La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer
Parfois, lorsque les critiques de théâtre sont à l’unisson ou presque pour clouer une nouvelle pièce au pilori, cela peut vider une salle. Mais à l’examen des arguments et de leur aspect discutable, le tir de barrage peut être aussi stimulant que contre-productif. Ainsi du Hamlet d’Ivo Van Hove monté par la Comédie-Française. « Arlequin de luxe, baroque frauduleux, cabaret ! » (France-Culture), « Hamlet en surrégime, gesticulatoire, survolté, chorégraphies saugrenues, grand vide enveloppé par beaucoup de bruit » (Le Monde), « Hamlet taillé en pièces, peu inspiré » (Libération) « revisité façon pop et Doc Martens, trop cheap » (Télérama) etc de la même encre sauf au Figaro. Ce qui n’empêche pas le spectacle d’afficher complet jusqu’au 14 mars et chaque représentation de s’achever sous les ovations du public debout. Soudain, on est pris de l’irrésistible envie de vérifier par soi-même ce qu’il en est et de juger la pièce sur pièces. Mon cas ces jours-ci avec le Hamlet d’Ivo van Hove qui se donne avec la troupe de la Comédie-Française, non place Colette où la grande maison est fermée pour travaux mais à l’Odéon qui lui accord l’asile poétique pour l’occasion. Et je n’ai pas été déçu.
Le parti pris du metteur en scène, habitué à monter des œuvres de Shakespeare qu’il qualifie de « pièces de guerre », a été de considérer que le personnage d’Hamlet junior (Christophe Montenez) avait une guerre dans sa tête dans la mesure où il est traumatisé par la mort brusque de son père et par la hâte avec laquelle sa mère Gertrude (Florence Viala) s’est consolée dans le lit de son oncle Claudius (Guillaume Gallienne). Certes, soit, il y a de quoi, disons… Plus convaincante est sa conception du théâtre comme l’outil idéal pour enquêter sur un meurtre. La mise en abyme d’une pièce dans la pièce n’est pourtant pas une grande première dans l’histoire de l’écriture théâtrale (il suffit d’avoir en l’esprit entre mille autres Six personnages en quête d’auteur de Pirandello). En fait, là où il innove, c’est surtout dans sa volonté de faire de son héros quelqu’un de radical qui ne trouve son salut et réussit à mettre un peu d’ordre dans son chaos intérieur non par le théâtre qui ne suffit plus mais par la violence de la vengeance. Pour y parvenir, il a donc décidé de présenter une version resserrée tant dans la durée que dans la distribution (servie par une troupe épatante, rien à redire), et, partant, plus tendue de la pièce.
La nouvelle traduction signée Frédéric Boyer de cette tragédie de la parole d’où émerge une réelle réflexion sur le langage n’est pas en cause. Non seulement elle est impeccable en tous points, incisive, pleine de trouvailles, d’audaces et de fulgurances, respectueuse de l’original tout en s’autorisant licences poétiques et anachronismes (un « gentleman » dans la bouche d’Horatio à l’Acte premier, scène 2, alors que le terme, s’il trouve ses racines à l’époque géorgienne, est très connoté à l’époque victorienne), mais elle est complète. C’est bien Ivo van Hove qui a coupé pour parvenir à une heure et trente minutes, condensé autant que concentré en vers libres qui confère à l’action un rythme plus rapide (seule la pièce dans la pièce est traduite de manière à restituer le pentamètre iambique shakespearien). Dans cet Hamlet, œuvre dont son éditeur dans la Pléiade nous assurait en 2002 qu’elle est « la plus commentée de la littérature anglaise et la pierre de touche de l’histoire de la critique littéraire et de l’histoire du théâtre », le traducteur est à l’unisson avec l’enquêteur. Le seigneur Polonius (Denis Podalydès) ne conditionne-t-il pas l’élucidation du meurtre aux « diversions » de l’enquête ?
Un autre Hamlet, donc et pourquoi pas dès lors que l’on ne quitte pas les rivages de la folie vers laquelle se dirige l’halluciné prince borderline ? N’est-ce pas ce qu’on attend d’un metteur scène et plus encore d’un Ivo van Hove surtout si l’on a apprécié ce qu’il fit il y a quelques années des Damnés de Visconti avec la troupe du Français. Il convoquait déjà la vidéo, les effets spéciaux, le stroboscope et la chanson. Rien contre la nappe de brouillard sortant du sol. Ni contre le moment Queen avec la résurrection bienvenue de Bohemian Rapsody, au contraire. Mais on reste sceptique sur la nécessité de couper dans Shakespeare pour laisser la place à du Stromae. « L’enfer », certes opportun mais Bob Dylan (Death is not the end), Billie Ellish (Everybody dies), Nick Cave (Death is not the end), Zaho de Sagazan (Tristesse) qui collent un peu trop et assez lourdement à l’illustration sonore de l’action. On n’ose imaginer que c’est une concession à l’air du temps pour rajeunir le public. Regrets éternels pour la fameuse scène des fossoyeurs passée à la trappe. Escamotés Rosencrantz et Guildenstern, les deux courtisans amis d’enfance d’Hamlet. N’empêche, quelle souffrance pour le traducteur et donc co-auteur puisque tous les mots de cette version française sont de lui… Étrangement, à mi-parcours, au moment de constater que se donnait enfin une pièce à Paris dans laquelle les comédiens ne se retrouvaient pas sans raison à déambuler à poil sur la scène, voilà que l’un d’eux se mit à courir dans tous les sens le kiki frétillant pendant plusieurs minutes -et si c’était précisé dans les subliminales didascalies du grand Will, cela nous aura échappé.
Le spectre, fantôme du père assassiné, est « la Chose » et le reste est silence. On le perçoit autant à l’écoute de la pièce qu’à la lecture de cette traduction de La Tragédie d’Hamlet, prince du Danemark (212 pages, 20 euros, Gallimard) et l’on ne peut pas dire que l’on se retrouve souvent projeté, renvoyé à la lecture de la pièce lorsqu’on quitte un théâtre. Comme si cette fois l’on avait hâte de savourer tranquillement chacun de ses mots sans être distrait, accompagné et, qui sait, perturbé par les lumières ou le tapis sonore, il est vrai si efficaces et séduisants. Dans le lumineux essai qu’il consacre à Shakespeare. Quelqu’un, tout le monde et puis personne (340 pages, 21,90 euros, Flammarion), Philippe Forest rappelle dans une langue éblouissante et entrainante la conférence que Stephen Dedalus, le héros du Ulysses de James Joyce, est censé prononcer à la Bibliothèque nationale à Dublin. Et de quoi parle-t-il ?
« De ce « pont-aux-ânes » critique que constitue « Hamlet », œuvre sur laquelle tout homme de lettres digne de ce titre est tenu d’avoir son idée à lui et de posséder sa propre théorie personnelle ».
Et l’on en vient alors à se demander s’il n’en serait pas également ainsi pour tout metteur en scène s’emparant de Shakespeare, se l’appropriant même pour le faire à sa main. Qui, écrivant, ne s’est pas servi dans cette fable ? Curieusement, on admet qu’un réalisateur en fasse autant avec un chef d’œuvre de la littérature ; car si, par exemple, Luchino Visconti avait porté l’intégralité du Guépard de Lampedusa à l’écran, le film ne durerait pas trois heures et quinze minutes mais le triple et ça, tout spectateur le comprend. Mais pas nécessairement au théâtre comme si cet art-là était infiniment plus respectable. Il est vrai que selon son éditeur dans la Pléiade sous la direction de Jean-Michel Déprats, si la pièce Hamlet n’était pas émondée, elle durerait quatre heures et demies.
Philippe Forest explique que Joyce prétend avoir trouvé « la clé de Hamlet », cette pièce qui a longtemps hanté l’imaginaire européen jusqu’à en alimenter la grande usine à poncifs, mais qu’elle est si triviale, si grossière, qu’elle ne peut que consterner les universitaires assistant à la prise de parole de son héros : une histoire de cocuage et de « triangle à la française » bien éloignée des interprétations métaphysiques et spirituelles ! Mais puisque peu de pièces autant qu’Hamlet nous invite à aller chercher derrière l’histoire autre chose que ce qu’elle raconte, pourquoi se gêner…
S’il serait vain de comparer le Hamlet de van Hove à tous ceux qui l’ont précédé (et il y en eut !), rien ne peut empêcher les réminiscences. Pourquoi la mémoire du spectateur ferait-elle obstacle aux grands moments que Georges Lavaudant nous avait offerts il y a vingt ans dans ce même théâtre de l’Odéon avec son Hamlet (un songe) traduit par Daniel Loayza et ainsi réintitulé « parce que le personnage se traîne comme un songe ». Lui aussi en avait fait un digest, un montage fait de collage de textes et de musiques, même si elle reprenait l’essentiel du texte avec de sérieuses ellipses, moins dans les grandes répliques que dans les situations. Certains personnages avaient là aussi disparu afin de tenir le tout en une heure et vingt minutes en privilégiant un ton onirique, flottant, lyrique et poétique, manière de rappeler le genre particulier de cette tragédie : drame avec humour.
A l’exercice perecien du « Je me souviens… », il y a donc ce Hamlet songeur et surtout une image mentale : celle du fascinant comédien Daniel Day Lewis, fils du grand poète Cecil Day Lewis, s’effondrant sur la scène du Royal National Theatre à Londres en sanglotant avant d’abandonner brusquement les planches où il incarnait le prince du Danemark pour s’enfuir du théâtre : pendant la scène où apparaît le fantôme du père, le sien venait de lui apparaitre dix-sept ans après sa mort et il lui disait des choses insupportables…
Nul doute que ces jours-ci, en éteignant à regret son téléphone avant la représentation, le public du théâtre de l’Odéon est encore convaincu que www est l’acronyme de World Wide Web ; mais à la sortie, il est persuadé qu’en vérité, c’est celui de Words, Words, Words (Acte II, scène 2). Et le reste n’est que silence.
(Photos Jan Versweyveld)
1 065 Réponses pour La tragédie d’Hamlet, de Shakespeare, de Van Hove et de Boyer
(au bal du sale con / 13.13)… pas « mère Teresa », juste la petite Thérèse de Lisieux qui n’avait pas demandé sa canonisation que j’ensache (comme disait un petit frère des pauvres qui n’avait jamais vraiment encensé l’abbé de Pierre).
/// en fait ON est centré sur la figure de Macron /// ‘13.13)
De quel ON tu parles-TU, là, mon bon et d’où ?… de l’erdélie, de Toi-même ou des complotistes en général ? T’es trop accroché à l’actualité de Gala, et Tu bouffes à toutes les gamelles, et c pas bien. Autrefois, du temps de Nitch, de Dosto, de Jexpire ou de Servantesque…, Tu prenais des exemples moins triviaux, plus nobles, mais Tu T’es aperçu du grotesque de Ta démarche… Et maintenant que T’as renoncé à publier Tes cochoncetés sur le complotisme à cause de Ta fainéantise légendaire, Tu préfères Te baguenauder dans la bauge de Tes pairs les purs porcs. Grand bin T’en fasse. BàT.
Alfred est en fait une création de Gigi la visqueuse, le TDC des Charentes, pour pouvoir mettre en cause d’autres internautes. Ces paroles sont les siennes:
« Cette Gisèle Pélicot, elle est vieille et laide, aucun homme sain et sensé ne voudrait la baiser ou la violer. Alors comment se fait-il qu’elle ait pu attirer tous ces bougres qui ont abusé d’elle ?!?! Y a des femmes qui ne reculent devant rien pour se faire remarquer, pondre des bouquins et passer à la télé pour le fric ».
TDC la Gigi, excuse-toi auprès de PA, rapidement.
13.38 Passoul est détenteur de mon adresse IP qui n’a jamais varié depuis 15 ans, le jour où il fit la connaissance de Diagonal, où nous nous étions rencontrés à un collouqe organisé par l’IEP, où il enseignait lui-même. Et de la vôtre aussi depuis votre retour du CDBF. Et de celle d’Alfrède, votre récent troll. Il lui sera très facile de départager le bon grain de l’ivresse. Bàv,
Charlotte Gainsbourg, depuis l’ouverture du musée rue de Verneuil, c’est termina pour moi. Avant quand je la voyais arriver je traversais pour faire exprès de la croiser.
Maintenant je reste sur mon trottoir au lieu de traverser. Na.
Et puis de toutes façons ça fait des années que je l’ai plus aperçue.
Et en plus elle s’en fout, Monsieur Dé. Elle n’aime pas les endives.
Je maintiens, les propos d’Alfred sont ceux du TDC des Charentes, Gigi la visqueuse, même s’il fait passer ses messages par un tiers. Ce type n’aura de limites que dans le très prochain effondrement de ses lobes cérébraux déjà très avachis. Bientôt, il n’en restera qu’un gros légume sans oreilles, devenu soudain très silencieux! Un peu moins de perversion maladive dans ce monde.
Alfred dit: 13 février 2026 à 11h33 /// Ce que j’ai dit sur Pelicot (sic), je le pense (sic). La société du spectacle, médiatique et numérique, m’a toujours horrifiée (sic). Les victimes (sic) supposées ou réelles d’une quelconque violence (sic) sont devenues les nouvelles vedettes qu’on (sic) exhibe indignement à la télé poubelle ‘sic) et aux réseaux sociaux nauséeux ‘sic) pour salir sordidement tout sentiment humain ou émotion pure qui pourraient légitimement obtenir l’adhésion du public ‘sic). Dans l’avenir, la fille de Gisèle Pelicot (sic) parlera, son mari (sic) et les voisins (sic) parleront aussi, et on (sic) entendra alors un autre son de cloche qui ternira certainement l’image de mater dolorosa de Gisèle Pelicot (sic) vendue par des médias bassement mercantiles et faussement compassionnels (sic). ///
———
Sacrément édifiant comme « plaidoyer » de justification complotiste, Punckt & Louchax, trouvez pas que vous y allez un peu fortiches, par hasard, tous les trois ?!
