de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Aimer la Résistance sans aimer tous les résistants

Aimer la Résistance sans aimer tous les résistants

On n’imagine pas un « Dictionnaire amoureux de la collaboration ». Encore que, l’air du temps s’y prêtant, certains se feraient un plaisir. Difficile de résister à un Dictionnaire amoureux de la Résistance (504 pages, 22 euros, Plon-Fayard). L’air du temps, là aussi, mais pas le même : non celui des élections mais celui des célébrations. Gilles Perrault y est parfaitement à son affaire : non seulement il a autrefois consacré de copieuses enquêtes à des réseaux tels que l’Orchestre rouge, mais il est si imprégné de cette épopée qu’il vit à Sainte-Marie-du-Mont, dans le Cotentin, à deux pas d’une plage du Débarquement.

C’est la loi du genre, ou du moins, de la collection, laquelle a fait ses preuves : l’auteur ayant carte blanche dans l’ordre du subjectif, du personnel et de l’arbitraire, il parle de ce qu’il veut dans sa manière à lui, sous réserve qu’il ne soit pas constamment hors-sujet. Un esprit aussi indépendant que celui de Gilles Perrault n’aurait pu s’accommoder de toute autre ligne. Il y aura donc les figures imposées, les grandes gloires, les héros, l’épopée, le mythe et même la légende. Il y aura aussi leur négatif, leur part d’ombre, leur jardin secret. Et surtout le reste. Aussi s’attend-on à de l’inattendu. La biographie de l’auteur le laisse espérer car elle est moins lisse et rectiligne qu’on ne l’imagine.

De son vrai nom Jacques Peyroles, il est né à Paris en 1931 (un adolescent donc, sous l’Occupation). Des parents républicains, lui avocat d’affaires, elle députée MRP, qui se feront naturellement sous l’Occupation « modestes soldats de la Résistance ». Après son droit et Sciences Po, il exerce lui-même comme avocat. Son premier engagement s’inscrit dans la guerre d’Algérie, mais pas là où le laisserait croire son long parcours de militant d’extrême-gauche, tiers-mondiste et anticolonialiste : il se porte volontaire pour intégrer le 8ème régiment de parachutistes coloniaux dans le Constantinois « en souvenir des bérets rouges du colonel manchot Bourgouin que nous avions tant admirés à la Libération », expérience au cœur de son récit Les parachutistes (1961). Ce livre sera suivi de grands reportages, de romans d’aventures et d’enquêtes historiques à grand succès, axées sur l’espionnage en temps de guerre, qui seront désormais sa signature : Le secret du jour J, L’Orchestre rouge, Le dossier 51, Le grand jour, La longue traque etc ainsi que d’enquêtes à charge inspirées de l’actualité dénonçant la condamnation de Christian Ranucci à cause d’un pull-over rouge ou les liens mondains et affairistes franco-marocains avec « notre ami le Roi ». Des livres controversés, dérangeants, volontiers scandaleux mais portés par une indéniable force de conviction.resistance

On la retrouve, avec ses élans, ses contradictions et sa sincérité, au cœur de Dictionnaire amoureux de la Résistance écrit avec le « ton Perrault », vif, enlevé, rapide, coloré. Tout sauf universitaire. Fourmillant d’anecdotes, d’histoires, de détails (André Harris, l’un des co-auteurs du Chagrin et la pitié, devenu directeur des programmes d’Arte, continuait d’appeler « des Schpountz » les partenaires allemands de la chaîne !), ne reculant pas devant la tentation de la geste, sinon de l’épopée (ah, « le peuple résistant » !), il appelle un chat, un chat et… certains, des fripons. Tous azimuts. Ses pages sur la comparution des époux Aubrac face à un tribunal d’historiens au siège de Libé en 1997 sont sans indulgence pour les procureurs. Il parle de la haine car il tient la haine comme le carburant de la Résistance :

« Si vous ne pouvez concevoir la haine, quittez toute espérance de comprendre la France de ce temps-là ».

Comme de juste, dût-il être consacré aux autres mais à des autres si proches, un livre aussi personnel est un autoportrait en creux. Des vingt-deux « terroristes » de l’Affiche rouge, Marcel Rayman, instructeur des FTP-MOI, grand liseur, tireur d’élite, guérillero épris de la vie, devient son héros à 20 ans au début des années 50. Il considère le discours de Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon comme faisant partie à jamais des grands textes du roman national ; mais, outre que la mémoire est changeante quand les politiques la gouvernent, on est un peu moins optimiste que lui sur les restes dudit roman national, hélas. Quant au colonel de La Rocque, il lui consacre plusieurs pages commençant par un tranchant et provocateur « Il fut le premier à appeler à la résistance », se poursuivant par un rappel de son « déportement » (curieusement employé en lieu et place de « déportation ») et s’achevant par la dénonciation de ces historiens étrangers qui prétendent faire porter le chapeau du fascisme à la française à ce républicain légaliste. Quant à ce que Perrault préférait en Henri Frenay, patron du mouvement Combat, c’était Berty Albrecht…

Gilles Perrault a l’admiration critique et partagée. Il aime bien remettre les pendules à l’heure. A ceux qui font de l’Oréal le refuge exclusif des anciens collabos après la Libération puis l’amnistie, il rappelle que la richissime entreprise fut également celui d’anciens résistants, leur seul point commun étant d’avoir frayé avant-guerre avec l’organisation terroriste d’extrême-droite connue comme « La Cagoule » si chère au cœur de leur bienfaiteur, Eugène Schueller. De même, tout en précisant que jamais les Allemands ne firent fusiller une femme en France, il rappelle que, une fois expédiées dans des prisons en Allemagne, elles ne furent pas davantage « décapitées à la hache » comme cela a été si souvent été écrits, mais guillotinées (ce qui, on en conviendra, ne changea pas grand chose pour les victimes). De même se plaît-il à rappeler que l’uniforme de la Milice fut si haï que, lorsque dans les années 70 encore, quand il se fut agi de tourner un feuilleton télévisé sur l’Occupation dans son propre village, cet uniforme fut le seul que nul ne voulut endosser, et il fallut quérir des étudiants gauchistes de l’université de Caen pour jouer ces rôles-là.

img00022-0Pour un Daniel Cordier, ancien secrétaire de Jean Moulin, qui n’avait jamais dissimulé son homosexualité et n’en souffrit donc pas, combien de Pascal Copeau, qui vit ses anciens camarades de lutte se joindre à la meute lorsque « ce pédé » osa se présenter à la députation après la Libération, ce qui le fit renoncer à jamais à toute ambition politique. Militant il fut, militant il reste. Un activiste dans l’âme. Âgé de dix ans de plus, Perrault aurait sans aucun doute pris les armes pendant la guerre. Question de tempérament. On ne se refait pas. Ce qui lui permet, sans langue de bois aucune, de regretter l’anti-intellectualisme des hommes d’action de la Résistance qui méprisèrent de s’attaquer aux intellectuels ; coupables selon lui de « courte vue », ils ne considéraient sérieusement un ennemi que lorsqu’il était armé d’un fusil, pas d’un stylo. L’assassinat de Philippe Henriot, la voix des ultras, est venue tardivement. Ce que déplore Gilles Perrault en regrettant que Robert Brasillach n’ait pas été abattu au coin d’une rue : un procès, même bâclé, c’était encore lui faire trop d’honneur et la perspective d’offrir un martyr à l’ennemi intérieur.

Contradiction ou paradoxe ? Le terme est ad libitum. D’un côté, Perrault ne cesse de dire, revendiquant même le resassement, que la Résistance fut un bloc, comme Clemenceau le disait de la Révolution, sous-entendant qu’il fallait tout prendre ou tout laisser, Terreur comprise ; d’un autre, il ne cesse pas moins de répéter qu’elle fut  extraordinairement disparate sur le plan humain, diverse sur le plan politique, déchirée par les tensions internes. Un mosaïque éclatée mais dont les morceaux rassemblés constituaient une fresque. Le romancier Roger Vailland, qui s’en fit le fresquiste dans Drôle de jeu (prix Interallié, 1945) eut moins de mal que Jean Moulin à les unifier. Fallait-il que tous ces hommes et toutes ces femmes aient été portés par un idéal qui les dépassait pour être torturés, croupir ensemble en prison des mois avant d’être fusillés côte à côte. La confrontation à la mort donnait un sens à la vie. Une certaine conception du bonheur dans un pays occupé par une force étrangère.

Bien sûr, il consacre des entrées aux grands noms, les Aubrac etc Mais il en consacre d’autres tout aussi fournies à des inconnus, des sans-grade, des oubliés : qui se souvient de Georges Blind « le fusillé souriant » ? Et André Girard, pionnier de la Résistance que son caractère a exclu de la mémoire résistante ? L’enquêteur en lui reprend le dessus pour débusquer la légende derrière des photographies devenues iconiques à force d’être publiées. Son goût de la litote fait mouche et suscite un sourire, sinon un rire. Ici « …l’entrée en résistance du Parti communiste français s’opère de manière hésitante » ; là « … François Mitterrand, résistant lui aussi, quoique un peu tardif… » De Gaulle ? Il a droit à la notice la plus brève. Et pour cause : « Si vous ne percevez pas sa présence à chaque page, c’est que cet ouvrage est manqué ». La Résistance ? Des amateurs dont les chefs ne regardent pas à la dépense lorsqu’il s’agit de consommer la vie de ses clandestins. Son rôle militaire ? Vital pour ce qui est du Renseignement (mur de l’Atlantique), des sabotages ciblés, du retard causé à la Wehrmacht en redéploiement… Pour le reste, les Alliés se méfiaient des maquis trop contrôlés par les communistes à leur goût. N’empêche :

« Au moins en partie, les Alliés ont forgé leur victoire en France sur l’enclume de la Résistance ».

