de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ca se lit comme un roman

Ca se lit comme un roman

C’est l’entrée manquante à la lettre « C » de l’indispensable Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert. A placer entre « Coffres forts » et « Commerce ». Les éditeurs gagneraient d’ailleurs à réactualiser en 2018 l’édition originale posthume de 1913 à la lumière de l’évolution des mœurs dans les Lettres ; l’auteur les y invitait puisqu’il laissa inachevé son « Catalogue des opinions chics » ainsi qu’il l’intitulait également. Suggérons donc :

« Comme un roman : expression courante reflétant bien la vanité de l’époque, se dit de n’importe quel livre dans la folle illusion de le faire vendre, généralement précédé de « ça se lit ». Voir également à « V » comme « vu à la télé ».

Sévère, le fantôme de Flaubert ? Réaliste. La formule est aussi inepte que répandue, à peu près autant que l’adjectif « surréaliste » dont les médias usent ad nauseam par extension au mépris de ce fut le surréalisme et de ce qu’il représente encore, alors qu’ « irréel » convient parfaitement. De tous les lieux communs dont on nous assomme s’agissant des nouveautés, « ca se lit comme un roman » est l’un des plus consternants car il insinue, suggère, suppose à défaut de pouvoir imposer l’idée que, par définition, tout roman se lit bien, agréablement, dans la fluidité de son écriture et qu’il entraine naturellement le lecteur dans le cours tranquille de son fleuve. Or ils le savent bien, tous ceux qui, avant chaque rentrée littéraire, sont chargés de passer la production au tamis, et montent au front dès le début de l’été, qu’ils soient critiques, journalistes, libraires, bibliothécaires : sur les 581 romans autoproclamés dont bon nombre attendent leurs lecteurs depuis le 20 août, combien se lisent « comme un roman », avec les vertus abusivement prêtées au genre ?

La fiction passe pour être une fille d’un abord facile, vraiment pas farouche. On ne le dirait pas lorsque nous tombe dessus des plaquettes de cent cinquante pages aussi pesantes qu’une brique de près de mille pages bien tassées sans faux col, les deux étant bien représentées ces jours-ci, composées en se regardant écrire et en s’écoutant penser, n’hésitant pas à user de tous les tics et trucs d’écriture, et des poncifs si souvent éprouvés mais dans la conviction d’avoir trouvé quelque chose de neuf, voire d’avoir inventé une voie nouvelle, pour raconter encore et encore la même histoire. Faut-il avoir une conscience professionnelle sans défaut, être doté d’une bienveillance touchante ou doté d’une curiosité d’acier, pour se donner la peine de lire des livres que leurs auteurs ne se sont pas donnés la peine d’écrire.

Et ce n’est pas tout car à peine s’en sera-t-on remis que paraitront les documents, essais historiques, biographies dont on nous confiera de chacun qu’il a été écrit « comme un roman », certains n’hésitant pas même à l’inscrire dans le titre d’un récit de vie « Le roman de… », label qui ferait plutôt fuir.

En un temps où les frontières sont brouillées, où la littérature est transgenre, nul n’a envie de jouer les douaniers et c’est tant mieux. On ne se félicitera jamais assez de ce que les écrivains s’affranchissent des règles et conventions. Mais de grâce, qu’on nous épargne cette mythologie à la petite semaine qui ferait implicitement de l’écriture romanesque le nec plus ultra de la littérature. Sinon, les nouveaux scoliastes finiront par nous asséner ici ou là, avec une certaine assurance, que tel ou tel de ces livres de Borgès, Cioran, Claudel, Valéry se lit « comme un roman ». On toucherait alors le fond s’agissant de ces grands auteurs qui n’en ont justement jamais écrits (le premier a écrit un grand nombre de nouvelles et La soirée avec M. Teste du dernier est tenu pour un essai).

Le roman est par excellence le lieu de la liberté de l’esprit. Il peut tout se permettre, Cervantès a magistralement montré la voie. Méfiez-vous des définitions, fussent-elles énoncées par les esprits les plus brillants, dans la presse comme à l’Université, car le définir, c’est l’enfermer. Dès lors, sa part de défi, de fantaisie, de folie créatrice en serait immanquablement réduite et nous en serions tellement plus pauvres. Ne laissez jamais quiconque fixer les règles car elles excluent et suscitent ces tyranneaux de l’esprit qui décrètent qui est écrivain et qui ne l’est pas.

(Photo D.R. jusqu’à plus ample informé)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

761 Réponses pour Ca se lit comme un roman

christiane dit: 4 septembre 2017 à 18 h 41 min

@JC….. dit: 4 septembre 2017 à 17 h 59 min
Le récit de « Don Quichotte » n’a pas de commencement, « Les Mille et une nuits » ont une fin sans cesse différée, un peu comme la vie qui commence bien avant la naissance et dont on sait rien au-delà de la mort. Entre les deux, des failles, des fragments. La littérature fait de la vie une traduction.
Pierre Ménard réinvente le Quichotte, je réinvente tous les livres que je lis en m’attachant à leur fin suspendue. De livre en livre, un puzzle, une bibliothèque infinie… un centre innombrable d’aventures, d’alternatives. Ton livre, tel que tu l’écris, ici, est dans cette bibliothèque. Toi aussi tu n’es que « texte » comme tous, comme moi, ici. Labyrinthe des mots dans l’horloge circulaire des jours. Le réel y est fragile par son manque. Tout est littérature… Une partie d’échecs qui jamais ne se terminera…

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 17 h 59 min

« Je n’aime que la littérature » (Christiane)

Ah ! que cet aveu me navre … le monde de la littérature est si « étroit » !

christiane dit: 4 septembre 2017 à 17 h 47 min

JC….. dit: 4 septembre 2017 à 16 h 54 min
JC,
liberté aussi de dire mon indignation devant l’insulte bête et méchante d’un qui n’a certainement jamais ouvert et lu un de ses livres. Je n’aime pas les despotes, les roitelets en tout genre, les insultes. Je n’aime que la littérature et si mes propos te déplaisent, sache que ça m’est complètement égal, autant que l’humour culinaire de celui qui te suit et tient plus que tout à ne contrarier en rien son pilier alors qu’il le pourrait ayant une approche souvent beaucoup plus fine de la littérature.

closer dit: 4 septembre 2017 à 17 h 08 min

« Un peu comme pour les poètes portugais vis à vis de Pessoa. »

Il y avait des poètes portugais avant Pessoa Annibal. Notamment un certain Camoëns, qui gagnerait à être mieux connu en France.

Chaloux dit: 4 septembre 2017 à 16 h 54 min

« Quant à vous, J-P.Amette, qui êtes ici violemment et bêtement pris à partie, sachez que j’aime infiniment vos romans autant que ceux de Rolin et de C.Simon. J’y ajouterais C.Thomas que je viens de découvrir sans oublier certains livres de Passou (dont « Les vies de Job » et « Sigmaringen). »

Christiane vous a fait un cake.

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 16 h 54 min

« Quant à vous, J-P.Amette, qui êtes ici violemment et bêtement pris à partie, » (Christiane)

Chacun ses goûts, Christiane, nom de dieu … Faut te le répéter combien de fois ? Dieu reconnaitra les siens et basta…

Liberté de ne pas aimer, de haïr, d’insulter, de salir.

