de Pierre Assouline

en savoir plus

La République des livres
2019, année du boycott, de la censure et de l’ordre moral

2019, année du boycott, de la censure et de l’ordre moral

Quoi, encore lui ? N’ayez crainte : il n’y a pas de nouvelle affaire Heidegger. Il y en a déjà eu suffisamment jusqu’à la récente confirmation de son nazisme et de son antisémitisme pour qu’il soit nécessaire d’y revenir. Cette fois son nom n’est qu’un symptôme supplémentaire d’un mal qui rôde avec insistance depuis quelques temps en France. Un néo-maccarthysme d’autant plus funeste qu’il s’avance et s’impose sous le masque du Bien et de la morale. Rien de moins qu’une forme actualisée de la chasse aux sorcières. Le fait qu’elle s’impose notamment à l’Université, temple du savoir, de la connaissance et, en principe, de la liberté de l’esprit n’en est que plus inquiétant.

Le 25 septembre dernier, le philosophe Vincent Cespedes, qui se définit comme « un intellectuel sans chapelle mais avec des convictions » a lancé une pétition en ligne sous une intitulé qui a au moins le mérite de la clarté : « #SortirHeidegger, penseur nazi, de la liste des philosophes recommandés en Terminale ». Dans son adresse à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, il tient que la poursuite de l’étude de livres et de textes de Heidegger au lycée équivaut à « un plébiscite de l’Etat français » ; que ceux-ci aient figuré il y a quelques années au programme de l’agrégation de philosophie et que l’Ecole normale supérieure consacre aujourd’hui encore des journées d’études « à sa dévotion » ne le lui paraît pas moins scandaleux.

Dans un article paru sur le site Slate (15 septembre), il s’en prenait déjà aux intellectuels et aux enseignants coupables à ses yeux de vouloir sauver le philosophe allemand « malgré tout ». Ce qui revient à jeter le bébé avec l’eau du bain. Et quel bébé ! Rien moins que le philosophe qui a dominé le XXème siècle philosophique si l’on en juge par l’empire qu’il a exercé sur tant d’éminences qui parfois s’en firent le relais dans la pensée française (Towarnicki, Beaufret, Char, Sartre, Lacan, Foucault, Finkielkraut, Nancy, Badiou, Fédier…). Même si Cespedes s’en défend, il s’agit de censurer une pensée, ce qui est évidemment moins difficile que de se demander que faire d’un penseur de génie lorsqu’il s’avère qu’il fut également un national-socialiste convaincu. Si demain Heidegger devait être évacué du champ de la connaissance dans l’enseignement secondaire, voire supérieur, après-demain il en sera de même pour de semblables motifs de Céline, Pound, Hamsun, Drieu la Rochelle, Voltaire, sans oublier dans un registre différent Woody Allen, Charlie Chaplin et tant d’autres.

Pour le coup, le plus coupable de crime contre l’esprit serait celui qui installerait une telle jurisprudence. D’autant que l’air du temps et le contexte de 2019 lui sont favorables : le 25 mars, des membres de trois associations antiracistes ont interdit une représentation des Suppliantes d’Eschyle à la Sorbonne au motif que les visages des Danaïdes étaient maquillés et/ou masqués en noir (face au scandale, la pièce fut reprogrammée et triompha deux mois après) ; le 23 avril, des militants d’extrême-gauche se réclamant de « l’antiracisme politique » ont essayé d’empêcher Alain Finkielkraut de prononcer une conférence à SciencesPo où il était invité à s’exprimer sur « Modernité, héritage et progrès » ; elle fut déprogrammée, délocalisée à une autre adresse dans le quartier avant d’être finalement reprogrammée à SciencesPo mais sous protection policière ; le 24 octobre, la philosophe Sylviane Agacinski, connue pour son hostilité à la PMA et à la GPA, était à son tour censurée par des militants féministes et LGBGT qui l’empêchèrent d’exposer ses vues sur  «L’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique» sur le campus de Pessac de l’Université Bordeaux-Montaigne : les menaces qu’elle reçut furent d’une telle violence que l’Université préféra annuler la conférence.

Que devient le débat d’idées dans un tel climat de terreur intellectuelle ? Que l’Université en soit le théâtre n’en est que plus alarmant. Mais lorsque des militantes féministes échouent finalement à interdire aux exploitants de six cinémas publics de Seine-Saint-Denis la diffusion prévue du J’accuse de Roman Polanski en raison de ses démêlés avec la justice américaine et d’accusations de viol en France, et qu’elles y parviennent au théâtre auditorium de Poitiers, c’est tout aussi inquiétant. Du boycott à la censure, c’est bien de liberté d’expression qu’il s’agit. Quel(le)s juges autoproclamé(e)s et devant quel tribunal, ne s’autorisant que de lui-même, en viendront-ils à réclamer leur casier judiciaire, réel ou virtuel, aux intellectuels, aux artistes, aux créateurs avant de les « autoriser » à s’exprimer ? On en est là. Il n’y tient qu’à nous d’y résister afin que 2020 ne soit pas, à l’Université et ailleurs, l’année du triomphe d’un ordre moral d’autant plus dangereux qu’il s’exprime officiellement depuis le camp du Bien.

(« Reprogrammation des « Suppliantes » à la Sorbonne » photo de Pierre Kitmacher)

Cette entrée a été publiée dans Actualité.

956

commentaires

956 Réponses pour 2019, année du boycott, de la censure et de l’ordre moral

louis-ferdinand lévy dit: à

Tout le monde sait ça, vieille branche. Mets-toi à la page au lieu de disserter sur les chaussettes nazies d’Heidegger

Pätrice Charoulet dit: à

BOKO HARAM

J’apprends ceci :

Boko Haram, nébuleuse qui a fait un grand nombre de morts, signifie : « Boko = Books= Livres
et Haram = Péchés mortels. Livres, à l’exception du ………………..Coran.

Faut-il commenter ?

Patrice Charoulet dit: à

FACEBOOK ET PARANO

Il y a des gens qui poussent des cris d’orfraie plumée vive à l’idée de figurer sur Facebook. J’en connais.
Parmi les gens qui n’ont pas craint d’y figurer, tous n’ont pas la même conduite. Certains veulent y figurer le moins possible. ;En n’écrivant jamais rien,en ne mettant pas leur photo, on ne disant rien sur eux , ni leur métier, ni leur ville, ni leurs livres préférés, leurs films préférés, ..et en laissant vide la rubrique« Mentions J’aime ». Or là-dedans, on peut mettre plein de choses et plein de gens. C’est une très bonne photo de soi, un très bon autoportrait. Quand quelqu’un vous propose de devenir son ami sur Facebook, je vous conseille de lire la rubrique « Mentions J’aime » et la rubrique « Amis » Elles vous permettront de dire « Oui » ou « Non ».
Les gens qui ne sont pas « paranos » ont des rubriques fournies. Les natures avares, peureuses, méfiantes, « paranos » ont des rubriques vides ou quasi.
Ces derniers, j’imagine,quand ils interviennent sur des blogs de la Toile…utilisent , bien sûr, des pseudonymes. Ce n’est pas mon cas. Et ça ne sera jamais mon cas. Je signe de mon prénom et de mon nom ce que je scribouille.

François Delpla dit: à

J’ai, sur le mur Facebook de Patrice Charoulet, signalé que Leterre, dans la partie critique de ses propos sur E. Faye, ne semble pas avoir mesuré l’impact de la révélation des Cahiers noirs… et Leterre en a convenu.

Passou dit: à

Merci Patrice Charoulet de nous avoir communiqué l’édifiant et très précieux témoignage de Thierry Leterre sur l’emprise de Heidegger et des Heidegerriens sur sa génération d’étudiants.

Patrice Charoulet dit: à

HEIDEGGER (suite)

Thierry Leterre, ancien élève de Normale Sup, agrégé de philo, auteur de la meilleure biographie d’Alain, « dean » d’une universitaire amércaine, a la gentillesse de m’adresser ce message,très éclairant, que je verse au débat en cours :

