui êtes sur place ? Ou bien, vous l’interdisez-vous, vu qu’elle n’appartient pas au domaine de la littérature ? Encore qu’on y aurait vu ma biche infiltrée, ce qui pose quand même un sacré problème d’odeur. Bàv,
———–
« Les remparts de Saint-Malo n’en sont plus pour les extrêmes droites, par Manon Boquen (Splann !) »
Derrière les récentes visites d’Éric Zem.mour et de Jordan B.ardella pour des séances de dédicace, la cité corsaire abrite des éléments de la frange la plus radicale de l’extrême droite française et régionaliste. Notamment de jeunes suprémacistes se disant prêts à mener une « guerre raciale ».
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Personnellement, j’aime beaucoup les analyses nuancées de l’endive de Chaville sur le merveilleux « modèle social français » vu par chpgpt… Cela dit, le robot nous laisse plutôt perplexe s’agissant de savoir pour qui voter aux futures élections muncipales. On croit deviner sous sa plume que les représentants du Front national seraient les mieux à même de nous reconduire le « modèle » qu’ils ont historiquement largement contriubé à édifier, mais selon des tonalités moins dispendieuses qui n’égratigneraient que fort peu les nationaux de souche.
@ l’être humain tiré vers le haut 🙂
…par le bon dieu sans doute qui actionne le ascendeurs vers lui et brise tous les plafonds de verre (comme Eltonhurk). Next.
les ascenseurs (oups : les a-censeurs)
Quels aliments permettent d’allonger la durée de vie, Mobsieur Dé ?
Je souhaite accroître encore ma durée de vie espérée (déjà bien supérieure à la vôtre).
C’est très simple :
– les endives
– les fèves
– les lentilles
– les oeufs
– le beurre
– l’huile d’olive extra vierge
– la tête de veau
– le foie de veau
– le boeuf gras nourri exclusivemebt à l’herbe
– le foie de morue dans son huike exsudée
– la sardine, l’anchois, le harengs et le maquereau, tous frais.
– l’huître, quand il est pissible d’en trouver
– le poulet bio.
– le cornichon au vinaigre, les achards de légumes, le kimchi.
– le yapurt fait maison au véritable ferment bulgare.
Si vous mangez ça régulièrement, vous gagnez envore cinq ans les doigts dans le nez.
Les oeufs bio. Seulemebt bio.
Et quels alimebrs font mourir plus vite ?
Pour mémoire :
1) Antoine Vitez avait monté Hamlet intégral au Théâtre de Chaillot, plus de 4 heures.
2) J’ai souvenir d’avoir vu un « Hamlet in 15 mn » dans les jardins Shakespeare du Pré Catelan à Paris.
@ »Beaucoup de sépharades sont très jolies puckovski »
d’accord avec toi cloclo, et pas d’accord avec Ehud Barak, ma mère en était une de Tlemcen et elle était très jolie.
C’est trés simple ;
– les fritures
– les huiles végétales industrielles
– les huiles hydrogènées et toute préparation à base d’huiles hydrogénées.
– le sucre
– le fructose en grande quantité
– les édulcorants chimiques
– le blé en trop grande quantité
– l’excès d’alcool.
– les charcuteries industrielles de bas de gamme
– le boeuf et le porc nourri principalement aux granulés et non pas à l’herbe et au foin.
quand on faisait une recherche sur « Rothschild » il y a 3 jours il y avait plus de 4.000 occurrences et maintenant il y en a environ 3000 !
ce qui signifie que les Rothschild ont le pouvoir de faire disparaitre du dossier Epstein les données qui les concernent ce qui est assez incroyable.
tous les médias des Rothschild comme Slater ou le NY Post mettent des gros titres en première page pour dire que l’affaire Epstein célérusses !
limite ça en devient amusant.
encore que les Rothschild sont quand même les créateurs de l’état d’Israël et ils ont aussi eu la peau de Napoléon, à partir de là on imagine qu’ils peuvent effacer les données qui les concernent dans le dossier Epstein.
truc amusant : quand les Rothschild ont créé l’agence Havas pour diffuser l’information ils l’ont mise en face de la Bourse à Paris.
l’AFP qui a pris la suite d’Havas se trouve au même endroit en face de la Bourse.
si on recherche « Rockefeller » dans le dossier Epstein ça donne zéro résultat !
Rothschild 4000 et Rockefeller zéro.
pourtant il y autant (sinon plus) d’ingérence des Rockefeller que les Rothschild dans la politique des états occidentaux.
exemple au hasard : Brzezinski, le stratège néoconservateur qui a expliqué pourquoi les US devaient s’emparer de l’Ukraine pour affaiblir la Russie est une création des Rockefeller.
On vante la retraite à 67 ans chez les allemands mais on oublie de dire que les arrêts de travail des plus de soixante ans y ont explosé. Il existe une limite contre laquelle on ne peut rien. Repousser sans cesse l’âge de la retraite ne fait que déplacer le problème.
les trads sont modernisées
For sure, dear Mr Litvine. Aux meilleurs de vos élèves faites tout de même entendre la version originale. Gide, traducteur de seconde main, relisait du Shakespeare au Congo, dans sa baleinière pour oublier les effluves de l’hippopotame mis au séchage.
Il faut souhaiter que la boldocloportine se pénètre de la citation de Renato.
la conséquence la plus importante de l’affaire Epstein sera la baisse de l’aide américaine pour Israël.
dans le camp maga il existait déjà un tiers mondisme semblable à celui de lfi, ils prennent par exemple la défense de l’Iran contre Israël.
avec l’affaire Epstein ce mouvement va monter en puissance.
une des vidéos les plus vues est celle de Steve Bannon qui interview Epstein et lui demande s’il est le diable en personne (Bannon cite Milton) : les maga raffolent de genre de trucs.
« Repousser sans cesse l’âge de la retraite ne fait que déplacer le problème. »
les 2 économistes invités chez Finky n’ont aucun intérêt.
ce sont 2 économistes libéraux mondialistes qui tiennent un discours de libéraux mondialistes.
du temps de Reagan ils disaient la même chose, il y a 20 ans pareil, 10 ans pareil…
ce sont des types qui sont à la soldes des oligarques et des élites mondialisés comme on les voit à Davos.
du coup ils ne représentent pas l’avenir du monde et n’ont aucun intérêt.
Retour au billet : « La mise en abyme d’une pièce dans la pièce »
—
Une telle formulation serait parfaitement redondante en anglais étant donné que la ‘mise en abyme’se dit justement « the play within the play », la pièce dans la pièce, carrément plus explicite que la version jargonnante de « l’effet vache-qui-rit ».
Dans Hamlet, la pièce dans la pièce est la Souricière (the Mousetrap) que concocte le Prince du Danemark afin qu’éclate au grand jour la culpabilité de son oncle le roi Claudius, qui, si l’on en croit le fantôme de son père, est un usurpateur meurtrier, incestueux & fratricide. La scène est aussi une métaphore du rôle du théâtre, qui est censé révéler à l’auditoire/au lecteur les profondeurs souvent fangeuses de l’humanité, et par sa valeur purgative/cathartique l’en débarrasser.
« The play’s the thing/
Wherein I’ll catch the conscience of the king ».
More anon.
à la solde des oligarques et des élites mondialiséEs
Hamlet une enquête policière ?
avec Hamlet dans le rôle du détective ?
cool…
« une métaphore du rôle du théâtre, qui est censé révéler à l’auditoire/au lecteur les profondeurs souvent fangeuses de l’humanité, et par sa valeur purgative/cathartique l’en débarrasser. »
ça c’est effectivement ce qu’on dit le plus souvent.
sauf que le tragique n’est pas compatible avec la catharsis : ce qui marche avec la catharsis c’est l’injuste.
question : où se trouve l’injuste ou le Mal dans Hamlet ?
Olivier avec ton idéalisme béat tu nous refais la même erreur qu’avec Othello : Iago c’est le mal !
pose toi une question simple : qui incarne le Mal dans Hamlet ?