TDC des Charentes, Gigi la plus que visqueuse, grassouillet avachi sagouin cesse de m’attribuer ta prose immonde. Heureusement, pour ton dernier acte, il n’y aura pas de rustine!
Hurkhurkhurk§
La surdité augmente la perception visuelle… On ne parle pas, on écrit. Et ON voit beaucoup mieux comment sévissent les imposteurs (dixit Sonia M. à l’égard du polmorandinisme et ses protecteurs).
Ta prose immonde, Alfrède-Louchax, il Te faut l’assumer. Et rira bien qui en rira le dernier. On nous dit que Tes heures de crédit sur cette chaine sont comptées à rebours.
Pauvre gros TDC, tout y passe, maintenant Morandini, on te sent au bout du rouleau de la bassesse. Rassure-toi, ce n’est pas fait pour durer. Un regard vers le ciel, et bientôt s’allongera la nuit…
Hurkhurkhurk!
Tu es Alfred, TDC, mais ce n’est pas seulement d’ici que tu seras bientôt exclu, c’est de tout. J’entends très bien et je le perçois parfaitement, comme quoi on n’a pas besoin d’être sourd, que toutes tes fonctions cérébrales semblent s’éteindre les unes après les autres, au point que tu ne saches déjà plus QUE TU ES ALFRED. Mais pas plus Vigny que ton ami n’est Musset.
Hurkhurkhurk!
Ni Alfred 1 ni Alfred 2… Notre ami Philippe n’en était pas moins prophète en son pays, au vu du titre de son dernier recueil mystique. La Grazia.
https://www.fnac.com/a21961612/Philippe-Pichon-S-approcher-du-silence-et-mourir-comme-l-on-se-tait
J’ignorais que « Péguy et Claudel » eussent écrit des vers de mirliton!
Péguy et Claudel… Non mais vraiment…
14.24 /// Un regard vers le ciel, et bientôt s’allongera la nuit… ///
Décidément, vous connaissez bien son oeuvre. Ca devient trop louchebem. Il sera bientôt aux anges.
https://www.cultura.com/p-un-regard-vers-le-ciel-9782846213189.html
il faut vous familiariser avec les grands et ne pas vous contenter des trop petits,
Pauvre loque. Un type qui a pour ami un TDC à prose d’Alfred tel que toi ne peut pas être un bon écrivain. Pas possible.
Une petite dernière de pub sur Philippe, à l’intention de Paul Edel, Jzmn et SV qui ont de prestigieux blogs littéraires pour relayer son oeuvre. Un jour, il finira bien par crever les oeil-de-verre. Bàv,
https://www.recoursaupoeme.fr/philippe-pichon-entre-presque-et-rien-eloge-de-linterstice-fabienne-raphoz-infini-present/
Ce soir c’est merlan.
Il y a dans les Valseuses, ce film qu’on a pu filmer sur fond de « libération sexuelle », avec deux acteurs ouvertement sexualisés, une réplique particulièrement glaçante, à mes yeux.
Il s’agit de la shampouineuse. (elle est violée par son patron, en fait elle est violée par tout le monde, et a adopté une attitude de passivité mentale telle par rapport au viol qu’on pourrait la violer toute la journée, ça ne lui ferait plus rien, d’ailleurs ça ne lui fait plus rien).
Et du coup, les mecs ne sont plus contents, elle est trop passive. Voilà la réplique : « merde, autant se taper un bout de mou ».
Vous pouvez vérifier : il y a vraiment eu un homme pour écrire cette réplique « drôle, si drôle ».
15h12.
Quel Molièresque galimatias…
Le mou, très précisément, c’est du poumon. Du poumon d’animaux. Les chats en raffolent, mais on préfère, de nos jours, leur donner des croquettes aseptisées, comme le jambon sous cellophane ou le steak dans son hamburger.
Ma mère vivait avec des animaux, dont des chats, et leur donnait parfois du mou. Je la revois, avec des ciseaux à la main (pour couper le mou, il faut des ciseaux), et le mou était un des trucs les moins chers chez le boucher. A l’époque, et plus pour très longtemps, il y avait encore du sable dans le magasin (l’échoppe ?) du boucher, qui arborait encore un tablier taché de sang à sa clientèle.
…
Ouf. Merci, nos filles, pour la dignité que vous conférez à notre humanité.
Je crois que Miou-Miou n’avait pas moufté sur cette réplique à l’époque. Et me demande si Depardieu avait déjà fait montre de violence sexuelle sur le plateau. Et « décontracté du gland » ? c’était le même dialoguiste, d’une remarque glaçante aussi ? Mais vous, CT et B., vous en pensez quoi au jyste des propos de cet Alfred sur Gisèle Pélicot et les circonstances ultra médiatisées de son témoignage ? Bàv,
Quentin, 23 ans, tué par des antifas en marge d’un meeting de Rima Hassan.
Ce n’est pas « la droite » qui tue.
À Blier que je trouve assez sordide, j’ai toujours préféré Joël Séria.
14.42 Bien vu, j’ai toujours connu cette pratique de la vente du mou chez mon grand père, le boucher. Mais pour moi, le mou c’est aussi l’histoire de Zukerman qui se branlait dedans pour avoir la sensation de pénétrer un vagin. Je sais pas vous, si vous vous souvenez de ce roman méconnu de Philippe Roth qui traumatisa durablement la jeunesse de pas mal d’adolescentes américaines. Bàv,
Non hein.
Vous en aviez parlé il y a qq. jours du foie de veau.
Il fallait, pour être une fille « cool », aimer les Valseuses. Rigoler, quand, au début, les deux mecs terrorisent une » bourgeoise sortant d’un hypermarché, elle a cinquante ans et est ridicule » « . Applaudir, quand, dans un wagon sncf, ils « chauffent » (d’après leur dires) une femme maternante. Etre émue, quand une femme se tire un coup de revolver dans le vagin. Applaudir, à la description « jubilatoire » de l’angoisse « existentielle » qui traverse tout le film : le héros pourra-t-il de nouveau bander ? Wouah, quel second degré.
Bref, je souriais vaguement, j’acquiesçais, mais quelle violence, en vrai, quelle violence ! C’était si habilement fait, le « second degré » était partout, mais rien n’était dit pour qu’on puisse haïr les deux gugusses violeurs, au contraire, ils étaient donnés en exemple …
Miou- Miou moufter sur une réplique? Elle est bien bonne ! Elle qui évaluait son rôle d’ Andromaque ( si! Si! ) au nombre de vers dits! Et j’aime bien la leçon de morale près de cinquante ans après! On se drape dans le victimariat Pelliquesque façon « elle c’ est nous « , d’autant que notre bon temps est derrière! Sainte femme mais vieille catin , en quelque sorte ! MC
Jen’arrive pas à me faire un idée un peu rationnelle des participants à ce blog et de leurs filles. Par exemple, notre hôte, je crois qu’il a eu la chance d’en avoir une. Mais d’autres, Paul Edel par exemple. Je me demande toujours ce que ces filles peuvent bien dire de leurs pères, et surtout, pourquoi une « figure », disons ça comme ça, de ce blog telle que j’en suis une, leur inspire (ça, c’est vrai de vrai, j’aimerais tant savoir ce qu’une fille de trente ans peut bien rejeter, ou au contraire approuver, d’une entité telle que Clopine Trouillefou. Mais elle a autre chose à faire, pour sur !)
@ 17.03 Je sais plus trop quoi penser de Philip Roth : … foie de veau (oui pour Portnoy)…, huile de foie de morue, et maintenant « mou de chat », c’est un peu la même idée…
@ 16.51 C’est comme pour Joël Lichtlé, on se demande ce qu’il vient faire ici, sinon rappeler qu’il fut un amical défenseur de Gérard Depardieu dans une contre-pétition à celle de Yannis Ezziadi, en soutien à sa « présomption d’innocence ». D’après les échos actuels de la straocratie parisienne. On ne voit nulle part figurer le nom de Blier chez les pétitionnaires. Sans doute parce qu’il était un fort mauvais dialoguiste. Suivez son regard.
17.05 *** Je pense que le temps est désormais advenu d’interdire le film des Valseuses, politiquement devenu trop incorrect. Sauf à préciser quand même que quand on tricote un pull pendant qu’on vous baise (au cinéma), c’est pas tout à fait la même chose que quand on le fait des centaines de fois sous l’oeil d’une caméra, alors que vous êtes totalement sédatée (dans la vie réelle). Mais bien sûr, personne ne voudra établir ce genre d’analogies dégueulasses, à ceci près qu’elles deviennent explicites, ici, à force.
On sourit vaguement, mais de plus en plus jaune, à l’air de la post-vérité.
Merde, assimiler Gisèle Pelicot à « une vieille catin », fallait le faire. Je propose de droguer Marc Court tous les mois pendant dix ans, de le livrer à tous les pervers qui passent leur temps à se caresser la libido à travers le net, avant de passer à l’acte, et ensuite de le dénommer vieux queutard à tendance homo non déclarée, et ainsi faire l’impasse que la vraie seule infamie : la souffrance issue de la domination.
@ MC et CT (« figure de ce blog » !!!! « entité telle que Clopine Trouilefou »… sic & resic)… vous avez l’air de renouveler le débat…
L’un de vous deux serait-il par hasard l’auteur.e du charmant portrait de Mme Pélicot dressé hier, et de sa « justification » subséquente ?…
Ce qu’en pensent les filles de Paul Edel ??? (de la prise de position écoeurée de leur père ?). Voilà qu’un nouveau soupçon commence à poindre et se dessiner à l’horizon.
Non ! Marc, ne me dites pas que…, heu heu heu ah ah ah !
17.12
@ /// On se drape dans le victimariat Pelliquesque façon « elle c’est nous « /// (sic)
@ /// Sainte femme mais vieille catin, en quelque sorte /// (sic)
… Vous parlez de Mme Pélicot ou de Madame Trouillefou, là ? euh ?
17.13 @ /// Je n’arrive pas à me faire un idée un peu rationnelle des participants à ce blog et de leurs filles ///.
*** Il faut dire que tout le monde n’a pas un fils nommé Clopinou pour se faire une idée de ce dont pourrait être capable sa vieille mère.
NB / Je pense qu’iels sont tous.tes devenues taré.s sur cette pauvre chaine d el’RDL. Bon, mais ça fait de l’audience et du bluzz…, c le principal, Victoria.
L’écouter, elle, Gisèle Pélicot.
https://www.instagram.com/reel/DUqDcoQDVbe/?igsh=ZHRucWpvOTY3N29o
Me Bilger rend un hommage ému sur son blog à la justice qu’il « incarna » dans la condamnation maximale de Fofana, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort atroce d’Ilian Halimi.
Les gros TDC Gigi la visqueuse est en train de se décomposer en direct. Chouette!
une journaliste disait que les gens se sentaient plus proches de Gisèle Pelicot que des victimes d’Epstein parce que dans un cas c’est une personne qu’on peut avoir comme copine ou comme voisine alors que dans l’autre cas ce sont des anonymes du trafique sexuel mondialisé d’enfants et de mineurs etc…
d’autant que ce trafique sexuel d’enfants et de mineurs est le reflet d’une certaine pauvreté, d’une misère.
l’autre point est que les coupables dans l’affaire Pélicot sont des gens comme nous tous, alors que pour Epstein ce sont des milliardaires, des hommes politiques, des aristocrates etc.. donc des gens qui nous sont étrangers.
l’autre point c’est que l’affaire de Mazan est une affaire policière simple, où la police faire son travail de façon simple : ils trouvent les coupables et ils les font comparaitre devant un tribunal.
l’affaire Epstein est au départ une théorie du complot, ceux qui en parlent les premiers c’est les Qanon qui votent pour Trump.
de plus c’est une affaire où la police ne vient pas arrêter les coupables pour leur passer les menottes et les amener devant un tribunal.
le prince Andrew est un pédophile, mais il n’ira jamais en prison, pas plus que Jack Lang ou Bill Clinton.
l’affaire Epstein est un monde différent où les règles et es lois sont différentes.
pour Penicot c’est simple alors que pour Epstein c’est plus compliqué, il faut faire marcher son cerveau.
voilà tout ça mis bout à bous explique l’empathie pour une victime et l’indifférence pour toutes les autres victimes.
l’autre différence entre Epstein et Pelicot c’est évidemment les médias.
Quand la critique vaut mieux que le film
Lu sur Cinéma & Littérature
« Hurlevent », c’est :
Deux très beaux acteurs waterproof, toujours trempés, jamais enrhumés. (Et pourtant… Vu l’énergie qu’ils mettent à échanger leurs fluides, ça n’aurait pas été bien grave s’ils avaient eu la goutte au nez).
Des extérieurs magnifiques. Les superbes landes du Yorkshire, c’est toujours mieux pour courir cheveux au vent que le parking du Lidl à Vesoul.
Des décors moches. Un château décoré de tentures bleues pailletées, le sol en résine rouge et les fauteuils dorés, ça marche mieux dans un show à Las Vegas ou dans une boite de nuit échangiste.
Des images léchées, « instagramables », tantôt époustouflantes, tantôt ampoulées, comme une publicité de parfum. À tout moment, on s’attend à ce que les acteurs regardent la caméra et disent « Dior, j’adore ».
Des scènes de cul plus risibles qu’érotiques, à mi-chemin entre les affiches porno-chic Gucci et un clip de Mylène Farmer.
À part ça, la sublime Margot Robbie, prouve qu’elle reste, depuis « Babylon » la meilleure actrice lacrymale du monde. Personne ne pleure aussi joliment qu’elle. Habillée comme Lady Gaga, elle fait son possible pour incarner Catherine, l’adolescente farouche. Elle s’en sort beaucoup mieux que Jacob Elordi, qui, avec le rôle d’Heathcliff, vient de passer, dans mon panthéon personnel, de mec très « hot » à grand-dadais-au-regard-de-truite-mélancolique.