Cher Patrice Charoulet, Merci d’avoir partagé la réaction d’Emmanuel Faye, à titre privé. Je me demande si dans mon autre vie (celle de l’apprenti philosophe) je l’ai rencontré ou non. Peu importe. Il fit, comme Victor Farias, beaucoup de bruit, pour les bonnes et les mauvaises raisons. C’est mieux que de faire du bruit seulement pour les mauvaises. Heidegger, curieusement, a été l’auteur le plus décisif de ma vie, mais en un sens un peu différent de ce qu’on peut comprendre par là en général. J’ai eu comme professeur de philosophie en khâgne Serge Boucheron. Il était lui-même disciple de Beaufret, grand admirateur de Heidegger, et introducteur de ce dernier en France après la première génération de phénoménologues français, Sartre notamment. Pour Boucheron comme pour Beaufret, Heidegger avait permis de s’émanciper de l’histoire de la philosophie telle qu’on la pratiquait encore dans les années 50, où les auteurs les plus hétérogènes répondaient les uns aux autres à propos de questions éternelles, éternellement débattues et progressivement résolues. Une histoire à la Brunschvicg. L’historial, l’épopée de l’Etre dans sa découverte grecque, permettait un retour magnifique sur toutes les traditions. C’était une forme de lecture. En classe de philosophie, nous n’étudions jamais Heidegger ; celui-ci apparaissait comme auteur au détour d’un corrigé de dissertation, mais rarement. Un détail amusant : la première fois que j’ai entendu parler de « l’Etant » (je suis à peu près certain que c’était à propos de Heidegger) j’ai marqué dans mes notes « étang » suivi d’une ligne de points d’interrogation. Je ne voyais pas ce que ce moment paysan venait faire dans la métaphysique. Par la suite, j’ai souvent plaisanté sur la « clairière de l’hêtre et de l’étang ». C’est dire que je n’ai jamais eu d’attirance pour le jargon, même passée mon ignorance crasse de la terminologie philosophique. Tout de même, Serge Boucheron a eu beaucoup d’influence sur moi, et j’ai lu par la suite Heidegger, retenant quelques principes qui me tiennent toujours à cœur. Je lus aussi Beaufret avec profit. Puis j’ai eu le privilège immense d’étudier la poésie sous Jacques Garelli, le grand philosophe poète. Heidegger était central pour lui, et je pense aujourd’hui encore que la poésie comme méditation de l’Etre à travers le déploiement du temps de la phrase est une des façons les plus fortes et vraies de prendre la poésie. Certes, je n’écris « mondification » qu’avec des guillemets, contrairement à Jacques qui attrapait à bras le corps le jargon et en faisait quelque chose de magnifique. Ce n’est pas mon style, mais je respectais le sien, et j’aimais le fait qu’il respectait le fait que je trouvais dans Alain, avec justement un tout autre style, les principes de sa philosophie poétique. Donc je citais Alain à mon grand Heideggerien sans qu’il y vît un problème. Vint le temps de l’agrégation, et me voilà avec un professeur borné, admirateur de Heidegger à un point ridicule. Il suffisait de citer Heidegger, ses prédécesseurs (Husserl qu’il apporta à l’Ecole Nomale) ou ses épigones pourvu qu’ils ne fussent pas français pour avoir le droit à une note élogieuse. Pensez bien que citer Alain, ce qui était en général reçu par les philosophes comme une agréable lubie de ma part, suscitait une sorte d’horreur terrorisée. On aurait dit que j’avais présenté une gousse d’ail à Dracula ! Je m’étonnais qu’on ait nommé un universitaire aussi limité à un poste très convoité de l’Ecole normale. C’est ainsi que je pris conscience, quoique de manière vague, qu’il existait un véritable clan heideggerien qui avait du pouvoir, et notamment celui de nommer n’importe qui, pourvu qu’il fît partie de la clique. Mes maîtres avant avaient certes regardé Heidegger comme le plus grand auteur depuis au moins Aristote ; mais ils l’appréciaient surtout parce qu’il leur fournissait les clefs d’une compréhension plus poussée des traditions philosophiques, ou bien des phénomènes comme la poésie. Le professeur de l’Ecole normale, lui, « professait » : son discours était un pauvre catéchisme heideggerien poussant un dogmatisme que je n’avais jamais rencontré auparavant. Donc cela n’allait pas très bien, et mon professeur me donnait l’impression de me mépriser, ce que je n’appréciais pas. En quoi, j’étais injuste, puisque moi je le méprisais. Il prédisait à mes camarades que je n’aurais jamais l’agrégation. J’ai claqué la porte après deux incidents. Le premier eut justement lieu à propos de la question du nazisme, car il fut fait référence (longue et sérieuse) aux discours odieux de rectorat de Heidegger, et il fut montré (si l’on peut dire) que cela éclairait la situation de l’université moderne. J’en fus sidéré, et je fus sidéré aussi que tous mes camarades ne fussent pas indignés comme moi. Tout de même, nous étions de bons étudiants (l’Ecole était une école de garçons) qui écoutaient sagement. Moi aussi j’écoutais, mais je ne pouvais être sage. Le deuxième incident fut un texte de Fink sur la fenestrité de la fenêtre qu’il nous fallut étudier. C’est à ce moment que je décidais d’étudier des « philosophes clairs avec un langage clair ». D’où Alain. Je n’ai jamais lu une ligne de plus de Fink et je pense que je mourrai heureux de n’en pas lire plus. Je m’en fus donc trouver un autre professeur pour diriger ma préparation à l’agrégation. Denis Kamboucher m’apprit beaucoup, et d’abord la patience du concept. Dans ses analyses, il faisait d’incroyables détours, et n’affirmait jamais rien. Moi, j’étais ami des raccourcis ; j’allais droit au but. C’est une erreur intellectuelle, même si pédagogiquement, cela fit de moi par la suite un assez bon enseignant : les élèves, les étudiantes et étudiants, aiment qu’on leur tienne des propos clairs. Le danger est d’apprendre comme on enseigne, par raccourci. Alors, on fait des raccourcis sur des raccourcis, et cela ne revient à rien. Bref, cela fut un plaisir de donner du crédit à Kambouchner quand je fus placé à un rang avantageux parmi les agrégés de philosophie cette année-là. Ce fut un autre plaisir de ne pas serrer la main à mon ancien professeur qui avait le toupet de vouloir me féliciter de mon non-échec. Sur la question du nazisme de Heidegger, Boucheron et Garelli partageaient simplement l’opinion de Sartre (Garelli me le dit directement) : cela montrait que Heidegger était une lavette. Il ne voyait pas en quoi cela atteignait l’intérêt de son œuvre. Je vois mieux qu’eux le problème, mais je porte le même jugement moral sur l’homme. Cela se fait sans drame personnel. Je n’ai plus qu’un rapport cérémonie de l’origine. Ma propre d’ensemble sur la querelle Heidegger, j’ai peur qu’elle soit celle d’un modéré. Je n’ai pas de sympathie pour le personnage misérable de Heidegger. Cependant, s’étonner qu’un étudiant en théologie en Allemagne ait pu être réactionnaire, et antisémite me semble d’une grande candeur. Une fois cela dit, placer l’antisémitisme au centre de l’œuvre de Heidegger me semble être une exagération imbécile. C’est la grandiloquence du temps présent, qui m’irrite au plus haut point. L’antisémitisme heideggerien, son appartenance au nazisme, suffisent largement à condamner le caractère de l’homme et à annuler la portée morale de son œuvre. Ils conduisent naturellement à considérer avec répulsion sa vie. En faire un obsédé de l’antisémitisme contribue au contraire à rendre ridicule le mouvement de répugnance morale qu’il doit pourtant susciter. Dans les faits, je n’ai pas besoin de lire son œuvre, et je ne pense pas qu’on ait besoin de la lire avant des études avancées. Cela n’a rien à voir avec la question antisémite, ou nazie : mon opinion est que nous laissons trop facilement tomber dans les programmes du secondaire le canon des œuvres traditionnelles, au profit de développements contemporains, ou même modernes, qui n’apportent pas grand-chose à une classe d’apprentis. En cela, je passerais à juste titre pour un réactionnaire. Mais je me rends compte que j’ai pris un grand détour pour dire ce que j’avais en tête : Heidegger est l’auteur le plus important de ma vie, car il m’a dégoûté de ses disciples, de ses vicaires, et des philosophicailleries en général. Je me suis mis à écrire sur Alain par réaction. Alain n’avait pas mauvaise réputation en science politique, ce qui m’a fait trouver un poste à Sciences Po. De là, je glisse à la science politique, et je me retrouve une seconde fois agrégé à 37 ans, cette fois en science politique, Vice Doyen et Vice Président d’université avant quarante ans, ce qui me donne l’impulsion de quitter la France. Quand je considère cette chaîne bizarre d’événements, j’en ai le tournis, et j’ai bien crainte, cher Patrice Charoulet, de vous l’avoir donné avec mes grandes explications. A tout le moins, c’est une bonne occasion de vous offrir mes vœux, envoyés de Californie : ici l’année nouvelle viendra dans quelques heures, mais je prends un peu d’avance en l’honneur de notre pays commun. Bien à vous.

Jazzi dit: à

« des macaronis sauce »

Quelle marque de boîte de conserve, D. ?
Pour les voeux, c’est en haut !

D. dit: à

Ce soir j’ai mangé un bifteck haché avec des macaronis sauce 🍅.

D. dit: à

Oui mais ici on est en France sur un blog français donc à l’heure française. Un point c’ewt tout. Merde alors. Non mais quand même !!

vedo dit: à

L’année ne commence pas au même moment partout sur la planète. Je vous interdis de m’en envoyer avant 6h GMT 🙂

et alii dit: à

excuses du doublon

et alii dit: à

permettez moi de vous rappeler(disonsen étrennes) le blog
https://lephiblogzophe2.blog/2012/08/31/skildy-en-phiblogzophe/
où vous retrouverez (des discussions sur àles klivres mentionnés par Charoulet mais aussi
Henri Meschonnic, Heidegger ou le national-essentialisme, Éditions Laurence Teper, 200 p., 14 €

Henri Meschonnic ne peut écrire autrement que comme il écrit et cela peut déplaire ! C’est que s’il écrivait comme écrivent beaucoup aujourd’hui il ne pourrait penser ce qui plombe la pensée et l’écriture de bien des penseurs mais aussi écrivains, poètes aujourd’hui depuis déjà longtemps. Car le ciel et la terre de la pensée sont plombés par Heidegger qu’on ne sait pas lire puisque les heideggériens en France empêche même de le lire – mais Meschonnic montre qu’il n’y a pas qu’en France. Et le lire, c’est tout simplement observer que Heidegger »
bonsoir

et alii dit: à

je me permets de vous rappeler(en étrennes!)
le phiblogZophe 2

Pour l’essentiel ce blog est consacré à l’étude critique des rapports étroits que le philosophe Martin Heidegger a entretenu avec le nazisme. Heidegger et Hitler « sont la même chose ».
https://lephiblogzophe2.blog/2012/08/31/skildy-en-phiblogzophe/
vous y retrouverez les livres indiqués par Charoulet mais aussi
Henri Meschonnic, Heidegger ou le national-essentialisme, Éditions Laurence Teper, 200 p., 14 €
le « traducteur »bien connu

Henri Meschonnic ne peut écrire autrement que comme il écrit et cela peut déplaire ! C’est que s’il écrivait comme écrivent beaucoup aujourd’hui il ne pourrait penser ce qui plombe la pensée et l’écriture de bien des penseurs mais aussi écrivains, poètes aujourd’hui depuis déjà longtemps. Car le ciel et la terre de la pensée sont plombés par Heidegger qu’on ne sait pas lire

D. dit: à

JiCé, je voudrais t’embrasser sous le gui tout-à-l’heure, c’est-y possuble ?

D. dit: à

Je vous interdis de me souhaiter vos meilleurs voeux en décembre 2019, vous m’entendez ? Je vous interdis. Non mais.

vedo dit: à

D,
Cela dépend des pays. Mais comme je tourne la page d’ici peu, pour vous aussi, mes meilleurs voeux.

D. dit: à

Mais enfin, on ne souhaite pas une bonne année avant que celle-ci soit effectivement venue, c’est extrêmement inconvenant. En Avez-vpus vous conscience ?

vedo dit: à

Poussière,
En fait, les fiches de la Stasi, quand je relis, je ris aux éclats. Je vais les conserver pour une soirée de grande rigolade entre amis qui sauront apprécier. Certains détails y ont été extrapolés. Je n’ai rien écrit qui n’ait été vrai, mais les meilleures histoires sont restées dans le tiroir. Quand je pense que j’ai failli en rajouter,… et ce que cela aurait donné en fiche, je suis partagé entre la frayeur et un autre fou rire.
Je vous souhaite une très bonne année!
Vale!

D. dit: à

Les Pays-bas sont extraordinairement décadent s, mais pas autant que la Suède qui détient la palme. Quelle tristesse quand on sait qu’il s’agit a fortiori de deux royaumes

D. dit: à

Tout cosmopolitisme est une folie. Soit dit en passant.

Jean Langoncet dit: à

@Qui a donné l’ordre de tirer, Jean Langoncet ?

J’attendrai encore un poil pour tirer les rois (il y a trois épiphanies ; renato pourrait en dire plus)

Patrice Charoulet dit: à

Je rappelle aux commentateurs qui parlent de la pluie et du beau temps le texte de Pierre Assouline, qu’ils peuvent relire. Il y est parlé de Heidegger.
Sur Facebook, le texte de Cespedes , puis celui du grand
et très sérieux spécialiste Emmanuel Faye, ont suscité nombre de commentaires d’universitaires. A ceux qui ont critiqué, assez à l’étourdie, Emmanuel Faye, professeur à l’Université de Rouen (un voisin!),je fais lire ceci :

« Un second versant du travail de Faye est consacré à la critique de la dissémination dans la culture de la vision du monde nationale-socialiste. La publication en 2005 de son Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie, traduit depuis en cinq langues, a suscité une discussion internationale4 et de nouveaux travaux. S’appuyant sur deux séminaires alors inédits dont il a édité dans ce livre de larges extraits, Faye a considéré que les fondements de l’œuvre de Martin Heidegger, avec son appel à l’« extermination totale» de l’ennemi intérieur « incrusté dans la racine la plus intime du peuple» (cours de l’hiver 1933-1934), et son séminaire d’« éducation politique» nazie de la même date, qui compare la relation entre l’Être et l’étant et celle unissant l’État hitlérien au peuple germanique, étaient trop radicalement ancrés dans un national-socialisme exterminateur pour constituer une philosophie. Ils correspondraient bien plutôt à un « racisme ontologisé »6. Sur la réception allemande du livre, on peut se reporter à l’étude de Sidonie Kellerer parue dans Sens Public.

