de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ca se lit comme un roman

Ca se lit comme un roman

C’est l’entrée manquante à la lettre « C » de l’indispensable Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert. A placer entre « Coffres forts » et « Commerce ». Les éditeurs gagneraient d’ailleurs à réactualiser en 2018 l’édition originale posthume de 1913 à la lumière de l’évolution des mœurs dans les Lettres ; l’auteur les y invitait puisqu’il laissa inachevé son « Catalogue des opinions chics » ainsi qu’il l’intitulait également. Suggérons donc :

« Comme un roman : expression courante reflétant bien la vanité de l’époque, se dit de n’importe quel livre dans la folle illusion de le faire vendre, généralement précédé de « ça se lit ». Voir également à « V » comme « vu à la télé ».

Sévère, le fantôme de Flaubert ? Réaliste. La formule est aussi inepte que répandue, à peu près autant que l’adjectif « surréaliste » dont les médias usent ad nauseam par extension au mépris de ce fut le surréalisme et de ce qu’il représente encore, alors qu’ « irréel » convient parfaitement. De tous les lieux communs dont on nous assomme s’agissant des nouveautés, « ca se lit comme un roman » est l’un des plus consternants car il insinue, suggère, suppose à défaut de pouvoir imposer l’idée que, par définition, tout roman se lit bien, agréablement, dans la fluidité de son écriture et qu’il entraine naturellement le lecteur dans le cours tranquille de son fleuve. Or ils le savent bien, tous ceux qui, avant chaque rentrée littéraire, sont chargés de passer la production au tamis, et montent au front dès le début de l’été, qu’ils soient critiques, journalistes, libraires, bibliothécaires : sur les 581 romans autoproclamés dont bon nombre attendent leurs lecteurs depuis le 20 août, combien se lisent « comme un roman », avec les vertus abusivement prêtées au genre ?

La fiction passe pour être une fille d’un abord facile, vraiment pas farouche. On ne le dirait pas lorsque nous tombe dessus des plaquettes de cent cinquante pages aussi pesantes qu’une brique de près de mille pages bien tassées sans faux col, les deux étant bien représentées ces jours-ci, composées en se regardant écrire et en s’écoutant penser, n’hésitant pas à user de tous les tics et trucs d’écriture, et des poncifs si souvent éprouvés mais dans la conviction d’avoir trouvé quelque chose de neuf, voire d’avoir inventé une voie nouvelle, pour raconter encore et encore la même histoire. Faut-il avoir une conscience professionnelle sans défaut, être doté d’une bienveillance touchante ou doté d’une curiosité d’acier, pour se donner la peine de lire des livres que leurs auteurs ne se sont pas donnés la peine d’écrire.

Et ce n’est pas tout car à peine s’en sera-t-on remis que paraitront les documents, essais historiques, biographies dont on nous confiera de chacun qu’il a été écrit « comme un roman », certains n’hésitant pas même à l’inscrire dans le titre d’un récit de vie « Le roman de… », label qui ferait plutôt fuir.

En un temps où les frontières sont brouillées, où la littérature est transgenre, nul n’a envie de jouer les douaniers et c’est tant mieux. On ne se félicitera jamais assez de ce que les écrivains s’affranchissent des règles et conventions. Mais de grâce, qu’on nous épargne cette mythologie à la petite semaine qui ferait implicitement de l’écriture romanesque le nec plus ultra de la littérature. Sinon, les nouveaux scoliastes finiront par nous asséner ici ou là, avec une certaine assurance, que tel ou tel de ces livres de Borgès, Cioran, Claudel, Valéry se lit « comme un roman ». On toucherait alors le fond s’agissant de ces grands auteurs qui n’en ont justement jamais écrits (le premier a écrit un grand nombre de nouvelles et La soirée avec M. Teste du dernier est tenu pour un essai).

Le roman est par excellence le lieu de la liberté de l’esprit. Il peut tout se permettre, Cervantès a magistralement montré la voie. Méfiez-vous des définitions, fussent-elles énoncées par les esprits les plus brillants, dans la presse comme à l’Université, car le définir, c’est l’enfermer. Dès lors, sa part de défi, de fantaisie, de folie créatrice en serait immanquablement réduite et nous en serions tellement plus pauvres. Ne laissez jamais quiconque fixer les règles car elles excluent et suscitent ces tyranneaux de l’esprit qui décrètent qui est écrivain et qui ne l’est pas.

(Photo D.R. jusqu’à plus ample informé)

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commentaires

761 Réponses pour Ca se lit comme un roman

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2017 à 22 h 48 min

Sinon, vraiment ça sert à rien de faire de la contre-publicité touristique pour la Catalogne. Surtout que l’esoterik du 75 n’y a jamais mis les pieds, ni le reste.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 22 h 48 min

Pablo, est-ce que tu sais ce que vaut la bio de Cervantès par Andrés Trapiello?
Pour un lecteur francophone, la moisson d’ouvrages d’analyses traduits en français est quasi nulle. On voit comment se porte notre curiosité…

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2017 à 22 h 42 min

Je ne sais pas si dans « la vie de Cervantes » il est indiqué que l’auteur du Quichotte etait un lecteur compulsif. Et que les histoires de chevaliers lui avaient « monté à la tête ». C’est ce que m’apprend un jeune papa, qui vient de relire les aventures du « chevalier à la triste figure », qui va en faire lecture à son enfant, quand il sera en âge de comprendre ces histoires, soit à partir de 6 ans.

closer dit: 3 septembre 2017 à 22 h 18 min

Pablo, Passou, pas la peine de chercher midi à quatorze heures. Louis Viardot a parfaitement expliqué quoi il s’agissait:

Il y a dans le texte
duelos y quebrantos ;
littéralement
des deuils
et des brisures.
Les traducteurs, ne comprenant point ces mots, ont tous
mis, les uns après les autres,
des œufs au lard à la manière d’Espagne.
En voici l’explication : il était d’usage
, dans les bourgs de la Manche, que,
chaque semaine, les bergers vinssent
rendre compte à leurs maîtres de
l’état de leurs troupeaux. Ils apportai
ent les pièces de bétail qui étaient
mortes dans l’intervalle, et dont la
chair désossée était employée en salai-
sons. Des abatis et des os brisés se
faisait le pot-au-feu les samedis, car
c’était alors la seule viande dont l’
usage fût permis ce jour-là, par dis-
pense, dans le royaume de Castille, de
puis la bataille de Las Navas (1212)
.
On conçoit comment, de son origine et de
sa forme, ce mets avait pris le
nom de
duelos
y
quebrantos

Jean Langoncet dit: 3 septembre 2017 à 22 h 11 min

dénoncer les impostures ? vaste programme. on s’en lasse pas ou on s’en branle, c’est selon (et ces volvo chinoises alors ?)

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 22 h 10 min

Blabla a juste élaboré une méthode qui, croyait-il, allait lui permettre de surnager.
Encore raté.

En-dessous : « est un esprit ».

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 22 h 07 min

Blabla est esprit épuisé qui ne lit que des résumés sur Internet et vient les déverser ici comme si c’était sa culture propre. Or il existe deux sortes de lecteurs, ceux qui savent par expérience ce qu’est une culture de première main et ceux qui ne savent pas. Il y a cinq ans, il est parti parce qu’il racontait n’importe quoi à propos de la littérature française classique qu’il ne connait absolument pas et que ça finissait par se voir. De retour, il est devenu omniscient, et ça n’étonne pas ce bon Jazzi qui n’aime rien tant que de se faire empa-pa-outer. C’est bien son affaire.

et alii dit: 3 septembre 2017 à 21 h 54 min

un plagiat se prouve :rien ne sert d’accuser quelqu’un de plagiat si l’on n’est pas en mesure de le prouver , et on sait que l’université est très soucieuse de l’extension du plagiat et se donne les moyens de lutter c’est certainement une question aigue pour ceux qui supportent mal des travaux quelque peu personnels sans être absolument originaux ;quant à des travaux absolument originaux, il faudrait être bien naïf effectivement , ou désespéré(?)pour les risquer sur ce blog qui a poussé trop loin son entrainement aux injures et insultes pour qu’on puisse croire qu’il soit capable de trouver des tons moins arrogants et quérulents

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 21 h 39 min

@ Jazz

« Il a beaucoup lu, se pose toutes sortes de questions et a quelques éclairs intuitifs parfaitement originaux ».

Comment tu ne vois pas qu’il a un esprit bordélique, pour ne pas dire chaotique? Et qui lit mal et interprète souvent de façon délirante ce qu’il lit? Et comment tu peux savoir qu’il « a quelques éclairs intuitifs parfaitement originaux », tu connais bien les thèmes dont il parle?