Toutes choses discutables et c’est tout l’intérêt de ce dictionnaire si fécond. Discutable comme l’explication de l’absence de répression judiciaire à la suite de la manifestation d’étudiants du 11 juin 1940 à l’Arc-de-triomphe : les Allemands ne voulaient pas s’aliéner la classe moyenne française dont était issus ces jeunes bourgeois… Discutable comme la digression qui, à partir d’une réflexion sur l’éventuelle lâcheté qu’il y avait à tirer dans le dos d’un soldat allemand, estime qu’un kamikaze palestinien commettant un attentat-suicide contre des civils ne peut être lâche car il met sa vie en jeu alors qu’un officier israélien qui procède à une élimination ciblée dans la bande de Gaza, lui, serait un lâche… C’est peu dire qu’on ne le suivra pas dans ces voies-là, non plus que dans la glorification d’un Stéphane Hessel. Sans oublier les jugement énigmatiques, dus peut-être à des ellipses, des clins d’oeil ou des private jokes qui nous ont échappés : « Roosevelt a réussi l’exploit d’unir la Résistance française derrière lady de Gaulle ». Ou encore l’évocation de son village du Cotentin « distant de 5 800 kilomètres de notre plage, nommée Utah Beach depuis le 6 juin 1944… »

 Il ne suffisait pas de dissimuler une pilule de cyanure dans le revers de son pantalon ; encore fallait-il veiller à ce qu’elle ne s’émiette pas car alors l’agonie était interminable. A ce détail on comprend celui qui s’est voulu amoureux de la résistance c’est à dire épris de ses idéaux et de ses valeursà défaut de l’être de tous les résistants.

(« Georges Blind, le fusillé souriant »; « Au maquis », « La Conseil national de la Résistance » photos D.R.)

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937 Réponses pour Aimer la Résistance sans aimer tous les résistants

des journées entières dans les arbres dit: 17 juin 2014 à 16 h 24 min

« on est consterné lorsqu’il croit qu’il dit la vérité parce qu’il dit ce qu’il pense »
signé : zorro des cartes

http://www.passion-histoire.net/viewtopic.php?f=49&t=32989

ps: Delpla, j’espère que ce petit incident, qui a montré les limites de la « divination » et des sous-entendus en Histoire, lorsqu’elle est une discipline quasi scientifique, avec une déontologie et surtout bannit ce qui est  » allégation » sera sans conséquence sur votre « renommée ».
Pour le reste chacun son intime conviction …

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 19 h 15 min

Je partage tellement la déception de M. Rousso, sur ce sujet, que c’est pas la peine de venir me chercher noise. En français comme in english.
Il y a biographie, et puis des éclats !
et puis et puis, pire du pire: pitoyable « portrait en creux »…

Je vous signale M. Delpla que le baccalauréat fut une innovation géniale de l’empereur; qui n’était pas manchot.

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 18 h 42 min

Quand même modération a retrouvé la logique de l’algorithme; il était temps !

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 18 h 28 min

le 13 juin à 18h56 ce message est bien signé Delpla ?

-En ce 17 mai 1997, Lucie et Raymond se retrouvent devant un front uni comprenant Cordier, Bédarida, Azéma et Rousso; se conduisant comme des policiers, ils cherchent à toute force à débusquer des faits répréhensibles dans les rapports entre les Aubrac et la Gestapo lyonnaise, de l’arrestation à l’évasion (juin-octobre 1943), allant jusqu’à affirmer que l’occupant connaissait et le nom, et l’adresse du couple Samuel (donc aussi la condition juive de l’époux) avant l’évasion, puis que cette évasion elle-même a causé la déportation et l’assassinat à Auschwitz des parents de Raymond (en fait, assez longtemps après, et sans rapport).

Commen on dit ? cqfd ?

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 18 h 22 min

opprobre : Réprobation publique qui s’attache à des actions jugées condamnables : Couvrir quelqu’un d’opprobre

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 18 h 20 min

Quant à l’opprobe jetée par « modération » sur la table, n’en parlons même pas !

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 18 h 15 min

Cher M. Delpla,

Que ne faites vous directement de la pub pour votre bouquin et n’en parlons plus :
François Delpla dit: 13 juin 2014 à 18 h 56 min et 19h14.

Pour ma part j’ai parfaitement compris le message- sur le fond, -expression d’émotion exclue !- qu’a laissé M. Rousso sur ce fil de commentaires , et ralativement au bouquin « portrait en creux » chroniqué.

J’ai fait l’effort sur ce fil de
– donner en lien des chapitres de la tabkle ronde Libé
-donner le verdict de la décision de justice à l’encontre du bouquin de Courtois
-donner en lien la belle histoire de G. Blind

M. Delpla, demain, c’est l’épreuve d’histoire-géo au bac général en France. Je vous dis ça, je vous ai rien dit.
Bien cordialement
formule de politesse et tout le bataclan.

JC..... dit: 16 juin 2014 à 16 h 58 min

Rien contre vous, mon cher Depla !

Simplement tout cela ne m’intéresse guère et 98% de la population, pareillement !

Beaucoup de bruit pour rien…

François Delpla dit: 16 juin 2014 à 13 h 47 min

La manière dont vous avez insulté M. Rousso, en revanche ne mérite rien que silence.

cela, ce serait à lui de le dire :-))

en revanche, une insulte qui ne mérite que le silence, cela s’appelle une calomnie et c’est à vous, puisque vous affirmez cela, de démontrer que je l’aurais calomnié.

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 12 h 13 min

M. Delpla il faudrait que vous bossiez sur le sujet Descartes; je le ferai sur le sujet Popper.

des journées entières dans les arbres dit: 16 juin 2014 à 12 h 03 min

« Malheureusement Rousso n’est intervenu qu’une fois, pour l’instant, en s’attirant des répliques qu’il n’a pas commentées. »

Qu’attendez-vous M. Delpla ?
Ici n’ont été reproduits que des extrait du débat dit de la table ronde organisée en 1997 et où est intervenu M. Rousso.

La manière dont vous avez insulté M. Rousso, en revanche ne mérite rien que silence.

Vous avez lu ce bouquin de Gilles perrault ?
Perso, je ne l’ai aps fait et ne le ferai certainement pas.

J’adore ces sujets de philo, bac séries L & S 2014; ça décoiffe.

François Delpla dit: 16 juin 2014 à 9 h 03 min

Il s’est passé dans cette discussion quelque chose d’important.

L’un des quatre mousquetaires de la table ronde, Henry Rousso, s’est enfin prêté à un débat contradictoire alors que tous, jusqu’ici, s’étaient exprimés dans les espaces clos de livres ou d’articles en distillant cette contre-vérité que les Aubrac avaient peur de la vérité.

Malheureusement Rousso n’est intervenu qu’une fois, pour l’instant, en s’attirant des répliques qu’il n’a pas commentées.

On dit qu’il n’y a que le premier pas qui coûte, mais aussi que l’hirondelle ne fait pas le printemps. Souhaitons que le volatile ait tort et le plancher des vaches, raison !

François Delpla dit: 15 juin 2014 à 16 h 41 min

et ces documents « Patriotic School », M. Delpla, les historiens y ont eu accès ?

pas à ma connaissance

ce qui est en accès libre à Kew Gardens, c’est un résumé de débriefing de Lucie, assez bref, qui contient une variante énorme et honteuse par rapport à son livre, jugez-en vous-même : le fameux message de la BBC qui devait faire comprendre au procureur que la Résistance le menaçait de mort n’était pas « continuez de gravir les pentes » mais « Annibal mange du cheval ».

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 16 h 06 min

extrait table ronde Libé

HENRY ROUSSO. Pour rester dans le même registre, et revenir sur le fond, vous avez, Raymond Aubrac, demandé vous-même à être entendu par le juge Hamy, lors de la seconde instruction du procès Barbie, au moment des attaques de Me Vergès. Cette déposition spontanée est reproduite en annexe et en intégralité dans l’ouvrage de Gérard Chauvy. C’est d’ailleurs un document qui avait déjà circulé et que, sans doute, un certain nombre d’entre nous n’avions pas lu avec toute l’attention qu’il méritait. Or, à ce propos, un détail m’a frappé: le premier à mettre en évidence des contradictions dans vos déclarations successives au sujet de ce qui s’est passé après votre arrestation à Caluire n’a été ni un historien ni un journaliste en quête de scoop, mais bien un juge d’instruction, le juge Hamy lui-même, que vous aviez sollicité. Il vous pose en effet, lors de votre déposition du 20 mai 1992, une question précise en se fondant sur votre interrogatoire à Londres, le 19 février 1944, puis sur celui à Alger, le 3 juin 1944, et ainsi de suite. Dans un premier temps ­ à Londres ­ vous dites que vous avez bien été identifié par Barbie comme étant Aubrac. Ensuite, notamment à Alger quelques mois plus tard, vous dites le contraire. Le juge Hamy vous interroge à ce sujet mais vous ne lui répondez pas. Certes, tel n’est pas l’objet de son instruction ­ qui porte sur les activités de Barbie. Toutefois, vous lui dites ­ ce que vous répétez désormais, notamment dans les différentes interviews parues dans la presse, mais que vous n’avez pas écrit dans vos Mémoires de 1996: «Je ne peux que confirmer le fait que les Allemands savaient que j’étais Aubrac, alias Vallet, alias Ermelin. En revanche, j’affirme qu’ils n’ont jamais connu mon identité réelle, à savoir Samuel Raymond.» Or, concernant vos déclarations à Londres et à Alger, en 1944, puis lors de l’instruction et des audiences du procès Hardy, vous n’êtes pas dans le registre de la «mémoire». Au moins dans les deux premiers cas, vous êtes dans celui de l’action, vous exercez encore des fonctions importantes au sein de la Résistance. Je pense, pour ma part, que, là encore, ce sont ces divergences dans vos déclarations sur l’après-Caluire qui ont suscité le trouble. Elles ont probablement une explication rationnelle ­ je n’ai aucun doute là-dessus ­, néanmoins cela reste une question.

RAYMOND AUBRAC. Monsieur Rousso, vous avez raison; j’ai divergé pour des raisons qui m’échappent. Cependant, vous n’avez pas entièrement raison. Quand j’ai appris que le «Testament de Barbie» circulait, qu’il avait été question de le publier et qu’il avait le statut d’une déposition en bonne et due forme devant le juge Hamy, j’ai éprouvé le besoin que mes déclarations personnelles figurent également dans ce dossier, qui était destiné à être rouvert un jour, d’autant plus que Barbie était mort dans l’intervalle.

J’ai demandé à être reçu par le juge Hamy, ce qu’il a fait. J’avais préparé un papier que l’on appelle, dans le jargon, un «dire». C’est un papier de cinq ou six pages dans lequel je prenais la peine de réfuter, autant que je le pouvais, ce qui est écrit dans le «Testament de Barbie.