À propos des Conférences de Brême de 1949, dans lesquelles Heidegger met en doute la capacité des victimes des camps d’extermination de mourir (sterben) à proprement parler parce qu’elles ne seraient pas « dans la garde de l’Être », Faye a formé, dans son livre sur Heidegger, le concept de « négationnisme ontologique ».

En 2006, il a appelé dans Le Monde à l’ouverture des Archives Heidegger à tous les chercheurs. Il a été interviewé en décembre 2013 dans l’hebdomadaire allemand Die Zeit sur la vision du monde antisémite de Heidegger à propos de la parution de ses Cahiers noirs. La publication par Faye en 2014 aux éditions Beauchesne, dans la collection « Le Grenier à sel », d’un ouvrage collectif international intitulé Heidegger, le sol, la communauté, la race et regroupant des études de François Rastier, Sidonie Kellerer, Johannes Fritsche, Julio Quesada, Robert Norton, Jaehoon Lee et Gaëtan Pégny, a marqué l’émergence d’un nouveau courant international d’études critiques sur le corpus heideggérien et sa réception. On peut se reporter à la recension d’Édith Fuchs dans la Revue d’Histoire de la Shoah ».

Clopine dit: à

Citation : j’ai traversé cette année comme on plonge dans une piscine pour se dépêcher de ressortir de l’autre côté ; le seul problème, c’est que quelqu’un avait enlevé l’eau..

et alii dit: à

je vous souhaite à tous assez d’ignorance pour y faire germer un plant d’amour qui supportera les saisons et les typhons à venir

et alii dit: à

je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière !
(Alphonse Allais)

Jazzi dit: à

Ozy, c’est un peu tôt pour les voeux !
Tu te couches avec les poules, comme rose (et non pas avec rose, comme les poules) ?

Jazzi dit: à

Je voulais juste rappeler que cette déclaration avait fait scandale et fait vendre le livre de Moix, Soleil vert… rien de plus !

Jazzi dit: à

Qui a donné l’ordre de tirer, Jean Langoncet ?

Clopine dit: à

Bonsoir à tous, une pensée d’Amsterdam, où le brouillard vient de tomber sur une ville tourbillonnante de folie cosmopolite !

Soleil vert dit: à

hot pepper dit: à
Jazzi dit: à
Du coup, les propos de Yann Moix sur les femmes de cinquante ans paraissent bien anodins !

C’est à 50 ans que l’on apprécie la beauté d’une femme. Giraudeau le dit très bien dans « L’année des méduses ».

OZYMANDIAS dit: à

2019 NOUS DIT ADIEU.
2020 EXAUCE NOS VOEUX.
L’ESPOIR FAIT VIVRE.
LA VIE FAIT ESPÉRER.
BONNE ET BELLE ANNÉE 2020 À TOUS ET À TOUTES.

B dit: à

c’est sur un voilier que j’ai mieux compris la mythologie grecque »).

Jel’expliquerais par l’unique phrase que j’ai en mémoire et en lien avec la mythologie : Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage…
Pablo, je me demandais si Vedo était concertiste ou chef d’orchestre. A relire son historique, j’opte pour la seconde solution. C’est ici un blog prestigieux, ne l’oubliez pas.
Carlos Ghosn se serait enfui dans un étui de contrebasse !? Quelle évasion rocambolesque!

hamlet dit: à

@MC- PR : on en trouve tout autant dans la Correspondance de Balzac, c’est pour moi une lecture édifiante. Pauvre homme que ce Balzac ! Quelle vie de chiotte ! Comme il a souffert et travaillé ! Quel exemple de déchéance pour la jeunesse ! Il n’est plus permis de se plaindre quand on connaît les tortures par où il a passé, – et on l’aime. Mais quelle préoccupation de l’argent ! Et comme il s’inquiète peu de l’Art ! pas une fois il n’en parle ! Il ambitionnait la Gloire, mais non le Beau. D’ailleurs que d’étroitesses ! Légitimiste, catholique, collectivement rêvant la députation et l’Académie française ! Avec tout cela, ignorant comme un pot et provincial jusque dans les moelles : le luxe l’épate. Sa plus grande admiration littéraire est pour Walter Scott.

Je vous le dis Mr court : j’aime bien mieux la Correspondance de Voltaire ! Ahhh l’ouverture du compas y est autrement large !

Jazzi dit: à

C’est tout un commando qui tire le signal d’alarme du retour de l’ordre nouveau, hot pepper !

hamlet dit: à

MC : « Cette tartufferie constitue la plus énorme et la meilleure des publicités pour le roman Julliardesque »

ma foi rien de bien nouveau soleil, ces pratiques ont toujours existé dans le monde de l’édition, il n’y aucune raison de s’en émouvoir outre mesure.
Ces coutumes éditoriales remontent à loin Mr Court, j’en veux pour preuve ces lettres de la jeune baronne Honorine de la Châtrière éditées en 1656 par « Renevon et fils » imprimeurs à Cosne sur Loire, lettres dans lesquelles elles décrivaient par le menu la façon dont elle subit forcée les outrages, à l’âge de 14 ans, du duc Jean René de la Ventanière alors âge de 72 ans au moment des faits, ces lettres étaient parvenues, on ne sait par quel mystère jusqu’à la cour du Roi, un vrai best seller à l’époque, qui avait la fortune du sus dit imprimeur, ce qui lui permis à l’époque d’acquérir une assez belle propriété dans la région de Paray le Monial, ma foi je ne vous apprendrai rien en précisant que l’on trouve ces péripéties dans les archives de la bibliothèque de Nevers.

Chantal dit: à

Ben oui, et la honte le secret le mensonge … comment piétiner les sentiments pour des principes moraux.
Je regarde un tas de trucs sur le sujet après la Magnani et son fils atteint de la polyo que j’ai regardé en piochant sur la RDC d’Annelise Roux , le fils caché de Claudia Cardinale qu’on a fait passer pour son petit frère dans un premier temps, c’est pas si loin.
Suis un peu crevée, trouvé une yaourtière 1 l d’occasion pour mon fils vais la chercher demain dans les Marolles ( le quartier populaire de brxl ) d’ici là ce sera la pétarade !!!.

Jazzi dit: à

Cette histoire de beau marin Grec, ça a dû te sensibiliser, Chantal !

Chantal dit: à

Elle est surtout lucide sur le genre humain de quelque bord qu’il soit, une sorte de personnage qui traverse les épreuves avec des astuces bien à elle. Je ne dirais pas amorale, ni perçue comme un travelo, mais qui suit son instinct de survie et protège l’atypique, la fille mère, le gamin orphelin. Sur la fin elle est touchante, elle s’évapore dans la morphine pour oublier …

Jazzi dit: à

Tous mes voeux de bonheur et de santé, et alii, pour la fortune, c’est vous qui voyez !

Jazzi dit: à

Sacrée rentrée littéraire, Marie Sasseur !

Chantal, Philoména, elle n’est pas un peu travello ?

Marie Sasseur dit: à

@le roman Julliardesque

Grasset, Court, Grasset.

Petit Rappel dit: à

Cette bataille antre pros et antis atteint des sommets dans le ridicule. Libération, qui pratique une amnésie sélective sur ses vieux démons, publie hier un réquisitoire anti Matzneff, et un ministre plus connu pour sa contribution au Mariage Gay que pour toute autre activité culturelle se fend du couplet « ôtez ce monstre que je ne saurais voir ! ».Ce combat à fronts renversés, ou le camp du vice revêt les oripeaux de la vertu contraint et forcé est particulièrement réjouissant. On pourrait parler de « Comédie Parisienne » si le titre n’était déjà pris. Cette tartufferie constitue la plus énorme et la meilleure des publicités pour le roman Julliardesque, dont on peut prédire, en paraphrasant Lignères à propos de la Pucelle de Chapelain.
« ça fait six mois qu’on parle d’elle.
Dans deux ans , on en dira rien ».
MC

renato dit: à

Flaubert chez Paul.

poussière dit: à

eh ben y en a qui tiennent des fiches… et une sacrée couche !

de nota dit: à

Cette légère ébriété que procure la lecture, nous la nommerons « livresse ».
Mais c’est qu’il est subtil Naulleau! Oh, des librairies « Livresse » à Gatineau comme à Bruxelles, à Lillebonne comme à Montréal…

Chantal dit: à

j’ai vu hier La Vie Invisible d’Eurídice Gusmão, qu’en dire si ce n’est la vie rêvée c’est pas de la tarte.
J’ai préféré la vivacité un peu animale de la soeur bannie par le père qui se trouve une seconde famille.
Quand à la sexualité ma foi on ne sait trop en sortant du film si c’est pas un handicap lourd dans la vie d’une femme, mais bon. Faut dire qu’un mari aussi gauche et dévoué à son beau -père c’est un choix scénaristique. Brésil daté, robes à fleurs, bacalau et docks heureusement philoména et les enfants des rues.Et la révolte organique des corps qui anime l’écran.

renato dit: à

Il fondrait écouter Confucius et ne pas mêler les choses, les faits et les idées, car elle finissent pour contracter la gale : il y a une différence entre imaginaire et rèel, entre délit d’opinion et crime, et ainsi de suite. Mais à quoi bon gâcher sa salive virtuelle ?

Jazzi dit: à

Oui, Phil, avec Pierre ce serait de la gérontophilie ou plutôt de la nécrophilie, comme dit JiCé !

Phil dit: à

sapré Baroz, qui confond Pierre et Claude. du Feydeau

Pablo75 dit: à

Entendre Soeur Marie Suceuse du Chupa-chups parler de sexe c’est comme entendre Trump parler du concept d’Absolu chez Hegel.

Elle qui rêvait de devenir Sainte Vierge et Martyre et qui n’est arrivé qu’à être pétasse de bled et pouffiasse de blog !!

Jazzi dit: à

« Vous connaissez très bien ce milieu, non ? »

Non, hot pepper. Je suis un grand isolationniste !

hot pepper dit: à

Parapluie, oui Jazzi!
J’ai du penser à coudre comme dé…

hot pepper dit: à

Jazzi dit: à

Quel pervers ce Yves Trémorin, hot pepper, il faut l’enfermer, à l’asile ou en prison !

J’espère que vous n’êtes pas sérieux jazzi.
Beauté de la ridule, de la fistule, de tout ce qui n’est pas dans le canon consenti de la vox populi.
Les fleurs du mal en quelque sorte.
C’est sur ce paradoxe esthétique qu’un vrai pervers comme notre écrivain mis sur la sellette joue, du transgressif éculé.
Interrogez-vous Jazzi, sur qui ( quelle caste amicale et gendrée ) le défend dans les Lettres Françaises?
Vous connaissez très bien ce milieu, non?

JiCé..... dit: à

Ce sera ma dernière recommandation pour 2019 !

Accueillons plein d’espoir, la joie au cœur, le désir de les sauver malgré eux, la main au portefeuille, nos frères et nos sœurs perdus dans l’artistique vain …. dans des camps de rééducation à la vie réelle !
Venez nombreux ….