Pour tous les fainéants du blog qui veulent prendre leur retraite à 60 ans, voire 55, voire 50, je suis 100% d’accord avec Philippe Aghion et Norbert Dufourcq. La retraite à 70 ans, sauf raison médicale véritable et vérifiée, c’est l’avenir!
le problème est qu’Hamlet n’éprouve aucune culpabilité face à tous les malheurs qu’il cause.
on minimise trop l’importance des victimes collatérales chez WS parce qu’on se fout complet des victimes collatérales.
comme si elles étaient nécessaires à parvenir à ce but ultime de faire justice.
que vaut une justice qui pour arriver à ses fins sacrifient autant d’innocents ? réponse : RIEN !
parce que l’équilibre entre la lumière et l’obscurité doit être conservée : si la lumière survient à un endrait alors simultanément l’obscurité advient à un autre endroit !
ce maintien de l’équilibre entre le Mal et le Bien apporte un démenti formel aux idéalistes progressistes !
s’il n’y avait qu’une chose à retenir de WS ce serait celle-là : le progrès n’est que le résultat d’idées abstraites incompatibles avec la réalité !
c’est pour ça que tous ces acteurs et metteurs en scène genre bob de merde parisiens qui nous jouent du WS ça ne vaut pas un clou parce que ce sont tous des putains de progressistes débiles !
et WS nous dit dit le progrès c’est une connerie !
@ »La retraite à 70 ans, sauf raison médicale véritable et vérifiée, c’est l’avenir! »
cloclo je t’adore !
ce serait possible de le demander dans un monde juste.
mais dans un monde où les injustices et les écarts entre les plus riches et les plus pauvres explosent il y a des trucs qu’on ne peut pas demander gens.
et ça même un gamin de 6 ans peut le comprendre.
par contre dans un tel contexte c’est pas le travail jusqu’à 70 ans qui est probable, ce qui est probable c’est la révolution et le retour de la guillotine.
simple… basique : tu me suis cloclo ?
Je suis allé péniblement jusqu’à 67 ans, mais hélas on m’a interdit d’aller plus loin, malgré ma proposition de bénévolat. Maintenant, trois ans plus tard, j’aide de vieux manutentionnaires perclus de fatigue à 59 ans (à qui on dit qu’ils auront encore 11 ans à tirer, s’ils crèvent pas avant), à décharger les containers chez Leclerc. Je suis un prévilégié puisque personne ne m’oblige à le faire entre deux moments de répit à l’RDL pour lutter contre mon ankylose digitale.
Je sais pas trop où vous en êtes, vous, closer, dans votre métier, toujours à l’écoute de France des bons auteurs à France-Culture.
Bàv.
Il faudrait tropquer le syntagme de « mise en abyme » par celui de « mise en abysse ordonnée ». Pouic.
si les Rothschild font le forcing avec leurs médias pour dire Epstein célérusses c’est jsute parce que dans cette affaire tous les chemins mènent en Israël.
et ça les américains sont pas cons ils le voient bien !
exemple au hasard : quand un procureur dit après la condamnation ridicule d’Epstein en 2008 : il avait le soutien d’organisations puissantes.
ces organisations qui sauvent la peau d’Epstein déjà ça peut pas être les russes ! au contraire si Epstein était soutenu par les russes il aurait subi une peine normale (au moins 30 ans de prisons).
donc ça ne peut être que la CIA ou le Mossad.
sauf que depuis 50 ans Mossad et CIA c’est la même entité !
et ça les Rothschild vont avoir beaucoup de mal à enfumer et modifier l’opinion des américains sur ce sujet.
Quoiqu’on fasse et veuille, il restera toujours des « fautes » au clavier cannibale, à la relecture humaine. A quoi bon vouloir les ocrriger (sic) ?
limite le seul lien entre Epstein élérusses c’est Nabokov : son avion s’appelait le « Lolita Express ».
Ob se demande si le punckt ne serait pas un poil antisémite aves ses légendes urbaines des 200 familles naguère advenues par le Protocole des Sages de Sion (retrouvés, dans leur intégralité, dans les petits papiers d’Epstein)… Non, une telle ininuation serait un poil diffamatoire pour lui, et du reste, sans doute ourdie par de grandes familles juives richissimes tenant sa main, et partant, allant encore en tirer un plus grand bénéfice. Meuh.
(rêve de la nuit / 7.2.26 : je me réconcilais avec le couple Lévy, et notamment la femme, après deux décenies de brouilles professionnelles – Nous faisions état des bons moments que nous avions passés ensemble et en riions, plutôt que des litiges qui nous avaient durablement et douloureusement éloignés les uns des autres).
JJJ. Je n’ai pas d’informations particulières ni de « tuyaux » sur l’extreme droite à saint malo.Ce que je sais c’est que l’inviation de Jordan Bardella
à venir dédicacer son livre dans un hotel de saint malo a été tres mal vue de la majorité des malouins.Et de plus, il y a eu une manif autour de l’hotel contre la présence de Bardella. Les CRS qui ont balancé des grenades lacyrmogènes à moins de dix mètres de femmes âgées, blessées aux jambes et hospitalisées, a soulevé une réprobation unanime dans la population, dont les journaux, -depuis « Le pays Malouin » jusqu’à « OUest france- se sont fauts l’écho. . Par ailleurs, oui, il y a une minorité FN qui se veut active sur Saint-Malo mais ça reste une minorité. Leurs affiches ne tiennent pas une journée en période électorale.
@ traducteur de seconde main
*** on se demande bien ce qu’il faisait de la première
Un conte néoréaliste à l’irakienne
@ 11.20. OUf, me voilà partiellement rassuré. Dans ces conditions, faites quand même bien attention à vous. On ne sait jamais, vous y êtes assez célèbre, aux dires d’amis malouins lisant régulièrement vos romans et surtout votre blog, désireux de garder leur plus strict anonymat. Merci et bàv,
as you know, dear jjj, il tâtait du négrillon porteur, qui ne connaissait pas encore son bonheur d’avoir été massé par un prix nobel. Les plus éveillés auront bénéficié d’une lecture comparée Goethe Shakespeare, réjouissez-vous pour eux.
ça barde chez les malouins, y’a pas que des huîtres
ICI, SAINT MALO @
Attention quand même, PE !
D’après Jérôme J., au 1er tour des présidentielles de 2022, Marine avait fait 15.79 et Eric 6.6 (!!!). Au 2e tour, le Front avait fait 28.6
Aux Législatives suivantes, il avait fait 30.5
Aux Europénnes (2024), Jordan avait fait 21,6 et Marion 5.08.
*** Il est temps que les Malouins se mobilisent contre la progression de la peste brune qui prolifère chez eux, pour les prochaines municipales de mars, notamment. Le Républicain Gilles Lur.ton est-il fiable pour aider à faire barrage, ou déjà compromis ?…
https://www.saint-malo.fr/mes_contacts/gilles-lurton/
Bàv
« Il faudrait vous en servir pour imaginer la suite de l’histoire »
La réalité est plus imaginative que la fiction, JJJ.
Après avoir fini mon compte rendu cinématographique du jour, je suis allé avec Vita au tabac, qui se trouve à l’angle de la rue de Rottembourg et du boulevard Soult.
Là où git le gisant.
En m’approchant, j’ai aperçu une touffe de longs cheveux noirs.
Une femme ?
Non, un homme chevelu, barbu et moustachu, alongé sur le dos hors de ses couvertures, les bras croisés derrière la tête, souriant et apparemment repu.
Notre heureux mousquetaire semble avoir eu un bon petit déjeuner…
Le capitalisme, c’est l’air qu’on respire et la vie qu’on mène.
Ces débiles profonds de gauchistes de merde n’ont qu’à mourir en s’étouffant s’ils ne l’aiment pas.
« il tâtait du négrillon porteur »
Voir l’extrait suivant du « Goût de l’Afrique », phil !
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ANDRE GIDE
En dansant et en chantant
Le 19 juillet 1925, André Gide, âgé de cinquante-cinq ans, et son compagnon le jeune cinéaste Marc Allégret, de trente ans son cadet, embarquèrent à Bordeaux, où ils ne revinrent que le 31 mai de l’année suivante. Depuis ses vingt ans, Gide avait rêvé de partir en expédition en Afrique, attiré principalement par la flore et la faune incomparable de la forêt vierge. Mais à l’occasion de son long périple à pied, en voiture et en bateau à travers tout le Congo jusqu’au Tchad, avec des incursions au Gabon et au Cameroun, outre la nature singulière des régions visitées, il découvrit également la réalité profonde d’un pays alors sous domination coloniale française dont il ne manqua pas de dénoncer les abus dans son journal de voyage : « tant que, en A[frique].-E[quatoriale].F[rançaise]., j’ai voyagé « accompagné », tout m’a paru merveilleux. Je n’ai commencé d’y voir clair que lorsque, quittant l’auto des Gouverneurs, je me suis décidé à parcourir le pays seul, à pied, afin de pouvoir entrer, six mois durant, en contact direct avec les indigènes. » Un contact direct qui lui permit aussi d’appréhender les singularités propres à l’Afrique traditionnelle.