Quand j’ai été reçu par le juge, j’ai répondu à ses questions plus ou moins bien ­ vous avez raison de le souligner ­ mais je lui ai remis ce «dire». D’ailleurs, il est fait mention de l’existence du «dire» dans le livre de Gérard Chauvy, mais il a «oublié» de le reproduire. Cependant, il figure dans le dossier du juge Hamy.

Pour moi, jusqu’à maintenant, c’est la seule réfutation sérieuse et analytique du fameux «Testament de Barbie». J’avais pris la peine d’essayer de le faire avec mes moyens personnels, probablement insuffisants.

Quant au reste, vous avez raison. A un certain moment, j’ai dit que j’avais été reconnu comme Aubrac et à un autre, arrivé à Alger ­ je ne sais plus dans quelles conditions, dans une presse quelconque ­ j’ai dit que ce n’avait pas été le cas. Il n’y a aucune raison rationnelle à cela; c’est un dérapage de ma mémoire.

HENRY ROUSSO. A Alger, vous ne l’avez pas dit dans la presse mais devant la sécurité militaire, à propos des interrogations qui se posaient autour de l’affaire Hardy.

RAYMOND AUBRAC. Les questions les plus détaillées qui m’ont été posées, après mon évasion de France, étaient celles des services anglais à «Patriotic School». Les interrogatoires de la sécurité militaire française ou du BCRA, à Londres ou Alger, correspondaient à des entretiens d’environ une heure. En revanche, les services secrets britanniques m’ont interrogé pendant deux jours. Ils savaient beaucoup de choses et avaient une documentation énorme. Je ne sais pas si l’on peut y avoir accès, mais ces interrogatoires de «Patriotic School» sont évidemment importants.

et ces documents « Patriotic School », M. Delpla, les historiens y ont eu accès ?

François Delpla dit: 15 juin 2014 à 15 h 32 min

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 50 min

LUCIE AUBRAC. J’ai passé les mêmes examens que vous, mais je ne suis pas une historienne qui étudie une période, je suis une historienne qui enseigne. Pour enseigner, je me suis servi de ces études très formelles que vous avez faites sur le XIXe siècle et sur l’Antiquité. Puis j’ai brodé autour avec les monographies, les biographies qui entouraient cela, parce que la pédagogie nécessite qu’on rende les choses vivantes.
Ben oui c’est même sûrement la clé.

attention !

Il est question ici du livre Ils partiront dans l’ivresse (Seuil 1984) qui était à la fois un récit impressionniste, pédagogique, peu soucieux d’exactitude dans les dates, les détails etc., et une première réponse à l’immonde Vergès qui avait lancé une rumeur, quarante ans après une évasion spectaculaire, encensée par la BBC sans que Goebbels ni Henriot trouvent un mot à répliquer (alors qu’ils répliquaient en détail à ces émissions).

A ce dernier titre, l’ouvrage comporte en annexe deux dépositions de membres du commando, certifiant comment l’évasion a été organisée et menée.

Ces actes, qu’on peut estimer plus ou moins adroits mais qui n’ont rien de répréhensible, ont été outrageusement exploités par les détracteurs de toutes nuances, de Vergès à Cordier, pour semer, arroser, moissonner et colporter le doute.

Ce qui est archi-faux, et pourtant souvent dit, c’est que les Aubrac aient cherché à cacher quelque chose, à empêcher les historiens de faire leur travail ou à dénigrer la recherche historique elle-même en lui opposant le vécu, voire la nécessité patriotique des légendes.

Si devant vous on prétend cela, merci d’exiger des preuves précises.

Quant aux historiens, ils n’ont pas à juger les témoins, ni pour leurs actes passés, ni pour leur façon d’en rendre compte. Ils ont à travailler, avec tous les matériaux disponibles, en soupesant la fiabilité de chacun et en accouchant d’une synthèse qui distingue le certain, le probable, le possible et l’inconnu.

Il en ressort, dans le cas d’espèce, une certitude : Lucie a joué un bon tour à l’occupant, en lui tuant quelques soldats et en lui arrachant quatorze prisonniers, par un jeu ha

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 48 min

Schblang

je suis partie je suis presque partie.

>DHH j’en voudrai quelques uns concernant la Torah
>Abdel j’en voudrai quelques uns sur le Coran

Comme cela nous étudierons en comparatif (beaucoup de liens // ; même le bélier d’Abraham qui clôture l’Aïd).

Merci

bonne journée à vous,.

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 43 min

>DHH
merci !

Il y en a beaucoup que je n’avais pas dans votre liste et je vais en prendre quelques uns…pour mes futurs petits sixièmes.

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 41 min

ce qu’on dirait et ce qu’on dirait pas c’est l’affaire de chacun et pas d’autrui, tilala.
Un point c’est tout.

DHH dit: 15 juin 2014 à 12 h 41 min

@rose
pour vous la liste que j’avais dressée pour mes eleves sur les expressions courantes faisant reference à la religion
RELIGION
Bible, ancien testament
la loi et les prophètes
jeter la pierre
le bouc émissaire
la loi du talion
couvrir du manteau de Noë
une année sabbatique
Nouveau testament
un étouffe-chrétien
parole d’évangile
s’en laver les mains
tendre la joue gauche
un baiser de Judas
le chemin de Damas
démonologie chrétienne
le demon de midi
avoir le diable au corps
tirer le diable par la queue
un ange gardien
le sexe des anges
une faiseuse d’anges
(une beauté)….à damner un saint
une sainte Nitouche
Église / structures fonctions
une monnaie du pape
une éminence grise
bouffer du curé
un travail de bénédictin
une religieuse (gâteau)
un pet de nonne(gâteau)
un fils d’archevêque
pas catholique
la messe est dite
un pas de clerc
entrer en conclave
église:pratiques; fêtes religieuses
donner le bon dieu sans confession
boire le calice jusqu’à la lie
faire des messes basses
arriver comme mars en carême
à Pâques ou la Trinité
c’est la croix et la bannière
prendre son bâton de pèlerin
faire pâques avant les rameaux
les vêpres siciliennes
Autres religions
Pas casher : avec le même sens que « pas catholique »
faire du ramadan(qu’on prononce « ramdam quand on l’emploie dans ce sens « )
être Zen
(faire quelquechose ) en juif

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 39 min

Hésiode encore
les premiers dieux
Les premiers dieux – Terre et Ciel – Les Titans
Donc avant tout, fut Abîme; puis Terre aux larges flancs, assise sûre à jamais offerte à tous les vivants et Amour, le plus beau parmi les dieux immortels, celui qui rompt les membres et qui, dans la poitrine de tout dieu comme de tout homme, dompte le coeur et le sage vouloir.

D’Abîme naquirent Érèbe et la noire Nuit. Et de Nuit, à son tour, sortirent Éther et Lumière du Jour. Terre, elle, d’abord enfanta un être égal à elle-même, capable de la couvrir tout entière, Ciel Étoilé, qui devait offrir aux dieux bienheureux une assise sûre à jamais. Elle mit aussi au monde les hautes Montagnes, plaisant séjour des déesses, les Nymphes, habitantes des monts vallonés. Elle enfanta aussi la mer inféconde aux furieux gonflements, Flot — sans l’aide du tendre amour. Mais ensuite, des embrassements de Ciel, elle enfanta Océan aux tourbillons profonds,— Coios, Crios, Hypérion, Japet — Théia, Rhéia, Thémis et Mnémosyne, — Phoibé, couronnée d’or, et l’aimable Téthys. Le plus jeune après eux, vint au monde Cronos, le dieu aux pensers fourbes, le plus redoutable de tous ses enfants ; et Cronos prit en haine son père florissant.

Elle mit au monde les Cyclopes au coeur violent, Brontès, Stéropès, Arghès à l’âme brutale , en tout pareils aux dieux, si ce n’est qu’un seul oeil était placé au milieu de leur front. Vigueur, force et adresse étaient dans tous leurs actes.

D’autres fils naquirent encore de Ciel et Terre, trois fils grands et forts,qu’à peine on ose nommer, Cottos, Briarée, Gyès, enfants plein d’orgeuil. Ceux-là avaient chacun cent bras, qui jaillissaient, terribles, de leurs épaules, ainsi que cinquante têtes, attachées sur l’épaule à leurs corps vigoureux. Et redoutable était la puissante vigueur qui complétait leur énorme stature.

Car c’étaient de terribles fils que ceux qui étaient nés de Terre et de Ciel, et leur père les avait en haine depuis le premier jour. À peine étaient-ils nés qu’au lieu de les laisser monter à la lumière, il les cachait tous dans le sein de Terre, et tandis que Ciel se complaisait à cette oeuvre mauvaise, l’énorme Terre en ses profondeurs gémissait, étouffant. Elle imagine alors une ruse perfide et cruelle. Vite, elle crée le blanc métal acier ; elle en fait une grande serpe, puis s’adresse à ses enfants, et, pour exciter leur courage, leur dit, le coeur indigné : « Fils issus de moi et d’un furieux, si vous voulez m’en croire, nous châtierons l’outrage criminel d’un père, tout votre père qu’il soit, puisqu’il a le premier conçu oeuvres infâmes ».

Elle dit ; la terreur les prit tous, et nul d’eux ne dit mot. Seul, sans trembler, le grand Cronos aux pensers fourbes réplique en ces termes à sa noble mère : « C’est moi, mère, je t’en donne ma foi, qui ferai la besogne. D’un père abominable je n’ai point de souci, tout notre père qu’il soit, puisqu’il a le premier conçu œuvres infâmes ».

sur http://www.pierdelune.com/hesiode.htm

à partir du vers 116

Rôôô dit: 15 juin 2014 à 12 h 33 min

Il est vrai qu’être célib. est confortable.
J’en jouis.

hé bé on diré pâ épicétou VDQS

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 31 min

>Giovnni

tss tss tss
pas d’étroitesse au bonheur : vastitude.
C’est un passage à prendre.
Comment ?
T’as tes clés.
Du sexe et de l’effroi, qui s’ensuit (du dégoût, collatéral) passer à l’intimité.

Je n’ai pas les clés.
Pardon.
Il est vrai qu’être célib. est confortable.
J’en jouis.

JC..... dit: 15 juin 2014 à 12 h 28 min

Vous ne devinerez jamais à quel point je me FOUS de Raymond Aubrac et de sa tendre épouse …. !!! Morts ! Finis !