christiane dit: 4 septembre 2017 à 16 h 48 min

Le roman chancellerait-il parce qu’il a perdu ses héros ? est-il seulement une histoire, et le romancier, celui qui sait raconter cette histoire ? Une sorte de mythe indépassable ?
Est-il un paradis perdu dont la forme narrative s’est désagrégée au fil du temps ?
S’agit-il d’autre chose aujourd’hui ? Raconter de la même façon est-ce toujours possible ?
La chronologie est bouleversée, le doute remet en cause les évènements. Plus de certitude, ni de tranquillité. Qu’est-ce qui est devenu plus important que l’anecdote et ses rebondissements, la transcende, la dépasse, secrétée par l’écriture elle-même ? Une manière de dire, une impression insaisissable, la création d’un monde inconfortable, une grande liberté, une distance intérieure, des énigmes non élucidées, un temps devenu un halo.
Des écrivains ? Camus, Sartre, Beckett, Proust, Stendhal, Kafka, Faulkner, Flaubert, Bernanos, Tchekhov, Borges, Pavese, Updike, Giono, Gracq, Colette, Pessoa, m’ont autant -si ce n’est plus- apporté que le héros de Cervantès, Don Quichotte et son désert castillan.
Il y avait WGG avec Heidegger, maintenant, il y a Pablo et Cervantès !
Le roman est une forme vivante qui évolue depuis le Moyen-âge, depuis le premier roman en vers de Chrétien de Troyes. (WGG n’avait pas son pareil pour nous en parler et son absence (hors jurons) me pèse.).
Il faut échapper à une sclérose qui empêcherait de découvrir d’autres écrivains, d’autres formes d’écriture. C’est comme un crépuscule si l’on reste attaché à une forme disparue. Tout se renouvelle, tout le temps, dans l’art, la musique, l’écriture.
Certains entêtements finissent par dresser un mur contre tous les romans qui viennent à paraître. (romans qui ne deviennent déroutants que si l’on y recherche des éléments aujourd’hui disparus.) L’humain y est toujours présent, à chaque page et ces écritures me passionnent dans un monde qu’ils éclairent d’un rapport nouveau au langage.
Quant à vous, J-P.Amette, qui êtes ici violemment et bêtement pris à partie, sachez que j’aime infiniment vos romans autant que ceux de Rolin et de C.Simon. J’y ajouterais C.Thomas que je viens de découvrir sans oublier certains livres de Passou (dont « Les vies de Job » et « Sigmaringen).

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 septembre 2017 à 16 h 42 min


…la morale aux Don Quichotte,…têtes de terres, contre moulins de fer,…
…passons notre chemin, à moins d’instruments adaptés, of courses à faire,!…
…etc,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 septembre 2017 à 16 h 33 min


…entre autres, ce qu’il y a de bien, dans nos discutions, c’est l’étude des points de vues,( poires encore juteuses ),… entre les éventuels fictions, ou divulgations parasites, pour diversions à ses courses,!…

…rien de nouveau,…mais encore,…une forme de jeux d’échecs, ou on présente un problème gratuit, d’inconciliables divergences pour en finir, à l’éventuel graphique de l’Ouroboros, qui se mord sa queue,…
…quels avances pour le temps du chiffre – capital, bloqués,!…

…des luttes entre  » titans « , pas le moindre, les éléments d’une même arborescence, toutes entremêlée, pour le profit d’une classe, qui vit , sur l’obscurantisme et son crédit endoctriné, comme parasites, en société,…( banques et gouvernances )
…comme toutes les sectes déjà, et autres supporters et tifosis,!…mais faisons, notre  » hobby « , sans nous apportez, d’autres charges clémentes,…etc,…

…elle est, bien  » bonne  » l’histoire, on lui, fait dire, tout ce qu’on veux, déjà, le califat des turcs, a sosie de tyrans,!…

…qu’est ce qu’on attend, pour obstruer, les sillons de lancements des tirs , en les bombardant, d’un coup,… avec toute l’armada réunis, et qu’adviennent que pourra,!…

…et, qu’on en finissent,…etc,…
…la paix aux esprits,…aussi, reprendre Constantinople, et écrasez, le turc et le vénitiens – juif, des affaires,!…

…etc,…déjà, çà en radotage,…pour les chiens aux pouvoirs,!…

Janssen J-J dit: 4 septembre 2017 à 16 h 07 min

@Mets tes pas dans les miens, frère JJJ !

@ pour le fisfeuque c’est rapé.mais pédro kiffe les moignons

Bon, pourvu que tu m’suggères pas le moignon dans l’fion sur ton chemin ddamasse, hein jc, dans ska, j’te laisse t’fère mett’ avec l’boug ou l’gwg.

Janssen J-J dit: 4 septembre 2017 à 15 h 49 min

Yael Hirsh n’a pas eu l’air complètement convaincu par le dernier roman de Juli Zeth, Brandeboug
http://toutelaculture.com/livres/fictions/brandebourg-juli-zeh-epingle-les-travers-dune-bourgade-dallemagne-de-lest-aujourdhui/
Mais qu’en ont pensé nos germanistes ? – Moi, rien encore…, car il n’est pas encore paru en librairie. En revanche, je pourrais vous parler de « La fille sans qualité » (qui m’avait ébloui en 2008), et de « Décompression » (qui m’avait gonflé en 2013). C’est une jeune romancière allemande prometteuse de 43 ans qui correspond à qq chose de l’objurgation de Passoul : « Ne laissez jamais quiconque fixer les règles car elles excluent et suscitent ces tyranneaux de l’esprit qui décrètent qui est écri-vain(e) et qui ne l’est pas ». Donc attendons un peu. En ppe, les maisons Actes-Sud et Bourgois ont de bonnes vibrations pour les rentrées étrangères. Donc, attendons de voir un peu avec un préjugé favorab’.
Je vous joins sa fiche… elle donne une idée approximative de de ce quoi ressemble physiquement l’une de nos internautes les plus agressives.

raymond dit: 4 septembre 2017 à 15 h 43 min

Oui Jazzi, merci c’est bien « le colloque des chiens »; texte étonnant. A propos de château en Espagne, justement Marthe Robert insiste sur l’idée allemande de « Luftschlösser bauen » bâtir des châteaux en Espagne à propos du château de Kafka; le château est une fiction, un rêve, un cauchemar, on a envie de dire: un moulin à vent. Marthe Robert met bien en valeur le roman comme roman dans le roman et étudie avec beaucoup de conviction la forme très particulière du genre dit « roman ».

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 15 h 41 min

Alan Moore

c’est hun peu ote chose que houelbèque le look brexit..des bagues tête de mort pis tout..pédro y serre les fesses

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 15 h 40 min

Mets tes pas dans les miens, frère JJJ ! Ils te guideront sur le chemin de la sagesse éternelle, courant lubricité.

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 15 h 38 min

Il perd la main gauche (un coup de cimeterre) à la bataille de Lépante !

pour le fisfeuque c’est rapé..mais pédro kiffe les moignons..

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 15 h 33 min

le seul intérêt est de nous montrer comment on vivait entre des jarres à huile et des âniers…

polo s’ennuie de bonne clopine

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 15 h 26 min

@Faut-il commencer par le « Journal » de Thoreau ou le « Jérusalem » d’Alan Moore, LVDLB ?

Si c’est pour vous, je dirais très simplement: aucun des deux.

Janssen J-J dit: 4 septembre 2017 à 15 h 21 min

« Nicolas, une quarantaine d’années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu’elle est atteinte d’un grave cancer du sein qui nécessite une intense chimiothérapie. Alors que Nicolas s’apprête à laisser son travail en plan pour s’occuper d’elle, Mathilde l’exhorte à terminer la symphonie qu’il a commencée. Elle lui dit qu’elle a besoin d’inscrire ses forces dans un combat conjoint.
Nicolas, transfiguré par cet enjeu vital, joue chaque soir à Mathilde, au piano, dans leur chambre à coucher, la chambre des époux, la symphonie qu’il écrit pour l’aider à guérir. S’inspirant de ce qu’il a lui-même vécu avec son épouse pendant qu’il écrivait son roman Cendrillon voilà dix ans, Eric Reinhardt livre ici une saisissante méditation sur la puissance de la beauté, de l’art et de l’amour, qui peuvent littéralement sauver des vies ».

Quelle horreur, cette histoire ! Je vais finir par penser comme le jicé, quelle angoisse ! non, pas possib, j’suis plus djeune !

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 15 h 19 min

Aucun risque que je le lise de nouveau, d’ailleurs les plus nombreux, tous lecteurs confondus, ont lu Don Quichotte bien avant internet, les premiers au moins 4 siècles AI (Ante Internet). Alors les délires « modernes »

Toutefois, j’avais bien aimé un spectacle de Erri de Luca et Gian Maria Testa, sur Quichotte et les invincibles.

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 15 h 18 min

« résume: une nouvelle sans titre dans un livre de Rosset sans titre à propos d’une pièce où la scène est vide. »

Pour le(s) titre(s), le mot n’avait pas encore été inventé, raymond : « Alzheimer » !

Janssen J-J dit: 4 septembre 2017 à 15 h 16 min

@résume: une nouvelle sans titre dans un livre de Rosset sans titre à propos d’une pièce où la scène est vide. ça devrait suffisamment intriguer!