Passou dit: 3 septembre 2017 à 21 h 38 min

Pablo75, j’avais lu autrefois des choses de lui en français publiées par la Table ronde mais ça ne m’avait pas marqué. Par manque de temps, j’ai longuement feuilleté « Las vidas de Miguel de Cervantès » ainsi que « Al morir Don Quijote » dans une bibliothèque à Madrid et je regrette de n’avoir pas été au-delà car j’ai été presque aussi séduit que par les « Lignes du Quijote » les conférences de Juan José Saer.
Cela dit, la première page gastronomique du Quijote m’intéresse vivement. Comment traduire « duelos y quebrantos : oeufs au lard ? deuils en peine ? deuils et brisures ? etc Le débat est essentiel car, comme vous le savez, il déborde sur la question marrane, le non-respect du chabat, le cryptojudaïsme, les origines de Cervantès etc Juan Goytisolo y a consacré un article éclairant. Et vous qu’en faites-vous ? Et Americo Castro, qu’en dit-il ?

Delaporte dit: 3 septembre 2017 à 21 h 33 min

Je suis effaré de constater à quel point un escroc intellectuel comme Wgg peut donner le change, et se faire passer auprès des naïfs de ce blog pour une pointure. Wgg est une nullité, qui sait tout juste répéter et plagier ce qu’il a lu ailleurs. Son culot est énorme, et sa névrose blogueuse est même une véritable folie. Qu’il ne revienne jamais !!!

et alii dit: 3 septembre 2017 à 21 h 18 min

dommage que Wgg ne vienne plus ire ce qu’i a à dire sur le billet et quelques commentaires, ça n’oblige pas à des propos venimeux envers les uns ou les autres; il apporte des commentaires littéraires très enrichissants avec des insights judicieux ;peu importe qu’il fabule sur sa vie s’il fabule on n’est pas tenu d’y croire ni de s’en faire une histoire ici avec lui maintenant ; il a des lectures qu’i a bien assimilées et fait fructifier c’est tout ce qu’on attend de lui au minimum , rien ne sert de se blesser le narcissisme comme au bac à sable , ce n’est pas le propos du blog;

JAZZI dit: 3 septembre 2017 à 21 h 02 min

Il a beaucoup lu, se pose toutes sortes de questions et à quelques éclairs intuitifs parfaitement originaux, Pedro, pourquoi le lui contester ?
Chaloux et toi avez bien d’autres choses à nous faire partager !

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 20 h 54 min

@ Jazzi

« WGG est un de nos plus originaux commentateurs… »

Blabla-Widergänger dit n’importe quoi, il n’est pas crédible, il invente, il ment, tout ce qu’il affirme il faudrait le vérifier. Ou alors il plagie en ne comprenant pas ce qu’il plagie. Ce n’est pas un interlocuteur fiable, sérieux.

JAZZI dit: 3 septembre 2017 à 20 h 37 min

Belle présentation de l’écrivain Sorj Chalandon, Bloom, que je ne connais que comme journaliste.

Pablo, il est agréable de te suivre sur la littérature espagnole, mais WGG est un de nos plus originaux commentateurs…

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 20 h 34 min

@ Rose

« Lorsqu’il est là vous êtes phagocyté. »

Non, lorsqu’il est là Blabla-Widergänger, on a moins d’envie de venir parce qu’il y a plus de risques de perdre son temps en discutant avec lui.

rose dit: 3 septembre 2017 à 20 h 21 min

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 20 h 14 min

non ; il faut reconnaitre que c’est par son absence que vous donnez vous ce meilleur, votre meilleur. Lorsqu’il est là vous êtes phagocyté.

Quel bonheur le blog là comme il circule. On dirait presque le groupe de Vernon Subutex. En harmonie, respectueux de chacun ; fluide.

Bcp de choses à dire sur le tome 3 ; tenir la route n’est pas évident ; bcp de critiques. Le prendrai demain, page 58, page 78 et tout le long. Vous le dirai.

Ce n’est pas parce qu’elle a annoncé l’attentat de Barcelone deux mois avant, qu’il faut se permettre autant d’approximations.

christiane dit: 3 septembre 2017 à 20 h 17 min

@closer dit: 3 septembre 2017 à 9 h 24 min

« Pourquoi compliquer les choses simples … ? »
Robbe-Grillet, à qui on demandait si l’homme et la femme de L’année dernière à Marienbad s’étaient vraiment rencontrés et aimés, répondait (dans Pour un nouveau roman éd. de Minuit) : « ces questions n’ont aucun sens car cet homme et cette femme commencent à exister seulement lorsqu’ils apparaissent sur l’écran pour la première fois ; auparavant, ils ne sont rien ; et, une fois la projection terminée, ils ne sont plus rien de nouveau. Leur existence ne dure que ce que dure le film »

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 20 h 14 min

@ christiane

« Comme il est agréable cet espace commentaire quand la bataille redevient littéraire ! »

Il faut reconnaître que quand Blabla-Widergänger n’est pas là, ce blog devient plus agréable et intéressant. On respire mieux aussi.

Mais, malheureusement, ça ne durera pas…

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 20 h 12 min

La première fois que j’ai traversé le Magne en voiture… Chaloux

Cherchant à situer Le Magne je découvre avoir aussi traversé cette région en bus, étrange, sauvage arride, me restent deux villes en mémoire le port de Gythion- très beau et Gerolimenas posée sur une côte de roches aiguës bordant une mer d’un bleu sombre et profond. La pensée qui me traversa en même temps que le bus nous cahotait sur ces routes de montagne c’est qu’en de tels endroits qui à l’époque semblaient perdus comme hors d’atteinte , des gens vivaient, là, dans ces hameaux retirés de tout et le sentiment que vraisemblablement de ma vie je ne repasserai pas par ces routes , que ces paysages qui occupaient mon regard allaient s’évanouir et disparaître de ma mémoire.

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 20 h 09 min

@ Christiane

« Il y a eu un brouillage dans les planètes. Peut-être Gémeaux… plus que Bélier. »

Le signe dépend de la date de naissance. Si vous êtes née en Mars-Abril vous êtes Bélier. Si c’est en Mai-Juin, Gémeaux

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 20 h 05 min

@ Passou

À propos de Don Quichotte, avez-vu lu ou au moins feuilletée l’édition en espagnol moderne du poète (mauvais), essayiste (auteur d’un essai indispensable sur les écrivains espagnols et la Guerra civil intitulé « Las armas y las letras »), romancier (médiocre), éditeur (excellent) et auteur d’un énorme Journal intime (très ennuyeux) Andrés Trapiello?

Non seulement est une idée géniale (ça se vend très bien) mais c’est aussi un travail remarquable (qui lui a pris 14 ans), très bien fait, je trouve, après avoir lu quelques chapitres (je ne l’ai pas lu en entier, mais je pense le faire). Il a « traduit » le strictement nécessaire, les mots et les phrases qui sont devenus incompréhensibles aujourd’hui, et même si en cas d’ambigüité de Cervantes il choisit toujours la version classique, orthodoxe et pour moi erronée (de la 2ème phrase déjà, sur ce que mange Don Quijote – pour lui c’est du porc alors que Americo Castro a bien montré que non), c’est un livre très important, puisqu’il donne accès à ce chef-d’oeuvre à beaucoup d’étrangers et à pas mal d’espagnols à qui la langue du XVIIe siècle rebute.

christiane dit: 3 septembre 2017 à 19 h 53 min

@Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 19 h 29 min
Je ne sais pas. Il y a eu un brouillage dans les planètes. Peut-être Gémeaux… plus que Bélier.
Pablo, savez-vous ce qui m’étonne dans un roman, un récit ? C’est qu’il est fini quand je commence à le lire. C’est déjà là. C’est comme remonter le temps. C’est une illusion. Une symétrie inverse. Parfois, je reviens en arrière pour être en avance sur le temps du récit.
Dans la vie, la fin n’est pas déjà écrite. On sait juste que la mort est au bout du chemin.
Vous évoquiez ce matin des Journaux intimes d’écrivains. Et là, fascination. On circule dans le temps mais lui ne connait pas la fin en l’écrivant. Le lecteur lui connait la fin.

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 19 h 41 min

@ bérénice

C’est très vieillot tout ça. Il y a une traduction beaucoup plus moderne dans la coll. Folio, faite ou dirigée par l’hispaniste Jean Canavaggio (comme l’édition de la Pléiade).

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 19 h 34 min

Pablo, traduit par Louis Viardot presenté par Louis Urrutia, GF Flammarion 196.
J’ai lu partiellement la présentation où il est question des romances qui occupent le terrain, pas de notes en bas de page ni à la fin du livre.

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 19 h 34 min

@ Laura Delair

« tout ce que n’aime pas le p’tit Court est mauvais même si c’est bon, c’est simple comme simplet »

Chacun son opinion, non? Pourquoi tu t’étonnes que des gens aient une opinion différente de la tienne? Je ne comprends pas. Si tu n’es pas d’accord tu la discutes au lieu de demander qui on est pour avoir des opinions différentes aux tiennes.