Regardez devant, bande de connards françois… !

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 27 min

> Tidou
(estime, immense, béatitude nulle)

c’est comme les perroquets : si c’est parole d’Évangile pourquoi inventer autre chose ? On répète donc la parole écrite, ou chantée.
C’est comme refaire du Rossini : nul intérêt.

Bon dimanche

Sant'Angelo Giovanni dit: 15 juin 2014 à 12 h 26 min


…@,…rose à 11 h 40 mn!,…

…tu la joue mille et une nuits et plus!,…

…stratégies d’ensembles très déstabilisés, par les fausses réalités de contrôle pour assurer l’étroitesse éternelle au bonheur!,…
…Stop ! etc!,…

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 25 min

LA THÉOGONIE
D’HÉSIODE (VIIIè / VIIè siècle avant Jésus-Christ)
traduite par M. Patin (1892) de l’Académie Française.

Naissance des dieux : Cronos, Rhéa, Zeus, Héra, Dionysos, Apollon, Athéna, Chaos.
Commençons notre chant par les Muses, habitantes du haut et divin Hélicon, qui, près d’une noire fontaine, devant l’autel du puissant fils de Cronos, mènent des danses légères ; qui, après avoir baigné leur beau corps dans les eaux du Permesse, de l’Hippocrène, du divin Olmeios, couronnent de chœurs gracieux, ravissants, les sommets de la montagne sacrée et les foulent sous leurs pieds agiles. C’est de là qu’elles descendent, lorsque, la nuit, dans un nuage, elles s’en vont parcourir la terre, faisant retentir au loin leur voix harmonieuse. Elles chantent Zeus qui s’arme de l’égide, Héra qui règne dans Argos et marche sur une chaussure dorée, la fille du roi des dieux, Athéné aux yeux d’azur, Apollon et sa sœur la chasseresse Arthémis, Poséidon, ce dieu dont les eaux embrassent la terre, dont le sceptre l’ébranlé, la vénérable Thémis, Aphrodite aux doux regards, Hébé à la couronne d’or, la belle Dioné, l’Aurore, le grand Hélios, la brillante Séléné, et Latone, et Japet, et Cronos aux rusés conseils, la Terre, le vaste Océan, la Nuit obscure, la race des autres dieux immortels. Elles-mêmes elles enseignèrent leurs beaux chants à Hésiode, tandis qu’il paissait son troupeau au pied du divin Hélicon ; et voici comme me parlèrent ces déesses de l’Olympe, ces filles de Jupiter : « Pasteurs qui dormez dans les champs, race grossière et brutale, nous savons ces histoires mensongères qui ressemblent à la vérité ; nous pouvons aussi quand il nous plaît, en raconter de véritables. » Ainsi dirent les filles éloquentes du grand Zeus, et elles placèrent dans mes mains un sceptre merveilleux, un verdoyant rameau d’olivier; elles me soufflèrent une voix divine, pour annoncer ce qui doit être et ce qui fut; elles m’ordonnèrent de célébrer la race des immortels, les bienheureux habitants du ciel, elles surtout, dont la louange devait toujours ouvrir et terminer mes chants.
[35]

Alors que c’est M. Patin de l’Académie fançaise qui l’a faite avnt vous. Mais ils rient.
Dès lors c’est gagné.
Ensuite on joue Ulysse, les sirènes et Polyphème.
Ils sont heureux.
Heu-reux : les petits de sixième.
Non je ne vais pas prendre trois mois d’affilée de congée maladie. Ni me burner in.
Ni me porter pâle. Ni partir à l’infirmerie (misère d’infirmerie).

Bon dimanche je me sauve : c’est la fête des pères.

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 21 min

puis aux petits de sixième, émerveillés on leur dit « on va traduire le grec ; j’y ai passé quatre nuits et douze jours ». Et gentiment on leur donne la traduction intégrale.

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 20 min

Ἀλλὰ τί ἦ μοι ταῦτα περὶ δρῦν ἢ περὶ πέτρην; 35

il manque un vers grrr

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 19 min

Et puis aussi Hésiode, Théogonie
Ἡσίοδος Ἡσίοδος
Θεογονία

Μουσάων Ἑλικωνιάδων ἀρχώμεθ᾽ ἀείδειν,
αἵ θ᾽ Ἑλικῶνος ἔχουσιν ὄρος μέγα τε ζάθεόν τε
καί τε περὶ κρήνην ἰοειδέα πόσσ᾽ ἁπαλοῖσιν
ὀρχεῦνται καὶ βωμὸν ἐρισθενέος Κρονίωνος·
καί τε λοεσσάμεναι τέρενα χρόα Περμησσοῖο 5
ἢ Ἵππου κρήνης ἢ Ὀλμειοῦ ζαθέοιο
ἀκροτάτῳ Ἑλικῶνι χοροὺς ἐνεποιήσαντο
καλούς, ἱμερόεντας· ἐπερρώσαντο δὲ ποσσίν.
Ἔνθεν ἀπορνύμεναι, κεκαλυμμέναι ἠέρι πολλῇ,
ἐννύχιαι στεῖχον περικαλλέα ὄσσαν ἱεῖσαι, 10
ὑμνεῦσαι Δία τ᾽ αἰγίοχον καὶ πότνιαν Ἥρην
Ἀργεΐην, χρυσέοισι πεδίλοις ἐμβεβαυῖαν,
κούρην τ᾽ αἰγιόχοιο Διὸς γλαυκῶπιν Ἀθήνην
Φοῖβόν τ᾽ Ἀπόλλωνα καὶ Ἄρτεμιν ἰοχέαιραν
ἠδὲ Ποσειδάωνα γαιήοχον, ἐννοσίγαιον, 15
καὶ Θέμιν αἰδοίην ἑλικοβλέφαρόν τ᾽ Ἀφροδίτην
Ἥβην τε χρυσοστέφανον καλήν τε Διώνην
Λητώ τ᾽ Ἰαπετόν τε ἰδὲ Κρόνον ἀγκυλομήτην
Ἠῶ τ᾽ Ἠέλιόν τε μέγαν λαμπράν τε Σελήνην
Γαῖάν τ᾽ Ὠκεανόν τε μέγαν καὶ Νύκτα μέλαιναν 20
ἄλλων τ᾽ ἀθανάτων ἱερὸν γένος αἰὲν ἐόντων.
Αἵ νύ ποθ᾽ Ἡσίοδον καλὴν ἐδίδαξαν ἀοιδήν,
ἄρνας ποιμαίνονθ᾽ Ἑλικῶνος ὕπο ζαθέοιο.
Τόνδε δέ με πρώτιστα θεαὶ πρὸς μῦθον ἔειπον,
Μοῦσαι Ὀλυμπιάδες, κοῦραι Διὸς αἰγιόχοιο· 25
«Ποιμένες ἄγραυλοι, κάκ᾽ ἐλέγχεα, γαστέρες οἶον, ἴδμεν ψεύδεα πολλὰ λέγειν ἐτύμοισιν ὁμοῖα,
ἴδμεν δ᾽, εὖτ᾽ ἐθέλωμεν, ἀληθέα γηρύσασθαι.»
Ὥς ἔφασαν κοῦραι μεγάλου Διὸς ἀρτιέπειαι·
καί μοι σκῆπτρον ἔδον δάφνης ἐριθηλέος ὄζον 30
δρέψασαι, θηητόν· ἐνέπνευσαν δέ μοι ἀοιδὴν
θέσπιν, ἵνα κλείοιμι τά τ᾽ ἐσσόμενα πρό τ᾽ ἐόντα.
Καί μ᾽ ἐκέλονθ᾽ ὑμνεῖν μακάρων γένος αἰὲν ἐόντων, σφᾶς δ᾽ αὐτὰς πρῶτόν τε καὶ ὕστατον αἰὲν ἀείδειν.

dans le texte

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 16 min

>DHH
c’est dans le com de des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 9 h 06 min
qui relate la fameuse entrevue qui devait éclaircir certains points et qui s’est avérée être un vrai tribunal contre les Aubrac.

Spécial Aubrac – Chapitre premier : préliminaires pour un débat

Raymond Aubrac.
J’ai pris l’initiative de suggérer que Libération, qui s’intéresse aux réactions provoquées par le livre de Gérard Chauvy organise une réunion entre des historiens et nous-mêmes. C’est un peu pour répondre à ce qu’avait formulé, dans votre journal, Daniel Cordier, qui avait exprimé le souci que des historiens nous posent les questions qui leur venaient à l’esprit.

[…]
LUCIE AUBRAC. J’ai passé les mêmes examens que vous, mais je ne suis pas une historienne qui étudie une période, je suis une historienne qui enseigne. Pour enseigner, je me suis servi de ces études très formelles que vous avez faites sur le XIXe siècle et sur l’Antiquité. Puis j’ai brodé autour avec les monographies, les biographies qui entouraient cela, parce que la pédagogie nécessite qu’on rende les choses vivantes.

http://www.liberation.fr/societe/1997/07/09/special-aubrac-chapitre-premier-preliminaires-pour-un-debat_211260

Les préliminaires sont en soit intéressants parce qu’ils prêtent, en quelque sorte, allégeance aux Aubrac. Comme pour mieux les assassiner ensuite. La suite s’avèrera bien différente.

Bon dimanche à vous DHH et aux autres commentateurs et trices aussi.

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 11 min

DHH dit: 15 juin 2014 à 9 h 45 min

En lien Iahvé Elohim
la Torah : Section première Bereschit

Le Coran : sourates II, VI, VII, XVI

La Bible ancien Testament Génèse

relier Aaron à Hârûn etc

les locutions dire amen à tout, gagner son pain à la sueur de son front, le jugement de Salomon, à Pâques ou à la Trinité (c’est mon préféré (neuf semaines en vrai), antédiluvien, jeter la pierre (la première !), le judas (d’Iscariote)
etc.

Le mot hébreu signifie « homme qui passe, qui marche »

en route non

(et pas immobile !!!grrrrrrr)

DHH dit: 15 juin 2014 à 12 h 04 min

@rose
bonjour chere Rose
d’ou vient cette citation de Lucie Aubrac?A quel historien s’adressait-elle

rose dit: 15 juin 2014 à 12 h 00 min

c’est une évidence : toujours plus facile de critiquer quand t’es dehors que quand t’es dedans ! Valable pour tous domaines.