Jazzi dit: à

« Or l’art, c’est la rencontre d’une machine à coudre avec un dé »

Avec un dé, ce n’est pas surprenant, hot pepper, mais avec un parapluie, c’est plus inattendu !

Phil dit: à

Lévy Renato, il faut tout raconter à ces angotphiles sans mémoire. rappelez que les jeunes filles des années Matzneff, sorties du mépris de tous les Montherlant pour leurs mères, passaient leur temps des cerises à vanter leurs liaisons avec des aînés pour mieux humilier la soi-disante niaiserie des jeunes gens de leur âge.

felix d dit: à

Génial le teasing de l’éditeur(trice) « sa verge dans la bouche à l’heure du goûter », reproduit partout… avec ou sans nutella ?

hot pepper dit: à

Si on excepte les épiphénomènes du style de cet écrivain mis sur la sellette, on a nettement l’impression que le communautarisme devient aussi restrictif qu’une caste, tout le contraire de la rencontre des improbables de l’échange.
Or l’art, c’est la rencontre d’une machine à coudre avec un dé.
Volontairement ou non.

Jazzi dit: à

Quel pervers ce Yves Trémorin, hot pepper, il faut l’enfermer, à l’asile ou en prison !

JiCé..... dit: à

Rien ne distingue un gérontophile d’un nécrophile !

Détail : le problème des retraites serait vite résolu, moralement, si on retirait les adultes de plus de 45 ans de la vie inactive !

Jazzi dit: à

Les gérontophiles sont-ils moins coupables que les pédophiles ?
Plus pervers, peut-être !

Jazzi dit: à

En France, on vit dans une société bloquée. Les politiques ne peuvent plus réformer, les artistes librement s’exprimer…
En va-t-il de même à l’étranger ?

louis-ferdinand lévy dit: à

Vous devriez, mon cher Lévy, cesser de boire autant !

Et puis quoi encore ? La soirée n’a même pas commencé.

Jazzi dit: à

Heureusement qu’il y a des jeunes qui aiment les vieux !
François Marie Banier : Aragon, Beckett, madame Bettencourt…

Jazzi dit: à

Du coup, les propos de Yann Moix sur les femmes de cinquante ans paraissent bien anodins !

JiCé..... dit: à

@Levy
« Je ne crois pas, moi, que les artistes soient des hommes comme tout le monde. …./….Ils sont au-dessus du lot. »

Vous devriez, mon cher Lévy, cesser de boire autant !
Les artistes sont des largués du monde, des épaves à la dérive, des mécréants ne croyant qu’en eux mêmes … Aucun artiste ne remplacera jamais un bon artisan !
Vive la plomberie-zinguerie de luxe.

renato dit: à

C’est lui qui a dit que les femmes âgées de 25 ans et plus refusaient ses attentions.

Jazzi dit: à

La pédophilie commence à la cuisine !

« Le veau de lait ou veau sous la mère désigne un jeune bovin de 3 à 5 mois exclusivement nourri au pis d’une vache (sa mère ou une vache allaitante appelée tante laitière). Cet animal est réputé pour sa chair tendre et savoureuse et sa viande rosée au léger goût de noisette. »

louis-ferdinand lévy dit: à

Justement. Je ne crois pas, moi, que les artistes soient des hommes comme tout le monde. Et certainement pas des écrivains comme Matzneff ou Montherlant. Ils sont au-dessus du lot. C’est injuste ? Oui, c’est injuste. L’antisémitisme de Céline n’est pas celui vulgaire de Tartempion, la « philopédie » de Matzneff n’est pas la pédophilie de Pervers Pépère, même si les deux sont également blâmables. Condamner l’antisémitisme d’untel, la pédophilie de tel autre, ne pose aucun problème. Avec l’antisémitisme littéraire de Céline, avec la philopédie maznévienne commencent les difficultés, la zone grise entre le bien et le mal, le beau et le laid. Je sais bien que tout cela est inaudible à la majorité des gens, pour qui nous sommes tous égaux devant la loi. Devant la loi, oui, devant le reste, non. Et c’est le reste qui reste, à l’arrivée; Ou bien virons Sade des bibliothèques, et même Tintin au Congo, allons jusqu’au bout de la logique. On y viendra, on y est déjà.

Marie Sasseur dit: à

#après avoir essuyé des échecs avec des majeurs.

Pas du tout, devenu ce qu’il est, apres avoir vécu sa jeunesse pulsionnelle avec un vieux de chez vieux.

renato dit: à

Si j’ai bien compris ce Matzneff aurait jeté son dévolu sur des mineurs après avoir essuyé des échecs avec des majeurs.

JiCé..... dit: à

« Comment Karl Marx aurait-il qualifié Hitler et Staline ? »

Bien chers Frères !…..

Marie Sasseur dit: à

Il est bien ce témoignage, de nota.
Un point de vue qui ferait des enfants, des ados, des monstres de pulsions, comme le poète dit un monstre de sensibilité. Ce portrait d’allumeuse , ou de jeune novice, vaut pour une expérience, leché comme un film un peu bourge, starlette dans « un moment d’égarement », et ne met pas du tout en avant cette différence d’âge, condition sans doute préalable , nécessaire et suffisante, à une situation d’emprise.
Car ces prédateurs d’innocence ne sont jamais dans une relation équilibrée entre personnes ayant avancé à peu près en même temps dans la vie. Jamais.

rose dit: à

Savourez.
À hurler de rire.
Mon préféré
Joue de porc au chorizo -i-e Matzneff années 70
Et sans viande ?

Ben c’est pas mieux. Non.

Allez, au boulot, rose.

OZYMANDIAS dit: à

Attila, Gengis Khan et Tamerlan qualifiés de « Balais de Dieu » dans un article rédigé par un journaliste allemand exilé à Londres et philosophe à ses heures perdues, un certain Karl Marx.
Des balais qui nettoient tout, radicalement, jusqu’à la destruction, pour reprendre l’image biblique employée par le prophète Ésaïe annonçant l’anéantissement de Babylone.
Marx, le prophète athée des temps modernes paraphrasant Ésaïe, le prophète de Dieu des temps anciens pour parler de trois prophètes du chaos.
Comment Karl Marx aurait-il qualifié Hitler et Staline ?

rose dit: à

En attendant la lettre d’Angot, sa ourez le bêtisier de Papouilles & PUPILLES, une de mes bloggeuses/influenceuse préférée, et riche.
Nota : la photo n°2 c’est Villani, avec bibi derrière quand je l’ai épousé le jour de mes 18 ans, un pain au chocokat dans la bouche pour éviter le reste :
https://www.papillesetpupilles.fr/2019/12/betisier-2019.html/

Marie Sasseur dit: à

Pablo-la connasse, il n’est pas besoin de remonter dans le commentarium de ce blog, pour avoir une idée de votre personnalité. Quant à votre vie privée, avec bobonne qui porte le pantalon, on a bien compris, aussi.

et alii dit: à

. Bizarrement, j’ai connu une semi-censure dans le milieu de l’art contemporain français depuis L’Artiste et les commissaires, publié en 1989, où je montrais que le monde de l’art était désormais aux mains des opérateurs culturels. Depuis, je suis quasi interdit de parole dans les écoles d’art en France, alors qu’il n’en est rien à l’étranger, en Italie, en Espagne, en Amérique latine, où je suis reçu aussi bien par les partisans de l’art contemporain que par ses détracteurs. Le petit milieu n’aime pas qu’on décrive son fonctionnement.

A la tête de l’Ecole des beaux-arts, êtes-vous parvenu à changer les règles ?
Aux Beaux-Arts, j’étais effaré que le règlement n’ait pas été mis à jour depuis le XIXe siècle : on fonctionnait comme s’il y avait toujours des prix de Rome, supprimés après… 1968. C’était à l’image de la France, un pays pathologiquement bureaucratique.
yves michaud
https://www.telerama.fr/scenes/yves-michaud-la-transgression-aujourd-hui-ne-va-pas-tres-loin-il-s-agit-d-une-audace-ritualisee-et-encadree,40623.php

renato dit: à

[Pardon pour le R manquant à Mitterand.]

Jazzi dit: à

Quelqu’un pourrait-il nous mettre la lettre d’Angot à Matzneff en lien ?

JiCé..... dit: à

« …il devrait valoir pour les artistes les mêmes critères qui valent pour le citoyen lamba. » (renatoto)

Scandaleux !
comment les distinguer, ces branleurs de citoyens lambda, si on accepte que les artistes soient des humains comme tout le monde ?
Alors que ce sont manifestement des crapules ?….

Phil dit: à

M le maudit au réveillon cette année,
et en allemand, pour mieux déboucher les écoutilles des arsouilles.

Pablo75 dit: à

@ Marie Suceuse de sucettes

Tes états de service côté cul? Aussi vides que côté face…

Une autre preuve que tu es une célibataire aussi endurcie qu’aigrie: l’utilisation du mot « bobonne », employé par toutes les jalouses « mariées avec leur main », comme disait Quevedo:

« Y haciendo la puñeta,
estuvo amancebado con su mano,
seis años retirado en una isleta… »

et alii dit: à

affaire di rosa:
Ce 10 avril, la pétition recueillait un peu plus de 2 200 signatures. Initiée par l’universitaire et réalisatrice de documentaire Mame-Fatou Niang et le romancier Julien Suaudeau, elle s’adresse directement au président de l’Assemblée nationale et aux députés. Deux jours avant ce texte, Mame-Fatou Niang publiait sur son compte Twitter une photo d’une partie de la fresque :

de nota dit: à

Un texte de Sophie Fontanel publié dans l’Obs:

« Il est tristement l’homme du moment. Je n’ai pas de sympathie pour cet homme que je croisais parfois, lorsque j’étais adolescente, vers la Piscine Deligny (piscine qui était alors sur le quai Anatole France, à Paris). Et je n’ai pas envie de parler de lui, spécifiquement. Car contrairement à ce qu’en pensent beaucoup d’hommes et de femmes, l’urgence n’est pas de le juger (lui et tous ceux qui ont souri de ses fameuses scènes de dépucelage en tout genre), mais de comprendre, à partir de lui, pourquoi sa revendication n’est pas recevable.

Si Gabriel Matzneff a pu agir en s’en vantant presque, c’est que, malgré des tas de discours sur le consentement des enfants, beaucoup de gens sont restés longtemps dans une confusion immense. Ils ont laissé planer cette confusion immense car ils savent l’évidence, à savoir que toute source du désir est confuse, trouble, pleine de zones sombres, d’ailleurs nécessaires. Une vérité, oui c’en est une. Mais dire cela, est-ce que ça suffit ?

Lire aussi Gabriel Matzneff, ce paria très aimé qui fait l’apologie de la pédophilie

Une fois qu’on a dit que nous sommes faits d’ambivalences, d’un rapport à la sauvagerie, sans doute même à la cruauté, que le monde n’est pas tout rose, que l’enfant lui-même n’est pas « blanc-bleu »… est-on plus avancé ? Non.

Car on sait bien, on devrait savoir, que la réponse n’est pas complète.

Pour autant, une fois qu’on a dit le contraire, à savoir que l’enfant est une bulle d’innocence, qu’il n’a pas de désirs sexuels en propre et ne fait que subir le désir des adultes, dit-on le vrai ? Non.