->il est drôle ce raymond prunier, dans sa manière indirecte de faire appel du pied au spécialiste gwg pour trouver la solution

raymond dit: 4 septembre 2017 à 15 h 11 min

Voir la très intéressante étude de Marthe Robert, « l’ancien et le nouveau »: de Don Quichotte à Kafka; on y mesure l’importance de l’oeuvre. Il n’a pas été parlé des « Nouvelles exemplaires », une d’entre elles dont j’ai oublié le titre est présentée dans un livre de Clément Rosset dont j’ai oublié le titre aussi; il s’agit d’une histoire ahurissante de pièce de théâtre où rien n’apparaît sur la scène et où le public fait semblant d’y voir quelque chose. Je résume: une nouvelle sans titre dans un livre de Rosset sans titre à propos d’une pièce où la scène est vide. ça devrait suffisamment intriguer!

Paul Edel dit: 4 septembre 2017 à 15 h 07 min

Allez, Pablo, dépêche toi d’écrire un roman inoubliable. Il est encore temps. Je suis sûr que tu vas faire un malheur, un triomphe(oui, on est toujours entre les deux..)et surtout la différence avec des oubliés comme moi. Je suis prêt à te lire -même du fond de mon placard à balai .avec une grande attention.

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 15 h 06 min

Lis plutôt Don Quichotte que le guide du Routard, charmante LVDLB !

Mon jeune Paul Edel, le Satiricon est un roman satirique écrit en latin attribué à Pétrone. Ce roman est considéré comme l’un des premiers de la littérature mondiale.

Don Quichotte, publié en 1605, est écrit en castillan : je crois que c’est Kundera qui le qualifie de premier roman « moderne ». Mais tout cela n’a guère d’importance à côté du plaisir à la lecture…

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 15 h 04 min

faut pas dire du mal, si c’est pas moderne, au moins c’est le contemporain de  » Passou », adolescent, faudra vous y faire.

D. dit: 4 septembre 2017 à 15 h 03 min

Ça y est…romancier oublié, maintenant. Vous n’avez pas le droit de dire ça. Nous sommes tous des oubliés de quelque part. Et quelque part. La question est de savoir s’il t se faire oublier dès le départ, pour toujours, ou pas.

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 15 h 02 min

le message de 13h40/
Don Quichotte vit avec sa nièce et sa gouvernante, Cervantes avait une fille semble-t-il. Mais nulle femme ! Dulcinée, si belle et distinguée, est en réalité une infâme matrone, avec du poil sur le visage. C’est un peu l’Arlésienne de l’histoire. On peut se poser des questions sur la sexualité de l’honorable Hidalgo ? Cervantes est resté cinq ans captif à Alger. Il a près de soixante ans quand il entreprend la rédaction de son roman…

un tissu d’aneries grossières, mais venant de bas rosis, on ne peut guère s’attendre à autre chose.

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 15 h 02 min

Pablo insulte fort, sentant l’ail vieilli ?
Wiwi disparaît sous une femelle au long cours ?

Parbleu !!! PABLO, C’EST WIWI !!!

Tout s’explique comme disait Darwin à son contrôleur des taxes et impôts divers.

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 14 h 59 min

Don Quichotte est aussi le premier roman écrit en castillan. Tout romancier espagnol, depuis, ne peut que se positionner par rapport au roman de Cervantes, qu’il ne peut ignorer ! Un peu comme pour les poètes portugais vis à vis de Pessoa.

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 14 h 59 min

@Personne n’a parlé d’auto fiction, LVDLB

J’aurai mal compris alors le message de 13h40.

Au fait la femme de Cervantès était beaucoup plus jeune que lui.

Paul Edel dit: 4 septembre 2017 à 14 h 57 min

« tout le monde s’accorde pour reconnaitre en ce livre le premier roman moderne… »
Mon vieux Jazzi je te signale que « le Satiricon » de Petrone écrit vers les années 60 aprés JC(le notre?) , avec ses bas fonds,ses galipettes ses auberges bourrées de personnages louches et libidineux, ses gitons, ses vieillards verts, ses matrones, n’est pas mal du tout. Plutot mordant et drole..evidement, ce n’est pas « le premier roman moderne ». Grave défaut?

D. dit: 4 septembre 2017 à 14 h 53 min

Je n’aime pas du tout la façon dont vous me contredisez incessamment, Pablo75. Vous me devez davantage de respect. A tous point de vue. Vous êtes plus jeune, moins expérimenté que moi dans tout un tas de domaines, moins cultivé aussi.
Donc mettez un peu d’eau dans votre vin s’il vous plait et les boeufs seront bien gardés devant votre porte et dans le meilleur des mondes.

Janssen J-J dit: 4 septembre 2017 à 14 h 52 min

Je crains que pablo75 n’ait pris subrepticement la relève de gwg dans le maniement de l’insulte (et du mépris de ses contradicteurs) tous azimuts. C’est dommage, il était naguère plus pondéré avec tout un chacun, tant que l’foutriquet furieux occupait la place…, et le niveau de l’ensemble était devenu légèrement plus civil et respirab ». Je crains que le cru rdl 2017-18 ne participe pas longtemps à l’état de grasse promis par les 100 jours du couple macronisé. J’en suis à ma 4e récolte de haricots sur le même sillon en un seul mois. Du jamais vu. J’espère me tromper pour la rdl, car seule la terre ne ment pas.

D. dit: 4 septembre 2017 à 14 h 47 min

Don Quichotte,un roman moderne? Vous plaisantez je suppose. Ça a plusieurs siècles au moins, cette vieillerie.
Je ne l’ai jamais lu, par ailleurs, je n’aime pas perdre mon temps.

Paul Edel dit: 4 septembre 2017 à 14 h 46 min

Je revendique ma frivolité ! et les heures de récréation quand j’écrivais des romans (publiés) ,des pièces de théâtre(joués mêle à l’étranegr) et des articles et papiers d’ambiance..je n’ai pas travaillé pour la postérité mais pour payer mon loyer en me distrayant. c’est déjà ça,monsieur Pablo 75 76 77 toujours longue figure.
Je sens que WGG te manque. Tu es comme un picador qui attend le grand taureau fougueux WGG.

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 14 h 45 min

Je retiens une chose de cette lointaine lecture de l’espagnol cité : son bouquin est marrant !

Le reste, ses histoires de cul(te) avec un malandrin papal, sa religion, sa vie, ses aventures, son manque de pognon, quelle importance ? On en est tous là….

Ce n’est qu’un écrivain qui n’a pas inventé la lune, ni un chef d’œuvre majeur, ni une nouvelle logique, ni la pénicilline, ni la théorie des graphes…

Juste un héros con, empêtré dans des aventures sympathiques. C’est déjà ça…

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 14 h 39 min

Personne n’a parlé d’auto fiction, LVDLB. En revanche, tout le monde s’accorde pour reconnaitre en ce livre le premier roman moderne…

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 14 h 35 min

@ Paul Edel

« Don Quichotte est gros bouquin pesant, dont le seul intérêt est de nous montrer comment on vivait entre des jarres à huile et des âniers… »

« La traduction de Don Quichotte, dont je n’ai lu que le début, est un gros bouquin pesant… » Voilà ce que tu aurais dû écrire, au lieu de confirmer ton inculture et ta frivolité de romancier oublié avant sa mort.

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 14 h 35 min

« Nous voici dans le berceau de cette destinée unique : la Castille. Cervantès voit le jour le 29 septembre 1547 à Alcalá de Henares, ville située à une trentaine de kilomètres au nord de Madrid. Son père, un modeste chirurgien-barbier, est atteint de surdité. On dit le petit Miguel bègue, efféminé, mais brillant poète. C’est à Alcalá de Henares que doit débuter tout itinéraire dans les pas de Don Quichotte. À l’âge de 20 ans, à la suite d’un duel, le jeune Cervantès est condamné à avoir la main droite coupée. Pour échapper à cette sentence, il s’enfuit hors du pays et devient le domestique d’un cardinal à Rome (et son giton, dit-on). En 1570, à 23 ans, il s’engage comme arquebusier dans la troupe de Don Juan d’Autriche et combat les Turcs à la bataille de Lépante, le 7 octobre 1571. Amputé de la main gauche après avoir reçu un tir d’arquebuse, Miguel de Cervantès acquiert à jamais le surnom de « Manchot de Lépante ».  »

Je n’ai pas saisi pourquoi certains veulent vendre le Quixotte comme un livre d’auto-fiction ?
Il faudrait demander aux spécialistes, ici, nombreux.