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 58 min

Onésiphore de Prébois dit: 15 juin 2014 à 9 h 06 min
on enseigne en 6ème (ça fait partie des fondamentaux même) des extraits de l’Ancvien et du Nouveau Testament. (Widergänger)

Ben non ; pas du tout : on fait une étude comparatiste entre les trois grandes religions monothéïstes et on compare, tant que faire se peut la Bible le Coran et la Torah.
Moi j’ai choisi la génèse et je me suis pris le coran entravers d ela tronche l’année de Mohammed Merah. Mais finement, ce qui n’est pas la plus grande de mes qualités, j’aurais pu surseoir à étudier ce point du programme après les exécutions sommaires et sanglantes de ce fou de dieu.
Donc sblang le Coran.
Suivi de près par la Torah d’ailleurs. Dans les huit jours qui suivirent.
J’ai échappé à la Bible à mon grand bonheur ; sinon j’en aurais eu pour des années à me remettre d’aplomb.

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 54 min

Onésiphore de Prébois dit: 15 juin 2014 à 9 h 06 min

on enseigne en 6ème (ça fait partie des fondamentaux même) des extraits de l’Ancvien et du Nouveau Testament. (Widergänger)

Ben non ; pas du tout : on fait une étude comparatiste entre les trois grandes religions monothéïstes et on compare, tant que faire se peut la Bible le Coran et la

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 51 min

merci à vous
des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 9 h 06 min

et aussi de l’estime qui n’est pas béate !
merci beaucoup

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 50 min

LUCIE AUBRAC. J’ai passé les mêmes examens que vous, mais je ne suis pas une historienne qui étudie une période, je suis une historienne qui enseigne. Pour enseigner, je me suis servi de ces études très formelles que vous avez faites sur le XIXe siècle et sur l’Antiquité. Puis j’ai brodé autour avec les monographies, les biographies qui entouraient cela, parce que la pédagogie nécessite qu’on rende les choses vivantes.
Ben oui c’est même sûrement la clé.

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 45 min

JC….. dit: 15 juin 2014 à 8 h 46 min

la trempe molle… Misère !

La mouillette dans l’œuf à la coque ?

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 41 min

tu l’attends quand il entre du boulot harassé et tu te mets du vernis à ongles sur les doigts des pieds et de l’eau de rose dans la baignoire. Comme ça, innocemment.

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 40 min

Giovanni Sant’Angelo dit: 15 juin 2014 à 7 h 44 min

…s’entend,…si vous êtes assez riches pour entretenir votre femme chez vous!,…comme une poupée!,…

il n’y a pas de systématique : c’est l’opinion que l’on en a qui compte. Et le plaisir que l’on trouve au boulot. Si pas, pourquoi pas le mec qui t’entretient et tu restes à te la couler douce à la maison, le jour et la nuit et tu la joues les 1000 et une nuits.

DHH dit: 15 juin 2014 à 11 h 39 min

je ne suis pas sure que les reproches qu’on adresse à jacques Toutbon, certes graves s’ils son fondés correspondent vraiment à des prises de position qu’il aurait prises
A cet egard sur la peine de mort contrairement à ce qui est dit ,il ne s’est nullement opposé à son abolition mais a contesté un des articles -mineurs – de la loi Badinter.
peut-etre en est-il de même sur les autres sujets pour lesquels on lui impute une attitude ,certes indefendable .
En tout cas il est une mesure importante et benefique dont on lui est redevable ,c’est sa loi sur la protecton de la langue française

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 31 min

JC….. dit: 15 juin 2014 à 7 h 10 min

Le numérique donne une impression d’égalitarisme triomphant ? Elle est, en profondeur, fausse

d’accord à 150 %

Mais pourquoi ça fait du bien après rose ?
Vous avez du cul que, dans ma praxis, je ne sois pas rancunière.

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 26 min

Bardamu dit: 15 juin 2014 à 5 h 31 min

la Psycha de « Rose » :

Résumé, bardamu, résumé

pourquoi ? Y4a que les boulots de fonctionnaires qui tuent ?

Vous n’avez pas le bac ?
Ne pouvez passer les concours d’entrée ,

Avant de parler des fonctionnaires, soyez-le.
Je veux bien connaître votre boulot dans une grande entreprise et ailleurs aussi ; j’irai volontiers, entre autres, et comme Florence Aubenas le fait bosser dans les entrepôts d’Amazon dans le Loiret, pour voir la pointeuse. Et ceux qui surveillent la pointeuse.

JC..... dit: 15 juin 2014 à 11 h 26 min

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 21 min
« Agir.
Militer. »

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !

JC..... dit: 15 juin 2014 à 11 h 23 min

Daaphnée !

Mais enfin !!! Tout est bon, chez TOUBON !

-il s’est opposé à la loi d’abolition de la peine de mort de Robert Badinter : on élimine, ça fait des places en prison pour les petits nouveaux.

-il s’est opposé à la dépénalisation de l’homosexualité : laquelle est une maladie mentale, c’est évident.

-il s’est opposé à la création du délit de révisionnisme : les lois Taubira et autres Gayssot, sont ridicules et anti-histoire.

-il s’est montré favorable aux commandos anti-IVG : on a besoin d’enfants pour payer nos rentes, merdre !

TOUBON, malgré son grand âge me parait être un homme exemplaire pour le poste…uhuhuhu !

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 20 min

Daaphnée dit: 15 juin 2014 à 11 h 11 min

et aussi dans votre message, intéressant le poste à 72 ans. Comme les sénateurs. Morts au travail, morts pour la France.

Sachant que Jack Lang a eu le poste de directeur de l’Institut du Monde arabe à quel âge déjà ?

Cooptation, échange de services, je t’envoie le train tu me renvoies l’entretien des voies avec un effectif réduit et une scission des forces en présence.

Et, sauf les cheminots, tout le monde se la boucle.

L’empapaoutage continue de plus belle, s’accentue, prend son rythme de croisière.

Et dorment sur leurs deux oreilles ceux qui saccagent les vies d’autrui par leurs décisions imbéciles.

Sant'Angelo Giovanni dit: 15 juin 2014 à 11 h 16 min


…en être génial,…des découvertes!,…par les raisonnements adaptés Oui!,…

…mais, par les seules maths!,…juste du copier/coller!,…
…exemple la vis d’Archimède en hydraulique!,…
…conclusions brèves,…penser avant de calculer les faits et mouvements à solutionner!,…etc!,…
…là!,…

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 14 min

Daaphnée dit: 15 juin 2014 à 10 h 09 min

Widergänger joue sur les mots et confond « enseigner » et « étudier ». Il est vrai que le mot « enseigner » est particulièrement ambigu et confus, désignant des pratiques fort différentes, voire incompatibles.

En effet, il s’agit d’ETUDIER.
Les grands textes de la culture judéo- chrétienne avec ses mythes fondateurs.
Que ce soient les mythes greco-latins comme ceux issus des textes « sacrés »: bible, coran … La question d’une interprétation littérale etc .. pouvant être, alors, mise en perspective et l’objet d’une réflexion…

L’école de la République forme des esprits critiques et non des perroquets .
Enfin, quand on en voit certains qui abordent la question par le petit bout de la lorgnette, on peut en douter ..

Merci de nous le rappeler : une lorgnette, donc, se retourne, vers le grand angle, une vue panoramique.

Waouh, dimanche lumineux

Daaphnée dit: 15 juin 2014 à 11 h 11 min

Au fait … Jacques Toubon

« Sa nomination n’est pas encore validée qu’elle suscite déjà une vive controverse. Jacques Toubon, 72 ans, devrait, dans les prochaines semaines, succéder à Dominique Baudis au poste de Défenseur des droits. Contrairement à son prédécesseur décédé le 10 avril, l’ancien ministre de la culture (1993-1995), ex-garde des sceaux (1995-1997) des gouvernements d’Edouard Balladur et d’Alain Juppé, ne fait pas l’unanimité. Rendue publique par l’Elysée mercredi 11 juin, cette proposition de François Hollande a provoqué stupeur et irritation. »
Le monde

N’est-ce pas lui qui (je cite ce qui circule) : s’est opposé à la loi d’abolition de la peine de mort de Robert Badinter
– opposé à la dépénalisation de l’homosexualité
– opposé à la création du délit de révisionnisme
– montré favorable aux commandos anti-IVG.

?

rose dit: 15 juin 2014 à 11 h 10 min

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 10 h 47 min

Pour compléter ce qui a été dit à propos de l’intégration, et la justice sociale, elle n’est pas à lier à l’immigration.

Il n’y a que les crétins pour le penser.

Le hasard me fait ce matin relire une intervention sur un billet de la RDL d’il y a 6 ans… situation : idem.
Sauf que les habitués ici ont comment dire: fait naufrage ? décrépi? vieilli et tourné vinaigre ?

Je suis entièrement d’accord avec vous mais je remplace votre pluriel par un singulier : l’habitué.
Celui qui a pour majeure caractéristique l’immobilisme.

Tourner vinaigre pour les cornichons cela a belle importance.

Alexia Neuhoff dit: 15 juin 2014 à 10 h 55 min

@DHH & Onésiphore
Sauf erreur, les enseignants (en tout cas du public) appliquent strictement les consignes du ministère, notamment dans l’application des programmes que celui-ci a élaborés. Il ne me semble pas qu’ils aient la moindre latitude dans le choix des contenus.

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 10 h 54 min

Pour les amateurs d’art.

« Si Jean Moulin n’avait pas été une grande figure historique, il serait sans doute un artiste reconnu… Enfant, il couvre déjà ses cahiers de dessins et caricature ses professeurs. Etudiant, il publie ses dessins dans des journaux montpelliérains et réalise des paysages à l’aquarelle des environs de Béziers et de Provence. Plus tard, sa carrière de fonctionnaire lui laisse assez de temps pour esquisser de nombreuses études de visages et de personnages. Selon la légende, Jean Moulin aurait dessiné ses bourreaux sur la feuille qui lui était tendue pour qu’il inscrive le nom de ses compagnons de résistance ! »
http://culturebox.francetvinfo.fr/expositions/alias-romanin-les-dessins-de-jean-moulin-reveles-a-bourges-92671

ueda dit: 15 juin 2014 à 10 h 48 min

« des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 10 h 01 min
JC et la glU
Tellement rapides à coucher … »

Pèpèpe.