La vérité, c’est peut-être qu’une toute jeune personne, justement parce qu’elle a des désirs, et du genre vertigineux, est à protéger. C’est parce qu’une jeune personne est capable de se précipiter dans la gueule des loups les plus carnassiers, et même en rêvant de se faire dévorer, qu’il faut, en face, des adultes prévenants, responsables. Et pas des prédateurs trop heureux de l’aubaine.

Je me souviens de Marc, un ami de mes parents. J’avais 12 ans et, lui… la cinquantaine. Je le trouvais irrésistible, une sorte de Gary Cooper, et j’aimais le respirer. Il m’adorait. Une fois, on faisait tous la sieste, étendus sous des arbres dans le sud de la France. J’ai roulé contre son dos pour le respirer avec encore plus d’insistance que d’habitude. Au milieu du sommeil de tous les autres, je ne sais pas ce que j’essayais, mais j’essayais. Il s’est défait de mon étreinte, s’est retourné et, avec une fermeté totale qui ne m’a pas échappé, m’a dit : « Stop ». D’un simple mot, il m’a permis de grandir sans me perdre dans un dédale.

C’est ça, un adulte.

Lire aussi Vanessa Springora : « J’ai été la proie de Gabriel Matzneff. J’avais 14 ans »

J’ai beaucoup pensé à cet homme ces derniers jours, avec tout ce qu’on entend, et sur ce qu’est un pervers, et sur ce qu’est un enfant.

Où serais-je si cet homme n’avait pas dit « Stop » ? Ce jour-là, je ne suis pas allée me coucher près de cet homme parce qu’il m’avait attirée là. C’est moi qui ai insisté pour le coller. Je n’ai pas été coincée par un « vieux messieurs » (je mets le pluriel exprès, comme je le faisais enfant), j’ai bel et bien essayé de voir ce que ça pouvait donner si je continuais d’avancer, aveuglée (mais portée) par ce qu’il faut bien appeler un grand désir.

Où serais-je si cet homme, profitant de ce que tout le monde dormait et de ce que l’occasion était trop belle, en plus avec une gosse tellement « consentante », m’avait appris que, si l’on cherche, eh bien l’on trouve… ? !

Où serais-je si cet homme en avait profité, puisque j’avais l’air si bien disposée, pour faire avec moi l’éventail de ce que les autres femmes refusaient de faire avec lui, parce que, pas folles les guêpes, adultes et averties, elles ne se faisaient plus avoir, elles savaient l’envoyer se faire voir ?

J’en frémis, rétrospectivement.

Ce Marc a bien vu que, si je consentais à tout, c’est parce que je ne savais rien. Il a vu que « pressentir », ce n’était pas « savoir ». Il a vu que « rêver », n’est pas « savoir ». Il a vu que, enfant, bah j’étais assez consentante, comme souvent les enfants : je consentais aussi à manger tous les bonbons à la fois, à rester au soleil des heures, à écraser des abeilles avec la fourchette, à traverser hors des clous…

Il a vu. Et il a dit : « Stop ».

Parce que c’est ça, un adulte. »

et alii dit: à

sur le point
Une pétition a exigé le retrait d’une fresque d’Hervé Di Rosa au Palais-Bourbon alors que celle-ci célèbre pourtant l’abolition de l’esclavage. Spécialiste d’esthétique, la philosophe Carole Talon-Hugon a publié aux PUF un livre passionnant, L’Art sous contrôle, où elle analyse comment les artistes, après des décennies de transgression, sont devenus obsédés par la morale, et comment est apparu un nouveau type de censure émanant non de l’État, mais de groupes communautaires. Nous précisons que cet entretien a été

Marie Sasseur dit: à

Pablo-la connasse, j’ai bien l’honneur.
Pas du genre à étaler mes états de service sur un blog.
Mais des salopes comme vous, dans la vie quotidienne, jamais rencontré.
Vous devez bien cacher votre jeu devant bobonne et les enfants.

Chaloux dit: à

La mairie de Paris (donc la maire) semble se désoler de ne pas pouvoir foutre Matzneff à la porte de son appartement. Pourquoi pas le clouer sur le portail de l’immeuble?

C’est la société française tout entière qui est coupable.

Marie Sasseur dit: à

Phil, ça fait 15 ans que vous trollez pour le même gender, si on n’a pas compris depuis le temps. Des membrés specistes et des lesbiennes alla riefenstahl, il n’y a plus que ça qui semble maintenir en activité un cerveau vicieux sur le rezo. Et le picon-biere n’arrange pas votre affaire. L’époque ne vous convient pas ? Eh bien abrègez nous vos sempiternelles jérémiades.

Phil dit: à

l’arrosage sur la viande donne le charme, dear Miss Sasseur. le goût du flacon plutôt que celui du bouchon.

Marie Helene S dit: à

P.Assouline, pardon.

Marie Helene S dit: à

‘Le peuple est mûr pour brûler Matzneff, les poissonnières sont dégrafées.’

Retour au billet avant de me consacrer au menu de ce soir.
Nous nous sommes croises sur le fil RDC, Phil, a propos du livre de T.Klossowski amene par C.Dantzig, ‘Vie revee’ . Je viens d en parcourir des extraits sur ma tablette, offerts en ‘libre lecture’sur le site grasset. Meme banniere ,donc, que le livre de V.Sringora. Je m en tiens au texte brut.Ironie, le fils du peintre s y montre thuriferaire de pratiques sur des enfants que la faiblesse economique met a la merci des predateurs : petites filles et petits garcons, monnayes contre un orangina.
‘Bruler’ G.Matzneff, pousser des criS d indignation ‘a contretemps’ ,du rechauffe ? Vous avez raison .il faut bien ratifier a un moment quelconque le refus, ne de l evolution des mentalites. Trouver injuste des scandales, les qualifier vite fait d etre montes de toutes pieces ou s emouvoir que G.Matzneff ‘paie’ un comportement que d autres ont eu sans etre inquietes est un exercice intellectuel aussi vain .
B.Pivot a t-il entendu gronder l orage ? Si ce sont
la les raisons de son retrait, plutot que les ‘beaux etes’ a rattraper, cette auto mise a pied est tout a son honneur !La quete de repentance n a aucun interet. La prise de conscience ou la denonciation temps reel, oui.

Comment se passe la succession ? cooptation, vote au sein de l academie, ou le plus ancien prend la suite ? Tahar Ben Jelloun d apres mes calculs est le plus age. S il s agit de lui en futur president goncourt, il sera aux premieres loges pour deplorer l exploitation sexuelle ET colonialiste de pays du maghreb par des intellectuels et des artistes au pretexte de ‘moeurs libres’ .
chetouane, notre camarade du cnrs, avait fourni sur la RDC des pistes saignantes. Il ne deniait pas pour autant que les pages de Gide a Blida sont des monuments litteraires. La volonte de separer les debats ne signifie pas ‘complaisance’ ad libidum.

Je m excuse d avoir ete aussi longue.
Cordialement. Bonne annee a la RDL et a P.Assouine. merci pour les beaux billets de deux mille dix-neuf.

Marie Sasseur dit: à

Phil, j’espère que celle que vous préparez pour vos enfants sera bien farcie.
Ne nous dites pas que ce sont les enfants des autres. On s’en doute.

Phil dit: à

Dear Marie Sasseur, la dinde aux marrons tient le couvert.

Chaloux dit: à

La prose de Vedo me ferait braire, je ne lis pas. Or, Pablo nous démontre qu’il vaut mieux lire que ne pas lire.

Marie Sasseur dit: à

phil et ses petites bites, la même cinematheque que Matzneff, pablo-la connasse et ses archives, des procureurs de l’ordre e-talonné , sur le rezo.

Phil dit: à

la doctrine Mitterand…

Il manque un air, dear Renato, prononcez « Mitrand » pour rester dans l’époque sans en avoir l’air. Doctrine en effet vendue à l’encan dans la dispersion de sa bibliothèque il y a quelques mois, par un des fils en charge de rénover leur ferme socialiste.
La prose de Jaurès est restée dans les choux, la meilleure enchère, vingt et un mille euros, fut pour un Brasillach, « Comme le temps passe », belle allusion aux débats qui occupent le couareuil aujourd’hui. et même pas son meilleur livre, comme dernier baroud d’honneur de la littérature à flacons avant les embouteillages à la Angot.

renato dit: à

Le fascisme version XXIe siècle ? Nier la liberté d’expression à celles et ceux avec qui l’on est en désaccord— Alain Finkielkraut, Sylviane Agacinski, François Hollande —. Il est vrai qu’étant donné les ascendents de ces nouveaux fascistes, il n’y a rien d’étonnant dans ce comportement.

Un pédophile déclaré — admiré par quelques soi-disant intellectuels — est passé entre les gouttes ? ça c’est du protofascisme, car il y a usage arbitraire de la loi. Rien d’étonnant d’ailleurs si on se souvient que la doctrine Mitterand a permis à un terrorisée de se soustraire à la justice des années durant — incidemment, ce soi-disant persécuté a reconnu ses crimes et déclaré avoir trompé les personnalités l’ayant soutenu ».

Enfin, accord pour rejecter la censure, mais absolument pas pour s’aligner sur accepter qu’en bon faux-cul on parle d’un hypothétique nouveau ordre moral : il devrait valoir pour les artistes les mêmes critères qui valent pour le citoyen lamba.

JiCé..... dit: à

Oui ! Oui ! Bravo pour votre lettre, Angot ! Avec Angot, tout est beau pour cette pauvre fille qui n’hésite pas à remuer le couteau dans sa plaie….

DHH dit: à

les romans d’Angot ne m’on jamais enthousiasmée mais je lui dis bravo et encore bravo pour sa « lettre à Matzneff »

Jazzi dit: à

« En conséquence, les caricatures d’Hitler en Pucelle d’Orléans, une fois « débarrass[ées] de l’ironie » du caricaturiste, doivent dire quelque chose de juste. L’association porte en fait sur une composante symbolique et une composante interne au récit. Tout d’abord, Jeanne d’Arc et Hitler sont deux incarnations de leur nation, et notamment dans ce que ces nations ont de guerrier. D’autre part, puisque Genet représente Hitler comme étant châtré, le rapprochement de ces deux figures est soudé par la question du genre, et là encore le genre sert surtout à créer des liaisons symboliques entre nations : Hitler, métonymie de l’Allemagne nazie, est une figure masculine, mais c’est une masculinité troublée par la castration, tandis que Jeanne d’Arc, symbole de la nation française, connaît une féminité contrariée par la virginité et par la fonction militaire. Ces deux figures genrées, toutes deux près de tomber dans le genre opposé, sont présentées comme presque interchangeables. À la différence de ce qu’on a observé jusqu’ici, ces représentations genrées de la France et de l’Allemagne au travers des figures d’Hitler et de Jeanne ne passent plus par l’union érotique, mais par une équivalence symbolique : reste que là encore le genre a pour fonction d’établir un rapprochement. Genet décrit Jeanne d’Arc comme ayant ses règles (PF : 100) afin de resserrer son rapprochement et de mettre sur le même plan le sang menstruel et celui de la castration. Les figures d’Hitler et de Jeanne d’Arc nous montrent donc qu’il n’y a pas une fixité du genre de la nation, mais une correspondance entre les pays, ce qui est peu flatteur pour la France de la Libération. Le couple d’Hitler et de Jeanne permet à Genet non seulement de placer les nations sur un pied d’égalité qui balaye l’histoire de la Résistance, et permet d’actualiser l’un des grands motifs de l’imaginaire genétien : le « couple éternel, du criminel et de la sainte », dont le rapprochement problématise non pas seulement le statut criminel de l’Allemagne d’Hitler, mais aussi la position morale avantageuse que prend la France d’après-guerre incarnée par la figure de Jeanne. On aurait pu penser que les images genrées et sexualisées serviraient à mettre en place des oppositions qui distingueraient les deux camps sans perméabilité possible, c’est en fait tout l’inverse : les images genrées ne servent pas à opposer mais à relier, pas à caractériser mais à rapprocher. »
https://journals.openedition.org/itineraires/6462#ftn29

JiCé..... dit: à

Pablo76 car Pablo75, c’est un grade trop minimaliste ! Bises et à l’année prochaine…

JiCé..... dit: à

Comment dire ce que j’éprouve à lire du Pablo76 ?