« Bambari, 14 octobre [1925]
Ce matin, dès l’éveil, danse des Dakpas*. Vingt-huit petits danseurs, de huit à treize ans, badigeonnés de blanc de la tête aux pieds ; coiffés d’une sorte de casque que hérissent une quarantaine de dard noir et rouge ; sur le front une frange de petits anneaux de métal. Chacun tient à la main un fouet fait en jonc et cordes tressées. certains ont les yeux encerclés d’un maquillage en damier noir et rouge. Une courte jupe en fibre de rafia complète cet accoutrement fantastique. Ils dansent en file indienne, gravement, au son de vingt-trois trompes de terre ou de bois d’inégales longueurs (trente centimètres à un mètre cinquante) dont chacune ne peut donner qu’une note. Une autre bande de douze Dakpas, plus âgés, ceux-ci tout noirs, déroule ses évolutions en sens inverse de la première. Une douzaine de femmes se mêlent bientôt à la danse. Chaque danseur avance à petit pas saccadés qui font tinter les bracelets de ses chevilles. Les joueurs de trompe forment cercle ; au milieu d’eux une vieille femme bat la mesure avec un plumeau de crins noirs. A ses pieds un grand démon noir se tord dans la poussière, en proie à de feintes convulsions, sans cesser de souffler dans sa trompe. Le vacarme est assourdissant, car, dominant le beuglement des trompes, tous, à la seule exception des petits danseurs blancs, chantent, hurlent, à tue-tête, inlassablement, un air étrange (que par ailleurs j’ai noté). »
(« Voyage au Congo » in « Souvenirs et voyages », Bibliothèque de la Pléiade,
Editions Gallimard, 2001)
« 3 mars [1926]
Il me semble que je vais mieux. Des vertiges encore, mais j’ai pu manger un peu, au chevet du lit de Marc, et avec lui. Porridge et riz à l’eau, avec une délicieuse compote d’abricots (nous sortons de nos cantines ce que nous avons de meilleur) arrosé d’eau de Vichy et de Moët.
Après ce court repas, je me recouche. Et, tandis que j’essaie de dormir, mes pagayeurs d’arrière – six Sara que nous avions déjà à l’aller (ceux d’avant, cinq, sont des gens de Moosgoum) – commencent un chant sur des paroles que me traduit Adoum :
Le Gouverneur**, il est malade.
Ramons, ramons pour aller plus vite que la maladie,
L‘amener jusqu’au médecin du Logone,
qui est bien le chant le plus extraordinaire que j’aie entendu dans ce pays. Ah ! que Stravinski ne put-il l’entendre ! C’est une longue phrase, gueulée d’abord et qui s’achève en pianissimo, mais chantée comme en canon, de manière que le fortissimo de certains coïncide avec le pianissimo des autres, celui-ci formant comme une basse murmurée. – Les notes ne sont jamais exactement données (ce qui fait qu’il est extrêmement difficile de noter l’air) ; pas plus qu’en anglais il n’est de voyelles pures. Très difficile à comprendre pour nos oreilles septentrionales qui attachent tant de prix à la justesse du son. Ici la voix n’est jamais juste. De plus, lorsque l’un chante do ré, l’autre chante ré do. Certains font des variantes. Sur six, chacun chante une chose un peu différente, sans qu’il y ait précisément des « parties ». Mais cela fait une sorte d’épaisseur harmonique des plus étranges. La même phrase – presque la même (avec le petit changement parfois, à la Péguy) – se répète inlassablement un quart d’heure durant, une demi-heure. Parfois ils semblent se griser de ce chant, à tue-tête ; ils rament alors avec emportement, fureur. (Nous avons pris cette fois le bras profond du Logone.) Comment ai-je pu dire que les Sara ne chantaient pas ?(A noter pourtant qu’ils ne chantent jamais lorsqu’ils se servent de la perche, mais seulement pour accompagner le mouvement régulier des rames.)
Nos chants populaires, près de ceux-ci, paraissent grossiers, pauvres, simplets, rudimentaires. »
(« Le Retour du Tchad » in « Souvenirs et voyages », Bibliothèque de la Pléiade, Editions Gallimard, 2001)
* Cette danse fait l’objet d’un longue séquence dans le film de Marc Allégret.
** J’ai omis de dire que, depuis Fort Lamy, les boys, et à leur suite tout l’équipage m’ont fait monter en grade. « Commandant » ne leur suffit pas. Et, plus tard, « Gouverneur » non plus. Rien à faire à cela. Par enthousiasme ils m’appelleront « Gouvernement » (note d’André Gide).
Jazzi,
Laisse les clodos tranquille, ils ne t’ont rien demandé.
Si vous mangez 4 endives par jour et 5 anchois frais, vous gagnerez 10 ans de vie, Monsieur Chialoux.
V/2=4ex5a. C’est une formule que je tiens directement de Monsieur Dé.
Philippe Forest rappelle dans une langue éblouissante et entrainante la conférence que Stephen Dedalus, le héros du Ulysses de James Joyce, est censé prononcer à la Bibliothèque nationale à Dublin
—
C’est une conférence impromptue plutôt que prévue à l’avance. Et pour l’essentiel, elle reprend celles que Joyce prononça à plusieurs reprise sur WS que Joyce donna à Trieste. Il y développe entre autres le thème de la violence meutrière, celle d’Hamlet et de Claudius « Neuf vies sacrifiées pour une seule, celle du père (…) » et fait, entre autres, référence à la guerre des Boers « Les Hamlet en khaki n’hésitent pas à tuer. » Stephen Dedalus/James Joyce inscrit la violence du héros shakespearien dans une perspective « génétique » en reprenant la théorie d’un Shakespeare-père qui aurait été boucher et non gantier, comme c’était le cas.
Reste la validité de cette vision d’un Hamlet obsédé par la mort et la destruction, un véritable meutrier en série, (exceptées celles de Gertrude, Laërte, & la sienne propre, les autres victimes sont les siennes).
Souhaitons que la maitrise par P.Forrest du matériau shakespearien soit supérieure à sa connaissance de Joyce. Sur WS en français, il me semble mille fois préférable de lire les vrais spécialistes, qui l’ont fréquenté des décennies durant dans la chair du texte, les A.Suhamy, R. Marienstras, D.Goy-Blanquet, M.Edwards, JM. Desprats et F.Laroque, to name but a few.
More anon
Nous l’avons laissé tranquille, Alfred.
Et a mon grand étonnement, Vita n’a pas moufté au passage !
Merci dear Baroz pour votre goût de l’Afrique Moët. Il y manque le sexe, c’est dans les correspondances non censurées, « the play in the play » dit le Shakespearien Mr Litvine.
la bonne nouvelle c’est qu’il reste encore des malouins à Saint Malo.
comme Saint Malo est devenu un airbnb géant on se demande juste où dorment les malouins ?
perso j’aurais jamais imaginé que bes bretons se fassent entuber à ce point sans résister par une société californienne.
au moins ils résistent au RN…
Bon, alors, je vais y aller, même si je ne suis pas qualifiée pour ça, (après tout, il n’existe pas de certification, diplôme ou légitimation pour l’écriture bloguesque), cela va me permettre d’éclaircir l’expression de mes idées… Ou au moins de le tenter… Et puis, cela a tout de même un rapport avec le sujet du jour, puisqu’il y a du Shakespeare dans l’air.
Donc, le film « Hamnet », de Chloé Zao d’après le roman du même nom de Maggie O’Farrell. Je ne sais rien d’elles, sinon qu’elles sont deux femmes, ce qui a, d’après moi, toute son importance.
C’est l’histoire de l’épouse de Shakespeare, à travers sa rencontre avec William, leur union, la naissance de leurs enfants, la mort du garçon de 11 ans Hamnet, et la découverte par Agnès de la tragédie Hamlet, au théâtre du Globe.
J’insiste : le point de vue, ici, est celui d’Agnès, et le spectateur (ou la spectatrice) est invité.e. à s’identifier à elle. Cela me rappelle le film de Campion, « Bright Star », retraçant les derniers mois de Keats. Ici même, notre hôte avait salué le portrait que Campion avait tracé du poète, commettant à mon sens une « erreur » d’interprétation, car je suis persuadée que le vrai sujet du film n’était pas Keats, mais bien Fanny Brawne. Je mets néanmoins des guillemets à « erreur », car s’il y a une liberté que l’on doit protéger, c’est bien la faculté d’interpréter une oeuvre à sa guise, et d’ailleurs je m’en réclame, ahaha !