On veut la photo d’abord!

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 10 h 47 min

Pour compléter ce qui a été dit à propos de l’intégration, et la justice sociale, elle n’est pas à lier à l’immigration.

Il n’y a que les crétins pour le penser.

Le hasard me fait ce matin relire une intervention sur un billet de la RDL d’il y a 6 ans… situation : idem.
Sauf que les habitués ici ont comment dire: fait naufrage ? décrépi? vieilli et tourné vinaigre ?

Mon camping continue !
UNE ENTREVUE AVEC BERNARD MALGRANGE

Sant'Angelo Giovanni dit: 15 juin 2014 à 10 h 47 min


…aussi,…enseigner, c’est en être du libre arbitre à n’avoir aux final,…ni Dieux, ni maîtres!,…
…acquérir son indépendance en toute chose utiles!,…avoir enfin son point de vue personnel sans instigations directionnels!,…là!,…etc!,…

JC..... dit: 15 juin 2014 à 10 h 26 min

« L’école de la République forme des esprits critiques et non des perroquets. »

Je n’en suis pas sûr !
« Forme » : pas tout le monde
« Esprit critique » : faudrait que les pédagogues en aient le goût et le droit hors programme
« perroquets » : que pèse l’école versus le monde extérieur ? 30% ? 50% … 10% !

JC..... dit: 15 juin 2014 à 10 h 21 min

Un enseignant, ça « enseigne » à des étudiants qui « étudient » ! Où est le problème, entre enseigner/étudier ?

JC..... dit: 15 juin 2014 à 10 h 19 min

Djedla,
Descend de ton arbre de temps en temps, saute, gambade !…on voit bien que tu es tout(e) engourdi(e)

JC..... dit: 15 juin 2014 à 10 h 16 min

La laïcité « à la française » ne doit pas conduire à ignorer la culture religieuse judéo-chrétienne, historique, du pays.

Les enfants nés en France qui refuseraient de l’étudier, de la respecter, de l’admettre, n’auraient de français qu’un bout de papier signé d’un fonctionnaire administratif.

C’est un type « athée comme un phoque » qui vous le dit…

Daaphnée dit: 15 juin 2014 à 10 h 09 min

Widergänger joue sur les mots et confond « enseigner » et « étudier ». Il est vrai que le mot « enseigner » est particulièrement ambigu et confus, désignant des pratiques fort différentes, voire incompatibles.

En effet, il s’agit d’ETUDIER.
Les grands textes de la culture judéo- chrétienne avec ses mythes fondateurs.
Que ce soient les mythes greco-latins comme ceux issus des textes « sacrés »: bible, coran … La question d’une interprétation littérale etc .. pouvant être, alors, mise en perspective et l’objet d’une réflexion…

L’école de la République forme des esprits critiques et non des perroquets .
Enfin, quand on en voit certains qui aborde la question par le petit bout de la lorgnette, on peut en douter ..

Onésiphore de Prébois dit: 15 juin 2014 à 10 h 09 min

@Onesiphore ….
Votre contestation des propos sur la place de la bible dans un cadre d’un enseignement laïc est bien specieuse (DHH)

Vous ne m’avez pas bien compris, ma chère DHH. Ai-je jamais nié l’utilité, voire la nécessité, d’éclairer les références bibliques de nos textes littéraires et de notre langue ? Il s’agit seulement de dénier à ces références tout statut de vérité universelle. Je sais bien que je ne peux pas étudier Sophocle si j’ignore tout de la mythologie grecque. Cela n’implique évidemment pas que je croie à cette mythologie. Eh bien, dans le cadre d’un enseignement contemporain authentiquement laïc , le statut des textes bibliques est à peu près celui de la « Théogonie » : celui d’un sympathique folklore, et rien de plus.

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 10 h 08 min

Et j’imagine qu’en enseignant les mathématique dans les établissements que fréquentait DHH, on n’oubliait pas non plus de rappeler la religion de quelques uns des plus illustres.

Ouaip, la laïcité est en danger en France, pas partout, hein.

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 10 h 01 min

Les portraits de JC et la glU, c’est billet suivant, une étude sociologique.
Tellement rapides à se coucher …

JC..... dit: 15 juin 2014 à 9 h 59 min

Il faut admettre la culture judéo-chrétienne – comme tout ce qui constitue l’identité, non ce n’est pas un gros mot – de ce cher vieux pays. On se doit de l’enseigner aux futurs adolescents.

Les multiculturalistes qui croient bien faire, en mettant sur un pied d’égalité Islam et Chrétienté, sont à côté de la plaque.

L’apport historique de l’Islam en France est une lubie idéologique. Il y a eu plutôt menaces, et razzias permanentes : bref des emmerdes !

ueda dit: 15 juin 2014 à 9 h 56 min

« Abdel,
très beau portrait de la veuve noire  »

Abdelkader:

‘Tain… perso…
Devoir se farcir des groupies pareilles…
Je vais brancher cette branche sur mon pote Karim…

DHH dit: 15 juin 2014 à 9 h 45 min

@Onesiphore ….
Votre contestation des propos sur la place de la bible dans un cadre d’un enseignement laïc est bien specieuse
une chose est indeniable :Quand on enseigne en France,dans ce pays pétri par des siècles de culture chretienne à moins d’etre un prof nullissime ,on est inévitablement confronté à la nécessité de parler religion chretienne et de se referer en les expliquant par le menu à des épisodes de l’ancien et du nouveau testament.
Ou alors on se refuse expliquer ces expressions classiques qui en sont issues et qui sont d’usage courant y compris dans la langue des élèves et surtout dans les textes qu’ils rencontrent (s’en laver les mains, la croix et la bannière, la loi et les prophètes ,une messe basse, un baiser de Juda ,mon chemin de Damas etc….) . Sans explication détaillée que signifieraient pour eux ,si on les amene au Louvre , tous ces tableaux qui montrent un type avec des ailes devant une bonne femme assise ?comment pourraient-ils comprendre Peguy ,et même comment pourraient ils percevoir l’humour iconoclaste d’Alphonse Allais (la passion racontée comme une couses cycliste) s’ils n’ont aucune idée de la vraie passion du christ

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 9 h 37 min

Je voulais l’illuster ce souhait Abdel, et puis le lien ne passe pas, mais le chemin est celui-là: Picasso, Antibes, Joie de vivre.

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 9 h 35 min

Rose le rouge fait son komintern toute seule, la nuit, elle n’est pas dérangée … Quoique.

Abdel,
très beau portrait de la veuve noire velue et frontiste, que vous avez fait.
En ce troisième dimanche de juin , je vous souhaite une belle journée.

sebastien dit: 15 juin 2014 à 9 h 27 min

« la société humaine ne varie pas, ne variera pas, »

arrête de prendre ton cas pour une vérité universelle

jicé dit: 15 juin 2014 à 9 h 25 min

les acquis sociaux (et hélas il en reste trop en France, nico l’adonis a pas pu finir son job multicérébral) c’est trop ringard ,azebine – ailleurs au moins ils sont modernes

jicé dit: 15 juin 2014 à 9 h 19 min

« chers dirigeants et amis de gauche, qu’il est réjouissant d’assister au spectacle pathétique que vous donnez. »

si t’es pas content, c’est pas les pays dirigés à droite et à l’ultra-droite qui manquent : ya que ça tout autour

JC..... dit: 15 juin 2014 à 9 h 17 min

Entendu Prébois !
Pour moi, ce sera « Rassiclodo ». Attention, je n’ai pas dit « Rabbimodo », c’est déjà pris.

Onésiphore de Prébois dit: 15 juin 2014 à 9 h 12 min

Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes. (mézigue)

Je sens qu’il va me falloir encore un bon quart d’heure pour m’en remettre, de cette sortie-là. C’est fou, comme, l’âge venant, un rien peut vous faire rigoler comme un bossu. Je vais changer de pseudo, tiens; désormais ce sera « Quasimodo ».

Onésiphore de Prébois dit: 15 juin 2014 à 9 h 06 min

on enseigne en 6ème (ça fait partie des fondamentaux même) des extraits de l’Ancvien et du Nouveau Testament. (Widergänger)

Widergänger joue sur les mots et confond « enseigner » et « étudier ». Il est vrai que le mot « enseigner » est particulièrement ambigu et confus, désignant des pratiques fort différentes, voire incompatibles. Bien sûr qu’on peut étudier en sixième ou à un autre niveau du cursus scolaire quelques passages des élucubrations mythologiques et pseudo-historiques de l’Ancien et du Nouveau Testament, comme on pourrait le faire d’une page d’Edouard Drumont ou de « Mein Kampf » (je cite au hasard), mais si on les étudie, c’est pour en dégager l’intérêt ethno-historique, voire, à la rigueur, culturel. On les utilise à titre de documents, comme le ferait un historien. Il ne s’ensuit pas que ces textes contiennent la moindre vérité de portée universelle. Il est certain, comme le rappelle Widergänger, que notre littérature est imprégnée de références à l’Ancien et au Nouveau Testament ; le contraire serait étonnant. Là encore, l’étude, incontournable, de ces ingrédients relève de l’examen historique et culturel au sens large. Les seules vérités universelles étudiées dans le cadre d’un enseignement laïc sont celles des mathématiques, de la physique et des sciences de la nature. Le reste relève des « sciences » humaines, qui n’ont, trop souvent, de scientifique que le nom.
Widergänger confond vérité de fait et vérité rationnelle universelle. Ce n’et pas parce que je reconnais l’existence historique des cultes de l’Egypte pharaonique que j’y adhère. Ce n’est pas parce que je sais qu’Adolf Hitler a existé et a écrit « Mein Kampf » que je partage ses élucubrations criminelles. Il en est de même pour moi de l’Ancien (comme du Nouveau) Testament. Ne mélangeons pas les torchons et les serviettes.

des journées entières dans les arbres dit: 15 juin 2014 à 9 h 06 min

Spécial Aubrac – Chapitre premier : préliminaires pour un débat

Raymond Aubrac.
J’ai pris l’initiative de suggérer que Libération, qui s’intéresse aux réactions provoquées par le livre de Gérard Chauvy organise une réunion entre des historiens et nous-mêmes. C’est un peu pour répondre à ce qu’avait formulé, dans votre journal, Daniel Cordier, qui avait exprimé le souci que des historiens nous posent les questions qui leur venaient à l’esprit.