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 19 h 26 min

@ bérénice

Vous lisez Don Quichotte dans quelle édition? Le livre n’a pas de notes?

Dans ce livre tout a un double voire parfois un triple sens. C’est comme dans le début quand il parle de ce que Don Quichotte mange. Dès la 2ème phrase du livre Cervantes nous fait remarquer qu’il ne mange pas de porc, mais pas de façon directe, ce qui aurait été dangereux pour lui. Quand le thème est interdit il le traite de façon ambiguë. Mais si on analyse bien ces lignes la conclusion est claire: Don Quichotte n’est pas catholique.

Tout le jeu de Cervantes est de faire dire et faire à un fou les choses les plus logiques du monde. Cervantes est contre la procession des religieux et les reliques, mais comme il ne peut pas le dire directement, il le dit avec les « folies » de son personnage. Il faut imaginer Cervantes écrivant son livre dans un pays qui serait un mélange de l’URSS de Stalin et l’Iran de Khomeiny.

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 19 h 22 min

Rien, j’avais envie d’aller voir du côté de Patrick Deville . C’est une avalanche bis annuelle qui engloutit les lecteurs les plus lents, on ne sait plus où donner de la tête.

christiane dit: 3 septembre 2017 à 19 h 20 min

@bérénice dit: 3 septembre 2017 à 19 h 05 min
Charmante Bérénice. Ce n’est pas une question de « croyance ». Je me désintéresse souvent des histoires, les oublie… C’est aller à l’amble d’une écriture, entendre sa musicalité, son rythme. Cueillir ses trouvailles comme des coquillages sur la grève ou écouter la voix d’un violoncelle.

christiane dit: 3 septembre 2017 à 19 h 16 min

D. dit: 3 septembre 2017 à 18 h 50 min
Ce serait un troll ruisseau, alors ! J’aime marcher le long des berges, à la recherche d’une fontaine secrète… C’est reposant. Se perdre dans ce qui surgit, dans les reflets… (la colère, ce n’est pas tous les jours… Et puis, il y a l’oubli du sommeil.)
Et vous que pensez-vous des romans ? de la rentrée littéraire ?

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 19 h 05 min

Osmose…. faites attention Christiane ou vous pourrez aller comme ce noble Seigneur, s’il ne faut pas croire tout ce que raconte les journaux ne pas croire non plus que tout ce qui est véhiculé par le roman se retrouve dans toutes les rues. Je crois pour ma part qu’il faut se saisir de l’ouverture des êtres pour en saisir quelques filaments pour ce qu’il y a de meilleur en l’Homme, le reste peut-être, le Mal se rencontre trop souvent .

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 19 h 00 min

(si bien évoquée par Bérénice, ce matin.)

Ah? je ne m’en suis pas aperçue.N’extrapolez pas quand même, je vous le redis je ne tentais que de mieux comprendre ce qu’exprimait Chaloux et auparavant je glissai quelques remarques sur l’emploi d’éléments de vocabulaire qui pourraient être compris d’une façon différente .

D. dit: 3 septembre 2017 à 18 h 50 min

A se demander si Christiane n’est pas un troll.
Réussir à dire autant de banalités avec un tel enrobage doucereux n’est pas commun.

christiane dit: 3 septembre 2017 à 18 h 40 min

Comme il est agréable cet espace commentaire quand la bataille redevient littéraire ! Le roman ? sa réalité est tellement complexe, insaisissable. Cette mystérieuse intimité qui lie les romans aux lecteurs (si bien évoquée par Bérénice, ce matin.)
Nous savons vite ce qu’il manque à un roman pour être vraiment de l’écriture, sa justesse avant même parfois de comprendre le sens de l’histoire.
Quant à la piste ouverte par Paul Edel, oui, il y a une force vitale qui pousse les mots, une force spirituelle, mêlant violence, douceur, poésie dans les grands romans.
Et le bon critique littéraire restitue ce mystère, ce charme impalpable pour un lecteur, souvent, comme s’il était imprégné de la langue d’écriture du roman.
La voix des grands romans ne veut pas se séparer de nous, lecteurs, ni nous d’elle. Osmose….

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 18 h 39 min

Chaoux, vous fournissez l’immense effort à devenir presque agréable ou un nuage déplaisant qui passant rapidement sans crever ne cherche pas tout à fait le déploiement des parapluies ou le repli dans les abris voire la riposte.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 18 h 34 min

Pablo, au sujet de bouguereau, je lui réponds de temps en temps, par charité, parce qu’il m’a l’air bien bas, – je lui réponds comme on passe le sel à qui le demande. C’est ma bonne action.

(bouguereau tout de même dit des choses curieuses à propos de Soral dont il est le plus fervent admirateur. C’est une or.dure cachée mais assez facilement décryptable, beaucoup plus qu’il ne croit).

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 18 h 33 min

Court, cette dame dit que vous feriez office de censeur , trop définitif et sûr de détenir une justesse de jugement .

Laura Delair dit: 3 septembre 2017 à 18 h 25 min

17 h 23tout ce que n’aime pas le p’tit Court est mauvais même si c’est bon, c’est simple comme simplet

Petit Rappel dit: 3 septembre 2017 à 18 h 24 min

Disons, Chaloux, que c’est un cas de caviardage volontaire, Bloy ayant remodelé pour l’édition des passages entiers de son Journal, et donc fait sauter inévitablement quelques détails. L’édition exhaustive du Manuscrit, dans ce que j’en ai vu,deux tomes, montre une version plus au jour le jour, avec son lot de lenteurs et de pesanteurs. D’où le désespoir de certains Bloyens.Mais a contrario, elle peut montrer le travail de l’écrivain.
Pour Cabanis, merci, Pablo. Je crois avoir tout lu de ses études sur le XIXème siècle. Et le jugement s’opère par comparaison. mAIS Laure Adlair, ainsi nommée parce qu’elle n’en manque pas, dispose de trésors d’incompréhension…

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 18 h 11 min

Pablo 17h18 je suis entrain de le lire et sans tout le nécessaire à l’attacher au contexte de l’époque, je pense à Molière pour l’ironie, le côté farcesque; arrivée au tiers des aventures là où il s’attaque à une procession de religieux sans défense , le transport d’une relique, j’ai du mal à saisir autre chose que le ridicule d’un être pétri de la littérature de son temps et en total décalage avec le réel. Est-ce que ce n’est pas aussi le procès d’une certaine littérature ?

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 18 h 03 min

Christiane tout au plus j’interroge Chaloux, je ne dispose pas du niveau requis pour que me vienne ce genre de réflexion, saisie ou pas, je reste rivée au principe de plaisir ou déplaisir mais sans tout ce travail intellectuel, mon approche est surement plus sensitive , il lui manque des étages mais je m’en fiche

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 17 h 58 min

D 14h41, parce que j’ai la tête de la mémère qu’on a poussé aux orties sans respecter la signalisation habituellement présente au bord des routes et chemins? Dieu que c’est triste en plus d’être urticant d’afficher une unité de plus au compteur engie.

Paul Edel dit: 3 septembre 2017 à 17 h 43 min

il y en a qui voudraient mettre une définition du roman comme les petites blagues dans les papiers qui enveloppent les carambars ☺

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 17 h 36 min

..hatan j’essaie pédro..heu ..’ha si les grands romans slaissaient résumer par des mots d’ordre de tract de miliciens ça économizrait l’papier chaloux’

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 17 h 33 min

@ Chaloux

Mais tu arrives à lire bouguereau? Moi ça fait longtemps que je ne le lis plus. Ça lui arrive d’écrire quelque chose d’intéressant?

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 17 h 23 min

@ Laura Delair

« qui êtes-vous, Court, pour affirmer qu’un livre d’un auteur est moins bon que les autres ? »

Et toi, tu es qui pour demander à Court cela?

Et depuis quand un lecteur n’a pas le droit de juger un livre ou d’en comparer plusieurs?

C’est quoi cette idée que tu te fais des livres et des auteurs?

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 17 h 18 min

@ Chaloux

Et tu oublies de parler de Don Quijote, qui est une vraie machine de guerre contre le pouvoir de son époque, la déclaration de résistance d’un « converso » contre la dictature politique, idéologique et spirituelle de l’Espagne dans laquelle il a été obligé de vivre (rappelons qu’il a voulu la fuir, en demandant de partir en Amérique – chose qu’on lui a refusé, malgré le fait d’avoir été soldat, parce qu’il n’avait pas le sang assez pur).

(Il faut comprendre Paul Edel: si les grands romans sont des actes de résistance, lui n’est pas un romancier).

et alii dit: 3 septembre 2017 à 17 h 18 min

mardi 2 février 2016
Résistance et différance, analyse et déconstruction
Dans son livre Résistances de la psychanalyse (Galilée, 1999), Jacques Derrida pointe la difficulté ou l’ambiguïté constitutive de l’« analyse » sous le nom de « Résistances » : résistance à la psychanalyse aussi bien que résistance de la psychanalyse. Le propos de Derrida ne porte pas tant sur la signification plus ou moins opportune du préfixe psy devant analyse, que sur le statut de l’analyse elle-même comme discours voire comme écriture, et d’abord tel qu’il se développe et se précise dans le texte freudien. On constate
http://philosophie-et-psychanalyse.blogspot.fr/2010/12/resistance-et-differance-analyse-et.html

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 17 h 08 min

Petite précision : le visage de boumou présente de fortes similitudes avec le pot de chambre de Clovis.