Ce sentiment que Dieu nous envoie ses Archanges les meilleurs, au service de la Vérité la photo en témoigne : Satanas Vedo sous le pied droit de l’Archange Pablo, réduit à gémir, c’est beau comme du Bacon aux eggs…

Pablo75 dit: à

« J’aime beaucoup l’intrenatue Vedo, sa vie est très intéressante. »
Janssen J-J

Quoi de plus normal qu’un impuissant aime un mythomane?

et alii dit: à

Des sources inexplorées des demoiselles d’Avignon de Picasso par une spécialiste d’art africain :
Surprisingly, though, in light of its African art connection, few if any African art historians have written about the painting. “My expertise in African art allowed me to explore the canvas with fresh eyes,” Blier writes. She insists, in fact, that she is the person to read this artwork. She asserts: “Taking in hand the array of new sources that came to my attention through my African art research, it became clear that this is a story that only I can tell. I began to see how uniquely positioned I was.”

Her chapters lay out new evidence that she has collected regarding the painting, which she processes like a detective working a cold case. She attempts to prove that Picasso looked at sources never discussed before, in order to create a painting of five women representing different continents and a complex view of sex and motherhood.

These new sources start off strong, with a photograph taken in Picasso’s studio in late March of 1907 that has apparently been overlooked in studies of “Les Demoiselles.” The snapshot shows the wife and daughter of artist Kees van Dongen posing in front of the newly started canvas. Behind them is the painting with all five
https://hyperallergic.com/531656/picassos-demoiselles-the-untold-origins-of-a-modern-masterpiece-by-suzanne-preston-blier/?utm_medium=email&utm_campaign=W123119&utm_content=W123119+CID_64ab11e11314496f7ba49969ebbd62da&utm_source=HyperallergicNewsletter&utm_term=A%20Tantalizing%20If%20Flawed%20Reinterpretation%20of%20Picassos%20Demoiselles%20dAvignon

Janssen J-J dit: à

J’aime beaucoup l’intrenatue Vedo, sa vie est très intéressante. Je lui souhaite une très belle année 2020.
Et à tout le monde, sauf au précédent, pour lequel il n’y aura jamais de trêve à sa haine immarcescible.
On ne pardonne pas à une tare génétique. On la soigne s’il se peut, hélas je ne suis pas médecin. Et il en va d’hommes ignorant ce que c’est que d’être justes.

Jazzi dit: à

France-Allemagne : Les amours d’Hitler et de Jeanne d’Arc

« Avant la guerre les humoristes caricaturèrent Adolf Hitler sous les traits bouffons d’une Pucelle ayant la moustache d’un pitre de cinéma. « Il entend des voix » disaient les légendes… Les humoristes sentaient-ils qu’Hitler était Jeanne d’Arc. [sic] Cette ressemblance les avait touchés, ils le marquaient. Le point de départ de leurs traits était donc cette similitude profonde, puisqu’ils y avaient songé, d’une façon claire ou confuse, pour faire leurs dessins ou leurs phrases. Je vois dans cette reconnaissance plus un hommage qu’une raillerie. Leur ironie c’était ce rire qu’on s’arrache afin qu’il crève par sa flèche le trouble qui vous ferait pleurer à certains moments de trop profonde émotion. Hitler périra embrasé s’il s’est identifié à l’Allemagne ainsi que le reconnaissent ses ennemis. À la même hauteur que Jeanne sur sa robe de suppliciée, il porte une plaie sanglante. »
(Jean Genet : « Pompes Funèbres », p. 184-185)

Pablo75 dit: à

(3/3)

Mais le plus étonnant de Vedo est la façon qu’il a d’attirer sur lui les hasards dingues:

-quand on parle ici du disque des dernières sonates de Schubert par Krystian Zimerman, il écrit: « Ça alors! Quelle coïncidence. Un étudiant vient de me remercier, hier, en m’offrant ce disque de Zimerman, et c’était la première fois nous parlions de musique (et que je découvrais la place de la musique pour lui, violoniste, alors que je le croyais un peu « nerdy ») ».

-quand on parle de Massada, il écrit qu’il est ami de Camille Meyran, l’auteur de « Larmes et lumière à Oradour » (1952), lequel lui a raconté qu’il avait arrêté de lire un livre après avoir lu la faute de français « Je pars à Masada ».

-quand on parle des conseils de Chirac à Valérie Pécresse sur comment serrer les mains, ça lui rappelle tout de suite un souvenir: « J’ai sursauté en lisant cela. Et enfin j’ai compris un petit incident qui m’avait fort surpris à l’époque. Lors d’une remise de légion d’honneur –il y avait du monde– par hasard, et comme beaucoup d’autres, j’ai serré la main de Valérie Pécresse, que bien sûr, je n’ai rencontrée qu’à cette occasion. A ce moment elle m’a regardé et j’ai eu comme une forte impression, assez unique, que l’espace d’une seconde, nous étions tous les deux seuls dans la foule. »

-quand Christiane lui recommande les aquarelles de Bonnard (peintre qu’il dit ne pas connaître assez malgré le fait d’avoir visité sa rétrospective parisienne de 2006) il nous raconte que juste trois jours avant il a eu aux États-Unis une conversation avec une amie qui lui a recommandé la même chose.

-quand on parle de nazisme, il nous raconte qu’il a un ami qui était soldat de la Wehrmacht dans un faubourg de Dresde pendant le célèbre bombardement, après lequel il a dû passer les jours suivants à empiler des montagnes de cadavres. Il a aussi un autre ami qui a été « rendu aveugle par la Gestapo » pour ne pas avoir voulu participer aux jeunesses hitlériennes.

-quand on parle de l’enseignement inégalitaire aujourd’hui en France il nous dit qu’il a un ami « ancien prof au Collège de France, au sommet de sa profession en France » et qui venait d’une famille très modeste.

-quand on parle du tapage médiatique autour de Polanski, il nous dit qu’il a eu une expérience comparable à la sienne, avec « cirque médiatique des accusations » inclus. Il s’agissait d’un « incident mineur » le concernant, qui, à sa grande stupéfaction « a fait progressivement boule de neige pour figurer dans quelques journaux des deux côtés de l’Atlantique. » Malgré la petite taille de l’incident, il a ressenti cela « comme une sorte de « gang rape » (dommage qu’il ait oublié de nous expliquer comment un incident mineur peut faire boule de neige et finir dans plusieurs journaux américains et européens).

Bref, voilà un personnage de blog à partir duquel on peut faire un personnage littéraire hilarant. Avec Widerganger et le Pétomane Goebbelesien, on a là trois anti-héros avec lesquels on pourrait écrire un roman comique extraordinaire.

C’est vraiment dommage que Vedo ne continue pas ses commentaires, qui allaient, d’ailleurs, crescendo dans le délire et dont je me délectais en silence (au début je me suis foutu de sa gueule, mais après j’ai compris qu’il fallait le laisser délirer tranquille, pour qu’il développe librement sa mythomanie, ce qu’il a très bien fait).

Chapeau, l’artiste !

Pablo75 dit: à

(2/3)

-qu’il a chez lui un piano Steinway, mais que lui est violoncelliste, ayant étudié cet instrument avec Yo-Yo Ma (« Yo-Yo Ma m’a toujours paru modeste, et ce depuis que nous travaillions nos instruments au sous-sol dans une université de la côte est. Nous n’avions pas le même destin… »). La coté est des USA il l’a connaît bien, d’ailleurs: là bas, selon lui, tout le mois de janvier est magnifique, époque où on peut admirer le soleil « sur un fond bleu clair arctique ».

-que c’est un être à la morale stricte, et pour le prouver il nous raconte qu’il évite toujours en 2019 le restaurant Kammerzell de Strasbourg parce qu’il y a 81 ans ses anciens propriétaires avaient mis devant un panneau indiquant « Chiens et Juifs interdits ». Il est en plus un homme à la sensibilité exquise : il a dû voir « Le voleur de bicyclettes » en deux fois, parce que le premier jour les larmes l’ont empêche de continuer. D’ailleurs, il est tellement cinéphile qu’il y a 12 ans encore, ignorant les DVD ou même les cassettes vidéo, il regardait les films à l’ancienne, « avec un vidéo-projecteur sur un grand mur blanc ».

-que c’est un séducteur redoutable doublé d’un grand connaisseur de l’Histoire, qu’il n’oublie jamais. Pour l’illustrer il nous a raconté qu’il a passé « une soirée de rêve » à l’hôtel Adlon de Berlin après avoir invité à diner une jeune femme, soirée pendant laquelle (sans doute entre deux orgasmes) il a pu observer par la fenêtre, qu’un « grand sapin illuminait l’obscurité au milieu de la Pariser Platz tranquille, blanche, douce, ignorant les images terribles qu’avait vécues la célèbre porte et que la nuit laissait encore évoquer ».

-qu’il se rappelle très bien où il était le 11 septembre 2001: à Boston, où étant prof (a Harvard?), a annulé ses cours à cause des événements.

-qu’il est un spécialiste de l’histoire de l’Espagne (« Dans une partie technique de cette histoire que je connais bien, au XVIe siècle »).

-qu’il se dit grand connaisseur de l’oeuvre de Quevedo (nom qui a inspiré son pseudo), malgré le fait d’oublier un mot essentiel quand il se met à citer l’un de ses quatrains les plus célèbres en nous l’expliquant au passage.

-qu’il est polyglotte : en plus du français il domine au moins l’anglais, l’allemand et le latin (« Les Confessions [de Saint Augustin] ont même été ma raison principale pour apprendre le latin, voici une dizaine d’années »). Malgré le fait de nous avoir dit au début de ses interventions ici qu’il était débutant en espagnol, il nous montre après que c’est une langue qu’il domine vraiment, puis qu’il lit non seulement Quevedo, mais aussi des auteurs aussi difficiles que san Juan de la Cruz, santa Teresa ou Gabriel García Márquez. Ou alors il est tellement doué pour les langues qu’il a amélioré son espagnol en quelques mois de façon spectaculaire, au point qu’il arrive maintenant, contrairement aux espagnols eux-mêmes, à trouver Quevedo facile: « Ce n’est pas un espagnol difficile. La littérature espagnole de XVIe (et un peu après, Q.) est extraordinaire, avec une langue bien formée. Un peu de Thérèse d’Avila (moins facile peut-être) donne une idée de sa vivacité. » D’ailleurs, il est tellement doué pour les langues qu’il arrive à écrire que pour les apprendre il faut commencer par le plus difficile: « La poésie me semble même une bonne porte d’entrée pour une nouvelle langue ».