Néanmoins, dans Hamnet, le sujet du film est ici sans équivoque, et c’est Agnè. Shakespeare n’est convoqué que dans ses rapports avec sa femme et ses enfants, et sa pièce Hamlet (où il joue lui-même le rôle du spectre, d’ailleurs je me demande si c’est exact, je veux dire est-ce attesté ? Bah, en fait on s’en fout un peu…) est vue à travers les yeux d’Agnès.
Le second pari du film (à part de proposer à l’identification du spectateur un personnage quasi-anonyme appartenant à l’entourage d’un auteur devenu un mythe, ce qui est en soi une gageure) est la reconstitution historique de Stratford-upon-Avon , ses environs, et peu le Globe, aussi. Bon, là, le travail est parfaitement honnête à mon sens, nous sommes très très loin des patins à roulettes de Marie-Antoinette chez Sofia Coppola, et je le regrette un peu, of course, car cela plonge le film dans une sorte de sagesse de réalisation qui ne sublime pas son propos, idem pour les costumes. Mais si cette sagesse est lisse, sa modestie convient, disons que rien n’est choquant, juste un peu convenu, mais bien fait… Enfin, je trouve, peut-être un historien lèverait-il les yeux au ciel ?
Ce qui convient bien moins, c’est le choix de l’acteur qui joue William. Voyons, il s’est marié à 18 ans avec Agnès, qui en avait 26. Or, Paul Mescal a trente ans, un physique et une musculature à l’avenant, et les scènes qui l’opposent à un père décrit comme tyrannique et battant le « jeune homme » ne sont pas crédibles. C’est dommage.
D’ailleurs, c’est le second reproche sérieux que je peux faire à ce film. Agnès, « fille d’une femme de la forêt », montrée comme possédant les connaissances des « sorcières » – plantes, onguents, baumes, est à la fois décrite de manière très concrète, très charnelle, plongée dans le réel, est en même temps sans arrêt convoquée sinon à l’imaginaire, du moins aux aspirations presque « mystiques » émanant de la « nature » (longs plans sur le ciel à travers la voûte des arbres, présence d’un faucon dressé, incantations…) et puis cet accouchement au beau milieu de la forêt, ah je n’ai pas pu m’empêcher de me demander qui avait coupé le cordon ombilical, Agnès elle-même avec ses dents, ou bien son faucon apprivoisé qui ne rechigne pas aux bouts de viande ? Bon, je suis un peu méchante, là… C’est que je suis peu sensible à la poésie, quand on essaie de me la faire avaler sous couvert de réalisme.
Mais tous ces défauts s’effacent, à mon avis, devant la force du film : son propos. (et c’est pour cela que c’est important de savoir que ce sont deux femmes qui en sont à l’origine)
Car que n’a-t-on pas dit de la femme de Shakespeare ! La seule chose dont j’avais eu connaissance, par exemple, était que William la méprisait copieusement, au point d’avoir fait état, jusque dans son testament, du second rôle qu’elle tenait dans sa vie. C’était, m’avait-on dit, ce qu’il fallait tirer comme conclusion de la célèbre phrase « my second best-bed with the furniture ». William aurait exprimé à travers cette tournure une froideur voire une détestation envers son épouse, ou au moins un éloignement. Or c’est une interprétation moderne qui ne correspond pas au langage pratiqué par les élisabethains…
Donc, il est justifié, à mes yeux, de prendre le contrepied parfait de cette opinion, et de nous montrer une Agnès (ou Anne Hataway chez Wiki) aimée et respectée… Et une situation inversée : après la mort de l’enfant, c’est elle qui ne supporte plus William, qui lui dit « va-t-en », et il ne retrouvera grâce à ses yeux qu’à la faveur de la tragédie qu’il écrira après la mort de son fils. Ce renversement, cette inversion, est vraiment fine et finement montrée. Hamlet, fils d’un père mort tragiquement, tragédie écrite par le père d’un fils mort tout aussi tragiquement, se superpose à Hamnet… Et Agnès, puissante, intelligente et aimée, remplace en l’inversant la Bobonne élaborée par le machisme des siècles passés (surtout le victorien, of course).
Rien que pour cela, ce film mérite d’exister. Et il est tout-à-fait honnête, voire nécessaire.
En fait, il m’a fait penser à une autre romancière, anglaise, Tracy Chevalier. J’ai lu avec un grand intérêt qui tournait parfois à la jubilation, par exemple, « prodigieuses créatures » (l’appropriation par Darwin de la découverte des premiers fossiles de dinosaures à Lyme Regis, dans le Dorset, alors que le mérite en revenait à une jeune fille pauvre), ou encore « la jeune fille à la perle » (la vie de la jeune fille modèle de Vermeer pour le célèbre tableau, supposée servante de la maisonnée), et enfin « la dame à la Licorne » (la reconstitution d’un atelier de tapisserie flamand autour de la figure féminine de la fille de la maison, supposée avoir saisi de modèle pour la dame).
Ces livres ont d’ailleurs donné lieu à des adpatations cinématographiques, notamment avec Scarlett Johannson pour la jeune fille à la perle, et là c’est tout sauf une erreur de casting, c’est une réussite totale !
Eh bien, il me semble que Hamnet fait partie de ce genre. A savoir les portraits, littéraires ou cinématographiques, de figures féminines dont on ne sait rien ou si peu, sinon qu’elles ont réellement existé. L’ignorance historique permet donc des réhabilitations ou des interprétations enfin positives… C’est un paradoxe : du « continent noir » (l’absence des femmes dans l’histoire écrite par les hommes, pour cause de domination manifeste) jaillissent des portraits de femmes valorisants, « reconstruisant » ce qui a été volé à toutes nos aïeules, leur parole, comme leur souffle même…
Alors, évidemment, le gros gros souci tout de même de ce film bien fait, sympathique, voire émouvant surtout dans le dernier quart (la représentation d’Hamlet, le lyrisme étant ici comme la prolongation de la pièce montrée), c’est qu’à force de vouloir positiver, on tombe parfois dans la mièvrerie. Shakespeare est un être d’une quintessence supérieure, les enfants sont tous adorables, la mère aimante construit un cercle familial paradisiaque, et même sa souffrance va conduire, grâce au génie tragique d’un William expiant son absence au chevet du petit mourant via son théâtre, au retour du bonheur conjugal…
Bon.
Allez, je suis un peu de mauvaise foi. Tous les défauts que je vois dans ce film s’effacent, pour moi, devant son propos disons féministe, la fin justifiant les moyens ou au moins atténuant les défauts manifestes du discours…
Alors qu’en réalité, ces défauts (disons aggravés par le côté hollywoodien de la réalisation, je veux dire le pognon quoi) sont exactement les mêmes que ceux qui m’ont tant déplu dans « Emilia Pérez », que je tiens pour une sombre merde et qui a pourtant reçu l’Oscar…
Ah là là, non, décidément, je ne suis pas faite pour rendre compte de façon « objective » de mes goûts. Mais tant pis, et je ne vais pas me mettre la rate au court-bouillon pour ça.
Et donc, Hamnet ? 50/50, la balle au centre !
Puck. La muncicipalité de Saiint Malo aété la première de france à limiter le nombre de locations RBnB dans Intra Muros.
marrant ce besoin de biographie de l’auteur.
alors que chez WS le truc intéressant c’est la biographie de ses personnages.
Hamlet est un individu hyper moderne : une subjectivité genre « c’est mon choix », confronté au vide d’une existence dénuée de toute transcendance.
c’est probablement le nihilisme d’Hamlet qui le rend si proche de tous ces acteurs bobos de merde dont il est le triste miroir.
Après Médiapart, punk s’active dans la diffusion de fake news à Saint Malo !
JJ-J Pourquoi faire semblant de n’être pas au courant de la montée du FN à saint malo alors que vous aviez les chiffres?
Entre la femme de WS au cinéma et ceux qui prétendent que WS était une femme, la Comtesse de Pembroke, certains semblent échafauder à l’envi, d’autant que tenir la preuve qu’un personnage appartient à un auteur c’est déjà la galère, surtout quand ils viennent de nuit ébranler le châssis de tes fenêtres, tiens me voilà, je cherche un auteur à martyriser, svp, écrivez moi un rôle pour que j’arrive sur scène et me réincarner.