Surtout quand il est plein.

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 17 h 06 min

Je ne connaissais pas l’expression de Jankelevitch

se croire dépositaire de quoi que ce soit c’est sa sempiternelle erreur..on a longtemps cru que les oiseaux n’étaient pas dodéca..boulez a été un horrib épouvantail..il a été bien pire que sa musique..s’il avait bu hon en dirait du bien

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 17 h 03 min

« On peut aussi s’étonner que la meme personne qui proclame la mort de la littérature passe les trois-quarts de son temps à hanter un blog littéraire. » (Petit Rappel)

Il est bien naturel que les nécrophiles adorent les cimetières ….

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 16 h 59 min

@ Chaloux

Je ne connaissais pas l’expression de Jankelevitch sur la non musique de Boulez et compagnie. Je la garde, la trouvant très bonne: ce n’est pas de la musique, mais de la « sonoristique ».

Bloom dit: 3 septembre 2017 à 16 h 59 min

C’est une fameuse question des années 1960-1970 : « D’où tu parles ? » Sous-entendu : d’où viens-tu, qu’est-ce qui, dans ton histoire sociale et dans ton positionnement politique, te permet d’aborder tel sujet, et comment ? Ancien militant maoïste, Sorj Chalandon la cite avec un sourire ironique tandis qu’il évoque les interrogations qui l’assaillent, lui, le journaliste (au Canard enchaîné depuis 2009), quand il prend la plume comme romancier. Les scrupules qui l’étreignent, les comptes que viennent lui demander ses personnages, et plus encore ceux qui ont vraiment vécu ce qu’il raconte.
La question est posée sur un ton un peu moins accusateur quand il travaille à des livres teintés d’autobiographie, tels Le Petit Bonzi – sur un enfant bègue –, Mon traître et Retour à Killybegs – sur son amitié trahie avec un héros de l’Armée républicaine irlandaise employé par le Royaume-Uni –, Le Quatrième Mur – évoquant son expérience de la guerre du Liban –, ou Profession du père – sur un géniteur violent et mythomane – (tous publiés chez Grasset ; 2005, 2008, 2011, 2013, 2015). Elle l’a hanté, en revanche, pendant qu’il écrivait Le Jour d’avant, son nouveau roman. Parce que rien de personnel ne le relie à la mine ou à l’événement qui est au cœur du récit : l’explosion, au fond de la fosse n° 3, dans le quartier Saint-Amé à Liévin (Pas-de-Calais), où périrent 42 mineurs, le 27 décembre 1974.
(….)

Les tourments des âmes grises
Aux deux tiers environ du Jour d’avant, Sorj Chalandon a placé une révélation qu’il serait criminel de dévoiler. Mais elle éclaire d’un jour extraordinairement différent tout ce qui nous a été raconté jusque-là, sans pour autant contaminer l’évocation du 27 décembre 1974, et de la catastrophe de Liévin (Pas-de-Calais), où une explosion au fond de la mine tua 42 hommes. Depuis lors, Michel ­Flavent a juré de « venger » son frère Joseph, et tous les siens. Après la mort de sa femme, il passe à l’acte, ce qui lui vaudra un procès aux assises, où tout se dénouera.
Sorj Chalandon parvient à mêler l’évocation vibrante du monde de la mine, de la fierté ouvrière du Nord, à l’exploration des questions qui hantent son œuvre (de La Légende de nos pères à Profession du père, en passant par l’admirable diptyque constitué par Mon traître et Retour à Killybegs ; Grasset, 2009, 2015, 2008, 2011) : le mensonge et la trahison. Les tourments des âmes grises.
Ce faisant, son beau roman du deuil, du souvenir, de la duplicité et de la honte, se transforme aussi, discrètement, le temps du réquisitoire d’un avocat général, en réflexion sur la fiction autant que sur le droit à trahir ses proches en « brodant » autour de leur histoire. Surtout, Sorj Chalandon offre une forme de rédemption à Michel, son héros. Et réussit à faire de son livre de suie et d’ombre, d’apparence si noir, un texte aux dernières pages lumineuses.

Bloom dit: 3 septembre 2017 à 16 h 56 min

https://www.theguardian.com/world/2017/sep/02/rohingya-fleeing-myanmar-tales-ethnic-cleansing

La purification ethnique version birmane. Le Vénérable W. est en passe de réussir son coup. Les victimes, musulmanes, ne bénéficieront d’aucune clémence de la part de l’opinion publique internationale ‘(« les pauvres…passe-moi le sel ») car Daesh, les Mulsims Frangins etc etc leur ont savonné la planche grandeur nature.
Au Bangladesh, s’ils survivent, nombre d’entre eux deviendront les porte-étendards du radicalisme wahhabite. Et la boucle sera bouclée.
Et le bouddhisme continuera à véhiculer une image de sérénité et de bienveillance immaculée…

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 16 h 55 min

JC n’est pas vieux: il est gâteux. Lui il ne sait pas l’âge qu’il a, mais ce qu’il écrit (« Fin de la littérature ») le sait très bien.

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 16 h 49 min

@ Passou

Je sais bien que Cercas est théoriquement « extremeño » (né dans un village de Cáceres) et de famille non catalane (comme tant de catalans), mais il est arrivé en Catalogne à 4 ans et a vécu toute sa vie dans la région (à part quelques années aux USA comme prof). Il est donc catalan, qui le veuille ou pas. Comment pourrait-il ne pas l’être en ayant vécu presque 50 ans en Catalogne? S’il ne l’est pas, la Catalogne n’a pas 7,5 millions d’habitants, mais la moitié… Qui disait qu’on est de l’endroit où on a passé son bac?

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 16 h 47 min

Pas le meilleur de l’auteur. Qui aime bien…

c’t’un fait que c’est en dent d’scie..faut croire qu’à marcher dans l’absolu ça va ça vient

Janssen J-J dit: 3 septembre 2017 à 16 h 39 min

Sans compter les 10 tomes du ‘Journal immobile’ et les 5 du ‘Journal accompli’, un monument dont son diariste avouait à sa mort qu’il ne l’avait jamais aidé à vivre, et qu’il n’avait peut-être servi à rien. – Daoud et Cercas, de jeunes écrivains très prometteurs dont les courageux engagements politiques précèdent de loin leur besoin d’écrire des fictions, sans pour autant le tuer, bien au contraire. Montrent des ‘voies’ ou de ‘chemins’ possibles, ailleurs qu’en ce pays qui ne croit plus à rien et surtout pas à sa littérature. – Tout s’y fait dérision : on se demande encore si un Chantal Thomas acheté chez Leclerc se revendra moins ou aussi bien qu’un Chantal Thomas acheté chez Joseph Gibert – On y traite les vraies femmes de ‘vieilles pies’ plutôt que de VIP, et l’on crée ainsi des querelles artificielles entre gens pourtant estimables – La rdl résiste avec raison à se rinaldiser ou se matignonniser, heureusement ! – Il faudra du temps pour absorber Jerusalem, mais on a commencé, et ça décoiffe ! Louons Christophe Claro d’avoir fait la pub de son travail, on s’en fiche un peu de savoir si c’est le bouquin de Claro ou de Moore, vu qu’on n’aura pas la perversion d’aller comparer l’original de la traduction, c’est pas notre métier ni notre compétence, nous ne sommes mus que par l’éternel plaisir de la découverte – Ne serions nous que deux à avoir été excités et enlevés par les trois tomes de V.S., un dommageable pour la pauvre Despentes V. – Charlemagne a disparu du sigle GS’A, 66 ans, – de 68 kg., avec ce poids là, on peut encore sauter en parachute, il n’y a pas de surcharge pondérale. Les vacances s’éternisent au delà de la grande ville. Bonjour à toussent.