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 14 h 34 min

Peu après le menu, on a droit, dans les premières pages, à un long panoramique sur la bibliothèque de Don Quichotte : celle d’un parfait gentilhomme, en plus des 300 romans de chevalerie en usage à l’époque !

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 14 h 31 min

« Don Quichotte » ça ne se lit pas vraiment comme un roman, mais ça se franchit comme une montagne, un cap, une péninsule, un continent !

Janssen J-J dit: 4 septembre 2017 à 14 h 27 min

N’a kablons pas celzéceux qui préfèrent cancandide à quichochote, ils n’énoncent qu’1 point de vue sur le seuil ou dans l’huis, peu importe s’ils ont lu l’un ou l’autre en nu propriété intégrale. Comme dirait mimiag-Jicé à Boug-mestre, l’sont bien avancés dans leur compétition fatuitée… Pendant ce temps, l’un d’entre eux est peut-être en perdition, apparemment pas rentré pour la rentrée des classes des p’tits masters 6e et BTS, bien la peine qu’on ait demandé à son pote de veiller sur lui en refermant Delaporte de Kiev. Drôle qu’il s’inquiète pour lui ast’heure… et somme les autres d’agir. Mais c pas le nôtre de pote, il nous a assez agonis, donc on préfère que cette charogn’ soye crevée de plaisir en russie, même si elle avait jamais eu de vraies intuitions littorales.

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 14 h 24 min

@ Jazzi

Le thème de l’homosexualité de Cervantes est complexe et il faudrait beaucoup de temps pour en parler.

Le « cervantista » Daniel Eisenberg a étudié la question. Sur la possibilité que Cervantes ait eu des relations sexuelles avec des hommes, il écrit: « C’est possible. C’est plus que possible. Ses contemporains le croyaient aussi possible. Mais nous ne pouvons le considérer un fait. »

Évidemment, à l’époque laisser des preuves était suicidaire. L’une, pourtant, des plus claires est qu’il a été, très jeune, camérier du jeune cardinal Acquaviva dont tout le monde savait à Rome qu’il était homosexuel. Et le travail de camérier consistait à s’occuper de la chambre à coucher et du lit du patron, en dormant près de lui.

Mais il y a beaucoup d’autres choses, trop longues à exposer, dans sa vie et dans son oeuvre qui pourraient le faire penser.

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 14 h 19 min

C’est amusant, on avait perdu le sens de l’errance du chevalier de la Manche. Alors que comme dans toute énigme, la raison est très simple.

_______________________________

Cervantès, juif converti de force ?
C’était la  » Question » ?

« La fortune ? Cervantès ne l’a jamais connue. Sa vie s’apparente à une succession de déboires et une somme de déconvenues. Pour vivre, il exerce le métier « alimentaire » de collecteur d’impôts en Andalousie. Il a aussi été commissaire aux vivres, chargé de préparer l’expédition de l’Invincible Armada pour le compte de Philippe II. Modeste fonctionnaire désargenté, toujours sur la route, Cervantès n’a pas un sou de côté. Pire, en 1588, condamné pour diverses malversations, il est excommunié par le Chapitre de Séville qui l’accuse d’avoir fait main basse sur du blé et de l’orge destinés à des chanoines. Par deux fois il est écroué. Il songe en 1590 à s’embarquer pour les Indes (l’Amérique) mais ne peut le faire en raison de l’Inquisition qui lui trouve des origines juives. »

Les routards sont sympas.

rose dit: 4 septembre 2017 à 14 h 09 min

Candide
ave son éloge de la culture de proximité et foin des voyages lointains.
préfère le fêlé de la Manche. et son fidèle compagnon. je vais le lire un jour. l’ai déjà acheté.

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 14 h 08 min

On voit que vous êtes resté devant la porte du Don Quichotte, Paul Edel, sans oser y entrer. Moi, il m’a fallu du temps… Il était temps !

rose dit: 4 septembre 2017 à 14 h 04 min

j’étais pressée Phil. mais heureusement que je vous ai écrit pck quatre voitures encastrées pompiers et gendarmes ensuite
lorsqu’on va acheter les panisses
et les chichis fregis

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 14 h 02 min

Il n’ a pas que les élèves turcs qui vont avoir un programme d’histoire modifié. Les élèves polonais vont être privés d’histoire contemporaine, et d’histoire des sciences, puisque la théorie de Darwin, est reléguée au domaine étude des religions.

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 13 h 57 min

La littérature, ça sert à rien…

dis que tu t’es régalé hautant qu’havec un cochon en glé et son pouilly..politise hun peu

la vie dans les bois dit: 4 septembre 2017 à 13 h 54 min

encore un pour la route:

« La route « officielle » de Don Quichotte se limite à un voyage dans la province de la Manche et pourtant, dans le livre, c’est à Barcelone, capitale de la Catalogne, que nos deux personnages arrivent au terme de leur long périple. Cervantès en fait l’éloge : « Barcelone, ville unique par l’emplacement et la beauté, archive de la courtoisie, refuge des étrangers, hôpital des pauvres, patrie des Braves, vengeance des offenses et correspondance aimable d’amitiés fidèles. » Hélas, à la fin du voyage, Don Quichotte n’est plus le même : il reconnaît l’extravagance et la séduction trompeuse des livres de chevalerie. Le fou assagi revient à la raison. Sentant la mort qui approche, le vieil hidalgo « reconnaît sa sottise ». Le lecteur s’attriste et ne rit plus comme avant.

« J’ai été fou et je suis raisonnable. J’ai été Don Quichotte de la Manche, et je suis à présent Alonzo Quijano le bon. » Décidé à arrêter sa vie errante, il quitte Barcelone et, par Saragosse, retourne dans son village pour se faire berger et mener une vie champêtre. Par un curieux transfert, au même moment où son maître s’en détourne, l’écuyer se met à faire l’éloge de la chevalerie errante. La fin du livre consacre d’une certaine façon la victoire des idées pratiques de Sancho. En fait, l’un n’était rien sans l’autre : deux versants de l’âme humaine, l’idéalisme et le bon sens. Cervantès conclut : « Il brava l’univers entier, fut l’épouvantail et le croque-mitaine du monde… Ce qui assura sa félicité, ce fut de mourir sage et d’avoir vécu fou. ».  »
http://www.routard.com/mag_carnet/91/la_route_de_don_quichotte.htm?page=7

Phil dit: 4 septembre 2017 à 13 h 51 min

indeed boroz, cinq ans de cachot à Alger peut vous faire ressortir en genet.
pauledel, dans vos coups de goupillons voltairiens, ne pas oublier Mahomet que des couilles molles théâtreuses n’osent plus représenter.

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 13 h 51 min

Je me suis régalé à lire la traduction du Quijote par Florian (Firmin Didot 1847)

Quelle soit bonne ou mauvaise, je m’en agite les amygdales externes au gré de ma mentule métronomique….

La littérature, ça sert à rien…

bob dit: 4 septembre 2017 à 13 h 46 min

 » il n’y a pas de « zones d’ombre » que dans les vies de Cervantes, de Shakespeare et de Molière…Tu oublies que l’on a de bonnes raisons de penser que Homère était une femme et Jésus le fils d’un soldat romain. Ah j’oubliais, Jeanne d’Arc est la fille d’Isabeau de Bavière »

et alors?