HENRY ROUSSO. Pour la bonne convivialité, il me semble que nous devrions au préalable, les uns et les autres, expliciter notre position. Je suis ici à la demande de Libération et suite à votre requête, Raymond Aubrac. J’y suis à titre individuel. Je ne considère pas, en effet, que les historiens réunis autour de cette table parlent au nom d’une quelconque «communauté» ou «corporation». Nous avons chacun notre point de vue et nos interrogations sur cette affaire, je tenais à le préciser d’entrée de jeu

FRANCOIS BEDARIDA. Dans la même ligne, je précise que moi aussi je suis là à titre individuel, en tant que personne. Cependant, dans une perspective plus générale, je voudrais souligner deux points, l’un d’ordre déontologique, l’autre d’ordre méthodologique.

Sur le plan de la déontologie, il faut d’abord rappeler ce que signifie la mémoire de la Résistance et quels impératifs président à sa transmission. Sans conteste la Résistance a été une grande chose. Elle demeure une source vive qui coule sans cesse. Elle constitue le bien commun de la nation. Evénement exceptionnel, honneur de la France et honneur de l’homme, elle a une portée pour hier, pour aujourd’hui, pour demain. Nous en sommes tous comptables ­ nous les historiens au premier rang, parce que c’est notre responsabilité morale envers le patrimoine national.

DOMINIQUE VEILLON. Si je suis ici, c’est à la demande du journal Libération mais c’est aussi en raison d’une amitié très forte que je porte à Lucie et à Raymond Aubrac depuis plusieurs années. Publiquement, je tiens à dire combien je salue l’engagement de ces résistants qui ont été parmi les premiers à savoir dire non à l’asservissement du pays et à relever la tête. Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler qu’ils ont fait partie à l’époque d’une infime minorité.

LAURENT DOUZOU. Je ne me distinguerai pas de ceux qui ont parlé antérieurement. D’emblée, il n’est pas mauvais de dire que mon estime pour Lucie et Raymond Aubrac, cela va de soi, est très forte et nullement entachée par l’ouvrage de Gérard Chauvy. Je précise que cette estime n’est pas béate, elle est faite de quatorze ans d’entretiens avec eux et de croisements de sources. J’ai donc pour les deux résistants qu’ils sont une estime totale, que le livre ne remet nullement en cause, au contraire.

MAURICE AGULHON. Les personnes dans le public qui connaissent un peu le microcosme historique pourraient s’étonner de ma présence ici, puisque, dans la mesure où je suis connu, c’est comme spécialiste de l’histoire du XIXe siècle. Par conséquent, ma présence n’a pas la même légitimité que celle de mes collègues et amis de l’Institut d’histoire du temps présent.

Il se trouve cependant que je connais, par d’autres biais, Raymond et Lucie Aubrac, et j’en dis rapidement un mot.

JEAN-PIERRE VERNANT. Spécialiste de la Grèce ancienne, n’étant pas historien de formation mais philosophe, ma présence ici apparaît autrement plus déplacée que celle de mon collègue Agulhon. Cependant, du jour où je me suis orienté vers une anthropologie historique du monde ancien, j’ai été confronté à des textes, à des descriptions, à des documents, à des images dont l’interprétation ne posait pas des problèmes très différents de ceux que rencontre tout historien.

DANIEL CORDIER. Mon compagnon Jean-Pierre Vernant a raison d’évoquer les racines de ma conviction à l’égard de Jean Moulin. C’est parce que j’ai travaillé avec lui, parce que j’ai connu le détail de ses décisions et de son action au jour le jour que j’ai entrepris de le défendre avec la certitude que les accusations proférées contre lui (d’avoir été un crypto-communiste et même un agent soviétique) étaient fausses. J’ajoute toutefois que si les documents que j’ai exhumés révélaient aux historiens des variations et des contradictions telles que celles observées chez les Aubrac, je ne crois pas qu’ils accepteraient à l’unanimité les explications que j’apporte sur ma mission et qui placent les accusations portées contre lui au rang de simples diffamations.

Pour en revenir à notre réunion d’aujourd’hui, je veux dire à mes camarades Aubrac que si je l’ai souhaitée, c’est parce que depuis 1983 où sont apparues les accusations de trahison, dont je ferai la généalogie tout à l’heure, je les ai immédiatement, en privé et en public, toujours défendus jusqu’à aujourd’hui.

JEAN-PIERRE AZEMA. Je tiens à faire quatre remarques préalables: 1) Je reprends à mon compte ce qu’a dit Dominique Veillon, pour ce qui touche aux relations d’amitié que j’ai nouées avec Lucie et Raymond Aubrac. 2) Nous ne sommes pas partie prenante d’un procès mais d’un débat, qui se révèle nécessaire. 3) L’histoire du temps présent a la singularité d’être une histoire avec témoins et, à ce titre, soulève des difficultés supplémentaires, tant la pression d’une histoire mémorielle, le plus souvent médiatisée, est grande. 4) Sans attacher une importance univoque aux documents écrits et sans sombrer dans l’hypercriticisme, nous sommes bel et bien confrontés à des textes, pour partie inédits, qui nous ont été livrés par Gérard Chauvy et qu’il nous faut nécessairement expertiser.

LUCIE AUBRAC. J’ai passé les mêmes examens que vous, mais je ne suis pas une historienne qui étudie une période, je suis une historienne qui enseigne. Pour enseigner, je me suis servi de ces études très formelles que vous avez faites sur le XIXe siècle et sur l’Antiquité. Puis j’ai brodé autour avec les monographies, les biographies qui entouraient cela, parce que la pédagogie nécessite qu’on rende les choses vivantes.

http://www.liberation.fr/societe/1997/07/09/special-aubrac-chapitre-premier-preliminaires-pour-un-debat_211260

JC..... dit: 15 juin 2014 à 8 h 46 min

Le Parti des Socialistes est en train de se rendre compte que c’est plus facile de critiquer, quand on est au chaud dans l’opposition, que de gérer les crises causées par ses clients-amis-électeurs du ferroviaire ou de l’intermittence spectaculaire !…

Ah ! chers dirigeants et amis de gauche, qu’il est réjouissant d’assister au spectacle pathétique que vous donnez. On se délecte de votre incompétence, on raille votre gestion du rail, on aime votre rénovation, votre art du changement nul, on adore cette chienlit qui vous remet à votre place : des idiots utiles, éternels opposants….

Vous avez du pot qu’en face les barons de droite sont de la même trempe que vous : la trempe molle… Misère !

cneff dit: 15 juin 2014 à 8 h 37 min

Beau billet, – et le sujet dont nous parle la RDL mérite en tous cas la lecture. Apres avoir lu le livre de Gilles Perrault, je pense, que le « Dictionnaire amoureux de la Résistance » mériterait une traduction en Anglais, Allemand, Russe – au moins cela – et beaucoup de lecteurs en France !

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 juin 2014 à 8 h 02 min


…@,…J.C.,…enfin!,…remettez vous!,…

…j’ai pas touché-juste tout de même!,…ce n’est que par hasard!,…des écrits comme une pierre blanche!,…
…continuer !,…sans plus!,…etc!,…quels couples!,…toujours vécu célibataire!,…tranquille!,…Oui!,…un rien d’imagination très tardive par précautions,…suggérer par nos comédies & théâtres sans plus!,…
…bien entendu,…tout baigne!,…dans quoi!,…je ne sais pas au juste!,…avec discernements!,…un dessin du matin,…des griffonnages de précaution sur l’héritage et son respect!,…sans plus!, quoi!,…normal!,…etc!,…Ah!,…Bip!,…etc!,…envoyez!,…

JC..... dit: 15 juin 2014 à 7 h 48 min

Ah!,…çà ira!,…çà ira!,…etc!,…Bip!,…Bip!,…Bip!,… …etc!,… Ollé…Envoyez… !

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 juin 2014 à 7 h 44 min


…@,…rose!,…bon!,…sans exagéré, la démocratie,…doit tout de même,…garder le sens de la propriété privé!,…

…d’autant plus!,…que les circonstances de spoliations des familles de leurs biens, est programmés par les sommités des états,…
…une seconde nature des secrets d’état,…et complots des  » aux ordres, style Dallas & C° « ,…complicité des  » gladiateurs à l’O.T.A.N., »,…ou autre mouvances des sociétés secrètes des propriétaires et banquiers d’états mondialistes à style Cyclope « ,…
…donc!,…la démocratie presque une Utopie,…en franchissant le pallier de votre porte!,…
…difficile d’imaginer votre femme qui travaille,…et qui ne fait pas aussi la pûte du coin à ses heures entre amies of course!,…
…en somme, presque; un vrai mariage!,…s’entend,…si vous êtes assez riches pour entretenir votre femme chez vous!,…comme une poupée!,…
…autrement, la notion actuelle de  » Cougar « ,…est la seule considération zpportée au féminisme et tout les respects!,…

…qui ne sont plus!,…que destruction des ménages et leurs respects!,…en maison close privées!,…avant ou après la célébration des mariages quels qu’ils soient!,…

…nous vivons tous dans un grand bordel avec une enveloppe de stratifications de genre du respect des convenances faisant foi & amours!,…
…en sommes unions et mariages,…comme premiers échelons pour faire sa voie lactée de pute de grand chemins,…tout le temps!,…
…il sera beau le XXI° siècle,…
…dans quels draps d’A.D.N.,…
…genre, c’est pas mon fils,…c’est pas mon père!,…
…inutile de se cacher les yeux,…nous vivons déjà!,…dans l’infamie dégénérée totale!,…
…en plus des mariages mixtes multi-raciaux,…
…pincée!,…moi,…rose!,…nous n’en somme pas loin!,…n’est ce pas!,…ou déjà !,…très loin outre-mesures dépassées!,…
…qu’elles dignité pour les générations suivantes,…est-ce cela le but à accomplir!,…par avec moi!,…cette sorte de complicité des connivences!,…
…un débat large sur le salut-public!,…donc!,…
…en plus,…je ne suis que,…Giovanni!,…et bonne journée aussi!,…avec tout les respects de guises & coutumes!,…etc,…

JC..... dit: 15 juin 2014 à 7 h 22 min

…c’était mon blabla du matin : ça fait du bien, après rose et ce malheureux Abdel rond comme un ballon …..!