Petit Rappel dit: 3 septembre 2017 à 16 h 03 min

Puisque ce n’est pas passé Dieu sait pourquoi, signalons aux bloyens s’il en existe l’édition non censurée du JOURNAL ( L’Age d’Homme), et, pour les amateurs de Cabanis, que le Lacordaire et qq autres est un livre disparate et décevant. Pas le meilleur de l’auteur. Qui aime bien…

Petit Rappel dit: 3 septembre 2017 à 15 h 58 min

On peut aussi s’étonner que la meme personne qui proclame la mort de la littérature passe les trois-quarts de son temps à hanter un blog littéraire.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 septembre 2017 à 14 h 38 min


…bouguereau, 11 h 24 min,!…sans rancune,!…

…ressemblance, avec Philippe 2,…je ne sais pas,…avec Elizabeth d’Autriche, oui,!…

…la meilleure,…c’est que le roi de France Charles IX, fils de Marie de M&dicis,…s’en voie, sa maîtresse Touchet,…et Elizabeth, à son couvent de Vienne,…

…mais, dans les tableaux, la famille de Charles quint,…à tout de même, le nez plus allongé et, un rien incurvé,,…sauf Philippe 2,…qui ne fait, que se marié, du matin au soir,…qu’elle famille, tout de même,…
…en, plus, la sœur ainée d’Elizabeth, se marie, avec son oncle,…
…un peu, le côté pharaon,!…sans gènes,!…etc,…
…de quoi, faire un roman,…
…tout le monde s’appartient en somme,…en escort-girl et boy,…

Passou dit: 3 septembre 2017 à 14 h 21 min

Pablo 75, Attention : bien que Javier Cercas ait grandi à Gérone, qu’il ait étudié à Barcelone où il vit depuis, il ne se définit pas comme catalan car il ne l’est pas. Il est originaire d’un bled de la province de Cacérès, en Estramadure. Je lui avais posé la question et je me souviens de son attachement à son village natal où il retourne souvent (il y a une maison). Cela dit, cela n’enlève rien à son courage car il écrit ses articles antiindépendantistes « depuis » Barcelone.

ribouldingue dit: 3 septembre 2017 à 14 h 18 min

Te fâche pas JC!

T’a dit plusieurs fois ces dernières années que t’avais 92 ans…bientôt centenaire?

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 14 h 06 min

Sur la question roman/nouvelle, je ne vois pas le problème. Je vous réponds sur ce que j’ai en tête. Pas le temps de relire Les romans dont vous parlez ce matin. quant à la nouvelle, je ne vois pas en quoi « le roman déborderait » sur elle. Il y a des nouvelles de Pirandello auxquelles je repense tous les jours comme à des révélations. Nouvelle, roman, essai, c’est un homme qui écrit. je ne vois pas de différence.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 14 h 01 min

Oui Paul Edel, comme tout bon lecteur de Tournier je suis très sensible à cette notion de célébration qui est en effet essentielle. Mais cela va bien au-delà. Pablo évoquait la Correspondance de Voltaire. Et Voltaire est pour le moins un personnage ambigu, mais il n’en est pas moins lui aussi un haut résistant. A l’autre bout de la chaîne, les Goncourt aussi, dans leur genre, résistent. Et de Maistre, et Rivarol, et Chamfort qui est à part et en est mort, et Léon Daudet donc. D’une certaine manière, je dirais une chose qui pourrait scandaliser dans l’univers de tisanes idéologiques et de surveillance monstrueuse des esprits où nous sommes, c’est qu’il importe relativement peu que l’objet qui génère la résistance de l’écrivain soit juste ou non, le tout étant qu’il existe. Avec les frontières propres à chacun. J’avais un exemplaire de famille des Décombres, j’ai racheté le Bouquins mais je suis toujours aussi incapable de le lire, sauf la préface évidemment. Même chose pour les textes de Barrès, allocutions à la Chambre autres, au moment de l’affaire Dreyfus.
Dans un autre ordre d’idée, Oliver Twist qu’on présente souvent comme un livre pour les enfants, a contribué à faire fermer les asiles paroissiaux en Angleterre. Des camps de travail dans lesquels on assassinait des pauvres en leur faisant fabriquer de la corde. Presque tous les romans de Dickens, à commencer par Temps difficiles peuvent être considérés comme des actes de résistance.

Paul Edel dit: 3 septembre 2017 à 13 h 47 min

je parle de romans et vous répondez nouvelles et dans Tchekhov même l ennui à souvent une valeur positive alors les grandes définitions réductrices bof heureusement les romans débordent ça

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 13 h 45 min

Il est beaucoup moins essentiel d’avoir appris quelque chose durant ses études que d’avoir eu un père. La vraie scission entre les êtres est là. Il n’y en a pas d’autre.

Paul Edel dit: 3 septembre 2017 à 13 h 43 min

Chaloux la « résistance « est une facette du roman mais avec le roman on pourrait autant parler de « célébration « du fleuve vital.les russes sont très étonnants pour ça

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 13 h 32 min

Paul Edel, comment pouvez-vous poser une question pareille? Je n’ai plus Les âmes mortes en tête mais les nouvelles de Gogol sont évidemment des actes de résistance. Le grand roman de résistance de Tolstoï, s’il n’est pas La Guerre et la Paix (encore qu’il faudrait regarder page à page), c’est Anna Karénine. D’un certain point de vue, il n’y a rien de plus grand de ce point de vue. Et Tchekhov n’est que résistance.

Quant à Sagan, je ne peux pas vous dire, je n’ai lu que sa préface à la Correspondance Sand-Musset.

Delaporte dit: 3 septembre 2017 à 13 h 28 min

C’est la culture qui « résiste » à la barbarie. C’est pourquoi les romans de Sagan sont peu « résistants », alors que ceux de Tosltoï ou de Claude Simon le sont davantage. Il faut partir de là, de « l’âme désarmée », et du désastre que notre société a produit, à commencer dans l’éducation. Aujourd’hui, plus aucun éducateur ne « résiste », et c’est la fin des haricots, Paul Edel.

Nicolas dit: 3 septembre 2017 à 13 h 22 min

Très bien ce roman de Thomas, vous parlez de fragilité Passou mais ce qui m’a marqué c’est la force intérieur de cette femme. C’est écrit façon intello mais tres bien fait. Je lirai d’autres trucs. Je me suis procuré un Claro, quelqu’un l’a déjà lu?

Paul Edel dit: 3 septembre 2017 à 13 h 20 min

Chaloux votre définition sur tout roman est un acte de résistance sonne bien alors dites moi en quoi Les âmes mortes de Gogol ou Guerre et Paix résistent et à quoi.

christiane dit: 3 septembre 2017 à 13 h 18 min

Bérénice,
mais si quand vous écrivez : « être pris de saisissement » .
Regardez l’envol que vous donnez à Chaloux sur cette idée.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 13 h 17 min

Pablo, en continuant de ranger, je viens d’écouter la radioscopie de Vladimir Jankelevitch. Sur Boulez, il pense exactement la même chose que nous et propose un autre terme pour cette activité sonore : non pas musique mais sonoristique.

La mélodie est la fée qui nous parle.

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 13 h 13 min

« La réalité est que plus on vieillit, plus on croit que tout est en décadence. » (Pablo)
« Tu as quel âge, JC? » (Pablito)

Qu’est ce que ça peut te foultre, ducon, occupe toi de tes humeurs… ! ton point de vue et ta question ? « …con »

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 13 h 04 min

Chaloux, oui bien sûr ( paysages, musique, textes…), vous éliminez donc la possibilité du choix dans la question que je vous adresse. ce n’est plus se saisir du saisissement mais être saisi du saisissement.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 13 h 01 min

Pablo, mon aphorisme préféré de Lichtenberg, c’est celui-ci:
« Le cuisinier de Néron ressemblait à Néron ».
C’est un abîme.
Tu as raison. Les grands écrivains se plaignent de tout temps. Mais ils existent. Aujourd’hui, je ne vois pas. Dans le périmètre francophone en tout cas, où sont sur Internet les grands chefs-d’œuvre alternatifs qu’on nous promettait? Il n’y a quasi rien ou des choses tellement médiocres que ça ne vaut pas la peine d’en parler. Quant à remettre au lendemain… Peut-être.

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 12 h 57 min

Christiane, je ne trouve pas , excellent! – il faudrait creuser pour l’action en général dans d’autres directions , celle qui nous fait agir dépossédés de volonté, mus ou agis en quelque sorte par autre chose que la volonté et bien que les écrivains ne produisent pas des milliers de pages de lapsus, puisque là est le sujet du saisissement en question.

Delaporte dit: 3 septembre 2017 à 12 h 54 min

Comme l’ont montré des auteurs comme Allan Bloom, autrefois, et Emmannuel Todd aujourd’hui, il est indéniable que l’éducation a périclité. Cela a influencé de manière critique la décadence générale, et la littérature en particulier. Désormais, « l’âme est désarmée ». C’est une réalité objective, chiffres à l’appui. Ce n’est plus seulement une prophétie, nous y sommes !