Paul Edel dit: 4 septembre 2017 à 13 h 46 min

Don Quichotte personnage extravagant, que ses lectures ont rendu zinzin et qui tente de faire partager sa déraison à ce brave Sancho : ça , un héros ? Laissons le courir après ses moulins.. jusqu’à Sainte Anne. « Don Quichotte » est gros bouquin pesant, dont le seul intérêt est de nous montrer comment on vivait entre des jarres à huile et des âniers dans une ’Espagne qui vivait en plein Moyen âge pendant que le Royaume de France vivait sa Renaissance….
Je préfère le « Candide » de Voltaire. Pétulant et lucide dans sa bouffonnerie tragique. Déjà, Voltaire dénonçait les mœurs corrompus du clergé (ça continue : tous les jours un scandale financier ou de pédophilie au Vatican ). Voltaire n’a de cesse de nous avertir de nous méfier des fanatiques religieux, des illuminés politiques ou mystiques……du tragique quotidien qui dégouline des journaux télévisés.. Oui, je le trouve plus urgent à relire Voltaire que de se pencher sur l’autre fêlé de la Manche. .
« Candide », livre mince, rapide, lucide, offensif, profond, au style vif, dense, parfait guide dans notre monde en pleine liquidation- liquéfaction, dérèglements climatiques immenses, bruits de bottes sur tous les continents, frontières contestées, menaces de conflits de plus plus étendus, multipliés sur tout le globe, Mer méditerranée devenue l’abime et le tombeau de milliers de familles, catastrophes boursières à répétitions, etc. Voltaire nous parle à chaque page de Trump, du Pape, de Kim il Jung ,de Poutine- Frederic II, il nous parle de notre époque d’obscurantisme et de conformisme, d’aveuglement, avec ses braves politiques européens , marchands de pilules d’optimisme en période électorale , et huile de foie de morue après élections. Voltaire a écrit : »Trois choses influent sans cesse sur l’esprit des hommes, le climat, le gouvernement, et la religion : c’est la seule manière d’expliquer l’énigme de ce monde . »
Paul Valery avait raison : « tous les autres écrivains semblent dormir ou rêvasser auprès de lui. » Oui, Candide est notre réveil matin. Lisons- le.

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 13 h 43 min

On peut se poser des questions sur la sexualité de l’honorable Hidalgo

le hon c’est lui le fantôme..grodèque moffirait un gros fromage de tête comme cadeau..chus né trop tard épicétou

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 13 h 40 min

..du dracul et du plus mauvais qu’il fait le pédro..ha la crème n’est plus dans jéruzalème et pendant ce temps là polo y se recoupe une grosse tranche de prochouto..c’est bientôt la fin du monde pédro ?

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 13 h 40 min

Phil, Don Quichotte vit avec sa nièce et sa gouvernante, Cervantes avait une fille semble-t-il. Mais nulle femme ! Dulcinée, si belle et distinguée, est en réalité une infâme matrone, avec du poil sur le visage. C’est un peu l’Arlésienne de l’histoire. On peut se poser des questions sur la sexualité de l’honorable Hidalgo ? Cervantes est resté cinq ans captif à Alger. Il a près de soixante ans quand il entreprend la rédaction de son roman…

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 13 h 36 min

Bougreau, ghostbusteur

j’ai jamais caché mes préférences pour dracul plutot que pédro..chrétien de 3 judaïsait pas en secret mais au vu et au sus ça fait pas de doute

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 13 h 33 min

Niquer ce petit gros sympathique de Sancho en lieu et place de Dulcinée de Grosnibards

il l’a jamais kiffée..si c’était un catho pédro dirait que c’t’un miso..mais un converso est dla jaquette..ça complique..et tout l’monde y prend sa com..sauf dédé..du coup il se venge sur litzz..tout ça c’est du mozart

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 13 h 30 min

« Dans quelle traduction ? »

Celle-ci : « Don Quichotte de la Manche », traduction de Jean Canavaggio,
avec la collaboration de Claude Allaigre et Michel Moner,
bibliothèque de la pléiade, éditions Gallimard, 2001, Pblo75.

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 13 h 27 min

converso, y s’en fiche, inverso y demande

t’as faux..baroz est en deal de vazeline havec le fantome dochvitz..et toi phil t’es toujours a vouloir prende ta com

closer dit: 4 septembre 2017 à 13 h 21 min

La traduction de Jean Cassou dans La Pléïade aurait fait l’affaire, sauf que Cassou reprend « les oeufs et le lard » que Viardot avait abandonné en expliquant trés bien pourquoi (voir mon message d’hier soir 22h18).

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 13 h 19 min

t’es nul cloclo..pablo et dracul sont en concurrence pour hun poste au sanhédrin..y’a une chose qu’hon houblie toujours chez darouine..le plus pire concurent est toujours dans la même niche..

closer dit: 4 septembre 2017 à 13 h 13 min

« Dans une bourgade de la Manche, dont je ne veux pas me rappeler le nom, vivait, il n’y a pas longtemps, un hidalgo, de ceux qui ont lance au râtelier, rondache antique, bidet maigre et lévrier de chasse. Un pot-au-feu, plus souvent de mouton que de bœuf, une vinaigrette presque tous les soirs, des abatis de bétail le samedi, le vendredi des lentilles, et le dimanche quelque pigeonneau, outre l’ordinaire, consumaient les trois quarts de son revenu. Le reste se dépensait en un pourpoint de drap fin et des chausses de panne avec leurs pantoufles de même étoffe, pour les jours de fête, et un habit de la meilleure serge du pays, dont il se faisait honneur les jours de la semaine. Il avait chez lui une gouvernante qui passait les quarante ans… »

Voici donc le début de Don Quichotte dans la traduction de Louis Viardot…Il faut vraiment avoir l’esprit complètement tordu pour y voir autre chose que la description du mode de vie impécunieux d’un gentihomme pauvre dans une province particulièrement pauvre de l’Espagne, la Manche…

Mais il n’y a pas de « zones d’ombre » que dans les vies de Cervantes, de Shakespeare et de Molière…Tu oublies que l’on a de bonnes raisons de penser que Homère était une femme et Jésus le fils d’un soldat romain. Ah j’oubliais, Jeanne d’Arc est la fille d’Isabeau de Bavière…

On nous cache tout.

Nicolas dit: 4 septembre 2017 à 12 h 45 min

Fini la musique chiante écoutez quelque chose de délicat, le dernier Legnini. Immense pianiste de jazz tout en rondeur à la musicalité aussi douce que lui, en complète sustentation comme si il était doué d’after touch il revient à ses influences herbiehancockiennes type Rh factor badouismique french version à coup de fender rhodes et autre wurlitzer. Waxx up travaillé si finement qu’on l’oubli, une touche d’humour en prime comme si la musique n’avait lieu d’être que dans la bonne humeur. Peut être que demain le soleil dansera pour vous?
https://open.spotify.com/album/0TiOBgBg3GFDSF0NQwNqmx?si=VCOSIfth

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 12 h 31 min

@ JAZZI

« Très intéressante analyse sur Cervantes, Pablo, où tu rejoins WGG et Passou »

Je ne rejoins personne. Déjà ado j’avais entendu parler du fait que Cervantes était « converso ». Et à la fac, à 17 ans, j’ai lu Américo Castro sur ce thème.

« JC, tu l’as lu Don Quichotte de la Manche ? Moi oui, très récemment et complètement, sans sauter une ligne… »

Dans quelle traduction?

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 12 h 23 min

@ D.

« Entre Wagner et Liszt, qui se connaissaient très bien… »

Liszt était le beau-père de Wagner (qui avait 24 ans de plus que sa femme Cosima Liszt d’Agoult).

D. dit: 4 septembre 2017 à 12 h 21 min

C’est la princesse Sayn-Wittgenstein, très mal inspireew qui conseilla à Liszt de composer. Ce grand benêt à la longue tête ne comprit jamais qu’il s’agissait d’une méchante plaisanterie. Il abandonna ainsi progressivement sa carrière d’honorable interprète pour produire ce que je nomme sans hésitation de la musique pourrie. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que plusieurs autres musiciens auteurs de musique pourrie la trouvèrent très bien et s’inspireront de son « oeuvre ». L’horrible musique dodécaphonique trouve comme par hasard ses sources chers Liszt.

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 12 h 17 min

@ Jazzi

« Le plus étrange, dans cette histoire, c’est que Cervantes et Shakespeare sont morts le même jour ! »

Le mème jour de calendrier (le 23 avril 1616), mais pas le même jour réel. Le faux Shakespeare est mort le 3 mai.

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 12 h 06 min

A part faire exhibition de citations banales, ça vous arrive de penser par vous même, les gars ?

Genre : où est Wiwi ? que fait il ? est il vivant ?

Bref, les choses importantes de sa vie … future …le salut de son âme est il assuré tous risques ?