Allez savoir pourquoi, l’alchimie ne fonctionne pas vraiment entre ces deux-là. Pourtant, ils y mettent de la bonne volonté, quand ils ont fini de se sécher et de se tripoter, ils malaxent, pétrissent et fourrent leurs doigts partout, dans de la pâte à pain, des œufs cassés et même du poisson en gelée.
Maïté faisait déjà ça, mais c’est vrai que la dimension érotique était moins évidente.
En tout cas, la réalisatrice du film Emerald Fennell, avec son goût assumé pour les excès, aurait pu adopter la phrase fétiche de la cuisinière du sud-ouest : Y faut ce qu’il faut !
(C’est à vous de voir, suivant votre appétit et vos goûts. Moi je n’ai pas l’estomac délicat, je ne me suis pas ennuyée, mais j’ai frôlé l’indigestion). »
(Nathalie Bianco)
Les femmes et l’argent font toujours bon ménage.
L’argent du mari, du compagnon, de l’amant ou d’autres hommes bien nigauds.
Mon merlan était pas mal.
Liberté pour le merlan.
Free Merlan !
« Je propose de droguer Marc Court tous les mois pendant dix ans, de le livrer à tous les pervers »…
Il faudrait les trouver vraiment très pervers… Un coup à déclencher une grève…
Hurkhurkhurk!
Monsieur Court, je suis prête. Prête à tout.
C’est une blague. Jamais de la vie.
Alors Clopine, vous ne comprenez pas que la « leçon de morale cinquante ans aprè, et la « sainte vieille Catin, « s’appliquent à vous, , et non à Gisèle P , derrière laquelle vous vous abritez pour dès déclarations aussi sinistres que bruyantes? Car c’est un bon prétexte que Gisèle P pour faire oublier ce qu’on appellera …vote jeune temps. ( Les Jim, les Clopin, etc.) Ne vous en privez surtout pas, mais n’en chargez pas autrui, lequel vous regarde plus amusé que convaincu de la valeur de vos prêches. MC
Tiens la Chalouxie se réveille. Sans aucun intérêt.
Tant que j’y suis, a propos de siglomanie: -« Ami… il vient de se commette en plein jour une infamie: C-Al’exécrable C-À, à déterré JJ avec ses ongles, puis l’ayant étendu sur une table d’ Amphithéâtre, il lui a plongé le bistouri dans le cerveau( etc)! -Qu’est ce que c’est que votre JJ et qu’est-ce que c’est que votre C-A? -Comment? Vous n’avez pas compris? JJ c’est Jean Jacques, et C-A Charles Auguste ! -Ah! c’est donc Charles-Auguste qui aurait exécuté JJ! Me voilà bien avancé , Nommez donc vos gens tout au long ( o l’excellent conseil!) ou laissez-moi tranquille! -Lisez, lisez cela. Et d’un doigt irrité, mon dénonciateur pesait, en la martelant sur la première ligne d’un sommaire de la Revue des Deux Mondes; Jean-Jacques Ampère par Sainte Beuve. ». Ici, nous avons la solution , mais quand c’est un logogriphe de prénom ou de nom… Merci à Hippolyte Babou et à ses Impressions d’un Juré d’avoir pitié de son lecteur !
Je n’ai pas lu Les carnets du dois sol de Dostoïevski mais en voilà un beau récit.
https://www.instagram.com/reel/DUtO0uliKHj/?igsh=MXZnaWwwOXg2ZWwzZg==
Ma fasciathérapeute m’a dit très récemment que, oui, la douleur, il peut arriver que l’on ne veuille pas s’en débarrasser pck ( je rajoute ) elle est constitutive de notre personnalité.
Je ne vis pas ainsi. Et, je ne dispose pas. Je suis plutôt à la disposition de. Ici, c’est devenu un champ de bataille ; or, Charles Juliett a réussi, tardivement, à sortir des Lambeaux.
Regarder petit bout par petit bout, quand on peut, ce qu’on peut.
https://www.instagram.com/reel/DUoonYUjAA5/?igsh=MTVnZ2M3YzdiYjc0bg==
J’admire lorsqu’elle dit on est faits pour
vivre ensemble, l’homme et la femme, et lorsque effectivement, elle vit avec un compagnon.
Je n’ai pas bien saisi les motivations de son ex-mari. N’empêche que, s’il a voulu la détruire, et bien c’est raté.
Joyeuse Saint-Valentin à toutes et tous,
https://www.instagram.com/reel/DUuqrnxDDaL/?igsh=MWZxaGprOXQ0djdzaw==
Mes super copains russes les higgs bosons, symbolisent vraiment ma manière de voir la vie : différents, complémentaires, indépendants, solidaires, respectueux, chacun sa place et toutes les places, égalité, fraternité. De surcroît, ils chantent.
Bon samedi,
Sans intérêt, j’ai tout de même encore une fois corrigé Monsieur Cornichon dont presque toutes les interventions comportent une bourde. À propos de ce Sédir, c’était encore le cas hier. Une vieille habitude.
Boris, encore un fils d ukrainien
Son père, Aaron Cyrulnik, ébéniste ukrainien né à Łuck[6],
SAINT VALENTIN
Je supplie toutes les femmelles délicates de notre agora passoulinienne de ne pas croire une seconde, un instant, un mot, un geste, à l’écoute des propos affectueux exprimés par des hommes en rut -des males aux trus- qui ne pensent qu’à les soumettre à leur pensée érectile !
Saint Valentin ! Laisse tomber…. A bas la soumission !!!
Sainte Valentine priez pour le pauvre JC !
https://nominis.cef.fr/contenus/saint/2151/Sainte-Valentine.html
Moi pour la Saint-Valentin, et comme à Chaville il fait froid avec du vent du Nord, je rentre toutes mes poules dans la maison.
Ce matin, quelle déception, Alain Finkielkraut traite de sociologie du football. J’en ai vraiment rien à battre. Le football est depuis au moins cinq décennies, un cancer de nos sociétés et on n’opèrera évidemment aucun retour en arrière.
Le football ne flatte que les bas instincts de l’être humain, il divise au lieu d’unir, il a pour dieu Mamon et il ne cesse de mentir à notre jeunesse en lui promettantce qu’elle n’aura jamais, bien au contraire, dans 99,99 des cas : notoriété et argent.
Et s’il fallait compter le nombre de morts à cause des violences du football depuis les années 70, particulièrement en Europr…ce sonr des milliers de décédés. Je n’ai même pas compté Furiani qui relevait de « l’accident ».
Non, non et non. Il est de la responsabilité des adultes d’éloigner les enfants, les jeunes gens dont ils ont la responsanilité, des stades et même des transmissions télévisées de matches, si c’est encire possible.
ébéniste
un fils d’ébéniste ne parle pas la langue de bpos, surtout s’il a appris à la sculpter de son père ukrainien; voilà pourquoî Cyrulnik a été éthologue et s’est établi à Toulon où il y a une place de la liberté
langue de bois
d’éloigner les enfants,
no kids?
are you kidding?
La Seine monte à donf en ce moment. On ne sait pas ce qui va l’arrêter, d’autant plus que de fortes précipitations neigeuses sont attendues dimanche, puis de nouveau de la pluie la semaine prochaine.
J’aime bien Boris Cyrulnik. Notamment sa voix très apaisante.
Le mot ébène est dérivé du latin ebenus, lui-même du grec ebenos (mot d’origine égyptienne hibnj) qui désignait déjà ce bois[1] à l’époque de l’Égypte pharaonique, où il entrait dans la composition de petits objets précieux de toutes sortes.
En Guyane, l’appellation ébène désigne des arbres à bois dur du genre Handroanthus (anciennement Tabebuia, Bignoniaceae) avec notamment l’ébène verte et l’ébène rose[2],[3].
immigration, quand tu les tiens!
Les premiers ébénistes vinrent des Pays-Bas. Dans la hâte, il fallut donc créer, à Paris, en 1743 la corporation des ébénistes. En 1789, lors des États Généraux, cette corporation parisienne comptait déjà officiellement 1 142 membres. Ils s’étaient regroupés naturellement dans le faubourg Saint-Antoine à deux pas de la Bastille. wiki
La journée de mercredi 18 sera particulièrement pluvieuse, alors que la Seine sera peut-être déjà à 4,5 mètres à Austerlitz. Ce qui veut dire qu’elle pourrait être à 5 mètres en soirée du 18 et à 6 mètres voire plus les jours suivants. Au delà de 6 mètres, on tomberait dans une situation d’urgence avec d’importantes mises en sécurité préventives.
J’estime le risque d’avoir 6,5 à 7 mètres autour du 20 fevrier à 50 %.
Il faut être réaliste : des sols gorgés d’eau sur les bassins versant de la Seine, de l’Yonne, du Loing et de la Marne, de la neige attendue, des pluies qui devraient continuer, des ondes de crues probables.
Moi je serais le préfet et la maire, je commencerais à regarder ça de très très près.
ethologie:
Kamoun sur la trad:
Ceux qu’on appelle « sourciers » restent proches de la langue d’origine, tandis que les « ciblistes » s’en écartent pour donner l’illusion au lecteur que l’œuvre a été écrite dans sa langue. L’exemple archétypal, c’est It’s raining cats and dogs (littéralement : « Il pleut des chats et des chiens ») que le cibliste transforme en « Il pleut des cordes ». Comme l’anglais est hégémonique, j’ai pensé à Boris!
https://www.lepelerin.com/culture/litterature/josee-kamoun-traduire-c-est-parier-que-les-hommes-peuvent-se-comprendre-10031
Louis-Ferdinand Céline
« Il me connaît bien Gustin. Quand il est à jeun il est d’un excellent conseil. Il est expert en joli style. On peut se fier à ses avis. Il est pas jaloux pour un sou. Il demande plus grand-chose au monde. Il a un vieux chagrin d’amour. Il a pas envie de le quitter. Il en parle tout à fait rarement. C’était une femme pas sérieuse. Gustin c’est un cœur d’élite. Il changera pas avant de mourir.
Entre-temps, il boit un petit peu…
Mon tourment à moi c’est le sommeil. Si j’avais bien dormi toujours j’aurais jamais écrit une ligne.
« Tu pourrais, c’était l’opinion à Gustin, raconter des choses agréables. de temps en temps… C’est pas toujours sale dans la vie. » Dans un sens c’est assez exact. Y a de la manie dans mon cas, de la partialité. La preuve c’est qu’à l’époque où je bourdonnais des deux oreilles et encore bien plus qu’à présent, que j’avais des fièvres toutes les heures, j’étais bien moins mélancolique. Je trafiquais de très beaux rêves… Mme Vitruve, ma secrétaire, elle m’en faisait aussi la remarque. Elle connaissait bien mes tourments. Quand on est si généreux on éparpille ses trésors, on les perd de vue… Je me suis dit alors :
« La garce de Vitruve, c’est elle qui les a planqués quelque part… » Des véritables merveilles. des bouts de légende… de la pure extase. C’est dans ce rayon-là que je vais me lancer désormais Pour être plus sûr je trifouille le fond de mes papiers. Je ne retrouve rien… je téléphone à Delumelle mon placeur ; je veux m’en faire un mortel ennemi… Je veux qu’il râle sous les injures… Il en faut pour le cailler !.… Il s’en fout ! Il a des millions. Il me répond de prendre des vacances… Elle arrive enfin, ma Vitruve. Je me méfie d’elle. J’ai des raisons fort sérieuses. Où que tu l’as mise ma belle œuvre ? que je l’attaque comme ça de but en blanc. J’en avais au moins des centaines des raisons pour la suspecter.…
La Fondation Linuty c’était devant le ballon en bronze à la Porte Pereire. Elle venait là me rendre mes copies, presque tous les jours quand j’avais fini mes malades. Un petit bâtiment temporaire et rasé depuis. Je m’y plaisais pas. Les heures étaient trop régulières. Linuty qui l’avait créée c’était un très grand millionnaire, il voulait que tout le monde se soigne et se trouve mieux sans argent. C’est emmerdant les philanthropes.
J’aurais préféré pour ma part un petit business municipal… Des vaccinations en douce… Un petit condé de certificats. Un bain-douche même… Une espèce de retraite en somme. Ainsi soit-il.
Mais je suis pas Zizi, métèque, ni Franc-Maçon, ni Normalien, je sais pas me faire valoir, je baise trop, j’ai pas la bonne réputation. Depuis quinze ans, dans la Zone, qu’ils me regardent et qu’ils me voient me défendre, les plus résidus tartignolles, ils ont pris toutes les libertés, ils ont pour moi tous les mépris. Encore heureux de ne pas être viré. La littérature ça compense. J’ai pas à me plaindre. La mère Vitruve tape mes romans. Elle m’est attachée. « Écoute ! que je lui fais, chère Daronne, c’est la dernière fois que je t’’engueule !… Si tu ne retrouves pas ma Légende, tu peux dire que c’est la fin, que c’est le bout de notre amitié. Plus de collaboration confiante !.. Plus
de rassis !.… Fini le tutu !.. Plus d’haricots !.. »
Elle fond alors en jérémiades. Elle est affreuse en tout Vitruve, et comme visage et comme boulot. C’est une vraie obligation. Je la traîne depuis l’Angleterre. C’est la conséquence d’un serment. C’est pas d’hier qu’on se connaît. C’est sa fille Angèle à Londres qui me l’a fait autrefois jurer de toujours l’aider dans la vie. Je m’en suis occupé je peux le dire. J’ai tenu
ma promesse. C’est le serment d’Angèle. Ça remonte à pendant la guerre. Et puis en somme elle sait plein de choses. Bon. Elle est pas bavarde en principe, mais elle se souvient… Angèle, sa fille : c’était une nature. C’est pas croyable ce qu’une mère peut devenir vilaine. Angèle a fini tragiquement. Je raconterai tout ça si on me force. Angèle avait une autre sœur, Sophie la grande nouille, à Londres, établie là-bas. Et Mireille ici, la petite nièce, elle a le vice de toutes les autres, une vraie peau de vache, une synthèse.