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 12 h 54 min

Bérénice, vous n’avez jamais été saisie par un livre ou un paysage? Curieusement, c’est cette absence soudaine de faculté de choix, quand autre chose s’est emparé de nous et nous tient, qui permet l’irruption d’une idée neuve -neuve pour nous, elle peut être très ancienne- et certainement même ce qu’on appelle connaissance de soi.
La première fois que j’ai traversé le Magne en voiture, j’en ai été complètement saisi, enlevé à moi-même, retiré de mes propres mains. C’était l’étranger absolu. Aucune révélation ne peut venir d’ailleurs que d’expériences de ce genre. Le récit, d’Homère à Proust, a cette faculté parce qu’il nous entraîne dans un monde, le langage, qui demeure encore relativement inconnu, et qui lui-même parle un langage énigmatique. Je me demande si d’une certaine manière Proust et Kafka ne sont pas deux tentatives très différentes pour à la fois sonder et prolonger l’énigme.
On pourrait en dire autant, sur un tout autre plan, d’Euripide qui révèle l’existence de quelque chose qui aurait des contours proches de ce que d’autres bien après lui ont nommé inconscient, mais qui ne cherche pas à le désigner et encore moins à l’expliquer.

(Retrouver le récit, ce serait peut-être d’abord rendre au langage la possibilité de redevenir l’espace de saisissement qu’il était. D’ailleurs ces tentatives existent. Elles s’appellent Vassili Golovanov, Gao Xingjian, et c’est pourquoi je les aime tant. Mais le roman bourgeois agonisant dont il parait 600 avatars par an, et dans lequel le lecteur est sommé de se reconnaître comme s’il s’agissait d’un ustensile et comme si se reconnaître pouvait servir à quelque chose, n’a plus aucune chance, pas davantage que toute la rhétorique qui va avec. Dickens dirait certainement qu’il est pareil à ces arbres déjà marqués pour l’abattage).

christiane dit: 3 septembre 2017 à 12 h 37 min

JC….. dit: 3 septembre 2017 à 11 h 05 min

« Bref, la littérature valait le coup lorsqu’il n’y avait aucun autre vecteur de disponible à l’auteur, comme au lecteur, pour vivre une aventure personnelle statique. »
Que veux-tu dire ?

christiane dit: 3 septembre 2017 à 12 h 35 min

@Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 11 h 20 min
Pourriez-vous développer cette idée intéressante de « résistance » ?

christiane dit: 3 septembre 2017 à 12 h 32 min

@Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 12 h 23 min
Quelle belle idée ! sans oublier l’exploration du moi intime de l’écrivain.

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 12 h 29 min

« Si notre siècle littéraire est inférieur à celui de Louis XIV, n’en cherchons d’autre cause que notre irréligion », écrit Chateaubriand à la fin du XVIIIe siècle dans « Génie du christianisme ».

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 12 h 25 min

je ne suis pas très érudite en psychologie

faut éprouver béré..srouler nue dans les orties..tu commences ct’aprème et tu fais un rapport..pas dligne de fuite à la chaloux

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 12 h 23 min

« 11 h 05 « il y a mieux à faire »… sans nous dire quoi, évidemment » (Laura Manquedair)

Debberde toi, piétasse !

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 12 h 23 min

@ Chaloux

L’un des intérêts de lire des Journaux intimes et des Correspondances est de voir que dans toutes les époques et tous les pays on a pensé et dit les mêmes choses. Et surtout qu’on a été aveugle aux mêmes réalités. Ce n’est pas Voltaire dans une lettre qui écrit en parlant de la culture française « Nous sommes au plus bas »? Les Goncourt étaient obsédés par « l’effondrement de la littérature en France ». Et Bloy: « Tout ce qui nourrissait l’enfance des peuples est insuffisant et affadi. Théologies, philosophies, arts et littératures sont convaincus d’impuissance et d’insipidité. » Ou: « Jamais, en effet, les théories humaines n’avaient sonné aussi creux; jamais les formules d’art n’avaient été plus exaspérées et plus vaines ». Idem J.Green dans ses Journaux des années 30.

Rappelle-toi aussi le « De nos jours, trois pointes et un mensonge font un écrivain » de Lichtenberg.

Mais ce qu’on apprend surtout de la lecture de Journaux intimes et des Correspondances est que c’est très rare que les grands écrivains d’une époque soient reconnus par leurs contemporains. Ce qui veut dire que les grands livres français d’aujourd’hui, qui seront lus dans 200 ans, nous sont « invisibles ». Tu veux un exemple? Le roman de Blabla-Widergänger…

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 12 h 22 min

un hochet pour les enfants

c’est un bon coup de gode ceinture dans son vieux fion..c’est ce ça penché quy veut béré..

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 12 h 21 min

ou peut être vouliez vous dire que parce qu’ils sont pris de saisissement au spectacle du monde les écrivains le saisissent au moyen de leur outil- la langue- nous entraînant à leur suite sur une ligne de fuite?

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 12 h 17 min

Chaloux, entre saisir et être pris de saisissement il y a l’écart de la volonté, saisir c’est agir alors qu’être pris de saisissement et concernant l’abord d’un texte écrit par un autre, ne serait -il pas plutôt choisir d’être pris, de le rester dans un autre filet que le nôtre ? être fasciné, passionné, captivé ou captif , séduit ou intéressé par le saisissement de cet autre? jusqu’à interroger l’objet comme le soumettait Christiane si on possède les moyens suffisant à ne pas rester entièrement prisonnier du filet pour s’en écarter et établir un dialogue critique que ce dernier concerne la forme ou le contenu.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 12 h 13 min

A côté de ce problème, la querelle des anciens et des modernes à laquelle le XXe siècle s’est adonné sans retenue, est un hochet pour les enfants.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 12 h 05 min

Le langage était une ligne de fuite, qui permettait de prendre le monde de cours, de le saisir, au sens où l’on est pris de saisissement. Aujourd’hui, il est scruté, soupesé, analysé, dirigé, c’est un prisonnier. Il devient donc plus difficile d’en user, malgré les apparences que donne notre temps, comme l’ont fait les écrivains jusqu’à Flaubert qui, du reste, a eu le pressentiment de ce qui venait. C’est en partie ce qui fait l’importance de Bouvard et Pécuchet.

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 12 h 02 min

je ne suis pas très érudite en psychologie ou tout ce qui commence par psy, sur wiki un schéma donne à voir l’organisation des instances qui sont sous jacentes au « moi- siège de la conscience, ce dessin me rappelle un poème de Pierre Alféri que je ne retrouve pas dans l’archive où il est question d’iceberg.

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 11 h 51 min

J’ai longtemps cru que l’effondrement de la littérature en France était dû à un problème de marchandisation du texte littéraire. Je crois maintenant que c’est faux. Bien plus profond que ça.

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 39 min

que de viols évités au moyen des bouquins!

l’contraire ça fait même pas hune ligne dans ljournal béré..ta théorie résiste pas à la critique

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 11 h 35 min

. C’est aussi la plus grande jouissance que peuvent connaître ceux qui aiment la littérature.

ils seraient tous à transformer leurs énergies libidinales, que de viols évités au moyen des bouquins!

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 34 min

le surmoi est une espèce de censure qui protège le moi du ça, en principe

le ça ça se masse béré..faut lire de prés

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 11 h 31 min

le « ça » psychanalytique que l’on oppose au surmoi.

le surmoi est une espèce de censure qui protège le moi du ça, en principe. Le ça est le siège des pulsions, refoulements, une oubliette d’où peuvent remonter de « drôles » de choses qui si elles échappent à la censure peuvent se transformer en de tristes actes .

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 29 min

mais il faudrait aussi songer à l’épargne d’énergie…

rénateau il a pas faux..il dit que dans l’espace temps faut penser a s’économiser pour resister plutôt que d’écrire des romans..y’a une constance politique chez rénateau

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 26 min

mon larbin a des presciences de sa konnerie mais il dit que c’est sa faute à la société..un sapré coco mon larbin

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 24 min

cque disait dgiovani sur sa ressemblance extra adn havec philippe 2 est tout a fait stupéfiante..dracul havec sa crème de jéruzalème sur les plages de sitgesse ressemble d’un coup à un de ses nains

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 11 h 22 min

Je n’évoque pas les romans de gare dont le but est de distraire (oui, Bérénice),

Christiane, oui j’avais compris, divertir signifie détourner aussi et si on lit cet article, texte de Pascal et bien que n’ayez pas attendu ceux ci pour connaître la pensée de Pascal, que ce soit par des moyens sérieux ou frivoles( ces attributs peuvent être distribués à volonté à tous objets) , nous rechercherions tous à nous « divertir » dans le but de nous détourner de nous-même et de nos impuissances, misères, tourments…
Pour le ça, j’avais saisi aussi, j’ai hésité à illustrer avec un lien psychanalytique tant cela me paraît bateau, mais je vois que d’autres l’ont fait.