D. dit: 4 septembre 2017 à 12 h 02 min

Entre Wagner et Liszt, qui se connaissaient très bien, il y cette différence : le premier est un musicien génial; l’autre est un laborieux pénible qui s’est même permis de massacrer une partie de l’oeuvre symphonique de Wagner en l’adaptant très maladroitement pour le piano, du boulot bâclé de technicien à la petite semaine pour un résultat souvent risible.

D. dit: 4 septembre 2017 à 11 h 55 min

Liszt c’est visqueux. Parfaitement. Exactement comme de la mélasse. C’est le type-même du compositeur lourdingue qui a fait de la musique lourdingue. Sous prétexte qu’il était bon pianiste avec des grandes mains il s’est cru autorisé à composer et le résultat est là : presque du caca. Ses « harmonies poétiques et religieuses » par exemple sont horribles. Et je pèse mon mot. Horribles.

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 11 h 53 min

Don Quichotte et Sancho Pança, c’est Laurel et Hardy avant le mariage gay !

A l’occasion de leur troisième et ultime sortie à la recherche de nouvelles aventures, Don Quichotte et son fidèle Sancho Pança rencontrent en pleine nuit, au fond d’un bois, un autre chevalier errant et son écuyer. Tout aussi semblables et pourtant si différents d’eux ! Tandis que leurs maîtres devisent de la beauté comparée de leurs dames respectives, les deux domestiques en profitent pour discuter, à l’écart, de leur triste condition. Mais si Pancho est le plus souvent habitué à « se nourrir de vent », son collègue, doté d’un patron moins austère, ne manque pas pour sa part de ressources. Au point que leur échange tournera vite au festin, nous permettant de découvrir au passage les talents d’œnologue du pauvre Sancho qui ne s’abreuve pas que de vin de messe :

« De temps à autre, Sancho crachait, semblait-il, une espèce de salive, collante et un peu sèche ; et le charitable écuyer sylvestre, qui l’avait vu et remarqué, lui dit :
« Il me semble que nous avons tant parlé que la langue nous colle au palais, mais j’ai amené avec moi un décolleur, qui pend de l’arçon de la selle de mon cheval, et qui n’est pas mauvais du tout. »
Là-dessus, il se leva, et revint quelques instants après avec une grande outre de vin (…). Il la remit entre les mains de Sancho qui, après l’avoir levée et placée au-dessus de sa bouche, demeura un bon quart d’heure à regarder les étoiles ; et quand enfin il acheva de boire, il laissa tomber la tête de côté, et dit avec un grand soupir :
« Fidepute, le coquin, ça c’est un vin catholique ! (…) Mais dites-moi, monsieur, sur l’âme de vos ancêtres, ce vin ne serait-il pas de Ciudad Real, par hasard ?
– Alors là, bravo au taste-vin ! s’exclama celui du Bois. La vérité, c’est qu’il est bel et bien de là et de nulle part ailleurs. Et même qu’il est vieux de quelques années.
– Ce n’est pas à moi qu’il faut le dire ! répondit Sancho. Moi, ne pas le reconnaître ? Il n’aurait plus manqué que ça. Le croirez-vous monsieur l’écuyer : j’ai un instinct si développé et si naturel, pour ce qui est de reconnaître un vin, qu’en me le donnant simplement à humer je devine la patrie, le lignage, la saveur, et l’âge, ou encore s’il doit fermenter ou pas, avec toutes les particularités se rapportant à ce vin. Mais il n’y a là rien d’étonnant : il y a dans mon lignage, du côté de mon père, les deux meilleurs taste-vins que la Manche ait connus depuis bien des années. A preuve ce qui leur est arrivé, et que je vais vous raconter. On leur donna à goûter à tous deux le vin d’une cuve, en leur demandant leur avis sur l’état et la qualité du vin. L’un le goûta du bout de la langue, l’autre ne fit que le porter à son nez. Le premier dit que le vin avait un goût de fer ; le second, qu’il avait plutôt un goût de cuir. Le propriétaire dit que la cuve était propre et que ce vin-là n’avait reçu aucun apprêt qui eût pu lui donner un goût de fer ou de cuir. Mais cela n’empêcha pas les deux fameux experts de maintenir ce qu’ils avaient dit. Le temps passa, le vin fut vendu, et lorsqu’on nettoya la cuve, on y trouva une petite clef, pendue à une lanière de cuir. A vous de voir, monsieur, si quelqu’un qui est issu de pareil lignage est bien placé pour donner son avis dans ce genre de procès. » »

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 11 h 52 min

Liszt « visqueux »?

Sa Fantasia et Fugue sur « Ad nos, ad Salutarem undam » (l’une des oeuvres que je ne rate jamais quand elle est donnée dans les concerts dominicales d’orgue, tellement elle est impressionnante en direct – surtout à l’orgue de St.Eustache où je l’ai entendue joué par Guillou plusieurs fois):

Jean Guillou joue « Ad nos » de Franz Liszt à Saint-Eustache

https://www.youtube.com/watch?v=MQrGgd12xdM

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 11 h 49 min

Le Quijote est une honte espagnole !

Niquer ce petit gros sympathique de Sancho en lieu et place de Dulcinée de Grosnibards, une merveille de vierge-enfant !

Monstrueux, pour ne pas dire pablorévulsifiant…

JAZZI dit: 4 septembre 2017 à 11 h 42 min

Très intéressante analyse sur Cervantes, Pablo, où tu rejoins WGG et Passou, semble-t-il ! Sur le côté homo de don Quichotte et de son inaccessible Dulcinée, qu’en dis-tu ?

Paul Edel dit: 4 septembre 2017 à 11 h 34 min

Closer, je vous recommande aussi d ‘écouter la version de la sonate de Liszt de Brendel de Vienne en 1958, enregistrée à l’époque pour Vox.Enfin, la version Richter pour Melodia…Un grand moment.un des plus beaux enregistrements de Richter,qui n’en manque pas..

D. dit: 4 septembre 2017 à 11 h 21 min

Lizt ça ne vaut pas grand chose. C’est à mettre au même niveau qualitatif que Brahms. Quelques rares idées ayant abouti à des passages écoutables, tout le reste générant chez moi un profond ennui, pour ne pas dire un raz-le-bol certain.

Il existe un musicien dont, en général, on ne parle pas assez; c’est Schumann. Je trouve son oeuvre d’une grande inventivité, très vivante, spirituelle, naturelle, tendre…tout simplement très belle.
Bien loin des deux premiers parfaitement pesants pour ne pas dire visqueux.

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 11 h 15 min

@ closer

Tu ne sais pas de quoi tu parles, alors il vaut mieux que tu la fer.mes. Tu as l’imprudence de tous les ignorants.

Tu as déjà vu beaucoup de romanciers que pour te dire qu’un personnage est pauvre parlent de son menu hebdomadaire? Et cela dès la 2ème phrase de leur roman et après avoir écrit la première phrase que Cervantes a écrite? Ou l’histoire de La Mancha est aussi « délirante »?

Si ce qui te gêne dans cette affaire est le judaïsme, là c’est ton problème, mon pote. Et un gros problème si tu veux lire la littérature espagnole du Siècle d’or: beaucoup des grands écrivains espagnols de ce siècle littérairement extraordinaire sont des conversos: Francisco de Rojas, San Juan de la Cruz, Fray Luis de León, Santa Teresa, Góngora, Cervantes, Mateo Alemán, Gracián, etc, etc.

L’influence culturelle des conversos en Espage a été énorme. Même Velázquez en était un.

Bloom dit: 4 septembre 2017 à 11 h 11 min

Il suffit de lire un peu sur le thème pour se rendre compte que l’acteur que la version officielle a pris comme auteur de ses oevres, n’a pas pu les écrire

Bof, quelles preuves tangibles…? Dans un sens ou dans un autre d’ailleurs.
Et puis on s’en tapote le minimum vital sur une pelote d’épingle. Ce sont les textes qui sont exceptionnels, The lunatic, the lover, and the poet /Are of imagination all compact etc.

closer dit: 4 septembre 2017 à 11 h 07 min

Ceci dit, j’ai écouté aussi La Tribune d’hier sur la Sonate de Liszt…

Je n’aimais pas la C encensée par Aurélie Moreau, trop bordélique. A part Katia Buniatichvili, Nicolas Angelich et Fazil Say, je ne connaissais pas les interprètes. Trois sur six…déprimant.