-qu’il pense qu’on ne peut pas parler de musique: « j’évite les commentaires littéraires sur la musique, et même la plupart des commentaires de musiciens (quelques exceptions, par exemple, Schumann, Boulez). Rien ne remplace le contact direct par l’instrument (où la partition pour ceux qui savent lire) avec le compositeur. Les commentaires ne font que parler de, et non faire (comme parler de mathématique au lieu de faire). » Malgré cela, il recommande ailleurs le contraire: « Pour écrire sur le « faire de la musique », quelques bonnes pages sur les leçons de piano dans « Die Erfindung des Lebens » de Ortheil (qui sait de quoi il parle) » (ce qui tend à montrer qu’il joue aussi du piano, d’où la présence d’un Steinway dans son salon).

Pablo75 dit: à

31 décembre 2019 à 10 h 55

(1/3)

Dans ce blog, où il y a toujours eu beaucoup de cinglés et qui a toujours été une mine de personnages pour un écrivain en général et un romancier en particulier, il y a depuis un peu plus d’un an un commentateur très intéressant.Il s’agit d’un mythomane irrécupérable, de ceux qui ont vu trop de films américains d’aventures dans leur enfance et n’ont, depuis, pas pu supporter leur vies de ratés. Celui dont je parle se prend pour une espèce de James Bond érudit et vient ici pour nous montrer, non seulement l’étendue de sa culture (il est prof, polyglotte, écrivain, musicien, en plus de grand amateur d’histoire, architecture, peinture et cinéma), mais aussi sa vie trépidante, pleine d’évènements et d’aventures.

Il s’agit, bien sûr, de Vedo, lequel, d’ailleurs, nous annonce depuis quelques jours son départ définitif du blog (pour réapparaitre sous un autre pseudo?).

En l’espace de quelques mois, ce personnage de roman nous a raconté (dans le désordre):

-que c’est un écrivain (« Je connais un peu les exigences, les labeurs et satisfactions de la tâche d’écrire (pas pour le « grand public », au moins pour l’instant) »).

-qu’il réside à l’étranger et se promène dans le monde entier (« l’article sur la thèse de Sanchez que j’ai pu lire ici (Beijing). »), surtout pour
assister à des concerts et aller voir des spectacles ou des expositions. À Vienne il a assisté au théâtre de la Josephstrasse à une pièce de Felix Mitterer, ce qui a été pour lui son meilleur souvenir de théâtre. À Madrid il est allé voir « El coronel no tiene quien le escriba », au Teatro Infanta Isabel, dans la mise en scène de Carlos Saura: « Vraiment intéressant […] La première page du livre (qui vaut la peine d’être entièrement mémorisée) était quand même un peu manquante. » À Berlin il a vu l’expo de Nolde en avril dernier. À Bayreuth il est allé au festival l’été dernier avec une amie soprano du Nord de l’Allemagne, festival qu’il connaissait déjà et qui a eu sur lui un effet étonnant: « il y a plusieurs années après quelques minutes de Tannhäuser à Bayreuth (alors que je n’avais jamais apprécié Wagner), tout à coup Bach, Beethoven, m’ont paru comme des maçons ». Et cela malgré le fait que Bach est le compositeur qu’il écoute le plus.

-qu’il connaît très bien le volcan de l’île de Stromboli, sur lequel il est monté à pied, seul, en pleine nuit et malgré le danger, pour assister, ne fois arrivé en haut, au lever du soleil.

-qu’il est allé une autre fois sur la même île en voilier, ce qui lui a permis, au passage, de comprendre la mythologie grecque (« c’est sur un voilier que j’ai mieux compris la mythologie grecque »). Mais à cause du vent il n’a pas pu débarquer, ce qui a été pour lui une expérience mystique (« c’est là que j’ai compris–et j’en ai été intimement persuadé– que Vulcain, Neptune et Eole s’étaient ligués contre nous personnellement »), expérience à cause de laquelle il a dû, pour pouvoir arriver à un rendez-vous, quitter l’île de Panarea en hélicoptère (c’est dire s’il n’a pas des problèmes de fric).

-qu’il connaît très bien aussi la montagne Sainte-Victoire, dont il ne trouve pas « la vibration lumineuse (et ceci quelque soit la distance) » dans les tableaux de Cézanne. Il y est allé très souvent, presque toute sa vie, la dernière fois il y a 15 jours « pour le lever du soleil ». Selon lui Cézanne « n’a jamais réussi à rendre la St Victoire » comme lui la connait.

Phil dit: à

M. Delpla rectifie justement le tir Polanski et ses biais historiques. Comme cet habile film hollywoodien d’Europe, « Le fils de Saül », honteusement polonophobe, applaudi par un public français naïvisé jusqu’aux moëlles. Le peuple est mûr pour brûler Matzneff, les poissonnières sont dégrafées.

christiane dit: à

Rose, vous citez cet enfant répondant à cette invitation « construis-toi un nid » qui répond « du tac au tac « je ne peux pas, je n’ai pas de branches».

Sans commentaire. Merci.

christiane dit: à

Renato,
quelle surprise ! Ce paravent peint par Francis Bacon, très art déco, est de toute beauté. Je l’aurais attribué pour le motif cubiste à Picasso, Braque (femme à la guitare), Juan Gris ou Jean Metzinger. A cette époque, années 1920, il absorbait les influences majeures de l’art qui s’exposait dans les galeries (Paul Rosenberg).

Marie Sasseur dit: à

Mr Delpla, ils ont été donnés sur le billet consacré au film de Polanski, Ph Oriol et d’autres.

Marie Sasseur dit: à

@Quel(le)s juges autoproclamé(e)s et devant quel tribunal, ne s’autorisant que de lui-même, en viendront-ils à réclamer leur casier judiciaire, réel ou virtuel, aux intellectuels, aux artistes, aux créateurs avant de les « autoriser » à s’exprimer ? On en est là.

Oui, on en est là. Avec l’affaire Matzneff. Enfin, si la morale est circonscrite à une histoire de moeurs sexuelles.

M. Pivot exprime des regrets pour des mots mal choisis. C’est respectable. Moi, je ne le respecte plus, depuis longtemps.

J’ai une question pour le biographe, qui soutient Savigneau qui ne trouve pas Bombardier très littéraire.

Demain, quels juges décideront de saisir des disques durs , où la probabilité de trouver une cinematheque complète de vidéos pedo-pornographiques est très forte, « le createur » ne s’étant pas caché d’en visionner dans son journal inutile?

Bon cenone.

François Delpla dit: à

Marie Sasseur dit: à

@Les polémiques sur la morale ont le très grand tort d’éclipser cet aspect
Mr Delpla

Des historiens spécialistes de l’Affaire Dreyfus se sont exprimés sur la validité historique de ce film tiré d’un roman
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

vous pourriez donner des liens ?

et alii dit: à

sur wiki
À l’origine, le boycott est le choix de ne pas acheter des produits dont les conditions de production ne sont pas jugées justes. Le terme vient du nom de Charles Cunningham Boycott (1832-1897), intendant d’un riche propriétaire terrien du comté de Mayo, en Irlande de l’Ouest, durant le xixe siècle : comme il traitait mal ses fermiers, il subit un ostracisme et un blocus de leur part en 1880. Le mot boycott se répandit par voie de presse et « boycottage » fit son entrée en France en 1881, officialisant une pratique qui existait depuis des siècles, puis est devenu « boycott » récemment, comme dans le reste du monde francophone, à cause de la redondance du suffixe1.

Marie Sasseur dit: à

@Les polémiques sur la morale ont le très grand tort d’éclipser cet aspect
Mr Delpla

Des historiens spécialistes de l’Affaire Dreyfus se sont exprimés sur la validité historique de ce film tiré d’un roman, écrit pour être filmé par Pokanski, alors un raccourci filmique de plus ou de moins, l’histoire demeure.

rose dit: à

Pas moi la bonne âme.
2020 je chausse d’autres bottes.
Et puisqu’à la maison nous n’avons plus de pain, et bien, les enfants, nous mangerons de la brioche.

et alii dit: à

It is an elegy, in the classic dual sense of lamentation and celebration, for our ambivalent relationship with this elemental truth and an homage to the supreme triumph of the human heart — the willingness to love that which does not and cannot love us back.

In this recording from the Academy of American Poets’ sixteenth annual Poetry & the Creative Mind, astrophysicist and author Janna Levin reads Auden’s sublime poem, with a lovely prefatory reflection on the bittersweet seductions and consolations of our unrequited love for the universe.
https://www.brainpickings.org/2019/02/04/janna-levin-w-h-auden-the-more-loving-one/?mc_cid=2efa0422ae&mc_eid=efbe7cdc7ehttps://www.brainpickings.org/2019/02/04/janna-levin-w-h-auden-the-more-loving-one/?mc_cid=2efa0422ae&mc_eid=efbe7cdc7e

Chaloux dit: à

Guérini souhaite présenter ses vœux aux français « avant de basculer dans 2020 ». « Basculer… comme quand on est sur la bascule? » Je crois qu’il a un pressentiment.

Marie Sasseur dit: à

Vedo, pour le dernier film de Malick, la critique que je viens de lire ici
https://next.liberation.fr/cinema/2019/12/10/terrence-malick-sacree-crise-de-foi_1768439

serait de « nature » à conforter ce que j’avais ressenti après avoir vu Tree of life.
Une démarche évangéliste, qui contient tous les germes d’un autre totalitarisme. Tout aussi monstrueux que celui politisé. Une paysannerie autrichienne un peu fantasmée, idéalisée par l’histoire-vraie- de Franz Jägerstätter, qui serait une rédemption nationale, alors que les vallées montagnardes d’Autriche contiennent tous les ferments du nazisme, comme l’avait bien romancé Jelinek.
Il faudrait aussi développer cette spiritualité de la nature immanente avec la pseudo philo de Heidegger, y ajouter un peu d’Hoelderlin, pour donner un peu de lyrisme à ce conte panthéiste.

JiCé..... dit: à

La Justice est une prostituée, alcoolisée à l’impunité que donne le pouvoir….

rose dit: à

Qu’un brigand échappe à la justice a-t’il de quoi nous surprendre ?

rose dit: à

Christine Angot écrit
R6t vous osez l’appeler Vanessa ?
Ben oui.
La passion éprouvée, l’amour tendre et brûlant.
La cabine quarante et une de la.piscine Deligny.
Et Hélène B. Et Hélêne L. Et Francesca. Etc.
Du haut de sa masculinité triomphante, où simples pécores, parfois péronnelles, jadis tendrons,
sommes traitées comme à l’usage du mâle. Qui partira chercher le pain.

Reprends Jablonka, avec intérêt, plutôt que travailler pour Grasset versus Gallimard.

François Delpla dit: à

Jazzi dit: à

Pour bien expliquer le personnage, ne faut-il pas relier la folie d’Hitler à la folie collective de l’Allemagne, François Delpla ?
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Autant la psychose paranoïaque est un concept utilisable, autant la « folie collective » est un fourre-tout sans rigueur ni rivages.