Quand j’ai déménagé de Rancy, que je suis venu à la Porte Pereire, elles m’ont escorté toutes les deux. C’est changé Rancy, il reste presque rien de la muraille et du Bastion. Des gros débris noirs crevassés, on les arrache du remblai mou, comme des chicots. Tout y passera, la ville bouffe ses vieilles gencives.
C’est le « P. Q. bis » à présent qui passe dans les ruines, en trombe. Bientôt ça ne sera plus partout que des demi-gratte-ciel terre cuite. On verra bien. Avec la Vitruve on était toujours en chicane sur la question des misères. C’est elle qui prétendait toujours qu’elle avait souffert davantage. C’était pas possible.
Pour les rides, ça c’est bien sûr, elle en a bien plus que moi ! C’est inépuisable les rides, le fronton infect des belles années dans la viande. «Ça doit être Mireille qui les a rangées vos pages !»
Je pars avec elle, je l’accompagne, quai des Minimes. Elles demeurent ensemble, près des chocolats Bitronnelle, ça s’appelle l’Hôtel Méridien.
Leur chambre c’est un fatras incroyable, une carambouille en articles de colifichets, surtout des lingeries, rien que du fragile, de l’extrêmement bon marché.
Mme Vitruve et sa nièce elles sont de la fesse toutes les deux. Trois injecteurs qu’elles possèdent, en plus d’une cuisine complète et d’un bidet en caoutchouc. Tout ça tient entre les deux lits et un grand vaporisateur qu’elles n’ont jamais su faire gicler. Je veux pas dire trop de mal de Vitruve. Elle a peut-être connu plus de déboires que moi dans la vie. C’est toujours ça qui me tempère. Autrement si j’étais certain je lui filerais des trempes affreuses. C’était au fond de la cheminée qu’elle garaït la Remington qu’elle l’avait pas fini de payer… Soi-disant. Je donne pas cher pour mes copies, c’est exact encore… soixante-cinq centimes la page, mais ça cube quand même à la fin. Surtout avec des gros volumes.
Question de loucher, la Vitruve, j’ai jamais vu pire. Elle faisait mal à regarder.
Aux cartes, aux tarots c’est-à-dire, ça lui donnait du prestige cette loucherie farouche. Elle leur faisait aux petites clientes des bas de soie. l’avenir aussi à crédit. Quand elle était prise alors par l’incertitude et la réflexion, derrière ses carreaux, elle en voyageait du regard comme une vraie langouste.
Depuis les « tirages » surtout elle gagnait en influence dans les environs. Elle connaissait tous les cocus. Elle me les montrait par la fenêtre, et même les trois assassins « j’ai les preuves ! » En plus je lui ai fait don pour la pression artérielle d’un vieil appareil Laubry et je lui ai enseigné un petit massage pour les varices. Ça ajoutait à son casuel. Son ambition c’était les avortements ou bien encore de tremper dans une révolution sanglante, que partout on parle d’elle, que ça se propage dans les journaux.
Quand je la voyais farfouiller dans les recoins de son bazar je pourrais jamais tout écrire combien qu’elle me dégoûtait. À travers le monde entier y a des camions chaque minute qui écrasent des gens sympathiques… La mère Vitruve elle émanait une odeur poivrée. C’est souvent le cas des rouquines. Elles ont je crois, les rousses, le destin des animaux, c’est brute, c’est tragique, c’est dans le poil. Je l’aurais bien étendue moi quand je l’entendais causer trop fort, parler des souvenirs. Le feu au cul comme elle avait, ça lui était difficile de trouver assez d’amour. À moins d’un homme saoûl. Et en plus qu’il fasse très nuit, elle avait pas de chance ! De ce côté-là je la plaignais. Moi j’étais plus avancé sur la route des belles harmonies. Elle trouvait pas ça juste non plus. Le jour où il le faudrait, j’avais presque de quoi en moi me payer la mort… J’étais un rentier d’Esthétique. J’en avais mangé de la fesse et de la merveilleuse. je dois le confesser de la vraie lumière. J’avais bouffé de l’infini.
Elle avait pas d’économies, tout ça se pressent très bien, y a pas besoin d’en causer. Pour croûter et jouir en plus il fallait qu’elle coince le client par la fatigue ou la surprise. C’était un enfer.
Après sept heures, en principe, les petits boulots sont rentrés. Leurs femmes sont dans la vaisselle, le mâle s’entortille dans les ondes radios. Alors Vitruve abandonne mon beau roman pour chasser sa subsistance. D’un palier à l’autre qu’elle tapine avec ses bas un peu grillés, ses jerseys sans réputation.
Avant la crise elle pouvait encore se défendre à cause du crédit et de la manière qu’elle ahurissait les chalands, mais on la donne à présent sa fourgue identique en prime, aux perdants râleux du bonneteau. C’est plus des conditions loyales. J’ai essayé de lui expliquer que c’était la faute tout ça aux petits Japonais. Elle me croyait pas. Je l’ai accusée de me dissoudre exprès ma jolie Légende dans ses ordures même…
« C’est un chef-d’œuvre ! que j’ajoutai. Alors sûrement on le retrouvera ! »
Elle s’est bidonnée… On a fourgonné ensemble dans le tas de la camelote.
[…]
Elle l’a pas trouvée non plus ma jolie Légende. Elle s’en foutait du «Roi Krogold »… C’est moi seulement que ça tracassait. Son école pour s’affranchir, c’était le « Petit Panier » un peu avant le Chemin de Fer, le musette de la Porte Brancion.
Elles me quittaient pas des yeux comme je me mettais en colère. Comme « paumé » à leur idée, je tenais le maximum !
Branleur, timide, intellectuel et tout. Mais à présent à la surprise, elles avaient les foies que je me tire. Si j’avais pris de l’air, je me demande ce qu’elles auraient boutiqué ? Je suis tranquille que la tante elle y pensait assez souvent. Comme sourire c’était du frisson ce qu’elles me refilaient dès que je parlais un peu de voyages.
La Mireille en plus du cul étonnant, elle avait des yeux de romance, le regard preneur, mais un nez solide, un tarin, sa vraie pénitence. Quand je voulais un peu l’humilier : « Sans char ! que je lui faisais, Mireille ! t’as un vrai nez d’homme !.… »
Elle savait raconter aussi de très belles histoires, comme un marin elle aimait ça. Elle a inventé mille choses pour me faire plaisir d’abord et puis pour me nuire ensuite. Ma faiblesse à moi c’est d’écouter les bonnes histoires. Elle abusait voilà tout. Y a eu de la violence entre nous pour terminer nos rapports, mais c’est qu’elle avait mille fois mérité la danse et même que je l’étende. Elle en a convenu finalement. J’étais vraiment bien généreux… Je l’ai punie pour le bon motif… Tout le monde l’a dit. Des gens qui savent… »
(« Mort à crédit », éditions Denoël, 1936)
« Son père, Aaron Cyrulnik, ébéniste ukrainien né à Łuck »
ça c’est une phrase très drôle.
ukrainien né à Luck c’est juste pas possible parce que Luck c’est le nom polonais de cette ville.
il faut dire : son père, Aaron Cyrulnik, ébéniste ukrainien né à Łoutsk.
du coup s’il est né entre 1918 et 1939 il est polonais et pas ukrainien.
et s’il est né avant 1918 il est austro-hongrois.
Bon je vais être plus explicite : 2026 est l’année de la crue centenale à Paris. Selon mon propre avis. Voilà.
c’est marrant que même en ne parlant que d’Ukraine nos médias n’ont jamais fait l’effort d’expliquer l’histoire et la géographie sur ce pays.
limite ceux qui écoutent lci croient que les habitants du Donbass ou de Crimée ont toujours parlé ukrainien et jamais russe et que ce sont tous des catholiques.
la désinformation à ce niveau ça devient de l’art.
et c’est comme ça qu’on peut lire des trucs du genre un ukrainien né à Lucky Luck
il manque juste une partie de la phrase :
son père ukrainien né à Luck a fui les pogroms russes.
Luck c’est le berceau du bandérisme !
« C’est le « P. Q. bis » »
passou il a dit qu’il faut plus se moquer de Pascal Quignard !
« C’est un chef-d’œuvre ! que j’ajoutai. Alors sûrement on le retrouvera ! »
On l’a retrouvé, Louis Ferdinand, ton trésor !
On s’est extasiés, on s’est extramassés, on a jubilé, quel régal… 42 ans après, je crois bien.
Ça te fait quoi, Jazzi, de t’apprêter à vivre la crue centennale de Paris ?
Tu as du matériel étanche, des grandes bottes montantes, une barque à dispisition, un gilet de sauvetage ?
Crue centenale en 2026.
Vous avez la tour Eiffel.
Grimpez.
de Villepin sur les carnets du sous sol : « Si je partage ce livre aujourd’hui, c’est parce qu’il éclaire une tentation très humaine : rester attaché à sa blessure, parce qu’elle est familière, plutôt que risquer la guérison et s’employer à vivre. »
loupé Dominique ! ça c’est une lecture à la Comte Sponville genre développement personnel pour les nuls !
Dominique tu devrais lire un autre auteur qui nous a écrit tout plien de carnets du sous sol : Nietzsche et tu verras que s’il y a un truc dont il n’est pas question c’est la guérison.
pourquoi ? parce que cette guérison serait un rejet de la lucidité et un acte de soumission ce que ni Nietzsche ni Dostoïevski n’ont jamais voulu espèce de crétin !
alors que toi Dominique tu vois ça sous l’angle de la guérison parce que t’as jamais été lucide et t’as toujours été soumis !
de Villepin sur les carnets du sous sol : « Si je partage ce livre aujourd’hui, c’est parce qu’il éclaire une tentation très humaine : rester attaché à sa blessure, parce qu’elle est familière, plutôt que risquer la guérison et s’employer à vivre. »
en fait le seul risque pour Nietzsche et Dostoïevski c’est justement la guérison !
en vrai ils ne veulent pas guérir parce qu’ils ont déjà fait beaucoup d’efforts pour affronter la réalité humaine et toi tu leur demandes d’effacer tous ces efforts et entrer dans le rang pour redevenir des petits animaux domestiqués comme toi Dominique !
de Villepin sur les carnets du sous sol : « Si je partage ce livre aujourd’hui, c’est parce qu’il éclaire une tentation très humaine : rester attaché à sa blessure, parce qu’elle est familière, plutôt que risquer la guérison et s’employer à vivre. »
c’est normal d’avoir que des putains de lecteurs nuls qui ne savent pas mieux lire les livres qu’ils ne savent lire le monde ?
l’autre avec sa guérison j’y crois pas…
en plus il dit cette blessure est familière : en fait non elle est familière que pour ces gens qui acceptent la lucidité et la confrontation tragique au réel.
sinon les autres ils ont déjà opté comme toi pour la guérison dès le départ !
Dominique relis Nietzsche il t’explique tout ça très bien !
heureusement il a pas utilisé le mot valise le plus à la con de notre époque : la résilience…
les carnets du sous sol est le livre que Dostoïevski a mis le plus de temps à écrire (3 ans ?) du coup il avait le temps de penser à guérir son personnage s’il l’avait pensé « guérissable ».
sauf que s’il ne le pense pas guérissable c’est que lui-même sait qu’il ne pourra pas guérir tout comme Nietzsche sait après Humain trop Humain qu’il est condamné à la solitude et qu’il ne pourra pas revenir en arrière.
Dostoïevski l’a écrit au retour du bagne et il marque la rupture entre celui qu’il était et celui qu’il va être, ce qui fait de ce roman son roman le plus autobiographique avec cette obsession de celui qu’il appelle « le dernier homme ».
son dernier roman idéaliste c’est « humiliés et offensés » écrit juste avant carnets du sous sol.
Louis-Ferdinand Céline, un écrivain visionnaire
« Nous voici encore seuls. Tout cela est si lent, si lourd, si
triste. Bientôt je serai vieux. Et ce sera enfin fini. Il est venu
tant de monde dans ma chambre. Ils ont dit des choses. Ils ne
m’ont pas dit grand-chose. Ils sont partis. Ils sont devenus
vieux, misérables et lents chacun dans un coin du monde.
Hier à huit heures Mme Bérenge, la concierge, est morte.
Une grande tempête s’élève de la nuit. Tout en haut, où nous
sommes, la maison tremble. C’était une douce et gentille fidèle
amie. Demain on l’enterre rue des Saules. Elle était vraiment
vieille, tout au bout de la vieillesse. Je lui ai dit dès le premier
jour quand elle a toussé : « Ne vous allongez pas surtout !.….
Restez assise dans votre lit ! » Je me méfiais. Et puis voilà… Et
puis tant pis.
Je n’ai pas toujours pratiqué la médecine, cette merde. Je
vais leur écrire qu’elle est morte Mme Bérenge à ceux qui m’ont
connu, qui l’ont connue. Où sont-ils ?
Je voudrais que la tempête fasse encore bien plus de boucan,
que les toits s’écroulent, que le printemps ne revienne plus, que
notre maison disparaisse.
Elle savait Mme Bérenge que tous les chagrins viennent dans
les lettres. Je ne sais plus à qui écrire. Tous ces gens sont loin…
Ils ont changé d’âme pour mieux trahir, mieux oublier, parler
toujours d’autre chose…
Vieille Mme Bérenge, son chien qui louche on le prendra, on
l’emmènera.…
Tout le chagrin des lettres, depuis vingt ans bientôt, s’est
arrêté chez elle. Il est là dans l’odeur de la mort récente,
l’incroyable aigre goût… Il vient d’éclore. Il est là… Il rôde… Il
nous connaît, nous le connaissons à présent. Il ne s’en ira plus
jamais. Il faut éteindre le feu dans la loge. À qui vais-je écrire ?
Je n’ai plus personne. Plus un être pour recueillir doucement
l’esprit gentil des morts. pour parler après ça plus doucement
aux choses. Courage pour soi tout seul !
Sur la fin ma vieille bignolle, elle ne pouvait plus rien dire.
Elle étouffait, elle me retenait par la main… Le facteur est entré.