Le soir j’ai écouté l’enregistrement de Brendel de 1992…

On a beau dire…

Phil dit: 4 septembre 2017 à 11 h 00 min

Pablo, vous n’avez pas vécu à Alicante et ne pourrez donc pas connaitre le bonheur littéraire de Larbaud, c’est probablement ce que Bérénice veut dire.

closer dit: 4 septembre 2017 à 10 h 58 min

« C’est le même cas qu’avec Shakespeare en Angleterre. Il suffit de lire un peu sur le thème pour se rendre compte que l’acteur que la version officielle a pris comme auteur de ses oeuvres, n’a pas pu les écrire. Et c’est aussi le cas avec Molière-Corneille en France. »

Je vois que Pablo est un complotiste né. Cervantes commence par nous dire que Don Quichotte est pauvre tout simplement et ce menu fait partie de cette description. L’interprétation de Pablo est délirante.

Je lui suggère de former un club avec D et WG. Ils seraient pas mal tous les trois, chacun avec sa fixette particulière.

Janssen J-J dit: 4 septembre 2017 à 10 h 44 min

On peut bader sans s’abstenir et la liberté ça se déduit après coup, ça se choisit pas, je trouve. – c comme la vieillesse, ça existe mais ça entrave différemment. Il le pense, le Vernon S., retourné gésir dans la pisse de son métro, le seul qui n’ait pas explosé dans l’affaire – la prof de lettres alcoolo finira par le reprendre chez elle, bonne fille. – Non, rose-alie, aujourd’hui 4, c pas la rentée, c la sortie… – Cette sainte a vécu intensément durant 30 ans mais n’a hélas jamais fait l’amour ni compris ce qu’était la liberté. –
____
(alors cette notation, c génial ce matin, j’ai tellement éprouvé la même sensation durant les siestes enfantines, en observant voltiger le grain de poussière dans le rai de lumière … c un partage de sensations qui vous rendrait le monde définitivement fraternel…) [@ -> il était plus facile de s’abandonner à la rêverie en regardant la fin poussière qui tourbillonnait dans un rayon de soleil que sur les pages d’un livre car la fin poussière était là, suspendue dans l’air, suspendue dans l’imagination — je m’en souviens parfois en relisant Lucrèce (De rerum natura, II, 114-124) — ; dehors, rares voitures cassaient le silence, et on songe à la Terre, un grain de sable perdu dans les espaces infinis <-].

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 10 h 41 min

@ Chaloux

« est-ce que tu sais ce que vaut la bio de Cervantès par Andrés Trapiello? »

Elle est totalement orthodoxe, donc fausse souvent. Lui, il n’admet aucune nouvelle découverte non officielle, non académique, non universitaire, sur la vie de Cervantes. Dans le même genre tu peux lire plutôt celle de Jean Canavaggio, bien mieux écrite.

Dans la vie de Cervantes il y a plus de mystères que des certitudes. On discute même sa date de naissance. Mais la force de l’image officielle de l’auteur du Quijote est telle, que peu de gens sont disposés à la mettre en doute, malgré les faits indiscutables. Par exemple, il y a pas mal d’indices qu’en plus de converso, il était homosexuel. Mais cela est impensable pour les gardiens de son image.

C’est le même cas qu’avec Shakespeare en Angleterre. Il suffit de lire un peu sur le thème pour se rendre compte que l’acteur que la version officielle a pris comme auteur de ses oevres, n’a pas pu les écrire. Et c’est aussi le cas avec Molière-Corneille en France.

« L’ombre d’un doute – Et si Molière n’était pas l’auteur de ses pièces? »

http://www.youtube.com/watch?v=aaaqqLkz5t4

bérénice dit: 4 septembre 2017 à 10 h 40 min

l’esoterik du 75 n’y a jamais mis les pieds, ni le reste.

Pablo avez-vous vécu dans la région d’Alicante ?

Pablo75 dit: 4 septembre 2017 à 10 h 34 min

@ Passou

« la première page gastronomique du Quijote m’intéresse vivement. Comment traduire « duelos y quebrantos : oeufs au lard ? deuils en peine ? deuils et brisures ? etc Le débat est essentiel car, comme vous le savez, il déborde sur la question marrane, le non-respect du chabat, le cryptojudaïsme, les origines de Cervantès etc »

Je vois que vous connaissez bien le thème.

Il faut savoir que l’expression « duelos (deuils) y quebrantos (peines) » signifie au départ « grande affliction » (pour une mort, par exemple). On peut dire de quelqu’un: « En su vida sufrió duelos y quebrantos », pour dire qu’il a eu une vie pleine de malheurs. Avec le
sens métaphorique et humoristique des espagnols, on a appelé ainsi le repas du samedi, parce qu’il devait être léger pour préparer la messe et la communion du dimanche (ce qu’on appelle l’abstinence), mais aussi parce que la seule viande qui était permise était le lard et donc pour les juifs c’était « un duelo y quebranto » manger ce jour-là, et cela d’autant plus que c’était chabbat (en plus « quebranto » veut dire aussi l’action de « quebrar » – briser – quelque chose, dans ce cas, la loi judaïque). Pour les conversos, manger le samedi était, donc, un malheur. S’ils ne voulaient pas être suspectés de judaïsme il fallait manger du porc. (Il y a, d’ailleurs, d’autres allusions au tocino -lard- aussi significatives dans Don Quijote).

Là où on voit que le projet de Cervantes est de faire de Don Quichotte un héros juif qui se bat contre la dictature politique et religieuse de
son époque, c’est que dès les deux premières phrases de son livre nous dit de façon voilée que son héros est juif. Il vient d’où Don Quichotte? D’une région espagnole qui s’appelle La Mancha (la tâche). Ça tombe bien: ce qu’on reprochait aux juifs c’était d’avoir une généalogie « manchada » (tachée), d’avoir le sang impur (étaient des « cristianos viejos » ceux qui avaient « la sangre limpia »). Un converso était quelqu’un qui naissait avec une tâche. Cervantes profite du grand hasard qu’une région espagnole s’appelle La Mancha pour faire d’elle l’origine de son héros dans la première phrase de son roman (il n’est pas le seul: dans le roman « La Pícara Justina », qui a été publié anonymement la même année que Don Quichotte – 1605 – , l’auteur joue aussi avec le nom de La Mancha).

La preuve que La Mancha est une métaphore de « la tâche » des juifs est que le narrateur nous dit: « dans un endroit… dont je ne veux pas me rappeler le nom ». Pourquoi il ne veut pas se rappeler le nom de l’endroit oú vit Don Quichotte? Parce que pour lui, le narrateur, c’est un malheur.

Dans un pays où le fait d’être juif était dangereux, Cervantes profite, donc, des noms d’une région et d’un plat pour nous dire que Don Quichotte est juif, dans les 2 premières phrases du livre.

Quelques lignes plus loin parle du nom de son personnage, en disant qu’il y a des doutes sur son vrai nom (Quixada, Quesada ou Quijana), comme il y avait des doutes sur les noms des conversos (étaient-ils des vieux noms de vieilles familles ou de noms adoptés récemment lors d’une conversion?). Si Cervantes utilise ces 4 mots: Quijada, Quesada, Quijana et Quijote ce n’est pas par hasard non plus. Je ne sais plus quel auteur les a expliqué para rapport au judaïsme.

Tout le roman est rempli de détails comme ceux-là. Ce qui veut dire que Don Quichotte est un livre codé, qui a plusieurs niveaux de lecture. Si on le lit en cherchant des clins d’oeil occultes on en trouve partout. Et pas seulement juifs, mais aussi ésotériques.

Phil dit: 4 septembre 2017 à 9 h 39 min

Dear Rose, la rafale de vos derniers messages part dans tous les sens.
renato, est-ce l’incipit du « facteur sonne deux fois » avec Barthes dans le premier rôle ? Visconti aussi l’a révisé.
Etonnante pudeur à la france culture, dear Chaloux, de ne pouvoir lire votre exemplaire familial des « décombres ». visez-vous un poste de « producteur » ?

rose dit: 4 septembre 2017 à 9 h 20 min

page 78, « bader »

elle peut semblant d’aller huit jours à Marseille, sans voir la vieille charité sans visiter le MUCEM, sans aller voir la grotte casquer, sans descendre le cours Julien sans grimper au Panier, sans acheter du savon de Marseille, sans prendre le petit ferry pour traverser le vieux port et le grand pour aller au Frioul, sans stopper sur l’île au fort fortifié, et partir faire la belle ensuite quinze jours dans les pays de l’ESt aux frais de la princesse.