Louis-Ferdinand Céline, son jugement sur les hommes, au soir de sa vie : « Ils étaient lourds, lourds et épais, plus que bêtes et méchants »
Dira t-on demain : « Elles étaient lourdes, lourdes et épaisses, plus que bêtes et méchantes » ?
Peut-on imaginer que les sonnets de Shakespeare soient ceux d’une femme plus que mûre adressés à un jeune homme, Chantal ?
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William Shakespeare
Sonnets Trad. F-V Hugo
Sonnet 30
Quand aux assises de ma pensée doucement recueillie j’assigne le souvenir des choses passées, je soupire au défaut de plus d’un être aimé, et je pleure de nouveau, avec mes vieilles douleurs, ces doux moments disparus.
Alors je sens se noyer mes yeux inhabitués aux larmes, en songeant aux précieux amis perdus dans la nuit sans fin de la mort. Je donne de fraîches larmes à des chagrins de cœur dès longtemps effacés, et je gémis sur l’absence de plus d’une image évanouie.
Alors je me lamente sur les lamentations passées, et je refais péniblement de douleur en douleur le triste compte des souffrances déjà souffertes, et je le solde de nouveau comme s’il n’était pas déjà soldé.
Mais si pendant ce temps je pense à toi, cher ami, toutes mes pertes sont réparées et tous mes chagrins finis.
Céline qui jugeait les hommes, c’est bien celui qui appelait à la disparition des juifs et des homosexuels ? Son jugement est donc forcément pertinent, et on doit le respecter, n’est-ce pas ?
Franchement ! Il n’est pas besoin d’attendre demain pour insulter les femmes. Depuis hier et encore aujourd’hui, c’est le sport national des porteurs de couilles.
je pense qu’on peut tout imaginer JB, quand on écrit à partir d’une posture interdite par sa condition. Se cacher d’être, jalou.x.se, paresseu.x.se, menteu.r.se, puis faire sauter la bogue et se donner en spectacle c’est notre quotidien médiatique. La surenchère est à un point de saturation telle que pour survivre mentalement les gens laissent tomber et se penchent sur leur passé, le trot d’un cheval, un chien qui jappe, une fleur oubliée. Tourner la page, ou l’écrire ?
Les Hamlet dont je me souviens bien sont ceux de Carmelo Bene — Un Hamlet moins compris —. Avoir vu d’autres versions ne m’a jamais apporté plus qu’une lecture silencieuse du texte.
Un Hamlet de moins ! pardon…
Ton compte rendu de Hamnet est d’une lourdeur pesante, Clopine !
Céline est un génie littéraire, qu’on le veuille ou non.
Quant aux porteurs de couilles, faut-il les leurs couper ?
Jazzi. J’ai remarqué qu’à Saint-Malo, les grands défilés sont ceux de la CGT et FO pour défendre l’hopital et le personnel hospitalier.
Le pardon de la mer rassemble lui, les cathos, mais ils sont trois fois moins nombreux (alors que les églises font le plein le dimanche). Enfin Gilles Lurton se vante d’être le premier maire de france a avoir imposé un quota pour limiter les locations RBnB Intra Muros.Est-ce vrai? est-ce un banal argument electoral? je n’en sais rien. ce que je sais c’est que les prix de la galette bolée de cidre ou ceux des moules marinières frites atteignent des chiffres stratospheriques. Pour les plateaux de fruits de mer, il n’y a polus que les japonais qui en commandent…
Puck, notre hôte est avant tout un biographe… Et c’est vrai que, longtemps, les biographies d’écrivains me tombaient des mains, tant elles étaient décevantes, parfois, par rapport à leurs oeuvres. Je me souviens avoir lu une biographie de Victor Hugo, j’étais dans ma vingtaine et je cherchais à m’expliquer ma sorte « d’addiction » aux livres du susdit (ce n’était pas si courant, dans mon milieu social et dans ma génération). Et voilà que je lis que Victor Hugo, journellement, notait toutes ses dépenses, sans en manquer aucune, ce qui faisait le bonheur de ses biographes, apparemment. Mais moi, cela m’a atterrée, comme preuve d’une mesquinerie qui rabaissait d’un coup le grand homme au rang de Madame Chiffard, la voisine de la rue d’Alsace-Lorraine, à Bernay, qui faisait de même ce qui n’améliorait pas sa réputation de pingrerie et même constituait une sorte d’icelle !
Mais parfois, il n’est même pas besoin des biographes. Quand j’ai découvert, grâce à la République des livres, la correspondance de Flaubert, j’ai d’abord été transportée d’enthousiasme, car tous ceux qui prétendent écrire , même si modestement que ce soit, ont le coeur empli de reconnaissance à cette lecture, tant Flaubert semble dire tout haut ce que le prétendant pense tout bas de la difficulté d’écrire… Mais, au fur et à mesure de ma lecture, je ne pouvais m’empêcher de trouver Flaubert bien mesquin, bien lâche, bien petit-bourgeois, et bien phallocrate. Certaines de ses lettres à Louise Colet m’occasionnaient comme des démangeaisons dans la paume des mains, tant j’avais envie de m’en servir contre lui…
Donc, quand j’aimais un livre au point de ne plus le quitter, je me détournais sagement de la vie de son auteur. Mais avec l’âge, la curiosité l’emporte désormais, et plus j’avance, plus j’aime les biographies – même si la biographie de Proust par Painter est exaspérante, tant les détails inutiles qui y fourmillent, (conférant à cette biographique une platitude d’analyse et de posture qui aboutissent à ce paradoxe : plus on sait tout sur ce que faisait Proust tel jour à telle heure, plus on s’en fout) la rendent d’un ennui abyssal à la lecture.
Et puis il y a les biographies carrément malveillantes, comme celle de Josyane Savigneau sur Carson Mac Cullers, (s’il existait un ordre des Biographes comme il existe un ordre des Médecins, rien que ce livre aurait dû l’amener à la radiation), qui est l’opposé exact de Painter. On ne peut accuser Painter de subjectivité, mais il est tellement ennuyeux que ses deux tomes sur Proust vous tombent des mains. Savigneau, elle, n’est pas ennuyeuse. Elle est scandaleusement de parti pris jusqu’à déformer parfois les éléments tangibles dont elle se sert…
Il faudrait forcer les biographes à se présenter devant la barre imaginaire d’un tribunal, chargé de soupeser leurs motivations…
« Après Médiapart, punk s’active dans la diffusion de fake news à Saint Malo ! »
ben oui tout pareil comme Hamlet !
d’où la modernité d’Hamlet : Hamlet est à travers le mensonge de la fiction qu’il se raconte à lui-même.
avant les tragédies étaient liées au mythe, à savoir un mensonge que l’on croyait vrai.
alors qu’Hamlet « est » à travers un narratif dont il sait qu’il est un mensonge.
ce passage du mythe au narratif (fiction) est ce fait la subjectivité de l’individu moderne : à savoir un individu sans transcendance qui se construit sur un mensonge.
d’où le succès du capitalisme qui va servir à alimenter ce narratif permettant aux individus de construire leur subjectivité.
l’individu moderne à l’instar d’Hamlet repose ontologiquement sur l’idée de fake news.
tu me suis jazzman ? normalement tu devrais bien comprendre ce dont je parle.
Hélas, Puck, si j’en crois certain sociologue de ma connaissance, le capitalisme ne sert plus seulement « à alimenter un narratif de fake news permettant aux individus de construire leur subjectivité », il se nourrit lui-même de ce narratif, il « devient » ce narratif… Si cela vous intéresse, écrivez-moi à clopinetrouillefou@gmail.com, je vous indiquerai la thèse en question !
Vas-y pas, Puck.
le être ou ne pas être c’est juste une histoire de mensonge, cela montre qu’une fois de plus WS joue avec nous, il ne s’agit plus d’acteurs accumulant des déguisements, mais d’un type qui nous dit soit j’existe dans la fake news, soit je ne suis pas, Hamlet n’a pas d’autre choix vis à vis du monde qui le regarde qu’être à travers le mensonge.
c’est là où WS fait sortir le théâtre du théâtre pour le plonger dans notre modernité où les individus n’ont d’autre choix qu’exister, non plus à travers des mythes comme autrefois, du temps où il existait une transcendance, mais seulement d’être à travers la fiction, WS est l’auteur qui a le mieux senti ce passage moderne du mythe à la fiction, ce que des philosophes comme Ricoeur ou Hume adoubent en disant que l’identité est effectivement une fiction
parce que dans un monde sans transcendance l’individu n’a pas d’autre choix que remplir le vide de son existence par des fake news
ce qui a permis au capitalisme de s’imposer puisqu’il consiste en une fabrique de mensonges dans lesquels les individus viennent puiser pour combler leur vide.