Il l’a vue mourir. Un petit hoquet. C’est tout. Bien des gens sont
venus chez elle autrefois pour me demander. Ils sont repartis
loin, très loin dans l’oubli, se chercher une âme. Le facteur a ôté
son képi. Je pourrais moi dire toute ma haine. Je sais. Je le ferai
plus tard s’ils ne reviennent pas. J’aime mieux raconter des
histoires. J’en raconterai de telles qu’ils reviendront, exprès,
pour me tuer, des quatre coins du monde. Alors ce sera fini et je
serai bien content. »
( » Mort à crédit », éditions Denoël, 1936)
Céline dans le texte
« À la clinique où je fonctionne, à la Fondation Linuty on m’a
déjà fait mille réflexions désagréables pour les histoires que je
raconte… Mon cousin Gustin Sabayot, à cet égard il est formel :
je devrais bien changer mon genre. Il est médecin lui aussi, mais
de l’autre côté de la Seine, à la Chapelle-Jonction. Hier j’ai pas
eu le temps d’aller le voir. Je voulais lui parler justement de
Mme Bérenge. Je m’y suis pris trop tard. C’est un métier pénible
le nôtre, la consultation. Lui aussi le soir il est vanné. Presque
tous les gens ils posent des questions lassantes. Ça sert à rien
qu’on se dépêche, il faut leur répéter vingt fois tous les détails
de l’ordonnance. Ils ont plaisir à faire causer, à ce qu’on
s’épuise.. Ils en feront rien des beaux conseils, rien du tout.
Mais ils ont peur qu’on se donne pas de mal, pour être plus sûrs
ils insistent ; c’est des ventouses, des radios, des prises… qu’on
les tripote de haut en bas. Qu’on mesure tout… L’artérielle et
puis la connerie. Gustin lui à la Jonction ça fait trente ans qu’il
pratique. Les miens, mes pilons, j’y pense, je vais les envoyer un
beau matin à la Villette, boire du sang chaud. Ça les fatiguera
dès l’aurore.. Je ne sais pas bien ce que je pourrais faire pour
les dégoûter.
Enfin avant-hier j’étais décidé d’aller le voir, le Gustin, chez
lui. Son bled c’est à vingt minutes de chez moi une fois qu’on a
passé la Seine. Il faisait pas joli comme temps. Tout de même je
m’élance. Je me dis je vais prendre l’autobus. Je cours finir ma
séance. Je me défile par le couloir des pansements. Une
gonzesse me repère et m’accroche. Elle a un accent qui
traînaille, comme le mien. C’est la fatigue. En plus ça racle, ça
c’est l’alcool. Maintenant elle pleurniche, elle veut m’entraîner.
« Venez Docteur, je vous supplie !.. ma petite fille, mon Alice !..
C’est rue Rancienne !.… c’est à deux pas !.. » Je ne suis pas forcé
d’y aller. En principe moi je l’ai finie, ma consultation !.. Elle
s’obstine. Nous sommes dehors. J’en ai bien marre des
égrotants. En voici trente emmerdeurs que je rafistole depuis
tantôt. J’en peux plus Qu’ils toussent! Qu’ils crachent !
Qu’ils se désossent ! Qu’ils s’empédèrent* ! Qu’ils s’envolent avec
trente mille gaz dans le croupion !.. Je m’en tartine !.. Mais la
pleureuse elle m’agrafe, elle se pend vachement à mon cou, elle
me souffle son désespoir. Il est plein de « rouquin ».. Je suis
pas de force à lutter. Elle me quittera plus. Quand on sera dans
la rue des Casses qui est longue et sans lampe aucune, peut-être
que je vais lui refiler un grand coup de pompe dans les miches..
Je suis lâche encore… Je me dégonfle. Et ça recommence, la
chansonnette. «Ma petite fille! Je vous en supplie,
Docteur !.. Ma petite Alice !.. Vous la connaissez ?.. » La rue
Rancienne c’est pas si près. Ça me détourne… Je la connais.
C’est après les Usines aux câbles. Je l’écoute à travers ma
berlue.. «On n’a que 82 francs par semaine. avec deux
enfants !.. Et puis mon mari qui est terrible avec moi !.. C’est
une honte, mon cher Docteur !.… »
Tout ça c’est du mou, je le sais bien. Ça pue le grain pourri,
l’haleine des pituites…
On est arrivé devant la tôle…
Je monte. Je m’asseye enfin. La petite môme porte des
lunettes.
Je me pose à côté de son lit. Elle joue quand même un peu
encore avec la poupée. Je vais l’amuser à mon tour. Je suis
marrant, moi, quand je m’y donne. Elle est pas perdue la
gniarde.. Elle respire pas très librement… C’est congestif c’est
entendu… Je la fais rigoler. Elle s’étouffe. Je rassure la mère.
Elle en profite, la vache, alors que je suis paumé dans sa crèche
pour me consulter à son tour. C’est à cause des marques des
torgnioles, qu’elle a plein les cuisses. Elle retrousse ses jupes,
des énormes marbrures et même des brûlures profondes. Ça
c’est le tisonnier. Voilà comme il est son chômeur. Je donne un
conseil… J’organise avec une ficelle un petit va-et-vient très
drôle pour la moche poupée… Ça monte, ça descend jusqu’à la
poignée de la porte. c’est mieux que de causer.
J’ausculte, y a des râles en abondance. Mais enfin c’est pas si
fatal. Je rassure encore. Je répète deux fois les mêmes mots.
C’est ça qui vous pompe… La môme elle se marre à présent. Elle
se remet à suffoquer. Je suis forcé d’interrompre. Elle se
cyanose… Ÿ a peut-être un peu de diphtérie ? Faudrait voir.
Prélever ?.. Demain !..
Le papa rentre. Avec ses 82 francs, on se tape rien que du
cidre chez lui, plus de vin du tout. «Je bois au bol. Ça fait
pisser ! » qu’il m’annonce tout de suite. Il boit au goulot. Il me
montre. on se congratule qu’elle est pas si mal la mignonne.
Moi, c’est la poupée qui me passionne… Je suis trop fatigué
pour m’occuper des adultes et des pronostics. C’est la vraie
caille les adultes ! J’en ferai plus un seul avant demain.
Je m’en fous qu’on me trouve pas sérieux. Je bois à la santé
encore. Mon intervention est gratuite, absolument
supplémentaire. La mère me ramène à ses cuisses. Je donne un
suprême avis. Et puis, je descends l’escalier. Sur le trottoir voilà
un petit chien qui boite. Il me suit d’autorité. Tout m’accroche
ce soir. C’est un petit fox ce chien-là, un noir et blanc. Il est
perdu ça me paraît. C’est ingrat les chômeurs d’en haut. Ils ne me raccompagnent même pas. Je suis sûr qu’ils recommencent
à se battre. Je les entends qui gueulent. Qu’il lui fonce donc son
tison tout entier dans le trou du cul ! Ça la redressera la salope !
Ça l’apprendra à me déranger !
À présent je m’en vais sur la gauche. Sur Colombes, en
somme. Le petit chien, il me suit toujours… Après Asnières c’est
la Jonction et puis mon cousin. Mais le petit chien boite
beaucoup, Il me dévisage. Ça me dégoûte de le voir traînasser.
Faut mieux que je rentre après tout. On est revenu par le Pont
Bineux et puis le rebord des usines. Il était pas tout à fait fermé
le dispensaire en arrivant… J’ai dit à Mme Hortense : « On va
nourrir le petit clebs. Il faut que quelqu’un cherche de la
viande. Demain à la première heure on téléphonera.… Ils
viendront de la « Protectrice » le chercher avec une auto. Ce soir
il faudrait l’enfermer. » Alors je suis reparti tranquille. Mais
c’était un chien trop craintif. Il avait reçu des coups trop durs.
La rue c’est méchant. Le lendemain en ouvrant la fenêtre, il a
même pas voulu attendre, il a bondi à l’extérieur, il avait peur de
nous aussi. Il a cru qu’on l’avait puni. Il comprenait rien aux
choses. Il avait plus confiance du tout. C’est terrible dans ces
cas-là. »
*« Qu’ils s’empédèrent ! »: néologisme argotique signifiant « qu’ils se remplissent de pets ! »
Antonin Artaud
« L’on s’étonne dans les
quotidiens
et il y a cent mille quotidiens
qui ne molvent que des
balivernes
et qui donnent [chaque] jour
à la conscience
humaine
sa prolifique platée
de sottises, de cancans,
de fausses nouvelles,
on s’étonne que la vie
aille aussi mal
et qu’est-ce que c’est que la vie
qu’est-ce que c’est que le mal
dans la vie
qu’est-ce que c’est que le
mal de vivre,
le mal de vivre dans la vie,
et comment vivez-vous
tous dans votre vie
et qu’est-ce que vous y faites dans la vie
et à quoi vous sert-elle la vie
à quoi vous sert-il de vivre,
et pourquoi vit-on ? »
(« Cahiers d’Ivry, février 1947-mars 1948 »)
Bonnes questions pour un fou !
Je n’ai jamais vu « Les Valseuses », ni « Emmanuelle ». Dès que j’ai su de quoi il retournait, je me suis abstenu. Mes copains et copines de l’époque rigolaient. Les filles, notamment, rigolaient-elles sincèrement ou juste pour ne pas avoir l’air coincées devant tant de vulgarité et de sexe, osé pour l’époque? Je ne le saurai jamais.
« Je ne le saurai jamais. »
Pourquoi, tes copines sont mortes ?
Tel en lui-même, l’éternité le change! 🙂
Jeune homme battu à mort à Lyon par l’extrême-gauche.
www.http://youtube.com/shorts/d4R27-j29R8?si=GaargNZyMos15PrX
Dans la vraie vie, (je ne veux pas dire sur ce blog encore que qui pourrait, implacablement, situer ce blog en-dehors ?) eh bien, si je recense mes demandes des soixante-dix dernières années, elles pourraient se résumer à ce qu’on ne me coupe pas la parole. Ce qui a été systématiquement le cas pendant la majeure partie de ma vie. Je ne veux pas dire que ce que j’avais à exprimer était intéressant, intelligent, ou digne d’un quelconque intérêt. Je veux dire, très concrètement, que si un blog comme celui-ci a un quelconque intérêt, c’est qu’il réduit à l’impuissance totale ceux qui aiment tant couper le sifflet aux femmes. Songez : j’ai le pouvoir, malgré les insultes, le mépris, les tentatives (qui sont assez simples et parfaitement méprisables) d’utiliser des éléments biographiques comme mon fils etc.,de continuer à exister sur ce blog. On va voir combien de temps je vais tenir, mais oui, je le dis et le redis, et le re-re-re-dis Pierre Assouline, notre hôte, le jour où Clopine Trouillefou sera définitivement exclue de ce blog, ben… Je sais déjà le contenu du prochain commentaire en réponse à celui-ci. Ça va rigoler, relativiser, faire un bon mot. Je ne suis pas loin de la guillotine, en fait, comme tous les humanistes universalistes, ces saletés, s’en rapprochent tous.
J’ai vu plusieurs fois les valseuses, excellent film mais pour public averti. Casting et jeu d’acteurs exceptionnel.
Un film qui doit questionner, donc normal que l’on se questionne.
Un tel film qui questionne a-t-il éte fait d’abord pour questionner ? Telle est la queston et une ébauche de réponse est : pas sûr du tout, film qui a été fait pour divertir ceux qui aiment se divertir ainsi.
Clopine,
Moi je vous aime, en dépit de tout et de rien.
Je vois d’ici les commentaires : mais continuez à vous exprimer, c’est si divertissant ! C’est oublier que je suis peut-être particulière dans ma manière de dire, mais qu’on est un certain nombre, qui s’accroît de jour en jour, à ne plus supporter cet ordre du monde. De Pélicot à Epstein en passant par DSk et Depardieu. Imaginez les cases d’un jeu de l’oie, où ces cases existeraient réellement sur le plateau de jeu, et imaginez vos filles, ô érdeliens, lançant les dés.
Quentin est mort.
Tabassé par une horde d' »antifa ».
www.http://youtube.com/shorts/Wu43upcXVtE?si=M6CyKnVmvGOYu7T5
Et je le dis vite fait, avant 🤤 qu’un gros con ne noie la gravité du propos derrière son « esprit » si subtil, si moi je le dis au moins ! do : c’est le jeu de l’oie blanche. On pourrait dire « ahaha », mais là souffrance, la vraie souffrance… Bref.
La vraie souffrance.
Celle de la famille de Quentin.
Vraie de vraie. Indicible.
Comme la lance qui d’un seul trait a percé en même temps le coeur du christ et celui de sa Sainte Mère Marie de Nazareth.
Bref ?
Perdues de vue JB et, de toute façon, quelle valeur aurait une réponse en 2026 sur des sentiments des années 70, nécessairement déformés par la mémoire et les décennies passées ?
Bon chevalier masqué qui chevauche en silence,
Le Malheur a percé mon vieux coeur de sa lance.
Le sang de mon vieux coeur n’a fait qu’un jet vermeil,
Puis s’est évaporé sur les fleurs, au soleil.
L’ombre éteignit mes yeux, un cri vint à ma bouche
Et mon vieux coeur est mort dans un frisson farouche.
Alors le chevalier Malheur s’est rapproché,
Il a mis pied à terre et sa main m’a touché.
Son doigt ganté de fer entra dans ma blessure
Tandis qu’il attestait sa loi d’une voix dure.
Et voici qu’au contact glacé du doigt de fer
Un coeur me renaissait, tout un coeur pur et fier
Et voici que, fervent d’une candeur divine,
Tout un coeur jeune et bon battit dans ma poitrine !
Or je restais tremblant, ivre, incrédule un peu,
Comme un homme qui voit des visions de Dieu.