Elle peut faire ça ; elle peut aussi s’intéresser au provençal

bader signifie admirer.
Je te bade, c’est je t’admire.

Parfait contresens.

Petite nuance, de petite taille : le bada (je l’ai déjà dit) ; à l’Estaque quand on achète les panses après le bain, et les chichis ferais on donne le bada. C’est un rab de belle taille, comme un petit zizi qui dépasserait de la chemise.

A priori bada n’a rien à voir avec bader.

Non mais vous croyez quoi ?

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 9 h 17 min

Chaloux et toi avez bien d’autres choses à nous faire partager !

‘hon rconnait un grand roman a cqui a du fisfeuque mais pas trop’..baroz fait dans la nuance lui

rose dit: 4 septembre 2017 à 9 h 16 min

deux pages set, l’ai fini à 3h du mat. pour le ramener aujourd’hui

page 58
elle ne croit pas que ce soit une bonne chose, l’abstinence. Voilà un point sur lequel elle ne pense pas transiger.

cela appelle à plusieurs commentaires :
si elle veut vieillir comme une vieille peau, cf Colette, qu’elle continue.

Tu ne peux pas dire d’un machin si tu n’as pas essayé.

Rien ne vaut l’abstinence : je me porte en faux à ce qu’écrit Despentes. Pour comprendre, pour se reposer, pour tailler des bilans, pour redémarrer la machine. ça ne veut pas dire, grands lieux, fin de l’amour, ça signifie pause, comme qd tu jouais à un deux trois trap trap.

Ce qui est triste ce sont les abstinences imposées, dûes à l’âge essentiellement, mais choisies c’est une immense liberté.

Quand est-ce que tu auras fini d’être bonniasse ? dit le serbe. Pour lui, jamais, malgré sa belle puissance physique.

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 9 h 05 min

Mais si on analyse bien ces lignes la conclusion est claire: Don Quichotte n’est pas catholique

‘pédro est un super cogno’ ça tient a l’aise sur une bandrol d’avion audsus dla costabrava..tous les chleu et les angliches plein dbière sront jaloux

rose dit: 4 septembre 2017 à 9 h 04 min

Pablo75 dit: 3 septembre 2017 à 20 h 34 min

ce n’est pas ma raison ; c’est qu’il est extrêmement solo et ramène tout à lui ; à la longue, quand l’autre te calcule pas tu en as ras le c<<<<<<; c normal.

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 9 h 00 min

Le débat est essentiel car, comme vous le savez, il déborde sur la question marrane

‘on rconnait un grands romans dans son gras djambon’..ça polo jamais tu le liras sur ta gaufrette

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 8 h 55 min

– Mais en plus, voter la Mélenche !!! Faire partie de cette masse de fadas fascistoïdes maduresques … Beurk !

c’est comme havec macron..ça sfra sans toi jicé

bouguereau dit: 4 septembre 2017 à 8 h 51 min

What has happened is that aesthetic production today has become integrated into commodity production generally

choumpétère il dit que le communisme est inéluctabe

renato dit: 4 septembre 2017 à 8 h 23 min

Chic ! j’apprends que mon navigateur est capable de discrimination, il ouvre certains liens dans un nouvel onglet et certains pas !

renato dit: 4 septembre 2017 à 8 h 16 min

Une station-service au fin fond d’une route déserte ; plus loin, rochers et arbres prisonniers d’une barrière de ronces, le grondement d’un torrent ; au loin les Alpes, vaguement enneigées : un instant dépourvu d’histoire — dématérialisé — qui ouvre à l’expérience de l’extranéité et de l’inconsistance. Expérience analogue à celle qu’au temps de l’enfance certains vivent dans la pénombre d’une chambre sombre lors de ce dressage à l’ennui que les enfant subissent lors de la sieste des adultes — ce qui vaut pour tout le monde, je suppose — : il était plus facile de s’abandonner à la rêverie en regardant la fin poussière qui tourbillonnait dans un rayon de soleil que sur les pages d’un livre car la fin poussière était là, suspendue dans l’air, suspendue dans l’imagination — je m’en souviens parfois en relisant Lucrèce (De rerum natura, II, 114-124) — ; dehors, rares voitures cassaient le silence, et on songe à la Terre, un grain de sable perdu dans les espaces infinis. Puis la re-matérialisation et improviste revient un souvenir de Postmodernism, or The cultural logic of late Capitalism : « What has happened is that aesthetic production today has become integrated into commodity production generally: the frantic economic urgency of producing fresh waves of ever more novel-seeming goods (from clothing to airplaines), at ever greater rates of turnover, now assigns an increasingly essential structural function and position to aesthetic innovation and experimentation ».

http://blogfigures.blogspot.fr/2011/04/roland-barthes-ca-ete.html

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 septembre 2017 à 6 h 43 min


…des romans , des histoires,…
…et, puis, finalement,…çà, ne vaut, pas, une ligne, dans les proverbes,…quel, fatras de temps perdus,…
…à ce faire, monter, par toutes ces romans et histoires,…les comportements variés, par la culture et la scolastique,…
…comment, en somme nous arriver, là,…

…déjà, tous empilés, dans la réserve chimique de l’état,…pour l’exploit, de revoter, plus  » con « , encore , tu peux,!…
…l’abîme, aux parachutes troués,!…
…la représentation parlementaire, un circuit fermé, pour entendre, les mêmes merdes tout les jours,…
…séduire le capital,pour exister plus,…la montagne de l’oncle Picsou, se polariser, à ramasser du gros gibier,…
…la lutte, public-privé,…un ramassis de cochons,…etc,…avec rien,…

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 6 h 06 min

Une dernière précision pour les biographes fouille-merde : né le 4 septembre 1922, j’ai … faites le calcul !

Cependant, je peux dans une journée avoir 5, 15, 25, 45, 65, voire 95 ans ! ça dépend de l’humeur du temps… Bonne journée, les amis !

JC..... dit: 4 septembre 2017 à 5 h 50 min

Quittons nous sur une réflexion qui, parait il, fait scandale chez les bisounours :
« Eric Brunet de BFMTV traite les électeurs de Mélenchon de « 19% d’abrutis » (Marianne)

Résumons.
– Déjà, voter c’est se mettre au niveau des Nombreux bas de plafond, donc c’est con … Pouah !
– Mais en plus, voter la Mélenche !!! Faire partie de cette masse de fadas fascistoïdes maduresques … Beurk !

Delaporte dit: 4 septembre 2017 à 4 h 54 min

A la messe d’hier, très belle première lecture, le prophète Jérémie qui se lamente en faisant entendre sa marrante petite musique :

À longueur de journée je suis exposé à la raillerie,
tout le monde se moque de moi.
Chaque fois que j’ai à dire la parole,
je dois crier, je dois proclamer :
« Violence et dévastation ! »
À longueur de journée, la parole du Seigneur
attire sur moi l’insulte et la moquerie.
Je me disais : « Je ne penserai plus à lui,
je ne parlerai plus en son nom. »
Mais elle était comme un feu brûlant dans mon cœur,
elle était enfermée dans mes os.
Je m’épuisais à la maîtriser,
sans y réussir.

Bloom dit: 4 septembre 2017 à 4 h 21 min

Il était temps de te faire connaitre ce grand écrivan, Baroz, j’en ai parlé maintes fois ici, en lien avec l’Irlande (voir ses 2 romans). Il m’avait proposé d’entrer à Libé à la suite d’un colloque sur la presse française et l’Irlande du Nord, où j’avais fait un papier sur L’Humanité et la grève de la faim. Je n’avais pu accepter car je partais faire mon service militaire en coopération. On s’est revu récemment, à la station RER Radio France. Chic type, vraiment.

J Langoncet, c’est « holy » avec un ‘l’ puisque diphtongué; avec 2 « ll », c’est le houx, t au lieu d’avoir le son /ou/ on a +/- le son /o/

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