Hamnet, c’est un fournisseur de jambon en ligne ?
quand les médias des Rothschild disent Epstein célérusses alors que rien dans les fichiers le le laisse croire alors qu’il y a des milliers de mails qui montrent qu’Epstein c’est Israël c’est juste de la désinformation, ce sont des fake news.
j’ai lu les articles de Slate où le journalistes dit des trucs du genre « même si nous n’avons pas la preuve qu’Epstein célérusse tout laisse supposer que …. »
donc il n’a aucune preuve, mais il le suppose.
en omettant de dire qu’à l’inverse tout laisse croire qu’Epstein c’est les Rothschild et Israël.
parce que là le journaliste en a des milliers de preuves, mais il évite de l’admettre !
donc il suppose des trucs dont il n’a aucune preuve, mais il ignore des trucs dont il a des milliers de preuves !
se faisant ce journaliste de Slate incarne à lui seul tout le système actuel.
à savoir un truc niveau Pravda de la fin su soviétisme, mais en version dégradée.
je ne sais pas le nombre de lecteurs qui lisent Slate et gobent ce genre de propagande mais j’imagine que ces crétins doivent représenter une majorité.
le capitalisme aujourd’hui c’est ça : la fin de l’esprit critique.
« Hamnet, c’est un fournisseur de jambon en ligne ? »
et West_Ham.net c’est le site du club de foot.
La bio de Proust par Painter est pleine de défauts mais ennuyeuse ? Jamais entendu ça. C’est celle de Jean-Yves Tadié qu’il faut lire.
Quant aux propos de la boldocloportine sur la Correspondance de Flaubert qui forme un des livres les plus importants du XIXe siècle, que répondre si ce n’est de lui demander de ne plus jamais en lire une ligne, ni de l’évoquer…
Précédemment le « Shakespeare in love » de John Madden (1998), superproduction des studios Harvey Weinstein, fut un grand succès de l’industrie Hollywoodienne, avec son lot de nominations aux oscars et ses chiffres faramineux de places vendues.
Le génie du capitalisme et de son art de l’adaptation à l’air du temps fait qu’aujourd’hui, la même usine à rêves, nous propose une sorte de Madame Shakespeare, d’après le livre à succès d’une romancière et tourné par une réalisatrice chinoise, dont j’avais par ailleurs beaucoup apprécié les films précédents.
Une daube, parfaitement mijotée au petit feu du mélo, puisque j’y ai même versé une petite larme.
Avec son 50/50, péniblement argumenté de longues phrases justificatives, Clopine tombe dans le panneau et fait le jeu du… capitalisme.
Un comble, non ?
Alors que tant de films plus intéressants, en provenance des filmographies du monde entier doivent céder leur place et les salles de projection selon les lois impitoyables de l’économie de marché aux produits les plus frelatés de l’industrie dominante, comme le « Palestine 36 » dont nous a parlé JJJ, qui n’est guère resté plus d’une semaine à l’affiche à Paris.
Moi je dis non.
Je préfère donner ma voix par exemple au « Gâteau du président », premier long métrage d’un cinéaste irakien, autrement plus roboratif, et dont je vous ai parlé ce matin…
Lu sur le site Cinéma & littérature
Annisa Aulia
2 h
Chère Chloé,
Tu n’imagines pas à quel point j’ai cru en toi après la vision de ton Rider.
C’était magnifique , beau comme le Junior Bonner de Peckinpah, beau comme le Jeremiah Johnson de Pollack . C’était l’Amérique de la marge , la grandeur de la loose. Seuls sont les indomptés . Ton héros en était . Et tu l’étais .
J’imaginais pour toi l’immense carrière qui s’ouvrait et le chemin royal unique qui serait tien à Hollywood. .
Je suis sûr que tu sais tout ça puisque la grande professionnelle que tu es devenue ne peut que se faire traduire mes petites notules parues sur FB ou sur Cinéma et Littérature.
Ça a dû bien sûr un peu piquer pour toi quand tu as lu mon désarroi devant ton Nomaland toujours talentueux , mais – me semblait-il – un peu roublard .
Inutile de te dire combien j’ai été désarçonné par la suite quand j’ai su que tu te collais à un Marvel, mais bon , je ne me suis pas imposé la vision de cet opus , et puis je me suis dit que tu avais peut être pris un crédit trop important pour une villa de Bel Air ayant appartenu à Joan Crawford ou Billy Wilder.
Après tout, c’est ta vie .
Mais je me suis précipité pour te retrouver avec cet Hamnet multi nominé.
Je t’avoue que j’ai bien cru que je n’arriverai pas vivant au bout de la première heure .
J’ai vraiment souffert le martyre et je suis pourtant dur à la douleur puisque je m’étais tapé sans broncher les 2h30 d’un Sound of Falling particulièrement grâtiné dans le domaine, en appréciant finalement l’épreuve.
Et puis j’en ai un peu assez des intérieurs éclairés façon Vermeer ou Pieter de Hooch. Comme des plans larges un peu trop larges, un peu trop froids façon La Jeune Fille en Feu . Je sais trop combien tu es capable de t’attacher à de beaux visages pour nous faire partager leur émotion.
Bien sûr , ton immense talent de réalisatrice émerge encore ça et là, particulièrement sur les scènes avec les enfants , remarquablement dirigés et filmés.
Mais dis toi bien que la formule « derrière tout génie, il y a une femme » , ça marche impeccablement pour Pierre et Marie Curie , mais Serrebrenikov a bien montré combien ce pouvait être hasardeux dans son beau La Femme de Tchaïkovski.
Alors c’est vrai que tu réussis formidablement bien ton final, c’est beau, rythmé, ça emporte mais reconnais que l’émotion naît surtout de ton changement de dialoguiste. Et que ton crescendo n’est pas plus brillant que celui de la Famille Bêlier avec du Shakespeare à la place de Sardou et du Richter ( un peu lourdaud, je trouve…) à la place de Devaux.
C’est évidemment très malin d’avoir répondu à ton cahier des charges – certainement imposé par tes producteurs ( ils doivent avoir besoin de reconnaissance…) – qui t’enjoignait de réaliser un film féministe ( pour être bien dans l’esprit du jour) avec un petit côté intello ( pour que le jury des oscars soit persuadé de primer une œuvre importante , reflétant à travers ce geste son immense culture et son ouverture d’esprit).
Rassure toi. Plein de gens vont trouver ça super.
Moi, je vais patienter en guettant le moment où tu retrouveras l’esprit rebelle des Chansons que Mes Frères m’Ont Apprises et de Rider.
N’oublie jamais que tu es unique.
Et que cette année , le cinéma chinois a montré qu’il était le plus grand du monde.
N’essaye pas de te battre avec des Nolan , cale toi sur le grand Jia Zhang Ke.
Capté en passant
« Le Liban dénonce une attaque israélienne au glyphosate dans le sud du pays
Selon Beyrouth, du glyphosate à haute concentration a été largué par l’armée israélienne près de la ligne de démarcation entre le pays du Cèdre et l’Etat hébreu. L’épandage de cet herbicide, menaçant la fertilité des sols, pourrait empêcher le retour de la population dans cette zone.(…) »
L’agent orange revisité
Être critique dramatique, écouter chaque soir du Sophocle, du Marivaux , du Racine, du Genet ou du Feydeau ou du Tchekhov, de la Commedia dell ‘Arte, du Pinter, du Yasmina Reza ou du Shakespeare ça ressemble à un rêve. Mais ce métier de critique dramatique est-il en train de devenir un métier à forte pénibilité ? Ou carrément un métier qui fout en l’air vos soirées ? Il suffit de lire dans la même semaine les critiques de Joëlle Gayot dans « Le Monde » pour voir que son métier ressemble l’expose à des agressions psychiques répétées.Elle a souffert devant le Hamlet en version allégée d’Ivo Van Hove. Elle a été plus que déçue au spectacle « Enfin du courage »,lu par Adjani à l’Atelier. Elle a éprouvé plus que du malaise aux Bouffes du Nord, devant « Chiens » de Lorraine de Sagazan, aux Bouffes du nord. Cette pièce de théâtre est inspirée de l’affaire French Bukkake, du nom du site Internet qui diffusait les viols de centaines de femmes, organisés par un homme. Il paraît que l’énonciation des crimes est assez insoutenable. Donc, semaine éprouvante. Je sais.. au V° siècle avant J.-C. déjà on dévore ses enfants dans la tragédie grecque et le sang coule chez les Atrides. Dans Titus Andronicus, ce cher William n’y va pas de main morte :la reine mange ses deux fils cuisinés dans une tourte. Cauchemar en cuisine.