Mais le bon chevalier, remonté sur sa bête,
En s’éloignant, me fit un signe de la tête
Et me cria (j’entends encore cette voix) :
» Au moins, prudence ! Car c’est bon pour une fois. »
À découvrir sur le site https://www.poesie-francaise.fr/paul-verlaine/poeme-bon-chevalier-masque.php
J’ai la plus grande compassion pour Quentin, s’il a été tabassé à mort c’est insupportable, surtout que s’il était d’extrême -droite, c’est déjà qu’il avait été tabassé à vie. Dans sa tête.
« quelle valeur aurait une réponse en 2026 sur des sentiments des années 70 »
tu veux dire quel sentiment aurait une réponse en 2026 sur des valeurs des années 70 ?
ou bien quelle réponse aurait une valeur en 2026 sur des sentiments des années 70 ?
ou bien quelle réponse aurait un sentiment en 2026 sur des valeurs des années 70 ?
en fait le pb cloclo c’est que comme d’habitude je vois pas trop ce que tu veux dire, j’ai comme l’impression que tu prends les pieds dans le tapis entre les réponses, les valeurs et les sentiments…
le mieux si j’étais toi serait d’uiliser le même mot du genre :
quelle valeur aurait une valeur en 2026 sur des valeurs des années 70 ?
là c’est plus clair comme il dirait Wittgenstine.
qui se souvient de l’affaire Weinstine ?
et de la relativité relative d’Albert Einstine ?
j’ai lu un article dans 20 mn, maintenant c’est comme ça qu’il faut dire.
faut dire que 20 mn ça appartient aux Rothschild, comme Slate du coup pour eux tous les noms peuvent se transformer s’ils ont une chance de se rapprocher de Poutine : Einstine / Poutine / Soupline c’est vrai que de loin ça se ressemble.
le truc qu’il faut savoir sur Hamlet, et que c’est pas écrit dans l’article à passou c’est qu’il est danois.
je veux dire il est pas anglais.
limite Hamlet c’est un truc raciste anti danois comme quoi tous les danois ils sont foufous dans leur tête.
l’air de rien le racisme anglais c’est un truc qui remonte à loin, les anglais ont un sentiment de supériorité sur tous les autres depuis au moins l’âge de bronze, du coup Shakespeare il déroge pas à la règle.
pour ça qu’aujourd’hui les anglais sont un danger pour la planète et qu’ils foutent le bordel avec la Russie pour nous déclencher un conflit nucléaire.
parce que jusqu’aux Beatles et aux Monty Python les anglais étaient fiers d’être anglais du genre vous voyez nous on a les meilleurs groupe de pop music.
aujourd’hui ils ont qui ? le prince Andrew !
et ça pour un anglais, passez pour une race inférieure c’est un truc insupportable du genre à éradiquer la planète parce que là ils savent qu’ils sont partis pour avoir des tarés pour les siècles à venir.
des gauchistes qui tuent des fascistes
des fascistes qui tuent des gauchistes
limite je vois pourquoi les médias en parlent : c’est un non évènement.
il est passé où mon carlito ?
mon pedro parti… mon carlito parti…
c’est triste d’avoir plus personne pour se mettre sur la tronche.
à la question faut-il dire Epstein ou Epstine Hakim Omiri a une pas mauvaise réponse :
The Beatles – The Beatles -ham Let It Be
https://www.youtube.com/watch?v=CGj85pVzRJs
Souci de pression sur l’une des comninaisons dans la capsule. Peu de temps avant son amarrage prévu à l’ISS tout à l’heure.
Il s’agit de celle de Jack Hattaway, le pilote de Dragon crew. Il est en train de réajuster ses gants et de faire des contrôles.
Moi aussi j’ai un problème de combinaison. La fermeture-éclair est coincée et mon mari est au boulot.
en France on a un super expert en géopolitique, et c’est même pas BHL :
Je voulais lui faire une surprise pour la Saint-Valentin.
Hein, c’est ça, Donna ? Une surprise pour la Saint Valentin ?
« Souci de pression sur l’une des comninaisons dans la capsule. »
putain j’espère que c’est pas notre astronaute qu’a fait des galipettes avec le russe !
si ça se trouve elle était fan du film un poisson nommé Wanda, elle le regardait en boucle quand elle avait 6 ans et là tomber sur un type qui lui parle en russe en la baisant vlan ! elle a pas pu résister et elle en a péter sa comninaisons (t’es sûr que ça s’écrit comme ça D.?)
D. la Saint Valentin c’est pour les mecs qui aiment 1 jour par an et toi tes poules tu les aimes tous les jours de l’année !
C’est bon. Puck, plus de problème de pression. Y’a pu qu’à se marrer.
S’amarrer, vous voulez dire, Monsieur Dé. ? C’est prévu pour 21h 11. Il reste 1h 04 de temps libre.
Oui c’est ça, 21h 11, heure chavilloise.
Oui c’est ça, 21h 11, heure chavilloise. Dragon est à 580 mètres de l’ISS.
Oui c’est ça, 21h 11, heure chavilloise. Dragon est à 580 mètres de l’ISS. Dragon est à 550 mètres d’ISS.
Pas le temps, je vais diner. Mais je veux tout de même dire qu’opposer au meurtre après des semaines de tortures d’Ilan Halimi à celle de Malik Oussekine pose tout de même de sérieux problèmes et ne peut sortir que d’une boîte à ordures. J’étais à la manifestation à la fin de laquelle Malik Oussekine a trouvé la mort, assassiné par les fameux voltigeurs qui furent du reste dissous après ce drame et les coupables, deux abrutis qui ne méritaient pas la corde pour les pendre, punis. De ce crime, je ressens encore les atteintes, quarante ans plus tard, et le deuil de ce garçon qui se préparait du reste à devenir prêtre catholique, n’aura pas de fin pour ceux qui étaient présents ce jour-là, non plus que pour beaucoup d’autres personnes je l’espère. Néanmoins, comment opposer le meurtre de deux abrutis assotés de violence gratuite, à un crime antisémite, à un martyre, préparé, et mené jusqu’à sa dernière extrémité par des ordures, et qui en préfigurait d’autres tout aussi atroces? Le canard boiteux de Saint-Leu n’a évidemment pas réagi. Les « amis » ont peut-être tous les droits.
En ce qui concerne la mort du jour, celle du jeune Quentin, la boldocloportine, avec son jeu de mots ou plutôt son jeu de mort, se fait encore plus répugnante qu’elle n’était.
Je répondrai sur Molière une autre fois.
… qu’opposer au meurtre…celui…
renseignements?
Exclusif : un journaliste américain proche de Musk balance du lourd sur Epstein !
https://www.youtube.com/watch?v=6zAULlTddtk
Banksy jour S Valentin
https://images-
cdn.ubuy.co.in/6944dad1ee13adc9be083efa-banksy-wall-art-love-sick-graffiti-art.jpg
L’approche se fait à 10 cm/seconde.
On est pas rendu.
Donald Trump méritera peut-être un jour d’être sanctifié.
Oh là là, monsieur Rougnato, vous n’arrivez même plus à mettre vos liens correctement. Il est peut-être temps de tout arrêter, non ?
competence rose
Exclusif : un journaliste américain proche de Musk balance du lourd sur Epstein !
Chaplin et Keaton, duo pour violon et piano :
https://www.youtube.com/watch?v=z4DiRd9_0_c&list=RDz4DiRd9_0_c&start_radio=1
« s’il a été tabassé à mort c’est insupportable, surtout que s’il était d’extrême -droite, c’est déjà qu’il avait été tabassé à vie. Dans sa tête. »
Il n’y a pas de si… Il a été lynché en direct.
Les images permettront d’arrêter les coupables.
Et il n’y a pas de circonstances atténuantes pour les petits nervis d’extrême gauche.
Ne nous as-tu pas dit que Clopinou enseignait à l’université de Lyon ?
Qu’en pense t-il ?
https://www.leparisien.fr/faits-divers/lynche-en-marge-dune-conference-de-rima-hassan-a-lyon-quentin-est-decede-14-02-2026-D6FNILIR35FANLHCMIYG2IIFGA.php
À propos de Saint-François, divagations : à Orta, on peut visiter un Mont Sacré qui lui est dédié. Comme tous les Monts Sacrés, il est né de l’élan de la Contre-Réforme et a été créé pour raconter l’histoire sacrée, avec son contenu de réalité tangible et intangible. Ce site comporte une porte monumentale, vingt chapelles (dont une sur dessin de Buonarroti), toutes consacrées à la vie du saint. On y compte 376 statues en terre cuite grandeur nature, ainsi que de nombreuses fresques illustrant des épisodes de sa vie — ces peintures servent de décor aux groupes de statues.
En 1882, une petite troupe de voyageurs visite le lieu : Lou Andreas-Salomé, sa mère, Nietzsche et Paul Rée. Entre le philosophe et la jeune Russe il y eut parait-il un moment de « tendresse ». Certains biographes l’ont plus tard qualifiée de Idylle d’Orta.
Lou Andreas-Salomé se remémore : « Nous nous sommes arrêtés ensemble à Orta où le Monte Sacro nous fascinait tellement que nous avons perdu la notion du temps : ma mère était offensée que Nietzsche et moi nous soyons attardés trop longtemps sur le Monte Sacro. »
Cette idylle éphémère semble avoir été une source d’illusions, puis d’une grande amertume, pour Nietzsche, qui écrivit à Paul Rée quelques mots au sujet de cet épisode.
Inspirée par cette histoire, Laura Pariani a rédigé un ouvrage captivant sur le périple de Nietzsche et ses émotions envers Lou von Salomé, qu’elle a intitulé « La foto di Orta ».
Si vous avez eu l’occasion de visiter le Mont Sacré, il serait vraiment dommage de ne pas prendre une barque pour découvrir la basilique de San Giulio, qui abrite une remarquable chef-d’œuvre de la sculpture romane du XIIe siècle, un ambon supporté par quatre colonnes anciennes et orné d’animaux (un centaure tirant une flèche sur un cerf attaqué par deux bêtes sauvages, les représentations des évangélistes (le bœuf de Luc, l’ange de Matthieu, le lion de Marc et l’aigle de Jean), et un griffon s’accrochant à la queue d’un crocodile, et le portrait présumé de Guillaume de Volpiano.
https://www.chieseromaniche.it/Immagini/Immagini-Glossario/308-Ambone-1.jpg
Capté en passant
Quant au reste, Blue Valentine dans le casque ; what else?
renato
Pourquoi prendre une barque ?
Le Bansky de Renato ci-dessus
Love Sick Graffiti Art Print – Unique Urban Street France | Ubuy https://share.google/YeXF3RKIfWeqnTTo7
Ma réponse ne passe pas, rose, voyez wiki, éventuellement.
Je me demandais si la pierre était du basalte ou du granit mais c’est du marbre serpentin vert, renato !
« Pourquoi prendre une barque ? »
Parce que c’est au centre du lac.
Mais de quoi au juste Louis-Ferdinand Céline est-il mort ?
« Pour bien enchaîner ma Légende j’aurais pu me documenter auprès de personnes délicates. accoutumées aux sentiments… aux mille variantes des tons d’amour.
J’aime mieux me débrouiller tout seul.
Souvent les personnes délicates c’est des personnes qui peuvent pas jouir. C’est une question de martinet. Ces choses-là ne se pardonnent pas. Je vais toujours vous décrire le château du Roi Krogold :
«… Un formidable monstre au cœur de la forêt, masse tapie, écrasante, taillée dans la roche… pétrie de sentines, crédences bourrelées de frises et de redans… d’autres donjons. Du lointain, de la mer là-bas… les cimes de la forêt ondulent et viennent battre jusqu’aux premières murailles.
« Le guetteur auquel la peur d’être pendu fait écarquiller les yeux… Plus haut… Tout en haut… Au sommet de Morehande, la Tour du Trésor, l’Étendard claque dans la bourrasque… Il porte les armes royales. Un serpent tranché, saignant au ras du cou ! Malheur aux traîtres ! Gwendor expie !.. »
Gustin, il n’en pouvait plus. Il somnolait. Il roupillait même.
Je retourne fermer sa boutique. Je lui dis : « On s’en va ! Viens faire une promenade par la Seine !.… Ça te fera du bien… » Il préférait ne pas bouger… Enfin comme j’insiste, il se décide. Je lui propose un petit café de l’autre côté de l’île aux Chiens… Là, malgré le jus, il se rendort. On y est bien, c’est exact, sur les quatre heures, c’est le moment songeur des bistrots.. Y a trois fleurs fausses dans le vase d’étain. Tout est oublié sur le quai. Même le vieil ivrogne au comptoir il se fait une raison que la patronne l’écoutera plus. Je le laisse tranquille, moi, Gustin. Le prochain remorqueur le réveillera certainement. Le chat il a quitté sa rombière pour venir se faire les griffes.
À la manière qu’il a, Gustin, de retourner les mains quand il pionce c’est facile de lui voir l’avenir. Y a le poil et tout l’homme dans les poignes. Chez Gustin c’est sa ligne de vie qu’est plutôt en force. Chez moi, ça serait plutôt la chance et la destinée. Je suis pas fadé question longueur d’existence… Je me demande pour quand ça sera ? J’ai un sillon au bas du pouce… Ça sera-t-il une artériole qui pétera dans l’encéphale ? Au détour de la Rolandique ?.. Dans le petit repli de la « troisième » ?.. On l’a souvent regardé avec Metitpois à la Morgue cet endroit-là… Ça fait minuscule un ictus. Un petit cratère comme une épingle dans le gris des sillons.. L’âme y a passé, le phénol et tout. Ça sera peut-être hélas un néo fongueux du rectum… Je donnerais beaucoup pour l’artériole. À la bonne vôtre !.. Avec Metitpois, un vrai maître, on y a passé bien des dimanches à fouiller comme ça les sillons.. pour les manières qu’on a de mourir… Ça le passionnaït ce vieux daron… Il voulait se faire une idée. Il faisait tous les vœux personnels pour une inondation pépère des deux ventricules à la fois quand sa cloche sonnerait. Il était chargé d’honneurs !..