Le nazisme est une variété très particulière de nationalisme antisémite. Cette dernière tare est fort répandue dans l’Europe et ses succursales de la première moitié du XXème siècle, et a de beaux restes dans le monde actuel. Pour qu’elle revête la forme du nazisme (un projet d’anéantissement des Juifs, d’hypertrophie de la puissance allemande au détriment de la française puis de la russe, et de condominium « aryen » sur le monde d’une poignée de pays), un Hitler très fou et très grand politique s’est avéré indispensable.

Le fou avait moins besoin, comme auxiliaires, de malades partageant ses obsessions que de gens intelligents et efficaces, frustrés par la défaite de 1918, se reprenant à espérer à la vue de ce prophète et décidant de le servir quoi qu’il ordonne. Un Göring, un Hess, un Himmler ou un Goebbels étaient croyants et, ô combien, pratiquants, mais pas fous.

C’est cette histoire-là qu’il est urgent aujourd’hui d’écrire, en prenant conscience de toutes les facettes de la personnalité du chef et en les prenant en compte dans la narration de tous les épisodes, de 1919 à 1945.

Pour en revenir au texte initial de Passou, le principal inconvénient de la polémique sur le dernier film de Polanski est de faire implicitement de la France un berceau de la Shoah, et non des moindres, par des scènes empruntées aux bûchers nazis de livres ou à la nuit de Cristal. Les polémiques sur la morale ont le très grand tort d’éclipser cet aspect.

rose dit: à

l’insouciance.
Bémol :
Le cadre du décor est vraiment très laid, reconstitué peut-on penser, espère que personne ne cohabite dans un tel lieu suranné.

Vu Le territoire des autres 1970.
Subjuguée.
Trois scènes marquantes au milieu d’images de toute beauté :
Un bb phoque, qq. gouttes de sang : admiration éperdue envers le courage de Brigitte Bardot, BB. et ses prises de position.
Des grands carribous en combat automnal : in fine, ils marchent côte à côte et bataillent parfois ; la solidarité mâle qui nous fait défaut. Ils règnent et nous en sommes.pas le summum de leurs préoccupations. Nous remplissons une fonction libératoire de vidage de couilles, puis de soin de la prostate lorsqu’elle déraille. Décaniller.
Enfin, scène sidérante :
Dans un nid planté sur trois roseaux, un gros oisillon rouge -j’ai vu le diable en personne- se lève du fond du nid en poussant sur ses moignons et sur son dos, roule un, puis ensuite deux, jolis petits oeufs bleus tachetés et les balance dehors du nid. Un tombe à l’eau.
Le cinéaste filme plus tard dans le même nid le même monstre qui par la même opération herculéenne, avec son dos, en se poussant sur le bord du nid, en se hissant pousse un petit oisillon né par miracle et le jette en dehors du nid et recommence.
Le cinéaste filme alors un tout petit rescapé qui, par un miracle de dieu, se retrouve perché sur un roseau entrecroisé.
La mère ira-t’elle le nourrir, là, hors du nid ?
Ai dormi toutefois.

Christiane

Ce sont aussi ceux-là les enfants, les pas voulus les encombrants.
Un jour, un de mes élèves à qui nous disions la CPE et moi-même (arrête tes conneries)  » construis-toi un nid », nous a répondu du tac au tac  » je ne peux pas, je n’ai pas de branches ».
J’ai été scotchée.

rose dit: à

Lien de l’itw
Marie Sasseur dit: à

Tous les jours du nouveau

« Un nouveau document s’ajoute à l’affaire Gabriel Matzneff. Invité le 27 novembre des «Clochards célestes», une émission YouTube animée par Simon Collin (étudiant en lettres et futur journaliste, est-il indiqué dans sa courte biographie) pour s’exprimer sur sa carrière littéraire, l’écrivain de 83 ans a inévitablement fini par évoquer sa relation avec les jeunes adolescent(e)s. »

https://amp.lefigaro.fr/culture/dans-une-interview-matzneff-devoile-une-lettre-d-amour-et-d-adieu-de-sa-muse-v-20191230

rose dit: à

N’en suis pas à l’évocation, 50′, document itw passionnants, jeunes gens bien préparés, Matzneff passionnant aussi.
Ai retenu l’immense liberté, la légèreté l’insouciante encadrées entre 1968 et 1982, la dernière date marquant l’irruption du sida.

Nous serions sinon dans un immense lupanar loin d’un petit village autrichien.

Rompre en allant chercher le pain induit que l’autre ne mange plus jamais de pain parce qu’elle attend que tu reviennes. Idée lumineuse où je me trouve privée d’un ingrédient de base, petit multiplié par une action miraculeuse auprès du lac de Tibériade.

JiCé..... dit: à

L’ordre moral est une affaire médiatique. Rien ne rend plus service à un gouvernement au bord de la crise de nerfs -à cause de son incapacité à diriger le pays vers un avenir radieux- que les couillonnades du féminisme intégriste, les pantalonnades écologistes des Gretaphiles, les enfilades juvéniles d’un vieux con érotomane, l’agitation des végaganistes délirants !
Au Château, on sait bien que le Peuple adore la distraction ! Et comme les clowns ne manquent pas sur l’estrade parisienne, on en profite pour ne pas réduire les fauteurs de trouble inadmissible, nos chers adeptes de la chienlit cégétiste attardée.

Cerise sur le gâteau, l’excellente nouvelle de la fuite japonaise du Libanais au Liban, qui va alimenter les écrans TV pendant des semaines de gouvernance pourries par l’incompétence.

Brisons là ! Bonne année 2020 à tous et à toutes, amis très chers, et bras d’honneur aux cons et aux connes car il y en a même ici, si, si !

OZYMANDIAS dit: à

La nuit parle le silence mais son silence n’est pas muet.

vedo dit: à

et alii,
merci pour la critique du film de Malick. Malgré les éloges, je ne peux m’empêcher de penser que ce sont des évidences quand on connait un peu le sujet et avec un peu d’expérience. Je n’ai pas vu le film, comme je l’avais déjà mentionné ici, ayant vu la pièce de Mitterer à laquelle la suite des séquences du film (d’après les critiques) ressemble beaucoup. On aimerait que cette pièce soit mentionnée.
Ceci est sans doute ma dernière intervention ici.

et alii dit: à

A Hidden Life Is a Passionate, Damning Meditation on Faith and Fascism
Terrence Malick’s latest film makes me feel the way church never did, capturing an essence of the divine through aesthetic sublimity.
https://hyperallergic.com/532842/a-hidden-life-terrence-malick/?utm_medium=email&utm_campaign=F122319&utm_content=F122319+CID_73c82ac59d5058506b1bf36faeb690ce&utm_source=HyperallergicNewsletter&utm_term=A%20Hidden%20Life%20Is%20a%20Passionate%20Damning%20Meditation%20on%20Faith%20and%20Fascism

et alii dit: à

e. On sait, je le rappelle pour faire bon poids, que Blanchot ajoute – il avait tenu, dans un échange que j’avais eu avec lui à propos de Céline, à me communiquer la référence de ce propos, sans doute pour lui récurrent, adressé en l’occurrence à Raymond Bellour – « l’antisémitisme est la faute capitale ». On sait encore que répondant à Blanchot et à Derrida, il avait tenu à mettre en exergue d’un texte offert à Beaufret, une dédicace pour Levinas : « à Emmanuel Levinas, en rapport d’invisibilité avec le judaïsme ». Ce rapport d’invisibilité, cette phénoménologie de l’inapparent, est à juxtaposer à la formule adressée à Levinas, « l’absence d’antisémitisme ne suffit nullement ».

17On entend, on pressent, on devine les protestations : l’antisémitisme partout, alors ! (C’est le titre d’un petit recueil de Badiou et Hazan). De celui qui n’est pas antisémite, qui ne se veut pas tel, faudrait-il prétendre qu’il l’est, objectivement ? Procédé, procès stalinien ! À quoi s’appose pourtant la dénégation citée, de Derrida : « je ne fais surtout pas ça, je ne veux surtout pas dire ça, je ne suis surtout pas cela, par exemple je ne suis pas raciste ou antisémite. ». Autrement dit jusqu’à quel point ? Le cas de la pensée heideggérienne fait réfléchir.

18J’y reviens, justement : en admettant, qu’on me le permette, pour Heidegger, pour sa pensée, le « je ne fais surtout pas ça, je ne suis pas antisémite » de la philosophie. Ça ne suffit nullement, dit Blanchot. Mais que veut dire suffire ? Heidegger avait, on le sait, posé la question, sous la
A.David
https://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2016-2-page-212.htm

OZYMANDIAS dit: à

« La nuit est un jour aveugle ».
Jules Renard (Journal).
N’oubliez pas vos chers et regrettés défunts, priez pour eux avant de dormir, votre sommeil n’en sera que plus serein.
Belle et bonne nuit à tous.

Patrice Charoulet dit: à

L’INTRODUCTION DU NAZISME DANS LA PHILOSOPHIE

Après ce que j’ai déclenché sur Facebook, Emmanuel Faye a la gentillesse de m’adresser ce mot :

« Cher ami, merci de votre courage. Je suis habitué à ce genre de réaction. Cespedes est un grand garçon qui n’a pas besoin de mon quitus pour mener sa campagne, plus symbolique qu’autre chose.
Comme je l’ai dit, je n’ai pas signé sa pétition, car je privilégie la recherche critique et me suis fait suffisamment traiter de nazi promoteur d’autodafés pour mon livre de 2005. Mais je pense et j’ai dit que Heidegger est un auteur qui n’est pas pour un enseignement élémentaire de philosophie, et qui ne peut être abordé au mieux, et de façon critique, qu’au niveau du master. Bien cordialement. »

Rappel : Emmanuel Faye a publié, en 2005, « Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie ». Lecture indispensable, avant de se proclamer étourdiment admirateur et défenseur de cet auteur…nazi.

et alii dit: à

Art World
Lucian Freud and Francis Bacon Were Irritable Sitters, But Painting Each Other’s Portraits Taught Them Valuable Lessons About Art
Read about their friendship in this excerpt from William Feaver’s new biography, « The Lives of Lucian Freud: The Restless Years, 1922-1968.
https://news.artnet.com/art-world/lucian-freud-biography-excerpt-1716354?utm_content=from_newscta&utm_source=Sailthru&utm_medium=email&utm_campaign=News%20Afternoon%20Monday%2012/30/19&utm_term=artnet%20News%20Daily%20Newsletter%20USE%20%2830%20Day%20Engaged%20Only%29
bonsoir

Jazzi dit: à

Pour bien expliquer le personnage, ne faut-il pas relier la folie d’Hitler à la folie collective de l’Allemagne, François Delpla ?

François Delpla dit: à

La persécution des Juifs comme ciment expliquant le maintien de l’autorité du gouvernement nazi jusqu’au bout : Hitler excelle à compromettre des millions d’exécutants, tant en Allemagne que dans les pays occupés ou satellites. Sa propagande professe que la défaite verrait un massacre généralisé par des Juifs ivres de vengeance, et cela marche assez bien.

Hess : il est envoyé par Hitler, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, donc son équipée n’est nullement à mettre au compte d’un manque de cohésion au sommet de l’Etat ou du Parti.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*