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 19 min

Merci, Dédé. Je m’en doutais, je les ai toujours évitées, les grosses attirantes …

a sprende pour un bozon..c’est ptête branché un temps..mais à terme hon y gagne pas jicé

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 17 min

tu traites le sujet par dessous la jambe havec mise en abime comme dirait phil..halors que c’est copernicien comme dirait tarzoune sa fiancée

bouguereau dit: 3 septembre 2017 à 11 h 15 min

Bref, la littérature valait le coup lorsqu’il n’y avait aucun autre vecteur de disponible à l’auteur, comme au lecteur, pour vivre une aventure personnelle statique

c’est certain..pédro y connaissait pas pornhub..mais c’est un cas d’afrenchézado trop pris dans ses particularismes..tu devrais creuser le sujet plutôt que de tirer sur les hambulances

Chaloux dit: 3 septembre 2017 à 11 h 10 min

Oui, JC, Le livre du ça c’est extraordinaire. Il y a d’ailleurs ici quelques personnes qui devraient le lire, ça leur ferait le plus grand bien.

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 11 h 05 min

Bref, la littérature valait le coup lorsqu’il n’y avait aucun autre vecteur de disponible à l’auteur, comme au lecteur, pour vivre une aventure personnelle statique.

MONDE CLOS ! FINI ! TERMINE !

La littérature est morte. Il y a bien mieux à faire….

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 11 h 00 min

Aujourd’hui, il y tant de romans qui sont vides de sens, fabriqués pour la ménagère de plus de 50 ans et le rentier pré-Alzheimer, ou pour nourrir artificiellement des auteurs miteux … pourquoi en rechercher désespérément la lecture ?

Tout ce qui devait être dit a déjà été dit depuis longtemps.

Le jeunisme numérique frappe de plein fouet la littérature actuelle, tombée, boiteuse, du trottoir dans le caniveau le plus dégueulasse !

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 10 h 50 min

@ Passou

Javier Cercas est très courageux. C’est l’un des rares écrivains catalans (avec Félix de Azúa – « exilé » à Madrid parce qu’il ne pouvait plus supporter la co.nnerie des indépendantistes) à écrire des articles très clairs et très durs contre « el Proceso » catalan. D’autres comme Juan Marsé ou Eduardo Mendoza sont très critiques dans des interviews, mais n’écrivent pas régulièrement sur le thème.

Il y a quelques semaines il en a publié un autre très bon aussi:

« El tiempo de la furia. »

https://elpais.com/elpais/2017/07/17/opinion/1500296719_894169.html

@ Lavande et Closer

Le 3 % est la commission occulte sur tous les travaux publics qu’exigeait le parti nationaliste catalan CiU aux entreprises du bâtiment. CiU, dont le grand chef était Jordi Pujol, a gouverné la Catalogne autonome de 1980 à 2003. Avec cet « impôt nationaliste » CiU a payé son fonctionnement et ses campagnes électorales et Pujol et sa famille ont empoché des centaines de millions d’euros (l’un de ses fils est en prison préventive et toute la famille est inculpée). Ceux qui ont cru que Jordi Pujol était un saint qui conduisait petit à petit la Catalogne vers la Terre Promise ils se sont réveillés un jour en lisant la lettre d’aveux (Pujol se dit catholique) qu’il a écrite pour demander pardon aux Catalans d’avoir tant menti et volé. Toute l’image qui s’était construite pendant des décennies s’est effondré en un jour.

L’une des causes de la poussée de l’indépendantisme a été la découverte par la Justice de cette corruption institutionnalisée et généralisée de toute la classe politique nationaliste catalane. Selon l’Union Européenne, la Catalogne est l’une des régions où il y a le plus de corruption en Europe. On comprend que la caste nationaliste catalane veuille l’indépendance pour ne pas aller en prison (les procès pour corruption ont commencé) et pouvoir voler tout ce qu’ils veulent de façon impunie (si la Catalogne était indépendante le 3 % deviendrait 30 %).

Et malgré tout ça et les délires de la CUP il y a encore des Catalans qui votent pour tous ces tarés. Le lavage de cerveau institué par les nationalistes depuis 35 ans à travers l’école et surtout la presse (181 millions d’euros de subventions entre 2008 y 2014) a été très efficace.

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 10 h 50 min

DANGER SPATIO-TEMPOREL

« Dernière question, Dédé ! Est ce que l’espace-temps gravitationnellement affecté se déforme plus autour des grosses femmes que des maigres ? Je n’ai jamais fait réellement attention …. » (JC)

C’est évident : la réponse est oui.

Conclusion. Il est donc infiniment dangereux d’approcher de trop près les grosses attirantes, d’un point de vue gravitationnel, car on risque de disparaître dans une fente spatio-temporelle à ouverture immédiate !!!

Merci, Dédé. Je m’en doutais, je les ai toujours évitées, les grosses attirantes …

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 septembre 2017 à 10 h 36 min


…bien, sur,!…il faut mieux  » sécurisé « , les toits des églises et chapelles,!…
…et, des architectes – décorateurs, c’est pas çà, qui manque,…
…le curé – maquereaux, nous donneras un coup de main,…etc,…

christiane dit: 3 septembre 2017 à 10 h 35 min

Non, JC, pas le « ça » psychanalytique que l’on oppose au surmoi. Non, Bérénice, pas le « ça » , titre d’une œuvre de fiction. Ce « ça », c’est celui, familier de la langue orale qui remplace « cela », le pronom démonstratif qui désigne, ici, un ouvrage dont quelqu’un parle qui n’est en principe pas un « roman ».
Il est vrai, Closer, qu’il est souvent employé de cette façon péjorative que vous détaillez.
Cette mise au point de Passou était nécessaire face à la « muraille » de romans (photo) qui est donnée à lire à chaque « rentrée littéraire ». Que des romans ! entre lesquels pour des Prix divers, pour l’intérêt de la lecture, il faudra trouver celui qui étonne, celui qui émerge (d’où mon questionnement sur la langue) car les canevas d’histoires racontées on les a épuisés. Que reste-t-il, alors, qui accroche l’intérêt des lecteurs, des jurys ? Où se tient l’originalité d’un roman nouveau si ce n’est dans la langue de l’auteur ou dans le portrait social proposé qui flirte avec l’actualité la plus brulante ?
Beaucoup ne seront jamais lus, ou peu lus, malgré le fait qu’ils aient été sélectionnés par un éditeur, des critiques littéraires, imprimés, acheminés vers des librairies.
La lecture de romans est-elle encore d’actualité ?
Je n’évoque pas les romans de gare dont le but est de distraire (oui, Bérénice), le temps d’un voyage ou sur une plage. Je parle d’écrivains authentiques, de romans qu’il faut lire lentement, qu’il faut savourer, interroger, reconnaitre jusqu’à deviner deviner l’auteur en quelques lignes. Jeu de devinette prisé par certains…).
C’est une épreuve, pour les auteurs, les éditeurs, les critiques, les jurys, les lecteurs. C’est aussi la plus grande jouissance que peuvent connaître ceux qui aiment la littérature.
Une question reste en suspens : où placer les journaux littéraires, les correspondances des « grands écrivains ». Ont-ils ainsi créer le roman de leur vie ?

D. dit: 3 septembre 2017 à 10 h 21 min

renato dit: 3 septembre 2017 à 9 h 12 min

Je suis perplexe, le desk de ce blog serait dépourvu de la fonction « ouvrir dans un nouvel onglet » ? Enfin, je veux bien que l’accumulation des clics peut se révéler bénéfique, mais il faudrait aussi songer à l’épargne d’énergie…

…si je vous disais que cette fonctionnalités dépend de votre navigateur, renato ?

D. dit: 3 septembre 2017 à 10 h 19 min

JC….. dit: 3 septembre 2017 à 6 h 21 min

Dernière question, Dédé !
« Est ce que l’espace-temps gravitationnellement affecté se déforme plus autour des grosses femmes que des maigres ? »

Je n’ai jamais fait réellement attention ….

C’est évident : la réponse est oui.

D. dit: 3 septembre 2017 à 10 h 15 min

closer dit: 3 septembre 2017 à 9 h 28 min

« Mais ça peut être dans 10 ans comme dans 200 000. »

D, je suis extrêmement surpris et déçu pour tout dire, que vous ne soyez pas capable de préciser à quelques années près la date de la collision qui débarrassera le cosmos de l’espèce humaine.

Je le suis totalement capable, mais je n’ai pas le droit de vous le dire. Je fais partie d’une alliance de communautés.
Les civilisations passent par des étapes biologiques, comportementales, physiologiques, scientifiques, technologiques. Ces paramètres avancent le plus souvent indépendamment l’un de l’autre. S’il y a déséquilibre, nous nous refusons à permettre l’utilisation de certaines technologies. Nous pouvons au contraire en imposer d’autres afin d’accélérer certains processus. C’est le cas de l’informatique personnelle et d’Internet que nous avons installés et promus.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 septembre 2017 à 9 h 54 min


…c’est dimanche,…et pourtant,…( I Can’t Get No ) Satisfaction – The Rolling Stones,!…

…une nouvelle messe, dans nos églises, en café – cirque, et tiercé – casino,…

…renouvelez, ses centres d’intérêts, à jours,…autour des appâts du gain,…
…déjà réunis , chauffer, nourrit, en conclave, et décisions de l’agglomération pratique,…( systèmes, au pieds levés,…)

…courtiser, les velléités, plutôt que de les soumettre,!…pieds et poings en croix,…
…etc,…

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 9 h 47 min

Ca n’est pas parce que Dédé est né à Neuilly sur Sirius que ça en fait un expert galactique …. loin de là !

closer dit: 3 septembre 2017 à 9 h 28 min

« Mais ça peut être dans 10 ans comme dans 200 000. »

D, je suis extrêmement surpris et déçu pour tout dire, que vous ne soyez pas capable de préciser à quelques années près la date de la collision qui débarrassera le cosmos de l’espèce humaine.

closer dit: 3 septembre 2017 à 9 h 24 min

Pourquoi compliquer les choses simples Christiane?

