de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

arts

A l’écoute des silences de Music et Rebeyrolle

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Ce n’est pas pour me vanter mais je me suis toujours senti en situation d’impuissance chaque fois qu’il s’est agi d’écrire sur la peinture. Passe encore un article ou une préface. Mais écrire un livre non pas autour d’un peintre mais sur sa peinture. Un livre qui ne soit pas de pure réflexion théorique ou d’analyse esthétique mais même un livre d’écrivain d’art à la Malraux. Insurmontable sauf à verser dans le commentaire biographique, dans le meilleur des cas, ou  au pire dans les travers de l’anecdote. L’impression nous gagne alors que la langue s’épuise en vain, que le lexique […]

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Anselm Kiefer face à l’histoire avec une grande hache

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Certains artistes, c’est à se demander si leur lieu de travail ne fait pas partie de leur œuvre. Qu’il soit bureau ou atelier, il est aussi leur création, parfois si vivante qu’on la dirait volontiers leur créature. Ils y sont partout, jusque dans le moindre recoin. Ils l’habitent autant qu’ils en sont hantés. Pourtant, lorsqu’on a le privilège de pouvoir les y visiter, on ne les y voit pas vraiment comme s’ils s’y étaient fondus. D’eux on pourrait dire ce que l’un de ses amis disait de l’antre de Raymond Queneau rue Sébastien-Bottin : « C’est là qu’on a le plus de chance […]

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L’image de Le Corbusier et l’oeil de l’architecte

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Nul n’est moins mort que Charles Edouard Jeanneret (1887-1965) dit Le Corbusier, l’architecte le plus marquant du XXe siècle. Mais avant tout un artiste complet, comme on le dirait d’un athlète. Et le photographe en lui ne fut pas le moindre, non seulement parce qu’il ne cessa de prendre des photos monumentales mais encore parce que très tôt, il prit soin de son image (noeud papillon, lunettes rondes à noire monture épaisse en nickel puis en corne, costume strict, chemise blanche, pipe entre les dents) et porta une grande attention à celle que les photographes donneraient de lui. Un album […]

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Extension du domaine de l’humanisme à la photographie

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Si nécessaire, Willy Ronis (1910-2009) justifierait à lui seul l’extension du domaine de l’humanisme à la photographie. Bien sûr, il ne fut pas le seul : Doisneau, Izis, Boubat, Brassaï… Comment définir ce courant qui ne fut pas une école ni même un mouvement ? Disons un mélange de réalisme social et de poésie du quotidien, qualifié de « réalisme poétique ». Ses principaux représentants (dès avant-guerre avec Marcel Bovis et d’autres) voulaient donner à voir l’infiniment humain en tendant à la société un miroir fraternel, au risque d’être taxés de « mièvrerie » ; ils privilégiaient la part du rêve tout en reflétant un imaginaire d’après […]

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