« Les morts les plus exquises, retenez bien ceci Ferdinand, ce sont celles qui nous saisissent dans les tissus les plus sensibles. » Il parlait précieux, fignolé, subtil, Metitpois, comme les hommes des années Charcot. Ça lui a pas beaucoup servi de prospecter la Rolandique, « la troisième » et le noyau gris. Il est mort du cœur finalement dans des conditions pas pépères… d’un grand coup d’angine de poitrine, d’une crise qu’a duré vingt minutes. Il a bien tenu cent vingt secondes avec tous ses souvenirs classiques, ses résolutions, l’exemple à César. mais pendant dix-huit minutes il a gueulé comme un putois…
Qu’on lui arrachaït le diaphragme, toutes les tripes vivantes. Qu’on lui passait dix mille lames ouvertes dans l’aorte… Il essayait de nous les vomir… C’était pas du charre. Il rampaiït pour ça dans le salon. Il se défonçait la poitrine. Il rugissait dans son tapis. Malgré la morphine. Ça résonnait dans les étages jusque devant sa maison. Il a fini sous le piano. Les artérioles du myocarde quand elles éclatent une par une, c’est une harpe pas ordinaire. C’est malheureux qu’on revienne jamais de l’angine de poitrine aurait de la sagesse et du génie pour tout le monde. »
(« Mort à crédit », éditions Denoël, 1936)
sur Nietzsche et Lou je ne saurais recommandé la lecture d’un des plus grands philosophes français, c’est BHL qui le dit donc c’est vrai, ce grand auteur rappelle dans son livre que le surhomme ne vaut pas un clou face à la surfemme :
https://www.amazon.fr/Nietzsche-d%C3%A9mon-midi-Jean-Baptiste-Botul/dp/2842058739
et oui jazzmann ces extraits rappellent que mort à crédit c’est 1 million de fois plus beau que le voyage, et pourtant ça a fait un bide, étonnant non ?
je ne saurais recommandER
Pourtant, toi non plus tu ne bois pas d’alcool ni ne manges de gras de jambon, adam keupu
« En arrivant à La Pourneuve, il m’a fait comme ça Gustin :
«Dis donc Ferdinand, tout à l’heure. pendant que je somnolais, essaye pas de me contredire. tu m’as fait les lignes de la main… Qu’est-ce que tu as donc vu ? »
Je savais bien ce qui l’inquiétait, c’était son foie, depuis longtemps, le rebord sensible et puis des cauchemars infects.. Il se constituait sa cirrhose.
Le matin souvent je l’entendais vomir dans l’évier.. Je l’ai rassuré, ça servait à rien de l’inquiéter. Le mal était fait. Le principal c’était qu’il conserve ses boulots.
À la Jonction, il l’avait eue presque tout de suite, sa place au bureau de Bienfaisance. À la sortie de ses études, grâce à un petit avortement, on peut pas dire le contraire, sur la bonne amie d’un Conseiller Municipal très conservateur à l’époque… Il venait juste de s’établir Gustin, à côté, pelé comme un rat. Ça s’était effectué pépère, sa main tremblait pas encore. À la fois suivante, c’était sur la femme du maire. Encore un succès !.…
Pour la gratitude il fut nommé médecin des pauvres.
Tout d’abord, il avait bien plu, et à tout le monde, dans ses fonctions. Et puis à un moment donné il a cessé de plaire. Ils en ont eu marre de sa gueule et de ses façons. Ils pouvaient plus le renifler. Alors ils ont mis tout en œuvre. C’est à qui lui ferait des misères. On s’est bien régalé de sa fiole ; on l’accusait à peu près de tout, depuis d’avoir les mains sales, de se gourer dans les doses, de pas savoir les poisons.. De puer de la gueule en excès. D’avoir des chaussures à boutons… Quand on l’a eu bien tracassé, qu’il avait honte même de sortir et qu’on lui a bien répété qu’on pouvait le vider comme un pet, alors on s’est ravisé, on s’est remis à le tolérer, sans aucune raison nouvelle, seulement qu’on était fatigué de le trouver si moche et si veule.
Toute la crasse, l’envie, la rogne d’un canton s’était exercée sur sa pomme. La hargne fielleuse des plumitifs de sa propre turne il l’avait sentie passer. L’aigreur au réveil des 14 000 alcooliques de l’arrondissement, les pituites, les rétentions exténuantes des 6 422 blennorrhées qu’il n’arrivait pas à tarir, les sursauts d’ovaire des 4 376 ménopauses, l’angoisse questionneuse de 2 266 hypertendus, le mépris inconciliable de 722 biliaires à migraine, l’obsession soupçonneuse des 47 porteurs de tænias, plus les 352 mères des enfants aux ascarides, la horde trouble, la grande tourbe des masochistes de toutes lubies. Eczémateux, albumineux, sucrés, fétides, trembloteurs, vagineuses, inutiles, les « trop », les « pas assez », les constipés, les enfoirés du repentir, tout le bourbier, le monde en transferts d’assassins, était venu refluer sur sa bouille, cascader devant ses binocles depuis trente ans, soir et matin.
À la Jonction, il logeait à même la mouscaille, juste au- dessus des Rayons X. Il avait là ses trois pièces, un bâtiment en pierre de taille, pas de la cloison comme aujourd’hui. Pour se défendre contre la vie faudrait des digues dix fois plus hautes qu’au Panama et de petites écluses invisibles. Il logeait là depuis l’exposition, la grande, depuis les beaux jours d’Argenteuil.
Maintenant y avait des grands « buildings » tout autour de l’établissement.
De temps en temps il cherchait encore, Gustin, son petit dérivatif.. Il faisait monter une mignonne, mais ça recommençait pas souvent. Son grand chagrin lui revenait, dès que ça devenait du sentiment. Après la troisième rencontre. Il préférait picoler.. De l’autre côté de sa rue, c’était un bistrot : la verte façade, à banjo le dimanche, c’était commode pour les frites, la bonne les faisait incomparables. La gniole le brûlait Gustin, moi je peux même pas tenter de boire depuis que je bourdonne jour et nuit. Ça me bousille, ça me donne des mines de pesteux. Quelquefois alors, il m’ausculte Gustin. Il me dit pas non plus ce qu’il pense. C’est le seul endroit qu’on est discret.
J’ai de la peine moi aussi, faut le dire. Il connaît mon cas, il essaye de m’encourager : «Vas-y Ferdinand, lis-le-moi, je l’écoute tiens ton machin ! lis pas trop vite par exemple ! Fais pas des gestes. Ça te fatigue et moi ça me donne la berlue.…. »
La lucidité de Céline envers la race humaine est proprement hallucinante.
On ne peut plus faire encore confiance aux autres une fois qu’on a lu ses livres.
Céline rassure les mâles mais fait peur aux fiottes.
guérir, c’est inyéressany, mais dans ma province, peut-être un peu « ‘littéraire » on avait un rebouteux; rose, faiT-elle rebouteuse?
surtout qu’ici, on se traite assez de « bras cassé »et le rebouteux « ‘il connait ça;
Rose va me parler de MICHAUX; mais au fait , c’est quoi, un bras cassé erdélien
Et alii
Non. Je ne suis pas rebouteuse.
Je me soigne moi, de différentes manières, mais autrui, non.
Moi je trouve que finalement Céline avait beaucoup de tendresse pour les pauvres humains, sans aucunes illusions cependant…
Il s’agit de marbre serpentin d’Oira, Jazzi, c’était le matériau qu’ils avaient sous la main ; la carrière est maintenant fermée.
Et Alii , ne trouvez- vous pas ce « Bon chevalier masqué « beaucoup plus impressionnant lorsqu’il se tait ?
deux abrutis assotés de violence
J’allais oublier que nous vivions au siècle 21 après J.-C., comme on le pressent, la loi des plus forts et celle de l’argent munie de tous les services prompts à la protéger n’en a pas fini de nous éblouir nous et de servir tous ses « assotés » .
« assoté »! Je rêve! et pendant que les assotés de Verbe et de littérature concourent plus ou moins vaillamment dans des joutes éblouissantes d’honnêteté, de courage, d’engagement, les autres sont invités à ne pas se voiler la face (ou leur miroir) dans le but de mieux admirer le spectacle de notre désastreuse contemporanéité .
J’aurais plutôt écrit deux gros cons brutaux assermentés, mais je conviens de vous accorder la palme du style ( surrané, désiuet, inusité mais néanmoins correct alors que, pourquoi je me demande!!!!).
Israël se sert du glyphosate comme d’une arme, étonnant, non?! Le Liban se plaint d’avoir relevé des taux d’imprégnation des terres au sud 30 ou 40 fois supérieurs ( qui pollueront le sol et l’eau et tout organisme en dépendant) aux normes qu’on nous dit non dangereuses pour la santé.
MC
je voulais seulement citer ler poème source des citations que je savais encore par coeur depuis mes (pas si)tendres années de lycée;
excusez moi et merci et bon dimanche!
rose, comme vous le savez,Medice, cura te ipsum est la traduction en latin par la Vulgate d’un passage de l’Évangile selon Luc (Lc 4:23) originellement écrit en grec : Ἰατρέ, θεράπευσον σεαυτόν (Iatre, therapeuson seauton).
« Jésus leur dit : Sans doute vous m’appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même ; et vous me direz : Fais ici, dans ta patrie, tout ce que nous avons appris que tu as fait à Capernaüm[1]. »
cette fois ci, vous aqvez été plus modeste et dit « soigner »
la poetesse TSVETAEVA A REPRIS LES MOYS DE JESUS,mais comme vous vous en doutez,
Des proverbes similaires apparaissent dans la littérature midrashique, par exemple : « Médecin, médecin, guéris-toi ! » (en araméen : אסיא אסי חיגרתך) dans Bereshit Rabba, 23:4.
l »ancien testament » étant le fait de wiki!
les mots de Jesus
y a-t-il un rapport entre « care » et ‘ »cure »?
Qu’est-ce que le care ?
Souci des autres, sensibilité, responsabilité
https://www.payot-rivages.fr/payot/livre/quest-ce-que-le-care-9782228928403
« Se soucier des autres est un travail. »
Apporter une réponse concrète aux besoins des autres, telle est, aujourd’hui, la définition du care, ce concept qui ne relève pas, comme on l’a longtemps cru, d’une préoccupation spécifiquement féminine, mais d’une question politique cruciale recoupant l’expérience quotidienne de la plupart d’entre nous. Première synthèse sur cette notion d’une très grande ampleur après les travaux fondateurs de Carol Gilligan dans les années 1980 puis de Joan Tronto dans les années 1990, ce livre concerne aussi bien le domaine du travail que ceux du genre, de l’éthique et de la santé.
Avec les contributions de Joan Tronto, Evelyn Nakano Glenn, Nina Elisasoph, Aurélie Damamme, Sandra Laugier, Pascale Molinier, Patricia Paperman et Layla Raïd.
I don’t care peut se traduire je n’en ai cure, mais aussi je m’en fous et je m’en tape je crois
« Clopine, Moi je vous aime, en dépit de tout et de rien. » (Alfred, 14 fevrier/14h05)
Cher Alfred, la Saint Valentin n’excuse pas votre comportement suicidaire ! Consultez ! Par pitié…
L’homme, dans son intelligence créatrice
https://www.francebleu.fr/auvergne-rhone-alpes/isere-38/seyssinet-pariset/un-artisan-grenoblois-cree-pour-la-saint-valentin-un-bouquet-compose-de-fruits-8747830
avec Ambre, sa fille.
Et alii
Littéralement I don’t café c »est je ne prends pas soin.
Après, c’est vrai que cela s’étend à je n’en ai rien à foutre.
I don’t care
Cure je dirai que cela signifie guérir.
C’est proche mais pas similaire.
Le premier aide au deuxième.
Et alii à 0h16
Je connaissais la formule guéris-toi toi-même sans le médecin qui précède.
Tout le reste est passionnant.
Je ne suis pas pour soigner gentillement sa douleur parce su’,,elle nous constitue férocement mais pour l’éradiquer avec acharnement.
Saint Sebastien et Je suis le ténébreux, trop peu pour moi. Baigner dans le marasme et se vautrer dans sa tunique de Nessus non plus. Non : la joie, la lumière, l’espace, le rire.
B
Deux gros cons brutaux assermentés cela colle parfaitement.
J’ai vu le film de l’avion qui projette le glysophate sur les terres du sud Liban.
Ce n’est pas parce que l’on se la boucle que l’on ne pense rien.
Il y a nombre d’années, j’ai vu, de mes yeux, le phénomène, comme dans le Hitchcock mais avec ‘es rampes de projection en plus sous les ailes.
Chez moi, en 37 ans on est passé de ( chiffres approximatifs ) 54 exploitations agricoles à 12.
Les Parisiens ont acheté les fermes, les douze paysans les terres.
Un que j’ai bien connu a traité ces terres ainsi avec des produits chimiques projetés du ciel.
Je l’ai croisé le lendemain car il était allé voir, l’imbécile, le résultat sur ses cultures : son visage était couvert de bubons, énormes.
Cet acte est assassin : sur les plantes, et sur les gens.
Hier, ai écouté une analyse d’une jeune femme sur Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick en lien avec l’affaire Epstein.
Ses terres, les siennes. C’est un gros paysan.
« … la joie, la lumière, l’espace, le rire. » (rose)
Bon plan ! Compliments….
Ai fait un rêve explicatif, & magnifique.
Nous avons des manières de vivre différentes.
Je le résumé comme cela : on lâche les gros poids lourds. Fini le remplissage du carburant pour voler de nos propres ailes, à nous la Fée Clochette. C’était pas dit comme ça mais je le traduis ainsi.
l’humoriste, essayiste et poète pour enfants Ralph Bergengren écrivit * David le rêveur : son livre des rêves* ( disponible en bibliothèque publique ). Cet ouvrage pour le moins original, paru en 1922, est doublement remarquable pour les illustrations saisissantes de l’artiste et écrivain autrichien Tom Seidmann-Freud . Martha, la nièce excentrique de Sigmund Freud, adopta à l’âge de quinze ans un prénom masculin et commença à porter des vêtements d’homme, bien avant que le terme « transgenre » ne devienne courant . Elle devint par la suite une artiste
https://www.themarginalian.org/2015/03/04/david-the-dreamer-bergengren-freud/
Hier, me demandais où sont les femmes ?