« une histoire de cocuage et de « triangle à la française » bien éloignée des interprétations métaphysiques et spirituelles »
ouai un truc grunge genre « sors jouer, invente les règles. et ce n’est pas suffisant de mourir à cause de toi.
Pour certains, je suis déjà mort, je m’éloignerai de toi, mais je sais que j’illuminerai le chemin à suivre. Bonjour, jusqu’à quel à quel point ?
Je suis un menteur et je suis célèbre. Nous sommes là, divertis-nous ! Je me sens stupide et contagieux, une libido, un albinos, un mulâtre, un moustique…
Nous sommes là, divertis-nous ! Nous nous sentirons tous stupides et célèbres
Ouais ! Pas vrai ?
Sors et prends du temps pour toi, non, ça ne me dérange pas, en fait oui, ça me dérange, quand je suis loin, je ne ressens plus rien, seul, je suis triste. Prie pour moi !
Sortez jouer, enlevez vos vêtement ! Inventons les règles ! On se reverra au tribunal…
Une autre nuit à avoir peur de toi, un autre mensonge, comme toi…
Bonjour… jusqu’à quel point ?
Un déni.
https://www.youtube.com/watch?v=vB2c7_vyBSM&list=RDvB2c7_vyBSM&start_radio=1
Je ne comprends pas pourquoi on lui tomber toujours à bras raccourcis. Elle a courageusement répondu à une demande… « Qu’en avez-vous pensé ?, vu que jzman comme d’hab… s’est montré bien trop elliptique et usé par un pensum quotidien qui ne lui pemrt que de planer sur les flots de la « critique » dans le déni d’êtr un « critique de cinéma », comme si n’importe qui ne pouvait pas s’octroyer cette fonction, avec un peu de vernis révisé avant de vneir au café du commerce pour y briller. Mais elle, peu rompue à ce gerne d’exercice, s’excuse de « justifier » ses émotions, ses agacements, et de donner à voir sa compréhension ’empathique) de la démarche de la cinéaste… Peut-être maladroitement, mais honnêtement. Et non, son propos n’est pas laborieux ni lourd du tout. Il est pesé et fort soigneusement écrit. Bien sûr… elle s’autorise des digressions personnelles et parfois des parallèles oiseux (sur jozyane savigneau et carson mc cullers auxquelles ne voudrait en rien ressembler sorrralement ?… sans doute)… M’enfin , qui a le courage ici d’en faire autant, de temps à autre ? Personne (à mon sesn, aha aha, et je le dis très sérieusement, en me moquant un brin…) Ele m’a appris quelque chose de ce film que je n’irai pas voir… Non parce qu’il serait pris, comme tous les autres, dans le business du capitalisme ou je ne sais quelle autre facile stupidité, mais parce que je ne m’intéresse pas trop, actuellement, au regard qu’Anne Hataway pouvait porter sur son mari à la mort de leur fils. Et que j’ai d’autres urgences avec ma voisine à peu près dans la même situation… Elle en veut à mort au père du gosse, dit qu’elle le hait, et lui ne sait pas comment l’aider pour le moment. Elle pesne qu’il a moins de chagrin qu’elle parce qu’il ne sait pas trouver les bons mots.
(***cela dit, je crois que la pétulante romancière Tracy Chevalier était de nationalité plus américaine qu’anglaise, à l’origine. J’ignore si ce détail biographique a de l’importance).
Bàv,
@ SV, qu’est-ce qu’un fix-up, au juste ?
(wiki@l’R de dire 🙂 [Un fix-up est un recueil de nouvelles d’un même auteur sur un même thème. Écrites indépendamment l’une de l’autre à des dates très diverses, elles sont réunies dans un même ouvrage et agencées ou arrangées selon un ordre, pour former une trame d’apparence cohérente].
Confirmez-vous cette définition ? Bàv.
@ 16.45 – « Être critique dramatique »,… est-ce un « métier » différent de celui d’un « journaliste » un peu plus spécialisé que celui qui sévirait à la rubrique des chiens écrasés, en attendant de monter dans l’ascenseur de son journal ?
Je n’arrive pas à comprendre si on est en présence d’un « savoir faire » particulier ou d’un « savoir être » doté d’une compétence préalable et dument validée. Et dans ces conditions, à ces gens-là, s’il s’impose une déontologie particulière les obligeant à ne point trop faire montre de leurs états d’âme permanents ?
(Il semble que ce sujet soit très sensible sur les chaines du service public mais pas du service privé…) Mais pourquoi s’en prendre à cette chroniqueuse du journal Le Monde plutôt qu’à celle du Figaro. Ferait-elle trop mal son job ? Je ne comprends pas où on veut en venir…. Je crois juste me souvenir que notre ami Georges Banu avait essayé de faire la part des choses comme prof à Paris III, sans jamais être jamais parvenu à se convaincre lui-même. Bàv,
Ecoutez, Puck, si vous n’avez aucun objectif rationnel à invoquer dans votre vie, c’est une raison de plus pou r obéir à votre désir instinctif de vérité et de lui obéir avec votre force entière dans tout ce que vous voyez comme dans votre aveuglement final.
C’est tout ce que l’erdélie peut vous conseiller. Il faut cesser de la souler, vous reprendre. Et vous le pouvez. Merci d’y bien réfléchir avant de comploter à nouveau. Bàv,
Démission d’Adèle van Reeth, démission de Jack Lang, fin d’un monde qui, comme le dirait Duras, « ne tient plus ensemble ». Et ce n’est que le début. Enfin…
Une pensée à Maurice Boissard qui, sa journée faite au Mercure, rentrait à Fontenay pour nourrir ses animaux, puis reprenait le train dans l’autre sens pour assister aux représentations qui nourriraient sa critique dramatique, pour ensuite retourner à Fontenay à pas d’heure.
Un mot; les remèdes prêtes à Madame Shakespeare ne peuvent être que forestiers, sorciers, ou autres. Ils correspondent à l’ Angleterre du XVI.Et Non, tous les sonnets de Shakespeare ne sont pas dédiés à des hommes. il est aussi Quelqu’un ici qui publia Saxo Grammaticus, c’est le Blogueur Jean Ollivier. Quant à Hugo , ne jamais oublier qu’il est issu de notre actuelle série C )mais oui ! ) et qu’ayant connu la pauvreté et la vache enragée, il pouvait bien nous léguer ses carnets) ou il y a bien des choses!) sans passer pour mesquin…,
@L’agent orange revisité
Les inondations à l’eau de mer des nappes phréatiques, c’était innovant … même dans une perspective millénariste
JJJ : Confirmez-vous cette définition ? Bàv.
Yes
L’ouvrage chroniqué n’en est pas un mais « l’autonomie », la discontinuité, des chapitres du roman, y fait penser.
Capté en passant
« 📢 Appel à projets Flash Groenland : à la suite de l’annonce de PHILIPPE BAPTISTE, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, et en réponse à la mobilisation du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, l’ANR va lancer à l’issue de la période des services votés un appel à projets Flash pour renforcer les coopérations scientifiques avec le Groenland.
🔎 L’appel « Flash Groenland » sera ouvert à l’ensemble des thématiques scientifiques et à tous les champs disciplinaires, sans restriction. Les projets devront porter sur les enjeux liés au Groenland et s’inscrire dans une démarche de recherche structurée et partenariale. Il a pour objectif de soutenir des recherches ciblées et rapidement mobilisables sur le territoire groenlandais, en associant étroitement des équipes scientifiques groenlandaises, ou, lorsque cela est pertinent, des acteurs locaux et les populations autochtones. Il s’inscrit en cohérence avec les travaux de la Prospective scientifique polaire conduits par l’Agence de programme Climat, biodiversité et sociétés durables portée par le CNRS, qui ont mobilisé la communauté scientifique académique polaire française.
🎯 L’appel permettra d’amorcer de nouvelles coopérations scientifiques ou de renforcer des collaborations existantes, dans une logique de partenariats équilibrés et durables, contribuant à la production de connaissances, à la formation et au partage des savoirs.