Dans le langage courant, un roman est un texte littéraire de fiction qu’on lit pour se distraire et qui capte l’intérêt du lecteur en mettant en scène des personnages attachants et des rebondissements inattendus. Autrement dit, on le lit sans effort car on a envie de continuer.

Que cette définition ne s’applique pas à une bonne partie de la production « romanesque », du 20ième siècle en particulier, peu importe!

Quand on emploie l’expression commune « ça se lit comme un roman », on se réfère à cette définition commune du roman.

Si on refuse absolument cette définition parce que trop primaire, on n’utilise pas non plus l’expression « ça se lit comme un roman ».

Ce n’est pas plus compliqué que cela, Christiane.

renato dit: 3 septembre 2017 à 9 h 12 min

Je suis perplexe, le desk de ce blog serait dépourvu de la fonction « ouvrir dans un nouvel onglet » ? Enfin, je veux bien que l’accumulation des clics peut se révéler bénéfique, mais il faudrait aussi songer à l’épargne d’énergie…

closer dit: 3 septembre 2017 à 9 h 11 min

« Para que la gente exprese su opinión sobre cuestiones sociales, no se pueden poner urnas; pero, para que la clase dirigente catalana tenga un estadito donde lo controlen todo y el 3% pueda quedar impune, sí”.  »

Lavande, il faut replacer cette phrase dans le contexte de l’article. Les 3% sont les 3% les plus riches qui pourront impunément organiser un référendum illégal et créer un « estadito » qu’ils contrôleront entièrement.

C’est du moins ce que je comprends.

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 8 h 59 min

ça se lit facilement, j’entendais jadis l’expression suivante: ça se boit comme du petit-lait, qui soulignait la dangerosité d’une boisson qui comme un cocktail « traître » enivrerait plus sûrement qu’il ne l’affiche par la douceur de sa saveur.

bérénice dit: 3 septembre 2017 à 8 h 56 min

Christiane je vous ai lu avec attention, votre logique est claire , montée sur des roulements bien huilés cependant je reviens sur l’usage du verbe divertir ou du mot divertissement qui comme vous l’insérez dans votre exposé devient péjoratif alors que divertir n’est pas distraire et rejoint l’effet vers quoi nous entraîne la lecture d’un roman .
http://www.philolog.fr/le-divertissement-pascal/

Lavande dit: 3 septembre 2017 à 8 h 46 min

Qui peut me dire le sens de la fin de cette phrase et en particulier le 3% :
« pero, para que la clase dirigente catalana tenga un estadito donde lo controlen todo y el 3% pueda quedar impune, sí”.  »
Gracias

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 8 h 38 min

Ca se vit comme un roman d’horreur

« Strasbourg : 4 mois de prison ferme pour avoir mis une main aux fesses d’une femme » (l’Express)

J’ai calculé. J’aurais pu passer, compte tenu de mon éducation sexuelle ratée, d’une morale défaillante, et d’une perversion soigneusement entretenue depuis une puberté libertaire, 60 ans en prison …. minimum !

Passou dit: 3 septembre 2017 à 6 h 57 min

Merci Pablo75, Atterrant ! Cercas a visé juste. Mais avec la CUP, qui est en-dessous de tout et qui a montré son vrai visage au lendemain de l’attentat, on n’est jamais sûr d’être parvenu au plus bas.

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 6 h 21 min

Dernière question, Dédé !
« Est ce que l’espace-temps gravitationnellement affecté se déforme plus autour des grosses femmes que des maigres ? »

Je n’ai jamais fait réellement attention ….

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 6 h 10 min

« Con comme la Lune »
J’ai posé cette question turlutinante à Werner von Braun quand j’étais petit. Il a hoché la tête en regardant mes parents en visite à la NASA … d’un air compatissant et tristounet.

JC..... dit: 3 septembre 2017 à 6 h 02 min

« Je suis le spécialiste de l’espace et du cosmos sur ce blog. N’hésitez pas à me poser toutes les questions qui vous turlupinent. » (Dédé)

Y en a une, de question, qui me turlutine : « Pourquoi on dit « con comme la Lune ? »

christiane dit: 3 septembre 2017 à 1 h 38 min

« Ça se lit comme un roman… »
A quoi fait référence le « ça » ? à un type d’écrit qui ne serait pas un roman mais semblerait pouvoir l’être par certains aspects ou par la lecture qu’on en ferait ?
Et « se lit » ? qui lit et comment ? un lecteur « ordinaire » qui ne se creuserait pas la tête pour savoir de quoi le texte comparé au roman est fait et l’accepterait simplement comme un divertissement ?
On sent effectivement autre chose dans cette expression, soit du mépris pour le texte ou le lecteur (comme le suggère Passou), soit, pourquoi pas, de l’intérêt (de bien des biographies, ou chroniques historiques, nous disons en effet que « ça se lit comme un roman » pour évoquer leur côté passionnant).
Le « roman » ? en offrant un univers fictionnel, permet au lecteur de s’évader du réel et de savourer les plaisirs de l’imaginaire, autorise une certaine liberté par rapport au vérifiable, mais il est aussi un outil privilégié pour interroger le réel.
La fictionalité du roman serait-elle établie une fois pour toute ? Les frontières entre fiction et réalité se brouillent dans bien des romans contemporains.
Le parcours de personnages forme le pivot de cet univers et nous pouvons soit nous plonger dans leurs aventures et les lire pour satisfaire notre désir de savoir ce qu’il leur advient, soit au contraire traiter le texte comme source d’information biographique ou comme un document permettant d’approfondir l’écriture de l’écrivain authentique, son métier, sa lutte avec le texte. C’est dans la langue que s’installe le mystère d’un roman, son moule.
(Parfois, nous hésitons quand l’auteur choisit un sous-titre générique « roman » ou encore celui ambigu de « récit ».)
Tant d’histoires racontées par un être situé dans un autre monde, celui de la création : l’écrivain-architecte. Leur monde en fait une bibliothèque infinie où se murmure une langue qui n’a pas épuisé tous ses possibles.

D. dit: 3 septembre 2017 à 0 h 16 min

Je suis le spécialiste de l’espace et du cosmos sur ce blog. N’hésitez pas à me poser toutes les questions qui vous turlupinent.

D. dit: 3 septembre 2017 à 0 h 12 min

Cela-dit on s’en mangera un gros un de ces jours, c’est certain. Mais ça peut être dans 10 ans comme dans 200 000.

D. dit: 3 septembre 2017 à 0 h 10 min

…il faudrait depuis notre terre en aligner 549 autres cote-à-cote pour frôler réellement notre Florence adorée là où elle passe.
Tout ça c’est pour distraire la galerie et vous tombez de la panneau bien entendu.

D. dit: 3 septembre 2017 à 0 h 05 min

…mais mon pauvre Delaporte, avez-vous au moins conscience que c’est 20 fois la distance Terre-Lune. On nous dit qu’on est frôlé alors qu’absolument pas. Vous croyez que je suis je suis en train vous frôler, en ce moment ?

Delaporte dit: 2 septembre 2017 à 23 h 46 min

Ce n’est pas encore pour cette fois-ci :

« Aucun astéroïde aussi grand ne s’est approché de la Terre en plus d’un siècle. Florence, un astéroïde de 4,4 kilomètres de diamètre, va frôler la planète vendredi 1er septembre, à environ sept millions de kilomètres. »

et alii dit: 2 septembre 2017 à 21 h 15 min

Trouville était déjà à la mode quand Étretat fut révélé au monde par Alphonse Karr grâce à son roman « Histoire de Romain d’Étretat ». Le Tout Paris s’y intéressa donc, et avec lui Hyppolite de Villemessant, directeur du Figaro, qui s’empressa de montrer la direction des falaises à Jacques Offenbach. Dès 1856, le « petit Mozart des Champs Elysées » – ainsi que le surnommait Rossini – séjourne dans la ville balnéaire. Mais ce n’est qu’en 1859, grâce au succès faramineux de son « Orphée aux enfers » et aux droits qui en résultèrent, qu’Offenbach fait l’acquisition d’un terrain sur lequel il fait construire une maison qu’il nomme…Villa Orphée. À tout seigneur, tout honneur !http://www.etretat-festivaloffenbach.fr/

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