Elles sont là
https://www.instagram.com/p/DUa0GiPjTLv/?igsh=MW40aXlmbGZhZDlhaw==
L’autre jour, au bistrot, Emma, catastrophée, me demandait où sont les femmes ? Dix hommes plus trois femmes. Et quinze hommes au bar. Pas vu de femmes. Elles ont pris la poudre d’escampette, ai-je répondu.
Céline, chez lui, ce que j’aime, c’est pas tant ce qu’il raconte, second texte particulièrement sordide, mais comment il le raconte : son style.
Petit bout par petit bout, quand on est capable d’écouter ce témoignage, même dans le désordre.
https://www.instagram.com/reel/DUohca9DahL/?igsh=ajc4Y2N5YWt2d3R4
Ma maman, Jésus, marie, joseph, n’est pas atteint par la maladie d’Alzheimer : mais, elle a la mémoire qui flanche, ce qui lui sauve la vie.
Un neurologue exceptionnel, d’un hôpital gériatrique à Marseille, suite à un bilan de santé d’une journée, a de même affirmé que ma mère n’avait besoin ni de curatelle ni de tutelle.
L’acharnement que ma mère a subi.
Il y a une méthode implacable pour savoir si on a la maladie d’Alzheimer, la ponction lombaire. Cela peut commencer à 45 ans. Ma mère a refusé.
à vous dire:en ce moment, je regarde beaucoup de patinage artustique (pour soigner mes jambes si lourdes;mes neurones sont tout miroirs: (l’utilité que demande rose dans la nature et personne pour vouloir vous les redresser (enfin, ça il faut le dire vite)
Je me demande dans quel état psychologique sont les trois neurologues qui ont reçu Mme Pélicot durant les faits.
Et alii
Vous regardez aussi le salto arrière ?
tose, c’est douloureux ine ponction lombaire;on m’en a fait deux quand j’étais ado; une à chaud (pour confirmer un diagnostic)une autre en clinique,semi anesthésiée je crois) c’est impressionnant;si votre maman peut s’en passer:c’est le médecin qui peut vous éclairer;courage à toutes deux
mais bien sur que je me les repasse, les patineurs! et je les espère dans mes reves;ce n’est pas l’heure des regrets(La poétique de Du Bellay dans les Regrets)
ça ù’agace mon erreur de frappe entreT ,Y
je mets ça sur le compte de mon astigmatisme, et je ne veux pas alle chez l’ophtalmo de crainte qu’il me cause opération, et autre blabla
ces derniers temps, j’ai souvent repensé à l’interdiction de ma maratre que je lise des journaux, puis au refus de mon ex mari d’acheter un quotidien:j’avais réussi à obtenir ub abonnement à l’obs; et aussitôt seule, j’ai lu libé etc! il est si vrai que mon militantisme pour la presse mon père lisait la presse)l’a emporté même sur la télé, (offerte par ma maratre)que ma fille a épousé un journaliste!
mon militantisme pour la presse (
excusez moi, on a les victoires qu’on peut et celle là je l’ai payée cher!
On n’a as échappé au jeunisme culturel et cultuel de la gauche caviar.
Puck, tu es réveillé. Moi ici à Chaville, mes poules m’ont réveillé pour me caqueter qu’il neigeait de la poudreuse.
D, espérons que puck se munisse d’un parapluie, les nuages sont chargés eux aussi de toutes nos inoffensives productions, par tonnes , les scientifiques chargés de l’étude sont surpris. Le cycle des pollutions fermé, tout nous retombe sur le nez, pesticides en suspension , pourquoi donc faudrait il en pulvériser encore puisque les nuages font le travail. En plus de l’épidémie d’attaques au couteau pour régler des différents de tout ordre: conjugaux, éducatifs, politiques, idéologiques, religieux, sans motif ( serait-ce de l’ordre de l’inné ou de l’acquis, du copié, du plagiat, de la folie ou connerie contagieuse ?!) il faudra aussi compter sur l’épidémie de cancers dont personne ne sait à quoi ils seraient dûs, sûrement est-ce ce que les services chargés de les recenser ont tout simplement fait d’énormes progrès en matière de comptabilité. Et aussi me dis-je que nous avons beaucoup de chance de vivre dans cette région du monde où nos couvertures santé prennent en charge les énormes dépenses occasionnées par la prise en charge de ces pathologies ce qui d’ailleurs ne les rend pas pour autant anodines et peuvent encore malgré les progrès de la science conduire à la mort.
https://www.insu.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/les-nuages-sont-ils-un-reservoir-de-pesticides
@ B.E.
La gauche caviar (Bill E. dixit) c’est surtout la gauche qui distribua et distribue encore ses prébendes aux amis culturels choisis.
Ici, un bel exemple sous le » règne » de Jack Lang.
En marge de l’affaire Epstein, nous apprenons qu’un de nos ministres ex ministre, réside place de Vosges, ( est-il propriétaire de son humble demeure dans ce quartier si mal famé) et qu’il peut jouir d’un refuge dans le Luberon. Nos ministres sont sûrement surdoués en matière de placements lucratifs, héritiers et bien payés pour services qu’ils rendent au pays. Cela dit, à 86 ou 87 ans il ne devrait pas être trop affligé de devoir se résoudre à une retraite somme toute méritée. Il laissera entre autres mémorables initiatives culturelle cette populaire fête de la Musique.
Merci JB pour ces extraits de Céline. Ils suffisent à écraser par leur inventivité et leur génie stylistique tous les écrivaillons, ou même tous les bons écrivains, du 20ième siècle…
« En marge de l’affaire Epstein, nous apprenons qu’un de nos ministres ex ministre, réside place de Vosges »
houlà je t’arrête de suite et je te rappelle que Caroline Lang a dit que si Epstein lui a légué ces 5 millions c’est parce qu’elle est mère célibataire mère de 2 enfants (on l’entend le dire dans des vidéos devenues virales) !
ce qui prouve une grande noblesse d’âme chez Epstein et surtout une prédisposition naturelle à l’empathie vis à vis des gens malheureux vivant dans des situations précaires…
elle a aussi dit qu’elle n’a pas pu mettre de l’argent sur son compte off shore vu qu’elle n’a pas d’argent.
Closer, j’ai repris ma lecture de Claude Simon, pour L’acacia, je suis conquise, admirative, transportée, toujours émerveillée par sa belle inventivité, son style et même dans celui-ci amusée par les traits d’humour ( je rame tout de même un peu, à travers ses nombreuses parenthèses peine à retrouver les sujets); il l’a écrit sur le tard. Contrairement à Céline dont je n’ai pu uniquement qu’apprécier Le voyage au bout de la nuit, découragée par Mort à crédit et ainsi dissuadée de poursuivre mon exploration de cet antisémite acariâtre et cependant genial ( ce qui en est dit pour digérer son antisémitisme flamboyant, que lui soit pardonné). De C.Simon je ne me lasse même s’il n’a pas trop fait la guerre puisque fait prisonnier ( il a combattu) après que de son régiment ne subsistent que quatre survivants dont lui, il l’a échappé belle.
Puck, j’ai lu que pour commencer elle avait déclaré n’être pas au courant des 5 millions. Moi non plus.
Non,je n’ai rien dit de tel ici, Jazzi, et vous le savez fort bien. Merci de faire la différence entre les messages privés (que d’ailleurs vous déformez) et les commentaires mis en ligne ici. Mais en appeler à une quelconque idéologie de votre part… Autant pisser dans un violon.
Quand j’ai posté le commentaire sur la mort de Quentin, je n’avais évidemment pas vu les images et j’en étais restée à « à ce stade de l’enquête, on ne peut pas affirmer ce qui s’est réellement passé ». Maintenant que l’enquête a avancé,, c’est évidemment insoutenable et criminel, et j’espère qu’on pourra retrouver les auteurs et les juger. Est-ce assez clair ?
Clopine,
Je ne vous aime plus, c’est fini entre nous.
Ouf !
(Merci JC pour le conseil).
« Est-ce assez clair ? »
Oui, à part que pour moi un jeune d’extrême droite serait aussi cabossé de la tête qu’un jeune d’extrême gauche.
Deux partis qui préconisent la haine.
Extrait du « Journal » de Renaud Camus ou l’idéologie d’extrème droite en direct
« Alain Finkielkraut et les “surenchères conceptuelles”
Plieux, dimanche 15 février 2026, onze heures du matin. Alain Finlkielkraut a pris simultanément ma défense et ses distances à mon égard, hier, sur CNews, face à Matthieu Bock-Côté. Il trouve que je suis « le plus grand prosateur français vivant » et, de nouveau, comme au Figaro devant Eugénie Bastié, dit pis que pendre de la biographie de MM. Dhellemmes et Faye, qu’il a déclarée “ignoble” par sa façon de prêter à chacun de mes gestes et chacune de mes attitudes des motifs bas, intéressés, dictés par l’amertume et le ressentiment. Il s’en prend tout particulièrement au titre, “L’Homme qui apporta la peste”, et attire l’attention sur la “peste”, non pas par référence à Albert Camus, comme c’est l’usage, mais, plus étrangement, et beaucoup plus audacieusement, avec le sort des juifs en les temps le plus sombres, accusés eux aussi, comme moi, d’être porteurs du bacille de la peste, ce qui justifierait leur éradication, et donc la mienne.
Il déplore en même temps ma constante “surenchère conceptuelle”, et notamment mon usage de l’expression “génocide par substitution”, surtout réduite à “GPS”, qu’il juge choquante et déplacée. Voilà au moins un point de divergence parfaitement clair entre nous, car pour ma part, bien qu’elle ne soit pas mienne à l’origine, je l’assume plus passionnément et plus rageusement avec chaque jour qui passe. Le gouvernement anglais, soutenu par son parlement presque unanime, décidait hier que toutes les archives relatives aux gangs de violeurs et de proxénètes de mineurs en Grande-Bretagne seraient détruites, car elles pourraient alimenter dans le pays les sentiments islamophobes, qui sont le principal problème du Royaume-Uni selon son Premier Ministre. La même semaine Pedro Sanchez avait décidé la régularisation de cinq cent mille clandestins en Espagne. Mme Von der Leyen, quelques jours plus tôt ou plus tard, signait avec l’Inde un traité destiné à favoriser l’installation en Europe de millions d’Indiens, comme dans “Le Camps des Saints”. Et Emmanuel Macron vient de profiter de la commémoration du meurtre d’Ilan Halimi il y a vingt ans pour annoncer une loi rendant inéligibles tous les auteurs de propos racistes ou hostiles à l’immigration de masse (c’est désormais la même chose) : c’est-à-dire tout ceux qui s’opposent ou formulent la moindre objection au Grand Remplacement, le phénomène auquel Ilan Halimi doit d’avoir perdu la vie — splendide tour de passe-passe.
Ah, oui, “génocide par substitution”, “génocide par substitution”, mille fois, un million de fois, du fond de l’âme et des abîmes, pour qualifier la destruction des Européens d’Europe et de leur civilisation, avec leur propre concours électoral hébété ! Et peu importe que les promoteurs et perpétrateurs passionnés de ce Grand Remplacement meurtrier ne soient pas ses inspirateurs, ne fassent que servir, pour leur intérêt politique, économique et psychologique, des mécanismes qui les dépassent de toute part et les manipulent, ne soient que les desservants stipendiés de la Machine et de ses machinations, de la gestion cybernétique et managériale du parc Humain, bref, du remplacisme global davocratique (et génocidaire) (par substitution).
Finkielkraut sans bien s’en rendre compte, je le crains, a dit quelque chose de terrible, sur sa propre situation : il m’appelle le plus grand prosateur contemporain et l’un des plus profonds penseurs de l’époque (je mélange un peu les deux entretiens, avec Bastié et avec Bock-Côté, que je n’ai pas le temps de réentendre ou de relire) ; mais, dans le même temps il déclare, à cause de mes “surenchères conceptuelles” :
« Moi-même je ne pourrais pas l’inviter ».
Est-il conscient de ce qu’il dit de lui-même ? Et, a fortiori, de centaines et de milliers de ses presque semblables, moins courageux et moins intelligents que lui ? »
Les jeunes, pour les aimer et les côtoyer, c’est un idéal qui les anime plutôt que la haine ressortie à tout va.
Après, il y a deux choses, le goût de la castagne et l’entraînement délétère du groupe.
C’est ce qu’a fait Fofana dans le meurtre atroce de Ilan Halimi.
Il n’y a pas à quantifier, et encore moins à classer : tout meurtre est haïssable.
Tu as le journal de R.Camus avant même qu’il soit publié JB?
Très fort!
En tout cas rien à dire sur cet extrait.
B, vous voulez dire que vous n’êtes pas au courant des 5 millions que vous aurait légué Epstine?
« Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a estimé, dimanche 15 février, que « c’est l’ultragauche qui manifestement a tué » Quentin D., un étudiant de 23 ans proche des identitaires, mort samedi 14 février des suites d’une violente agression, jeudi soir, en marge d’une conférence de l’eurodéputée (La France insoumise, LFI) Rima Hassan à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon. »
Il serait intéressant, entre autres, de savoir ce que Rima Hassan faisait à Sciences Po Lyon et surtout si Marion Maréchal ou Sarah Knafo, qui ont des choses au moins aussi importantes à dire, seraient autorisées à s’exprimer dans cette auguste enceinte…
Le Journal de Renaud Camus est publié en ligne sur son site, closer.
Rien à (re)dire sur ces nouveaux développements de son concept du Grand Remplacement (lui il parle de remplacisme) dont l’extrême droite va faire ses choux gras dans les prochaines campagnes électorales ?
« la destruction des Européens d’Europe et de leur civilisation »,
“génocide par substitution”,
« remplacisme global davocratique (et génocidaire) (par substitution) »

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