JC..... dit: 15 juin 2014 à 7 h 10 min

Qu’est ce qui ressort de tout ce fatras de blablablas, proféré cette nuit ? boulot, espérance, volonté de démocratie, de justice, d’égalité ou de solidarité, arabes, berbères, profs, intermittents du même spectacle ou d’un autre ?! Un ragoût sans goût, une plainte sans raison…

Il appert que beaucoup ne comprennent pas que la société humaine ne varie pas, ne variera pas, que les différences entre les personnes ne changent pas, ne changent jamais, qu’il y aura toujours des classes sociales, des grands, des petits, des riches, et des pauvres, de esclaves et des maitres …

Qu’un tyran disparaisse ? Il s’en présente un autre immédiatement, pour le remplacer !

Ah ! c’est sûr, ils s’appellent autrement !!! mais s’il est visible que la techné a modifié l’apparence, le Roy, est là, sa Cour des Grands est là, les religions sont là, les races, aussi, les cultures ancestrales aussi… bien plus clivantes, fortes, immuablement constante. Le numérique donne une impression d’égalitarisme triomphant ? Elle est, en profondeur, fausse !

En bref, le rêve démocratique reste un rêve. On vote. Vous votez ? Ils votent ? Et rien ne change… Rien ne changera jamais car vous ne pourrez jamais, personne ne l’a fait, changer le peuple, les gens, le troupeau humain d’un lieu, de son histoire, de sa culture.

Et quand on voit dans l’Histoire, ancienne et moderne, où sont conduits ceux qui adorent un berger qu’il soit sunnite, chiite, ou pétrolier… !!!

Que tout change pour que rien ne change.

Bardamu dit: 15 juin 2014 à 5 h 31 min

la Psycha de « Rose » :

« nombre d’individus pas responsables dorment (eux) tranquilles (ignorants) boulots (de fonctionnaires) qui tuent »

elle est brutalement interrompue cette autoanalyse, par l’envie de dormir (normal; bonne nuit Rose…).

Mais Du coup ça me réveille !!

« changer le monde… par des individus gd taille et tout mince allure sportif »

bEL Idéal (oh des grincheux vont critiquer…)
qui aussitôt m’entraine dans un footing vers le levé du jour.

rose dit: 15 juin 2014 à 4 h 00 min

J’espère Giovanni que nous en sommes là au respect et à la considération envers notre compagnon et les autres alentours, et en route – surtout, mais cela découle – vers une réelle démocratie. Je ne peux qu’y croire,
bien cordialement à vous,

je vais tenter de dormir.

la manipulation c pas mon truc je ne calcule pas (d’où l’intérêt du comptable -inintéressant)

bises

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 juin 2014 à 3 h 55 min


…j’imagine que tout le monde donne du respect à sa compagne!,…
…ne pas oublier aussi que nous sommes manipulables!,…

…il y a beaucoup de détails!,…qui trahissent en nos élites d’aujourd’hui!,…des Tartufes et autres fourberies de Scapin!,…

…de par la gestion inéquitable express,…pour bouleverser le monde et ses migrations en pagailles!,…Stop au lit!,…
…etc!,…bonne nuit!,…libres et bien-pensants!,…

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 53 min

Savoir aussi que nombre d’individus ne se sentent en rien responsables et dorment tranquilles sans porter en rien le suicide de ce type qui a le tort d’avoir un, boulot qui tue.

Educ nat, France Telecom : mêmes combats : les boulots qui tuent.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 51 min

Et feront des procès d’opérette et saliront la réputation et se tailleront la part du lion.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 49 min

Savoir qu’ensuite, ce seront les planqués qui viendront hercher noise aux courageux du moment J.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 47 min

Et je pense à ce type et à cette femme avant lui, à Béziers qui se sont burnés in au figuré et au propre, salement.

Mais, mes petits chéris, dirai-je ironiquement (mais pas blasée, jamais, en crever d’être un jour blasé (et corrompu tant qu’à faire ?)) quels problèmes à Béziers ?
On va faire une cellule de crise. On va enterrer les morts et quelques vivants avec. On va gommer effacer oublier.

Sauf que cela ne marche pas comme ça.

Et que celle qui va voir le psy sur l’injonction impatiente de l’infirmière c’est celle qui est harcelée (massacrée moi je dis) et pas celle qui harcèle. Et que les inquiétés ce ne sont pas les harceleurs mais les harcelés.

C’est ce qui a fait le succès de Sarkozy et c’est ce qui fait le succès de FN.

Tous les discours de ce type lénifiants, diminuant les traumatismes, enterrant les vivants, ne donnant aucune considération aux gens qui s’acquittent honnêtement de leur boulot ; les exploitant, les pressant, les citronnant. Puis jetant la peau.

Les nantis.
Les patrons.
Les planqués.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 40 min

ai lu attentivement tout ce qui concerne le malaise, mal-être, souffrance, douleur des enseignants, le burn-out.
C’est la gestion d’individus comme des machines à produire du savoir alors que nous sommes des êtres humains pensants. Ce sont les têtes pensantes qui sont des c….. finis qui ont en tête leurs promotions. C’est le goût du pouvoir des petits chefs qui installent un climat de Kolyma sous quarante degrés à l’ombre.
Je ne dis pas incompétents, je dis des c…..

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 34 min

Très intéressant. Changer respect par considération et répéter.

Avant d’exiger de la considération, en donner, non ?

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 32 min

des journées entières dans les arbres dit: 14 juin 2014 à 9 h 59 min

commentaires

pour les footeux, qui ont un rattrapage au bac de philo, only:

Et puis il y a le soi-disant « respect » qu’on prétend exiger des autres : ne jamais baisser les yeux, obliger celui qu’on croise à les baisser, ne pas supporter la moindre injure, quand on en a soi-même plein la bouche… Ce n’est plus respect mais vanité, querelle d’amours-propres, rapports de forces, jeux odieux de l’agressivité et de la peur. C’est ce qu’on appelle sottement « le sens de l’honneur », qui n’est qu’une estime de soi mal placée, sous le regard des autres. « L’honneur, ce fusil chargé… » Cette formule du philosophe Alain dit quelque chose d’essentiel. On peut tuer pour l’honneur, ou prétendu tel, pour un regard de travers, une honte prétendue (les « crimes d’honneur »), une place sur un trottoir ou dans une cité. On n’a jamais tué pour le respect, ni pour l’estime ou l’admiration.
Le respect est une vertu ; l’estime ou l’admiration sont des plaisirs, qui peuvent être vifs ; la morgue et la haine sont des fautes, qui ne méritent qu’un carton rouge
André Comte Sponville

Avant de l’exiger d’autrui on le donne à autrui non ?

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 29 min

Si j’avais dû, mais je suis toujours d’avance découragée, exprimer mon admiration envers un ici, mais qui est-il, cela aurait été autour de l’admiration que j’éprouve pour lui : et ce qui est vecteur premier dans mon admiration, c’est -pensé-je, mais grande chance que je me trompe- son désir de voir une vraie démocratie aboutir.

C’est ce qui le rend admirable à mes yeux. Le rendait. L’avait rendu.
Parce que savoir qu’il n’applique pas cela en premeir à la sphère familiale, à la cllule privée, cela me catastrophe.

Avant de changer le monde, se changer soi-même. Avant d’offrir la liberté à la Tanzanie, donner de l’estime et de la liberté et avant tout du respect à sa compagne.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 25 min

C’est cela qui va faire changer le monde et secouer les vieilles lunes et les privilèges acquis. Cela passera par les individus plus que par les machines.
Ces grands gaillards tout minces qui ont l’allure de grands sportifs.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 23 min

Ils sont passés par les camps de triage et ils ont subi l’opprobre.
Faut ne jamais avoir émigré pour tenir des discours pareils. Revenir sur l’immigration des pays du sud, Espagne, Italie, Portugal puis de tout le Magreb puis des pays de l’Est pour comprendre ce que c’est que de tout quitter, s’adapter et recommencer de A jusqu’à Z.
Je ne considère pas qu’un suisse qui vive à Paris soit un immigré.
C’est un privilégié : comme le sont les suisses (voir la définition du drapeau suisse par Godard, cela décanille)(voir aussi la proposition d’épitaphe par sa compagne cela décanille tout autant comme si l’un déteignait sur l’autre).

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 juin 2014 à 3 h 18 min


…encore!,…je soutien tout le monde!,…dans les jeux du hasard !,…
…les jeux de ballons,…c’est du vent d’artifices, cinéma & connivences-masquées!,…
…l’école des pitreries pour en être exploiter,…
…j’ai bon dos!,…dis le pouvoir!,…encore du sucre à casser!,…Ah!,…etc!,…

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 18 min

Ce qui m’a intéressée dans votre discussion sur la laïcité c’est ce vers quoi elle amène : la démocratie.
Le souci, le grand, c’est qu’aujourd’hui, on nous dit à nous le peuple (laissons les nobles et les bourgeois de côté)démocratie, le résultat est illico : on se marre.
On est blasé. On n’y croit pas. L’argent va à l’argent comme la pierre va au clapier. Et la neige à la boule.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 15 min

le motif était le même : italiens etc et africains aujourd’hui, chez eux ils crèvent, crevaient la dalle.
Je ne vois pas comment l’upper-class peut comprendre cela puisqu’elle ne regarde jamais plus bas qu’elle.

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 13 min

Ouaip, analyse sommaire : les napolitains ont emmenés la pizza, à New York d’abord, puis ils ont essaimés ; faut voir le résultat du succès de la pizza. Qu’est ce que tu as emmené de chez toi quand t’as bougé ?

rose dit: 15 juin 2014 à 3 h 11 min

abdelkader dit: 15 juin 2014 à 3 h 03 min

étonnant on sait pas à qui vous attribuez vos obsessions. C’est comme ma voisine: les gros la font gerber et aussi les poilus. Quand elle m’a posé la question, j’ai répondu que j’aimais les poilus (et les gros ne me font pas gerber. Ce sont de grands sensibles) : elle était stupéfaite (elle a peut-être cru à de la provoc mais pas du tout).
En fait, la seule chose qui me fasse gerber c’est l’injustice : là oui. Mais pour l’instant, je préfère gueuler haut et fort que gerber (car c’est dégueulasse de vomir). En attendant les solutions qui s’avèrent difficile à trouver.

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