🚨 L’instrument Flash de l’ANR est un dispositif de financement exceptionnel car il permet de financer, dans des délais très courts, des projets de recherche répondant à des situations d’urgence, à des enjeux émergents ou à des besoins immédiats de connaissances scientifiques. »
Chaloux est à la République des Livres, très précisément, ce qu’Elon Musk est aux États-Unis. Je ne sais pas si notre hôte l’entend, mais voici qu’il préconise de m’interdire de lire.
Bientôt, ce qu’Hugo n’avait pas imaginé, lui qui savait pourtant que les Trouillefou n’avaient d’autre avenir que la pendaison, c’est qu’un Chaloux-Monsk en appelleraient à leur crever les yeux.
Pauvre boldocloportine, je ne lui interdis rien, mais pourquoi continuerait-elle à se contrarier avec des lectures qu’elle est manifestement incapable d’aborder et qui lui font du mal?
Chaloux-Musk ! Ce que je veux dire, c’est qu’il va évidemment se glorifier de cette équivalence. Bon sang, quand est-ce que la bourgeoisie cultivée, élitiste, et donc frileuse, ça comprendre ce qui arrive ? Ce ne sont pas les Trouillefou ses vrais ennemis. Ce sont les termites, les Musk, les Chaloux. S’il y a une seule posture morale à adopter, c’est de refuser qu’on puisse dénier à quiconque le droit de lire (et nous sommes sur la République des Livres) un quelconque ouvrage, quel qu’il soit. Or, voici qu’on l’envisage, à mon égard… Franchement ?
Première petite liste des ouvrages que Clopine Trouillefou n’aurait jamais eu avoir le droit de lire, d’après Chaloux-musk : la Recherche du Temps perdu, en un, la correspondance de Flaubert, en deux. Je recommande à Chaloux la lecture de King Kong Théorie. Et même, je lui conseille de se la garer dans le fion.
Tout ce que je veux éviter à la boldocloportine, c’est de se ridiculiser en exhibant ses limites intellectuelles. Tout de même pas de ma faute si elle ne comprend rien à ce qu’elle lit.
« Dans Titus Andronicus, ce cher William n’y va pas de main morte :la reine mange ses deux fils cuisinés dans une tourte. Cauchemar en cuisine. »
avec Epstein ils mangeaient les enfants après les avoir violer, mais sans la tourte.
ce qui est un manque de raffinement.
par exemple Hannibal Lecter cuisinait (au sens culinaire du terme) ses victimes avant de les bouffer.
alors que les potes à Epstein non, ce qui montre les limites du savoir vivre chez nos élites cannibales.
n’empêche que ces histoires de juifs qui mangent les enfants ça nous ramène presque au moyen âge.
« L’instrument Flash de l’ANR est un dispositif de financement exceptionnel car il permet de financer, dans des délais très courts, des projets de recherche répondant à des situations d’urgence, à des enjeux émergents ou à des besoins immédiats de connaissances scientifiques. »
parmi les recherches urgentes à lancer en France il y a celles qui consisteraient à trouver des moyens d’éponger notre dette pour pouvoir financer la recherche.
Hamlet au théâtre du Gymnase à Marseille, en 2003, dans une mise en scène de Patrice Caurier, et Moshe Leiser, avec dans le rôle titre Richard Berling en nu intégral. Ma grand-tante Aimée, effarée, répétant en boucle « mais il est nu, mais il est nu », sans chausser ses lunettes.
Plus Tard Richard Berling est devenu chef du théâtre de Toulon.
Ne pas y voir un lien de cause à effet.
Se farcir Stromae dans une pièce de Shakespeare, et l’autre barde libidineux, c hors de question.
Clopine dit : « Et même, je lui conseille de se la garer dans le fion ».
Ne soyez pas vulgaire, Clopine, laissez cela aux hommes comme moi et d’autres.
À moins que ne vous vouliez les égaler et même les dépasser en vulgarité au nom du féminisme paritaire.
Ce serait le comble !
Panneau de droite du triptyque pour ceux qui mangent les petits enfants :
https://www.franceinfo.fr/culture/arts-expos/peinture/madrid-devoile-les-mysteres-du-peintre-jerome-bosch-mort-il-y-a-500-ans_3391239.html
On ne lit pas avec son aigreur.
@parmi les recherches urgentes à lancer en France il y a celles qui consisteraient à trouver des moyens d’éponger notre dette pour pouvoir financer la recherche
Vendre de la dette US ? Cela dit, notre recherche est très correctement financée ; l’appel à projet pour le Groenland mentionné plus haut en témoigne
On pourrait dire « jeux set et match pour Trouillefou ». Mais moi, je ne le dis pas. Car derrière ces joutes verbales d’une vanité (pas dans le sens « orgueil », mais dans le sens « nullité ») abyssale, il y a un danger de plus en plus présent… J’ai lu que Jordan Bardella faisait le tour des patrons pour les persuader des avantages à collaborer avec l’extrême droite, et j’ai saisi l’innocuité contemporaine à fouler aux pieds les droits de l’homme (dont, excusez moi d’en remettre une couche, celui, pour une femme, de lire des livres qui devraient lui être interdits).
Très correctement financée et performante : « Le classement de Leiden, qui mesure l’impact scientifique des universités, est réalisé par le Centre d’étude des sciences et technologies de l’Université de Leiden aux Pays-Bas. Il propose cette année deux versions : l’une, ouverte (2800 établissements classés) et l’autre, traditionnelle (1500 établissements). 34 établissements français sont classés dans la version traditionnelle et 80 dans la version ouverte. Dans la version traditionnelle, la France arrive en 15e position mondiale et au 5e rang européen. Dans la version ouverte, la France affiche un meilleur score : elle est le 10e pays le mieux représenté dans le monde et le 1er pays de l’UE. »
https://www.campusfrance.org/fr/classement-de-leiden-2025-deux-versions-qui-classent-la-france-parmi-les-meilleurs-pays-europeens
keupu vous dira tout et ne manquera pas, comme à l’accoutumé, d’appuyer ses affirmations sur des sources solides (ou liquides)
En matière de talent ou de génie, je ne fais aucune distinction de sexe. Que ce soit Annie Fisher ou Colette, Euripide ou Flaubert.
Les démangeaisons de tout et chacun bien à part, voyons plutôt des faits réels.
AkademikerPension vend pour 100 millions de dollars d’obligations américaines, car : « Le crédit n’est plus solide. » Le fonds, qui gère des actifs de plusieurs dizaines de milliards de couronnes danoises, ne présente pas cette décision comme une prise de position idéologique, mais plutôt comme un ajustement de sa gestion des risques : les bons du Trésor figuraient dans le portefeuille pour des raisons de liquidité et de couverture, et l’équipe affirme désormais pouvoir trouver des alternatives sans être liée à un émetteur perçu comme plus fragile qu’auparavant. AkademikerPension reconnaît également un détail qui, dans ce contexte, éclaire la situation : les tensions avec les États-Unis concernant l’avenir du Groenland ont « facilité » la décision. Autrement dit, si les comptes américains s’étaient déjà durcis, le climat politique a levé les dernières hésitations. Et lorsque la politique s’en mêle, les marchés commencent à faire des calculs qui ne correspondent pas aux bilans comptables.
Juste avant AkademikerPension, les fonds de pension danois Pædagogernes Pension (environ 12 milliards de dollars d’actifs) et PFA Pension, le plus important du pays (environ 132 milliards de dollars d’actifs), avaient réduit leur exposition aux États-Unis. La raison invoquée n’est pas tactique, mais stratégique.
Dans le même temps, le plus important fonds de pension privé de Suède, qui gère 140 milliards de dollars d’actifs, a vendu entre 80 % et 90 % de ses avoirs en bons du Trésor américain, soit l’équivalent d’environ 7,7 à 8,8 milliards de dollars.
Le message en provenance d’Europe du Nord est étonnamment clair pour les investisseurs institutionnels : le risque associé aux actifs américains (dollar, bons du Trésor et actions) s’est accru. Cette hausse est due moins aux fondamentaux économiques à court terme qu’à l’imprévisibilité de la politique américaine.
Ainsi, le Danemark et la Suède réduisent leur exposition aux bons du Trésor et au dollar tandis que l’Europe réfléchit à son autonomie stratégique : nous attendons patiemment la suite des événements.
Pas de Bourree, Nora Kaye du American Ballet Theatre. Photo Gjon Mili, 1947
https://www.fubiz.net/wp-content/uploads/2015/12/gjonmili-14.jpg

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